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Extimité

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Ce podcast donne la parole aux personnes minorisées. Ici, on se sert une grande tasse de thé et on écoute leur récit de vie.

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Saison 1

0. Douce

Son arrivée en France, le racisme et les violences conjugales.

1. Anthony

L'homophobie dès la cour de recrée.

2. Marie

Réfléchir son identité de femme métisse franco-vietnamienne.

3. Jean-Baptiste

Passer pour blanc pour échapper au racisme.

4. Khadija

Ses cheveux, la religion musulmane et féminisme.

5. Yuni

Identité de genre, drag queen et transidentité.

6. Paya

Son rapport apaisé à la foi musulmane et la nécessité du féminisme intersectionnel.

7. Max

Atteint d'infirmité motrice cérébrale, il raconte comment son handicap influe sur sa vie sociale, professionnelle et intime.

8. Vénus

Questionnements, coming-out forcé et affrontement.

9. Miguel

« Quand on est dominant, on a toujours des privilèges »

10. Mélodie

Être lesbienne, c'est être normal et même un non-sujet.

11. Kelsi

Artiste non-binaire franco-vietnamien, Kelsi affronte les jugements.

12. Marie-Odile

Hypersexualisation, relation maternelle et importance de l'art.

13. Paul-Arthur

Prier pour ne pas être gay.

14. Sun

« C'est puissant de rester, c'est puissant de partir »

15. Jean-Victor Rath Vireah

Se construire comme Asiatique en France en tant qu'adopté.

16. Safia

Être une femme racisée aux yeux de la société.

17. Yanis

Un personnage pour se protéger.

18. Calypso

Être drag, c'est casser la binarité de la société.

19. Virginie

Pourquoi ne serais-je pas légitime à travailler dans l'art en tant que femme noire en France ?

20. Rumi

"Quand je me suis rendu compte de mon identité de genre et de ma sexualité, j'ai commencé à me renfermer. J'ai créé un autre moi qui n'était ni celui de l'intérieur ni celui du dehors." (1:45) Son enfance au Pakistan jusqu'à 5-8 ans, puis en France (5:30) Ses premières questions sur le racisme, auprès de son père réfugié politique pakistanais (7:00) Le déclic qu'a été la mort de Zyed et Bouna, ainsi que les révoltes des banlieues de 2005 : "S'était créée une forme de solidarité entre personnes qui subissent le racisme. On se rendait compte qu'on vivait les mêmes choses, et qu'on devait créer des stratégies de survie." (10:30) Son métissage : "Ça n'avait pas de sens pour moi de rejeter une culture ou l'autre. J'étais pakistanais-marocain, puis français. […] Le métissage, ce n'est pas que noir et blanc. Ça peut aussi être quelqu'un comme moi qui ai des origines nord-africaines et asiatiques." (16:30) Le privilège d'être "light skin" = clair de peau (19:00) Ses vacances au Maroc, et surtout au Pakistan d'où il a pu se faire une vision du Conflit du Cachemire (26:00) Le manque de représentation pour les personnes sud-asiatiques, "brown people" ou "desi" (32:45) Son identité de genre et sa sexualité queer (38:30) Son rapport aux préjugés sur les masculinités desi : "En France, on me surnomme pak-pak, vendeur de rose ou de maïs, ou me perçoit comme arabo-musulman. Alors qu'en Angleterre, les personnes desi sont justement perçus comme Asiatiques." (45:30) Comment la danse l'aide à se réconcilier avec son corps (51:40) Ce qu'il ressent quand il danse : "Quand je danse, apparemment je fixe beaucoup les gens comme dans une forme de séduction ou comme si je renvoyais le regard qu'on m'assigne depuis la naissance. Je deviens maître du regard, du corps, de l'espace." (1:03:00) Sa transidentité : "C'est un principe du patriarcat : que personne ne se sente bien par rapport à son genre."

21. Aicha

"Aujourd'hui, je m'identifie comme gouine et c'est politique. Plus que lesbienne, se revendiquer comme gouine s'inscrit dans un cadre militant féministe." proclame Aicha dans ce dernier épisode de la première saison d'Extimité.

22. Gazelle

"Tu peux être une femme qui fait du drag, être noir et faire du drag, garder ta barbe pour faire du drag, être gros.se et faire du drag. Tu fais ce que tu veux, et si les gens n'aiment pas c'est parce qu'ils ne s'aiment pas." - Gazelle Von Lear dans l'épisode 22 d'Extimité.

Saison 2

1. Marina

« Quand une personne handicapée arrive à travailler et se "normaliser", la société validiste la met sur un piédestal : "si elle y arrive, pourquoi tous les handicapé.e.s n'y arrives pas ?"», raconte Marina dans l'épisode 23 d'Extimité. 

2. Ettore

"Je n'arrivais pas à survivre, à transitionner dans mon milieu d'origine", raconte Ettore dans l'épisode 24 d'Extimité. Ce migrant italien, étudiant, illustrateur, poète, et travailleur du sexe y évoque notamment son enfance solitaire en Italie où il a très tôt voulu exprimer sa transidentité : "Dire que je suis un garçon à ma mère est l'un de mes tous premiers souvenirs".

3. Jawhara

"Quand je me regarde dans le miroir, je vois une meuf qui s'est trop décolorée les cheveux ! Plus sérieusement, je n'aurais jamais cru que je changerai autant en déménageant de pays. Je me suis décoloré les cheveux, je les ai coupés, je ne les lisse plus, je me suis tatouée, et j'en ai plus rien à foutre de mon poids. Ça me paraît incroyable que j'aie pu m'émanciper de toutes les pressions que je subissais au Maroc".