Podcast| L'info s'éclaire | Sybel

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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des analyses de la rédaction. Ce débat, réalisé en direct su...voir plus

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100 - Chauffage, carburant… Vivre à l’euro près - 28 janvier 2022

Invités : Claude Weill, chroniqueur politique Sandra Hoibian, directrice du pôle Société au CREDOC Erwan Benezet, reporter au service économie au Parisien / Aujourd’hui en France Chauffage, carburant, mais aussi les fruits et légumes… Les prix n’ont jamais été aussi élevés. Certains Français vivent aujourd’hui à l’euro près. Cette crise énergétique est, selon le ministre, est « comparable au choc pétrolier de 1973 ». Les plus touchés sont majoritairement les personnes au plus petit revenu et qui ont le plus souvent besoin de se déplacer professionnellement. Pour contenir cette hausse, l’État multiplie les initiatives. Après la mise en place de l’indemnité inflation et du gel du prix du gaz pour l’année 2022, annoncés fin 2021, le gouvernement a également pris des nouvelles mesures sur l’électricité et le carburant en janvier 2022. L’objectif ? Éviter un nouveau mouvement comme les Gilets jaunes, il y a trois ans. Quelles solutions pour l’avenir, en particulier pour combiner avec la transition énergétique ? « Il va falloir penser à long terme, rénover les logements, changer la structure de la facturation des prix… », estime Erwan Benezet. La société française est minée par un certain pessimisme et un manque de perspective. Depuis les années 2000, les inégalités ont tendance a repartir à la hausse. « Nous sommes un pays avec des exigences d’égalité beaucoup plus hautes qu’ailleurs. Il y a un standard d’égalité qui est culturel en France », analyse Claude Weill. « L’écart entre le réel et l’objectif est insupportable », ajoute-t-il. À moins de trois mois du scrutin présidentiel, la question de patrimoine et de l’héritage s’invite au cœur des débats. Sur le sujet, chaque candidat, à gauche comme à droite, y va de sa proposition.

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100 - EHPAD, maisons de retraite… Le livre qui dérange - 27 janvier 2022

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100 - Zemmour - Le Pen, trahisons et ralliements - 24 janvier 2022

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100 - Réseaux sociaux, tous accros, tous dingos ! - 21 janvier 2022

Invités : Véronique Reille-Soult, président de Backbone Consulting, spécialiste des réseau sociaux Jérôme Chapuis, directeur de la rédaction de La Croix François Saltiel, journaliste médias, producteur de l’émission « Le meilleur des mondes » sur France Culture À moins de trois mois du scrutin, les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant dans l’opinion. À l’image du mouvement des gilets jaunes, les antivax sont très présents sur la toile. Ils s’alimentent, s’informent et se regroupent. Mais parfois se font avoir par les fake news, montées de toutes pièces. Il faut dire que les réseaux sociaux deviennent le théâtre d’une guerre de l’image et de manipulation de l’information. « Il y a un manque d’éducation. On ne leur a pas appris comment vérifier une information et quels sont les outils disponibles pour remonter à la source d’une vidéo, d’une image… », analyse Véronique Reille-Soult. Pourtant, aujourd’hui, Internet, et les réseaux sociaux en particulier, constituent la deuxième source d’information après la télévision. « Les gens sont en attente de journalisme de qualité, ils nous attendent dans notre rôle de tiers de confiance », décrypte Jérôme Chapuis. S’ils ne sont pas la cause des colères, les réseaux sociaux jouent un rôle d’amplificateur au sein de la société. La raison ? Les algorithmes qui créent des bulles et rassemblent les personnes qui se ressemblent entre elles. « Les réseaux sociaux peuvent faire le bien et le pire. Mais ils ne sont jamais vraiment neutres. Ils entretiennent une information souvent spectaculaire, émotionnelle », estime François Saltiel. Un an après l’invasion du Capitole, se pose la question de la modération qui ne semble pas encore à la hauteur de l’enjeu. De surcroît, face à l'aspect spectaculaire, voire outrancier, des réseaux sociaux, les jeunes semblent plus désintéressés que jamais de l’actualité. Selon le Baromètre médias Kantar Public–Onepoint pour La Croix, seuls 38% des 18-24 ans portent un intérêt à l’actualité. Dans la bataille de l’attention, l’économie de la presse traditionnelle souffre beaucoup et ne parvient plus à faire entendre sa voix. Pour s'adapter, des médias investissent les réseaux sociaux pour répondre à une certaine demande d'information de qualité. En témoigne, le succès de Brut ou Néo. 

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100 - Essence, électricité… Le choc énergétique - 20 janvier 2022

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100 - Jean-Michel Blanquer, doit-il démissionner ? - 19 janvier 2022

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100 - Omicron et... Retour à la vie normale ? - 18 janvier 2022

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100 - Taubira, Mélenchon, Hidalgo... Embouteillage à gauche ! - 17 janvier 2022

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100 - Successions, épargne et arnaques - 14 janvier 2022

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99 - école, le grand malaise - 13 janvier 2022

Invités Sophie Mazet, professeur d’anglais à Saint-Ouen Denis Peiron, journaliste à La Croix, spécialiste de l’éducation et l’enseignement supérieur Hadrien Brachet, journaliste à Marianne Avec plus de la moitié des écoles fermées dans le primaire, jeudi 13 janvier 2022, l’Éducation nationale connaît une de ses plus grandes grèves depuis 20 ans. Ils dénoncent « une pagaille indescriptible » dans les établissements scolaires, où les mesures de lutte contre le Covid-19 ne cessent de se succéder. Cette mobilisation « illustre le ras-le-bol grandissant dans les écoles », a affirmé le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire. En deux semaines, depuis la rentrée scolaire, le 3 janvier 2022, le protocole a déjà été modifié deux fois depuis son annonce à la veille du retour des vacances de Noël, sans néanmoins calmer les critiques des parents et des professeurs. Au contraire, ces ajustements n’ont fait qu’attiser la leur colère. « Avec la vague Omicron, l’Éducation nationale s’est retrouvée submergée. Il y a eu des changements de protocoles incessants. Ce n’est pas simplement du fait de Jean-Michel Blanquer. Il y a un sentiment de désorganisation », analyse Hadrien Brachet. Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer est plus que jamais sous le feu des critiques. Surtout depuis ses dernières déclarations : « On ne fait pas une grève contre un virus », qui n'ont pas permis d'apaiser les tensions. « Il y a un sentiment de ne pas être considéré, de ne pas être suffisamment respecté qui va bien au-delà de la crise sanitaire », précise Hadrien Brachet. Cette forte mobilisation exprime en réalité le malaise profond qui s’étend aussi à l’ensemble du service public. « La pandémie a mis entre parenthèses la protestation sociale. On se retrouve aujourd'hui avec l’ensemble des mécontents et des rancœurs concentrées en une seule journée. C’est pour cela que c’est une mobilisation historique », décrypte Denis Peiron. Derrière tout ça ? Un véritable enjeu politique notamment entre l’aile droite et l’aile gauche du gouvernement, qui existe bien avant la crise sanitaire.

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98 - 500 signatures, Mélenchon et Zemmour empêchés ? - 12 janvier 2022

 · Claude Weill, chroniqueur politique · François Miquet-Marty, président de Viavoice · Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique A trois mois du scrutin pour la fonction suprême, la campagne électorale s’intensifie. En ligne de mire pour les candidats ? Obtenir les fameuses 500 signatures d’élus obligatoires pour valider leur candidature. Simple formalité pour certains, mais véritable parcours du combattant pour les autres. Notamment depuis une loi datant de 2016 qui a tout changé. Avant 2016, seuls 500 parrains tirés au sort étaient rendus publics. A présent, tous les noms sont dévoilés. Ce qui met en difficulté certains candidats, comme Jean-Luc Mélenchon, qui réclame un retour à l’anonymisation des parrainages. Une proposition approuvée par le candidat Éric Zemmour et Marine Le Pen, mais récusée par les partis Républicains et Communistes, assurés d’obtenir leur parrainage. Ces parrainages peuvent être obtenus auprès de 42.000 élus, entre les maires, les conseillers régionaux, les parlementaires et conseillers départementaux. Autre critère, les signatures doivent provenir d’au moins 30 départements. Or, la fin de l’anonyme freine les parrainages, car certains élus craignent que leurs choix soient mal interprétés. Certains candidats estiment même que ce parrainage est un frein démocratique. « D’un point de vue démocratique, personne ne serait satisfait qu’un des trois candidats qui sont tous au-delà de 10 % ne pourraient pas se présenter. Cela poserait un gros problème », analyse Claude Weill. Et de préciser : « Dans les communes, les décisions du maire sont toujours interprétées ». 

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97 - Soldes, prix cassés, promos… La braderie permanente ! - 11 janvier 2022

Invités : Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprise du CREDOC Maud Descamps, journaliste économie, chargée des questions énergétiques à Europe 1 Béatrice Mathieu, rédactrice en chef à l’Express, en charge du service économie Les soldes d’hiver commencent ce mercredi 12 janvier. En réalité, de nombreuses enseignes ont déjà entamé les promotions avec leurs traditionnelles ventes privées qui multiplient les offres alléchantes. Autrefois considéré comme un véritable rendez-vous de la consommation, les soldes semblent beaucoup moins attractives. Ceci est notamment lié à la loi de modernisation économique de 2008, qui a permis d’autoriser les promotions sur des biens comme les vêtements ou la décoration. « Il y a tellement de promotions tout au long de l’année, que vendre un article à son prix normal devient presque impossible pour les commerçants. On refuse aujourd’hui d'acheter des articles plein pot. On le voit également avec l’essor des vêtements de seconde-main », commente Maud Descamps. Ces multiples promotions participent à la fidélisation des consommateurs. Si les soldes paraissent moins attractives, c’est aussi dû à une certaine prise de conscience des dégâts sur l’environnement que provoquent la consommation, parfois frénétique, de vêtements. Pour répondre à cette attente d’une partie de la société, de nombreuses règles voient le jour. Les lois changent. « C’est qu’une partie des consommateurs qui ont cette conscience. Souvent les plus jeunes et très diplômés, qui ont déjà tout », explique Pascale Ebel. Jeune génération schizophrène ? Malgré la prise de conscience, la fast-fashion est toujours aussi plébiscitée. Il faut dire que la jeune génération a adopté un tout autre mode de consommation, notamment via les réseaux sociaux comme Tik Tok et des plateformes « d’ultra fast-fashion », souvent en provenance de Chine, qui proposent des vêtements à des prix cassés. « Le consommateur est presque schizophrène, avec à la fois une certaine prise de conscience, mais on a vu à la fin du confinement, des dizaines de mètres de queue devant les enseignes de fast-fashion. Ils veulent les deux », explique Béatrice Mathieu. Le développement du e-commerce ne date pas d'hier, mais a pris une toute autre ampleur depuis le début de la crise sanitaire et la généralisation du télétravail. Cela vise particulièrement les jeunes. Selon les dernières enquêtes, parmi les consommateurs qui ont prévu de faire les soldes, 68% opteront pour des achats sur internet plutôt qu'en boutique.  Cette recherche des prix cassés et d’autant plus accentuée par la contrainte du pouvoir d’achat, malmené en raison de la hausse de prix, depuis la reprise économique, qui s’invite dans tous les domaines comme le gaz, l’électricité ou l’essence mais aussi l’alimentaire. Baromètre de cette augmentation des prix ? La fameuse baguette de pain. 

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96 - Omicron, tous contaminés ? - 10 janvier 2022

Invités : Édouard Obadia, médecin réanimateur à l’hôpital privé Claude Galien (Quincy-sous-Sénart) Philippe Amouyel, professeur de Santé Publique au CHU de Lille Margot Brunet, journaliste sciences et santé à Marianne Alors que le variant Omicron poursuit sa flambée, les Français se font tester en masse. Face à l’avalanche de contaminations et de cas contact, les pharmacies et les centres d’analyses sont prises d’assaut. Pendant la première semaine de janvier, pas moins de 10 millions de tests ont été réalisés sur l’ensemble du territoire. Les files d’attente ne cessent de s’allonger si bien que certains pharmaciens sont obligés de devoir recruter pour assurer la cadence. Du jamais-vu depuis le début de la pandémie, d’autant qu’il faut aussi vacciner et assurer les autres missions. « On arrive forcément à un point de saturation, autant dans les pharmacies que dans les laboratoires », explique Margot Brunet. Ce lundi 10 janvier, « Le Parisien - Aujourd’hui en France », s’interrogeait en Une, sur l’utilité de continuer à se faire tester. Cela fait-il toujours sens ? Fait-on trop de tests ? « Certains tests sont inutiles. L’assurance maladie est un peu débordée. Cela reste utile, mais tout l’enjeu est maintenant de savoir l’organiser avec un variant aussi transmissible, que ce soit en ville, à l’hôpital ou à l’école ». Depuis la rentrée scolaire du 3 janvier 2022, les élèves de l’école primaire sont soumis à un protocole très strict, bien qu’allégé depuis le 7 janvier. Si un enfant est cas contact, il doit, en effet, être soumis à trois tests en l’espace de cinq jours : le premier avec un test antigénique ou PCR pour leurs enfants, puis un autotest à J+2 et à un autre J+4. Si aucun test n'est réalisé, ou si l’enfant est testé positif, il doit alors rester en isolement sept jours. Face aux nombreux changements de règles, les parents semblent perdus et estiment qu’une telle procédure est intenable. La Fédération des parents d’élèves demande la mise en place de tests salivaires. Pour l’heure, ces tests n’ont pas encore été approuvés par les autorités de Santé.

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95 - Les prix augmentent… Et les salaires ? - 07 janvier 2021

Invités : Sylvie Matelly, économiste, directrice adjointe de l’IRIS Gaëlle Macke, grand reporter, directrice déléguée de la rédaction de Challenges Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS En Europe, l’inflation n’a jamais été aussi élevée depuis 30 ans. A l’heure de l’épiphanie, le prix du beurre a augmenté de 30%. Et cette hausse va se répercuter sur le prix des galettes… Et l’agro-alimentaire n’est pas le seul secteur concerné. L’inflation s’est durablement invitée dans les foyers. Réputé pour ses prix bas, IKEA a par exemple annoncé une augmentation de 9% sur l’ensemble de ses magasins du monde. Une augmentation qui s’explique en particulier par l’augmentation du prix du bois et un engorgement de la chaîne logistique. « L’inflation est encore très éparse. Elle s’observe de manière inégale dans le panier de la ménagère », explique Gaëlle Macke. Cette hausse des prix aiguise les réclamations d’augmentation de salaire. Après les agents de la SNCF, c’est le secteur routier qui se mobilise. Mais les patrons peuvent-ils vraiment payer plus ? « C’est un secteur qui va devoir s’adapter à beaucoup plus de normes écologiques, s’obliger à changer. Il est possible qu’à l’avenir le secteur du transport coûte lui aussi plus cher », analyse Gaëlle Macke. Dans un contexte de consommation dynamique, en 2021, il y a également un risque de spirale inflationniste. « Le risque, c’est d’entretenir cette inflation voire de conduire à son augmentation et un dérapage incontrôlé qui de fait pèserait sur le pouvoir d’achat malgré les augmentations de salaires », explique Sylvie Matelly. Une chose est sûre : les pénuries sectorielles vont entraîner une révision structurelle des salaires.

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94 - Pass vaccinal voté, ça change quoi ? - 06 janvier 2022

Invités : Pr Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’Institut de santé globale à l’Université de Genève Solveig Godeluck, journaliste aux Échos en charge de la Santé Pr Jean-Louis Teboul, chef de service en médecine intensive et réanimation à l’hôpital Bicêtre (AP-HP) Avec plus de 300 000 cas de nouvelle contamination sur la seule journée de mercredi 5 janvier, le variant Omicron continue de sévir sur le territoire français. Après trois jours de débats houleux, le pass vaccinal a finalement été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, jeudi 6 janvier, au petit matin. Ainsi, les plus de 12 ans devront présenter un pass vaccinal pour accéder aux activités de loisirs, aux restaurants et bars ou encore dans les transports et dans les foires. Les sanctions encourues en cas de fraudes ont également été endurcies : 1 000 euros d’amende pour la première infraction contre 135 euros jusqu’ici. Le texte doit à présent être examiné par le Sénat, en début de semaine prochaine, pour une mise en vigueur dès le 15 janvier prochain. Ce pass vaccinal est une quasi-obligation vaccinale, a concédé le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran. Le gouvernement choisit la manière forte de convaincre les derniers réfractaires à la vaccination. « C’est une décision politique de choisir la manière pour mettre en œuvre une des recommandations des scientifiques : que le maximum de personnes soit vacciné et que la couverture vaccinale soit quasi universelle », explique Pr. Antoine Flahault. En France, 5,1 millions de personnes éligibles ne sont pas encore vaccinées. Mercredi 5 janvier, la tension est montée d’un cran, après la parution d’un entretien du président de la République Emmanuel Macron, dans Le Parisien, qui déclarait « emmerder les non-vaccinés ». Ces propos ont enflammé les réseaux sociaux et l’opposition, mais certains estiment que le chef de l’État a dit « tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ». Dans les services de réanimation, la majorité des admis sont des non-vaccinés. De nombreux faux pass sanitaires ont également été décelés.

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93 - Alcool, tabac, addictions… un mal français - 05 janvier 2022

Invités : Pr Michel Lejoyeux, psychiatre et addictologue à l’hôpital Bichat de Paris Dr Serge Hefez, psychanalyste et psychiatre à l’hôpital de La Pitié - Salpêtrière de Paris Pr Laurent Karila, psychiatre et addictologue à l’AP-HP, porte-parole de l’Association SOS Addiction Cela fait maintenant plusieurs années que de nombreux Français se prêtent à l’opération « Dry January », autrement dit : un mois sans alcool. Importée de la Grande-Bretagne, ce défi a des retombées positives sur le porte-monnaie, mais aussi sur la santé. D’après une étude publiée par l’Université du Sussex, en 2018, 58% des participants observent une perte de poids, 67%, un regain d’énergie et 80% retrouvent un contrôle de leur consommation. En France, l’alcool est la deuxième cause de mortalité évitable, après le tabac. Un Français sur quatre boit trop et cela s’observe notamment chez les jeunes. « Les jeunes n’ont pas une consommation quotidienne d’alcool, notamment au repas comme dans les précédentes générations, en revanche, il y a des consommations festives d’alcool qui sont beaucoup plus importantes. Ils cherchent à aller jusqu’au bout de la défonce », analyse Dr Serge Hefez. Autre addiction mortifère : le tabac. Face à ce fléau, la Nouvelle-Zélande a décidé d’interdire le tabac pour les nouvelles générations. Une petite révolution qui pourrait inspirer d’autres pays. En France, c’est le souhait des associations de lutte contre le tabac. Malgré l’augmentation du paquet à 10 euros, un Français sur 4 est fumeur. Le tabac provoque chaque année 75 000 décès. Interdira-t-on la cigarette en France ? Les débats sont ouverts. A l’heure du débat sur la légalisation du cannabis, les alternatives se multiplient, notamment celle de la cigarette électronique.

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92 - Omicron, bientôt tous contaminés ? - 03 janvier 2022

Invités : Pr Christian Bréchot, virologue, président de Global Virus Network Dr Richard Handschuh, médecin généraliste, membre du syndicat MG France Frédéric Adnet, chef de service des urgences de l’hôpital Avicenne de Bobigny, directeur du SAMU 93 Sandra Hoibian, directrice du pôle Société du Crédoc La flambée du variant Omicron se poursuit. Plus de 200 000 nouvelles contaminations sont comptabilisées chaque jour en France. Ce variant au Covid-19 est beaucoup plus contagieux que les précédent. Une personne contaminée, en contamine en moyenne au moins dix autres. Le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, parle d’un véritable « raz-de-marée ». Dans les pharmacies, les files d’attente pour se faire tester ne désemplissent pas. En parallèle, on peut également se procurer des autotests, désormais disponibles dans les supermarchés. Pour faire face à cette cinquième vague épidémique, le gouvernement mise avant tout sur la vaccination. L’objectif ? Éviter la désorganisation du pays ainsi qu’un confinement. « Ce variant, d’une contagiosité extrêmement forte, est en train de submerger la planète. En revanche, la maladie elle-même semble réellement beaucoup moins sévère », estime Pr Christian Bréchot. Le nombre de contaminations pose des questions majeures comme l’organisation du pays et la pression hospitalière. Dans les services de soins critiques, on observe une grande majorité de personnes non-vaccinées. Si le variant Omicron est beaucoup plus contagieux, il semble néanmoins beaucoup moins grave. Selon le ministre de la Santé, les données anglaises confirment qu’il y a trois fois moins de formes graves que lors des précédents variants. Beaucoup de personnes contaminées ne présentent aucun symptôme, pour d’autres, ils se caractérisent par de légers maux de tête ou des rhumes. « On a l’espoir que cela devienne un rhume assez classique et peut-être que les mesures restrictives soient aménagées. On peut espérer qu’avec la normalisation des virus, la vie puisse, petit à petit, reprendre son cours plus classique », estime Sandra Hoibian. Selon les virologues, c’est une évolution assez logique bien qu’il faille rester prudent. « Un virus qui devient très contagieux n’a généralement pas une sévérité très importante », explique Pr Christian Bréchot. « Mais il va falloir régler le problème, non pas uniquement pays par pays, mais réellement dans le monde entier. C’est très difficile et implique des questions de logistique et stratégie », conclut l’expert.  En Afrique du Sud, où le variant Omicron est apparu pour la première fois, le pic de contamination semble désormais derrière. Selon la présidence, les hospitalisations ont été moins nombreuses que lors des vagues précédentes. En France, le pic est attendu d’ici mi-janvier.

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91 - Présidentielle, la bataille du second tour - 04 janvier 2021

Invités : Guillaume Daret, grand reporter au service politique Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe de presse régionale Ebra Emmanuel Rivière, directeur international pour les études politiques Kantar Public Claude Weill, journaliste politique Première polémique de l’année 2022 : celle du drapeau sous l’Arc de Triomphe. Pour marquer la présidence française de l’Union européenne, le gouvernement a décidé d'installer le drapeau européen sous l'édifice. Mais l’absence du drapeau français à côté a créé une vive polémique à droite et à l’extrême droite. « Présider l'Europe oui, effacer l'identité française non ! Je demande solennellement à Emmanuel Macron de rétablir notre drapeau tricolore à côté de celui de l'Europe sous l'arc de Triomphe », a notamment tweeté Valérie Pécresse. Selon la candidate LR à l'élection présidentielle, ce débat a été « révélateur de la ligne politique » du président de la République, dont l'Europe est « l'horizon (...) au risque d'y gommer l'identité nationale », a-t-elle déclaré sur RTL, lundi 3 janvier 2022. Dans la nuit de samedi 1 à dimanche 2 janvier, le drapeau européen a finalement été retiré. Le secrétaire d’État aux Affaires européennes, s’est néanmoins défendu de tout rétropédalage. « Le fait que Valérie Pécresse embraye le pas derrière l’extrême droite dit beaucoup sur le problème de ligne politique de la droite traditionnelle », explique Nathalie Mauret. Selon les derniers sondages, Valérie Pécresse et Marine Le Pen sont données au coude-à-coude pour accéder au deuxième tour de l’élection présidentielle, derrière Emmanuel Macron. A moins de 100 jours de l’élection, rien n’est joué, d’autant plus que la cinquième vague épidémique caractérisée par la flambée du variant Omicron monopolise l’attention de l’opinion publique.

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90 - Noël, trains, Covid… et famille ! - 17 décembre 2021

Invités : Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, spécialiste des mouvements sociaux Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et entreprise du CREDOC Stéphane Floccari, professeur de philosophie à la Sorbonne et à l’INSEP Dr Richard Handschuh, médecin généraliste, membre du syndicat MG France In extremis ! Jeudi 16 décembre, la CGT-Cheminots et SUD-Rail ont levé à la dernière minute leurs appels à la mobilisation sur l'axe Sud-Est, qui relie notamment Lyon et Marseille à Paris. Néanmoins, ce vendredi 17 décembre, jour des vacances scolaires, le trafic restera « très perturbé » avec 50 % de TGV en circulation, a fait savoir la direction de la SNCF. « La SNCF doit aujourd’hui faire face à la concurrence. Cela bouscule les statuts et l’organisation », analyse, Bernard Vivier. « La logique d’action syndicale cède peu à peu le pas à la négociation. En ce sens, c’est quelque chose de positif », ajoute-t-il. Cette concurrence devait également se voir sur le TER. Cette concurrence aura des conséquences pour les consommateurs puisque sur les mêmes lignes, ils auront le choix. À l’approche des fêtes, les ménages veulent profiter de ce moment en famille. Mais doit-on s’attendre à de nouvelles restrictions sanitaires ? Ce vendredi 17 décembre, un nouveau conseil de défense doit se tenir afin de fixer le cap. Les spécialistes recommandent le respect des gestes barrière, le port du masque, l’aération régulière, mais aussi la limitation des convives… Chez les enfants, le taux d’incidence s’élève à plus de double de la moyenne nationale, faisant d’eux les principaux vecteurs de transmission du virus. Face à cela, les médecins préconisent d’avoir recours à un test dans les 24 heures qui précèdent la réunion de famille.

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89 - Emmanuel Macron, bilan et sentiments - 16 décembre 2021

Invités : Nathalie Saint Cricq, éditorialiste politique Jean-Michel Salvator, directeur des rédactions Le Parisien / Aujourd’hui en France Etienne Girard, rédacteur en chef société à l’Express Véronique Reille-Soult, présidente de BackBone Consulting, spécialiste des réseaux sociaux Dans un entretien de deux heures, diffusé mercredi 15 décembre, en prime time sur TF1, Emmanuel Macron a répondu aux questions des journalistes Darius Rochebin et Audrey Crespo-Mara. Sans se déclarer officiellement candidat à l’élection présidentielle, le président de la République est longuement revenu sur son quinquennat, défendant son bilan, mais se projetant aussi vers un éventuel second mandat. Crise sanitaire, réformes des retraites, affaire Nicolas Hulot… De nombreux sujets ont été abordés, mais aussi une approche plus sentimentale à l’égard de son rapport aux Français. Le chef d'Etat a notamment fait son mea culpa, d’un point de vue plus personnel, en partie sur la crise des gilets jaunes. « Il a fait son opération déminage sur les sujets sur lesquels il a pu être piquant, désobligeant, vis à vis des Français », analyse Nathalie Saint Cricq. « L’exercice du mea culpa est nécessaire pour se représenter », ajoute-t-elle. Il ne fait nul doute que l’actuel locataire de l’Elysée prépare le terrain de sa candidature à l’élection présidentielle. L’objectif ? Dissiper les malentendus, maladresses et tout ce qui a pu heurter pendant son mandat. « Il avait besoin de s’expliquer aux Français », commente Jean-Michel Salvator. Apparaissant plus humble et modeste, notamment lorsqu'il a abordé la crise sanitaire, la personnalité du président de la République contraste avec sa fougue de 2017. « On a redécouvert un Emmanuel Macron, redescendu sur terre, plus humble, un peu ébranlé par les difficultés de son quinquennat. Mais il n'a pas abandonné son envie réformatrice », décrypte Etienne Girard. Cette prise de parole est beaucoup comparée au discours de Nicolas Sarkozy, en 2012, à Villepinte. Principale ombre au tableau : l’absence des questions écologiques dans les sujets abordés.

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88 - Contaminations record, hôpital en danger - 15 décembre 2021

Invités : Pr Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’Institut de santé globale de Genève Dr Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, président d’honneur de la Fédération des médecins de France Margot Brunet, journaliste Sciences et Santé à Marianne Pr Jean-François Timsit, chef de service de réanimation médicale et infectieuse à l’hôpital Bichat (Paris) Plus de 63 000 contaminations ont été enregistrées ces dernière 24 heures. Un record depuis le début de la cinquième vague. Pourtant, mardi 14 décembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, annonçait devant les députés que l’on avait atteint le pic de l’épidémie. À l’hôpital, près de 2800 patients Covid sont désormais en réanimation, pour la plupart, il s’agit de malades non-vaccinés. Néanmoins les épidémiologistes se montrent rassurants. « En France, on arrive à un pic de contaminations. Le taux de reproduction est en train de s’aplatir. Cela continue à monter, mais on devrait atteindre le pic dans les prochains jours. Néanmoins, on ne sait pas encore si ce sera un pic ou un plateau », analyse le Professeur Antoine Flahault. De nombreuses personnes, ayant reçu deux injections de vaccin, sont pourtant contaminées. La campagne pour les doses de rappel se poursuit. « C’est l’arme anti-Covid », plaide Jean-Paul Hamon. Selon l’OMS, le variant Omicron « se propage à un rythme que nous n’avons jamais vu avec aucun variant ». En Angleterre, il représente déjà plus de 40% des cas. En France, le plan blanc, qui permet de reprogrammer des opérations non-urgentes pour optimiser l’accueil des patients Covid, a déjà été activé dans plusieurs départements. Entre la fatigue extrême du personnel soignants, le nombre croissant de burn-out... La tension se fait de plus en plus sentir.  À dix jours des fêtes de Noël, les traditionnelles réunions familiales sont-elles compromises ? Le conseil scientifique appelle à la vigilance, en préconisant une série de recommandations comme : la limitation du nombre de convives, le port du masque, l’aération régulière des intérieurs ou encore le recours à un test la veille ou le jour de l’événement.

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87 - 2022, où est passée la gauche ? - 14 décembre 2021

Invités : Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po Gaël Sliman, président, co-fondateur d’Odoxa Christiane Taubira peut-elle sauver la gauche ? Selon un dernier sondage IPSOS pour France 2, l’ancienne garde de sceaux a les faveurs des sympathisants et serait donnée au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon dans les intentions de vote. Le 12 décembre dernier, la candidate socialiste Anne Hidalgo a appelé à organiser une primaire de la gauche avec tous les candidats déclarés, afin d’investir un leader pour l’élection présidentielle. Si cette proposition est pour le moment restée lettre morte, les Français y seraient majoritairement favorables, puisque, toujours selon l’étude, 53% des sondés estiment que cela serait une bonne chose. Face à l’impopularité d’Anne Hidalgo et la division des candidats, Christiane Taubira apparaît comme la seule personnalité capable de réconcilier les gauches. « Son nom revient régulièrement dès qu’il y a un petit flottement à gauche. Christiane Taubira a une grande force : elle plaît beaucoup aux jeunes. Elle a une parole qui tranche, qui imprime », analyse Alexandra Schwartzbrod. La popularité de Christiane Taubira est réelle, autant auprès des sympathisants de gauche, que dans la population française. Mais à quatre mois du scrutin, rien n’est fait. « On va chercher Christiane Taubira, car c’est la seule dont on se rappelle positivement à gauche, qui s’est battue courageusement pour faire passer le Mariage pour tous. Mais cela ne fait pas une campagne à l’élection présidentielle », commente Philippe Moreau-Chevrolet. À l’heure actuelle, une union de la gauche paraît peu crédible. S’il avait pourtant accepté de se ranger derrière Benoît Hamon, lors de l’élection présidentielle de 2017, le candidat écologiste, Yannick Jadot refuse, cette fois-ci, de repasser par la case primaire. Pourtant, une alliance du PS avec les écologistes serait soutenue par plus de 80% des sympathisants de gauche…

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86 - tornades, inondations… la nature se déchaîne - 13 décembre 2021

Invités : Émilie Torgemen, journaliste Environnement au Parisien / Aujourd’hui en France Françoise Vimeux, climatologue, directrice à l’Institut de Recherche pour le Développement Frédéric Denhez, journaliste et spécialiste des questions environnementales Emma Haziza, hydrologue, entrepreneuse et chercheuse sur l’adaptation climatique Au moins 94 personnes ont perdu la vie, dans la nuit de vendredi 10 et samedi 11 décembre, suite à des tornades qui ont dévasté le centre et le sud des États-Unis, en particulier l’État du Kentucky, qui cumule, à lui seul, 80 victimes. L’État a été balayé sur plus de 320 kilomètres. « Ce nombre va dépasser la centaine », a même affirmé le gouverneur Andy Beshear, sur CNN, considérant cette série de tornades comme « la plus mortelle » de l’histoire du Kentucky. La petite ville de Mayfield a littéralement été rayée de la carte. Une déclaration d’état d’urgence y a déjà été proclamée. « Il y a un phénomène qui est réellement exceptionnel, dans un pays qui y est pourtant habitué. C’est d’ailleurs pour cela que la population a été correctement alertée. Sinon le bilan aurait pu être encore pire », analyse Frédéric Denhez. Cette tornade met également en lumière la vulnérabilité des habitations, majoritairement en bois, dans ces plaines, en cas de vent violent. Le président américain Joe Biden a déploré « l’une des pires séries de tornades » de l’histoire des États-Unis. « C’est une tragédie. Et nous ne savons toujours pas combien de vies ont été perdues ni l’étendue complète des dégâts », a-t-il déclaré, mettant notamment en cause le réchauffement climatique. « Il y a toujours eu des tornades aux E1tats-Unis. C’est assez compliqué de connecter cette catastrophe directement au réchauffement climatique. On se pose la question », décrypte Émilie Torgement. En France, le sud-ouest a été dévasté par des inondations et d’importantes crues. Aucune victime n’est à déplorer, mais d’importants dégâts ont été causés, ainsi que la stupéfaction des habitants face à une telle intensité des torrents.

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85 - Présidentielle, le chamboule tout - 10 décembre 2021

Invités : Guillaume Daret, grand reporter au service politique Rachel Binhas, journaliste indépendante Bérengère Bonte, journaliste C'était son premier grand débat télévisé en tant que candidat à l’élection présidentielle. Jeudi 9 décembre 2021, Éric Zemmour a fait face à Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, dans l'émission de France 2 "Élysée 2022".  Durant une heure de débats, les questions économiques mais aussi sociales et migratoires ont été abordées, entraînant des débats houleux. Selon un sondage Ifop pour France 2, 41% des téléspectateurs ont trouvé l’ancien éditorialiste convaincant. Plus significatif, selon une étude Ipsos, 62% des électeurs LR et 84%. Des électeurs RN ont été séduits par son discours. « Il touche exactement sa cible. Il existe dans le paysage », analysé Bérengère Bonte. À gauche, les candidats peinent à se faire entendre. Aucun d’entre eux ne dépasse les 8% dans les sondages. Du jamais-vu. Mercredi 8 décembre, Anne Hidalgo la maire de Paris et candidate à socialiste à l’élection présidentielle a émis l’idée d’organiser une primaire populaire à gauche, pour investir un leader de gauche. « Ce qui est certain, c’est que la gauche court à la catastrophe si elle ne se rassemble pas. Elle a voulu mettre un coup de pied dans la fourmilière, mais le problème, c’est que c’est déjà trop tard. Tous les candidats sont déjà engagés », décrypte Guillaume Daret. Suite à cette proposition, la majorité des candidats de gauche ont fait part de leur refus. L'union entre ces gauches qui semblent irréconciliables paraît difficile, voire impossible. Au milieu de cette cacophonie, un nom circule en sous-marin, celui de Christiane Taubira…

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84 - Nouvelle Calédonie, vote pour l’indépendance dimanche - 09 décembre 2021

Invités : Anthony Bellanger, éditorialiste à France Inter, spécialiste des relations internationales Samuel Ribot, correspondant au journal Les Nouvelles Calédoniennes, rédacteur en chef d’ALP Benoit Trépied, anthropologue, chercheur au CNRS, spécialiste de la Nouvelle Calédonie Anne Bourse, grand reporter au service politique Dimanche 12 décembre, doit se tenir le dernier référendum qui déterminera si, oui ou non, la Nouvelle-Calédonie restera un territoire français. À la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? », le « non », l’a emporté à deux reprises, lors des deux première consultations. Néanmoins, la dernière, effectuée en 2020, a été marquée par une poussée des indépendantistes, qui étaient arrivés proches de la majorité. Selon un sondage de l’institut Harris, commandé par le ministère des Outre-mer et relayé par « Le Figaro », en mai 2021, 66% des Français se disaient favorables à l’indépendance de l’archipel. « Ces référendums permanents sont faits pour aboutir, à terme, à une indépendance », analyse Anthony Bellanger. Pour ce dernier vote, les indépendantistes souhaitaient un report de la date, en raison de la crise sanitaire, mais le gouvernement français ayant décidé de maintenir le scrutin, le parti indépendantiste FLNKS a ainsi appelé à la non-participation. « Cela ressemble à un refus d’obstacle. La crise sanitaire a montré l’importance du partenaire français, qui a envoyé du personnel médical et des vaccins. Et la crise des sous-marins a aussi rappelé la dimension très importante du conflit sino-australien dans cette zone », décrypte Samuel Ribot. Cette absence pourrait rendre le vote délégitimé, voire conduire à une impasse. « Le gros problème est d’un point de vue culturel et coutumier, lié au deuil kanak. De plus, la crise sanitaire n’a pas permis d’organiser une campagne de proximité, le moyen que les indépendantistes privilégient en politique. Ils ont donc estimé que la campagne n’était pas équitable », estime Benoit Trépied.

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83 - Scholz - Macron, un nouveau couple franco-allemand - 08 décembre 2021

Invités : Marion Van Renterghem, grand reporter Chloé Ridel, directrice adjointe à l’Institut Rousseau Jean-Baptiste François, journaliste « Europe » à La Croix Paul Maurice, chercheur au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’IFRI Deux mois et demi après les élections législatives en Allemagne, le social-démocrate Olaf Scholz a officiellement été élu chancelier allemand, mercredi 8 décembre, par les députés. Son Parti de centre gauche (SPD) dispose d’une confortable majorité (206 sièges), avec deux nouveaux partenaires de coalition, les Verts (118 sièges) et les libéraux du FDP (92). Cette élection clôt définitivement les 16 années de l’ère Angela Merkel, qui a enchaîné quatre mandats. Néanmoins, Olaf Scholz s’inscrit dans la continuité de la chancelière sortante, pourtant conservatrice. Il en a été son Vice-chancelier ainsi que son ministre des finances. Il ne propose pas de grands bouleversements, mais quelques mesures fortes comme l’augmentation du salaire minimum, à 12 euros brut de l’heure. Sur son compte Twitter, le chef d’Etat français Emmanuel Macron a chaleureusement rendu hommage à Angela Merkel. Une nouvelle ère s’ouvre ainsi dans l’histoire franco-allemande. Quel duo Olaf Scholz formera-t-il avec Emmanuel Macron ? Et pour quelle politique ? Comme le veut la tradition, Olaf Scholz réservera sa première visite au président français Emmanuel Macron, qui devrait le recevoir vendredi 10 décembre. « Il a été ministre des relations franco-allemandes, il connait bien la France. Il a été un des artisans du plan de relance européen, avec Bruno Lemaire, pendant la crise sanitaire. Il est l’homme qui rassure la France », explique Jean-Baptiste François. A l’aube de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, la relation franco-allemande est fondamentale, en particulier face aux enjeux majeurs que traverse aujourd’hui le continent. 

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82 - Covid, tenir jusqu’à Noel ! - 07 décembre 2021

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81 - Valérie Pécresse et les deux Eric, en embuscade - 06 décembre 2021

Invités : Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service politique de l’Os Gilles Bornstein, éditorialiste politique Marie Gariazzo, directrice adjointe du pôle Opinion à l’IFOP Laurent de Boissieu, journaliste politique à La Croix « Mon projet ne sera pas édulcoré. Il peut être enrichi, mais il ne sera pas dénaturé », a déclaré Valérie Pécresse, invitée sur France inter ce lundi 6 décembre 2021. La candidate investie par les militants Les Républicains pour l’élection présidentielle répondait en effet à Éric Ciotti, son concurrent au second tour de la primaire, qui a demandé à ce que ses idées « soient représentées avec force ». Dimanche 5 décembre, devant ses soutiens niçois, Éric Ciotti a annoncé la création de son propre mouvement au sein des Républicains, baptisé « A Droite ! ». « C’est un petit bras de fer de la part d’Éric Ciotti qui veut capitaliser sur son émergence surprise pendant cette primaire, pour savoir quelle place Valérie Pécresse lui laissera », analyse Caroline Michel-Aguirre. Ce premier couac contraste avec l’unité affichée du parti, samedi 4 décembre, lors de l’investiture de Valérie Pécresse. La candidate de droite va devoir séduire les électeurs d’Emmanuel Macron et les électeurs tentés par Éric Zemmour. De son côté, Éric Zemmour a prononcé son premier meeting de campagne au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis). L’ancien éditorialiste appelle Éric Ciotti et ses électeurs à rejoindre son rang. Ce meeting lui a aussi permis de prendre un second souffle dans cette campagne. « Il arrive à prendre un électorat très conservateur, entre le RN et les LR. Il regarde avec gourmandise les 39% d’Éric Ciotti », décrypte Laurent de Boissieu. La question se pose maintenant sur la crédibilité de ses propositions. « Il compense sa faiblesse de fond par son volontarisme. Mais pour le moment, c’est un homme seul », analyse Caroline Michel-Aguirre. 

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80 - E. Ciotti, V. Pécresse, le duel qui rabat les cartes - 03 décembre 2021

Invités : Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences Po Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Qui d’Éric Ciotti ou Valérie Pécresse sera le candidat officiel des Républicains à la prochaine élection présidentielle ? Depuis vendredi 3 décembre 2021, les militants sont invités à voter pour leur favori. Hier, le résultat du premier tour a créé la surprise avec notamment la percée d’Éric Ciotti, qui a comptabilisé 25,59% des votes et l’élimination de Xavier Bertrand, celui que tout le monde qualifiait de favori. « Éric Ciotti a eu la ligne droite, radicale. C’est la ligne qui l’emporte au sein des Républicains. C’est véritablement un choix idéologique », analyse Nathalie Saint-Cricq. Le candidat officiel sera investi samedi 4 décembre à 14 heures. Ce résultat met aussi en lumière la radicalisation de l’électorat LR. « Éric Ciotti avait la ligne la plus claire et la plus détachée des autres. Il incarne aussi la nouveauté », analyse Philippe Moreau-Chevrolet. Cette élection n’a néanmoins pas entraîné l’engouement escompté. Aucun leader ne s’est démarqué et le prétendu favori a chuté. « Xavier Bertrand avait un atout, mais il s’est laissé entraîner vers le bas pour s’adapter au climat insufflé par Éric Zemmour », précise Alexandra Schwartzbrod. Dès l’annonce du résultat, Xavier Bertrand a immédiatement affiché son soutien à Valérie Pécresse. Également soutenue par les deux autres sortants, Michel Barnier et Philippe Juvin, la candidate apparaît désormais comme la grande favorite. Et cette hypothèse inquiète la Macronie… « Un candidat modéré et acceptable pourrait rafler la mise, y compris au premier tour », analyse Philippe Moreau-Chevrolet.

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79 - 5ème vague de Covid, la déferlante ? - 02 décembre 2021

Invités : Vincent Maréchal, professeur de virologie à l’université de la Sorbonne Margot Brunet, journaliste Sciences et Santé à Marianne Dr Agnès Ricard-Hibon, cheffe du SAMU du Val-d’Oise La cinquième vague de l’épidémie ne cesse de gonfler. Près de 50 000 nouvelles contaminations au Covid-19 ont été recensées, mercredi 1er décembre 2021, en France. Le premier cas du variant Omicron a été confirmé en Ile-de-France. « La violence de cette reprise s’explique en particulier par le réservoir de personnes non-vaccinées. En réanimation, on voit surtout des personnes non-vaccinées. Le virus circule toujours et les gestes barrière sont en recul. Enfin, le variant Delta est également très contagieux », analyse Vincent Maréchal. Les enfants de moins de 12 ans, qui ne sont pas encore vaccinés, sont également contaminés. A l’école, les règles sanitaires ont été assouplies. « Le taux d’incidence remonte énormément, parmi les tranches d’âge les plus jeunes », commente Margot Brunet. La question de la vaccination des enfants de moins de 12 ans a été recommandée par la Haute autorité de Santé pour les plus à risque. A l’hôpital, le nombre d’admissions a augmenté de 40% en une semaine. « Ce sont majoritairement des non-vaccinés, aussi bien de jeunes et moins jeunes. Il y a aussi des vaccinés, moins jeunes », affirme Dr Agnès Ricard-Hibon. En Allemagne, les hôpitaux sont submergés. Les patients Covid affluent dans les hôpitaux, ce qui provoque la stupeur dans l’opinion. En Bavière, les hôpitaux sont même contraints d'organiser des transferts de patients. Le futur chancelier Olaf Scholz s’est déclaré personnellement favorable à l’obligation vaccinale pour tous les Allemands d’ici le mois de février. Un revirement spectaculaire puisqu'il s’y opposait jusqu’à présent. Au sein de la classe politique, la majorité des partis semble y être favorable. Une proposition de loi en ce sens devrait être soumise au parlement avant la fin de l’année. Quant à l’opinion, elle semble aussi plutôt favorable puisque, selon les derniers sondages, deux tiers des Allemands y seraient favorables. En France, certains responsables se sont montrés favorables à la vaccination obligatoire comme François Bayrou ou Hervé Morin. A cinq mois du scrutin, cette mesure est pour le moment écartée par le gouvernement. « Il y a encore un noyau dur qui résiste », conclut Vincent Maréchal.

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78 - LR le moment de vérité, Zemmour candidat - 01 décembre 2021

Invités : Nathalie Mauret, journaliste politique au groupe de presse régional Ebra Julien Nény, journaliste politique Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po Eddy Vautrin-Dumaine, directeur d’études au cabinet de conseils Kantar Public France Depuis mercredi 1er décembre, 8 heures, les militants LR peuvent commencer à aller voter pour investir leur candidat officiel à l’élection présidentielle. Mardi 30 novembre, les cinq candidats de la droite se sont affrontés dans un dernier débat télévisé, diffusé sur France 2 et France Inter. Les militants ont jusqu’au jeudi 2 décembre pour élire les deux finalistes.  Le vainqueur sera connu le 4 décembre prochain, à l’issue du grand Congrès. Depuis l’annonce de cette primaire qui ne dit pas son nom, le nombre d’encartés Les Républicains a presque doublé. Ce qui rend l’issue du scrutin très incertaine. « C’est le grand brouillard, analyse Julien Nény. Sur les 60 000 nouveaux adhérents, il est impossible de savoir quel sera le ressort de leur vote et quel sera leur profil ». Seul argument avancé : cela risque de faire baisser l’argument « fidélité ». Le parti traditionnel de la droite peine à faire émerger son leader. L’objectif pour les militants de droite ? « Créer du rassemblement et une nouvelle dynamique, potentiellement capable de parler à tout le monde », décrypte Eddy Vautrin-Dumaine. Ce débat est intervenu quelques heures après l’annonce de la candidature officielle d’Éric Zemmour. Éric Ciotti n’a pas caché sa proximité avec l’ancien éditorialiste, du moins sur le constat. « Il est très proche du noyau dur des LR. Il représente cette droite identitaire, partisante d’une fermeté vis-à-vis de l’immigration. Il a toujours défendu, au sein de son parti, cette aile très droitière. Et il se retrouve avec une position de force dans ce congrès », analyse Nathalie Mauret. Pour annoncer sa candidature, Éric Zemmour a publié un clip qui a suscité de nombreuses réactions. « La vidéo s’inscrit dans le même registre. C’est le monde d’Éric Zemmour tel que lui le pense. Sauf que ce monde n’existe qu’en partie », commente Bruno Cautrès. Pour le moment de nombreux Français ne sont pas séduits. Selon un sondage Ipsos, 70% des Français estiment qu’Éric Zemmour n’a pas l’étoffe d’un président de la République et 71% disent qu’il ne donne pas une belle image de France à l’international. Mais force est de constater que sa vidéo a fait beaucoup parler. Mission réussie pour le désormais candidat. Éric Zemmour doit s’exprimer dimanche 5 décembre prochain, pour son premier meeting, qui se tiendra au Zénith, porte de La Villette, à Paris.

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77 - E. Macron/ B. Johnson, la détestation cordiale - 30 novembre 2021

Invités :  Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes  Florentin Collomp, journaliste au Figaro en charge du suivi des questions européennes  Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale chez France 24 Georgina Wright, directrice du programme Europe à l’institut Montaigne  Les relations entre Londres et Paris sont mises à rude épreuve, que ce soit sur la question des migrants, de la pêche ou du Brexit. Pointé du doigt pour ne pas honorer ses engagements post-Brexit conclus avec Michel Barnier, la Grande-Bretagne semble camper sur ses positions malgré les menaces profanées par le gouvernement français. Comment notre entente jusqu’alors au beau fixe avec le Royaume-Uni s’est-elle dégradée ? Jusqu’où les tensions avec ce territoire d'outre-Manche vont-elles aller ?  Depuis plusieurs mois, la France et la Grande-Bretagne accumulent les sujets de discorde. Tandis que la relation est au plus bas, le ton monte entre Emmanuel Macron et Boris Johnson. Un face à face qui chaque jour se durcit un peu plus. Dernier épisode en date, une lettre du Premier ministre britannique adressée au chef d’État français dans laquelle il demande à la France de reprendre les migrants : « Je propose que nous mettions en place un accord bilatéral de réadmission pour permettre le retour de tous les migrants illégaux qui traversent la Manche » marque de sa plume Boris Johnson. Une lettre rendue publique sur Twitter alors même que le destinataire du courrier n’en ait été informé. En marge de son déplacement en Italie, Emmanuel Macron lui a répondu : « Je suis surpris des méthodes quand elles ne sont pas sérieuses, on ne communique pas sur ces questions-là par tweet […] Nous ne sommes pas des lanceurs d’alerte » a déclaré le Président de la République. La confiance semble définitivement rompue et les hostilités bel et bien lancées alors que Gérald Darmanin a tout bonnement décidé d’annuler la venue de la ministre de l’Intérieur britannique à la réunion prévue dimanche à Calais sur le dossier des migrants.  Volonté de cajoler son électorat, Boris Johnson utilise le sujet de la lutte contre l’immigration comme l’un des arguments de vente majeur du Brexit. 31 500 migrants ont entrepris la traversée de la Manche au grand dam des autorités qui ne parviennent pas à endiguer ce phénomène. France vs Royaume-Uni, qui aura le dernier mot ? Comment se sortir de cette impasse qui ternit sérieusement notre relation avec nos alliées historiques ?

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76 - Omicron va-t-il gâcher Noël ? - 29 novembre 2021

Invités : ·  Pr Philippe Amouyel, épidémiologiste, professeur de santé publique au CHU de Lille ·  Pr Djillali Annane, chef du service réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré à Garches ·  Yasmina Jaafar, présidente de La Ruche Média Productions, journaliste au Franc-Tireur ·  Dr Richard Handschuh, médecin généraliste, membre du syndicat MG France Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Danemark… La propagation du nouveau variant Omicron, identifié pour la première fois en Afrique du sud, progresse à grand pas. À l’aube des fêtes de Noël, de nombreux pays européens renforcent leurs mesures de restrictions sanitaires. Si toutes ses caractéristiques n’ont pas encore été identifiées par les scientifiques, ce variant est classé comme préoccupant par l’OMS. Face à la panique mondiale, les bourses chutent. « Il a un nombre de mutations parmi le plus important des variants que l’on ait connu », analyse Pr Philippe Amouyel. « Il semble être plus transmissible et avoir plus de mutations que le variant Delta et cela pourrait affecter la réponse au vaccin. (…) Mais il va falloir vérifier les analyses ». Face au nouveau variant qui affole la planète, plusieurs pays ont déjà décidé de fermer leurs frontières aux voyageurs en provenance d’Afrique australe mais pas que. Tour à tour, les pays durcissent leurs conditions d’entrée sur leur territoire. Au Royaume-Uni, à partir du mardi 30 novembre, tout passager devra être soumis à un test PCR et devra s’isoler pendant deux jours, dans l’attente du résultat. De son côté, le Maroc a annoncé suspendre les vols commerciaux avec tous les pays pour au moins deux semaines. Enfin, Israël a également fermé ses frontières aux ressortissants étrangers, pour la même durée. En France, la détection du variant n'est plus « qu'une question d'heures », selon le ministre de la Santé, Olivier Véran. Certains appellent à temporairement revenir à la gratuité du test PCR, pour détecter plus rapidement les cas et donc plus rapidement les isoler. 

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75 - Ruée sur la 3ème dose ! - 26 novembre 2021

Invités :  Guillaume Daret, grand reporter au service politique de France Télévisions Marie-Laure Alby, médecin généraliste à Paris  Agnès Ricard-Hibon, membre de la société française de médecine d’urgence, cheffe du service SAMU 95 dans le Val d’Oise  Sandra Hoibian, directrice du pôle société du CREDOC  Alors que la 5ème vague a largement pénétré le sol français à l’instar de ses voisins frontaliers, la ruée vers la 3ème dose semble déjà amorcée. La plateforme Doctolib annonce une flambée de rendez-vous qui se chiffre à plus d’un million depuis les annonces du gouvernement. Le rappel vaccinal va conditionner le passe sanitaire et dresser le bilan de la pandémie en route pour 2022.  Le gouvernement serre la vis et table sur le durcissement du passe sanitaire pour inciter les citoyens à se faire vacciner. Fini les limites d’âge, dès ce week-end, « tous les Français de plus de 18 ans auront le droit à une dose de rappel 5 mois après leur dernière injection », déclare Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé. Au-delà de 7 mois écoulés entre les doses de rappel, le passe sanitaire sera désactivé. Ces nouvelles règles ont-elles été bien comprises par les Français ? Pour éviter de louper le coche, le gouvernement a prévu une notification sur l’application #TousAntiCovid, activée quelques jours avant l’arrêt de validité du passé sanitaire.  Avec 6 millions d’adultes non vaccinés et 9 millions d’enfants non concernés par la prise en charge vaccinale, l’école est un terrain neutre, écarté du discours du politique. Alors que 8 500 classes sont fermées pour cause de Covid, le gouvernement modifie le protocole sanitaire. À partir de lundi prochain, si un élève contracte le virus, l’ensemble de la classe sera testé. Les élèves positives devront rester confinés chez eux une semaine tandis que les autres resteront en classe. Avant d’être généralisée, cette nouvelle marche à suivre a été expérimentée dans 10 départements. Dans le Rhône, selon le rectorat, 67 fermetures de classes ont été évitées la semaine dernière grâce à cette stratégie. Pour les parents, l’isolement individuel semble être la bonne solution pour honorer leurs obligations professionnelles, le télétravail n’étant pas encore à l’ordre du jour. En pratique, le protocole présente déjà certaines limites : quelques laboratoires sont débordés et ne peuvent répondre favorablement à la demande des établissements. Autre faille soulevée par les syndicats : le temps d’incubation de la maladie ne serait pas pris en compte.  Assouplissement des règles sanitaires à l’école, laboratoires et hôpitaux saturés, comment enrayer la 5ème vague en marche ?

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74 - Nicolas Hulot, accusation de viol et politique - 25 novembre 2021

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73 - Guadeloupe, Martinique, les raisons de la colère - 24 novembre 2021

Invités : Claudy Siar, journaliste à RFI Célia Cléry, rédactrice en chef adjointe de la radio Outre-mer la 1ere David Delos, journaliste Economie Aux Antilles, la situation est explosive. La mobilisation contre l’obligation de la vaccination pour le personnel soignant s’est transformée en véritable mouvement de contestation sociale. Vaccination mais aussi coût de la vie et accès à l'eau potable… La crise sanitaire vire à une crise sociale. En marge du mouvement, la violence sévit entraînant de véritables émeutes. Face à la situation explosive, le gouvernement a déployé les troupes du RAID et du GIGN. À Fort-de-France, des policiers ont été visés par des tirs à balles réelles. La Justice a ouvert une enquête pour tentative de meurtre. Dans les rues de Pointe-à-Pitre, malgré une nuit plus calme, le dispositif policier est toujours aussi important. « Les Antilles sont gangrenées par la pauvreté. Il faut néanmoins condamner l’utilisation des armes pour exprimer une colère légitime », estime Claudy Siar. Aux Antilles, seuls 42% de la population est vaccinée. « Il y a une défiance vis-à-vis de la parole officielle, mais aussi vis-à-vis des médias, en particulier de la jeunesse », décrypte Célia Cléry. Autre point de crispation ? La vie chère. En Guadeloupe, les prix sont 16,2% plus élevés qu’en métropole, selon l’INSEE. « Il faut vraiment prendre conscience que là-bas tout est plus cher. Il faut tout acheminer, il n’y a pas de blé. Les frais de transports coûtent cher. De la production à l’acheminement, chaque intermédiaire prend sa marge. Cela crée un effet ciseaux avec la pauvreté », commente David Delos. Et cette situation économique de ces territoires s’explique aussi par des résidus historiques. « Ce passé ne passe pas. Il y a encore la lourdeur du passé », analyse Claudy Siar. Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu a affirmé qu’il se rendrait sur place, mais n’a pas annoncé de date. Le dernier membre du gouvernement à s’être rendu aux Antilles, c’était Bernard Cazeneuve, en 2016. « En termes de message, c’est terrible. On envoie les camions alors que celui qui est en charge de cette région reste à Paris », décrypte David Delos. La population, elle, vit cela avec désolation. « Une majorité d’Antillais comprend cette colère légitime, pour qu’enfin, la France respecte ces populations-là », conclut Claudy Siar.

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72 - Chasse, pêche… et élections ! - 23 novembre 2021

Invités : Frédéric Denhez, journaliste spécialiste des questions environnementales Marc Giraud, naturaliste, porte-parole de l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe de presse régionale Ebra Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique À six mois du scrutin présidentiel, la chasse s’invite dans les sujets majeurs dans les débats. Dans son programme de campagne, le candidat écologique, Yannick Jadot, veut interdire la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires. Du côté des chasseurs, on dénonce une vision parisienne de la campagne et de la ruralité. Samedi 20 novembre, un chasseur a été grièvement blessé par un ours dans l’Ariège. Cette affaire relance, la question sans fin, de la cohabitation entre l’Homme et l’animal. « La majorité des Pyrénéens sont pour la présence de l’ours. Le problème, c’est plutôt la présence des chasseurs », estime Marc Giraud. Ce sujet met en lumière un conflit latent entre la France des villes et la France rurale. « La lutte entre Paris et la province est un cliché. Tout ne vient pas d’en haut aujourd’hui. Les choses sont cogérées », décrypte Nathalie Mauret. Sur le terrain politique, les partis sont divisés. « Il y a très peu d’homogénéité entre les partis concernant cette question », analyse Alix Bouilhaguet. Faut-il interdire la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires ? Selon un sondage Ifop pour le JDD, paru le 4 novembre dernier, 69% des Français y sont favorables. « Avec cette proposition, qui a été très entendue, Yannick Jadot se singularise », analyse Nathalie Mauret. En France, ils sont plus d’un million à pratiquer la chasse. C’est le troisième sport le plus pratiqué dans l’Hexagone, derrière le football et la pêche. L’aspect symbolique est très fort. « La chasse est liée à la Révolution, à l’abolition des privilèges, adossée au droit de propriété. C’est ancré dans notre psyché et les chasseurs s’en sont emparé », commente Frédéric Denhrez. Cependant, certaines pratiques choquent, en particulier la chasse à courre. Et les clichés, de part et d’autres participent à la cristallisation des débats. Une des raisons pour laquelle la classe politique peine à se positionner, tiraillée, entre la tentation de courtiser cette manne électorale, et, en même temps, avoir une approche plus humaine sur la défense des animaux. De surcroît, l’adhésion à la chasse est en train de changer avec la modification démographique et l’arrivée des nouveaux ruraux, qui ne veulent plus chasser. 

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71 - Chine, une championne de tennis en liberté surveillée - 22 novembre 2021

Invités : Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour Recherche Stratégique (FRS) Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS Éric Chol, directeur de la rédaction de l’Express, spécialiste de la Chine Disparue depuis le 2 novembre dernier, suite à ses accusations de viols contre un ancien haut dignitaire du régime chinois, la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai est réapparue à travers deux vidéos publiées les 20 et 21 novembre 2021par les médias de l’État chinois. On peut la voir notamment lors d’un dîner samedi soir et lors d’un tournoi de tennis junior dimanche. Cette apparition fait suite à une mobilisation internationale de grande ampleur, notamment du monde du tennis, mais aussi de sportifs du monde entier. Néanmoins, ces images sont une preuve de vie, pas de liberté et n’ont pas suffi à rassurer le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui a appelé le gouvernement chinois à plus de clarté, faute de quoi il pourrait y avoir des conséquences diplomatiques. « Si le gouvernement chinois veut faire la clarté, il faut permettre à madame Peng Shuai de parler », a-t-il déclaré sur le plateau du Grand Jury. Lundi 22 novembre dans l’après-midi, la sportive s'est entretenue avec le président du Comité international olympique. Elle aurait expliqué qu’elle se porte bien, qu’elle est chez elle à Pékin. « Le cas de Peng Shuai n’est pas du tout isolé. Le régime chinois ne respecte aucune règle de droit, il n’y a pas de système judiciaire indépendant. Lorsque quelqu’un gêne, il disparaît pendant quelques mois, le temps de prendre des meilleures dispositions vis-à-vis du régime », commente Valérie Niquet.  Depuis la pandémie du Covid-19, il semblerait que le régime chinois se durcisse. Ainsi de nombreux blogueurs et acteurs ont disparu et ne sont plus jamais réapparus. Néanmoins, le cas de Peng Shuai a considérablement porté atteinte à l'image internationale des dirigeants chinois. « Ils ne s’attendaient pas à ce qu’il y ait autant de réactions. On a vu réagir l’ensemble de la communauté tennistique, les chancelleries, la Maison Blanche, le Quai d’Orsay… », analyse Éric Chol. Certains ont même appelé au boycott des Jeux Olympiques d’hiver, prévus en février prochain à Pékin, ce qui pourrait-être plus embarrassant pour la diplomatie chinoise…

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70 - Covid, situation « hautement dramatique » en Allemagne - 19 novembre 202&

Invités :  Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes de France  Anne Bourse, grand reporter à France Télévisions  Cécile Thibert, journaliste au service sciences et médecine du Figaro Bertrand Guidet, professeur et membre de l’académie nationale de Médecine   Après le départ difficile d’Angela Merkel, l’Allemagne se retrouve à nouveau dans la tourmente avec une situation épidémique « hautement dramatique » selon l’ancienne chancelière. Tandis que l’épidémie de Covid-19 progresse partout en Europe devenue l’épicentre du virus, la France, Emmanuel Macron se refuse de confiner les non-vaccinés. L’hiver sonne-t-il une reprise épidémique en grande pompe avec l’arrivée d’une 5ème vague massive ?  Avec 65 000 cas covid recensés en Allemagne en l’espace de 24 heures, Angela Merkel tire la sonnette d’alarme quant à la reprise épidémique dans le pays. Pour la première fois en Bavière, un hôpital se retrouve submergé, l’obligeant même à transférer ses malades dans un établissement en Italie. A quelques jours de son départ du pouvoir, la chancelière annonce des restrictions drastiques pour les non-vaccinés, forcée de constater que l’Allemagne n’avait jamais été aussi durement touchée depuis le début de l’épidémie. Les non-vaccinés non d’ors et déjà plus accès aux espaces publics comme les restaurants où les salles de concert, et ce, même en présentant un test négatif à l’entrée des établissements. La vaccination devient obligatoire pour les soignants bien que ces mesures arrivent trop tard pour éviter la saturation des hôpitaux.  Choisir les patients qui pourront-être intubés ? Une situation inédite que l’Allemagne n’avait pas anticipée jusqu’alors. Une grande première pour ce pays de l’Union européenne qui délivre des images préoccupantes face aux hôpitaux saturés. Si la situation continue d’empirer, les autorités préviennent qu’elles n’excluent pas de nouvelles restrictions qui pourraient cette fois concerner tout le monde, y compris les vaccinés.  En France, alors que la situation épidémique progresse doucement mais sûrement, l’on exclut pas une campagne de vaccination pour les enfants ainsi qu’une généralisation de la 3ème dose. Doit-on faire vacciner les enfants à l’instar  des États-Unis et d'Israël ? La question se pose sérieusement pour espérer enrayer l’épidémie avec succès.

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69 - Harcèlement scolaire et réseaux sociaux, le fléau

Invités : Eric Verdier, psychologue communautaire Justine Atlan, directrice d’e-Enfance, association de protection de l’enfance sur Internet Véronique Reille-Soult, président de BackBone Consulting, spécialiste des réseaux sociaux Denis Peiron, journaliste à La Croix, spécialiste de l’éducation Le harcèlement scolaire qui se perpétue aussi sur les réseaux sociaux, continue de sévir, allant même jusqu’à provoquer le suicide de certains jeunes. À Marseille, Marie, une jeune fille de 15 ans, s’est donné la mort suite au harcèlement à l’école. En cause ? Un acharnement dirigé par un groupe d’adolescents contre elle, à l’école, mais aussi prolongé à la maison, via Snapchat, Tiktok ou Instagram. Malgré le fait qu’ils soient avertis, les parents se sentent souvent démunis face à une telle situation. Y a-t-il des signaux faibles à détecter en amont ? « Ils sont parfois masqués par les enfants eux-mêmes. Tout signe qui indique un changement de comportement et n’est pas expliqué devrait pouvoir alerter sur le fait qu’il se passe quelque chose. Cela n’interpelle pas uniquement les parents, mais de tout un collectif », analyse Éric Verdier, psychologue communautaire. En France, un enfant sur dix est harcelé à l’école, selon les chiffres officiels de l’Éducation nationale. « C’est un phénomène massif », commente Justine Atlan, directrice d’e-Enfance, association de protection de l’enfance sur Internet. « Avec les réseaux sociaux, il n’y a pas plus de victimes, mais plus d’auteurs. Cela embarque beaucoup plus de personnes car les réseaux désinhibent ». Liker, c’est déjà harceler, participer à une action malveillante. Le harcèlement sur les réseaux sociaux est aussi encouragé par une certaine impunité à l’égard des auteurs. « Cela ne s’arrête jamais. Avec les réseaux sociaux, il n’y a plus de répit. Le but est d’humilier », analyse Véronique Reille-Soult, président de BackBone Consulting, spécialiste des réseaux sociaux. Que faire en tant que parent ? Ils doivent souvent faire face à un sentiment d’impuissance. Malgré une prise de conscience ces dernières années, les drames liés au harcèlement existent encore. Depuis le début de l’année 2021, 19 jeunes se sont suicidés après avoir été victime de harcèlement. « La caisse de résonance est de plus en plus jeune, à cause des réseaux sociaux, et il y a aussi un manque de formation de la part du personnel éducatif », analyse Denis Peiron, journaliste à La Croix, spécialiste de l’éducation.

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68 - Croissance, emploi, bourse… une euphorie passagère ? - 17 novembre 2021

Invités : Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS Etienne Lefebvre, rédacteur en chef au journal Les Échos Thierry Fabre, rédacteur en chef au magazine Challenges Au salon de l’aéronautique de Dubaï, Airbus multiplie les commandes. En deux jours, le constructeur a enregistré 366 commandes. À Toulouse, siège de l’entreprise, c’est un soulagement. Une reprise éclair pour le moins inattendue dans la filière la plus touchée par la crise sanitaire. « L’aéronautique a été extrêmement soutenue », commente Thierry Fabre, rédacteur en chef au journal Les Échos. En Europe, la France a su tirer son épingle du jeu, notamment grâce à la politique du « quoi qu’il en coûte », appliquée par le gouvernement, qui semble avoir porté ses fruits. « Le gouvernement a accompagné Airbus dans la difficulté, il a mis beaucoup d’argent sur la table et ça a payé », décrypte Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS. Néanmoins, ce secteur comme beaucoup d’autres - restauration, saisonniers de station de ski, tourisme - est confronté à une pénurie de main d’œuvre. Pour pallier à cette pénurie, certains plaident pour augmenter les salaires. Mais cette hausse des salaires pourrait entraîner une hausse des prix de la consommation. « Un certain nombre de gens se sont posés des questions existentielles entre l’intérêt du travail et la rémunération, et cela a entraîné des démissions massives », commente Elie Cohen. « L’ampleur de ce mouvement ? Personne ne la connaît véritablement », précise-t-il.  Face à la reprise économique, l’inflation sévit aux États-Unis. Les prix de la consommation et de l’énergie augmentent massivement. Cette envolée s’explique en particulier par la pandémie qui a bouleversé les chaînes d’approvisionnement. Ce phénomène touchera-t-il la France ? « On en reste très loin. On table sur une inflation assez élevée dans l’année qui vient entre 2 % et 3 %. En revanche sur l’alimentaire, on pourrait voir des hausses plus significatives », commente Etienne Lefebvre, rédacteur en chef au magazine Challenges.

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67 - Biélorussie, migrants… Quelle réponse européenne ? - 16 novembre 2021

Invités : Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale à France 24 Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférence à Sciences Po Anne Nivat, grand reporter, spécialiste de la Russie Lundi 15 novembre 2021, les 27 membres de l’Union européenne se sont réunis à Bruxelles pour décider des nouvelles sanctions contre le régime biélorusse d’Alexandre Loukachenko, accusé d’orchestrer un trafic de migrants à sa frontière avec la Pologne. Dans la foulée, le chef d’État biélorusse s’est dit favorable au rapatriement de ces milliers de migrants actuellement bloqués. « C’est une instrumentalisation à outrance. Elle est à double usage. Il s’agit de jouer le défenseur du sol national et de diviser les Européens », analyse Frédéric Encel. Comment les Polonais voient l’arrivée de ces migrants à la frontière ? La Pologne a annoncé, lundi 15 novembre, la construction d’un mur pour protéger sa frontière. Elle a également sollicité l’OTAN. « Cette crise nous permet de vous rendre compte, une fois de plus, qu’au sein des 27 nous n’avons pas du tout les mêmes valeurs », commente Anne Nivat. Ainsi, comment l’Europe peut-elle faire face à une telle crise ? « Le régime polonais ne respecte en réalité plus rien de l’esprit de l’Union européenne », estime Frédéric Encel. La question migratoire pose avant tout la question de l’unité de l’Europe dans sa globalité. Elle en est aussi le tendon d’Achille car elle montre le point de vue des uns et des autres. « Si nous n’arrivons pas à avoir un élan commun, l’Europe se retrouvera de plus en plus faible », a alerté Armelle Charrier. À six mois du scrutin, ces images choc des migrants s’invitent pleinement dans le débat de la campagne présidentielle.

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66 - Covid : faut-il confiner les non vaccinés ? - 15 novembre 2021

Invités : Dr Edouard Obadia, médecin réanimateur à l’hôpital privé Claude Galien, en Essonne Dr Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale, Université de Genève Sandra Hoibian, directrice du pôle Société au CREDOC Dr Richard Handschuh, médecin généraliste, membre du syndicat MG France Face à la reprise de l’épidémie partout en Europe, certains pays prennent des mesures exceptionnelles. À partir du lundi 15 novembre 2021, l’Autriche a notamment annoncé le confinement des personnes non-vaccinées. En France, le niveau d’incidence reste encore assez calme bien que le taux de reproduction soit supérieur à 1 et qu'il progresse rapidement dans certaines régions.  De son côté, le gouvernement poursuit sa campagne de vaccination. L’objectif ? Éviter l’encombrement des hôpitaux. À l’heure actuelle, 88% des adultes français sont entièrement vaccinés et 4 millions ont déjà reçu leur troisième dose. Pour le moment, cette montée ne se traduit pas encore par une augmentation des admissions en réanimation. « Ceux qui viennent à l’hôpital et ont des formes sévères sont des non-vaccinés dans la très grande majorité. On peut attraper la maladie même en étant vacciné, mais elle limite les formes graves. Aujourd’hui, la problématique de l’hôpital est d’éviter de saturer nos services de médecine et de soins critiques d’autant que l’hiver va amener une possible grippe et que les membres de soignants manquent. Beaucoup ont changé de voie depuis un an et demi », affirme Édouard Obadia. Toute l’Europe est en train de subir le choc de cette vague liée au variant Delta. Dès lundi, les non-vaccinés autrichiens n’auront plus le droit de sortir de leur domicile, sauf pour faire leurs courses, se rendre à des soins médicaux ou aller en classe. La mesure s’applique dès l’âge de 12 ans. En cas d’infraction, les amendes s'élèveront de 500 à 1450 euros. « Le danger est de créer une certaine forme de radicalisation en séparant les populations. Si on rompt le dialogue entre des personnes vaccinées et les non-vaccinées, on va être sur une polarisation de plus en plus forte. Il y a une vraie question démocratique et de cohésion sociale qui se pose », analyse Sandra Hoibian. Sur une telle mesure, l’opinion française est partagée. 

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65 - Drogue du violeur, alerte dans les soirées étudiantes - 12 novembre 2021

Invités :  - Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association « Mémoire traumatique et victimologie » et auteure de « Le livre noir des violences sexuelles » chez Dunod  - Virginie Girod, docteure en Histoire, spécialiste des femmes et de la sexualité, auteure de « Les ambitieuses » chez M6 éditions.  - Arnaud Gallais, co-fondateur du collectif « Prévenir et protéger » et membre de la commission sur « Inceste et violences sexuelles faites aux enfants »  - Ludivine Demol, chercheuse et doctorante à Paris 8 Elle fait les gros titres du Figaro : « Alerte à la drogue du violeur » c’est ce qu’on pouvait lire vendredi 12 novembre 2021 sur la Une du quotidien. Le GHB est une drogue qui est de plus en plus présente dans les soirées étudiantes, comme à l’école de Commerce de Grenoble, à la fin du mois d’octobre. Sans goût ni couleur, le GHB est presque indétectable et pourtant les effets sont bien là. Paralysie, perte de conscience, les personnes droguées sont plus vulnérables que jamais sans aucune preuve pour se défendre. Aujourd’hui se tient à Bruxelles ainsi qu’en Grande-Bretagne, une manifestation de jeunes filles qui sont fatiguées de devoir faire attention à leur verre dans une soirée. Muriel Salmona, psychiatre, déplore « l’impunité » des drogueurs. Arnaud Gallais, co-fondateur du collectif « Prévenir et protéger », soutient que « la crainte principale de ces femmes est de ne pas être prises au sérieux. C’est la clef même du problème de société que l’on vit aujourd’hui, à savoir qu’on est dans une société dans laquelle on doit impulser une véritable culture de la protection » déclare-t-il.  Face à l’impuissance de l’État, des hashtags ont été créés sur les réseaux sociaux visant à boycotter des bars, des soirées ou bien la consommation d’alcool. « Les services policiers et médicaux sont débordés. Malheureusement, il faut impulser des moyens pour mieux prendre en compte la parole des victimes », affirme Virginie Girod, docteur en histoire, spécialiste des femmes et de la sexualité.

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64 - Migrants : l’Europe au pied du mur - 11 novembre 2021

Invités : Sara Daniel, grand reporter à l’Obs Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour Recherche Stratégique  Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions européennes  Des milliers de migrants massés à la frontière polonaise : l’Union européenne est confrontée au jeu macabre de la Biélorussie et de son allié russe qui utilise des réfugiés venus d’Irak, de Syrie ou d’Afghanistan. Varsovie accuse son voisin frontalier d’organiser l’arrivée de cette vague migratoire.  Face à une armée de gardes-frontières polonais, c’est le chaos total entre les migrants et les forces de l’ordre. Par centaines, ils tentent le tout pour le tout pour rentrer en Europe. Que se passe-t-il réellement le long de la frontière entre la Pologne et la Biélorussie qui tire les ficelles de cette nouvelle crise migratoire ?  Longue de 400 km, cette frontière marque la limite entre l’Europe et l’Union européenne, une limite à ne pas franchir. Entre la Biélorussie, les hostilités sont lancées après l’allocution du président biélorusse, Alexandre Loukachenko, qui renvoie la balle à son allié russe à Moscou.  Pour les responsables européens, il y aurait bel et bien une migration organisée qui commencerait à des milliers kilomètres de là. Selon Bruxelles, 20 pays dont la Russie de Vladimir Poutine participeraient à leur acheminement par avion. Instrumentalisation ou provocation pour défier l’Europe ? La réponse de Loukachenko est sans détour et donne le ton des enjeux à venir.  Sous fond de revanche dans un contexte de sanction depuis la réélection contestée du président biélorusse, l’Europe a suspendu la délivrance de visas aux officiels au pouvoir et pris des sanctions économiques contre le pays. Aux portes de l’Union européenne, le bras de fer entre Bruxelles et la Biélorussie sur la question des migrants annonce le pire : une confrontation directe avec des risques de contagion à toute la région, la Lituanie voisine vient de déclarer l’état d’urgence. Véritable tentative de déstabilisation qui instrumentalise les migrants, à quoi s'attendre ? 

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63 - Vaccination : Emmanuel Macron sonne le rappel - 10 novembre 2021

Invités ; ·  Bertrand Guidet, chef de service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Saint-Antoine et membre de l’académie de médecine  ·  Ève Roger, directrice adjointe du Parisien  ·  Faïza Bossy, médecin généraliste à Paris  ·  Jean-Baptiste Marteau, journaliste politique chez France Télévisions  Une 5ème vague en prévision ? Alors que l’épidémie de Covid-19 gagne du terrain en Europe de l’Est devenue l’épicentre officiel du virus, faut-il tirer la sonnette d’alarme en France ? Pour la 9ème fois depuis le début de la crise, Emmanuel Macron sonne le rappel vaccinal. La troisième dose deviendra obligatoire à partir du 15 décembre pour les plus de 65 ans sous peine de perdre le passe sanitaire, les plus de 50 ans sont invités dans les centres de vaccinations dès le 1er décembre.   « L’épidémie n’est pas encore derrière nous », Emmanuel Macron sonne le rappel pour enrayer la propagation de l’épidémie. Presque 8 millions de Français sont éligibles à cette dose de rappel mais seuls 3 millions et demi l’ont reçue. Une heure après l’intervention du chef d’État, le site Doctolib annonçait plus de 100 000 rendez-vous pris pour respecter le protocole vaccinal préconisé par le président.  En une semaine, le taux d’incidence a augmenté de 40% avec plus de 12 000 cas de de contamination, c’est 3 fois plus qu’il y a un mois. En cause ? Le relâchement des gestes barrières présumé coupable. Ce score est loin d’attendre la flambée épidémique allemande, pourtant figure de modèle quant à la gestion de la crise à ses débuts. Plus de 40 000 cas ont été recensés sur les dernières 24h. À nouveau, les hôpitaux sont au bord de la rupture avec l’arrivée massive de nouveaux patients contaminés, presque tous « non vaccinés ». L’ancienne chancelière Angela Merkel et le ministre de la santé craignent le pire avec 30% de réfractaires au vaccin. L’Europe de l’Est est-elle en péril face à la montée de l’épidémie ?

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62 - Débat LR… et un vainqueur ? - 09 novembre 2021

Invités : Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique Nathalie Mauret, journaliste politique au groupe de presse régional Ebra Daïc Audouit, éditorialiste politique Emile Leclerc, directeur d’études à l’institut de sondage Odoxa À quelques semaines du Congrès LR, qui se tiendra le 4 décembre qui investira le candidat estampillé Les Républicains à l’élection présidentielle de 2022, les cinq candidats de la droite ont échangé durant plus de trois heures, lundi 8 novembre lors du débat télévisé organisé par LCI, RTL et Le Figaro. Autour de la table ? Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti et Philippe Juvin. Aucun d’entre eux ne semble s'être démarqué lors de cette soirée. « Sur le fond, ils sont assez d’accord sur tout » décrypte Nathalie Mauret. Qui sortira vainqueur ? Trois autres débats sont prévus avant le vote des 100 000 encartés LR, qui éliront leur représentant. De son côté, Xavier Bertrand insiste sur sa position, plus favorable, dans les sondages. Mais, pour le moment, le président des Hauts-de-France n’est pas donné au second tour. « Les enquêtes montrent qu'il est en capacité de battre Emmanuel Macron, mais, pour l'heure, il n’est pas qualifié, même s'il fait mieux que les autres », analyse Emile Leclerc. S’il n’est pas encore officiellement candidat, Eric Zemmour déjoue tous les pronostics et en particulier ceux de la droite. Les derniers sondages donnent l’éditorialiste au second tour face à Emmanuel Macron, devant Marine Le Pen et… Xavier Bertrand. Quel avenir pour la droite ?  Derrière cette primaire qui ne dit pas son nom, l’enjeu, c’est surtout la survie du parti historique de la droite. « Si le parti LR n’est pas au second tour de l’élection présidentielle, il va exploser. Il y aura d’un côté ceux qui iront chez Edouard Phillippe, de l’autre ceux qui rejoindront E. Zemmour ou M. Le Pen », conclut Nathalie Mauret.

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61 - Thomas Pesquet, pourquoi l’Espace nous fascine ? - 08 novembre 2021

Invités : Nicolas Chateauneuf, journaliste scientifique et environnement Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS Guillaume Langin, journaliste scientifique pour « Ciel et Espace » Nathalie Tinjod, chargée de relations internationales et chef du projet Histoire à l’ESA Après six mois passés dans la Station spatiale internationale (ISS), Thomas Pesquet sera de retour sur Terre dans la nuit de lundi 8 à mardi 9 novembre 2021. Reporté pour des raisons météorologiques, l’amerrissage est finalement attendu pour mardi matin à l’aube, selon la NASA. « On est confiants, mais le retour est toujours un peu mouvementé, risqué », commente Nicolas Chateauneuf, journaliste scientifique et environnement. Pendant sa mission, l’astronaute français a réalisé pas moins de 200 expériences scientifiques. Durant toute cette période, il a su faire vivre son expérience en partageant son quotidien sur ses réseaux sociaux. Gravité, alimentation, hygiène… À travers des vidéos décontractées, Thomas Pesquet répond à toutes les interrogations, qui font l'objet des plus grandes fascinations, et vulgarise avec brio la vie dans l’espace. Le scientifique n’a également pas manqué de commenter l’actualité, vue du ciel. Jeux Olympiques de Tokyo, Euro de football ou encore dernier tube de Coldplay… Rien ne lui a échappé. Suivi par plusieurs millions d'abonnés, Thomas Pesquet jouit d’une véritable popularité comparable à celle d’une rockstar. « Sa sympathie naturelle est confondante. Malgré le travail incroyable qu’il a abattu », décrypte Nicolas Chateauneuf.

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60 - Roquefort contre Nutri-score, la gastronomie en danger ? - 22 octobre 2021

Invités :  Christelle Pangrazzi, rédactrice en chef du magazine Kali  Camille Dorioz, responsable de campagne chez Foodwatch France  Faïza Bossy, nutritionniste  Le roquefort en guerre contre le Nutri-score : comme tous les fromages du terroir, cette spécialité aveyronnaise est très mal notée selon le système d’étiquetage nutritionnel européen. Le « manger sain » aura-t-il raison de notre gastronomie ?  Roquefort contre Nutri-score : le ton est donné après l’obtention de la pire note de l’échiquier nutritionnel. Les producteurs de roquefort mais aussi de parmesan en Italie et d’huile d’olive en Espagne demandent l’exemption de la mention nutri-score pour préserver le patrimoine culinaire. Les trois produits phares de la gastronomie européenne se liguent contre le système Nutri-score qui note les produits de A pour les meilleurs à E pour les mauvais élèves. Pour parvenir à déterminer la qualité nutritionnelle du produit, il détermine la contenance de sucre, de sel ou de gras jugée saine ou excessive de chaque denrée alimentaire. Le roquefort obtient la pire note : E, c’est en dessous des fromages industriels ultra transformés. Chez les producteurs, on sonne la révolte contre ce système inadapté pour les produits du terroir.  L’avènement du Nutri-score pour guider les consommateurs peut-il mettre en péril notre trésor national, la gastronomie du terroir ? Faïza Bossy tire la sonnette d’alarme. La nutritionniste explique que certains produits alimentaires ne peuvent bénéficier de la note A comme l’huile d’olive bien qu’essentielle dans une alimentation équilibrée. Sur le plan nutritionnel, cet outil est loin d’être parfait : il ne prend pas en compte les additifs.       Alors que la réglementation Nutri-Score tend à se normaliser en Europe, le roquefort est en mauvaise posture avec 25% des ventes à l’export. Va-t-on assister à la chute de notre patrimoine culinaire à l’étranger, nos fromages peuvent-ils être blacklistés ?  

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59 - Astérix, la potion magique de la BD - 21 octobre 2021

Invités : · Didier Pasamonik, directeur de la rédaction d’ActuaBD · Patrick Mérand, ancien éditeur, auteur de livres sur Tintin · Pierre Godon, journaliste · Vincy Thomas, rédacteur en chef adjoint de Livres Hebdos Le 39e album d’Astérix, baptisé Astérix et le griffon, sort en librairie le jeudi 21 octobre. Près de 5 millions d’exemplaires s’apprêtent à être mis en vente dans le monde entier, dont 3 millions à l’étranger. Les aventures du célèbre gaulois sont traduites en plus de 116 langues, dont 17 dès sa sortie. Un phénomène dans l’édition. Dans le monde entier, le héros de René Goscinny est véritable succès d’édition depuis l’après-guerre. Quelle est la recette de la réussite ? « C’est d’abord une formule magique de René Goscinny », estime Didier Pasamonik. « Il y a quelque chose d’immédiat et d’universel dans chacun de ses personnages », précise-t-il. Depuis sa création, Astérix a été vendu à plus de 360 millions d’exemplaires. Soixante ans après, cette série continue de se vendre, en particulier à l’étranger, où elle bat de records. En Allemagne, 125 millions d’albums ont été vendus depuis sa création quasiment autant qu’en France. « Astérix a accompagné la construction européenne. Les Allemands se sont reconnus dans ces gaulois réfractaires. Les gags inventés par Goscinny sont universels », analyse Vincy Thomas. « Ce qui est fascinant, c’est que l’on peut projeter dessus les valeurs de son pays, celles que l’on veut. Ce n’est pas typiquement Français », précise Pierre Godon. Véritable madeleine de Proust pour certains nostalgiques, Astérix séduit autant les petits que les grands. « Il y a un double degré de lecture. Les parents l’achètent parce que ça leur rappelle leur enfance et les enfants sont également imprégnés par l’univers d’Astérix de par les albums, mais aussi les séries, les jeux vidéo qui continuent de le faire vivre », décrypte Vincy Thomas. 

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58 - Pétrole, l’impossible transition écologique ? - 20 octobre 2021

Invités : ·  Céline Antonin, économiste sénior à l’OFCE ·  Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS ·  Jean-Marc Daniel, économiste, professeur à l’ESCP Business School ·  Nicolas Chateauneuf, journaliste Sciences et Environnement Face à la flambée des prix de l’énergie, en particulier du pétrole et du gaz, le gouvernement réfléchit à la mise en place d’un chèque carburant afin d’aider les ménages les plus modestes. L'État s'apprête ainsi à subventionner l'essence, soit exactement l’inverse de la taxe carbone initialement destinée à sortir de notre dépendance aux énergies fossiles.  Chauffage, transports, pétrochimie, plastique… Le pétrole est présent partout dans nos vies. Il est difficile de s’en passer du jour au lendemain. « Les personnes qui subissent le plus cette transition écologique et l’augmentation des hydrocarbures sont les classes modestes et les personnes âgées. S’il n’y a pas des aides à la transition pour ces personnes-là, il est clair que ce sera extrêmement compliqué », analyse Sylvie Matelly. « On voit les habitudes évoluer, mais cela a un coût », a-t-elle ajouté. Comment en sortir ? Cette subvention va à l’encontre du discours écologique basé sur le signal prix, l’augmentation du prix du carbone pour inciter les gens à modifier leurs habitudes de consommation. « Si on suit la logique de la transition énergétique, il fallait accepter que la taxe augmente », décrypte Céline Antonin. « Cet effort passe avant tout par la pédagogie ». Notre dépendance aux énergies fossiles n’est pas prête de s’arrêter. Selon l’agence internationale de l’énergie, 81,22% des énergies consommées dans le monde sont fossiles, soit presque autant qu’il y a trente ans. Quelles solutions pour en sortir ? Se convertir à l’électricité. 

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57 - Carburant, inflation, salaires… la colère gronde - 19 octobre 2021

Face à l’envolée des prix de l’énergie, le gouvernement cherche à apaiser la colère des consommateurs. En marge d’un déplacement en Seine-Saint-Denis, Emmanuel Macron a rappelé l’urgence. Pour cela, l’État réfléchit à la mise en place d’un chèque carburant ciblé sur les catégories des plus modestes. Les bénéficiaires devraient ainsi justifier certains critères comme les revenus, la distance entre le domicile et le lieu de travail et leur accès aux transports en commun. Les détails de ce dispositif pourraient être dévoilés dans les jours à venir. Invité sur RTL, mardi 19 octobre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a assuré qu’aucune piste n’est exclue. « L’idéal, c’est d’avoir une aide directe, ciblée sur les personnes qui en ont besoin », a-t-il néanmoins nuancé. A priori, la baisse des taxes semble exclue. « Cela va contre la transition écologique et la défense du climat que le gouvernement est en train de défendre », estime Carole Ferry. En effet, la baisse des taxes porterait fortement atteinte au signal prix et va donc à l’encontre de la transition écologique portée par le président de la République. « Si le gouvernement baisse les taxes sur le carbone, qui représentent 65% du prix à la pompe, les gens auront l’illusion que l’essence ne coûte pas cher. Cela n’incite donc pas à faire changer les comportements vis-à-vis de notre dépendance au pétrole. Le chèque carburant est une alternative qui permet d’être temporaire. Les gens se sentent aidés mais voient que le prix reste élevé », décrypte Jade Grandin de l’Eprevier.  Quelle solution ? Néanmoins, l’identification des critères est un exercice périlleux et prendra du temps. A six mois de la présidentielle, le pouvoir d’achat est au cœur de la préoccupation des ménages. S’il veut prétendre à sa succession, Emmanuel Macron devra être réactif. « Le gouvernement doit trouver des mesures à la fois fortes et très rapides », indique Eve Roger.

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56 - France - Algérie, réconciliation impossible ? - 18 octobre 2021

Invités : - Nathalie Funès, journaliste à l’Obs - Anthony Bellanger, éditorialiste France Inter, spécialiste des Affaires internationales - Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale à France 24 Samedi 16 octobre 2021, Emmanuel Macron était au pied du Pont de Bezons, à Colombes, pour commémorer le massacre du 17 octobre 1961, le jour où plus d’une centaine d’Algériens, partisans de l’indépendance de l’Algérie, avaient été tués par des policiers parisiens. Une première pour un président de la Vème république. Lors de la cérémonie, le chef de l’État a reconnu pour la première fois les « crimes inexcusables » commis, selon lui, par la République contre les manifestants algériens. Entre la France et l’Algérie, l’histoire commune est douloureuse et les plaies sont toujours très vives. « Il y a des mémoires familiales encore très touchées, il y a aussi eu un éclatement des mémoires qui sont très à vif. Pendant quarante ans, il y a aussi eu un incroyable déni, avec de nombreuses lois d’amnistie qui n’ont pas permis de solder ce passé », analyse Nathalie Funès. Le 18 mars prochain célèbrera les 60 ans des accords d’Évian, qui ont mis fin à la guerre d’Algérie avec le rapatriement des Français d’Algérie. « Ils ont été unifiés dans l’exil et portés par une parole très pro-Algérie Française, ce qui a d’autant plus compliqué leur arrivée en France », ajoute Nathalie Funès. À six mois du scrutin présidentiel, Emmanuel Macron se place du côté de l’apaisement et le rassemblement des Français quelque que soit leur passé et leurs origines, tout en restant prudent. « Cette histoire algérienne est dans le cœur battant de notre démocratie et de nos institutions », décrypte Anthony Bellanger. S’il n’est pas encore officiellement candidat, Éric Zemmour a remis la guerre d’Algérie au cœur du débat. Vers l’apaisement mémoriel ? Cet hommage intervient en pleine crise diplomatique entre les deux pays. En cause ? Des propos d’Emmanuel Macron rapportés par le journal Le Monde. Lors d’un dialogue avec des descendants des familles de la guerre d’Algérie, le président français a émis des jugements très durs à l’encontre du pouvoir algérien dirigé par le président Tebboune. Depuis, le gouvernement algérien a rappelé son ambassadeur et a interdit le survol de son territoire aux avions militaires français après la décision de la France de réduire de moitié le nombre de ses visas accordés aux Algériens. Un premier pas vers un apaisement mémoriel ?

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55 - « Squid Game », les séries vont-elles tuer le cinéma ? - 15 octobre 2021

Invités : Eva Roque, journaliste sur France 5  Pierre Langlais, journaliste séries chez Télérama et quête de « Créer une série » François Saltiel, producteur à France Culture et auteur de « La société du sans contact »  Bruno Cras, chroniqueur à Radio Classique   C’est le carton planétaire du moment : la série coréenne « Squid Game » bat tous les records sur Netflix, visionnée par plus de 100 millions de ménages dans le monde, détrônant les scores d’audience du dernier James Bond.  Le phénomène « Squid Game » continue à gagner du terrain en devenant la série la plus regardée de tous les temps sur Netflix. 9 épisodes dans lesquels les personnages sont condamnés à jouer au péril de leur vie. L’échec entraîne une exécution immédiate des perdants. Ils souffrent tous de la précarité et sont motivés par l’appât du gain : 456 joueurs s’affrontent lors de jeux pour enfant à l’issue fatale dans le but de remporter la somme pharaonique de 45 milliards de wons. En passe de devenir le plus grand succès signé par le géant de l’industrie créative.  Face au succès fulgurant de la série, des opérations marketing sont organisées un peu partout dans le monde comme à Paris où une boutique éphémère avait généré une file d’attente interminable. En France, cette série reste interdite au moins de 16 ans. Carton plein en Europe au détriment du cinéma qui peine à rattraper son retard à l’instar des plateformes de streaming. L’avènement de Netflix et des autres plateformes vont-elles tuer l’industrie du cinéma ? Vers une révolution de l’industrie culturelle.

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54 - France - Angleterre, la mésentente cordiale - 14 octobre 2021

Un an pile après l’assassinat de Samuel Paty - le professeur d’Histoire-Géographie décapité près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet - une série d’hommages sont prévus dans les collèges et lycées de France vendredi 15 octobre. « Les écoles et établissements pourront organiser une minute de silence et consacrer une heure de cours à un temps d’hommage et d’échanges, dont le contenu sera laissé au choix des équipes », a annoncé le ministère de l’Éducation nationale, qui n’a néanmoins pas voulu rendre cela obligatoire. « C’est fondamental de rappeler les messages auxquels le professeur Samuel Paty était attaché c’est-àdire le dialogue », a estimé Marlène Schiappa, invitée des 4 vérités sur France 2 le jeudi 14 octobre. Sur l’enseignement de la laïcité, la ministre déléguée à la Citoyenneté ne souhaite pas « donner des injonctions aux professeurs ». « Je ne suis pas enseignante. Je sais à quel point c’est difficile », a-t-elle affirmé. À Ollioules, dans le sud-est de la France, le maire de la commune souhaitait renommer l'actuel collège des Eucalyptus en « Samuel Paty ». Mais face au refus des enseignants, élèves et parents, le projet a finalement été avorté. « Je comprends les gens qui ont peur. La menace est toujours là, elle est vivace. Mon travail au sein du ministère de l’Intérieur est de faire en sorte que les gens aient de moins en moins peur. C’est un travail difficile, de longues haleines. On dissout les collectifs, on a fermé plus de 670 lieux de radicalisation. Il y a une action résolue de l’État. Le ministre de l’Intérieur a demandé au préfet d’être vigilant à l’approche des commémorations », a expliqué la ministre. Selon elle, la menace islamiste est « une des priorités de l’action de notre pays ». La majorité s’élargit ? À six mois du scrutin présidentiel, Édouard Philippe a lancé dimanche 10 octobre, au Havre son propre parti politique baptisé « Horizons ». Son objectif ? Créer une « nouvelle offre politique ». L’ancien Premier ministre a toutefois annoncé qu’il soutiendrait Emmanuel Macron pour la prochaine élection présidentielle. Lors de cette annonce, étaient notamment présents des représentants de la majorité. « La majorité présidentielle doit rester unie et toujours s’élargir », estime Marlène Schiappa et de poursuivre : « Si des organisations ou des personnalités veulent rejoindre la majorité, que ce soit par d’autres biais, c’est toujours positif ».

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53 - PS, LR, pourquoi ils n’ont plus la côte ? - 13 octobre 2021

Invités : ·  Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po ·  Daïc Audouit, journaliste politique ·  Jean Garrigues, historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique ·  Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe de presse « Ebra » Selon les derniers sondages, la droite (LR) et la gauche (PS) sont, comme 2017, éliminées du second tour. Comment expliquer le désamour pour les partis traditionnels ? A gauche, la candidature d’Anne Hidalgo ne décolle pas. Créditée entre 5 et 6% des intentions de vote dans les sondages, elle vise le même électorat que Yannick Jadot, le candidat écologiste, bel et bien prêt à partir à la conquête de l’Élysée. Galvanisé par sa victoire à la primaire d’Europe écologie les Verts, Yannick Jadot veut surfer sur cette vague. De son côté, la maire de Paris refuse de laisser le monopole de l’écologie à son principal adversaire. En interne, certains socialistes émettent des doutes. Dans l’entourage de Yannick Jadot, certains estiment que si la candidature d’Anne Hidalgo ne décolle pas d’ici la fin de l’année, elle devra se ranger derrière le candidat écologique. Pour rappel, en 2017, Yannick Jadot s’était retiré au profit du candidat de gauche Benoît Hamon. Il estime cette année, que c’est au PS de s’effacer. « On a une pluralité de candidatures autour d’un même point politique et idéologique. Au-delà de la présidentielle, il faut regarder ce que ça dira de cette nouvelle dynamique », décrypte Bruno Cautrès. Cette tendance se vérifie dans les récents sondages. Selon une étude Odoxa pour Le Figaro publiée le 7 octobre dernier, parmi les candidats de gauche, ce sont Yannick Jadot (25%) et Jean-Luc Mélenchon (24%) qui arrivent en tête de l’adhésion des sympathisants PS et écologistes. Anne Hidalgo ne récolte que 15% et arrive en troisième position.  De plus, le Parti socialiste a perdu une partie de son électorat historique : la classe ouvrière et le vote rural, qui se détournent de plus en plus vers Marine Le Pen. A droite, le Rassemblement national et Éric Zemmour viennent perturber tous les équilibres. A six mois du scrutin, Les Républicains, parti historique de droite qui a donné tant de président à la France, n’a toujours pas de candidat officiel. Contrairement à Nicolas Sarkozy en 2007, Xavier Bertrand ne parvient pas à s’imposer comme le leader naturel au sein de son camp. « Il a été percuté par l’arrivée médiatique d’Éric Zemmour qui a capté une partie de l’électorat des Républicains », analyse Nathalie Mauret.

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52 - Quelle France en 2030 ? - 12 octobre 2021

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51 - Édouard Philippe, E.Macron et la droite - 11 octobre 2021

Bérengère Bonte, journaliste et auteure de « Le Sioux »  Neïla Latrous, journaliste au service politique de France Info radio  Marie Gariazzo, directrice adjointe du département Opinion à l’IFOP Alix Bouilhaguet, éditorialiste à France Info  Édouard Philippe lance un nouveau parti politique : Horizons. Ce nouveau parti dans le sillage politique peut-il faire de l’ombre à Emmanuel Macron ? Chez les macronnistes comme dans le camp de droite, cette nouvelle offre inquiète.    Nouvelle trajectoire dans la vie politique d'Édouard Philippe. Face à 3000 personnes, l’ancien Premier ministre finit par lever le voile sur son nouveau parti : une nouvelle ligne d’horizon pour voir loin. Son ambition en 2022 ? Faire en sorte que le président de la République, Emmanuel Macron, soit réélu. Ce nouveau parti de droite permet aussi de servir ses ambitions personnelles à l’instar de certains cadres de la majorité.  Pour Alix Bouilhaguet, les macronnistes n’ont pas d'inquiétude à avoir puisque la victoire d’Emmanuel Macron est la condition pour assurer la pérennité de son parti et retrouver son leadership après 2022. Avec une droite bancale et un candidat en tête qui n’arrive pas à convaincre, Édouard Philippe souhaite rassembler la droite LR et apporter une alternative inédite. Pour Bérengère Bonte, ses ambitions sont claires : l’Élysée pour gouverner, assurer son come-back dans l’espoir de « peser » dans la sphère politique.  Lors de son discours, une prise de position à double tranchant. L’ancien Premier ministre et maire du Havre souhaite « remettre de l’ordre dans les comptes et dans la rue » visant directement les défaillances du quinquennat Macron. Personnalité politique préférée des Français, il est pourtant à l’origine de nombreuses décisions qui ont crispé les citoyens notamment celle de la taxe carbone, l’élément déclencheur du mouvement des Gilets jaunes. Celui qui a été pointé du doigt pour sa communication brouillonne et une succession d’annonces tardives, peut-il être le trait d'union pour réconcilier Emmanuel Macron et le camp de droite face à la montée du phénomène Zemmour ?

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50 - Gaz, électricité : la grande pénurie - 8 octobre 2021

Invités : Élie Cohen, économiste, directeur de recherches au CNRS et auteur de « La valse européenne »  Sophie Fay, journaliste au service économie de l’Obs et chroniqueuse sur France Inter  Isabelle Raymond, chef du service Économie et social à France Info radio  Maud Descamps, journaliste spécialiste des questions d’énergies à Europe 1  La transition écologique sera-t-elle brutale ? Partout en Europe, les gouvernements sont désemparés face au prix du gaz et de l’électricité. Les énergies renouvelables sont encore loin de pouvoir prendre le relai au point que l’on doit rouvrir des centrales à charbon.  Jusqu’où ira le prix du gaz qui a déjà quadruplé depuis le début de l’année. Les fluctuations tarifaires continuent d’atteindre des taux spectaculaires sur les marchés financiers, preuve de la fébrilité qui s’est emparée du système. Ce n’est plus un coup de chaud, mais un embrasement des cours du gaz. En quelques heures : + 35% sur les marchés, un record historique révélateur d’un monde déréglé. Les économies du monde tournent à plein régime et une question se pose : il y aura-t-il suffisamment de gaz pour tout le monde ?  Alors que l’hiver se profile à grand pas, pour Maud Descamps, on plonge dans l’inconnu à cause d’un « facteur sur lequel on a aucune prise » avec une question prédominante : que va faire la Russie ? La décision de Vladimir Poutine d’augmenter ou non l’approvisionnement va avoir une incidence sur le prix du gaz et de l’électricité. À l’heure où l'on parle de dépendance du gaz russe, Isabelle Raymond s’interroge sur la mise en place de stock stratégique comme il en existe dans le pétrole avec un constat révélateur : les énergies fossiles donnent le la. Une réalité contradictoire face à l’urgence climatique qui pèse sur les énergéticiens.   La crise des énergies n’est pas seulement un cas français mais fait rage partout en Europe. Chez nos voisins, la situation est alarmante comme à Barcelone où l'on ne parvient pas à enrayer la flambée historique des prix de l’électricité. Une épine dans le pied des gouvernements qui se questionnent quant à l’issue de la crise.

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49 - Réseaux sociaux, harcèlement et dépendance - 7 octobre 2021

Invités : ·  Samuel Comblez, psychologue, directeur des opérations de l’association e-Enfance ·  Serge Tisseron, psychiatre de l’Académie des technologies ·  Léa Lejeune, journaliste au service économie à Challenges ·  François Saltiel, producteur à France Culture Un rassemblement s'est tenu dans le Pas-de-Calais mardi 6 octobre 2021, à Frévent, en hommage à la jeune Chanel, une collégienne de 12 ans, qui s'est suicidée il y a quelques jours. Selon ses proches, elle était victime de harcèlement dans son établissement scolaire. La Justice a ouvert une enquête mais reste prudente. « A ce stade, aucun élément de l’enquête ne permet d’accréditer la thèse du harcèlement scolaire », a fait savoir le parquet d’Arras dans un communiqué. Selon une étude menée par la Caisse d’Épargne avec l’association e-Enfance, 20% des jeunes ont déjà été confrontés au cyber-harcèlement. Ce fléau touche particulièrement les filles puisque toujours selon cette étude, 51% des cyber-harcèlements sur mineurs touchent des filles de 13 ans en moyenne. « La viralité d’Internet et la diffusion en masse des messages, photos et vidéos en dehors du cadre scolaire va rajouter de la violence à la violence », estime Samuel Comblez. « Il n’y aucun endroit pour servir de refuge, ils ont l’impression d’être attaqué de toute part ». Pourtant, il est difficile pour cette génération de sortir des réseaux sociaux, qui sont un véritable vecteur identitaire et d’appartenance à un groupe. « Les enfants qui sont les plus menacés sont souvent ceux qui ont le sentiment d’avoir le moins de reconnaissance dans leur vie concrète. Ils vont chercher sur Internet une compensation, des satisfactions qu’ils n’ont pas dans la vie quotidienne », décrypte Samuel Comblez. Le cyber-harcèlement est souvent la prolongation d’une situation négative déjà présente dans la vie quotidienne, notamment à l’école. Face à ce phénomène, qui n'est pas nouveau mais décuplé avec les réseaux sociaux, se pose la question notamment de l’accompagnement des parents et les solutions à y apporter.

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48 - Présidentielle, qui face à Macron en 2022 ? – 6 octobre 2021

Invités : ·  Soazig Quéméner, rédactrice en chef du service politique à Marianne ·  Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication à Sciences Po ·  Anne Bourse, grand reporter au service politique ·  Daïc Audouit, journaliste politique Qui de Marine Le Pen, Xavier Bertrand ou même Éric Zemmour accédera au second tour de la prochaine élection présidentielle ? L’irruption du polémiste dans le paysage politique rabat totalement les cartes. Selon le dernier sondage Harris Interactive pour Challenges, Éric Zemmour est crédité de 17% des intentions de vote. En un mois, l’éditorialiste a bondi de plus de 10 points. Pour la première fois, il est placé comme étant supposé qualifié au second tour de l’élection présidentielle devant Marine Le Pen. De son côté, avec 24% des intentions de vote, dans les derniers sondages, Emmanuel Macron marche, pour le moment, en tête. Quelle stratégie adopter ? « Il n’est pas menacé. Éric Zemmour est en train de passer devant la droite traditionnelle. En revanche, il peut se retrouver avec deux ennemis à l’extrême droite ce qui rend plus incertain le deuxième tour. Mais pour le moment, ce sont des problèmes mineurs », décrypte Philippe Moreau-Chevrolet. Mais, à six mois du scrutin, tout est encore possible. D’autant plus que la réalité économique revient au galop. Mardi 5 octobre, des salariés, chômeurs, étudiants se sont mobilisés pour dénoncer le manque de pouvoir d’achat et la dégradation des conditions de travail. « On n’est pas dans une mobilisation extraordinaire qui pourrait inquiéter Emmanuel Macron. Ce qui inquiète depuis le début du quinquennat, c’est plutôt la colère souterraine. Celle que l’on ne voit pas dans les manifestations. Sur l’énergie, la réponse du gouvernement est arrivée très vite pour éviter les potentiels points de crispation », analyse Soazig Quéméner. Autre incertitude : la popularité personnelle du locataire de l’Élysée. « Il doit se faire aimer, en particulier dans les classes populaires », estime Philippe Moreau-Chevrolet. Les 2 et 3 octobre dernier, près de 4.500 personnes - élus, cadres, et militants de LREM et du Modem - se sont réunis à Avignon pour le campus d’été de la majorité, marquant ainsi le démarrage de la campagne d'Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2022. Les barons de la majorité appellent néanmoins à la prudence et mettent en garde face à l’excès de confiance. Pour le moment, Emmanuel Macron ne s’est pas officiellement déclaré candidat.

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47 - Pédophilie, un tabou français - 5 octobre 2021

Après deux ans et demi d’enquête, la Commission indépendante sur les abus sexuels et la pédocriminalité dans l'Église (Ciase) rend ses conclusions dans un rapport long de 2 500 pages publié le mardi 5 octobre. Selon ce rapport, présenté par le haut fonctionnaire Jean-Marc Sauvé, plus de 3 000 pédocriminels ont été identifiés au sein de l’Église catholique, depuis les années 1950.  Ainsi, plus de 216 000 mineurs auraient été victimes de violences sexuelles de la part de prêtres ou de religieux. Et le bilan grimpe à 330 000 victimes si on ajoute celles de « laïcs en mission d'Églises » (dans l'enseignement catholique et les organisations de jeunesse notamment).  « Le rapport montre l’aspect systémique et tout un système qui a protégé et favorisé ce genre de comportements », décrypte Isabelle de Gaulmyn. « Pour les catholiques, c’est vraiment difficile à entendre », a-t-elle précisé. Qui sont ces prêtres abuseurs ? « Dans l’Église, c’est un crime qui est non seulement physique, psychologique, mais c’est aussi un viol spirituel », analyse Éric Pailler. La cause principale ? « Une mise sous emprise », affirme Muriel Salmona. « Il y a une véritable stratégie avec tout un contexte de soumission à une autorité qui émane de Dieu. Cela ne laisse aucune chance aux enfants. Cela ressemble à ce qui peut se passer dans les emprises familiales où l’enfant ne peux pas y échapper », ajoute-t-elle. Mais la pédophilie ne touche pas que l’Église. Elle est notamment présente dans le sport, à l’école et surtout : la famille.

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46 - Bernard Tapie… et la politique hors système - 4 octobre 2021

Invités :  Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue politique  Alix Bouilhaguet, journaliste politique  Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique à l’Institut Ipsos  Frédéric Says, éditorialiste politique à France Culture  Chanteur, comédien, chef d’entreprise, mais aussi député puis ministre… Bernard Tapie a eu une vie digne d’un roman. En janvier 1989, l’homme sulfureux, propulsé en politique par François Mitterrand, est élu député de Marseille à la surprise générale. Très vite, il endosse ce nouveau costume d’homme politique notamment en étant le seul à accepter de débattre à Jean-Marie Le Pen. Il casse les codes. En 1992, il est nommé ministre de la Ville. Issu de la société civile, il est perçu comme un ovni par le reste de la classe politique traditionnelle. « C’est quelqu’un qui est tout à fait hors système à l’époque. Il n’est pas un homme de parti, il est sur plusieurs champs à la fois : sportif, entreprise, politique… Il est assez transgressif de ce point de vue-là », analyse Arnaud Benedetti. Durant sa courte carrière politique, Bernard Tapie a néanmoins bouleversé les équilibres de la gauche au pouvoir et attisé les rivalités au sein du Parti socialiste.  « Il y avait évidemment des éléphants jaloux de voir quelqu’un qui surgissait d’un coup et qui prenait ce qu'eux ont parfois mis des décennies à conquérir. Ils étaient jaloux de ce CV en accéléré et de sa proximité avec François Mitterrand qui savait en jouer », décrypte Frédéric Says.  Une ascension hors du commun Bernard Tapie va également tâcher de réconcilier la gauche des années 1980, à l’époque assez anticapitaliste, avec le monde de l’entreprise. Il parle d’argent sans complexe. « Ce sont des valeurs complètement orthogonales comparées au socialisme de François Mitterrand », ajoute Frédéric Says. Ses affaires judiciaires contraignent Bernard Tapie à quitter le gouvernement. Pourtant il est réélu député en 1993 puis député européen l’année suivante. Il ne parviendra cependant pas à réaliser son premier objectif : celui de devenir maire de Marseille. Sur plusieurs aspects, cette ascension hors système fait penser à un autre destin hors du commun, celui d’Emmanuel Macron. Issus de milieux sociaux différents, les deux hommes partagent néanmoins de nombreux points communs : ce gout de la transgression, une émancipation solitaire, sans parti mais aussi la protection d’un président… 

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45 - Pouvoir d'achat : le retour des Gilets Jaunes ? - 1 octobre 2021

Invités :  Jean Viard, directeur de recherches au CEVIPOF CNRS, auteur de « La révolution que l’on attendait est arrivée »  Emmanuelle Anizon, grand reporter à l’Obs Sandra Hoibian, directrice du pôle société au CREDOC  Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de Challenges  Jean Castex dégaine le « bouclier tarifaire » jeudi 30 septembre 2021. Son objectif ? Casser l’évolution du prix du gaz et de l’électricité. Il y a 3 ans, le mouvement des Gilets jaunes se mobilisaient contre la hausse des prix du carburant. Peut-on craindre une nouvelle révolte contre la flambée des tarifs ?  Alors que la facture énergétique grimpe, la hausse la plus spectaculaire est celle du gaz : + 57% en un an, ce qui représente 600€ supplémentaires pour une famille. Le gouvernement veut stopper la flambée des prix de l’énergie à l’heure où une hausse de 12.6 % est attendue aujourd’hui, la dernière assure le Premier ministre. Les prix du gaz ne bougeront plus jusqu’au printemps prochain. Pour l’électricité, la hausse de 12% n’aura pas lieu. Les prix sont bloqués et limités à une hausse de 4%, Jean Castex s’y est également engagé.  Pour Sandra Hoibian, il y a urgence à agir : « il y a un besoin de mesures à court terme et de mesures à long terme pour ce qui est question de logement ». La directrice du pôle société au CREDOC souligne que derrière l’énergie se cache le problème de l’étalement urbain. Se pose alors la question de la mobilisation des Gilets jaunes, rassemblés autour de la hausse des prix du carburant. Pour Jean Viard, il faut « densifier le périurbain » pour tenter de résoudre la crise du logement et créer de « l’appartenance communale ». Le sociologue constate que le gaz et le carburant ne sont pas affaires du même public et ne craint pas un nouveau mouvement contestataire. Si le mouvement des Gilets jaunes touchait une population hors métropole, le gaz semble cette fois-ci impactaient les populations urbaines livrées aux lois du marché. Pour rétablir le dialogue, les traditionnelles manifestations organisées par les syndicats n'ont plus la côte. Des nouveaux mouvements spontanés sans leader se développent. La dialogue entre ces nouvelles vagues contestataires et le gouvernement semble rompu. 

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44 - L’énergie s’emballe… jusqu’où ? - 30 septembre 2021

Invités : Céline Antonin, économiste sénior à l’OFCE Béatrice Mathieu, rédactrice en chef du service économie à l’Express Erwan Benezet, journaliste économie au Parisien, spécialiste de l’énergie David Delos, journaliste économie Le 1er octobre 2021, les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie augmenteront de 12,6%. Ceux de l'électricité devraient subir une sévère hausse début 2022. Avec la reprise de l'économie, ce sont toutes les énergies qui flambent. Jeudi 30 septembre, le Premier ministre, Jean Castex, sera l’invité du journal télévisé de 20 heures de TF1 afin d’évoquer « les mesures du gouvernement pour faire face à l’augmentation des prix de l’énergie ». L’objectif ? Amortir le choc pour les ménages et les entreprises. Pour alléger la facture, le gouvernement réfléchit actuellement à élargir le chèque énergie à plus de ménages mais aussi à certaines entreprises. Il y a quelques semaines, une extension de 100 euros a été décidée pour les actuels bénéficiaires. Autres pistes à l’étude : le gel des tarifs du gaz ou la baisse de la TVA. « Tout cela traduit un phénomène économique de base qui est la confrontation entre la demande et l’offre », analyse Céline Antonin. Invitée sur le plateau des 4 Vérités le 28 septembre 2021, Ségolène Royal a parlé d’une « bombe sociale à retardement ». Mais comment la désamorcer ? Les solutions sont limitées. « C’est une hausse extrêmement inégalitaire suivant les classes de revenus », estime Béatrice Mathieu. « Pour les ménages les plus modestes, les dépenses en énergie représentent 14% de leur budget. Pour les plus aisés, on est entre 2 et 4% », poursuit-elle.

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43 - Yannick Jadot sur le fil, Éric Zemmour à 13% - 29 septembre 2021

Mardi 28 septembre, Yannick Jadot a finalement remporté de justesse la primaire écologiste (51,03 %) face à sa concurrente Sandrine Rousseau (48,97%). Invité au JT de 20 heures sur France 2 dans la soirée, le député européen a affirmé toute sa fierté de représenter le parti écologiste (EELV) à la prochaine élection présidentielle. Son ambition est claire. « Cette fois, on ne vient pas pour témoigner, on vient pour gagner », a-t-il assuré au micro d’Anne-Sophie Lapix. La victoire de Yannick Jadot marque ainsi la victoire de l’écologie modérée face à une ligne plus radicale incarnée par Sandrine Rousseau. Ce parti est-il prêt à gouverner ? « Ce parti est sans doute en train de devenir un vrai parti de gouvernement, c’est-à-dire un parti mature prêt à gouverner », décrit Nathalie Mauret. Avec seulement 2000 voix de différence, le candidat va devoir faire avec l’aile plus radicale du parti. Pour le moment, le candidat écologiste est seulement crédité de 6% des voix (Harris Interactive pour Challenges). Cette primaire réussie peut-elle engendrer une véritable dynamique autour de sa candidature ? Aujourd’hui, le candidat tend la main aux électeurs d’Anne Hidalgo. « Les sondages vont avoir un rôle très important. Si Jadot arrive à créer une dynamique autour de sa candidature, il prend une option sérieuse pour diriger cet arc verts/socialistes », analyse Jean-Michel Salvator. « Pour l’instant, Anne Hidalgo a officialisé sa candidature mais il ne se passe pas grand-chose ». Qui du député européen ou de l’actuelle maire de Paris est le mieux placé pour créer un rassemblement à gauche ? « La stratégie de Yannick Jadot est de faire pression sur Anne Hidalgo pour l’obliger à se rallier à lui », décrypte Nathalie Saint-Cricq. Zemmour sème le doute à droite A droite, Éric Zemmour serait crédité de 13% des intentions de vote et serait donc, au coude-à-coude avec l'ex-LR Xavier Bertrand (14%), et à seulement trois points de Marine Le Pen (16%), selon le dernier sondage Harris Interactive pour Challenges. Une chose est sûre : sa potentielle candidature sème le doute à droite et à l’extrême droite. Mardi 28 septembre, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, sur CNews/Europe 1, a déploré le manque de propositions fortes sur un certain nombre de thèmes au sein du clan de la droite. Ce qui selon lui, est la cause de la mise en lumière d’Éric Zemmour. De son côté, pour contrer la menace Zemmour, Marine Le Pen a proposé lundi sur France 2 un référendum sur l’immigration. « La qualification au deuxième tour n’est fondamentalement acquise pour personne », a estimé Bruno Cautrès. 

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42 - Le Brexit met l’Angleterre à sec ! - 28 septembre 2021

Invités :  Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes  Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily Telegraph  Christian Roudaut, journaliste et correspondant anglophone de Radio France  Stephen Clarke, écrivain britannique, auteur de « Elisabeth II ou l’humour souverain »  Boris Johnson va accorder plus de 10 000 visas de travail pour les étrangers, notamment pour les chauffeurs poids-lourds. La Grande-Bretagne est sujette à des pénuries en tout genre : essence, nourriture … Le Brexit est-il coupable de la crise britannique ?  Même pendant la nuit, les files d’attente devant les pompes semblent interminables. La Grande-Bretagne est victime d’une pénurie colossale, source de tensions entre les Britanniques. Les pro-Brexit incriminent la crise sanitaire pour justifier cette pénurie tandis que les autres la justifient comme la conséquence de la sortie de l’Union européenne. La vérité est à mi-chemin pour expliquer cette crise du carburant. La pandémie a bousculé tous les systèmes d’approvisionnement au Royaume-Uni.  Tandis que la crise du carburant entache sérieusement la popularité de Boris Johnson, quel impact va avoir sa nouvelle résolution ? Celui qui défend une politique d’immigration choisie souhaite faire venir des travailleurs dont le pays a besoin. Pour Anne-Elisabeth Moutet, cette stratégie politique déployée par le Premier ministre britannique s’apparente clairement à celles de ses alliés anglophones comme l’Australie ou le Canada.  Le Brexit n’a pas eu pour seule conséquence la crise du carburant mais a également touché de plein fouet les entrepreneurs. Catherine Mathieu souligne la difficulté pour les entreprises qui « employaient de la main d’œuvre dite peu qualifiée […] qui avaient l’habitude d’avoir un volant d’immigration de l’Union européenne, des gens que l’on payait beaucoup moins que le salaire national dans des conditions de travail beaucoup plus difficiles ».  Aujourd’hui, le gouvernement a pris le parti de s’aligner contre le travail précaire en encourageant les entreprises à revoir à la hausse les salaires et à privilégier la main-d'œuvre britannique. Cela suppose un changement drastique du modèle économique non seulement pour le Royaume-Uni mais également pour les pays voisins.  Pour Christian Roudaut le temps de la « ruée vers Londres » est bel et bien révolu et déplore la nouvelle « condescendance britannique » envers ses compatriotes européens. Pour le journaliste, le Brexit est pour beaucoup dans la déchéance progressive de l’Angleterre « Cela ne donne plus l’image d’ouverture ». Pour Sephen Clarke, Boris Johnson est dans une impasse « il a vraiment besoin des travailleurs européens mais il ne peut pas, pour son électorat, montrer qu’il en a besoin » explique-t-il. Un chaos quasi inextricable qui interroge sur l’avenir de la Grande-Bretagne post Brexit sauvée par son « soft power ».

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41 - Allemagne, coup de barre à gauche - Lundi 27 septembre 2021

Invités : Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles pour Libération Hélène Miard-Delacroix, professeure à Sorbonne Université, spécialiste de l’Allemagne contemporaine Florence Autret, correspondante à Bruxelles pour la presse française Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po, à l’INALCO et spécialiste de l’Europe Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS Dimanche 26 septembre, les Allemands étaient appelés à voter pour élire les députés qui formeront le Bundestag, qui seront eux-mêmes amenés à former un nouveau gouvernement. Avec 25,7 % des voix, les socio-démocrates (SPD) arrivent en tête des élections en Allemagne. En passant sous le seuil des 30%, le parti conservateur de la chancelière sortante Angela Merkel (CDU/CSU) enregistre quant à lui son pire score depuis plus de 70 ans. Quelle conséquence pour la politique économique de l’Allemagne et pour les relations franco-allemandes et la construction européenne ? Pour Olaf Scholz, le chef de file du SPD, les électeurs ont dit qu’ils voulaient un changement. « Dans les dernières heures, le SPD a récupéré 1,5 millions de voix du CDU/CSU. Mais aussi 1,5 millions de la gauche radicale. Cela montre que dans ce parti, ils ne sont pas tous comme un même homme et Olaf Scholz devra aussi faire avec l'aile gauche », analyse Hélène Miard-Delacroix. S’il était opposant d’Angela Merkel lors de ces élections, Olaf Scholz est déjà une figure politique familière, y compris en France, puisqu’il était jusqu’à présent ministre des Finances de la chancelière. « Il y a un élément de continuité c’est sûr », estime Florence Autret. « Mais dire qu’il en est l’héritier est un peu trop embrasser la communication de M. Scholz. On va voir dans les prochaines semaines où s’établit l’équilibre ». Quel impact pour la France et l’Europe ? Arrivent en suite : les chrétiens-démocrates (CDU) d’Armin Laschet, le dauphin d’Angela Merkel (24,1 %), suivis par les Verts d’Annalena Baerbock (14,8 %). Avec un score aussi serré, les partis doivent maintenant s’entendre pour former le prochain gouvernement de coalition. Les négociations s’annoncent rudes. Cette coalition aura-t-elle un impact sur les relations franco-allemandes ? Invité sur le plateau des 4 Vérités lundi 27 septembre, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes Clément Beaune assure que la France ne redoute pas de changement de ligne. Récemment, Emmanuel Macron a reçu Olaf Scholz et Armin Laschet à l’Élysée. En revanche, Annalena Baerbock a refusé de s’y rendre. « Il y aura peut-être une petite inclinaison favorable à Olaf Scholz », décrypte Patrick Martin-Genier. « Il est plus en faveur d’un entraînement européen dans la croissance. Contrairement à la droite qui est plus en faveur d’un retour à l’orthodoxie budgétaire », ajoute-t-il. À Bruxelles, les instances européennes observent ces élections de prés. « Il va falloir former une coalition non pas à deux partis comme d’habitude, mais sans doute à trois partis. Celui qui fait le plus peur est celui des libéraux du FDP. C’est un parti qui a l’affichage pro-européen, mais sur le fond euro-réticent, voire euro-sceptique qui veut revenir à une stricte orthodoxie budgétaire le plus tôt possible », explique Jean Quatremer. Une chose est sûre : la mise en place de cette coalition prendra du temps. 

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40 - L’Allemagne vote, Merkel s’en va - 24 septembre 2021

Invités :  Sophie Fay, journaliste à l’Obs, chroniqueuse à France Inter et auteure du dossier « Merkel et nous » Nora Hamadi, journaliste spécialiste des questions européennes  Arnaud Boutet, journaliste au service politique de France Télévisions  L’Allemagne vote dimanche : qui pour succéder à Angela Merkel ? Le départ de la grande dame d’Europe scelle l’avenir de l’Allemagne. À l’heure où la France se recentre sur ses alliés européens après l’amère trahison américaine, quels enjeux pour l’alliance franco-allemande ?  À Berlin, la tension est à son comble. L’Allemagne s’apprête à vivre un tournant dans sa vie politique et s’attend à une forte participation pour élire le successeur d’Angela Merkel. Il s’agit d’un départ du pouvoir historique : c’est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale qu’un chancelier sortant ne se représente pas. Difficile de se confronter à la popularité de la chancelière, aucun candidat ne suscite l’enthousiasme pour le moment.  Qui sont ces candidats en lice pour succéder à Angela Merkel ? Trois candidats laissent planer le doute sur le scrutin. Angela Merkel a fait son choix : Armin Laschet, le candidat de son parti la CDU. Pour elle, le membre du Bundesrat de la République fédérale d'Allemagne est le garant de la stabilité, il ne promet aucune réforme majeure. Pour Nora Hamadi, les enjeux de cette élection sont colossaux et vont permettre à l’Allemagne « de rester dans une position de centralité notamment dans l’espace européen soit d’embrasser le 21ème siècle puisque l’Allemagne souffre d’un déficit d’investissement ».  La fin de l’ère Merkel résonne bien au-delà des frontières allemandes. Pour Arnaud Boutet, ces élections sont déterminantes sur la place de l’Allemagne au sein de l’Europe, va-t-elle conserver son leadership économique au niveau européen ? Le journaliste s’interroge et laisse entrevoir certaines failles du régime Merkel qui freine la puissance allemande. Infrastructures vieillissantes, déclin de la révolution numérique contre « l’industrie d’abord », l’Allemagne doit nécessairement se transformer. « Il faut trouver d’autres enjeux […] avec une place qui sera forcément différente au sein de l’Europe et peut-être même au sein du couple franco-allemand » conclut l’ancien correspondant allemand.  Pour Sophie Fay, l’Allemagne doit se réinventer industriellement et climatiquement pour amorcer ce nouveau tournant dans leur histoire politique, va-t-elle réussir à atteindre ces objectifs ?

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39 - Pouvoir d’achat, Emmanuel Macron sort le chéquier - 23 septembre 2021

 Invités : Jean-Marc Daniel, économiste, professeur émérite à l’ESCP Business school Jade Grandin de l’Eprevier, journaliste au service Economie à L’Opinion Isabelle Raymond, cheffe du service Economie et Social à France Info Radio David Delos, journaliste spécialiste économie Entre les prix de l’énergie qui explosent et la montée des revendications salariales, le pouvoir d’achat s’invite dans les débats de cette rentrée. Mercredi 22 septembre, le gouvernement a présenté son dernier budget du quinquennat. Ce budget fait déjà l’objet de nombreuses critiques de la part de l’opposition. À gauche, on estime qu’il ne dépense pas assez, à droite, on le trouve trop généreux, accusant le président de la République de « cramer la caisse », selon Valérie Pécresse. Deux grosses dépenses, n’ont pas encore été comptabilisées dans ce plan de finances. Dès octobre, viendront s’ajouter : un plan d’investissement de 30 milliards d’euros sur plusieurs années pour financer l’innovation et les filières d’avenir ainsi que le revenu d’engagement pour les jeunes qui devrait avoisiner les 2 milliards d’euros. « Nous n’avons rien à cacher. Nous sommes sincères et transparents sur ce budget », a déclaré le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. « C’est un budget de fin de mandat et de candidat à sa réélection. Il ne sera jamais exécuté. Quelque que soit le vainqueur de la prochaine élection présidentielle, il y aura probablement un collectif budgétaire, une loi de finance rectificative », analyse Jean-Marc Daniel qui estime ce budget « désinvolte ». Eviter l’austérité À sept mois de la prochaine élection présidentielle, l’opposition semble avoir trouvé un angle d’attaque contre le gouvernement. « Ce sont des critiques faciles car en parallèle, personne n’a critiqué la manière dont le gouvernement a géré le budget pendant la crise sanitaire », décrypte Jade Grandin de l’Eprevier. « Il y avait un consensus sur les mesures mises en œuvre et notamment sur le ‘quoi qu’il en coûte’, tout le monde disait que c’était très bien. Et là, on voit que la campagne présidentielle arrive et les oppositions commencent à dire qu’on dépense trop ». L’objectif du gouvernement ? Ne pas faire les mêmes erreurs que lors de la crise de 2008 et tomber dans l’austérité budgétaire risquant d’étouffer la croissance.

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38 - TGV, voiture… quel train de vie ! - 22 septembre 2021

Invités : Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprises du CREDOC Jean-Rémy Macchia, journaliste spécialiste automobile Emmanuel Duteil, rédacteur en chef Economie et social à Europe 1 Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de Challenges Le prix des carburants s’envole et atteindra bientôt 2 euros le litre. Pour encourager la transition écologique, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé vouloir relancer plusieurs lignes de TGV, que l’on promet moins chères. Arrivé en 1981, le TGV a révolutionné les déplacements dans l’hexagone. « C’est un moyen de déplacement qui prend petit à petit sur les autres, en particulier sur l’aérien, même si récemment il vient être concurrencé par les cars », analyse Pascale Hébel. La France bénéficie d’un réseau ferroviaire très dense, un des plus dense d'Europe.  Le TGV a-t-il permis une certaine décentralisation et le fleurissement de villes comme Lyon ou Bordeaux ? « On a tous remarqué depuis 15 ou 20 ans, l’énorme développement économique et culturel de grandes métropoles urbaines comme Nantes, Lyon ou Bordeaux qui ont nettement profité de l’arrivée du TGV avec la flambée de l’immobilier ou encore l’émergence de navetteurs, qui vivent entre Lyon et Paris. Le jacobinisme français fait que le bassin de la région parisienne est également très bien desservi », décrypte Gaëlle Macke. Avec l’avènement du télétravail, le TGV apparaît comme un facilitateur de vie et d’ailleurs la SNCF l’a compris en lançant un forfait « télétravailleur ». TGV trop chers ?  Mais combien ça coûte ? De nombreux voyageurs pointent du doigt l’augmentation flagrante des prix du TGV. « Ils fixent les prix en fonction du taux de remplissage, sur le même modèle que celui de l’aérien », explique Pascale Hébel. Le train est-il donc un moyen rationnel pour les familles ? En effet, beaucoup de familles continuent à privilégier la voiture, même contre leur volonté, faute de pouvoir acheter des billets de train abordables. « A quatre, ça commence à être moins intéressant qu’en voiture », précise-t-elle. La solution ? Les Ouigo, les lignes de TGV low-cost de la SNCF. « Ils ont revu la gamme tarifaire. Pour la première fois depuis un vingtaine d'années, on a pu trouver cette année quelques billets à des tarifs intéressants y compris à la dernière minute. Les Ouigo sont plein, c’est un succès exceptionnel », tempère Emmanuel Duteil. Vendredi 17 septembre, Emmanuel Macron a également annoncé le lancement de nouvelles lignes ne passant pas par Paris ainsi que l'arrivée prochaine de nouveaux trains, plus modernes, plus écolo et avec plus de débit internet. Parmi les nouvelles lignes ? Bordeaux-Toulouse, Montpellier-Perpignan, Marseille-Nice ou encore Roissy-Picardie… Au total, l’Etat devrait engager plus 6,5 milliard d’euros dans ce projet. 

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37 - Sous-marins, le torchon brûle à l’ONU - 21 septembre 2021

Valérie Niquet, maître de recherche pour la FRS et auteure de « La puissance chinoise en 10 questions »  Étienne Leenhardt, chef du service étranger chez France Télévisions  Anthony Bellanger, éditorialiste chez France Inter spécialiste des affaires internationales  Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences-Po, spécialiste des questions européennes et auteur de « Vers une nouvelle gouvernance mondiale » Une rupture de confiance entre alliés : hier soir à l’ONU, Jean-Yves le Drian a de nouveau critiqué avec véhémence l’attitude américaine dans l’affaire des sous-marins. L’Europe sort du silence et prend la défense de la France en dénonçant un traitement inacceptable de la part des Américains.  Le ministre des Affaires étrangères ne décolère pas suite à la trahison américaine qu’il qualifie de « rupture de confiance, de mépris, de duplicité, de mensonge ». Pour Étienne Leenhardt, il s’agit d’une situation inédite qui va au-delà du contrat commercial et qui entache « le partenariat qu’elle [la France] avait commencé à tisser et de sa présence dans cette région ». Un accord brisé qui remet en question les relations préalablement établies entre la France et ses alliés anglophones. Face à ce retournement de situation de la part de son allié historique, Jean-Yves le Drian n’a pas hésité à associer le régime Biden à celui de son prédécesseur Donald Trump. À l’heure où le climat se tend, quelles sont les relations entre Joe Biden et Emmanuel Macron ? Pour celui qui voulait relancer le multilatéralisme avec la fin du mandat Trump, c’est la douche froide indique Patrick Martin-Genier. Cet acte est un manquement à la diplomatie qui peut laisser des traces : « une méfiance vis -à -vis de la France qui a voulu incarner une autre voie alternative pour la défense indo-pacifique ». Dans son viseur, Joe Biden n’a pas uniquement lancé les hostilités contre la France mais également contre la Chine. Xi Jiping, le président chinois a décidé d’avancer son allocution initialement programmée à l’ONU. Est-ce le début d’une instabilité politique mondiale ? Valérie Niquet souligne qu’il y a « un vrai problème chinois ». Pour la maître de recherche, la mise à mal du contrat des sous-marins est une « erreur stratégique » qui pousse la France à se replier quant à une éventuelle stratégie indo-pacifique contre la dictature chinoise aux côtés de ses alliés anglo-saxons. Et de poursuivre « il y a eu une prise de conscience sur le rôle de la Chine dans le monde de manière globale ».  Alors qu’Emmanuel Macron prend la présidence de l’Europe en 2022, que peut-on attendre des États-Unis ? Pour Anthony Bellanger, la France n’obtiendra rien de cette perte de contrat. Pour autant, le journaliste affirme que cela ne remet pas en cause le fait que la France reste « une puissance militaire et une puissance diplomatique alternative qui compte dans le monde ». Le chef du service étranger de France Télévisions préconise d’oublier le « rêve indo-pacifique » pour se recentrer sur l’Europe.

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36 - 2022, Les Verts et Zemmour chamboulent tout

Invités : Jean-Michel Salvator, directeur des rédactions au Parisien / Aujourd’hui en France Valérie Astruc, cheffe adjointe du service Politique Rachel Binhas, journaliste indépendante Emile Leclerc, directeur d’études de l’institut de sondage Odoxa  Yannick Jadot (27,7 %) et Sandrine Rousseau (25,14 %) sont au coude-à-coude à la veille du second tour des primaires écologistes. Les deux candidats s'affronteront du 25 au 28 septembre 2021 en vue de représenter leur famille politique à l'élection présidentielle de 2022. Si l’on attendait la présence de Yannick Jadot au second tour, celle de Sandrine Rousseau est plus inattendue, mais sa radicalité semble avoir séduit une partie de l’électorat. Une chose est sûre : le duel s’annonce très serré. « On est face à un match entre deux personnalités, mais aussi deux politiques radicalement différentes. Aux vues du programme des uns et des autres, on a le sentiment, par le jeu des reports de voix, que Yannick Jadot aura du mal à imposer sa vision réaliste aux militants », analyse Jean-Michel Salvator. Delphine Batho, ancienne ministre de l'Écologie, arrivée en troisième position a annoncé qu’elle ne donnerait pas de consigne de vote. Éric Piolle pourrait faire de même. « Tout l’enjeu de cette élection est de savoir si EELV est un parti de gouvernement, prêt à gouverner le pays ou si c’est un parti qui veut rester dans sa tradition, à savoir radicale contestataire. Sandrine Rousseau incarne plutôt la ligne radicale contestataire, Yannick Jadot la ligne réaliste », décrypte Valérie Astruc. Une chose est sûre : le résultat sera scruté de près par Anne Hidalgo qui vient d’officialiser sa candidature à la présidence de la République. Zemmour bouleverse la droite et l’extrême droite  Autre phénomène du week-end, Éric Zemmour était ce week-end à Nice et à Toulon, officiellement pour dédicacer son livre. S’il n’est pas officiellement candidat à l’élection présidentielle, il se comporte tout comme. « Il y a un engouement médiatique car il fait de l’audience. Les chaînes, la radio, les journaux se l’arrachent », explique Valérie Astruc. « On ne sait toujours pas s’il ira jusqu’au bout. Il a deux handicaps, le premier, les 500 signatures et aucun parti ne va vouloir l’aider pour les avoir. Le deuxième est celui de l’argent. On ne sait pas comment il va pouvoir financer sa campagne. On donne beaucoup de place à quelqu’un dont on ne sait toujours pas s’il ira jusqu’au bout ». Pour le moment, Éric Zemmour est crédité de 10% des votes selon la dernière enquête d’opinion Harris publiée dans Challenges. « C’est plus qu’Hidalgo, plus que Jadot, plus que des grands professionnels de la politique », analyse Jean-Michel Salvator. Reste à savoir si l'éditorialiste saura présenter un vrai programme. Mais son irruption dans le paysage politique chamboule de ce fait tous les pronostics et bouleverse les stratégies à droite, à l'extrême droite, et même à l'Élysée.

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35 - Sous-marins, départ de Merkel … l’Europe affaiblie - 17 septembre 2021

Marion Van Renterghem, grand reporter et auteure de « C’était Merkel »  Jean-Dominique Giuliani, président de la fondation Robert Schuman et auteur du « Rapport Schuman sur l’Europe, l’état de l’union 2021 » Bernard Guetta, journaliste et député européen Américains, Britanniques et Australiens forment une alliance militaire et ce au détriment de la France qui ne pourra plus vendre ses sous-marins à l’Oz. Une claque pour le pays qui résonne dans l’Europe toute entière au moment même où la chancelière allemande Angela Merkel doit remettre son titre en jeu à l’approche des élections allemandes.  C’était le contrat du siècle : l’accord de vente des sous-marins français vient d’être torpillé sous pression de Washington. Une « trahison à la Trump » de la part de son allié historique. Pour Bernard Guetta, le message envoyé est clair : la France est une victime collatérale dans un bras de fer mené par les États-Unis contre la Chine. Le député européen affirme qu’il faut d’ores et déjà « une défense autonome de l’Union européenne ».  Cette défaite française a-t-elle des répercussions sur les pays frontaliers ? Pour Marion Van Renterghem, l’Allemagne ne se sent pas particulièrement concernée mais cela « s’inscrit dans un paysage changeant qui est la relation spéciale qu’avait l’Allemagne avec les États-Unis depuis la guerre » déclare la reporter. Les relations évoluent et le climat géopolitique s’intensifie.  Dans sa croisade ‘anti-chinoise’, la France n’est plus une pièce maîtresse même si l’Europe reste importante et compte parmi ses pays le Royaume-Uni convié à la « table des grands ». Boris Johnson a été interpellé hier par les membres du Parlement qui s’inquiètent des représailles chinoises. Pour Jean-Dominique Giuliani « les hostilités entre les États-Unis et la Chine montent très fortement et il y a des risques de dérapages, les Britanniques vont être les premiers entraînés dans le débat que les Américains vont poser aux Européens ».  Une prise de position gênante pour l’Europe qui devra prendre part ou non à l’alliance contre la dictature chinoise malgré sa volonté de rester indépendante.

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34 - Essence, gaz… Qui va payer la transition écologique ? - 16 septembre 2021

Invités : ·  Erwan Benezet, journaliste économie au Parisien, en charge de l’énergie ·  Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste au BIPE (Bureau d’informations et de prévisions économiques) ·  Léa Lejeune, journaliste économie à Challenges ·  Frédéric Denhez, journaliste scientifique, spécialiste de l’environnement Hausse du prix de l’essence (+15%), du gaz (+39%) ou encore de l’électricité (+2%)… Avec la contrainte climatique, l’énergie va coûter de plus en plus chère. Cela pèse dans le portefeuille des Français. Dans ce cadre, le gouvernement a récemment annoncé une rallonge de 100 euros pour les 5,8 millions bénéficiaires du chèque énergie. « Toutes les factures liées au carburant et à l'énergie sont des sujets qui touchent au plus près les Français », analyse Erwan Benezet. « L’essence à deux euros ça va arriver, la question, c’est quand ? », poursuit-il. Une augmentation notamment liée à la flambée du prix du pétrole qui a quasiment doublé en un an. « On compare à l’année dernière où on était en pleine crise mondiale et où personne n’utilisait de pétrole. Il y a forcément un effet rattrapage colossal », décrypte Anne-Sophie Alsif. Pour l’année prochaine, le gouvernement réfléchit également à revoir le dispositif du chèque énergie. Invité sur le plateau des 4 Vérités sur France 2 le jeudi 16 septembre, Louis Aliot a notamment plaidé pour une baisse des taxes sur le carburant. « Nous avons aujourd’hui des prix de l’essence qui avaient conduit à la première manifestation des Gilets jaunes. Si on veut le chaos social, il faut continuer comme ça », a-t-il estimé au micro de Caroline Roux. « Le gouvernement a dû réagir très vite, car il y a un sujet politique », affirme Léa Lejeune. « Il y a 40 millions d’automobilistes en France, on est dans une période de présidentielle, aujourd’hui le gouvernement doit agir très vite pour éviter de nouvelles crises », ajoute-t-elle. Est-ce devenu un luxe d’avoir une voiture en ville aujourd’hui ? « En 2025, même les voitures critères 1, les moins polluantes, ne pourront plus rentrer dans les centres-villes, cela représente 43% du parc automobile et des véhicules utilitaires en France », déclare Frédéric Denhez. « Ceux qui sont critères 3, 4 et 5 ne pourront plus avoir accès aux centres-villes », ajoute-t-il. Le coût de l’énergie va aller croissant et pour le moment les voitures électriques ne représentent que 7% des ventes. « Il y a toute une partie de la population qui a besoin de la voiture pour vivre, pour travailler, pour aller chercher du pain… Ce n’est pas la population la plus riche et dont le budget transport et énergie occupe une place de plus en plus importante », ajoute Frédéric Denhez. 

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33 - Soignants, la piqûre ou la porte ! - 15 septembre 2021

Soignants, ambulanciers, maisons de retraite… À partir de mercredi 15 septembre 2021, la vaccination devient obligatoire pour plus de 2,5 millions de Français faute de quoi leur contrat de travail sera suspendu. « C’est incompréhensible car travailler dans le système de santé c’est appliquer l’état actuel des connaissances scientifiques. Jamais on n’a eu un tel vaccin surveillé. Des milliards de personnes ont été vaccinées. Si je vous soigne ce n’est pas pour vous donner des maladies. La Covid nosocomiale a coûté des vies. Cela a aussi tué des soignants », estime Patrick Pelloux. Et de poursuivre : « On a réussi à le convaincre. Mais les manifestations de quelques-uns qui jettent leurs blouses symboliquement, je ne suis pas du tout d’accord avec eux. Il faut continuer à en convaincre ». L’épidémie est à la baisse. Le nombre de cas positifs est passé sous les 10 000 contaminations par jour et on observe une nette baisse des hospitalisations dans quasiment l’intégralité des départements. L’instauration du pass sanitaire dès cet été a permis d’éviter la quatrième vague tant redoutée. Cependant, il n’est pas exclu qu’une cinquième vague pointe le bout de son nez, notamment suite au variant Delta ou à la rentrée scolaire. La situation dans certains départements d’outre-mer est notamment préoccupante. Cette défiance vaccinale est aussi à l’image d’un certain mal être des soignants. « Plus globalement, il n’y a aucun problème de reconnaissance. C’est présent chez les soignants, mais aussi chez les travailleurs sociaux, les enseignants. Ce sont des professions qui sont diplômées mais qui sont relativement peu payées, mal considérées et d’une certaine manière, aller vers des théories alternatives c’est aussi un moyen de reprendre le pouvoir sur l’explication du monde », analyse Sandra Hoibian. La campagne pour la troisième dose se poursuit Depuis le 1er septembre, les injections pour la troisième dose de vaccin pour les plus de 65 ans a commencé. Un soulagement pour certains, notamment des personnages âgés. « Il n’y a pas de difficultés majeures en termes d’organisation. Les gens vont vers la troisième dose de façon tout à fait naturelle », décrypte Romain Gizolme. En Ephad, 11% des soignants ne sont pas encore vaccinés. « Cela représente une difficulté supplémentaire car nous sommes dans un secteur notoirement sous-douté », ajoute-t-il.

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32 - Immobilier, une folie française … qui va mal finir ? - 14 septembre 2021

Henry Buzy-Cazaux, fondateur de l’institut du management des services  immobiliers et membre du Conseil national de l’habitat  Carole Ferry, journaliste au service économie d’Europe 1 Catherine Sabbah, déléguée générale d’IDHEAL, un think tank dédié aux logements  Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents  L’octroi de crédits immobiliers va devenir plus contraignant : c’est ce qu’a annoncé ce matin le gouverneur de la Banque de France sur France 2. Celle qui s’inquiète des risques de surendettement des ménages à cause de l’immobilier va t-elle verrouiller ses fonds ?   Pour Henry Buzy-Cazaux « le système bancaire français est très prudent » ce qui a permis selon lui d’atténuer l’impact de la crise économique contrairement aux États-Unis. Un accès facilité au crédit à probablement favoriser l’inflammation des prix. De facto, si cela n’engendre pas un surendettement, cela a néanmoins de graves conséquences sur le pouvoir d’achat. Le fameux « reste à vivre » est absorbé par le logement et les à côté de l’habitat (ameublement, déménagement…). Des économistes tirent la sonnette d’alarme : le prix des logements obère la consommation au détriment des loisirs et de la culture, explique le membre du Conseil national de l’habitat. Catherine Sabbah alerte sur la situation actuelle en matière de logement : « les prix sont complètement déconnectés des revenus avec une augmentation sur 20 ans qui dépassent 200% » déclare la déléguée générale d’IDHEAL. En 20 ans les prix ont triplé ce qui n’est pas le cas des salaires constate notre invitée. Se pose alors la question de l’étalement urbain : ce qui coûte moins cher pour l’individu coûte plus cher à la collectivité. Un cercle vicieux dans le budget logement qui poussent les banques à se questionner sur l’endettement in fine. Thomas Lefebvre souligne que « la production de crédits en France fonctionne assez bien et repose sur des bases saines » même si cet effort pèse sur le pouvoir d’achat et les prix de l’immobilier.  Pour Carole Ferry, la tendance du lieu de résidence est en pleine évolution notamment amorcée par la crise de Covid-19. C’est la revanche du péri-urbain, les citadins ont de nouveau l’envi de s’éloigner du centre pour profiter d’un espace vert. Conséquence ? Le prix de l’immobilier en ville connaît une légère baisse tandis que celui des maisons tire le marché vers le haut avec une augmentation de plus de 6% sur l’ensemble du territoire. Pour contrebalancer cette nouvelle tendance et re dynamiser les cœurs de ville, la Banque des territoires prend de nouvelles mesures avec une action coup de poing visant à réduire la fracture territoriale, à stimuler l’économie et à améliorer la qualité de vie, explique Catherine Sabbah. Plus de 11 000 logements sont en cours de chantier dans le but de dynamiser l’attractivité du territoire en centre ville. Et si demain c’était la campagne ? La question reste en suspens.

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31 - 2022, A. Hidalgo se lance, E. Zemmour en embuscade

Invités :  Guillaume Daret, grand reporter au service      politique de France Télévisions Charlotte Chaffanjon, journaliste au service      politique de Libération Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone      Consulting, spécialiste de l’opinion en ligne  Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de      communication à Science-Po A sept mois de la prochaine élection présidentielle, Anne Hidalgo a officialisé sa candidature dimanche 12 septembre en marge d’un déplacement à Rouen. Elle l’a réitérée lors de son passage sur le plateau du 20H de France 2 dans la soirée. « On l’attendait depuis longtemps c’est une officialisation. Les semaines à venir monteront si ça commence à monter dans les sondages », commente Guillaume Daret. « C’est un défi immense en huit mois », estime Charlotte Chaffanjon. Mercredi 15 septembre, Anne Hidalgo sortira un livre intitulé « Une femme française » (Editions de l’Observatoire). « Les uns et les autres considèrent que c’est un livre programmatique et qu’il suffira de lire la presse pour savoir ce qu’il y avait dedans », rapporte Véronique Reille-Soult. Deux défis se dressent principalement devant la candidate. « Convaincre électoralement les électeurs de la gauche qui sont en déshérence totale depuis l’élection d’Emmanuel Macron. (…) Son autre défi c’est d’essayer de réunir la gauche associative mobilisée sur des causes et le Parti socialiste, un peu sur le modèle de Joe Biden », décrypte Guillaume Daret. Mais quel espace politique pour espérer l’emporter ? « Anne Hidalgo a un profil intéressant mais elle a un déficit énorme de notoriété. A Paris, on la connaît mais en dehors de Paris qui connaît Anne Hidalgo ? », analyse Philippe Moreau-Chevrolet. Un des principaux enjeux sera également son rapport avec les écologistes qui s’apprêtent à passer le premier tour de leur primaire très attendue.  E. Zemmour ira-t-il ? Autre événement marquant du week-end, l’irruption d’Éric Zemmour dans le paysage politique. Lundi 13 septembre, la chaîne CNews a annoncé que l’éditorialiste n’aurait plus d’émission par souci de décompte le temps de parole. « Le CSA contraint CNews et Éric Zemmour à ne pas pouvoir continuer l'émission qu'ils faisaient ensemble », a ainsi déclaré CNews. Si Eric Zemmour n’est pas officiellement candidat à l’élection présidentielle, sa présence dans le débat politique national risque de faire de l’ombre à l’électorat de Marine Le Pen. « Eric Zemmour insinue du doute dans l’évidence du Rassemblement national d’être au second tour », analyse Guillaume Daret. « On parle beaucoup de lui, même s’il est très critiqué. Mais la réalité c’est qu’il fait du bruit et c’est extrêmement important », estime Véronique Reille-Soult. « Sur YouTube, il y a des centaines de vidéos associée à son nom, il n’a pas le même déficit de popularité que les autres candidats », précise-t-elle.

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30 - 11-Septembre… Quelle Amérique 20 ans plus tard ? - 10 septembre 2021

Pierre Haski , chroniqueur géopolitique sur France Inter et auteur de « Les année 50, et si la guerre froide recommençait ? »  Sylvie Mattely, économiste, directrice adjointe de l’IRIS et auteure de « Géopolitique de l’économie, 40 fiches illustrées pour comprendre le monde »  Marie-Cécile Naves, sociologue directrice de recherche à l’IRIS et auteure de « La démocratie féministe, réinventer le pouvoir  Gallagher Fenwick, directeur de la rédaction anglophone de France 24  L’Amérique commémora les attentats du 11-Septembre 2001 samedi. Un événement à jamais gravé dans les mémoires qui continue à faire couler beaucoup d’encre. Il y a 20 ans, deux avions ont percuté les tours jumelles du Wall Trade Center à New York faisant près de 3000 victimes. Une attaque visée touchant l’un des symboles de l’Amérique, la première depuis Pearl Harbor. Gallagher Fenwick, Franco-américain décrit ces attentats comme « un moment d’horreur, d’effroi et de douleur ». Pour Pierre Haski, cet événement tragique traduit la fragilité soudaine d’une surpuissance aux yeux du monde : « le symbole de cette puissance qui s’écroule […] un moment d’effroi où on ne savait pas dans quoi on allait basculer ». Le 11-Septembre marque le début des incertitudes.  20 ans plus tard, l’Amérique est-elle encore sous la menace d’attentats terroristes ? Pour Marie-Cécile Naves, la réponse est claire « c’est une rupture de l’intelligibilité géopolitique du monde qui perdure jusqu’à aujourd’hui ». Il semblerait selon la directrice de recherche de l’IRIS que la menace terroriste est moins forte aux États-Unis que sur le sol européen « pour des questions de circulation des personnes » facilitée en Europe. Des lois d’exceptions sont instaurées pour rentrer petit à petit dans le droit commun en termes de surveillance de la population : c’est le début du USA Patriot Act.  Si en Europe la menace djihadiste semble « intégrée » par les populations et qu’en Amérique elle reste réelle, c’est le terrorisme d’extrême droite qui fait le plus de vagues. Gallagher Fenwick explique que le mouvement des suprémacistes « a fait plus de morts que le djihadisme » avant de poursuivre que la menace qui est posée par le terrorisme d’intérieur « est supérieure ». « C’est une Amérique en guerre avec elle-même » alimentée par esprit de vengeance avec « l’assentiment de tout le monde, des démocrates et des républicains » déclare le directeur anglophone de France 24.  46% des américains pensent que les États-Unis ont évolué de manière négative depuis 20 ans selon un sondage réalisé par le Washington Post. Pour Sylvie Mattely cette tendance n’est pas tant liée au 11-Septembre mais plutôt « aux évolutions économiques […] avec la mondialisation et la montée des inégalités ». Pour l’économiste, l’impact du 11-Septembre est souvent contre-intuitif. Paradoxalement, le 11-Septembre a eu un impact positif sur l’économie selon la directrice adjointe de l’IRIS grâce à un investissement supérieur dans la sécurité, la défense et les nouvelles technologies.

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29 - Emploi, croissance… La France sur un nuage

Invités :  Jean-Marc Daniel, économiste, professeur à l’ESCP Business School  Jade Grandin de l’Eprevier, journaliste au service Économie pour L’Opinion Stéphanie Villiers, économiste  Emmanuel Duteil, rédacteur en chef Économie et social à Europe 1 La France connaît une croissance de 6,25%, le meilleur chiffre depuis 1973, soit depuis près de 50 ans et voit son niveau d’emploi être supérieur à celui d’avant la crise sanitaire. « Les difficultés économiques étaient un choc exogène, c’est-à-dire un choc extérieur lié au confinement. Dès lors que l’on résout le problème du Covid-19 par la vaccination et que l’on arrête de confiner l’économie, elle retrouve son niveau de production », estime Jean-Marc Daniel. Et d’ajouter : « Le véritable enjeu est de savoir quand-est ce que nous retrouverons le même niveau de production qu’au dernier trimestre 2019 ».  Indépendamment de l’enthousiasme ambiant, le véritable enjeu c’est ce qu’il va se passer après, dans les années à venir. Avec la vaccination, la France a-t-elle réussi à apprivoiser la crise sanitaire sur le long terme ? « Pour la première fois, l’économie est en train de se dé-corréler de l’épidémie », analyse Jade Grandin de l’Eprevier. « On a vu avec cette quatrième vague que le choc économique était beaucoup moins important », précise-t-elle.  La reprise de l’économie est aussi liée à une bonne consommation des Français. Certains observateurs la comparent même à celle des années folles. « Sur l’été, la consommation a été bonne. On voit aussi une certaine envie des Français de se faire plaisir. Quand ils vont au restaurant, le panier moyen augmente. C’est vrai également dans d’autres secteurs. De plus, on a fait une très bonne saison touristique, alors qu’il n’y avait pas de touristes internationaux », estime Emmanuel Duteil.  Un manque de main d’œuvre dans plusieurs secteurs Résultat ? On manque de main d’œuvre. Certains secteurs ont des difficultés à recruter du personnel qualifié, à tel point que les patrons doivent augmenter les salaires pour attirer des talents. « Pendant le confinement, beaucoup d’employés ont quitté la restauration. Et aujourd’hui on peine à trouver des gens dans ce secteur », décrypte Jade Grandin de l’Eprevier. Mais pourquoi ne veulent-ils pas revenir ? « Ce n’est pas uniquement une question de salaire. Beaucoup pointent du doigt l’organisation du travail, les horaires, le management… Des critères qualitatifs qui manquaient ». Par ailleurs, beaucoup de salariés ont eu envie de se reconvertir. « Ce n’est pas une mauvaise chose. C’est comme ça qu’une économie évolue vers des secteurs plus porteurs, plus innovants », poursuit la spécialiste.

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28 - 13-Novembre : 14 accusés dans le box - 8 septembre 2021

François Malye, journaliste à l’hebdomadaire Le Point, auteur de « Les coulisses du 13 Novembre »  Céline Bardet, juriste spécialiste des questions de justice et de crimes de guerre, auteure de « Zones sensibles » Béatrice Brugère, ancienne juge anti-terroriste et Secrétaire générale du syndicat Unité magistrats FO  Mercredi 8 septembre 2021, le procès des attentats du 13-Novembre s’ouvre avec les premières images du fourgon qui emmène Salah Abdeslam, le principal et seul rescapé du commando de terroristes au tribunal. Un tribunal entièrement réaménagé pour accueillir plus de 500 personnes. 6 ans après les attaques terroristes au cœur de Paris sur l’île de la Cité, il s’agit du « procès du siècle » selon certains magistrats. 20 accusés seront jugés dans une salle spécialement construite, 11 d’entre eux arriveront par un chemin tenu secret jusqu’à ce box sécurisé. Au centre de toutes les attentions, Salah Abdeslam le seul assaillant encore en vie. Il détient les derniers secrets des commandos mais face aux victimes parlera-t-il ? Durant 9 mois, un procès pour tenter de comprendre. Pour Céline Bardet, l’intérêt d’une telle audience est de « poser les faits et de permettre à tout le monde de s’exprimer ». Pour la juriste spécialiste des procès des crimes de guerre, c’est avant tout « un procès pour la société ». De nombreuses zones d’ombre restent à éclaircir notamment sur la préméditation des lieux visés. Selon François Malye, il s’agirait uniquement d’une question de configuration pour pouvoir « tuer le plus de de monde ». Avec 6 accusés présumés morts, est-ce une particularité de ce procès historique ? Pour Béatrice Brugère, c’est une « Cour d’assises spécialisée et spéciale où tout va être refait de A à Z à l’oral ». Interventions, rôle du renseignement, organisation sur la propagande et les réseaux : toutes les polémiques vont être passées au crible. Salah Abdeslam peut-il craindre une autre peine que la perpétuité ? Dans ce procès, il n’y a rien « à gagner ». Compte tenu des enjeux, le présumé coupable est filmé 24/24 : une première dans l’histoire de la justice française. Dans le box des accusés, 13 autres individus qui ne sont pas tous en prison. Qui sont-ils ? Tous ont de près ou de loin aidé le commando terroriste. L’hypothèse d’une exécution sous la contrainte est exclue pour François Malye. Ce procès a donc pour vocation de déterminer « la responsabilité pénale individuelle des accusés avant tout » explique Céline Bardet. Pierre Carli, chef du SAMU de Paris était en première ligne le soir des attentats du 13-Novembre. Pour lui, tout s’apparente à une « action de guerre, avec l’utilisation d’armes de guerre » d’une violence inouïe à laquelle ils n’étaient pas préparés. Une mobilisation massive associée aux hôpitaux de Paris ont permis la prise en charge des blessés dans un contexte totalement inhabituel et inédit.

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27 - 13-Novembre : un nouveau Bataclan serait-il possible ? - 7 Septembre 2021

 Driss Aït Youssef, docteur en droit public spécialiste de la sécurité globale  Pascal Boniface, directeur de l’IRIS et auteur de « Atlas des crises et des conflits » Cyrille Bret, enseignant à Sciences Po Paris et chercheur associé à l’Institut Jacques Delors   Willy Le Devin, journaliste au service police justice de Libération   Alors que le procès des attentats du 13-Novembre s’ouvre mercredi 8 septembre 2021, un nouveau Bataclan serait-il possible 6 ans après ? Avec 130 morts et des centaines de blessés, les attentats du 13-Novembre qui ont frappé la capitale continuent de marquer les esprits. Il s’agit d’un acte terroriste multiple avec des attaques simultanées aux quatre coins de Paris. Pour Driss Aït Youssef, il ne fait nul doute que cette stratégie déployée par les terroristes avait pour objectif « de faire régner la terreur et le chaos mais aussi pour faire le maximum de victimes ». Pascal Boniface était au Stade de France lors du drame, un lieu ciblé par les assaillants faisant une victime. 3 lieux de vie, 3 lieux de fêtes visés à cet effet pour définitivement marquer les esprits. Cyrille Bret souligne qu’il s’agit de l’attentat le plus meurtrier en France mais a-t-il changé le monde ? Pour l’auteur de « 10 attentats qui ont changé le monde », toute l’année 2015 avec l’attaque de Charlie Hebdo et de l’hyper cacher « a été un tournant individuel et collectif dans la façon dont nous nous sommes rapportés à nos propres espaces publics et lieux de fête ». Cela a aussi marqué un tournant dans la façon dont les pouvoirs publics se rapportent au terrorisme et à la sécurité. Mais c’est bel et bien le discours de François Hollande qui a marqué la rupture et le changement selon le professeur de Sciences Po Paris avec un appel à l’armée pour défendre Paris. Cette vague de violence a vu naître un élan de solidarité notamment international avec le soutien d’Angela Merkel qui se rendra 10 jours plus tard Place de la République ou encore Barack Obama qui apportera une rose au Bataclan. « Cela a été un choc mondial du fait des cibles choisies qui étaient dans leur diversité, le symbole qu’elles représentaient » explique Pascal Boniface. Il s’agit d’attaques portées à l’encontre des symboles de la république française comme celle de Charlie Hebdo, « qui représente la liberté d’expression à la française » souligne Willy Le Devin. Salah Abdeslam est l’unique survivant de ce commando terroriste. Celui qui avait réussi à prendre la fuite le soir du 13-Novembre et arrêté 4 mois plus tard en Belgique sera jugé lors de ce procès. Alors que le présumé coupable dit avoir renoncé au dernier moment à activer sa ceinture d’explosifs, va-t-il fournir des éléments de compréhension lors du procès ? Pour Cyrille Bret, « la vérité ne sera pas établie par d'éventuels aveux d’Abdelslam ». Malgré des années d’enquête tentaculaire, il reste encore des zones d’ombre : les bars ont-ils été choisis au hasard ? Pour quelles raisons ? Pour Driss Aït Youssef « on sent qu’il s’agit d’un attentat organisé, planifié depuis des mois, financé depuis de l’argent collecté à l’étranger ».

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26 - Présidentielle, la droite dans le mur ? - 6 septembre 2021

·  Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service politique de L’Obs ·  Gaël Simon, président et cofondateur de l’institut Odoxa ·  Julien Nény, journaliste politique France Télévisions ·  Charlotte Euzen, enseignante en communication politique, associée au sein du cabinet Tilder Suite aux résultats des élections régionales en Ile-de-France, la célébration des deux vainqueurs se fait entendre : Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, deux candidats qui ont quitté le parti des Républicains. Cependant, une chose les différencie : l’une milite pour une primaire, l’autre préfère faire sans. Pour l’instant, la droite n’est pas qualifiée au second tour mais « ils ne sont pas morts, c’est-à-dire qu’il y a un espoir » explique Gaël Simon président et cofondateur de l’institut Odoxa et ajoute « le camp le plus en capacité de battre Macron, c’est la droite ».  Éric Zemmour, potentiel candidat à l’élection présidentielle, inonde le pays d’affiches à son nom. De plus, certaines personnes politiques comme Éric Ciotti pourraient voter pour le commentateur. « Même les gens qui l'apprécient en tant que commentateur n’auront pas forcément envie de voter pour lui. Les Français font parfaitement la différence entre la figure du journaliste et de l’analyste » défend Charlotte Euzen, enseignante en communication politique, associée au sein du cabinet Tilder Il y a une certaine forme de lassitude à l’idée d’un nouveau duel Macron-Le Pen, « Une lassitude qui peut créer des surprises » s’exclame l’un des invités du plateau de l’Info s’éclaire. De plus, l’électorat de gauche est « atomisé » : « On peut imaginer que, s’il y avait un candidat commun qui faisait consensus et parvenait à se dégager, il serait capable de se qualifier au second tour et si c’était contre Marine Le Pen, de l’emporter. Le problème de la gauche est qu’elle est répartie en 3 candidats qui font les mêmes scores » finit par expliquer Gaël Simon. 

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25 - Inondations, feux, biodiversité… une saison en enfer ! - 3 septembre 2021

Françoise Vimeux, climatologue à l’Institut de recherche pour le développement Emma Haziza, hydrologue et chercheur-entrepreneur pour la planète Emilie Torgemen, journaliste environnement au Parisien/Aujourd’hui en France Nicolas Chateauneuf, journaliste Sciences et environnement à France TV Suite aux pluies torrentielles à New York le mercredi 1er septembre, 44 personnes ont trouvé la mort. La ville avait déclenché l’état d’urgence après tous les dégâts causés par la tempête Ida. Cela pourrait être une conséquence directe du changement climatique. En effet, le cyclone Ida qui était attendu en Louisiane a aussi frappé fort au nord à New York. Ce genre de cyclone fait de gros dégâts sur les villes. De plus, le risque cyclonique augmentera avec le réchauffement climatique. Il y en aura moins mais plus pluvieux et de catégorie 4 ou 5.« En 2012, à New York, l’ouragan Sandy avait inondé sept voies de métro et il y avait déjà beaucoup de protection contre ce genre de catastrophe. La hauteur d’eau était montée jusqu’à quatre mètres » explique l’une des invités du plateau de l’Info s’éclaire. Ce genre de catastrophe arrive aussi en Outre-mer avec le cyclone Irma faisant la taille de la France métropolitaine.  Il n’est pas prévu qu’il y ait des cyclones en Europe, cependant « les scientifiques surveillent de nouvelles trajectoires de cyclones "assez étranges" » s’exclame Nicolas Chateauneuf. En Occitanie, il existe la seule forêt où la nature a repris ses droits. Celle-ci n’a pas été exploitée par l’Homme depuis 150 ans. On y retrouve plus de 8000 espèces animales et végétales. Le seul problème reste l’activité humaine qui reste présente et peut causer des dégâts. « L’Homme reste très détaché de cette perte de biodiversité, le changement climatique aura forcément un impact dessus » finit par expliquer Emma Haziza.

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24 - École, les non-vaccinés lèvent le doigt ! - 2 septembre 2021

Eve Roger, directrice adjointe des rédactions du Parisien-Aujourd’hui en France Hubert Salaün, porte-parole de la PEE des Hauts-de-France Alix Bouilhaguet, journaliste politique Iannis Roder, professeur d’histoire-géographie de Saint-Denis Suite à la rentrée scolaire des établissements, de nombreuses dispositions ont été mises en place pour respecter le protocole sanitaire. « Les enfants ont plus que jamais envie de retourner à l’école » explique Eve Roger, directrice adjointe des rédactions du Parisien-Aujourd’hui en France. En effet, cela fait 18 mois qu’il existe un enseignement hybride dans les écoles, les enfants souhaitent retrouver une école « normale ». Cependant, il existe de l’anxiété chez les parents qui ne sont pas rassurés par rapport au virus. Jean-Michel Blanquer a annoncé qu’un enfant qui avait la Covid-19 doit rentrer chez lui et rester à l’isolement 7 jours en suivant les cours en distanciel. Celui qui est cas contact et vacciné peut rester à l’école. 44% des 12-17 ans ont reçu leur 2 doses tandis que 62% en ont reçu une seule. « Cela pourrait changer la donne pour cette rentrée » s’exclame Alix Bouilhaguet. Il faut aussi savoir que les adolescents de moins de 16 ans doivent avoir l’autorisation de leurs parents pour se faire vacciner. Dans les centres de vaccination, la population s’est nettement rajeunie, des familles se font vacciner ensemble. Dès le 30 septembre, le pass sanitaire sera obligatoire pour les 12-17 ans afin de retrouver une vie « normale » et de stopper la crise sanitaire. Cependant, il y a un enjeu lié à la rentrée scolaire, les scientifiques espèrent qu’il n’y aura pas de relance de la 4e vague. De plus, le virus circule 5x plus chez les 0-19 ans.

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23 - Marseille, trafics et règlements de comptes - 1er septembre 2021

·  Audrey Goutard, cheffe de service enquête et reportage à France Télévisions  ·  Driss Aït Youssef, docteur en droit public et spécialité de la sécurité  ·  Thierry Bezer, journaliste France 3 Provence-Alpes Côtes d’Azur ·  Fabrice Rizzoli, docteur en sciences politiques de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la grande criminalité (criminalité organisée, mafias, corruption, délinquance économique et financière) Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2022, Emmanuel Macron, président de la République, est en déplacement pendant trois jours sur Marseille. La ville est en proie depuis de nombreuses années à des fusillades et règlements de compte sous fond de trafic de stupéfiants.  Au total, 14 personnes sont mortes depuis le début de l’année.  Menacés par les trafiquants de drogue, la peur et l’angoisse sont omniprésentes pour les habitants des quartiers concernés de Marseille. Il existe environ 160 points de deal à Marseille causés par l’import très importante des drogues avec la proximité des frontières espagnoles, italiennes et marocaines. De plus, l’âge moyen des personnes « recrutées » pour trafiquer reste jeune avec des dealers âgées de 14, 15 ans.  Une association a été créée pour soutenir les jeunes qui souhaitent sortir de ce « cercle vicieux », le but étant de ne pas laisser le trafic brouiller leur horizon. L’association a soutenu près d’un millier de jeunes. « Marseille est la 2e ville de France mais aucun service public n’est présent dans les cités » explique Audrey Goutard avant d’ajouter « Le déplacement d’Emmanuel Macron dans cette ville à l’instant des élections est un signal fort ». Les habitants ont beaucoup d’espoir pour que l’État résolve une partie de leur problème ».  En 2018, à Marseille, rue d’Aubagne, deux immeubles se sont effondrés dû à leur état pittoresque. Deux ans plus tard, les habitants dans ces appartements n’ont toujours pas été relogés. De nombreuses manifestations ont été faites pour que la municipalité rénove des vieux quartiers devenus insalubres, il est compté environ 2600 immeubles. 

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22 - Afghanistan, la faillite de l’Occident ?

Invités : - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU - Marc Hecker, chercheur à l’Ifri, spécialiste des questions de défense et de terrorisme - Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS - Olivier Weber, grand reporter et auteur de « Massoud, le rebelle assassiné » L’armée américaine a quitté l’Afghanistan le mardi 31 août dans la nuit, avec 24 heures d’avance. C’est la plus longue guerre menée par les États-Unis. Ce retrait ainsi que le marasme laissé à Kaboul marquent-ils l’échec de l’Occident ? Dans la matinée, les talibans se sont réjouis d’une « victoire historique ».« Sur le long terme, l’imposition de la démocratie en Afghanistan n’a pas fonctionné et parce que le retrait s’est passé de façon catastrophique. Il n’y a eu aucune anticipation et une manœuvre mal montée », estime le Général Dominique Trinquand. Les observateurs déplorent la rapidité de la prise de pouvoir pour les talibans. « Les talibans sont rentrés dans la ville alors que les troupes occidentales, un certain nombre de civils et tous les afghans qui travaillaient pour les américains et les européens étaient encore présents. Cela a donné cette situation extrêmement chaotique », analyse Marc Hecker. « C’est un échec magistral », renchérit-il. Du côté des médias américains, l’heure est plutôt au soulagement. « Les grandes guerres d’Irak et d’Afghanistan sont devenues au fil des années extrêmement impopulaires », analyse Marie-Cécile Naves. « Le coût humain, psychologique et financier est énorme. Beaucoup d‘américains y ont perdu des proches. Cela faisait longtemps que la population américaine souhaitait le départ de l’armée d’Afghanistan et d’Irak ». Ce retrait aura donc des conséquences limitées sur le plan politique. « Joe Biden ne perdra pas de crédit auprès de l’opinion publique américaine. On verra sur le long terme, notamment aux élections de mi-mandat l’année prochaine mais, malgré le chaos, l’opinion américaine lui en serait plutôt gré », estime Marie-Cécile Naves.  Les États-Unis ne sont plus les gendarmes du monde  Les bilans en Afghanistan et en Irak soulignent aussi l’impossibilité de mettre en place une gouvernance légitime par le biais d’une action militaire dans un pays. C’est également le constat que les États-Unis ne sont plus les gendarmes du monde. « C’est une évidence », affirme le Général Dominique Trinquand. « Les militaires ne sont qu’une petite réponse à ce sujet. Nécessaire, mais au bout du compte c’est une stratégie complète qu’il faut développer avec l’aide des pays », ajoute-t-il. « On ne résout pas les problèmes politiques par l’armée », précise Marie-Cécile Naves. 

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21 - Pass Sanitaire, télétravail… Tout change en entreprise - 30 août 2021

Invités : David Kling, président de la Chambre de commerce et d’industrie Paris IDF Béatrice Mathieu, rédactrice en chef à l’Express, en charge du service économie Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprise du CREDOC À partir du lundi 30 août, le pass sanitaire devient obligatoire dans toutes les entreprises qui reçoivent du public. Plus d’1,8 millions de salariés devront ainsi présenter leur QR Code faute de quoi ils ne pourront pas travailler. Selon le syndicat des indépendants, les PME ont joué le jeu puisque 80% de leur personnel seraient déjà en règle. « Ce qu’il se passe avec le pass sanitaire, c’est l’accommodation progressive d’une nouvelle nécessité qui est apparue », estime Elie Cohen. Et d’ajouter : « La vaccination va finir par devenir une activité réflexe. Personne dans les années à venir ne trouvera anormal que pour accomplir certaines tâches, il faille passer par la vaccination ». L’année 2021 a également vu le pouvoir d’achat des Français augmenter. « Nous sommes dans des conditions économiques très bonnes du côté des foyers et des particuliers », analyse Pascale Hébel. « On n'a pas une consommation qui s’envole, mais on est dans un niveau de consommation qui est comme en 2019 », précise-t-elle. Néanmoins, tous les restaurateurs ne sont pas ravis par ces mesures. « Paris, l’île-de-France sont beaucoup plus touchés par la crise que la moyenne nationale, décrypte David Kling. Il ne rebondit pas car il est très ouvert sur l’extérieur, sur l’environnement, les touristes asiatiques, américains. Les hôtels ne sont pas remplis. De la même manière, tout ce qui est lié à la vie culturelle et l’événementiel est totalement à l’arrêt pratiquement depuis deux ans. On ne pourra retrouver cette activité dans Paris que le jour où l’on pourra voyager normalement », a-t-il poursuivi. L’été 2021 a marqué le recul de la vie touristique, notamment dans les grandes métropoles. En cause ? La fermeture des frontières et la généralisation du télétravail qui a permis à de nombreux salariés de travailler depuis chez eux voire de leur lieu de vacances. Pénurie de salariés qualifiés  Cette rentrée est également marquée par la pénurie de main d’œuvre, notamment dans le secteur de la restauration, l’hôtellerie et le bâtiment qui peinent à recruter du personnel qualifié. La restauration manque d’environ 100 000 salariés. « Ce sont des métiers extrêmement durs, avec des horaires très larges dans des conditions très difficiles. Durant cette période de confinement, ils n’ont pas travaillé pendant des mois, il y a eu une remise en question. Avec les salaires que beaucoup ont à Paris, c’est difficile de vivre à Paris avec un salaire de serveur. Certains ont changé de vie, ou de secteur », analyse Béatrice Mathieu. Quelles solutions pour les patrons ? « Peut-être d’aménager les horaires, trouver de meilleures solutions pour renforcer l’attractivité et surtout trouver des formules pour l’intéressement qui introduisent de la flexibilité », suggère David Kling. Certaines de ces pénuries existaient déjà avant la crise du Covid-19 notamment dans l’industrie ce qui renvoie à la question plus globale de la formation. 

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20 - Covid, le variant Delta va-t-il gâcher l'été ? - 25 juin 2021

Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone Consulting, spécialiste de l’opinion en ligne Bruno Mégarbane, chef de service de réanimation médicale et toxicologue à l’hôpital Lariboisière (Paris) Arianne Calvo, psychologue  Richard Handschuh, médecin généraliste à Paris, membre du syndicat MG France Le Jeudi 24 juin 2021, Jean Castex était dans les Landes où le variant Delta est très présent. Cela reste « très compliqué » pour les restaurateurs où il n’y a « pas de consommation ». Le Premier ministre, souhaite renforcer la campagne de dépistage et débloquer 20 000 doses de vaccin supplémentaire pour le département. Le variant Delta est apparu en Inde et possède une quinzaine de mutations. Celui-ci est beaucoup plus contagieux, le vaccin marche donc moins bien. 70% des nouveaux cas dans les Landes viennent de ce variant Delta. À Paris, il y a très peu de nouveaux cas : les personnes ont pris l’habitude des gestes barrières.  « Il y a une forme de déni qui se met en place comme si rien ne s’était passé, on a envie d’oublier » explique Arianne Calvo en parlant de la situation actuelle. Au Royaume-Uni, 16 000 nouveaux cas ont été enregistrés, 98% des nouveaux cas sont touchés par le variant Delta. Le déconfinement a donc été reporté au 19 juillet à la place du 21 juin 2021. En France, il y a un tassement des premières doses de vaccination mais une grande montée des deuxièmes doses. 15% des plus de 80 ans ne se sont toujours pas fait vacciner. En revanche, beaucoup de jeunes le font pour sauver leurs vacances. 

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19 - Climat, l’espèce humaine menacée ?

Invités : Françoise Vimeux, climatologue à l’Institut de recherche pour le développement Emma Haziza, chercheur, scientifique et entrepreneur pour la planète Nicolas Chateauneuf, journaliste sciences et environnement « Si la vie sur Terre peut se remettre d’un changement climatique majeur, l’humanité ne le peut pas ». Cette phrase choc est issue de la première version du rapport du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), une version non validée. Ce rapport, censé paraître l’an prochain, a été publié en partie par l’Agence France Presse et, ce jeudi, de nombreux journaux en font leur Une.  Si les différents invités de L’info s’éclaire rappellent qu’il est difficile de commenter un rapport qui n’a pas encore été officiellement publié, il n’en demeure pas moins très alarmant. Les experts estiment même que le pire est à venir et prédisent de nouvelles scènes apocalyptiques, comme en Australie, où la hausse des températures a des conséquences dramatiques. Et en France, quelles sont les répercussions du réchauffement climatique ? Jean-Pierre Le Danff, consultant en éco-psychologie, intervient en visio-conférence pendant l’émission alors qu’en plateau, Françoise Vimeux, climatologue à l’Institut de recherche pour le développement, Emma Haziza, chercheur, scientifique et entrepreneur pour la planète et Nicolas Chateauneuf, journaliste sciences et environnement, accompagnent Axel de Tarlé pour décrypter la situation.

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18 -  Commerces… Et à la fin c’est Amazon qui gagne

 Invités : Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprises du CREDOC Etienne Lefebvre, rédacteur en chef Les Echos Christine Kerdeillant, directrice de la rédaction L’Usine nouvelle Jean-Marc Daniel, économiste, professeur émérite à l’ESCP Europe Après 16 ans de travaux, la célèbre Samaritaine rouvre ses portes le mercredi 23 juin 2021. L’institution a révolutionné le commerce au XIXe siècle avec son fameux slogan : « On trouve de tout à la Samaritaine ». Mais aujourd’hui, elle se voit dépassée par le géant du e-commerce Amazon. « On a vraiment passé un cap ces derniers mois. On a gagné une clientèle, celle des plus âgés qui était la plus retentissante et qui va rester », estime Pascale Hébel avant de préciser : « On a besoin des magasins aussi. Ce sont des lieux d’échange, où on se retrouve. Et en ce moment, on en a besoin après tous ces mois de confinement ». Amazon est-il le maître absolu sur le marché du e-commerce ou bien y a-t-il des concurrents ambitieux ? « Il y a surtout le chinois Alibaba mais ce n’est pas le seul. Avec la Covid-19, toutes les enseignes commerciales ont dû se numériser beaucoup plus rapidement et se mettre au commerce en ligne. C’était une question de survie donc y a eu une accélération », explique Etienne Lefebvre. Mais Amazon bénéficie également de cette concurrence. « C’est aussi un prestataire de technologie. Il a tout un savoir-faire technologique et logistique incroyable et il le vend à des enseignes commerciales », a précisé Etienne Lefebvre. Ce qui fait le succès d’Amazon, c’est avant tout la rapidité de livraison, parfois moins de 24 heures. Aujourd’hui, sa cote en bourse s’élève à 1800 milliards de dollars. « Cette entreprise est partie et elle emploie aujourd’hui 1 million 300 mille personnes dans le monde. C’est le deuxième employeur privé mondial derrière Wallmart ». Alors que les soldes débutent le 30 juin en France, la plateforme américaine a, de son côté, déjà commencé à casser les prix. Ce qui révolte les petits commerçants. « Les élus essayent aujourd’hui de contenir Amazon », explique Christine Kerdeillant. La réussite d’Amazon est également liée à l'ambition de diversification de son PDG Jeff Bezos. Ouvertures de boutiques physiques, service de Cloud, offre vidéo et bientôt peut-être l’espace… Il est partout. 

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17 - Affaire Valérie Bacot, le calvaire au féminin - 22 juin 2021

Boris Chaumette,psychiatre au GHU Paris psychiatrie et neurosciences  Audrey Goutard, chef du service enquête et reportage  Céline Parisot, présidente de l’Union Syndicale des Magistrats  Valérie Bacot, femme de 40 ans, est accusée d’avoir assassiné son mari violent. Cette femme se faisait violer depuis ses 12 ans par son beau-père, celle-ci tombe enceinte à 17 ans de lui et a donc la contrainte de vivre avec celui-ci, homme qui est ensuite devenu son mari. En 2016, Valérie Bacot finit par le tuer et l’enterre dans la forêt : elle était son esclave depuis ses 12 ans et voulait protéger sa fille de 14 ans.  « Dans ce genre de situation, la justice a pour mission de vérifier les réelles motivations de l’accusée, les questions ont pour but de prendre le plus de recul possible » explique Céline Parisot. Un juge d’instruction l’a suivie pendant plusieurs années pour comprendre les conditions de vie de la femme. L’accusée voulait que ses enfants soient majeurs pour ensuite se suicider.  L’affaire Sauvage est un exemple de cette même situation, une femme battue pendant 47 ans. En 2012, Jacqueline sauvage tire à 3 reprises dans le dos de son mari avec un fusil. Celle-ci est condamnée à 10 ans de prison pour homicide prémédité. En 2016, l’accusée est graciée par François Hollande.  Il y a encore peu de temps, le féminicide n’était pas reconnu. Aujourd’hui, on compte environ 20% de violences conjugales en plus par rapport à l’année dernière. Le confinement, lié à la pandémie, a mis lumière ces violences, près de 220000 femmes en subissent de leur conjoint. « Beaucoup de femmes portent plainte mais celles-ci ne sont pas suivies, il y a défaillance de la justice. »

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16 - Élections, quels enseignements pour 2022 ?

Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication de SciencesPo Céline Bracq, co-fondatrice et directrice générale d’Odoxa Gilles Bornstein, éditorialiste politique  Ivanne Trippenbach, journaliste au service politique de l’Opinion Le dimanche 20 juin 2021 a eu lieu les élections régionales : 2 Français sur 3 se sont abstenus d’aller voter. « C’est un acte politique, les Français ont choisi de ne pas voter. L’explication pourrait être qu’après 1 an, on s’est senti un peu abandonné/trahi par le politique, l’impuissance de l’État face à la situation entraîne le pessimisme des Français. À quoi bon aller voter » explique Philippe Moreau-Chevrolet.  Les résultats ont montré que principalement des seniors ont voté, 80% des jeune se sont abstenus soit 40 points d’écart entre les deux catégories. « Les femmes s’intéressent moins à la politique : le taux d’abstention chez les femmes est de 72% contre 59% chez les hommes. » Pour Marine Le Pen, cela reste fondamental que Thierry Mariani gagne ces élections pour montrer que le Rassemblement national peut gérer une collectivité locale. La population ne veut pas d’un match Marine Le Pen-Emmanuel Macron cette année. Xavier Bertrand, déclatré candidat à la présidentielle, essaie de prendre de court ses rivaux tandis que Laurent Wauquier fait un discours accès plus sur le fond, très similaire à « du Sarkozy ».  « Il y a plus de voix de gauche en Ile-de-France que de voix de droite, mais le problème c’est qu’il y a tellement de candidats qu’ils n’arrivent pas à conquérir. La gauche est en dessous de tout, ils sont bien meilleurs désunis qu’unis. Il faudrait que la gauche aille chercher ses électeurs, parle et se recompose » finit par expliquer l’un des invités du plateau de l’Info s’éclaire. 

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15 - Bac, la fin d’un monument ? - 17 juin 2021

Invités :  Alix Bouilhaguet, journaliste politique  Sophie Vénétitay, professeure de SES et secrétaire générale adjointe du SNES-FSU Christophe Ferveur, psychologique clinicien à la Fondation santé des étudiants de France (Paris) Léopold Audebert, journaliste au service société  Le lundi 17 juin 2021, les élèves de terminales ont débuté l’épreuve de philosophie du baccalauréat, seule rescapée des épreuves en présentes avec le Grand Oral, de l’édition 2021, qui inaugure également la nouvelle formule proposée par la réforme Blanquer.  Avec la crise sanitaire, seule la philosophie et le Grand oral se tiendront en présentiel, les autres épreuves ont été substituées au profil du contrôle continu. Par ailleurs, cette année, l’administration a mis exceptionnellement en place certains ajustements pour faire preuve de « bienveillance » à l’égard des étudiants. Concernant la philosophie, seule la meilleure note entre le contrôle continu et l’épreuve du jour J sera conservée. Mais dans ce contexte, une question se pose : le bac est-il moins difficile qu’avant ?  « Il y a deux phénomènes. Il y a la crise sanitaire, qui fait que les épreuves ont été totalement adaptées et qu’il y a un filet de sécurité énorme. Ils ont vécu une année compliquée, donc c’est plutôt une bonne chose, explique Alix Bouilhaguet, journaliste politique France.tv. Et de poursuivre : Et puis, il y a aussi la réforme du bac, elle-même, qui fait qu’il y a désormais une portion congrue sur les épreuves et que l’on peut s’en sortir avec un très bon contrôle continu ».  Cette année marque la première année de la réforme Blanquer, pleine et entière. Cette nouvelle version du bac n’est pas toujours comprise par tous les parents. « Il y a un flou général sur l’information sur l’épreuve de cette année », explique Sophie Vénétitay, professeure de SES et secrétaire générale adjointe du SNES-FSU. Cette année, seule l’épreuve de philosophie et le Grand Oral se feront en présentiel. Pour l’année prochaine, les élèves devront également passer les épreuves de leurs spécialités, qui caractérisent ce « nouveau Bac ». Autre grande nouveauté de cette réforme, le Grand Oral qui se déroulera entre le 21 juin et le 2 juillet. Mais pour cette année de crise sanitaire, exceptionnellement, les candidats auront le droit de lire les notes qu’ils ont écrites juste avant de passer devant le jury. De plus, ils ne seront pas interrogés sur des parties du programme qu’ils n’ont pas étudié pendant l’année. Génération télétravail ? Par ailleurs, avec la crise sanitaire, beaucoup d'élèves ont dû travailler depuis chez eux. Peut-on parler d’une « génération télétravail » ? « Au contraire, il y a un effet régressif surtout avec le confinement. Il n'est pas sûr que ces jeunes aient développé une envie de travailler plus en autonomie. De plus, ils ont bien compris qu’il y aurait une certaine complaisance », explique Christophe Ferveur, psychologique clinicien à la Fondation santé des étudiants de France (Paris).

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14 - Joe Biden rencontre V.Poutine « le tueur » - 16 juin 2021

-  Pascal Boniface, directeur de l'IRIS -  Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman -  Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/NEI à l’IFRI -  Anne Nivat, grand reporter indépendante, spécialiste du monde russe Le mercredi 16 juin 2021, Joe Biden, président des États-Unis, et Vladimir Poutine, président de la Russie, se rencontrent à Genève. Les espaces aériens et terriens sont très bien surveillés avec plus de 3 000 soldats. Cette rencontre se fera à la villa La Grange à Genève en Suisse, comme leurs prédécesseurs Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan.  Joe Biden reproche à la Russie de ne pas mettre en œuvre les droits de l’Homme. Le président des États-Unis a récemment traité V.Poutine de « tueur Guerre froide, Poutine est prévisible. La véritable angoisse de Poutine est que l’Europe soit unie » défend l’un des invités du plateau de l’Info s’éclaire.  Les Russes reprochent à l’ancienne Russie d’avoir été « bernée » par les États-Unis. Gorbatchev expliquait à l’époque que les promesses qui avaient été faites n’ont pas été tenues. Les années 90 montrent l’humiliation de la Russie, l’impression qu’on leur donnait une leçon. » En 1991, Gorbatchev envoie des chars soviétiques en Lituanie à Vilnius, cela a causé 14 morts et 120 blessés. La peur qu’il y ait un retour de ces chars est réelles pour les habitants du pays. Les jeunes ne voient pas les mêmes choses : 30 ans après la chute de l’URSS, il n’y a pas de nostalgie de l’époque d’avant.

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13 - Élections, « Dimanche j’ai piscine » ! - 15 juin 2021

Audrey Goutard, cheffe du service enquête et reportage  Jérôme Sainte-Marie, sondeur, président de PollingVox Philippe Moreau-Chevrolet professeur de communication à SciencesPo Bernard Vivier, directeur de l’Institut Supérieur du Travail Près d’un Français sur deux ne va pas voter aux élections régionales, il y a un risque de dépasser 50% d’abstention aux votes des régionales. « Tout est fait pour que les Français s’abstiennent » explique l’un des invités du plateau de l’Info s’éclaire.  65% des Français comprennent le fait de s’abstenir. En Ile-de-France, il y a une possibilité qu’il y ait moins d’abstention car l’enjeu régional est très présent. 62% des Français pensent que ce sont les citoyens qui sont capables de changer la société contrairement à 42% pour les politiques : les Français ne croient plus en la capacité des politiques.  Les organisations syndicales s’affaissent comme les partis politiques, au mieux il y a un désintérêt au pire un rejet comme avec Jean-Luc Mélenchon qui a été enfariné le 12 juin 2021. « Autrefois, on votait car on croyait à un idéal, aujourd’hui au mieux on nous promet des réformes. Il y a un désengagement des politiques sur le local, quand on n’a pas de réponse on ne veut pas voter. Il faut donner du sens au vote et que quand les gens votent cela leur donne de l’importance ».  « Si on a un politique qui me dit, je vais t’aider à trouver une place en crèche, on va voter pour lui mais si un autre politique en face me répond, je vais te trouver une place en crèche, le vote sera pour lui. Il est question de rendre un service » s’exclame le professeur de communication à Sciences Po. « L’État doit revenir auprès des gens, le besoin de proximité est grand ».  La préoccupation écologique grandit et les agriculteurs font partie des premiers à l’être. Le diesel commence à grignoter le pouvoir d’achat des travailleurs. 89% des voitures sont des véhicules diesels. « On ne voit que l’aspect brutal des Gilets jaunes mais en vérité, ils ne le sont pas. Ces gens-là devraient s'impliquer dans la vie politique ». 

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12 - La nouvelle guerre froide contre Pékin - 14 juin 2021

Valérie Niquet, maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique Pierre Haski, chroniqueur géopolitique sur France Inter Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po et à l’INALCO, spécialiste de l’Europe Une réunion à Bruxelles le 14 juin 2021 a lieu pour accueillir 29 pays de l’alliance de l’OTAN, qui se rassemblent pour la première fois depuis l’élection de Joe Biden, président des États-Unis, fervent partisan de l’OTAN.  Les États-Unis ont une notion de leur domination très forte. Au « moment Spoutnik », ils ont très mal vécu le fait d’être en concurrence avec la Chine, pays qui se veut d’être une puissance technologique. « Les États-Unis ont une raison de s’inquiéter » annonce l’un des invités du plateau de l’Info s’éclaire avant d’ajouter « La Chine est une menace globale qui a beaucoup d'influences. ». « La Chine est une dictature, il n’y a pas d’alternance du pouvoir. La stratégie commerciale de la Chine est au service d’une stratégie politique. » La bataille des États-Unis contre la Chine peut faire oublier la lutte contre le réchauffement climatique, des ONG ont repéré de nouvelles centrales nucléaires dans le pays. Il y a aussi une compétitivité sur l’environnement : une jeune journaliste a fait un film sur la pollution et l’a mis en ligne, une semaine après, celui-ci a été supprimé.  Le vaccin chinois contre la Covid-19 a été le premier créé dans le monde cependant c’est le vaccin américain qui marche le mieux. La Chine est un pays qui met le collectif au cœur de la puissance de la nation, il a une vision antinomique. « Le but est de combattre l’individualisme. Le problème étant que les jeunes sont de plus en plus dans l’individualisme. Il y a une stratégie de contrôle idéologique qui remet en question « la société était beaucoup plus ouverte, maintenant c’est une société Orwellienne ». 

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11 - Le foot, une fierté française - 11 juin 2021

Invités : Virginie Phuplin, éditorialiste sport à Europe 1 Cherif Ghemmour, journaliste à So Foot Patrick Mignon, socialiste du sport Initialement programmé en 2020, l’Euro de football débute enfin ce vendredi 11 juin 2021, avec le match Turquie-Italie, programmé à 21h00 au Stadio Olimpico de Rome. Une longue attente pour tous les fans de ballon rond, mais pas que. Le foot est de plus en plus populaire en France et les compétitions internationales sont désormais suivies par un public plus varié, séduit par les résultats des Bleus et l’engouement qu’ils suscitent. Cela tombe bien, trois ans après avoir décroché le titre de championne du monde en Russie, l’équipe de France est favorite de l’Euro et va faire parler d’elle, matin, midi et soir, dans tous les médias. Quels sont les ressorts de cette folie pour le football ? Comment les compétitions internationales parviennent à rassembler les Français aux quatre coins du pays, unis et enthousiastes pour célébrer les victoires ? Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu hier à Clairefontaine pour soutenir l’équipe de France et ses propos adressés à certains joueurs, comme Kylian Mbappé, montrent bien la popularité et l’impact de nos joueurs vedettes sur notre société.  Autour d’Axel de Tarlé, Virginie Phuplin, éditorialiste sport à Europe 1, Cherif Ghemmour, journaliste à So Foot et Patrick Mignon, socialiste du sport, évoquent la fierté française pour son football.

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10 - Joe Biden en Europe, les retrouvailles - 10 juin 2021

Pascal Boniface, directeur de l'IRIS Etienne Leenhardt, journaliste chef du service étranger Gallager Fenwick, journaliste à France 24 Le mercredi 9 juin 2021, Joe Biden, le président des États-Unis, est arrivé en Europe. Celui-ci fait une tournée pour rencontrer ses alliés. On parle de marathon diplomatique, une première pour le démocrate. Il ira à la rencontre d'Elizabeth II, du président turc puis de Vladimir Poutine. Son slogan : « America is back » en sous-entendant que l’aire Trump est terminée. Le président des États-Unis est pro-européen et compte faire quelque chose de l’OTAN et le développer contrairement à son prédécesseur, Donald Trump qui a laissé des traces. 67% des Anglais pensent qu’il faut faire confiance aux États-Unis tandis que seulement 51% des Allemands, soit 1 Allemand sur 2, résultat des 4 années du milliardaire américain. Emmanuel Macron fait face à un politicien avec des sujets d’ententes et de mésententes ; une relation différente entre Donald Trump et lui. Le président français accuse les Américains de ne pas avoir envoyé de vaccins aux pays dans le besoin. En effet, 100% des vaccins produits aux États-Unis sont restés aux États-Unis.  Les Sud-Coréens ne veulent pas entrer dans une aire 'anti-chinoise'. « La Chine est le défi stratégique pour les États-Unis et l’objectif de la Chine est de dépasser les Américains ». Les États-Unis sont contre les règles autoritaires tandis que la Chine réprime le mouvement pro démocratie : les autorités de Pékin ont interdit les célébrations de Tian’anmen.

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9 - Covid, un été sans nuage ? - 9 juin 2021

-  Faiza Bossy, médecin généraliste  -  Patricia Mozdzan, psychologue clinicienne et psychanalyste  -  Emile Leclerc, directeur d’études à l’institut de sondage ODOXA À partir du mercredi 9 juin 2021, les restaurants vont pouvoir servir leurs clients à l’intérieur à nouveau avec un couvre-feu décalé à 23h. « Les restaurants vont pouvoir accueillir jusqu’à 50 personnes en plus, cependant ils vont devoir rester assis pour consommer » explique l’un des invités du plateau de l’Info s’éclaire. « L’esprit reste positif car la vie normale va reprendre » s’exclame Emile Leclerc. 1/3 des personnes restent tout de même inquiets de cette situation. « Les gens sont beaucoup plus seuls, se recroquevillent sur la cellule familiale » annonce la psychologue clinicienne. De plus, un grand nombre de Parisien ont fui la capitale et se sont réfugiés dans la proche banlieue. Les chiffres de la contamination reculent. On constate une baisse des cas par jour divisée par 6 : il y a 2 mois, environ 36 000 personnes étaient contaminées par jour ; il n’y en a plus que 6000 aujourd’hui. Les salles de sport ont rouvert le mercredi 9 juin 2021. Un protocole sanitaire précis a été mis en place avec une jauge d’accueil pour les personnes baissée de 50%. Cela permet de désinfecter régulièrement les machines et de mettre en place une ventilation courante.  Les rassemblements avec plus de 1000 personnes sont désormais possible grâce au pass sanitaire. Il se fait sous la présentation de l’attestation de vaccination complète, un test PCR négatif de moins de 48h ou d’avoir contracté la Covid il y a plus de 2 semaines et moins de 6 mois. 60% des Français sont favorables au pass sanitaire.