Podcast| C dans l'air | Sybel

share sybel series logo

Partager


Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa g
...voir plus

episode sybel imglogo play

106 - MACRON 2 : NOUVELLE ÉQUIPE... NOUVEAUX DÉFIS – 21/05/22

Macron 2 : nouvelle équipe... nouveaux défis LES INVITÉ.ES : - Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » - Nathalie MAURET - Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » - Fanny GUINOCHET - Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » - Spécialiste des questions économiques et sociales - BERNARD SANANÈS - Politologue – Président de l’Institut de sondages Elabe Elle est enfin dévoilée. Près d'un mois après la réélection d'Emmanuel Macron, la nouvelle équipe gouvernementale a été annoncée hier après-midi sur le perron de l'Elysée par Alexis Kohler, secrétaire général du Palais. Une liste de 27 ministres et secrétaires d'Etat qui constituera donc le premier gouvernement d'Elisabeth Borne. Parmi les noms cités, plus de la moitié officiaient déjà sous Jean Castex, certains restant au même poste comme Bruno Le Maire à l'économie, Gérald Darmanin à l'Intérieur ou Eric Dupont-Moretti à la Justice. D'autres sont reconduits mais changent de portefeuille, comme Gabriel Attal qui passe de Porte-parole du gouvernement à Ministre du budget. Peu de surprises donc dans ce nouveau gouvernement qui a des airs de simple remaniement. Un nouvel entrant a cependant attiré l'attention : Pap Ndiaye, qui remplace Jean-Michel Blanquer au ministère de l'Education nationale. Cet historien des minorités et directeur du musée de l'Histoire de l'immigration de Paris est une prise importante pour Emmanuel Macron. Apprécié et salué à gauche pour son parcours et ses valeurs, il est l'antithèse parfaite de son prédécesseur. Mais Ndiaye est aussi décrié à l'extrême-droite, qualifié de « militant racialiste » hier par Jordan Bardella, patron du Rassemblement national. Elisabeth Borne, surnommée la « dame du faire », devra donc conduire cette nouvelle équipe pour mener à bien les réformes promises par le chef de l'Etat. Celle des retraites notamment, sans doute la plus périlleuse. Décrite comme à l'écoute, la nouvelle Première ministre s'était cependant montré intransigeante lors de son passage à la RATP comme aux ministères des Transports ou du Travail, négociant pied à pied avec les partenaires sociaux. L'écologie devrait aussi être au cœur de ses priorités. Elle sera entourée d'Amélie de Montchalain à la transition écologique et d'Agnès Pannier-Runacher à la transition énergétique. Sur le plan énergétique justement, le chef de l'Etat veut faire renaître le nucléaire français en voulant construire 14 réacteurs EPR. Mais ces réacteurs de nouvelle génération tardent à sortir de terre, les chantiers accumulant retards sur retards depuis des années. Il y a quelques jours encore, EDF a annoncé que son chantier à Hinkley Point, en Angleterre, accuserait un nouveau retard d'un an, engendrant des coûts supplémentaires d'au moins 3 milliards de livres. Alors, pourquoi Emmanuel Macron a-t-il choisi la continuité à la rupture ? Comment comprendre la nomination de Pap Ndiaye au ministère de l'Education nationale ? Elisabeth Borne sera-t-elle une redoutable cheffe de gouvernement ? Les projets d'EPR s'apparentent-ils à un interminable fiasco ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MACRON 2 : LES RECONDUITS... ET LES SURPRISES ? – 20/05/22

MACRON 2 : LES RECONDUITS... ET LES SURPRISES ? – 20/05/22 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » CAROLINE MICHEL-AGUIRRE Grand reporter au service politique « L’Obs » EVE ROGER Directrice adjointe de la rédaction « Le Parisien – Aujourd’hui en France » PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences Po Auteur de « Le populisme » Quatre jours après la nomination d'Élisabeth Borne à Matignon et presque un mois après la réélection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale est annoncée ce vendredi après-midi depuis le perron de l’Elysée. Plusieurs membres du gouvernement sont reconduits. Ainsi Bruno Le Maire reste à l’Economie, Gérald Darmanin demeure Place Beauvau et Eric Dupont-Moretti place Vendôme. Sébastien Lecornu est promu ministre des Armées, Brigitte Bourguignon ministre de la Santé, Olivier Dussopt ministre du Travail, Olivia Grégoire devient porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal sera chargé des Comptes publics, Amélie de Montchalin de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher de la Transition énergétique et Marc Fesneau à l’Agriculture. Enfin d’autres font leur entrée : Stanislas Guerini récupère le ministère de la Fonction publique, l’ancienne ministre de Jacques Chirac Catherine Colonna le Quai d’Orsay, l’ex-président du groupe LR à l’Assemblée Damien Abad les Solidarités et l’historien Pap Ndiaye va remplacer Jean-Michel Blanquer à l’Education nationale. Le week-end sera donc rythmé par les passations de pouvoir dans les ministères, avant un premier Conseil des ministres prévu ce lundi. Le gouvernement sera alors soumis à un devoir de réserve le temps de la campagne électorale des législatives, et quelque part en période d’essai. Car pour rester après le 19 juin, il faudra pour chaque ministre sans doute gagner dans sa circonscription.   Le début d’une campagne éclair voulue par l’exécutif alors qu’à gauche la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) vient de dévoiler son « programme partagé » de gouvernement. Avec une ambition clairement affichée : convaincre pour imposer une cohabitation à Emmanuel Macron après avoir remporté une majorité à l’Assemblée nationale à l’issue des élections des 12 et 19 juin prochains. Pour cela, la Nupes a détaillé jeudi, quinze jours après sa naissance, un programme commun riche de 8 chapitres et 650 mesures, dont les plus emblématiques : salaire minimum à 1 500 euros net, nationalisation des aéroports, des autoroutes, d’EDF et d’Engie, retraite à 60 ans à taux plein avec 40 annuités de cotisation, passage aux 32 heures hebdomadaires pour les métiers pénibles, blocage des prix de produits de première nécessité, revalorisation des retraites,  « en finir avec les pesticides », rétablir un ISF incluant un volet climatique, recruter 100.000 soignants pour l’hôpital public, avènement d’une VIe République, référendum d’initiative citoyenne… 33 « nuances » ou divergences qui subsistent sont également indiquées, notamment sur le nucléaire, l'Otan ou l'Europe.   Pas de quoi néanmoins convaincre les opposants socialistes à l’alliance menée par LFI qui ont commencé à se structurer lors d’une première réunion de coordination. Objectif : accompagner les candidats PS qui entendent se présenter face à des candidats Nupes aux législatives, comme c’est le cas notamment dans l’Hérault.     Chez LREM – ou plutôt Renaissance, le nouveau nom du parti – on connaît aussi quelques dissidences, même si la majorité présidentielle a réussi à dégoupiller les plus gros risques, grâce à l’accord avec Horizons, le parti d’Edouard Philippe, et le Modem. Quant à l’extrême droite, le Rassemblement national a décidé de présenter des candidats dans presque toutes les circonscriptions, sans accord avec le parti Reconquête d’Éric Zemmour qui est lui-même candidat dans le Var. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - FAUT-IL ENCORE PARLER AVEC POUTINE ? – 19/05/22

FAUT-IL ENCORE PARLER AVEC POUTINE ? – 19/05/22 Invités PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques PIERRE HAROCHE Chercheur en sécurité européenne Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire SYLVIE BERMANN Ancienne ambassadrice de France en Russie ANNIE DAUBENTON Journaliste spécialiste de l’Ukraine Auteure de « Ukraine, l'indépendance à tout prix » La réplique était attendue. Moscou a annoncé mercredi l’expulsion de dizaines de diplomates européens en poste en Russie, en représailles à celle, un mois et demi plus tôt, de diplomates russes par les capitales européennes. Au total, 27 diplomates espagnols, 24 diplomates italiens et 34 diplomates français doivent quitter le pays d’ici une à deux semaines. Ils sont déclarés « persona non grata » a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.   Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé la décision russe, sans « aucun fondement légitime ». En avril, la France avait annoncé l'expulsion de 41 diplomates russes qui se livraient, selon elle, à des activités d'espionnage sous couvert de leur ambassade, précisant que la sanction s'inscrivait dans « une démarche européenne ». À l'inverse, « le travail des diplomates et des personnels de notre ambassade en Russie s'inscrit pleinement dans le cadre de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires », a souligné le Quai d'Orsay.   De nombreux autres pays européens, comme l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Slovénie, l'Autriche, la Pologne, la Grèce ou la Croatie, ont massivement expulsé des diplomates russes depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, le 24 février. Moscou avait promis de répondre à chacune de ces mesures et des dizaines de diplomates occidentaux ont déjà été expulsés de Russie.   Ces nouvelles représailles marquent-elles l’impasse du dialogue avec Poutine ? Malgré l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et la découverte de charniers sur le front, le président de la République continue à s'entretenir avec son homologue du Kremlin. Le 3 mai dernier il s’est à nouveau entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine. C’était le vingtième appel depuis décembre mais le premier depuis mars et la découverte du carnage de Boutcha qu'il a lui-même qualifié de « crime de guerre ». Depuis Washington affirme qu’il faut arrêter de discuter avec « le criminel de guerre » Vladimir Poutine qui doit être déféré devant la justice internationale. D’autres dirigeants européens, à l’image de la France et de la l’Allemagne, continuent de parler au maître du Kremlin mais le maintien de ce dialogue par-dessus la guerre et ses atrocités soulève de nombreuses questions au sein de la communauté internationale... et même au sein de l’Europe. Ainsi la Première ministre estonienne a fait part la semaine dernière de son agacement face aux leaders européens qui continuent d'appeler Vladimir Poutine. « Il est un criminel de guerre. Si vous dîtes que les discussions ne produisent aucun résultat, alors pourquoi lui parler ? Je ne suis pas dans sa tête, mais si tout le monde l'appelle, il ne comprend pas qu'il est isolé. Si on veut lui faire passer le message, il ne faut pas l'appeler », a-t-elle affirmé.   Alors faut-il encore parler avec Vladimir Poutine ? Ou faut-il couper la ligne ? La question est relancée alors que sur le front les combats font toujours rage dans le Donbass et qu’à Kiev vient de s’ouvrir le premier procès pour crime de guerre depuis le début de la guerre. L’accusé, un soldat russe de 21 ans, est soupçonné d’avoir tué à coups d’une rafale d’AK-74 un commerçant poussant son vélo dans un village ukrainien près de Soumy, dans le nord-est du pays. L’homme est mort à quelques mètres de chez lui, il ne portait pas d’arme. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - SÉCHERESSE : LA GUERRE DU BLÉ A COMMENCÉ – 18/05/22

SÉCHERESSE : LA GUERRE DU BLÉ A COMMENCÉ – 18/05/22 Invités FRÉDÉRIC DENHEZ Journaliste - Spécialiste des questions environnementales  MAGALI REGHEZZA Géographe – Membre du Haut Conseil pour le Climat  ANNE-SOPHIE ALSIF  Cheffe économiste BDO France - Cabinet d’analyse économique  ARNAUD GOSSEMENT  Avocat en droit de l’environnement Professeur associé à Paris 1 51 °C au Pakistan, 46 °C en Inde ce week-end, d’importantes tempêtes de sable au Moyen-Orient et en France des chaleurs extraordinaires avec des températures de 30 °C un peu partout voire des pics à 35 °C par endroit. Ce mois de mai 2022 fonce vers des records de chaleur et la sécheresse continue de gagner du terrain dans le pays. Depuis le début d'année, le constat est sans appel dans l’Hexagone : le déficit de pluie atteint - 41 % en janvier, - 38 % en février, - 38 % en mars et - 25 % en avril. Les conditions actuelles suivent le même scénario, avec de longues périodes chaudes et ensoleillées. Le cumul de pluie moyen sur l'ensemble du pays est d'ailleurs le plus faible depuis onze ans.   Une situation qui inquiète les agriculteurs français et place la lutte contre le changement climatique au cœur des débats en ce début de campagne des législatives. À peine nommée, la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne a fait du « défi climatique et écologique sur lequel il faut agir plus vite et plus fort » l’une des priorités de son gouvernement. Lors de ce nouveau quinquennat, la France, condamnée récemment pour inaction climatique, semble donc vouloir mettre les bouchées doubles afin de respecter ses objectifs d'émissions de gaz à effet de serre.   Mais pour l’heure le programme de « planification écologique » de l’exécutif est encore vague et chez les associations de défense pour le climat, on se montre plutôt sceptique. La nomination d'Elisabeth Borne, qui n'a « pas brillé par des positions fortes et ambitieuses sur l'écologie », « n'augure guère d'espoir de voir la France opérer sa transition écologique comme l'urgence climatique l'y oblige », a ainsi commenté l'ONG Greenpeace alors que dans une tribune publiée le 8 mai par le Journal du dimanche, 17 personnalités issues de la société civile, dont Jean-Marc Jancovici, Cyril Dion, Camille Étienne, Boris Cyrulnik, ont invité le Président et l’ensemble de son futur gouvernement à suivre « une formation obligatoire de 20 heures aux enjeux écologiques ».   De son côté, Jean-Luc Mélenchon qui a placé l’urgence climatique au cœur de son programme et rêve de s’installer à Matignon dans l’hypothèse d’une victoire de la Nupes en juin, met en garde : « la crise du cycle de l’eau a commencé (…) Il y a des mesures d’urgence à prendre d’abord pour les paysans et pour ce qui résulte de cette situation (céréales, productions, animaux…). Mais il nous faut aussi traiter d'urgence les mauvais usages de l'eau, son gaspillage et le cycle de l’eau car elle est de moins en moins potable ».   Actuellement, 15 départements sont déjà soumis à des restrictions et un total de 48 arrêtés préfectoraux ont été pris. Néanmoins « la sécheresse aura un impact sur la production de céréales » et notamment de blé a prévenu lundi le ministère de l’Agriculture. Les agriculteurs des grandes plaines céréalières de Beauce et de Bourgogne craignent désormais de tout perdre à l’approche de la récolte annuelle prévue mi-juillet si le temps reste sec encore pendant plusieurs semaines.   Alors la chaleur va-t-elle durer ? Comment expliquer une telle situation en mai ? Le réchauffement climatique est-il déjà à l’œuvre ? Comment remédier à la crise de l'eau ? Avec la guerre en Ukraine, la sécheresse et l'embargo indien sur les exportations de blé, faut-il redouter une crise alimentaire ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - L'OTAN S'ÉTEND... POUTINE PIÉGÉ ? – 17/05/22

L'OTAN S'ÉTEND... POUTINE PIÉGÉ ? – 17/05/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS Ancien chef d’état-major Ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN ELENA VOLOCHINE Grand reporter– « France 24 » DAPHNÉ BENOIT Correspondante Défense - « AFP » Ancienne correspondante au Pentagone La guerre en Ukraine rebat les cartes de la sécurité européenne et mondiale. La Finlande vient d’officialiser sa candidature pour intégrer l'Otan. La Suède s'apprête à faire de même après des décennies d'opposition. L'invasion russe de l'Ukraine le 24 février a bouleversé le contexte sécuritaire à Helsinki et à Stockholm, restées neutres tout au long de la Guerre froide. Désormais les deux pays nordiques s’apprêtent à opérer une bascule historique qui est soutenue « pleinement » par la présidence française de l’Union européenne mais irrite fortement Moscou.   Hier dans la matinée, le vice-ministre des Affaires étrangères russe a qualifié les candidatures de Helsinki et Stockholm de « grave erreur », jugeant que « les conséquences » auraient « une portée considérable ». Dans l’après-midi, le président russe Vladimir Poutine a estimé que les adhésions de la Finlande et de la Suède à l’Otan ne constituaient pas « une menace » en soi, mais que la Russie réagirait à des déploiements militaires.   Le Kremlin a justifié à plusieurs reprises son invasion de l'Ukraine par le risque d'extension de l'Otan à ses portes. Une adhésion de la Finlande rallongerait de quelque 1 300 kilomètres la frontière entre la Russie et les pays de l'Alliance. C’est d’ailleurs le long de cette frontière que Vladimir Poutine vient de déployer des missiles Iskander à courte et moyenne distances qui peuvent être équipés d'ogives nucléaires et qui constituent le véritable calvaire de l'Ukraine depuis le début de la guerre.   Après les menaces verbales, et la coupure vendredi des exportations d'électricité russe à Helsinki, Vladimir Poutine vient donc d’envoyer un nouveau message aux Finlandais alors que dans l’est de l’Ukraine, dans le Donbass, les combats font toujours rage. La Russie, qui y concentre ses efforts, n’a pourtant pas fait d’avancées significatives depuis plusieurs semaines. Après un mois d’une contre-offensive bien menée, l’armée ukrainienne a même réussi à desserrer largement l’étau russe autour de Kharkiv, la deuxième ville du pays et objectif majeur de Moscou, jusqu’à se permettre une incursion à la frontière.   « L’offensive russe dans le Donbass est au point mort, la Russie n’atteint pas ses objectifs stratégiques ». L’Ukraine « peut gagner » la guerre qui « ne se déroule pas » comme prévu a d’ailleurs jugé dimanche le secrétaire général de l’Otan. Jens Stoltenberg a également assuré que l’Otan était prête à renforcer les « garanties de sécurité » de la Finlande et de la Suède avant leur adhésion, notamment en renforçant la présence de l’Organisation dans ces territoires. Vladimir Poutine pourrait-il s'en prendre à la Finlande et à la Suède après leur demande d'adhésion à l'OTAN ? Les tensions actuelles risquent-elles de s'aggraver ? Après le recul des forces russes à Kiev et Kharkiv, quelle est la situation sur le terrain ? Et que se passe-t-il à Marioupol ? Enfin pourquoi Istanbul, la capitale de la Turquie, est-elle devenue la cité d’accueil de nombreux Russes ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ÉLISABETH BORNE : DANS L'ENFER DE MATIGNON – 16/05/22

ÉLISABETH BORNE : DANS L'ENFER DE MATIGNON – 16/05/22 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique « France Télévisions » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique « Marianne » BRICE TEINTURIER Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos La fin bientôt du suspens. Emmanuel Macron devrait dans les prochaines heures révéler le nom du remplaçant de Jean Castex à Matignon, trois semaines après sa réélection à la présidence de la République. La démission du chef du gouvernement est survenue autour de 16 heures ce lundi alors qu'il parlait déjà dans les colonnes du Parisien de la vie qui l’attend après dans le Pyrénées loin des sujets brulants du quotidien d’un Premier ministre. Sa  successeure en revanche sera sommée d’avoir un avis sur tout et a déjà plusieurs dossiers brûlants qui l’attendent sur son bureaux.   La question du pouvoir d'achat qui demeure la première préoccupation des Français est sur le haut de la pile des dossiers à gérer, avec la tâche d'incarner et impulser la planification écologique et celle de lancer la concertation pour l’explosive réforme des retraites. Mais, condition pour « agir », la première tâche du futur Premier ministre va être de conduire les troupes investies derrière Emmanuel Macron à la victoire aux législatives. Le chef du gouvernement étant, dans la Constitution, le chef de la majorité, même si, comme en 2017, la figure de proue de la campagne des élections des 12 et 19 juin est bien Emmanuel Macron. C'est d’ailleurs le chef de l'Etat, qui, tout en assurant être « président de la République » et « pas à la tête d'un camp », s’est rendu mardi dernier à Aubervilliers mobiliser ses troupes. Et les investitures se sont faites sans que le futur Premier ministre soit à Matignon.   Des députés qu’il devra néanmoins gérer et motiver s’il obtient une majorité en juin alors que d’ores et déjà une trentaine de parlementaires LREM ont choisi de ne pas briguer de second mandat. Ces derniers mois, le doute et la lassitude ont gagné les rangs des marcheurs. Au point que plusieurs de ses poids lourds, qui avaient accompagné l’ascension d’Emmanuel Macron en 2017, ont choisi de laisser leurs circonscriptions à d’autres. Certains après avoir déjà pris leur distance avec l’exécutif. D’autres échaudés par le manque de marge de manœuvre politique préfèrent s’en retourner vers le monde de l’entreprise. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - KHARKIV, OTAN : LES BATAILLES PERDUES DE POUTINE – 14/05/22

    Invités GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - RFI LAURENCE NARDON Chercheure - Responsable du programme États-Unis de l’IFRI Institut Français des Relations Internationales PIERRE HASKI Chroniqueur international « France Inter » et « L’Obs » Une nouvelle déroute pour l'armée russe. Autour de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, les forces de Moscou sont renvoyées vers la frontière par une contre-offensive ukrainienne de grande ampleur. Vladimir Poutine essuie donc une nouvelle humiliation dans ce conflit qui s'enlise depuis bientôt trois mois. Son armée est de surcroît accusée de crimes de guerre à répétition, et le premier procès à ce sujet se tiendra dès le 18 mai prochain à Kiev. Pendant ce temps-là, dans l'usine Azovstal de Marioupol, dernière poche de résistance ukrainienne dans la ville, les derniers survivants ne veulent pas se rendre même si les Russes se rapprochent chaque jour. Les combattants demandent l'évacuation de leurs blessés mais les négociations avec la Russie sont pour l'heure « très complexes » affirme le président Volodymyr Zelensky. Plus au nord, c'est la Finlande qui craint de subir à son tour le scénario d'une invasion russe. Avec la Suède, le pays des mille lacs a demandé une adhésion « sans délai » à l'Alliance atlantique pour assurer sa sécurité. Mais pour le maître du Kremlin, la fin de la neutralité militaire finlandaise serait une « erreur ». Et la Russie a ainsi décidé de suspendre dès aujourd'hui les livraisons d'électricité à son voisin, officiellement pour cause d'impayés. Moscou menace aussi de prendre des mesures « technico-militaires » en représailles. Loin d'affaiblir l'OTAN, comme l'était son souhait, Poutine voit ainsi la guerre renforcer cette alliance. Le président finlandais Sauli Niinistö, qui s'est entretenu aujourd'hui avec Vladimir Poutine, devrait officialiser dimanche la décision de son pays d'être candidat à l'OTAN. Enfin, les conséquences de la guerre se font aussi voir sur le marché des matières premières, notamment des céréales. Le blé est particulièrement impacté, avec des prix qui flambent. La tonne de blé se négocie actuellement à 400€, un record. Ala guerre sécheresse s'ajoute la sécheresse, une conjoncture défavorable qui augure une chute de la production mondiale. Alors, comment analyser la nouvelle déroute de l'armée russe ? La demande d'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'OTAN peut-elle provoquer un élargissement du conflit ? Comment contrer les conséquences économiques de la guerre sur le marché des céréales ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - COVID : LA CHINE FERME, LA FRANCE OUVRE... – 13/05/22

COVID : LA CHINE FERME, LA FRANCE OUVRE... – 13/05/22 Invités Dr PATRICK PELLOUX Médecin urgentiste au SAMU de Paris - Président de l’AMUF SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques GÉRALDINE ZAMANSKY Journaliste - « Magazine de la Santé » sur France 5 NICOLAS BERROD Journaliste – « Le Parisien – Aujourd’hui en France » Pr CHRISTIAN BRÉCHOT – En direct de Floride Virologue - Président du Global Virus Network Un confinement national est décrété en Corée du Nord, où le régime qui n’avait jusqu’ici déclaré aucun cas à l’OMS vient d’annoncer son premier mort du Covid depuis le début de la pandémie. Le leader nord-coréen Kim Jong-un qui est apparu pour la première fois masqué jeudi à la télévision a juré d’éliminer le virus à la racine. Pour y parvenir il a décidé de verrouiller toutes les villes et régions du pays ainsi que de renforcer le contrôle aux frontières. Sachant que le pays est complètement isolé depuis deux ans.   La Corée du Nord semble donc se diriger vers un contrôle sanitaire drastique alors que plus de 187.000 personnes ayant de la fièvre sont déjà «isolées » et que le virus s’est répandu « dans tout le pays » a précisé le régime. Une décision pas étonnante quand on sait que le système de santé déficient aurait du mal à faire face à une épidémie majeure et que la Corée du Nord n'a vacciné aucun de ses 25 millions d'habitants, après avoir rejeté les offres de vaccination de l'Organisation mondiale de la santé, de la Chine et de la Russie.   Alors que se passe-t-il dans le pays ? A quoi pourrait ressembler la politique zéro Covid de la Corée du Nord ? Déjà sous cloche, le pays fait le choix d’un confinement très strict peut-être à l’image de ce qui est déjà mis en place dans plusieurs villes et provinces de Chine voisine. L’empire du Milieu, confronté à une vague de Covid qui a pulvérisé les chiffres « officiels » des contaminations au mois d'avril, poursuit dans sa politique du zéro Covid au risque de provoquer des tensions de plus en plus importantes et des émeutes.   Une situation en Asie qui contraste avec celle que connaît aujourd’hui la France qui a décidé de mettre fin au masque obligatoire dans les transports à partir de lundi. « Les choses s'améliorent » a affirmé Olivier Véran. Mais en a-t-on vraiment fini avec le Covid en France ? Le pays compte toujours plus de 36 000 cas positifs par jour, 20 000 patients hospitalisés et 100 décès par jour en moyenne depuis début mars. « La pandémie n'est pas terminée » a d’ailleurs souligné le ministre de la Santé. « Le scénario le plus probable, partagé par la communauté scientifique, est qu'il y aura d'autres variants, vraisemblablement issus d'Omicron, contre lesquels nous pourrons lutter avec l'immunité que nous avons acquise » a-t-il expliqué alors qu’en Afrique du Sud une cinquième vague commence, provoquée par deux nouveaux sous-variants d'Omicron nommé BA4 et BA5.   Mais que sait-on de ces sous-variants ? Doit-on craindre une nouvelle vague dans le pays ? Enfin quels sont les symptômes du Covid long ? Et quelle prise en charge ? D’après le site sante.gouv , 1,7 million de personnes ont présenté des symptômes persistants du Covid-19, un mois après l’infection initiale et pas moins de 700 000 personnes, plus de trois mois après. Des personnes qui ont besoin d’une prise en charge lourde dans des structures spécifiques. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MÉLENCHON : MACRON PRÉPARE LA RIPOSTE – 12/05/22

MÉLENCHON : MACRON PRÉPARE LA RIPOSTE – 12/05/22 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique - « France Télévisions » CAROLINE VIGOUREUX Journaliste - « l’Opinion » Auteure de « Le mystère Taubira » MATHIEU PLANE Économiste – OFCE Observatoire Français des Conjonctures Économiques Si Jean Castex sera en poste « au moins » jusqu'à vendredi soir comme l'a expliqué il y a quelques jours le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le Premier ministre prépare bien son départ. Hier soir, il a convié à Matignon ses 41 ministres et secrétaires d’État pour un dîner d’adieu après vingt-deux mois de gouvernement. Et l'heure est à l'incertitude pour bon nombre d'entre eux. Plusieurs figures du quinquennat, à l'instar de Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin, souhaiteraient faire partie du second mandat d'Emmanuel Macron. Dix-huit ministres sont par ailleurs candidats aux législatives. Jean Castex a fait savoir de son côté qu'il ne souhaitait pas entrer dans le prochain gouvernement ni être candidat aux législatives et a déjà fait ses cartons. Mais le nom de son successeur n’est toujours pas dévoilé. Le chef de l’Etat qui avait promis que la personne nommée serait attachée « à la question sociale, environnementale et productive » a affirmé lundi avoir arrêté son choix sans en dire plus. Et préfère s’engager dans la campagne des législatives en ciblant Jean-Luc Mélenchon.   Mardi, lors d’un discours visant à mobiliser ses troupes pour les élections des 12 et 19 juin, Emmanuel Macron a multiplié les attaques contre le leader de la France insoumise qui a réussi à prendre la tête d’une union de la gauche dans l’optique des législatives et ambitionne d’être Premier ministre. « Un troisième tour ? Cela n’existe pas. Il ne faut pas vous laisser intimider par ceux qui voudraient rejouer aux législatives ce qui a été tranché à la présidentielle », a-t-il lancé aux candidats de la majorité, réunis aux Docks d’Aubervilliers, avant de dénoncer une « extrême gauche », qui serait « unie sur une seule chose, la décroissance », « pas même d’accord sur le nucléaire » et « qui a choisi le communautarisme plutôt que l’universalisme ».   Un ton offensif contre celui qui est devenu le deuxième personnage politique le plus apprécié des Français et le premier opposant au président (37 %), devant Marine Le Pen (33 %) d’après les dernières enquêtes d’Elabe. A la tête de la Nouvelle union populaire écologique et sociale, Jean-Luc Mélenchon rêve d’une majorité à l’Assemblée nationale et d’une cohabitation où il tiendrait le premier rôle. Mais si l'alliance est faite, Nupes est en train de finaliser la liste de ses candidats aux législatives, non sans remous, et le parti doit aussi gérer une première crise. La France insoumise a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête interne après des accusations de violences sexuelles à l’encontre du journaliste controversé Taha Bouhafs. Le jeune homme avait retiré sa candidature, la veille, aux législatives à Vénissieux en dénonçant des « attaques sans précédent » et des « calomnies » récurrentes. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE : LE BOURBIER UKRAINIEN – 11/05/22

POUTINE : LE BOURBIER UKRAINIEN – 11/05/22 Invités ALAIN BAUER Professeur au CNAM  Responsable du pôle sécurité, défense et renseignement  ANTOINE VITKINE Journaliste  Réalisateur du documentaire : « La vengeance de Poutine » ANNIE DAUBENTON Journaliste spécialiste de l’Ukraine  Ancienne conseillère culturelle à l’Ambassade de France à Kiev   Auteure de « Ukraine, l'indépendance à tout prix »   PIERRE HAROCHE Chercheur en sécurité européenne  Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire  Selon les autorités ukrainiennes, l'étau serait en train de se desserrer autour de Kharkiv, deuxième ville du pays qui fait figure de verrou stratégique pour contenir la progression des troupes russes dans le Donbass. « Nos forces armées nous ont donnés à tous de bonnes nouvelles de la région de Kharkiv. Les occupants sont progressivement repoussés », a affirmé le président Volodymyr Zelensky dans une vidéo. « Les localités de Cherkasy Tychky, Rusky Tychky, Roubijné et Bayrak ont été libérées » dans la région de cette grande ville, a précisé l’état-major ukrainien sur Facebook. Néanmoins ce recul des troupes russes s'accompagne d’une intensification des bombardements sur la ville et les frappes aériennes russes se poursuivent également dans d'autres régions, notamment dans le sud-ouest du pays où l’attention se porte désormais.   Selon le commandement ukrainien, les troupes russes sont en train de frapper « sans merci » la cité portuaire Mykolaïv, située avant Odessa, le grand port du sud sur la mer Noire qui est désormais la cible d’une offensive meurtrière. Mais l’ambition du maître du Kremlin ne s’arrêterait pas là. Le renseignement américain qui avait prédit l’invasion de l’Ukraine s’attend aujourd’hui à une guerre au long cours avec une extension du conflit jusqu’à la Transnistrie, région de Moldavie qui a fait sécession en 1990.   Dans ce contexte, Joe Biden a déjà adressé un message clair à son homologue russe en signant une loi permettant d’accélérer l’envoi à l’Ukraine d’équipement militaire. Réactivant ainsi un dispositif emblématique datant de la Seconde guerre mondiale. Il a aussi obtenu l'appui du Congrès américain, qui a débloqué une nouvelle enveloppe faramineuse de près de 40 milliards de dollars pour le pays de Volodymyr Zelensky. Le Pentagone a également confirmé que des Ukrainiens ont été « envoyés contre leur gré en Russie ». « Nous n'avons pas de chiffres mais nous avons vu des signes montrant que des Ukrainiens sont emmenés d'Ukraine en Russie » a développé John Kirby,  questionné au cours d'un point presse sur les affirmations du gouvernement ukrainien depuis plusieurs semaines.  « Je ne sais pas combien il y a de camps ni à quoi ils ressemblent », a ajouté le porte-parole du Pentagone.   Selon les autorités ukrainiennes 1,2 million de personnes auraient ainsi été déportées en Russie et placées dans des camps.  Moscou avance des chiffres analogues mais parle « d'évacuations ». De son côté, le Quai d'Orsay a fait part de son « inquiétude » sur ce point. « Il n'y a pas de confirmation, mais si cela venait à être confirmé, les déplacements forcés sont interdits par le droit international » a affirmé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Jean-Yves Le Drian a également averti lundi que la guerre en Ukraine « sera longue et difficile ».   Alors quelle est la stratégie russe en Ukraine ? Faut-il craindre une extension du conflit à la Moldavie ? Et que sait-on des déplacements de civils ukrainiens en Russie ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - LÉGISLATIVES : QUI A PEUR DE MÉLENCHON ? – 10/05/22

LÉGISLATIVES : QUI A PEUR DE MÉLENCHON ? – 10/05/22 Invités CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique Conseiller de la rédaction - « Franc-Tireur » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » ASTRID DE VILLAINES Cheffe du service politique - « Huffington Post » JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » Alors qu'Emmanuel Macron était investi à l'Élysée pour un second mandat, les partis ont définitivement lancé samedi la bataille des législatives. A gauche, insoumis, communistes, socialistes et écologistes ont affiché leurs convergences à Aubervilliers lors de la convention de la Nouvelle Union Populaire Écologiste et Sociale (Nupes), la coalition formée pour les élections de juin. Un succès stratégique pour Jean-Luc Mélenchon qui se verrait bien Premier ministre, si la Nupes devient majoritaire à l'Assemblée nationale en juin. Mais si une partie de la gauche se félicite d'un moment « historique », chez les socialistes comme chez les communistes et écologistes, les opposants à l’accord électoral avec La France insoumise se succèdent dans les médias pour dénoncer une « reddition », un « naufrage », une « infamie sans nom ». Dans une tribune au Monde samedi, trois anciens députés européens, Jean-Paul Besset, José Bové et Daniel Cohn-Bendit, qualifient ainsi le ralliement derrière Jean-Luc Mélenchon « d'escroquerie » et accusent les dirigeants des Verts de trahir les valeurs fondatrices d'EELV. « Un Tout sauf Mélenchon est en train de se construire », a assuré de son côté dimanche l'ex-Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.   Et il n'y a pas qu'à gauche que les attaques fusent contre le troisième homme de la présidentielle, considéré par 37 % des Français comme celui qui incarne le mieux l'opposition au président d’après un dernier sondage Elabe. Depuis Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, où le RN a lancé sa campagne des législatives, Marine Le Pen a ciblé hier le député insoumis, qui serait loin d'incarner un adversaire crédible au président réélu selon elle. « Jean-Luc Mélenchon a fait élire Emmanuel Macron. Cela le discrédite absolument pour pouvoir se mettre dans la posture d'opposant d'Emmanuel Macron. Il joue les fous du roi », a-t-elle attaqué. Le président des Républicains Christian Jacob a lui affirmé qu’il n’y avait « aucune chance que Jean-Luc Mélenchon devienne Premier ministre », estimant que le chef de file des insoumis jouait le rôle « d’idiot utile » d’Emmanuel Macron. Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale Christophe Castaner a pour sa part estimé que « le programme de Jean-Luc Mélenchon, c'est celui d'une imposture et d'une banqueroute ». L'ancien député socialiste a également déploré que le bloc de gauche se soit aligné sur son programme. « Tout ça n'est que fantaisie et mensonge » a-t-il lancé encore. Quand l’ancien Premier ministre Manuel Valls, investi par la majorité aux législatives dans la Xe circonscription des Français de l'étranger (Espagne - Portugal), a lui affirmé que son « adversaire, ce sont les extrêmes, mais c'est le mélenchonisme ».   De son côté, Emmanuel Macron a fait savoir à Berlin, lundi, lors d'une conférence de presse, qu'il connaissait l'identité de son prochain Premier ministre sans en dévoiler le nom. Le chef de l’Etat préfère encore faire durer le suspense et fait cap vers les législatives. Il a décidé de lancer la campagne dans son camp ce mardi en rendant visite en fin de journée aux candidats investis par la majorité présidentielle réunis à Aubervilliers. Objectif : galvaniser ses troupes en vue des élections des 12 et 19 juin. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - 9 MAI : L'INSAISISSABLE POUTINE – 09/05/22

9 MAI : L'INSAISISSABLE POUTINE – 09/05/22 Invités GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international – « Le Journal du Dimanche » ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - RFI CHRISTINE DUGOIN-CLÉMENT Chercheure en géopolitique – Université Paris 1-Sorbonne Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, ce 9 mai, jour célébrant en Russie la victoire contre le nazisme en 1945, était cette année particulièrement scruté. Grand moment patriotique à Moscou où l'on attendait une démonstration de force de l’armée sur la place Rouge. Mais faute de victoire décisive en Ukraine, le défilé a pris des allures de parade militaire presque comme une autre avec 11 000 soldats, des dizaines de véhicules, dont des lance-missiles stratégiques et des chars. Point en revanche de parade d’avions dans le ciel, pour cause de météo défavorable, et un chef d’état-major des armées qui n'a également pas été vu à la tribune aux côtés du maître du Kremlin.   De plus en plus isolé sur la scène internationale, Vladimir Poutine a justifié dans un bref discours d’une dizaine de minutes l’invasion en Ukraine par la « menace inacceptable » que représente son voisin soutenu par l’OTAN et a répété ses encouragements aux soldats russes du Donbass qui se battent « pour la sécurité de notre patrie », « pour qu’il n’y ait pas de place dans le monde pour les bourreaux et les nazis. » Il a ensuite souligné que tout devait être fait pour éviter que« l'horreur d'une nouvelle guerre globale ne se répète ».   Quelques minutes plus tôt, le président ukrainien, accusé de nazi par son homologue russe, avait publié un vidéo pour ne pas laisser la Russie « s’approprier la victoire sur le nazisme ». Aujourd’hui « nous nous battons pour une autre victoire, la voie vers cette victoire est longue mais nous n’avons pas de doutes sur notre victoire. Nous avons vaincu à l’époque, nous vaincrons maintenant » a-t-il insisté alors que les bombardements s’intensifient dans le Donbass et que l’on a appris samedi « la destruction complète » d'une école dans la région de Louhansk, dans l'est du pays. Il y aurait au moins soixante personnes, toutes civiles, décédées selon les autorités ukrainiennes.   Par ailleurs, si dans la région de Kiev et dans le nord du pays, c’est le temps du retour pour nombre d’Ukrainiens, les traumatismes demeurent, et dans de nombreux villages récemment libérés, les habitants craignent de voir revenir les soldats russes.   C’est dans ce contexte que le chef de l’Etat s’est rendu à Strasbourg ce lundi pour prononcer un discours attendu au Parlement européen à l'occasion de la Journée de l'Europe. Devant les députés, il s’est dit favorable à une révision des traités de l’UE « dès le conseil européen du mois de juin », pour, entre autres, continuer « à généraliser le vote à la majorité qualifiée dans nos décisions ». Une manière de rendre plus « efficace » les prises de décisions des 27 Etats membres. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'était prononcée un peu plus tôt en faveur de cette évolution alors que les Européens peinent toujours à trouver un accord sur un embargo sur le pétrole russe. Le chef de l'Etat a également proposé la création d'une « communauté politique européenne », pour accueillir des pays comme l'Ukraine, qui ne peut pas adhérer rapidement à l'UE. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MACRON À L’ÉLYSÉE, MAIS QUI À MATIGNON ? – 07/05/22

MACRON À L’ÉLYSÉE, MAIS QUI À MATIGNON ? – 07/05/22 Invités : BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » GUILLAUME DARET Grand reporter au service politique – « France Télévisions » 21 coups de canons ce matin sur l'esplanade des Invalides, et voilà Emmanuel Macron officiellement reconduit pour cinq ans. Avant cela, la cérémonie d'investiture du président de la République a eu lieu comme de tradition à l'Elysée. Parmi les 450 convives ce matin, on trouvait les principaux représentants des institutions de l'Etat mais aussi les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande. Un symbole d'unité, et de continuité. Dans son discours d'investiture d'une dizaine de minutes, Emmanuel Macron a assuré que "le peuple français a fait le choix d'un projet républicain et européen" et un "projet d'indépendance dans un monde déstabilisé". Le chef de l'État a surtout martelé trois verbes : "Agir", "aimer" et "servir". Mais l'heure est surtout pour lui au choix d'un ou d'une Premier ministre. Une nomination qui tarde et semble plus compliquée que prévue, après les refus de la socialiste Valérie Rabault et de Valérie Bédague, ex-directrice de cabinet de Manuel Valls. En attendant Jean Castex reste aux manettes de Matignon jusqu'au 13 mai, dernier jour officiel du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Pendant ce temps-là, la Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Sociale (Nupes) investit cet après-midi ses candidats aux législatives. Cette union rassemble depuis cette semaine EELV, le PS et le PCF autour de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Lors de cette convention à Aubervillliers, les images des différents leaders côte à côte marquent après des années d'invectives entre ces forces de gauche. Un succès stratégique pour Jean-Luc Mélenchon qui se verrait bien Premier ministre si la Nupes devient majoritaire à l'Assemblée. Mais il n'y a pas qu'à gauche que ça se rassemble. Edouard Philippe (Horizons), François Bayrou (MODEM), Stanislas Guérini et Richard Ferrand (LREM) ont eux aussi annoncé la création d'une confédération politique cette semaine. Celle-ci a été baptisée Ensemble et le parti présidentiel, La République en marche, change de nom par la même occasion, et devient Renaissance. Enfin, à droite, l'heure est toujours au Pécressethon. La candidate malheureuse des LR à l'élection présidentielle avait annoncé être endettée de 5 millions d'euros après sa défaite. Il lui resterait encore la moitié à récolter. Mais un don de 2000 € de Nicolas Sarkozy a fait parler cette semaine puisque Valérie Pécresse a refusé de recevoir un euro de celui qui ne l'a pas soutenu pendant sa campagne. Le parti a donc connu meilleure forme, surtout que bon nombre de candidats aux législatives craignent une déroute, voire une disparition pur et simple du parti. Alors, quel quinquennat attend Emmanuel Macron ? La Nupes peut-elle gagner les législatives ? Mélenchon a-t-il des chances de devenir Premier ministre ? Les législatives peuvent-elles être fatales aux LR ? https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/ DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : LE RENSEIGNEMENT AMÉRICAIN CHANGE-T-IL LA DONNE ? – 06/05/2022

Ukraine : le renseignement américain change-t-il la donne ? LES INVITÉ.ES : - Pascal BONIFACE - Directeur de IRIS - Institut de Relations Internationales et Stratégiques - Elena VOLOCHINE - Grand reporter spécialiste de la Russie – « France 24 » - Iryna DMYTRYCHYN - Maîtresse de conférences à l’Inalco - Institut National des Langues et Civilisations Orientales - Jean-Dominique MERCHET - Éditorialiste « l’Opinion » - Spécialiste des questions de défense et diplomatie Plus de deux mois de bombardements et des combats qui s’intensifient à l’approche du 9 mai, date qui commémore en Russie la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne nazie. Dans une vidéo publiée hier soir, le président ukrainien a accusé les Russes de ne pas respecter le cessez-le-feu à Marioupol. L’usine Azovstal où sont terrés des centaines de civils est toujours pilonnée. Moscou dément et l’Onu a envoyé un troisième convoi d’évacuation. 500 civils ont pu quitter ces derniers jours Marioupol selon Kiev. Ailleurs dans le Donbass, l’offensive russe, lancée après l’échec de la prise de Kiev et du nord du pays, se poursuit. Mais les forces de Moscou peinent à avancer sur ce front et elles ne se sont pas emparées de villes majeures, comme Kharkiv ou Severodonetsk. Il faut dire qu'en face, la résistance ukrainienne est acharnée. Outre les armes lourdes américaines et européennes qui sont en train d'arriver sur place, et les drones de combat turcs qui font un malheur dans les rangs russes depuis le début la guerre, les Ukrainiens bénéficieraient également d’un appui tactique et opérationnel du renseignement américain. Ces derniers jours la presse américaine a fait état d'informations fournies par Washington qui auraient aidé Kiev à tuer des généraux russes près de la ligne de front et à couler le Moskva, le navire phare de la flotte russe. Ce qu’a nié formellement l’administration Biden. John Kirby, le porte-parole du Pentagone, a bien reconnu que son pays fournissait des données à l’Ukraine « afin d’aider les Ukrainiens à défendre leur pays », mais il a démenti toute assistance qui contribuerait à une action offensive. Et pour cause : depuis le début de la guerre en Ukraine, les Occidentaux et en particulier les États-Unis progressent sur une fine ligne de crête, apportant soutien à Kiev sans pour autant que Moscou puisse y voir une entrée en guerre qui pourrait précipiter le monde dans une escalade inquiétante. Dès les premiers jours de l’offensive russe, Vladimir Poutine a placé les forces de dissuasion nucléaire en alerte et n'a cessé de rappeler qu’il pourrait bien en faire usage si l’Occident intervenait directement. Dernier coup de semonce en date, l’exercice militaire qui s’est déroulé mercredi dans l’enclave de Kaliningrad, lors duquel la Russie a procédé à la simulation de tirs de missiles à capacité nucléaire. Parallèlement Dmitry Peskov, le porte-parole du Kremlin, a fait savoir ces derniers jours que la Russie était « bien au courant que les États-Unis, la Grande-Bretagne et les pays de l’Otan dans leur ensemble transmettent du renseignement et des données aux troupes ukrainiennes ». Et d’ajouter que « bien sûr », les forces russes répondraient si cela découlait sur la mort de généraux russes ou des pertes importantes. Depuis le début de la guerre, une dizaine d’officiers généraux russes seraient morts au combat. Un taux de perte particulièrement élevé dans un conflit moderne. Alors que se passe-t-il à Marioupol ? Où en est l’offensive russe dans le Donbass ? Pourquoi le renseignement américain agace-t-il Moscou ? A quel point le rôle joué par la CIA et la NASA peut-il être déterminant dans la guerre en Ukraine ? Enfin, alors que des rumeurs de maladie concernant Vladimir Poutine circulent sur Internet ces derniers jours, que sait-on de son état de santé ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE, CHINE : ALERTE À L'INFLATION – 05/05/22

UKRAINE, CHINE : ALERTE À L'INFLATION – 05/05/22 Invités PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute finance Auteur de « Le grand basculement » ANNE-SOPHIE ALSIF Cheffe économiste BDO France - Cabinet d’analyse économique STÉPHANIE VILLERS Économiste, spécialiste de l’Europe PIERRE HASKI Chroniqueur international « France Inter » et « L’Obs » Après un rebond en 2021, l'horizon s'assombrit pour l’économie française. Selon les chiffres publiés par l'Insee la semaine dernière, le produit intérieur brut (PIB) a fait du surplace au premier trimestre 2022, enregistrant une croissance de 0 %. Dans le même temps, les prix continuent de s’envoler, dopés par l’épidémie de Covid en Asie et la guerre en Ukraine. En avril, l'inflation atteint 4,8 % sur un an, d'après l'office statistique, du jamais vu depuis novembre 1985. Chez nos voisins, cet indicateur est même encore plus élevé. Ce mercredi, l'OCDE a indiqué que l'inflation de ses pays membres (essentiellement Europe occidentale et Amérique du nord) s'y élevait à 8,8 % en mars 2022, en particulier portée par les prix de l'énergie.   Mais outre les factures de gaz et d’électricité, les tickets de caisse des supermarchés suivent les mêmes tendances. Et c’est loin d’être terminé. D’après Dominique Schelcher, président des systèmes U, l’inflation « pourrait atteindre 7 %, 8 % voire 10 % » en France, prévient-il dans les colonnes du Parisien. Est-ce un scénario réaliste ? Quand cette hausse des prix va-t-elle se calmer ? Pour tenter d’éteindre l’inflation record aux Etats-Unis depuis quarante ans, la FED, la Banque centrale américaine, vient de décider d’augmenter ses taux directeurs d’un demi-point, du jamais vu depuis 2000. Et le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed estime que « d'autres hausses seront justifiées », d'autant que la guerre en Ukraine et les nouveaux confinements en Chine toujours engagée dans une stratégie « zéro Covid » aggravent la pression sur les prix et les problèmes de logistique.   Avec des chaînes d’approvisionnement rompues, une activité ralentie, des effectifs en baisse, la politique chinoise draconienne en matière de lutte contre le Covid menace l’économie mondiale et fait perdre à l’empire du Milieu « beaucoup de son attrait » pour de nombreuses entreprises européennes, selon une étude publiée jeudi. Dans ce contexte, certaines entreprises françaises font le choix de la relocalisation, d’autres implantées dans l’Hexagone tentent de tirer leur épingle du jeu.   Alors jusqu’où peut aller la hausse des prix ?  Comment interpréter cette hausse des taux d’intérêt décidée par la FED ? Quelles conséquences pour l’Europe ? Pourquoi la Deutsche Bank prédit-elle « une récession majeure » aux Etats-Unis ? Et que se passe-t-il en Chine ? Pourquoi la stratégie « zéro Covid » menace-t-elle l’économie mondiale ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MÉLENCHON : HOLD-UP SUR LA GAUCHE ! – 04/05/22

MÉLENCHON : HOLD-UP SUR LA GAUCHE ! – 04/05/22 Invités ROLAND CAYROL  Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN) RAPHAËLLE BACQUÉ Grand reporter - « Le Monde » CAROLINE VIGOUREUX Journaliste politique - « l’Opinion » BRICE TEINTURIER Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos Après les écologistes lundi et les communistes mardi, c’est au tour des socialistes d’avoir topé ce matin pour un « accord de principe » avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. Les discussions sur le fond se poursuivent ce mercredi mais les deux partis se sont entendus après d’âpres négociations sur la répartition des circonscriptions. Finalement, le PS obtient 70 circonscriptions, dont 25 à 30 gagnables, soit environ le nombre de députés socialistes actuellement.   Le Conseil national du PS qui rassemble près de 200 cadres du parti va se réunir jeudi soir pour le valider. Mais Olivier Faure y a la majorité, le suspense est donc très limité. Ce vote indiquera surtout l’ampleur de la fracture au PS. L’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a déjà promis hier de quitter le parti en cas d’accord. Stéphane Le Foll a lui brandit la menace ce matin de « conduire la campagne » des dissidents socialistes si les roses rejoignent la « nouvelle union populaire sociale et écologique » pour partir à la conquête du Palais-Bourbon.   Alors cette alliance pour les législatives va-t-elle faire imploser le PS ? Dix jours après le second tour de la présidentielle, la trajectoire du Parti socialiste est suivie de près par Emmanuel Macron qui sera officiellement investi pour un second mandat le samedi 7 mai. D’ici là le chef de l’Etat continue de chercher activement un successeur à Jean Castex. La fiche de poste est connue : profil social, écolo, productif… Approchée au lendemain du second tour, Véronique Bédague, ex-directrice de cabinet du Premier ministre Manuel Valls devenue DG du groupe immobilier Nexity, n’a pas donné suite, selon une information du Parisien. Hier, la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Valérie Rabault a dit avoir été approchée et avoir décliné. Officiellement, l'Élysée assure n'avoir proposé Matignon à personne et fait le choix de prendre son temps. Le gouvernement, qui s'est réuni en Conseil des ministres ce mercredi matin, restera en place au moins jusqu'au vendredi 13 mai a indiqué ce mercredi le porte-parole du gouvernement.   Et après ? Quelles sont les options d’Emmanuel Macron ? Qui à Matignon ? Que contient l’accord à gauche sur une large alliance en vue des législatives ? Pourquoi certains ténors du PS ne veulent pas d'un accord avec l’Union populaire ? Avec cette alliance, la gauche peut-elle remporter la majorité à l'Assemblée en juin ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - LIVRAISON D'ARMES : "C'EST LA LIGNE DE VIE QUI TIENT LES UKRAINIENS AUJOURD'HUI" 03/05/2022

 "Si les armements occidentaux n’arrivaient pas, il n’y aurait pas de perspectives de négociation car les Ukrainiens finiraient par s’écrouler. C’est la ligne de vie qui les tient aujourd’hui".  Jean-Paul PALOMEROS, ex-chef d’Etat-major de l’armée de l’air.

episode sybel imglogo play

106 - LIVRAISON D'ARMES : L'AVERTISSEMENT DE POUTINE – 03/04/22

LIVRAISON D'ARMES : L'AVERTISSEMENT DE POUTINE – 03/04/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS Ancien chef d’état-major Ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN NICOLE BACHARAN Politologue - Spécialiste des États-Unis ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe – « RFI »  Après plus d’un mois sans contact, Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine ont discuté ce mardi 3 mai de l’Ukraine. Cet appel téléphonique intervient à la suite de l’échange qu’a eue samedi Emmanuel Macron avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, plus de deux mois après l’invasion de son pays par l’armée russe et alors que les ministres des 27 étaient réunis hier à Bruxelles pour évoquer de nouvelles sanctions contre la Russie qui devraient être annoncées dans la semaine. Après un embargo sur le charbon russe décidé le 7 avril, la Commission européenne a finalisé sa proposition de sanctionner le pétrole, dont l’importance est nettement plus grande pour Moscou comme pour les Vingt-Sept. Examinée ce mardi par les commissaires, elle prévoit un arrêt progressif des achats européens sur une période de 6 à 8 mois, avec une exemption pour la Hongrie et la Slovaquie, deux pays enclavés et totalement dépendants des livraisons par l'oléoduc Droujba, qui pourront continuer leurs achats à la Russie jusqu'en 2023. L'UE entend aussi refuser de payer le gaz russe en roubles, comme l'exige Moscou et dit se préparer « à une suspension des approvisionnements ». Parallèlement, le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est adressé ce mardi par visioconférence au Parlement ukrainien pour apporter le soutien du Royaume-Uni au peuple ukrainien et annoncer 300 millions de livres d’aides militaires supplémentaires à Kiev. Samedi, l’Elysée avait également indiqué que la France allait « renforcer » l'envoi de matériel militaire à l'Ukraine ainsi que son aide humanitaire. Les États-Unis, la France, la République tchèque et d'autres alliés ont fourni ces dernières semaines à Kiev des centaines de pièces d'artillerie de longue portée pour l'aider à contrer l'offensive de Moscou dans le Donbass, à l'est. Paris envoie notamment ses ultramodernes canons automoteurs Caesar. Une intensification de l’aide militaire de la part de plusieurs pays de l’Otan à Kiev qui survient alors que la perspective d'« une victoire ukrainienne » face à Moscou, peu crédible au début du conflit, est à présent une issue envisagée par les Occidentaux.   Sur le terrain, l’armée russe a annoncé ce mardi le lancement d'une offensive sur l'usine Azovstal, dernière poche de résistance à Marioupol. Les bombardement ont également repris sur la ville d’Odessa, et les forces russes, après avoir échoué à prendre Kiev, tentent toujours de prendre le contrôle des régions de Donetsk et Lougansk. Mais selon le responsable du Pentagone, les troupes russes connaissent une progression limitée dans la région du Donbass, qualifiée de « très inégale » et d'« anémique ». Selon lui, les Russes ont par exemple pris le contrôle de villages puis les ont perdus au profit des combattants ukrainiens. Il a également affirmé que les militaires russes étaient démoralisés et pâtissaient d’un commandement désorganisé. Alors dans ce contexte, nombre d’observateurs internationaux se demandent ce que Vladimir Poutine va faire le 9 mai, date hautement symbolique pour les Russes, célébrée tous les ans depuis 1945 pour marquer le triomphe de l’URSS contre les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale – ou la « Grande Guerre patriotique », selon la terminologie locale. Durant un temps, beaucoup pensaient que le maître du Kremlin allait profiter des célébrations pour annoncer une victoire militaire. Mais comme l’armée russe patine, Vladimir Poutine qui s’évertue depuis le 24 février à parler d’« opération militaire spéciale » pourrait bien se servir de la date pour déclarer officiellement la guerre à l’Ukraine. Ce qui permettrait à la Russie de mobiliser en masse sa population.   Alors quelle est la situation dans le Donbass ? Que se passe-t-il à Marioupol et Odessa ? Vladimir Poutine se dirige-t-il vers l'annonce « d'une guerre totale » à l'Ukraine le 9 mai ? Comment l’Europe doit-elle réagir au chantage russe sur le gaz ? L’UE peut-elle se passer du pétrole russe ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MÉLENCHON : LA GAUCHE, C'EST MOI ! – 02/05/22

MÉLENCHON : LA GAUCHE, C'EST MOI ! – 02/05/22 Invités CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique Directeur de la rédaction - « Franc-Tireur » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » FANNY GUINOCHET Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » « Historique ! » Les membres d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) et de La France insoumise (LFI) rivalisent ce lundi de superlatifs pour saluer le pacte conclu, dans la nuit, entre les deux partis pour les élections législatives des 12 et 19 juin. Une première avancée de poids pour Jean-Luc Mélenchon, engagé depuis l’entre-deux-tours de la présidentielle dans une quête d’union de la gauche pour remporter le plus de sièges possibles à l’Assemblée nationale voire imposer une cohabitation si l’ensemble des formations parviennent à se présenter aux législatives sous la même bannière, celle d’une « Nouvelle union populaire écologiste et sociale ».   Après avoir signé avec des représentants de Génération. s, le parti créé après la présidentielle de 2017 par Benoît Hamon, cet accord avec les écologistes, approuvé à plus de 82 % par le conseil fédéral d’EELV, réserve une centaine de circonscriptions (sur 577 au total) aux Verts. Sur le fond on retient la mise en œuvre de la Constitution d’une République écologique et d’une règle verte, la sortie du nucléaire et l’évolution vers un mix énergétique 100 % renouvelables, la réduction de 65 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, la création d’un impôt sur la fortune (ISF) climatique, la hausse du smic à 1400 euros, le retour à la retraite à 60 ans, la garantie d’autonomie pour les jeunes, le blocage des prix sur les produits de première nécessité, la gratuité des quantités d’eau et d’électricité « indispensables à la vie digne »… Et un compromis sur l’Europe. Le document final insiste sur « les garanties de respect de l’État de droit et de la poursuite de la construction européenne». Ainsi, « une France gouvernée par cette coalition ne peut avoir pour politique ni la sortie de l’Union, ni sa désagrégation, ni la fin de la monnaie unique », est-il précisé. Quant à la stratégie de  « désobéissance » possible aux traités, elle est bien mentionnée mais seulement pour certaines règles « budgétaires et économiques ».   Prochaines étapes pour La France insoumise, nouer le même type d’accord avec le Parti socialiste (PS) et le Parti communiste (PC). Les négociations ont repris dimanche avec les socialistes, malgré l’opposition de plusieurs personnalités du parti, parmi lesquelles des proches de François Hollande et ce lundi avec les communistes.   L’union en progression à gauche, pendant qu’au sein de la macronie les questions sont encore nombreuses tant sur la stratégie des législatives que pour la formation du prochain gouvernement. Ainsi la nomination d'un nouveau Premier ministre par Emmanuel Macron se fait toujours attendre, alors que la question des investitures au sein de la majorité n'est également pas tranchée et que la tension monte entre le chef de l'Etat et son ex-Premier ministre Edouard Philippe. En cause, les prétentions du maire du Havre et de son parti Horizons qui seraient, aux yeux du locataire de l’Élysée, bien trop élevées. Résultat : des noms d’oiseaux sont échangés dans la presse par « off » interposés alors que les négociations se poursuivent…   Alors Jean-Luc Mélenchon va-t-il réussir l’union de la gauche ? Où en sont les discussions avec le PS et le PCF ? Pourquoi les tractations patinent aussi dans le camp d’Emmanuel Macron ? La Macronie est-elle au bord de la fracture ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - LÉGISLATIVES : L'HEURE DES GRANDES MANŒUVRES - 30/04/2022

Législatives : l'heure des grandes manœuvres LES INVITÉ.ES : - JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue, chercheur associé au CEVIPOF - JEAN VIARD - Sociologue - Directeur de recherche associé à Sciences-Po - SOPHIE DE RAVINEL - Grand reporter politique - « Le Figaro » - NATHALIE SEGAUNES - Journaliste politique - « l’Opinion » Les grandes manœuvres ont débuté. L’élection présidentielle ayant rendu son verdict, ce sont désormais les législatives qui sont au centre des attentions. A gauche, les plaques tectoniques sont en train de bouger. Après des années d’échec des multiples tentatives d’union, 2022 pourrait être la bonne. Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI et troisième homme de la présidentielle, rêve à voix haute de réussir ce tour de force, alors que les discussions sont en cours avec ses partenaires. Après plusieurs jours de tractation, le Parti socialiste annonçait hier matin dans un communiqué avoir trouvé un accord sur de nombreuses questions épineuses avec les Insoumis. Mais le midi, il décidait de suspendre les négociations. Simple retardement de la signature d’un accord ou volte-face ? Car chez certains socialistes, la pilule avait du mal à passer en interne. Jeudi, François Hollande était persuadé qu’un accord ne serait pas accepté car, s’il le signe « le Parti socialiste aura décidé de disparaître ». Un avis partagé par de nombreux éléphants, et élus locaux de grandes métropoles, qui s’en sont ouverts dans la presse. Julien Dray, ancien député du PS, évoquant par exemple une « capitulation politique en rase campagne ». Les tractations ont également cours avec EELV et le PCF, sans qu’un accord ne soit pour l’heure annoncé. Dans une interview au Journal du dimanche, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, a lui appelé les autres formations de gauche à sortir de « la culture permanente de la défaite » pour trouver un accord en prévision des élections législatives. Il regrette que les partis de gauche avec lesquels des négociations sont engagées « se laissent absorber par leurs enjeux internes ». De l’autre côté de l’échiquier politique, Les Républicains risquent l’implosion. Le parti, déjà ébranlé il y a cinq ans par la non-qualification de François Fillon au second tour de la présidentielle est aujourd’hui très affaibli après le score catastrophique de Valérie Pécresse. Des cadres, dont Damien Abad, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, sont tentés par un rapprochement avec LREM. D’autres, comme l’ancien ministre de sarkozyste Eric Woerth, n’ont même pas attendu la réélection du président pour le rallier. Les électeurs de droite, eux, assument totalement leur vote Macron. A l’extrême-droite, l’entente semble impossible entre le nouveau venu Reconquête ! et le très installé Rassemblement National. Le premier sort abimé du scrutin présidentiel après n’avoir récolté qu’à peine plus de 7% des suffrages au premier tour. Le Parti de Marine Le Pen, malgré sa défaite, a obtenu un résultat historiquement élevé. En position de force, il choisit pour l’heure d’ignorer la main tendue par Eric Zemmour. Ce dernier, comme Marion Maréchal, ne sera pas candidat aux législatives et craint qu’une victoire soit impossible en cas de désunion. Entre divergences stratégiques et haine personnelle, le torchon brûle donc entre les deux formations et à quelques exceptions près, aucun accord n’aura lieu. Le bloc nationaliste s’avance donc divisé vers le scrutin à venir. Jean-Luc Mélenchon peut-il parvenir à faire l’union de la gauche ? Les Républicains parviendront-ils à éviter l’explosion ? Que peut espérer le bloc national divisé pour le scrutin législatif ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE/BIDEN : L’ESCALADE – 29/04/22

POUTINE/BIDEN : L’ESCALADE – 29/04/22 Invités GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies BENJAMIN HADDAD Politologue - Directeur Europe du think tank Atlantic Council TATIANA KASTOUÉVA-JEAN Directrice du Centre Russie / NEI - IFRI Institut Français des Relations Internationales ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe – « RFI » L’escalade continue en Ukraine, au 65e jour de l’invasion russe. La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes hier soir, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. « Cela en dit long sur la véritable attitude de la Russie envers les institutions internationales », a déclaré le président Volodymyr Zelensky, dans une vidéo postée sur sa chaîne Telegram. «Par cet acte odieux de barbarie, la Russie démontre une fois de plus son attitude envers l'Ukraine, l'Europe et le monde», a quant à lui fustigé sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba. Un aveu d’échec pour Antonio Guterres. Selon lui, le Conseil de sécurité de l'ONU a «échoué à empêcher et mettre fin» à la guerre en Ukraine, a estimé jeudi son secrétaire général, Antonio Guterres, lors d'une conférence de presse à Kiev. «Le Conseil de sécurité a échoué à faire ce qui était en son pouvoir pour empêcher et mettre fin à cette guerre», a déclaré Antonio Guterres aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, estimant que c'était «source d'une grande déception, frustration et colère». Il a toutefois assuré jeudi que l'organisation faisait «tout son possible» pour évacuer les civils coincés dans «l'apocalypse» de Marioupol, ville ukrainienne détruite par les combats avec les forces russes. Car si Kiev a été frappée hier soir, au sud du pays, les combats sont d’une extrême violence. A l’Est, l’armée russe intensifie son offensive. « Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions », avec une activité particulièrement intense dans les régions de Kharkiv et dans le Donbass, a souligné l’état-major ukrainien. Aux Etats-Unis, le président Joe Biden demande, pour accentuer son soutien à l’Ukraine, une rallonge 33 milliards de dollars au Congrès servirait à fournir plus d'armes mais aussi de la nourriture et des médicaments. Cet argent permettrait aussi de faire fonctionner les écoles et les hôpitaux, de payer les retraites et de venir en aide à des millions de réfugiés.   Avec ce conflit, le mystère s’épaissit toujours un peu plus sur le pouvoir de Vladimir Poutine. Des rumeurs entourent l’état de santé du président russe mais pas seulement. Selon un récent rapport des services de renseignement américain, ce dernier serait plus isolé que jamais. Il serait même mal informé de la réalité de la guerre, selon la CIA. Ses proches conseillers seraient terrifiés à l'idée de lui dire la vérité et lui-même n’accorderait plus sa confiance qu’à un cercle très restreint. Cet isolement, réel ou supposé, peut avoir une influence sur le déroulement de la guerre.   Où l’escalade de cette guerre en Ukraine va-t-elle s’arrêter ? De qui est aujourd’hui composé le cercle proche de Vladimir Poutine ? Comment les familles mixtes russo-ukrainiennes vivent-elles ce conflit fratricide ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - QUI À MATIGNON... MÉLENCHON ? – 28/04/22

QUI À MATIGNON... MÉLENCHON ? – 28/04/22 Invités PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences Po Auteur de « Le populisme » BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique - « France Télévisions » Objectif Matignon. « J'appelle les Français à m'élire Premier ministre », a lancé, le 19 avril dernier, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, qui veut transformer les élections législatives en troisième tour de la présidentielle. Exit la défaite du 10 avril dernier, place à la campagne sur le terrain pour convaincre de l’importance de ce vote. Le parti veut capitaliser sur les 22 % des voix  obtenues par Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle pour obtenir une majorité de sièges dans la future Assemblée. Et pour y parvenir, cette fois, pas question de faire cavalier seul : les Insoumis discutent avec les écologistes et les communistes depuis la semaine dernière, et avec les socialistes depuis mercredi en vue d'un accord pour les élections de juin.   Mais si les négociations ont bien commencé, la coalition n'est pas encore établie. Insoumis et écologistes peinent à s’entendre sur fond de fortes tensions dans les rangs d’EELV. L’ancienne finaliste de la primaire écologiste Sandrine Rousseau parle désormais « d’un danger d’explosion d’EELV » dans une interview au Parisien. Quand du côté du PS, certains ne cachent pas leur agacement. Au premier rang desquels, François Hollande. Invité sur France Info ce jeudi matin, l'ancien chef de l'État a mis en garde contre la disparition du camp social-démocrate auquel il tient. Alors où en sont les discussions ? La gauche sera-t-elle unie aux législatives ? Pendant ce temps, tous les ministres étaient réunis ce jeudi pour le très probablement dernier Conseil des ministres de Jean Castex alors le chef de l'État est en train de plancher sur la composition de son futur gouvernement. Pour l’heure aucun nom n’est communiqué, mais le profil du futur Premier ministre se précise. Emmanuel Macron voudrait une personne attentive à la « question sociale, productive et environnementale » car le prochain locataire de Matignon sera chargé de la « planification écologique ». Qui sont les favoris ? Quels ministres pour verdir le prochain gouvernement Macron ? Et qui à droite pourrait rejoindre la future équipe ?   Face au risque de défections, le patron de LR Christian Jacob a menacé d’exclure ceux tentés de rejoindre le futur gouvernement. Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains, est allé dans ce sens lundi et a recadré ses troupes : « Ce n’est pas le moment de se vendre. On n’est pas à la foire aux veaux ! Le projet d’Emmanuel Macron n’est pas le mien. Je veux faire campagne avec une droite indépendante et libre. » DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE : LA DANGEREUSE SURENCHÈRE – 27/04/22

POUTINE : LA DANGEREUSE SURENCHÈRE – 27/04/22 Invités ALAIN BAUER Professeur au CNAM  Responsable du pôle sécurité, défense et renseignement  PIERRE HAROCHE Chercheur en sécurité européenne Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - « RFI » SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l’IRIS   Plus de gaz pour la Pologne et la Bulgarie. La Russie a mis sa menace à exécution deux mois après le début de l’invasion en Ukraine. Le groupe russe Gazprom a décidé de suspendre dès aujourd’hui ses fournitures de gaz à Varsovie et Sofia, qui ont refusé de s’acquitter de leurs importations gazières en roubles, comme l’exige désormais Moscou. Les deux pays sont très dépendants de cet approvisionnement en gaz, à plus de 90 % pour la Bulgarie. Mais ce mercredi ces deux membres de l’Otan et de l’UE se disent préparés à obtenir le gaz manquant par d’autres sources. Dans la matinée, Ursula von der Leyen a assuré de son côté que l’UE était « préparée » et élaborait « une réponse coordonnée ».   Toutefois faut-il y voir une riposte du Kremlin après les engagements des Occidentaux hier sur les livraisons d’armes lourdes aux Ukrainiens ? La Russie va-t-elle couper le robinet du gaz à tous les membres de l’UE ? L’Europe peut-elle vraiment se passer du gaz russe ? D’autre part y a-t-il un risque que le conflit en Ukraine s’étende à la Moldavie voisine ? C’est désormais la crainte des autorités moldaves après une série d’explosions en Transnistrie, région séparatiste pro-russe en Moldavie. Enfin que s’est-il passé sur le site de la centrale nucléaire de Tchernobyl occupé par l'armée russe entre le 24 février et fin mars ?  Volodymyr Zelensky a accusé mardi la Russie d'avoir placé le monde « au bord de la catastrophe ». DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - QUAND MOSCOU AGITE... LA "3e GUERRE MONDIALE" – 26/04/22

QUAND MOSCOU AGITE... LA "3e GUERRE MONDIALE" – 26/04/22 Invités GÉNÉRAL VINCENT DESPORTES Ancien directeur de l’École de guerre Professeur de stratégie à Sciences Po FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »   ELENA VOLOCHINE Grand reporter – « France 24 » NICOLE BACHARAN Politologue spécialiste des États-Unis Le risque d’une Troisième guerre mondiale « est réel, il ne faut pas le sous-estimer ». C’est l’avertissement lancé par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Pour le patron de la diplomatie russe, l’Otan mène déjà une guerre par procuration avec la Russie en livrant des armes aux Ukrainiens.   Cette mise en garde à peine voilée a été faite quelques heures avant une réunion ce mardi en Allemagne entre les Américains et leurs alliés pour renforcer la défense de l’Ukraine qui, selon le ministre américain de la Défense « peut gagner » face à la Russie, si on lui en donne les moyens. L’un des principaux objectifs des discussions est donc de synchroniser et de coordonner entre une quarantaine de pays l’aide militaire croissante apporté à Kiev comprenant des armes lourdes ainsi que des drones armés et des munitions alors que sur le terrain les combats se poursuivent dans l'est et le sud du pays. Parallèlement, la Moldavie a décidé de convoquer son conseil de sécurité sur fond de crainte de débordement du conflit après des explosions dans sa région prorusse de Transnistrie.   Faut-il craindre l’escalade ? Après deux mois de guerre, le bilan ne cesse de s’alourdir.  Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés estime qu'il y aurait plus de cinq millions de réfugiés ukrainiens. Plus de 7,7 millions de personnes sont déplacées à l'intérieur de l'Ukraine, soit un Ukrainien sur six. Dans les territoires près de Kiev où les forces russes se sont retirées, les policiers ukrainiens ainsi que des enquêteurs de la Cour pénale internationale et de plusieurs ONG enquêtent pour documenter les crimes de guerre. À Borodyanka, où le bilan est « bien plus horrible » qu'à Boutcha, selon le président Zelensky, chaque jour des corps de civils continuent d'être exhumés, abattus voire torturés. « Il y a des preuves des crimes de guerre des forces russes à chaque tournant » de la ville a déclaré la procureure générale ukrainienne. Iryna Venediktova accuse les soldats russes de s'être livrés à « des meurtres, des tortures et des passages à tabac » de civils, ainsi qu'à des viols, et souligne que les forces de l'ordre recueillent des preuves pour les tribunaux locaux et internationaux. Alors quelle est la situation en Ukraine ? Le risque d’extension du conflit est-il réel ? Peut-on vraiment entrer dans une 3ème guerre mondiale ? Et que se passe-t-il en Asie ? Le dirigeant Kim Jong Un a annoncé son intention de « renforcer et développer » l’armement nucléaire de son pays. En dépit de sévères sanctions internationales, la Corée du Nord redouble d'efforts pour moderniser son armée et depuis le début de l'année a testé des armes interdites. Des analystes redoutent une possible reprise de ses essais nucléaires. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - LA VICTOIRE DE MACRON… LA PERCÉE DE LE PEN – 25/04/22

LA VICTOIRE DE MACRON… LA PERCÉE DE LE PEN – 25/04/22 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » OLIVIER FAYE Journaliste politique « Le Monde » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique « Marianne » JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » A l'issue d'une campagne qui n'a pas passionné les électeurs, Emmanuel Macron a été réélu dimanche président de la République, avec 58,54 % des voix contre 41,46 % pour Marine Le Pen. Une victoire confortable mais loin du score d’il y a 5 ans avec une extrême-droite qui signe un score historiquement haut. Pour ce match retour, Emmanuel Macron perd ainsi huit points face à la candidate d’extrême droite par rapport à son score de 2017. Celle qui n’avait rassemblé qu’un tiers des électeurs il y a cinq ans progresse, avec plus de 13,2 millions de Français qui ont voté pour elle, soit un électeur sur quatre. « Nos idées arrivent à des sommets jamais atteints lors d’un second tour. Le résultat en lui-même représente une éclatante victoire », a souligné la cheffe du RN dans un discours prononcé peu après 20h.   Une extrême droite donc au plus haut dans ce scrutin sur fond d’une abstention très élevée, 28 %, un niveau jamais atteint depuis 1969. Alors si la victoire est nette, elle est aussi fragile et loin d’un blanc-seing pour le nouveau quinquennat du chef de l’Etat qui semble en avoir bien conscience. « Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l'extrême-droite. Et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblige pour les années à venir », a déclaré Emmanuel Macron dimanche soir avant de promettre une « ère nouvelle » et une nouvelle méthode de gouvernance.   Mais d’ici là, le plus dur reste à faire pour le président réélu : s’assurer de conserver une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner les mains libres durant les cinq prochaines années alors que la France apparaît au lendemain de cette élection profondément divisée. Le temps est donc compté avant les législatives, des 12 juin et 19 juin, et les grandes manœuvres ont déjà commencé.   Dès dimanche soir Marine Le Pen qui a décidé de voir « dans cette défaite une espérance », a annoncé qu’elle poursuivra son engagement et a lancé la bataille des législatives. « Nous aurons un grand nombre de députés en juin prochain. Nous sommes déjà dans une position très favorable », a-t-elle estimé devant les militants, tout en refusant ce lundi de répondre à l’appel du pied d’Éric Zemmour, qui a réclamé une « union du bloc populaire ». De son côté Jean-Luc Mélenchon s’est félicité dimanche soir que la France « ait refusé de confier son avenir » à Marine Le Pen, « une très bonne nouvelle » avant de porter l'attention des Français sur le « troisième tour » qui « commence ce soir » : « Les 12 et 19 juin ont lieu les élections législatives, vous pouvez battre M. Macron et choisir un autre chemin », a-t-il lancé alors qu’en coulisses les discussions sont engagées entre la France insoumise, Europe Écologie les Verts, le parti communiste et le NPA.   Pour autant, si les opposants du président veulent leur revanche dans les urnes, le scénario d’une cohabitation est-il crédible ? Quels défis attendent Emmanuel Macron ? A quoi vont ressembler les premières semaines de son second mandat ? Qui prochainement à Matignon ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - CHINE : LE VIRUS QUI FAIT TREMBLER LE RÉGIME - 23/04/22

CHINE : LE VIRUS QUI FAIT TREMBLER LE RÉGIME - 23/04/22 Invités :  ANTOINE BONDAZ Chercheur spécialiste de la Chine Fondation pour la recherche stratégique AGNÈS GAUDU Cheffe du service Asie - « Courrier International » SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques DOMINIQUE SEUX Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos » La Chine, frappée par la plus forte vague de contaminations depuis les débuts de la pandémie fin 2019, marche de nouveau au ralenti. Tandis que plusieurs compagnies américaines viennent de lever l'obligation de port du masque, le régime chinois s'arc-boute sur sa stratégie dite « Zéro Covid » : fermeture des frontières, isolements systématiques dans des centres dédiés des cas positifs, même asymptomatiques, reconfinements généralisés pouvant aller d’un quartier à l’ensemble d’une région, dès l’apparition du moindre cas. L’objectif est de garder coûte que coûte la maîtrise du nombre de cas, mais avec le variant omicron les contaminations se multiplient, et plusieurs dizaines de morts sont désormais officiellement recensés chaque jour. La population se retrouve privée d'accès aux soins et même à la nourriture, et les scènes de protestation se multiplient. A Shanghai, capitale économique placée en confinement strict depuis plus de trois semaines, des images stupéfiantes de déshumanisation fuitent sur les réseaux sociaux, de gens évacués de force de chez eux, testés avec brutalité et surveillés par des drones... Même les nourrissons sont arrachés à leur mère lorsqu'ils sont positifs. Et ce n'est pas une bonne nouvelle pour Xi Jinping. Le dirigeant chinois, qui briguera son troisième quinquennat à l'automne alors que le très attendu XXème Congrès du Parti Communiste chinois doit se tenir, est fragilisé, lui qui fondait jusqu'à présent une partie importante de sa propagande sur ses résultats économiques. Car si officiellement, tout va bien, les prévisions de croissance sont-elles toujours plus pessimistes. Pékin réussi à sauver une croissance de 4,8 % pour ce premier trimestre mais l'objectif de 5,5 % prévus pour l’ensemble de 2022, déjà le pire chiffre depuis le début des années 1990, paraît d'ores et déjà hors de portée. Le géant asiatique est en train de caler, mettant en danger toute l'économie mondiale. Après Shenzhen et la province du Jilin, la mise sous cloche de Shanghai, symbolisée par les images de bateaux bloqués au large de son port commercial, le premier au monde, compromet l'acheminement de pièces détachées, téléviseurs et téléphone dans le monde entier. Au total, une quarantaine de villes, représentant 40% du PIB chinois selon la banque japonaise Nomura, sont actuellement touchées par des mesures de confinement plus ou moins strictes. Les conséquences seront planétaires, tant le pays est aujourd’hui l’usine du monde. En France, il faut s’attendre au pire, comme à voir de nombreuses entreprises forcées de mettre leurs employés en chômage partiel. C’est le cas de Renault à Douai, qui voit son activité très fortement impactée par manque de pièces détachées en provenance de Chine. Le pays est également rattrapé par la guerre en cours en Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine devient un allié de plus en plus encombrant. Depuis le début de la guerre, Pékin affirme être du côté de la paix sans avoir jusqu'à présent condamné l'invasion russe en Ukraine. La Chine a même imputé la crise ukrainienne à l'expansion de l'Otan vers l'est. Le pays sait que sa position va finir par lui valoir d’être soumis à des sanctions économiques par les occidentaux. En dépit de cela, ce partenariat russo-chinois se poursuit. Moscou et Pékin conçoivent des lasers de plus en plus puissants pour aveugler la flotte de satellites de Washington. Ces deux États possèdent aussi des missiles capables d’anéantir des appareils dans l’espace. Ce qui pourrait s'avérer décisif dans un conflit ultérieur. Dans cette c'est la situation de Taïwan inquiète particulièrement. L’île est plus que jamais sous la menace d’une invasion. La Chine communiste, qui la considère comme une province, ambitionne depuis des décennies de s'emparer de ce petit archipel démocratique de 24 millions d'habitants. Et les arguments de Pékin font sinistrement écho à ceux invoqués par Poutine pour justifier l'invasion de l'Ukraine.  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MARIOUPOL : « NOUS VIVONS NOS DERNIÈRES HEURES » - 22/04/22

MARIOUPOL : « NOUS VIVONS NOS DERNIÈRES HEURES » - 22/04/22 Invités PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques Auteur de « 50 idées reçues sur l'état du monde » MARIE MENDRAS Politologue au CNRS, spécialiste de la Russie Professeure à Sciences Po CHRISTINE DUGOIN-CLÉMENT Chercheure en géopolitique – Université Paris I-Sorbonne PIERRE HAROCHE Chercheur en sécurité européenne Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire L’armée russe a lancé lundi la deuxième phase de ses opérations militaires en Ukraine, après avoir échoué à s’emparer de Kiev. Depuis la région du Donbass, dans l’est du pays, est pilonnée par l’artillerie russe et Moscou ne cache pas ses ambitions. Le président russe Vladimir Poutine s’est félicité jeudi d’avoir « libéré » la ville de Marioupol qui n’est désormais pour lui plus un problème. Il a décidé d’assiéger les derniers combattants ukrainiens retranchés sur le site métallurgique d’Azovstal, car un assaut serait trop coûteux en vies, et prévoirait déjà un défilé dans la ville le 9 mai, fête nationale en Russie célébrant « la victoire de la Grande Guerre patriotique » contre l’Allemagne nazie.   Parallèlement, un haut responsable militaire russe, le général Roustam Minnekaïev a expliqué ce vendredi que « l'un des objectifs de l'armée russe est d'établir un contrôle total sur le Donbass et le sud de l'Ukraine ». « Cela permettra d'assurer un couloir terrestre vers la Crimée, ainsi que de peser sur des infrastructures vitales de l'économie ukrainienne, les ports de la Mer Noire à travers lesquelles se font les livraisons de produits agricoles, métallurgiques », a-t-il exposé, cité par les agences de presse russes.   Alors après Marioupol, quel objectif pour la Russie dans le Donbass et en Ukraine ? L’armée Ukrainienne peut-elle tenir ? Interviewé hier par BFM TV, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est montré inquiet concernant l'armée russe dont il pense qu'elle n'est pas mobilisée pleinement dans le Donbass. « On peut redouter que les opérations en cours ne soient qu'un prélude à de plus grandes violences encore. Les Russes n'ont pas encore mobilisé tous leurs moyens et ça peut être tactique. Donc je ne peux pas certifier aujourd'hui que c'est déjà l'offensive à grande échelle qui a commencé » a -t-il expliqué. Volodymyr Zelensky a également dénoncé, une « action terroriste » russe en évoquant la situation à Marioupol, ville assiégée par les forces de Moscou qui « continue de résister » malgré « tout ce que disent les occupants ». Les autorités locales redoutent que plus de 20 000 personnes ne soient mortes dans la ville, qui comptait quelque 450.000 habitants avant la guerre et accusent les Russes de « cacher leurs crimes militaires ». S’appuyant sur des images prises par la société américaine Maxar montrant de longues rangées de tombes proches d’un cimetière dans les environs de Marioupol, le maire de la ville accuse les Russes d’avoir enterré entre « 3 000 et 9000 résidents » dans des fosses communes.   Jugeant de son côté « contestable » que la Russie ait pris le contrôle de la ville alors qu'il « n'y a encore aucune preuve que Marioupol soit complètement perdue », le président américain Joe Biden a estimé hier que Vladimir Poutine « ne réussira jamais » à occuper l'Ukraine et a annoncé une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars pour l'Ukraine. Cette enveloppe comprend « des armes d'artillerie lourde, des dizaines d'obusiers, 144.000 munitions ainsi que des drones », a-t-il détaillé. Les Etats-Unis ont également indiqué qu'ils allaient débloquer des fonds supplémentaires afin de continuer à fournir une assistance militaire à l'Ukraine.   Dans le même temps, Emmanuel Macron a fait savoir que la France avait fourni à l’Ukraine des missiles antichars Milan ainsi que des canons Caesar pour l’aider à faire face à l’invasion russe. Le ministère des Affaires étrangères a également annoncé l’envoi de « plus de 28 tonnes de matériel médical » à destination de l'Ukraine alors que dans les villes libérées autour de Kiev, les accidents mortels dus à l’explosion de mines se multiplient. Les champs et les bords de route, parfois même les maisons, sont truffés d’obus et munitions qui n’ont pas explosé. Les opérations de déminage ont débuté et des experts sillonnent le territoire pour récupérer, désamorcer, et parfois faire exploser ces engins qui ont fait plusieurs victimes ces derniers jours et empêchent nombre d’agriculteurs de semer leurs céréales.   Où en est vraiment la bataille de Marioupol ? Que se passe-t-il dans le Donbass ? Quelle est la situation dans les territoires près de Kiev après le retrait des forces russes ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - LES LEÇONS DU DÉBAT - 21/04/2022

Les leçons du débat LES INVITÉ.ES : - Dominique REYNIÉ - Directeur général de Fondapol, fondation pour l’innovation politique - Neila LATROUS - Journaliste politique – « France Info »  - Sophie FAY - Journaliste au service Economie – « L’Obs » - Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos Ont-ils convaincu ? Jusque tard dans la nuit Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont étalé leurs divergences lors d’un débat d’entre-deux-tours de 2h50 suivi par près de 15.6 millions de téléspectateurs. Economie, chômage, prix de l’énergie, Europe, santé, école… A grand renfort de chiffres – sur lesquels ils se sont systématiquement opposés – et de nombreuses piques verbales, les deux candidats à la présidentielle ont confronté leurs projets, très différents, sur de multiples sujets. A commencer par le pouvoir d’achat, première préoccupation des Français et sujet d’ouverture de l’émission décidé par tirage au sort.   Se présentant comme « la présidente du quotidien, de la valeur travail et du pouvoir d’achat », la candidate d’extrême droite a affirmé vouloir « baisser les dépenses contraintes », grâce à une baisse de la TVA sur l’ensemble de l’énergie, passant de 20 à 5,5 %, que ce soit pour « le carburant, le gaz, l’électricité, le fioul ». Et pour répondre tout de suite à l’inflation, elle a assuré vouloir une TVA à 0 % sur 100 produits de première nécessité. De son côté, Emmanuel Macron a défendu le bouclier mis en place par son gouvernement pour « bloquer les prix sur l’électricité et le gaz » qui a permis une inflation inférieure à celle connue par nos voisins européens et a assuré qu’il serait maintenu « aussi longtemps que la crise est là ». Une mesure « deux fois plus efficace que la baisse de la TVA » qui « va aller aux grands distributeurs beaucoup plus qu'aux consommateurs » et qui « est injuste car elle n'est pas ciblée et touchera nous quatre qui n'en avons pas besoin » au lieu des ménages qui sont « à l'euro près » pour lesquels « le chèque est le plus adaptés » a affirmé Emmanuel Macron. Il a ajouté vouloir, « une fois la crise passée, aider les Français à rénover leur logement pour réduire leur consommation d’énergie », et ainsi conduire à une baisse de leurs factures.   Les deux finalistes se sont ensuite accrochés sur leurs propositions respectives d’incitations à augmenter les salaires et primes, chacun accusant l’autre de faire croire que les hausses seront « automatiques ». « Vous n’allez pas faire les salaires, Mme Le Pen ». « Tout comme vous n’allez pas faire les primes, M. Macron », se sont répondu les deux candidats.   Le débat s'est poursuivi sur les sujets internationaux, le président-candidat reprochant à la cheffe du Rassemblement national de « dépendre du pouvoir russe » et « de monsieur Poutine » pour avoir « contracté en 2015 un prêt auprès d’une banque russe proche du pouvoir » quelques mois « après avoir été l’une des premières dirigeantes européennes à reconnaître dès 2014 le résultat de l’annexion de la Crimée ». « Vous parlez à votre banquier quand vous parlez de la Russie, c’est ça le problème madame Le Pen », a insisté Emmanuel Macron. Réplique de l’intéressée : « c’est faux et c’est assez malhonnête (...) Je suis une femme parfaitement libre ». « Si j’ai été obligée d’aller faire un prêt à l’étranger, c’est parce qu’aucune banque française n’a accepté de m’accorder de prêt », a indiqué l’ancienne présidente du Rassemblement national, régulièrement accusée de complaisance à l’égard du Kremlin.   La question de l’Europe a également été un sujet électrique. Emmanuel Macron accusant Marine Le Pen de vouloir quitter l’Union européenne sans le dire. « Vous mentez sur la marchandise.  L’Europe est une copropriété, on ne peut pas décider seul de ripoliner la façade », a-t-il affirmé. Marine Le Pen venait de dire qu’elle souhaitait « rester dans l’Union européenne », mais « profondément la modifier pour faire émerger une alliance européenne des nations ».   Puis en fin d’émission les deux candidats ont abordé la question de la laïcité et des institutions, actant leur « incontestable divergence ». Affirmant vouloir lutter contre « l’idéologie islamisme », « pas contre la religion de l’islam, il n’y a aucun problème », Marine Le Pen s’est dit favorable à l’interdiction du voile dans l’espace public. « Vous allez créer la guerre civile si vous faites ça », a répondu Emmanuel Macron. « La France, patrie des Lumières, deviendrait avec vous le premier pays au monde à interdire les signes religieux dans l’espace public, cela n’a aucun sens. (…) Ce n’est pas la France de l’universalisme ce que vous proposez (…), c’est une trahison de l’esprit français et de la République. » « Mme Le Pen, on parle de religion, (…) vous ne pouvez pas expliquer qu’une loi qui interdit le voile dans l’espace public est une loi contre l’islamisme radical », a lancé M. Macron. « Eh bien si », a répliqué son adversaire. La candidate d’extrême droite a également défendu son « référendum sur l’immigration », comprenant « une révision constitutionnelle » en passant par « l’article 11 de la Constitution ». Une mesure « inconstitutionnelle » a répliqué le président sortant. « Vous n'avez pas lu ma loi », lui a répondu la candidate du Rassemblement nationale. « Non, mais j'ai lu la Constitution française, excusez-moi », a répliqué Emmanuel Macron.    2h50 d’échanges musclés donc. Mais pour quel résultat ?  Ce débat peut-il faire bouger les lignes ? Qui sort gagnant de ce rituel télévisé de l’entre-deux-tours ? Que vont faire les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, candidat arrivé troisième au premier tour avec 21,95 % des voix ? Evoquant sur Twitter pendant le débat un « gâchis », le candidat de l’Union populaire n'a visiblement pas été convaincu par Marine Le Pen et Emmanuel Macron. « Le pays méritait mieux. Vivement le troisième tour », a écrit Jean-Luc Mélenchon faisant références aux futures élections législatives françaises qui auront lieu au mois de juin. Mardi après avoir réaffirmé ne pas vouloir qu’une seule voix « insoumise » ne soit « donnée à Mme Le Pen », et souligné que les deux candidats « ne sont pas de même nature », il a lancé la bataille pour Matignon pour imposer une cohabitation au futur locataire de l’Élysée. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MACRON/ LE PEN : LA CONFRONTATION – 20/04/22

MACRON/ LE PEN : LA CONFRONTATION – 20/04/22 Invités CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique Directeur de la rédaction - « Franc-Tireur » CARL MEEUS Rédacteur en chef - « Le Figaro Magazine » IVANNE TRIPPENBACH Journaliste politique - « Le Monde » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » Dimanche soir, nous connaîtrons le nom du futur président ou de la future présidente de la République. D’ici là, comme en 2017, les deux mêmes finalistes vont se soumettre ce soir au traditionnel débat de l’entre-deux-tours. D’un côté Emmanuel Macron (La République en marche), de l’autre Marine Le Pen (Rassemblement national). Ils défendront leurs programmes et tenteront de convaincre les électeurs encore indécis ou tentés par l’abstention.   Une émission de télévision diffusée à partir de 21 heures sur France 2, TF1 et la TNT qui pourrait se révéler décisive dans la course à l’Elysée. Il y a cinq ans, Marine Le Pen avait perdu trois points dans les sondages à l’issue de sa prestation suivie par 16,4 millions de téléspectateurs. Soit la pire audience de la Ve République pour un tel débat. Aujourd’hui, la candidate d’extrême droite assure « avoir appris de ses erreurs » et voit ce rendez-vous comme la dernière carte à abattre pour en finir avec le procès en incompétence. Son défi est de paraître crédible et elle le dit elle-même de « rassurer ». Alors l’ancienne présidente du Rassemblement national a voulu préparer son match retour en ne laissant rien au hasard. Agenda assoupli, mise au vert, fiches et notes thématiques, débats factices… Marine Le Pen a fait de ce rendez-vous la priorité de sa campagne d'entre-deux tours et tous les détails du plateau ou de l'organisation ont été scrutés et négociés. Les choix de réalisation, avec les plans de coupe, ont notamment été discutés dans le camp de Marine Le Pen, qui garde un mauvais souvenirs des images de 2017 sur lesquelles on la voyait se perdre dans ses fiches. Cette année, il a été décidé que ces plans, qui permettent notamment de voir les réactions des candidats aux propos de son opposant, seront autorisés « à la seule condition que les deux candidats se fassent face et tiennent le regard ».   Du côté d’Emmanuel Macron, à l’inverse, on garde un bon souvenir du débat de 2017, mais on sait également que tout a changé depuis. Le président-candidat a désormais un bilan à défendre. C’est un avantage pour Emmanuel Macron, qui peut cibler l’inexpérience de sa rivale. Mais c’est aussi un terrain d’attaque pour Marine le Pen qui a fait du pouvoir d’achat son thème majeur de campagne. Le président sortant va également essayer de convaincre les abstentionnistes et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon pour augmenter ses chances de l’emporter dimanche.   Selon un sondage Ipsos publié mardi, à cinq jours du vote Emmanuel Macron était crédité de 56,5 % des intentions de vote au second tour (+0,5 point), contre 43,5 % pour Marine Le Pen (-0,5 point). La marge d'erreur est de 3,3 points. D’autre part, chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon au premier tour, 45 % (-1 point) n'exprimaient toujours pas de choix : cette proportion d'indécis ou de partisans de l'abstention et du vote blanc était montée jusqu'à 56 % en fin de semaine dernière. Le candidat pour lequel ils ont le plus de chances de voter au second tour est Emmanuel Macron (39 %, +1 point) devant Marine Le Pen (16 %, stable). Enfin si 71 % des électeurs se disent sûrs d’aller voter dimanche, 13 % d’entre eux estiment que leur vote peut encore changer.   Alors à quoi ressemblera et comment se prépare le débat de l'entre-deux-tours ? Quels sont les enjeux pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen ? Peut-il faire basculer l’élection présidentielle ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE : LE DONBASS À TOUT PRIX – 19/04/22

POUTINE : LE DONBASS À TOUT PRIX – 19/04/22 Invités GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire auprès de l’ONU FRÉDÉRIC ENCEL Docteur en géopolitique Maître de conférences à Sciences Po Paris et à la Paris School of Business  Auteur de « Les voies de la puissance » SONIA DRIDI Correspondante aux États-Unis – « France 24 » et « RTBF » PIERRE HAROCHE Chercheur en sécurité européenne Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire La bataille a commencé. Dans le Donbass, l'armée russe a lancé son offensive après avoir échoué à conquérir l'ensemble du pays. Une bataille cruciale, qui permettrait à Vladimir Poutine d'afficher une victoire, même partielle. Le chef du Kremlin la voudrait avant le 9 mai, jour de fête nationale en souvenir de la capitulation de l'Allemagne nazie, un rendez-vous militaire important en Russie. Au sud du Donbass, la ville martyre de Marioupol subit depuis quelques heures un assaut d'ampleur, l'armée russe appelant alors la résistance ukrainienne à déposer les armes. Mais le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déjà averti Moscou : les négociations entre les deux pays prendraient immédiatement fin si ses derniers soldats dans cette ville étaient éliminés. De son côté, Vladimir Poutine continue de nier tous crimes de guerres, y compris les exactions commises à Boutcha, allant jusqu'à récompenser les soldats mis en cause par Kiev pour leur « héroïsme ». Dans le même temps, la guerre se joue aussi en mer. Le naufrage du croiseur russe Moksva au large d'Odessa a été une humiliation grave pour Moscou la semaine dernière. Plusieurs centaines de soldats à bord auraient même perdu la vie. Des faits qui rappellent que le conflit est aussi une bataille navale. Contrôler la mer Noire et la mer d'Azov, voies d'accès aux mers chaudes, était un des buts de Vladimir Poutine, une des raisons donc de cette guerre. Mais c'est aussi bien plus au nord, en mer Baltique, que la suite pourrait se jouer. La Russie menace en effet de déployer son arsenal nucléaire dans cette mer si la Suède et la Finlande intègrent l'Otan. En réponse aux menaces russes, la France a récemment rehaussé son niveau d'alerte en matière de dissuasion nucléaire et, fait inédit, trois de ses sous-marins dotés de cette arme ont été mis en mer le mois dernier. Pendant ce temps-là, en Roumanie, les forces militaires étrangères se déploient. Ce pays voisin de l'Ukraine, membre de l'Alliance atlantique depuis 2004, est inquiet des visées expansionnistes de Poutine et se réjouit donc du renforcement de l'OTAN sur ses terres. Des centaines de soldats français s'y trouvent et s'y entraînent, prêts en cas d'alerte. Alors, le règlement du conflit se jouera-t-il avec le Donbass ? Peut-il y avoir un élargissement du conflit en mer baltique ? La Roumanie pourrait-elle être bientôt menacée par Vladimir Poutine ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MACRON / LE PEN : LA SEMAINE DE TOUS LES DANGERS - 18/04/22

  Le sprint final, à sept jours du second tour. Les deux finalistes de l'élection présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, continuent de s'affronter à distance avant leur débat télévisé de mercredi soir. En déplacement aujourd'hui dans le Calvados, la candidate du Rassemblement National a fait plusieurs annonces. Sur son éventuel gouvernement tout d'abord, qui prendrait « le meilleur de la droite comme de la gauche ». Sur les logements sociaux ensuite, pour lesquels « il n'est pas question d'expulser les étrangers des HLM », a-t-elle affirmé. Une nouvelle manière de rassurer les possibles électeurs après son rétropédalage sur la peine de mort ou ses tergiversations sur l'interdiction du voile. De son côté, Emmanuel Macron cherchait les voix des électeurs de gauche samedi dernier à Marseille. Lors de son meeting au Pharo, il a axé son discours sur l'écologie en affirmant que son prochain Premier ministre serait directement en charge de la planification écologique. Toujours donné vainqueur dimanche prochain selon les différents sondages, le président sortant battrait sa rivale d'extrême droite de six à onze points selon les différents instituts.   Pendant ce temps, la jeunesse militante se fait entendre. Alors que les jeunes ont largement voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour, certains manifestent leur colère face à une finale qui ne leur correspond pas. Après leurs revendications à la Sorbonne la semaine dernière, des marches contre l'extrême-droite ont eu lieu dans plusieurs villes de France ce week-end, notamment à Paris. Le mouvement écologiste Extinction Rebellion s'est aussi lancé dans une action de désobéissance civile au cœur même de la capitale pour dénoncer « l'inaction climatique dangereuse » des dirigeants politiques. Pour une partie de ces jeunes électeurs, ce ne sera ni Macron ni Le Pen dimanche prochain.   Enfin, côté LR, l'avenir est plus incertain que jamais après la déroute de Valérie Pécresse au premier tour. La candidate de la droite est arrivée en-dessous de la barre des 5%, plongeant le parti dans les difficultés financières. À Nice, dans la circonscription d'Eric Ciotti, les électeurs hésitent pour le second tour. Le député n'a pas appelé à voter Emmanuel Macron, mais n'a pas non plus apporté son soutien à Marine Le Pen. Plus globalement, c'est tout un parti qui se retrouve écartelé au lendemain du premier tour, entre La République en marche et le parti Reconquête ! d'Eric Zemmour. Alors, qui de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron fait la meilleure campagne d'entre-deux-tours ? Le débat de mercredi soir peut-il tout changer ? La jeunesse déboussolée s'abstiendra-t-elle massivement le 24 avril ? Quel avenir pour Les Républicains ? Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique « Les Echos » ASTRID DE VILLAINES Cheffe du service politique « Huffington Post »  PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences Po Auteur de « Le populisme » DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MARINE LE PEN PEUT-ELLE GAGNER ? - 16/04/2022

Marine Le Pen peut-elle gagner ? LES INVITÉ.ES : - Christophe BARBIER - Directeur de la rédaction - « Franc-Tireur » - Soaziq QUEMENER - Rédactrice en chef du service politique - « Marianne  «  - Caroline VIGOUREUX – Journaliste politique – « l’Opinion »  - Frédéric DABI - Directeur général Opinion de l'Institut de sondages IFOP, auteur de « La fracture » C'est la grande accélération. À une semaine du second tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen continuent de s'affronter à distance sur le terrain, auprès des Français. Le président sortant est en meeting cet après-midi à Marseille, son objectif y est de convaincre les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, notamment les jeunes, de voter pour lui le 24 avril. Dans cette ville, le leader de la France Insoumise est arrivé en tête au premier tour avec 31% des voix. De son côté, Marine Le Pen est en Eure-et-Loir aujourd'hui. Pour elle aussi, le report des voix des sympathisants de l'Union populaire sera une des clés de son résultat du second tour. Mais dans cet entre-deux-tours, le front républicain semble se remettre en place pour lui faire barrage. Les tribunes appelant à voter Emmanuel Macron se multiplient, celles de sportifs ou d'artistes par exemple. Et puis, c'est surtout son image qui se rediabolise ces jours-ci. Eric Zemmour n'est plus là et le candidat de Reconquête !, au ton plus radical, lui servait de parapluie ces derniers mois. Pendant ce temps-là, à Châteaudun, ville de 13.000 habitants en Eure-et Loir, les résultats des scrutins présidentiels sont à l'image des résultats nationaux depuis des années et ce, à quelques dixièmes de pourcentages près. On y vote comme les Français en somme et certains regardent cette commune comme on consulte un prophète. Dimanche dernier encore, les chiffres étaient similaires à ceux de l'Hexagone. Mais qu'en sera-t-il pour le second tour ? Enfin, du côté des électeurs d'Eric Zemmour, le temps est là aussi au choix d'un bulletin pour le second tour. Si l'ancien polémiste a clairement appelé à voter Rassemblement National, certains jeunes hésitent encore. C'est surtout l'avenir de leur parti et de leur candidat qui est en question après la lourde déception de dimanche dernier. Seuls 7% des électeurs ont finalement voté pour celui qui avait bousculé le début de la campagne présidentielle. Alors, ce week-end d'entre-deux-tour sera-t-il décisif pour l'issue du scrutin ? Marine Le Pen a t-elle des chances de l'emporter ? Emmanuel Macron peut-il convaincre les électeurs de gauche ? Quel avenir pour les militants de Reconquête ! et d'Eric Zemmour ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ARMES NUCLÉAIRES : L'ALERTE DE LA CIA - 15/04/2022

Armes nucléaires : l'alerte de la CIA LES INVITÉ.ES : - Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique - Annie DAUBENTON - Journaliste-essayiste, auteure de « Ukraine, les métamorphoses de l’indépendance » - Sonia DRIDI - Journaliste, auteure de « Joe Biden, le pari de l’Amérique anti-Trump » - Général Christophe GOMART - Ancien directeur du renseignement militaire, ex-commandant des opérations spéciales C'est un revers majeur pour la Russie. Le croiseur Moskva a coulé hier dans la mer Noire. Selon Kiev, ce naufrage a eu lieu après que le bateau ait été touché par l'armée ukrainienne. Selon Moscou, c'est un incendie accidentel qui en est la cause. Quoi qu'il en soit, ce porteur de missiles était un fleuron de la flotte russe depuis près de 40 ans et représente donc une perte hautement symbolique pour Moscou. Et une véritable humiliation pour Vladimir Poutine. Avec la perte du Moskva, la Russie se retrouve en effet amputée d'une arme majeure dans son offensive contre l'Ukraine débutée il y a maintenant 51 jours. Au large d'Odessa, la flotte russe est à présent désorganisée. L'enlisement de la Russie est donc maintenant évidente alors que cette guerre devait être « éclair ». Face à ces difficultés, la CIA craint cependant que Vladimir Poutine ait prochainement recours à une arme nucléaire tactique ou de faible puissance. De son côté, la Russie a annoncé aujourd'hui avoir bombardé une usine d'armement en banlieue de Kiev, et assure même vouloir intensifier à présent les frappes sur la capitale. Une réponse, selon Moscou, aux attaques qu'auraient menées l'Ukraine dans deux villages russes de la région frontalière de Briansk. Pendant ce temps-là, en Roumanie, les forces de l'OTAN se déploient. Ce pays voisin de l'Ukraine, membre de l'Alliance atlantique depuis 2004, est inquiet des visées expansionnistes de Poutine et se réjouit donc du renforcement de l'OTAN sur ses terres. Des centaines de soldats de différentes nationalités sont là, prêts en cas d'alerte. Des forces armées stratégiques pour dissuader l'armée russe de menacer l'Europe. La Roumanie a aussi vu des centaines de milliers de réfugiés ukrainiens arriver depuis le début de la guerre. En France, c'est près de 40.000 ukrainiens qui ont été accueillis depuis fin février. Face à l'incertitude sur la durée du conflit, il s'agit pour eux de tenter de se reconstruire. Trouver du travail, un logement ou encore une école pour les enfants, tant de problématiques pour ces familles qui ont tout laissé derrière elles. Alors, le naufrage du Moskva risque-t-il de déclencher un embrasement dans le conflit ukrainien ? La Roumanie pourrait-elle prochainement être menacée par Vladimir Poutine ? Comment l'Etat français peut-il faciliter l'intégration et la reconstruction des réfugiés ukrainiens sur son sol ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE MENACE DE COUPER LE GAZ - 14/04/2022

Poutine menace de couper le gaz LES INVITÉ.ES : - Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN Pierre HAROCHE - Chercheur en sécurité européenne - Institut de Recherche stratégique de l’École militaire Pascal BONIFACE - Directeur de l’IRIS, Institut de Relations Internationales et Stratégiques Iryna DMYTRYCHYN - Maîtresse de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) Au 50e jour de l’invasion russe en Ukraine, les Etats-Unis ont décidé, pour la première fois, de livrer des armes lourdes à Kiev. Le président américain qui rechignait jusqu’à présent à envoyer tous les équipements réclamés par son homologue ukrainien, faisant valoir que cela risquerait de faire des Américains une partie prenante à la guerre, a finalement autorisé mercredi l’envoi d’armes offensives dans la nouvelle tranche d’aide débloquée d’une valeur de 800 millions de dollars. Ce revirement stratégique américain survient alors que chaque jour on mesure un peu plus l’ampleur du carnage. Joe Biden n’hésitant plus a accusé Vladimir Poutine de mener un génocide en Ukraine quand le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a qualifié lui l’Ukraine de véritable « scène de crime ».   Jugeant « inacceptable » que Joe Biden accuse son homologue russe Vladimir Poutine de « génocide » en Ukraine, le Kremlin entend poursuivre «ses plans » en Ukraine et menace désormais d'activer son arsenal nucléaire en mer Baltique, si la Finlande et la Suède intègrent l'Otan, un scénario vu d’un très mauvais œil par la Russie sur lequel les pays scandinaves vont se prononcer « assez vite ».   D’ici là, les forces russes poursuivent leur repositionnement vers l’est de l’Ukraine ainsi que la guerre d’information, cette fois autour du navire amiral de la flotte moscovite de la mer Noire. A-t-il été gravement endommagé, par une explosion que Moscou assure accidentelle ou par un tir de missile de l’armée ukrainienne ? En tout cas, le croiseur Moskva est ce jeudi en feu, et c’est un coup dur pour l’armée russe qui prépare un attaque massive dans le Donbass selon les services de renseignements ukrainiens.   Face à ce risque imminent, le président Zelensky avait de nouveau demandé hier des armes (avions de chasse, véhicules blindés, chars, système anti-missile) à ses alliés Occidentaux après avoir reçu à Kiev le président polonais et les chefs d'Etat des trois pays Baltes, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, particulièrement inquiets des prochaines décisions du Kremlin, en particulier si celui-ci parvenait à s'extirper rapidement du bourbier ukrainien. Lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'UE s’étaient déjà entendus pour augmenter les livraisons d'armes à l'Ukraine et avaient évoqué de nouvelles sanctions, notamment un embargo sur le pétrole russe. En réponse, Vladimir Poutine a accusé les Européens de « déstabiliser le marché » et a appelé ce jeudi à réorienter les exportations énergétiques russes de l'Europe vers l'Asie.   Alors pourquoi les Etats-Unis ont-ils décidé de livrer des armes lourdes à l’Ukraine ? Que signifie ce changement stratégique ? Quels sont les plans du Kremlin ? Les pays Baltes ont-ils raison de s’inquiéter ? L’UE peut-elle se passer rapidement du gaz et du pétrole russes ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE : « NOUS SUIVONS NOS PLANS… CALMEMENT » - 13/04/22

 POUTINE : « NOUS SUIVONS NOS PLANS… CALMEMENT » - 13/04/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » ALAIN BAUER Professeur de criminologie - CNAM Auteur de « La guerre qui revient » ANNIE DAUBENTON Journaliste-essayiste Auteure de « Ukraine, les métamorphoses de l’indépendance » CHRISTINE DUGOIN-CLÉMENT Chercheure en géopolitique - Université Paris I-Sorbonne Auteure de « Influences et manipulations » Que se passe-t-il à Marioupol ? Selon le ministre de la Défense russe « 1 026 militaires ukrainiens de la 36e brigade de marine se sont rendus » ce matin alors que la ville est assiégée depuis plus de quarante jours. Dans la nuit, un reportage diffusé sur la télévision publique russe annonçait également la reddition de plus d'un millier de soldats ukrainiens dans la localité et montrait des hommes en tenue de camouflage transportant des blessés sur des brancards ou interrogés dans ce qui semble être une cave. « Faux » a répondu le maire adjoint de Marioupol. « Je comprends qu'au cours des combats, certains puissent se rendre », mais « ce que dit la propagande russe est faux, et nous ne confirmons pas cette information », a-t-il assuré.   Depuis le début de la guerre en Ukraine, ce port stratégique ukrainien sur le littoral de la mer d'Azov est assiégé et bombardé par les forces russes. Les façades d'immeubles sont éventrées, les maisons et les hôpitaux sont réduits en poussière. Les habitants tentent de survivre, terrés dans des abris, privés d'électricité, d'eau, de gaz…  Selon le gouverneur ukrainien de la région de Donetsk « entre 20 et 22 000 personnes sont mortes »  depuis le début de l’offensive dans la ville désormais en proie « jour et nuit » à « des combats de rue ».   Les forces russes continuent à resserrer leur étau sur Marioupol ainsi que sur l’est du pays et Joe Biden n’hésite plus à qualifier de « génocide » ce qui se passe en Ukraine. « Il est de plus en plus clair que Poutine essaie simplement d'effacer l'idée même de pouvoir être un Ukrainien ». « Les preuves s’accumulent » a fait valoir le président américain. Jusque-là, l'administration américaine n'avait pas prononcé ce mot, employé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Les Etats-Unis ont fait également état mardi d'« informations crédibles » sur la possibilité que la Russie fasse usage d'« agents chimiques » pour achever la prise de Marioupol alors que les combats se concentrent  sur le site d’un immense complexe industriel dédale d’usines et de galeries souterraines.   Le président américain a parlé de Vladimir Poutine comme d'« un dictateur (qui) déclare la guerre et commet un génocide à l’autre bout du monde ». « Je ne suis pas sûr que l'escalade des mots serve la cause », a réagi ce matin Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat qui est partisan de nouvelles sanctions contre la Russie continue par ailleurs à justifier ses nombreux échanges téléphoniques avec le président russe : « S’il ne parle plus à personne, alors on ne sait pas jusqu’où il peut aller. C’est mon obsession avec lui, je lui dis à chaque fois. Quand on entre dans le cycle de la violence, le plus dur, c’est d’arrêter. Le danger, c’est la bascule dans l’irréversible ». Néanmoins le président-candidat ne se montre pas optimiste quant à un règlement diplomatique prochain de la guerre en Ukraine. Il a en effet expliqué mardi croire « assez peu à notre capacité collective à mettre [ Vladimir Poutine] autour d’une table de négociation à court terme ». Selon lui, le maître du Kremlin a en effet « décidé qu’il n’arrêterait pas » en Ukraine car « il a besoin pour lui-même d’une victoire militaire » même s’il « a pris conscience que l’Ukraine n’allait pas se soumettre ».   La politique étrangère, périmètre de compétence majeure du chef de l’État, sera également ce mercredi à l’agenda de Marine Le Pen.  La candidate du Rassemblement national doit présenter ce mercredi le volet international de son programme et clarifier ses positions dans un domaine où elle a multiplié les erreurs d'analyses notamment sur le pouvoir russe avec qui elle a pourtant des liens anciens et profonds. En 2017, Vladimir Poutine avait d’ailleurs apporté son soutien à la candidate d’extrême droite dans l’entre-deux tours. Le Front national, devenu le Rassemblement national, a longtemps été financé par deux emprunts auprès de banques russes. En 2022, le parti de Marine Le Pen a emprunté 10 millions d’euros auprès d’une banque de Hongrie, le plus proche partenaire européen de Moscou. De surcroit, le RN demeure opposé aux sanctions internationales imposées à la Russie après l’invasion de la Crimée en 2014. « Invasion » qu’elle contestait en 2017 lors d’une interview accordée à la chaîne américaine CNN car, assurait-elle alors, les habitants de la région se « sentaient russes ». Au mois de décembre dernier, la candidate du RN expliquait également au média polonais Rzeczpospolita : « Qu’on le veuille ou non, l’Ukraine appartient à la sphère d’influence russe ». Et dans son programme présidentiel, Marine Le Pen préconise une « alliance avec la Russie » dans une nouvelle « architecture de sécurité européenne ».   Alors pourquoi la prise de Marioupol constitue un enjeu stratégique pour la Russie ? Que s’y passe-t-il ? Plus largement quelle est la situation en Ukraine ? Quelle doit être la position de la France ?  La politique étrangère est un sujet sur lequel les deux candidats du deuxième tour de la présidentielle ont beaucoup de différences. Quelles sont-elles ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MACRON/LE PEN : COUP POUR COUP – 12/04/22

MACRON/LE PEN : COUP POUR COUP – 12/04/22 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » RAPHAËLLE BACQUÉ Grand reporter - « Le Monde » FANNY GUINOCHET Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » A peine qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle qui aura lieu le 24 avril prochain, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont repartis sur le terrain pour tenter de convaincre abstentionnistes et indécis. Car pour le second tour, les jeux ne sont pas faits. Emmanuel Macron le sait. Et le président sortant, accusé d’avoir enjambé - voire bâclé - la campagne du premier tour, multiplie depuis lundi les déplacements et bains de foule pour « parler à tous les Français ».   Il s’est rendu lundi à Denain (Nord), Carvin et Lens (Pas-de-Calais), des terres où la candidate d’extrême droite est arrivée en tête et qui sont très loin de lui être acquises. «Les extrêmes, y compris le Front national, se nourrissent de la fatalité», a lancé Emmanuel Macron devant les caméras. Mardi, Emmanuel Macron fait cap dans le Grand Est, dans deux villes qui ont placé Jean-Luc Mélenchon dimanche en tête avec environ 35 % des suffrages, après s’être dit la veille prêt à « bouger » sur la réforme des retraites et à « ouvrir la porte » à un report de l'âge de départ à 64 ans, plutôt qu'à 65 ans, « s'il y a trop de tensions »  et que « cela peut bâtir un consensus ». Le président-candidat était à Mulhouse aujourd'hui et tiendra ce soir sa première réunion publique de l’entre-deux-tours à Strasbourg. Un choix stratégique puisque le candidat tient à rappeler l’importance et son attachement à l’Europe dans son programme tout en se différenciant sur ce point aussi de celui de Marine Le Pen. L’occasion aussi pour lui d’appeler localement au vote en sa faveur et de s’adresser aux électeurs du candidat de l’Union populaire.     La gauche et les classes populaires dans le viseur, c’est bien la stratégie d’Emmanuel Macron pour rassembler dans cet entre-deux-tours. En face Marine Le Pen a le même objectif. Pour cela, elle veut montrer sa proximité avec les Français et avec leurs préoccupations quotidiennes à commencer par le pouvoir d'achat. L’ancienne présidente du RN effectuait lundi un déplacement dans l'Yonne, chez un agriculteur céréalier. L’occasion de parler notamment de l’inflation et de ses conséquences sur les agriculteurs. Mardi, lors d’une conférence de presse, Marine Le Pen a mis en avant des points communs avec le candidat de la France Insoumise sur le volet des institutions. Elle aussi veut instaurer un RIC, référendum d'initiative citoyenne, et elle est aussi favorable à la proportionnelle pour les élections législatives. Mais pour la candidate d’extrême droite qui veut modifier la Constitution « pour y intégrer des dispositions portant sur le statut des étrangers et la nationalité et pour faire prévaloir le droit national sur le droit international », selon son programme, le but c'était surtout de tenter de rassurer et de battre en brèche le procès en autoritarisme.   Troisième homme du scrutin, Jean-Luc Mélenchon n'est pas arrivé loin derrière Marine Le Pen dimanche. Et la déception est grande pour son camp. Il y avait les militants de la France Insoumise mais aussi des électeurs de gauche tentant un vote utile pour éviter un duel Macron Le Pen. Que vont-ils faire au deuxième tour ?  Jean-Luc Mélenchon les a appelés à ne pas voter pour Marine Le Pen, et son rôle pourrait être décisif dans ce duel politique de l’entre-deux-tours qui confirme les fractures d’un pays divisé sur son avenir.   Institutions, Europe… Les projets des deux finalistes de l’élection présidentielle divergent sur bien des points. Avec le duel Macron-Le Pen, deux France se font-elles face ? En cas de victoire, Marine Le Pen a affirmé qu’elle ne veut pas d’Éric Zemmour dans son gouvernement. Avec qui gouvernerait-elle ? Enfin que va-t-il se passer pour les partis à moins de 5 % (LR, PS, EELV…) ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MACRON/ LE PEN : C'EST PAS LA MÊME HISTOIRE... – 11/04/22

MACRON/ LE PEN : C'EST PAS LA MÊME HISTOIRE... – 11/04/22 Invités DOMINIQUE REYNIÉ Directeur général de Fondapol Fondation pour l’innovation politique NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » NEILA LATROUS Journaliste politique - « France Info » BRICE TEINTURIER Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos Ce sera donc un duel Macron-Le Pen au second tour de la présidentielle, comme il y a cinq ans. Tous les deux ont terminé en tête des suffrages avec de meilleurs scores qu’en 2017, Emmanuel Macron recueillant 27,8 % des voix, Marine Le Pen 23,1 %, selon les résultats définitifs. Derrière Jean-Luc Mélenchon (22 %) manque de peu la qualification au deuxième tour. Troisième homme de scrutin, le candidat de l’Union populaire a acté hier soir sa défaite et immédiatement appelé à « ne pas donner une seule voix à Mme Le Pen ». La majorité des autres candidats malheureux ont également dit souhaiter faire barrage à l’extrême droite. Yannick Jadot (4,6 %), Valérie Pécresse (4,8 %), Anne Hidalgo (1,8 %) et Jean-Luc Mélenchon façon donc front républicain, alors qu’en face Éric Zemmour (7,1 %) et Nicolas Dupont-Aignan (2,1 %) ont, eux, appelé à voter pour Marine Le Pen. Mais les électeurs suivront-ils les consignes de vote ?   Si l’affiche du deuxième tour est identique à celle de 2017, cette fois, l’issue du scrutin s’annonce beaucoup plus incertaine. Selon une étude d’opinion Ifop/Fiducial pour TF1 et LCI réalisée dimanche 10 avril, le soir du premier tour, Emmanuel Macron l'emporterait au second tour d'une courte tête : 51 % contre 49 % pour Marine Le Pen. Un écart de seulement deux points et dans la marge d’erreur, qui laisse planer une grande incertitude quant à l’issue du scrutin.   Les deux finalistes en sont conscients, l’une des clés du deuxième tour est entre les mains des électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Que feront-ils ? Resteront-ils à la maison ?  Dès dimanche soir, Marine Le Pen a appelé « ceux qui n’ont pas voté » Macron à la « rejoindre » et a insisté sur son souhait de redonner de la place «aux personnes face au pouvoir de l’argent », en mettant l’accent sur « la solidarité envers les plus vulnérables » et l’accession « à la retraite en bonne santé. » Le président-candidat en déplacement ce lundi dans le Nord a lui affirmé que son « projet doit être enrichi (…) Il faut pouvoir, sur des sujets comme l'écologie, le travail, entendre des voix qui ont été portées avec beaucoup de clarté », a-t-il admis, avant de faire étape demain à Strasbourg où Jean-Luc Mélenchon a fait 35 %.   Autres électeurs courtisés dans cet entre-deux-tours : ceux de LR et du PS qui ont connu hier dans les urnes une déroute. Ni Anne Hidalgo, ni Valérie Pécresse n’atteignent les 5 % des voix. Un échec cuisant pour le parti Les Républicains qui menace désormais d’imploser et enchaîne ce lundi les réunions de crise.   Alors quelles leçons tirer de ce premier tour ? Qui sont les électeurs de Jean-Luc Mélenchon ? Quel avenir pour LR après la présidentielle ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : FACE AUX ATROCITÉS DE POUTINE – 09/04/22

Ukraine : face aux atrocités de Poutine LES INVITÉ.ES : - GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies - PIERRE HASKI - Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs » - ELENA VOLOCHINE - Journaliste – « France 24 » - NICOLE BACHARAN - Politologue - Spécialiste des Etats-Unis Au 45ème jour de l’invasion russe, la communauté internationale est sous le choc après le massacre de Kramatorsk. Le bombardement meurtrier survenu hier de la gare de cette ville située dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine, a suscité l’indignation. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé « une réponse mondiale ferme ». Pour lui, c’est « un autre crime de guerre de la Russie pour lequel chacun parmi ceux impliqués sera tenu responsable ». Et le bilan est lourd : 52 personnes tuées, dont 5 enfants, selon un dernier bilan des autorités locales. Si les civils étaient rassemblés dans cette gare, c’est qu’ils cherchaient à fuir la région par crainte d'une offensive russe qui apparaît imminente. Car après avoir tenté en vain de prendre la capitale Kiev, les troupes russes se concentrent en effet désormais sur cette région. C’est ce qu’ont indiqué dans un bulletin publié hier les services de renseignement britanniques. Marioupol et Mykolaïv sont également dans la ligne de mire des autorités russes. Ces dernières ont d’ailleurs opéré un changement de ton en évoquant du bout des lèvres le nombre élevé de morts dans leurs rangs. Une manœuvre qui qui vise sans doute à préparer l’opinion russe à un bilan humain plus lourd encore. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell se sont rendu hier à Kiev, pour une visite symbolique. La dirigeante européenne avait annoncé ce voyage la veille en signe de « soutien indéfectible » à l’Ukraine. Elle a remis au président ukrainien Volodymyr Zelensky le questionnaire nécessaire à une demande d'adhésion à l'Union européenne. « Cela fait partie de notre victoire contre l'agresseur russe qui veut inverser le chemin démocratique qu'a entrepris l'Ukraine », a affirmé sur Twitter Olha Stefanychyna, la vice-Première ministre ukrainienne en charge de l'intégration européenne. Si les dirigeants européens ont pu se rendre à Kiev, c’est que la région est pour l’heure considérée comme sûre. Après plus d’un mois d’occupation très brutale par les troupes russes, de nombreuses cités du nord du pays ont en effet retrouvé la liberté depuis une semaine. Mais les corps et les esprits sont profondément marqués. Dans la région de Tchernihiv, les habitants racontent l’horreur des jours passés. Certains qui étaient retenus en otage racontent le traitement inhumain qu’ils ont subi. Des personnes affamées sont mortes pendant leur détention. A l’extérieur, les maisons étaient pillées, les immeubles détruits. Un véritable cauchemar qui vient juste de s’interrompre. A des milliers de kilomètres de ce conflit meurtrier, l’armée française poursuit et accélère son renforcement dans le combat dit « de haute intensité ». Car après des décennies de guerres asymétriques, les opérations face à des armées aguerries et très équipées, où toutes les fonctions opérationnelles sont susceptibles d’être activées ont fait, depuis quelques années déjà, leur retour dans les considérations des militaires. Et la guerre en Ukraine conforte plus que jamais cette analyse. Les responsables russes des crimes commis en Ukraine seront-ils jugés ? Comment se reconstruire après avoir vécu l'occupation des troupes russes ? Comment l'armée française se prépare-t-elle au retour de la guerre de haute intensité ?   DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - PRÉSIDENTIELLE : INDÉCISION… ET COUP DE THÉÂTRE ?

PRÉSIDENTIELLE : INDÉCISION… ET COUP DE THÉÂTRE ? Invités PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences Po Auteur de « Le populisme » CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » AURÉLIE HERBEMONT Journaliste politique - « RTL » JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » C’est le dernier jour d’une étrange campagne, bouleversée par la  crise sanitaire puis la guerre en  Ukraine, pour les candidats à l’élection présidentielle. Alors dans cette dernière ligne droite, les douze prétendants à l’Elysée multiplient interviews dans les médias et déplacements sur le terrain pour tenter de convaincre les nombreux électeurs encore indécis ou tenter par l’abstention dimanche. Car si depuis plusieurs semaines, les sondages donnent Emmanuel Macron et Marine Le Pen qualifiés au second tour, les écarts se resserrent, et plusieurs inconnues pourraient bouleverser les résultats du premier tour, à commencer par le taux de participation.   Les sondages prédisent une abstention qui pourrait s'approcher de son niveau historique. Selon les prévisions de l'institut Odoxa pour Le Figaro, 27,4 % des Français pourraient ne pas se rendre aux urnes dimanche. Une estimation proche du plus haut niveau d'abstention pour un premier tour, mesuré en 2002 à 28,4 %. D’autre part, à deux jours du scrutin, les indécis, ceux qui ne savent pas encore pour qui voter, représenteraient près d’un tiers des électeurs inscrits se disant sûrs d’aller glisser un bulletin dans l’urne dimanche 10 avril.   Des électeurs indécis que l’on trouve en nombre chez les sympathisants du PS (57 %), d'EELV (46 %) et de LR (69 %) qui sont dans ces dernières heures particulièrement ciblés par les candidats qui cherchent à se qualifier pour le second tour. Mais aussi par les plus petits candidats qui à défaut d'être élu, cherchent à d'atteindre les 5 % de suffrages afin d'obtenir le remboursement des frais de campagne.   Abstention, « vote utile », électeurs volatiles… De nombreuses incertitudes  demeurent à l'issue d'une campagne qui n’aura pas passionné les foules. Dans l'enquête Odoxa, plus de six sondés sur dix (62 %) disent ne pas s'intéresser ou peu à ce scrutin. Encore plus étonnant, 12 % d’entre eux ne savaient pas que le premier tour se tient ce dimanche.   Alors le scrutin sera-t-il marqué par une abstention historique ? Les indécis détiennent-ils la clé du premier tour ? Qui fera la course en tête dimanche soir ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - SON PÉTROLE, SA FAMILLE... LES POINTS FAIBLES DE POUTINE ? – 07/04/22

SON PÉTROLE, SA FAMILLE... LES POINTS FAIBLES DE POUTINE ? – 07/04/22 Invités BENJAMIN HADDAD Politologue - Directeur Europe du think tank Atlantic Council ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » CHRISTINE DUGOIN-CLÉMENT Chercheure en géopolitique - Université Paris I-Sorbonne MARIE DUMOULIN Directrice du programme « Europe élargie » ECFR (European Council on Foreign Relations) La pression économique contre la Russie va s'intensifier dans les jours à venir. L'Union européenne prévoit d'adopter un cinquième paquet de sanctions après l'onde de choc provoquée par la découverte de scènes de massacres à Boutcha, dans la banlieue de Kiev. Exprimant son « indignation face à des crimes contre l’humanité, contre des civils innocents à Boutcha et dans de nombreuses autres villes » le président du Conseil européen Charles Michel a ainsi estimé devant les eurodéputés à Strasbourg qu’il s’agissait à d’« une preuve de plus que la brutalité russe contre le peuple ukrainien n’a pas de limites ». « Nous devons à nouveau augmenter la pression sur Poutine et le gouvernement russe », a déclaré de son côté la présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen mercredi alors que les représentants de l’UE sont en train de discuter de nouvelles mesures contre la Russie.   La Commission européenne a notamment proposé mardi aux Vingt-Sept d’arrêter leurs achats de charbon russe, qui représentent 45 % des importations de l’UE. Il y a quelques jours, c'est une décision qui était très loin d'être acquise, mais la découverte des images de civils tués et de fosses communes en Ukraine a clairement fait bouger les lignes, et cette mesure semble désormais recueillir l'unanimité des 27. Autre décision envisagée, celle d'interdire l'accès dans les ports de l'Union européenne pour les navires russes, avec toutefois quelques exceptions sur le transport de denrées alimentaires ou de l'aide humanitaire. L’UE devrait également sanctionner quatre banques supplémentaires, et interdire l'export d'un certain nombre de produits stratégiques. Mais Charles Michel veut aller plus loin. « Je pense que des mesures sur le pétrole et même le gaz seront nécessaires tôt ou tard », s’est positionné le responsable belge.   Néanmoins un embargo éventuel sur le pétrole (25 % des achats européens) et le gaz (45 % des importations de l’UE) fait toujours l’objet d’âpres discussions entre les Etats membres, Berlin ayant exprimé ses réticences. L’Allemagne ne peut pas se passer des livraisons de gaz russe « à court terme » et des sanctions contre Moscou dans ce secteur feraient plus mal à l’UE qu’à la Russie, a estimé lundi le ministre allemand des Finances, Christian Lindner. Nos sanctions « sont pertinentes car elles touchent la Russie beaucoup plus durement que nous », a par ailleurs déclaré la présidente de la Commission d’origine allemande Ursula von der Leyen, dans l’hémicycle alors qu’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères, est prévue lundi prochain, pour valider ces mesures.   Mais en Ukraine, le président Zelensky a dénoncé l’ « indécision » des Européens alors qu’une course contre la montre est engagée pour la population dans le Donbass devant les craintes d’une attaque massive imminente des forces russes. Des troupes russes qui sont redéployées dans l’est du pays après avoir quitté la région de Kiev et laissé derrière elles des cadavres de civils et des charniers.   Alors quelles sont les cartes dont dispose l'UE pour accentuer sa pression contre Vladimir Poutine ? Quelle est la situation à Boutcha et dans la région ? Que se passe-t-il dans le Donbass ? Enfin que s’est-il passé à Moura, cette petite ville du centre du Mali assiégée entre le 27 et le 31 mars où au moins 300 hommes civils ont été abattus d’après l'organisation Human Rights Watch ? Ce massacre porte-t-il la signature de la Russie, représentée dans le pays par les mercenaires de Wagner ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - LE PEN MONTE, MACRON SONNE L'ALERTE – 06/04/22

 LE PEN MONTE, MACRON SONNE L'ALERTE – 06/04/22 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique « Marianne » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » BRICE TEINTURIER Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos À quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, l'inquiétude monte dans la macronie alors que selon les sondages, l’écart entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen se réduit encore. La candidate d’extrême droite, au ton toujours plus policé, réalise depuis plusieurs semaines une lente mais régulière remontée dans les enquêtes d'opinion. Elle est désormais créditée de 23 % d’intentions de vote du premier tour contre 28 % pour le président sortant, selon le sondage Elabe publié mardi soir. Une autre enquête Kantar-Epoka, également publiée hier, place la candidate du RN de la même manière à 23 %, juste derrière le président-candidat à 25 %, soit pour lui une chute de quatre points en deux semaines.   Emmanuel Macron a bénéficié pendant un temps avec la guerre en Ukraine de l' « effet drapeau » lui faisant gagner de 5 à 6 points dans les sondages, à plus de 30 % il y a trois semaines. Mais ces derniers jours, les intentions de vote en sa faveur s'érodent et sa campagne tardive n'a toujours pas de « dynamique » selon les instituts. Alors dans le camp de la macronie on prend désormais au sérieux une possible victoire de Le Pen et après avoir longtemps réservé les attaques à Valérie Pécresse, on cible désormais la candidate du RN en rappelant son pedigree d’extrême droite et sa proximité avec Vladimir Poutine.   En campagne dans le Finistère, Emmanuel Macron a appelé mardi les Français à être « indéfectiblement européens » et a dénoncé « les projets néfastes et mortifères » des candidats à l’Elysée qui veulent « tourner le dos à l’Europe ». Si à la différence de 2017, Marine Le Pen dit ne plus vouloir sortir de l’Union européenne, ni de l’euro, elle veut toujours la primauté du droit français sur le droit européen, ce qui équivaut pour certains juristes à un « Frexit » de fait. Le président candidat a également lancé à la presse : « Ce n’est pas chez moi qu’il faut chercher de la complaisance avec M. Poutine, ce n’est pas chez moi qu’il faut chercher des financements du côté de la Russie. C’est chez d’autres candidats. » Une allusion au fait que la dirigeante d’extrême droite a été reçue par le chef du Kremlin en 2017 et que son parti continue de rembourser un prêt d’environ 9 millions d’euros à un créancier russe, contracté en 2014.   Les Français « ne croient plus au loup-garou », a estimé de son côté ce mercredi sur Europe 1 Marine Le Pen persuadée que la diabolisation du Rassemblement national (RN) par ses concurrents ne fonctionne plus. Souhaitant éviter tout faux pas, la candidate d’extrême droite a annulé plusieurs évènements cette semaine dont un déplacement ce mercredi en Île-de-France, et se prépare pour son dernier grand meeting en terrain conquis, jeudi à Perpignan.   Quant à Jean-Luc Mélenchon, il consolide sa place de troisième homme avec des intentions de vote comprises entre 15 et 17 % selon les sondages. En progression depuis plusieurs semaines, le candidat de l’Union populaire pense plus que jamais pouvoir s’immiscer entre ce duo annoncé comme il l’a montré dans les médias et mardi soir lors d’un meeting à Lille relayé dans onze villes grâce à des hologrammes. « Le duel Macron-Le Pen n’aura pas lieu. J’ai une sérieuse probabilité d’être au second tour. M. Macron ferait bien de se demander s’il est certain qu’il sera au second tour ! », a-t-il lancé, sur l’antenne de Sud Radio.   Alors dans ces trois derniers jours de campagne, les candidats jettent leurs dernières forces cherchant à convaincre les électeurs encore indécis, notamment les jeunes et les primo-votants chez qui la participation était particulièrement faible en 2017. Et ce d’autant plus qu’une abstention record - environ 30 % selon certains sondages - plane sur la présidentielle alors que près d’un Français sur deux (49 %) estiment que cette campagne n’a pas assez abordé les sujets qui concernent leur quotidien (pouvoir d’achat, logement, santé et déserts médicaux…) DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

105 - ZELENSKY : COUP DE COLÈRE CONTRE POUTINE... ET L'ONU – 05/04/22

ZELENSKY : COUP DE COLÈRE CONTRE POUTINE... ET L'ONU – 05/04/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » ANTOINE VITKINE Journaliste Réalisateur du documentaire « La vengeance de Poutine » ANNIE DAUBENTON Journaliste spécialiste de l’Ukraine Auteure de « Ukraine, l'indépendance à tout prix » JEAN-DOMINIQUE GIULIANI Président de la Fondation Robert Schuman Auteur de « Européen sans complexe » C’est une première en près de six semaines de conflit. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’exprimera ce mardi lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Ukraine, dominée par « le massacre de Boutcha » dont les images de civils exécutés et de fosses communes abritant de nombreux corps ont fait le tour du monde depuis samedi. Le nombre total de morts reste encore incertain. Mais selon justice ukrainienne, plus de 410 civils ont été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes.   Le président Ukrainien qui s’est rendu lundi sur place a dénoncé des « crimes de guerre » et un « génocide ». « Le temps viendra quand chaque Russe apprendra toute la vérité sur qui d'entre leurs compatriotes a tué. Qui a donné les ordres », a déclaré Volodymyr Zelensky cette nuit dans une vidéo, appelant à livrer davantage d'armements à son pays et à renforcer les sanctions contre Moscou.   Lundi, les Etats-Unis et le Canada ont annoncé de nouvelles mesures à venir contre la Russie, quand Paris et Berlin ont décidé de suivre un mouvement amorcé dès la semaine dernière dans plusieurs pays de l’Union européenne (UE) en expulsant massivement des diplomates russes suspectés d’espionnage. Trente-cinq d’entre eux quitteront la France en raison de leurs « activités contraires à l’intérêt [du pays] », « une quarantaine d’autres devront partir d’Allemagne parce qu’ils représenteraient une menace pour les personnes recherchant une protection », a déclaré la ministre des Affaires étrangères allemande. D’autre part, « Nous devons rehausser notre réponse en matière de sanctions »  a affirmé Annalena Baerbock. Depuis plusieurs jours, un cinquième paquet de sanctions contre la Russie est en préparation au sien de l’UE et la Commission européenne va le soumettre ce mercredi aux Vingt-sept. Parmi les mesures proposées on trouve un embargo sur les importations de charbon et caoutchouc, ainsi que l'interdiction d'exporter des semi-conducteurs et des machines-outils de pointe. Le pétrole et le gaz russe restent en revanche pour l’instant hors du champ d'application des sanctions européennes, malgré la pression de plusieurs Etats membres.   De son côté, le président russe Vladimir Poutine a suspendu lundi la procédure de visa simplifiée pour les représentants et les journalistes des pays européens. La Russie a également prévenu ce mardi qu’« elle répondra de manière proportionnelle aux expulsions de ses diplomates ordonnées par un certain nombre de pays occidentaux ». Dans un message sur Telegram, l'ancien président du pays et directeur adjoint du conseil national de sécurité, Dmitri Medvedev a écrit : « tout le monde connaît la réponse : elle sera symétrique et destructrice pour les relations bilatérales ». « Qui ont-ils puni ? En premier lieu, eux-mêmes ». D’autre part, Moscou rejette toujours toute responsabilité dans le massacre de Boutcha, le Kremlin et le ministre russe des Affaires étrangères évoquant des « falsifications » et des mises en scène ukrainiennes. Mais des images satellites montrent que des cadavres étaient dans les rues de Boutcha depuis au moins trois semaines – quand Moscou contrôlait la ville, donc.   DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MASSACRE DE BOUTCHA : POUTINE VA-T-IL PAYER ? – 04/04/22

MASSACRE DE BOUTCHA : POUTINE VA-T-IL PAYER ? – 04/04/22 Invités Pascal BONIFACE Directeur de l’IRIS  Institut de Relations Internationales et Stratégiques  Alain BAUER Professeur de criminologie – CNAM  Auteur de « L’encyclopédie des espionnes et des espions » Elsa VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe – « RFI » Général Vincent DESPORTES Ancien directeur de l’École de guerre Professeur de stratégie à Sciences Po Des civils exécutés d’une balle dans la nuque, parfois les mains liées dans le dos, gisants dans les rues, dans leurs voitures ou devant chez eux. Des corps calcinés après avoir été criblés de balles, des fosses communes débordant de cadavres. Les images de carnage et de dévastation de Boutcha en périphérie de Kiev ont fait le tour du monde depuis samedi et révulsé les Occidentaux, comme le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, qui a parlé d'un « coup de poing à l'estomac ». Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit dimanche « profondément choqué par les images de civils tués à Boutcha », et le bureau des droits de l'Homme des Nations unis a évoqué de « possibles crimes de guerre ».     Le nombre total de morts reste encore incertain. Selon la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova, les corps sans vie de 410 civils ont pour l’instant été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes.   Accusant l'armée russe d'avoir commis un « génocide » dans les villes ukrainiennes qu'elle a occupées près de Kiev, le président ukrainien Volodimir Zelensky a assuré que « tous ceux qui sont responsables de ces crimes devront rendre des comptes devant la justice, y compris ceux qui ont donné les ordres ». L'Union européenne et plusieurs de ses Etats membres ont également accusé l'armée russe de s'être rendue coupable de « nouvelles atrocités » et souhaitaient que la Cour internationale de Justice (CIJ) de l'Onu se saisisse de tous les cas de crimes de guerre présumés. A la demande de la France et de l’Allemagne, les Européens sont aussi en train de discuter d'un alourdissement des sanctions contre Moscou.   De son côté, le ministère russe de la Défense a nié tout massacre dans la ville ukrainienne de Boutcha et a accusé les autorités ukrainiennes de se livrer à une « provocation » en diffusant des images de corps de civils.   Alors que s’est-il passé à Boutcha ? Comment prouver des crimes de guerre ? Les images ne suffisent pas, il faut collecter des preuves. La Cour pénale internationale a ouvert une enquête dans ce sens dès le mois de mars et en Ukraine, le travail de collecte a déjà commencé malgré les difficultés liées à la guerre. Car si l’armée russe s'est retirée rapidement du nord, elle se replie vers l’est et le sud du pays, et elle continue à bombarder.   Quelle est la situation en Ukraine ? Pourquoi l’armée russe s’est-elle retirée du nord du pays ? Quel rôle jouent les services secrets occidentaux dans ce conflit ? Enfin alors que la guerre a révélé l'efficacité des services de renseignements américains, la France est aujourd'hui pointée du doigt pour sa mauvaise analyse des intentions de Vladimir Poutine. Et le général Éric Vidaud, directeur du renseignement militaire a été remercié le 31 mars dernier. Le renseignement français a-t-il failli ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE : "MAL INFORMÉ"... ET ISOLÉ ?"

Au 38ème jour de l’invasion russe en Ukraine, les troupes Russes “se retirent rapidement” du Nord du pays, d’après les autorités ukrainiennes, pour se redéployer dans l’est et le sud du pays. Un changement tactique après une série de revers pour l'armée russe, qui apparaît de plus en plus fragilisée. D’après les services secrets britanniques et américains, le chef d'Etat Vladimir Poutine serait plus isolé que jamais au sein de son exécutif. Son état-major n’oserait plus lui dire ce qui se passe véritablement sur le champ de bataille. Tandis que les Ukrainiens affirment avoir libéré 11 localités de la région de Kherson, dans le Sud du pays, ainsi que les villages de Sloboda et Lukashivka, au sud de Chernihiv, de premiers cas de mutinerie apparaîtraient au sein de l’armée russe, prise de court par la résistance ukrainienne. Jeudi, à l'Université nationale australienne de Canberra, le chef de l'agence de renseignement britannique GCHQ, Jeremy Fleming, a estimé que ses services avaient «vu des soldats russes - à court d'armes et le moral en berne - refuser d'exécuter les ordres, saboter leur propre équipement et même abattre accidentellement leur propre avion». Jeudi, les soldats russes ont évacué la centrale de Tchernobyl après avoir reçu des « doses significatives » de radiations en creusant des tranchées sur le site, hautement contaminé, selon la compagnie nationale d'électricité ukrainienne, Energoatom. Petro Kotin, président de l’entreprise, a précisé que les Russes « sont entrés dans la forêt, le territoire le plus irradié pendant la catastrophe ». Là où « les morceaux de combustible étaient tombés après l'explosion. Il y a aussi des lieux d'enfouissement de déchets nucléaires très radioactifs ». Dans ces bois, l'armée russe construisaient des fortifications, là où la radioactivité est si élevée que des cas de « maladie » dus à la radioactivité auraient été recensés dans les rangs de l'envahisseur. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des hélicoptères ukrainiens auraient mené un raid éclair sur le territoire russe. Le Kremlin a accusé l'Ukraine d'avoir mené une frappe aérienne contre un dépôt pétrolier à Belgorod, dans l'ouest de la Russie. Le gouvernement ukrainien n'a de son côté pas confirmé être à l'origine de l'attaque. Mais si c’était le cas, il s’agirait de la première attaque de l’aviation ukrainienne en territoire russe depuis le début du conflit. Un événement. En Ukraine, l’accès aux soins est une lutte quotidienne. A Lviv, grande ville de l’ouest du pays, les déplacés affluent pour se faire soigner. Dans les centres de premier secours, des citoyens sont formés à prodiguer les premiers soins. Ils apprennent par exemple à faire des garrots pour les blessés. Une aide psychologique est également apportée aux déplacés, dont certains sont en état de choc. Par ailleurs, la fuite des réfugiés se poursuit : ils sont désormais 4 millions à avoir quitté le pays, accueillis notamment dans la Hongrie voisine. Un remarquable élan de solidarité s’est créé face aux vagues de déplacés. Le très conservateur chef d’Etat Viktor Orban semble avoir opéré un virage à 180 degrés sur ce sujet de l’asile. « Tous ceux qui fuient l’Ukraine trouveront un ami en Hongrie », a-t-il promis dès le début de la guerre. Une position qui tranche avec la politique migratoire du pays lors de la crise de 2015, lors de laquelle des barbelés ont été installés aux frontières du pays. Dans quel état de désorganisation se trouve l’armée russe, et que prépare-t-elle? Comment expliquer tous ces revers, et un tel niveau d’impréparation? Poutine est-il de plus en plus déconnecté de la réalité du champ de bataille, comme le prétendent les services de renseignements occidentaux? Dans quelles conditions les Ukrainiens blessés ou traumatisés par les combats sont-ils soignés dans le pays ? Comment expliquer le revirement du hongrois Viktor Orban vis-à-vis des réfugiés ? LES INVITÉ.ES : - PIERRE HASKI - Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs » - GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies - ARMELLE CHARRIER - Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » - ELSA VIDAL - Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe

episode sybel imglogo play

106 - HAUSSE DES PRIX : CE N'EST QU'UN DÉBUT... – 01/04/22

HAUSSE DES PRIX : CE N'EST QU'UN DÉBUT... – 01/04/22 Invités PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance CHRISTINE KERDELLANT Rédactrice en chef – « Les Echos » EMMANUELLE SOUFFI Journaliste spécialiste des questions sociales « Le Journal du Dimanche » MATHIEU PLANE Économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision - OFCE Ecarté en début de campagne au profit des thématiques sur la sécurité et l’immigration, le pouvoir d'achat revient au cœur de la présidentielle 2022 depuis quelques semaines. Un sujet prioritaire pour 57 % des Français selon un sondage Elabe loin devant la santé publique (28%) qui arrive en deuxième position des préoccupations de cette campagne. Il faut dire que l’inflation explose et que le porte-monnaie des Français est rudement mis à l'épreuve. L'inflation explose, elle a bondi en mars de 4,5 % sur un an en France, 7 % pour l'Italie, 7,3 % pour l'Allemagne, 8,3 % en Belgique et 9,8 % pour l'Espagne. Une envolée, tirée par la flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation dans un contexte de guerre en Ukraine et de forte reprise de l’épidémie de Covid-19 en Chine, qui pourrait encore s’accélérer dans les mois à venir selon les analystes. Dans la zone euro, l'inflation pourrait atteindre 9 % à son pic cet été.   Dans ce contexte, les candidats à l’élection présidentielle multiplient les propositions pour tenter de s’imposer sur ce thème quand le gouvernement enchaînent les mesures : chèque énergie, bouclier tarifaire sur le gaz, plafonnement des tarifs de l’électricité… Dernier lancement en date ce vendredi, avec une remise de 15 centimes sur le prix du litre de carburant. Mais les Français demeurent sceptiques. Ainsi selon les résultats d'une enquête Ipsos Sopra-Steria pour France Télévisions et Radio France, 74 % d’entre eux estiment que le pouvoir d'achat s'est dégradé ces cinq dernières années et 63 % que l’action de l’exécutif a profité principalement aux catégories privilégiées. Par ailleurs si les personnes sondées estiment que les femmes et hommes politiques peuvent agir sur ce sujet, les candidats à l'élection présidentielle les convainquent peu et ils sont 84 % à craindre une augmentation très importante des prix de l'énergie (84 %), des carburants (79 %) et des produits de consommation courante (70 %).   Une inquiétude qui pousse de plus en plus d’automobilistes à passer à l’éthanol moins taxé, en achetant une voiture essence adaptée d’origine ou en faisant installer un boîtier homologué.   Alors jusqu’où peut aller l’inflation ? Pourquoi les prix flambent-ils ? Que penser de l’envolée des taux d’intérêt américains depuis une semaine ? Quelles sont les propositions des candidats sur le pouvoir d’achat ? Rouler à l'éthanol, une solution d'avenir ? Enfin que se passe-t-il en Chine ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - L’HYPOTHESE LE PEN – 31/03/22

   L’HYPOTHESE LE PEN – 31/03/22 Invités DOMINIQUE REYNIÉ Directeur général de Fondapol Fondation pour l’innovation politique RAPHAËLLE BACQUÉ Grand reporter - « Le Monde » NEILA LATROUS Journaliste politique - « France Info » FRANÇOIS MIQUET-MARTY Président de Viavoice - Cabinet d'études, conseil et stratégie A dix jours du premier tour de l’élection présidentielle, c’est un sondage qui n’est pas passé inaperçu dans les états-majors. Selon la dernière enquête Elabe, Emmanuel Macron est toujours donné en tête dans les intentions de vote au premier tour, autour de 28 %, mais Marine Le Pen, la cheffe du RN, dans une dynamique positive depuis plusieurs jours, atteint 21,5 % et l'écart se réduit toujours un peu plus au second tour. Ainsi le président-candidat récolterait désormais 52,5 % d'intentions de vote au second tour face à la candidate d’extrême droite, donnée à 47,5 %. Début mars, au début de la guerre en Ukraine, le chef d'Etat était crédité de 61 % des intentions de vote contre 39 % pour la candidate d'extrême droite. Aujourd’hui seuls 5 points sépareraient Emmanuel Macron de sa concurrente, et certains pointent le fait que les deux candidats sont désormais « dans la marge d'erreur ».   De quoi inquiéter la macronie d’où une petite musique monte : et si Marine le Pen arrivait plus haut qu’on ne le croit ? Serait-elle en mesure de gagner au deuxième tour ? Dans le camp présidentiel certains commencent à s’en alarmer publiquement. C’est le cas notamment de Gérald Darmanin. Invité sur France 5 jeudi dernier, le ministre de l’Intérieur a déclaré : « J'ai toujours pensé que Madame Le Pen, que je rencontre depuis que je fais de la politique, est dangereuse. Elle est dangereuse pour le président de la République, elle peut remporter cette élection présidentielle ». En meeting hier dans le Val-de-Marne, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe a tenu des propos similaires et exhorté les électeurs à se mobiliser. De son côté, Emmanuel Macron, a critiqué ce jeudi la « banalisation » de l'extrême droite mais s'est refusé à commenter le risque d'une victoire de Marine Le Pen. « Il y a un tandem d'extrême droite, que je combats », a lancé le président-candidat lors d'un déplacement en Charente-Maritime où il a été une nouvelle fois interpellé sur le recours du gouvernement aux cabinets de conseil.   Donné troisième dans les intentions de vote à 15,5 %, Jean-Luc Mélenchon continue sa progression et croit toujours en ses chances pour le second tour. Mais il a annoncé ce jeudi qu’il fera une consultation dans le cas d’un scénario similaire à 2017, avant de donner une consigne de vote. Le premier tour n’est pas déjà « joué », mais « de toute façon le vote Marine Le Pen, le vote d’extrême droite, n’est pas une option pour nous », a précisé le numéro deux de la France insoumise, Adrien Quatennens, tout en estimant qu’appeler à « faire barrage » à la candidate du RN pourrait avoir « un effet contreproductif ».   Derrière, la candidate LR Valérie Pécresse est, elle, toujours à la peine. Contrainte de s’isoler pendant quelques jours cause du Covid, la candidate LR veut remettre en mouvement sa campagne et faire mentir « le scénario écrit d’avance » d’un duel final Macron-Le Pen. Un énième nouveau départ pour celle qui se retrouve aujourd’hui au coude-à-coude avec Éric Zemmour dans les intentions de vote (autour de 10 %), et qui ne pourra pas compter sur la présence de Nicolas Sarkozy lors de son ultime meeting francilien dimanche. Dans son édition de ce mercredi, Le Parisien a ainsi révélé que l’ancien président avait décliné une nouvelle fois l’invitation de la prétendante de la droite à l'Élysée. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - NÉGOCIER, BOMBARDER... LE DOUBLE JEU DE POUTINE – 30/03/22

NÉGOCIER, BOMBARDER... LE DOUBLE JEU DE POUTINE – 30/03/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » GÉNÉRAL VINCENT DESPORTES Ancien directeur de l’École de guerre Professeur de stratégie à Sciences Po ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » CAROLE GRIMAUD POTTER Analyste géopolitique Spécialiste de la Russie et des espaces post-soviétiques Cinq semaines après le début la guerre en Ukraine, le conflit entre-t-il dans une nouvelle phase ? La question est posée alors que la Russie a promis mardi de « radicalement » réduire son activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv en Ukraine, après des pourparlers russo-ukrainiens « substantiels » à Istanbul. Le président ukrainien Volodymy Zelensky  a lui évoqué des signaux « positifs » dans les pourparlers avec la Russie dans un message publié sur Telegram. Mais aujourd’hui le Kremlin a fait volte-face et a affirmé que les négociations avec Kiev n’ont donné lieu à rien de « très prometteur ». « Il y a beaucoup de travail à accomplir », a ajouté à la presse le porte-parole de la présidence russe douchant les espoirs de progrès décisifs dans les négociations. Par ailleurs, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a obtenu ce mercredi auprès de son allié chinois une réaffirmation de l'amitié « sans limite » des deux pays et annoncé l’avènement d’un nouvel ordre mondial « plus juste ».   Alors que penser de cette séquence diplomatique ? L’état-major ukrainien parle de manœuvres russes pour tromper son armée tandis que le Pentagone, à Washington, dit ne pas voir de « vrai retrait » mais un « repositionnement » des forces russes qui pourraient préparer une « offensive majeure » ailleurs en Ukraine. Et « cela ne signifie pas que la menace contre Kiev soit terminée » a prévenu le ministère américain de la Défense, John Kirby. « Il y a ce que dit la Russie et ce que fait la Russie. Nous nous concentrons sur ce qu'elle fait », a par ailleurs déclaré le secrétaire d'État américain Antony Blinken. Un porte-parole de Boris Johnson a estimé de son côté que Londres jugerait « Poutine et son régime sur ses actes, pas ses paroles ».   La Russie niait, la veille du début de son offensive le 24 février, toute intention de faire la guerre à l'Ukraine. Récemment, elle a déclaré qu'elle se concentrerait sur les villes du sud du pays, pourtant elle n'a pas cessé les combats au nord et à l'est. Sur le terrain, les combats continuent et les bombardements se poursuivent sur Kiev et les grandes villes ukrainiennes. Une situation particulièrement suivie en Pologne où la crainte grandissante d’une attaque russe poussent de nombreux habitants à faire refaire leur passeport. Ainsi rien que dans la région des Basses-Carpates, par exemple, dans le sud du pays, la demande pour l’obtention d’un passeport a augmenté de 425 % à partir du 24 février. Alors que se passe-t-il en Ukraine ? Où en sont les négociations entre Moscou et Kiev ? L’oligarque russe Roman Abramovitch et des négociateurs de paix ukrainiens ont-ils été empoisonnés en début de mois ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - McKINSEY : UN « SCANDALE » AU COEUR DE LA CAMPAGNE ? – 29/03/22

McKINSEY : UN « SCANDALE » AU COEUR DE LA CAMPAGNE ? – 29/03/22 Invités BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » AURORE GORIUS Journaliste - « Les Jours.fr » JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP  Auteur de « La France sous nos yeux » « S’il y a preuve de manipulation, que ça aille au pénal ! » Dimanche sur France 3, Emmanuel Macron n’a pas caché son agacement à propos d’une question sur l’affaire McKinsey qui pollue depuis quelques jours sa campagne. Alors que ses concurrents à la présidentielle se sont emparés du rapport du Sénat sur le recours du gouvernement aux cabinets de conseil et dénoncent un « scandale d’Etat », le président sortant a réfuté toutes « combines » et jugé « légitime » que des ministères se tournent vers « des prestataires extérieurs pour les aider ».   Le Sénat a révélé le 17 mars que les contrats de l'Etat avec ces cabinets avaient « plus que doublé » entre 2018 et 2021, atteignant un record de plus d'un milliard d'euros en 2021. Les sénateurs ont par ailleurs saisi vendredi la justice pour « suspicion de faux témoignage » contre un dirigeant de McKinsey qui a affirmé lors d’une audition que son cabinet payait bien l'impôt sur les sociétés en France. Le sujet est politiquement sensible pour l'exécutif, accusé depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron de multiplier les contrats avec ces groupes privés de conseil qui sont intervenus « sur la plupart des grandes réformes du quinquennat » d’après les sénateurs. McKinsey est ainsi intervenu pour « éclairer les évolutions du métier d'enseignant » et a réalisé une étude sur leur rémunération au mérite (pour un montant total de 496 800 euros), sur la réforme du mode de calcul des aides personnalisées au logement (3,88 millions d'euros), auprès de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse à propos de la réforme des retraites (957 000 euros) ou encore dans le cadre de la campagne vaccinale contre le Covid-19 (12,33 millions). Le rapport pointe notamment des travaux « inégaux » qui n’apportent pas toujours satisfaction et estime que les résultats pourraient être meilleurs et moins chers en s’appuyant sur des ressources internes. Les sénateurs regrettent aussi une certaine forme d’opacité et pointent l’influence croissante de ces cabinets privés dans la prise de décision.   L’affaire McKinsey peut-elle mettre en difficulté Emmanuel Macron dans cette dernière ligne droite ? Toujours tête des intentions de vote (27,5 %) devant Marine Le Pen (20 %), Emmanuel Macron enregistre cependant une perte de 3 points dans les sondages. Alors à moins de deux semaines du premier tour, descendre dans l’arène n’est plus une option. Lundi, le président et candidat à sa réélection a fait son premier déplacement de campagne à Dijon. Venu rencontrer des habitants pour défendre son programme social, il a été vivement interpellé sur son bilan et sur le pouvoir d'achat. « Est-ce que vous trouvez ça normal que je n'arrive plus à vivre de mes revenus ? », lui a demandé un agent commercial qui avec sa femme gagne 4000 euros par mois. « Tout flambe » « je suis devenu un salarié pauvre. Il ne me reste plus et je ne suis pas le seul (...) Mettez-vous à la place d'une famille française. Ça ne peut plus durer, les gens vont péter un câble ! », lui a-t-il lancé sur un ton décidé mais courtois. Emmanuel Macron a tenté de lui répondre, insistant sur la remise à la pompe de 18 centimes TTC par litre de carburant à partir de ce vendredi, sur le « bouclier » mis en œuvre pour limiter le prix du gaz et la baisse des impôts... Mais « je n’ai pas de solution magique car le drame des classes moyennes ce sont les dépenses contraintes qui augmentent », a-t-il reconnu, en soulignant l’importance maintenant de la « négo salariale ».   Rattrapé par la question du pouvoir d’achat lors de son bain de foule, Emmanuel Macron est également revenu lundi sur la situation en Corse. Dénonçant des « violences inexplicables et inexcusables », le chef de l’Etat a appelé « à rester calme, dans le respect, l’esprit de dialogue qui doit être restauré au plus vite ». Le président suit de très près ce dossier corse, hautement inflammable. Il craint un nouvel embrasement, synonyme d’affaiblissement de l’autorité de l’État, depuis la mort d'Yvan Colonna. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - 1er TOUR : TOUT EST ENCORE POSSIBLE ? - 28/03/22

1er TOUR : TOUT EST ENCORE POSSIBLE ? - 28/03/22 Invités ROLAND CAYROL Politologue – Directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN) CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » ASTRID DE VILLAINES Cheffe du service politique - « Huffington Post » BERNARD SANANÈS Politologue – Président de l’Institut de sondages Elabe La campagne présidentielle entre dans la dernière ligne droite. Pour les candidats, c’est la dernière chance de convaincre les citoyens de se rendre aux urnes et d’essayer de contrer l’abstention. Vrai danger de l’élection, elle atteint, dans les derniers sondages, le niveau record de 30 %. Alors à moins de quinze jours du premier tour, les prétendants à l’Elysée tentent de réveiller leur base et jettent leurs dernières forces dans l’arène, à la fois tribuns de meetings, candidats de terrain ou dans les médias.   Ainsi ce week-end était très politique avec quatre meetings - Jean-Luc Mélenchon à Marseille, Fabien Roussel à Toulouse, Yannick Jadot au Zénith de Paris et Eric Zemmour au Trocadéro. Un dernier grand raout pour le candidat d’extrême droite marqué une nouvelle fois par la polémique. Après le salut hitlérien d'un participant de son meeting à Toulon et des violences dans la foule à Villepinte, ce sont cette fois des « Macron assassin » qui ont retenti dans la foule et que le leader du parti Reconquête ! n’a pas désavoué. « Il n’a pas entendu ces propos » affirme-t-il mais l’affaire suscite un tollé dans la classe politique.   Depuis la Guadeloupe, Marine Le Pen avait, elle, choisi de s’exprimer dans les médias. Mais le déplacement aux Antilles de la candidate d’extrême droite ne s’est pas déroulée comme prévu. Des manifestants ont perturbé samedi soir aux cris de « Le Pen dehors ! » ou « Le Pen raciste ! » la visite, contraignant l'ex-présidente du RN à interrompre l'enregistrement d'une interview et à être exfiltrée. Invité de Dimanche en politique France 3, le président de la République s’est dit « choqué » et a déploré une scène « inacceptable ». Emmanuel Macron est également revenu sur la polémique autour des contrats passés avec des cabinets externes et l’affaire dite McKinsey, du nom de ce cabinet de conseil dont les services ont été particulièrement utilisés par ses ministères. « On a l'impression qu'il y a des combines, c'est faux ». « Aucun contrat n’est passé dans la République sans qu’il respecte la règle des marchés publics. Que quiconque a la preuve qu’il y a manipulation mette le contrat en cause au pénal » a lancé le chef de l’Etat.   Le Sénat a révélé le 17 mars que les contrats de l'Etat avec ces cabinets avaient « plus que doublé » entre 2018 et 2021, atteignant un record de plus d'un milliard d'euros en 2021. Les sénateurs ont par ailleurs saisi vendredi la justice pour « suspicion de faux témoignage » contre un dirigeant de McKinsey qui a affirmé lors d’une audition que son cabinet payait bien l'impôt sur les sociétés en France. Le sujet est politiquement sensible pour l'exécutif, accusé depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron de multiplier les contrats avec ces groupes privés de conseil qui sont intervenus « sur la plupart des grandes réformes du quinquennat » d’après les sénateurs. McKinsey est ainsi intervenu pour « éclairer les évolutions du métier d'enseignant » et réaliser une étude sur leur rémunération au mérite (pour un montant total de 496.800 euros), sur la réforme du mode de calcul des aides personnalisées au logement (3,88 millions d'euros) ou encore dans le cadre de la campagne vaccinale contre le Covid-19 (12,33 millions).   Toujours en tête des intentions de vote (28 %) devant Marine Le Pen (17,5 %), Emmanuel Macron enregistre cependant une baisse notable (-2,5 points en 3 semaines) et dans les rangs d’En Marche la sérénité d’il y a quinze jours est passée. D’autant que les instituts rappellent que l’abstention, qui s’annonce élevée, peut faire mentir tous les sondages d’aujourd’hui. Alors chez les militants LREM des voix s’élèvent contre le risque de démobilisation et poussent le chef de l’Etat à faire campagne sur le terrain. En déplacement aujourd’hui à Dijon, Emmanuel macron s’est lui dit « ouvert au combat » avec ses concurrents. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - COVID : L'AVONS-NOUS OUBLIÉ TROP VITE ? – 26/03/22

Covid : l'avons-nous oublié trop vite ? LES INVITÉ.ES : - Patrick PELLOUX - Médecin urgentiste au SAMU de Paris - Président de l’AMUF    - Caroline TOURBE - Journaliste sciences et médecine – « Le Point » - Nicolas BERROD - Journaliste « Le Parisien – Aujourd’hui en France » - Faïza BOSSY - Médecin généraliste  Il s'était fait oublier ces dernières semaines, le voilà qui revient. Le Covid ferait une reprise en France. Depuis l'abandon du pass vaccinal et du masque en intérieur, les contaminations auraient augmenté de 36% dans le pays. 143 571 nouveaux cas exactement ont été recensés ce vendredi. Après Omicron, responsable de la vague épidémique de janvier, ce serait un de ses variants plus contagieux, le BA.2, qui serait la cause de ce rebond épidémique. Mais l'arrivée des beaux jours laisserait penser qu'une vague nouvelle n'est pas à craindre. Certains Français cependant, comme plusieurs médecins, regrettent une levée trop rapide des mesures. Ils pointent du doigt une décision électoraliste à quelques jours de l'élection présidentielle. L'Organisation Mondiale de la Santé a elle aussi jugée « brutale » cette initiative dans plusieurs pays européens. Emmanuel Macron a cependant affirmé cette semaine qu'il n'excluait pas de revenir à un port du masque plus étendu si les contaminations continuaient de grimper. En Asie, à Hong-Kong notamment, comme en Chine ou en Corée du Sud, les hôpitaux n'ont jamais été aussi débordés depuis le début de la pandémie. Et les reconfinements s'enchaînent dans ces régions où la stratégie « zéro Covid » est suivie pour faire face aux nouvelles envolées de la mortalité. En Chine, seuls 40 % des vaccinés ont bénéficié d'une troisième dose et le taux de vaccination tombe à moins de 40 % chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Un constat qui pourrait expliquer cette résurgence inédite des contaminations. Pendant ce temps-là, les anti-vaccins continuent de se faire entendre en France, sur les réseaux sociaux notamment. Et dans ce contexte de guerre en Ukraine, certains affichent un positionnement pro-Poutine sur fond de complotisme. Pour eux, le « récit officiel » sur le coronavirus a laissé place à un autre, celui pro-Ukraine, une nouvelle « manipulation des masses » en somme, selon eux. Florian Philippot, anti-vaccin notoire, a par exemple fait parler de lui le jour du début de la guerre ne Ukraine, en tweetant que « Les Français ont bien plus à craindre de Macron que de Poutine ». Alors, devons-nous craindre une nouvelle vague épidémique de grande ampleur en France ? La situation sanitaire en Asie présage-t-elle d'un retour catastrophique du Covid en Europe ? Jusqu'où peut aller le complotisme dans certaines franges de la population française ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - GUERRE EN UKRAINE : LE TOURNANT ? – 25/03/22

GUERRE EN UKRAINE : LE TOURNANT ? – 25/03/22 Invités GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute finance SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques DAPHNÉ BENOIT Correspondante Défense – « AFP » Ancienne correspondante au Pentagone Alors que les combats se poursuivent dans les grandes villes ukrainiennes pilonnées par les forces russes depuis un mois, Joe Biden se rend ce vendredi en Pologne, près de la frontière ukrainienne. Cette visite du président américain intervient au lendemain d’un marathon diplomatique à Bruxelles, au cours duquel il a multiplié les sommets – Otan, G7, UE – et les annonces.   Ainsi Joe Biden a promis hier à Bruxelles pour la première fois une « réponse » de l’Otan dans le conflit en Ukraine si la Russie y recourait à l’arme chimique. Les Alliés ont également décidé « de fournir des équipements pour aider l'Ukraine à se protéger contre les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires », se disant « préoccupés » par la possibilité de l'utilisation de telles armes dans le pays. Des équipements de protection vont aussi être fournis aux forces de l'Otan déployées sur le flanc oriental.   Sur le front économique, les pays du G7 et de l’Union européenne ont décidé de consolider les décisions déjà prises en sanctionnant toute transaction impliquant les réserves d’or de la Russie, pour éviter que Moscou ne contourne ainsi les mesures d’isolement financières prises. Mais c’est surtout la question du gaz et du pétrole russes qui a occupé les discussions des 27. Tout le monde a bien conscience que ces achats financent la guerre russe mais l’embargo ne fait pas l’unanimité. Car stopper net les importations de gaz russe reviendrait à priver d’énergie toute une partie de l’Europe. Ces dernières représentent 45 % des achats européens, 55 % pour l’Allemagne, et sont l’essentiel de la consommation de la Finlande, de la Hongrie ou encore de la République tchèque.   Alors des alternatives doivent être rapidement trouvées. Pour cela un groupe de travail va être mis en place par l’UE et les Etats-Unis afin d’assurer une sécurité énergétique « en prévision de l’hiver prochain et du suivant » et d’attaquer la Russie au porte-monnaie. Le président américain s’est déjà engagé à fournir plus de pétrole et de gaz naturel liquéfié. L'Allemagne de son côté a décidé de fortement réduire sa dépendance énergétique envers la Russie d'ici la fin de l'année. Berlin veut notamment se passer de son charbon d'ici l'automne et de son pétrole à la fin 2022. La veille le ministre de l’Economie allemande avait critiqué une « rupture de contrat » après l'annonce par le président russe que Moscou n'accepterait plus de paiements en dollars ou en euros en échange de ses livraisons de gaz à l'Union européenne.   « Il est clair que le fait de livrer nos marchandises à l'UE, aux États-Unis, et de recevoir des dollars, des euros, d'autres devises, n'a plus aucun sens pour nous » avait déclaré mercredi Vladimir Poutine. Il avait également laissé entendre que d'autres exportations russes seraient concernées, les Occidentaux ayant gelé quelque 300 milliards de dollars de réserves russes détenues à l'étranger, une mesure que le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifiée de « vol ».   Mais ce vendredi, le ministre russe de la Défense a annoncé que la première phase de son offensive en Ukraine était terminée et que ses forces allaient désormais se concentrer sur le Donbass. Il a précisé qu’il s’agissait de l’une de ses options au lancement de l’« opération spéciale », l’autre étant la conquête de l’ensemble de l’Ukraine.   Alors que signifie cette déclaration ? Est-ce un tournant dans la guerre ? Quel est l’impact des sanctions occidentales en Russie ? Gaz, matières premières, céréales… quelle interdépendance économique entre l’UE et la Russie ? Les entreprises françaises doivent-elles rester dans le pays ?  Enfin avec la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a mis en garde, jeudi, contre une crise alimentaire sans précédent et a dévoilé un plan d’action pour éviter la pénurie de nourriture. Quel est-il ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - FACE À POUTINE : JUSQU'OÙ IRA L'OTAN ? – 24/03/22

FACE À POUTINE : JUSQU'OÙ IRA L'OTAN ? – 24/03/22 Invités BRUNO TERTRAIS Politologue spécialiste de l’analyse géopolitique et stratégique Directeur adjoint de la FRS ALEXANDRA DE HOOP SCHEFFER Politologue spécialiste des relations transatlantiques et de l’OTAN MARION VAN RENTERGHEM Grand reporter - « L’Express » SYLVIE BERMANN Ancienne ambassadrice de France en Russie Cela fait un mois que la Russie a lancé ses troupes sur l'Ukraine et qu'elle bombarde sans relâche les grandes villes du pays. Mais l'armée russe ne parvient pas à s'en emparer totalement car au sol, les contingents ne progressent plus. Par endroits, même, ils reculent. C'est le cas à Kiev. Les renseignements américains notent maintenant que l’armée russe commence à établir des positions défensives pour encercler pendant longtemps la capitale. L'offensive russe en Ukraine « s'enlise malgré toutes les destructions qu'elle provoque jour après jour » a estimé mercredi le chancelier allemand Olaf Scholz alors que plusieurs experts militaires évoquent « un point de bascule ».   Jusqu’à présent, la seule ville prise par les Russes est Kherson dans le sud du pays. Ailleurs les frappes russes se poursuivent et le président ukrainien a accusé ce jeudi Moscou d’utiliser des « bombes au phosphore ». « Ce matin (…), il y a eu des bombes russes au phosphore. Des adultes ont été tués et des enfants ont été tués à nouveau », a-t-il lancé dans un message vidéo publié sur son compte Telegram. Volodymyr Zelensky a par ailleurs demandé aux pays de l’Otan de fournir « une aide militaire sans restriction » à son pays, pour qu’il puisse faire face à l’armée russe que Kiev affronte pour l’instant « dans des conditions inégales ».   Ce nouvel appel du chef d’état ukrainien survient alors que l’activité diplomatique est intense ce jeudi à Bruxelles. La journée est en effet rythmée par un enchaînement de sommets dans la ville, Otan, G7 et Conseil européen, en présence de Joe Biden. Le président américain a en effet décidé de laisser tomber les visioconférences et de venir en personne en Europe pour participer avec ses partenaires à ce marathon diplomatique, avant de se rendre en Pologne vendredi et samedi. Il y sera question de nouvelles sanctions, de l’aide militaire, l'envoi de renforts en Europe de l'Est, du gaz et du pétrole russes mais aussi de l’accueil des réfugiés ukrainiens.   Selon l’ONU, dix millions de personnes ont quitté leurs foyers en Ukraine depuis le début de l’offensive russe dont près de 3,5 millions sont réfugiés à l’étranger, les deux-tiers en Pologne. En à peine trois semaines, le nombre de réfugiés surpasse ainsi les pics atteints sur une année entière au moment de la crise migratoire de 2015 et 2016. Il devance déjà celui de la guerre de Bosnie-Herzégovine dans les années 1993-1995. Les Etats-Unis se sont dit prêts ce jeudi à accueillir « 100 000 réfugiés ukrainiens et autres personnes fuyant l’agression de la Russie ».   Alors après un mois de conflit en Ukraine, où en sont les forces russes ? Que signifie la présence de Joe Biden en Europe ? Qu'attendent les États-Unis des réunions de l'Otan, du G7 et de l'Union européenne ? L’Europe peut-elle se passer du gaz et du pétrole russes ? Enfin comment organiser l’accueil des réfugiés ukrainiens ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : POUTINE FACE À L'ENLISEMENT – 23/03/22

UKRAINE : POUTINE FACE À L'ENLISEMENT – 23/03/22 Invités FRÉDÉRIC ENCEL Géopolitologue Auteur de « Les voies de la puissance » ÉLISE VINCENT Journaliste spécialiste des questions de défense - « Le Monde »  SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques  ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - RFI  Depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ancien humoriste et acteur, communique sur tous les tons dans ses vidéos publiées sur les réseaux sociaux et ses interventions devant les élus du monde entier, américains, britanniques, israéliens, allemands, japonais, italien. Et il sait trouver les mots pour convaincre ses alliés à l’Ouest.   Chaque jour, ou presque, l’omniprésent président ukrainien publie sur les réseaux sociaux ses visites auprès des soldats, des photos de bâtiments et de villes bombardées, de blessés transportés à l'hôpital ou de survivants terrés dans les bunkers. Il donne à voir les dégâts de la guerre mais aussi annonce le soutien de tel ou tel pays, ses discussions avec des chefs de l’État et des élus. Car jamais le président d’un pays en guerre ne s’était autant adressé à des Parlements, et à travers eux, aux citoyens pour les convaincre d’apporter davantage d'aides à son pays. Et à chaque fois il adapte son discours, en citant Shakespeare et Churchill devant les parlementaires britanniques, Pearl Harbor et le discours de Martin Luther King à l’adresse des représentants américains.   Cet après-midi, c’est aux députés et sénateurs français qu’il s’est adressé par visioconférence : « Marioupol, ça rappelle les ruines de Verdun lors de la Première guerre mondiale ». « Les Russes brûlent tout, ils ne prennent pas en compte le concept de crime de guerre ». « Nous devons agir ensemble pour faire pression sur la Russie » et « arrêter cette guerre ». « La France doit aider à mettre fin à cette guerre contre la liberté, l’égalité, la fraternité », a lancé Volodymyr Zelensky après trois semaines d'offensives russes, la destruction quasi-intégrale de certaines villes et la fuite de millions d'habitants. Le président ukrainien a également appelé les entreprises françaises (Renault, Auchan...) à quitter le marché russe, à cesser d’être les sponsors de la machine de guerre de la Russie. Les valeurs valent plus que des bénéfices ».   Parallèlement, le président américain Joe Biden arrivera ce soir à Bruxelles pour un voyage de trois jours en Europe qui le mènera ensuite en Pologne. Il participera à trois sommets internationaux, celui de l’Otan, du G7 et, en tant qu’invité, à celui de l’Union européenne. Le but étant pour la Maison-Blanche, de maintenir l’unité entre alliés, affichée depuis le début de la crise, et d’annoncer de nouvelles sanctions. Des discussions seraient en cours pour réduire la dépendance européenne au gaz et au pétrole russe.   Le groupe français TotalEnergies vient d’ailleurs d’annoncer qu’il stoppait ses achats de pétrole russe d’ici à la fin de l’année. En revanche, il maintient sa position pour le gaz car explique son PDG il n’est pas possible de se passer du gaz russe, cela ferait qu’une partie de l’économie européenne « s'arrêterait ». De son côté, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a estimé ce matin au micro de France Inter qu'un embargo sur le gaz et le pétrole russes « n'est pas possible ». Aux yeux de celui qui préside par ailleurs le comité de campagne d’Emmanuel Macron, « les sanctions servent à infléchir le pouvoir politique russe, elles ne servent pas à punir les Françaises ou les Français ou les autres Européens », alors que le sujet du pouvoir d’achat, impacté notamment par la flambée des prix de l’énergie, est l’un des plus débattus de la campagne présidentielle. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE, LES ARMES CHIMIQUES... ET NOS LIGNES ROUGES – 22/03/22

POUTINE, LES ARMES CHIMIQUES... ET NOS LIGNES ROUGES – 22/03/22 Invités ALAIN BAUER Professeur de criminologie - CNAM Auteur de « La guerre qui revient » GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS Ancien chef d’état-major Ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN ISABELLE DUFOUR Directrice des études stratégiques - Eurocrise ANNIE DAUBENTON Journaliste-essayiste Auteure de « Ukraine, les métamorphoses de l’indépendance » Au 27e jour de l’offensive russe en Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a formulé à nouveau sa volonté de parvenir à une rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine « sous quelque forme que ce soit ». Un « compromis » peut être trouvé sur le Donbass et la Crimée, a-t-il, à condition que ce compromis soit ratifié par le peuple ukrainien par référendum, et accompagné de garanties de sécurité pour son pays. Mais le Kremlin a répondu ce matin de façon très évasive, jugeant les pourparlers en cours avec Kiev pas assez « substantiels » ni « énergiques ».   Sur le terrain, les bombardements se poursuivent sur nombre de villes : Kiev, Kharkiv, Marioupol, Odessa, Mykolaïv… Un nouveau couvre-feu est décrété dans la capitale que les troupes russes cherchent toujours à encercler. Mais ici comme ailleurs, l’armée russe rencontre la résistance tenace des Ukrainiens. Le plan de Poutine qui comptait, qu’en trois ou quatre jours, sa guerre éclair provoquerait l’effondrement des forces et du gouvernement de Kiev n’a pas eu lieu. L’effet de sidération qui aurait dû paralyser la population et les autorités a, au contraire, provoqué un sursaut patriotique des Ukrainiens qui continuent de freiner l’avancée de l’armée russe dans le pays.   Dans ce contexte Moscou a décidé de passer à la vitesse supérieure dans son arsenal. Pour la première fois, la Russie a affirmé ces derniers jours avoir utilisé des missiles hypersoniques, les « Kinjal », qui ont la particularité d'échapper à tous les systèmes de défense anti-aérien. Et le recours aux armes chimiques est de plus en plus redouté. Pour le président américain, le chef du Kremlin est « dos au mur » et il est désormais « clair » qu’il prévoit d’utiliser des armes chimiques et biologiques en Ukraine. « Les accusations récentes de Vladimir Poutine selon lesquelles les Etats-Unis disposent d'armes chimiques et biologiques en Europe et que Kiev en possède également sont fausses et montrent que le président russe envisage lui-même d'utiliser de telles armes », a expliqué Joe Biden lundi. Mais si tel était le cas, une réponse occidentale « sévère » s’imposerait, a-t-il dit sans en préciser la nature. Il a également indiqué avoir averti Vladimir Poutine d'une réponse américaine en cas de cyberattaques contre les infrastructures vitales des Etats-Unis.   Mais que veut dire Joe Biden lorsqu’il évoque « le prix fort » à payer pour la Russie ? Quelle est la ligne rouge pour l’Otan ?  Qui a, aujourd'hui, une prise sur les choix de Vladimir Poutine ? Qui peut l’influencer dans le cadre du conflit en Ukraine ? Enfin que s’est-il passé au Kremlin et dans le ciel de Russie ces derniers jours ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - LE PEN, MÉLENCHON : ILS S'Y VOIENT DÉJÀ ! - 21/03/2022

Le Pen, Mélenchon : ils s'y voient déjà ! LES INVITÉ.ES : - Roland CAYROL - Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan)  - Neïla LATROUS - Journaliste politique – « France info »  - Nathalie MAURET - Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra »  - Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos Dans trois semaines, les Français seront appelés à voter pour le premier tour de l'élection présidentielle 2022. D'après un dernier sondage Ifop Emmanuel Macron reste le grand favori avec 29,5 % des intentions de vote soit presque 5 points de plus qu’avant le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février dernier. Le président-candidat bénéficie dans l'enquête d’une avance de 11 points sur Marine Le Pen (18,5 %). La candidate d’extrême droite, mise en difficulté par la percée d’Éric Zemmour à l’automne puis à l’hiver dernier, conserve dans cette dernière ligne droite une assise solide dans les sondages, notamment grâce au soutien des catégories populaires (28 %). Et elle joue déjà le second tour. L’ancienne présidente du Rassemblement national refuse désormais les débats télévisés auxquels Emmanuel Macron ne participe pas et entend concurrencer Jean-Luc Mélenchon sur les thématiques sociales et la question du pouvoir d’achat dont elle a fait une priorité depuis son entrée en campagne. Mais derrière le candidat de l’Union populaire enregistre une progression. Certains sondages créditent Jean-Luc Mélenchon de 13-14 % des suffrages et la plupart des études font désormais de lui le troisième homme du scrutin. L’intéressé qui organisait dimanche sa « marche pour la VIe République » à Paris, affirme qu’il est « dans la marge d’erreur », et tente d’imposer le vote Mélenchon comme une nécessité à gauche. Pour cela, le tribun et ses soutiens s'adressent aux électeurs tentés par Fabien Roussel, Yannick Jadot ou Anne Hidalgo mais aussi aux abstentionnistes qui s’annoncent très nombreux lors de ce scrutin. En effet selon le dernier baromètre Ipsos - Sopra Steria, la part d’électeurs décidés à aller voter, 68%, reste très faible pour une élection présidentielle. Autrement dit, si le premier tour avait lieu dimanche, près d’un électeur sur trois (32 %) bouderait les urnes. Alors dans cette dernière ligne droite, le risque d’abstention record inquiète les candidats. Ainsi Marine Le Pen se dit plus « inquiète » face au risque d'abstention que face au refus de débattre d'Emmanuel Macron. De son côté, le candidat communiste Fabien Roussel a mis en garde vendredi Emmanuel Macron contre le risque qu'une campagne a minima n'aboutisse à une forte abstention au premier tour et une faible légitimité en cas de réélection au second. Raillé par ses concurrents pour son refus de venir boxer dans l'arène électorale et se confronter à eux lors d’échanges télévisés, le président-candidat poursuit lui sa stratégie : pas de débats avec ses concurrents, mais des échanges avec des Français dans un format qui rappelle le grand débat lancé pendant la crise des gilets jaunes. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE : LA STRATÉGIE DE LA DÉVASTATION – 19/03/22

POUTINE : LA STRATÉGIE DE LA DÉVASTATION – 19/03/22 Invités PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques ELENA VOLOCHINE Journaliste franco-russe – « France 24 » BENJAMIN HADDAD Politologue - Directeur Europe du think tank Atlantic Council DOROTHÉE OLLIÉRIC Grand reporter Envoyée spéciale de France Télévisions en Ukraine 24ème jour de guerre en Ukraine et les images hier d'une démonstration de force à Moscou. Celle de Vladimir Poutine galvanisant plus de 80.000 personnes dans le stade de Loujniki, la plus grande enceinte sportive de Russie. Devant une banderole où on pouvait lire « Non au nazisme », le chef du Kremlin a utilisé une fois encore la thèse d’un génocide en cours par les forces ukrainiennes pour justifier son « opération militaire spéciale ».   Pendant ce temps-là, à Marioupol, le drame continue. Après vingt jours de bombardement et de siège, l’armée russe a pénétré dans cette ville portuaire ukrainienne. Une prise importante pour la Russie puisqu'elle lui permet d’assurer une continuité territoriale entre ses forces venues de Crimée au sud et les troupes du Donbass à l'est.   Face à la l'enlisement de la situation, et alors que Moscou déclare aujourd'hui avoir utilisé des missiles supersoniques, Vladimir Zelensky a jugé samedi qu'il était temps pour le Kremlin d'accepter de se réunir pour « discuter » sérieusement. « Des négociations sont la seule chance pour la Russie de minimiser les dégâts causés par ses propres erreurs », a déclaré le président ukrainien.   Joe Biden, de son côté, hausse lui aussi le ton. Après avoir qualifié Vladimir Poutine de « criminel de guerre » il y a quelques jours, ce sont ses propos avec le président chinois Xi Jinping qui n'ont pas manqué d'être rapportés. Lors d'une conversation téléphonique hier, le président américain a tenu à souligner à son homologue les conséquences qu'auraient pour la Chine une aide matérielle à la Russie. Mais l'empire du Milieu joue l’ambiguïté et continue de se dire prêt à « œuvrer pour la paix ».   Les sanctions économiques enfin, continuent d'étouffer la Russie. Si de très nombreuses entreprises occidentales ont décidé de quitter le pays de Poutine, certaines ont fait le choix de rester. C'est le cas d'entreprises françaises, et pas des moindre. Total est l'exemple le plus éloquent. Face à des enjeux trop importants, le géant de l'énergie a décidé ne fera pas ses valises. D'autres enseignes ont fait le même choix, c'est le cas de plusieurs noms du groupe Mulliez, comme Decathlon, Auchan ou Leroy Merlin. Et la question de la sauvegarde de milliers d'emplois est souvent avancée pour se justifier.   Alors, peut-on encore espérer une résolution du conflit par la voie diplomatique ? La Chine pourrait-elle soutenir la Russie malgré les menaces américaines ? Les entreprises françaises restant en Russie vont-elles saper durablement leur image en ne boycottant pas le pays de Poutine ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MACRON : UNE CAMPAGNE EN TEMPS DE GUERRE – 18/03/22

MACRON : UNE CAMPAGNE EN TEMPS DE GUERRE – 18/03/22 Invités CHRISTOPHE BARBIER Éditorialiste politique Directeur de la rédaction - « Franc-Tireur » CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » FANNY GUINOCHET Éditorialiste - « France Info » et « La Tribune » Spécialiste des questions économiques et sociales JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » A trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron est entré un peu plus dans la campagne ce jeudi, en dévoilant les grandes lignes de son projet lors d’une conférence de presse organisée aux Docks de Paris à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis. Promesse de plein emploi d’ici cinq ans, indépendance énergétique avec un mix nucléaire et renouvelables, hausse du salaire des enseignants contre de nouvelles missions, réforme des retraites et du RSA… Le président-candidat a exposé une trentaine de mesures-phares d’un programme économique et social qui pour l'instant est plus ancré à droite qu'en 2017.   Ainsi comme Valérie Pécresse, le chef de l’État propose notamment de conditionner l’attribution du RSA (550, 93 euros par mois) à une activité, à hauteur de quinze à vingt heures par semaine. « Il faut reconnaître la dignité de chacun et demander une part d'effort », a lancé le président candidat. Emmanuel Macron souhaite également poursuivre « les réformes du marché du travail en simplifiant et en déconcentrant le dialogue social », mais aussi de l'assurance chômage et des retraites en augmentant l'âge légal « progressivement » jusqu'à 65 ans. Il a également précisé qu'il comptait mettre fin aux régimes spéciaux.   Emmanuel Macron propose également, comme les candidats de droite et d’extrême droite, de défiscaliser encore davantage les héritages. Il veut concrètement relever l'abattement sur les successions en ligne directe à 150 000 euros contre 100 000 euros actuellement, tout en élargissant ce régime aux enfants des conjoints. Et pour les successions en lignes indirectes, il suggère de porter l’abattement à 100 000 euros. En matière fiscale il compte aussi accorder aux entreprises une réduction supplémentaire des impôts de production, de 7 milliards d’euros via la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Enfin il prévoit pour les ménages la suppression de la redevance, sans préciser comment il entend financer l’audiovisuel public.   Au total, le coût du programme d'Emmanuel Macron est évalué à 50 milliards d’euros par an, dont 15 milliards de baisses d'impôts. Dans le même temps, le président-candidat veut ramener le déficit budgétaire en dessous des 3 % à l’horizon 2027. Pour cela, il compte sur les « gains de la réforme des retraites » et de « la réforme chômage » (15 milliards d’euros), mais aussi grâce à la « simplification et optimisation » de l’administration et la lutte contre la fraude (15 milliards d’euros). Et grâce à « la réduction des coûts de fonctionnement des collectivités publiques » (20 milliards d'euros). Enfin, Emmanuel Macron a indiqué qu'il comptait faire de l'école et de la santé « deux chantiers majeurs », promettant de mettre en place une « nouvelle méthode » faisant appel à une « large concertation » des acteurs de ces deux milieux.   Après la présentation de ce programme, les critiques des autres candidats à la présidentielle n'ont pas tardé. A droite, Valérie Pécresse considère qu'il copie ses idées, notamment sur l'âge de départ à la retraite, le RSA et le nucléaire. « C’est un projet du déni et de la contrefaçon », a raillé la candidate LR qui a appelé les électeurs à préférer « l’original à la pâle copie ». A gauche, Jean-Luc Mélenchon parle d’un « projet de maltraitance sociale généralisée », et d' « une politique datée des années folles du libéralisme ». La candidate socialiste Anne Hidalgo dénonce de son côté « des propositions de droite d'une violence inouïe ». « Macron promet cinq ans de malheur en plus pour le monde du travail », renchérit le communiste Fabien Roussel. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan s'alarme quant à lui d'une présidentielle « truquée » faute de « débat entre tous les candidats » puisqu'il n'y aura pas de débat avec le président sortant avant le 1er tour.   Des concurrents du chef de l’État qui face à une guerre en Ukraine qui recouvre toute l’actualité, tentent néanmoins de mettre en avant leurs propositions en matière économiques et sociales. Car la question du pouvoir d’achat demeure prioritaire pour les Français et pèse sur les intentions de vote d’après les instituts. Selon les derniers sondages, Emmanuel Macron serait en tête du premier tour avec 30 % des intentions de vote, devant Marine Le Pen (19,5 %) et Jean-Luc Mélenchon (13,5 %). DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE : SES CRIMES ET CE DISCOURS QUI INQUIÈTE... – 17/03/22

POUTINE : SES CRIMES ET CE DISCOURS QUI INQUIÈTE... – 17/03/22 Invités GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS Ancien chef d’état-major Ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN BRUNO TERTRAIS Politologue spécialiste de l’analyse géopolitique et stratégique Directeur adjoint de la FRS ANNIE DAUBENTON Journaliste-essayiste Auteure de « Ukraine, les métamorphoses de l’indépendance » CHRISTINE DUGOIN-CLÉMENT Chercheure en géopolitique - Université Paris I-Sorbonne Auteure de « Influences et manipulations » Après une maternité il y a quelques jours, le théâtre de Marioupol qui abritait dans ses sous-sols, selon le maire de la ville « plus d’un millier de personnes », dont de nombreux enfants, a été bombardé hier. Le monument est désormais coupé en deux, dévasté par les flammes et alors que les opérations de secours se déroulent, pour le moment, le bilan est très incertain. Kiev accuse Moscou d’avoir délibérément touché cet abri de civils où était écrit sur le sol devant et derrière du bâtiment le mot « enfants » en russe en immenses lettres blanches pour alerter les pilotes russes, comme le montrent des images satellites publiées par la société américaine Maxar Technologies, datant de lundi d’après l’entreprise.   Premier à avoir communiqué sur le drame, le maire de Marioupol Vadym Boïchenko a dénoncé une « effroyable tragédie ». « Le seul mot pour décrire ce qui s’est passé aujourd’hui est génocide, le génocide de notre nation, de notre peuple ukrainien », a-t-il estimé. Le président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky a de son côté enjoint le monde d’admettre que « la Russie est devenue un état terroriste ».   A Washington, répondant à une journaliste, le président américain Joe Biden a lâché à propos de son homologue russe : « C’est un criminel de guerre ». Moscou qui a démenti être responsable des frappes a estimé que ces propos étaient « inacceptables et impardonnables ». De son côté, le pouvoir ukrainien a jugé le qualificatif totalement justifié. « Ce n'est pas simplement une guerre. C'est la terreur d'État. L'armée régulière de l'agresseur anéantit consciencieusement la population civile », a souligné le ministre ukrainien de la Défense devant la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen. « J'appelle tous les membres du Parlement européen à reconnaître que Poutine est un criminel de guerre, comme cela a été fait aux États-Unis », a-t-il lancé. Interrogé un peu plus tôt par France Info, le président du Conseil européen Charles Michel avait, lui, parlé « d’horreur absolue ». « L’impunité ne peut pas être une option. Jour après jour, nous sommes horrifiés par ces crimes qui sont commis, avec des civils pris pour cibles », a-t-il ajouté.   Depuis le début de la guerre, la Russie est accusée d'avoir commis plusieurs crimes de guerre. Le 2 mars dernier, le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé l'ouverture « immédiate » d'une enquête. Au-delà du conflit qui fait actuellement rage en Ukraine, l'institution s'intéressera à l'ensemble des actes commis en Ukraine depuis le 21 novembre 2013, date du début de la crise ukrainienne. Mais qu'est-ce qu'un crime de guerre ? Parallèlement, si les pourparlers russo-ukrainiens se poursuivent, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a accusé ce jeudi la Russie de « faire semblant de négocier » un cessez-le-feu en Ukraine tout en continuant à « faire parler les armes ». Alors reste-t-il une voie pour la négociation dans le conflit ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : L'AMÉRIQUE DOIT-ELLE EN FAIRE PLUS ? – 16/03/22

UKRAINE : L'AMÉRIQUE DOIT-ELLE EN FAIRE PLUS ? – 16/03/22 Invités Pierre HASKI Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs » Général Dominique TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies Nicole BACHARAN Historienne et politologue spécialiste des Etats-Unis Auteure de « Les grands jours qui ont changé l’Amérique » Daphné BENOIT Correspondante Défense – « AFP » Ancienne correspondante au Pentagone Comment aider l’Ukraine alors que les bombardements russes s’intensifient sur Kiev ? C’est la question discutée aujourd’hui au Congrès des Etats-Unis. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est adressé par visioconférence aux élus américains en début d’après-midi après avoir été ovationné. Il a une nouvelle fois réclamé une aide militaire plus importante et la mise en place d’une « zone d’exclusion aérienne » pour « sauver le peuple ukrainien ». Il a également dit espérer des sanctions pour les crimes de guerre russes et a demandé l’exclusion de la Russie de tous les marchés économiques.   Depuis le début du conflit, pour l’Otan et les Etats-Unis il n’est pas question de neutraliser les avions russes qui bombardent l’Ukraine. Mais à Washington des élus démocrates et républicains, notamment ceux de la délégation qui était en Pologne le week-end dernier, réclament depuis plusieurs jours au président que les Etats-Unis aident de façon plus poussée encore les Ukrainiens à se protéger des attaques aériennes russes en permettant la livraison d’avions ou de drones. La Maison Blanche refuse, pour l’instant, l’envoi d’avion, de chars ou de troupes… Une « confrontation directe » provoquerait « la Troisième Guerre mondiale » dit Joe Biden dont l’administration a déjà apporté un soutien à l’Ukraine, notamment 1,2 milliard de dollars (1,09 milliard d’euros) en un an sur le plan sécuritaire. Une nouvelle assistance sécuritaire de 800 millions de dollars doit par ailleurs être débloquée aujourd’hui. La semaine dernière, une enveloppe  a également été votée dans le budget fédéral par la Chambre des représentants : 14 milliards de dollars censés permettre à Kiev de protéger son réseau électrique, combattre les cyberattaques et s’équiper en armes défensives.   La capitale ukrainienne, quasi-encerclée par les chars russes, est depuis ce matin sous couvre-feu et sous les bombardements. Hier, les Premiers ministres polonais, tchèque et slovène s’y sont rendus pour apporter le soutien de l’UE au président Zelensky, même s’ils n’ont pas de « mandat » officiel. Ils ont également voulu affirmer haut et fort l’appartenance de l’Ukraine à la « famille européenne », selon l’expression consacrée, après le sommet des 27 à Versailles.   Depuis le début de la crise, l’Europe a affiché un front uni. Pour autant, certains s’interrogent sur la stratégie allemande qui vient d’annoncer qu’elle allait passer commande d’avions de combat F35 à l’américain Lockheed Martin. Un choix lié à la guerre en Ukraine selon Berlin qui dit néanmoins continuer de miser à plus long terme sur l'avion de combat européen (SCAF). L’invasion russe en Ukraine a réveillé l'Allemagne. Le pays a décidé l'envoi d'armes à l’Ukraine, rompant ainsi avec sa doctrine traditionnelle qui le positionne à l'écart des conflits, et sous l'impulsion d'Olaf Scholz, un gros effort va être fait pour moderniser et renforcer l'armée allemande : une enveloppe de 100 milliards d'euros va être débloquée pour investir dans l'armée du pays. Par ailleurs le successeur d'Angela Merkel s'est engagé à investir « plus de 2% » du PIB allemand dans sa défense. Un chiffre qui va au-delà de l'objectif auquel devrait tendre les pays de l'OTAN, qui est de tendre vers ces 2 %.   Alors l’Allemagne a-t-elle décidé de faire cavalier seul en Europe ?  En achetant des avions de combats américains met-elle un terme au projet de défense européenne ? Comment les Etats-Unis et l’Europe peuvent-ils aider l’Ukraine ? Enfin alors que 99 % du réseau mondial passent par les câbles sous-marins, l'UE est-elle sous la menace d'un « blackout » d'Internet par la Russie ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE : LES RUSSES PEUVENT-ILS LE LÂCHER ? – 15/03/22

POUTINE : LES RUSSES PEUVENT-ILS LE LÂCHER ? – 15/03/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » ANTOINE VITKINE Journaliste Réalisateur du documentaire « La vengeance de Poutine » SABINE DULLIN Professeur en histoire contemporaine de la Russie et de l'Union soviétique - Sciences Po ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » Au-delà des affrontements sur le terrain militaire, la guerre se double toujours d'une bataille autour de l'information. Depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, le Kremlin a renforcé l'arsenal déployé pour censurer sur son territoire la couverture du conflit. Les accès à Instagram, Facebook et Twitter ont été coupés. Les médias encore indépendants ont été interdits. Il ne reste donc plus que les médias officiels totalement sous le contrôle du pouvoir pour parler de « l’opération militaire spéciale » menée par les troupes russes pour « dénazifier » l’Ukraine. Des forces russes qui comme prévu essuieraient peu de pertes face à des Ukrainiens évoqués toujours en termes très agressifs.   Mais hier soir, il y a eu une scène inédite. Pendant le journal du soir de la première chaîne russe, une femme est apparue derrière la présentatrice brandissant une pancarte « non à la guerre [en anglais]. Ne croyez pas à la propagande. Ils vous mentent (en russe)». Il s’agit de Marina Ovsyannikov, une productrice de la chaîne. Avant son acte de bravoure, elle avait enregistré un message vidéo dans lequel elle dit que son père est ukrainien et sa mère russe. Elle appelle à des mobilisations contre la guerre en Ukraine et se dit honteuse d’avoir participé par son travail à la propagande du Kremlin. Elle a été arrêtée dans la foulée et risque 15 ans de prison en raison d’une nouvelle loi qui sanctionne toute personne publiant selon Moscou des « informations mensongères » qui « discréditent l'utilisation des forces armées russes ».   Malgré les arrestations massives et les peines longues encourues, les manifestations anti-guerre se poursuivent dans le pays. Plus de 800 personnes ont été interpellées dimanche à travers 37 villes de Russie, selon OVD-Info. D’après l’ONG depuis le 24 février, au moins 14.700 personnes ont été arrêtées lors de rassemblement contre l’opération militaire russe en Ukraine.   Néanmoins s’il y a des Russes opposés à cette guerre perçue comme fratricide, dans un pays sans médias indépendants qui se pense comme une « forteresse assiégée », une grande majorité de Russes serait convaincue du bien-fondé de l'intervention russe. D’ailleurs dans les rues, certains affichent même fièrement le « Z » de l'opération militaire.   Alors comment les Russes sont-ils informés par leurs médias sur cette guerre que personne n’a le droit de nommer dans le pays ? Qui sont ces Russes qui s’opposent à Poutine ? La Russie a-t-elle demandé une aide militaire et économique à la Chine pour l’appuyer dans ce conflit comme le disent plusieurs médias américains ? Enfin comment les Ukrainiens mènent-ils la bataille de l’information ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE FRAPPE À L’OUEST ET DÉFIE L’OTAN - 14/03/22

POUTINE FRAPPE À L’OUEST ET DÉFIE L’OTAN - 14/03/22 Invités GÉNÉRAL VINCENT DESPORTES Ancien directeur de l’École de guerre Professeur de stratégie à Sciences Po ANTHONY BELLANGER Éditorialiste, spécialiste des questions internationales – « France Inter » ÉLISE VINCENT Journaliste, spécialiste des questions de défense - « Le Monde » NICOLE BACHARAN Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis Une nouvelle session de pourparlers entre responsables russes et ukrainiens se tient ce lundi, alors que le conflit s’est étendu ces derniers jours à l’ouest de l’Ukraine, aux portes de l’Otan, région jusqu’ici épargnée par les bombardements. Ainsi dans la nuit de samedi à dimanche les frappes russes ont visé la base militaire ukrainienne de Yavoriv, à 20 kilomètres de la frontière polonaise. Au moins 35 personnes sont décédées et 134 autres ont été blessées.   Le moment choisi et le lieu ciblé ne doivent rien au hasard. Associé à l’OTAN jusqu’au déclenchement de la guerre, le site servait depuis de plate-forme de livraison d’une partie de l’aide étrangère. Il a été bombardé alors que les Etats-Unis et l’Europe ont indiqué vendredi et samedi réfléchir à de nouvelles sanctions et vouloir renforcer leurs livraisons d’armes, afin d’aider la résistance ukrainienne à affronter l’armée russe. Le président ukrainien a de son côté de nouveau appelé l’Otan à instaurer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de son pays sinon « les roquettes russes vont tomber » sur vos territoires, a-t-il prévenu.   Parallèlement, selon le New York Times de ce dimanche, la Russie aurait demandé l'aide économique et militaire de la Chine pour mener la guerre en Ukraine et contourner les sanctions occidentales. La Maison-Blanche s’en inquiète et le conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, Jake Sullivan, doit en parler ce lundi à Rome avec Yang Jiechi, le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie.Vendredi, Joe Biden avait également prévenu la Russie qu’elle paierait « le prix fort » en cas de recours à des armes chimiques en Ukraine, tout en s'engageant à « éviter » une confrontation directe entre l'Otan et Moscou car elle provoquerait « la Troisième Guerre mondiale »   Pendant ce temps, en Ukraine, les troupes russes encerclent de plus en plus la capitale Kiev, la ville de Marioupol est toujours coupée du monde et les bombardement s’intensifient un peu partout dans le pays. Des millions de civils cherchent toujours à fuir les villes assiégées et des associations tentent de venir en aide aux groupes plus vulnérables, comme les enfants orphelins.   Partir quand c’est encore possible, c’est aussi l’option choisie par certains Russes. Ils ne fuient pas directement la guerre mais les conséquences des sanctions internationales et d'une éventuelle loi martiale. Ainsi à la gare d'Helsinki, en Finlande, les passagers russes affluent chaque jour depuis le début de la guerre. Un allé simple pour nombre de familles russes qui ont décidé de quitter le pays avant la prochaine fermeture des frontières. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE S'ACHARNE, KIEV RÉSISTE - 12/03/22

POUTINE S'ACHARNE, KIEV RÉSISTE - 12/03/22 Invités : GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies CHRISTINE DUGOIN-CLÉMENT Chercheure en géopolitique ELSA VIDAL Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe - RFI BENJAMIN HADDAD Politologue - Directeur Europe du think tank Atlantic Council Au dix-septième jour du conflit en Ukraine, les forces de Vladimir Poutine continuent de concentrer leur offensive sur les grandes villes ukrainiennes. Ce matin les soldats russes étaient positionnés autour de Kiev. Les médias du pays ont relaté de leur côté le retentissement de sirènes anti-bombardement dans plusieurs grandes villes, dont Kiev et Odessa. Les villes de Dnipro et Marioupol subissent, elles, toujours une très forte pression et sont la cible d’importants bombardements. Dans cette seconde ville, le gouvernement ukrainien a annoncé le bombardement d'une mosquée dans laquelle se sont réfugiés environ 80 civils dont des Turcs. Mais l’information a été démentie par l'un d'entre eux qui tente d'organiser des évacuations bloquées par les Russes. Il est difficile, parfois, d’obtenir une information fiable au milieu du fracas des combats. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé aujourd’hui le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz. Son but ? Aider à faire libérer le maire de la ville ukrainienne de Melitopol, enlevé la veille par les Russes selon Kiev. Pendant ce temps, les Russes poursuivent leurs menaces. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a ainsi indiqué avoir contacté aujourd’hui les États-Unis, affirmant que Moscou pourrait prendre pour cible leurs livraisons d'armes à l'Ukraine. En Europe, le sommet de Versailles qui a vu pendant deux jours les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-Sept pays de l’Union européenne réunis, s'est clôturé hier. Les Européens ont tenu à y afficher un front uni et ont notamment confirmé le doublement de l'enveloppe pour acheter des armements pour l'Ukraine, avec 500 millions d'euros supplémentaires. De nouvelles sanctions pourraient également être adoptées contre la Russie. Pendant ce temps, en Ukraine, une véritable guerre de la faim a commencé. Car pour que les habitants puissent continuer à tenir face aux sièges des villes par l’armée russe, l’approvisionnement en eau et en nourriture est une absolue nécessité. C’est pourquoi fleurissent un peu partout dans le pays des ateliers de confection de conserves alimentaires. Grâce à eux, plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’aliments ont déjà été envoyées vers des villes comme Kiev, ou Kharkiv. Les mêmes scènes de confection ont donc lieu aux quatre coins de l’Ukraine et ce, tous les jours, malgré les sirènes aériennes. Quant aux derniers maillons de ces chaînes d’approvisionnement, les conducteurs, ils doivent se montrer très courageux. Les convois alimentaires sont en effet des cibles des bombardements russes. Au-delà des frontières de l’Ukraine, le conflit avec la Russie aura des répercussions mondiales sur le marché des céréales. Car quelle que soit sa durée, la production agricole de ces deux pays est d’ores et déjà très impactée. Or ces deux pays se sont hissés ces dernières années au tout premier rang mondial de l'exportation de céréales. Leur absence des marchés va provoquer une désorganisation planétaire, notamment du fait de l'extrême dépendance de nombreux pays en matière de grains et d'engrais. Au Moyen-Orient, en Egypte, au Maghreb, en Afrique subsaharienne… La guerre en Ukraine fait resurgir le risque des émeutes de la faim. En France, les céréaliers demandent de pouvoir augmenter leur production. Non pas pour nos besoins, la France étant autosuffisante en céréales et exportant la moitié de sa production, mais bien dans l’objectif de répondre en partie aux pénuries à venir à l’étranger. Quelle est la situation sur le terrain ukrainien au 17ème jour de l’offensive russe ? Comment approvisionner en eau et nourriture les villes encerclées par l’armée russe ? Comment faire pour produire et exporter davantage de céréales ?  DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : LA MENACE BIOLOGIQUE ? – 11/03/22

UKRAINE : LA MENACE BIOLOGIQUE ? – 11/03/22 Invités GÉNÉRAL VINCENT DESPORTES Ancien directeur de l’École de guerre Professeur de stratégie à Sciences Po SYLVIE MATELLY Directrice adjointe de l’IRIS Auteure de « Géopolitique de l’économie » SABINE DULLIN Professeure en histoire contemporaine de la Russie et de l'Union soviétique à Sciences Po JEAN-DOMINIQUE GIULIANI Président de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERI Seizième jour de guerre en Ukraine. Et au lendemain d'un nouvel échec des négociations entre Russes et Ukrainiens, le conflit s'intensifie. La ville de Dnipro dans le centre du pays a été touchée par des frappes alors qu'elle était jusqu'à présent épargnée par les forces russes. Les combats se poursuivent aussi aux portes de Kiev, où l'étau se resserre de jour en jour. L'Ukraine occidentale aussi est à présent en danger. Ce matin, des frappes aériennes ont touché la ville de Lutsk, à moins de 90 km de la frontière polonaise. Plus au sud, c'est la ville d'Ivano-Frankivsk qui a également été la cible d'attaques. Pendant ce temps-là, en France, le sommet européen de Versailles se poursuit. Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell y a proposé une contribution supplémentaire de 500 millions d'euros pour armer l'Ukraine. Mais une autre crainte est dans les esprits : celle de l'utilisation possible d'armes chimiques par la Russie. Le porte-parole de la défense russe, Igor Konachenkov, a été le premier a lancer des accusations de développement d'armes chimiques par l'Ukraine. Mais « c’est une technique russe classique que d’accuser les autres de ce qu’ils envisagent de faire eux-mêmes » selon la diplomatie américaine. Côté économique, les répercussions du conflit commencent à être ressenties dans plusieurs entreprises françaises qui dépendent du marché russe. Les ruptures de chaînes d’importation et les tensions sur les approvisionnements engendrent d'importantes hausses de prix dans certains secteurs. Tandis que les exports vers la Russie sont inévitablement mis à mal. Du côté de Marine Le Pen, Eric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon, dont les discours passés ont parfois paru complaisants envers le chef du Kremlin, la situation les a obligé à clarifier leurs positions, voire à les modifier. Un problème partagé par tous les nationalistes européens. La figure de l'extrême-droite italienne Matteo Salvini tente aujourd'hui de faire oublier son admiration pour le chef du Kremlin. Alors, doit-on craindre une utilisation imminente d'armes chimiques par l'armée russe ? Comment les entreprises françaises dépendantes de la Russie peuvent-elle faire face aux difficultés économiques ? La guerre en Ukraine sera-elle fatale pour les figures nationalistes pro-Poutine ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - « CRIME DE GUERRE » : POUTINE SANS LIMITES ? – 10/03/22

« CRIME DE GUERRE » : POUTINE SANS LIMITES ? – 10/03/22 Invités GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS Ancien chef d’état-major Ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN ALEXANDRA DE HOOP SCHEFFER Politologue spécialiste des relations transatlantiques et de l’OTAN MARION VAN RENTERGHEM Grand reporter - « L’Express » PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques Après deux semaines d’offensive russe en Ukraine, le déploiement des forces russes continue autour des métropoles ukrainiennes et les bombardements s’intensifient. L’OMS a recensé dix-neuf attaques contre des établissements de santé. Dernière en date hier à Marioupol où un hôpital pour enfants a été bombardé. Trois personnes, dont une fillette, sont décédées et 17 autres ont été blessées selon un dernier bilan provisoire. Le président ukrainien a dénoncé un « crime de guerre » et a publié sur son compte Twitter des vidéos de l’hôpital ravagé. « Quel genre de pays, la Russie, a peur d’hôpitaux et de maternités et les détruit ? », a lancé Volodymyr Zelensky, avant d’évoquer les « atrocités » infligées à Marioupol, soumise depuis neuf jours à un siège russe qui, selon la mairie, aurait déjà causé la mort de 1 207 civils.   Le chef de la diplomatie de l'Union européenne a qualifié lui aussi ce jeudi de « crime de guerre odieux » le bombardement de cet établissement abritant une maternité et un hôpital pédiatrique. La ville de « Marioupol est assiégée (...) Les attaques aériennes contre des quartiers résidentiels et le blocage des convois d'aide par les forces russes doivent cesser immédiatement », a écrit Josep Borrell sur Twitter, rappelant la « nécessité » d'organiser des corridors humanitaires. Par ailleurs « Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz ont exigé de la Russie qu’elle cesse immédiatement le feu », a fait savoir l'Elysée après un entretien téléphonique entre les deux hommes et le président russe Vladimir Poutine.   Mais « aucun progrès n'a été accompli » en vue d'un cessez-le-feu a fait savoir le ministre ukrainien des Affaires étrangères après avoir rencontré ce matin ses homologues russe et turque à Antalya, en Turquie. « Nous sommes ouverts à la diplomatie mais si ça ne marche pas, nous protègerons notre pays et notre peuple », a-t-il prévenu.   D’après le dernier décompte de l’ONU, qui souligne que son bilan est probablement très inférieur à la réalité, au moins 474 civils ont été tués et 861 autres blessés depuis le début du conflit. Plus de 2 millions de personnes ont également fui pour se réfugier à l’étranger, essentiellement en Pologne pour l’instant. Mais ce sont l’ensemble des Vingt-Sept dont les dirigeants se retrouvent en fin de journée à Versailles qui vont devoir déployer des efforts considérables pour affronter ce que Filippo Grandi, haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, décrit comme « l’exode le plus rapide qu’a connu l’Europe depuis la Seconde guerre mondiale ». D’autant que le nombre de réfugiés ukrainiens pourrait rapidement atteindre 4 à 5 millions, selon Josep Borrell. Alors mardi, la Commission européenne a annoncé un effort financier important afin, dit-elle, de « soutenir et protéger ceux qui fuient l’agression russe, quelle que soit leur nationalité ou leur origine ». Et, s’il le faut, l’Europe fera davantage encore, a promis Margaritis Schinas, vice-président de la Commission notamment chargé de la politique migratoire.   En France où près de 7500 réfugiés ukrainiens ont déjà été accueillis, le gouvernement anticipe désormais l’arrivée possible dans les prochaines semaines de « 50.000, peut-être 100.000 » personnes et dit « se préparer » à redimensionner l’accueil prévu. Pour cela une cellule de crise a été inaugurée ce jeudi au ministère de l’Intérieur pour « coordonner la conduite des opérations de tous les services de l'Etat », ainsi que pour « anticiper ce qui va se passer », a expliqué la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa.   Alors que se passe-t-il à Marioupol ? Est-on à un moment de bascule dans la guerre ? Que doit faire l’Europe ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : LE TOURNANT DIPLOMATIQUE ? – 09/03/22

UKRAINE : LE TOURNANT DIPLOMATIQUE ? – 09/03/22 Invités ALAIN BAUER Professeur de criminologie – CNAM Auteur de « La guerre qui revient » ANTHONY BELLANGER Éditorialiste spécialiste des questions internationales – « France Inter » ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » ANNIE DAUBENTON Journaliste spécialiste de l’Ukraine Ancienne conseillère culturelle à l’Ambassade de France à Kiev  Auteure de « Ukraine, l'indépendance à tout prix »  Au quatorzième jour de la guerre, Ukraine et Russie ont trouvé un accord ce mercredi matin pour instaurer une nouvelle trêve partielle censée permettre la mise en place de six couloirs humanitaires pour évacuer les civils des villes bombardées et encerclées ces derniers jours par les forces russes. Parallèlement « certains progrès » auraient été réalisés dans les négociations selon la porte-parole de la diplomatie russe, mais peu de détails ont été transmis à ce stade. Maria Zakharova a également affirmé que la Russie ne cherchait ni « l’occupation de l’Ukraine », « ni la destruction de son Etat » ni le « renversement » du gouvernement ukrainien.   Cela explique-t-il la relative stagnation des troupes russes vers Kiev ? Ce n’est pas le point de vue du Pentagone américain, qui a indiqué ce mercredi qu’une troisième colonne russe a pris la route de Kiev depuis le nord-est afin de renforcer la pression sur la capitale ukrainienne alors que la colonne principale des forces de Moscou se trouve à l'arrêt depuis plusieurs jours. Pour le patron de la CIA, l’accalmie en Ukraine n’est que temporaire, et Poutine va ensuite « doubler la mise ».   De son côté le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est dit prêt mardi à ne plus adhérer à l'Otan et à un « compromis » sur le statut des territoires séparatistes de l'est de l'Ukraine dont Vladimir Poutine a reconnu unilatéralement l'indépendance. Il a par ailleurs appelé une nouvelle fois ce mercredi les Occidentaux à lui envoyer « au plus vite » des avions de chasse, à commencer par les Mig-29 proposés par Varsovie. La Pologne s’est hier dit « prête à déplacer sans délai et gratuitement tous ses avions Mig-29 sur la base de Ramstein (en Allemagne) et à les mettre à la disposition du gouvernement des Etats-Unis », pour que ces derniers les livrent à l'Ukraine. Mais Washington, qui craint un élargissement du conflit car la Russie a prévenu qu'elle considérerait l'envoi de tels avions par un pays tiers comme une implication directe dans la guerre en Ukraine, a rejeté la proposition. « Nous ne pensons pas que la proposition de la Pologne soit viable », a déclaré le porte-parole du Pentagone. « C'est un scénario très indésirable et potentiellement dangereux », a répété de son côté le porte-parole du Kremlin.   Ce débat sur les avions intervient au moment où les combats se poursuivent notamment dans le nord, et que les regards se tournent vers la centrale de Tchernobyl, une nouvelle fois au centre de toutes les préoccupations. Car selon l'opérateur ukrainien Ukrenergo, l'alimentation électrique de la centrale et de ses équipements de sécurité est « complètement » coupée en raison d'actions militaires russes. Or, la centrale - qui ne fonctionne plus depuis l’accident de 1986 - a besoin d’électricité pour refroidir le combustible nucléaire usagé. L’Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) a prévenu mardi soir qu’il avait perdu tout contact avec les systèmes permettant de contrôler à distance les matériaux nucléaires de la centrale. Préoccupé depuis plusieurs jours par la situation, le gendarme du nucléaire a réitéré son offre de se rendre sur le site, ou ailleurs, pour obtenir de toutes les parties un « engagement en faveur de la sûreté et de la sécurité » des centrales ukrainiennes. Dans le sud-est, les bombardements se poursuivent également sur la ville de Marioupol assiégée depuis plusieurs jours, et à Odessa la population se prépare à une offensive russe, les hommes mais aussi les femmes : certaines confectionnent des gilets pare-balles et des toiles de camouflage, d’autres s'occupent de la logistique humanitaire ou prennent les armes. Beaucoup d’Ukrainiennes participent à l’effort de guerre et de résistance depuis quinze jours.   Parallèlement, nombre de familles choisissent de prendre le chemin de l’exode.  Plus de 2 millions de de civils ukrainiens ont déjà fui le pays. En Pologne, ils arrivent désormais au rythme de 150 000 par jour. En France si le nombre d'Ukrainiens réfugiés n'est pas encore exactement connu, l’accueil s’organise. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - CENTRALES NUCLÉAIRES, GAZ… LES AUTRES ARMES DE POUTINE – 08/03/22

CENTRALES NUCLÉAIRES, GAZ… LES AUTRES ARMES DE POUTINE – 08/03/22 Invités PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU NABIL WAKIM Journaliste - « Le Monde » CAROLINE DE CAMARET Rédactrice en chef Europe - « France 24 » Depuis le début de l’offensive militaire russe en Ukraine, la question du nucléaire a pris une place considérable dans le conflit. Car si la plupart des experts considèrent qu’il faut relativiser le danger nucléaire global agité à deux reprises par Vladimir Poutine, pour la première fois dans l’histoire, des sites nucléaires civils sont plongés au cœur d’une guerre d’artillerie et de missiles. Ainsi des obus ont endommagé dimanche une installation de recherche nucléaire dans la deuxième ville assiégée d’Ukraine, Kharkiv, sans « conséquences radiologiques ». C’est ce qu’a annoncé lundi soir l’Agence internationale de l’énergie atomique (AEIA), ajoutant qu’aucune augmentation des niveaux de radiation n’avait été signalée sur le site. Mais « nous avons déjà connu plusieurs épisodes compromettant la sécurité des sites nucléaires ukrainiens » a indiqué cet organisme des Nations unies.   Vendredi dernier, les soldats russes ont pris le contrôle de Zaporijia, la plus grande centrale d'Europe, à la suite de frappes qui ont provoqué un incendie. Là encore aucune fuite radioactive n’a été signalée. Mais le gendarme du nucléaire s’est dit dimanche « profondément préoccupé » par « la détérioration de la situation concernant les communications vitales entre l'autorité de régulation et la centrale nucléaire ».   Lors de son échange dimanche avec Emmanuel Macron, Vladimir Poutine avait dit qu’il « n'était pas dans son intention de procéder à des attaques des centrales nucléaires », avait fait savoir l’Elysée. Le chef de l'État russe avait affirmé également à cette occasion que « la sécurité physique et nucléaire » de la centrale de Zaporojie était assurée. Il avait également donné son accord afin qu' « un dialogue s'engage entre AIEA, Ukraine et Russie pour que les centrales soient mises en sécurité », avait indiqué Paris.   Mais l’inquiétude demeure notamment autour de la centrale de Tchernobyl - théâtre d'un accident nucléaire majeur en 1986 et premier site ukrainien à être tombé aux mains des soldats russes le 24 février. Le patron de l'AIEA a proposé vendredi dernier de se rendre sur place. Le ministère des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a de son côté confirmé dimanche avoir envoyé en Ukraine « différents produits médicaux », dont de l'iode, pour se prémunir contre le risque d'un accident nucléaire lors des combats avec l'armée russe.   Parallèlement, les Etats-Unis et l’Union européenne veulent accentuer la pression sur Moscou et discutent depuis quelques jours de nouvelles sanctions. Impensable il y a encore quelques jours, un embargo sur le pétrole russe a été décidé ce mardi par le président américain. Lundi, cette question a été évoquée lors d’une vidéoconférence entre Joe Biden, Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Boris Johnson. Mais sans faire l'unanimité du côté européen à ce stade. Il faut dire que les répercussions d’une telle mesure seraient bien plus néfastes pour les pays européens particulièrement dépendants – notamment l’Allemagne - du gaz et du pétrole russes, que pour les Etats-Unis.   Alors comment sécuriser le parc nucléaire civil ukrainien ? Quelle est la situation dans les centrales ukrainiennes contrôlées par l’armée russe ? L’Europe peut-elle se passer du gaz et du pétrole russe ? Enfin alors que l’État a prévu de dépenser environ 22 milliards d’euros pour soutenir le pouvoir d’achat, jusqu’où ira la flambée des prix de l’énergie ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ZELENSKY : « DONNEZ-NOUS DES AVIONS ! » - 07/03/2022

Zelensky : « Donnez-nous des avions ! » LES INVITÉ.ES : - Général Vincent DESPORTES - Ancien directeur de l’École de guerre, professeur de stratégie à Sciences Po - Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique - Isabelle LASSERRE - Ancienne correspondante en Russie - Correspondante diplomatique - « Le Figaro »  - Annie DAUBENTON - Journaliste-essayiste - Auteure de « Ukraine, les métamorphoses de l’indépendance » Au douzième jour de l'invasion russe en Ukraine, malgré les dizaines de manifestations de protestation qui se sont déroulées dans le monde tout le week-end, les forces russes continuent de pilonner les villes stratégiques ukrainiennes et l’étau se resserre sur Kiev. « La situation s’aggrave chaque jour (…) Il faut essayer d’éviter des catastrophes avec le nucléaire civil ». Nous voulons « fairestopper cette guerre sans devenir nous-mêmes des belligérants » a affirmé en milieu de journée Emmanuel Macron alors qu’un nouveau round de négociations est prévu cet après-midi entre les délégations ukrainienne et russe en Biélorussie.   Un peu plus tôt dans la matinée, le ministère de la Défense russe avait annoncé que, à la demande personnelle d’Emmanuel Macron, les tirs russes allaient être suspendus à 10 heures pour ouvrir des corridors humanitaires à Kiev, Kharkiv, Marioupol et Soumy. Mais quatre des six routes prévues permettraient d’évacuer les civils vers la Russie ou son allié biélorusse. C’est notamment le cas du corridor proposé pour quitter la capitale ukrainienne.   Une option jugée « complètement immorale » et refusée depuis par les autorités ukrainiennes. Selon le porte-parole du président ukrainien, la Russie veut ainsi « utiliser la souffrance des gens pour créer une image télévisée » qui « aille dans leur direction ». Le président de la République, désigné à tort selon l’Elysée comme l’auteur « personnel » de la demande de couloirs humanitaires, sous-entendu vers la Russie, a lui aussi dénoncé le « cynisme moral et politique » contenu dans « ce discours hypocrite qui consiste à dire on va protéger les gens pour les emmener en Russie ». « Je ne connais pas beaucoup d’Ukrainiens qui aient envie de se réfugier en Russie », a-t-il raillé.   Ceux qui le pouvaient ont déjà fui mais pas en Russie : 1, 5 million d’Ukrainiens ont passé les frontières depuis dix jours. Plus d’un million sont désormais en Pologne et 250 000 en Moldavie qui demande l’aide de l’Europe pour faire face à l’afflux de réfugiés alors que les combats se poursuivent dans l’Ukraine voisine.   Cette nuit encore, et toute la matinée, les sirènes anti-aériennes ont retenti dans la capitale. Au ministère ukrainien de l’Intérieur, on affirmait dans la nuit de dimanche à ce lundi que la Russie avait concentré suffisamment d’hommes et d’équipements autour de la capitale Kiev pour y mener l’assaut final dans les jours à venir. L’armée ukrainienne se tenait prête, à l’aube, à détruire le dernier pont reliant la ville à son arrière-pays à l’ouest pour freiner la progression des chars russes. D’intenses bombardements aériens ont également  frappé dans la nuit Kharkiv, la plus grande ville du nord-est du pays, assiégée depuis de longs jours tout comme le port stratégique de Marioupol, sur la mer d’Azov, où 200 000 personnes survivent sans électricité, sans chauffage, parfois sans eau ni nourriture. Le maire de la ville dénonce des frappes sur les civils et parle de milliers de blessés.   Dans une vidéo diffusée lundi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a une nouvelle fois réclamé l’intervention des Occidentaux : « Combien de morts et de pertes faudra-t-il encore pour sécuriser le ciel au-dessus de l’Ukraine ? Nous attendons cette décision, soit que vous le fassiez avec les forces dont vous disposez, soit que vous nous fournissiez des avions et des systèmes antiaériens qui nous permettront de le faire. » Il a aussi réclamé de nouvelles sanctions internationales contre la Russie, en proposant un boycott du pétrole et d’autres exportations russes ainsi qu’un arrêt des exportations vers la Russie. Le secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, avait déclaré, hier, que des discussions sur l’interdiction de l’importation de pétrole russe sont en cours avec les Européens. Mais l'Allemagne qui importe de Russie 55 % de son gaz, 42 % de son pétrole ainsi que du charbon s'y oppose.   Moscou a de son côté mis en garde les pays voisins de l'Ukraine qui plancheraient sur une aide à l'armée de l'air ukrainienne, estimant que cela pourrait les impliquer dans le conflit. Vladimir Poutine a aussi affirmé, ce dimanche, lors d’un échange avec Emmanuel Macron qu’il « atteindrait ses objectifs » en Ukraine « soit par la négociation, soit par la guerre ». Selon les autorités ukrainiennes, les Russes se prépareraient à bombarder la ville d’Odessa, principal port de marchandises du pays. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - C DANS L’AIR SPÉCIAL UKRAINE – 06/03/22

C DANS L’AIR SPÉCIAL UKRAINE – 06/03/22 Caroline Roux reçoit d'abord le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, puis l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. Avec les experts de C dans l'air, ils aborderont les enjeux du conflit pour la France, l’Europe et le monde. DIFFUSION : dimanche 13 février FORMAT : 60 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux RÉALISATION : Nicolas Ferraro PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MACRON : FAIRE CAMPAGNE... EN TEMPS DE GUERRE - 05/03/2022

Macron : faire campagne... En temps de guerre LES INVITÉ.ES : - Roland CAYROL – Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN) - Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » - Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique – « Les Echos » - Nathalie MAURET - Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » C'est la fin d'un faux suspens. Emmanuel Macron s'est déclaré candidat à sa réélection jeudi soir, avec une lettre adressée au Français dans la presse quotidienne régionale. "Je sollicite votre confiance pour un nouveau mandat", pouvait-on lire. Le lendemain, dans un clip de campagne façon série Netflix, le président-candidat a évoqué la crise sanitaire et la crise ukrainienne, et a assuré que rien n'est joué pour lui. Les sondages pourtant, le placent désormais à près de 30% d'intentions de vote au premier tour. "Cela fait des mois que le président Macron est au service du candidat Macron", a fustigé Anne Hidalgo, première candidate à réagir à la lettre du président de la République. "Emmanuel Macron doit rendre des comptes", a affirmé de son côté Valérie Pécresse, qui souhaite un débat avec tous les candidats, y compris le chef de l'Etat. Enfin, Marine Le Pen voit dans cette lettre un candidat qui "entend rester en retrait de cette campagne". Il est surtout urgent pour elle comme pour ses concurrents que cette campagne démarre véritablement car, selon les sondages, les Français s'intéressent moins à cette présidentielle qu'aux précédentes. Et la guerre en Ukraine n'arrange rien, avec une campagne qui semble être mise sous cloche depuis dix jours. Interlocuteur de Vladimir Poutine comme de Volodymyr Zelensky, la guerre renforce inévitablement Emmanuel Macron dans son rôle de chef des armées et de protecteur de la nation. Alors qu'il est aussi le président du Conseil de l'Union européen, il a gagné jusqu'à trois points dans certains sondages depuis le début du conflit. Du côté de Marine Le Pen, Eric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon, dont les discours passés ont parfois paru complaisants envers le chef du Kremlin, la situation actuelle est au contraire compliqué pour eux, car elle les oblige à clarifier leurs positions, voire à les modifier. Enfin, passée presque inaperçue cette semaine au vue de l'actualité internationale, la candidature de Christiane Taubira a définitivement fait « pschitt ». Avec seulement 181 parrainages recueillis, la candidate désignée par la primaire populaire a reconnu son impossibilité de se présenter à l'élection suprême, sans rallier quiconque pour le moment. Yannick Jadot lui a alors tendu les bras, lui qui plafonne autour des 5% dans les sondages et qui subit quelques remous dans sa campagne, avec l'éviction notamment de Sandrine Rousseau de son équipe. De son côté, Jean-Luc Mélenchon continue sa lente progression dans les sondages, talonnant maintenant de près Valérie Pécresse et Eric Zemmour, et se posant de plus en plus comme le vote utile à gauche. Alors, l'officialisation de la candidature d'Emmanuel Macron va-t-elle bousculer la campagne présidentielle ? La guerre en Ukraine assure-t-elle sa réélection ? La gauche peut-elle encore se faire une place au second tour ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - CENTRALE ATTAQUÉE : POUTINE JOUE AVEC LE FEU – 04/03/2022

Centrale attaquée : Poutine joue avec le feu LES INVITÉ.ES : - Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies - Anthony BELLANGER Journaliste, spécialiste des questions internationales – « France Inter » - Isabelle LASSERRE Ancienne correspondante en Russie, correspondante diplomatique – « Le Figaro » - Pierre HAROCHE - Chercheur en sécurité européenne - Institut de Recherche stratégique de l’École militaire - Bruno CHAREYRON (par SKYPE) - Ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD Au neuvième jour de l'offensive russe en Ukraine, Vladimir Poutine affiche sa détermination à poursuivre la guerre. La centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, située dans le sud-est du pays, est désormais occupée par l’armée russe, après avoir été bombardée. Des frappes russes ont en effet touché dans la nuit de jeudi à vendredi une unité de la centrale, provoquant un incendie et faisant craindre une catastrophe. Le feu a finalement pu être éteint par les pompiers et la sécurité nucléaire est garantie, selon les autorités ukrainiennes. L’Agence internationale de l’énergie atomique n’a pas relevé de hausse de la radioactivité. Selon elle aucun équipement « essentiel » n’a été touché. Cette attaque a provoqué de nombreuses réactions de la communauté internationale. L'Otan a condamné des bombardements "irresponsables". Plus tôt, le Premier ministre britannique Boris Johnson avait appelé à une nouvelle réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, tandis que le président américain Joe Biden "exhortait la Russie à cesser ses activités militaires dans la zone" de la centrale. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui appelé les Russes à descendre dans la rue pour faire arrêter les attaques contre les sites nucléaires en Ukraine. Il a aussi accusé Moscou d'agiter la "terreur nucléaire" et de vouloir reproduire la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, la plus grave de l'histoire, en 1986. Côté français, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé hier que le porte-avions Charles de Gaulle a été déployé en Méditerranée pour des missions « dissuasives » dans le cadre du conflit actuel. Elle a également annoncé qu’elle se rendrait en Roumanie dimanche, à la rencontre des 500 militaires envoyés par la France dans ce pays.   La guerre opposant la Russie à l’Ukraine semble, sur le papier, très déséquilibrée, tant l’armée russe est impressionnante. Puissance nucléaire disposant du plus grand arsenal d’ogives au monde, avec près de 6000 têtes, la Russie est également très bien dotée pour faire face à un conflit conventionnel. Une partie de son matériel est même plus moderne que celui des membres de l’Otan. Sur le terrain pourtant, les forces du pays semblent plus fragiles. Les images de véhicules militaires russes, non endommagés et abandonnés à cours d’essence le long des routes ukrainiennes, confirmeraient des défaillances logistiques, tout comme des difficultés d’approvisionnements en nourriture. Et cela ne serait pas sans conséquence sur le moral des soldats et la tentation de certains d’éviter le combat. C’est en tout cas ce qu’ont indiqué mardi plusieurs sources au Pentagone, évoquant des failles dans la logistique mais aussi des défaillances psychologiques. L’ampleur de ces problèmes aurait même surpris l’état-major russe.   En plus du conflit militaire et des sanctions économiques, la Russie doit désormais faire face à la menace de cyberattaques. Le collectif de hackers « Anonymous » a en effet annoncé prendre part au conflit aux côtés de l’Ukraine. Depuis plusieurs jours, les appels à prendre les « armes numériques » se multiplient de chaque côté. Et dans un camp comme dans l’autre, les revendications d’actions foisonnent, chacun arguant avoir mis hors service des sites internet de ministères, des accès aux services bancaires, des grands médias ukrainiens ou russes. Le vice-Premier ministre ukrainien et ministre du Numérique Mykhaïlo Fedorov a déclaré sur Twitter être en train de « créer une armée informatique », appelant « les talents digitaux » à rejoindre ses rangs virtuels pour « continuer notre combat sur le cyber-front ». Comment évolue la situation sur les différents fronts en Ukraine ? L’armée russe est-elle un colosse aux pieds d’argile ? Faut-il craindre pour l’élection présidentielle française ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : « LE PIRE EST À VENIR »… – 03/03/22

Ukraine : « Le pire est à venir »… LES INVITÉ.ES : - Pierre HASKI - Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs » - Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major - Ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN - Armelle CHARRIER - Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » - Pierre HAROCHE - Chercheur en sécurité européenne - Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire Une semaine après le début de l'invasion russe en Ukraine, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français hier soir. Au cours d’une allocution d’une peu moins d’un quart d’heure, le chef de l'Etat a affirmé que la France « n'est pas en guerre contre la Russie », soulignant que dans ce conflit « la Russie n'est pas agressée, elle est l'agresseur ». Il a prévenu que des temps difficiles étaient à venir en évoquant un « changement d'époque » et « le retour brutal du tragique dans l’Histoire ». Le président de la République a également tenu à rappeler son soutien au peuple ukrainien dans cette guerre. Sur le terrain, les combats se poursuivent et, même si la résistance est plus grande que les troupes russes ne l’avaient imaginée, ces dernières poursuivent leur avancée. La Russie a revendiqué hier matin s’être emparée de la ville de Kherson, non loin de la mer noire, après d’intenses bombardements. Ce que les autorités ukrainiennes ont ensuite confirmé dans la nuit. A Marioupol, principal port ukrainien de la mer d'Azov, située au Sud-Est du pays, le centre-ville et des zones résidentielles ont été bombardés par l'armée russe, selon les autorités locales et des habitants. La situation s’y dégrade d’heure en heure. Kharkiv, la deuxième ville du pays, qui avait déjà été pilonnée mardi et mercredi, a de nouveau été bombardée toute la nuit, selon les autorités régionales. A Kiev, l’étau russe se resserre toujours un peu plus. Alors que l’armée russe a encerclé plusieurs villes ukrainiennes qu’elle pilonne, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères français, s’est aujourd’hui inquiété d’une possible montée en tension de la guerre. « On peut craindre une logique de siège », à laquelle « les Russes sont habitués », a mis en garde le chef de la diplomatie française à la télévision publique France 2. Il a estimé qu’il était « possible que le pire soit devant nous » dans le conflit en Ukraine. « Rappelez-vous Alep, Grozny », a-t-il lancé, en référence à ces deux villes en Syrie et en Tchétchénie anéanties par les bombes russes ces dernières décennies. Alors que la Russie poursuit son avancée militaire, de nouveaux pourparlers sont attendus dans la journée en Biélorussie. Un premier round de négociations entre la Russie et l'Ukraine s'était tenu lundi, mais n'avait pas abouti. L’espoir n’est pas beaucoup plus grand cette fois-ci. Le nombre de réfugiés ne cesse d'augmenter au fil des jours. Une semaine après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, "nous avons assisté à l'exode d'un million de réfugiés vers les pays voisins", a annoncé, aujourd’hui le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés. Cette annonce intervient alors que l'Assemblée générale de l'ONU a adopté hier, à une écrasante majorité, une résolution qui « exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine ». Sur les 193 membres que compte l’organisation internationale, 141 pays l’ont approuvé. Vladimir Poutine apparaît complètement isolé. Quatre Etats seulement, la Biélorussie, la Syrie, l’Erythrée et la Corée du Nord, l’ont soutenu lors du vote de l’Assemblée générale des Nations unies. Trente-cinq, dont la Chine, se sont abstenus.   Alors que les combats se poursuivent en Ukraine, la solidarité s’organise en France pour venir en aide aux civils. Aide financière, dons de produits de première nécessité, mise à disposition d’un logement... Plusieurs leviers sont mobilisés partout dans le pays.   Y a-t-il quelque chose à espérer du second round de négociations entre l’Ukraine et la Russie ? Poutine peut-il sortir de son isolement dans cette crise ? Comment les Français se mobilisent-ils pour venir en aide aux Ukrainiens ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ZELENSKY : LA « CIBLE NUMÉRO 1 » DE POUTINE – 02/03/22

ZELENSKY : LA « CIBLE NUMÉRO 1 » DE POUTINE – 02/03/22 Invités GÉNÉRAL VINCENT DESPORTES Ancien directeur de l’École de guerre Professeur de stratégie à Sciences Po FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » TATIANA KASTOUÉVA-JEAN Directrice du Centre Russie / NEI – IFRI Institut français des relations internationales NICOLE BACHARAN Politologue spécialiste des États-Unis Malgré les pressions de la communauté internationale, l’offensive russe en Ukraine se poursuit. Débutés il y a une semaine, les combats s’intensifient à Kharkiv. La deuxième ville du pays est prise dans l’étau russe et la cible de violents bombardements qui n’épargnent pas les civils. « Pratiquement, il ne reste plus une zone à Kharkiv où un obus d’artillerie n’a pas encore frappé », a affirmé un proche du ministre ukrainien de l’Intérieur. Des bombardements avaient déjà eu lieu hier dans le centre, faisant au moins dix morts et plus de 20 blessés, selon les autorités locales. Une attaque qualifiée de « crime de guerre » par le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Des troupes aéroportées russes y ont débarqué la nuit dernière, resserrant encore un peu plus l’emprise sur la cité. Face à un bilan humain qui pourrait très vite s’alourdir, l’Assemblée générale de l’ONU est appelée aujourd’hui à voter un projet de résolution destiné à condamner la Russie. L'armée russe a également affirmé ce matin s'être emparé de la ville portuaire ukrainienne de Kherson, située au sud du pays, près de la péninsule de Crimée, après des combats acharnés ces dernières heures. Face à l'invasion de leur pays, les volontaires ukrainiens tentent de retarder l'avancée des troupes. La ville de Jitomir, grande garnison au nord-ouest du pays, s'attend à une offensive d’ampleur de l’armée russe et se prépare pour se défendre. La capitale Kiev vit, elle, toujours dans l’angoisse, alors qu’un immense convoi militaire russe est toujours en approche. Hier, une lourde frappe russe a visé la tour de télévision, entraînant l’interruption de la diffusion des chaînes et provoquant la mort d’au moins cinq personnes, selon le ministère ukrainien de l’Intérieur.   Dans la tempête, le président Volodymyr Zelensky change de dimension. Il se révèle avoir la stature d’un homme d’Etat déterminé et courageux. Une véritable métamorphose pour l’ancien humoriste devenu président à la surprise générale. Ces déclarations choc : « J’ai besoin de munitions, pas d’un taxi », et son souhait de rester se battre en Ukraine plutôt que de prendre la fuite ont donné de lui l’image d’un vaillant résistant. Il est désormais vu comme un héros dans son pays, comme en Occident. Sa communication très bien ciselée semble lui avoir d’ores et déjà fait gagner la bataille des images, malgré la propagande du Kremlin. Hier à l’issue de son allocation face aux eurodéputés, il a reçu une standing ovation de l’assemblée. Le président français Emmanuel Macron, tout comme son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian saluent le sang-froid du président Ukrainien.   De l’autre côté de l’Atlantique, un discours était très attendu hier. Il s’agissait du premier discours sur l’état de l’Union du président américain Joe Biden. Comme de coutume, la politique intérieure américaine a occupé l’essentiel de ce traditionnel discours annuel mais le président américain a ouvert son allocution avec la situation en Ukraine. Très attendu sur la politique internationale et le conflit russo-ukrainien il s’est montré offensif à l’endroit du président russe : « Vladimir Poutine pensait que l’Occident et l’Otan ne répondraient pas ». Mais « Poutine avait tort », « nous sommes prêts, nous sommes unis », a-t-il martelé, appelant le Congrès américain à offrir une ovation debout en soutien « au peuple ukrainien » qui « n’a peur de rien ». Selon lui Poutine est maintenant « plus isolé que jamais du reste du monde (…) Quand l’histoire de cette période sera écrite, la guerre de Poutine sur l’Ukraine aura laissé la Russie plus faible et le reste du monde plus fort. »   Combien de temps Kiev va-t-elle tenir ? Volodymyr Zelensky a-t-il déjà gagné la guerre de la communication ? Que vont faire les Etats-Unis dans la suite de ce conflit ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - KIEV : LA DÉFERLANTE DES CHARS RUSSES – 1er/03/22

KIEV : LA DÉFERLANTE DES CHARS RUSSES – 1er/03/22 Invités FRÉDÉRIC ENCEL Docteur en géopolitique Auteur de « Les voies de la puissance » ALAIN BAUER Professeur de criminologie - CNAM Auteur de « La guerre qui revient » GÉNÉRAL VINCENT DESPORTES Ancien directeur de l’École de guerre Professeur de stratégie à Sciences Po ANNIE DAUBENTON Journaliste-essayiste Auteure de « Ukraine, les métamorphoses de l'indépendance » Au sixième jour de l'offensive en Ukraine, ni les sanctions internationales, qui continuent de s'accumuler contre la Russie, ni les pourparlers ouverts lundi entre Moscou et Kiev ne semblent empêcher une nouvelle attaque russe de se profiler. Un important convoi de blindés russes s'étirant sur une soixantaine de kilomètres se trouverait, selon des images satellitaires, à moins de 25 kilomètres de la capitale ukrainienne. D'autres grandes villes du pays sont également sous la menace, comme Kharkiv, seconde métropole du pays, non loin de la frontière russe. La cité est sous le feu de l’artillerie et des missiles, qui sèment la terreur et visent de manière indiscriminée combattants et civils. Car contrairement aux dires de Moscou, qui affirme ne pas viser les zones civiles, des quartiers résidentiels sont bombardés. Le gouverneur de la région, Oleh Synehoubov, a confirmé les bombardement et publié sur Telegram des images d’une énorme explosion sur la place centrale de la ville, où se trouve le siège de son administration. Kiev s’attend à subir le même sort, voire pire, dans un avenir proche. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a annoncé qu’il existait encore une opportunité pour les Ukrainiens comme les étrangers de quitter la ville : "Nos compatriotes peuvent décider de saisir cette opportunité de départ par la route." Le nombre de déplacés et de réfugiés ne cesse d’augmenter. L’ONU estime aujourd’hui à 1 million le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de l’Ukraine du fait de l’invasion russe, en plus des 660 000 ayant fui le pays. Et les chiffres augmentent de façon « exponentielle », a indiqué le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Difficile, à cette heure d’esquisser avec certitude un bilan humain. Le ministère de la santé ukrainien a annoncé hier que 352 civils, dont 14 enfants, sont morts depuis le début de l’invasion russe. De son côté, l’Organisation des Nations unies a estimé que 102 civils avaient été tués, dont 7 enfants, et 304 blessés, avertissant toutefois que les chiffres réels étaient, selon toute vraisemblance, « considérablement » plus élevés. Dans la capitale ukrainienne, vidée de nombreux habitants, l’armée et les volontaires, soutenus par les civils, tentent de s’organiser autour de fragiles positions de combat. Face à eux, en plus de l’armée régulière russe, plus de 400 hommes, membres du groupe paramilitaire Wagner pourraient avoir été envoyés à Kiev par le Kremlin afin d’assassiner le président ukrainien. C’est ce que croit savoir le Times. Il s'agirait de "préparer le terrain pour une prise de contrôle (de l'Ukraine) par Moscou", estime le journal britannique. Volodymyr Zelensky s'est lui exprimé devant les députés européens, à la mi-journée, en vidéoconférence en direct d'un d'une session plénière extraordinaire à Bruxelles. Il a exhorté les Européens à le soutenir. "Ne nous lâchez pas", a-t-il imploré dans son discours, tout en demandant aux Européens de "prouver qu'ils sont avec l'Ukraine". Comme une alerte, il leur a lancé :" Sans vous, l'Ukraine sera seule." Il réclame l’intégration « sans délai » de son pays à l’Union européenne.   En Russie, la stratégie occidentale d'asphyxie économique du pays semble déjà fonctionner. Si les oligarques russes ont déjà perdu 126 milliards de dollars, la population, elle, se rue sur les distributeurs de billets. Le rouble s'est effondré et malgré les réserves financières du Kremlin, les mesures prises à son encontre risquent d’entraîner le pays dans une récession durable. Mais la crise économique peut-elle amenée une population, désinformée par la propagande de l’Etat à se retourner contre Vladimir Poutine ? Ce sera l’un des enjeux des jours et semaines à venir. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - POUTINE : LA MENACE NUCLÉAIRE – 28/02/22

POUTINE : LA MENACE NUCLÉAIRE – 28/02/22 Invités PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques JEAN-DOMINIQUE GIULIANI Président de la Fondation Robert Schuman ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » KSENIA BOLCHAKOVA  Journaliste-documentariste « Wagner : l’armée de l’ombre de Poutine » Quatre jours après le début des combats en Ukraine, qui opposent les troupes russes du président Vladimir Poutine à celles de son homologue Volodymyr Zelensky, des pourparlers se tiennent aujourd’hui pour tenter de trouver un accord entre les deux parties. L’Ukraine a accepté, hier ces négociations avec la Russie, en indiquant toutefois ne « pas trop croire » que ces pourparlers puissent conduire à la fin de l’offensive militaire russe. La délégation ukrainienne arrivée ce matin en Biélorussie a appelé à un cessez-le-feu immédiat. Kiev réclame le retrait des forces russes de son territoire. De son côté le président russe a mis en garde le reste du monde hier en brandissant la menace nucléaire. Le président russe a déclaré avoir ordonné de « mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte au combat », déclenchant les plus vives protestations occidentales, la Russie possédant le plus important arsenal d’ogives nucléaires du monde. Au même moment l’incertitude militaire domine dans certaines villes comme Kharkiv où les combats font rage. Pour éviter que la situation ne vire au drame humain, la France déposera ce lundi, au Conseil de sécurité de l'ONU, un projet de résolution « afin de garantir un accès humanitaire sans entrave, pour répondre aux besoins urgents des populations restées en Ukraine », a annoncé l’Élysée hier. Une interrogation réside toutefois encore dans la possibilité pour la Russie, puissance invasive et bénéficiant d’un droit de véto, de bloquer cette résolution, ce qui constituerait une première dans ce type de situation.   En Europe, face à la situation en Ukraine, les pays de l’Union ont encore accru hier le niveau des sanctions pesant sur la Russie. Cette réaction intense et relativement coordonnée est une première pour l’institution, souvent qualifiée d’être « nain politique ». Parmi les principales mesures on peut noter que l'espace aérien européen est désormais interdit aux avions russes, y compris aux jets privés des oligarques. Ils ne pourront plus atterrir, ni décoller ou encore survoler le territoire de l’UE. Côté économie, les ministres européens des Affaires étrangères se sont accordés pour bloquer les transactions de la Banque centrale russe. « Plus de la moitié des réserves de la Banque centrale vont être paralysées parce qu’elles sont conservées dans des établissements des pays du G7 », a précisé Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l’UE. Cette mesure est adoptée depuis l’ouverture des marchés ce matin. En conséquence, le rouble a plongé de près de 30% pour atteindre un niveau bas record. Selon l'UE, environ 70% du secteur bancaire russe se trouve concerné par les sanctions. En matière de communication, les médias d’État russes Russia Today (RT) et Sputnik vont être bannis de l’Union européenne. L’objectif avancé par la présidente de la Commission européenne est d’interdire dans l’UE la machine médiatique du Kremlin. Mais la décision la plus spectaculaire, est le financement par les Vingt-Sept de l’achat et de la livraison d’armes à l’Ukraine. C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne. Le montant s’élève à 450 millions d’euros. Il vise à « fournir aux forces ukrainiennes des armes létales, ainsi que du carburant, des équipements de protection et des fournitures médicales ». Parmi les Européens, l’Allemagne a marqué les esprits en opérant un virage à 180 degrés par rapport à la culture pacifiste si chère au pays depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Le chancelier Olaf Scholz a annoncé que le budget de la défense serait augmenté « d’année en année afin d’atteindre plus de 2 % » du PIB. Historique.   Plus à l’est, à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine, les réfugiés continuent d’arriver. Au moins 368 000 Ukrainiens avaient déjà fui les combats, hier, selon les observateurs de l’ONU. Parmi eux, près de 200 000 étaient passés en Pologne. Sur place la solidarité s’organise et de nombreux Polonais offrent leur aide pour accueillir dignement leurs voisins.   Que peut-on attendre des pourparlers entre Russes et Ukrainiens ? L’Europe va-t-elle s’atteler à bâtir une réelle union militaire autonome des Etats-Unis ? Un drame humanitaire peut-il encore être évité en Ukraine ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - KIEV RÉSISTE, POUR COMBIEN DE TEMPS ? - 26/02/22

KIEV RÉSISTE, POUR COMBIEN DE TEMPS ? - 26/02/22 Invités : GÉNÉRAL VINCENT DESPORTES Ancien directeur de l’École de guerre Professeur de stratégie à Sciences Po ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » SYLVIE KAUFFMANN Éditorialiste internationale – « Le Monde » PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance Auteur de « Le grand basculement » Troisième jour de guerre en Ukraine, et déjà près de 200 civils tués. Cette nuit, les raids aériens russes se sont intensifiés aux abords de la place Maidan, symbole de la «révolution de la dignité » de 2014. C'est la Bataille de Kiev qui a commencé avec, pour Poutine, l'objectif de renverser le pouvoir ukrainien. Mais sur les réseaux sociaux le président Zelensky s'affiche comme chef de guerre résistant, et dément les rumeurs de fuite : « je suis là, nous ne baisserons pas les armes et on va défendre notre pays ». Le président ukrainien affirme aussi que ses partenaires occidentaux envoient des armes et des équipements. « La coalition anti-guerre fonctionne », écrit-il sur Twitter. Pendant ce temps, c'est toute la communauté internationale qui a les yeux rivés sur l'Ukraine. Hier, le Conseil de sécurité de l'ONU n’a pas réussi à faire voter sa condamnation de la Russie : Moscou y a mis son veto. Une situation jouée d'avance mais l’occasion était surtout d’évaluer le soutien ou non des différents pays à Poutine. Et la position de la Chine a notamment été scrutée. L'Empire du milieu s'est abstenu, confirmant sa position du « ni-ni » : ni soutien total, ni condamnation. Pour les occidentaux, la question reste de savoir jusqu'où porter les sanctions face à la Russie, avec une question :  faut-il l'exclure du système Swift ? La guerre en Ukraine bouleverse en tout cas l'agenda international mais aussi celui en France où la campagne présidentielle semble être mise sous cloche. La semaine devait pourtant être marquée par la déclaration de candidature d’Emmanuel Macron. Celle-ci se fera donc à la dernière minute, avant la date limite du 4 mars. Aujourd'hui, le président de la République n'a fait qu'un passage éclair au salon de l'Agriculture et doit tenir un nouveau conseil de défense à 17h. Les autres candidats aussi ont chamboulé leur agenda, mais alors que la campagne peinait déjà à démarrer, ils craignent à présent d’être inaudibles. Enfin, les conséquences de cette guerre pourraient être la déstabilisation générale sur le plan économique, avec des flambées du prix des matières premières comme le blé ou le maïs par exemple. L'Ukraine est en effet un grand exportateur de ces céréales, mais l'exploitation de ses ressources est aujourd'hui paralysée, faisant grimper les cours. Une situation qui inquiète le monde agricole. Alors, combien de temps Volodymyr Zelensky peut-il résister face aux Russes ? Quelles sont les marges de manœuvre de la communauté internationale face à Poutine ? Quelles conséquences la guerre en Ukraine va t-elle avoir sur notre économie ?    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - KIEV ATTAQUÉE : JUSQU'OÙ IRA POUTINE ? – 25/02/22

KIEV ATTAQUÉE : JUSQU' OÙ IRA POUTINE ? – 25/02/22 Invités FRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » TATIANA KASTOUÉVA-JEAN Directrice du Centre Russie / NEI - IFRI Institut français des relations internationales SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de relations internationales et stratégiques GÉNÉRAL VINCENT DESPORTES Ancien directeur de l'École de guerre et professeur de stratégie à Sciences Po  En Ukraine, la guerre se poursuit. Depuis quelques heures, la Russie intensifie ses tirs de missiles sur le pays et notamment sur Kiev. Plusieurs quartiers de la capitale sont visés. Ce midi, des combats étaient en cours à une dizaine de kilomètres à l'est et au nord de la capitale. Il y a des tirs de tanks et d'artillerie. Des ponts ont été détruits pour tenter de stopper l'avancée des troupes russes. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé la mort d’au moins 137 de ses concitoyens, au lendemain du début de l’invasion du pays par la Russie. A Kiev, les rues sont désertes. Les habitants paniqués continuent de se terrer dans le métro, font des réserves de nourriture ou cherchent d'autres endroits où se cacher. La capitale se prépare à vivre des heures sombres. Selon l’ONU, environ 100 000 personnes avaient déjà fui leur domicile hier et pourraient être déplacées à l'intérieur de l'Ukraine. Plusieurs milliers d'autres ont quitté le pays. Les voisins membres de l'Union européenne, comme la Pologne, s'organisent pour aider les réfugiés. Sur cette question, l'Europe parle, pour le moment, d'une même voix. L'organisation est "pleinement préparée" à les accueillir et ils sont "les bienvenus", a ainsi déclaré hier Ursula von der Leyen. Le président français a, lui, annoncé que la France "prendra sa part". Pour l’heure, les soldats de l'armée ukrainienne se déploient pour être prêts à défendre, s'il le faut, les abords du quartier présidentiel. La sécurité du président, qui a décidé de rester à Kiev, est menacée selon Paris. Car Moscou assure que son objectif est de "libérer les Ukrainiens de l'oppression", laissant entendre que la Russie pourrait renverser le pouvoir en place. Ce dernier redoute que Kiev tombe ces prochaines heures, peut-être ces prochains jours et que ce ne soit qu'une question de temps. Face à cette situation, le président ukrainien a taclé l'indécision des responsables politiques qui, selon lui, ne réagissent pas assez vite. Il déplore que l’Ukraine soit seule. En réaction, il a donc invité les Européens ayant une expérience du combat à se rendre en Ukraine pour combattre l'armée russe, reprochant à leurs dirigeants une réponse trop "lente" face à l'invasion de Moscou. "Vous pouvez venir dans notre pays pour défendre l'Europe", a-t-il déclaré.   L'ancienne star de la télé de 44 ans, novice en politique jusqu'à son élection comme président de l'Ukraine en 2019, n’a longtemps été vu que comme un humoriste devenu chef d’Etat par accident. La crise puis la guerre avec Moscou l'ont fait émerger sous un jour nouveau, faisant notamment apparaître son sang-froid. Un parcours atypique pour Volodymyr Zelensky, passé des scènes de théâtres aux scènes de guerre.   S’il critique les dirigeants occidentaux, c’est que les sanctions qu’ils infligent à la Russie ne sont, selon lui, pas assez fortes. Ce dont ces derniers se défendent. « Les dirigeants russes devront faire face à un isolement sans précédent », a déclaré la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. « Je ne suis pas sûre que le président Poutine a pris la mesure de l’ampleur des sanctions décidées. Il s’agit d’asphyxier le fonctionnement de la Russie », a pour sa part affirmé Jean-Yves Le Drian ce matin. Concrètement, l’Union européenne va notamment limiter drastiquement l’accès de la Russie aux marchés de capitaux européens. Les États-Unis et l’Europe ont donc décidé d’interdire à la Russie de lever de nouvelles dettes quelle que soit la devise, sur leurs marchés. L’idée est d’asphyxier financièrement la Russie et la priver durablement de ressources étrangères. Les élites russes doivent aussi être touchées. Des personnalités réputées proches de Vladimir Poutine verront leurs avoirs gelés et seront interdits de territoire. Si Volodymyr Zelensky n’est pas satisfait, c’est qu’il avait réclamé de bloquer l’accès de la Russie au système de messagerie bancaire Swift pour l’isoler financièrement du reste du monde, à l’instar de l’Iran fin 2019. Actuellement, quelque 300 banques et institutions russes utilisent ce système pour leurs transferts de fonds interbancaires. Ni les États-Unis, ni l’Union européenne n’ont poussé pour le moment ce levier qui serait le plus pénalisant. En franchissant cette ligne, plusieurs États dont l’Allemagne craignent que la Russie coupe brutalement les approvisionnements en gaz. Or, l’Allemagne est dépendante à 60 % du gaz russe. Quelle est la situation en Ukraine ? Le président Volodymyr Zelensky a-t-il les épaules pour affronter une telle crise ? Les sanctions occidentales sont-elles suffisantes pour avoir un impact sur l’action de la Russie ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - SOIRÉE SPÉCIALE : POUTINE, LE MAÎTRE DU JEU – 24/02/22

SOIRÉE SPÉCIALE : POUTINE, LE MAÎTRE DU JEU – 24/02/22 POUTINE, LE MAÎTRE DU JEU – 24/02/22 PRÉSENTÉ par Caroline Roux DOCUMENTAIRE RÉALISÉ par Marie Lorand ÉCRIT par Barbara Stec & Marie Lorand   PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - 4H35 CE MATIN, LES RUSSES ENVAHISSENT L'UKRAINE... – 24/02/22

4H35 CE MATIN, LES RUSSES ENVAHISSENT L'UKRAINE... – 24/02/22 Invités PASCAL BONIFACE  Directeur de l’IRIS  Institut de Relations Internationales et Stratégiques   ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 » ALEXANDRA GOUJON Maîtresse de conférences à l’Université de Bourgogne Auteure de « L’Ukraine : de l’indépendance à la guerre »  JEAN-DOMINIQUE MERCHET Éditorialiste - « l’Opinion »  Spécialiste des questions de défense et diplomatie  BENOÎT VITKINE - En direct de Moscou  Journaliste - Correspondant à Moscou - « Le Monde »  La guerre après le coup de force. Dans une prise de parole, diffusée cette nuit vers 4 heures du matin à la télévision russe, Vladimir Poutine a annoncé le lancement d’une « opération militaire spéciale » pour « démilitariser et dénazifier l’Ukraine ». « Nous n'avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons imposer rien par la force à personne », a-t-il déclaré avant d’appeler les soldats ukrainiens « à déposer les armes ». Puis le maître du kremlin s'est adressé à ceux « qui tenteraient d'interférer avec nous (...) ils doivent savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et conduira à des conséquences que vous n'avez encore jamais connues ».   Dans la foulée de ces déclarations, une attaque de grande ampleur a débuté. Des frappes ont lieu un peu partout dans le pays à commencer par la capitale Kiev mais aussi à Odessa et dans d’autres grandes villes d’Ukraine. Des chars russes ont également été filmés entrant dans le territoire ukrainien, notamment depuis la Crimée annexée et la Biélorussie.   Dans la capitale ukrainienne, la population tente de se protéger comme elle peut et certains trouvent refuges dans des anciens abris sous terre construits du temps de l'URSS et dans le métro, dont les stations sont parfois très profondes. D’autres essaient de fuir, mais ce mouvement crée de longues files d'attente aux stations-service et de très nombreux bouchons sur les routes. Des fils de véhicules ont aussi été observés à Oujhorod, ville ukrainienne frontalière avec la Slovaquie, un pays membre de l'Union européenne et de l'espace Schengen.   « Gardez votre calme ! », a écrit sur Twitter le ministre de la Défense, Oleksiï Reznikov. « Si possible, restez chez vous. La situation est sous contrôle […] Votre tranquillité d’esprit et votre confiance dans les forces armées ukrainiennes sont actuellement la meilleure aide », a-t-il enjoint à la population. Le président ukrainien a également appelé son peuple à ne pas paniquer : « nous allons vaincre ». Depuis hier 40 000 réservistes de l’armée ont été rappelés et aujourd’hui tous les Ukrainiens « qui ont une expérience de combat et sont aptes » sont appelés à rejoindre les unités de défense territoriale. « La Russie a attaqué l'Ukraine de façon lâche et suicidaire comme faisait l'Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale », a déclaré Volodymyr Zelensky. Mais « nous sommes en train de bâtir une coalition anti-Poutine », a-t-il assuré à l’issue d’entretiens notamment avec les dirigeants américain, britannique et allemand. « Le monde doit contraindre la Russie à la paix », a-t-il ajouté.   Depuis l’ensemble de la communauté internationale a condamné l’offensive russe. Seule la voix de la Chine est dissonante. Le régime de Xi Jinping a dit « comprendre les préoccupations » de la Russie en matière de sécurité et suivre « de près les derniers développements ».   En France, un Conseil de défense s'est tenu ce jeudi matin à l'Élysée. À l'issue de la réunion, Emmanuel Macron a déclaré, dans une allocution, que « la France se tient aux côtés de l'Ukraine ». Le président Poutine a décidé « de bafouer la souveraineté européenne. A cet acte de guerre, nous répondrons sans faiblesse, avec sang-froid. Nous prendrons des décisions rapidement. Les sanctions portées seront à la hauteur de l’agression, sur le plan militaire autant qu’économique (…) Les événements de cette nuit sont un tournant dans l’histoire de l’Europe. Ils auront des conséquences profondes et durables sur nos vies, ainsi que sur la géopolitique du continent » a affirmé le chef de l’Etat.   Quelques minutes plus tôt, le Premier ministre britannique a estimé que « cette agression n'est pas seulement une attaque sur l'Ukraine. C'est une attaque contre la démocratie, contre la liberté en Europe de l'Est, et dans le monde entier ». Boris Johnson a apporté son soutien au peuple ukrainien face « au dictateur russe » et promis des sanctions « massives ». De son côté, le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié l'opération militaire russe de « violation éclatante du droit international », parlant d'une « journée sombre » pour l'Europe toute entière. L’Allemagne s’est aussi dit prête à « aider massivement » ses voisins, tout particulièrement la Pologne, en cas d’afflux de réfugiés fuyant l’invasion russe en Ukraine.   La Pologne, qui a une longue frontière avec l’Ukraine et qui abrite déjà environ 1,5 million de ses ressortissants, a indiqué que neuf premiers «centres d’accueil» pour les réfugiés ukrainiens allaient ouvrir, dans la perspective d’une possible vague fuyant l’agression russe. Le gouvernement polonais a par ailleurs annoncé avoir demandé à l'Otan d'activer l'article 4 du traité de l'Alliance qui prévoit des consultations en cas de menace à la sécurité de l'une des parties, à la suite de l'attaque russe contre l'Ukraine. Les ambassadeurs des 30 pays membres de l'Otan vont se réunir en urgence ce jeudi à Bruxelles, a annoncé un porte-parole de l'Alliance. Les dirigeants des pays de l’Otan vont également se retrouver vendredi pour un sommet en visioconférence. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - PRÉSIDENTIELLE : POUTINE TÉLESCOPE LA CAMPAGNE – 23/02/22

PRÉSIDENTIELLE : POUTINE TÉLESCOPE LA CAMPAGNE – 23/02/22 Invités Dominique REYNIÉ Directeur général de Fondapol  Fondation pour l’innovation politique Christophe BARBIER Directeur de la rédaction – « Franc-Tireur » Pauline de SAINT REMY Journaliste politique – « Politico Europe » Brice TEINTURIER Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos Alors que l’escalade des tensions se poursuit à l’est de l’Europe entre la Russie et l’Ukraine, le sujet s’est évidemment invité dans la campagne présidentielle et ne cesse de bousculer le calendrier du président. Pas d’annonce officielle de candidature pour l’instant mais un agenda qui se précise avec la tenue d’un premier meeting de campagne fixé au 5 mars prochain à Marseille, et d’ici là de nombreuses négociations internationales.   Depuis que la France occupe la présidence tournante du Conseil de l’UE, le chef de l’Etat ne ménage pas ses efforts pour éviter la guerre en Ukraine, se rendant à Moscou pour discuter avec Vladimir Poutine et multipliant les échanges avec les différents acteurs de ce conflit jusqu’à la nuit de dimanche à lundi. Emmanuel Macron se félicite alors d'avoir réussi à arracher une rencontre entre le président russe et américain, et publie un communiqué. Mais dans les heures qui suivent le Kremlin dément et Vladimir Poutine passe à l’offensive.   A l’Elysée, c’est la désillusion et on n’hésite plus à parler de discours « paranoïaque » et de « dérive idéologique » de Vladimir Poutine. Le président russe a « fait un choix très clair de rompre ses engagements » et « n'a pas respecté la parole donnée », a également affirmé la présidence française. Mais dans l’opposition, les candidats à l’élection, de tous bords, accusent Emmanuel Macron de politique spectacle et dénoncent son « instrumentalisation », tout en condamnant la Russie et en appelant les Européens à faire preuve de fermeté.   Des candidats qui multiplient également les déplacements pour convaincre les nombreux électeurs encore indécis à quarante-sept jours du scrutin alors que selon un dernier sondage réalisé par Elabe pour BFMTV et L'Express Emmanuel Macron serait toujours en tête des intentions de vote à 24 % mais derrière Marine Le Pen (18 %) creuserait l'écart avec Éric Zemmour (13,5 %), Valérie Pécresse (11, 5 %) et Jean-Luc Mélenchon (11 %). De quoi relancer la bataille sur le terrain mais aussi la course aux parrainages dans les mairies. Car trois d’entre eux n’ont toujours pas les 500 signatures nécessaires pour concourir.   Alors à quelques jours de la date couperet, le 4 mars prochain, Marine Le Pen, Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, ayant respectivement validé mardi soir 393, 350 et 442 parrainages, ont lancé des appels aux élus pour éviter ce qui s’apparenterait, selon eux, à « un scandale démocratique majeur ». De son côté, Jean Castex a appelé les maires à « apporter leurs parrainages » aux candidats à la présidentielle, en soulignant qu’une telle démarche « n’est pas automatiquement synonyme de soutien politique ». Le Premier ministre a également invité jeudi les associations d’élus locaux, ainsi que les présidents de l' Assemblée nationale et du Sénat afin « d’évoquer ensemble cette situation dans le respect de la liberté de chacun », « parce qu’il y a un sujet profondément démocratique ». Sur environ 42.000 élus habilités à accorder leurs parrainages, seuls 10.000 ont donné leur signature à un candidat. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : APRÈS LE COUP DE FORCE, QUELLE RIPOSTE ? – 22/02/22

UKRAINE : APRÈS LE COUP DE FORCE, QUELLE RIPOSTE ? – 22/02/22 Invités PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS  Institut de Relations Internationales et Stratégiques  Auteur de « La géopolitique, tout simplement » ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale - « France 24 »  ANNIE DAUBENTON Journaliste spécialiste de l’Ukraine Ancienne conseillère culturelle à l’ambassade de France à Kiev  Auteure de « Ukraine, l'indépendance à tout prix »  GÉNÉRAL JÉRÔME PELLISTRANDI Rédacteur en chef de la revue « Défense Nationale » Après des mois de tensions diplomatiques, Vladimir Poutine a reconnu hier soir l’indépendance des deux républiques séparatistes pro-russes du Donbass ukrainien et a ordonné à l’armée russe « de maintenir la paix » dans ces territoires. Le maître du Kremlin met ainsi fin à la séquence diplomatique ouverte il y a huit ans par les accords de Minsk qui prévoient le retour des territoires séparatistes sous le contrôle de Kiev, moyennant des élections et une autonomie. La reconnaissance par la Russie de la souveraineté de ces régions rebelles marque donc la fin du processus de paix avec l’Ukraine. Un pays qualifié hier par Vladimir Poutine dans son discours de « colonie avec un  régime fantoche » transformée en un instrument de lutte, y compris militaire, contre la Russie. Il a notamment évoqué la possibilité « sérieuse » que l’Ukraine acquière des armes nucléaires et a souligné la « folie » qu'aurait constituée sa « création ».   Après ces déclarations, et l'observation dans la foulée de blindés dans la banlieue de la ville de Donetsk, dont l'appartenance à la Russie est « très probable » selon l'agence de presse Reuters, le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réuni en urgence dans la nuit. « Les prochaines heures et jours seront critiques. Le risque de conflit majeur est réel et doit être évité à tout prix », a déclaré en début de séance la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lui dit considérer la décision de Moscou « comme une violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine ».   Lundi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié « les derniers actes de la Russie de violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de notre Etat », assurant que Kiev ne céderait pas « une parcelle » du pays et n’avait peur « de rien ni personne ». Dans une adresse à la Nation, il a également appelé ses partenaires occidentaux à un soutien « clair » et « efficace ». Les Etats-Unis, l’Union européenne et la Grande-Bretagne, qui ont dénoncé la décision du président russe, ont multiplié depuis hier soir les échanges et promis de prendre des sanctions.   Alors face à la Russie, quelle riposte ? Jusqu'où veut aller le maître du Kremlin ? Se dirige-t-on vers un conflit de haute intensité sur le territoire européen ? Les innombrables contacts diplomatiques entre les dirigeants occidentaux et Vladimir Poutine ont-ils été vains ?   Du côté de l’Elysée où l’on s’est beaucoup activé ces dernières semaines sur le front diplomatique, allant jusqu’à repousser l’entrée officielle d’Emmanuel Macron dans la campagne présidentielle, c’est la désillusion et on n’hésite plus à parler de discours « paranoïaque » et de « dérive idéologique » de Vladimir Poutine. Le président russe a « fait un choix très clair de rompre ses engagements » et « n'a pas respecté la parole donnée » à Emmanuel Macron, a également affirmé la présidence française, en n'excluant pas de nouveaux « faits militaires » russes. C’est en effet une quasi volte-face pour le chef de l’Etat qui se félicitait il y a encore 24 heures d’avoir arraché un sommet entre la Russie et les Etats-Unis. Finalement quelques heures plus tard Vladimir Poutine a engagé l’Europe dans l’escalade guerrière… DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : QUE VEUT VRAIMENT POUTINE ? – 21/02/22

UKRAINE : QUE VEUT VRAIMENT POUTINE ? – 21/02/22 Invités PIERRE HASKI Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs »   BENJAMIN HADDAD   Politologue - Directeur Europe du think tank Atlantic Council   NICOLE BACHARAN   Politologue - Spécialiste des États-Unis    TATIANA KASTOUÉVA-JEAN   Directrice du Centre Russie - IFRI   Le sommet entre Vladimir Poutine et Joe Biden pour tenter de trouver une issue à la crise ukrainienne se tiendra-t-il ? Après l’annonce cette nuit par l’Elysée qu'un accord de principe avait été trouvé, Moscou a jugé ce lundi matin « prématuré » d'évoquer l'organisation d'une rencontre des deux présidents, préférant se concentrer sur le dialogue entre les ministres des Affaires étrangères Antony Blinken et Sergueï Lavrov, qui doit débuter aujourd’hui. Dans la foulée, Paris a déclaré que la tenue de cette rencontre entre dirigeants russe et américain reste « possible ». « Maintenant, il s'agit pour le président Poutine de faire son choix », a ajouté la présidence française, soulignant que la situation reste « très dangereuse » et les parties sur un « chemin de crête ».   Car sur le terrain, entre l’Ukraine et la Russie la situation ne tient plus qu’à un fil.  En cause : le déploiement de près de 150 000 militaires russes à la frontière avec son voisin ukrainien. Moscou s'entête à affirmer qu'il ne s'agit que d'exercices militaires sans aucune autre visée et que des troupes se retiraient progressivement, mais l'Ukraine s'inquiète et appelle l’Occident à soutenir le « bouclier » ukrainien. Les Etats-Unis alertent, eux, depuis plusieurs jours sur une invasion « imminente », scénario étayé par diverses données dont des images satellites qui attesteraient de la poursuite d’un déploiement massif d'hommes par le Kremlin. Parallèlement ce week-end dans la zone frontière du Donbass, les affrontements entre les séparatistes pro-russes et les militaires ukrainiens ont redoublé d’intensité. Selon l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)  - qui exerce une mission de contrôle - il s’agit des plus graves incidents depuis deux ans et la signature du dernier accord pour renforcer le cessez-le-feu en juillet 2020.   Dans ce contexte, l’Allemagne et la France ont demandé à leurs ressortissants de quitter l’Ukraine tandis que les tentatives de discussion entre les dirigeants européens et Vladimir Poutine continuent. Après Emmanuel Macron hier, c'est le chancelier allemand Olaf Scholz qui s'entretiendra par téléphone en fin de journée avec le président russe.   Alors que se passe-t-il à la frontière ukrainienne ? La menace d'une guerre est-elle réelle entre l'Ukraine et la Russie ? Pourquoi les États-Unis affirment-ils qu’une invasion serait imminente ? Comment la désescalade peut-elle être menée ? Que veut réellement Vladimir Poutine ? Enfin quels sont les enjeux derrière ce bras-de-fer pour les Etats-Unis, la Russie et l’Europe ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ESPIONNAGE : UNE TAUPE AU CANARD ENCHAÎNÉ !

ESPIONNAGE : UNE TAUPE AU CANARD ENCHAÎNÉ ! Invités JEAN-DOMINIQUE MERCHET Éditorialiste - « l’Opinion » Spécialiste des questions de défense et diplomatie SERGUEÏ JIRNOV Ancien espion du KGB Auteur de « L’éclaireur » CHRISTINE KERDELLANT Rédactrice en chef – « Les Echos » NICOLAS ARPAGIAN Spécialiste en cybersécurité et cybermenace Auteur de « Frontières.com » Alors que les tensions en Ukraine entre la Russie et les pays membres de l’Otan rappellent le temps pas si lointain de la guerre froide, c’est une authentique et retentissante affaire d’espionnage de cette époque que L’Obs a révélé ce jeudi. L’histoire est digne d’un film hollywoodien : selon des informations de l’hebdomadaire, l’un des piliers du journal satirique Le Canard enchaîné a travaillé, de 1957 à 1969, pour les services secrets de la Tchécoslovaquie, alors vassale de l’Union soviétique. Jean Clémentin, une des grandes plumes du Canard enchaîné, a donc espionné pour le compte de ce satellite du bloc de l’Est. « Nous ne sommes évidemment pas au courant, nous sommes sidérés », a réagi Nicolas Brimo, directeur actuel du journal, ajoutant que « s’il y avait quelque chose de plus à ajouter, nous le ferons dans notre journal ». Pendant des années, Pipa, de son nom de code, a « remis pas moins de 300 notes, au cours de 270 rencontres en France et à l’étranger. Il a également participé activement – et consciemment – à trois opérations de désinformation, en publiant dans “Le Canard enchaîné” des articles conçus par la StB », affirme l’enquête. Aujourd’hui âgé de 98 ans, l’ancien journaliste est protégé de toute poursuite par la prescription.   Cette affaire en rappelle d’autres, plus récentes, et mettant encore une fois en scène espions russes et infiltrés occidentaux, avec des méthodes qui semblent issue de la « vieille école ». En mars 2021 un officier de la marine italienne a ainsi été arrêté en flagrant délit d’espionnage au bénéfice de la Russie, en compagnie d’un officier russe auquel il remettait des documents « classifiés ». A Prague, on soupçonne la politique mémorielle de la municipalité d’être menacée par la Russie. Ondrej Kolar, le maire du sixième arrondissement de la commune a en effet été menacé et placé sous protection en 2020, suite à sa décision de remplacer une statue à la gloire du maréchal soviétique Ivan Koniev, qui divise les Tchèques depuis plusieurs années. Héros militaire de l’ex-URSS pour son rôle dans la seconde guerre mondiale, libérateur de Prague en 1945, l’homme est aussi détesté par une partie de la population pour avoir ensuite organisé la répression de l’insurrection de Budapest en 1956, et, selon certains, avoir mené des missions de renseignement en vue de l’écrasement du Printemps de Prague, en 1968. La municipalité a également décidé de renommer la place sur laquelle se trouve l’ambassade de Russie du nom de Boris Nemtsov, opposant politique au président russe Vladimir Poutine et mort assassiné le 27 février 2015. Des décisions qui avaient provoqué la colère des autorités russes. Selon l'hebdomadaire tchèque Respekt, il existe un lien entre les menaces contre les élus pragois et l'arrivée début avril 2020 d'un ressortissant russe muni d'un passeport diplomatique et détenant de la ricine, un poison toxique.   En Israël, la mainmise des services de renseignement sur certains secteurs économiques ne fait pas mystère. Le logiciel Pegasus, au cœur d’un scandale d’espionnage, a par exemple été développé et vendu par la société israélienne NSO, dont un quart des employés sont passés par les unités du Renseignement de l’armée, pendant leur service militaire obligatoire. Une méthode qui ferait école dans le pays. Comment l’invraisemblable infiltration du Canard enchainé a-t-elle été découverte ? Les espions russes sont-ils toujours si influents qu’au temps de la guerre froide ? Comment Israël entretient le mariage et renseignement militaire ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - PRÉSIDENTIELLE : LE BAL DES RALLIEMENTS – 18/02/22

PRÉSIDENTIELLE : LE BAL DES RALLIEMENTS – 18/02/22 Invités ROLAND CAYROL Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN) NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique - « France Télévisions » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » JÉRÔME FOURQUET Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux » C’est un soutien qui suscite bien des remous à gauche. Ségolène Royal a estimé mercredi qu’ « aujourd’hui, il est évident que le vote utile à gauche, c’est le vote Mélenchon ». Il est « le plus solide » et « fait la meilleure campagne » a affirmé l’ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 qui conseille également à Anne Hidalgo de… se retirer. « Il faut qu’elle prenne ses responsabilités, à sa place, j’arrêterais, dans une dynamique de rassemblement », a asséné l’ancienne ministre.   Ces déclarations n'ont pas manqué de faire réagir les socialistes et en premier lieu la principale intéressée. « C'est forcément choquant quand quelqu'un de votre famille politique, dans un moment comme celui-ci, n'est pas en soutien. Je le dis : on a besoin de Ségolène Royal, parce qu'elle a une expérience, elle a été souvent ministre dans des portefeuilles importants, donc c'est dommage », a affirmé Anne Hidalgo jeudi. Le même jour, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a également réagi vivement : « Je ne sais pas si c'est la bonne boussole, Ségolène Royal. Il y a quelques jours elle disait qu'elle pourrait soutenir Valérie Pécresse, il y a cinq ans elle a soutenu dès le premier tour Emmanuel Macron, il y a trois ans elle voulait conduire une liste aux Européennes avec Yannick Jadot », a-t-il souligné.   En revanche, la réaction de Jean-Luc Mélenchon a été plus positive. « Je remercie Ségolène Royal pour ses mots de rassemblement à l'égard de ma candidature », a réagi le candidat de la France Insoumise. « Son mérite est d'autant plus respectable, car je sais que son soutien n'est pas un ralliement. Je lui en suis donc très reconnaissant. » Dans le dernier baromètre quotidien OpinionWay-Kéa Partners pour Les Echos, le député des Bouches-du-Rhône grimpe pour la première fois à 11 % d'intentions de vote. S’il reste encore loin de ses rivaux de droite (Valérie Pécresse) et d'extrême droite (Marine Le Pen et Eric Zemmour) qui sont donnés autour de 15 % et surtout d'Emmanuel Macron estimé vers 25 % au 1er tour, Jean-Luc Mélenchon creuse ainsi l'écart avec les autres candidatures de gauche, qui restent à des niveaux très faibles : l'écologiste Yannick Jadot et le communiste Fabien Roussel sont à 5 % tandis que la socialiste Anne Hidalgo et l'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira restent bloquées à 3 % d'intentions de vote. Une situation qui pousse certains électeurs de gauche à envisager un « vote utile » dès le premier tour, soit pour Emmanuel Macron, soit pour le candidat de la France Insoumise.   Une question des soutiens et ralliements qui agitent également cette semaine les rangs de l’extrême droite où la tension monte. L'ancien porte-parole de la campagne de Marine Le Pen, Nicolas Bay, a ainsi annoncé mercredi rejoindre l'équipe de l'ex-polémiste Éric Zemmour pour l'élection présidentielle et a été nommé dans la foulée numéro 2 du parti aux côtés de Guillaume Peltier. C'est le dixième ralliement venu du RN pour Eric Zemmour mais ce dernier prend une dimension judiciaire. Le député européen qui a été suspendu mardi du Rassemblement national, accusé d’espionnage pour avoir transmis « depuis des mois des éléments stratégiques et confidentiels » au concurrent direct, a annoncé qu’il allait porter plainte pour diffamation.   La guerre des clans semble loin d’être terminée alors que la course aux parrainages va entrer dans sa dernière ligne droite. Les candidats ont en effet jusqu’au 4 mars prochain pour les obtenir. Or si Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Anne Hidalgo et quelques autres ont d'ores et déjà recueilli les 500 signatures d'élus nécessaires pour se présenter à la présidentielle, ce n'est pas le cas des candidats du Rassemblement national (139 parrainages), de Reconquête ! (149) et de La France insoumise (224). Alors pour éviter que des candidats qui atteignent 10 % d’intentions de vote ne puissent pas se présenter, le parti centriste a décidé de constituer une réserve de 200 à 300 élus capables d'accorder leur parrainage aux représentants situés aux extrêmes de l'échiquier politique. Car il faut « combattre les extrêmes par l'élection, pas par la sélection », a expliqué Patrick Mignola, le patron des députés MoDem. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - TERRORISME : LA GUERRE PERDUE AU MALI ? – 17/02/22

TERRORISME : LA GUERRE PERDUE AU MALI ? – 17/02/22 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction « Le Figaro » WASSIM NASR Journaliste spécialiste des mouvements djihadistes « France 24 » ÉLISE VINCENT Journaliste spécialiste des questions de défense « Le Monde » ALEXANDRA JOUSSET Journaliste - Réalisatrice du documentaire « Wagner : l’armée de l’ombre de Poutine » Quitter le Mali après neuf ans de lutte contre les terroristes. Emmanuel Macron a officialisé ce jeudi le retrait de leurs troupes françaises présentes dans le pays depuis 2013 dans le cadre des opérations « Serval » puis « Barkhane » menées par Paris. Non pas que la guerre contre les djihadistes soit gagnée dans la région mais parce que la junte militaire au pouvoir, après deux coups d’Etat en moins d’un an, les a poussés dehors. La relation entre Paris et Bamako après s’être fortement dégradée au fil des mois est désormais rompue.   « Nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés d'autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés », et qui ont recours à « des mercenaires de la société [russe] Wagner » aux « ambitions prédatrices » a fait valoir le président de la République. « La lutte contre le terrorisme ne peut pas tout justifier. Elle ne doit pas, sous prétexte d'être une priorité absolue, se transformer en exercice de conservation indéfinie du pouvoir », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse aux côtés des présidents sénégalais, ghanéen et du Conseil européen.   Concrètement après Kidal, Tessalit et Tombouctou en 2021, les « emprises » françaises de Gossi, de Ménaka et de Gao vont donc fermer a expliqué le chef de l’Etat. La fermeture de ces bases devrait « prendre quatre à six mois ». Parallèlement dans les prochaines semaines et mois, un « appui » sera fourni « à chacun des pays de la région sur la base des besoins [qu'ils] auront exprimés ». Cet appui pourra être « de l'aide en matière d'entraînement, de la fourniture d'équipements, voire un appui à leurs opérations contre le terrorisme ».   A la fin du retrait au Mali, le nombre de militaires français positionnés au Sahel sera de 2 500 à 3 000 hommes, contre 4 600 actuellement. Et ils ne seront pas les seuls à être redéployés. Les forces spéciales européennes de Takuba vont également quitter le territoire malien et être « repositionnés aux côtés des forces armées nigériennes dans la région frontalière du Mali » pour poursuivre la lutte contre les groupes terroristes qui se réorganisent constamment dans la région. « La situation sécuritaire dans le Sahel central est à ce point dégradée que la menace jihadiste déborde désormais sur la partie nord des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest », indique l’Institut français des relations internationales (Ifri) dans une note publiée le 11 février.   Pour autant le président « récuse complètement » l'idée d'un échec français au Mali, affirmant que cette présence a « évité le pire ». « Que ce serait-il passé en 2013 si la France n'avait pas fait le choix d'intervenir ? Vous auriez à coup sûr un effondrement de l'Etat malien », a-t-il fait valoir, avant de souligner « de nombreux succès » comme l'élimination de l'émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en juin 2020.   Un point de vue que ne partage par la candidate du Rassemblement national. Pour Marine Le Pen, « c’est un échec. Le fait d’être obligés de partir, après avoir été humiliés à ce point par le gouvernement malien est un échec. On aurait probablement pu changer de stratégie depuis quatre ou cinq ans, ce qui n’a pas été le choix d’Emmanuel Macron. (...) Il faut organiser cette sortie, quoi qu’il en coûte ! », a estimé la candidate. Jean-Christophe Lagarde (UDI) a, lui, parlé d'un « jour sombre » et a estimé que « ce départ signe aussi hélas l'échec total des stratégies successives de M. Macron ». « Notre mission au Sahel de lutte contre l'islamisme n'est pas terminée », a déclaré de son côté la candidate LR. Valérie Pécresse a indiqué qu’elle souhaitait, comme l’a annoncé le chef de l’État que la « France reste au Sahel ». « Cette décision de réorganisation est une bonne décision, si c'est réorganiser », a-t-elle ajouté, estimant que, « si on abandonne ce terrain, alors nos soldats seront sans doute morts pour rien et ça je ne l'accepterai pas ».   L’annonce de la fin de l’opération « Barkhane » au Mali, après neuf ans, suscite également des remous au sein de l’armée. Car si au sein de la grande muette, les possibilités pour les soldats de s’exprimer sont très limitées, elle n’en est pas moins vécue durement par certains militaires français et leurs proches, à commencer par les familles des 53 Français morts au combat.   Alors quel bilan faire de l’opération « Barkhane » ? Comment le retrait des forces françaises du Mali va-t-il s’organiser ? Quel sera le nouveau dispositif français pour lutter contre le terrorisme au Sahel ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - UKRAINE : MAIS À QUOI JOUE POUTINE ? – 16/02/22

UKRAINE : MAIS À QUOI JOUE POUTINE ? – 16/02/22 Invités FRÉDÉRIC ENCEL Docteur en géopolitique Auteur de « Les 100 mots de la guerre » ALAIN BAUER Professeur de criminologie – CNAM Auteur de « Encyclopédie des espionnes et des espions » TATIANA KASTOUÉVA-JEAN Directrice du Centre Russie – IFRI Auteure de « 100 questions sur la Russie de Poutine »  LAURENCE NARDON Chercheuse en sciences politiques Auteure du blog « New Deal » Au lendemain de l’annonce d’un retrait « partiel » de ses troupes massées à la frontière ukrainienne, Moscou a ordonné, ce mercredi, la fin des manœuvres militaires et le départ de certaines de ses forces de la péninsule ukrainienne annexée de Crimée. La télévision russe a également montré des images nocturnes d’un train avec des blindés à son bord traversant le pont qui enjambe le détroit de Kertch, bâti par la Russie pour relier la Crimée au territoire russe. « Nous avons toujours dit qu’après l’achèvement des exercices (…) les troupes retourneraient dans leur garnison d’origine. C’est ce qui se passe actuellement », a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Ce dernier a également dénoncé « l’hystérie » occidentale qui prêtait à Moscou des intentions belliqueuses.   Mais ces déclarations laissent les Occidentaux sceptiques. D’autant que « sur le terrain à ce stade » « aucune désescalade »  n’est constatée par l’Otan. « Au contraire, il apparaît que la Russie continue de renforcer sa présence militaire (…). La Russie peut encore envahir l’Ukraine sans préavis, les capacités sont en place », avec plus de 100 000 soldats a expliqué aujourd’hui le secrétaire général de l’organisation, Jens Stoltenberg, au début d’une réunion avec les ministres de la défense de l’Alliance à Bruxelles.   Parallèlement, un nouveau levier de pression du Kremlin a été actionné par les députés russes. La Douma a appelé mardi à reconnaître l'indépendance des territoires ukrainiens pro-russes, la république populaire de Donetsk et celle de Lougansk. Si Vladimir Poutine appliquait la proposition des députés, il mettrait de facto fin aux accords de paix de Minsk qui prévoient à terme le retour de ces territoires sous le contrôle de Kiev.   Enfin on a appris qu’une cyberattaque avait frappé hier plusieurs banques en Ukraine ainsi que les sites de l’armée et du ministère de la Défense. Kiev attribue l’attaque à Moscou qui a démenti toute implication.   Que se passe-t-il réellement à la frontière ukrainienne ? La cyberattaque subie par l’Ukraine est-elle le signe avant-coureur d’une offensive ? Nombre d’experts rappellent qu’une attaque informatique d’ampleur visant les infrastructures stratégiques ukrainiennes afin de désorganiser les autorités est un des scénarios envisagés avant une offensive militaire classique. Alors à Kharkiv, la deuxième plus grande ville ukrainienne, située à seulement 40 kilomètres de la Russie, on continue à se préparer à l’éventualité d’une attaque russe. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ZEMMOUR : LA CARTE TRUMP - 15/02/22

Zemmour : la carte Trump LES INVITÉ.ES :   -François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef international – « Le Journal du Dimanche » -Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, directeur de la rédaction – « Franc-Tireur »  -Nicole BACHARAN - Politologue spécialiste des États-Unis  - Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, auteure de « Qui est vraiment Donald Trump ? » Selon les équipes d'Éric Zemmour, le candidat d’extrême droite et l'ancien président des États-Unis ont discuté par téléphone lundi soir. L’ancien journaliste du Figaro qui est à l'initiative de ce coup de fil a expliqué ce mardi que cela lui paraissait intéressant « d’avoir son regard sur la campagne présidentielle française ». « Il m’a dit de rester moi-même, que les médias allaient me qualifier de brutal, mais que je devais être sincère et je pense qu’il a raison », a également affirmé Eric Zemmour dont la campagne est souvent comparée à celle Donald Trump. Et pour cause.   Propos chocs, condamnations par la justice, tensions avec les journalistes, meetings émaillés d'incidents et de violences... La posture du candidat d’extrême-droite dans cette campagne ainsi que certaines de ses positions ne sont pas sans rappeler l’ancien locataire de la Maison-Blanche. Éric Zemmour a notamment réclamé récemment la construction d'un « mur » à « toutes les frontières » extérieures de l'Union européenne pour lutter contre l'immigration, rappelant la politique de Donald Trump avec le Mexique. Il s’est aussi élevé contre la culture du Woke, souvent fustigée par l’ancienne star de téléréalité lors de violentes diatribes à l’encontre du camp démocrate.   Avec cette conversation téléphonique, savamment préparée et mise en avant pas ses équipes, le patron de Reconquête cherche surtout à se donner une stature internationale. Lui qui a connu sur ce front les ratés de sa tournée promotionnelle à Londres et à Genève où il a été persona non grata, mais aussi à Budapest où son déplacement ne lui a pas permis d’obtenir un échange officiel avec Viktor Orban, le président hongrois. Il tente également ainsi de relancer sa campagne en séduisant l'électorat de droite après le pas de côté de Valérie Pécresse lors de son meeting au Zénith de Paris dimanche et en se démarquant de Marine Le Pen. En pleine campagne présidentielle en 2017, la candidate du RN s'était rendue à la Trump Tower dans l'espoir de rencontrer l'Américain mais elle n’y était pas parvenue.   Ce soutien du milliardaire survient alors que dans les sondages la candidature du polémiste est au coude-à-coude avec celle de Valérie Pécresse et est derrière celles de Marine Le Pen et Emmanuel Macron qui tarde à l’officialiser.    De son côté, Donald Trump bat également la campagne et il ne fait guère de doute qu’il n’a pas abandonné l’idée de diriger encore un jour son pays. Après s’être calmé pendant quelques semaines, il a repris avec les sorties médiatiques et ses interventions sur les médias au moment où la commission d'enquête parlementaire sur l'invasion du Capitole commençait ses travaux. Celle-ci poursuit ses investigations et vient d’obtenir par la Cour suprême le transfert de documents liés aux agissements de l'ancien président ce jour-là. Un revers pour Donald Trump qui s’y opposait depuis de longs mois. Mais le chantre de « Make America Great Again » tient désormais totalement le parti républicain, où il a fait le ménage, et il apparaît le mieux placé pour obtenir l'investiture, malgré ses déboires judiciaires. Et pour se faire entendre, celui a qui a été banni de Twitter, Facebook et YouTube pour avoir incité ses partisans à la violence le 6 janvier 2021, s’apprête à lancer son réseau social Truth Social le 21 février prochain. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - PÉCRESSE : UN MEETING ET DES DOUTES - 11/02/22

Pécresse : un meeting et des doutes LES INVITÉ.ES :  - Dominique REYNIÉ - Directeur général de Fondapol  - Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique – « Paris Match »  - Raphaëlle BACQUÉ - Grand reporter – « Le Monde »   - Bernard SANANÈS - Politologue – Président de l’institut de sondages Elabe C’était une journée importante pour la candidate des Républicains (LR) à l'élection présidentielle. Mise sous pression après une semaine marquée par une série de défections et de critiques dans son propre camp, Valérie Pécresse, dont la candidature marque le pas dans les sondages, souhaitait se relancer avec son premier grand meeting de campagne organisé au Zénith de Paris, ce dimanche 13 février. Alors à moins de deux mois du scrutin, l'heure était hier au rassemblement et tous les ténors de droite avaient fait le déplacement pour l’écouter.   Pendant plus d’une heure, dans une salle du Zénith de Paris pleine, la présidente de la Région Île-de-France a abordé tous les aspects de son programme : « nation éducative », défense du nucléaire, hausse de 10 % des salaires... « Je veux la France en ordre car je veux la France de la concorde », a lancé la candidate LR qui a multiplié les formules pour marteler son projet résumé dans l’expression « nouvelle France » et décliné en trois verbes « Protéger, reconstruire, réinventer ». Coincée dans un espace politique étroit, entre le centre droit d’Emmanuel Macron et l’extrême droite d’Éric Zemmour et Marine Le Pen, la candidate LR a également appuyé sur les marqueurs de la droite traditionnelle (le travail, la famille, l’ordre, le libéralisme économique) mais a aussi donné des gages à la frange la plus à droite de son électorat. Et un passage a surtout retenu l’attention : « Dans dix ans, serons-nous encore la septième puissance du monde ? Serons-nous encore une nation souveraine ou un auxiliaire des Etats-Unis, un comptoir de la Chine ? Serons-nous une nation unie ou une nation éclatée ? Face à ces questions vitales, pas de fatalité. Ni au grand remplacement ni au grand déclassement. Je vous appelle au sursaut. » La candidate LR fait ici référence à la théorie xénophobe de l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus citée régulièrement par Eric Zemmour.   La droite a franchi « un Rubicon de plus » a réagi la candidate socialiste Anne Hidalgo pour qui cette référence est le signe d’une course éperdue derrière l’extrême droite et « un tournant extrêmement grave pour le débat politique ». « Le grand remplacement de la droite par l’extrême droite, voilà ce qui est apparu ce week-end. Trois candidatures pour une même haine », a critiqué également la députée de La France insoumise Clémentine Autain, quand la candidate Christiane Taubira a, elle, jugé que « le bloc d’extrême droite comprend désormais trois candidats. Il est aux portes du pouvoir ».   Invitée de RTL ce lundi, Valérie Pécresse a de son côté assuré qu’en reprenant ce terme elle avait voulu dire : « Je ne me résigne pas justement aux théories d’Éric Zemmour et aux théories de l’extrême droite, parce que je sais qu’une autre voie est possible. » Et de rappeler : « C’est une phrase que j’ai prononcée dix fois dans la primaire, et tous les commentateurs qui la reprennent ont des mémoires de bigorneau. » Peu à l’aise à l’oral durant ce discours qui a duré plus d’une heure, la candidate a également reconnu, ce matin qu’elle était « plus à l’aise dans le dialogue direct avec les Français ».   Mais celle qui voulait cimenter sa famille politique autour de sa candidature et « fendre l’armure » voit également aujourd’hui sa prestation critiquée dans son camp. Alors que retenir de ce meeting ? Aura-t-il une influence sur les sondages ? Après le ralliement d’Éric Woerth à Emmanuel Macron, puis ceux de la maire de Calais Natacha Bouchart et de l’ancienne secrétaire d’État Nora Berra, la candidate LR pourrait-elle connaître d’autres défections ? Une question que se pose également l’état-major de Marine Le Pen après l’officialisation dimanche par Stéphane Ravier, unique sénateur RN, de son ralliement à Eric Zemmour, comme Jérôme Rivière, Gilbert Collard et Damien Rieu avant lui. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec MARINE LE PEN – 13/02/22

 C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec MARINE LE PEN – 13/02/22 Caroline Roux reçoit MARINE LE PEN (Rassemblement national). Elles aborderont, avec des experts de C dans l’air, la crise ukrainienne, la Russie, l’Otan, les États-Unis et le Mali). MARINE LE PEN aura une heure pour expliquer comment elle entend affronter les grands défis du monde.   EXPERTS GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND Ancien chef de mission militaire auprès de l'ONU MELISSA BELL Journaliste - Correspondante à Paris pour CNN  ­PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance   DIFFUSION : dimanche 13 février FORMAT : 60 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux RÉALISATION : Nicolas Ferraro PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

105 - C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec FABIEN ROUSSEL – 13/02/22

C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec FABIEN ROUSSEL – 13/02/22  Caroline Roux reçoit FABIEN ROUSSEL (Parti Communiste Français). Il sera notamment question de la Chine, de la Russie, de la crise ukrainienne et du Mali. FABIEN ROUSSEL aura une heure pour expliquer comment il entend affronter les grands défis du monde. EXPERTS STÉPHANIE BALME Professeure à Sciences Po, spécialiste de la Chine Directrice de recherche au CERI NICOLAS BOUZOU Économiste – Directeur du cabinet de conseil Asterès ÉLISE VINCENT Journaliste spécialiste des questions de défense - « Le Monde » DIFFUSION : dimanche 13 janvier FORMAT : 60 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux RÉALISATION : Nicolas Ferraro PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - PÉCRESSE, LE PEN : TRAHISONS EN FAMILLE – 12/02/22

PÉCRESSE, LE PEN : TRAHISONS EN FAMILLE – 12/02/22 Invités YVES THRÉARD Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro » NATHALIE MAURET Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » FRÉDÉRIC DABI Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La fracture » La trahison est une question de dates dit l'adage. En politique surtout. A deux mois seulement du premier tour de la présidentielle, les déloyautés se multiplient. Àdroite et à l'extrême-droite notamment, où les désertions s'enchaînent chez les Républicains comme au Rassemblement national. Avec le ralliement de l'ancien ministre sarkozyste Eric Woerth à Emmanuel Macron cette semaine, la campagne de Valérie Pécresse patine un peu plus encore, alors qu'elle s’apprête à faire son premier grand meeting demain à Paris. Et Woerth n'est pas le seul à quitter le navire LR, Natacha Bouchart, la maire de Calais, rejoint elle-aussi le Président de la République. De son côté, Nicolas Sarkozy laisse toujours planer le doute sur son soutien à Valérie Pécresse. Malgré une rencontre ce vendredi avec la candidate de la droite, aucune annonce n'a été faite du côté de l'ancien président. Enfin, les petites phrases... Celles dont la présidente de la région Ile-de-France se passerait bien au vu de sa stagnation dans les sondages. Celles de Rachida Dati notamment, qui parle de « losers » et « déserteurs » en évoquant Patrick Stefanini, le directeur de la campagne de Valérie Pécresse, qui avait lâché François Fillon en plein PénélopeGate. Mais les Républicains ne sont pas les seuls à se déchirer. Au RN, Marine Le Pen doit elle aussi faire face aux défections. Après Gilbert Collard et Jérôme Rivière récemment, c'est le sénateur Stéphane Ravier qui vient à présent de quitter les instances du parti avant de probablement rejoindre Eric Zemmour à son tour. Marion Maréchal enfin, joue à l'équilibriste en ne cachant pas sa préférence pour le candidat de Reconquête, sans toutefois abandonner sa tante, pour le moment. Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon est en tête des sondages à gauche, crédité de 8 à 13% des intentions de vote selon les sondages, il devance de loin les autres candidats de ce côté de l'échiquier politique. Mais alors que des tractations auraient lieu entre Jadot et Taubira, le candidat de l'Union populaire ne veut pas de rassemblement d'étiquettes, misant ainsi sur la radicalité de son programme social et écologiste. Alors, comment Valérie Pécresse peut-elle relancer sa campagne ? Comment Marine Le Pen peut-elle faire face aux désertions dans son camps ? Jean-Luc Mélenchon a t-il des chances de l'emporter ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - « CONVOIS DE LA LIBERTÉ », SALAIRES, GRÈVES : JUSQU’OÙ IRONT LES COLÈRES ? - 11/02/22

« Convois de la liberté », salaires, grèves : jusqu’où iront les colères ? LES INVITÉ.ES : - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique Directeur de la rédaction – « Franc-Tireur »  - Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP Auteur de « La France sous nos yeux »  - Fanny GUINOCHET - Éditorialiste – « France Info » et « La Tribune », spécialiste des questions économiques et sociales  - Sandra HOIBIAN  - Directrice du pôle Société – CRÉDOC Ce sont des mouvements de colère qui sont suivis de près par l’exécutif. A moins de deux mois de l’élection présidentielle, des protestataires anti-Passe vaccinal et vie trop chère ont pris la route depuis hier en voiture ou en camping-car pour se faire entendre. Selon le groupe « Convoi de la liberté » sur Facebook ils seraient plus de 340.000 à soutenir cette initiative avec des cortèges venus de toute la France. Premier gros rendez-vous à Paris, ce soir, pour participer à la manifestation anti-passe vaccinal de ce samedi. Puis direction Bruxelles, en Belgique, pour un rassemblement européen lundi prochain. Objectif reproduire le blocage géant instauré par des centaines de routiers canadiens dans le centre-ville d'Ottawa depuis maintenant quatorze jours. Pour éviter un tel scénario dans la capitale, la préfecture de police a interdit le rassemblement, mais qu’importe, les convois venus de toute la France roulent vers Paris où 7 200 policiers et gendarmes vont être déployés ces trois prochains jours. Un dispositif de sécurité exceptionnel à la hauteur de la crainte qu’ils inspirent à l’exécutif. Car si une note des Renseignements généraux décrit pour l'instant un mouvement loin d'être structuré, il n’est pas sans rappeler celui des gilets jaunes débuté lui aussi par un appel sur les réseaux sociaux dans un contexte de hausse des prix des carburants et de colère sociale. Alors en pleine campagne, le ministre de l’Intérieur a d'ores et déjà annoncé que « la réponse de l'Etat sera extrêmement ferme » et a averti : « si les gens veulent manifester normalement, ils pourront le faire. S’ils veulent bloquer la circulation, on interviendra. Ce n’est pas la chienlit la République Française » a lancé Gérald Darmanin. De son côté, Gabriel Attal a évoqué ce vendredi matin « une lassitude très forte chez beaucoup de Français face à une épidémie qui dure depuis deux ans », avant de dénoncer « une instrumentalisation d’une fatigue, d’une lassitude, chez ces Français ». Instrumentalisation qui, selon lui, serait entreprise par des responsables politiques et notamment par Nicolas Dupont-Aignan.  La veille, Marine Le Pen qui s’était défendue déjà de toute récupération, s'était s’adressée « à ceux qui sont scandalisés par le passe vaccinal, ceux qui sont scandalisés par la hausse terrible du carburant » pour leur dire « qu'il faut voter plutôt que bloquer ». De son côté Jean-Luc Mélenchon a affirmé hier soir qu’il pourrait « soutenir » les « convois de la liberté », décelant des convergences avec ses propres combats contre le passe vaccinal et pour le pouvoir d'achat. Parallèlement, alors que l’inflation ne fléchit pas, les salariés sont de plus en plus nombreux à réclamer des hausses de salaire et dans certaines entreprises, les discussions virent au conflit. Ces dernières semaines les grèves se multiplient dans des grands groupes qui affichent d’importants bénéfices. C’est le cas notamment dans les ateliers Louis Vuitton. La CGT et la CFDT avaient appelé les salariés du maroquinier de luxe à cesser le travail hier pour protester contre un nouvel accord sur le temps de travail, qui vise à réduire les heures supplémentaires, et demander une revalorisation des salaires jugés trop bas alors que le géant mondial du luxe a battu en 2021 ses records de vente et de bénéfices avec un chiffre d’affaires dépassant les 64 milliards d’euros (+20 %) et un bénéfice net de 12 milliards (+55 %). Plus largement, une intersyndicale réunissant la CGT, la FSU, Solidaires, l’Unsa et les organisations de jeunesse Fidl, MNL, Unef et VL a appelé hier à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 17 mars prochain pour les salaires et le pouvoir d’achat. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - MACRON DÉVOILE SON PROGRAMME... NUCLÉAIRE – 10/02/22

 MACRON DÉVOILE SON PROGRAMME... NUCLÉAIRE – 10/02/22 Invités PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences Po Auteur de « Le populisme »  CÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique – « Les Echos » ASTRID DE VILLAINES Cheffe du service politique - « Huffington Post » EMMANUEL DUTEIL Journaliste spécialiste des questions économiques et sociales Réduire la part du nucléaire, fermer définitivement la centrale de Fessenheim et douze réacteurs en plus, c’était l’idée du chef de l’Etat développée il y a deux ans seulement dans le plan énergie du gouvernement à l’horizon 2035. Mais depuis l’atome est revenu en force dans le débat et dans la nouvelle stratégie énergétique d’Emmanuel Macron dévoilée ce jeudi à Belfort. A deux mois de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat et quasi-candidat a expliqué comment il entend préparer la France à l’augmentation des besoins en électricité en misant sur les renouvelables, l'hydrogène mais surtout en relançant le nucléaire français.   Depuis le site de fabrication des emblématiques turbines Arabelle équipant les centrales nucléaires françaises, vendu en 2015 à l'américain General Electric lorsqu’il était ministre de l'Economie, Emmanuel Macron a présenté un programme de relance du nucléaire. Il a notamment annoncé la construction de six EPR d'ici 2045. Ces nouveaux EPR seraient des versions standardisées de celui de Flamanville dont l’achèvement a été une nouvelle fois décalé de la fin de l’année au premier trimestre 2023 et ce après plus de dix ans de retard et une facture quasiment quadruplée. Pour ces six nouveaux EPR, EDF chiffre à ce stade la facture à 50 milliards d’euros.   A moins de soixante jours du premier tour de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat a donc choisi de faire du nucléaire, sujet hautement explosif, l'un des thèmes majeurs de sa future campagne. Ce alors que l’inflation des prix de l’énergie ne fléchit pas et que la colère gronde dans le pays. Depuis plusieurs semaines les mouvements de grève se multiplient pour demander une hausse des rémunérations jugées trop basses alors que la hausse des prix rogne le pouvoir d'achat. Des centaines d’automobilistes continuent également ce jeudi de prendre la route, bien décidés à gagner la capitale ce week-end puis Bruxelles pour protester contre le passe vaccinal. Selon une note des services de renseignement le mouvement « les convois de la liberté », inspiré du mouvement canadien, est pour le moment peu structuré mais il peut donner « un nouvel élan » aux « gilets jaunes ». Alors « pour des raisons de troubles à l’ordre public » le préfet de police de Paris a décidé d’interdire de telles manifestations de vendredi à lundi.   Une interdiction qui ne trouble néanmoins pas les participants et les appels à rejoindre ces « convois de la liberté » qui sont toujours relayés, essentiellement par des groupes anti-passe et de « gilets jaunes » sur Facebook et Télégram. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - WOERTH RALLIE MACRON, PÉCRESSE DANS LES CORDES – 09/02/22

WOERTH RALLIE MACRON, PÉCRESSE DANS LES CORDES – 09/02/22 Invités ROLAND CAYROL Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN) BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match » NEILA LATROUS Journaliste politique - « France Info » CAROLINE VIGOUREUX Journaliste - « l’Opinion » Auteure de « Le mystère Taubira » Dimanche 6 février, les équipes de Yannick Jadot et de Christiane Taubira se sont rencontrées à la mairie de Romainville en Seine-Saint-Denis. Objectif ? Présenter sa vision de la situation et surtout convaincre l’autre camp de le rallier. Dans l’espoir de parvenir à l’union, l’équipe verte aurait soumis l’idée de confier à l’ancienne garde des Sceaux la présidence d’une assemblée constituante ou de l’Assemblée nationale. « Ça montre que les Verts ont très envie de Christiane Taubira », s’est félicité Guillaume Lacroix patron du PRG présent lors de l’entrevue. Néanmoins l’offre a été balayée par les équipes de la principale intéressée et aucune date pour un éventuel nouvel échange n’aurait été fixée.   Pourtant, à soixante jours du premier jour du scrutin, la gauche a bien de la peine à peser dans les sondages. D’après une dernière enquête réalisée par l'institut Cluster17 pour Marianne, Jean-Luc Mélenchon (13 %) demeurerait en tête à gauche, mais encore à bonne distance d'une accession au second tour. Derrière l'Insoumis, en revanche, les choses bougeraient : Christiane Taubira perdrait 3 points pour se retrouver à 3 %, Yannick Jadot resterait bloqué à 5 %, Anne Hidalgo, la maire de Paris PS s’effondrait (1,5 %, -0,5). Seul le communiste Fabien Roussel connaitrait une dynamique positive (3,5 % soit +1,5 %). Avec un quart des intentions de vote, la famille de gauche apparaît plus que jamais divisée et affaiblie. Et le reproche récurrent qui lui est fait par les sympathisants est le trop grand nombre de candidats. En ce sens, une alliance pourrait raviver l’espoir d’une présence de la gauche au second tour de la présidentielle en avril prochain.   Mais entre petites manœuvres, tentatives feintes d’union et ombre de François Hollande, les candidats assument toujours la dispersion, et la confusion règne alors qu’à La République en Marche et chez Les Républicains les ralliements se multiplient. Ainsi l’ancien porte-parole du PS Edouardo Rihan-Cypel vient d’annoncer qu’il rejoignait Emmanuel Macron. Claude Bartolone  pourrait le suivre. A droite, Eric Woerth vient d'indiquer qu'il soutenait la candidature du chef de l'Etat. A l’inverse certains élus « Macron-compatibles » signataires en juin 2019 d'une tribune dans le JDD, affirmant « vouloir la réussite du président de la République » se détournent désormais du chef de l’Etat au profit de Valérie Pécresse. En meeting au Zénith à Paris, dimanche prochain, la candidate LR espère relancer sa campagne et incarner la seule alternative viable à Emmanuel Macron.   Alors une union à gauche est-elle encore possible ? Ralliements et débauchages en série, quelles conséquences pour la République en Marche et les Républicains ? Enfin quelles sont les préoccupations des Français à deux mois du scrutin ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - EHPAD : LES DERIVES D'UN SYSTEME, LA COLERE DES FAMILLES - 08/02/22

LES INVITÉ.ES : - Dr. Patrick PELLOUX - Médecin urgentiste au SAMU de Paris - Président de l’AMUF - Samuel LAURENT - Journaliste – Le Monde - Bernard VIVIER - Directeur de l’Institut Supérieur du Travail - Valentine TREPIED - Sociologue spécialiste du vieillissement Deux semaines après la sortie du livre-enquête Les fossoyeurs, une vague de témoignages submerge la plateforme de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et handicapées. Dans le sillage des révélations sur les groupes Orpea et désormais Korian, des proches de résidents en Ehpad et des soignants se décident à appeler le 3977, pour des faits qui remontent parfois à plusieurs années. Le phénomène est d’ampleur inédite et il gagne le terrain judiciaire alors que chaque jour apporte un nouveau scandale.   Ainsi selon France Info, deux aides-soignantes ont porté plainte contre le leader mondial des Ehpad et cliniques privés pour « faux et usage de faux». Elles accusent le groupe Orpea d’avoir utilisé leurs noms pour recruter de multiples CDD abusifs. Concrètement, Orpea aurait indiqué que les plaignantes étaient en CDI et avaient besoin d’être remplacées par des CDD, alors qu’elles ne travaillent même pas au sein de l’entreprise. Selon Sylvia Lasfargeas, l’avocate des deux plaignantes, une troisième aide-soignante doit se joindre à cette plainte.   Parallèlement, ce mardi, une enquête du Monde relate comment Clinea serait aussi une « cash machine » du groupe Orpea. Cette autre branche, spécialisée dans les soins de suite et la psychiatrie, est accusée des mêmes dérives que dans les Ehpad de la société : maltraitance des patients, coûts des soins démesurés, violences managériales…   Dans la tourmente, le groupe Orpea est déjà visé par une double enquête, administrative et financière, diligentée par le gouvernement pour faire la lumière sur la situation dans ses établissements. Les conclusions de cette mission devraient faire l'objet d'un « rapport définitif » le 14 mars prochain. Deux actions collectives doivent être également prochainement lancées à l’encontre des groupes Orpea et Korian. Elles seront menées par l’avocate parisienne Sarah Saldmann, qui collecte actuellement les plaintes des familles. Par ailleurs la CGT, la CFDT et FO ont indiqué qu'elles comptaient aussi porter plainte contre Orpea, qu'elles accusent de « discrimination syndicale » et de s'être appuyé sur un syndicat « maison » à ses ordres. « Nous avions depuis longtemps des soupçons sur des agissements inacceptables de la direction, mais les témoignages et les preuves apportés par le livre de Victor Castanet vont nous permettre d'agir en justice », a expliqué à l'AFP Guillaume Gobet, responsable CGT et ancien cuisinier à Orpea.   Et l’affaire, qui éclabousse d'ores et déjà l'ensemble du secteur, semble loin d’être close. Des enquêtes sont en cours et le magazine de France 2, Cash Investigation, qui prépare une émission, depuis plus d'un an, annonce de nouvelles révélations prochainement. De son côté le gouvernement a d'ores et déjà affirmé qu'il comptait revoir les procédures d'accréditation des Ehpad privés pour les rendre plus strictes. Le Premier ministre, Jean Castex, a également indiqué « des plans de contrôle plus nombreux, plus performants », quand candidats à l’élection présidentielle et élus s’emparent de la question du grand âge, les regards tournés pour certains vers nos voisins européens, notamment les Pays-Bas.   Alors jusqu’où ira le grand déballage ? Que dit cette affaire du modèle des Ehpad privés ? Comment les séniors sont-ils choyés aux Pays-Bas ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - SCANDALE DES EHPAD : ET MAINTENANT KORIAN - 07/02/22

LES INVITÉ.ES :  - PHILIPPE DESSERTINE - Directeur de l’Institut de Haute Finance  - SOLVEIG GODELUCK - Journaliste spécialiste des questions de protection sociale – Les Echos  - SOPHIE AURENCHE - Rédactrice en chef  - RTL  - SOAZIG QUÉMÉNER - Rédactrice en chef du service politique - Marianne Après Orpea, c’est au tour du groupe Korian, leader français des maisons de retraite, d'être pointé du doigt pour des soupçons de maltraitance. « Des dizaines et des dizaines » de témoignages de familles affluent dans le bureau de Maître Sarah Saldmann qui annonce vouloir lancer une procédure collective au mois d’avril. Car « ce sont sensiblement les mêmes problèmes que chez Orpea », développe l’avocate déjà à l'origine d'une autre action collective contre Orpea. « Il y a de la dénutrition avec des patients qui maigrissent très vite alors qu’on paye 4 500-5 000 euros la chambre environ. Les patients sont déshydratés. Il y a par exemple un patient qu’on couche à 16 heures et qu’on ne lève pas de la journée. Il y a des patients qui ne sont pas stimulés. Ce qui ressort beaucoup ce sont de graves problèmes d’hygiène. Il y a aussi toutes les humiliations, on méprise les patients, on leur parle mal. C’est un manque total d’humanité parce que c’est une pompe à fric », énumère Sarah Saldmann.   Depuis la publication du livre-enquête Les Fossoyeurs, la parole sur les maltraitances dans les Ehpad s’est libérée. La plateforme téléphonique du 3977 a enregistré « une montée en flèche » des signalements de maltraitances. De plus en plus de familles ainsi que des soignants se tournent vers la justice alors que le magazine de France 2 « Cash Investigation » promet de nouvelles révélations dans son prochain numéro.   Un nouveau séisme à venir donc, et une situation qui pousse à moins de trois mois du premier tour de la présidentielle les politiques à s’emparer de la question sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes dans notre pays. La nouvelle direction du groupe Orpea a été auditionnée la semaine dernière à l'Assemblée nationale par des députés exaspérés devant l'absence de réponse. Deux enquêtes sont en cours pour vérifier la véracité des faits, démentis par le groupe, et le président de l’Assemblée nationale LREM Richard Ferrand a plaidé pour « privilégier les établissements qui sont à but non lucratif ».   Mais c’est insuffisant selon les nouveaux prétendants à l’Élysée qui ne manquent pas de rappeler l'abandon par l’exécutif de la loi « grand âge » et en profitent au passage pour présenter leurs mesures pour les personnes en perte d’autonomie. Certaines sont communes à plusieurs candidats, comme les revalorisations salariales ou l’augmentation des personnels et des contrôles. D’autres préfèrent mettre l’accent sur l’aide à domicile ou prônent pour des Ehpad 100 % publics, sur le modèle de ce qu’il se fait déjà dans les Landes.   Là-bas, neuf établissements sur dix sont publics. C'est le résultat d'une politique assumée depuis longtemps par le département, d’abord par le socialiste Henri Emmanuelli puis par son successeur Xavier Fortinon. « L'idée est de ne pas délivrer d'agréments à des établissements privés. Quelqu'un qui rentre dans une maison de retraite, il n'est pas là pour financer les dividendes des actionnaires de ces grands groupes », assure-t-il, avant d'ajouter qu' « on accompagne pour que le prix d'hébergement demeure le plus faible possible». Il s’agit d’un vrai choix budgétaire : chaque année pour la collectivité départementale landaise, le budget affecté aux Ehpad représente un peu plus de 50 millions d'euros, soit environ 200 euros par an et par foyer fiscal.   De son côté la patronne du groupe Korian a défendu le modèle privé dans une interview aux Echos et a demandé à l'Etat un effort financier. Estimant que le secteur souffre d'un manque de financement public, avec dans le cas de Korian une dotation moyenne pour les soins et la dépendance de 60 euros par patient et par jour, Sophie Boissard a indiqué qu’il est « insuffisant au regard des besoins de la grande dépendance ». Aux Pays-Bas la dotation est de 200 euros.   Alors que se passe-t-il dans les Ehpad ? Comment éviter les dérives ? Que proposent les candidats à l’élection présidentielle ? 95 % des Ehpad landais sont publics, est-ce un modèle extensible ? Faut-il interdire les Ehpad privés à but lucratif ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec VALÉRIE PÉCRESSE – 06/02/22

 C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec VALÉRIE PÉCRESSE – 06/02/22 Caroline Roux reçoit VALÉRIE PÉCRESSE (Les Républicains). Elles aborderont, avec des experts de C dans l’air, la crise ukrainienne, la Russie, l’Europe de la défense, le Mali, le Maghreb et les migrants. VALÉRIE PÉCRESSE aura une heure pour expliquer comment il entend affronter les grands défis du monde. EXPERTS PASCAL BONIFACE Directeur de l’IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques ALEXANDRA DE HOOP SCHEFFER Politologue spécialiste des relations transatlantiques et de l’OTAN ­AGNÈS LEVALLOIS Spécialiste du Moyen-Orient Maître de recherches à la Fondation pour la Recherche  Stratégique (FRS) DIFFUSION : dimanche 6 février FORMAT : 60 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux RÉALISATION : Nicolas Ferraro PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

105 - C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec NICOLAS DUPONT-AIGNAN – 06/02/22

C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec NICOLAS DUPONT-AIGNAN – 06/02/22  Caroline Roux reçoit NICOLAS DUPONT-AIGNAN (Debout la France). Avec des experts de C dans l’air, il sera question du Brexit, de l’écologie, de la crise ukrainienne, de la Russie et du Mali. NICOLAS DUPONT-AIGNAN aura une heure pour expliquer comment il entend affronter les grands défis du monde. EXPERTS ANNE-SOPHIE ALSIF Cheffe économiste – BIPE Bureau d'Informations et de Prévisions  Économiques FRÉDÉRIC ENCEL Docteur en géopolitique ANTOINE GLASER Journaliste spécialiste de l’Afrique DIFFUSION : dimanche 6 février FORMAT : 60 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux RÉALISATION : Nicolas Ferraro PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ZEMMOUR / LE PEN : LA GUERRE EST DECLARÉE – 05/02/22

ZEMMOUR / LE PEN : LA GUERRE EST DECLARÉE – 05/02/22 Invités NATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique - « France Télévisions » AURÉLIE HERBEMONT Journaliste politique - « RTL » LUC BRONNER Grand reporter – « Le Monde » BERNARD SANANÈS Politologue – Président de l’Institut de sondages Elabe A l’extrême droite, tout semble désormais permis. Jusqu’à présent, Marine Le Pen avait épargné Eric Zemmour. Désormais, elle l’attaque frontalement. Dans les colonnes du Figaro, elle s’en prend à ce qu’elle appelle son "communautarisme". À 65 jours du premier tour de l’élection présidentielle, c’est un duel à distance qui se tient entre les deux candidats nationalistes. Le chef du parti Reconquête ! tient en effet ce samedi un grand meeting à Lille, en miroir de celui de la candidate du Rassemblement National à Reims. Cette dernière ne mâche pas ses mots à l’encontre de l’entourage de son rival : "Il y a les catholiques traditionalistes, les païens, et quelques nazis". Une allusion à d’anciens membres du Front national que l’on retrouve aujourd’hui chez Eric Zemmour. Depuis plusieurs jours, propos cinglants, coups bas et trahisons se multiplient. La candidate frontiste ayant très peu goûté les ralliements de plusieurs figures de son parti, parmi lesquelles Gilbert Collard et l'eurodéputé Jérôme Rivière, à Eric Zemmour. Nul doute que ce dernier répondra à ces attaques face à ses militants.   Mais c’est une tout autre bataille que livrent ces derniers mois de nombreux Français. Celle du maintien dans les régions de l’emploi et de l’industrie. A Ingrandes-sur-Vienne, dans la Vienne, 320 salariés sont menacés et se battent pour empêcher la possible fermeture de la Fonderie du Poitou alu. Sous menace de liquidation judiciaire, l’entreprise reste en sursis et ce sous-traitant automobile cherche encore un investisseur financier qui accompagnerait une transition vers l'électrique aidée par l'Etat. Une bataille qui revêt également un enjeu politique. Car le désespoir nourri certaines formations. En novembre dernier, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait d’ailleurs déclaré que "là où il y a une usine qui ferme, il y a une permanence du Rassemblement national qui ouvre". Mais la colère nourrit également l’abstention, de nombreux citoyens ne croyant plus dans le pouvoir politique pour améliorer leur situation.   Parmi les abstentionnistes, les jeunes sont surreprésentés. Depuis plusieurs années, l'abstention est en effet très marquée dans la jeunesse. En 2017, 20 % des 18-24 ans s’étaient abstenus. Et une récente étude de l'Institut Montaigne, menée au mois de septembre dernier auprès de 8000 Français âgés de 18 à 24 ans, porte à croire que cela ne semble pas près de changer. Elle indique que 55% des 18-24 ans ne peuvent indiquer de préférence partisane. La pandémie de Covid-19, qui a mis en relief la précarité de nombre de jeunes Français, pourrait bien les avoir encore un peu plus éloignés des suffrages. Pour la plupart des candidats, cette précarité fait partie des urgences du prochain quinquennat. Pour l’élection présidentielle de 2022, ils rivalisent donc de propositions pour parvenir à les mobiliser. Des mesures économiques de soutiens sont proposées par de nombreux candidats, sur tout l’échiquier politique. À gauche, plusieurs candidats sont même favorables à l’élargissement du droit de vote à 16 ans. C’est le cas d’Anne Hidalgo, de Jean-Luc Mélenchon, et de Yannick Jadot.   Qui d’Eric Zemmour ou de Marine Le Pen a le plus de chances de prendre l’ascendant sur le camp national ? Le maintien de l’emploi industriel sera-t-il à nouveau un thème majeur de la campagne présidentielle ? Comment attirer de nouveau les jeunes dans les bureaux de vote ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - CHINE, RUSSIE, USA : AMBIANCE GLACIALE SUR LES JO – 04/02/22

CHINE, RUSSIE, USA : AMBIANCE GLACIALE SUR LES JO – 04/02/22 Invités Antoine BONDAZ  Chercheur spécialiste de la Chine à la Fondation pour la recherche stratégique   Marie-Cécile NAVES  Directrice de recherche à l’IRIS  Auteure de « Le pouvoir du sport »  Stéphanie BALME  Professeure à Sciences Po, spécialiste de la Chine  Directrice de recherche au CERI  Philippe DESSERTINE  Directeur de l’Institut de Haute Finance   Ce vendredi 4 février, à 13 heures heure française, a été donné le coup d’envoi des 24e Jeux d’hiver au stade national de Pékin, plus connu sous le surnom de «Nid d'Oiseau » comme il y a quatorze ans pour les JO d’été. Un même lieu et un même chef de cérémonie, le réalisateur Zhang Yimou, qui cette année encore avait la lourde charge d’orchestrer le show dans un contexte cette fois bien différent de pandémie mondiale et de grand froid loin d’être seulement climatique.   Maintenus malgré l’épidémie de Covid-19, les Jeux d’hiver s’annoncent en effet déjà atypiques avec des sportifs et la presse qui évoluent sur place dans une bulle sanitaire totale afin d’éviter les contaminations, et tout contact avec la population locale. Tests Covid quotidiens, prises de températures, chambres d’isolement pour les personnes positives, compétitions dans des stades sans public, seuls quelques « invités » sont prévus…La flamme olympique a connu de meilleurs moments. Les athlètes devront également composés avec un froid polaire dans les deux stations (Yanqing et Zhangjiakou) qui accueillent les épreuves de ski et de la neige 100 % artificielle.   Une ambiance glaciale qui l’on retrouve également sur le terrain diplomatique. Les États-Unis, le Canada, l’Australie ou la Grande-Bretagne ont décidé d’un boycott diplomatique en raison du « génocide et des crimes contre l’humanité en cours au Xinjiang ». Le régime communiste est accusé d’avoir persécuté et interné plus d’un million de Ouïghours, la minorité musulmane qui vit dans la région. Sans oublier le sort réservé aux opposants du régime, l’affaire de la joueuse de tennis Peng Shuai ou encore les tensions autour de Taïwan.   Résultat : dans la tribune officielle les rangs présidentiels étaient clairsemés ce vendredi et l’invité d’honneur de la cérémonie d’ouverture était Vladimir Poutine, en pleine crise ukrainienne. Le « couple » Xi Jinping-Vladimir Poutine qui s’est rencontré avant les festivités s’est dit opposé dans une déclaration commune « à tout élargissement futur de l'Otan » et a dénoncé « l'influence négative pour la paix et la stabilité » des Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique.  Cette fois, en Chine, les Jeux semblent résolument placés sous le signe du défi… DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

106 - ORPEA, LES PROFITS... ET LE MALAISE – 03/02/22

ORPEA, LES PROFITS... ET LE MALAISE – 03/02/22 Invités DOMINIQUE SEUX Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos » NICOLAS BOUZOU Économiste - Directeur du cabinet Asterès SOPHIE AURENCHE Rédactrice en chef - « RTL » SOAZIG QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » C'est un « incroyable coup de Bourse » a titré le Canard enchaîné dans son édition de ce mercredi. Selon les informations de l’hebdomadaire satirique, le DG du groupe Orpea limogé dimanche soir, Yves Le Masne aurait revendu 5.456 actions de son entreprise en juillet dernier, trois semaines seulement après avoir été informé de la future parution du livre Les Fossoyeurs. Une enquête qui met au jour de graves dysfonctionnements et des maltraitances dans les établissements du groupe Orpea au nom de la rentabilité. En vendant ses titres, le PDG aurait empoché 588.000 euros, ce qui « pourrait s'apparenter à un délit d'initié », explique le journal. L'action, qui cotait à l'époque 107,80 euros, s'est effondrée depuis l'éclatement du scandale : le titre valait environ 40 euros mardi après-midi, après un plus bas à 37,77 euros.   « On est là au cœur d'un système, je pense », a commenté la ministre déléguée à l'Autonomie Brigitte Bourguignon. « Si, en plus, des personnes quittent le navire au moment où il y a des accusations, en n'acceptant pas de répondre et d'assumer des responsabilités, et au passage en se servant, là c'est grave ! », s'est-t-elle exclamée, évoquant son « dégoût ».   Dans Les Fossoyeurs, le journaliste Victor Castanet décrit le rationnement des couches et de la nourriture dans des établissements aux tarifs pourtant très élevés, des patients mal soignés et délaissés, un personnel en sous-effectif, des objectifs financiers imposés à des directions contrôlées de très près par le siège. Des accusations rejetées en bloc par le groupe.  Mais au-delà de cette affaire devenue politique, c’est la question du grand âge et de la financiarisation impressionnante de ce secteur depuis dix ans qui est aujourd’hui en débat dans la campagne. La dépendance est devenue un marché, le terrain de chasse de fonds d’investissements très actifs qui favorisent l’émergence de grands groupes privés, cotés en Bourse.   Des marchés financiers qui sont également dans le collimateurs de nombreux candidats alors que l’on apprend que les géants du CAC 40 devraient voir leurs profits excéder 137 milliards d’euros en 2021. Du jamais-vu. Ainsi LVMH a donné le ton en dévoilant, jeudi 27 janvier, un bénéfice net record de 12 milliards d’euros au titre de 2021. Total Energies (ex-Total) serait également bien parti pour annoncer la semaine prochaine le résultat net le plus élevé jamais réalisé par une entreprise française, autour de 15 milliards d’euros.   Les montants sont vertigineux après deux ans de pandémie et de politique du « quoi qu’il en coûte », et ils relancent le débat sur les mégaprofits des multinationales et leur répartition. Si à gauche à l’image de La France insoumise (LFI), on appelle à l’instauration d’une taxe sur les « profiteurs de la crise », le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s’est engagé à ne pas augmenter les impôts et il entend bien s’y tenir. « Ces beaux résultats sont une bonne nouvelle pour les entreprises au moment où elles doivent investir afin de répondre au défi numérique et écologique », explique-t-on à Bercy.   Pour autant, la bonne fortune des géants du CAC 40 qui ont reversé à leurs actionnaires près de 70 milliards d'euros l'an dernier survient alors que la colère sociale grandit dans le pays, nourrie par l’inflation et les inquiétudes sur le pouvoir d’achat ainsi que la frustration face aux promesses faites pendant la crise aujourd’hui non tenues. Ainsi la semaine dernière plus de 150 000 personnes se sont mobilisées selon la CGT, lors de 170 manifestations et rassemblements, pour réclamer notamment une revalorisation des salaires.« Le patronat, il faut qu’il comprenne que, maintenant, il faut rendre un peu (…) Heureusement qu’il y a eu la puissance publique pour financer l’économie pendant cette période » avait déclaré ce jour-là Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

episode sybel imglogo play

6 - ITW M. VALLS - ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

MANUEL VALLS INTERVIEWÉ PAR CAROLINE ROUX EXTRAIT DU DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21   Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ?     Diffusion : mardi 23 mars 2021 Format : 90 minutes Présentation : Caroline Roux Un film de Marie Lorand Ecrit par Marie Lorand & Barbara Stec Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur France.tv  

episode sybel imglogo play

5 - ITW N. SARKOZY - ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

NICOLAS SARKOZY INTERVIEWÉ PAR CAROLINE ROUX EXTRAIT DU DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21   Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ?     Diffusion : mardi 23 mars 2021 Format : 90 minutes Présentation : Caroline Roux Un film de Marie Lorand Ecrit par Marie Lorand & Barbara Stec Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur France.tv          

episode sybel imglogo play

4 - ITW E. MACRON - ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

EMMANUEL MACRON INTERVIEWÉ PAR CAROLINE ROUX EXTRAIT DU DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21   Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ?   Diffusion : mardi 23 mars 2021 Format : 90 minutes Présentation : Caroline Roux Un film de Marie Lorand Ecrit par Marie Lorand & Barbara Stec Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur France.tv

episode sybel imglogo play

3 - ÉMISSION SPÉCIALE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

ÉMISSION SPÉCIALE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21 Invités JEAN-DOMINIQUE GIULIANI Président de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERI JEAN-DOMINIQUE MERCHET Journaliste - « L’Opinion » Spécialiste des questions de défense et diplomatie DELPHINE MINOUI – En direct d’Istanbul Journaliste - Correspondante à Istanbul - « Le Figaro » ARIANE BONZON Journaliste - Auteure de « Turquie, l'heure de vérité » Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ? Diffusion : du lundi au samedi à 17h45 Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux - Axel de Tarlé Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40 Réalisation : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin  Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur france.tv 

episode sybel imglogo play

2 - DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE

DOCUMENTAIRE : ERDOGAN, LE SULTAN QUI DÉFIE L’EUROPE - 23/03/21 Lors du prochain sommet européen du 25 et 26 mars, un rapport sur l'évolution de la situation entre l'UE et la Turquie sera présenté par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Celui-ci soumettra des options d'actions positives et négatives à mettre en œuvre face à l'attitude du Président turc Recep Tayyip Erdogan. En effet, depuis des mois, la Turquie multiplie les déclarations martiales et les coups de force militaires, y compris contre les intérêts de ses propres alliés. L'ambition du président Erdogan est sans équivoque : il s'agit pour lui de ressusciter la grandeur de l’Empire ottoman et de prendre le leadership du monde musulman contre l’Occident. Face à cette nouvelle menace, Emmanuel Macron souhaite mobiliser l'Europe pour que celle-ci ne parle que d'une seule voix. Dans l'interview qu'il accorde à C dans l'air, le Président de la République évoque l'entrisme turc en Europe et fait part de ses soupçons d'ingérence sur les présidentielles de 2022. En invitant à combattre l'islamophobie en France, Erdogan s’en était récemment pris au Président de la République, gardien à ses yeux d’une laïcité qu’il exècre. Pourtant, sur sa politique intérieure, Erdogan est en réalité affaibli. Car la livre turque dévisse et les dernières élections lui ont fait perdre de grandes villes. Il fait par ailleurs face aujourd'hui à d'importantes manifestations suite à sa décision de retirer la Turquie de la Convention d’Istanbul, un traité international visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce contexte l'ambassadeur de Turquie en France, Ali Onaner, cherche à apaiser les relations entre son pays et l'Europe. Du moins, il affirme dans l'interview qu'il nous accorde que le chantage dans le dossier des migrants ne vient pas de la Turquie mais de l'Europe. Ce chantage consistait à laisser ouvertes les frontières turques aux migrants si l'Europe n'acceptait pas certaines demandes, notamment l'avancement du processus d'adhésion d'Ankara à l'UE – aujourd'hui au point mort. Alors, que peut faire l'Europe et Macron face à Erdogan ? Quelle est la stratégie du chef d'Etat turc ? Les relations entre l'Europe et la Turquie peuvent-elles encore s'apaiser ?    Diffusion : mardi 23 mars 2021 Format : 90 minutes Présentation : Caroline Roux Un film de Marie Lorand Ecrit par Marie Lorand & Barbara Stec Production : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C dans l'air sur France.tv

episode sybel imglogo play

1 - GILETS JAUNES : CA REPART ... MAIS OU ? 05.01.2019

C DANS L'AIR DU 5 JANVIER - GILETS JAUNES : ÇA REPART… MAIS OÙ ?Acte VIII de mobilisation nationale pour les gilets jaunes. Déterminés à poursuivre le mouvement et à battre le pavé, ils se sont réunis samedi 5 janvier à Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rouen ou encore Reims. À Paris, des manifestants ont défilé entre les Champs-Elysées et la place de la Bourse avant de se rassembler devant l’Hôtel de ville pour rejoindre l’Assemblée nationale. Des manifestations cette fois-ci déclarées à la préfecture.C’est à proximité des Champs-Elysées, haut lieu de contestation lors des précédents week-ends, qu’Éric Drouet, a été arrêté mercredi soir et placé en garde à vue pour organisation d’une manifestation sans déclaration préalable. Déjà interpellé fin décembre, il sera jugé le 5 juin pour "port d’arme prohibé de catégorie D", après avoir été retrouvé portant une sorte de matraque. Figure controversée — dénoncé pour ses messages complotistes sur le pacte de Marrakech notamment et anti-migrants —, ce chauffeur routier de 33 ans est l’un des initiateurs du mouvement des gilets jaunes qu’il définit comme "populaire" et totalement "apolitique".Dans un billet publié lundi, Jean-Luc Mélenchon a exprimé sa "fascination" pour le jeune homme, faisant le parallèle entre le gilet jaune et un homonyme révolutionnaire du 18ème siècle, Jean-Baptiste Drouet. Depuis que le leader de la France insoumise a déclaré sa flamme à Éric Drouet, nombre d’observateurs pointe l’ironie de cette tentative d’approche, au regard de la sympathie supposée du Gilet jaune pour l'extrême droite. "Je m’intéresse au mouvement social mais je ne suis pas fasciné par quelqu’un qui, semble-t-il, assume d’avoir voté aux deux tours, premier et second tours, pour Marine Le Pen", a ainsi déclaré Benoît Hamon. Un vote FN qu’a démenti Éric Drouet dans un statut Facebook sur le groupe "La France en colère".Malgré un essoufflement du mouvement ces dernières semaines, le mouvement fait vaciller l’exécutif depuis un mois et demi. Fragilisé par cette contestation inédite, Emmanuel Macron avait annoncé le 10 décembre une série de mesures sociales, avant de déclarer dans ses vœux du 31 décembre un retour à "l’ordre républicain". "La colère va se transformer en haine si vous continuez, de votre piédestal, vous et vos semblables, à considérer le petit peuple comme des gueux", a répondu le collectif dans une lettre ouverte diffusée jeudi soir. Face à cette détermination, le gouvernement a durci le ton. Vendredi, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement a dénoncé des velléités "d’insurrection" et a, lui aussi, réclamé un retour à l’ordre.Parallèlement, le gouvernement étudie la piste d’un référendum sur la réforme des institutions, une manière de répondre à la demande par les gilets jaunes d’un Référendum d’initiative citoyenne, mais aussi de relancer le projet de loi, déjà reporté à deux reprises. La proposition ne fait cependant pas l’unanimité au sein de la majorité. Ce jeudi, le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre a critiqué cette proposition auprès de l’AFP. Il la juge "prématurée" et "secondaire". En revanche, le président du groupe LREM au Sénat François Patriat y est favorable et souhaite que ce référendum ait lieu en même que l’élection européenne, dans six mois.Le mouvement des gilets jaunes, en perte de vitesse ces dernières semaines, va-t-il perdurer ? En arrêtant Éric Drouet, le gouvernement a-t-il jeté de l’huile sur le feu ? Qui est Éric Drouet ? Sa parole est-elle le reflet des idées du mouvement des gilets jaunes ? Quelle forme pourrait prendre le RIC en France ? Mobiliserait-il les citoyens ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv