Podcast| C dans l'air | Sybel

share sybel series logo

Partager


Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa g
...voir plus

episode sybel imglogo play

106 - EHPAD : UN SCANDALE ET DES QUESTIONS – 26/01/22

EHPAD : UN SCANDALE ET DES QUESTIONS – 26/01/22 Invités PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance  PATRICK PELLOUX Médecin urgentiste au SAMU de Paris   Président de l'AMUF SOPHIE AURENCHE Rédactrice en chef - « RTL » ISABELLE DE GAULMYN Rédactrice en chef - « La Croix » C’est un livre qui fait l’effet d’une bombe. Après trois ans d’enquête et plus de 250 entretiens, le journaliste d’investigation Victor Castanet publie ce mercredi Les Fossoyeurs chez Fayard, une enquête au cœur d'Orpea, le leader mondial du secteur de la dépendance, à la tête de 65 500 collaborateurs dans 23 pays, et 372 établissements en France, dont une grande majorité de maisons de retraite. Le journaliste y dénonce de graves défaillances dans les établissements du groupe : prise en charge médicale, soins, couches et alimentation rationnés pour améliorer la rentabilité, et ce alors que les séjours sont facturés au prix fort, maltraitance des résidents et une gestion « contestable de l'argent public » qui devait être alloué au bénéfice des personnes âgées et qui n’est au final « pas utilisé à leur profit» a expliqué Victor Castanet au micro de France Inter.   Le journaliste assure également avoir subi des pressions pour que son livre ne sorte pas. « Il est arrivé à la moitié de mon enquête qu’un interlocuteur me propose une importante somme d’argent pour me dissuader d’aller au bout : 15 millions d’euros », a-t-il confié mardi soir sur le plateau de C à vous sur France 5.   Dans un communiqué, le groupe a contesté des accusations « mensongères, outrageantes et préjudiciables ». Orpea a aussi affirmé avoir saisi ses avocats pour donner « toutes les suites, y compris sur le plan judiciaire », au livre. Mais en deux jours, l’action du titre Orpea a dégringolé d’environ 30 % à la Bourse de Paris et l’affaire devient politique.   La ministre déléguée en charge de l’Autonomie a annoncé avoir convoqué « dans les plus brefs délais » le directeur général d’Orpea. « Je vais demander à l’administration une enquête flash et, avec Olivier Véran, on se réserve la possibilité d’une enquête indépendante », a expliqué Brigitte Bourguignon ce mercredi tandis qu’à l’Assemblée les députés socialistes demandent que les parlementaires puissent disposer d'un droit de visite « à l'improviste » dans les Ehpad, sur le modèle de ce qui se pratique pour les lieux de privation de liberté. Le chef de file des députés LR, Damien Abad, a lui souhaité la mise en œuvre d'Etats généraux de la dépendance alors que plusieurs élus de l’opposition ont dénoncé les « promesses non-tenues » d'Emmanuel Macron sur le sujet.   Le chef de l’Etat avait promis en 2018 une grande loi sur la dépendance des personnes âgées, avant que ce projet ne soit remisé dans les cartons. Dans le cadre du budget 2022 de la Sécurité sociale, une cinquième branche dédiée à la perte d’autonomie a été créée. Mais à ce stade celle-ci acte avant tout une réorganisation, pas une augmentation des moyens alloués à la dépendance. Les besoins financiers sont pourtant grands, évalués par le président du Haut Conseil du financement de la protection sociale Dominique Libault à 6,2 milliards d'euros supplémentaires en 2024, 9,2 milliards en 2030, le nombre de personnes âgées allant croissant. Une problématique qui concerne également l’ensemble des pays de l’Union européenne. D'ici à 2030, on estime en effet qu'environ 25 % de la population Européenne aura plus de 60 ans, et 7 % aura plus de 80 ans.   Alors que se passe-t-il dans les Ehpad ? Comment sont-ils financés ? La France et l’Europe se préparent-elles bien au vieillissement de la population ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : LA SURENCHÈRE RUSSE… OU AMÉRICAINE ? - 25/01/22

LES INVITÉ.ES :   - Pascal BONIFACE - Directeur de l’IRIS, Institut de Relations Internationales et Stratégiques  - Jean-Dominique MERCHET - Éditorialiste - l’Opinion, spécialiste des questions de défense et diplomatie  - Annick  CIZEL - Enseignante-chercheuse - Spécialiste de politique étrangère américaine Université Sorbonne Nouvelle  - Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman Auteur de « Européen sans complexes » La tension est encore montée d’un cran dans le dossier ukrainien et les bruits de bottes s’intensifient à l’est de l’Europe. Alors que la Russie a encerclé l’Ukraine avec le déploiement de plus de 100 000 soldats accompagnés de chars, Washington a décidé de placer 8500 soldats en « état d’alerte » lundi. Le département d’État américain a également ordonné l’évacuation des familles de ses diplomates en poste à Kiev « en raison de la menace persistante d'une opération militaire russe » et a déconseillé les voyages en Russie. De même, Londres a indiqué le retrait d’une partie de son personnel à l’ambassade de Kiev et la France a déconseillé les voyages en Ukraine.   Parallèlement, le président américain Joe Biden s’est entretenu hier soir avec Emmanuel Macron, le chancelier Allemand Olaf Scholz, le chef du gouvernement italien Mario Draghi et le Premier ministre britannique Boris Johnson. Objectif : afficher un front commun face à la menace Russie. D’ailleurs, la Maison-Blanche a vanté l’unanimité des participants à la fois pour une solution diplomatique mais aussi pour préparer des sanctions massives contre la Russie en cas d’attaque en Ukraine.   Pour autant, la réalité semble plus complexe, avec d’un côté des pays comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui dramatisent la situation. Boris Johnson n’hésite pas à parler d’un projet de « guerre éclair qui pourrait conduire à la prise de Kiev » par Moscou et aboutirait à un « conflit sanglant ». Et d’un autre côté, les responsables de l’Union européenne qui ne voient pas la guerre si proche. « Je pense qu'il ne faut pas dramatiser la situation et que nous devions quitter l'Ukraine, à moins que les Etats-Unis ne nous fournissent des informations qui justifient cette décision », a déclaré lundi Josep Borrell le chef de la diplomatie européenne. A la tête de la présidence de l’Europe, la France insiste sur la solution diplomatique et Emmanuel Macron veut proposer « un chemin de désescalade » à Vladimir Poutine lors d’un entretien dans « les prochains jours ». Surtout le chef de l’Etat n’est pas le seul à freiner les ardeurs des Etats-Unis, la nouvelle coalition allemande menée par Olaf Scholz refuse de livrer des armes à l’Ukraine et peine à trouver une position commune sur le gazoduc Nord Stream2.   Mais ce mardi la Russie vient de lancer des manœuvres militaires à proximité de l'Ukraine et en Crimée annexée. Il s’agit d’une opération « interarmées » qui implique « l’armée de l’air et l’antiaérien, des groupes de navires des flottes de la mer Noire et de la Caspienne », a affirmé le commandant des forces russes pour le sud de la Russie, Alexandre Dvornikov.   Alors l’offensive russe vient-elle de commencer ? Que se joue-t-il en Ukraine ? La désescalade est-elle encore possible ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ZEMMOUR DEBAUCHE...HOLLANDE REVIENT - 24/01/22

LES INVITÉ.ES :   - Pascal PERRINEAU - Politologue - Professeur des universités à Sciences Po, auteur de « Le populisme » - Neila LATROUS - Journaliste politique - France Info - Raphaëlle BACQUÉ - Grand reporter – Le Monde - Frédéric MICHEAU - Directeur général adjoint – OpinionWay A moins de 80 jours du premier tour de l’élection présidentielle, Éric Zemmour engrange les soutiens venus de la droite et du Rassemblement national. Après le souverainiste Philippe De Villers, le sarkozyste Patrick Buisson, le cofondateur de Génération identitaire, Damien Rieu, l'ancien vice-président des Républicains Guillaume Peltier ou encore plus récemment l'eurodéputé RN Jérôme Rivière, c'est au tour de Gilbert Collard de rejoindre les rangs du parti Reconquête!. Le député européen RN a effectué sa première apparition au côté du candidat d'extrême droite ce samedi à Cannes, à l'occasion d'un meeting de campagne de l'ancien polémiste.   « Je n'ai rien contre le Rassemblement national ni contre Marine Le Pen, aucune récrimination, aucune vindicte (...) Mais je pense qu'un jour viendra où Marine Le Pen fera comme moi, et rejoindra Eric Zemmour » a expliqué l’ancien avocat, membre du Rassemblement national depuis dix ans.   Avec le départ de Gilbert Collard, Marine Le Pen perd l'un de ses plus fidèles lieutenants. Néanmoins cette nouvelle défection n’inquiète pas officiellement le Rassemblement national. « Ça fait trois ans que je m'attendais à ce que Gilbert Collard parte du RN. Déjà, aux élections européennes, il avait fait du chantage en disant que si on ne le mettait pas sur la liste, il partait chez Dupont-Aignan. Donc ses convictions sont à géométrie variable », a estimé samedi Louis Alliot, vice-président du RN et maire de Perpignan. Le lendemain Marine Le Pen a, de son côté, fustigé « la manière déplorable » choisie par Gilbert Collard pour se rallier à Eric Zemmour, dénonçant « une dérive du mercenariat ». La candidate du RN l’a également appelé à démissionner de son mandat puisque les électeurs ont « voté pour les idées du RN, pas pour les idées d’Éric Zemmour ».   Du côté du parti Reconquête!, au contraire, on se félicite de ce ralliement politique de taille qui « en entraînera d'autres » d’ici avril. Les noms du sénateur Stéphane Ravier, de l'eurodéputé Nicolas Bay ou même de Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen, circulent désormais pour rejoindre la campagne du candidat d’extrême droite. Dans les rangs des Républicains, les noms des sénateurs LR du Val d'Oise et du Rhône, Sébastien Meurant et Etienne Blanc, reviennent également avec insistance alors que Valérie Pécresse vient officiellement de recevoir le soutien des Centristes et l'UDI.   Parallèlement à gauche, 467 000 personnes se sont inscrites à la primaire populaire dont le vote électronique aura lieu du 27 au 30 janvier pour peser sur leur camp toujours très divisé. Mais ce dernier n’engage pas les principaux candidats qui soit n’en veulent, soit refusent de se rallier à quiconque après la divulgation des résultats. Dans ce contexte, une petite phrase prononcée par François Hollande intrigue. Dans un reportage diffusé dimanche sur France 3, l’ancien chef d’Etat a souligné devant des lycéens que « pour l’instant » il « n’est pas candidat mais comme ça ne va pas bien, on pourrait se dire 'est-ce qu'une candidature de plus serait utile ?' Je ne sais pas, je ne pense pas, mais un ancien président peut très bien refaire de la politique. » François Hollande a également indiqué qu’il allait « prendre la parole bientôt », sans doute après les résultats de la primaire populaire. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec YANNICK JADOT – 23/01/22

C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec YANNICK JADOT – 23/01/22 Caroline Roux reçoit Yannick Jadot (EELV). Il sera notamment question du Pacte vert (Green deal) européen, de l’avenir du nucléaire mais aussi de la défense française et de l’OTAN. Yannick Jadot aura une heure pour expliquer comment il entend affronter les grands défis du monde.   EXPERTS Philippe DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance Enseignant à l’IAE - Paris 1 Panthéon-Sorbonne  Sylvie MATELLY  Directrice adjointe de l’IRIS Auteure de « Géopolitique de l’économie »  Général Vincent Desportes  Ancien directeur de l’École de guerre Professeur des universités associé - Sciences Po DIFFUSION : dimanche 23 janvier FORMAT : 60 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux RÉALISATION : Nicolas Ferraro PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec ÉRIC ZEMMOUR – 23/01/22

C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec ÉRIC ZEMMOUR – 23/01/22 Pour cette première soirée exceptionnelle, Caroline Roux reçoit Éric Zemmour (Reconquête !). Ils aborderont, avec des experts de C dans l’air, la crise ukrainienne, la Russie de Poutine, l’OTAN et l’Afrique. Éric Zemmour aura une heure pour expliquer comment il entend affronter les grands défis du monde. EXPERTS PIERRE SERVENT   Expert en stratégie militaire Consultant défense - « France Télévisions » Armelle CHARRIER    Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » Vincent HUGEUX Grand reporter indépendant et essayiste  Spécialiste de l’Afrique DIFFUSION : dimanche 23 janvier FORMAT : 60 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux RÉALISATION : Nicolas Ferraro PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ROULER, SE CHAUFFER : UN NOUVEAU LUXE ? – 22/01/22

ROULER, SE CHAUFFER : UN NOUVEAU LUXE ? – 22/01/22 Invités NICOLAS BOUZOU Économiste Directeur du cabinet de conseil Asterès PASCALE HÉBEL Économiste Directrice du pôle Consommation et entreprises - CRÉDOC FANNY GUINOCHET Éditorialiste – « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales ERWAN BENEZET Journaliste en charge de l’énergie « Le Parisien-Aujourd’hui en France » Nouveau record. Avec 1,614 euros par litre à la pompe, la flambée du gazole ne s'arrête pas, tout comme celle des autres carburants. Même constat pour les prix de l'électricité et du gaz. Une dynamique qui dure depuis plusieurs mois, et qui affole les ménages comme les industriels. Après le chèque inflation de 100 euros pour les plus modestes et un « bouclier tarifaire » sur l'électricité, Bercy réfléchirait à de nouvelles mesures pour préserver le pouvoir d'achat des Français. Mais Bruno Le Maire s'est gardé d'esquisser des pistes, et juge trop coûteuse l'idée d'une baisse des taxes.   De leur côté, les candidats à la présidentielle rivalisent de propositions pour faire face à l'inflation. À gauche, Jean-Luc Mélenchon souhaite une « loi d'urgence sociale » qui bloquerait les prix, tandis qu'Anne Hidalgo se positionne pour une baisse de la TVA. Au parti communiste, Fabien Roussel plaide pour une « taxe flottante » qui s'adapterait aux soubresauts du pétrole, une position non partagée par l'écolo Jadot qui lui préfère des chèques énergies de 300 ou 100 euros selon les revenus. Enfin, à droite, Valérie Pécresse comme Eric Zemmour souhaitent faire contribuer les entreprises et les faire rembourser 50% des frais de carburant de leurs salariés.   Les factures de gaz explosent donc et remettent aussi sur la table le problème des passoires thermiques. L'état pousse les propriétaires à rénover ces logements mal isolés, classés F ou G sur le diagnostic de performance énergétique. Pour cela, l’exécutif mise sur un dispositif d'aides et l'interdiction à compter du 1er janvier 2023 de louer ces habitats. Mais certains propriétaires préfèrent alors vendre, un phénomène particulièrement prégnant dans les grandes métropoles et les villes moyennes.   Dans ce contexte, certains se tournent vers l'hydrogène vert, qui devrait dans les années à venir prendre « une place importante dans la décarbonation des activités humaines », selon un rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Cette hydrogène « propre » produit à partir d'énergie renouvelable devrait couvrir 12% de la consommation mondiale d'énergie d'ici 2050. Mais cette filière a ses limites avec des coûts de production importants.   Alors, la stratégie du gouvernement face à l'inflation est-elle efficace ? Doit-on être plus ferme dans la lutte contre les passoires thermiques ? L'hydrogène vert peut-il être l'énergie de demain ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - COVID : POURQUOI LE GOUVERNEMENT DESSERRE L'ÉTAU – 21/01/22

COVID : POURQUOI LE GOUVERNEMENT DESSERRE L'ÉTAU – 21/01/22 Invités EVE ROGER Directrice adjointe de la rédaction « Le Parisien-Aujourd’hui en France » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » Pr VINCENT MARÉCHAL Professeur de virologie - Sorbonne Université Co-fondateur du réseau « Obépine » Pr BERTRAND GUIDET Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine Pr ANTOINE FLAHAULT - En direct de Genève Épidémiologiste Auteur de « Covid, le bal masqué » Bientôt le bout du tunnel ? Après Boris Johnson outre-Manche, Jean Castex a dévoilé hier soir un calendrier de la levée progressive des restrictions sanitaire étant donné que « la situation commence à évoluer favorablement ». Ainsi dans quinze jours fini les masques en extérieur, l’obligation de télétravail trois jours par semaine et des jauges dans les lieux accueillant du public. Et à partir du 16 février, ce sera la réouverture des discothèques et la reprise des concerts debout. Il sera également de nouveau possible de consommer debout dans les bars, de manger dans les cinémas, les stades et les transports.   Omicron plus contagieux mais « moins dangereux » permet selon le Premier ministre de desserrer l’étau en s’appuyant sur le passe vaccinal qui entrera en vigueur lundi pour les personnes de 16 ans et plus, sous réserve de l'avis du Conseil constitutionnel qui est attendu ce vendredi.   Un argumentaire et un calendrier qui n’ont néanmoins pas convaincu l’opposition à moins de trois mois de l'élection présidentielle. « C’est l’absurdistan » a lancé Marine Le Pen (RN). « Quelle gestion chaotique ! […] Le gouvernement, dans sa méthode, fait n’importe quoi et les Français sont perdus » a estimé Anne Hidalgo (PS), dénonçant « un calendrier politique ». Quand du côté des Verts, Julien Bayou s’interroge sur la stratégie du gouvernement : « On nous disait qu’Emmanuel Macron décidait en fonction des recommandations du Conseil scientifique, je n’ai pas cru comprendre qu’il recommandait de relâcher les efforts. Il y a un côté paradoxal : un passe vaccinal très contraignant est censé entrer en vigueur au moment même où on nous annonce un relâchement des contraintes. Je ne comprends pas très bien ».   Du côté des professionnels de santé certains font part également de leur incompréhension et de leurs inquiétudes alors que les hospitalisations et les contaminations pour Covid-19 sont toujours en hausse. D'après les chiffres de Santé publique France, publiés jeudi, 27.931 personnes sont hospitalisées à cause du coronavirus (+ 701 en 24h), dont 3.842 en réanimation (-10 par rapport à mercredi). 245 personnes sont également décédées ces dernières 24 heures, ce qui porte le bilan à 100 815 morts du Covid-19 à l'hôpital en France depuis le début de la pandémie. L’épidémie est « loin d’être terminée » a également averti le patron de l’OMS ces derniers jours, mettant en garde contre l’idée que le variant Omicron est bénin et rappelant qu’il est « probable que de nouveaux variants apparaissent ».   Néanmoins, parallèlement la science avance et il y a des raisons d’être optimistes. Ainsi des chercheurs travaillant à l’Institut Imagine (hôpital Necker-Enfants malades AP-HP) ont identifié les premières causes génétiques et immunologiques expliquant 15 % des forme graves de Covid-19 : un défaut d’activité des interférons de type 1 qui ont une puissante activité antivirale. Cette découverte pourrait permettre à l’avenir de détecter les patients à risques pour améliorer leur prise en charge. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - COVID, SCANDALES... BORIS JOHNSON CONTRE-ATTAQUE – 20/01/22

COVID, SCANDALES... BORIS JOHNSON CONTRE-ATTAQUE – 20/01/22 Invités FLORENTIN COLLOMP Journaliste - « Le Figaro » Spécialiste Europe, ex-correspondant à Londres PHILIP TURLE Journaliste britannique - Chroniqueur international - « France 24 » CATHERINE MATHIEU Économiste à l’OFCE Spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes CAMILLE NEVEUX Grand reporter au service international - « Le Journal du Dimanche » Boris Johnson a surpris mercredi en annonçant mettre fin la semaine prochaine à l'essentiel des restrictions anti-Covid imposées pour lutter contre le variant Omicron. Ainsi à partir de jeudi 27 janvier en Angleterre, le port du masque ne sera plus légalement obligatoire, le télétravail ne sera plus recommandé officiellement et un passe sanitaire ne sera plus imposé pour l'accès aux boîtes de nuit et certains grands rassemblements.   « Alors que le Covid devient endémique, nous devons remplacer les obligations légales par des conseils et des recommandations », a déclaré le dirigeant conservateur au Parlement. Il a également indiqué qu’il ne comptait pas prolonger la règle imposant l’isolement pour les personnes diagnostiquées positives à son expiration, le 24 mars. Cette date pourrait même être avancée alors que le nombre de cas de Covid-19 est en forte baisse outre-Manche, après un pic de contaminations début janvier.   Au Royaume-Uni, les dernières données disponibles montrent une chute de près de 40 % du nombre de nouveaux cas hebdomadaires, tandis que le nombre de patients hospitalisés s'est stabilisé. Le nombre de patients en soins intensifs, resté faible pendant la vague Omicron, diminue également. Mais le pic des hospitalisations ne semble pas encore être passé, et malgré ces données encourageantes, certains scientifiques pointent du doigt une décision risquée prise par Boris Johnson dans un moment politique complexe.   Pris depuis des semaines dans un tourbillon de révélations sur des fêtes organisées à Downing Street alors que le Royaume-Uni vivait sous de strictes contraintes sanitaires, le Premier ministre britannique traverse actuellement sa pire crise politique depuis son arrivée au pouvoir en 2019. Son mea culpa et ses excuses au Parlement et à la télévision, n'ont pas suffi. Sa popularité s’est effondrée et les appels à la démission se sont multipliés, jusqu'au sein de sa majorité. De là à s'avouer vaincu, il y a toutefois un pas que le bouillonnant leader n'est pas prêt à franchir. Pour se sortir de la tourmente, le gouvernement de Boris Johnson a ainsi prévu une ces derniers jours série d’annonces choc aux accents populistes surnommées dans la presse « Opération os à ronger » : recours à l'armée pour bloquer les arrivées de migrants par la Manche, gel puis abolition envisagée de la redevance audiovisuelle finançant la BBC…. Et désormais annonce de la levée des restrictions sanitaires.   Autant de déclarations qui passent pour une diversion auprès d'une partie des Anglais, afin que le Premier ministre qui a refusé de démissionner mercredi, redore son image et rehausse sa cote de popularité, au moment où il est menacé par un vote de défiance au Parlement. Pour cela, il faut au préalable que 54 des 360 députés conservateurs adressent une lettre au président du « Comité de 1922 » , un groupe parlementaire des Tories à la Chambre des communes. Or, selon la presse britannique, ce scénario pourrait se réaliser : une trentaine de députés élus pour la première fois en 2019 auraient l'intention de lancer cette démarche. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : PEUT-ON ENCORE ÉVITER LA GUERRE ? – 19/01/22

UKRAINE : PEUT-ON ENCORE ÉVITER LA GUERRE ? – 19/01/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire auprès de l’ONU ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » MARION VAN RENTERGHEM Grand reporter - « L’Express » Les bruits de bottes s’intensifient à l’est de l’Europe et Washington ne cache pas son inquiétude. « De notre point de vue, la situation est extrêmement tendue », a insisté mardi la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki. « Nous sommes à un stade où la Russie pourrait lancer à tout moment une attaque contre l’Ukraine. »   La tension est montée d’un cran depuis l’échec des discussions entre Russes et Américains, le 13 janvier dernier, avec la cyberattaque massive qui a paralysé plusieurs sites gouvernementaux ukrainiens, vendredi. Parallèlement le Maître du Kremlin a décidé le déploiement de troupes russes et d’armement lourd vers l’ouest et la Biélorussie, officiellement pour des exercices militaires conjoints des armées russe et biélorusse. Mais un responsable de l’Otan a assuré que l’organisation « n’avait pas été informée des exercices militaires russes en Biélorussie » et que le nombre de soldats déployés était « bien supérieur à celui observé lors d’un exercice normal ». Des effectifs militaires qui viennent s’ajouter aux 100 000 soldats russes déjà massés à proximité de la frontière ukrainienne, et qui poussent les Etats-Majors occidentaux à envisager sérieusement l’hypothèse d’une invasion de l’Ukraine. Le porte-parole du Pentagone a ainsi estimé que le président russe était « clairement en train de monter un dispositif de forces lui donnant plusieurs options. »   Preuve que ces scénarios sont pris très au sérieux, le chef de la diplomatie américaine a décidé quasi dans la foulée des premières manœuvres russes de se rendre en Ukraine afin d’afficher le soutien des Etats-Unis. Depuis Kiev, où il a débuté ce mercredi une tournée européenne avant de retrouver son homologue russe vendredi à Genève, Antony Blinken a appelé Vladimir Poutine à choisir la « voie pacifique » pour sortir de la crise. « J'espère fortement que nous pourrons rester sur une voie diplomatique et pacifique, mais en fin de compte, ce sera la décision du président Poutine », a-t-il affirmé, mettant en garde sur l'existence « de plans en place pour augmenter encore plus » les forces russes déployées dans la région.   Si Moscou passe à l'action en Ukraine, « aucune option n'est exclue » côté américain, a également averti la porte-parole de la Maison-Blanche, interrogée à la fois sur le très stratégique gazoduc Nord Stream 2 débouchant en Allemagne, et sur une exclusion de la Russie de « Swift », un système essentiel d'échanges bancaires internationaux.   Evoquant cette « escalade des tensions » aux frontières européennes ce mercredi lors de sa première prise de parole devant le Parlement de Strasbourg en tant que président du Conseil de l'UE, Emmanuel Maron a estimé que l'Europe doit enfin construire « un ordre de sécurité collective sur notre continent ». Une sécurité qui « nécessite un réarmement stratégique de notre Europe, comme puissance de paix et d'équilibre, en particulier dans le dialogue avec la Russie », a-t-il dépeint.  Le chef de l’Etat a également souligné qu'il comptait appuyer ce dialogue « franc, exigeant face aux déstabilisations, aux ingérences et aux manipulations », sur des « valeurs actées non pas contre mais avec la Russie, il y a maintenant trente ans ». Il a dit aussi son souhait que Paris et Berlin reprennent les négociations avec Moscou « dans le cadre du format Normandie » (Russie, Ukraine, France, Allemagne), pour « rechercher une solution politique au conflit ».   Alors que prépare réellement Vladimir Poutine ? Comment résoudre la crise autour de l’Ukraine ? Peut-on encore éviter la guerre ? Que peut faire l’Europe ? Faut-il autoriser Nord Stream 2, un pipeline acheminant du gaz russe en Allemagne via la mer Baltique  ?  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - BLANQUER À IBIZA : LE « SYMBOLE » ET LA POLEMIQUE - 18/01/22

LES INVITÉ.ES : - Nathalie SAINT-CRICQ - Éditorialiste politique - France Télévisions  - Yves THRÉARD - Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - Le Figaro  - Olivier BEAUMONT - Grand reporter politique- Le Parisien/Aujourd'hui en France  - Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos À trois mois de l’élection présidentielle, voilà une nouvelle polémique dont se serait bien passé le Président, et futur candidat, Emmanuel Macron. Alors que le mouvement contre le protocole sanitaire dans l’Éducation nationale se poursuit avec dans la ligne de mire des manifestants Jean-Michel Blanquer. Ce dernier voit les critiques reprendre de plus belle depuis que Mediapart, a révélé, lundi soir, que le locataire de la rue de Grenelle se trouvait en vacances sur l’île d’Ibiza, en Espagne, au moment de finaliser ce protocole et d’accorder une interview au Parisien pour en dévoiler le contenu.   Cet entretien présentant les consignes (qui n’était accessible qu’aux abonnés dans un premier temps), publié dans l’après-midi du dimanche 2 janvier, à seulement quelques heures de la rentrée, avait été jugé bien trop tardif par le personnel scolaire et les parents d’élèves. Surtout, la lourdeur du dispositif et les multiples changements dans le protocole sanitaire ont conduit à un vaste mouvement de grève dans les écoles, qui a vu les familles s’associer, le 13 janvier dernier, à la colère des enseignants, sur fond d’explosion des contaminations et des fermetures de classes.   Une nouvelle journée de mobilisation est prévue ce jeudi 20 janvier, à l’appel des syndicats, qui dénoncent la « légèreté » du ministre dans la préparation de cette rentrée en pleine vague Omicron et réclament des « réponses fortes » du gouvernement face « au chaos » engendré par la crise sanitaire.   L’opposition, elle, réclame la démission du ministre de l’Education. « Au lieu de préparer avec les enseignants et les parents d’élèves une rentrée sous Covid, le ministre organisait un coup médiatique les pieds dans le sable. Ce niveau de mépris et d’irresponsabilité n’est pas acceptable », a ainsi dénoncé le candidat écologiste à l’élection présidentielle, Yannick Jadot. Même son de cloche du côté de Sandrine Rousseau, finaliste déçue de la primaire écologiste. « Toi, le ou la prof, tu es revenu un jour plus tôt pour préparer la rentrée ? Eh bien sache-le ton ministre s’en fiche », a-t-elle ironisé. « Le retard dans la communication du protocole était officiellement lié à la nécessité de coller à la réalité de la rentrée. Quand l’improvisation naît d’un mensonge, la confiance n’est plus possible », a fustigé le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, ajoutant le hashtag #blanquerdémission.   Au cabinet du ministre, on assure que « ce n’est pas parce qu’il aurait été au bureau que cela aurait changé les choses. […] L’équipe était là et lui était en permanence en lien avec nous en télétravail.» Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal a lui déclaré ce mardi ne pas être « là pour faire la leçon ». « Il y a une règle qui est fixée par le gouvernement s'agissant des vacances, c'est qu'il faut être joignable en permanence. Il n'y a aucune raison de penser que ça n'était pas le cas pour Jean-Michel Blanquer. » Du côté de l’exécutif, on a connu soutien plus vigoureux envers un ministre longtemps considéré comme le bon élève de la macronie mais désormais en difficulté, fragilisé par ces révélations et un bilan de plus en plus contesté, avec dans le viseur notamment la plateforme d'orientation post-bac Parcoursup.   Et ce alors qu’une autre polémique agite la classe politique et le monde universitaire depuis les propos du chef de l’Etat la semaine dernière. Face à la Conférence des présidents d'universités, Emmanuel Macron a exposé les grandes lignes d’une réforme du supérieur qui remettrait en cause le principe de la gratuité des études universitaires. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - DJOKOVIC : FIN DE PARTIE POUR LES NON-VACCINES ? - 17/01/22

Les invité.e.s : Benjamin DAVIDO - Infectiologue - Directeur médical de crise, Hôpital Raymond - Poincaré de Garches   Nicolas BERROD - Journaliste – « Le Parisien – Aujourd’hui en France »   Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef du service politique - « Marianne »   Corinne BOULLOUD - Journaliste sportive, spécialiste du tennis   Pascal BONIFACE – Directeur de l’IRIS, Institut de Relations Internationales et Stratégiques Fin de partie pour Novak Djokovic. Le numéro 1 mondial de tennis a finalement été expulsé d’Australie ce dimanche 16 janvier, à la veille du début du Grand Chelem, dont il est le tenant du titre. Ce départ sans gloire du champion serbe qui aspirait à un 10e titre à l'Open d'Australie et à un 21e titre record en Grand Chelem, est l'épilogue d'un feuilleton de onze jours aux multiples épisodes, mêlant politique et diplomatie sur fond d'opposition de Djokovic à la vaccination anti-Covid.   Au cours de ces onze derniers jours, cette saga politico-judiciaire a conduit le tennisman, entré sur le territoire australien sans être vacciné mais avec un visa et une exemption médicale, aux côtés de demandeurs d’asile, dans un hôtel de l’immigration de Melbourne, a suscité des manifestations, des enquêtes, s’est muée en affaire d’État, avant que la Cour fédérale d'Australie scelle son sort en rejetant son recours contre l'annulation de son visa et son expulsion du pays.   Le gouvernement australien s'est félicité dimanche de cette décision judiciaire, dans un pays qui a opté en début de pandémie pour une stratégie zéro Covid et a fait vivre à ses habitants pendant près de deux ans des restrictions parmi les plus strictes au monde. « Cette décision d'annulation a été prise pour des raisons de santé, de sécurité et de bon ordre, sur la base qu'il était dans l'intérêt public de le faire », a d’ailleurs déclaré le Premier ministre Scott Morrison. « Je me réjouis de cette décision qui permet de maintenir la solidité de nos frontières et la sécurité des Australiens », a-t-il ajouté.   « Je suis extrêmement déçu », a réagi de son côté Novak Djokovic dans un communiqué. « Je vais maintenant prendre du temps pour me reposer et récupérer », a souligné le joueur après avoir perdu son match contre les autorités australiennes. Un revers qui pourrait avoir de grosses conséquences sur les suites de sa carrière puisqu'une annulation de visa est assortie d'une interdiction de trois ans de territoire australien. D’autre part, s’il refuse de se faire vacciner, c’est bien toute sa saison qui risque d’en pâtir alors que partout dans le monde, l'étau se resserre sur les non-vaccinés sur fond d’explosions des contaminations au Covid-19. Tandis qu’en pleine vague Omicron, la France vient d’adopter le passe vaccinal, de nombreux pays votent ou renforcent en effet des mesures similaires, et parfois bien plus restrictives encore. Ainsi en Italie, la vaccination deviendra obligatoire le 15 février pour les plus de 50 ans, tandis qu’en Grèce, elle vient d’entrer en vigueur ce dimanche pour les plus de 60 ans (avec 100 euros de pénalité par mois de retard). En Autriche, tous les habitants âgés de plus de 18 ans devront être vaccinés au plus tard le 15 mars prochain sous peine de fortes amendes. Au Canada, les personnes non-vaccinées ne peuvent plus percevoir d'allocation chômage. La province de Québec leur interdit également, depuis la mi-janvier, l'achat d'alcool, et entend aller plus loin en mettant en place dans les prochaines semaines une nouvelle taxe. Appelée « contribution santé », elle touchera « tous les adultes qui refusent de se faire vacciner » car ils représentent « un fardeau financier pour tous les Québécois », a-t-il expliqué. Selon ses chiffres, 10 % d’adultes non-vaccinés représentent 50 % des personnes en soins intensifs au Québec. Alors à quoi va ressembler la saison d’un numéro 1 mondial de tennis après son expulsion d’Australie ? Quelles sont les restrictions mises en place dans les autres pays dans le monde ? Enfin hospitalisations, Omicron... Où en est l'épidémie chez les enfants ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - TAUBIRA VA-T-ELLE RÉVEILLER LA GAUCHE ? - 15/01/22

Les invité.e.s  : Cécile CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » Frédéric DABI Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP - auteur de « La fracture » Laurent TELO Journaliste – « Le Monde » Caroline VIGOUREUX Journaliste - « l’Opinion » - Autrice de « Le mystère Taubira » C’est désormais officiel, Christiane Taubira est candidate à l’élection présidentielle. L’ancienne garde des Sceaux l’a annoncé ce matin à l’issue d’un discours à Lyon, mettant fin à un vrai-faux suspense. Lors de sa déclaration de candidature, elle a égrené les premières mesures de son programme, notamment la hausse du smic à 1 400 euros net, le revenu mensuel de 800 euros pour les étudiants, ou encore recrutement de 100 000 soignants. Surtout, elle a confirmé qu’elle se pliera bien aux « règles de la Primaire populaire » et en reconnaîtra « le résultat ». Ce qui signifie qu’elle ne maintiendra sa candidature que si elle sort gagnante de ce scrutin citoyen, qui doit avoir lieu en ligne du 27 au 30 janvier, pour désigner un candidat unique d'une gauche, aujourd’hui toujours éparpillée et au plus mal dans les sondages. Les noms des sept candidats retenus pour cette Primaire populaire ont, eux, été annoncés en ce début d’après-midi par les fondateurs de l’initiative citoyenne. Les électeurs auront donc le choix entre Anna Agueb-Porterie, Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Pierre Larrouturou, Charlotte Marchandise, Jean-Luc Mélenchon et Christiane Taubira. La fin de l’incompréhension à gauche ? Non, car le processus ne fait pas consensus, loin s’en faut. Ni Jean-Luc Mélenchon, ni Yannick Jadot, ni même Anne Hidalgo, qui avait pourtant reconnu sa légitimité, n’acceptent de se soumettre à son résultat. C’est pourtant peut-être un de ces trois candidats qui sera désigné par le vote citoyen… Une situation que nombreux jugent ubuesque.   Parmi les noms des candidats de la primaire de la gauche, Charlotte Marchandise est loin d’être le plus connu. Pourtant cette consultante en santé publique, qui travaille notamment pour l’OMS, s'était déjà présentée en 2017. Cette année encore, elle s’est engagée pour « remettre les citoyens au cœur du débat politique », la « première urgence », selon elle. Une candidature dont le but n’est donc pas tant de prétendre à la victoire que de porter un témoignage. Comme elle, le philosophe libéral Gaspard Koenig a décidé de franchir le pas de l’engagement politique. Avec son parti, baptisé « Simple », il fait de la simplification des normes son cheval de bataille. Farouche adversaire de la bureaucratie, il veut « simplifier » la vie des Français.   Alors que le profil varié des candidats sur la ligne de départ de la course à l’Elysée se précise chaque jour un peu plus, un petit village des Cévennes résiste encore et toujours à l’alternance politique : Le Martinet. Le PCF obtient en effet 92,13 % des suffrages exprimés dans cette commune du Gard. Le maire déclare qu’on y est communiste de naissance : intrigué par cent ans de règne ininterrompu du parti. Première municipalité communiste librement élue de France, c’est un village où il n’y a pas de sonnerie de cloches à Noël ni de portrait du chef de l’État à la mairie.  Comment la vie politique du pays aujourd'hui est-elle vue depuis ce petit village du Gard ? Les candidats dits « de témoignage » parviendront-ils à faire entendre leur voix ? Un candidat de gauche est-il, malgré l’éparpillement de ce camp, en capacité de se qualifier pour le second tour ?  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - SUCCESSION : POURQUOI LES CANDIDATS VEULENT TOUT CHANGER – 14/01/22

SUCCESSION : POURQUOI LES CANDIDATS VEULENT TOUT CHANGER – 14/01/22 Invités DOMINIQUE SEUX Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos » ANNE-LAURE DELATTE Économiste-chercheure au CNRS - Université Paris Dauphine SOPHIE FAY Journaliste - « L’Obs » AGNÈS MICHEL Fiscaliste La question de la fiscalité et des droits de succession s’invite dans la campagne présidentielle. Dans une interview accordée aux lecteurs du Parisien en début d’année, Emmanuel Macron a affirmé qu’il ne fait « pas partie de ceux qui pensent qu'il faut augmenter les droits de succession à tout-va, bien au contraire ». Ces quelques mots sont passés assez inaperçus au moment de la publication de l’échange fleuve. Les propos du président de la République  qui a « très envie d'emmerder » les non-vaccinés ont monopolisé l’attention et les commentaires. Pourtant, l'annonce n'est pas anodine, au contraire.   D’ailleurs, quelques jours plus tard le ministre de l’Economie est revenu sur le sujet. Dans un entretien à LCI, lundi 10 janvier, Bruno Le Maire a donné l’exemple d’une tante qui veut transmettre un bien à son neveu ou nièce et il a estimé que les taux sur les transmissions, c’est-à-dire, l’argent que l’État prend au passage de cet héritage, est « quasiment confiscatoire » Les droits de succession entre individus sans lien de parenté direct représentent entre 55 % et 65 % du bien. Le patron de Bercy laisse ainsi entendre qu’il faudrait les réduire. En revanche, pour les successions en ligne directe, à savoir entre enfants et parents par exemple, qui bénéficient de déductions fiscales pouvant aller jusqu’à 100 000  euros et ne peuvent dépasser 40 % de l’héritage, là « c’est raisonnable » a affirmé le ministre. Dès lors on peut comprendre que si Emmanuel Macron se présente pour un second mandat, il défendra l’idée d’une réforme pour baisser dans certains cas la fiscalité sur l’héritage.   Sujet clivant par excellence, les droits de succession le sont également dans cette campagne. A droite, Marine Le Pen, Eric Zemmour ou Valérie Pécresse sont favorables à de plus larges exonérations, notamment en élargissant les possibilités de donations « entre vifs ». Elles sont actuellement exonérées de droits dans la limite de 100 000 euros entre parents et enfants, à raison d’une tranche tous les quinze ans. A gauche, au contraire, l’objectif est plutôt de renforcer ces droits de succession, notamment des plus riches. Anne Hidalgo veut ainsi équilibrer l’impôt sur les successions en taxant plus les très gros héritages et les très grosses donations. L’écologiste Yannick Jadot propose de limiter strictement à 100 000 euros le montant non taxable (alors que la multiplication des donations ainsi que diverses exonérations permettent d’aller bien au-delà). Jean-Luc Mélenchon va plus loin et prône pour un plafonnement de l’héritage pour les plus grandes fortunes. Autrement dit, au-delà de 12 millions d’euros, l’État prend tout. De son côté le Conseil d'analyse économique (CAE) invite, dans une note publiée en décembre dernier, les pouvoirs publics à revoir l’assiette des droits de succession et à supprimer certaines niches fiscales qui bénéficient aux plus riches. Il recommande également la création d’une garantie de capital pour tous. Ce dernier pourrait être versé à 18 ou à 25 ans et pourrait représenter de 10 000 à 40 000 euros pour lutter contre les inégalités extrêmes. Car le poids de l’héritage ne cesse de renforcer et de creuser les écarts de revenus dans le pays : les successions comptent pour 60 % dans le patrimoine des Français, alors que c’était deux fois moins il y a 50 ans. Et avec l'allongement de la durée de vie, on hérite désormais en moyenne à 57 ans contre 30 ans au début du XXe siècle.   Un patrimoine qui est également très inégalement réparti au niveau mondial. Dans son dernier rapport World Inequality Lab s’alarme d’une « concentration extrême du pouvoir économique » dans les mains d’une « très petite minorité de super-riches ». En 2021 dans le monde, les 10 % des personnes les plus aisées détiennent plus de 75 % des richesses. Pire : les plus riches d’entre eux (les 1%) en détiennent 40 %. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - BORIS JOHNSON : SES EXCUSES SUFFIRONT-ELLES ? – 13/01/22

BORIS JOHNSON : SES EXCUSES SUFFIRONT-ELLES ? – 13/01/22 Invités ANNE-ELISABETH MOUTET Éditorialiste – « The Daily Telegraph » FLORENTIN COLLOMP Journaliste - « Le Figaro » Spécialiste Europe, ex-correspondant à Londres   CATHERINE MARSHALL Professeure d’histoire et de civilisation britannique Université Cergy Paris   SOPHIE PEDDER Cheffe du bureau parisien – « The Economist » ÉRIC ALBERT – En direct de Londres Journaliste - Correspondant à Londres - « Le Monde » Boris Johnson aborde très mal 2022, rattrapé une nouvelle fois par les scandales. Devant une chambre des Communes surchauffée, le chef du parti conservateur a ainsi dû présenter hier ses excuses après avoir admis sa présence à une fête à Downing Street en plein confinement en 2020. Période où les règles de distanciations sociales imposaient aux Britanniques de ne voir qu’une seule personne à la fois et à plus de deux mètres de distance. Cet évènement, où auraient été invitées plus de cent personnes avec comme consigne d’ « apporter à boire » selon un mail publié lundi par les médias britanniques, vient s’ajouter à plusieurs révélations au cours des derniers mois sur des fêtes organisées dans les cercles du pouvoir au mépris des règles sanitaires.   Visiblement embarrassé, Boris Johnson a expliqué qu’il croyait « implicitement » qu’il s’agissait d’une réunion de travail, ce qui pouvait « techniquement » être considéré comme rentrant dans les règles, mais la perception des Britanniques, empêchés de rencontrer leurs proches, pouvait être tout autre. « Je présente mes excuses du fond du cœur », a-t-il lancé. Il a également affirmé prendre la « responsabilité des erreurs » qui ont été commises. Accusant Boris Johnson de « mentir comme un arracheur de dents », le chef de l’opposition travailliste Keir Starmer a jugé la défense du Premier ministre « tellement ridicule » qu’elle en est « insultante » pour les Britanniques. « Aura-t-il maintenant la décence de démissionner ? » a-t-il lancé. Les indépendantistes écossais du SNP et les libéraux-démocrates ont également demandé son départ. Et dans les rangs du parti conservateur au pouvoir, la colère gronde de plus en plus fort.   Embourbé depuis plusieurs mois dans de multiples scandales, le dirigeant sur qui les affaires glissaient jusqu’alors sans trop de dommages voit sa cote de popularité s’effondrer et son autorité remise en question par ses troupes. Au plus bas dans les sondages, le Premier ministre a connu déjà le mois dernier une fronde dans son propre camp au Parlement, un fiasco électoral dans l’un des bastions du Parti conservateur et la démission surprise de son ministre du Brexit. Avec cette nouvelle affaire, Boris Johnson apparaît de plus en plus lâché par son parti. Plusieurs élus conservateurs demandent sa démission et dans la presse, les rumeurs galopent sur le nom de son éventuel remplaçant alors que le pays est durement touché par Omicron et que les conséquences du Brexit se font sentir dans le quotidien des Britanniques.   Même le Guardian pose la question de qui pourrait prendre la tête du pays en cas de démission. Chez les conservateurs le nom le plus cité est celui de la très libérale ministre des Affaires étrangères et nouvelle « Madame Brexit » Liz Truss, qui depuis des semaines déjà soigne son image de nouvelle dame de fer. Ainsi on l'a vue récemment poser devant les photographes officiels juchée sur un char d'assaut, une posture rendue iconique en 1986 par une certaine Margaret Thatcher.   Alors Boris Johnson parviendra-t-il cette fois à sauver sa peau ? L’Europe peut-elle espérer un nouveau départ avec la nouvelle « Madame Brexit » Liz Truss ? Enfin pourquoi l’Estonie attire-t-elle tant de « réfugiés du Brexit » ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

105 - OMICRON, LES PROTOCOLES... ET LES COLÈRES – 12/01/22

OMICRON, LES PROTOCOLES... ET LES COLÈRES – 12/01/22 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP  Auteur de « La France sous nos yeux » NICOLAS BERROD Journaliste - « Le Parisien - Aujourd’hui en France » EMMANUELLE ANIZON Grand reporter - « L’Obs » Spécialiste des mouvements contestataires Cette rentrée est décidément mouvementée pour l’exécutif. Après avoir assoupli à trois reprises le protocole sanitaire dans les écoles en une semaine, il doit désormais faire face à une grève nationale, suite à un appel lancé par la majorité des syndicats d'enseignants, pour dénoncer « une pagaille indescriptible » face à l'épidémie de Covid-19 mais également obtenir « les conditions d'une école sécurisée sous Omicron ». Prévue ce jeudi 13 janvier, la mobilisation s'annonce massive.   Les enseignants avaient jusqu'à lundi soir pour se déclarer grévistes. Or si le gouvernement comptait sur les annonces de Jean Castex (trois autotests, une attestation...) pour calmer la colère, c'est raté. Le Snuipp-FSU a indiqué mardi que 75 % des enseignants du primaire seraient grévistes jeudi et que la moitié des écoles seraient fermées. « Cette mobilisation historique par son ampleur sur ces vingt dernières années n'est pas une grève contre le virus mais illustre le ras-le-bol grandissant dans les écoles », écrit le syndicat dans un communiqué, en réponse au ministre de l'Education.   Très critiqué et contesté, Jean-Michel Blanquer avait appelé mardi à « l'unité de la Nation autour de son école », arguant qu'« on ne fait pas une grève contre un virus ».  Emmanuel Macron a reconnu de son côté « la lassitude » des enseignants et des parents d'élèves face aux protocoles mais a demandé « de la patience » tout en défendant son choix de laisser les écoles ouvertes et de mettre rapidement en œuvre un passe vaccinal.   Adopté par les députés après des débats houleux à l’Assemblée la semaine dernière, le projet de loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal est examiné depuis mardi par le Sénat dominé par l’opposition de droite qui entend l’adopter mais après avoir réalisé des modifications significatives. Ainsi les sénateurs ont supprimé la possibilité, pour les gérants des bars et restaurants, de vérifier l’identité de son détenteur. Contre l’avis du gouvernement, les sénateurs ont également prévu de limiter la possibilité d’imposer la présentation d’un passe vaccinal aux personnes de plus de 18 ans. Les mineurs âgés de 12 à 17 ans resteraient soumis à l’obligation de présenter un passe sanitaire.   Autre modification majeure, que l’exécutif ne souhaite pas voir inscrite dans la loi : un mécanisme d’ «extinction automatique » du passe vaccinal. En effet, il ne pourrait être imposé que lorsque le nombre d’hospitalisations liées au Covid-19 serait supérieur à 10 000 patients au plan national, et disparaîtrait automatiquement en deçà de ce seuil. Par ailleurs, au cours des débats nombre d’orateurs ont estimé, à l’instar du rapporteur LR Philippe Bas, que le passe vaccinal, « aussi utile qu’il puisse être, ne répond pas » à l’urgence sanitaire actuelle et au « désordre à l’école, dans le travail et, surtout, à l’hôpital, auquel le gouvernement n’a pas préparé le pays ».   Dans les hôpitaux, la pression s’accentue avec désormais plus de 25 000 patients Covid, dont près de 4 000 en soins critiques. Deux semaines après le début du raz-de-marée Omicron, et alors que la vague Delta n’est pas éclusée, les malades du Covid-19 sont nombreux à pousser de nouveau la porte des urgences. Infectés par Omicron, ils semblent pour l’instant rester moins longtemps à l’hôpital que les patients infectés par Delta. Mais la dynamique inquiète sur fond d’explosion des contaminations. Alors face à l'afflux de malades, les médecins en sont réduits à trier leurs patients. Les déprogrammations d'opérations se multiplient. Et pour la première fois de l’année, les personnels hospitaliers ont fait grève mardi pour exiger plus de moyens, de meilleures conditions de travail, et une hausse des salaires. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

104 - POUTINE RÊVE D’URSS, L’UKRAINE SOUS TENSION – 11/01/22

POUTINE RÊVE D’URSS, L’UKRAINE SOUS TENSION – 11/01/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » CLÉMENTINE FAUCONNIER Politologue, spécialiste de la Russie ISABELLE MANDRAUD Cheffe adjointe du service international - « Le Monde » Auteure de « Poutine, la stratégie du désordre » PIERRE SERVENT Expert en stratégie militaire Consultant défense pour « France Télévisions » Comment éviter que la Russie envahisse l’Ukraine ? C’est l’une des questions au cœur des négociations qui se déroulent à Genève depuis lundi entre Russes et Américains, alors que 100 000 soldats russes ont été massés à la frontière ukrainienne. Vladimir Poutine s’est ainsi rappelé ces derniers mois au bon souvenir de l’administration Biden qui aimerait se concentrer sur le nouveau grand antagoniste des États-Unis, la Chine. Et le président russe avance ses exigences.   Quelles sont -elles ? Stopper l’élargissement de l’Otan enclenché depuis 1990. Il demande pour cela des « garanties juridiques » contre une éventuelle adhésion de l’Ukraine ou de la Géorgie à l’Otan, et contre le déploiement de systèmes d’armes offensifs à proximité immédiate des frontières russes. En clair, le maître du Kremlin veut récupérer les zones tampons perdues après l'effondrement de l'Union soviétique et réclame une partition des sphères d’influence, un peu comme à Yalta, en 1945. Sous peine de relancer, à tout moment, la guerre à l’est de l’Ukraine, qui a déjà fait 13 000 morts depuis sept ans.   En 2014, des insurgés ukrainiens soutenus par la Russie ont pris le contrôle d’une partie du Donbass. En septembre de la même année, une ligne de démarcation a figé les positions sur 427 kilomètres. Mais depuis la tension est latente et récemment la Russie a déployé hommes et matériels à la frontière.   Après avoir annexé la Crimée, puis encouragé les séparatistes du Donbass, la Russie menace l’Ukraine d’une invasion à grande échelle. Le président Poutine qui craint d’être encerclé par l’Alliance atlantique exige donc un nouveau traité international qui rétablirait l’influence russe en Europe de l’Est. Un chantage à la guerre qui a permis l’ouverture de pourparlers avec les Américains, sans les Européens.   Et maintenant ? Comment parvenir à la désescalade dans le dossier ukrainien ? Pourquoi les Européens sont-ils absents des discussions ? Vladimir Poutine se sent-il menacé par l’Otan et/ou par les aspirations démocratiques de ses voisins ? Pourquoi le renseignement estonien s’inquiète-t-il du développement de « deepfake » par les Russes ? Enfin après avoir apporté son aide au président du Kazakhstan, confronté ces derniers jours à un soulèvement populaire, la Russie profitera-t-elle de la crise pour se réimposer dans le pays ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

103 - PÉCRESSE, LE PEN, ZEMMOUR... 1 FAUTEUIL POUR 3 – 10/01/22

PÉCRESSE, LE PEN, ZEMMOUR... 1 FAUTEUIL POUR 3 – 10/01/22 Invités DOMINIQUE REYNIÉ Directeur général de Fondapol Fondation pour l’innovation politique NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique - « France Télévisions » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » BERNARD SANANÈS Politologue – Président de l’Institut de sondages Elabe A moins de trois mois de l'élection présidentielle, la bataille à droite fait rage entre Marine Le Pen, Valérie Pécresse et Eric Zemmour pour s’imposer comme le meilleur opposant à Emmanuel Macron alors que l’issue du scrutin n’a jamais paru aussi incertaine. Selon le dernier Ipsos - Sopra Steria publié vendredi, le chef de l'État conforte sa large avance dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle (26 %), malgré ses propos mardi sur les non-vaccinés, mais derrière la qualification pour le deuxième tour reste très serrée et disputée. Marine Le Pen (RN) devancerait ainsi d'une courte tête Valérie Pécresse (LR) avec 17 % des intentions de vote contre 16 % pour la présidente de la région Île-de-France qui voit ces derniers jours le souffle de la primaire retomber.   Distancé avec 12 % des intentions de vote contre 14 % le mois dernier, Eric Zemmour (Reconquête!) reste toutefois en embuscade. Le candidat d’extrême droite - qui assure être en difficulté pour trouver ses 500 parrainages - vient d’être rejoint par l'ancien numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier. Un ralliement qualifié de « tournant » par l’équipe de l’ex-polémiste qui a fait de l’union des droites l’un de ses mantras. Chez les Républicains, en revanche, on préfère minimiser : il s'agit plus d'un retour aux sources de Guillaume Peltier qu’une défection, en référence au parcours politique du député. Avant d'être un soutien à Nicolas Sarkozy, Guillaume Peltier a débuté au Front national, avant de rejoindre Philippe de Villiers.   En déplacement à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, Marine Le Pen a réagi en ironisant : « Là où Peltier passe, les campagne trépassent ». La candidate du Rassemblement national qui poursuit sur le terrain sa campagne de dédiabolisation, entend ces prochaines semaines lancer l’opération « 5 000 marchés », au cours de laquelle elle et ses équipes, ainsi que les militants du RN, « sillonneront la France à la rencontre des Français ».   De son côté, Valérie Pécresse réserve l'essentiel de ses attaques au président sortant et évoque peu l'extrême droite. Son objectif est clair : installer un duel avec Emmanuel Macron. «Aujourd'hui il y a deux candidats de gouvernement : le président de la République et moi », a-t-elle ainsi lancé mardi sur France 5.  Donc quand Emmanuel Macron bouscule la droite en affirmant avoir « très envie d’emmerder » les non-vaccinés, elle réplique aussitôt sur le terrain de la sécurité en affirmant vouloir « ressortir le Kärcher » de Nicolas Sarkozy, « remisé à la cave par François Hollande et Emmanuel Macron depuis dix ans ». Et son « conseiller autorité » Eric Ciotti revient à la charge lundi en fustigeant « un Waterloo sécuritaire » et en accusant le président d'avoir laissé la société « s’ensauvager » avec « une France Orange mécanique », en référence au film de Stanley Kubrick.   Alors après cette offensive des Républicains, le chef de l’Etat a choisi les Alpes-Maritimes pour défendre ce mardi son bilan dans la ville de Christian Estrosi, l’un de ses soutiens les plus droitiers. L’occasion également pour Emmanuel Macron de faire quelques promesses, avec au menu un doublement des forces de police sur le terrain d'ici 2030 et l’annonce d’un budget de la sécurité accru de 15 milliards d’euros sur cinq ans, dans le cadre d’un projet de loi qui sera présenté en conseil des ministres en mars.   Que faut-il retenir des annonces du chef de l’Etat sur la sécurité ? Quelles sont les stratégies de Marine Le Pen, Valérie Pécresse et Eric Zemmour pour décrocher un ticket pour le deuxième tour de la présidentielle ? Enfin où en sont les candidats à droite et à gauche dans le recueil des 500 parrainages ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

102 - 2022 : ALERTE SUR LES PRIX ! – 08/01/22

2022 : ALERTE SUR LES PRIX ! – 08/01/22 Invités ÉLIE COHEN Économiste – Chercheur au CNRS FANNY GUINOCHET Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales SOPHIE FAY Journaliste au service Économie – « L’Obs » Chroniqueuse – « France Inter » NICOLAS BOUZOU Économiste – Directeur du cabinet de conseil Asterès C'est un record qui affole les économistes européens. Avec 5% sur un an, l'inflation dans la zone euro a atteint son plus haut niveau en vingt-cinq ans. Une envolée des prix qui s’explique par la hausse des tarifs de l’énergie (+26%). Les tarifs de l’alimentation, de l’alcool et du tabac ont quant à eux progressé de 3,2%, devant ceux des biens industriels (2,9%) et des services (2,4%). Pour la Banque centrale européenne (BCE), cette inflation serait cependant transitoire, et un retour sous l’objectif des 2% serait à attendre pour 2023. Évidemment, cette flambée des prix suscite aussi l’inquiétude des ménages. Avec des revenus qui n'augmentent pas au même rythme, la question du pouvoir d'achat devient même la préoccupation numéro un des Français. Les préavis de grève se multiplient de ce fait dans plusieurs entreprises, chez Cora ou Sephora par exemple. Dans ces sociétés, les salariés réclament des augmentations significatives sur leurs bulletins de paie. En France, les candidats à la présidentielle ont compris l'enjeu du pouvoir d'achat. Le portefeuille des ménages est revenu au centre de leurs discours, et chacun y va de ses propositions pour l'améliorer. À gauche, Jean-Luc-Mélenchon, comme Fabien Roussel ou Philippe Poutou, sont pour une augmentation immédiate du smic. Anne Hidalgo, de son côté, a marqué les esprits avec sa proposition choc de doubler le salaires des enseignants. Côté écolo enfin, Yannick Jadot souhaite la rénovation des bâtiments pour abaisser les frais de chauffage des Français. Pendant ce temps-là à droite, on mise plutôt sur une baisse des cotisations sociales. Valérie Pécresse propose cette mesure sur tous les salaires jusqu’à 2,5 smic. Marine Le Pen, quant à elle, annonce diverses mesures comme la suppression de la redevance audiovisuelle (également voulue par Eric Zemmour) ou une TVA à 5,5% sur l'essence, le gaz et l'électricité. Mais le budget des Français est aussi miné par les tarifs de l'immobilier. Les prix flambent (7% de hausse en Europe sur 1 an)et les règles d'accès aux crédits se durcissent. Devenir propriétaire devient donc de plus en plus difficile, notamment pour les primo-accédants. Un constat qui inquiète la BCE, qui considère que cette surchauffe pourrait causer un retour de marché comme celui qui a déclenché la crise de 2008. Alors, les entreprises peuvent-elles compenser l'inflation par des augmentations de salaires ? Quels sont les candidats les plus convaincants sur la question du pouvoir d'achat ? Comment contrer la flambée de l'immobilier ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

101 - TESTS, TRANSPORTS, ÉCOLES : LA GRANDE PAGAILLE ! – 07/01/22

TESTS, TRANSPORTS, ÉCOLES : LA GRANDE PAGAILLE ! – 07/01/22 Invités NICOLAS BERROD Journaliste – « Le Parisien – Aujourd’hui en France » SOPHIE AURENCHE Journaliste en charge de la crise sanitaire - « RTL » GAËLLE FLEITOUR Journaliste Adjointe au chef du service éco-social de Ouest-France Pr BRUNO MÉGARBANE Chef du service réanimation – Hôpital Lariboisière Pr ANTOINE FLAHAULT  - En direct de Genève Épidémiologiste Directeur de l'Institut de santé globale - Université de Genève Auteur de « Covid, le bal masqué » Près de 410 000 personnes ont été testées positives ce lundi 3 janvier au Covid-19 dans le pays, du jamais-vu ! Une explosion des cas dont les effets se font ressentir dans de nombreux secteurs, notamment les transports, et qui touchent particulièrement les écoles où l’épidémie flambe : 9200 classes sont ainsi fermées cette semaine. 47 453 élèves de la maternelle au lycée sont positifs, ainsi que 5 631 adultes. Par ailleurs, 75 000 élèves et 3 000 adultes sont à l'isolement car cas contacts.   La grande désorganisation d’Omicron commence par l’école avec des professeurs et personnels absents (car contaminés ou parce qu’ils doivent garder leurs enfants) et une grande pagaille côté élèves. Avec la multiplication des cas de Covid-19 et cas contacts un peu partout dans le pays se faire tester devient très compliqué et trouver des autotests l’est encore plus.   Alors à peine mis en œuvre lundi, le nouveau protocole sanitaire vient d’être légèrement assoupli à l’école. Désormais, les élèves n’auront plus à recommencer le parcours des trois tests si un nouveau cas de Covid-19 est détecté dans leur classe dans les sept jours suivant un premier cas. Une modification qui devrait alléger un peu l’organisation des parents. Car jusqu’ici, les élèves devaient réaliser un test PCR ou antigénique à chaque nouveau cas positif déclaré dans la classe, puis réaliser un autotest à J + 2 et J + 4 pour pouvoir continuer à suivre les cours en présentiel.   Néanmoins l’assouplissement n’empêche pas la colère de gronder. Deux syndicats d’enseignants viennent d’appeler à une grève nationale jeudi 13 janvier dans les écoles, collèges et Lycées. Ils entendent protester contre le protocole sanitaire actuellement en vigueur qu'ils jugent insuffisant et réclament « une école sécure sous Omicron ».   Dans les hôpitaux, des inquiétudes se font également entendre alors que les arrêts maladies se multiplient chez les soignants et que le nombre de patients Covid-19 continue d’augmenter :  21.169 malades du Covid-19 sont désormais hospitalisés en France, dont 3.759 en soins critiques, en grande majorité non-vaccinés.   Des non-vaccinés qui sont clairement depuis plusieurs jours dans le viseur de l’exécutif. Emmanuel Macron a ainsi affirmé, ce vendredi, qu’il « assum[ait] totalement » les paroles qu’il a prononcées dans une interview publiée mardi par le journal Le Parisien, où il affirme son envie d’« emmerder » les non-vaccinés. « On peut s'émouvoir sur des formes d'expression qui paraissent familières que j'assume totalement », a ainsi déclaré le président de la République. « Je m'émeus de la situation dans laquelle nous sommes, la vraie fracture du pays est là, quand certains font de leur liberté, qui devient une irresponsabilité, un slogan » a affirmé Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a également fait valoir sa « stratégie, qui est simple : vacciner, vacciner, vacciner », et argué que « c’est un mouvement complètement européen qui met des restrictions sur les personnes qui ne sont pas vaccinées ».   Ces nouvelles déclarations du chef de l’Etat interviennent la veille de manifestations nationales anti-passe sanitaire dans le pays, et ce alors que le projet de loi adopté jeudi matin à l’Assemblée va être examiné lundi en commission au Sénat, et que l’idée d’une vaccination obligatoire fait son chemin dans l’Hexagone ainsi que chez nos voisins européens. Le gouvernement italien vient en effet de décider de rendre la vaccination obligatoire pour les personnes âgées de 50 ans et plus.   En France, Emmanuel Macron a rappelé son opposition à ce principe dans les colonnes du Parisien mardi mais plusieurs voix, dont celle de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, se disent favorables à une obligation vaccinale, sur le même modèle que l’Italie, la Grèce ou l’Autriche. Alors comment éviter la désorganisation ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

100 - CAPITOLE : UN AN APRÈS... TRUMP TOUT-PUISSANT ? – 06/01/22

CAPITOLE : UN AN APRÈS... TRUMP TOUT-PUISSANT ? – 06/01/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » CORENTIN SELLIN Historien - Spécialiste des États-Unis Chroniqueur - « Les Jours » LAURENCE NARDON Chercheure - Responsable du programme États-Unis de l’IFRI Institut Français des Relations Internationales VIRGINIE ROBERT Cheffe du service international – « Les Echos » Ancienne correspondante aux États-Unis Le 6 janvier 2021, une foule qui venait de participer à un meeting de Donald Trump devant la Maison Blanche prenait d’assaut le Capitole à Washington afin d'empêcher le Congrès de certifier les résultats de l’élection présidentielle remportée par Joe Biden. Dans l’attaque, 5 personnes sont mortes et plus de 140 autres ont été blessées, dont de nombreux policiers. Une page sombre pour l'Amérique qui, quelques heures durant, a vu sa démocratie vaciller, et qui un an après semble loin d’être tournée d’après les récents sondages. Selon une enquête rendue publiée mercredi par le site d’information Axios, environ 57 % des Américains estimeraient que des tels événements sont susceptibles de se reproduire dans les années à venir, seulement 55 % penseraient que Joe Biden est le vainqueur légitime de la dernière élection. Et dans une autre étude menée par la chaîne CBS News, un tiers des Américains considéreraient aujourd'hui que l’usage de la force peut parfois servir à défendre les idées démocratiques. Alors en cette journée de commémoration, pour le président des Etats-Unis le temps est à l’avertissement : « Nous devons décider aujourd’hui quelle nation nous allons être. Allons-nous être une nation qui accepte que la violence politique devienne la norme ? Allons-nous être une nation qui autorise des responsables officiels partisans à renverser la volonté exprimée légalement par le peuple ? Allons-nous être une nation qui ne vit pas dans la lumière de la vérité mais à l’ombre du mensonge ? » entend mettre en garde Joe Biden, selon un extrait du discours qu’il doit prononcer, ce jeudi 6 janvier. Le président des Etats-Unis a également décidé d’évoquer publiquement la « responsabilité particulière » de Donald Trump dans ce « chaos » et va « dénoncer avec force le mensonge que propage l’ancien président, qui clame contre toute évidence avoir remporté le scrutin », a expliqué mercredi sa porte-parole. Parallèlement, en marge des préparatifs, le ministre américain de la Justice a assuré que l’administration Biden poursuivra tous les participants à l’assaut contre le Congrès, « quel que soit leur statut ». « Nous suivrons les faits où qu’ils mènent », a-t-il poursuivi. Pour faire la lumière sur les événements et les responsabilités de l’attaque du Capitole, une commission d'enquête spéciale du Congrès a été mise en place en juillet 2021 et elle poursuit ses travaux. Il ressort des auditions que l'assaut était « planifié et coordonné », a fait savoir le chef de la commission, le sénateur démocrate Bennie Thompson. Mais Donald Trump a demandé à la Cour suprême de bloquer le transfert de documents à la commission. Il s'agit notamment des listes de personnes lui ayant rendu visite ou l'ayant appelé le 6 janvier 2021. Un an après, l'ancien président n'en démord pas. Il estime que la victoire lui a été volée. C'est d'ailleurs parce qu'il a maintenu cette position que son compte Twitter et son compte Facebook ont été suspendus. Mais pour palier à cela, il entend désormais lancer son propre réseau social « Truth social » et appelle ses supporters à quitter Twitter et Facebook. D’autre part, s’il a finalement renoncé à s’exprimer en cette journée anniversaire, redoutant sans doute que la conférence de presse qu’il voulait donner depuis sa luxueuse résidence de Floride soit la provocation de trop. Donald Trump a donné rendez-vous à ses fans pour un meeting dans l'Arizona, le 15 janvier. Et d’ici là il n’entend pas modérer son verbe.   Lui qui multiplie depuis novembre les déclarations a encore qualifié mardi de « crime du siècle » la fraude qui a, selon lui, entaché l’élection présidentielle de 2020. Dans le camp républicain, rares sont ceux qui osent critiquer à voix haute Donald Trump. Très populaire auprès de l'électorat républicain, il est craint par de nombreux élus républicains qui ont tous dans le viseur les élections de mi-mandat en novembre prochain. Une première élection d’envergure depuis la prise de fonction de Joe Biden qui aura l’allure d’un référendum et sera excellent moyen de prendre la température pour Donald Trump qui ne cache pas sa volonté de se présenter à la prochaine élection présidentielle en 2024. Alors un an après l'attaque du Capitole à Washington, où en est l'enquête ? 6 américains sur 10 considèrent que la démocratie est en danger aux Etats-Unis. Mais à quel point l’est-elle réellement ? Comment Donald Trump prépare-t-il son retour en 2024 ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

99 - MACRON : IL VEUT LES « EMMERDER »… - 05/01/22

MACRON : IL VEUT LES « EMMERDER »… - 05/01/22 Invités CARL MEEUS Rédacteur en chef - « Le Figaro Magazine » CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » EVE ROGER Directrice adjointe de la rédaction - « Le Parisien - Aujourd’hui en France » JÉRÔME FOURQUET Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux »  En ce début d’année marquée par une flambée de l’épidémie, le président de la République Emmanuel Macron a décidé de passer à l’offensive et de ne pas mâcher ses mots pour évoquer les quelque cinq millions de Français non-vaccinés contre le Covid-19. Dans une interview au Parisien, il affirme : « les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout (…) Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, boire un café, aller au théâtre, au ciné.» C’est cela la stratégie du passe vaccinal : compliquer la vie des 10 % de Français qui refusent la vaccin. Autrement dit, pour l’exécutif, l'heure n'est plus à convaincre mais à contraindre ceux qui font de la résistance. Des « irresponsables » selon le chef de l’Etat qui ne sont plus selon lui des « citoyens ». Des propos chocs qui ont provoqué un torrent de réactions politiques et ont enflammé l'Assemblée nationale, où l'examen du projet de loi sur le passe vaccinal a été de nouveau suspendu en pleine nuit. Le patron des députés LR, Damien Abad, a fustigé des propos « indignes, irresponsables et prémédités ». Le candidat LFI à la présidentielle et député Jean-Luc Mélenchon s’est interrogé lui sur Twitter : « Le président maîtrise-t-il ce qu'il dit ? L'OMS dit « convaincre plutôt que contraindre ». Et lui ? « Emmerder davantage ». Consternant ». Pour Marine Le Pen, la candidate du RN, « un président ne devrait pas dire ça ». « Le garant de l'unité de la nation s'obstine à la diviser et assume vouloir faire des non-vaccinés des citoyens de seconde zone. Emmanuel Macron est indigne de sa fonction ».  « Indignée » également, la candidate LR Valérie Pécresse estime que « ce n'est pas au président de la République de trier entre les bons et les mauvais Français ». Le candidat d’EELV Yannick Jadot a, lui, regretté que le chef de l'État fasse « de la vaccination un référendum pour ou contre Macron ». « C'est une faute politique », a-t-il jugé. « Ce ne sont pas des propos qu'un président de la République doit tenir », a également regretté sur notre antenne Fabien Roussel (PCF). A moins de 100 jours de l’élection présidentielle et alors que la France voit son nombre de contaminations s'envoler - 271 000 mardi, avec un total de 3665 personnes en soins critiques, dont 65 enfants - Emmanuel Macron a fait le choix du clivage sur la vaccination. Au risque de braquer les Français les uns contre les autres, et ce alors qu’à l’hôpital, le fossé se creuse entre non-vaccinés et certains soignants. Pour accueillir les malades du Covid-19 en grande majorité non-vaccinés, de nombreuses opérations sont déprogrammées. Une situation de plus en plus difficile à supporter pour des soignants épuisés qui ne cachent pas leur colère et leur agacement. Certains s’interrogent même sur la priorisation des patients. Pour créer une prise de conscience, André Grimaldi, professeur émérite au CHU de la Pitié Salpêtrière, a rédigé une tribune la semaine dernière dans laquelle il invite les Français non-vaccinés à signer une décharge, précisant qu'ils ne souhaitent pas être réanimés si la situation se présentait. Le député (LR) du Nord Sébastien Huygues a, lui, proposé de faire payer les soins aux non-vaccinés. Lundi 3 janvier, le ministre de la Santé a complètement exclu la possibilité de sanctionner, d'une façon ou d'une autre, les non-vaccinés lors de leur prise en charge. Alors pourquoi Emmanuel Macron a-t-il opté pour le clivage sur la vaccination ? Quelles conséquences sur les débats concernant le passe vaccinal ? Qui sont les 5 millions de Français non-vaccinés ? Enfin, face à Omicron, le masque FFP2 va-t-il s’imposer ?  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

98 - PASSE VACCINAL : LES OPPOSITIONS SE REBIFFENT ! – 04/01/21

PASSE VACCINAL : LES OPPOSITIONS SE REBIFFENT ! – 04/01/21 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique – « France Télévisions » PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences Po Auteur de « Le populisme » NICOLAS CHAPUIS Directeur adjoint de la rédaction – « Le Monde » Coup de Jarnac ou coup du rideau des députés LR pour les uns, couac ou coup dur pour la majorité pour les autres… L’examen du projet de loi sur le passe vaccinal a été suspendu à la surprise générale lundi à minuit à l’Assemblée nationale. Les élus de l'opposition ont mis en minorité les macronistes dans l’hémicycle, non pas sur le fond du texte mais lors d’un vote à main levée sur la poursuite de la séance.   Ce n’est pas la première fois que les marcheurs se font prendre en défaut de mobilisation, néanmoins cette situation rarissime a provoqué la joie des députés de l’opposition, en particulier sur les bancs des Républicains tandis que la majorité interpellait la présidente de la séance, à l’image du ministre de la Santé Olivier Véran. Ce dernier avait sollicité l’accord de l’Hémicycle pour poursuivre les débats après l’heure normale de clôture de l’Assemblée prévue à minuit. « On a la nuit devant nous », avait-il prévenu préalablement. Jusque-là, les débats autour du projet de loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal, étaient vifs en raison de l’hostilité des députés de plusieurs groupes politiques.   « On échappe à la nuit blanche. Véran reçoit une correction », a tweeté le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. « C’est un camouflet pour le gouvernement. Le gouvernement nous disait qu’il fallait marcher ou mourir (…) Là le gouvernement se retrouve embourbé (…) et lâché par une partie de sa majorité », a estimé le député LR Julien Aubert.   De son côté, la présidente LREM de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet a dénoncé « des oppositions qui, sur force plateaux TV et tweets, nous disent qu’elles sont favorables au passe vaccinal et soutiennent ce projet de loi et qui dans l’hémicycle, ont fait complètement l’inverse, ont joué l’obstruction et ont voté de façon massive pour que les débats cessent ». Dans le viseur de la majorité : l’attitude des élus LR dont la candidate à l’élection présidentielle Valérie Pécresse est favorable au passe vaccinal et la majorité des députés ont dit qu’ils voteraient pour. Mais au sein du groupe il y a des désaccords de fond, notamment sur le passe pour les 12-17 ans, et de forme aussi. Ce débat en pleine nuit est dénoncé comme un passage en force. Enfin, il y avait là l’occasion de mettre en difficulté le gouvernement en pleine campagne présidentielle.   Alors désormais que va-t-il se passer ? L’entrée en vigueur du passe vaccinal, prévue au 15 janvier, va-t-elle être retardée ? Le gouvernement vise un calendrier « au plus près de ce qui était prévu » a réagi ce mardi le porte-parole Gabriel Attal.  Mais « on a vu hier soir une forme d'amicale de l'irresponsabilité se constituer avec les députés de la France insoumise, du Rassemblement national et de LR pour faire un coup de procédure pour faire dérailler l'adoption du passe vaccinal » a-t-il affirmé, avant d’appeler Valérie Pécresse à « clarifier sa position » : « soit elle a menti en disant qu’elle soutenait le passe vaccinal (...), soit elle disait la vérité (...), mais à ce moment-là, ses troupes ne la suivent pas ».   Une question qui n’a pas manqué de s’imposer lors de l’inauguration du QG de campagne de la candidate et de la présentation de son équipe, ce mardi dans le XVIIe arrondissement de Paris. Le patronne de la région Île-de-France s’est retrouvée dans l’obligation de justifier les agissements de ses troupes : « Nous avons aujourd’hui un grand rassemblement de sensibilités autour de moi. Quand on a un tel rassemblement, tout le monde ne pense pas la même chose », a expliqué Valérie Pécresse. « Notre position, la mienne, est simple. Nous critiquons l’impréparation et l’improvisation de ce gouvernement, face à la crise. (...) Nous critiquons aussi un texte qui est mal ficelé et qui sera amendé au Sénat, où nous sommes majoritaires », a-t-elle d’abord détaillé, avant de préciser : « oui, il y a des critiques mais nous sommes aussi un parti en responsabilité, et en responsabilité, nous ne nous opposerons pas à ce texte. »   Alors que s'est-il passé cette nuit à l’Assemblée ? Quelles en seront les conséquences ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

97 - OMICRON : COMMENT ÉVITER LE CHAOS ? – 03/01/22

OMICRON : COMMENT ÉVITER LE CHAOS ? – 03/01/22 Invités Pr KARINE LACOMBE Infectiologue et cheffe de service – Hôpital Saint-Antoine NICOLAS BERROD Journaliste – « Le Parisien – Aujourd’hui en France » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » Pr CHRISTINE ROUZIOUX Professeure émérite de virologie – Faculté de médecine Necker Membre de l’Académie de médecine  Nouvelle année, nouvelles règles sanitaires. C’est en effet ce lundi qu’entre en vigueur les nouvelles mesures décidées par l’exécutif pour tenter de freiner la vague Omicron qui déferle sur le pays. Ainsi pour des millions de salariés pas de retour au bureau ce lundi. Désormais dans les entreprises, c’est trois jours de télétravail minimum, et pour certains avec les enfants. Car en cette rentrée scolaire, les enseignants ne sont pas épargnés par Omicron alors que les contaminations flambent dans le pays : près de 220 000 cas ont été détectés samedi et le taux d’incidence a dépassé dimanche pour la première fois les 1 500 cas pour 100 000 habitants.   Pour éviter la grande désorganisation, l’exécutif a décidé de modifier les règles d’isolement, les enfants doivent mettre le masque dès 6 ans, et dans moins de quinze jours le passe vaccinal devrait remplacer le passe sanitaire. Le projet de loi est examiné à partir d’aujourd’hui à l’Assemblée nationale, et si son adoption ne fait guère de doute, il promet d’âpres débats : plus de 650 amendements ont été déposés pour cette première lecture jusqu'au bout de la nuit.   Avec ce texte, le gouvernement veut mettre plus encore la pression sur les près de cinq millions de Français non-vaccinés qui, faute de pouvoir justifier d'un statut vaccinal, n'auront plus accès aux activités de loisirs, aux restaurants et bars, aux foires ou aux transports publics interrégionaux. D’autre part pour disposer d'un schéma vaccinal complet, il faudra, à partir du 15 février, effectuer sa dose de rappel quatre mois – et non plus sept – après sa deuxième dose, sachant qu'une infection équivaut toujours à une injection.   Dans l'opposition, sont foncièrement contre le Rassemblement national, les insoumis, et les communistes. Le groupe PS dit, lui, voter « par principe » pour le passe vaccinal, comme le groupe des députés LR, même si dans les rangs des Républicains ils ne suivront pas tous la ligne de leur candidate à la présidentielle Valérie Pécresse. Plusieurs élus ont dit clairement ces derniers jours que pour eux c’est non. Seront-ils minoritaires ? Une réunion extraordinaire des députés LR est convoquée cet après-midi pour convaincre les frondeurs.   Ces votes devraient toutefois être insuffisants pour faire capoter le texte mais les tensions autour de la future loi restent vives. Plusieurs élus de tous bords politiques ont fait état de menaces, d'injures, de propos haineux. Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a indiqué qu’il fera un « point précis » sur ces violences en janvier avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice. Gérald Darmanin, de son côté ,a demandé aux préfets de renforcer la protection des élus, notamment par des patrouilles autour de leurs domiciles et de leurs permanences.   Alors quelles sont les nouvelles règles sanitaires ? Seront-elles suffisantes pour freiner la vague Omicron ? Que contient le projet de loi sur le passe vaccinal ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

96 - 2022 : C'EST PARTI ! – 01/01/22

2022 : C'EST PARTI ! – 01/01/22 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » JÉRÔME FOURQUET Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP ALEXANDRA SCHWARTZBROD Directrice adjointe de la rédaction – « Libération » ANNE BOURSE Grand reporter au service politique – « France Télévisions » Emmanuel Macron s’est plié hier soir à la traditionnelle coutume des vœux aux Français pour l’année à venir. L’occasion pour le président pas encore officiellement candidat de dresser le bilan du quinquennat. Résolument optimiste sur le sanitaire et l’économie, il a souhaité que 2022, « année décisive » soit aussi « l’année de sortie de l’épidémie », alors que la France a enregistré un record de 230 000 nouveau cas de Covid. Sans surprise, l’opposition n’a pas été convaincue et à dénoncé l’autosatisfaction du président. « Mon vœu : que ce soit la dernière fois. » Ce message de Jean-Luc Mélenchon résume en grande partie les réactions de l’opposition aux vœux d’Emmanuel Macron hier soir. Même tonalité du côté du candidat PCF à la présidentielle, Fabien Roussel : « Une chose est sûre : Macron n’est pas vacciné contre la déconnexion. Il vit dans un monde parallèle. Le Président des riches oublie les dégâts de la vie chère, des bas salaires et qu’un nombre record de nos concitoyens se serrent la ceinture pour la fin de son quinquennat. » Marine Le Pen a quant à elle appelé à rompre en 2022 avec une « politique d’échecs qui entraîne la France et les Français dans la faillite». La droite n’a pas non plus été convaincue par le président de la République. Pour Geoffroy Didier, le directeur de la communication de la candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse, ce sont « des vœux décalés et des vœux propagande alors que la situation de la France exige lucidité et humilité. »   Sa candidate devra ces prochaines semaines relever un défi : ramener vers elle une partie des 44 000 militants ayant voté pour Eric Ciotti lors du congrès du parti début décembre. Car certains d’entre eux pourraient bien aller voir ailleurs après la défaite de leur champion. Et Eric Zemmour l’a bien compris. Dans une lettre adressée aux militants Les Républicains à l’issue du congrès LR, il les a assurés qu’ils pourraient compter sur lui pour « hisser de nouveau très haut le drapeau de notre patrie. » A moins de quatre mois du premier tour, chaque camp affute sa stratégie.   Au-delà de la crise sanitaire un thème s’impose chez les Français en cette année électorale : le pouvoir d’achat. Plusieurs centaines de salariés de l’enseigne d’hypermarchés Cora, sont en grève depuis jeudi matin pour protester contre la surcharge de travail et pour obtenir 50 euros brut mensuels d’augmentation. Ils veulent pouvoir « vivre dignement ». Ce mouvement est loin d’être isolé, notamment dans la grande distribution. Il y a quelques semaines, les salariés d'une trentaine de magasins de la marque Auchan réclamait eux aussi des hausses de salaires.   Quand Emmanuel Macron va-t-il officiellement se déclarer candidat à sa succession ? Valérie Pécresse parviendra-t-elle à ramener à elle les électeurs d’Eric Ciotti ? Le pouvoir d’achat va-t-il s’imposer comme un thème majeur du débat de la présidentielle ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

95 - OMICRON : RÉVEILLON SOUS TENSION - 31/12/21

Pr BRUNO MÉGARBANE Chef du service réanimation – Hôpital Lariboisière CAROLINE TOURBE Journaliste sciences et médecine – « Le Point » Dr FAÏZA BOSSY Médecin généraliste à Paris Dr BENJAMIN ROSSI Infectiologue – Hôpital Robert Ballanger Auteur de « En première ligne » Omicron est majoritaire en France sur tout le territoire national. Santé publique France l’a annoncé hier. La progression de ce variant est fulgurante. Au début de la semaine, 62,4% des tests positifs étaient en effet liés à la nouvelle souche apparue en Afrique du Sud, contre seulement 15% le 13 décembre dernier. Détecté pour la première fois en métropole au début du mois de décembre, le variant a mis moins d’un mois pour devenir majoritaire dans tout le pays. Le "tsunami" des cas dus aux variants Omicron et Delta de Covid-19 va conduire les systèmes de santé au bord de l'"effondrement", a mis en garde mercredi l'Organisation mondiale de la santé. Pour prévenir et limiter les épreuves à venir, les mesures ne se sont pas fait attendre. Le masque est de nouveau obligatoire dans les rues de Paris pour les plus de 11 ans dès aujourd’hui, a indiqué la préfecture de police. Pour le Nouvel An, elle a aussi annoncé la fermeture des débits de boissons samedi 1er et dimanche 2 janvier à partir de 2h00 du matin. Plus tôt, le gouvernement avait annoncé que les discothèques dans tout le pays vont garder portes closes trois semaines de plus en janvier. Les nouvelles sont meilleures de l'autre côté du Rhin. Alors que la France ou le Royaume-Uni battent des records de contamination, en Allemagne le nombre de nouveaux cas baisse depuis la fin du mois de novembre. En moyenne, environ 26 000 nouveaux de Covid-19 y ont été recensés quotidiennement au cours de ces sept derniers jours. Malgré ce recul de l'épidémie, le ministre fédéral de la Santé Karl Lauterbach juge les nouvelles mesures insuffisantes, craignant une forte remontée du nombre de cas. "Les mesures actuelles ne suffiront pas pour empêcher une augmentation significative des cas d'infections liés à Omicron", a-t-il indiqué. Une nouvelle batterie de mesures de restrictions est donc entrée en vigueur mardi dans le pays, pour lutter contre la propagation du coronavirus, à l’approche des célébrations du Nouvel An. Les réunions privées de plus de dix personnes sont interdites, même pour les vaccinés et les personnes guéries. Pour les non vaccinés, la limite est fixée à deux membres de foyers différents. Toutes les compétitions sportives, en particulier les matches de football, se dérouleront désormais à huis clos, et les discothèques et clubs ont également fermé leurs portes. En France, si les nouvelles mesures sont pour l’heure plus souples qu’en Allemagne, certains secteurs sont particulièrement impactés. Après les annonces du Premier ministre Jean Castex ce lundi 27 décembre, les artistes ont en effet vite déchanté. À compter du lundi 3 janvier, et pour trois semaines, "les grands rassemblements seront limités à 2 000 personnes maximum en intérieur et 5 000 personnes maximum en extérieur. Les concerts debout seront interdits mais également la consommation des boissons et des aliments dans les cinémas et les théâtres. Mais cette nouvelle mesure, en revanche, ne concernera pas les meetings politiques. Jean Castex a rappelé que "les activités politiques et électorales sont soumises à des dispositions spécifiques dans notre droit constitutionnel qui leur assurent une protection encore plus forte". Cela a poussé certains artistes à ironiser : "Je me présente en tant que président de la République", a écrit sur Twitter en majuscules le chanteur Eddy de Pretto avant de publier la liste de ses "meetings", à savoir ses prochains concerts dans toute la France. Julien Doré, connu pour son autodérision, n'a pas tardé à réagir en publiant sur Instagram une affiche de sa tournée, en remplaçant la mention "en concert" par "en meeting". Malgré l'humour de ces artistes, le secteur culturel est réellement inquiet. « On redevient un secteur interdit, c'est le désespoir de nouveau. J'échangeais avec des producteurs concernés par des tournées : elles vont être annulées car il n'y a plus aucune disponibilité sur l'année 2022 entre toutes les dates reportées et les nouveaux spectacles » confiait Malika Seguineau, du syndicat Prodiss, face à cet avenir incertain. Les nouvelles mesures seront-elles suffisantes pour contenir la vague Omicron ? L’Allemagne a-t-elle raison de durcir encore ses restrictions sanitaires ? Comment protéger le monde de la culture à surmonter la crise ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

94 - LA CHINE RECONFINE… ET SORT SES GRIFFES ! - 30/12/21

FRANÇOIS CLEMENCEAU  Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » PIERRE HASKI  Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs » MARY-FRANÇOISE RENARD  Économiste - Université Clermont-Auvergne Auteure de « La Chine dans l’économie mondiale » NICOLE BACHARAN  Historienne et politologue spécialiste des États-Unis Les mauvaises nouvelles s‘accumulent pour Pékin. Sur le plan sanitaire tout d’abord. La ville chinoise de Xi'an, où 13 millions d'habitants sont actuellement confinés, a annoncé dimanche une désinfection "totale" et durci les restrictions, au moment où la Chine enregistre un nombre record de contaminations au Covid-19 depuis 21 mois. Plusieurs foyers sporadiques apparaissent ces derniers mois, comme à Xi’an, où malgré de très fortes restrictions sanitaires 175 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés dans la ville lundi 27 décembre. Le pays applique pourtant depuis l'an passé une stratégie « zéro Covid » qui consiste à tout faire pour limiter au maximum la survenue de nouveaux cas. Les autorités redoublent même de vigilance pour éviter tout foyer d'envergure alors que les Jeux Olympiques d'hiver de Pékin doivent débuter le 4 février prochain.   Des JO auxquels n’assistera aucun responsable américain, anglais, canadiens ou australiens. Conséquence du boycott diplomatique décidé par ces pays. Une décision qui a provoqué une réponse grinçante de la diplomatie chinoise, elle-même confrontée ces derniers mois à de nombreux défis. Les bras de fers se durcissent en effet avec les Etats-Unis, mais pas uniquement. Les tensions s’accroissent également avec l’Australie. Une passe d’armes avait déjà eu lieu quand Canberra avait critiqué Pékin sur sa gestion de la crise sanitaire. Mais les relations se sont encore dégradées alors que le pays a rejoint Londres et Washington au sein de l’alliance AUKUS, dont l’objectif apparait clairement de contenir la montée en puissance de la Chine dans la région indopacifique.   A ces vents mauvais s’ajoute un problème de taille, qui lui n’est pas nouveau : la démographie. C’est le talon d’Achille du géant chinois. Le pays s’apprête à dévoiler les résultats de son recensement de 2020. Selon le Financial Times, celui-ci révèlerait que pour la première fois depuis la fin des années 1950, la population du pays serait en déclin. Une telle baisse signerait l'échec de la politique nataliste du président Xi Jinping. Ce dernier avait opéré un revirement stratégique dans ce domaine, en mettant notamment fin à la politique de l'enfant unique en 2015. Prendre en charge les aînés, tout en préparant sa retraite accentue encore la tendance des Chinois à mettre de l'argent de côté, alors que l'épargne est déjà à un niveau très élevé, au détriment de la consommation. Et c'est là que le bât blesse le plus. Le repli de la population, associé à son vieillissement, vient directement contrecarrer le grand dessein de Xi Jinping de développer le marché intérieur afin de réduire la dépendance de l'économie chinoise aux exportations. Alors quelle est la situation sanitaire en Chine ? Peut-elle répondre aux défis diplomatiques qui lui sont lancés ? Le pays le plus peuplé du monde va-t-il entrer dans une phase de déclin démographique ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions   Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

93 - 208 000 NOUVEAU CAS, LE « RAZ-DE-MARÉE » OMICRON – 29/12/21

208 000 NOUVEAU CAS, LE « RAZ-DE-MARÉE » OMICRON – 29/12/21 Pr BENJAMIN DAVIDO Infectiologue - Directeur de la médecine de crise du Covid-19 Hôpital Raymond-Poincaré Dr AGNÈS RICARD-HIBON Cheffe de service du SAMU 95 Ancienne présidente de la Société Française de Médecine d’Urgence MARGOT BRUNET Journaliste santé – « Marianne » Pr JEAN-LOUIS TEBOUL Chef de service en médecine intensive et réanimation - Hôpital Bicêtre Pr PHILIPPE AMOUYEL – En direct de Lille Épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille Le variant Omicron présente un « risque très élevé » a prévenu ce mercredi 29 décembre l’Organisation mondiale de la Santé, tandis que le Royaume-Uni, le Portugal, la Grèce et la France enregistrent des records de contaminations. Dans l’Hexagone, ce sont 208 000 cas de Covid-19 qui ont été recensés dans les dernières 24 heures. Un « raz-de-marée » a alerté le ministre de la Santé Olivier Véran ce mercredi. 2.110 nouvelles hospitalisations ont également été dénombrées, contre 1.634 la veille.   Face à la dégradation de la situation sanitaire, l’exécutif a annoncé un nouveau tour de vis, lundi soir. Pas de confinement, de couvre-feu pour la Saint-Sylvestre ni de report de la rentrée scolaire, mais un retour des masques en extérieur, des jauges pour les grands rassemblements, du télétravail obligatoire et une accélération de la vaccination. L’examen du projet de loi instaurant un passe vaccinal commence aujourd’hui en commission à l’Assemblée nationale. Si le texte est adopté, il remplacera à la mi-janvier le passe sanitaire.   D’ici là, un nouveau Conseil de défense est prévu le 5 janvier alors que la situation est inquiétante dans les hôpitaux, où 3 400 malades du Covid-19 sont actuellement en soins critiques. Sous pression, des établissements doivent transférer des patients vers d’autres régions. C’est le cas à Marseille où il n’y a plus de lit disponible en réanimation, avec une grande majorité de patients Covid non-vaccinés. Une réalité qui commence à peser sur le moral des personnels soignants qui oscillent entre lassitude et colère. La situation est « extrêmement tendue », affirmait la semaine dernière Thierry Godeau, à la tête de la Conférence nationale des présidents de Commissions médicales d’établissement (CME) de Centre hospitalier. Lits fermés, pénurie de personnel, départs massifs de soignants, absentéisme… l’équation n’a plus rien à voir, après deux ans de crise sanitaire.   Evoquant une « reconnaissance indispensable » pour ces personnels dont l’hôpital manque pour faire face à l’afflux de patients, le Premier ministre Jean Castex a annoncé, mardi 28 décembre, une prime mensuelle de 100 euros à partir de janvier pour les quelque 24 000 infirmiers et infirmières des services de soins critiques et de réanimation. Cette disposition s'inscrit en préalable de mesures qui devraient être annoncées par le ministre de la Santé, après la réception la semaine prochaine d'un rapport de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) sur « l'offre de soins critiques, réponse au besoin courant et aux situations sanitaires exceptionnelles ».   Parallèlement, le variant Omicron vient compliquer la rentrée scolaire, entraînant une certaine cacophonie au gouvernement. Ainsi mardi, le ministre de l'Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer a affirmé que les élèves qui étaient considérés comme « cas contact » allaient prochainement devoir présenter plusieurs tests de dépistage négatifs pour revenir en cours. Mais dans l'après-midi, le ministère de l'Éducation est revenu sur ces propos, et Matignon évoque désormais une concertation « en cours » mais « non tranchée ».   Alors quelle est la situation sanitaire ? Que sait-on d'Omicron ? Les hôpitaux français sont-ils prêts à affronter une nouvelle vague ? Et quel sera le protocole sanitaire dans les écoles ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

92 - OMICRON : COMMENT TENIR ? – 28/12/21

OMICRON : COMMENT TENIR ? – 28/12/21    Invités : ÉLIE COHEN Économiste – Chercheur au CNRS NICOLAS BERROD Journaliste – « Le Parisien – Aujourd’hui en France » SANDRA HOIBIAN Directrice du pôle Société – CRÉDOC JADE GRANDIN DE L’EPREVIER Journaliste – « l’Opinion » Spécialiste des questions économiques   Pas de couvre-feu le soir de la Saint-Sylvestre, ni de confinement, de report de la rentrée scolaire ou de fermeture des lieux culturels et sportifs. Pour freiner la 5e vague de Covid-19 et la propagation du variant Omicron, l’exécutif a décidé d’écarter les mesures les plus radicales qui paralyseraient le pays, à la différence de certains de nos voisins européens. Le Premier ministre préfère appeler les Français à la responsabilité pour le Réveillon et mise sur la vaccination avec la mise en œuvre d’un passe vaccinal dès le 15 janvier. Mais d’ici là, il a également opté pour un renforcement de certains dispositifs en vigueur et a décidé quelques obligations à partir de lundi 3 janvier, et ce pour trois semaines. Ainsi le télétravail obligatoire va faire son retour dans toutes les entreprises et pour tous les salariés « à raison de trois jours par semaine » voire quatre jours « si c'est possible ». La mesure s’appliquera aussi à la fonction publique. Jean Castex a également indiqué qu’un éventuel raccourcissement de la période d’isolement des malades et cas contacts était encore en cours de discussion. L’annonce devrait avoir lieu en fin de semaine. L’objectif affiché est de limiter « l’impact sur la société d’une multiplication des contaminations et des cas contacts, qui peut entraîner une paralysie des services publics et privés » a expliqué le ministre de la Santé alors que les arrêts maladies des personnes cas contact ont augmenté de 740 % entre le 1er novembre et le 19 décembre. Parallèlement, le port du masque en extérieur va lui faire son retour « dans tous les centres-villes » où préfets et maires le jugent utile, tout comme les jauges. Les grands rassemblements vont en effet être considérablement revue à la baisse : ils seront limités à 5000 personnes en extérieur, 2000 en intérieur, et les concerts debout seront interdits. Des annonces qui sont un « nouveau coup dur » pour le monde du spectacle. « Cela se traduira par des heures en moins pour les intermittents du spectacle et fragilisera fortement encore de nombreuses entreprises » a expliqué alika Séguineau, directrice générale du Prodiss, l’organisation patronale représentative des principales entreprises du spectacle musical et de variété en France. Du côté des bars, cafés et restaurants, l’heure n’est pas non plus à la fête. Car si les établissements restent ouverts, ils vont devoir renoncer aux consommations au comptoir, servir uniquement des clients attablés et ils craignent de perdre une nouvelle fois des clients. Enfin, les consommations alimentaires et de boisson vont aussi être proscrites dans les salles de sport, les lieux de culture - cinémas et théâtre -, ainsi que dans les transports, « y compris longue distance ». Une dernière annonce qui en a laissé perplexe plus d'un sur les réseaux sociaux. Les internautes s’interrogeant sur cette mesure difficilement applicable, notamment pour les trajets de plusieurs heures en avion. Un secteur du transport aérien déjà fortement impacté par la pandémie de Covid-19 et qui voit sa fin d’année encore assombrie par l’arrivée du variant Omicron. Le week-end dernier pas moins de 8 000 vols dans le monde ont dû être annulés en raison notamment de la mise en quarantaine de pilotes, hôtesses de l'air et autres membres du personnel. Les restrictions de voyage dans plusieurs pays (Royaume-Uni, Pays-Bas, Maroc…), les entraves à la vie sociale dans d’autres (Allemagne, Danemark, Irlande…) et les annulations de réservations pèsent également sur l’activité des compagnies aériennes qui entrent à nouveau dans une zone de fortes turbulences. Alors les mesures annoncées par Jean Castex seront-elles suffisantes pour lutter contre la 5e vague de Covid-19 ? Avec Omicron, l'économie française risque-t-elle la paralysie ? Comment tenir ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

91 - OMICRON : LE RETOUR DES DÉCISIONS DIFFICILES - 27/12/21

OMICRON : LE RETOUR DES DÉCISIONS DIFFICILES - 27/12/21 Invités : PATRICK PELLOUX Médecin-urgentiste Président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUF) CHRISTINE ROUZIOUX Professeure émérite de virologie Membre de l’Académie de médecine et de pharmacie EVE ROGER Directrice adjointe de la rédaction – « Le Parisien - Aujourd’hui en France » PR. DJILLALI ANNANE Médecin, chef du service de réanimation - Hôpital Raymond-Poincaré de Garches Le variant Omicron déferle sur l'Europe, épicentre mondial du rebond pandémique, et se propage de façon fulgurante actuellement en France. Cette nouvelle souche du SARS-CoV-2 est en train de faire grossir la 5e vague de Covid-19 qui frappe actuellement l'Hexagone. Plus de 100 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés en 24 heures dans le pays le jour de Noël et le taux d’incidence actuel n’a jamais été atteint dans le pays depuis le début de la pandémie : 700 cas pour 100 000 habitants en moyenne avec des situations assez contrastées suivant les régions. En Île-de-France, où le variant Omicron « est sans doute dominant » selon l’épidémiologiste Dominique Costagliola, les indicateurs battent des records, surtout à Paris où le taux d'incidence approche du seuil des 2000 cas pour 100 000 habitants, soit une progression de plus de 90 % en une semaine. En région Paca, où le taux d’incidence est également élevé, c’est Delta qui sature les réanimations des hôpitaux et entraîne depuis plusieurs jours un transfert de patients vers d’autres hôpitaux de France. De quoi pousser l'exécutif a mettre en place de nouvelles mesures de freinage. Emmanuel Macron préside cet après-midi un nouveau Conseil de défense sanitaire en visioconférence depuis le fort de Brégançon. Mais le dilemme est de plus en plus complexe à mesure que les courbes grimpent : il faut lutter contre la propagation du virus sans pour autant paralyser à nouveau le pays. Quelles sont les pistes étudiées ? Parmi les sujets sur la table, il y a la question d’un couvre-feu pour le 31 décembre, celle d’une extension du port du masque en extérieur ou encore d’un report de la rentrée scolaire demandé par des médecins. Dans une tribune publiée par le JDD, 50 personnels de santé se disent «très inquiets» face au «niveau actuel de circulation virale du coronavirus parmi les enfants et adolescents en âge scolaire». Ils pointent aussi «les hospitalisations d’enfants en services conventionnels et en soins intensifs qui ont dépassé les pics de toutes les vagues précédentes, avec plus de 800 enfants de moins de 10 ans et 300 adolescents de 10 à 19 ans hospitalisés en six semaines» et ce alors qu’à New York où les hospitalisations ont quadruplé, les autorités sanitaires constatent que la moitié d’entre elles concerne des enfants de moins de 5 ans, qui ne sont donc pas encore en âge d’être vaccinés. Pour l’instant, l’exécutif insiste sur la vaccination et mise sur une mesure forte connue depuis plusieurs jours : la mise en place d’un passe vaccinal. Le projet de loi le concernant doit être examiné lors d’un Conseil des ministres exceptionnel, réuni dans la foulée du Conseil de défense sanitaire. Il passera ensuite en commission à l’Assemblée nationale, avant d’aller au Sénat pour une entrée en vigueur avant le 15 du mois. Ainsi, pour accéder aux activités de loisirs, aux transports inter-régionaux, aux bars et aux restaurants, aux séminaires et foires professionnelles, il faudra être détenteur d’un schéma vaccinal complet. L’accès aux établissements et services de santé et médico-sociaux restera conditionné à la présentation d’un test négatif. Dans le texte il est aussi question des faux passes sanitaires qui s’avèrent très nombreux. Il prévoit notamment d'augmenter le montant des amendes pour les plus petites infractions, de 135 à 1000 euros, et de renforcer les pénalités contre les professionnels qui ne contrôleraient pas le passe à l'entrée de leurs établissements. En outre, le gouvernement envisagerait la création d’un « super passe » avec un test négatif en plus d’une vaccination complète pour certains lieux « à très fort risque », comme les discothèques. Parmi les autres annonces pressenties, il y a également le renforcement du télétravail. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a demandé mercredi aux entreprises « de se préparer dès maintenant » à mettre en place « trois jours minimum » de bureau à domicile « pour les postes qui le permettent », « voire quatre quand c’est possible ». Enfin, face à l’alerte émise jeudi par le Conseil scientifique, qui craint une « désorganisation » des secteurs essentiels de la société provoquée par l’explosion des cas contacts et de Covid-19, le gouvernement devrait revoir et harmoniser les règles d’isolement. Alors quelles nouvelles mesures sont envisagées pour freiner Omicron ? Comment allons-nous commencer 2022 ? Et chez nos voisins européens, comment vont se dérouler les festivités de la Saint-Sylvestre ?  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

90 - RUSSIE, CHINE, USA : LE CHOC DES EMPIRES – 25/12/21

RUSSIE, CHINE, USA : LE CHOC DES EMPIRES – 25/12/21 Invités PIERRE HASKI Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs » NICOLE BACHARAN Politologue, spécialiste des États-Unis CLÉMENTINE FAUCONNIER Politologue, spécialiste de la Russie ALAIN WANG  Sinologue - Enseignant à CentraleSupélec  Jusqu’où ira Vladimir Poutine en Ukraine ? Accusé de préparer l'invasion de cette ex-république soviétique désormais pro-occidentale, le chef du Kremlin souffle le chaud et le froid sur ses intentions. Tout en refusant d’exclure formellement une invasion, le président russe juge « positive » la perspective des négociations avec les États-Unis en janvier prochain. Après des mois de tensions croissantes entre Moscou, l’Otan et l’Occident, l'invasion de l'Ukraine par les russes semble en effet imminente. Les images de chars alignés et les milliers de soldats russes dans dans la zone laissent en effet peu de doutes. Mais Moscou nie toute intention belliqueuse et affirme que certains de ses soldats sont à présent rentrés. Pendant ce temps-là, en Chine, le parti communiste a fait adopté un texte dithyrambique sur ses cent ans d'existence, présentées comme « l’épopée la plus magnifique de l’histoire de la nation chinoise sur des millénaires ». Le président Xi Jinping a profité de cette résolution pour se présenter en héritier incontestable du régime, avec le renforcement à vie de son pouvoir. L'armée chinoise effectue en tout cas des « patrouilles de préparation au combat » autour de Taiwan. Et l'île revendiquée par Pékin pourrait vite devenir une véritable poudrière, malgré les mises en garde américaine. La Lituanie, elle, fait déjà face à des tensions diplomatiques avec la Chine. En cause : la décision de Vilnius d’autoriser l'ouverture d'une ambassade de facto taïwanaise sur son territoire. Enfin, l'Afghanistan est souvent appelée "le cimetière des Empires" depuis que les américains, comme les russes et les britanniques avant eux, ont échoués. Et la situation dans ce pays est plus que dramatique depuis le départ des troupes US en août dernier. La crise alimentaire que traverse actuellement le pays est décrite comme l'une des pires au monde. Plus de la moitié de la population y est confrontée à la faim, soit plus de 22 millions de personnes. Pour tenter d'échapper à la misère, certains n'hésitent pas à tout vendre, y compris... leurs enfants. Alors, quel est le véritable projet de Poutine en Ukraine ? Peut-on éviter que la situation à Taiwan explose ? L'Afghanistan peut-elle encore se relever ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

89 - TRAINS, HÔPITAUX, TRAVAIL : OMICRON VA-T-IL TOUT BLOQUER ? – 24/12/21

TRAINS, HÔPITAUX, TRAVAIL : OMICRON VA-T-IL TOUT BLOQUER ? – 24/12/21 Invités PR BENJAMIN DAVIDO Infectiologue - Directeur de la médecine de crise du Covid-19 - Hôpital Raymond-Poincaré PR BRUNO MÉGARBANE Chef du service réanimation - Hôpital Lariboisière ISABELLE DE GAULMYN Rédactrice en chef - « La Croix » SANDRA HOIBIAN  Directrice du pôle Société – CREDOC C'est le jour J dans de nombreuses familles. Celui des réunions familiales et des verres qui trinquent. Avec la flambée épidémique pourtant, l'heure est surtout aux précautions. Ce Noël2022ressemble fortement à celui de l'an dernier. Les chiffres de contaminations sont pires encore en réalité. Plus de 90.000 nouveaux cas par jour viennent d'être recensés, un record depuis le début de la pandémie. Dans ce contexte, et avec la déferlante à venir du variant omicron, le gouvernement comme le Conseil scientifique craint une désorganisation de la société. Le nombre si important de malades et de cas contact provoquerait un absentéisme tel qu'il empêcherait la machine économique de tourner. D'après les premières études pourtant, omicron pourrait être moins dangereux que le variant delta, mais sa très forte contagiosité provoque mathématiquement une proportion plus importante d'hospitalisation. Si la France se concentre surtout sur l'instauration du pass vaccinal, nos voisins européens n'hésitent pas à revenir à de fortes restrictions. Confinement aux Pays-Bas, masque obligatoire en extérieur en Espagne, couvre-feu pour les pubs en Irlande, salles de spectacles fermées en Belgique, la liste est longue. Et ne présage rien de bon pour nous. Lundi prochain, un conseil des ministres extraordinaire aura lieu, et de nouvelles mesures pourraient être décidées. La crise, en fait, est surtout hospitalière. À Marseille, la saturation est déjà une réalité. Avec un taux de vaccination dix point en dessous de la moyenne nationale, les lits de réanimations se sont remplis très vite de patients covidés, souvent non-vaccinés. Une situation au bord du craquage, surtout que les heures supplémentaires s'accumulent (plusieurs milliers au total) pour un personnel épuisé. Les évacuations sanitaires ont donc commencées mais avec une situation épidémique qui n'épargne aucune région, cette solution de repli ne pourra pas durer longtemps. Face à la recrudescence des contrôles et l'arrivée prochaine du pass vaccinal, c'est aussi le nombre de faux QR-Code qui augmente. Plus de 180.000 seraient en circulation. L'Etat tente donc de résorber ces trafics tout en comptant sur ceux qui changeront d'avis, les « repentis », qui pourraient bientôt ne pas être condamnés s'ils décident finalement de se faire vacciner. En somme, faute avouée à moitié pardonnée... Alors, faut-il craindre une accélération de l'épidémie suite au réveillon de Noël ? Comment les hôpitaux marseillais peuvent-il surmonter cette nouvelle crise ? La stratégie du gouvernement face aux fraudeurs est-elle la bonne ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

88 - 2022 : QUAND OMICRON PARASITE LA CAMPAGNE – 23/12/21

2022 : QUAND OMICRON PARASITE LA CAMPAGNE – 23/12/21 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro » ANNE BOURSE Grand reporter au service politique – « France Télévisions » CAROLINE VIGOUREUX Journaliste – « L’Opinion » FRÉDÉRIC DABI Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La fracture » A trois jours du réveillon de Noël, le variant Omicron affole l’Europe et bouscule l’agenda du gouvernement, faisant planer à nouveau la menace de nouvelles restrictions. Hier, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a prévenu : « Rien n’est exclu ». Pour l’heure, si à la différence de nos voisins européens, aucune nouvelle mesure de freinage n’est annoncée, l’exécutif a décidé d’accélérer car la situation se dégrade : 73 000 cas positifs hier dont un sur cinq avec Omicron, et le niveau 5 déjà déclenché dans les hôpitaux de la région PACA, ce qui veut dire que toutes les interventions non urgentes, non vitales sont déprogrammées et que les transferts de patients vers d’autres régions s’intensifient.   Dans ce contexte, le texte de loi visant à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal sera finalement présenté dès le lundi 27 décembre en Conseil des ministres pour un passage en commission deux jours plus tard et un examen au Parlement dès le 3 janvier 2022. Le dispositif qui rendrait obligatoire la vaccination pour toutes les personnes souhaitant se rendre dans un restaurant, un bar, un théâtre ou un cinéma pourrait donc entrer en vigueur au plus tard le 15 janvier, et non plus à la fin du mois, comme le prévoyait le calendrier annoncé initialement. Parallèlement, à partir de ce mercredi, la vaccination de tous les enfants de 5 à 11 ans est lancée et le gouvernement prévoit l’ouverture de 2 millions de créneaux de rendez-vous supplémentaires pour se faire vacciner d’ici à la fin de l’année. En revanche, pour l’instant, le passe sanitaire en entreprise est abandonné : « pas de consensus » sur le sujet ni chez les partenaires sociaux, ni chez les politiques. Mais « les discussions pourront potentiellement se poursuivre parmi les groupes parlementaires de la majorité, de l’opposition, d’ici à l’examen du texte » a expliqué hier Gabriel Attal. Et la jauge de télétravail préconisée va passer de deux à trois jours par semaine à trois à quatre jours.   Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a indiqué ce mercredi que la situation sanitaire serait réévaluée dès lundi « à la lumière de ce que nous avons pu constater chez nos voisins » et alors que partout dans le monde, les pays prennent de nouvelles mesures sanitaires face à l’émergence du variant Omicron. Israël vient par exemple d’ouvrir le droit à une quatrième dose pour les plus de 60 ans et le personnel médical, quatre mois après le précédent rappel. Aux Etats-Unis, où Omicron représenterait déjà 73,2 % des cas enregistrés la semaine dernière, Joe Biden a tenté, mardi, de rassurer les Américains, affirmant que leur pays était « prêt » et qu'il n'y avait pas de raison de « paniquer », du moins pour les personnes vaccinées. Le président des Etats-Unis a en effet tenu à mettre en garde les non-vaccinés, déclarant qu'ils avaient « de bonnes raisons d'être inquiets » et qu'il était de leur « devoir patriotique » de se faire vacciner.   Alors quelle est la situation sanitaire en France ? Faut-il s’attendre à de nouvelles mesures de restriction dès lundi ? Pourquoi Israël envisage-t-il déjà une 4e dose de vaccin ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

87 - DÉFERLANTE OMICRON : "RIEN N'EST EXCLU" – 22/12/21

DÉFERLANTE OMICRON : "RIEN N'EST EXCLU" – 22/12/21 Invités DR PATRICK PELLOUX Médecin urgentiste au SAMU de Paris Président de l’AMUF NEILA LATROUS Journaliste politique - « France Info » SOPHIE AURENCHE                             Journaliste - « RTL » NICOLAS BERROD Journaliste – « Le Parisien » PR ANTOINE FLAHAULT - En direct de Genève  Épidémiologiste Directeur de l'Institut de santé globale - Université de Genève A trois jours du réveillon de Noël, le variant Omicron affole l’Europe et bouscule l’agenda du gouvernement, faisant planer à nouveau la menace de nouvelles restrictions. Hier, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a prévenu : « Rien n’est exclu ». Pour l’heure, si à la différence de nos voisins européens, aucune nouvelle mesure de freinage n’est annoncée, l’exécutif a décidé d’accélérer car la situation se dégrade : 73 000 cas positifs hier dont un sur cinq avec Omicron, et le niveau 5 déjà déclenché dans les hôpitaux de la région PACA, ce qui veut dire que toutes les interventions non urgentes, non vitales sont déprogrammées et que les transferts de patients vers d’autres régions s’intensifient.   Dans ce contexte, le texte de loi visant à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal sera finalement présenté dès le lundi 27 décembre en Conseil des ministres pour un passage en commission deux jours plus tard et un examen au Parlement dès le 3 janvier 2022. Le dispositif qui rendrait obligatoire la vaccination pour toutes les personnes souhaitant se rendre dans un restaurant, un bar, un théâtre ou un cinéma pourrait donc entrer en vigueur au plus tard le 15 janvier, et non plus à la fin du mois, comme le prévoyait le calendrier annoncé initialement. Parallèlement, à partir de ce mercredi, la vaccination de tous les enfants de 5 à 11 ans est lancée et le gouvernement prévoit l’ouverture de 2 millions de créneaux de rendez-vous supplémentaires pour se faire vacciner d’ici à la fin de l’année. En revanche, pour l’instant, le passe sanitaire en entreprise est abandonné : « pas de consensus » sur le sujet ni chez les partenaires sociaux, ni chez les politiques. Mais « les discussions pourront potentiellement se poursuivre parmi les groupes parlementaires de la majorité, de l’opposition, d’ici à l’examen du texte » a expliqué hier Gabriel Attal. Et la jauge de télétravail préconisée va passer de deux à trois jours par semaine à trois à quatre jours.   Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a indiqué ce mercredi que la situation sanitaire serait réévaluée dès lundi « à la lumière de ce que nous avons pu constater chez nos voisins » et alors que partout dans le monde, les pays prennent de nouvelles mesures sanitaires face à l’émergence du variant Omicron. Israël vient par exemple d’ouvrir le droit à une quatrième dose pour les plus de 60 ans et le personnel médical, quatre mois après le précédent rappel. Aux Etats-Unis, où Omicron représenterait déjà 73,2 % des cas enregistrés la semaine dernière, Joe Biden a tenté, mardi, de rassurer les Américains, affirmant que leur pays était « prêt » et qu'il n'y avait pas de raison de « paniquer », du moins pour les personnes vaccinées. Le président des Etats-Unis a en effet tenu à mettre en garde les non-vaccinés, déclarant qu'ils avaient « de bonnes raisons d'être inquiets » et qu'il était de leur « devoir patriotique » de se faire vacciner.   Alors quelle est la situation sanitaire en France ? Faut-il s’attendre à de nouvelles mesures de restriction dès lundi ? Pourquoi Israël envisage-t-il déjà une 4e dose de vaccin ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

86 - BORIS JOHNSON ET LE CAUCHEMAR OMICRON – 21/12/21

BORIS JOHNSON ET LE CAUCHEMAR OMICRON – 21/12/21 Invités PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques RYM MOMTAZ - Correspondante à Paris Spécialiste des politiques européennes « Politico Europe » JON HENLEY Grand reporter - « The Guardian » CAMILLE NEVEUX  Grand reporter au service international « Le Journal du Dimanche » ÉRIC ALBERT - En direct de Londres  Journaliste - Correspondant à Londres - « Le Monde » La fin de l'année tourne au cauchemar pour Boris Johnson. Embourbé depuis plusieurs semaines dans un scandale à rallonge sur la tenue, ou non, de plusieurs fêtes à Downing Street, l'année dernière, en pleine période de confinement, le dirigeant sur qui les affaires glissaient jusqu’alors sans trop de dommages voit sa côte de popularité s’effondrer et son autorité remise en question par ses troupes. Au plus bas dans les sondages depuis le début de son mandat, en juillet 2019, le Premier ministre britannique a connu la semaine dernière une fronde dans son propre camp au Parlement, un fiasco électoral dans l’un des bastions du Parti conservateur et la démission surprise de son ministre du Brexit.   Lâché par David Frost, Boris Johnson s’enfonce un peu plus dans la crise en cette fin d’année et la question de son avenir politique est désormais posée par ses opposants politiques mais aussi dans son propre camp conservateur. L'union de seulement 54 députés conservateurs est nécessaire pour renverser le Premier ministre  : si ces députés rédigent une lettre de défiance à son encontre, un processus pour trouver un remplaçant peut être lancé. Et dans la presse, les rumeurs galopent sur une éventuelle compétition interne pour le remplacer alors que les scandales s'accumulent, l'inflation s'envole et les contaminations au variant Omicron s'emballent de manière spectaculaire, chamboulant les plans de Noël des Britanniques.   Les scientifiques britanniques qui conseillent les autorités ont averti samedi soir que le nombre de nouvelles infections par jour pourrait atteindre entre 600.000 et deux millions d’infections d’ici la fin du mois, si de nouvelles mesures ne sont pas prises immédiatement. Selon les experts, les admissions à l’hôpital pourraient culminer entre 3.000 et 10.000 par jour, tandis que le nombre de décès pourrait grimper entre 600 et 6.000 quotidiennement. Mais des députés conservateurs s’opposent à toutes nouvelles restrictions car ils refusent de restreindre les libertés individuelles et collectives. Alors, Boris Johnson  a convoqué une réunion de son cabinet lundi. Et face à la pression de ses ministres, il a décidé de temporiser : « Nous sommes d'accord sur le fait que nous devons dorénavant consulter les données en permanence, heure par heure, a déclaré le Premier ministre. Et malheureusement, je dois vous dire que nous devons nous réserver la possibilité de prendre d'autres mesures pour protéger le public. »   Pas de nouvelles mesures donc, malgré les 91 000 personnes testées positives rien que lundi, et un doublement observé des cas tous les deux-trois jours. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

85 - À 5 JOURS DE NOËL… LA SIDÉRATION OMICRON - 20/12/21

À 5 JOURS DE NOËL… LA SIDÉRATION OMICRON - 20/12/21 Invités Pr VINCENT MARÉCHAL Professeur de virologie à Sorbonne université Co-fondateur du réseau Obépine Pr ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis Membre de l’Académie de Médecine CLAIRE GATINOIS Journaliste au service politique – « Le Monde » Pr BERTRAND GUIDET Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine Pr ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève Épidémiologiste Directeur de l’Institut de santé globale - Université de Genève A quelques jours de Noël et au moment où les cas dus au variant omicron s’envolent, plusieurs pays européens ont pris des mesures drastiques : les Danois sont privés de loisirs, les Irlandais vivent sous couvre-feu, le reconfinement a été décrété au Pays-Bas, et en Allemagne, les experts qui conseillent le gouvernement préconisent de nouvelles mesures d'urgence. En France, rien de tout cela. L’exécutif mise pour l’instant sur la responsabilité et la prudence des Français ainsi que sur la vaccination avec un passe vaccinal en remplacement du passe sanitaire pour la rentrée 2022. Le gouvernement souhaite le faire adopter au Parlement fin janvier et le faire appliquer dans la foulée.   Sans vaccin, les Français non-vaccinés ne pourraient alors plus, une fois la loi promulguée, se rendre dans les bars, les cafés, les restaurants, les théâtres, les cinémas, puisque le test anti-Covid-19 ne fera plus office de sésame. « C’est simple, c’est clair, c’est limpide, c’est assumé, nous voulons que les Français se fassent vacciner ». « Le passe vaccinal est une forme déguisée d’obligation vaccinale, mais c’est plus efficace », a expliqué Olivier Véran, ce samedi, ajoutant « on n’a plus le choix ». Le ministre de la Santé a également ouvert la voie à un passe sanitaire pour se rendre sur son lieu de travail.  « On ne peut pas empêcher les gens de travailler s’ils ne sont pas vaccinés, mais on peut exiger d’eux qu’ils fassent un test. Cela fait partie des questions qui doivent être posées. » a affirmé Olivier Véran. La ministre du Travail Élisabeth Borne a d’ailleurs discuté de cette possibilité de passe sanitaire au travail ce lundi, avec les partenaires sociaux. Les syndicats y sont opposés et le patronat s’inquiète des modalités d'application. Alors faudra-t-il présenter la preuve de son vaccin ou un test négatif pour aller travailler ? Si pour l’heure « rien n’est tranché » temporise la ministre du Travail, le débat sur le passe vaccinal s’annonce déjà houleux au Parlement. Comme en témoignent les premières réactions politiques.   La candidate du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen a dénoncé « un plus grand enfermement des Français » et a déploré une menace quant à la « perte de plus en plus lourde de nos libertés individuelles ». Éric Zemmour a accusé dans une tribune sur le site de L’Opinion « Emmanuel Macron et son gouvernement d’instrumentaliser la crise sanitaire » à des « fins politiciennes », voyant dans le passe sanitaire ou vaccinal une mesure « de restriction des libertés individuelles ». La candidate LR Valérie Pécresse a, pour sa part, critiqué l'impréparation du gouvernement et a appelé à « repousser d'une semaine la rentrée scolaire pour protéger les Français ». En déplacement aux Antilles, avec Jean-Luc Mélenchon, la députée LFI du Val-de-Marne, Mathilde Panot, a de son côté annoncé que le 13 janvier, lors de la niche parlementaire, « nous allons présenter un texte qui veut enlever le pouvoir sanitaire à Emmanuel Macron et qui mettra fin au passe sanitaire et au passe vaccinal ». Quand chez les écologistes, on estime que le passe vaccinal arrivera trop tard. « Le texte pourrait être adopté fin janvier (...), la vague que certains spécialistes appellent un tsunami, c'est maintenant », a expliqué Yannick Jadot. Mais « si le Conseil scientifique dit qu'il faut aller vers la vaccination obligatoire, je le suivrai », a-t-il précisé. Enfin Stéphane Troussel, porte-parole de la candidate socialiste Anne Hidalgo, a lui de nouveau plaidé pour une obligation vaccinale générale, jugeant que cela « aurait été beaucoup plus simple et beaucoup plus clair » qu'un passe vaccinal, symbole d'une « infantilisation permanente des Français ». Alors quelle est la situation sanitaire en France ? Contagiosité, mortalité, résistance aux vaccins… Que sait-on sur le variant Omicron ? Quelle est la différence entre le passe sanitaire et le passe vaccinal ? Où quand et comment ce dernier pourrait-il s'appliquer ? Faudra-t-il bientôt un passe sanitaire pour aller travailler ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

84 - OMICRON : OBLIGATION VACCINALE « DÉGUISÉE » - 18/12/21

OMICRON : OBLIGATION VACCINALE « DÉGUISÉE » - 18/12/21 Invités : DR PATRICK PELLOUX Médecin urgentiste au SAMU de Paris - Président de l’AMUF Association des Médecins Urgentistes de France DR FAÏZA BOSSY Médecin généraliste à Paris SOPHIE AURENCHE Journaliste - « RTL » NICOLAS BERROD Journaliste – « Le Parisien – Aujourd’hui en France » PR PHILIPPE AMOUYEL – En direct de Lille Épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille « Faire peser la contrainte sur les non-vaccinés ». En annonçant hier soir la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal, le Premier ministre Jean Castex assume de rendre la vie de plus en plus compliquée aux anti-vaccin. Fini donc la possibilité d'obtenir le QR-Code grâce à un test négatif, seuls les schémas vaccinaux complets activeront bientôt le sésame pour rentrer dans les bars, restaurants et lieux de loisirs. Les entreprises toutefois ne seraient pas concernées, tout comme peut être les transports mais la question est toujours à l'étude. Ce changement devrait avoir lieu dès le début 2022, après un examen de loi à l'Assemblée. Une décision qui s'est attiré les foudres de l'opposition. À droite comme à gauche, on dénonce une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom. C'est en réalité à cause de la déferlante du variant Omicron que le gouvernement accélère. L'ouverture depuis mercredi dernier de la vaccination aux enfants de 5 à 11 ans à risques a aussi été une manière pour l’exécutif de passer à la vitesse supérieure. La Haute Autorité de santé (HAS) doit maintenant se prononcer en début de semaine pour l'élargissement de la vaccination à tous les enfants de moins de 11 ans. Les premières injections devraient alors débuter ce mercredi 22 décembre. Le Comité consultatif national d’éthique a cependant exclut d’imposer un pass sanitaire pour les plus jeunes. Pendant ce temps-là au Royaume-Uni, l'Agence sanitaire de santé britannique estime entre 300.000 et 400.000 les nouvelles infections dues à Omicron chaque jour. Cette situation a poussé plusieurs pays d'Europe a serrer la vis. Le Danemark a refermé ses bars, théâtre et cinémas. L'Irlande a imposé un couvre-feu à 20h pour ses pubs. Les Pays-Bas ont avancé les vacances scolaires d'une semaine. De l'autre côté de l'Atlantique, aux Etats-Unis, le Président Joe Biden lui ne mâche pas ses mots en prédisant aux non-vaccinés un « hiver de mort ». Enfin, en France, si le gouvernement a voulu limiter la casse sur le plan économique, les boîtes de nuit ont tout de même du refermer pour 4 semaines. Une « injustice » selon les acteurs du milieu de la nuit, qui soulignent leur respect sans faille des contrôles sanitaires. Selon ces patrons de discothèques, la fermeture de leurs établissements pousserait aussi les jeunes à organiser des soirées privées, où les mesures sanitaires sont pour le coup moins respectées. Alors, la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal va-t-il se faire sans heurts en France ? Allons-nous vers des restrictions similaires à celles que prennent nos voisins européens ? La colère du milieu de la nuit en France est-elle légitime ?   DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

83 - GAUCHE : LA SURPRISE TAUBIRA ! - 17/12/21

 GAUCHE : LA SURPRISE TAUBIRA ! - 17/12/21   Invités : DAVID REVAULT D'ALLONNES Rédacteur en chef du service politique - « Le Journal du Dimanche » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » CAROLINE VIGOUREUX Journaliste – « l’Opinion » Auteure de « Le mystère Taubira » JÉRÔME FOURQUET Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP  Auteur de « La France sous nos yeux »  La rumeur enflait depuis plusieurs jours, elle est devenue réalité. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Christiane Taubira a annoncé ce vendredi qu’elle « envisage d'être candidate à l'élection présidentielle de la République française » face à « l'impasse » qu'elle « constate » à gauche. L’ancienne garde des Sceaux assure toutefois qu'elle « ne sera pas une candidate de plus », qu’elle « mettra toutes ses forces dans les dernières chances de l'union » et donne rendez-vous « à la mi-janvier ». Véritable coup de tonnerre politique, voulu et espéré comme tel à quatre mois du scrutin, cette annonce de Christiane Taubira a pour but de réveiller la gauche de son apathie.  Mais y parviendra-t-elle ? La socialiste Anne Hidalgo, l’écologiste Yannick Jadot et l’« insoumis » Jean-Luc Mélenchon, principaux candidats à gauche, ne décollent pas dans les sondages. Et l’union demeure toujours introuvable. Alors le rassemblement est-il possible ? Pour la maire de Paris, cette annonce valide « l'idée » d'un « vote organisé » et a appelé l'ensemble des candidats à gauche au débat. « Ultra-contente », Sandrine Rousseau, présidente du conseil politique de Yannick Jadot, a applaudi la démarche de Christiane Taubira qui « pousse à l'union de la gauche » et « permet de remettre au cœur du débat la question du nombre de candidats et de candidates à gauche ». En revanche, le candidat d'EELV Yannick Jadot a clairement affiché son refus de se ranger derrière l'ancienne ministre de François Hollande ou de participer à une nouvelle primaire et a appelé à l’union derrière son projet. Alors quelles sont les ambitions de Christiane Taubira ? Quel est son parcours politique ? Née à Cayenne en Guyane, ancienne députée européenne, le nom de Christiane Taubira est associé à la loi votée en 2001 qui reconnaît la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité ainsi qu’à la loi pour le « mariage pour tous » adoptée en 2013 lorsqu'elle était ministre de la Justice. Sa candidature, si elle se confirmait ne serait pas une première : Christiane Taubira avait été la candidate du Parti radical de gauche à la présidentielle de 2002. Elle était arrivée en 13e position du premier tour, avec 2,32 % des voix. Vingt ans après ce scrutin qui avait vu le candidat socialiste Lionel Jospin éliminé au premier tour, peut-elle être cette fois la solution contre la division à gauche pour l'élection présidentielle ?  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

82 - MACRON : MEA-CULPA RÉUSSI ? – 16/12/21

MACRON : MEA-CULPA RÉUSSI ? – 16/12/21 Invités ROLAND CAYROL Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN) BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » ISABELLE FICEK Journaliste politique - « Les Echos » S'il assure qu’il n’est pas en campagne « d’évidence » il se projette vers l’après. À moins de quatre mois du premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron s'est longuement exprimé hier soir sur TF1 et LCI. Une interview de plus de deux heures, enregistrée dimanche à l'Élysée, dont le principal objectif était pour le chef de l’Etat d'évoquer de nombreux sujets qui ont construit et rythmé son mandat. Une sorte de bilan et perspective pour un président pas encore officiellement candidat mais bien à l’offensive.   Intitulée Où va la France ?, cette émission a d’abord permis au président de la République de répondre à un certain nombre de critiques et de faire son mea-culpa, notamment sur plusieurs de ses phrases polémiques. Reconnaissant des « erreurs » du passé, des « mots qui peuvent blesser » et qu’il ne prononcerait plus maintenant qu’il a « appris à mieux aimer les Français », Emmanuel Macron a voulu donner l’image d’un chef d’Etat bonifié par ses cinq ans à l’Elysée. Et qui envisagerait un mandat supplémentaire ? « Si votre question est 'est-ce que vous projetez ? Est-ce que vous avez de l'ambition pour le pays, pour les Françaises et les Français au-delà du mois d'avril prochain ?' D'évidence, d'évidence » a déclaré le chef de l’Etat.   Une ambition qui ne faisait guère de doute hier soir chez Emmanuel Macron, décidé à défendre son bilan, notamment économique, malgré les réformes avortées à cause de la crise sanitaire, et à se tourner vers le futur. Pour lui, la « révolution » promise en 2017 prendra plus de temps, mais elle est en cours et « on ne transforme pas un pays en 5 ans ». D’ailleurs, pour les retraites, s’il est élu pour un nouveau quinquennat, il fera différemment : fini l’idée d’un régime unique, ce serait trois régimes (salariés, fonctionnaires et indépendants). Et s’il entend moderniser l’Etat, pas question de supprimer 150 000 fonctionnaires pour diminuer la dette comme le propose Valérie Pécresse.   Des candidats à la présidentielle, qu’il n’a pas nommé mais à qui il a répondu. Ainsi la théorie du « grand remplacement », popularisée à partir de 2011 par l'écrivain d'extrême droite Renaud Camus et défendue dans la campagne par Éric Zemmour a été évoquée. Pour le président de la République, « le grand remplacement n’est pas là ». En revanche, « ce qui est vrai, c'est que ces dernières décennies, nous n'avons pas bien intégré », a admis Emmanuel Macron, estimant par ailleurs que « l'immigration zéro » défendue par le candidat nationaliste représentait une « absurdité ». « Il n'y a jamais eu d'immigration zéro», a déclaré le chef de l’Etat avant d’évoquer la réforme de l'espace Schengen qu’il entend mener car « les frontières de l'Europe ont un sens. Nous devons les protéger, mettre plus de gardes aux frontières, et casser les réseaux de trafiquants ». Mais pas interdire l'immigration. « Nous aurons besoin de cette immigration de travail qui est limitée, choisie, maîtrisée, pour faire tourner notre économie » a expliqué Emmanuel Macron.   Suivie par seulement 3,82 millions de téléspectateurs, soit un score d'audience bien en-deçà de ceux enregistrés lors des précédentes allocutions du chef de l'Etat, l’émission spéciale autour d’Emmanuel Macron a néanmoins suscité de très nombreuses réactions et critiques de la part des candidats à l’élection présidentielle. Depuis la Guadeloupe, où il tenait un meeting dans la soirée, Jean-Luc Mélenchon a tancé un « bavardage hors sol» d’un « moulin à paroles égocentré, tiède et sans souffle ». « La vérité c’est qu’on a entendu ce soir un numéro d’autosatisfaction », a pour sa part raillé le président du Rassemblement national Jordan Bardella. Eric Zemmour a lui parlé ce jeudi dans la matinale de France Inter d’un « numéro de narcissisme et de nombrilisme assez marqué », ajoutant qu’« Emmanuel Macron parle surtout de lui et assez peu de la France». Quand, Eric Ciotti a dénoncé dès hier soir « une émission de propagande de la part d’un candidat ». Le finaliste déçu de la primaire des Républicains a tenu à dénoncer un « exercice qui pose un véritable problème démocratique » et a rappelé que Valérie Pécresse a saisi le CSA pour « rétablir l'égalité des temps de parole ».   Alors que retenir de la longue interview d’Emmanuel Macron ? A-t-il convaincu ? Comment le temps de parole du président est-il décompté par le CSA ? Et quels sont les règles de financement d’une campagne présidentielle ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

81 - OMICRON : QUE SAIT-ON VRAIMENT ? – 15/12/21

OMICRON : QUE SAIT-ON VRAIMENT ? – 15/12/21 Invités DR PATRICK PELLOUX Médecin urgentiste au SAMU de Paris  Président de l'AMUF NICOLAS BERROD Journaliste – « Le Parisien – Aujourd’hui en France » PR CHRISTINE ROUZIOUX Professeure émérite de virologie Membre de l’Académie de médecine BERTRAND GUIDET Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine  « Aucun variant du virus qui donne le Covid-19 ne s'est jusqu'à présent propagé aussi rapidement qu'Omicron. Il se trouve probablement dans la plupart des pays même s'il n'a pas encore été détecté », a alerté hier l'Organisation mondiale de la santé (OMS), évoquant également une « potentielle » résistance aux vaccins. Face à ce constat et à l'approche des fêtes de fin d'années, l'organisation a appelé à utiliser tous les outils anti-Covid pour éviter que les systèmes de santé ne soient rapidement submergés. Vu l'actuelle rapide progression des cas, « la science nous dit que nous devons nous attendre à ce que Omicron soit déjà le nouveau variant dominant en Europe à la mi-janvier », a déclaré, par ailleurs, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.   En France, où 170 cas de variant Omicron ont pour l’instant été recensés, le Premier ministre a estimé qu’il fallait « se préparer, car les variants finissent toujours par s’imposer ». Et l’objectif est clair : accélérer le rappel vaccinal alors que le nombre des admissions de patients Covid dans les hôpitaux ne cesse d’augmenter et que le plan blanc a déjà été réactivé dans sept régions.  « La pression va continuer à s'accentuer à l'hôpital dans les prochaines semaines », a d’ailleurs déjà prévenu le porte-parole du gouvernement à la sortie du Conseil des ministres, ce mercredi, soulignant que le taux d'incidence « dépasse les 500 » depuis deux jours en France, soit « le record du plus haut taux d'incidence mesuré dans notre pays », et que le nombre de patients en réanimation devrait atteindre les 4 000 « autour des fêtes ». Gabriel Attal a également indiqué qu'il pourrait y avoir « de nouvelles décisions d'ici la fin de la semaine ».   De son côté, le ministre de la Santé s’est voulu rassurant sur l'efficacité des vaccins face au variant Omicron après la publication d’études réalisées en Afrique du Sud et au Royaume-Uni. « Si la vaccination deux doses est peut-être un peu moins efficace, elle reste quand même très efficace au moins à 70 % sur les cas graves et avec le rappel - les trois doses - nous avons toutes les raisons d'espérer que les Français restent protégés dans la durée »a-t-il expliqué.   Dans les établissements hospitaliers, la pression se fait plus forte :  on dénombre désormais plus 14 000 malades du Covid-19, dont 2602 en soins critiques selon les données de Santé publique France. Et le nombre de faux vaccinés n’est désormais pas marginal, notamment dans le Sud-Est alertent des chefs de services de réanimation inquiets et pour certains en colère. Alors combien sont-ils en soins critiques faussement vaccinés ? Depuis, le décès la semaine dernière à Garches d’une mère de famille de 57 ans qui n’avait pas dit que son passe sanitaire était faux, la question est posée. 400 enquêtes sont actuellement ouvertes pour démanteler les réseaux qui les fournissent tandis qu’à l’hôpital les médecins rappellent que le défaut d’information met en péril la bonne prise en charge des malades dès leur arrivée à l'hôpital. Car mentir sur son statut vaccinal, c'est se priver de l'administration précoce de traitements comme les anticorps monoclonaux. C’est aussi fausser les données sur l’efficacité des vaccins.   Des passes qui ne sont plus valables à partir d’aujourd’hui pour les personnes de plus de 65 ans qui n’ont pas fait leur dose de rappel dans les temps. C’est aussi à partir de ce mercredi que les enfants de moins de 11 ans « à risque » peuvent se faire vacciner.   Transmissibilité, résistance au vaccin, dangerosité… que sait-on sur le variant Omicron ? La France doit-elle, elle aussi, s’attendre à un « raz-de-marée » ? Quelle est la situation dans les hôpitaux ? Combien de faux vaccinés en soins critiques ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

80 - SCANDALES, OMICRON, BREXIT... LA CHUTE DE BOJO ? – 14/12/21

SCANDALES, OMICRON, BREXIT... LA CHUTE DE BOJO ? – 14/12/21 Invités PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance AGNÈS-CATHERINE POIRIER Correspondante en Grande-Bretagne - « L’Express » FLORENTIN COLLOMP Journaliste - « Le Figaro » Spécialiste Europe, ex-correspondant à Londres CATHERINE NORRIS-TRENT Journaliste britannique Grand reporter en charge des questions internationales – « France 24 » Les événements s'accélèrent pour Boris Johnson. Alors que la rapidité avec laquelle le variant Omicron s’est diffusé outre-Manche semble avoir pris de court le Premier ministre britannique qui dit redouter l’arrivée d’un « raz de marée » au Royaume-Uni, lui-même accumule les déboires ces derniers semaines et la question de son avenir politique est désormais posée par ses opposants politiques mais aussi dans son propre camp conservateur.   Englué dans un scandale à rallonge sur la tenue, ou non, de plusieurs fêtes de Noël à Downing Street, l'année dernière, en pleine période de confinement, le dirigeant sur qui les affaires glissaient jusqu’alors sans trop de dommages est désormais pressé de s’expliquer. Et la pression monte alors que le rythme des révélations s’est encore accéléré ces derniers jours. Ainsi la diffusion d'une vidéo montrant sa porte-parole Allegra Stratton se moquer des règles de confinement durant ce fameux Noël 2020 n'a pas arrangé les choses. Boris Johnson a dû présenter ses excuses mais depuis il sombre chaque jour un peu plus dans les sondages.   Dans la tourmente, le Premier ministre a décidé de jouer son va-tout, donnant l'image d'un chef en guerre contre l'ennemi Omicron. Mercredi dernier, après avoir été malmené à la Chambre des Communes, il a convoqué une conférence de presse où il a annoncé la mise en place quasi immédiate de son « plan B » contre la cinquième vague : retour du télétravail, port du masque dans les transports, théâtre et cinémas et obligation de présenter un passe sanitaire dans les boîtes de nuit et rassemblements de plus de 500 personnes. Puis dimanche dans une nouvelle intervention, il a décidé d’accélérer la campagne de rappel pour tous les adultes et pris de nouvelles mesures pour contrer la propagation du nouveau variant.   Mais ces annonces passent mal auprès de dizaines de députés de la majorité conservatrice, soucieux de leur impact économique et déjà échaudés par des précédents scandales entourant le gouvernement, en matière de lobbying notamment. Certains de ces élus estiment aussi que le mauvais exemple donné par le pouvoir est susceptible de mettre à mal le respect des restrictions par la population et envisagent de voter contre ce mardi.   La semaine qui s’ouvre pourrait être d’autant plus complexe pour Boris Johnson que jeudi va se dérouler l’élection partielle dans le nord du Shropshire, où il s’agira de remplacer Owen Paterson, cet élu dont le Premier ministre a tenté de minimiser le mois dernier les activités de lobbying, mais qui a fini par démissionner. La circonscription est aux mains des tories depuis quarante ans, mais cette fois, les démocrates libéraux croient en leurs chances de victoire.   Ce scrutin sera donc un véritable test en « grandeur réelle » de l’impact sur l’électorat des affaires mais aussi des premières conséquences du Brexit, notamment des nombreuses pénuries de main-d’œuvre et de matières premières qui impactent la vie des Britanniques depuis plusieurs mois. Mais le véritable danger pour Boris Johnson pourrait venir de son propre camp, les conservateurs n’hésitant pas à se séparer de leurs dirigeants quand ils ne sont plus considérés comme capables de leur faire gagner les élections. Alors est-ce le début de la fin pour Boris Johnson ? Quelle est la situation sanitaire au Royaume-Uni ? Comment est vécu le Brexit outre-Manche ? Enfin pourquoi la Manche est-elle devenue une route migratoire si importante ? Que prévoient les accords du Touquet ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

79 - AGNEL, PPDA, HULOT : RÉVÉLATIONS EN SÉRIE – 13/12/21

AGNEL, PPDA, HULOT : RÉVÉLATIONS EN SÉRIE – 13/12/21 Invités JÉRÔME FOURQUET Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » MURIEL SALMONA Psychiatre Présidente de l'association « Mémoire Traumatique et Victimologie » LORRAINE DE FOUCHER Journaliste - « Le Monde » CHARLOTTE CHAFFANJON Journaliste politique – « Libération » Il est l’un des visages de la génération dorée de la natation française. Yannick Agnel, l'ancien champion olympique de natation, a été mis en examen samedi pour viol et agression sexuelle sur mineure. Ce lundi, lors d’une conférence de presse, la procureure de la République de Mulhouse Edwige Roux-Morizot a expliqué : Yannick Agnel « reconnaît la matérialité des faits reprochés » mais affirme « ne pas avoir eu le sentiment qu'il y a eu contrainte ». « Si les faits sont constitutifs de viol ou agressions sexuelle, c'est qu'il existe une différence d'âge importante » entre la jeune victime présumée, qui avait 13 ans à l'époque des faits, et le nageur alors âgé de 24 ans. L’affaire remonte à l’année 2016.  Yannick Agnel s’entraîne à l’époque au Mulhouse Olympic Natation (MON), sous la houlette de Lionel Horter. C’est l’une des filles de l’entraîneur qui a porté plainte l’été dernier contre l’ancien nageur. Après six mois d’enquête, la procédure s’est accélérée jeudi dernier, jour où l’ancien double champion olympique a été arrêté à son domicile parisien et conduit à Mulhouse. Il a ensuite été placé en garde à vue pendant quarante-huit heures, avant d’être entendu par un juge d’instruction. Laissé libre dans la soirée de samedi, Yannick Agnel a été placé sous contrôle judiciaire. Il risque, selon l'article 222-24 du Code pénal, jusqu'à 20 ans de prison. Les investigations vont se poursuivre, mais la justice « doit aller au bout », a réagi la ministre chargée des Sports. Roxana Maracineanu a également rappelé que les violences sexuelles sont « un sujet très important pour [elle] au niveau national. C'est un combat que nous portons aussi au niveau européen, international, pour que les sportifs dans le champ du sport mais aussi tous les enfants dans d'autres champs puissent être protégés, que la parole puisse se libérer ». Une libération de la parole qui quatre ans après le lancement sur Twitter du #MeToo dans le sillage de l'affaire Weinstein aux Etats-Unis, se poursuit en France et gagne le terrain judiciaire. Le mouvement s'est ainsi étendu à de nombreuses sphères de la société et ces dernières semaines les dépôts de plainte se multiplient contre des personnalités publiques. Ainsi la semaine dernière deux nouvelles plaintes, l'une pour viol et l'autre pour agression sexuelle ont été déposées contre Patrick Poivre d'Arvor pour des faits remontant à 1985 et 2013. L'ancien présentateur star de TF1 était déjà visé par 23 témoignages dont neuf plaintes pour viol, agressions sexuelles ou harcèlement sexuel.   On a également appris ces derniers jours qu’une plainte pour viol a été déposée contre l’ancien ministre Nicolas Hulot. La victime présumée avait 16 ans au moment des faits en 1989. Elle avait témoigné dans l’enquête d’« Envoyé spécial» qui a provoqué depuis un séisme dans la classe politique. En effet, dans la foulée de l’émission, Yannick Jadot a décidé mettre fin aux fonctions de son porte-parole, Matthieu Orphelin, pour son amitié de longue date avec l'ancien animateur d'Ushuaïa. Peu importe que le député de Maine-et-Loire ait assuré ne pas être au courant de tels agissements de la part de Nicolas Hulot. « Il n'est évidemment pas responsable de ces agressions sexuelles, mais à partir du moment où il va être interrogé sur ce sujet, il doit reprendre sa liberté de parole », a justifié le candidat des Verts. Du côté du gouvernement, Gabriel Attal, porte-parole de l'exécutif, a évoqué « des témoignages poignants, voire glaçants ». La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, qui l'avait défendu en 2018 en le qualifiant « d'homme charmant » dans un plaidoyer, s'est expliquée, le 26 novembre dernier, sur les ondes de Sud Radio, en souhaitant cette fois « que justice soit rendue ». Enfin le chef de l’Etat a insisté lors d’un Conseil des ministres sur l'importance « de faciliter et d'accompagner la libération de la parole, le recueil des plaintes, l’efficacité de la justice » tout en ajoutant que « la position du gouvernement sur ce sujet est constante. Nous n'accepterons jamais une société de l’opacité ou de la complaisance. Et nous ne voulons pas non plus d'une société de l’inquisition ». Des propos qui ne sont pas passés auprès des femmes s’étant déclarées victimes de violences sexuelles de la part de Nicolas Hulot et de Patrick Poivre d'Arvor. Quatorze d’entre elles ont publié une tribune dans Le Monde dans laquelle elles interrogent : « Quel est le rapport entre nos récits et l’Inquisition ? » DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

78 - JO : BIDEN BOYCOTTE, PÉKIN S'ÉNERVE – 11/12/2021

 Invités FRÉDÉRIC ENCEL Docteur en géopolitique  ALICE EKMAN Analyste responsable de l'Asie Institut des études de sécurité de l'Union européenne SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l’IRIS Institut des Relations Internationales et Stratégiques  ANTHONY BELLANGER Journaliste, spécialiste des questions internationales - « France Inter » Boycott des JO de Pékin « Ne plus faire comme si de rien était ». Dans la justification de son boycott des prochains JO de Pékin, la Maison Blanche pointe à nouveau du doigt les violations des droits humains par l'empire du Milieu. Une allusion à la province du Xinjiang évidemment, où la communauté Ouïghoure est persécutée depuis plusieurs années. Ce boycott, s'il est suivi par quatre autre pays (Canada, Nouvelle-Zélande, Australie, Royaume-Uni), ne convainc pour l'instant pas Emmanuel Macron. Le président de la République juge en effet cette décision « petite » puisque purement diplomatique, les athlètes américains étant tout de même envoyés aux compétitions. À son Sommet pour la démocratie, Joe Biden a aussi fait le choix de ne pas inviter la Chine. Une façon de plus de souligner sa lutte contre les dictatures. Avec ce sommet, le président américain réunissait virtuellement cette semaine 110 pays et ONG. « Que les États-Unis s'autorisent à définir quel pays est démocratique et quel pays ne l'est pas relève d'une mentalité de Guerre froide », a alors répondu l'ambassadeur chinois aux Etats-Unis, Qin Gang. En Europe, les défis face la Chine sont pris à bras le corps là aussi. Le 1er décembre dernier, Ursula von der Leyen a annoncé un plan de 300 milliards d'euros, intitulé Global Getaway, pour contrer les nouvelles « Routes de la soie » lancées par Xi Jinping depuis 2013. « Ce programme vise à tisser des liens et non à créer des dépendances », a expliqué la présidente de la Commission européenne, sans toutefois mentionner la Chine. Le cas du Monténégro est un exemple récent de ces nouvelles dépendances à Pékin. La Chine y a financé un tronçon de 42 km d’autoroute. Lourdement endetté, l'état des Balkans a risqué de voir la Xi Jinping mettre la main sur une partie du pays. Pour endiguer cela, l’UE veut donc financer des infrastructures physiques permettant de renforcer les réseaux numériques, de transport et d’énergie. Pendant ce temps-là, en Nouvelle-Calédonie, on vote ce dimanche 12 décembre une nouvelle fois pour ou contre l'indépendance. Un référendum suivi de près par Paris et... Pékin. Car un retrait de la France serait une aubaine pour la Chine. À travers d'éventuelles aides ou investissements dans les infrastructures, celle-ci pourrait accentuer son contrôle de la zone indo-Pacifique. Alors, quelles conséquences peut avoir le boycott diplomatique des JO par certains états ? Comment l'Europe peut-elle lutter contre l'expansionnisme chinois ? La mainmise de Pékin sur la Nouvelle-Calédonie est-elle évitable en cas d'indépendance du territoire ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

77 - ZEMMOUR / LE MAIRE : LES LEÇONS D'UN CLASH – 10/12/2021

 Invités : DOMINIQUE SEUX Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos » ISABELLE DE GAULMYN Rédactrice en chef - « La Croix » GUILLAUME DARET   Grand reporter au service politique – « France Télévisions » MATHIEU PLANE Économiste Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE) C'était sa première émission politique depuis qu'il s'est officiellement présenté à l'élection présidentielle 2022. Éric Zemmour était, ce jeudi 9 décembre, l'invité de l'émission de France 2 « Elysée 2022 ». Un rendez-vous politique suivi par 2,84 millions de téléspectateurs au cours duquel le candidat d’extrême droite a notamment présenté les grands axes de son programme économique, lors d’un débat avec le ministre de l'Economie Bruno le Maire. Alors que propose-t-il à ce sujet ?   Tout d’abord, l’ancien polémiste insiste sur sa volonté de baisser la CSG sur les bas salaires. Objectif : 100 euros net de plus au niveau du smic, soit « un treizième mois ». Une annonce qui a fait bondir le locataire de Bercy. Rappelant que la CSG n’est pas une cotisation mais un impôt, et que « tout le monde doit être à égalité devant l'impôt », Bruno le Maire a prévenu que le Conseil constitutionnel retoquerait un tel dispositif. « Ce n'est pas le Conseil constitutionnel qui dirigera », a rétorqué Éric Zemmour, avant d’évoquer une remise en cause du pouvoir de l’institution créée par la Constitution française de 1958.  Sur les questions fiscales, le candidat à l’élection présidentielle souhaite également réduire les impôts de production, étendre le champ d’application de l’impôt réduit sur les sociétés ainsi qu’une exonération des droits de succession sur les transmissions d’entreprises familiales. Par ailleurs, il souhaite exonérer la résidence principale de l’impôt sur la fortune et les jeunes primo-accédants d'un bien immobilier des frais de notaire, dans la limite d'un achat de 250 000 euros.   Côté financement, Éric Zemmour entend relevé l’âge de la retraite à 64 ans. Il dit aussi vouloir supprimer les allocations sociales non contributives données aux étrangers, qu'il s'agisse du RSA, des allocations sociales ou du minimum vieillesse, pour ne citer que quelques exemples. 20 milliards de recettes, selon les calculs avancés par le candidat. Mais aucun organisme public ne dispose des données nécessaires à une addition précise et son équipe reconnaît elle-même qu'elle a dû faire des « hypothèses ». Bruno Le Maire, de son côté, a estimé que les recettes d'une diminution de la distribution des allocations sociales à 6 milliards d’euros.   Le débat s'est ensuite envenimé lorsque les deux hommes ont échangé sur l'état du pays, sur son histoire, sur leur conception de la nation, sur l’islam et l’immigration.   Régulièrement évoquée dans la campagne électorale française, la question de l’immigration est également un sujet prioritaire pour le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz en visite ce vendredi à Paris. La coalition qui se met en place à Berlin vient en effet de dire qu’elle souhaitait favoriser une politique migratoire « prévoyante et réaliste ». A l'opposé du débat français, cette nouvelle politique est totalement découplée des dossiers sécuritaire et identitaire, au profit d'une réflexion à long terme sur les besoins en main-d'œuvre de l'Allemagne. En effet, le pays vieillit et le nombre de personnes en âge de travailler diminue inexorablement. Des milliers d´aide-malades et d´assistants médicaux manquent déjà dans les hôpitaux. Et partout des agences d´embauche sont à la recherche de spécialistes dans la plomberie, l´installation-sanitaire, l´électricité-bâtiment, la mécanique-auto qualifiée etc… Cet été, l'Agence fédérale pour l'emploi a chiffré à 400.000 le nombre de migrants qui devraient entrer dans le pays chaque année, et pendant dix ans, pour que la croissance économique allemande soit maintenue. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

76 - LE PARI FOU D'HIDALGO – 09/12/21

LE PARI FOU D'HIDALGO – 09/12/21 Invités CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique Directeur de la rédaction - « Franc-Tireur » CARL MEEUS Rédacteur en chef - « Le Figaro Magazine » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » FRÉDÉRIC SAWICKI Professeur de science politique - Paris 1 Panthéon-Sorbonne Au terme d’une journée à rebondissements, la socialiste Anne Hidalgo a appelé hier soir à l'organisation d'une primaire pour désigner un candidat unique à gauche pour la présidentielle. « Cette gauche fracturée, qui aujourd’hui désespère nos concitoyens, doit se retrouver et se rassembler pour gouverner », a déclaré la maire de Paris sur le plateau du 20h de TF1. « Le temps est venu de ce rassemblement », a estimé la candidate du PS, à la peine dans les sondages depuis plusieurs semaines.   Mais sa proposition à quatre mois de l’élection a déjà fait flop. Hormis le partisan de la Remontada Arnaud Montebourg qui avait fait un peu plus tôt dans la journée un appel similaire, en « offrant » sa candidature à « un projet commun », l’idée d’une primaire est loin de faire l’unanimité à gauche. « Anne Hidalgo ne peut pas nous proposer la machine à perdre que le PS a inauguré en 2016 », a déclaré sur franceinfo Eric Coquerel, député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis. C'est la « proposition de la dernière chance pour elle », a également raillé la députée Insoumise Danièle Obono à l'AFP. « Participer à une primaire pour poser la question des personnes, ce n’est pas le choix que nous voulons faire », a réagi Fabien Roussel, le candidat du PCF. Même refus net aussi chez les écologistes. « Elle prend acte de l’impasse de sa candidature. Il y a une volonté de sortir de l’impasse par une proposition surprise, mais ce n’est pas le choix des écologistes », a déclaré le candidat écologiste sur Europe1. « Je ne participerai pas à une primaire de la gauche parce que l’élection c’est dans quatre mois et demi et il faut être sérieux », a-t-il ajouté.   Difficile dans ces conditions d’imaginer un rassemblement. Pour autant du côté des organisateurs de la Primaire populaire, on veut encore y croire. Lancée en juillet, cette primaire citoyenne vise à départager les différents candidats de gauche via un vote des citoyens et citoyennes initialement prévu du 13 au 16 janvier. Longtemps balayé, par les prétendants à l’Elysée et la candidate socialiste elle-même, malgré les appels du pied et la force fournie par les plus de 240 000 soutiens récoltés par l’initiative (dont 30 000 depuis le 1er décembre), ce projet pourrait connaître un nouveau souffle après les déclarations de la candidate PS. Et ce alors que la gauche se retrouve aujourd’hui à un niveau très faible dans les sondages. L’addition des intentions de vote de tous les candidats situés à la gauche d’Emmanuel Macron atteindrait à peine 25 % dans les enquêtes d’opinion.   Une réalité qui désole nombre de sympathisants de gauche, désabusés, mais que l’on entend bien exploiter du côté de la macronie. Pas encore officiellement candidat, le chef de l’Etat multiplie les déplacements ces dernières semaines pour répondre aux procès en déconnexion et en arrogance qui lui sont intentés depuis quatre ans et demi. Il s’est ainsi rendu mardi dans le Cher pour deux jours consacrés aux « problèmes du quotidien », notamment dans les villes petites et moyennes des départements ruraux. Une campagne dans les territoires avant de présenter ce jeudi les priorités de la présidence française du Conseil de l'Union européenne qui débutera le 1er janvier 2022, lors d’une conférence de presse. Sa deuxième, seulement, en quatre ans. Difficile, dans ce contexte, d’imaginer les journalistes ne pas saisir cette rare occasion pour interroger Emmanuel Macron sur des questions sanitaires et de politiques, notamment sur sa propre candidature. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

75 - PÉCRESSE : LA DROITE PEUT-ELLE Y CROIRE ? – 08/12/21

PÉCRESSE : LA DROITE PEUT-ELLE Y CROIRE ? – 08/12/21 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » VANESSA SCHNEIDER Grand reporter « Le Monde » MARION VAN RENTERGHEM Grand reporter « L’Express » VINCENT MARTIGNY Professeur en science politique Université de Nice et École Polytechnique Au lendemain du congrès des Républicains, et de sa désignation comme candidate pour l’élection présidentielle, Valérie Pécresse s'envole dans les sondages. Mardi pour la première fois, une enquête Elabe pour BFMTV et L’Express a donné la présidente du conseil régional d’Île-de-France gagnante au second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron. Elle est créditée de 20 % d’intentions de vote au premier, soit 11 points de plus que dans la précédente étude de cet institut. Lundi, un sondage Ifop pour LCI et Le Figaro créditait la candidate LR de 17 % d’intentions de vote au premier tour, à jeu égal avec Marine Le Pen. Un résultat en hausse de 9 points par rapport à la précédente enquête, réalisée un mois plus tôt.   Une progression qui fait sourire sur les bancs de la droite. Mais pas question pour autant de crier victoire trop vite. L’histoire récente a montré que le soufflé peut aussi retomber rapidement. Ainsi lors de la dernière élection présidentielle, François Fillon avait gagné 10 points d’un coup, après avoir été désigné candidat de la droite. Scénario similaire pour Benoît Hamon qui avait effectué une percée après sa désignation par le Parti socialiste. Il avait même approché les 18 % d’intentions de vote avant finalement de réunir seulement 6 % des suffrages au premier tour du scrutin.   Alors pour l’heure, chez LR, l’objectif est surtout de ne pas casser la dynamique de la primaire. Et attention à ceux qui voudraient sortir du rang. Les deux vice-présidents de LR, Guillaume Peltier et Gaël Perdriau, ont été démis mardi de leur fonction à l’issue du comité stratégie du parti. Le premier pour avoir déclaré qu’il n’était « pas insensible » au discours d’Éric Zemmour en publiant un tweet après le meeting du candidat d’extrême droite à Villepinte. Le second pour avoir annoncé sur RTL qu’il ne voterait pas pour Valérie Pécresse, ni Éric Ciotti. Désormais chez LR le mot d’ordre est clair : « Tous derrière Pécresse » pour battre Emmanuel Macron.   Du côté de la macronie, si l’on s’attendait plutôt à affronter Xavier Bertrand ou Michel Barnier, la riposte ne s’est également pas fait attendre. Certains, comme Gabriel Attal, ont mis en avant les accents « droitiers » ou conservateurs de Valérie Pécresse, rappelant le soutien passé de la candidate LR à la Manif pour tous. Le patron des députés LREM Christophe Castaner a lui ciblé la candidate d'une « droite rabougrie, extrême-droitisée ». Le député LREM Sacha Houlié a fustigé « un concentré du pire de la droite », raillant « le programme sur l'immigration de Ciotti, la vision « sociale » de Thatcher » ou encore « la même aversion pour la fonction publique que Fillon ». A l'inverse, Bruno Le Maire a lâché qu'il est « possible que Valérie Pécresse soit plus proche d'Emmanuel Macron que d'Eric Ciotti ».   Alors qui est Valérie Pécresse ? Quel est son parcours politique et son programme ? Comment interpréter sa progression dans les sondages ? Enfin comment fonctionne le parrainage des candidats ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

74 - COVID : LES HÔPITAUX SONNENT L’ALERTE ! – 07/12/21

COVID : LES HÔPITAUX SONNENT L’ALERTE ! – 07/12/21 Invités EVE ROGER Directrice adjointe de la rédaction « Le Parisien - Aujourd’hui en France » PR PHILIPPE AMOUYEL Épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille PR BERTRAND GUIDET Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine DR AGNÈS RICARD-HIBON Cheffe de service du SAMU 95 Ancienne présidente de la Société Française de Médecine d’Urgence Alors que les fêtes de fin d'année approchent, et que les indicateurs de l'épidémie de Covid-19 continuent de s'emballer dans le pays, le Premier ministre a appelé ce lundi les Français à faire preuve de « lucidité » et de « vigilance sans céder à l’affolement ». L’heure est grave mais « des mesures de jauges, de couvre-feu ou de confinement seraient disproportionnées », a indiqué Jean Castex à l’issue d’un nouveau Conseil de défense sanitaire. Pour endiguer la cinquième vague et sauver Noël, ce sera fermeture des discothèques pour quatre semaines, retour des gestes barrières et de la distanciation sociale, incitation au télétravail 2 à 3 jours par semaine partout où c'est possible, évolution du protocole sanitaire à l’école et surtout accélération de la campagne de vaccination avec ouverture aux enfants dès que possible. Ainsi pour les 360 000 enfants « à risque » de développer des formes graves du virus, la vaccination qui a déjà reçu le feu vert de la Haute autorité de santé (HAS) « commencera dès le 15 décembre ». Et « nous projetons de pouvoir l’ouvrir à tous les enfants, sur la base évidemment du volontariat possible d’ici la fin de l’année », a indiqué le chef du gouvernement. « Nous disposons de tous les feux verts des autorités sanitaires et même de recommandations des autorités sanitaires pour ouvrir sans tarder la vaccination pour les 5 à 11 ans qui sont atteints de maladies chroniques, qui les expose à des risques, des formes graves », a précisé Olivier Véran, comme les enfants qui souffrent d’obésité et d’anomalies cardiaques, respiratoires, de diabète. Par ailleurs, sous réserve de la validation finale par les autorités sanitaires, le gouvernement organise « toute la logistique avec les centres et avec la médecine de ville pour pouvoir le moment venu commencer sans délai à vacciner les autres enfants, c’est-à-dire environ 6 millions d’enfants âgés de 5 à 11 ans. En pratique, cela pourrait commencer aux alentours du 20 décembre » a indiqué le ministre de la Santé. D’autre part, afin de faciliter l’accès à la vaccination, 300 centres vont rouvrir dans le pays, soit huit millions de créneaux supplémentaires avant la fin décembre. Les plus de 65 ans et les non-vaccinés pourront désormais s’y rendre sans rendez-vous car le « combat pour la 3e dose ne doit pas nous faire oublier celui de la primo-vaccination (…) Aujourd'hui, les personnes hospitalisées sont très souvent des personnes non-vaccinées » a indiqué le chef du gouvernement, avant de rappeler chacun à la responsabilité : « Jusqu'aux fêtes de fin d'année, on lève le pied » sur « les évènements festifs et conviviaux dans les sphères professionnelles et privées » où « les risques de contaminations sont les plus élevés ».   En une semaine, le taux d'incidence a continué de progresser, passant à 400 ce week-end, contre moins de 200 la semaine précédente. 12 096 personnes sont actuellement hospitalisées pour une infection au Covid-19 (+524 en 24h). Cela représente une augmentation de 23 % en une semaine.  Parmi ces malades, 2191 sont pris en charge dans les services de soins critiques (+125 en 24h), le plan blanc a été activé dans les hôpitaux de Strasbourg, Rennes, Lille, Colmar, Lyon, Marseille et ceux de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, déjà confrontés à une « très forte tension ». Alors les mesures annoncées par le gouvernement seront-elles suffisantes pour faire face à la 5e vague ? Quelle est la situation dans les hôpitaux ? Faut-il craindre une saturation des services de soins critiques ? Que sait-on du variant Omicron ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

73 - DROITES : LA BATAILLE EST LANCÉE ! – 06/12/21

DROITES : LA BATAILLE EST LANCÉE ! – 06/12/21 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » NEILA LATROUS Journaliste politique - « France Info » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » BRUNO CAUTRÈS Politologue – Chercheur au CNRS C'est un premier déplacement tout en symboles pour Valérie Pécresse. La candidate de la droite pour la présidentielle, tout juste désignée, s’est rendue ce lundi à Saint-Martin-Vésubie, dans les Alpes-Maritimes, sur les terres de son récent rival Éric Ciotti. Un choix déterminé par l'histoire de cette commune, village des « Justes parmi les Nations », meurtrie par la tempête Alex et les inondations d'il y a un an, a expliqué Valérie Pécresse. Mais cette visite dans le village natal d’Eric Ciotti est aussi une façon de « montrer la place qu'il a pris avec sa très belle campagne et la place que ses idées aussi auront dans ma campagne ». L’enjeu de cette journée est ainsi surtout de montrer l'union entre les deux finalistes de la primaire. D’autant que vingt-quatre heures seulement après les résultats de la primaire, le rassemblement a connu déjà quelques remous.   Dès dimanche, en effet, Éric Ciotti avait estimé que Valérie Pécresse n'avait pas envoyé « un bon message » alors que la candidate avait indiqué le samedi soir sur TF1 qu'elle ne reprendrait pas à son compte certaines de ses propositions phares, comme la création d'un Guantanamo à la française ou la priorité nationale pour les emplois. Il avait également annoncé dans la foulée la création de son mouvement au sein des Républicains, baptisé « À droite ! ».  Une façon pour le concurrent du second tour du Congrès LR d’envoyer un message clair : il compte peser au maximum et imposer ses idées dans la campagne des Républicains.   Ce lundi, la candidate des Républicains a donc voulu rassurer. Invitée sur France Inter , elle a rappelé qu’« Éric Ciotti aura évidemment une place spéciale et singulière dans ma campagne parce qu'il incarne cette ‘droite Pasqua' que nous devons mettre à l'honneur ». « Aller dans le village d’Éric Ciotti pour mon premier déplacement, c’est prendre en compte la place qu’il a pris, et que ses idées ont pris » a-t-elle expliqué, ajoutant toutefois : « mon projet ne sera pas édulcoré. Il peut être enrichi, pimenté mais pas dénaturé par les propositions de mes autres camarades candidats (…) Les militants ont tranché très clairement pour mon projet ». De son côté, Eric Ciotti  a affirmé ce lundi lors de ce déplacement souhaiter « ardemment la victoire » de Valérie Pécresse.   Reste que la campagne s’annonce encore longue et complexe pour la candidate LR qui va devoir réussir à conserver ou séduire le centre-droit tenté par la macronie, tout en parvenant à faire une place à la droite radicale d'Éric Ciotti, dont les électeurs font l’objet de toutes les convoitises à l’extrême droite. La candidate du RN à la présidentielle Marine Le Pen a ainsi appelé les électeurs LR « déçus » par la désignation de Valérie Pécresse, à la rejoindre. « Nous pouvons faire ensemble des choses inoubliables. Nous allons les faire », a lancé Eric Zemmour dans un courrier leur étant adressé à la veille de son meeting dimanche à Villepinte. Un premier grand rassemblement qui se voulait une démonstration de force pour le candidat d’extrême droite en baisse dans les sondages : environ 11 000 personnes rassemblées, 1h30 de discours, beaucoup de tensions dans les mots de l'ancien polémiste, mais aussi dans la salle. Des journalistes de l’émission Quotidien, hués et insultés, ont dû être exfiltrés, un homme a empoigné Eric Zemmour sur le chemin de la tribune, et des militants de SOS-Racisme ont été frappés à coups-de-poing et de chaises. Une enquête a été ouverte sur « les faits de violences commis à l’intérieur du meeting » a annoncé le parquet de Bobigny, ce lundi.   A gauche, Jean-Luc Mélenchon tenait lui aussi meeting à la Défense. Fustigeant les « partisans du grand affolement » et ceux du « grand démantèlement », le leader la France insoumise s’est présenté lui-même comme le candidat du « grand changement », a appelé la gauche au « combat » face à la droite et a lancé son « parlement de l'Union populaire ». Quand chez les écologistes Yannick Jadot a décidé de nommer la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, ancienne rivale lors de la primaire des écologistes, comme nouvelle porte-parole de sa campagne. Elle remplace à ce poste Matthieu Orphelin, un proche de l’ancien ministre Nicolas Hulot accusé de viol et agressions sexuelles, qui avait été mis « en retrait de ses responsabilités » le 27 novembre dernier. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

72 - PÉCRESSE : « LA DROITE EST DE RETOUR »… VRAIMENT ? - 04/12/21

PÉCRESSE : « LA DROITE EST DE RETOUR »… VRAIMENT ? - 04/12/21 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro » CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » ALEXANDRA SCHWARTZBROD Directrice adjointe de la rédaction – « Libération » PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences Po C’est désormais officiel, Valérie Pécresse portera la bannière des Républicains dans la course à l’Elysée. Elle a aujourd'hui été investie par le parti après avoir largement devancé son concurrent Éric Ciotti, en recueillant 60, 95% des suffrage. La présidente de la région Île-de-France apparaissait comme la favorite du second tour après l'appel de nombreux élus à voter en sa faveur. Parmi eux, les trois candidats déchus au premier tour, Xavier Bertrand, Michel Barnier et Philippe Juvin. Une nouvelle campagne débute donc pour le parti. Pour la candidate, « la droite républicaine est de retour. La droite des convictions. La droite des solutions. Notre rassemblement, je veux l’étendre à tous les Républicains sincères qui se reconnaîtront dans notre projet pour la France. Nous allons restaurer la fierté française et protéger les Français », a-t-elle déclaré, remerciant au passage ses adversaires malheureux. Le perdant du congrès LR Eric Ciotti, a lui salué la campagne de son adversaire. « Valérie vient de gagner cette élection, elle a désormais l’immense responsabilité d’amener notre famille politique vers la victoire. Ta campagne a été digne, puissante et audacieuse », a-t-il déclaré avant d'ajouter : « Je veux, demain, que nous conduisions tous les deux ensemble ce grand combat. »   Alors que le paysage politique s’est largement décanté cette semaine, reste encore pour les prétendants à l’investiture suprême à convaincre les électeurs. Mais cette échéance est encore loin de passionner tout le monde. A Carhaix, dans le Finistère, les jeunes regardent tout ça d'un œil un peu désabusé. Ils ont l’impression que personne, ni au gouvernement, ni dans l'opposition, ne s'intéresse à eux, notamment en matière d’emploi, de salaire, ou encore de mobilité. Les candidats auront donc du pain sur la planche pour ramener certains citoyens vers le vote.   L’autre fait politique de la semaine est l’officialisation de la candidature de l’ancien polémiste Éric Zemmour. Lui qui cherchait à se relancer après une séquence compliquée, ponctuée par un accrochage polémique à Marseille s’est à nouveau attiré de nombreuses critiques. En cause, son clip de campagne. Le candidat y a utilisé bon nombre d’extraits de films ou de vidéos, sans en demander l'autorisation aux créateurs. Plusieurs personnalités et ayants-droits, choqués de voir leur œuvre utilisée à des fins politiques, l’ont menacé de porter plainte. Le candidat s’est également emporté en direct à l’antenne de TF1 contre le journaliste Gilles Bouleau, l’accusant de ne pas l’avoir interrogé sur son programme. Pour trouver un second souffle, Eric Zemmour compte donc sur son premier meeting prévu ce dimanche à Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Il veut faire une démonstration de force. Près de 19 000 personnes se seraient déjà inscrites pour assister à cette réunion publique. Mais depuis quelques jours, de nombreux internautes appellent à s’inscrire à ce meeting… sans s’y rendre, afin de « saboter » l’entrée en campagne du candidat d’extrême droite.   Entre Emmanuel Macron et les deux candidats d'extrême-droite Marine Le Pen et Eric Zemmour, Valérie Pécresse parviendra-t-elle à s'imposer ? Comment ramener les citoyens vers le vote ? Après une entrée en campagne compliquée, Eric Zemmour va-t-il redresser la barre ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

71 - COVID : DE NOUVELLES RESTRICTIONS AVANT NOËL ? – 03/12/21

COVID : DE NOUVELLES RESTRICTIONS AVANT NOËL ? – 03/12/21 Invités Dr PATRICK PELLOUX Médecin urgentiste au SAMU de Paris Président de l'AMUF Dr DANIEL LÉVY-BRUHL Épidémiologiste - Santé publique France Pr ODILE LAUNAY Infectiologue – Hôpital Cochin CAROLINE TOURBE Journaliste sciences et médecine – « Le Point » Covid : de nouvelles restrictions avant Noël ? 48 000 nouvelles contaminations de Covid-19, 103 décès, 200 admissions en réanimation en 24 heures et des cas de variant Omicron qui se multiplient. 9 cas ont pour le moment été identifiés en France dans plusieurs régions, à la Réunion, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Île-de-France, dans les Pays de la Loire et en région Grand Est. Mais le variant Omicron « circule probablement depuis plusieurs semaines » a affirmé ce vendredi Olivier Véran, dans un contexte de cinquième vague qui commence à peser sur les hôpitaux. 1934 patients sont actuellement en soins critiques, soit le double d’il y a un mois, et la situation va empirer d’après le ministre de la Santé. Aujourd’hui « un malade est admis en réanimation toutes les dix minutes, jour et nuit (…) Les modèles Pasteur nous avaient dit que nous serions à 2000 patients Covid en réanimation le 5 décembre. Ce sera le cas probablement le 4 décembre, donc nous sommes sur les modèles, même un peu en avance. Et quand on regarde sur les mêmes modèles les perspectives sur les prochaines semaines, si rien ne change, le pic serait atteint fin janvier seulement avec un nombre de malades graves qui serait très important », a expliqué Olivier Véran   Cette cinquième vague est « particulièrement forte » et « la situation est préoccupante », a également affirmé hier soir Jean Castex revenu de son isolement après avoir été lui-même contaminé. Un nouveau Conseil de défense sanitaire se tiendra lundi « pour voir s'il y a lieu de prendre des mesures supplémentaires ».   Depuis plusieurs jours, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy et nombre de scientifiques estiment qu’il serait souhaitable d'accroître le travail à distance pour faire face à la cinquième vague et mettent également en avant les résultats de la dernière étude de l’Institut Pasteur sur les circonstances des contaminations. Celle-ci montre que la probabilité d'être infecté est démultipliée avec la fréquentation des bars en intérieur, des soirées privées mais aussi des transports. Ainsi le métro augmenterait de 20 % le risque de contamination, contre 30 % pour le train et la voiture partagée, 50 % pour le taxi et 70 % pour l'avion. D’autre part, la présence d’enfants dans l'entourage favoriserait les contaminations, de + 30 % si les enfants ont entre 11 et 15 ans à + 90 % s'il s'agit d'enfants de moins de 3 ans.   En attendant de connaître les décisions de l’exécutif lundi, les regards se tournent vers nos voisins européens qui eux continuent de durcir les restrictions sanitaires. Aux Pays-Bas, un couvre-feu nocturne a été mis en place de 17 h à 5 h. Les bars, restaurants et la plupart des commerces sont fermés pendant ces horaires. De son côté, l’Allemagne a décidé jeudi d’un tour de vis drastique à l’encontre des personnes non vaccinées contre le Covid-19. Déjà soumises à des restrictions depuis quelques semaines, ces dernières n’auront désormais plus accès, sur l’ensemble du territoire, aux bars, restaurants, théâtres, cinémas, salles de spectacle ou de sport. Elles ne pourront pas non plus pénétrer dans les commerces non essentiels et les marchés de Noël. Enfin, elles devront limiter leurs contacts – à domicile ou à l’extérieur – à deux autres personnes maximum d’un autre foyer.   Alors quelle est la situation sanitaire en France ? Quels sont les lieux les plus à risque ? Quelles pourraient être les mesures décidées par le gouvernement pour enrayer le cinquième vague  ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

70 - CIOTTI-PÉCRESSE : LA SURPRISE DES LR ! – 02/12/21

CIOTTI-PÉCRESSE : LA SURPRISE DES LR ! – 02/12/21 Invités DOMINIQUE REYNIÉ Directeur général de Fondapol - Fondation pour l’innovation politique   SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne »   BERNARD SANANÈS Politologue – Président de l’Institut de sondages Elabe GÉRALDINE WOESSNER Journaliste – « Le Point » Bientôt la fin du suspense chez LR, mais déjà des surprises ! Après deux mois de campagne interne, quatre débats télévisés, un tour de France des cinq candidats, les adhérents ont tranché : le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti est arrivé en tête des suffrages du premier tour de la primaire interne avec 25,59 % des voix, suivi de près par la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse avec 25 % des votes, a annoncé le président du parti, Christian Jacob. Les résultats ont été très serrés : en troisième position, Michel Barnier a obtenu 23,93 % des voix, suivi par Xavier Bertrand avec 22,36 % des scrutins et Philippe Juvin avec 3,13 % des voix. Les deux finalistes n'ont que quelques heures pour boucler les tractations de l'entre-deux-tours et déposer leur profession de foi à 17h. Les 140 000 adhérents LR étant appelés à voter pour le second tour dès vendredi 8 heures jusqu’à samedi 14 heures. Le nom du candidat de la droite à la présidentielle sera ensuite annoncé dans la foulée par le président du parti. Du côté du RN, la primaire LR est suivie de près et l’heure est à l’accélération de la campagne. Ainsi près avoir été donnée pendant plusieurs semaines au coude-à-coude avec Éric Zemmour dans les sondages, Marine Le Pen, ragaillardie par les dernières enquêtes qui la créditent de 20 % à 22 % des intentions de vote loin devant Éric Zemmour et le candidat LR, poursuit son offensive dans les médias et sur le terrain pour relancer son duel avec Emmanuel Macron. Dans un entretien au Parisien, publié ce jeudi, la candidate du Rassemblement national affirme ainsi vouloir faire « l’inverse » de la politique du chef de l’Etat concernant l’imposition des foyers les plus fortunés, et propose de remplacer l’IFI par un « impôt sur la fortune financière » dont seraient exonérés la résidence principale des foyers fiscaux ainsi que de celle des œuvres d’art acquises depuis plus de dix ans. « Je fais le choix de l’enracinement contre la spéculation, là où Emmanuel Macron a fait un peu le choix inverse », dit la candidate d’extrême droite qui entend, en revanche, maintenir l’actuelle « flat tax » sur les revenus du capital. Parallèlement, celle qui avait lancé sa campagne présidentielle en septembre dernier sur le thème du pouvoir d’achat, ne déroge pas aux fondamentaux du RN, la sécurité et l’immigration, une fois encore au centre ce jeudi d’une conférence de presse.   Quand au sein de la majorité présidentielle, les grandes manœuvres se poursuivent. Après deux ans de discussions, La République en marche (LRM), le MoDem, Agir et Horizons ont lancé une association politique commune pour préparer la présidentielle et les législatives de 2022 lundi soir à Paris. Un rendez-vous qui a mobilisé l’ensemble ou presque du gouvernement et des dirigeants de la majorité et qui avait dans son viseur, notamment le congrès du parti Les Républicains (LR). La formation de droite a en effet eu droit à plusieurs flèches acérées. Notamment de la part du Premier ministre, Jean Castex, qui, dans un enregistrement vidéo, a accusé « une partie de la droite de se laisser aller vers l’extrême droite ». « Dans cette campagne électorale, on nous dira qu’il faut craindre le « grand remplacement », redouter le cruel déclassement », a renchéri par ailleurs son prédécesseur, Edouard Philippe, qui ne savait pas encore que le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour allait se déclarer candidat le lendemain. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

69 - CLASH, CLIP : OÙ VA ZEMMOUR ? – 01/12/21

CLASH, CLIP : OÙ VA ZEMMOUR ? – 01/12/21 Invités NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique – « France Télévisions » VINCENT MARTIGNY Professeur en science politique Université de Nice et Polytechnique ÉTIENNE GIRARD Rédacteur en chef du service société – « L’Express » Auteur de « Le Radicalisé » IVANNE TRIPPENBACH Journaliste politique – « Le Monde » Quelques heures après avoir officialisé sa candidature à l’élection présidentielle à la mi-journée sur les réseaux sociaux, Éric Zemmour était l'invité mardi soir de la grand-messe télévisée du 20 heures de TF1. Une première interview sur laquelle comptait le tout nouveau candidat pour apparaître plus souriant, plus humain avait confié quelques heures plus tôt son entourage. Mais sur le plateau l’ancien chroniqueur de CNews a finalement semblé mal à l’aise, contraint de se justifier sur sa vidéo de candidature et l’utilisation d’images non autorisées. Plusieurs organisations audiovisuelles et personnalités, comme Eric Besson, Jacques Attali, Valérie Trierweiler, le distributeur Gaumont, la chaîne France 24, envisagent d’engager des poursuites judiciaires et ont demandé le retrait immédiat des images dans le clip de campagne.   Interrogé à ce sujet sur le plateau du 20 heures de TF1, le polémiste d’extrême droite a balayé d'un revers de main des « querelles de juristes dont il ne s’occupe pas ». Quant au doigt d’honneur adressé ce week-end à une passante à Marseille « c’est un geste pas très élégant mais en tout cas qui correspondait bien à l’exaspération de cette folle journée ». Agacé par les questions de Gilles Bouleau, Eric Zemmour a même fini par s’emporter en fin d’entretien, demandant au journaliste de l’« interroger sur son projet et son statut, pas sur ce qu’il a déjà écrit ». Le tout nouveau candidat qui n’a pas du tout apprécié l’exercice a aussi poursuivi ses reproches après l’interview qualifiant Gilles Bouleau de « procureur » et de « mauvaise foi » alors que « devant les autres, il s’efface, poliment, humblement, parfois de façon larvaire ». « Le journaliste a la liberté de ses questions, l’invité de ses réponses », a réagi TF1 : « Gilles Bouleau a mené cette interview sans complaisance ni animosité comme avec chacun de ses invités ».   Alors trois jours après la polémique sur le doigt d’honneur, Éric Zemmour a-t-il du mal à enfiler le costume de candidat ?  C’est du moins ce qu’estiment nombre de politiques qui lui ont signalé ces dernières heures par voie médiatique. « Éric se trompe de faire ce procès à ce présentateur de télévision, qui aurait pu être beaucoup plus agressif qu’il ne l’était », a ainsi réagi Robert Ménard, proche du polémiste d’extrême droite. « Le rôle des journalistes - et j’en suis victime souvent -, c’est de vous bousculer, c’est très désagréable, mais c’est comme ça », a ajouté le maire de Béziers. « Venant de lui, qui ne se gêne pas pour bousculer les autres. Je trouve que là, il se trompe de cible. » De son côté, le porte-parole du FN Sébastien Chenu a estimé qu’« Eric Zemmour n’est pas en capacité de se qualifier pour le second tour. […] Il y a un problème de maîtrise de soi et de sérieux dans cette candidature. Éric Zemmour a du mal à installer une crédibilité, on ne le voit pas comme un homme politique, encore moins comme un président de la République ». « On peut se poser des questions sur sa capacité à représenter notre pays et à occuper les plus hautes fonctions. […] Il nous a vendu qu’il était le Trump français. C’est un Trump commandé sur Wish » a réagi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.   Après plusieurs mois de campagne officieuse, tout en fracas, marquée par une envolée sondagière et des polémiques incessantes, Eric Zemmour est désormais officiellement lancé dans la course à l’Elysée. Mais après avoir connu une fulgurante percée, les nuages semblent désormais s’amonceler, avec des sondages en baisse à 13 %, des salles qui le refusent comme à Londres et Genève, une organisation fragile qui suscite des critiques en interne et des désistements. Jusqu'à celui cette semaine du soutien du financier Charles Gave, qui lui avait accordé un prêt de 300.000 euros.   Parallèlement, des voix s’interrogent sur le rôle de Bolloré dans l’émergence ces derniers mois d’Éric Zemmour. C’est le cas notamment de l’ancien chef d’Etat François Hollande qui, dans une interview publiée sur le site du quotidien italien Corriere della Sera, tranche sans ambages « Zemmour est le candidat d’un groupe audiovisuel », avant d’insister: « On reprochait à Silvio Berlusconi de mettre ses télés au service de sa carrière politique, mais maintenant, il y a un groupe privé, celui de Bolloré, qui a choisi Zemmour comme porte-parole de ses intérêts. »   Depuis quelques mois, l’industriel breton conquière quantité de médias qui, les uns après les autres, interpellent également au plus haut sommet de l’État. Ainsi le Sénat vient de lancer une commission d’enquête chargée de « mettre en lumière les processus ayant permis ou pouvant aboutir à une concentration dans les médias en France, et d'évaluer l'impact de cette concentration sur la démocratie ». La fusion annoncée entre TF1 et M6 (Bouygues - RTL Group) et le rapprochement éditorial des antennes de CNews et Europe 1 (Bolloré) seront notamment deux des dossiers au cœur des discussions réclamées par le groupe socialiste, écologiste et républicain de la chambre Haute. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

68 - 2022 : ZEMMOUR SE DÉCLARE, LR SE DÉCIDE – 30/11/21

2022 : ZEMMOUR SE DÉCLARE, LR SE DÉCIDE – 30/11/21 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » CAMILLE VIGOGNE LE COAT Journaliste politique - « L’Express » AURÉLIE HERBEMONT Journaliste politique - « RTL » BRICE TEINTURIER Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos Après plusieurs semaines d'une vraie-fausse campagne, Éric Zemmour a officialisé ce mardi 30 novembre sa candidature à l'élection présidentielle de 2022.  « Mes chers compatriotes, (...) Il n'est plus temps de réformer la France, mais de la sauver. C’est pourquoi j’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle. J’ai donc décidé de solliciter vos suffrages pour devenir votre président de la République (...) Vive la République, et surtout vive la France ! », a lancé le polémiste d’extrême droite dans une vidéo de près de 10 minutes publiée sur YouTube, dans laquelle il reprend les éléments visuels d’une scène bien connue, celle de l’appel du 18 juin du général de Gaulle : assis à un bureau, lisant ses notes face à un imposant micro. Le tout devant une bibliothèque, avec pour fond musical, l'allegretto de la 7e symphonie de Beethoven. Et pour illustrer les propos du candidat une vidéo choc représentant la France en proie à la violence, une France, selon lui, que l’on ne reconnaîtrait plus.   Sur le fond, l’ancien chroniqueur du Figaro et de CNews a attaqué pêle-mêle, les « gouvernants de droite comme de gauche », l’Union européenne, les juges, les technocrates, les journalistes, les « bien-pensants », les « islamogauchistes » ou encore les adeptes de la « théorie du genre », les accusant d’être responsables du « déclin de la France ». Il a également insisté sur le « sentiment de dépossession » qui touche selon lui « tous » les Français, évoqué l'immigration, qui n'est d'après lui « pas la cause » de tous les problèmes mais qui « les aggrave tous », et distillé des éléments de la théorie du « grand remplacement » forgée par l’écrivain français d’extrême droite Renaud Camus. Selon lui, les gouvernants qui se sont succédé depuis « des décennies » ont « caché la réalité de notre remplacement » et conduit le pays sur un « chemin funeste ». Ce pourquoi, assure-t-il « il a décidé de prendre notre destin en mains ».   A quatre mois et demi de l’élection, l’ancien journaliste est cette fois lancé officiellement dans la course à l’Elysée après une précampagne électrique, et au moment où sa dynamique a semblé s'enrayer ces derniers jours, après une succession de revers, de défections et de polémiques : il doit en effet composer avec des soutiens politiques et financiers qui se désistent, des difficultés pour trouver les 500 parrainages, les polémiques dont celle du doigt d'honneur adressé ce week-end à une passante à Marseille, et des sondages en baisse. Une dernière enquête Harris Interractive pour Challenges crédite ce mardi Éric Zemmour de 13 % des intentions de vote, loin derrière Marine Le Pen (19 %). Le même institut de sondage le donnait à 18 % il y a seulement quelques semaines.   Invité du 20h de TF1 ce mardi soir, le désormais candidat mise beaucoup sur la séquence qui s'ouvre devant lui pour inverser la tendance dans les sondages et parasiter au passage le processus d’investiture en cours au sein des Républicains (LR), qui départagent de mercredi à samedi leurs cinq prétendants. Ces derniers se retrouveront d’ailleurs ce soir sur France 2 pour débattre avant le vote des militants. Un dernier débat décisif pour convaincre les indécis encore nombreux avant le Congrès. Quand du côté des écologistes, l'affaire Hulot a provoqué un séisme samedi, avec l'annonce du départ de Mathieu Orphelin, pièce maîtresse de la campagne présidentielle de Yannick Jadot. Le porte-parole dans la campagne présidentielle écologiste a été « mis en retrait d'office » à la suite de l'enquête d'Envoyé spécial sur Nicolas Hulot, dont il est proche. Il a toutefois fait comprendre qu'il comptait déjà partir à cause de tensions internes. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

67 - OMICRON : "UN RISQUE TRÈS ÉLEVÉ" POUR LE MONDE – 29/11/21

OMICRON : "UN RISQUE TRÈS ÉLEVÉ" POUR LE MONDE – 29/11/21 Invités Pr BENJAMIN DAVIDO Infectiologue - Directeur de la médecine de crise du Covid-19 Hôpital Raymond-Poincaré Pr CHRISTINE ROUZIOUX Professeure émérite de virologie - Faculté de médecine Necker Membre de l’Académie de médecine et de pharmacie NICOLAS BERROD Journaliste « Le Parisien-Aujourd’hui en France » Dr FAÏZA BOSSY Médecin généraliste à Paris Pr ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève Épidémiologiste Directeur de l'Institut de santé globale - Université de Genève Le nouveau variant Omicron présente « un risque très élevé » au niveau mondial a alerté ce lundi l’OMS alors que de plus en plus de pays, en particulier en Europe, font état de cas avérés sur leur territoire. Découvert pour la première fois en Afrique du Sud la semaine dernière, ce variant du Covid-19 a déjà été détecté au Canada, en Australie, à Hong Kong, en Israël, en Allemagne, en République Tchèque, en Belgique, en Suisse, en Italie, aux Pays-Bas, au Danemark et au Royaume-Uni.   En France, « ce n’est plus qu’une question d’heure » a prévenu Olivier Véran. De fait, huit cas « possibles » ont été détectés, un séquençage est en cours mais l'analyse peut prendre « plusieurs jours » a expliqué le ministère. Les huit personnes ont séjourné en Afrique australe au cours des deux dernières semaines. Testées positives, elles ont été placées en quarantaine, comme leurs cas contacts. La France a également décidé, comme de nombreux pays dans le monde, de fermer ses frontières aux voyageurs venus d’Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Botswana, Zimbabwe, de Mozambique, de Namibie et d'Eswatini).  Quand d'autres ont opté pour des mesures encore plus draconiennes : Israël a décidé d’interdire l’entrée à tous les étrangers et le Maroc a suspendu tous les voyages aériens entrants en provenance du monde entier, pendant deux semaines à partir de ce lundi.   Face à l’inquiétude, le Conseil scientifique a donné une conférence de presse ce matin sur ce que l’on sait de ce nouveau variant. Pour l’heure beaucoup d’interrogations demeurent mais la fiche d’identité d’Omicron inquiète notamment à cause du nombre de mutations dans sa protéine Spike, la fameuse protéine qui permet au virus de pénétrer dans nos cellules. Seule affirmation à l’heure actuelle  : Omicron « serait plus transmissible ». En revanche est-il plus dangereux ? Il est beaucoup « trop tôt pour l’affirmer » et cela peut prendre plusieurs semaines pour le déterminer ont expliqué les scientifiques du Conseil et de l’OMS.   En attendant, le monde s’isole de l’Afrique australe et personne ne tient compte de l’appel de l’OMS pour que les frontières restent ouvertes. Ce qui pourrait, selon elle, dissuader de prochains pays de signaler de futurs variants. L’Afrique du Sud « a joué la transparence » et elle est en train de le payer a réagi le gouvernement sud-africain dénonçant des interdictions de voyager qui s’apparentent à « punir l’Afrique du Sud pour son séquençage génomique avancé et sa capacité à détecter de nouveaux variants plus rapidement ». D’après le président sud-africain « l’émergence du variant Omicron devrait être un coup de semonce à l’attention du monde : l’inégalité vaccinale ne peut plus durer ainsi. Au lieu d’interdire les voyages, les pays riches devraient plutôt sans attendre soutenir les efforts des pays en développement pour accéder à suffisamment de vaccins et à les produire au bénéfice de leur population ».   Des vaccins plutôt que la punition des frontières fermées ? Une réunion des ministres de la Santé du G7 a été convoquée en urgence, ce lundi, à Londres alors que la panique a gagné la planète et fait plonger ce week-end les bourses mondiales.  Mais que sait-on vraiment de ce variant ? Est-il plus contagieux, plus dangereux ? Assombrit-il l’horizon économique ? La panique mondiale est-elle justifiée ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

66 - GUADELOUPE : QUAND LE GOUVERNEMENT ÉVOQUE L’AUTONOMIE... - 27/11/21

 GUADELOUPE : QUAND LE GOUVERNEMENT ÉVOQUE L’AUTONOMIE... - 27/11/21 Invités GUILLAUME DARET Grand reporter au service politique – « France Télévisions » DAVID DELOS Journaliste au service Économie – « Franceinfo: » MARIE-CHRISTINE PONAMALÉ Rédactrice en chef – « Outremers 360° » ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale – « France 24 » Les nuits se suivent et se ressemblent en Guadeloupe. Voilà plusieurs jours que la mobilisation contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants a dégénéré en violences urbaines. Pharmacies et magasins pillés, policiers et journalistes essuyant des tirs à balles réelles… La situation est très tendue sur l’île. Dépassé par cette violente crise, le gouvernement, par la voix de son ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, s’est dit hier soir « prêt » à parler de l’autonomie de la Guadeloupe, aujourd’hui territoire possédant les compétences de département et de région. Dans une allocution télévisée, le ministre assure aux Guadeloupéens n’avoir « aucun tabou », alors que cette question de l’autonomie a été évoquée lors des réunions de ces derniers jours pour tenter de résoudre la crise. Une déclaration immédiatement pilonnée par l’opposition de droite et d’extrême droite, qui a dénoncé un recul ou un lâchage, voire même une tentative « d’acheter les indépendantistes radicaux » pour la candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle de 2022, Marine Le Pen. Sébastien Lecornu a également annoncé le financement de « 1 000 emplois aidés pour les jeunes, avec un accompagnement spécifique et une formation, dans le secteur non marchand, pour soutenir les collectivités ou les associations sociales, sportives, environnementales du territoire ».   Car si l’étincelle qui a mis le feu aux poudres est bien d’ordre sanitaire, le mouvement a très vite exprimé des revendications sociales. Et cela n’a rien d’étonnant. En Guadeloupe, 34,5 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté national, avec un fort taux de chômage (19 % de la population active), notamment chez les jeunes (35 % en 2020, contre une moyenne nationale de 20 %). Il y a tout juste douze ans, en 2009, un très puissant mouvement social avait déjà paralysé l’île.   Il faut également ajouter au tableau un profond sentiment de déconsidération de la part des gouvernants métropolitains. Un sentiment de trahison même. La population de l’île a été empoisonnée pendant des années par un dangereux pesticide employé dans les plantations de bananes, avec l’aval de l’Etat, et malgré les connaissances scientifiques des risques. 90% de la population est aujourd’hui contaminé. La population n’a donc qu’une confiance très relative envers les préconisations sanitaires de l’Etat, qui ne veut pas abandonner le passe sanitaire ni l’obligation vaccinale pour les soignants, dont l’échéance a tout de même été repoussée.   La situation actuelle se révèle être le résultat d’un autre réel grand problème : l’île est touchée de manière permanente par des pénuries d'eau. Une partie de la Guadeloupe n’est en effet pas bien approvisionnée en eau potable, soit parce que celle-ci est polluée, soit parce que les réseaux de distribution sont hors d’usage. Même des bâtiments publics, come des écoles primaires, sont touchés. De nombreux problèmes auxquels le gouvernement va devoir trouver des réponses pour amorcer une sortie de crise.   Quelle peut être l’issue de cette crise en Guadeloupe ? La Guadeloupe va-t-elle devenir un territoire autonome ? Comment résorber la crise sociale et le problème d’eau dans ce territoire ?  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

65 - L'AFFAIRE HULOT : LE CHOC - 26/11/21

 L'AFFAIRE HULOT : LE CHOC - 26/11/21 Invités  ASTRID DE VILLAINES Cheffe du service politique - « Huffington Post » ALIX BOUILHAGUET Éditorialiste politique - « France Télévisions » LORRAINE DE FOUCHER Journaliste - « Le Monde » FRÉDÉRIC DABI Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La fracture » Dans un numéro d' Envoyé spécial diffusé jeudi soir, plusieurs femmes – quatre, dont trois à visage découvert – ont témoigné contre l’ancien ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, l’accusant de viols et d’agressions sexuelles. Ces femmes ne se connaissent pas, elles ne se sont jamais rencontrées, est-il expliqué dans l’enquête réalisée par la journaliste Virginie Vilar, débutée en plein mouvement #MeToo, à l’automne 2017. Mais elles ont toutes pour point commun d’avoir croisé l’ex-vedette de TF1, lorsqu’elles étaient plus jeunes, et d’avoir gardé le silence pendant très longtemps sur les faits évoqués, tous prescrits et qui remonteraient pour certains à plus de 30 ans.   Depuis la diffusion de l’enquête, d’autres femmes ont également mis en cause Nicolas Hulot. Dans un courrier transmis à Envoyé spécial et publié sur le site de France Télévision, l'animatrice et comédienne belge Maureen Dor raconte avoir été agressée sexuellement par Nicolas Hulot, dans un hôtel de Bruxelles, en 1989 lorsqu’elle avait 18 ans. Ce matin l’ancienne militante Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) Pauline Lavaud a affirmé au micro de BFM-TV avoir été écartée de la campagne de Nicolas Hulot pour la primaire interne d'EELV en 2011 car « elle l'excitait trop », révélant ainsi l'identité de l'homme qu'elle évoquait anonymement dans un tweet posté en 2017 lors de l'éclatement de l'affaire #MeToo ou #BalanceTonPorc. Par ailleurs, la journaliste Elise Lucet a expliqué ce matin avoir eu « depuis, d'autres conversations avec des femmes qui n'ont pas encore témoigné, parce que ce n'est pas encore le moment pour elles. Ces femmes sont en train de réfléchir à savoir si elles vont témoigner. Et je pense qu'à un moment ou à un autre, elles témoigneront » a-t-elle indiqué.   « Nous ne laisserons traîner notre client dans la boue dans ces conditions » a réagi ce vendredi Alain Jakubowicz, l’avocat de l’ancien animateur télé qui réfute toutes les accusations dont il fait l’objet. Au micro de RTL, celui-ci a estimé que l'émission avait voulu « faire le procès de Nicolas Hulot et le condamner à vie ». « Les faits sont prescrits, Nicolas Hulot est à disposition des enquêteurs, mais le sujet n'est pas là. Une émission de service public a voulu faire le procès de Nicolas Hulot et le condamner à vie » a ajouté l'avocat. La veille, l’ancien ministre d’Emmanuel Macron s’était invité sur le plateau de BFM-TV pour annoncer son retrait définitif de la vie publique et dénoncer formellement « des accusations purement mensongères », des journalistes « procureurs ».  C’est la même défense qu’il avait utilisée, quatre ans plus tôt, en février 2018, au moment où le magazine Ebdo s’apprêtait à révéler une plainte pour viol qu’avait déposée contre lui, en 2008, Pascale Mitterrand, la petite fille de François Mitterrand, pour des faits survenus en 1997 mais prescrits (désormais fixée à vingt ans, la prescription était alors de dix ans en matière de viol). L’affaire avait alors été classée sans suite, comme c’est le cas lorsque les faits sont prescrits. Mais elle avait fait l’effet d’une déflagration a expliqué l'une des femmes qui a décidé de parler dans l’enquête diffusée sur France 2.   Une enquête et des accusations qui font également réagir la classe politique. En 2018, Marlène Schiappa, alors secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, avait défendu son collègue au gouvernement. Un « homme charmant » décrivait-elle. Hier, elle a nuancé ses propos et dit « espérer que la justice ouvrira une instruction s’il y a des éléments ». « La justice ne se rend pas les plateaux télé » a pour sa part réagi le garde des Sceaux, avant de préciser : si « les faits énoncés sont prescrits, cela n'interdit pas au parquet de mener une enquête pour recherche d'autres plaignants éventuels » sur des faits plus récents. La prescription des faits n’avait pas empêché, dans l’affaire Duhamel notamment, le parquet d’ouvrir une enquête préliminaire.     De son côté, la vice-présidente du Sénat et ancienne ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol a estimé que Nicolas Hulot « a bénéficié d'un soutien scandaleux de la part de tous ses collègues » au gouvernement en 2018. Les faits « personne ne les a contestés, le procureur ne mettait pas en cause les faits, il disait simplement qu'ils étaient prescrits ». « N'importe qui pouvait en déduire que les faits étaient réels » a déclaré la sénatrice (PS), signataire récemment avec près de 300 femmes politiques d’une tribune publiée dans Le Monde demandant ce que le monde politique  « assume ses responsabilités », écarte « les auteurs de violences sexuelles et sexistes de ses rangs » et fasse « preuve d'exemplarité dans les désignations ». « La parole des femmes s'est libérée, mais à quand une libération de l'écoute, une réelle prise en compte dans les partis politiques ? », questionnent-elles, avant de conclure : « Nous exigeons que le monde politique prenne enfin en compte le mouvement #MeToo. »  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

64 - 3e DOSE, MASQUE, PASSE… LES DÉCISIONS POUR "SAUVER LES FÊTES" - 25/11/21

3e DOSE, MASQUE, PASSE… LES DÉCISIONS POUR "SAUVER LES FÊTES" - 25/11/21 Invités CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique – « Les Echos » EVE ROGER Directrice adjointe de la rédaction « Le Parisien - Aujourd’hui en France » FANNY GUINOCHET Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales Pr PHILIPPE AMOUYEL Épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille Et voilà le retour de la traditionnelle intervention du jeudi. Comme au plus fort de la crise sanitaire, le ministre de la Santé s’est exprimé lors d’une conférence de presse, aux côtés de Jean-Michel Blanquer (Éducation nationale), et du directeur général de la Santé, le Pr. Jérôme Salomon. Ensemble, les trois hommes ont détaillé les mesures décidées hier en Conseil de défense pour lutter contre la cinquième vague de Covid-19, et tenter d'endiguer la circulation du virus dans le pays avant les fêtes de fin d'année. Port du masque de nouveau obligatoire dans tous les lieux publics à l’intérieur, test anti-Covid valable 24 heures, et non plus 72 heures, pour entrer dans un endroit soumis au passe sanitaire, appel au strict respect des gestes barrières, notamment à l’aération fréquente des pièces et surtout ouverture à partir de samedi de la vaccination de rappel à tous les Français de plus de 18 ans, dès 5 mois après la dernière injection.   Jusqu’à présent les plus de 65 ans pouvaient recevoir le rappel, ainsi que les personnes à risque et les soignants. Il était également prévu que les plus de 50 ans y aient accès à partir du 1er décembre. Finalement, le gouvernement a décidé de suivre l’avis rendu jeudi par la Haute autorité de santé (HAS). Un étude récente venue d’Israël a montré l’efficacité en vie réelle d’un rappel dès cinq mois. Dans cette course lancée contre cette 5e vague « qui sera plus longue et plus forte » a prévenu Olivier Véran, l’exécutif a donc choisi d’accélérer le calendrier vaccinal et de durcir le passe sanitaire qui sera conditionné à la dose de rappel dès le 15 janvier pour tous les adultes. Les seniors seront, eux, concernés dès le 15 décembre. Parallèlement, un nouveau renforcement des contrôles du passe dans les lieux recevant du public - notamment les bars, cafés et restaurants - va être mis en place. Enfin dans les écoles où les fermetures de classes se multiplient ces dernières semaines, le protocole va également évoluer. Désormais, un dépistage systématique des élèves aura lieu dès l'apparition d'un premier cas - ce qui est gratuit pour les mineurs -, et seuls les positifs devront rentrer chez eux, tandis que les négatifs pourront continuer à suivre leurs cours. Enfin aussi préoccupante soit-elle, la situation ne justifie pas le retour des restrictions de circulation appliquées entre le printemps 2020 et l'été 2021 a expliqué le ministre. Ainsi, aucune fermeture d'établissement n'est prévue à ce jour, pas plus qu'un retour du couvre-feu, ni un nouveau confinement. Toutefois dans les entreprises, l’inquiétude grandit de voir la relance économique impacter une nouvelle fois par l’épidémie.   Alors quel est le plan de bataille du gouvernement pour lutter contre la 5e vague de Covid-19 ? La reprise économique est-elle menacée ? Enfin pourquoi des pays comme l’Australie, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande abandonnent-ils la stratégie « zéro Covid » et pas la Chine ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

63 - 5e VAGUE : QU’EST-CE QUI NOUS ATTEND ? – 24/11/21

5e VAGUE : QU’EST-CE QUI NOUS ATTEND ? – 24/11/21 Invités DR JEAN-PAUL HAMON Président d’honneur de la Fédération des Médecins de France Auteur de « Qui veut la peau de nos généralistes ? » PR ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis Membre de l’Académie de médecine NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » SOPHIE AURENCHE Rédactrice en chef - « RTL »    Plus de 30 000 nouvelles contaminations de Covid-19 en 24 heures, dont le Premier ministre Jean Castex et la ministre de l'Insertion Brigitte Klinkert, un taux d’incidence qui flambe dans l’Hexagone avec désormais cinq départements dépassant le « seuil d'alerte maximale » et une dizaine tout près, 6000 classes fermées… « Cette cinquième vague démarre de façon fulgurante » a affirmé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, alors que se tient ce mercredi à l’Elysée un nouveau Conseil de défense sanitaire. Des annonces doivent être faites demain, jeudi, par le ministre de la Santé Olivier Véran lors d’une conférence de presse après consultation cet après-midi des forces politiques du pays.   A ce stade, s’il n’est absolument pas question de reconfinement ou de couvre-feu, l’exécutif travaillerait sur un calendrier des rappels de vaccin. Vendredi, la Haute Autorité de santé (HAS) a préconisé d'injecter une dose de rappel (le plus souvent une troisième dose) dès 40 ans, six mois après la vaccination complète. Deux autres organismes consultatifs, le Conseil scientifique et le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, sont allés encore plus loin, envisageant un rappel pour tous les adultes, puisque l'efficacité des vaccins contre l'infection baisse avec le temps. Par ailleurs, le gouvernement pourrait décider un renforcement du passe sanitaire, des gestes barrières, du port du masque en intérieur comme en extérieur. La mise place de jauges dans certains lieux accueillant du public pourrait venir renforcer les mesures anti-Covid.   Mais est-ce que cela suffira à faire refluer la vague ? Les hôpitaux risquent-ils la saturation ?  « Le flux d’hospitalisations a augmenté de 40 % sur la dernière semaine », a annoncé ce mercredi Gabriel Attal, mais pour le moment, « la situation est encore relativement contenue à l’hôpital ». « Les modélisations dont nous disposons, si elles prévoient une hausse importante de la tension hospitalière au cours des prochaines semaines, estiment que nous pouvons éviter la submersion à condition de poursuivre et d’amplifier nos efforts dans la vaccination, dans les gestes barrières et dans le passe sanitaire », a-t-il expliqué alors que des voix appellent depuis plusieurs jours à prendre des mesures pour endiguer l’épidémie, les regards tournés vers nos voisins européens et notamment l’Allemagne.   Outre-Rhin, « la situation est hautement dramatique» et les restrictions actuelles « ne sont plus suffisantes » a confié Angela Merkel quelques jours après la mise en œuvre dans le pays d’un durcissement des mesures contre les non-vaccinés. De son côté, le ministre de la Santé a averti que ses compatriotes seront « vaccinés, guéris ou morts » d’ici la fin de l’hiver en raison de la flambée actuelle des infections au Covid-19 dans le pays, et les a appelés à se faire vacciner « urgemment ». En Allemagne, où seulement 67,9 % de la population est complètement vaccinée, les unités de soins intensifs sont arrivées à saturation dans certains hôpitaux, notamment dans la Saxe, le Land où le taux de vaccination est le plus bas du pays, avec un peu moins de 60 % de la population.   Alors quelle est la situation sanitaire en France et en Allemagne ? Masque, passe sanitaire, 3e dose... Comment le gouvernement compte-t-il « sauver les fêtes de fin d'année » ? Grande oubliée du débat politique qui fait rage depuis la rentrée dans la perspective de la présidentielle de 2022, la crise sanitaire s’immisce dans les discours des candidats. Que proposent-ils ? Et comment mener une campagne électorale au temps du Covid ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

62 - PENG SHUAI : OÙ SONT LES DISPARUS DE PÉKIN ? – 23/11/21

PENG SHUAI : OÙ SONT LES DISPARUS DE PÉKIN ? – 23/11/21 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » PIERRE HASKI Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs » MARC JULIENNE Chercheur, responsable des activités Chine et Centre Asie - Institut Français des Relations Internationales Où est Peng Shuai ? C’est la question qui est posée massivement depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux et dans le débat public international par le monde du tennis, les chancelleries et même les Nations unies (ONU). La championne de tennis chinoise, ancienne n°1 mondiale en double, n’avait plus donné signe de vie depuis près de trois semaines. Avant sa disparition, elle avait publié un message sur un réseau social chinois accusant l’ancien vice-Premier ministre chinois Zhang Gaoli de viol. Très rapidement, son témoignage avait été effacé, son compte fermé et elle-même était invisible. Jusqu’à ce week-end où des vidéos et des images de la joueuse ont été publiées sur les réseaux sociaux par des journalistes proches du pouvoir de Pékin. Avec en point d’orgue, ce dimanche, un entretien vidéo avec Thomas Bach, le président du Comité olympique international.   Pour autant, cette réapparition, mise en scène par les médias chinois, ne semble pas avoir convaincu grand monde. Lundi, l’ambassade de France en Chine a même publié, en chinois, sur son compte Weibo, le Twitter chinois, un communiqué exprimant son « inquiétude sur le manque d’information au sujet de la situation de Peng Shuai ». « Nous appelons le gouvernement chinois à mettre en œuvre ses engagements à combattre la violence contre les femmes », précise l’ambassade. De son côté, l’association Human Rights Watch a accusé le CIO de relayer « la propagande d’Etat chinoise ». L’ONG a fait remarquer que le comité n’indique pas comment l’entretien diffusé dimanche a été réalisé et rappelle que « le gouvernement chinois fait disparaître des personnes dont les opinions ou la conduite sont vues comme problématiques, emploie des formes extralégales de détention et des tortures et publie des confessions forcées pour que des cas douteux apparaissent légitimes. Les autorités chinoises ont une longue habitude de réduire au silence les critiques, y compris les avocats des droits humains, les journalistes, les lauréats du prix Nobel de la paix » et d’autres personnalités « comme l’homme d’affaires milliardaire Jack Ma, la star Fan Bingbing et le chef d’Interpol, Meng Hongwei ».   La championne est en effet loin d’être la première personnalité chinoise à avoir disparu des radars. Mais cette affaire remet sur le devant de la scène ces étranges « disparitions forcées » de personnalités chinoises qui menacent le régime communiste, encore largement entourées de mystère. Et cette fois, il y a une importante mobilisation internationale. Alors est-ce que l’on est à un tournant ? Qu'arrive-t-il aux personnes que le régime fait « disparaître » ? Si la Chine a appelé ce mardi à cesser de « monter en épingle » l’affaire Peng Shuai, à quelques mois des Jeux Olympiques de Pékin, et à près d’un an du XXème Congrès du parti, à l’issue duquel Xi Jinping devrait prolonger son propre mandat présidentiel, quelles pourraient être les conséquences de cette affaire ? Enfin que se passe-t-il dans le détroit de Taïwan ?   Une semaine après l'entretien virtuel entre le président chinois et son homologue américain, notamment au sujet de Taïwan, qui cristallise toutes les tensions entre les deux puissances, le passage d’un navire américain dans le détroit pour « démontrer l'engagement des États-Unis en faveur d'une Indo-Pacifique libre et ouverte » a fait vivement réagir l’Empire du Milieu. Xi Jinping a ainsi mis en garde Joe Biden sur le fait qu'encourager l'indépendance de l'île est « une tendance très dangereuse qui revient à jouer avec le feu ». DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

61 - AUTRICHE, GUADELOUPE… 5e VAGUE DE COLÈRE – 22/11/21

AUTRICHE, GUADELOUPE… 5e VAGUE DE COLÈRE – 22/11/21 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » PR ÉRIC CAUMES Infectiologue - Hôpital Hôtel-Dieu Auteur de « Urgence Sanitaire » NICOLAS BERROD Journaliste spécialiste des questions de santé « Le Parisien » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique « Marianne » En Europe, redevenue l'épicentre de l'épidémie de Covid-19, le nombre des contaminations flambe, les restrictions sanitaires sont renforcées et les colères grondent. En Autriche, officiellement reconfinée depuis ce lundi pour endiguer la propagation du virus, quelque 40 000 personnes sont descendues dans la rue samedi pour crier à la « dictature » à l’appel du parti d’extrême droite FPÖ. Les Pays-Bas font face depuis trois jours à une série de troubles liés aux nouvelles restrictions sanitaires mises en place dans le pays. Des actes de « violence pure » de la part d’« idiots », a jugé ce lundi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. A Bruxelles, en Belgique, des heurts ont aussi émaillé dimanche le rassemblement de quelque 35 000 manifestants, selon la police, opposés à de nouvelles mesures. La Belgique a annoncé la généralisation du port du masque et rend également le télétravail obligatoire quatre jours par semaine dès ce lundi pour les emplois qui le permettent en vue d’enrayer le fort rebond de l’épidémie dans le pays.   Cette propagation rapide du virus touche aujourd’hui tous les pays d’Europe y compris la France. Dans l’Hexagone, où l’on a une « augmentation des cas de quasi 80 % en une semaine », la « 5e vague commence de façon fulgurante » a alerté le porte-parole du gouvernement dimanche. Gabriel Attal a également dénoncé hier la violence des actions menées par des opposants au passe sanitaire et à l’obligation vaccinale des soignants en Guadeloupe, déplorant que des « soignants [soient] menacés » et que « des pharmacies [soient] empêchées d’ouvrir ». Ces derniers jours la grève générale des opposants au passe sanitaire et à la vaccination obligatoire des personnels soignants a viré à l'émeute dans l’île. Dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu'un couvre-feu venait d'être instauré, des pharmacies et des commerces de téléphonies ont notamment été pillés. Le gouvernement a décidé d'y envoyer une cinquantaine de membres du GIGN et du Raid, en complément des 200 policiers et gendarmes déjà appelés sur place.   La situation est « très explosive » a estimé ce lundi Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a appelé à ce que « l'ordre public soit maintenu » pour retrouver « la quiétude », « le calme », « le respect de chacun », et mis en avant l’importance d’ « expliquer, expliquer, expliquer. Convaincre, convaincre, convaincre. » Des injonctions qui font référence à la vaccination contre le Covid-19, alors que la grève a démarré il y a maintenant sept jours en opposition aux suspensions de contrats qui menacent les pompiers et le personnel soignant non vaccinés.   Depuis l’été, les Antilles sont touchées de plein fouet par l’épidémie de Covid-19.  Malgré l’envoi de plusieurs centaines de soignants hexagonaux, les services de réanimation antillais ont très vite été débordés et tragiquement contraints de trier leurs patients. Pour autant si le taux de vaccination a progressé en Guadeloupe, avec désormais un taux de près de 90 % des soignants vaccinés, il ne dépasse pas 35 % dans la population générale (33 % en Martinique).   Comment expliquer que ce refus de la vaccination connaisse une telle ampleur aux Antilles ? Quelle est aujourd’hui la situation sanitaire en Guadeloupe et en Europe ? Se dirige-t-on vers une polarisation entre vaccinés et non-vaccinés ?   DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

60 - IL, ELLE, « IEL » : QUE CACHE LA POLÉMIQUE ? – 20/11/21

IL, ELLE, « IEL » : QUE CACHE LA POLÉMIQUE ? – 20/11/21  Invités : ASTRID DE VILLAINES Cheffe du service politique - « Huffington Post » ISABELLE DE GAULMYN Rédactrice en chef – « La Croix » CHRISTOPHE NICK Producteur du documentaire « Génération quoi ? » JÉRÔME FOURQUET Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » La langue française et ses nouveaux usages ont une fois de plus été la source d’une polémique très vite devenue politique. A l’origine de la discorde : la décision des éditions Le Robert d’ajouter à la version en ligne de leur prestigieux dictionnaire français le pronom "iel", permettant d'éviter une distinction de genre. Une décision qui n'a pas manqué de soulever de nombreuses critiques. Dès mardi 16 novembre, le député LREM François Jolivet a adressé une lettre ouverte à l’Académie française, dans laquelle il se dit « stupéfait de cette initiative ». Il trouve très vite un soutien de poids au sein du gouvernement, avec Jean-Michel Blanquer. « Quand un dictionnaire est un dictionnaire de référence - y compris pour nos enfants - on ne peut pas se permettre d'être dans une espèce d'inventivité qui n'a rien à voir avec ce qui est la langue, tout simplement », a déclaré sur LCI le ministre de l’Éducation nationale. Face à cette levée de boucliers de la part de ceux qui y voit une fronde militante, l’éditeur s’est défendu dans un communiqué : « La mission du Robert est d’observer l’évolution d’une langue française en mouvement, diverse, et d’en rendre compte. » « Iel », contraction d’« il » et d’ « elle », est un « pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier et du pluriel, employé pour évoquer une personne quel que soit son genre », justifient les documentalistes du Robert. Ils précisent que si son usage est encore « faible », il est de plus en plus fréquent chez des personnes qui ne s’identifient ni comme homme, ni comme femme, soit « non-binaires ». Au sein du gouvernement tous ne se sont pas rangés derrière Jean-Michel Blanquer. Elisabeth Moreno, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a ainsi jugé qu’il s’agissait d’un « progrès pour les personnes qui ont envie de se reconnaître dans ce pronom. » Car si le vocabulaire de la non-binarité est récent, pour autant le sentiment de non-binarité n'est lui pas nouveau. Et si le pronom « iel » fait polémique, il décrit une réalité vécue par de nombreuses personnes. Celles-ci peuvent choisir d'adopter des pronoms personnels différents pour se désigner, changer de prénom, adopter une expression de genre différente de celle de leur sexe biologique. Parmi elles, Otto, 25 ans. Son histoire est celle d’une transition du féminin vers le masculin. Le parcours de ce comédien de théâtre nous raconte le regard des autres, l’image que la société nous renvoie de nous-même. Les difficultés rencontrées avec les précédentes générations. Alors que cette polémique battait son plein cette semaine, de nombreux jeunes, eux, était en campagne en vue de l’élection présidentielle d’avril prochain. Chez Les Républicains, les écologistes, ou encore les soutiens d’Éric Zemmour, la jeunesse s’implique et milite pour défendre ses idées. Que signifie « iel » ? Pourquoi l’entrée de ce pronom dans le Robert fait polémique ? Qu'est-ce qu'une personne non-binaire? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/  

episode sybel imglogo play

59 - COVID : ALERTE GÉNÉRALE ! SAUF EN FRANCE ? - 19/11/21

COVID : ALERTE GÉNÉRALE ! SAUF EN FRANCE ? - 19/11/21 Invités Pr ODILE LAUNAY Infectiologue – Hôpital Cochin SOPHIE AURENCHE  Journaliste - « RTL » NICOLAS BERROD Journaliste - « Le Parisien – Aujourd’hui en France » Dr RICHARD HANDSCHUH Médecin généraliste à Paris Membre du syndicat MG France Pr ANTOINE FLAHAULT - En direct de Genève Épidémiologiste Directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève C’est une première en Europe depuis le printemps dernier. Pour tenter d’endiguer le nombre considérable de nouveaux cas de Covid-19 en Autriche, le chancelier Alexander Schallenberg a annoncé, ce vendredi 19 novembre, un reconfinement général de tout le pays dès lundi « pour vingt jours ». Il a également fait savoir qu’une obligation vaccinale serait instaurée à compter du 1er février 2022.   Ces décisions interviennent seulement cinq jours après l’entrée en vigueur du confinement des non-vaccinés dans le pays. Il faut « regarder la réalité en face. Malgré des mois de persuasion, nous n’avons pas réussi à convaincre suffisamment de gens de se faire vacciner », a expliqué le chancelier conservateur, déplorant la surcharge actuelle des unités de soins intensifs et le taux « d’« honteusement bas » de la couverture vaccinale (65,6 %).  « La dynamique des contaminations n’est pas tenable », alertait la veille Wilfried Haslauer, gouverneur du Land de Salzbourg, où le taux d’incidence sur sept jours a dépassé 1 700 cas pour 100 000 habitants.   Dès lundi, les commerces non essentiels, à commencer par les restaurants et les hôtels, seront donc fermés en Autriche. Les habitants seront appelés à rester chez eux, excepté pour se rendre à leur travail ou faire des achats essentiels. Ils conserveront aussi le droit de prendre l’air et sont incités à aller se faire vacciner.   En Allemagne où seulement 67,9 % de la population est complètement vaccinée, les contaminations flambent également. Plus de 65 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été déclarés au cours des dernières vingt-quatre heures et la situation sanitaire est si grave qu’un confinement ne peut pas être exclu, y compris pour les personnes vaccinées, a affirmé ce vendredi le ministre de la Santé. La veille, Angela Merkel avait déjà annoncé des nouvelles restrictions drastiques pour les personnes qui ne sont pas vaccinées contre le Covid-19 et ouvert la voie à une obligation vaccinale pour les personnels soignants. Mais ces mesures arrivent trop tard pour éviter la saturation de nombreux hôpitaux. En Bavière, où pour la première fois un patient a dû être transféré vers l'Italie, le chef du gouvernement Marku Söder vient de décider l'annulation de tous les marchés de Noël dans la région.   En France, si la situation n’est pas si alarmante, « les chiffres confirment qu’on est dans la 5e vague », a affirmé Olivier Véran. Jeudi, Santé publique France a fait savoir que le taux d'incidence dépasse le seuil d'alerte dans tous les départements de France métropolitaine.  20 366 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés dans le pays en vingt-quatre heures. Un chiffre de nouveau en nette hausse par rapport à la semaine dernière, notamment chez les enfants. Le ministère de l' Education a indiqué ce vendredi que plus de 4000 classes sont fermées à cause d'un cas de coronavirus, un record depuis la rentrée. Pour autant, dans un entretien à La Voix du Nord, le président de la République a écarté l’hypothèse d’un confinement réservé aux non-vaccinés. Un retour généralisé au télétravail « n'est pas envisagé aujourd'hui » a également assuré la ministre du Travail Elisabeth Borne sur RMC. « 90 % des adultes sont vaccinés, nous avons d'autres armes (…) Il y a un protocole sanitaire très strict en entreprise qui impose notamment le port du masque dans les espaces de travail partagé. Il y a eu un certain relâchement, j'appelle tout le monde à se remobiliser. Nous allons augmenter les contrôles de l'inspection du travail » a souligné la ministre.   Parmi les autres armes, l’exécutif met en avant l’importance de la troisième dose de vaccin contre le Covid-19 pour les personnes éligibles et n'exclut pas une généralisation de l'obligation du rappel vaccinal après six mois, si l'avis des autorités sanitaires va dans ce sens.   Enfin, l'espoir viendra aussi peut-être des traitements anti-Covid. Le laboratoire AstraZeneca a déclaré avoir réussi des essais cliniques avancés pour un médicament à base d'anticorps contre le Covid-19. Il emboîte ainsi le pas aux laboratoires américains Merck et Pfizer.     Alors quelle est la situation sanitaire en Autriche, en Allemagne et chez nous ? Pourquoi les cas de Covid flambent-ils à nouveau ? La France fait-elle vraiment mieux que ses voisins ? Et où en est la course aux traitements contre le Covid-19 ?  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

58 - CHASSE : POLÉMIQUE DE CAMPAGNE ! – 18/11/21

CHASSE : POLÉMIQUE DE CAMPAGNE ! – 18/11/21 Invités CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique - Directeur de la rédaction - « Franc-Tireur » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique – « Marianne » FRÉDÉRIC DENHEZ Journaliste - Auteur de « La chasse. Le vrai du faux » BÉATRICE GIBLIN - Géographe - Auteure de « Le paradoxe français » A cinq mois de la présidentielle, les candidats battent la campagne et donnent un à un leur avis sur la chasse, devenue un indispensable de l’échiquier politique. Les récents accidents mortels ont mis un coup de projecteur sur une pratique qui rassemble un peu plus d’un million de personnes détentrices du permis de chasse, mais rencontre aussi une franche opposition : la pétition « Morts, violences et abus liés à la chasse : plus jamais ça ! », mise en ligne le 10 septembre dernier sur le site du Sénat a dépassé ce jeudi les 119 830 signatures.   Alors que le morcellement de l’offre politique voit aujourd’hui plusieurs candidats au coude-à-coude dans les sondages – à l’extrême droite Marine Le Pen et Eric Zemmour, dans la course à la primaire Les Républicains (LR) et aussi à gauche –, les chasseurs sont dans le viseur des prétendants à l’Elysée, ces derniers pouvant faire gagner les quelques points nécessaires à la qualification pour le second tour. Une position qui n’est pas pour déplaire à la Fédération nationale des Chasseurs (FNC) qui affiche l’ambition de peser sur la campagne électorale et a prévu comme en 2017 de faire passer un grand oral à tous les candidats trois semaines avant la présidentielle.   En attendant, depuis le début de l'été, la FNC a entamé une tournée de rencontres avec les candidats déclarés ou putatifs. Michel Barnier est allé voir des chasseurs de gibier d'eau en baie de Somme. Eric Zemmour a rencontré Willy Schraen et a aussi participé à un dîner avec des chasseurs. Xavier Bertrand avait, lui, annoncé lors des régionales 2021 qu’il saisirait le ministère de la Culture pour inscrire la chasse au gibier d’eau et les chasses traditionnelles au patrimoine mondial de l’Unesco. Une attitude pro-chasse que l’on retrouve chez la plupart des candidats mais qui pourrait se confronter à un autre énorme enjeu de la présidentielle 2022, l’écologie.   Sur ces sujets la Macronie a décidé de poursuivre sa stratégie du « en même temps », tentant de flatter à la fois les défenseurs des animaux et les chasseurs. Ainsi le 4 octobre, alors en plein refuge SPA, Emmanuel Macron a défendu les chasseurs comme étant des « acteurs de la ruralité ». L’une des premières mesures de son quinquennat fut de diviser par deux le prix du permis de chasse, alors qu’en fin de mandat, le président a doublé l’enveloppe du plan de relance consacrée à la rénovation des refuges d’animaux - de 15 à 30 millions d’euros.   De son côté, Yannick Jadot, le candidat Europe Ecologie-Les Verts ( EELV) à la présidentielle, a lui décidé de prendre une voie différente de la plupart des candidats, en annonçant  sa volonté d’interdire la chasse lors des week-ends et des vacances scolaires. Chasser en solitaire plutôt que se confondre dans la meute s’avèrera-t-il payant ?   Si la chasse aux voix a commencé dans le monde rural pour les candidats, celle des parrainages bat également son plein. Emails, lettres, coups de fil en série…Les maires sont très courtisés cette année, et l’élection, lors du 103e congrès de l’AMF, de David Lisnard pour succéder à François Baroin est particulièrement scrutée.   Alors quel sont les enjeux de cette élection, pour les maires de France et l'exécutif, à cinq mois de la présidentielle ? Pourquoi certains maires ruraux refusent-ils d'accorder leur parrainage ? Et quel est le poids du vote chasseur en France ? Où se place-t-il sur l'échiquier politique ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

57 - COVID : ENCORE UN NOËL GÂCHÉ ? – 17/11/21

COVID : ENCORE UN NOËL GÂCHÉ ? – 17/11/21 Invités Patrick PELLOUX Médecin urgentiste au SAMU de Paris - Président de l'AMUF (Association des médecins urgentistes de France)   Eve ROGER Directrice adjointe de la rédaction  « Le Parisien - Aujourd’hui en France »  Christine ROUZIOUX Professeure de virologie Membre de l’Académie de médecine et de pharmacie  Pr Philippe AMOUYEL Épidémiologiste et professeur de santé publique Université de Lille   « Il y a une accélération, c’est clair, de la cinquième vague et on va la voir sur les semaines qui viennent » a prévenu ce mercredi matin Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, au micro de France Inter. Hier, Santé Publique France a fait état de 19 778 nouveaux cas de Covid-19 enregistrés en 24 heures, soit 60 % de plus que mardi dernier. 135 malades ont également été admis en réanimation et 48 personnes sont décédées. Une situation épidémique que le pays n’avait pas connue depuis la fin du mois d’août et qui est suivie de près par l’exécutif.   « Vous l'imaginez ce matin en Conseil des ministres, nous sommes largement revenus sur la situation sanitaire dans notre pays » a expliqué le porte-parole du gouvernement. « Le président du Conseil scientifique l'a indiqué la cinquième vague est là. Partout le virus reprend du terrain ». « Cette situation entraîne de la lassitude. Certains peuvent avoir le sentiment que nous n’en sortirons jamais mais je crois au contraire que nous traversons chaque vague mieux que la précédente » et « nous avons toutes les cartes en main pour traverser cette cinquième vague» a affirmé Gabriel Attal, avant d’appeler chacun à la vigilance et le public éligible au rappel vaccinal.   Les personnes âgées de plus de 65 ans doivent obligatoirement faire leur rappel vaccinal contre le Covid-19 pour conserver leur passe sanitaire : elles disposent de 5 semaines après les 6 mois de leur dernière dose pour ce faire. La campagne de rappel s’ouvrira aux personnes de plus de 50 ans à partir du 1er décembre. Mais il est déjà possible de réserver un rendez-vous en ligne, toutefois attention sans les six mois d’intervalle avant le rappel, impossible de valider un créneau sur la plate-forme Doctolib. Il faut faire « la troisième dose de vaccin » a également insisté ce matin le président du Conseil scientifique. Car si les « vaccins protègent de façon très forte contre la survenue de formes sévères et de formes graves, (...) ils perdent une partie de leur efficacité après cinq à six mois ». D’autre part, il faut appliquer « les gestes barrières » et « le passe sanitaire », ce qui n’est plus le cas actuellement. Jean-François Delfraissy estime également qu’un recours plus généralisé au télétravail est l'un des leviers pour éviter que le système de soins soit à nouveau saturé.   Pour le moment, le gouvernement n'entend pas imposer quoi que ce soit de plus. Un retour obligatoire au télétravail pour tous ceux qui le peuvent « n'est pas d'actualité » avait ainsi indiqué début novembre, Elisabeth Borne, la ministre du Travail. De son côté, le porte-parole du gouvernement a assuré mardi qu'«aucun confinement n’est prévu aujourd’hui, ni de près ni de loin», comme c’est le cas actuellement dans différents pays européens. Face à la naissance de la cinquième vague de l’épidémie de Covid-19, les Pays-Bas ont en effet décidé d’imposer un confinement partiel, tandis que l’Autriche a annoncé un confinement uniquement des personnes qui ne sont pas vaccinées.   Enfin si la vaccination contre le Covid-19 des enfants de 5 à 11 ans, comme l’ont déjà fait les Etats-Unis et Israël, suscite le débat en France depuis plusieurs jours, aucune décision n’est attendue avant 2022. Rien n'est également prévu pour les plus de 40 ans pour l’instant. La « priorité » du gouvernement se situe actuellement du côté des personnes souffrant de comorbidités notamment. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

56 - LA REINE, BOJO : COUP DE FATIGUE ET SCANDALES EN SÉRIE – 16/11/21

LA REINE, BOJO : COUP DE FATIGUE ET SCANDALES EN S É RIE – 16/11/21 Invités ANNE-ELISABETH MOUTET Éditorialiste - «The Daily Telegraph » MARION L’HOUR Journaliste – « France Inter » Ancienne correspondante en Grande-Bretagne CHRISTIAN ROUDAUT Journaliste Ancien correspondant en Grande-Bretagne pour Radio France MARIE-CLAIRE CONSIDÈRE-CHARON Professeure honoraire - Université de Franche-Comté Auteure de « Irlande. Une singulière intégration européenne » Boris Johnson a toujours eu un tempérament optimiste et il n’est pas question que les problèmes du moment perturbent ces bonnes dispositions. Pour autant, les conséquences de la sortie de l’UE le rattrapent et les nuages s’accumulent sur le Royaume-Uni. Les pénuries d’essence, problèmes d’approvisionnement dans les supermarchés ou les usines, manques de main d’œuvre ont impacté pendant de longues semaines le quotidien et le pouvoir d’achat des Britanniques de plus en plus inquiets sur l’avenir. D’autant que d’autres turbulences viennent s’ajouter.   Le Royaume-Uni a dû relever lundi le niveau de la menace terroriste à « grave », au lendemain de l’explosion d’un taxi devant un hôpital de Liverpool, qualifiée d'« acte terroriste » par la police. L'attaque, qui a fait un mort – l'auteur – et un blessé, est survenue dimanche matin, au moment même où le pays commémorait les victimes des guerres, à l'occasion du « Dimanche du souvenir ».   Une cérémonie à laquelle la reine Elizabeth II devait participer après avoir annulé sa présence à de nombreux évènements depuis son hospitalisation en octobre dernier. Mais le palais de Buckingham a finalement annoncé que sa Majesté ne pourrait pas se rendre à cette cérémonie pour des raisons de santé, ravivant les inquiétudes de ses sujets. Pour tenter de rassurer les Britanniques, le Premier ministre a une nouvelle fois donné des nouvelles de la monarque de 95 ans. « Je sais que tout le monde envoie ses meilleurs vœux à Sa Majesté, la Reine. Je veux juste rassurer tout le monde. J'ai vu la Reine mercredi dernier à Windsor et elle va très bien. Je ne devrais pas avoir à le dire, mais je voulais vous le dire tout de même », a déclaré dans le Daily Mail un Boris Johnson aujourd’hui dans une situation particulièrement délicate.   Depuis plusieurs semaines, en effet, les révélations de corruption, de favoritisme et de lobbying mal placé s’accumulent à l’encontre du parti conservateur et plusieurs de ses membres. La plus parlante d’entre elles concerne Owen Paterson, député conservateur et ancien secrétaire d’État. Comme l’a dévoilé le Guardian, il a été payé par deux entreprises (en tout, plus de 500 000 livres, soit environ 585 000 euros) pour un rôle de consultant. Le problème, c’est qu’il est accusé d’avoir profité de sa position de député pour plaider leur cause auprès du gouvernement - ce qui est totalement interdit -, l’une d’elles ayant même réussi à décrocher un gros marché pendant la crise sanitaire. Or, pour tenter de protéger Owen Paterson d’une suspension, les députés conservateurs - soutenu par Boris Johnson -  ont déposé mercredi un amendement visant non seulement à réexaminer le cas du député mis en cause mais même, carrément, à revoir le système de règles encadrant les parlementaires. Face au tollé, le Premier ministre britannique a dû faire marche arrière jeudi, espérant préserver une image d’intégrité en pleine COP26 déjà bien chaotique.   Mais finalement ce rétropédalage n’a pas mis fin au scandale. Son protégé a été contraint de démissionner. Et si jusqu'ici, Boris Johnson résistait bien dans les sondages malgré l'accumulation des difficultés socio-économiques, cette nouvelle crise, qui cette fois porte atteinte à sa probité, a fait décrocher le niveau de satisfaction de 7 points dans les sondages. Fragilisé, le Premier ministre est également critiqué outre-Manche pour avoir été vu sans masque dans un hôpital anglais alors que le Royaume-Uni fait face depuis plusieurs semaines à un rebond des contaminations de Covid-19. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

55 - BIÉLORUSSIE, UKRAINE : LES MANŒUVRES DE POUTINE – 15/11/21

BIÉLORUSSIE, UKRAINE : LES MANŒUVRES DE POUTINE – 15/11/21 Invités PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques JEAN-DOMINIQUE GIULIANI Président de la Fondation Robert Schuman ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » ISABELLE MANDRAUD Cheffe adjointe du service international - « Le Monde » Auteure de « Poutine, la stratégie du désordre » La crise migratoire entre la Biélorussie et l'Union européenne s'enlise. Ce lundi, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a assuré travailler « activement » à faire rentrer chez eux les migrants campant à la frontière entre son pays et la Pologne, tout en soutenant que ces derniers ne souhaitaient pas partir, tandis que l’UE prépare de son côté de nouvelles sanctions contre le régime de Minsk. Dans ce nouveau bras de fer, les Européens accusent le dictateur biélorusse d’avoir fait venir dans son pays des candidats à l’immigration du Moyen-Orient, en leur octroyant des visas touristiques et en les acheminant jusqu’à la frontière de Schengen. Alexandre Loukachenko se vengerait ainsi des sanctions européennes adoptées envers son pays pour dénoncer sa répression de l’opposition depuis sa très contestée réélection en 2020.   Plusieurs milliers de personnes voulant rallier l’Europe sont désormais bloquées depuis plusieurs jours le long de la frontière qui sépare la Pologne de la Biélorusse. Une zone interdite aux ONG et aux médias où ces migrants, dont des femmes et des enfants, connaissent une situation critique, tandis que le thermomètre chute la nuit sous zéro degré Celsius. Dans ces forêts, des associations cherchent toutefois à porter secours dans la plus grande discrétion à ceux qui arrivent à passer les barbelés érigés par Varsovie. Mais beaucoup sont également renvoyés en Biélorussie par les autorités polonaises. Le gouvernement polonais a ainsi annoncé une cinquantaine de refoulements ce week-end et multiplie les messages sur les portables étrangers qui bornent à la frontière : « ne venez pas, la Pologne n’ouvrira pas sa frontière, le régime biélorusse vous ment ». Le ton n’est pas à l’apaisement, Européens et Biélorusses se rejettent la responsabilité de la crise. Mardi, le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a notamment accusé le président russe, Vladimir Poutine, principal allié de Minsk, d’être le « commanditaire » de cette vague migratoire. Des accusations qualifiées d’« irresponsables et inacceptables » par le Kremlin.  « Je veux que tout le monde le sache. Nous n’avons rien à voir là-dedans », a déclaré le président Russe avant d’appeler au dialogue et d’inviter l’Europe à apporter une aide financière à la Biélorussie pour prendre en charge les migrants. Sous pression, Alexandre Loukachenko peut donc toujours compter sur le soutien de son principal allié, Vladimir Poutine. D’ailleurs si après sa menace de fermer les vannes d’un important gazoduc russe vers l’Europe transitant sur son sol en cas de nouvelles sanctions européennes, Moscou a assuré aux Européens que les livraisons se poursuivraient normalement, dans le même temps la Russie a dépêché des troupes près de la frontière ukrainienne et a réalisé des exercices militaires conjoints avec la Biélorussie, près de la frontière avec la Pologne. Des mouvements armés qui sont pris très au sérieux en Europe. Ce soir, les ministres des Affaires étrangères et de la défense des « 27 » se retrouvent à Bruxelles, pour une réunion prévue de longue date, mais qui dominée par cette crise. De nouvelles sanctions seront décidées. Parallèlement, la Lituanie, l’Estonie et la Pologne envisagent d’invoquer l’article 4 de la Charte de l’OTAN - cet article prévoit des consultations entre membres « chaque fois que l’intégrité territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité » d’un pays de l’alliance sera menacée. C’est le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki qui l’a fait savoir hier : « Il ne suffit pas que nous exprimions publiquement notre inquiétude — nous avons maintenant besoin de mesures concrètes et de l’engagement de l’ensemble de l’alliance ». Alors que se passe-t-il vraiment à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie ? Quel est le rôle de la Russie dans cette crise ? Jusqu’où ira l’escalade ? Enfin quelle est la position des candidats à l’élection présidentielle dans ce dossier ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

54 - COP26 : CEUX QUI AVANCENT, CEUX QUI FEINENT - 13/11/21

COP26 : CEUX QUI AVANCENT, CEUX QUI FEINENT - 13/11/21 Invités FRÉDÉRIC DENHEZ Journaliste Spécialiste des questions environnementales LOLA VALLEJO Directrice du programme Climat de l’IDDRI Institut du Développement Durable et des Relations Internationales SYLVIE MATELLY Économiste Directrice adjointe de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques ARNAUD GOSSEMENT Avocat en droit de l’environnement Professeur associé à Paris 1 Les négociations se poursuivent. Au lendemain de la clôture officielle de la COP 26, les 197 pays rassemblés depuis deux semaines à Glasgow finalisent leur déclaration finale. La 26è conférence internationale sur le climat est particulièrement scrutée sur la question de la sortie des énergies fossiles ou de la solidarité entre les pays du Nord, responsables du réchauffement, et ceux du Sud, qui en subissent les effets. Mais des points de blocage demeurent sur ces sujets, tout comme sur l'accélération de la réduction des gaz à effet de serre. Car six ans après l'accord de Paris, les objectifs sont loin d'être atteints. Le plus ambitieux était de limiter le réchauffement à +1,5°C. Pour cela, le dernier rapport du GIEC proposait une solution claire : la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 45% d'ici 2030. Ces experts prédisent un avenir catastrophique pour la planète si cet objectif n'est pas atteint, en estimant à +2,7°C le réchauffement si rien n'est fait. Plusieurs accords ont cependant été signés lors de cette COP 26, comme celui sur la fin de la déforestation d'ici à 2030 dans certainspays abritant des forêts tropicales. "On n'est pas au niveau de l'ambition nécessaire", déplore toutefois Laurence Tubiana. Le constat de la directrice de la Fondation européenne pour le climat est partagé par Greenpeace, l'ONG parle même d'un "fiasco". Dans ce contexte, la confiance des citoyens s'érode de plus en plus face à l'immobilisme des dirigeants politiques. D'autant que certains leaders affichent encore un climatoscepticisme décomplexé comme Jair Bolsonaro. Le président brésilien, évidemment absent à Glasgow, continue d'accuser les scientifiques de manipulations et nie par exemple la réalité de la déforestation dans son pays. En conséquence, certaines entreprises n'attendent plus les décisions de ces sommets pour agir. Certains chefs de PME cherchent par eux-même des solutions pour limiter leur empreinte carbone. Conscients du défi et de l'urgence qu'impose le réchauffement climatique, ils démarrent comme tant bien que mal leur propre transition écologique. Alors, quel est le bilan de la COP 26 ? Que faire face à l'inertie de certains dirigeants ? Quelles transformations les entreprises peuvent-elles déjà mettre en place ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

53 - COMPLOT, TRUMP, WOKISME : QUAND L'AMÉRIQUE FAIT SÉCESSION – 12/11/21

COMPLOT, TRUMP, WOKISME : QUAND L'AMÉRIQUE FAIT SÉCESSION – 12/11/21 Invités NICOLE BACHARAN Historienne et politologue spécialiste des États-Unis Auteure de « Les grands jours qui ont changé l’Amérique » MARIE-CÉCILE NAVES Politiste spécialiste des États-Unis Directrice de l‘Observatoire « Genre et géopolitique » GALLAGHER FENWICK Directeur de la rédaction anglophone – « France 24 » PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques C'est le nouveau cri de ralliement antidémocrate aux Etats-Unis, un phénomène viral depuis quelques semaines : « Let's Go Brandon ». Un encouragement pour cacher une insulte au président américain. « Fuck Joe Biden ! », criaient à l'origine quelques spectateurs hostiles au chef de l'Etat, avant qu'une journaliste interviewant le pilote Brandon Brown ne traduise par « Let's Go Brandon ». La déformation est depuis reprise comme slogan et ce jusqu'au Sénat. Un engouement qui illustre toute l'ampleur d'un mouvement pro-Trump toujours vivace aux Etats-Unis, un an après l'élection de Biden. Et les complotistes de la mouvance QAnon eux aussi continuent d'exister. Des centaines se sont rassemblés il y a quelques jours à Dallas. Ils pensaient assister à la réapparition du fils de John.F.Kennedy, pourtant mort en 1999 dans un accident d'avion. Celui-ci devait selon eux mettre les points sur les « i » concernant Donald Trump : contester sa défaite de l'an dernier d'abord puis le rétablir président des Etats-Unis. Mais la résurrection n'a pas eu lieu. Et en attendant, les premières condamnations sont en cours pour l'invasion du Capitole en janvier dernier. 658 personnes au total ont été inculpées dans cette affaire. Pendant ce temps, à Bâton-Rouge en Lousiane, la communauté blanche pourtant minoritaire se crée un nouveau quartier coupé des afro-américains précaires. Avec cette nouvelle municipalité nommée St Georges, qui compte près de 90.000 habitants, c'est une tentative de ségrégation qui a lieu. Elle creuse encore plus le fossé racial entre les communautés dans la capitale de l'Etat du Pélican. Enfin, sur le plan international, l'heure est à l'effort de réconciliation entre les Etats-Unis et la France suite à la crise des sous-marins. La très discrète vice-présidente Kamala Harris a été reçue mercredi à l'Elysée. Le but est de relancer la coopération entre les deux pays. Et c'est dans un contexte plus global de difficultés pour la présidence Biden que s'effectue ce déplacement. En effet, le 46è président des Etats-Unis patine sur le plan intérieur comme à l'international. Après le retour au pouvoir des talibans et la brouille diplomatique avec la France, c'est à présent du côté de Taiwan que la situation s'envenime. L'île cristallise les tensions entre Washington et Pékin et le spectre d'une guerre apparaît. Alors, devons-nous nous inquiéter des mouvements pro-Trump et complotistes aux Etats-Unis ? De quels maux la volonté de ségrégation à Bâton-Rouge est il le symptôme ? Comment Joe Biden peut-il se relever de cette mauvaise passe ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

52 - BIÉLORUSSIE : "L’ATTAQUE MIGRATOIRE" CONTRE L’EUROPE – 11/11/21

BIÉLORUSSIE : "L’ATTAQUE MIGRATOIRE" CONTRE L’EUROPE – 11/11/21 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » SYLVIE MATELLY Directrice adjointe de l'IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques LAURE MANDEVILLE Grand reporter - « Le Figaro » JEAN-DOMINIQUE MERCHET Éditorialiste - « l’Opinion » Spécialiste des questions de défense et diplomatie L’Europe regarde vers l’Est. C’est là, sur quelques kilomètres de frontière entre la Pologne et la Biélorussie, qu’a lieu depuis plusieurs jours une crise migratoire, nouvel épisode du bras de fer que le dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko livre à l'Union européenne. Pour faire pression sur Bruxelles, ce dernier a en effet choisi l’arme de l'immigration. Résultat : la Pologne fait actuellement face à de nouvelles arrivées de milliers d'exilés qui tentent de forcer sa frontière. L’Europe accuse le dictateur biélorusse d’avoir fait venir dans son pays ces exilés du Moyen-Orient, d'Afrique de l'Est ou du Caucase, en leur octroyant des visas touristiques et en les acheminant jusqu’à la frontière de Schengen. Ces migrants sont incités, voire même menacés de passer la frontière. Sur certaines vidéos, des hommes masqués et armés leur apportent une aide logistique et fournissent des outils. Plusieurs témoignages indiquent également que des gardes-frontières biélorusses ont tiré en l’air pour les obliger à avancer. Loukachenko se vengerait ainsi des sanctions européennes adoptées envers son pays pour dénoncer sa répression de l’opposition depuis sa très contestée réélection en 2020.   Européens et Biélorusses se rejettent la responsabilité de la crise et le ton monte. Mardi, le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a accusé le président russe, Vladimir Poutine, principal allié de Minsk, d’être le « commanditaire » de cette vague migratoire. Des accusations qualifiées d’« irresponsables et inacceptables » par le Kremlin. Hier, le chef du gouvernement polonais est allé plus loin, accusant la Biélorussie de « terrorisme d’Etat ». La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, appelle la Biélorussie à « cesser de jouer cyniquement avec la vie de milliers d'exilés » à des fins diplomatiques. L'UE va d’ailleurs étendre ses sanctions contre le régime Loukachenko. « Au début de la semaine prochaine, il y aura un élargissement des sanctions. » Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur cette crise doit se tenir aujourd’hui.   Pour les migrants massés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, la situation est critique. Attirés-là et manipulés par les Biélorusses, ils survivent dans les forêts par un froid glacial. Ceux qui parviennent à passer la frontière sont repoussés, parfois avec des méthodes très violentes, par les forces de l’ordre polonaises. La population du pays de l’UE ne voit pas leur arrivée d'un très œil. Ces exilés sont donc en zone de non-droit, instrumentalisés, pris dans l'étau de ce bras de fer diplomatique.   Au-delà de la crise actuelle, plusieurs pays de l’Union européenne renforcent leurs frontières pour se protéger des vagues migratoires qu’ils anticipent. De longs et hauts murs sont ainsi de plus en plus souvent érigés. Les ministres de l’Intérieur de 12 pays (Autriche, Bulgarie, Chypre, Danemark, Estonie, Grèce, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Pologne et République tchèque, Slovaquie) ont même écrit le 7 octobre à la Commission pour demander à l’UE de financer la construction de telles clôtures… En vain. Ursula von der Leyen a été claire, l'Union européenne ne financera pas « de barbelés et de murs » aux frontières pour empêcher les arrivées de migrants.   Que se passe-t-il vraiment à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie ? Comment survivent ces exilés ? Les murs vont-ils continuer à se dresser aux frontières de l’Europe ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

51 - MACRON : LE COVID, SON BILAN… SON PROGRAMME – 10/11/21

MACRON : LE COVID, SON BILAN… SON PROGRAMME – 10/11/21 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique – « Paris Match » FANNY GUINOCHET - Éditorialiste « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales  NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra »  MATHIEU PLANE - Économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision OFCE  Quatre mois après sa dernière allocution télévisée, le chef de l'Etat s'est adressé une nouvelle fois aux Français, ce mardi 9 novembre, à 20 heures. Une neuvième intervention solennelle depuis le début de la crise du Covid-19 au cours de laquelle le président a annoncé des mesures pour doper le rappel vaccinal face au rebond de l'épidémie. Emmanuel Macron a ainsi indiqué que le maintien du passe sanitaire serait à partir du 15 décembre conditionné pour les personnes âgées de plus de 65 ans à la dose du rappel du vaccin contre le Covid-19. « Une campagne a été lancée depuis la fin de l’été, il nous faut aujourd’hui l’accélérer », a estimé le chef de l’État alors que les contaminations et les hospitalisations sont en augmentation dans le pays.    A ce stade, seules 3,4 millions des 7,7 millions de personnes éligibles ( plus de 65 ans, personnes souffrant de comorbidités, soignants) ont reçu une dose de rappel destinée à compenser la perte de protection observée au bout de six mois. Mais comme cet été, le site Doctolib indique avoir été pris d'assaut après l’annonce du président.   Face à la recrudescence du nombre de cas de Covid à l’approche de l’hiver et des fêtes de fin d’année, le chef de l'Etat a indiqué vouloir ouvrir dès début décembre la campagne de rappel aux personnes de plus de 50 ans qui représentent aujourd’hui « 83 % des personnes en réanimation ». Par ailleurs, tous les assouplissements à un moment envisagés seront repoussés et le port du masque va redevenir obligatoire dans toutes les écoles primaires du pays à partir de lundi prochain.   Mais à cinq mois de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat  ne s’est pas contenté de parler du Covid-19. Il a aussi longuement vanté son bilan et esquissé ce qui serait son programme de futur candidat à sa réélection. Ainsi le président de la République a annoncé le maintien des prêts garantis par l’Etat jusqu’en juin 2022, le lancement d’un grand plan de rénovation de 500 établissements hospitaliers et de milliers de maisons de retraites à travers d’une aide exceptionnelle de 19 milliards. Défendant son action dans le domaine économique, Emmanuel Macron a mis en avant les chiffres de la croissance française, du « chômage au plus bas depuis 15 ans », mais aussi les 15 milliards d’euros depuis 2017 pour la formation et l’ «indispensable réforme de l’Assurance chômage » mise en œuvre à partir du 1er décembre. En revanche, la réforme des retraites sera, elle, repoussée au prochain quinquennat, mais elle devra être faite, selon Emmanuel Macron, en suivant des principes simples : « travailler plus longtemps en repoussant l'âge légal, aller vers un système plus juste en supprimant les régimes spéciaux (...), aller vers plus de liberté en permettant de partir en retraite progressivement. » Enfin « nous allons construire de nouveaux réacteurs » nucléaires et continuer les investissements dans les énergies renouvelables a promis le président sans donner plus de précisions.   Attendue, la prise de parole du chef de l’Etat a suscité depuis une avalanche de réactions dans l’opposition. Certains dénonçant un « discours de candidat, en campagne contre son propre bilan », d’autres évoquant un «aveu d'impuissance », un « président des riches », « homme des lobbys » ou « une tentative de hold-up » sur les idées de la droite.   Alors que retenir de l’intervention d’Emmanuel Macron ? Le président a-t-il convaincu les Français sur la 3e dose de vaccin ? Dans son discours, le chef de l’Etat a également insisté sur la « valeur travail » au centre de son action. Mais quelle est la situation aujourd’hui sur le front de l’emploi ? Et pourquoi certains secteurs connaissent-ils une pénurie de main-d'œuvre ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

50 - DÉBAT LR : QUI A GAGNÉ ? QUI A PERDU ? - 09/11/21

DÉBAT LR : QUI A GAGNÉ ? QUI A PERDU ? - 09/11/21 Invités DOMINIQUE REYNIÉ Directeur général de Fondapol Fondation pour l’innovation politique   YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro »   DAVID REVAULT D’ALLONNES Rédacteur en chef du service politique – « Le Journal du Dimanche » AURÉLIE HERBEMONT Journaliste politique - « RTL » Et d'un. Les cinq candidats à l’investiture LR pour la présidentielle, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti et Philippe Juvin, ont tenus, lundi soir, le premier de leurs quatre débats télévisés. Plus de trois heures d'échanges sur LCI, autour de quatre thèmes - le pouvoir d'achat, l'immigration, la sécurité et l'international – et un objectif : montrer sa combativité et se démarquer mais s’en s’entre-tuer. Échanger et non s’affronter, comme ce fut le cas en 2016. En amont, le patron du parti, Christian Jacob, les avait d’ailleurs mis en garde : il fallait que ce premier débat ressemble, pour les téléspectateurs, « à une réunion de famille » et non un règlement de comptes en famille qui laisserait des traces indélébiles. Ce premier débat les aura sans doute rassurés. Point d’esclandre entre les cinq candidats qui se sont gardés de toute attaque personnelle et ont insisté sur leurs différences au cours de cette longue soirée, destinée à permettre aux militants LR d’y voir plus clair avant le congrès qui doit les départager, le 4 décembre prochain.   Mais y sont-ils parvenus ? Que retenir de cette soirée ? Trois autres débats sont prévus d’ici le vote des adhérents LR, et avant cela tous avaient rendez-vous ce mardi à Colombey-les-Deux-Églises devant la tombe du général de Gaulle, pour le 51ème anniversaire de sa mort. Un pèlerinage qui en cette année électorale fait le plein et prend des allures de bataille culturelle. D’Anne Hidalgo à Nicolas Dupont-Aignan, en passant par le Premier ministre Jean Castex et les cinq candidats à l’investiture LR pour la présidentielle : tout l’échiquier politique ou presque s’est rendu ce mardi dans le fief du premier président de la Ve République, pour lui rendre hommage et revendiquer son héritage. Marine Le Pen était, elle, à Bayeux, dans le Calvados, pour célébrer le « général », malgré l'histoire de son parti qui l'a longtemps combattu.   Tous gaullistes même Éric Zemmour qui se réclame régulièrement du général de Gaulle. Ce qui a le don d’exaspérer les gaullistes historiques. Le petit-fils du fondateur de la Ve République, Pierre de Gaulle, s’est d’ailleurs dit « choqué » par les propos « graves » du polémiste sur Pétain et a dénoncé une « récupération qui ne connaît pas les réalités de l'époque et qui ne connaît pas l'histoire ».  « Pétain est allé beaucoup plus vite que ne l'imaginait Hitler dans l'adoption des lois anti-juives. Ça a surpris Hitler. Qu'on ne vienne pas me dire : ah, ça y est, il a sauvé des familles juives », a-t-il déclaré, pointant une « soumission », une « capitulation », et même un « déshonneur profond » de la part du maréchal Pétain. De son côté, Jean-Louis Debré s’est élevé contre cette course à l’héritage du général de Gaulle à quelques mois de la présidentielle. « Il y a un côté indécent. Ces hommes et ces femmes de toutes tendances n’ont pas d’idées, sont incapables d’avoir une vision de l’avenir de la France, de l’avenir de l’Europe. Et comme ils n’ont pas d’idées ils se réfèrent à de Gaulle oubliant qu’ils l’ont combattu ». DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

49 - 500 000 MORTS CET HIVER… L’EUROPE EN ALERTE - 08/11/2021

500 000 MORTS CET HIVER… L’EUROPE EN ALERTE - 08/11/2021 PR VINCENT MARÉCHAL Professeur de virologie - Sorbonne Université PR ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis Membre de l’Académie de médecine NICOLAS BERROD Journaliste - « Le Parisien » SOPHIE AURENCHE Journaliste – « RTL » PR ANTOINE FLAHAULT - En direct de Genève Épidémiologiste Directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève La reprise épidémique se confirme en Europe et l'OMS tire la sonnette d’alarme : le rythme « très préoccupant » de transmission du virus sur le Vieux continent pourrait causer 500 000 morts supplémentaires du Covid-19 d’ici février si aucune mesure n’est prise pour enrayer ce rebond. « Nous sommes, de nouveau, à l'épicentre », a déploré jeudi le directeur de l'OMS Europe, Hans Kluge.   Une situation qui est due notamment à une flambée depuis plusieurs semaines des contaminations à l’est où la couverture vaccinale est faible et plusieurs pays sont déjà en très grande difficulté à l’instar de la Roumanie et l’Ukraine. La Russie enregistre, elle aussi, de nouveaux records de décès comme d'infections, avec plus de 1800 morts chaque jour. Mais ces chiffres officiels sont largement sous-estimés de l'aveu même du Kremlin qui accuse la population, de ne pas se faire assez vacciner.   A l’ouest, si la situation est pour l’instant moins dramatique, le rebond épidémique inquiète également, avec une remontée en flèche des cas notamment en Allemagne où le taux de vaccination stagne sous le seuil des 70 %, et les autorités appellent la population à se mobiliser pour enrayer une épidémie massive de non-vaccinés. Aux Pays-Bas, confrontés à une hausse spectaculaire des cas, le Premier ministre vient d’annoncer une série de mesures restrictives, comme le retour de l'obligation du port du masque dans les établissements fermés publics et de la règle de distanciation sociale d'un mètre et demi.   En France, où près de 10 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures par Santé Publique France, soit deux fois plus qu'il y a trois semaines, c’est également le temps des mesures. Ainsi le port du masque à l’école primaire est de nouveau obligatoire depuis ce lundi dans 39 départements et l’on attend la prise de parole d’Emmanuel Macron mardi soir. Le chef de l’Etat abordera la crise sanitaire avec sans doute l'objectif de donner un coup de fouet à la campagne vaccinale qui patine depuis la rentrée. L'une des pistes étudiées serait une troisième dose généralisée à tous car les études montrent que l'efficacité du vaccin diminue après six mois. Or pour l’instant, moins de la moitié des personnes éligibles- les plus de 65 ans, les plus fragiles et les soignants - ont reçu cette dose de rappel. En réponse, l'exécutif envisagerait le conditionnement du pass sanitaire à une troisième dose. En déplacement vendredi à Montpellier, le Premier ministre Jean Castex a confirmé réfléchir à cette piste et a promis une « réponse bientôt ».   En attendant, on rouvre dans le pays des centres de vaccination et on scrute l’évolution de la situation dans les hôpitaux. Dimanche, il y a eu 275 nouveaux patients selon le site Covid Tracker, soit 12 % de plus que la semaine dernière. Pour le moment, les hôpitaux ne sont pas saturés, mais le gouvernement et les personnels soignants suivent de très près l’évolution de la situation alors qu’une enquête conduite à l'initiative du Conseil scientifique début du mois d'octobre a livré un constat alarmant : près de 20 % des lits seraient actuellement fermés dans les CHU et les CHR en raison d'une pénurie de personnel. La Fédération hospitalière de France estime de son côté que 6 % seraient en réalité aujourd’hui fermés.    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

48 - ÉCONOMIE : CA REPART… SURTOUT POUR LES MILLIARDAIRES – 06/11/21

ÉCONOMIE : CA REPART…  SURTOUT POUR LES MILLIARDAIRES – 06/11/21 Invités : JEAN-MARC DANIEL  Économiste - Professeur à l’ESCP Business School GAËLLE MACKE Directrice déléguée de la rédaction - « Challenges » JADE GRANDIN DE L’EPREVIER Journaliste économique - « L’Opinion » STÉPHANIE VILLERS Économiste Record à nouveau battu. En atteignant hier les 7040,79 points, la Bourse de Paris a repoussé ses limites historiques à l’issue d’une septième séance de hausse consécutive, écrasant ainsi les sommets atteints il y a 21 ans, le 4 septembre 2000 précisément, lors de la bulle internet. Ces bons chiffres sont portés par les mesures de soutien à l’économie pour faire face à la crise du Covid-19, mais aussi par le contexte de sortie de crise sanitaire suite à l'arrivée des vaccins. Si la cote parisienne est en forme, son profil a toutefois profondément changé ces dernières années, le secteur du luxe ayant supplanté celui des télécoms. En parallèle à cela, c'est la croissance du pays qui se porte bien elle aussi. Avec 3% au troisième trimestre, le rebond est historique. L'économie française a même retrouvé son niveau d'avant-crise. Et les chiffres du chômage également semblent encourageants : -9,7% sur un an pour les chômeurs de catégorie A (sans aucun emploi). Des chiffres à nuancer toutefois si on intègre les autres catégories de demandeurs d'emploi. Dans ce contexte, on constate aussi que les milliardaires continuent d'être de plus en plus nombreux... et de plus en plus riches. Et la pandémie n'a pas freiné la dynamique, bien au contraire. Certains aujourd'hui semblent même prendre le relais des états dans certains secteurs comme dans la lutte contre le réchauffement climatique. L'américain Jeff Bezos, PDG d'Amazon, vient d'annoncer à la COP26 sa volonté de financer le projet de Grande Muraille Verte en Afrique. De son côté, le sud-africain Elon Musk, PDG de SpaceX, continue sa véritable course à l'espace. Tandis que Bill Gates, cofondateur de Microsoft, plaide toujours pour que les riches paient plus d'impôts. Pendant ce temps, et malgré les bons chiffres et les bonnes courbes, la pauvreté en France n'a jamais été aussi grande. Le pays compte désormais près de 10 millions de pauvres et parmi eux, des travailleurs précaires, ou à faibles revenus. Un constat accablant, qui illustre une époque où le travail ne suffit parfois plus à s'assurer une vie digne. Alors, que révèlent les bons chiffres de l'économie ? Les milliardaires sont-ils en train de se substituer aux états ? Quels changements appellent les chiffres de la pauvreté en France ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/ 

episode sybel imglogo play

47 - BARNIER, HIDALGO : LES OUTSIDERS Y CROIENT ! 05/11/21

BARNIER, HIDALGO : LES OUTSIDERS Y CROIENT !  05/11/21 Invités : CARL MEEUS Rédacteur en chef - « Le Figaro Magazine »  ASTRID DE VILLAINES Cheffe du service politique - « Huffington Post » AURÉLIE HERBEMONT Journaliste politique - « RTL » JEAN-DANIEL LÉVY Directeur du département Politique et Opinion Institut Harris Interactive     Ils seront finalement cinq sur la ligne de départ. Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti et Philippe Juvin ont vu leur candidature validée, ce jeudi 4 novembre, par le parti Les Républicains (LR). Ils pourront ainsi participer à l’élection interne qui désignera le prochain candidat de la droite à l’élection présidentielle. Un scrutin réservé aux seuls adhérents du parti, qui se déroulera en deux tours, du 1er au 4 décembre. L’entrepreneur Denis Payre, qui avait annoncé en début de semaine avoir obtenu seulement entre 30 et 40 parrainages au lieu des 250 requis, n’a en revanche pas réussi son pari face à ses concurrents, beaucoup plus connus.  Le suspense autour du casting de cette désignation interne aura duré des mois. Xavier Bertrand qui avait été longtemps opposé à l’idée de participer à une primaire de la droite, avait finalement décidé de s’y rallier début octobre. Peu après, le président de la région Hauts-de-France, ainsi que sa concurrente Valérie Pécresse, tous deux anciens membres de LR, avaient également annoncé finalement reprendre leur carte au parti.  Avec cette nouvelle étape, la course à l’investiture est cette fois désormais bel et bien lancée. Et au sein du parti certains comme le président du groupe LR à l’Assemblée nationale vantent déjà une « campagne » qui « se passe bien ». « C’est le jour et la nuit avec 2016 », « je ne crois pas qu’il y ait de fracture interne, de tension très forte entre les candidats » mais « notre risque à nous » est « l’indifférence », affirme Damien Abad, qui martèle que la droite « peut gagner cette présidentielle ». D’autres en revanche disent regretter le calendrier « très tardif » choisi par le parti LR pour désigner son candidat. « Le défaut de ce choix, c'est d'avoir créé un vide et ce vide a servi la pseudo fausse-candidature d'Éric Zemmour », estime ainsi le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau alors que depuis la rentrée le polémiste d’extrême droite a réalisé une percée dans les sondages en séduisant une partie de l’électorat de droite. De jeunes militants LR s’activent d’ailleurs déjà pour faire vivre la campagne de l’ancien journaliste de CNews toujours pas officiellement candidat, tandis que les ténors du parti apparaissent divisés sur l'attitude à adopter. Ainsi le président de la région Paca Renaud Muselier qui reproche à Eric Ciotti sa complaisance et sa proximité avec Eric Zemmour, menace désormais de quitter LR si le député remporte le congrès d’investiture le 4 décembre.  Parallèlement, la question des parrainages a aussi révélé ces derniers jours des remous chez les Républicains, plusieurs prétendants se livrant à une sorte de surenchère pour se montrer plus populaires que les autres, alors que les instances ne souhaitent pas dévoiler le décompte final des différents soutiens. L’entourage de Michel Barnier, outsider de cette course dans les sondages mais candidat loué par les militants pour sa fidélité, a revendiqué, dès mercredi dernier, « plus de 500 parrainages, dans environ 70 départements. »  Les cinq candidats, dont aucun ne semble pour l’instant se détacher, selon le dernier baromètre Elabe - Les Echos, vont désormais mener campagne dans les fédérations et confronter leurs idées lors de quatre débats télévisés, tandis qu’à gauche, la candidate désignée par le PS, Anne Hidalgo, malgré des sondages en berne, multiplie les déplacements sur le terrain et tente de mobiliser des militants socialistes parfois désabusés. Son objectif : réveiller un parti, selon elle, en « situation quasiment de mort cérébrale » depuis 2017.    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

46 - AFGHANISTAN : UN PEUPLE EN ENFER – 04/11/21

 AFGHANISTAN : UN PEUPLE EN ENFER  – 04/11/21 Invités : PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques WASSIM NASR Journaliste spécialiste des mouvements djihadistes – « France 24 » EMMANUEL DUPARCQ Journaliste - Ancien chef du bureau en Afghanistan – « AFP » NICOLE BACHARAN Politologue spécialiste des États-Unis Deux mois et demi après le retour au pouvoir des Talibans en Afghanistan, les signaux alarmants ne cessent de s’accumuler. Les décennies de guerre, les catastrophes climatiques à répétition dont actuellement une sècheresse aiguë, ont produit ce qui est déjà l’une des pires crises humanitaires au monde. Les produits alimentaires de plus en plus rares sont devenus hors de prix et les témoignages s’accumulent de familles contraintes de vendre leurs biens, et même, dans les cas les plus désespérés, leurs bébés pour tenter de survivre. Selon un rapport de l’Organisation des Nations unies, environ 20 millions de personnes sont menacées de famine dans le pays. Sans nourriture, sans emploi, sans protection de leurs droits, de plus en plus d’Afghans pourraient décider de fuir leur foyer en quête de sécurité et de stabilité, prévient également l’ONU. Une situation dramatique - renforcée par l’implosion de l’économie afghane, provoquée par la fin du financement de l’État par les États-Unis et le blocage par Washington et l’Europe des fonds de la Banque centrale afghane - qui place les Occidentaux face à un dilemme. Car si les talibans s’emploient toujours à briser l’isolement diplomatique et économique dont souffre leur pays, la communauté internationale hésite à venir au secours d’un régime qui ne reconnaît pas les règles élémentaires des droits humains. Plus inquiétant encore, les chancelleries constatent que le réseau Haqqani s’est imposé comme un acteur majeur du nouvel État afghan. Plusieurs membres de ce groupe, qualifié de terroriste par Washington et accusé d'être derrière les attaques les plus meurtrières en Afghanistan ces dernières années, jouent en effet un rôle central dans le nouveau pouvoir afghan. C’est le cas notamment de Sirajuddin Haqqani. Longtemps ennemi numéro un de l’armée américaine, il est aujourd’hui un ministre de l’Intérieur très puissant et n’aurait rien abandonné de ses hostilités. Le 18 octobre dernier, dans les salons d’un grand hôtel de la capitale afghane, l’Intercontinental, théâtre en 2018 d’une attaque terroriste meurtrière menée par des membres du réseau Haqqani, il aurait fait l’éloge des kamikazes à l’origine des attentats commis contre l’ancien régime ainsi que les forces de l’OTAN, et promis aux familles de ces « martyrs » 100 euros, des vêtements et des terres. Très éduqué, anglophone et historiquement lié aux services secrets militaires pakistanais, l’homme inquiète les services de renseignement occidentaux. D’autant qu’il pèserait, dans l’ombre, sur le pouvoir du « leader suprême » des Talibans, le mollah Haibatullah Akhundzada. Ce dernier, dans une rare intervention, vient d’ailleurs de lancer une traque aux infiltrés dans ses rangs, après une série d’attaques sanglantes revendiquées par la branche afghane de l’État islamique. Mardi au moins 19 personnes sont mortes dans une attaque de l’EI-K contre l’hôpital militaire de Kaboul, dont le chef des forces militaires talibanes de la capitale et membre du réseau Haqqani, le commandant Hamdullah Mokhlis. Alors quelle est la situation en Afghanistan ? Que doit faire la communauté internationale ? Qui sont les Haqqani ? Proche d’Al-Qaïda et de l’armée pakistanaise, le clan a-t-il pris les manettes du pouvoir ? Enfin que se passe-t-il au Mali ? Comment la force française Barkhane se retire-t-elle du nord du pays ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

45 - LE COVID REVIENT, L'HÔPITAL AUX ABOIS - DR PATRICK PELLOUX Médecin urgentiste au SAMU de Paris - Président de l'AMUF (Association des Médecins Urgentistes hospitaliers de France) EVE ROGER Directrice adjointe de la rédaction « Le Parisien - Aujourd’hui en France » DR FAÏZA BOSSY Médecin généraliste PR PHILIPPE AMOUYEL Épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille Près de deux ans après l'apparition du coronavirus, l’épidémie de Covid-19 repart à la hausse dans plusieurs régions du monde et en particulier en Europe qui représente actuellement plus de 55 % des nouvelles contaminations dans le monde. C’est le cas à l’est où la couverture vaccinale est faible et plusieurs pays sont déjà en très grande difficulté à l’instar de la Bulgarie, la Lettonie, la Roumanie et l’Ukraine. La Russie enregistre, elle aussi, jour après jour de nouveaux records de décès comme d'infections, avec plus de 1000 morts chaque jour - des chiffres largement sous-estimés, de l'aveu même du kremlin qui accuse la population, de ne pas se faire assez vacciner. Un Russe sur trois a reçu au moins une injection. A l’ouest, le rebond est très net aussi en Allemagne, en Belgique, au Danemark, en Autriche, en Norvège et surtout aux Pays-Bas. Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, vient d’ailleurs d’annoncer une série de mesures restrictives, comme le retour de l'obligation du port du masque dans les établissements fermés publics et de la règle de distanciation sociale d'un mètre et demi. L'obligation de présenter le passe sanitaire est également étendue à des endroits comme les musées et les terrasses de restaurants. Et parmi tous ces pays, un même constat : la vaccination est élevée, mais encore insuffisante - autour de 60 à 70 % de la population. En France, où la couverture vaccinale est l'une des meilleures au monde - avec plus de 75 % de la population totalement vaccinée (plus de 87 % de la population éligible), la reprise est pour l’instant moins marquée. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, évoque depuis plusieurs jours une « tendance à la hausse », une « petite poussée épidémique », mais en aucun cas une « vague épidémique ». Pour autant les indicateurs se dégradent à nouveau, lentement. Ainsi près de 60 départements sont désormais au-dessus du seuil d’alerte, dont 39 qui vont devoir le rétablir le port du masque à l’école primaire dès la rentrée. Après plusieurs semaines de baisse, les hospitalisations sont également reparties à la hausse, y compris en réanimation. Une évolution qui est suivie de très près par les autorités. D’autant qu’une enquête conduite à l'initiative du Conseil scientifique au début du mois d'octobre a livré un tableau inquiétant de la situation au sein de l'hôpital public français : près de 20 % des lits y sont fermés dans les CHU et les CHR en raison d'une pénurie de personnel. Dans ce contexte, le gouvernement appelle les personnes ayant reçu leur deuxième dose de vaccin il y a six mois à se faire injecter une dose de rappel et réfléchit à conditionner le passe sanitaire à l'injection d'une troisième dose. Parallèlement, le Premier ministre a reçu un courrier signé par quinze présidents de département qui refusent de payer le RSA aux personnes non vaccinées qui sont privées d'emploi pour cette raison et demandent à l’Etat d’assumer ses responsabilités. Le RSA est un « dispositif d’insertion sociale et professionnelle » et il ne peut « remplacer une allocation nationale versée suite à un arrêt d’activité pour motif d’absence de passe sanitaire », écrivent-ils. Alors pourquoi les contaminations de Covid-19 flambent-elles dans de nombreux pays en Europe ? Quelle est la situation sanitaire en France ? L’hôpital peut-il supporter une nouvelle vague ?

episode sybel imglogo play

44 - FRANCE / ANGLETERRE : LE RETOUR DES MEILLEURS ENNEMIS - 02/11/21

« C dans l’air » du 2 novembre France/ Angleterre : le retour des meilleurs ennemis Invités  ANNE-ELISABETH MOUTET Éditorialiste - « The Daily Telegraph »  PHILIP TURLE Journaliste britannique Chroniqueur international – « France 24 »  CHRISTIAN ROUDAUT Journaliste Ancien correspondant en Grande-Bretagne pour Radio France  CATHERINE MATHIEU Économiste à l’OFCE Spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes    Le bras de fer entre la France et Royaume-Uni autour des licences de pêche continue, mais Paris veut « donner une chance » aux discussions. Les échanges sur ce dossier, qui oppose les deux pays depuis l'entrée en vigueur du Brexit, vont se poursuivre, a annoncé Emmanuel Macron, ce lundi 1er novembre, en marge de la COP26 qui se tient à Glasgow en Ecosse. La France a décidé de donner jusqu’à jeudi aux Anglais pour qu’ils accordent de nouvelles licences aux pêcheurs français. Une nouvelle réunion, à laquelle est conviée le secrétaire d'Etat britannique chargé du Brexit, David Frost, aura lieu à Paris. D’ici là, les mesures de rétorsion - qui devaient initialement être appliquées dès ce mardi 2 novembre - attendront car « ce n'est pas pendant qu'on négocie qu'on va mettre des sanctions ». « Les prochaines heures sont des heures importantes » et « j'ai compris que les Britanniques allaient revenir vers nous demain avec d'autres propositions », a assuré Emmanuel Macron. Le gouvernement britannique a de son côté « salué » le report des sanctions, disant se « féliciter que la France reconnaisse que des discussions approfondies sont nécessaires pour résoudre l’ensemble des difficultés de la relation entre le Royaume-Uni et l’UE».   48 heures, c’est donc le nouveau délais accordé aux Britanniques avant l'application des sanctions dans le conflit sur la pêche. Paris menace depuis plusieurs jours d’interdire aux navires de pêche britanniques de débarquer leurs cargaisons dans les ports français et de renforcer des contrôles douaniers de tous les camions si Londres n’accorde pas davantage de licences aux pêcheurs français. De son côté, le gouvernement britannique a indiqué que faute de solution dans les 48 heures, il s'appuierait sur le mécanisme de règlement des différends dans le cadre de l'accord commercial post-Brexit pour demander des « mesures compensatoires ». Londres a prévenu s'apprêter aussi à renforcer les contrôles des bateaux de pêche européens.   Alors une désescalade est-elle possible ? Si des deux côtés de la Manche, l'heure est désormais à l'attente dans ce dossier, il est loin d’être le seul sujet de discorde entre les deux pays. Immigration illégale par la Manche, Brexit en Irlande du Nord…. Depuis le Brexit, le torchon brûle entre Paris et Londres. Pour Boris Johnson, tous les sujets sont bons pour une passe d’armes avec Emmanuel Macron. Confronté à de nombreuses difficultés intérieures, le Premier ministre britannique multiplie depuis des mois les attaques contre Paris, ce qui ravit la pesse populaire tabloïd de son pays. Emmanuel Macron accuse lui Boris Johnson d’avoir menti aux Britanniques sur le Brexit. L’Entente cordiale semble bien loin entre les deux nations alors que la situation se tend également en Irlande du Nord. Lundi, un bus a été attaqué et incendié par deux hommes masqués dans un quartier unioniste de Newtonards, une ville à l’est de Belfast. Des violences qui montrent une nouvelle fois que le feu couve dans la province britannique, où les conséquences du Brexit créent un sentiment de trahison chez les unionistes attachés à la couronne.

episode sybel imglogo play

43 - COP 26 : COMMENT RÉUSSIR SANS LA CHINE ET LA RUSSIE ? – 1er/11/21

COP 26 : COMMENT RÉUSSIR SANS LA CHINE ET LA RUSSIE ? – 1er/11/21 Invités PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » AUDREY GARRIC Journaliste au service Planète - « Le Monde » ARNAUD GOSSEMENT Avocat en droit de l’environnement – Professeur associé à Paris 1 Après un report d'un an à cause de la pandémie de Covid-19, la 26è conférence internationale sur le climat débute aujourd'hui à Glasgow (Écosse). D'une durée de deux semaines, elle doit permettre aux 197 pays participants d'aboutir à un nouvel accord visant à réduire leurs émissions de CO2. Plus de 120 chefs d'Etat sont attendus sur place, dont Emmanuel Macron et Joe Biden. Mais Xi Jinping et Vladimir Poutine ne feront pas le déplacements, et cela n'augure rien de bon pour les négociations, la Chine et la Russie étant parmi les plus gros pays pollueurs. La sortie des énergies fossiles sera un des principaux sujets abordés, tout comme celui de la solidarité entre les pays du Nord, responsables du réchauffement, et ceux du Sud, qui en subissent les effets. Mais six ans après l'accord de Paris, les objectifs sont toujours loin d'être atteints. Le plus ambitieux était de limiter le réchauffement à +1,5°C. Pour cela, le dernier rapport du GIEC rappelle une solution claire : la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 45% d'ici 2030. Ces experts prédisent autrement un avenir catastrophique pour la planète, qui irait vers un réchauffement de +2,7°C. Pendant ce temps en Inde, les mines et centrales à charbon continuent d'être les principales sources d'énergie. Le charbon représente en effet près de 70% de la production d'électricité du pays. Et la tendance ne va pas à la baisse. Et cela illustre la difficile question de la transition énergétique dans les pays en voie de développement. Enfin, en France, la campagne présidentielle permet aux différents candidats d'afficher leur position sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique. Si à droite, on continue de miser sur le nucléaire (Xavier Bertrand promet même de ne pas descendre jusqu'à la barre des 50% de nucléaire dans le mix énergétique), à gauche, hormis Fabien Roussel et Arnaud Montebourg, on souhaite se tourner vers les énergies renouvelables. Emmanuel Macron, quant à lui, a annoncé vouloir développer les SMR, ces petits réacteurs nucléaires modulaires présentés comme plus sûrs. Alors, la COP 26 est-elle déjà vouée à l'échec ? Comment aider les pays en voie de développement à amorcer leur transition écologique ? Comment expliquer les forts clivages des politiques français sur la question du nucléaire ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

42 - RÉVÉLATIONS, TÉMOIGNAGE... FACEBOOK DANS LA TOURMENTE – 30/10/21

RÉVÉLATIONS, TÉMOIGNAGE... FACEBOOK DANS LA TOURMENTE – 30/10/21 Invités NICOLAS BOUZOU Économiste – Directeur du cabinet de conseil Asterès NICOLE BACHARAN  Politologue spécialiste des États-Unis VÉRONIQUE REILLE SOULT Présidente de Backbone Consulting DOMINIQUE CARDON Professeur de sociologie - Sciences Po C'est acté. Le géant Facebook va changer de nom. Et devenir Meta (« au-delà », en grec ancien). L'objectif est clair pour Mark Zuckerberg, le PDG du groupe, il s'agit de mettre en avant le métavers, ce projet d'internet du futur. Si les plates-formes du groupe (Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger) gardent leur nom, cette décision de rebaptiser le groupe californien en dit long sur la stratégie à venir pour Zuckerberg. Celui-ci avance que ce projet va créer des « millions » d'emplois dans la décennie à venir. Mais la société américaine fait actuellement face à de multiples accusations. Avec les Facebook Papers, révélés par la lanceuse d'alerte Frances Haugen, c'est plusieurs scandales qui s'enchaînent avec la fuite de ces documents internes. Haugen accuse notamment la plateforme de faire passer « les profits avant la sécurité » des utilisateurs. Face à cette grave crise de réputation, le nouveau projet de Zuckerberg pourrait être une tactique pour redorer son image et détourner l'attention. Après son audition devant le Congrès américain, l'ancienne employée de Facebook sera aussi entendue par le Sénat à Paris le 10 novembre prochain. Pendant ce temps là, la campagne présidentielle française se poursuit et les différents candidats ont plus que jamais conscience de l'importance de leurs réseaux sociaux. Si les équipes d'Emmanuel Macron ou de Jean-Luc Mélenchon manient parfaitement ces outils, certains candidats comme Anne Hidalgo sont plus à la peine. La bataille des idées se fait pourtant aussi sur ce terrain là et pour cela les community manager utilisent toutes les techniques pour faire remonter leurs hashtags, ces mots-clés qui donnent les tendances. Enfin, en Chine, les réseaux sociaux et Internet dans sa globalité subit des censures et un contrôle important de la part de l'Etat. Les capacités de surveillance du web par le pouvoir sont fortes, et face à ce contexte compliqué, LinkedIn vient d'annoncer son retrait de l'empire du Milieu. C'était le dernier grand réseau social américain à y rester. Alors, le groupe de Mark Zuckerberg peut-il remonter la pente après les Facebook Papers ? Comment se joue la campagne présidentielle sur les réseaux sociaux ? Jusqu'au la Chine peut-elle porter sa censure sur le web ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

41 - MACRON / BIDEN : APRÈS LA TRAHISON, LA CONFRONTATION ! – 29/10/21

MACRON / BIDEN : APRÈS LA TRAHISON, LA CONFRONTATION ! – 29/10/21 FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international « Le Journal du Dimanche » ALEXANDRA DE HOOP SCHEFFER  Politologue spécialiste des États-Unis  ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale « France 24 » YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » SONIA DRIDI - En direct de Washington  Journaliste Auteure de « Joe Biden, le pari de l’Amérique anti-Trump » Pour la première fois depuis la crise des sous-marins et l’annulation du contrat entre l’Australie et la France au profit de submersibles américains à propulsion nucléaire, Emmanuel Macron va rencontrer Joe Biden cet après-midi à Rome à l’ambassade de France, avant le sommet du G20 qui se tiendra demain dans la capitale italienne.   Au menu des discussions, les questions climatiques qui les occuperont également lors de la Cop26 la semaine prochaine, la crise des sous-marins, mais, surtout le nouveau chapitre à écrire dans les relations transatlantiques. « Avec une attention forte aux questions de sécurité et de défense », souligne l’Élysée, en référence à l’autonomie stratégique que le chef de l’État veut pousser à travers l’Union européenne.   Dans cette entreprise, la France qui présidera l’Union européenne à partir du 1er janvier, a fait de la construction d’une défense européenne un véritable objectif pour les six prochains mois. Mais la tâche est ardue tant le sujet est loin de faire l’unanimité parmi les Vingt-Sept, particulièrement divisés sur la question de l’OTAN, après le retrait chaotique d’Afghanistan mené sans concertation et la concrétisation du pacte de sécurité trilatéral Aukus (Australie, Royaume-Uni, Etats-Unis) pour la zone Indo-Pacifique. D’où la nécessité de « mettre tout le monde d’accord sur le fait qu’il n’y a pas de contradiction entre défense européenne et Alliance atlantique », indique l’Élysée, estimant que l’enjeu de cette rencontre est de mieux « répartir les responsabilités » entre les États-Unis et l’Europe à ce sujet.   Si à l’issue de l’entretien, un communiqué conjoint devrait être rendu public pour « détailler les engagements communs », ce rendez-vous romain devrait surtout marquer le coup d’envoi d’une normalisation des relations franco-américaines, mises à mal par la crise des sous-marins en septembre dernier. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait dénoncé alors un « coup dans le dos » de l’Australie et des États-Unis allant même jusqu'à dire que les méthodes de l’administration Biden « ressemblaient beaucoup à ce que faisait monsieur Trump ». Paris avait rappelé ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie, et Joe Biden avait tenté d'amorcer une détente en décrochant son téléphone pour discuter de vive voix avec Emmanuel Macron, le 22 septembre. Les deux dirigeants avaient ainsi décidé de lancer un « processus de consultations approfondies » pour rétablir la confiance durement éprouvée entre les deux alliés. Cette fois, en se rendant à Rome, le président des Etats-Unis  - qui voit les difficultés s’accumuler sur le plan intérieur - entend rallumer la flamme avec ses alliés européens, et remettre sur les rails la relation franco-américaine. Mais y parviendra-t-il ? Quels sont les enjeux de cette rencontre entre Joe Biden et Emmanuel Macron ? Quel est l’avenir de la relation transatlantique ? Et après la crise des sous-marins, quelle est la stratégie « indo-pacifique » de la France ? Sur quoi repose le partenariat stratégique entre la France et l’Inde ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

40 - BREXIT : CETTE FOIS, LA FRANCE DIT NON ! – 28/10/21

BREXIT : CETTE FOIS, LA FRANCE DIT NON ! – 28/10/21 Invités PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance FLORENTIN COLLOMP Journaliste spécialiste des questions européennes - « Le Figaro » Ex-correspondant à Londres SONIA DELESALLE-STOLPER Cheffe du service international – « Libération » SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l’IRIS  PHILIP TURLE - En direct de Rome  Journaliste britannique Chroniqueur international – « France 24 » Après avoir longtemps menacé le Royaume-Uni, la France a décidé de passer à l’action. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un navire anglais qui péchait en baie de Seine sans licence a été dérouté jusqu’au port du Havre, un autre a été verbalisé pour « entrave au contrôle ». Il s’agit des premières mesures de rétorsion françaises contre les Britanniques, accusés de ne pas respecter les accords post-Brexit sur les licences accordées aux pêcheurs français.   Un peu plus tôt dans la journée, à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement avait mis en garde le gouvernement britannique : si aucun progrès n’est fait d’ici au 2 novembre dans ce dossier, Paris décidera de « l’interdiction de débarquement de produits de la mer » britanniques en France ainsi qu'un « renforcement des contrôles » des navires britanniques et des camions « à destination et en provenance du Royaume-Uni », quelle que soit leur cargaison. Gabriel Attal avait aussi évoqué une riposte graduelle, avec une possible « deuxième série de mesures », dont « notamment des mesures énergétiques qui ont trait à la fourniture d'électricité pour les îles anglo-normandes », qui dépendent d'un câble sous-marin avec la France pour leur approvisionnement.   « Les menaces de la France sont décevantes et disproportionnées, et ne correspondent pas à qu'on pourrait attendre d'un allié et partenaire proche », avait immédiatement réagi le porte-parole du gouvernement britannique, affirmant qu'elles n'étaient « pas compatibles » avec l'accord post-Brexit et le droit international. Si ces menaces sont « appliquées, elles feront l'objet d'une réponse appropriée et calibrée », avait-il mis en garde.   « Notre patience a des limites », avait par sa part martelé plut tôt Gabriel Attal. « Nous ne laisserons pas la Grande-Bretagne s'essuyer les pieds sur les accords du Brexit. » Selon lui, près de la moitié des demandes de licences effectuées par les pêcheurs français n'ont toujours pas été satisfaites, malgré la fourniture des documents réclamés par les autorités britanniques. « Il est important de rester calme et d’aller vers une désescalade. Notre porte reste toujours ouverte », a depuis affirmé le ministre de l’environnement britannique, George Eustice, en abordant le dossier devant le Parlement. « L’escalade n’est pas du fait de la France », lui a répondu ce jeudi le Premier ministre, Jean Castex. « Nous sommes ouverts en permanence aux discussions, matin, midi et soir », mais, a-t-il dit, « les Britanniques doivent respecter leurs engagements ».   Ambiance. D’autant que le bras-de fer engagé entre Paris et Londres sur le dossier de la pêche est loin d’être le seuil sujet de contentieux. « Guerre de la saucisse », affaire des sous-marins australiens, immigration illégale... Avec le Brexit, tout semble prétexte aux coups de Trafalgar entre la France et la Grande-Bretagne. Alors jusqu’où l’escalade des tensions ? Et où en est la stratégie « Global Britain » promue par Boris Johnson ?     Depuis sa sortie de l'Union Européenne, le Royaume-Uni mise beaucoup sur de nouveaux accords commerciaux lui permettant de renforcer ses échanges avec des régions en forte croissance. Londres a décroché une première victoire en juin en signant un accord avec l'Australie. L’annonce d’un partenariat de sécurité et de défense en septembre, par Washington, Londres et Canberra, a également donné une consistance au concept jusqu’alors nébuleux de « Global Britain » cher au Premier ministre britannique. Mais depuis Londres voit la perspective d'un accord commercial avec les Etats-Unis s'éloigner. Un revers pour Boris Johnson qui doit à présent convaincre les Britanniques des bienfaits de la sortie de l’Union européenne qu’il a tant vantés. Et ce alors que 59 % des britanniques sondés estiment que le Brexit se passe mal et 69 % pensent que le gouvernement a mal géré la crise des chauffeurs routiers et les nombreuses pénuries qui en découlent. Au Royaume-Uni, les grands supporters de la monarchie britannique sont également très tourmentés ces derniers jours par l’état de santé de la reine d'Elizabeth II, qui a su incarner depuis son intronisation en 1952 la stabilité du Royaume. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

39 - UNE 3e DOSE... OU UNE 5e VAGUE ? – 27/10/21

UNE 3e DOSE... OU UNE 5e VAGUE ? – 27/10/21 Invités Dr JEAN-PAUL HAMON Président d’honneur de la Fédération des Médecins de France BENJAMIN DAVIDO - Infectiologue Directeur de la médecine de crise du Covid-19 Hôpital Raymond-Poincaré CAROLINE TOURBE Journaliste sciences et médecine – « Le Point » Pr BERTRAND GUIDET Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine Pr PHILIPPE AMOUYEL - En direct de Lille  Épidémiologiste et professeur de santé publique Université de Lille Envoyer un « signal ». C’est le souhait du ministre de la Santé Olivier Véran qui a reçu hier une troisième dose de vaccin contre le Covid-19. « J’en ai profité pour faire dans le même mouvement et dans l’autre bras la vaccination contre la grippe », a précisé le ministre, qui entend donner l’exemple alors que la campagne de rappel patine. Pour l’heure, environ 2,5 millions de personnes sur les 6,8 millions pouvant y prétendre ont effectué leur rappel vaccinal, six mois après leur dernière injection. Cela concerne pour le moment les personnes de plus de 65 ans, celles atteintes de maladies graves, de comorbidités ou immunodéprimées ainsi que le personnel soignant.   « Ça ne suffit pas » mais « ça monte », a souligné le ministre, évoquant le rythme actuel de « 100.000 doses de rappel par jour » et l’augmentation des prises de rendez-vous. Depuis plusieurs jours, ministre et épidémiologistes appellent les Français éligibles à effectuer leur rappel vaccinal alors que les chiffres de l’épidémie repartent légèrement à la hausse en France et que les premières études confirment une baisse de l'immunité au bout de six mois. Le gouvernement réfléchit également à d’autres moyens pour accélérer la campagne, dont notamment la possibilité de conditionner la validité du pass sanitaire à l'injection de la dose de rappel. « C’est une piste qui fait son chemin (…) aucune décision n’est prise à ce stade, c’est la recommandation des autorités sanitaires » qui la guidera, a expliqué le porte-parole du gouvernement. Selon le ministre de la Santé, qui a sollicité sur ce point la Haute Autorité de santé, le comité d’orientation pour la stratégie vaccinale et le conseil scientifique, les avis devraient parvenir « dans quelques jours ».   Plusieurs pays conditionnent déjà la validité du pass sanitaire à la réalisation d'une troisième dose, comme le Maroc et Israël. Dans l’Etat Hébreu, le gouvernement est d’ailleurs allé plus loin puisqu’il l’a étendu à toutes les personnes de plus de 12 ans. En Chine, plusieurs provinces ont également mis en place une campagne de rappel pour la population âgée de plus de 18 ans et déjà totalement vaccinée depuis au moins six mois. Aux Etats-Unis, où la campagne de rappel a été lancée fin septembre, une autre étape pourrait être franchie prochainement : celle de l’ouverture de la vaccination aux enfants de 5 à 12 ans. Sauf coup de théâtre, elle devrait être recommandée par les autorités sanitaires américaines dès la semaine prochaine. Une décision qui entraînerait la vaccination de 28 millions d'Américains et sera scrutée. Car si de nombreux pays vaccinent déjà les adolescents à partir de 12 ans, très peu le font en-dessous de cet âge.   Quelles questions cela pose ? « La vraie question, c'est le bénéfice-risque », explique le professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique qui guide le gouvernement français. Aux Etats-Unis, cette balance semble pencher du côté de la vaccination, selon lui : « Le risque d'hospitalisation pour un enfant infecté y est 10 fois plus élevé que pour un enfant d'Europe occidentale », en raison de facteurs aggravants répandus dans la population américaine (surpoids, obésité, diabète...).   Mais cette décision pourrait-elle se généraliser ? La France pourrait-elle emboîter le pas des Etats-Unis alors que l'on observe un regain des cas quotidiens ? La 3ème dose de vaccin sera-t-elle bientôt intégrée au pass sanitaire en France ? Enfin que se passe-t-il au sein de l’hôpital public ? Selon une étude menée par le président du Conseil scientifique et du Comité consultatif national d’éthique, Jean-François Delfraissy, un lit sur cinq est aujourd'hui fermé dans les CHU et CHR de France, faute de personnel. Absentéisme en hausse, démissions…Toutes les régions et tous les services sont touchés précise le document. Une situation inédite qui inquiète les soignants et le ministre de la Santé. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

38 - COVID : LA CHINE RECONFINE... – 26/10/21

COVID : LA CHINE RECONFINE... – 26/10/21 Invités Pr ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis  Membre de l’Académie de médecine Pr DIDIER PITTET Épidémiologiste, chef du service de contrôle des infections Hôpitaux Universitaires de Genève NICOLAS BERROD Journaliste santé – « Le Parisien » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique – « Marianne » Pr BRUNO LINA - En direct de Lyon  Virologue - CHU de Lyon Membre du Conseil scientifique Après un été presque insouciant, l’ambiance se refroidit sur le front de l’épidémie. Alors que les mesures sanitaires se sont relâchées un peu partout sur fond de vaccination, la pandémie repart à la hausse en Europe qui représente actuellement plus de 55 % des nouvelles contaminations dans le monde. C’est le cas au Royaume-Uni où près de 50 000 cas sont comptabilisés chaque jour. Plusieurs pays sont également déjà en grande difficulté, à l’instar de la Bulgarie où la hausse des cas de Covid-19 submerge le système hospitalier. « Notre capacité en termes d’effectifs et de ventilateurs est presque épuisée, nous allons devoir chercher de l’aide à l’étranger », a alerté le ministre de la santé, évoquant également la possibilité d’un confinement dans le pays, qui a le plus faible taux de vaccination de l’Union européenne. Seuls 24 % de Bulgares sont actuellement totalement vaccinés.   En Russie, où l’on compte plus de 1000 morts quotidiens, un niveau inédit depuis le début de l’épidémie, Vladimir Poutine a décrété la quasi-mise à l’arrêt du pays pendant onze jours. Le président russe a également appelé les nombreux récalcitrants à se faire vacciner pour tenter de circonscrire une flambée de Covid-19 hors de contrôle. Au pays des inventeurs du vaccin Spoutnik V, seulement 31 % des Russes sont immunisés. Un échec de la campagne de vaccination reconnu par le Kremlin qui pointe du doigt la responsabilité de la population. Alors qu’en Chine, qui avait quasiment éradiqué l’épidémie sur son sol depuis le printemps 2020, les autorités viennent, elles aussi, de décider le confinement des quatre millions d’habitants de la ville de Lanzhou dans le nord du pays et de demander aux résidents de Pékin de réduire leurs déplacements, en raison d'un rebond des cas d'infection. Attribuée au variant Delta, hautement contagieux, la nouvelle poussée épidémique se serait déjà propagée dans onze provinces ainsi que dans la capitale qui se prépare à organiser les JO d'hiver dans une centaine de jours.   Et en France, quelle est la situation ? La courbe est-elle en train de s’inverser ? Après des semaines de baisse, « on assiste à une petite poussée » de l'épidémie en Europe, et donc dans l’Hexagone, a expliqué vendredi le ministre de la Santé. Olivier Véran a une nouvelle fois rappelé la nécessité de maintenir les gestes barrières pour contenir la pandémie, malgré les bénéfices de la vaccination, mais aussi l’importance pour les personnes de plus de 65 ans ou immunodéprimées de faire une 3ème dose de rappel. Selon les chiffres communiqués par le ministre, seulement 100 000 doses de rappel sont effectuées quotidiennement.  Un chiffre insuffisant d’après le gouvernement qui s’interroge sur les moyens de convaincre les Français éligibles à une 3ème dose et n’écarte pas la possibilité de l’intégrer au pass sanitaire. Interrogé sur le sujet, Jean Castex a ainsi expliqué que la décision était soumise à la Haute Autorité de Santé. « A la HAS de nous dire si nous devons ou non étendre l'éligibilité du pass à la troisième dose. L'avis est sollicité » a affirmé le Premier ministre en marge d'un déplacement au Vatican le 18 octobre dernier.   Mais d’ici là, le pass sanitaire devrait faire l’objet d’une âpre bataille au Palais du Luxembourg. Car si à l'issue de débats souvent électriques, marqués par des divisions au sein même de la majorité, l'Assemblée nationale a donné un premier feu vert au projet de loi "vigilance sanitaire", avec la possibilité de recourir au pass sanitaire jusqu'au 31 juillet 2022, au Sénat, Sénateurs LR et PS entendent restreindre l’utilisation du pass aux départements où moins de 75 % de la population totale est vaccinée. Le dispositif ainsi encadré ne durerait que jusqu’au 28 février, et non au 31 juillet comme le demande le gouvernement.  Alors assiste-t-on à une reprise de l'épidémie ? Faut-il craindre une 5ème vague généralisée ? Enfin à l’heure où l’OMS s’agace de l’iniquité vaccinale dans le monde, où en est le mécanisme de distribution des vaccins Covax ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

37 - SONDAGES : LA GRANDE "MANIP" ? – 25/10/21

SONDAGES : LA GRANDE "MANIP" ? – 25/10/21 Invités Christophe BARBIER   Éditorialiste politique   Raphaëlle BACQUÉ    Grand reporter – « Le Monde » Brice TEINTURIER   Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos   Stéphane VERNAY Rédacteur en chef délégué – « Ouest-France » C’est une décision radicale.  Ouest-France, le plus grand groupe de presse régionale en France, a décidé de ne plus publier le moindre sondage politique durant la durée de la campagne présidentielle. Samedi, dans les colonnes du journal, à travers un éditorial, le rédacteur en chef du titre de presse, François-Xavier Lefranc, explique : « On a tout vu ces derniers temps, des sondages mis à toutes les sauces, des personnalités politiques cherchant désespérément une légitimité dans les pourcentages des dernières études d’opinion, des sondages faisant ou défaisant le deuxième tour de l’élection présidentielle, des cadors du petit écran gonflés à l’hélium des mesures d’audiences devenir des stars politiques déjà qualifiées par les sondages avant même d’être candidats. Les sondeurs n’arriveront bientôt plus à mettre du charbon dans la machine tant elle est en surchauffe (…)  A chaque élection, on veut connaître le résultat avant même que les Français aient voté. Cette année où l’on est allé jusqu’à imaginer convoquer les sondeurs pour désigner les candidats, on atteint des sommets ».   Pour le journaliste « le temps passé à commenter les sondages détourne les personnalités politiques et les médias de l’essentiel : la rencontre avec les citoyens, l’échange approfondi, le débat d’idées, l’écoute de ce que vivent les gens au quotidien, de leurs inquiétudes, de leurs espoirs ». Avec les sondages, « on a l'impression que les Français s'expriment et ils ne s'expriment pas du tout » a lancé François-Xavier Lefranc dimanche soir au 20 heures de France 2. Le rédacteur en chef qui refuse que Ouest France participe « à la grande manip » prône le retour sur le terrain des journalistes pour réaliser des reportages en donnant la parole aux Français.   Si cette décision de Ouest France n’est pas une première, en 2016 déjà lors de la précédente campagne présidentielle le quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France avait fait le même choix, elle survient au moment où l’inflation du nombre de consultation de l’opinion publique interroge de plus en plus. La commission des sondages - l'autorité en charge de vérifier le respect de la législation en la matière - en dénombre vingt-six depuis début septembre.   A six mois du scrutin, alors que nombre de candidats ne sont pas encore officiellement déclarés, politiques, médias et citoyens vivent au rythme des cotes de popularité et des intentions de vote, si bien que le parti les Républicains a récemment lancé un sondage auprès des sympathisants de droite pour trouver la meilleure manière de sélectionner son candidat à la présidentielle. Le polémiste Éric Zemmour vient lui de dire qu’il avait pris sa décision concernant la présidentielle alors que depuis plusieurs jours des enquêtes le donnent au coude-à-coude avec Marine Le Pen pour la deuxième place, derrière Emmanuel Macron. Alors les sondages sont-ils devenus le carburant de la politique ? Critiqués mais également surveillés de très près par les candidats, ont-ils une réelle influence sur le résultat dans les urnes ? Et quel est l’impact sur la campagne des réseaux sociaux investis en force cette année par les partis politiques ? Enfin alors que le scrutin de la présidentielle sera plus numérique que les précédents, comment s’organise sa cybersécurité ? Comment lutter contre les manipulations de l'opinion venues de l'étranger ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

36 - COVID : ÇA REPART… EN FRANCE AUSSI ? – 23/10/21

COVID : ÇA REPART… EN FRANCE AUSSI ? – 23/10/21 Invités : PR ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis Membre de l’Académie de médecine PR BERTRAND GUIDET Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine EVE ROGER Directrice adjointe de la rédaction « Le Parisien - Aujourd’hui en France » ISABELLE FICEK Journaliste politique - « Les Echos » PR ANTOINE FLAHAULT - En duplex Épidémiologiste Directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève Plus d’un an et demi après le début de sa propagation, le Covid n’a pas disparu, loin de là. La pandémie flambe à l’Est de l’Europe, et a fortement repris en Grande-Bretagne. En Russie, Vladimir Poutine a décrété la quasi-mise à l’arrêt du pays pendant onze jours alors que l’on compte plus de mille morts quotidiens, un niveau inédit depuis le début de l’épidémie. Le président russe implore les nombreux récalcitrants de se faire vacciner. Il souhaite circonscrire une flambée de Covid-19 hors de contrôle, mais aussi donner un nouveau souffle à sa gestion de l'épidémie, jusqu'à présent inefficace. Aux Etats-Unis, le gouvernement se dit « prêt » à vacciner les enfants de 5 à 11 ans dès novembre. Les injections pourront en effet débuter une fois que l’agence américaine de santé aura recommandé le vaccin Pfizer pour cette tranche d’âge. Dès le mois prochain, ce sont 28 millions d’Américains supplémentaires qui pourront donc être vaccinés.   Chez nous le taux d'incidence remonte légèrement. La situation n’est pas catastrophique mais le gouvernement veut se prémunir. A l'issue de débats souvent électriques, marqués par des divisions au sein même de la majorité, l'Assemblée nationale a d’ailleurs donné dans la nuit de mercredi à jeudi, un premier feu vert au projet de loi "vigilance sanitaire", avec la possibilité de recourir au pass sanitaire jusqu'au 31 juillet 2022. Le projet de loi n’a été adopté que par 10 voix d'écart, 135 voix pour et 125 contre au bout de deux jours de débats marqués par des passes d'armes et invectives dans l'hémicycle. Le texte poursuivra son chemin parlementaire au Sénat le 28 octobre.   Mais d’autres maladies inquiètent également les médecins. Plus discrets depuis l’apparition du coronavirus, les virus hivernaux classiques arrivent tôt et frappent fort. La France a lancé hier, sa campagne annuelle de vaccination contre la grippe saisonnière, dans un contexte particulièrement incertain. La bronchiolite est également très présente. Après un hiver 2020-2021 historique avec très peu d’hospitalisations, la tendance est déjà complètement inverse dès ce mois d’octobre. Ce qui fait surtout craindre aux soignants et scientifiques une « épidémie de bronchiolite de grande ampleur » cette année, c’est la faiblesse des systèmes immunitaires des enfants nés après mars 2020, qui n’ont jusqu’ici pas été confrontés au virus.   S’apprête-t-on à vivre une cinquième vague ? Avec un possible prolongement du pass sanitaire, l’état d’exception est-il en train de devenir la norme ? Faut-il craindre une vague d’hospitalisation cet hiver pour les malades atteints de bronchiolite et de grippe ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

35 - ÉNERGIE : UN CHÈQUE DE 100 EUROS… ET APRÈS ? – 22/10/21

ÉNERGIE : UN CHÈQUE DE 100 EUROS… ET APRÈS ? – 22/10/21 Invités FANNY GUINOCHET Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales ERWAN BENEZET Journaliste en charge de l’énergie « Le Parisien - Aujourd’hui en France » MAUD DESCAMPS Journaliste en charge de l’énergie - « Europe 1 » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » Une « indemnité inflation », c’est finalement la solution annoncée hier soir par le Premier ministre pour faire face à l’augmentation du coût de la vie. 100 euros distribués à 38 millions de Français qui gagnent moins de 2000 euros net par mois, avec ou sans voiture. Travailleurs, chômeurs, étudiants, retraités, fonctionnaires, indépendants, la moitié des Français seront concernés par cette aide ponctuelle. Il s’agira d’une « indemnité classes moyennes », a indiqué le chef du gouvernement, expliquant que le plafond retenu correspond au salaire hexagonal médian (1,6 smic). Versée automatiquement entre décembre (par les entreprises pour les salariés), et février 2022, elle ne sera soumise ni aux cotisations sociales ni à l’impôt sur le revenu. Trois semaines après avoir présenté un bouclier tarifaire sur l’électricité et le gaz et décidé pour les foyers modestes d’une rallonge du chèque énergie, l’exécutif a choisi cette fois d’annoncer une mesure à spectre large, plutôt qu’un geste ciblant spécifiquement la question des carburants, pour répondre à la colère qui couve sur le pouvoir d’achat, première préoccupation des Français depuis la rentrée. « Le président de la République, c’est le président du pouvoir d’achat », a d’ailleurs martelé Jean Castex sur le plateau de TF1.   Une position loin d’être partagée par l’opposition qui a multiplié, depuis l’annonce de cette mesure éminemment politique, les réactions caustiques : « 100 balles et 1 mars. Et circulez, il n’y a rien d’autre à voir », a fustigé Sandrine Rousseau, deuxième de la primaire écologiste. Le montant ? « Des miettes », pour Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise à l’Assemblée nationale. Quant à l’effet de la mesure, elle ne « règle rien » selon Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat. « Jean Castex, les gens sont étranglés par la hausse des prix des produits de première nécessité. Bloquez les prix au niveau avant la hausse. Bloquez ou partez si vous ne savez pas quoi faire », a tonné de son côté Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du parti, candidat à la présidentielle. « Trop peu, trop tard, dans la plus grande des improvisations, et aucune solution de moyen terme pour limiter la dépendance à la voiture. Urgence d’investir enfin dans les transports en commun et la rénovation thermique pour limiter les factures d’essence et d’énergie », a estimé Julien Bayou, le secrétaire national d’Europe Ecologie - Les Verts. La candidate du PS Anne Hidalgo souhaite, pour sa part, une baisse de la TVA, à 5,5 % le temps de la crise, ce qui permettrait d’avoir de l’essence à 1 euro le litre. Une proposition également défendue par Marine Le Pen. Selon la candidate d’extrême droite, c’est la mesure la plus « rapide » et la plus « juste » pour « rendre leur argent aux Français ». « Une solution de facilité » très coûteuse sur le long terme pour les finances publiques selon le ministre de l’Economie qui depuis plusieurs jours défendait la mise ne place d’un chèque carburant. Finalement point de chèque carburant mais une indemnité pouvoir d’achat. Mais qui pourra bénéficier de cette aide ? Quid des entreprises ? Enfin, si en 2020, la capacité de production éolienne a progressé de 8 % en France, ce qui en fait la troisième source d’énergie. Le rythme de croissance est toutefois insuffisant par rapport aux objectifs fixés. Pourquoi ça coince ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

34 - LA POLOGNE FAIT TREMBLER L'EUROPE ! – 21/10/21

LA POLOGNE FAIT TREMBLER L'EUROPE ! – 21/10/21 Invités PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques RYM MOMTAZ Correspondante à Paris, spécialiste des politiques européennes « Politico Europe » STÉPHANIE VILLERS Économiste, spécialiste de l’Europe CHARLES HAQUET Rédacteur en chef du service Monde – « L’Express » ISABELLE ORY - En direct de Bruxelles  Correspondante à Bruxelles « Europe 1 » et « Radio Télévision Suisse » Le bras de fer entre l’Union européenne (UE) et la Pologne se poursuit et s’invite au menu des discussions du sommet des Vingt-Sept qui s’ouvre ce jeudi à Bruxelles, après avoir déjà donné lieu à de sérieuses passes d’arme au sein de la Commission européenne. Les noms d’oiseaux ont volé mardi à Strasbourg entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki. La première a comparé le pouvoir de Varsovie à un régime « autocrate ». Le second a dénoncé les « chantages » exercés par l’Union sur son pays. Depuis plusieurs années, la Pologne est en conflit ouvert avec la Commission européenne pour les réformes judiciaires controversées mises en œuvre par le parti populiste de droite, Droit et Justice (PiS). Mais ce conflit a atteint son point culminant le 7 octobre dernier, lorsque la plus haute juridiction polonaise a déclaré que certains articles du traité de l'Union européenne étaient « incompatibles » avec la Constitution polonaise. Une décision qui ouvre, selon les parlementaires européens,  une brèche dans les fondements de l’UE et permettrait à Varsovie de continuer à détricoter l’indépendance de la justice dans le pays sans que la justice européenne ne puisse intervenir. « Nous ne pouvons pas permettre - et nous ne permettrons pas - que nos valeurs communes soient mises en danger. La Commission va agir. Et toutes les options sont connues », a mis en garde Ursula von der Leyen.   Si ce constat est partagé au sein de l’Union, sur la méthode des divergences se font en revanche jour. Certains pays réclament une décision politique de principe immédiate avec un gel des versements de fonds européens à la Pologne, d’autres préconisent d’attendre un avis juridique définitif de la Cour de Justice de l’Union. Mais les mesures de rétorsion, économiques ou juridiques, sont des outils délicats qui pourraient en outre ouvrir une crise majeure au sein de l'Union européenne, et braquer d'autres pays d'Europe de l'Est. C'est la crainte d'Angela Merkel, la chancelière allemande qui prône le dialogue avec Varsovie et espère trouver un moyen d'éviter une crise ouverte. La France se dit elle aussi favorable à une poursuite du dialogue « mais s'il n'aboutit il pourra y avoir des sanctions de différentes natures, y compris financières » avec notamment la possibilité de ne pas verser la somme du plan de relance qui leur est due. « Il faut rappeler très fermement que ces règles ont été choisies et que si elles ne s'appliquent plus, alors il n'y a plus de projet européen. » a expliqué ce jeudi le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Clément Beaune.   Le gouvernement fait bloc contre la décision polonaise, mais dans le pays, certains candidats à l'élection présidentielle ont apporté leur soutien à la Pologne, à l'image de Marine Le Pen. La candidate du RN veut inscrire, dans la Constitution française, la primauté du droit national sur le droit européen et international, selon son projet de loi sur l'immigration qu'elle a présenté récemment. À droite, l'ancien négociateur du Brexit et candidat à l'investiture de LR, Michel Barnier défend lui aussi, à la stupéfaction de nombreux de ses anciens collègues à Bruxelles, la nécessité d'une « souveraineté juridique », mais seulement en matière d'immigration. Ce dernier fait valoir que « si on ne change rien, il y aura d'autres Brexit ». Xavier Bertrand propose pour sa part d'introduire dans la Constitution « un mécanisme de sauvegarde des intérêts supérieurs de la France. Lorsque ceux-ci sont en jeu, la souveraineté populaire doit primer ». Le candidat et ex-ministre socialiste Arnaud Montebourg demande lui « la supériorité de la loi française sur les décisions européennes ».   Autre dossier qui devrait animer ces deux prochains jours les discussions entre les Vingt-Sept : les prix de l’énergie. Certains pays sont déçus par la « boîte à outils » présentée il y a une semaine par la Commission. Ils demandent à nouveau d’aller beaucoup plus loin et envisagent de réformer le marché européen de l'énergie pour parvenir à un découplage entre le prix de gros de l'électricité et celui du gaz naturel. Mais la flambée des prix de l’énergie est vue par d’autres pays comme un problème éphémère. Ils se réguleront d’eux-mêmes au printemps, dit-on en Allemagne, au Benelux ou en Scandinavie. Des pays défavorables à une réforme du marché intérieur européen de l’énergie et donc à la demande française de supprimer l’alignement des prix de l’électricité sur ceux du gaz.   Alors jusqu’où ira le bras de fer entre l’Union européenne et la Pologne ? Quelles sont les mesures envisagées par l’Europe pour faire baisser les prix de l’énergie ?  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

33 - LE PEN / ZEMMOUR : ALLIÉS OU CONCURRENTS ? – 20/10/21

LE PEN / ZEMMOUR : ALLIÉS OU CONCURRENTS ? – 20/10/21 Invités YVES THRÉARD  Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro »  CÉCILE CORNUDET  Éditorialiste politique – « Les Echos » IVANNE TRIPPENBACH  Journaliste politique – « Le Monde »  VINCENT MARTIGNY  Professeur en science politique Université de Nice et Polytechnique Alors qu’à six mois de l’élection présidentielle, le polémiste Éric Zemmour, dont la candidature est toujours hypothétique, est donné autour de 16 % des intentions de vote selon les différents sondages, le mettant au coude à coude avec Marine Le Pen pour une qualification au second tour face à Emmanuel Macron (24 %), au sein du Rassemblement national certains plaident pour une alliance des deux personnalités d’extrême droite. Le maire de Béziers, Robert Ménard, qui recevait dans sa ville ce samedi l’essayiste, lui a proposé de faire un ticket avec la candidate du Rassemblement national, de s’unir pour que le moins bien placé dans les sondages au mois de février accepte de soutenir l'autre. Car pour ce proche de Marine Le Pen, c’est la seule issue. « Ma conception de la politique, c'est de gagner des élections… Ce n'est pas faire un bon score, ce n’est pas se faire plaisir. Ce n'est pas que son ego passe avant tout », a développé l’édile. « Ils s'adressent chacun à une partie de cet électorat qu'on rêvait de réunir. Éric ne gagnera pas ça sans Marine Le Pen, et encore moins contre Marine Le Pen. »   « Ce n’est pas mon sujet » a répondu l’ancien journaliste de CNews pour qui la présidentielle « est la rencontre d’un homme et d’un peuple ». Pour cela, le non-candidat qui ne devrait plus tarder à le devenir a poursuivi ses déplacements et s’est rendu dimanche à Versailles pour la troisième fois depuis le lancement de sa tournée en septembre. Une visite, cette fois à l'invitation des Éveilleurs, association proche de la Manif pour tous, destinée à s'adresser aux catholiques et conservateurs qui ne se sont pas relevés de l'échec des mobilisations contre le mariage homosexuel, ni de celui de François Fillon à la présidentielle de 2017. Puis ce mercredi, il était au Salon mondial de la sécurité intérieure des États. Un déplacement qui visait à renvoyer l’image d’un candidat soucieux des questions régaliennes au cours duquel le polémiste s’est amusé à diriger une arme vers les nombreux journalistes qui l’entouraient, suscitant depuis de très nombreuses réactions. Car au-delà de la symbolique que l’image renvoie, Éric Zemmour est contrevenu aux règles élémentaires de sécurité lorsqu’on manipule une arme.   De son côté, Marine Le Pen était en déplacement ce week-end dans le Vaucluse où elle a rappelé la nécessité d'une candidature unique pour le « camp national ». « J'ai dit à Éric Zemmour qu'il fallait qu'il mette son énergie à soutenir la candidature qui est la mieux placée pour gagner, en l'occurrence la mienne », a déclaré la candidate du RN qui reproche également au presque-candidat Éric Zemmour de défendre un programme « marqué par un ultralibéralisme ». Par ailleurs, ce mercredi le président par intérim du RN Jordan Bardella, interrogé sur un possible rapprochement avec Éric Zemmour, a lui assuré que Marine Le Pen « ira au bout quoi qu’il arrive ».   Alors une alliance entre Éric Zemmour et Marine Le Pen est-elle possible ? La candidate du RN serait-elle en train de changer de stratégie face au polémiste ? Enfin à droite comment se déroule la bataille pour le Congrès LR ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

32 - CHINE / ÉTATS-UNIS : VERS LA GUERRE DE TAÏWAN ? – 19/10/21

CHINE / ÉTATS-UNIS : VERS LA GUERRE DE TAÏWAN ? – 19/10/21 Invités ANTOINE BONDAZ Chercheur spécialiste de la Chine Fondation pour la recherche stratégique PIERRE HASKI Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs » ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » ALICE EKMAN Sinologue Auteure de « Rouge vif, l'idéal communiste » Après être sortie vite et fort de la crise liée au Covid-19, la deuxième puissance économique mondiale connaît un sérieux coup de frein. Le PIB de la Chine a progressé de 4,9 % au troisième trimestre sur un an, selon les données publiées lundi à Pékin. Une performance que beaucoup de pays rêveraient d’égaler mais qui pour l’Empire du Milieu est la plus faible depuis le rebond post-Covid19. Surtout par rapport au trimestre précédent, la croissance chinoise est quasi nulle, progressant de 0,2 %, soit le deuxième trimestre le plus faible jamais enregistré depuis 2010 au moins, relève Capital Economics.   Alors pourquoi l’économie chinoise s’est-elle enrayée ? Avec la reprise économique mondiale, le géant asiatique fait face à des problèmes d'approvisionnement : outre les pénuries de composants et la flambée des coûts des matières premières qui impactent l’ensemble des économies du globe, « l'atelier du monde » est confronté à des coupures d'électricité massives, liées principalement à une pénurie de charbon. Un phénomène qui s'est étendu ces dernières semaines dans le pays, contraignant des usines à arrêter ou à réduire leur production dans une vingtaine de provinces. A cela viennent s’ajouter les difficultés connues par l’immobilier et la construction, deux secteurs qui tiennent une place considérable dans l’économie chinoise. (BNS). En cause : un resserrement des conditions de crédit et les déboires du géant Evergrande. En septembre, le promoteur a reconnu qu'il ne pourrait peut-être pas honorer tous ses engagements. Il traîne une ardoise estimée à près de 260 milliards d'euros, qui menace par effet de domino le reste de l'économie. Malgré une tempête sur les marchés financiers en septembre, Pékin n'a toujours pas dit s'il se porterait ou non au secours de l'entreprise au bord de la faillite.   Confrontée à une série de chocs, la croissance chinoise connait un net ralentissement qui inquiète le reste du monde, jusqu’en Europe - pour des raisons économiques, mais aussi de tensions géopolitiques. Car la situation est extrêmement préoccupante en mer de Chine. Depuis maintenant plusieurs semaines, les relations diplomatiques entre la Chine et Taïwan sont au plus mal, en particulier à cause du survol de plus de 150 avions de l’Armée populaire de libération au-dessus de la zone aérienne de défense de l'île, événement vécu comme une provocation à la suite des propos du président chinois. Xi Jinping avait début octobre, à l’occasion des commémorations du 110e anniversaire de la révolution de 1911, promis une « réunification » pacifique avec Taïwan et avait mis en garde les États-Unis et les pays européens sur les risques d’apporter leur appui à la jeune démocratie taïwanaise. « La question de Taïwan est une affaire purement interne à la Chine », avait-il martelé.   Depuis la tension est loin d’être redescendue : l'armée chinoise a condamné ce dimanche 17 octobre les Etats-Unis et le Canada qui ont envoyé en fin de semaine des navires de guerre dans le détroit de Taïwan, estimant que ces initiatives représentaient une menace pour la paix et la stabilité dans la région. De leur côté, les États-Unis se sont dit « très inquiets », après un article du Financial Times affirmant que la Chine a lancé un missile hypersonique en août dernier. Une affirmation démentie par l’Empire du Milieu.   Alors jusqu’où peut aller l’escalade entre Pékin et Washington ? La question taïwanaise peut-elle déclencher la Troisième Guerre mondiale ? Pourquoi le net ralentissement de la croissance chinoise inquiète-t-il l’Europe ? Depuis plusieurs mois le régime chinois opère un retour en force dans la sphère économique et consolide son emprise sur la société. Que signifie cette reprise en main du régime ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

31 - FLAMBÉE DE L'ESSENCE... RETOUR DES GILETS JAUNES ? – 18/10/21

FLAMBÉE DE L'ESSENCE... RETOUR DES GILETS JAUNES ? – 18/10/21 Invités CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique Directeur de la rédaction - « Franc-Tireur » JÉRÔME FOURQUET Directeur du département Opinion - IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » EMMANUELLE ANIZON Grand reporter – « L’Obs » Spécialiste des mouvements contestataires MATHIEU PLANE  - Économiste Directeur adjoint du département Analyse et Prévision - OFCE Il y a tout juste trois ans, en octobre 2018, naissait le mouvement des gilets jaunes. Un mouvement de protestation contre l’augmentation du prix des carburants, issu de la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui allait mettre des milliers de Français dans les rues et sur les ronds-points. Aujourd'hui, alors que les prix de l'essence, du gaz, de l'électricité flambent, des gilets jaunes ont décidé de revenir sur les ronds-points. Ce week-end des opérations escargot ont été organisées sur les routes quand d’autres participaient à des manifestations ou investissaient des ronds-points. Ce ne sont pas de grands rassemblements mais le mouvement devrait se poursuivre et il est suivi de très près par le gouvernement, échaudé par la crise de 2018.   Face à la montée spectaculaire des prix des carburants, essence et fioul, l’exécutif a décidé cette fois de ne pas perdre de temps pour éviter une explosion sociale, à seulement six mois de la présidentielle. Emmanuel Macron a fait la promesse la semaine dernière de "ne laisser personne dans le désarroi." De son côté, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a confirmé ce lundi que le gouvernement planchait bien sur une aide financière ponctuelle aux automobilistes, privilégiant l’idée d’un "chèque carburant" à toute idée de baisse de la fiscalité. Cette aide viendrait s’ajouter aux mesures déjà mises en place le mois dernier, avec versement prévu en décembre, d’un chèque énergie exceptionnel de 100 euros pour les près de 6 millions de ménages bénéficiant déjà de ce dispositif. Par ailleurs, le gouvernement a également décidé le gel des tarifs réglementés du gaz jusqu'en avril et un plafonnement à 4 % de la hausse des prix de l'électricité.   Mais ces mesures sont jugées insuffisantes pour les gilets jaunes qui ce week-end dans les cortèges faisaient part de leurs inquiétudes quant à l’augmentation de la facture énergétique et formulaient des revendications sur le pouvoir d'achat, un sujet redevenu central depuis la rentrée.   Sondage après sondage, le constat est en effet toujours le même : le pouvoir d’achat est l’une des principales, si ce n’est la première préoccupation des Français. Parmi eux, on compte nombre de foyers modestes et de retraités. Car si les pensions augmentent chaque année, depuis maintenant dix ans la hausse est inférieure à l’inflation. Résultat, le pouvoir d’achat des retraités s’érode. D’après une annexe au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022 discuté ce mercredi 20 octobre à l’Assemblée nationale, "les pensions du régime général, de la fonction publique et de l’Agirc-Arrco liquidées en 2010 garantissent en 2021 un pouvoir d’achat inférieur à celui qu’elles donnaient lors de leur liquidation en 2010". Face à ce décrochage certains séniors ont décidé de manifester début octobre. Ils demandent une revalorisation de leur pension pour faire face à l’inflation.   Des Français à qui Jean-Luc Mélenchon s’est adressé particulièrement ce week-end. Le leader de la France Insoumise a lancé depuis Reims un mouvement politique : "Union populaire". Un nouveau nom sur lequel le candidat à la présidentielle souhaite s'appuyer pour rassembler les électeurs de gauche au-delà de la seule base de la France Insoumise et pour faire revenir vers les bureaux de vote nombre de Français abstentionnistes. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

30 - SOIRÉE SPÉCIALE : POUTINE, LE MAÎTRE DU JEU – 17/10/21

POUTINE, LE MAÎTRE DU JEU – 17/10/21 SOIRÉE SPÉCIALE présentée par Caroline Roux DOCUMENTAIRE RÉALISÉ par Marie Lorand ÉCRIT par Barbara Stec & Marie Lorand PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

29 - ÉMISSION SPÉCIALE : POUTINE, LE MAÎTRE DU JEU – 17/10/21

POUTINE, LE MAÎTRE DU JEU – 17/10/21 ÉMISSION SPÉCIALE Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’institut de Haute Finance CLÉMENTINE FAUCONNIER Politologue spécialiste de la Russie Maîtresse de conférences en science politique - Université de Haute-Alsace LAURE MANDEVILLE Grand reporter - « Le Figaro »  Ancienne correspondante en Russie Le Président américain Joe Biden l’a qualifié de “tueur” en mars dernier, un compliment qui lui a très vite été retourné. Une escalade verbale au parfum de guerre froide entre le président américain et Vladimir Poutine. Pourtant, le chef du Kremlin n'a jamais paru aussi fort : après 22 ans au pouvoir et une nouvelle victoire aux élections en septembre dernier, une révision constitutionnelle le rend désormais éligible jusqu’en 2036, et donc plus «tsarifié» que jamais. En deux décennies, Poutine a ainsi réussi à éliminer toute réelle concurrence politique autour de lui. Son seul adversaire sérieux, Alexeï Navalny, croupit dans une colonie pénitentiaire après avoir été empoisonné ; ses partisans sont arrêtés par milliers et les pressions occidentales n’y font rien. Porté par des médias aux ordres, Poutine reste soutenu, en apparence du moins, par 60 % de sa population, malgré la pandémie et une économie au ralenti. Sur la scène internationale, le maître du Kremlin multiplie les offensives : ingérences électorales, annexions territoriales, affaires d’espionnage, recours à des armes interdites … Poutine s’affranchit de toutes les règles et rien ne semble arrêter cet ancien espion qui rêve d’une Russie au centre du jeu, et vivant dans une paranoïa - alimentée par des services secrets devenus surpuissants - de l’ennemi aux portes du pays. En pleine actualité, la Russie de Poutine inquiète à différents niveaux. Gros exportateur de gaz, elle est accusée de chantage énergétique sur les Européens avec des prix qui bondissent à la veille de l'hiver. L'enjeu serait de contraindre l'Europe à s'engager sur des contrats de plusieurs années.Son rapprochement avec la Chine pose aussi question. Ces deux régimes autoritaires s’épaulent dans leur lecture commune des relations internationales.  En France enfin, alors que la campagne pour la présidentielle démarre, l'éventualité d'une ingérence russe est redoutée par beaucoup. La question est en réalité de savoir jusqu’où Poutine est prêt à aller pour se maintenir au pouvoir. Quel est son pouvoir de nuisance au sein de nos démocraties occidentales, dont il est devenu le meilleur ennemi? Des questions que nous avons posées à ceux qui ont directement côtoyé Vladimir Poutine : Le porte-parole du Kremlin mais également François hollande ou l'actuel Ministre des affaires étrangères. A l’occasion d’une nouvelle soirée spéciale C dans l’air, Caroline Roux vous emmène à la rencontre d’un homme à sang froid et à la poigne de fer. Une personnalité rude et glaciale, ceinture noire de la diplomatie dans un monde digne des plus grands films d’espionnage. Des tranchées du Donbass aux pavés de la Place Rouge, en passant par les coulisses du parlement européen et les stades centrafricains, une plongée au cœur du système Poutine avec les meilleurs experts de C dans l’Air et la participation d’invités exceptionnels, interviewés par Caroline Roux. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 40 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux  DOCUMENTAIRE ÉCRIT par Barbara Stec & Marie Lorand RÉALISÉ par Marie Lorand ÉMISSION RÉALISÉE par Nicolas Ferraro PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

28 - PRÉSIDENTIELLE : QUI INQUIÈTE MACRON ? - 16/10/21

PRÉSIDENTIELLE : QUI INQUIÈTE MACRON ? - 16/10/21 Invités : CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences Po CLAIRE GATINOIS Journaliste au service politique - « Le Monde » DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

27 - TRAVAILLER MOINS... OU GAGNER PLUS ? – 15/10/21

TRAVAILLER MOINS... OU GAGNER PLUS ? – 15/10/21 Invités DOMINIQUE SEUX Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos » FANNY GUINOCHET Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales SOPHIE FAY Journaliste au service Économie – « L’Obs » MATHIEU PLANE Économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision - OFCE Plus de vingt ans après l’entrée en vigueur des 35 heures, réforme phare du gouvernement Jospin, la durée du temps de travail hebdomadaire s'invite à nouveau dans le débat, en ce début de campagne présidentielle. A gauche, la candidate socialiste Anne Hidalgo a estimé dimanche qu'aller vers une augmentation du temps de travail est « un contresens » et a annoncé sa volonté d’ouvrir des négociations de branche ou interprofessionnelles pour évoquer la question du temps de travail mais aussi celle des salaires. L’écologiste Yannick Jadot a proposé, mardi, la tenue d’une « grande convention citoyenne sur les temps de travail et la santé au travail » s’il est élu. Mais chez les écologistes, certains souhaiteraient aller plus loin comme Sandrine Rousseau qui défend la semaine de 4 jours. Une mesure qui figure aussi dans le programme du candidat communiste Fabien Roussel et qui est défendue de longue date par Jean-Luc Mélenchon (LFI) et la CGT.   Six ans après avoir mené une première campagne, le syndicat entend profiter de la présidentielle pour relancer le passage aux 32 heures (payées 35), un sujet qui n'a en rien, selon lui, perdu de sa pertinence, exemples à l'appui de l'usine de Bosh Rexroth et d'Airbus Nantes ou encore des expérimentations menées en Islande mais aussi prochainement en Espagne et au Japon. La centrale syndicale estime que cela permettrait de gagner en productivité et de créer 2 millions d'emplois privés et publics.   Du côté de l’exécutif, la ministre du Travail, Élisabeth Borne, s'est opposée à cette proposition, évoquant « un débat totalement décalé ». Et le chef de l’État lui-même a évoqué la question mardi 12 octobre :  la France est « un pays qui travaille moins que les autres. Nous avons une quantité de travail allouée qui n'est pas au bon niveau », a affirmé Emmanuel Macron lors de la présentation du plan d’investissement France 2030. Un point de vue partagé à droite où l’on veut davantage « libérer » le travail : c'est d’ailleurs l'un des slogans de Xavier Bertrand, qui propose une suppression des impôts et des cotisations sociales au-delà des 35 heures légales.   A gauche, seul Arnaud Montebourg n’est pas favorable à une réduction du temps de travail, jugeant l’augmentation des salaires prioritaire. « Aujourd’hui, si on demandait aux entreprises d’augmenter les salaires, on ne pourrait pas réduire le temps de travail », a justifié l’ancien ministre du Redressement productif, favorable à une hausse du Smic de 10 % et à des « négociations à la mode mai 1968 » sur les salaires. « Nous avons déjà fait le travail avec les 35 heures », a-t-il encore expliqué, considérant qu'« il y a un effort à faire aujourd’hui sur la rémunération du travail ».   La hausse des salaires et du pouvoir d’achat est en effet l’autre question qui revient le débat en cette rentrée marquée par une forte reprise économique, mais aussi par une inflation et des prix de l’énergie (gaz, électricité…) en nette hausse, grevant le budget des ménages. Pour de nombreux candidats, il est temps que les salariés profitent du retour de la croissance après un an et demi de crise sanitaire qui a mis en lumière les « premiers de corvée », ces métiers indispensables dans la santé, le social ou l’éducation, tout en étant précaires et mal rémunérés. Mais là encore, les solutions divergent chez les postulants à l’Elysée : baisse des charges salariales pour Valérie Pécresse, hausse des salaires, notamment chez les enseignants, pour Anne Hidalgo, ou encore augmentation substantielle du smic pour Jean-Luc Mélenchon… De son côté, le gouvernement a demandé à une quinzaine de branches professionnelles, comme l'hôtellerie-restauration, la propreté, le transport, d'ouvrir des négociations sur les salaires.   Pouvoir d'achat, salaires, temps de travail… que proposent les candidats à l’élection présidentielle ? Le président a-t-il raison de dire qu’en France, on travaille moins qu’ailleurs ? Une semaine à 32 heures, est-ce possible ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

26 - BERTRAND : OPÉRATION RECONQUÊTE – 14/10/21

BERTRAND : OPÉRATION RECONQUÊTE – 14/10/21 Invités NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique - « France Télévisions » LAURELINE DUPONT Directrice adjointe de la rédaction – « L’Express » CARL MEEUS Rédacteur en chef – « Le Figaro Magazine » BERNARD SANANÈS Politologue – Président de l’Institut de sondages Elabe Les candidats à l’investiture de la droite avaient jusqu’à ce mercredi pour se déclarer. Ils sont finalement six à entrer dans la course en vue de la présidentielle 2022. Il s’agit de l’ancien négociateur européen pour le Brexit Michel Barnier (LR), le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, le maire LR de La Garenne-Colombes Philippe Juvin, l’homme d’affaires Denis Payre, la présidente (ex-LR) de la région Île-de-France Valérie Pécresse et le président des Hauts-de-France (ex-LR) Xavier Bertrand. L’ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy, qui avait refusé l’idée de participer à une primaire, a finalement annoncé lundi sur TF1 sa participation au congrès LR de décembre.   Les six personnalités de droite ont désormais jusqu’au 2 novembre pour réunir les 250 parrainages d’élus nécessaires à la validation de leur candidature, avant le vote des militants réunis en congrès du 1er au 4 décembre prochain. Un vote décisif pour la droite, auquel participeront les seuls adhérents LR à jour de leur cotisation. Les sympathisants LR ont jusqu’au 16 novembre pour prendre leur carte. Ils étaient exactement 87 764 au dernier pointage, un chiffre en forte hausse ces dernières semaines.   Alors d’ici au 4 décembre, les candidats vont faire activement campagne dans les fédérations : jeudi Xavier Bertrand sera à Oyonnax dans l’Ain, Valérie Pécresse à Dijon et Michel Barnier à Château-Renard dans les Bouches-du-Rhône. Tous en profiteront pour rencontrer les adhérents LR qui pour certains s’interrogent sur l’absence de la participation d’Éric Zemmour au congrès, quand d’autres craignent que la désignation tardive de leur candidat en décembre ne donne un avantage substantiel au polémiste d’extrême droite.   Pas encore officiellement candidat, l’essayiste poursuit lui sa tournée promotionnelle dans le pays, officiellement pour dédicacer son dernier livre et participer à des conférences. Mais en coulisse, Éric Zemmour est bien parti à la chasse aux parrainages et aux fonds. Il s’appuie pour cela sur une équipe composée de la jeune énarque Sarah Znafo, de deux banquiers d'affaires passés chez Rothschild, Julien Madar et Jonathan Natdler, mais aussi d’Antoine Diers, ancien directeur de cabinet de la maire LR de Calais, et du communiquant Olivier Ubeda.   A gauche, Anne Hidalgo s’apprête de son côté à recevoir l’investiture du Parti socialiste ce jeudi soir, en vue de l’élection présidentielle de 2022. Depuis qu’elle a fait part de sa volonté de se lancer dans la course à l’Elysée, la maire de Paris s’est imposée sans efforts dans son parti. Elle distance nettement son unique concurrent Stéphane Le Foll, ne serait-ce qu’au niveau des parrainages pour être candidat à l'investiture : 208 pour elle contre 34 pour le maire du Mans. Mais si elle a reçu les soutiens d’Olivier Faure, de la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, de la maire de Lille Martine Aubry, et du maire de Montpellier Michaël Delafosse, la maire de Paris est à la peine dans les sondages. Selon une dernière enquête Harris Interactive pour Challenges publié le 13 octobre, la candidate socialiste plafonnerait à 5 %.   Alors pourquoi le PS, après avoir tiré son épingle du jeu lors des élections municipales et régionales, est-il donné au plus bas au niveau national ? Qui sont les six candidats de droite au congrès LR ? Quels sont leurs programmes ? Enfin qui sont les gens qui travaillent avec Éric Zemmour ? D’où viennent-ils et quels sont leurs réseaux ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

25 - BREXIT : QUAND LONDRES VEUT (ENCORE) DICTER SES RÈGLES ! – 13/10/21

BREXIT : QUAND LONDRES VEUT (ENCORE) DICTER SES RÈGLES ! – 13/10/21 Invités PHILIP TURLE Journaliste britannique - Chroniqueur international – « France 24 » ANNE-ELISABETH MOUTET Éditorialiste – « The Daily Telegraph » CATHERINE MATHIEU Économiste à l’OFCE - Spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes GUILLAUME KLOSSA Fondateur du think tank EuropaNova Le bras de fer post-Brexit se poursuit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, et il se cristallise une fois encore sur le statut de l’Irlande du Nord. Après une passe d’armes dimanche soir sur Twitter avec le ministre de la Défense irlandais, le secrétaire d’État britannique chargé des relations avec l’UE, David Frost, a mené la charge contre Bruxelles ce mardi. Diplomate de carrière, Lord Frost a fustigé « le très fort déséquilibre » créé par le protocole nord-irlandais - qu'il a pourtant lui-même négocié et signé - et a défendu la nécessité de l'amender en profondeur. Pour Lord Frost, l’accord doit être renégocié radicalement pour que les « marchandises puissent circuler pratiquement librement entre l'Irlande du Nord, maintenue de fait dans le marché unique européen, et le reste du Royaume-Uni ». Il doit également permettre d'instaurer un « arbitrage international » pour faire respecter les lois du marché unique en Irlande du Nord, au lieu du seul recours pour l'instant à un « système de droit européen contrôlé par la cour de l'une des parties », la Cour européenne de justice (CJUE). Faute de quoi, David Frost l'assure, son gouvernement est prêt à déclencher l'article 16 qui suspendrait l'accord post-Brexit entre Londres et l'UE.   « L’Irlande du Nord n’est pas un territoire européen », a-t-il affirmé. « Il est de notre responsabilité d’y préserver la paix et cela peut entraîner si nécessaire l’utilisation de l’article 16. Nous n’irons pas de gaieté de cœur dans cette direction, mais c’est notre responsabilité fondamentale et nous ne pourrons y renoncer tant que le problème n’aura pas été résolu. »   Cette prise de position intervient alors que la Commission européenne doit formuler ses propres propositions ce mercredi soir, mais aussi au moment où le Royaume-Uni fait face à de multiples crises et problèmes d'approvisionnement. Pour tenter de mettre fin aux pénuries d’essence qui sévissent dans le pays, quelque deux cents militaires formés à conduire des poids lourds et à remplir les pompes à essence ont dû être déployés la semaine dernière à Londres et dans le sud-est de l’Angleterre où se concentrent les problèmes. Mais il n’y a pas que l’essence qui fait défaut outre-Manche. Depuis plusieurs mois, il manque aussi des produits de première nécessité : des fruits, des légumes, des produits laitiers ainsi que des volailles au point que des chaînes de restauration rapide ont dû réduire leur offre, et que certains désormais s’interrogent : y aura-t-il de la dinde à Noël ? Car outre la pénurie de chauffeurs routiers, que le gouvernement impute à la pandémie de Covid-19, refusant d’y voir une des conséquences du Brexit, qui a fermé les portes du pays à de nombreux travailleurs européens, selon le Times il manquerait également 15 000 bouchers, ce qui fait peser une menace sur la transformation de la viande.   Alors que se passe-t-il outre-Manche ? Une guerre commerciale se profile-t-elle entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ? Enfin la Pologne, en remettant en cause la suprématie du droit communautaire sur le droit national, a-t-elle ouvert une brèche au sein de l'Union européenne ? Est-elle susceptible de suivre le Royaume-Uni et de quitter l'UE ? Cette crise peut-elle faire tache d'huile ? Concerne-t-elle la France ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

24 - NUCLÉAIRE : ON REPART POUR 30 ANS ? – 12/10/21

NUCLÉAIRE : ON REPART POUR 30 ANS ? – 12/10/21 Invités DOMINIQUE SEUX Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » ARNAUD GOSSEMENT Avocat en droit de l’environnement - Professeur associé à Paris 1 ERWAN BENEZET Journaliste en charge de l’énergie - « Le Parisien - Aujourd’hui en France » L’atome s’invite dans la campagne présidentielle. Emmanuel Macron a présenté ce mardi 12 octobre son plan d'investissement « France 2030 » de 30 milliards d’euros fléchés vers « une dizaine de secteurs d’avenir », et en premier lieu le nucléaire. Cette technologie est une « chance » car « elle nous permet d'être le pays en Europe parmi ceux qui émettent le moins de tonnes de CO2 par électricité produite », a expliqué le président de la République. Un milliard d’euros vont être investis d’ici 2030 pour développer des « technologies de ruptures », dont la construction de « réacteurs nucléaires de petite taille innovants et avec une meilleure gestion des déchets ». Pierre angulaire de ces prochaines années pour le chef de l’Etat, le nucléaire doit également permettre à la France de devenir un « leader de l’hydrogène vert en 2030 ».   Dans un contexte d’envolée des prix du gaz et de l'électricité, où la question de la souveraineté énergétique s’est invitée dans le débat, Emmanuel Macron a donc décidé de miser sur l’atome. Lui qui a fermé en 2020 les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, reprenant la promesse faite par son prédécesseur François Hollande, fait désormais de la relance de la filiale nucléaire en France un élément fort de la future campagne présidentielle pour 2022.   Un choix qui n'est pas du tout de l'avis de l’écologiste Yannick Jadot ou encore de Jean-Luc Mélenchon, deux candidats partisans d’une sortie du nucléaire, d’ici 20 ans pour le premier, avant 2030 pour le second. Donc pas question, pour eux, d’investir dedans. « Un réacteur, ça peut nous péter à la figure, rappelons-nous Fukushima » a martelé lundi l'eurodéputé Europe Écologie-Les Verts. D’autre part, le nucléaire, « ce sont des déchets » et « une énergie de plus en plus chère », a expliqué encore l’ancien directeur des campagnes de Greenpeace France, avant d’ajouter : « dans le monde entier, plus de 80 % des nouvelles capacités de production électrique installées sont des énergies renouvelables, qui sont des énergies aujourd'hui deux fois moins chères que le nucléaire ». Un point de vue partagé par le leader de la France insoumise qui prône une « mobilisation générale de la population ». D’après lui, « il faut arrêter ce qui est en route » et « changer de mode de production, parce que dans la décennie qui vient le changement climatique est irréversible, nous atteignons des points de bascule ». Et le nucléaire « nous savons tous que c’est extrêmement dangereux ». Il y a « une centrale nucléaire en amont de Paris sur la Seine. Qu'est-ce que vous avez prévu, si jamais il y a un problème, pour évacuer 12 millions de personnes ? » lançait-il récemment lors du débat l’opposant à Éric Zemmour.   À six mois de la présidentielle, le nucléaire est donc déjà un enjeu crucial dans la course à l’Elysée. À droite et au centre, on est plutôt ou franchement pour. À gauche et chez les Verts, on est plutôt ou franchement contre. Mais qu’en pensent les Français ? Un sondage Ifop paru début octobre montre à quel point le sujet est clivant : 51 % des Français seraient favorables à la construction de nouveaux réacteurs, 49 % seraient contre. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

23 - 2022 : POURQUOI ÉDOUARD PHILIPPE LES INQUIÈTE... – 11/10/21

2022 : POURQUOI ÉDOUARD PHILIPPE LES INQUIÈTE... – 11/10/21 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro » VANESSA SCHNEIDER Grand reporter - « Le Monde » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » BRICE TEINTURIER Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos Quinze mois après son départ de Matignon, Edouard Philippe a décidé de s’ouvrir à de nouveaux horizons. « Horizons », c’est le nom qu’il a choisi de donner au parti qu’il a lancé ce week-end depuis la ville du Havre dont il est le maire, parce qu’il faut, selon lui, voir loin. L’ancien Premier ministre lance « une nouvelle offre politique » afin de construire sur le long terme une « stratégie pour l'avenir de la France à l'horizon 2050 ». Dans une interview au JDD ce dimanche, l’ancien locataire de Matignon confirme « clairement » son soutien au président de la République mais estime qu’il aura « besoin de s’appuyer sur un socle de stabilité pour poursuivre l’effort de transformation de la France ». Un socle de soutien à droite qu’il entend élargir à travers ce mouvement.   Mais à six mois de la présidentielle, l’initiative d’Edouard Philippe est suivie de près par la majorité, qu’Emmanuel Macron tente de structurer au sein d’une « maison commune ». Beaucoup s’interrogent sur les motivations réelles de celui qui est aujourd’hui la personnalité politique préférée des Français. D’autant que ces dernières semaines, le maire du Havre a déjà marqué sa différence avec le président à travers plusieurs propositions. L’ancien proche d’Alain Juppé -qui n'a jamais adhéré à En Marche - s’est notamment dit favorable au recul de l’âge de départ à la retraite à 67 ans. Il a également souligné l'importance selon lui de mettre « de l'ordre dans les comptes et dans la rue ». Une stratégie du « loyal mais libre », selon la formule consacrée par l'ancien Premier ministre qui fait grincer des dents chez les marcheurs. L’agacement est d’autant plus fort que la macronie soupçonne Édouard Philippe d'avancer ses pions pour 2027, et d’ambitionner de créer, à l’issue des législatives de 2022, un groupe à l'Assemblée nationale pour peser politiquement.   A droite, la création d'« Horizons » n’est également pas vue d’un bon œil chez Les Républicains. Le parti toujours en quête d’un chef pour 2022 voit la tension monter alors qu’approche la date limite de dépôt des candidatures pour le congrès du 4 décembre qui doit départager les prétendants à l'Élysée. Les candidats ont jusqu'à ce mercredi pour le faire et tout le monde s'interroge sur les intentions de Xavier Bertrand. Ira ou ira pas ? Au coude à coude avec Marine Le Pen selon un nouveau sondage Ifop pour Sud Radio, le président ex-LR de la région Hauts-de-France n'a toujours pas confirmé sa participation. Son concurrent Michel Barnier l'a appelé ce lundi à la loyauté. Troisième homme de cette bataille, l’ancien négociateur européen pour le Brexit croit fort en ses chances et les soutiens de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse n'excluent plus cette option. Car l’ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy a plusieurs atouts : son expérience, sa fidélité au parti et le soutien en sous-main du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez.   A gauche, la compétition est également clairement engagée entre l'eurodéputé EELV Yannick Jadot, le candidat écologiste, et la maire de Paris Anne Hidalgo dont l’investiture par le PS doit être confirmée ce jeudi, avant la convention du 23 octobre à Lille. Deux candidats qui pour l’instant ne décollent pas dans les sondages et dont le match s'annonce très serré.   Alors quelles sont les ambitions d’Edouard Philippe ? En créant « Horizons », quel est son but ?  A droite Michel Barnier peut-il être le candidat surprise ? Et à gauche ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

22 - É. PHILIPPE : UN NOUVEAU PARTI ET DES QUESTIONS – 09/10/21

É. PHILIPPE : UN NOUVEAU PARTI ET DES QUESTIONS – 09/10/21 Invités : BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » BÉRENGÈRE BONTE Journaliste Auteure de « Le Sioux, les faces cachées d’Édouard Philippe » AURÉLIE HERBEMONT Journaliste – « RTL » BERBARD SANANÈS Politologue – Président de l’Institut de sondages Elabe Les regards sont aujourd’hui tournés vers Le Havre, où le maire Edouard Philippe a annoncé la création de son parti politique, baptisé « Horizons ». Dans sa ville de Seine-Maritime, l'ancien chef du gouvernement a dévoilé les contours de ce parti en présence de nombreux parlementaires de la majorité, à deux cent jours de la présidentielle. Dans l’optique de 2022, cette structure est censée aider Emmanuel Macron à conquérir un nouveau mandat de cinq ans, Edouard Philippe ayant assuré le président de sa loyauté. Les trois patrons des groupes parlementaires de la majorité étaient d’ailleurs présents : Christophe Castaner pour LREM, Patrick Mignola pour le MoDem et Olivier Becht pour Agir. L'initiative d'Edouard Philippe, qui reste la personnalité politique préférée des Français, est suivie de près par la majorité, qu’Emmanuel Macron tente de structurer au sein d'une « maison commune ». Dans la macronie, on s’interroge sur l'ancien Premier Ministre. On sent qu’il se prépare pour les élections législatives, avec en ligne de mire l’élection présidentielle de 2027. Il a d’ailleurs déjà marqué sa différence avec le président à travers plusieurs propositions. Il s’est notamment dit favorable à la retraite à 67 ans et a également exprimé des doutes sur le revenu d’engagement qu’Emmanuel Macron souhaite mettre en place pour les jeunes. Il a souligné l'importance selon lui de mettre « de l'ordre dans les comptes et dans la rue ». Son positionnement est donc plus à droite que celui du parti présidentiel.   A droite, la position des Républicains est toujours aussi délicate. Le parti semble ne pas parvenir à sortir de ses problèmes. Déjà pris en étau entre Emmanuel Macron et Eric Zemmour, qui ne cesse de grimper dans les sondages, il va avoir un souci supplémentaire avec la création du parti d’Edouard Philippe. Le parti n’a toujours pas désigné son candidat pour la présidentielle et le congrès, prévu en décembre, semble être dans une éternité. De plus, Xavier Bertrand continue de dire qu’il n’y participera qu’à condition d’être déjà l’unique candidat. Ces deux principaux adversaires, Michel Barnier et Valérie Pécresse, ne voient pas cette posture d’un bon œil et le font savoir.   Quoi qu’il en soit, les sondages de ces derniers jours semblent indiquer qu’une dynamique puissante a lieu à leur droite. Le phénomène Eric Zemmour n’en finit en effet plus de voir sa cote grimper. Un potentiel QG de campagne a déjà été loué au cas où, dans le 8ème arrondissement de Paris. Mais pour mener une éventuelle - mais très probable - campagne électorale, sans la structure d’un parti pour l’appuyer, il faut donc au polémiste trouver des soutiens financiers. Charles Gave, riche entrepreneur, connu pour ses positions ultralibérales et identitaires, a assuré son soutien au polémiste de CNews, avec qui il partage la théorie du «grand remplacement». Mais il n’est pas le seul. De jeunes banquiers ou gérants de start-up sont également derrière le potentiel candidat. Ils restent dans l’ombre pour l’instant, beaucoup ne souhaitant pas s’exprimer sur le sujet. Certains ont un profil qui rappelle ceux des lieutenants d’Emmanuel Macron pendant la campagne de 2017.   A quoi joue Edouard Philippe avec son nouveau parti ? Prise en tenaille entre Emmanuel Macron et Eric Zemmour, comment la droite peut-elle s’en sortir ? Qui finance la presque-campagne d’Eric Zemmour ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

21 - CES RÉSEAUX SOCIAUX QUI NOUS RENDENT FOUS ! - 08/10/2021

CES RÉSEAUX SOCIAUX QUI NOUS RENDENT FOUS ! - 08/10/2021 Invités : DOMINIQUE REYNIÉ Directeur général de Fondapol RAYNA STAMBOLIYSKA Experte en cybersécurité Auteure de « La face cachée d'Internet » VÉRONIQUE REILLE SOULT Backbone Consulting - Spécialiste de l'opinion et des réseaux sociaux FRANÇOIS SALTIEL Journaliste, spécialiste en nouvelles technologies – « France Culture » Auteur de « La société du sans contact » SONIA DRIDI – En direct de Washington Correspondante aux États-Unis - « France 24 » et « Journal du Dimanche » Après une panne mondiale du groupe Facebook lundi 4 octobre au soir, qui a fait perdre à Mark Zuckerberg près de 7 milliards de dollars en quelques heures, un nouveau scandale ternit l'image du géant américain : les « Facebook Files» (« dossiers de Facebook»). Une ancienne employée, Frances Haugen, accuse l’entreprise de faire du profit sur la désinformation et le mal-être de ses utilisateurs. Pour étayer ses allégations, cette ingénieure informaticienne s'appuie sur son expérience pendant deux ans en tant que cheffe de produit chez Facebook de mi 2019 à mi 2021 et sur des milliers de documents qu'elle a emportés avec elle au printemps dernier, et qu’elle a transmis au Wall Street Journal en septembre dernier mais également aux régulateurs américains. Mardi, elle a témoigné devant la Commission du commerce du Sénat sur l'impact du réseau social créé par Mark Zuckerberg et d'Instagram sur leurs jeunes utilisateurs. Elle a expliqué qu’il n’y a « pas d'entreprise aussi puissante qui soit contrôlée de manière aussi unilatérale. Mark Zuckerberg ne rend de comptes à personne. Il est, dans les faits, le concepteur en chef des algorithmes.» Parmi les dérives du groupe dénoncées par l’ancienne employée : les méthodes qui poussent les adolescents à utiliser Instagram à haute dose au point de tomber pour certains dans l’addiction. La lanceuse d’alerte affirme également que Facebook a supprimé, après l'élection présidentielle américaine de 2020, des filtres contre les fake-news pour favoriser une augmentation de la fréquentation de ses plateformes. «L'entreprise s'est rendu compte qu'en changeant l'algorithme pour plus de sécurité, les utilisateurs passaient moins de temps sur la plateforme, cliquaient sur moins de publicités, et eux, gagnaient moins d'argent », a-t-elle expliqué. Enfin les Facebook Files ont révélé l’existence d’un programme qui permettrait à certaines célébrités, responsables politiques et internautes de ne pas avoir à obéir aux mêmes règles sur la modération des contenus que le reste des utilisateurs. « Nous avons encore le temps d'agir. Mais il faut le faire maintenant », a lancé Frances Haugen devant les élus américains. La data scientist a aussi déposé plainte auprès de la Securities & Exchange Commission (SEC), c'est-à-dire l'autorité de contrôle des marchés financiers, parce que ces documents montrent, selon elle, que Facebook a menti à ses investisseurs. La lanceuse d'alerte sera également reçue par la Commission européenne en novembre. De son côté, le patron du groupe Facebook s’est défendu dans un long billet publié sur le réseau social et a évoqué la nécessité d’un meilleur encadrement d'Internet. «Au cœur de ces accusations réside l’idée que nous privilégions les profits plutôt que la sécurité et le bien-être. Ce n’est tout simplement pas vrai » a ainsi écrit Mark Zuckerberg, ajoutant plus loin : « je ne crois pas que les entreprises privées devraient prendre toutes les décisions par elles-mêmes. C’est pourquoi nous préconisons la mise à jour des règlements sur Internet depuis plusieurs années maintenant.» Le cofondateur du réseau social en appelle ainsi aux élus : « Nous nous engageons à faire du mieux que nous pouvons, mais à un certain point, la bonne entité pour évaluer les compromis entre les équités sociales est notre Congrès démocratiquement élu.» Alors se dirige-t-on vers une plus grande régulation des réseaux sociaux ? En France, à l’heure où Twitter, Facebook, Instagram, TikTok et YouTube sont désormais des relais indispensables pour les candidats à l’élection présidentielle, beaucoup s’interrogent : quel sera l’impact des réseaux sociaux sur la campagne ? Peut-elle échapper aux tentatives d’influences étrangères venues de Russie, de Chine ou d’ailleurs via des campagnes sur les réseaux sociaux, comme on a pu le constater lors de l’élection présidentielle américaine en 2016, lors du Brexit, ou encore lors des élections européennes de 2019 ? Comment lutter contre les fake news ? Enfin qui sont les hackers éthiques dont les profils sont de plus en plus recherchés ?    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/ 

episode sybel imglogo play

20 - SONDAGES : LA BULLE ZEMMOUR ? – 07/10/21

SONDAGES : LA BULLE ZEMMOUR ? – 07/10/21 Invités ROLAND CAYROL – Politologue Directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN) Directeur conseil de « Régions magazine » RAPHAËLLE BACQUÉ Grand reporter - « Le Monde » GÉRALDINE WOESSNER Journaliste – « Le Point » JEAN-DANIEL LÉVY Directeur délégué - Institut Harris Interactive Omniprésent depuis la rentrée, alors qu’il n’est pas encore officiellement candidat à l’élection présidentielle, Éric Zemmour voit sa cote continuer de grimper dans les sondages. La dernière enquête Harris Interactive pour le magazine Challenges, publiée mercredi, le place même pour la première fois en position de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron (24 %). D’après cette étude, le polémiste d’extrême droite serait ainsi susceptible d'obtenir 17 % des voix au premier tour, devançant Marine Le Pen (15 %) dans l'hypothèse d'une candidature, à droite, de Xavier Bertrand (13 %). Ce scénario prévaudrait d'ailleurs quel que soit le candidat de la droite.   Ce sondage est toutefois à prendre avec prudence car le même jour, dans une autre étude Elabe pour BFMTV, l’ancien chroniqueur de CNews, condamné pour provocation à la haine raciale, récolterait cette fois entre 13 et 14 % des intentions de vote au premier tour. Il serait donc derrière Emmanuel Macron (25%) et Marine Le Pen qui se situerait désormais entre 16 et 18 %. Il ferait en revanche jeu égal avec Xavier Bertrand (13 %) et devancerait nettement Valérie Pécresse (8 %) et Michel Barnier (5 %).   Alors comment expliquer de telles différences dans les résultats ? Que valent ces sondages à six mois de l’élection présidentielle ? Les sondeurs rappellent qu’une enquête d’opinion n’est pas une projection mais une photographie à un moment précis. Elle ne dit donc rien de l’issue du premier tour, la campagne avant le premier tour étant encore très longue. Lors des précédentes élections présidentielles, les sondages publiés six mois avant le scrutin ont d’ailleurs donné systématiquement des estimations complètement différentes du résultat des urnes au soir du premier et du second tour. De plus, le faible écart entre Marine Le Pen et Éric Zemmour est contenu dans la marge d’erreur qui est comprise entre 2,5 et 3 points. Ces sondages seraient donc avant tout un instantané, qui permet de voir les grandes tendances et lesdynamiques au fil des semaines.   Mais comment les interpréter ? L’éventuelle candidature d’Eric Zemmour est-elle une bulle sondagière ou faut-il y voir un vrai phénomène politique ? D’où viennent ses potentiels électeurs ? Enfin que se passe-t-il à gauche ? Une semaine après son élection lors de la primaire écologique, Yannick Jadot est face au défi de rassembler au-delà des Verts. Lui qui s'était rangé derrière le socialiste Benoît Hamon en 2017 peut-il inverser le scénario en 2022 ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

6 - ITW M. VALLS - ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

MANUEL VALLS INTERVIEWÉ PAR CAROLINE ROUX EXTRAIT DU DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21   Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ?     Diffusion : mardi 23 mars 2021 Format : 90 minutes Présentation : Caroline Roux Un film de Marie Lorand Ecrit par Marie Lorand & Barbara Stec Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur France.tv  

episode sybel imglogo play

5 - ITW N. SARKOZY - ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

NICOLAS SARKOZY INTERVIEWÉ PAR CAROLINE ROUX EXTRAIT DU DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21   Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ?     Diffusion : mardi 23 mars 2021 Format : 90 minutes Présentation : Caroline Roux Un film de Marie Lorand Ecrit par Marie Lorand & Barbara Stec Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur France.tv          

episode sybel imglogo play

4 - ITW E. MACRON - ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

EMMANUEL MACRON INTERVIEWÉ PAR CAROLINE ROUX EXTRAIT DU DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21   Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ?   Diffusion : mardi 23 mars 2021 Format : 90 minutes Présentation : Caroline Roux Un film de Marie Lorand Ecrit par Marie Lorand & Barbara Stec Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur France.tv

episode sybel imglogo play

3 - ÉMISSION SPÉCIALE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

ÉMISSION SPÉCIALE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21 Invités JEAN-DOMINIQUE GIULIANI Président de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERI JEAN-DOMINIQUE MERCHET Journaliste - « L’Opinion » Spécialiste des questions de défense et diplomatie DELPHINE MINOUI – En direct d’Istanbul Journaliste - Correspondante à Istanbul - « Le Figaro » ARIANE BONZON Journaliste - Auteure de « Turquie, l'heure de vérité » Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ? Diffusion : du lundi au samedi à 17h45 Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux - Axel de Tarlé Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40 Réalisation : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin  Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur france.tv 

episode sybel imglogo play

2 - DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21 Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ?    Diffusion : mardi 23 mars 2021 Format : 90 minutes Présentation : Caroline Roux Un film de Marie Lorand Ecrit par Marie Lorand & Barbara Stec Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur France.tv

episode sybel imglogo play

1 - GILETS JAUNES : CA REPART ... MAIS OU ? 05.01.2019

C DANS L'AIR DU 5 JANVIER - GILETS JAUNES : ÇA REPART… MAIS OÙ ?Acte VIII de mobilisation nationale pour les gilets jaunes. Déterminés à poursuivre le mouvement et à battre le pavé, ils se sont réunis samedi 5 janvier à Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rouen ou encore Reims. À Paris, des manifestants ont défilé entre les Champs-Elysées et la place de la Bourse avant de se rassembler devant l’Hôtel de ville pour rejoindre l’Assemblée nationale. Des manifestations cette fois-ci déclarées à la préfecture.C’est à proximité des Champs-Elysées, haut lieu de contestation lors des précédents week-ends, qu’Éric Drouet, a été arrêté mercredi soir et placé en garde à vue pour organisation d’une manifestation sans déclaration préalable. Déjà interpellé fin décembre, il sera jugé le 5 juin pour "port d’arme prohibé de catégorie D", après avoir été retrouvé portant une sorte de matraque. Figure controversée — dénoncé pour ses messages complotistes sur le pacte de Marrakech notamment et anti-migrants —, ce chauffeur routier de 33 ans est l’un des initiateurs du mouvement des gilets jaunes qu’il définit comme "populaire" et totalement "apolitique".Dans un billet publié lundi, Jean-Luc Mélenchon a exprimé sa "fascination" pour le jeune homme, faisant le parallèle entre le gilet jaune et un homonyme révolutionnaire du 18ème siècle, Jean-Baptiste Drouet. Depuis que le leader de la France insoumise a déclaré sa flamme à Éric Drouet, nombre d’observateurs pointe l’ironie de cette tentative d’approche, au regard de la sympathie supposée du Gilet jaune pour l'extrême droite. "Je m’intéresse au mouvement social mais je ne suis pas fasciné par quelqu’un qui, semble-t-il, assume d’avoir voté aux deux tours, premier et second tours, pour Marine Le Pen", a ainsi déclaré Benoît Hamon. Un vote FN qu’a démenti Éric Drouet dans un statut Facebook sur le groupe "La France en colère".Malgré un essoufflement du mouvement ces dernières semaines, le mouvement fait vaciller l’exécutif depuis un mois et demi. Fragilisé par cette contestation inédite, Emmanuel Macron avait annoncé le 10 décembre une série de mesures sociales, avant de déclarer dans ses vœux du 31 décembre un retour à "l’ordre républicain". "La colère va se transformer en haine si vous continuez, de votre piédestal, vous et vos semblables, à considérer le petit peuple comme des gueux", a répondu le collectif dans une lettre ouverte diffusée jeudi soir. Face à cette détermination, le gouvernement a durci le ton. Vendredi, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement a dénoncé des velléités "d’insurrection" et a, lui aussi, réclamé un retour à l’ordre.Parallèlement, le gouvernement étudie la piste d’un référendum sur la réforme des institutions, une manière de répondre à la demande par les gilets jaunes d’un Référendum d’initiative citoyenne, mais aussi de relancer le projet de loi, déjà reporté à deux reprises. La proposition ne fait cependant pas l’unanimité au sein de la majorité. Ce jeudi, le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre a critiqué cette proposition auprès de l’AFP. Il la juge "prématurée" et "secondaire". En revanche, le président du groupe LREM au Sénat François Patriat y est favorable et souhaite que ce référendum ait lieu en même que l’élection européenne, dans six mois.Le mouvement des gilets jaunes, en perte de vitesse ces dernières semaines, va-t-il perdurer ? En arrêtant Éric Drouet, le gouvernement a-t-il jeté de l’huile sur le feu ? Qui est Éric Drouet ? Sa parole est-elle le reflet des idées du mouvement des gilets jaunes ? Quelle forme pourrait prendre le RIC en France ? Mobiliserait-il les citoyens ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv