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Héroïnes de la rue

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Je m'appelle Marguerite Stern, j'ai 28 ans, et un jour, j'ai pris une décision qui a changé ma vie. Je suis devenue activiste Femen. Ça a duré trois ans, et ça a radicalement changé mon rapport au monde. Mon rapport au corps, à la vie, à l'amour, à la rue.

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Saison 1

1. Depuis que j’ai 13 ans, des hommes commentent mon apparence physique dans la rue.

Vers mes 20 ans, j'ai découvert que j'avais le pouvoir de leur répondre. Prendre sa place dans l'espace publique. Peut-être que sans mes trois ans d'activisme dans Femen, je n'aurais jamais osé taper des scandales à des inconnus comme j'en tape encore régulièrement. C'est ce que cet épisode raconte.

2. Comment un tweet d'Aya Nakamura a changé ma vie.

Comme je l'ai évoqué dans le premier épisode, j'ai été activiste Femen pendant trois ans. Ça m'a donné beaucoup de force, ça m'a appris beaucoup de choses. Mais au bout d'un moment, je me suis sentie usée par tout ça. Les gardes à vue, les procès, le sentiment d'insécurité que procure la vie en squat. J'ai déménagé à Marseille en me disant que j'allais commencer une nouvelle vie, qu'il était temps de penser à trouver un travail sérieux, à me construire un peu... Pendant quelques années, j'ai laissé tomber la rue.

3. À la rencontre de la relève.

Aujourd'hui, on va partir à la rencontre d’héroïnes de la rue version junior. J'avais déjà une petite idée de ce que peuvent vivre les adolescentes à Marseille, mais ayant grandi à la campagne, je n'ai pas tout à fait eu la même expérience. Alors, j'ai eu envie d'en avoir le cœur net. Je suis allée me planter devant des lycées et j'ai attendu la fin des cours. Elles s'appellent Sarah, Sarah, Inès, Myriam, Lilibelle et Anais, elles ont entre 15 et 19 ans, et ce sont toutes des héroïnes.

4. Les guerrières d'Elior

Aujourd'hui, on va partir partir à la rencontre d’Héroïnes peu communes. Un groupe de 11 femmes de chambre d'un hôtel de luxe du groupe Elior, en grève depuis le 11 Avril 2019. Elles s'appellent Manuela, Nascelinda, Leila, Denise, Nascimento, Theresa Maria, Amel, Anna Christina, Inès, Elisandra, Jacquelina. Et elles sont en lutte. Aucune de ces femmes n'avait jamais manifesté, jusqu'au soir où Manuela, leur a envoyé un message à toutes.

5. La meuf qui allait poser des chattes dans la rue

Un jour où j'allais coller mes messages féministes dans Marseille, je suis tombée sur une sculpture de chatte. Elle était blanche, en plâtre, posée sur une plaque rectangulaire, avec des légendes soigneusement tracées au marqueur rouge. Ça m'a fait une drôle de sensation de voir non pas une chatte dessinée à la va vite ou même au pochoir comme on en voit se multiplier sur les murs de Marseille, mais une chatte bien réelle en trois dimensions, comme si elle sortait du mur. Derrière cette sculpture un peu précieuse, j'ai vu le temps qu'il avait fallu pour la penser précisément, pour la mouler, pour la poser. J'ai collé mon message à côté d'elle, je suis rentrée chez moi et j'ai mené l'enquête. Je l'ai retrouvée sur instagram. Et j'ai bien évidemment eu envie d'en savoir plus.