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Les Explorateurs

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Mais qui sont-ils ? Où la puisent-ils cette flamme qui un jour les pousse à larguer les amarres, à oublier le confort et à couper court à une vie toute tracée ? Qu’ont-ils donc en commun, les Explorateurs ? Ce podcast interroge cette notion d’aventure, d’exploration. Les femmes et les hommes que nous recevons ici lui ont consacré leurs rêves, leur vie, leur projet.

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Saison 1

1. Laurence de la Ferrière, la reine des glaces

Elle reste la première et la seule femme à avoir traversé entièrement l’Antarctique en solitaire. Il y a 20 ans, pourquoi Laurence de la Ferrière a-t-elle mis sa vie en jeu dans une telle odyssée ? La montagne a accouché d’un sourire. À 62 ans, Laurence de la Ferrière irradie toujours, la silhouette sportive et la détermination intacte. Elle raconte avec la même sérénité heureuse son premier stage en alpinisme alors qu’elle était tout juste majeure, sa tentative historique pour une femme de gravir l’Everest sans oxygène en 1992, qui échoue de peu, et, bien sûr, sa traversée en deux temps de l’Antarctique entre 1996 et 2000. Mais quel moteur a animé cette aventurière si intrépide, si téméraire, pendant toutes ces années ? La glace, élément choisi pour ce premier épisode des Explorateurs, met bien sûr en exergue le froid, grand ennemi de ces deux expéditions sur le continent blanc. La température descend parfois jusqu’à - 50 °C et se couple à la longueur de ces pèlerinages : 1 400 km pour atteindre le Pôle Sud la première fois, 3 000 km pour rejoindre la Terre Adélie la seconde. Comment est-elle parvenue à surmonter les douleurs, à résister au découragement et à cette solitude qui ronge insidieusement l’esprit dans l’épreuve ?

2. Laurent Ballesta, l'homme des profondeurs

A 45 ans, Laurent Ballesta est parti le 1er juillet dernier pour une nouvelle expédition de plongée en Méditerranée. Avec ses trois acolytes, le biologiste a choisi de rester 28 jours sous la mer. Le bruit des outils se mêle à celui des flots dans le port de la Pointe-Rouge, à Marseille. Ce 27 juin, les membres de l'expédition Gombessa V s'activent autour d'une grande barge sur laquelle trône un module jaune de 5m². C'est dans cette petite structure pressurisée que Laurent Ballesta et ses trois équipiers vont passer les quatre semaines suivantes à 120 mètres de profondeur entre Marseille et Monaco. Si l'objectif est l'étude scientifique de cette zone « crépusculaire » - nom donné parce que la lumière y est rare -, pourquoi avoir fait ce choix du confinement pendant 28 jours ? Comment est née cette idée ? Après la glace et Laurence de la Ferrière, c'est désormais un nouvel élément, la mer, qui intéresse Les Explorateurs. Biologiste marin mais aussi photographe de renom, Laurent Ballesta est un spécialiste de la Méditerranée. Il raconte « ces mondes parallèles » que sont les fonds marins, radicalement différents de l'univers urbain à côté duquel ils sont pourtant situés. Pourquoi avoir choisi la mer quasi-fermée qui sépare l'Europe de l'Afrique, elle qu'on dit polluée par les plastiques et le bruit ? Quel trésor cachent ces eaux claires ?

3. Bertrand Piccard, le savant dans le vent

En moins de 20 ans, Bertrand Piccard a bouclé le premier tour du monde en ballon sans escale (1999) et le premier tour du monde sans carburant, à bord d’un avion solaire, Solar Impulse (2016). Dès lors, quelle direction peut prendre l’aventure dans les airs ?

4. Liv Sansoz, la splendeur des sommets

Il ne s'agissait ni d'un record de vitesse, ni d'une grande première. Liv Sansoz a monté à son rythme les 82 sommets de plus de 4 000 mètres de l'arc alpin. Son aventure relevait de l'introspection et du partage.

5. François Gabart, le marin volant

On connaît le navigateur triomphant, moins l’ingénieur de l’ombre. Détenteur du record du tour du monde à la voile en solitaire, François Gabart est aussi l’architecte de navires s’élevant au-dessus des eaux. Le Vendée Globe (2013), la Route du rhum (2014), la Transat Jacques-Vabre (2015) et le record du tour du monde en solitaire en 42 jours et 16 heures (2017), rien que ça. Le palmarès de François Gabart est époustouflant, surtout lorsqu’on se rappelle qu’il n’a que 36 ans. Pratiquant de voile olympique de haut niveau jusque pendant ses études d’ingénieur, et donc longtemps abonné aux régates côtières, comment le Charentais est-il devenu un phénomène de la course au large ? Sa quête de vitesse semble sans fin. Si l’exploration géographique des mers n’est plus l’enjeu des marins du XXIe siècle, ces derniers partagent avec leurs illustres prédécesseurs - Christophe Colomb par exemple, auquel Gabart fait plusieurs fois référence - la volonté de sans cesse réinventer les bateaux. Vient alors cette question : si les bateaux de course « volent » aujourd’hui, peut-on imaginer voir d’autres navires léviter un jour, des bateaux de plaisance ou de commerce ?