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Le podcast de Louie Media qui vous aide à renouveler votre bibliothèque. De grandes lectrices nous accueillent chez elles pour nous faire découvrir ce qu'il y a sur leurs étagères et partager un livre qui comptent pour elles. Interviews: Agathe Le Ta...voir plus

Produit par :Produit par :
Louie Media

Avec :
Agathe le Taillandier

Musique composée par :
Pauline Thomson

Équipe de production :
Soukaïna Qabbal

Illustration :
Juliette Léveillé
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7 - Le Book Club Présidentiel #6 : Une écologie à soi

Lucile Schmid est l’invitée de ce nouvel épisode, enregistré à La REcyclerie, un tiers-lieu d’expérimentation dédié à l’éco-responsabilité. Co-fondatrice de La fabrique écologique, un think thank qui œuvre pour le développement durable, elle a créé le Prix du Roman d’Écologie, décerné tous les ans à un auteur ou une autrice de fiction. L’idée derrière ce prix ? Mettre en lumière des romans où la nature est au cœur de l’intrigue, mais qui montrent aussi “quelque chose de l’ordre de l’intimité : c’est-à-dire comment la transformation écologique nous transforme aussi nous.”Elle nous parle de Sauf Riverains d’Emmanuelle Pagano, un “roman de paysage”, de paradoxes et de personnages, une enquête généalogique écrite comme une digression, qui lutte contre “l’ennoyement des mémoires.” Elle évoque aussi le roman posthume d’Albert Camus, Le Premier homme, qui lui a permis de relier écologie et liberté. L’écrivain y raconte son enfance algéroise, où la découverte de la nature est “associée au fait de devenir soi.” Enfin, elle présente Les Diplomates. Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant de Baptiste Morizot. Un livre au genre hybride, mêlant littérature, ethologie, poésie, philosophie. Il prend le contrepied des idées reçues sur le loup et sa violence, et montre que la diplomatie n’est pas qu’un art humain. Selon Lucile Schimd, l’ouvrage est “une manière pour nous de retrouver une liberté.” Cet épisode du Book Club a été écrit et monté par Agathe Le Taillandier. Lola Costantini en a fait la réalisation. Etienne Gratianette a fait le mixage de cet épisode. Le générique a été composé par Mélodie Lauret et Antoine Graugnard. La supervision éditoriale et de production était assurée par Charlotte Pudlowski, avec Marie Koyouo, attachée de production.En lien avec la thématique de cet épisode, nous vous recommandons l’écoute de la nouvelle saison d’Injustice, Un jour la terre s’ouvre par Lucile Torregrossa, qui traite de l’impact disproportionné du réchauffement climatique sur les femmes.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.comSuivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter.Et si vous souhaitez soutenir Louie, n'hésitez pas à vous abonner au Club. Vous y trouverez des bonus, une newsletter, des masterclass, des rencontres avec l'équipe, et bien plus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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6 - Le Book Club Présidentiel #5 : Mieux vaut en rire qu’en pleurer

Mathieu Sapin est l’auteur-dessinateur de plusieurs bande-dessinées au cœur du pouvoir : Campagne présidentielle, Le Château, Comédie Française. Dans cet épisode, nous explorons avec lui la fabrique de l’humour dans le récit politique, lorsqu’il se fait tendre, parodique ou satirique. Notre invité pose un regard singulier sur les mécanismes qui sont en jeu, lui qui a suivi plusieurs candidats en campagne pour ses ouvrages. Le parcours de Racine l'a interrogé : pourquoi l’illustre dramaturge a-t-il abandonné l’écriture pour se rapprocher de la cour royale ? Il partage avec lui ce sentiment “d’attirance et en même temps de répulsion”, en constatant que “les habits du pouvoir brillent d’un éclat particulier.” C’est pourquoi il cherche, avec humour, à montrer la dimension profondément humaine de ces aventures, les à-côtés, les “côtés foireux”, hors de la représentation.Grâce à Quai d’Orsay de Christophe Blain et Abel Lanzac, une BD novatrice dans le traitement humoristique de la politique, mais aussi le vaudeville de théâtre Le Candidat de Flaubert ou le film In the Loop d’Armando Iannucci, nous plongeons dans les coulisses de la communication et la mise en scène des récits politiques.Cet épisode du Book Club a été écrit et monté par Agathe Le Taillandier. Lola Costantini en a fait la réalisation. Etienne Gratianette a fait le mixage de cet épisode. Le générique a été composé par Mélodie Lauret et Antoine Graugnard. La supervision éditoriale et de production était assurée par Charlotte Pudlowski, avec Marie Koyouo, attachée de production.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.comSuivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter.Et si vous souhaitez soutenir Louie, n'hésitez pas à vous abonner au Club. Vous y trouverez des bonus, une newsletter, des masterclass, des rencontres avec l'équipe, et bien plus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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5 - Ukraine : la littérature pour exister

« Pour tous les peuples sans Etat, la littérature est en quelque sorte un remplacement de cet État et fonde l'existence de cette nation. » Iryna Dmytrychyn est historienne, traductrice et maître de conférences en langue et civilisation ukrainiennes à l'Inalco, l’Institut national des langues et civilisations orientales. Dans cet épisode, elle nous parle de l’histoire de son pays à travers sa littérature et sa langue. Longtemps relégué à l’usage privé, l’Ukrainien a été perçu comme une menace par l’empire russe. Au XIXe siècle, l’interdiction de publier, d’éditer ou d’importer les livres en langue ukrainienne freine son développement, “mais il est, je dirais, presque trop tard.” Le poète né serf Taras Chevtchenko, est déjà passé par là. Issu du peuple, il est aussi chéri par les cercles intellectuels “parce qu'il a montré pour la première fois que la poésie ukrainienne, ce n'était pas que du folklore, que ce n'était pas que des chants passéistes” mais aussi un art capable d’exprimer “des hauts sentiments et qui nous donne l'espoir qu’il faut lutter, mais que surtout, cette lutte juste va forcément l'emporter.”Après lui, des générations d’écrivains ukrainiens se succèdent. Iryna Dmytrychyn nous fait découvrir l’auteur contemporain Serhiy Jadan, à travers son roman Anarchy in the UKR, un ouvrage qui ressemble à une “playlist”, un récit de voyage à travers le pays, sur les traces d’une des grandes figures du mouvement anarchiste ukrainien, Nestor Makhno. “J'aime beaucoup Jadan parce qu'on ne sait jamais sur quoi on va tomber avec lui. C'est-à-dire qu'il y a des pages graves, mais aussi il y a des pages hilares, donc c'est quelqu'un qui garde à la fois cette profondeur et cette légèreté.”Elle nous invite aussi à rencontrer Andreï Kourkov, écrivain ukrainien russophone, et Les Abeilles grises. Dans ce récit humaniste, “roman de guerre sans en avoir l’air en fin de compte”, on suit le parcours de Sergueïtch et Pachka, deux apiculteurs qui vivent dans un village complètement abandonné à cause des conflits armés. “Un citadin peut prendre sa valise et partir. Un paysan ne peut pas emporter sa terre.”Cet épisode du Book Club a été écrit et monté par Agathe Le Taillandier. Lola Costantini en a fait la réalisation. Etienne Gratianette a fait le mixage de cet épisode. Le générique a été composé par Mélodie Lauret et Antoine Graugnard. La supervision éditoriale et de production était assurée par Charlotte Pudlowski, avec Marie Koyouo, attachée de production.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.comSuivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter.Et si vous souhaitez soutenir Louie, n'hésitez pas à vous abonner au Club. Vous y trouverez des bonus, une newsletter, des masterclass, des rencontres avec l'équipe, et bien plus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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4 - Le Book Club Présidentiel #4 : Lutter pour nos corps

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, la gynécologue Tiphaine de Foucher nous accueille à la Maison des Femmes de Saint-Denis. Malgré le fossé qui sépare les promesses électorales de la réalité du terrain, elle attend encore beaucoup du politique pour résoudre les problématiques de violences sexistes et sexuelles. Dans son travail, la littérature l’aide à comprendre les mécanismes qui sous-tendent le couple, l’amour ou la famille afin de mieux accompagner ses patientes. Mais elle est aussi un moyen de s’échapper de ce quotidien pesant, grâce à des œuvres dans lesquelles “il n'y a pas de violence, où le corps des femmes n'est pas objectifié, où il n'y a pas de système de domination. C'est rare mais on en trouve !”Grâce à Virginie Despentes dans King Kong Théorie, qu’elle a découvert à la fac, elle a mieux compris les dynamiques du pouvoir et de la domination. Elle observe, dans son métier, la culpabilité inversée, la remise en question de la parole des victimes de violences décrites dans le livre. Comme elle accompagne de nombreuses femmes issues de parcours migratoires, elle a aussi été marquée par le récent ouvrage de Djaïli Amadou Amal Les Impatientes, (Prix Goncourt des lycéens en 2020). L’autrice y décrit une constante quasi-universelle : “la domination de certaines personnes sur d'autres, sur leur corps, sur leurs possibilités, sur leur avenir”, “l’injonction à la patience” qui est faite aux femmes : "si toi, tu fais ta part des choses sans faire de vagues et que tu rentres dans le système, les choses vont s'arranger”. Enfin, en évoquant le film de Claude Chabrol Une affaire de femmes (1988), Tiphaine de Foucher insiste sur ce qui est au cœur de son travail : assurer aux femmes la liberté totale à disposer de leur corps. Cet épisode du Book Club a été écrit et monté par Agathe Le Taillandier. Lola Costantini en a fait la réalisation. Etienne Gratianette a fait le mixage de cet épisode. Le générique a été composé par Mélodie Lauret et Antoine Graugnard.Soukaïna Qabbal est en charge de la production du Book Club avec l’aide de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Charlotte Pudlowski. Suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter.Et si vous souhaitez soutenir Louie, n'hésitez pas à vous abonner au Club. Vous y trouverez des bonus, une newsletter, des masterclass, des rencontres avec l'équipe, et bien plus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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3 - Le Book Club présidentiel #3 : La politique, un scénario de polar ?

Pour raconter les coulisses du pouvoir, sa violence et ses mascarades, rien de mieux que les romans noirs, selon Alexandra Schwartzbrod, l’invitée de ce nouvel épisode. Journaliste, directrice adjointe de la rédaction de Libération, elle est aussi autrice de romans policiers comme Adieu Jérusalem, publié chez Stock en 2010, qui a reçu le Grand prix de littérature policière la même année.Dans cet épisode, elle nous présente Le Dernier jour des fauves de Jérôme Leroy et La Meute de Thomas Bronnec, deux romans autour d’une intrigue présidentielle aux échos… troublants.« Autrefois, le polar, c'était le polar à suspense, le polar avec un détective un peu excentrique comme Sherlock Holmes ou Hercule Poirot. » « Aujourd’hui, en 2022, c’est totalement différent. Le polar sert vraiment à raconter le monde et ses soubresauts. Et ses crises ; tout ce qui nous déchire. »Avec elle, nous nous interrogeons sur les besoins de mise en scène du monde politique et la tension du discours médiatique à cet égard. Si ce dernier s’en nourrit, il doit savoir aussi s’en distancier. C’est le risque de “Netflixisation” du politique, selon l’expression du cinéaste Thierry de Peretti. Pour Alexandra Schwartzbrod, cela demande tous les jours « une attention particulière à traiter les deux : le spectacle et le fond des dossiers. » Contrairement aux journalistes, les écrivain·es peuvent se permettre de se projeter dans des futurs possibles ; futurs parfois plus effrayants que désirables… Mais la lecture de polars, qui puisent dans des situations et contextes existants, plonge notre invitée dans un « état trouble » entre la réalité et la fiction, particulièrement fécond. Toutes deux s’éclairent et se confondent. Souvent, ce croisement s’apparente à une course et l’imagination a une longueur d’avance. « Vous le lisez la peur au ventre en vous disant : “pourvu que la réalité ne soit pas comme ça ou que la réalité n’en vienne pas à ça.” »Agathe Le Taillandier a écrit et monté cet épisode. Lola Costantini l’a réalisé et Etienne Gratianette s’est occupé du mixage.Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la production du Book Club avec l’aide de Marie Koyouo. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. Suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter.Et si vous souhaitez soutenir Louie, n'hésitez pas à vous abonner au Club. Vous y trouverez des bonus, une newsletter, des masterclass, des rencontres avec l'équipe, et bien plus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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2 - Le Book Club présidentiel #2 : "L'identité nationale", c'est quoi ?

Fatima Ouassak est une politologue, militante et co-fondatrice du collectif Front de mères. Son premier essai La Puissance des mères, pour un nouveau sujet révolutionnaire, publié aux éditions La Découverte en 2020, a reçu le prix de l’essai féministe du magazine Causette.Dans cet épisode, Agathe Le Taillandier a souhaité l’interroger sur la notion d’identité nationale. D’abord, afin de saisir ce qu’elle met derrière ces mots et leur utilisation politique. Mais aussi, plus intimement, pour savoir s’ils lui font mal, ou même, si elle estime qu’ils la racontent, en dehors des débats publics.Pour l’occasion, Fatima Ouassak nous invite à Verdragon, la Maison de l’écologie populaire qu’elle a participé à créer, dans le quartier de la Noue, à Bagnolet. Un livre qui a participé à sa construction “identitaire et politique”, c’est L’Assommoir d’Émile Zola, dévoré lorsqu’elle n’avait que 11 ans. Issue d’un milieu ouvrier, Fatima Ouassak entre en empathie avec cette héroïne, Gervaise, qui aspire à s’extraire de sa classe sociale. Elle estime d’ailleurs que cette “histoire universelle”, faisant écho à tant de destins bien au-delà du Paris du XIXème siècle, devrait faire partie de notre “identité commune.”Car la question n’est pas de dénigrer a priori la notion d’identité nationale : “charge à nous d’y mettre autre chose”. En intégrant par exemple dans nos références partagées des récits plus complexes, à l’image du livre de Joseph Andras, De nos frères blessés. L’histoire se base sur la vie réelle du militant Fernand Iveton, membre du FLN, considéré comme un traître à la nation française, torturé puis condamné à mort.“Il est très loin de moi, si on s’en tient à des critères identitaires, parce que c’est un Français, Européen, blanc. C’est un homme qui est en Algérie et qui est dans le camp a priori des colons. (…) Et pourtant, c’est quelqu’un qui incarne, qui symbolise notre identité commune et notre dignité humaine.”Plus fondamentalement, cet épisode nous invite donc à nous interroger sur la nécessité de se défaire de la rigidité – et de l’illusion – d’une identité unique et figée. Nos identités sont en fait multiples, plurielles et “toujours plus bavardes et vagabondes qu’on pourra les décrire.”Agathe Le Taillandier a écrit et monté cet épisode, Maylis Collet l’a réalisé et mixé. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la production du Book Club. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter. Et si vous souhaitez soutenir Louie, n'hésitez pas à vous abonner au Club. Vous y trouverez des bonus, une newsletter, des masterclass, des rencontres avec l'équipe, et bien plus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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1 - Le Book Club présidentiel #1 : En attendant l'homme providentiel

Dans cette nouvelle saison du Book Club, nous avons voulu redonner un souffle de vie à l’émission : vous faire entendre des lieux, des sons, des gens qui font l’actualité pour réussir à mieux la comprendre. Alors que le bruit et la fureur du débat public peuvent nous donner l’impression d’être démunis, de ne pas avoir les outils pour saisir pleinement les enjeux du monde contemporain, nous avons voulu prendre le temps d’essayer de les comprendre en faisant appel à la littérature.Jean Garrigues est historien spécialiste d’histoire politique. Son livre La Tentation du Sauveur. Histoire d'une passion française est réédité chez Payot, en mars 2022.Dans ce premier épisode, il nous éclaire sur le “mythe bien Français” de l’homme providentiel. Il nous parle, pour cela, de trois grands auteurs français du XIXème siècle : Stendhal, Balzac et Hugo. A travers La chartreuse de Parme, Le colonel Chabert et Cromwell, Jean Garrigues nous donne à comprendre ce mythe qui nourrit le paysage politique français.Ensemble, nous nous demandons s’il est “dangereux de tout attendre d’une figure politique”. Et pourquoi ce mythe est une composante majeure du storytelling de toute campagne électorale, alors qu’il est si loin de ce que Jean Garrigues appelle “nos désirs de démocratie participative”.Pour répondre à ces questions, Jean Garrigues revient sur le premier homme providentiel, une femme : Jeanne d’Arc. Venue du peuple, elle inaugure une lignée de personnages qui, a posteriori, seront construits comme des figures providentielles dont se revendiquent aujourd’hui nombre de nos politiques. Hors du champ des élites traditionnelles, elles émergent en “temps de crise” et donnent l’impression de pouvoir, d’un coup d’un seul, rebattre les cartes pour sauver la France. Nourries par les représentations politico-médiatique, ces figures messianiques contemporaines sont travaillées, pensées, scénarisées pour contribuer à construire le récit d’un roman national millénaire dans lequel elles s’inscriraient. A “toutes les époques”, nous dit l'historien, "les jeunes générations ont ressenti ce besoin de rupture” et c’est sans doute cela qui rend toujours aussi actuelle cette figure de l’homme providentiel, ce mythe du sauveur. Agathe Le Taillandier a écrit et monté cet épisode, Lola Constantini l’a réalisé et Etienne Gatianette s’est occupé du mixage. La musique est signée par Antoine Graugnard et Mélodie Lauret.Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la production du Book Club.Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. Suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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114 - Le Book Club, Saison 3 - Bande Annonce

Dans cette nouvelle saison du Book Club, nous avons voulu redonner un souffle de vie à l’émission. En ce début d'année 2022, et avec la période électorale qui s’ouvre, il nous a paru essentiel de sortir de l’ambiance feutrée des bibliothèques de nos invitées, et de mettre en avant la rencontre, l’incarnation d’un sujet grâce à la littérature et la richesse sonore du terrain. À travers les lieux qui font la France, Agathe le Taillandier part à la rencontre d’invité.e.s, acteur.ice.s, observateur.ice.s, sujets du monde contemporain pour rendre compte de leurs préoccupations, mais aussi de leurs goûts, leurs envies d’évasion, de contemplation, leur besoin de mieux se comprendre. Et pour continuer de transmettre le pouvoir qu’a la littérature de résonner dans notre quotidien, et de nous aider à vivre. Le Book Club est disponible sur toutes les plateformes dont Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Google Podcasts, Podcast Addict.Crédits : Ecriture, présentation: Agathe le TaillandierÉdition, production : Soukaïna Qabbal Réalisation : Lola CostantiniMusique : Antoine Graugnard et Mélodie LauretMixage : Etienne Gratianette Illustration : Pierre-Emmanuel Lyet Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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111 - Le Book Club de Noël : L’écriture comme respiration

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.   Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits...) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois ! Dans ce dernier épisode de ce hors-série de fin d’année, c’est Agathe Le Taillandier, qui présente habituellement le Book Club, qui se prête à son propre jeu. Elle a également signé la série “En écriture” co-produite avec Apple et vient d’écrire avec 18 femmes l’ouvrage collectif Une bibliothèque féministe.Dans cet épisode, elle nous parle de ses livres entassés en piles sur le sol, qu’elle a cessé de sacraliser, et nous fait découvrir un livre qui l’a “beaucoup accompagnée”: Ariel de Sylvia Plath. Elle a découvert ce recueil de poèmes à ses 20 ans, alors qu’elle cherchait sa place, qu’elle “tâtonnait” et manquait de repères. Tout au long de ses poèmes, Sylvia Plath raconte notamment sa dépression, la souffrance d’être mariée à un homme mondain et infidèle, et les zones dangereuses de la maternité selon elle. “Elle a ouvert beaucoup de questions en moi” se souvient Agathe Le Taillandier. Mais au-delà des sujets qu’aborde la poétesse, Agathe Le Taillandier a été bouleversée par ses mots, “son humour et sa distance par rapport à son état de dépression”. Des mots qu’elle décrit comme “des sursauts de force”. Dans ses poèmes qu’elle a écrits quelques mois avant de se donner la mort,  Sylvia Plath se rapproche au plus près d'elle-même et donne à voir son essence. “Comment un geste aussi désespéré peut-il être précédé de textes aussi beaux, aussi immenses ?” Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Dans cet épisode, elle répond aux questions de la journaliste Marjolaine Roget. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Marjolaine Roget a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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110 - Le Book Club de Noël : Des mots qui aident à vivre

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.   Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits...) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois !Dans ce troisième épisode, vous entendrez Charlotte Pudlowski, co-fondatrice du studio de podcasts Louie Media, qui a signé la saison 2 du podcast Injustices : Ou peut-être une nuit et la première saison d’Entre. Elle nous parle de sa bibliothèque qui, à elle toute seule, est “comme une petite pièce” et de son rapport à la lecture, marqué par cette phrase de sa mère : “quand on aime vraiment lire, on lit un livre par jour”. Pour cet épisode de hors-série de fin d’année, elle a choisi de nous parler d’un livre qui vaut la peine d’être lu “rien que pour le titre” : Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? de Jeanette Winterson. Ce roman autobiographique a d’autant plus résonné en Charlotte que sa date de publication coïncide avec le moment où elle a appris que sa mère avait été victime d’inceste. Bien que ce ne soit pas le sujet de ce récit qui raconte la vie, les combats d’une petite fille issue du prolétariat de Manchester et sa quête vers la liberté, c’est un livre qui traite, lui aussi, de la question des mots et du silence.Si Charlotte a été particulièrement bouleversée par ce roman, écrit par une autrice qui a été “sauvée par les livres”, c’est parce qu’il la soulage d’une peur universelle : celle de ne pas être normale, d’être “monstrueuse”. Cette peur, Jeannette Winterson la ressent du fait de son homosexualité qu’elle doit vivre dans un environnement très religieux qui ne l’accepte pas. Malgré tout, elle nous parle d’amour au sens large : “l’amour des livres, son amour pour les femmes, l’amour filial, l’impossibilité de recevoir de l’amour quand on est un enfant”.  Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Charlotte Pudlowski répond aux questions de la journaliste Marjolaine Roget. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Marjolaine Roget a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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109 - Le Book Club de Noël : Plonger sa cuillère dans un coucher de soleil

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.   Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits...) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois ! Dans ce deuxième épisode, Camille Maestracci, qui a signé la troisième saison d’Injustices : À flots et à sang, nous invite dans sa bibliothèque dont elle a pensé elle-même la construction. Elle nous y parle de son complexe, celui qui lui donne “la boule au ventre” : ne pas lire assez. Pour cet épisode de hors-série de fin d’année, elle a choisi de nous parler d’un livre qui a été “une vraie claque, un choc littéraire” : Mémoires d’une jeune fille rangée, premier tome de l’autobiographie de Simone de Beauvoir. Camille Maestracci avait “assurément moins de vingt ans” lorsqu’elle a découvert l’histoire de cette femme qui “affirme dès son plus jeune âge sa volonté de “prendre son destin en mains”. Ce qui l’a marquée, c’est la force de caractère de Simone de Beauvoir, l’étendue de ses connaissances, des références convoquées dans ce roman qui ont réveillé chez la journaliste ce complexe de n’avoir “pas le quart de sa culture au même âge”.Mais surtout, c’est un livre qui donne envie “de lire plus, de lire mieux”. Au fil des pages, Camille Maestracci a eu l’impression de mieux connaître Simone de Beauvoir et “de mieux se connaître en même temps”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Camille Maestracci répond aux questions de la journaliste Marjolaine Roget. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Marjolaine Roget a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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108 - Le Book Club de Noël : Une histoire de bonté

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.   Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits...) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois ! Dans les quatre prochains épisodes du Book Club, vous allez entendre quatre voix qui font notre studio au quotidien. La première est celle de Brune Bottero. Elle présente Émotions tous les quinze jours et a signé la deuxième saison de Entre, avec Lucien 11 ans et Julie 8 ans. Dans cet épisode, elle nous présente sa bibliothèque, pleine de romans et de livres de littérature jeunesse, ces livres pour lesquels elle ressent, des années après, une “émotion intacte”, qui lui font “un nœud à la gorge tout à fait spécial”. Pour cet épisode de notre hors-série de fin d’année, elle a choisi de nous parler d’un livre qui “transmet cette magie de Noël”, puisqu’il raconte une histoire empreinte d’une vraie bonté : Corps et âme de Franck Conroy. L’histoire de Claude, petit garçon de six ans qui trouve un jour un piano et devient, seul, un prodige.En cette période, c’est un roman “lumineux” et “qui fait beaucoup de bien” que Brune Bottero veut nous faire découvrir. Elle veut nous réconcilier avec les histoires de héros “bons” qui, elles aussi, peuvent faire de bons romans.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Brune Bottero répond aux questions de la journaliste Marjolaine Roget. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Marjolaine Roget a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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46 - Clémence Poésy : Femmes des années 2010

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.   Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits...) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois ! Clémence Poésy est actrice, vous l’avez peut être vue récemment dans En thérapie, série créée par Eric Toledano et Olivier Nakache et diffusée sur ARTE. Elle prépare en ce moment l’adaptation au cinéma du roman dont elle vous parle dans cet épisode : Nos espérances d’Anna Hope. Dans ce nouvel épisode du Book Club, Clémence Poesy revient sur “cette histoire qui l’accompagne au quotidien”, celle de trois amies qui s’approchent de la quarantaine, un seuil qui les force à se confronter à leurs rêves : ceux qu’elles n’ont pu satisfaire et ceux qu’elles essaient encore d’atteindre.Si Clémence Poesy a choisi ce livre, c’est parce qu’il dresse “le portrait d’un âge” dont on entend peu parler chez les femmes : cette fin de trentaine qui exige d’elles qu’elles aient réussi à trancher la question de la maternité, atteint leurs objectifs professionnels et, plus encore, qu’elles parviennent à concilier les deux. Les trois personnages de Nos espérances se battent pour réussir à écrire leur histoire, et cela malgré les difficultés liées à leur condition de femme. Cathe vient d’avoir un enfant, Hannah essaie d’en avoir un sans succès, Lissa est comédienne et fait face aux problèmes que pose son âge dans la profession. Le roman présente “un portrait de ce que c’est d’être une femme”.Pour Clémence Poesy, “Anna Hope nous offre l’histoire d’une amitié mais nous offre aussi des amies, ces trois personnages qu’on a envie de prendre dans nos bras, avec lesquels on a envie de parler tard dans la nuit” : l’actrice s’est intimement reconnue dans ces trois récits de vie et a souvent offert à ses amies ce livre qu’elle veut aujourd’hui adapter. Au-delà d’une histoire intime et bouleversante, pour Clémence Poesy, “C’est un acte politique juste de raconter toutes les tranches, toutes les facettes de la vie d’une femme puisque ça a été tellement moins raconté que la vie des hommes”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Clémence Poesy répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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45 - Camille Chamoux : Se réinventer pour réinventer le monde

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.   Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits...) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois !Camille Chamoux est comédienne et humoriste. En ce moment, elle est en tournée avec son dernier spectacle, Le temps de vivre, écrit avec la complicité de Camille Cottin et mis en scène par Vincent Dedienne.Dans ce nouvel épisode du Book Club, Camille Chamoux nous parle d’un livre découvert cet été, sur la plage de l’île grecque où elle passait ses vacances et qui l’a « prise à la gorge, prise aux tripes, prise au coeur, prise au cerveau » : Love me tender de Constance Debré. Si Camille Chamoux a choisi ce livre, c’est parce qu’il raconte l’histoire d’une femme qui, décidée à s’échapper du mode de vie bourgeois auquel elle a toujours appartenu, se fait rappeler à l’ordre par son ex-mari et par la justice.Après avoir demandé le divorce, elle vit des histoires d’amour avec des femmes et se voit retirer la garde de son enfant pour s’être écartée du conformisme. Elle décide alors d’embrasser cette nouvelle vie. Non pas par choix mais parce que « la société la force à renier ses droits si elle souhaite être une autre femme que celle qui était prévue ».Ce qui a passionné Camille Chamoux, ce sont les questions que pose Love me tender. Le livre ne constitue pas seulement une remise en question de l’amour maternel mais il est un « espace d’exploration de tout ce qui nous est inconnu, ou qu’on s’interdit, ou qui nous est interdit », un questionnement sur le regard porté sur les femmes qui choisissent de ne pas jouir de leurs corps avec des hommes, qui se libèrent des injonctions faites aux femmes. Pour Camille Chamoux, Love me tender est « un livre révolutionnaire, qui fait imploser les codes de la norme occidentale ». Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Camille Chamoux répond aux questions de la journaliste Myriam Doumenq. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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113 - “Une bibliothèque féministe” : découvrez le livre décliné du Book Club

Le Book Club a désormais son livre ! Dans “Une bibliothèque féministe”, ouvrage collectif co-écrit par Agathe Le Taillandier et co-édité par l’Iconoclaste et Louie Media, 18 féministes qui incarnent nos féminismes contemporains racontent le livre féministe qui a changé leur vie. Adèle Haenel, Nadège Beausson-Diagne, Laura Nsafou, Mélissa Laveaux, Titiou Lecoq, Geneviève Fraisse, Rebecca Zlotowski, Marie Desplechin, Assa Traoré, Fatima Daas, Morgane Ortin, Camille Froidevaux-Metterie, Alice Coffin, Rebecca Amsellem, Pénélope Bagieu, Nina Bouraoui, Alice Zeniter, Laure Adler. Elles tournent avec Agathe les pages de leurs titres incontournables du féminisme. On navigue ainsi de Despentes à Audre Lorde en passant par Virginia Woolf et Alison Bechdel. "Une Bibliothèque féministe" est disponible en librairie ou en ligne comme sur le site de notre partenaire LesLibraires.fr, le portail de la librairie indépendante. À s’offrir pour enrichir votre propre bibliothèque, ou celles des personnes autour de vous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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44 - Julie Gayet: Les fils du désir

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.   Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits... ) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois ! Julie Gayet est comédienne, productrice et réalisatrice. Dans cet épisode du Book Club, elle nous parle avec amour et passion de sa bibliothèque,“La seule chose qui m’a accompagnée toute ma vie”. Elle a choisi de nous parler d’un livre qui l’a guidée depuis son adolescence, Le prophète, du poète libanais Khalil Gibran. “Je tombe sur Le prophète à cette époque de ma vie et c’était en accord avec tout ce que je ressentais, percevais, imaginais de ce que devrait être cet équilibre dans la vie, les uns avec les autres.”Publié en 1923, et traduit dans plus de quarante langues, ce texte présente sous une forme poétique des questions et réponses posées à un sage qui s’apprête à quitter la ville d’Orphalese où il habitait jusqu’alors. Ce guide spirituel et universel a nourri les réflexions de Julie Gayet sur le couple et la parentalité. “Il dit “vos enfants ne sont pas vos enfants, ce sont les fils et les filles du désir de vie. Ils arrivent à travers vous mais non de vous, et quoi qu’ils soient avec vous ils ne vous appartiennent pas….” Et ça c'est troublant mais c’est tellement juste.”Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Julie Gayet répond aux questions de la journaliste  Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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43 - Sophie-Marie Larrouy : Du pays d’où je viens

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.   Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits... ) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois ! Sophie-Marie Larrouy est comédienne, humoriste et scénariste. Elle est aussi la créatrice et l’animatrice du podcast À bientôt de te revoir, sur Binge Audio. Dans cet épisode du Book Club, Sophie-Marie Larrouy nous parle du roman de Nicolas Mathieu, “Leurs enfants après eux” paru chez Actes Sud. Elle a beaucoup hésité avant de choisir LE livre qui parle d’elle et de ses combats, et finalement c’est ce roman, prix Goncourt 2018, qui fait vraiment écho à son vécu. C’est dans une petite ville de l’Est de la France qu’il se déroule, dans “le monde des fêtes foraines et du Picon, de Johnny Halliday et des pavillons, des hommes crevés au turbin et des amoureuses fanées à 20 ans” écrit le romancier, lui-même originaire de cette région. Dans ce territoire délaissé, on suit Anthony, un adolescent blasé qui cherche à tuer l’ennui. Sophie-Marie Larrouy vient elle aussi de cette région, et la lecture de ce roman l’a immédiatement plongée dans son passé, “un passé qu’on a tous en commun quand on vient de là-bas”. “C’est comme si quelqu’un commençait à me raconter tout le bout de la France duquel je viens, sans que j’ai à y passer des dimanches interminables, et avec la tendresse qu’offre le recul et aussi l’analyse de quelqu’un qui n’a rien à attendre que de chérir ses racines”. A travers cet épisode, la comédienne décrit une sorte de fascination pour ses racines, ainsi qu’une volonté de décrire avec justesse le milieu d’où elle vient, justement parce qu’elle s’en est extirpé. Pour Sophie-Marie Larrouy, écrire sur ses racines c’est rendre visible cette partie de la France, sa famille et son enfance. “Le fait que les gens lisent sur les gens comme ma famille, ça les fait exister, donc ça me fait dire que peut-être l’ostentation c’est pas si pire que ça, enfin en tous les cas ça peut servir parfois.”Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Sophie-Marie Larrouy répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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42 - Pauline Chalamet : La ferveur de la vengeance

Pauline Chalamet : La ferveur de la vengeanceSi vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.  Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits... ) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois ! Pauline Chalamet est une actrice franco-américaine. A partir du 18 novembre sur HBO Max, elle incarnera sur petit écran l’une des héroïnes de The Sex Lives of College Girls, une série de Mindy Kaling.Dans ce nouvel épisode du Book Club, Pauline Chalamet présente « la plus belle histoire de vengeance » selon elle, Le Comte de Monte-Cristo, un roman d’Alexandre Dumas. Une oeuvre qui lui a permis de s’évader lors du premier confinement « C'est un gros livre, ça m'a pris trois semaines peut-être un mois pour le lire. C'était mon meilleur ami j'étais toute seule pendant le confinement. Ce livre c'était vraiment une aventure. »Au fil des pages, c’est le thème de la vengeance que Pauline Chalamet cherche à comprendre, un sentiment qui lui est presque étranger : « Je sais comment pleurer, me mettre dans un coquillage ou je sais comment hurler et claquer la porte et partir en courant mais la vengeance… Prendre le temps de se dire comment je vais faire pour l’avoir, ça je n’ai jamais su faire et je suis très admirative d’Edmond Dantès qui réussit si bien. »C’est aussi d’injustice dont parle Alexandre Dumas dans son roman. Pour Pauline Chalamet, artiste engagée, ce livre résonne encore aujourd’hui à travers des préoccupations contemporaines : « On a accès a tant de choses, tant de problèmes, tant de possibilités d’engagement civil pour la société qu’on est submergé par ces informations. Du coup on s’y perd, on voit passer des choses ça parait urgent, on poste, on partage et est-ce qu’après on continue nos actions ? »Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Pauline Chalamet répond aux questions de la journaliste Myriam Doumenq. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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41 - Inna Modja : L’entre deux

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.   Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits... ) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois !  Inna Modja est chanteuse et actrice. Avant dernière d’une fratrie de sept, elle hérite des livres de ses aîné.e.s et devient une lectrice compulsive dès son plus jeune âge. Depuis toujours, ses lectures influencent son quotidien : « Ça me permet d’ouvrir ma créativité, d’avoir une vision à 360, la lecture ça fait voyager vraiment, littéralement » Dans ce nouvel épisode du Book Club, Inna Modja nous partage son affection pour l’ouvrage « Soufi, mon amour » de la romancière turque Elif Shalak. Inna Modja dévoile la richesse du courant mystique du Soufisme et les conclusions qu’elle tire de sa lecture : « Il faut être une bonne personne, quelqu’un de décent, qui ne fait pas du tord aux autres, pas parfait, nous sommes des êtres humains bien sûr mais apprendre de ses erreurs et s’élever de ça, c’est une forme de loi pour gérer la société. »  Pour Inna Modja, cette lecture est transcendante : « Il y a une étrange sensation à la lecture du livre comme s’il parlait à une partie plus profonde de nous, à notre inconscient, à notre âme et en même temps il y a beaucoup de simplicité. »  Ce roman qui parle d’amour dans toutes ses significations, aussi bien amicales que romantiques, retentit en elle : « Sans amour dans le monde, que ça soit l’amour qu’on a pour soi-même, l’amour qu’on a pour les autres, on ne serait pas vivant. C’est nourrissant, il n’y a pas de honte à l’amour moi je suis une personne assez forte, assez résiliente mais j’embrasse mon côté vulnérable aussi. Et l’amour c’est quelque chose que j’aime parce que ça me fait du bien et qui a envie d’avoir de la haine ? » Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Inna Modja répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage.  Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. Cet épisode du Book Club  est soutenu par la région Ile de France. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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40 - Laura Nsafou: Identités plurielles (Live au Paris Podcast Festival)

A l’occasion de la sortie de notre livre “Une bibliothèque féministe”, co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, Agathe Le Taillandier a rencontré Laura Nsafou au Paris Podcast Festival.Écrivaine et bloggeuse afro-féministe, Laura Nsafou a publié plusieurs romans et albums jeunesse. Son dernier roman afrofuturiste, “Nos jours brûlés”, est paru récemment aux Éditions Albin Michel. Dans cette rencontre en public avec Agathe Le Taillandier, elle raconte comment l'invisibilisation des afrodescendants dans la littérature française a motivé l’écriture de son Oeuvre, et notamment de son premier album jeunesse, le best-seller  “Comme un million de papillons noirs” (Editions Cambourakis). Ce livre raconte l’histoire d’Adé, une petite fille Noire qui, à force d'être moquée à l’école, n’aime plus ses cheveux crépus. “J’ai voulu non seulement partir de ma propre expérience et créer quelque chose de poétique autour, quelque chose qui amène à l’estime de soi, mais qui puisse aussi amener une discussion sur la responsabilité collective que l’on a”.  Laura Nsafou nous parle aussi des lectures qui furent au fondement de son afro féminisme, comme le roman d’Ysiaka Anam, “Et ma langue se mit à danser”, paru aux Editions de la Cheminante. “Comment on essaye de mettre en dialogue les différentes facettes de nos identités ? Ysiaka Anam l'a merveilleusement bien fait je trouve”. Dans cet épisode, vous entendrez aussi des auditrices du Book Club parler des livres qui ont participé à construire leur vision du féminisme. Cet épisode a été enregistré en direct au Paris Podcast Festival. Laura Nsafou répond aux questions d’Agathe Le Taillandier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage de cet épisode. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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39 - Anne Berest : L’amour à trois

Si vous aimez le Book Club, vous allez dévorer Une bibliothèque féministe, notre livre co-édité avec les Editions de l’Iconoclaste, dans lequel Agathe Le Taillandier rassemble 18 femmes : chacune signe un texte dans lequel elle  partage sa lecture fondatrice dans son parcours féministe. Un livre qui donne envie d’en lire plein d’autres que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies.  Et si vous souhaitez avoir accès à des épisodes exclusifs ainsi qu’aux coulisses de la création de nos podcasts (avant-premières de nos nouveaux podcasts, rencontres en ligne, soirées de lancement, bonus inédits... ) vous pouvez vous abonner au Club Louie, à partir de 5 euros par mois ! Anne Berest est écrivaine. Dans son dernier roman, “La Carte Postale”, publié aux Éditions Grasset, elle reconstitue l’histoire de ses aïeux qui ont trouvé la mort en camps de concentration.  Lectrice compulsive depuis son plus jeune âge, l’écrivaine nous explique qu’elle voit dans sa bibliothèque les différentes couches géologiques d’une roche. “C’est comme si je regardais les différents appartements dans lesquels j’ai habités, comme si je revoyais les différentes amours que j’ai eues dans ma vie, les anniversaires, les voyages, parce que chaque objet-livre, renvoie à un moment, à un lieu, à un appartement, à quelqu’un.” Dans ce nouvel épisode du Book Club, Anne Berest se remémore sa rencontre avec Marguerite Yourcenar lors du confinement, devenue relation passionnelle de lectrice à autrice. “Dans cette période difficile, j’ai eu la sensation de vivre un miracle, comme de rencontrer une amie incroyable”. Le roman qui a bouleversé Anne Berest c’est “Le coup de grâce”, dans lequel se tisse une histoire tragique de triangle amoureux, au cœur des pays Baltes, ravagés par la guerre. “Dans ces histoires d’amour éconduit, on est souvent focalisé sur le personnage de celui qui souffre, celui qui aime sans retour. Alors que là, ce que je trouve très intéressant, c’est qu’on est dans l’intimité, dans le regard, non pas de la victime mais du bourreau, de celui qui n’aime pas.” Un livre qui a déclenché chez Anne Berest une passion et une admiration pour Marguerite Yourcenar, “romancière historienne”, avec qui elle partage une même démarche d’écriture. “Depuis plusieurs livres je me plonge dans des figures du passé, j’essaye d’entrer en elles, pour à la fois éclairer leur regard avec mes yeux d’aujourd’hui, et inversement, faire venir leur culture passée sur notre époque. Ce double mouvement, dans lequel j’inscris mon écriture, correspond à son sillage.”Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Anne Berest répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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38 - Rebecca Amsellem : Leçons de vie et d’écriture

Rebecca Amsellem est la créatrice de la Newsletter féministe Les Glorieuses. Dans cet épisode du Book Club, elle recommande le livre méconnu d’une icône féministe : "Les livres tiennent tout seuls sur leurs pieds", signé par Virginia Woolf. « C’est un de ces fameux à côté, de ces livres à côté. Ce n’est pas un chef d'œuvre de Virginia Woolf. »Il regroupe des articles, des conférences, des réflexions sur la lecture et l’écriture compilés par l’autrice sur une dizaine d’années. C’est un des premiers livres qui a marqué Rebecca Amsellem. « Ce que j’adore dans ce livre c’est qu’on découvre une Virginia Woolf qui est extrêmement drôle, extrêmement fine. Qui a une peur bleue des critiques. Les critiques c’était vraiment des personnes qui la terrifiait »"Les livres tiennent tout seuls sur leurs pieds" l’a inspiré à plusieurs reprises pour l’écriture de ses newsletter des Glorieuses. « J’ai un rituel d’écriture. Quand je dois écrire quelque chose, j’ai des ouvrages que je relis pour m’imprégner du style des autrices et il y a notamment cet ouvrage. Ça me remet en condition et ça me permet d’essayer d’atteindre le style auquel j’aspire. Ce qui n’est pas encore le cas, mais j’y aspire. »Pour Rebecca Amsellem, ce livre de Virginia Woolf s’inscrit dans la littérature féministe comme une oeuvre visionnaire et intemporelle : “Je trouve ça intéressant aujourd’hui de lire la manière dont elle, elle vivait cette époque là (des années 20-30 en Angleterre) parce que la plupart de ses commentaires peuvent être appliqués aujourd’hui. »Empli d’humour et d’esprit, cet “à côté” de Virginia Woolf a donné l’envie, à Rebecca Amsellem, de mêler écriture et humour : “ C’est une personne qui a tellement d’auto-dérision, qui est tellement drôle, on n’y pense pas forcément mais c’est le cas. Il y a un imaginaire autour de Virginia Woolf qui est très sombre, lié au fait qu’elle se soit suicidée, mais ça n’a pas été une suicidée toute sa vie”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Rebecca Amsellem répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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37 - Cécile Coulon: sortir du gouffre

Cécile Coulon est écrivaine. Son dernier roman, “Seule en sa demeure”, est paru en août aux éditions de l'Iconoclaste. Au sein de cette même maison, elle co-dirige l’iconopop, une collection de textes courts et poétiques. Dans ce nouvel épisode du Book Club, Cécile Coulon compare ses livres à “ses professeurs”, indispensables chez elle, semblables à des “lumières”. “Ma bibliothèque dit beaucoup de choses de moi puisqu'elle renferme tout ce qui me touche intimement, tout ce qui m’émeut, tout ce qui m’éduque”. Elle a choisi de nous parler d'un livre qui l'a particulièrement bouleversée alors qu'elle sortait de l'écriture de son roman "Trois saisons d'orage". Courte fable en huis clos, Le Puits, signé par l'écrivain espagnol Iván Repila, raconte l'histoire de deux frères, le Grand et le Petit, qui se retrouvent au fond d’un puits et essayent de s’en sortir. Ce conte cruel les observe sortir de l’enfance malgré eux, en découvrant les désirs de haine et de vengeance. Unis par leur fraternité, l’amour seul résiste à l’épreuve qu’ils doivent surmonter. En se replongeant dans cette lecture, l’écrivaine nous confie l’écho qu’a eu cette “œuvre complète” dans sa vie.   “J’étais à une période où j'essayais de me hisser hors d’un lieu où je me sentais un petit peu pétrifiée et immobile, comme ces deux enfants dans le livre, essayent à de nombreuses reprises de se hisser hors de ce puits.” Une lecture physique et sensorielle qui a accompagné Cécile Coulon, dans un nouveau moment de vie. “Lorsque je l'ai terminé j’étais dans un état second. Je savais que je venais de lire un grand livre, un ouvrage important. Je savais que ce texte allait avoir des répercussions sur moi, sur ma façon d’écrire, sur ma façon de penser.”Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Cécile Coulon répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Marjolaine Roget a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage.Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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36 - Pauline Harmange: Promesses et promises

Pauline Harmange est militante féministe et autrice de l’essai à succès Moi les hommes, je les déteste. Son premier roman Aux endroits brisés paraît le 29 septembre chez Fayard. Dans cet épisode du Book Club, elle recommande un classique de la littérature britannique, Orgueils et Préjugés de Jane Austen. Pour Pauline Harmange, ce roman constitue une charnière dans sa vie : « C’est le premier roman que j’ai lu d’une autrice classique dans ma construction de personne féministe et aussi d’écrivaine. C’est un roman classique qui parle d’amour et pour moi ça a été une grande révélation et aussi un moteur ».Orgueils et Préjugés raconte une histoire d’amour dans l’Angleterre de la fin du 18ème siècle où les mariages et les fortunes régissent les familles. Dans celle des Bennett c’est Elizabeth qui est au cœur de l’intrigue entre un voisin aisé et Mr. Darcy, un homme influent et tout aussi riche. Lu pour la première fois à son adolescence, ce roman d’amour et d’humour a accompagné Pauline Harmange dans des moments difficiles et a été un véritable soutien pour l’autrice :« C’est mon premier “livre-bouée” et mon premier objet d’obsession saine. Si les premières fois où j’ai lu Orgueils et Préjugés, c’était juste une fabuleuse histoire d’amour extrêmement prenante, en grandissant et en affûtant mon œil c’est aussi devenu un texte extrêmement bien raconté avec une maîtrise de l’humour qui pour moi est vraiment jouissive ».Pour Pauline Harmange, Orgueils et préjugés est un manifeste pour la féminité, qui l’a incitée au fur et à mesure des années à embrasser la sienne : « C’est un livre qui, à l’adolescence, m’a réconcilié avec quelque chose de compliqué pour moi, c’était de devenir une femme. »Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Pauline Harmange répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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35 - Naila Keleta-Mae: l’imagination au pouvoir

Naila Keleta-Mae est une artiste pluridisciplinaire canadienne. Elle est poétesse, dramaturge, autrice, interprète et enseigne l’art dramatique à la l’Université de Waterloo. À travers ses recherches, elle explore les questions de race et de genre et développe notamment au sein de son université un programme de recherche artistique intitulé “Black and Free”. Dans cet épisode du Book Club, Naila Keleta-Mae raconte comment ses luttes et le regard qu’elle porte sur la poésie ont été guidés par l’ouvrage Sister Outsider, essais et propos d’Audre Lorde, sur la poésie, l’érotisme, le racisme, le sexisme (disponible en français aux Éditions Mamamélis). Alors qu’elle avait une vingtaine d’années, Naila Keleta-Mae découvre ce recueil d'essais qui n’a ensuite jamais cessé de l’inspirer et de la porter. Aujourd’hui encore, elle enseigne Sister Outsider à ses jeunes élèves. “Avec Audre Lorde, à ce moment-là dans ma vie, il n’y avait pas de distance, je sentais que c’était comme si elle me parlait.” “La poésie n’est pas un luxe, c’est une nécessité”: cette façon de penser la poésie, Naila Keleta-Mae s’en est imprégnée. Pour elle, écrire un poème c’est lutter pour l’imaginaire au quotidien. “C’est par la clarté et la simplicité de la poésie, que les femmes, et en particulier les femmes Noires, peuvent se connecter avec des forces plus grandes que la vie quotidienne et ses défis”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Naila Keleta-Mae répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Marjolaine Roget a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage.Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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34 - Olympe de G : passionnément

Olympe de G. est réalisatrice de films porno féministes, et est à l’origine des podcasts érotiques Voxxx et Coxxx. Dans cet épisode du Book Club, Olympe de G. partage une lecture de jeunesse, Passion simple, un roman autobiographique d’Annie Ernaux. “C’est un livre qui décrit la passion charnelle, déraisonnée, complètement obsessionnelle de cette femme d’une intelligence rare pour un homme marié qu’elle connait à peine, mais qui remplit toute sa tête et tout son corps.” Annie Ernaux exprime son état d’attente perpétuelle pour cet homme qui a colonisé son esprit jusqu’à devenir son unique objet de désir. “Ce qui compte en fait là, c’est ce qui se passe entre elle et elle-même. Cet emballement du cerveau, du coeur, du sexe, pour cet objet.” Passion simple explore donc l’intimité d’une femme de façon “crue, analytique, sans jugement” ce qui “laisse justement toute la latitude pour s’identifier”. “Je me suis rendue compte de la vertu que ça avait de travailler avec son intime”. Ce livre fondateur pour Olympe de G. fait écho à son amour pour le désir, autant qu’à ses récents questionnements sur l’hétéronormativité. “Au-delà de l’histoire passionnelle, sentimentale et sexuelle, elle raconte aussi la disponibilité féminine face à l'indisponibilité masculine”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Olympe de G. répond aux questions de la journaliste Raphaële Kranjcevic. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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33 - Agnès Hurstel : Copier coller

Agnès Hurstel est comédienne et humoriste. Elle est la créatrice de la série Jeune et Golri visible actuellement sur OCS. Dans cet épisode du Book Club, elle recommande un livre qui, à sa lecture, a résonné comme un véritable écho à sa vie.Il s’agit du roman autobiographique Le coût de la vie de Deborah Levy : “ C’est trop bien quand tu lis un livre et tout d’un coup on est dans ton cerveau et c’est toi qui parle. C’est pas possible quoi, l’auteure elle a eu accès à ton intimité.”Le coût de la vie raconte l’histoire de l’autrice britannique Deborah Levy qui, à 50 ans, va vivre un divorce difficile. Elle change de vie et passe d’une grande maison Victorienne à un petit appartement au sixième étage dans le nord de Londres, seule avec ses deux filles :  “ Elle va s’acheter un vélo électrique et réfléchir à la liberté, l’écriture, la féminité, ce que c’est que d’être auteure, ce que c’est l’auto-fiction et comment on fait quand on change de vie”. Une ode à la solitude choisie, qui a inspiré Agnès Hurstel dans son écriture, mais qui l’a aussi encouragée à embrasser la liberté : “ C’est vraiment hyper intéressant sur ce que ça raconte de ce qu’est être une femme aujourd’hui et sur la quête d’une vie à soi quand tu es dans un endroit qui ne t’appartient plus. “Dans Le coût de la vie, Deborah Levy questionne la féminité et le rapport à la maternité. Des réflexions émancipatrices que partage Agnès Hurstel : “ Elle dit un truc incroyable sur les mères, elle dit que sa mère a été super libre et dans le livre je trouve que par pointillés Deborah Levy nous indique ce qu’est être une mère qui est avant tout une femme, pas juste une mère. J’adore ce qu’elle dit sur la féminité ”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Agnès Hurstel répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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32 - Marion Séclin : faire sa loi

Marion Séclin est comédienne, réalisatrice et militante féministe. Elle est également fondatrice de l’association Faiseuse, pour laquelle elle a signé le podcast La Théorie et la Pratique, une fiction épistaudio sur le couple libre, disponible depuis juin 2021.Dans ce dernier épisode du Book Club avant l'été, Marion Séclin marque une pause dans son visionnage de la série Hercule Poirot pour partager son attachement à Agatha Christie: “Ce qui me frappe chez Agatha Christie c’est l’intelligence avec laquelle elle est capable de te faire rester jusqu’au bout, sans te vendre une enquête. Elle te donne juste ce qu’il faut. Elle est vraiment comme une vilaine charmeuse”. Elle a d’ailleurs choisi de parler d’un de ses best-sellers, Ils étaient dix. Dans ce roman policier, dix personnes invitées sur une île mystérieuse sont assassinées les unes après les autres suivant les couplets d’une inquiétante comptine...Une histoire qui a effrayé Marion Séclin enfant et dont la relecture adulte a fait remonter de nombreuses questions sur la justice et la vengeance : “Quand je me suis retrouvée dans une phase de cyberharcèlement où j’avais l’impression que personne ne ferait jamais justice pour moi, je me suis dit que j’allais aller la faire moi-même”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Marion Séclin répond aux questions de la journaliste Florence Epandi qui a également fait le montage de cet épisode.Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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31 - Agnès Martin-Lugand : conte d'été

Agnès Martin-Lugand est autrice. Son dernier roman, La Datcha, est paru en mars 2021 chez Michel Lafon. Dans cet épisode du Book Club, Agnès Martin-Lugand recommande Gabrielle, le premier tome de la série Le goût du bonheur, signé par Marie Laberge : “Ce roman est la synthèse de ce que je recherche en tant que lectrice et de ce à quoi j’aspire en tant qu’auteure”. Il raconte l’histoire de l’émancipation de Gabrielle, une femme dans les années 30 au Québec : “Elle est le point de bascule entre deux époques et c’est ça qui me fascine”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Agnès Martin-Lugand répond aux questions de la journaliste Raphaële Kranjcevic. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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30 - Alexandra Lapierre : mon héroïne

Alexandra Lapierre est autrice. Obsédée par les portraits de femmes, elle est l’une des seules romancières françaises à suivre ses personnages sur le terrain pour faire revivre leurs histoires oubliées ou méconnues. Son dernier ouvrage, Belle Greene, est paru en janvier 2021 aux Editions Flammarion. Il raconte le destin de cette afro-américaine qui, dans les années 1900, décida de cacher ses origines et devint l’une des femmes les plus puissantes de son continent. Dans cet épisode du Book Club, Alexandra Lapierre partage son amour pour Anna Karénine, l’héroïne qui donne son nom au roman de Léon Tolstoï. Alors qu’elle était mariée, elle a sacrifié sa vie de femme et de mère pour son amant : “C’est tout ce que j’aime. C’est-à-dire un portrait psychologique d’une richesse sans égale et la résurrection d’un monde”. Pour elle, la force de ce portrait réside dans sa complexité. Il dépeint une femme avec toutes ses contradictions, qui lui fait penser à sa propre héroïne, Belle Greene : “Ce sont des femmes libres qui sont totalement enchainées par les lois de la société. En ce sens, elles se ressemblent et ma dette à l’égard d’Anna Karénine est sans égale”.À travers le portrait d’Anna Karénine, Léon Tolstoï met en avant l’hypocrisie de la haute société russe. Une critique qui a poussé Alexandra Lapierre à se lancer dans le plus grand voyage initiatique de son existence : “Anna Karénine, dans mon travail, a des répercussions absolument gigantesques puisque j’ai voyagé sur ses traces à une époque où c’était quand même le rideau de fer”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Alexandra Lapierre répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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29 - Emma Becker : sous les jupes des femmes

Emma Becker est autrice. Pour écrire son dernier livre La Maison, elle s’est prostituée pendant deux ans dans des bordels de Berlin. Dans cet épisode du Book Club, elle recommande le livre qui lui a donné accès à la lecture pour la première fois, qu’elle a découvert très jeune et surtout en cachette. Il s’agit du roman érotique Le point d’orgue signé par Nicholson Baker : “Depuis que j’ai 8 ans, j’ai du livre ce livre une bonne cinquantaine de fois”.Le point d’orgue raconte l’histoire d’un homme qui décide de se servir de son pouvoir d’arrêter le temps pour assouvir ses fantasmes sexuels : “Pour moi le charme de ce livre est bien au-delà de son résumé”. Nicholson Baker offre ainsi une vision des femmes qui a inspiré Emma Becker dans ses choix de carrière : “Je me suis dit que j’avais envie d’écrire et de faire ressentir aux gens qui me lisent ce que je ressens en lisant Nicholson Baker”. En plus d’avoir ouvert les portes du désir à Emma Becker, ce livre l’a aussi amusée à travers ses scènes de sexe burlesques : “J’ai toujours pensé que le sexe pouvait être quelque chose qui vous transfigure, mais ce n’est pas obligé que ce soit décevant ou triste. Ça peut toujours devenir une histoire drôle”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Emma Becker répond aux questions de la journaliste Raphaële Kranjcevic . Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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28 - Ovidie : à bout de souffle

Ovidie est journaliste, réalisatrice et autrice. Elle signe en août 2020 le livre Baiser après #Metoo : lettres à nos amants foireux, illustré par Diglee ainsi que la série audio (Sur)vivre sans sexe, en collaboration avec Tancrède Ramonet pour l’émission LSD sur France Culture.Dans cet épisode du Book Club, Ovidie rend hommage à l’autrice québécoise Nelly Arcan en recommandant son premier roman Putain. Un récit dans lequel elle raconte l’histoire d’une étudiante en lettres qui se prostitue, en s’inspirant de sa propre expérience : “C’est un texte de la suffocation. C’est-à-dire que si on devait lire Putain à haute voix, on manquerait de souffle”. Pour Ovidie, cette œuvre est annonciatrice : “Ce qui est intéressant, c’est que Nelly Arcan est morte asphyxiée. En septembre 2009, elle s’est suicidée”.“Ce livre est d’une grande violence, pas vis-à-vis du travail du sexe, mais de son rapport en tant que femme à l’ensemble de la société”. Un texte cru et engagé où Nelly Arcan décrit les maltraitances qu’elle inflige à son corps pour plaire aux hommes et concurrencer les femmes : “La façon dont elle a été médiatisée n’était pas en tant que révélation littéraire. C’était en tant que la pute qui écrit”. Une stigmatisation à laquelle Ovidie s’identifie : “Au moment de sa mort, je me dis : ‘Nelly Arcan c’est peut-être moi. C’est peut-être moi la prochaine. C’est peut-être moi qu’on va retrouver pendue’”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Ovidie répond aux questions de la journaliste Camille Loiseau. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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27 - Yelle : ici et maintenant

Yelle est chanteuse et membre du groupe du même nom. Après six ans d’absence, elle a sorti en septembre 2020 son quatrième album L’Ère du Verseau : “C’est un album de 2020 qui a été composé en 2019. Il sonnera certainement dans quelques années comme un album des années 2020 et ça ne me dérange pas du tout”. C’est justement de cette notion d’époque révolue et de progrès à travers le temps dont elle va nous parler dans cet épisode du Book Club. Yelle recommande le roman autobiographique Les années signé par Annie Ernaux. Il rassemble, à la manière d’un album photo, des années de souvenirs, de l'après-guerre à aujourd’hui : “C’est vraiment ça, une épopée simple. Pour moi il y a quelque chose de l’ordre de l’épopée dans le fait de traverser la vie et puis en même temps, c’est la vie de tout le monde”. Pour Yelle, ce livre permet de se questionner sur le temps qui passe et l’importance de vivre l’instant : “J’ai appris à être dans le moment présent en lisant”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Yelle répond aux questions de la journaliste Oriane Olivier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Capucine Rouault a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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97 - Susie Morgenstern : le jardin des délices

Le Book Club reçoit cette semaine l’autrice franco-américaine Susie Morgenstern. Elle a signé plus de cent cinquante romans de jeunesse dont les best-sellers La sixième ou encore Lettres d’amour de 0 à 10. Elle vient également de publier son autobiographie Mes 18 exils aux éditions de l’Iconoclaste. Dans cet épisode, Susie Morgenstern présente les “234 pages de bonheur” du roman D’or et d’oreillers, signé par Flore Vesco. Il invite ses jeunes lecteurices à découvrir ce que font “les jeunes filles en secret la nuit, sous l’oreiller” : “Si vous êtes un adulte qui ne s’est jamais aventuré dans les livres de jeunesse, vous verrez que c’est ce qui se fait de mieux dans la littérature actuelle”.Pour Susie Morgenstern, les fictions qui abordent l’érotisme manquent souvent de subtilité. Ce qui l’enthousiasme, c’est que justement dans cet ouvrage, la sexualité n’est pas taboue, ni un mal nécessaire ; elle est enchanteresse : “Flore Vesco n’a pas écrit spécifiquement pour une collection chaude, mais qui effleure le désir et le sexe avec une plume trempée dans le miel aux mille parfums”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Susie Morgenstern répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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25 - Colombe Schneck : comme à la maison

Colombe Schneck est journaliste, réalisatrice de documentaires et autrice. Elle a publié son dernier roman, Deux petites bourgeoises, il y a moins d'un mois. Dans cet épisode du Book Club, Colombe Schneck présente le roman Portnoy et son complexe, de Philip Roth, auteur à qui elle voue une réelle obsession : “Une fois qu’on a lu Philip Roth, et ce livre en particulier, ce n’est pas facile de trouver aussi bien”. C’est ainsi qu’adolescente et avec un plaisir non-coupable, elle a scruté à travers les pages Portnoy et son complexe, la sexualité d’Alex, un jeune homme juif américain dont la parole s’échappe du cabinet de son psychanalyste : “Il n’y a aucun maquillage, aucun travestissement. Il y a toutes ces choses qu’on ne peut pas raconter, toutes ces choses honteuses”. “ Et puis il parlait d’un autre sujet dont on ne parlait jamais dans la littérature, il parlait de transit”. Une sincérité brute, presque familière qui passionne Colombe Schneck : “Je ne suis aucunement choquée et au contraire, j’en veux davantage”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Colombe Schneck répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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24 - Le Book Club des libraires : Géraldine Delauney - De la fiction pour ouvrir les esprits

Géraldine Delauney est libraire à Morlaix. Une vocation qui s’est présentée comme une évidence après sa lecture du livre de John Irving : Le Monde selon Garp, dont elle nous parle dans cet épisode du Book Club : “Je me suis dit que je voulais travailler dans les livres. C’est magique. C’est un univers qui est merveilleux, qu’il faut partager absolument”.Le Monde selon Garp raconte l’histoire abracadabrante de S.T. Garp, le fils que réussit à avoir Jenny, une femme qui voulait d’un enfant, mais surtout pas d’un homme : “À dix-neuf ans, c’était vraiment un univers tellement différent de ce que j’avais pu lire avant, qu’il m’avait ouvert des portes et fait découvrir plein de choses”. Un roman que Géraldine Delauney a compris d’une autre manière en le relisant, près de dix ans plus tard : “Quand je l’ai relu, j’avais trois enfants, et évidemment il y a d’autres aspects du livre qui m’ont touchée différemment". Elle s’est aussi rendue compte de sa notion avant-gardiste : “Il parlait de sujets qui sont dans l’air du temps aujourd’hui”.Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture, alors ces dernières semaines, vos épisodes du Book Club ont donné la parole à des femmes libraires. Ces épisodes sont en partenariat avec le site Leslibraires.fr, réseau de libraires indépendants. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Géraldine Delauney dirige la librairie Dialogues, à Morlaix. Elle répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage.Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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23 - Le Book Club des libraires : Hélène Woodhouse - la mémoire d’une nuit

C’est par hasard que “le syndrôme du libraire est entré dans les veines” d’Hélène Woodhouse : “Il y avait de la lumière sous la porte et j’ai frappé”. Une heureuse coïncidence qui l’a poussée à tout arrêter pour s’y consacrer : “ J’étais bien. J’étais peut-être enfin à ma place, à une place où je n’avais plus rien à prouver”. Dans cet épisode du Book Club, Hélène Woodhouse nous parle du roman sous forme de récit choral : Le livre que je ne voulais pas écrire, de son ami Erwan Larher : “Je ne l’ai pas découvert. C’était plus une attente, une sorte de soulagement”. Survivant du Bataclan, il raconte l’horreur de cette nuit du 13 novembre 2015 : “Je l’ai lu d’une traite même si, de temps en temps, il fallait que je le repose”. Une lecture éprouvante pour Hélène Woodhouse, mais surtout salvatrice et aussi surprenante : “Il y a vraiment des passages d’anthologies où je me demandais comment je pouvais être en train de rire alors que l’on parle de ça”. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture, alors ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des femmes libraires. Ces épisodes sont en partenariat avec le site Leslibraires.fr, réseau de libraires indépendants. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Hélène Woodhouse dirige La Chouette librairie à Lille. Elle répond aux questions de la journaliste Oriane Olivier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club avec l’aide de Laura Laarman. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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22 - Le Book Club des libraires : Fabienne Boidot Forget - Le plaisir de la transmission

Fabienne Boidot Forget dirige la librairie Gibier à Pithivier. Dans cet épisode du Book Club, elle s’enregistre en note vocale chez elle, un lundi matin où les oiseaux chantent : “J’avais envie de parler d’un livre qui, pour moi, était extrêmement important dans ma nouvelle vie de libraire”.Fabienne Boidot Forget nous présente le premier roman de l’autrice Alexandra Koszelyk, qu’elle a choisi de mettre en avant pendant la rentrée littéraire 2019 : À crier dans les ruines. : “Quand j’ai refermé le livre, je me suis dit que c’est ce que je cherchais. C’était ma signature, la signature de ma librairie”. Cet ouvrage raconte l’histoire d’amour de deux adolescents, à l’aube de l’incendie de la centrale nucléaire de Tchernobyl : “J’ai vraiment ce sentiment que j’ai vécu l’histoire”. Et son amour pour ce livre est devenu celui de ses clients : “On avait vraiment très bien vendu le livre. En fait, c’était notre best seller. Et on pouvait être très fièr.e.s de nous”. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des femmes libraires. Ces épisodes sont en partenariat avec le site Leslibraires.fr, réseau de libraires indépendants. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. Comme le dit Fabienne Boidot Forget : “Lire, pour moi, c’est aussi important que respirer. C’est aussi important que boire. C’est une vraie nécessité”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Fabienne Boidot Forget répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club avec l’aide de Laura Laarman. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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21 - November Ultra : la lecture émotionnelle

November Ultra est musicienne et que vous avez pu entendre sur le récent jingle de Louie Media. Elle a composé son premier album solo dont certains titres sont déjà disponibles comme soft & tender. Dans ce clip, elle est d’ailleurs en pleine lecture de Novecento : Pianiste d’Alessandro Baricco, l'œuvre qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club.Novecento : Pianiste est un monologue écrit pour le théâtre. Il raconte un voyage en bateau, celui d’un homme, né en mer sans jamais avoir foulé la terre, qui joue au piano la musique de l’Océan : “En fermant le livre, j’aurais pu jurer que je l’avais entendu jouer”. En plus de transporter par son histoire, Novecento : Pianiste n’arrête pas de naviguer de main en main : “C’est un livre qui non seulement est important dans le fond, mais en plus dans la façon dont il a vécu”.  Déjà important avant sa lecture, puisque c’est un ami de November Ultra qui lui a offert lors de son dernier concert avec son groupe, elle-même aime à l’offrir à son tour : “Pour moi, les objets sont des petits talismans d’amour”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. November Ultra répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club avec l’aide de Laura Laarman. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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20 - Caroline De Haas : l'excitation brûlante de l’attente

Caroline De Haas est une militante féministe et autrice. Elle publie En finir avec les violences sexistes et sexuelles : Manuel d'action aux éditions Robert Laffont. Dans cet épisode intimiste du Book Club, Caroline De Haas présente le roman d’amour qui l’a fait “pleurer du début à la fin” : Les vaisseaux du cœur, signé par Benoîte Groult. Un ouvrage autobiographique qui raconte une histoire amoureuse et sexuelle extra-conjugale : “Ce que j’aime dans ce livre, c’est qu’il parle de sexe de manière hyper crue et vraie”. Mais pour elle, cette impudeur n’apparaît pourtant pas comme transgressive, bien au contraire, elle révèle une femme libre : “Le sentiment est tellement fort et passionné que je ne vois pas comment il pourrait y avoir le moindre sentiment de malaise”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Caroline De Haas répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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19 - Catherine Blondeau : quand la couleur colle à la peau

Catherine Blondeau est autrice et directrice du théâtre Le Grand T à Nantes. Elle publie Blanche aux Éditions Mémoire d’encrier. Un livre où elle s’interroge sur sa propre blanchité, inspiré de Peaux noires, masques blancs, l’ouvrage qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club : “Avec Blanche, j’ai voulu à mon tour partager cette expérience à la fois très intime et très politique de la prise de conscience”.Peaux noires, masques blancs est signé en 1952 par Frantz Fanon. Cet essai raconte l’histoire de ce jeune psychiatre antillais confronté au racisme en métropole. Il découvre pour la première fois qu’il est noir dans le regard des autres. Figure majeure de l’anticolonialisme, il a changé la vie de Catherine Blondeau, qui s’est paradoxalement identifiée à lui, lors de son voyage en Afrique du Sud : “J’ai vécu un peu à l’envers la même révélation que Fanon (...). Je me suis demandée ce que voyaient les gens dans les blanc.he.s”. Pour elle, ce livre, toujours aussi moderne, résonne aussi dans l’actualité : “Quand en France les voix des minorités raciales réclament leur place dans le combat politique et social, ce sont les descendants de Frantz Fanon qui s’expriment”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Catherine Blondeau répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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18 - La Chica : la magie du réel

La Chica est une musicienne franco-vénézuélienne. Elle a sorti en décembre dernier son album La Loba (La Louve), inspiré d’une légende hispanophone, en hommage à son petit frère décédé quelques mois plus tôt : “Symboliquement c’est très puissant. Ça raconte qu’on va renaître, qu’on peut renaître". C’est d’ailleurs lui qui lui a parlé, lors d’un voyage au Mexique, du livre 1Q84 de Haruki Murakami, qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club. Ce roman paru en trois tomes raconte l’histoire de deux âmes sœurs au destin lié qui n’évoluent pas dans la même réalité : “C’est un réalisme qui résonne avec ma culture latino-américaine”. Il s’agit aussi d’une critique de la société capitaliste, constrastée par des scènes poétiques et brutales : “J’ai l’impression que ma vie est comme ça, comme un enchaînement de choses belles et douces et d’épreuves très violentes”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. La Chica répond aux questions de Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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17 - Noémie de Lattre : déconstruction, mode d’emploi

Noémie de Lattre est autrice, comédienne et metteuse en scène. Elle a publié l’essai Un Homme sur deux est une femme et a créé son seul en scène Féministe pour Homme. Deux œuvres qui ont été en partie inspirées du livre Généalogie de la morale, écrit par Nietzsche en 1887, qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club. Généalogie de la morale est un essai philosophique qui cherche à retracer l’origine des conceptions morales, notamment dans la religion. Cependant, ce n’est pas son fond qui intéresse Noémie de Lattre : “L’idée majeure que je retiens de cette lecture, c’est la déconstruction”. Une idée qui a été le point de départ de sa nouvelle vie et lui a permis de créer sa propre pensée, indépendante des injonctions qui nous contraignent : “Je me suis mise à faire un tas de théories marrantes sur le couple”. En partant du principe que “le couple, est la religion moderne”, elle a décidé de tout remettre en question : “Je pense que j’ai eu le courage de prendre des décisions sur ma vie sentimentale et sur ma maternité que je n’aurais pas pu prendre sans Nietzsche”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Noémie de Lattre répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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16 - Capucine Johannin : les racines de la violence

Capucine Johannin est autrice et photographe. Elle a écrit à quatre mains avec son mari Simon Johannin, Nino dans la nuit. Un portrait de ces jeunes qui galèrent à trouver leur place dans une société qui ne veut pas d’eux. Dans cet épisode du Book Club, Capucine Johannin présente un livre d’horreur, le tout premier roman de Stephen King, Carrie : “Cet attrait pour la peur est très féminin. J’ai l’impression que c’est parce que quand on naît femme, on est très vite au courant que la vie est dangereuse pour nous”. C’est l’histoire d’une jeune fille, victime de harcèlement à l’école et du fantasme religieux de sa mère, qui va retourner sa haine contre les autres : “Je trouve que c’est intéressant de se pencher sur l’origine de la violence. Pour soigner quelque chose ou l’empêcher, il faut réussir à le comprendre”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Capucine Johannin répond aux questions d’Oriane Olivier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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15 - Lisette Lombé : la révolution de l’apprentissage [Live au Brussels Podcast Festival]

Lisette Lombé est une autrice, poétesse et slameuse belgo-congolaise. En 2020, elle a reçu un Golden Afro Artistic Awards pour son roman Vénus Poética et le Prix Grenades/RTBF pour son recueil Brûler, brûler, brûler, dont elle interprète deux passages dans cet épisode spécial. De son rapport aux mots, elle dit : “Ce que l’on sent, c’est que mon écriture vient de quelque chose qui bouillonne dans mon ventre, souvent d’une injustice”.Dans cet entretien réalisé en direct à l’occasion du Brussels Podcast Festival, Lisette Lombé parle du livre de la féministe américaine bell hooks : Apprendre à transgresser . Un essai qui raconte son expérience de l’enseignement comme acte politique, en tant que femme noire aux Etats-Unis. Un témoignage qui fait écho au parcours de Lisette Lombé qui a longtemps été elle-même enseignante : “J’étais bouleversée, dans le sens bouleversée quand tu as les larmes et que ça met une vibration terrible en toi, que tu sais que tu vas changer durablement”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible.  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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14 - Mirion Malle : un air glaçant de déjà-vu

Mirion Malle est autrice et dessinatrice de bande dessinée. Elle s’est fait connaître en 2011 grâce à son blog/BD féministe Commando Culotte. Dans cet épisode, Mirion Malle nous présente La Cloche de détresse de Sylvia Plath. C’est le livre qui l’a accompagnée quand elle était en train d’écrire C’est comme ça que je disparais, une bande dessinée qui raconte les mécanismes de la dépression : “C’est difficile de mettre des mots sur ça et la cloche de verre est la métaphore parfaite”. Un livre qu’elle a mis longtemps à lire, et tout autant à s’en remettre : “J’ai vraiment eu besoin d’un moment pour récupérer. Je me sentais vidée, un peu sonnée, puis essoufflée". Cette autobiographie évoque “avec justesse” la dépression et la condition des femmes aux Etats-Unis dans les années 50. Un récit toujours aussi moderne, qui a permis à Mirion Malle de retrouver son plaisir de lire : “Il y a vraiment, pour moi, eu un avant et un après avoir lu ce livre. Il y a eu une envie très forte de renouer avec la lecture. J’avais une urgence de lire”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Mirion Malle répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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13 - Barbara Carlotti : le rythme de la langue

Barbara Carlotti est une autrice, compositrice, interprète et musicienne. Dans son dernier album, Corse, île d’amour, elle rend hommage à ses racines en les revisitant avec des accents pop et ensoleillés. Dans cet épisode du Book Club, Barbara Carlotti s'enregistre, dans son appartement parisien, entourée de ses instruments et de ses livres. : “Il y a un lien très fort entre la littérature et la musique”. Elle nous présente le récit biographique et musical d’Ingrid Caven signé par Jean-Jacques Schuhl. C’est l’histoire romanesque de cette femme, sa femme, devenue star de cabaret et icône du cinéma d’auteur allemand d’après-guerre : “Il en parle comme d’une œuvre d’art, pas comme d’un objet, mais d’une personnalité mouvante”. Et au-delà d’un témoignage, c’est aussi un roman sonore : “Il y a quelque chose qui se rapproche, dans l’écriture de Jean-Jacques Schuhl, des chansons”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé le questionnaire de cette interview à Barbara Carlotti. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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11 - Maïa Mazaurette : “C’est une drama queen Marguerite Duras” [REDIFFUSION]

Chez Louie Media, dans chacun de nos podcasts, nous essayons de faire ressentir le monde avec des histoires fortes, remplies d’émotions et d’intimité. Dans le Book Club, cette intimité, nous la retrouvons dans la bibliothèque des femmes qui nous inspirent et que nous rencontrons. A chaque épisode nous nous arrêterons sur un livre un peu spécial. Un roman, un essai ou toute oeuvre littéraire qui raconte un moment charnière de la vie de cette femme.La lectrice que l’on découvre dans cet épisode est la journaliste et autrice Maïa Mazaurette. Elle a habité à Berlin, Copenhague ou New York. Et pendant ses expatriations, elle a perdu beaucoup de ses livres... Si pour certain.e.s passionné.e.s de lecture cette situation est un cauchemar, elle, s’en accommode très bien: “J’aime bien perdre des livres parce que j’ai l’impression qu’une bibliothèque, c’est aussi quelque chose qui nous rattache au passé” (01’20). Elle a donc troqué ses bouquins papier contre une tablette numérique. “J’ai aussi un intérêt personnel à ne pas avoir une bibliothèque sous mes yeux et en voir une justement qui disparaît au fur et à mesure” (01’55). Au micro de Gladys Marivat, Maïa Mazaurette nous présente L’amant de Marguerite Duras aux éditions de Minuit, un livre qui fait écho à son adolescence. Au moment où elle se retrouve avec ce récit entre les mains, elle a 15 ans, elle est en vacances en famille dans le sud de la France et s’identifie à l’héroïne du roman. “C’était une jeune fille de 15 ans qui était celle que je rêvais d’être : belle, libre...” (15’). Ce qui est fort pour cette adolescente, future journaliste, c’est que ce livre n’est pas qu’une histoire d’amour ou de sexe mais aussi celle d’une émancipation. Malheureusement, à ce même moment, elle se heurte à l’image de Jane March qui adapte le rôle de l’héroïne au cinéma : “J’ai cette actrice sublime en tête et je me dis que pour avoir cette vie là, pour avoir cette absolue indépendance et liberté, il faut être une très belle femme” (16’30). Dans L’amant, Marguerite Duras affiche sa hantise du temps qui passe: “Marguerite Duras dit [...] à 18 ans, elle vieillit. Et puis, elle dit qu’elle garde le même visage jusqu’à ses 80 ans, celui d’une femme qui a le visage détruit à 18 ans” (17’20). Cette phrase a profondément influencé le rapport à la beauté de Maïa Mazaurette mais surtout son regard sur les effets de l’âge sur le corps d’une femme. “A 35 ans, je me disais mais qu’est ce qui va me tomber dessus à 40 ans ? [...] Parce que j’ai l’impression que c’est le dernier moment de ma vie où je vais pouvoir faire l’amour avec l’amant chinois” (18’12). Une peur dont elle s’est aujourd’hui librement défaite. C’est ce même livre qui, une fois adulte, poussera Maïa Mazaurette à aller sur les traces de l’enfance de Marguerite Duras, pour finir la rédaction de son livre Sortir du trou, lever la tête aux éditions Anne Carrière. L’amant de Marguerite Duras n’aura cessé d’accompagner la journaliste et autrice, de son adolescence à aujourd’hui. Cet entretien a été mené par Gladys Marivat. Maud Benakcha a fait le montage. Elle était également en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix, Maureen Wilson y était responsable éditoriale et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Le Book Club est un podcast de Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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4 - Tamara Al Saadi: lire mon arabité

Tamara Al Saadi est une autrice, comédienne et metteuse en scène. Née à Bagdad, en Irak, elle vit un exil en France à l’âge de cinq ans. Presque trente ans plus tard, elle décide de mettre la lumière sur la dualité identitaire qui l’a traversée dans sa pièce Place. Une création récompensée par le Prix du Jury et par le Prix des Lycéens du Festival Impatience 2018.  “Par son écriture, cette femme m’a rendu mon pays d’origine”. Dans cet épisode du Book Club, Tamara Al Saadi se confie sur son rapport à sa famille et nous présente le cadeau de sa sœur pour ses trente ans; le roman Dispersés de l’écrivaine et journaliste Inaam Kachachi. Un livre qui va bouleverser sa vie en mettant le doigt sur sa carence d’irakité. “La clé était là. La littérature donne accès à un endroit, des cultures qui est très intime”. Ce roman nous invite à suivre une femme, Wardiya, prestigieuse gynécologue réfugiée à Paris. Une histoire qui pose la question du déracinement et dépeint la douleur de l’exil. “J’ai réussi à le lire en entier et heureusement parce que clairement, il y a eu un avant et un après pour moi...”. Le prochain spectacle de Tamara Al Saadi s’appelle Brûlé.e.s et “dénonce les stigmatisations dans les banlieues en confrontant le public à ses propres projections.” Il sera présenté au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre du festival Les Singulier.e.s. Un festival qui met à l’honneur des créations transdisciplinaires et dont le Book Club est partenaire. Théâtre, danse, musique, arts visuels et cirque se mêlent autour d’un thème commun: le portrait et l’autoportrait. Et pour cette nouvelle édition, le programme prend une couleur plus que jamais féminine. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Et plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé le questionnaire à Tamara Al Saadi. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage. Mélodie Lauret et Antoine Graugnard en ont composé la musique. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale. Le Book Club est une production de Louie Media. La transcription de l’épisode est disponible ici. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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3 - Chloé Moglia : invitation dans le monde des lignes

Chloé Moglia est danseuse, trapéziste et directrice artistique de la compagnie Rhizome. Dans cet épisode du Book Club, la performeuse s’enregistre à une heure du matin dans sa campagne bretonne. Cette nuit-là, elle se confie sur le livre : Une brève histoire des lignes de l'anthropologue anglais Tim Ingold. Un ouvrage qui lui a permis d’explorer sa pratique de la suspension et progresser sur son fil d’une manière différente dans ses spectacles aériens : “C’est un livre qui m’a mis dans des états de joie complètement dingue. Tim Ingold se donne la liberté de rassembler des choses que je n’avais vu personne rassembler”.Cette “promenade” propose une réflexion sur les lignes qu’on ne voit pas, et qui sont omniprésentes dans notre quotidien. Elle démêle les relations entre des actions banales comme marcher, chanter ou encore écrire, et considère que tout ce qu’on fait s’apparente à faire des lignes : “C'est un peu bizarre comme ça. Mais ça ouvre au fait que, quand on se balade dans la forêt ou qu'on fait un trajet dans une ville, le trajet est une ligne. On dessine une ligne”.Une ouverture sur le monde qui permet de penser la vie comme un ensemble d’éléments homogènes et inséparables qui constituent un tout : “Il met ensemble des orages et des limaces, ça m’a fait rire ! (...) C’est comme ci ça remettait le monde ensemble. Ça tisse des liens. Ça relie. Ça fait une religion de lignes”. Le dernier spectacle de Chloé Moglia cosigné avec Marielle Chatain s’appelle L’Oiseau Lignes. Cette œuvre joue avec ce principe de continuité dans l’espace : “A l'époque, quand je faisais du trapèze, il y avait les figures, et tout ce qui se trouvait entre les figures était très embêtant. Finalement, ce que j'appelle désormais la suspension, ce n'est fait maintenant que de ce qui était entre les figures”. Elle sera présentée au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre du festival Les Singulier.e.s. Un festival qui met à l’honneur des créations transdisciplinaires et dont le Book Club est partenaire. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Maud Ventura a envoyé le questionnaire de cette interview à Chloé Moglia. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs réalisé le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage. Mélodie Lauret et Antoine Graugnard ont composé la musique du podcast. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale. Le Book Club est une production de Louie Media.La retranscription de cet épisode est disponible ici.  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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2 - Lisa Guez : Les vertiges des contes

Lisa Guez est metteuse en scène, dramaturge et enseignante-chercheuse. Son dernier spectacle Les femmes de Barbe Bleue est présenté au CENTQUATRE-PARIS. Il est lauréat du prix du jury et du prix des lycéens au Festival Impatience 2019: “On a repris le conte de Perrault et on a essayé de voir, à l’intérieur de ce conte, ce qui nous parlait encore aujourd’hui et comment on pourrait tisser des trajectoires de femmes de Barbe Bleue d’aujourd’hui”Dans cet épisode du Book Club, elle s’enregistre en note vocale dans deux lieux différents: allongée sur le grand lit d’un appart hôtel à Bordeaux et dans un appartement parisien pendant que sa machine à laver tourne. Elle nous raconte Conte de celui qui s’en alla pour connaître la peur des frères Grimm. Un conte “extrêmement étrange, très très foisonnant. Je pense que, du coup, cette dimension foisonnante et cette étrangeté fait qu’il marque moins l’esprit enfantin que des contes plus classiques”. L’histoire d’un homme qui part découvrir le monde dans le seul but de ressentir le frisson: “On peut comparer ça à quelqu’un qui décide de devenir, par exemple, artiste”. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. Comme le dit Lisa Guez : “Le Covid est arrivé et pour le moment on fait très peu de notre tournée. Donc le festival Les Singulie.re.s, on l’attend un peu comme le Messie parce qu’on a extrêmement envie de reprendre notre tournée au CENTQUATRE-Paris. On a beaucoup beaucoup beaucoup de désirs et on a beaucoup beaucoup d’espoirs sur les dates qu’on va pouvoir jouer enfin”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé le questionnaire de cette interview à Lisa Guez. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage. Mélodie Lauret et Antoine Graugnard ont composé la nouvelle musique du générique du Book Club.Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale.Le Book Club est une production de Louie Media. La retranscription de l’épisode est disponible ici. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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1 - Juliette Navis : des désirs et un livre

La metteuse en scène et comédienne Juliette Navis a un jour décidé de regarder en face ses propres désirs. Un livre lui a tendu la main: L’amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence. “Ce livre est lié à un moment charnière de ma vie de femme. Je l’ai lu à un moment où j’ai dû faire un choix qui m’a énormément coûté et qui a été décisif sur le reste de ma vie”. Ce roman est le récit d’un amour passionnel et charnel dans lequel l’héroïne découvre son corps, sa sensualité et la force d’une sexualité dont elle méconnaissait la puissance: “Ce livre m’a dit qu’il n’y avait pas de honte à avoir envie de chercher mon plaisir. Il m’a dit aussi que le plaisir était un chemin intime, noble et puissant et qu’il me permettrait de me retrouver”Le dernier spectacle de Juliette Navis s’appelle J.C. Il sera présenté au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre du festival Les Singulier.e.s. Un festival qui met à l’honneur des créations transdisciplinaires et dont le Book Club est partenaire. Théâtre, danse, musique, arts visuels et cirque se mêlent autour d’un thème commun: le portrait et l’autoportrait. Et pour cette nouvelle édition, le programme prend une couleur plus que jamais féminine. Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. Comme le dit Juliette Navis dans cet épisode: “Je pense que le spectacle vivant est nécessaire à l’équilibre d’une société [...] Je pense qu’on a besoin de partager des idées dans un même temps, ensemble. Dans un même lieu et dans un même temps”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé le questionnaire de cette interview à Juliette Navis. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode. Les talentueux.ses Mélodie Lauret et Antoine Graugnard en ont composé la nouvelle musique du générique du Book Club.Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale.Le Book Club est une production de Louie Media. La retranscription de cet épisode est disponible ici. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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46 - Marion Montaigne : “Est-ce que je pourrais vivre en me roulant dans des frites?”

Marion Montaigne est illustratrice et autrice de bandes dessinées ainsi que blogueuse. Elle tient le blog humoristique de vulgarisation scientifique Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même), qu’elle a par la suite adapté en BD. Munie de sa plume et de son encre de chine, elle s’est donné pour mission de rendre les sciences accessibles à tous.tes.Marion Montaigne n’est ni chercheuse, ni physicienne. Elle n’a pas de diplôme dans le domaine, et d’ailleurs elle ne cherche pas à en avoir. “Je veux juste comprendre ce qu’on fait et avoir un avis”. Plus un sujet lui paraît ardu, plus elle a envie “de le décortiquer”. Telle une détective lancée sur une enquête, elle se documente, collecte l’information, la recoupe, puis la retranscrit à sa manière. Marion Montaigne veut montrer qu’il n’y a pas besoin d’être un grand scientifique pour s’intéresser à la science.Pour cet épisode du Book Club, Marion Montaigne nous présente le livre Milieu animal et milieu humain du biologiste allemand Jakob Von Uexkull, un ouvrage qui lui a “un peu retourné la tête”. C’est à travers cette lecture qu’elle découvre les différences de perceptions du monde par les animaux, entre eux, mais aussi entre les humains et les animaux. “Il m’a fait comprendre qu’on ne peut pas saisir le monde étranger d’un animal sans comprendre son Umwelt, son monde”. Marion Montaigne est à la fois admirative et perplexe devant cette altérité du monde animal, qu’elle aimerait comprendre. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé le questionnaire de cette interview à Marion Montaigne. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a fait le montage de cet épisode avec Clémence Lecart. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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45 - La littérature pour éclairer l’actualité

Faire ressentir le monde, c’est ce que nous essayons de faire, dans nos productions, chez Louie Media. L’un de nos biais pour le faire, est de réfléchir grâce à la littérature. Dans cet épisode, Agathe le Taillandier est allée interviewer Magali Lafourcade. Elle est magistrate, docteure en droit spécialisée des droits humains et secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme.Pour éclairer l’actualité, la magistrate se réfère à quatre œuvres littéraires pour nourrir notre réflexion sur les libertés, les violences systémiques et sur nos droits. Elle a choisi de nous parler de: Dernière sommation de David Dufresne, 1984 de George Orwell, King Kong Théorie de Virginie Despentes et Le Massacre des innocents, les oubliés de la République de Michèle Créoff et Françoise Laborde. Dans cet épisode, plus que jamais, la littérature nous aide à penser le monde dans lequel nous vivons. Agathe le Taillandier présente le Book Club et a interviewé Magali Lafourcade. Maud Benakcha qui est à l’édition et à la coordination du podcast a réalisé le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage. Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale. La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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44 - Dima Abdallah : “Le geste créatif est profondément révolté”

Dima Abdallah est autrice. Née au Liban à la fin des années 1970, alors que le pays est en proie à la guerre civile, elle s’installe en France avec une partie de sa famille à l’âge de douze ans. En août 2020, cette archéologue de formation publie son premier roman, Mauvaises Herbes. Pour cette publication elle obtient la mention spéciale du jury du Prix de la littérature arabe 2020. Dima Abdallah y fait le récit d’une petite fille libanaise. Contrainte de quitter Beyrouth pendant la guerre pour venir en France, elle trouve refuge dans son amour pour la nature. L‘ouvrage que Dima Abdallah a choisi pour cet épisode du Book Club fait partie des classiques de la littérature. Elle nous présente la pièce de théâtre Les Justes d’Albert Camus. L’histoire de ce groupe d’activistes russes qui planifie l’assassinat d’un despote résonne en elle et la renvoie à son passé pendant la guerre: “on peut perdre de son humanité en croyant défendre une cause qui nous semble primordiale”. La violence peut-elle être justifiée par une cause juste? Et puis, “qu’est-ce qui est juste finalement?” Dima Abdallah trouve dans cette pièce de théâtre des pistes de réflexions à ces questions universelles et tellement d’actualité. Dans cet épisode, Dima Abdallah aborde aussi comment exprimer la violence à travers les livres. L’autrice, tout comme Albert Camus qu’elle admire tant, est convaincue que la littérature peut être un vecteur efficace pour en parler, la dénoncer, et surtout “lutter contre son absurdité”. Dima Abdallah recommande également la lecture d’Un jour ce sera vide, premier roman d’Hugo Hindenberg, sorti en septembre 2020. Vous pouvez retrouver l’interview de l’auteur par Charlotte Pudlowski, dans notre podcast Fracas.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Ventura a envoyé les questions de cette interview à Dima Abdallah. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du podcast.Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible ici. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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43 - Uèle Lamore : “J’adore me perdre dans des mondes imaginaires”

Uèle Lamore est cheffe d’orchestre. C'est elle qui dirige l’Orchestre Orage, un orchestre français de musiques actuelles. Uèle Lamore est aussi compositrice et arrangeuse pour d’autres artistes et pour le cinéma. Pour chacune de ses créations, elle cherche à raconter "une histoire”. Dans son premier EP Tracks, sorti en septembre 2020, la musicienne retranscrit en mélodie sa propre histoire, au travers de deux villes qu’elle aime particulièrement: Kyoto au Japon et Vitry-sur-Seine en banlieue parisienne. Dans cet épisode du Book Club, Uèle Lamore nous parle d’un chef-d'œuvre de la littérature fantastique, et de la littérature britannique: Le Hobbit, de J. R. R. Tolkien. Enfant, c’est grâce à ce livre qu’elle apprend à lire et à écrire en anglais, avec l’aide de son père. Sur le moment, l'apprentissage est rude. Ce n’est que quelques années après, en le relisant, qu'elle est transportée par le monde que l'écrivain a inventé. “Il va vraiment de A à Z avec son univers”. Uèle Lamore est fascinée par la minutie avec laquelle J. R. R Tolkien construit ce monde parallèle, dans Le Hobbit d’abord, puis dans sa suite, la trilogie du Seigneur des Anneaux. “Tout est expliqué et explicable”. L'œuvre de J. R. R. Tolkien permet aussi à Uèle Lamore d’échapper à son quotidien. Durant son enfance et son adolescence, elle est beaucoup moquée pour être une “geek”, une de ces personnes “cheloues qui traînaient entre {elles} et qui faisaient des trucs bizarres avec des cartes”. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est même devenu plutôt “cool” d’avoir des références comme Le Hobbit en poche. Et la cheffe d’orchestre ne peut que s’en réjouir. Si vous souhaitez en savoir plus sur le métier de cheffe d’orchestre et sur la place des femmes dans ce domaine professionnel encore très masculin, nous vous conseillons de vous rendre sur les sites de l'Association française des orchestres et le Fevis.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Uèle Lamore. Maud Benakcha a fait le montage de cet épisode. Elle est également à l’édition et à la coordination du podcast. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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42 - Bérengère Krief : “Je me suis toujours laissée guider”

Bérengère Krief est comédienne et humoriste. Depuis janvier 2020 (et on l’espère de nouveau bientôt), elle est à l’affiche d’Amour, son One woman show dans lequel elle revient sur quelques-unes de ses histoires de coeur.Ce sont notamment d’histoires d’amour compliquées dont Bérengère Krief nous parle dans son épisode. Elle se souvient d’une rupture, fin 2017. “Je suis complètement dans mon truc de comédie romantique qui s’écroule”. La comédienne ressent alors le besoin de voyager seule. Elle décide de partir pour l’Australie. Mais malgré “le guide de la parfaite touriste” qu’elle avait pris soin de préparer avant son départ, rien à faire, Bérengère Krief s’ennuie. “Je voyais bien que je n’avais pas d’émotions, de joie”. Jusqu’à ce qu’une amie lui parle du Livre des coïncidences, du docteur Deepak Chopra, que Bérengère Krief nous présente dans cet épisode du Book Club. Cet essai de développement personnel marque un avant et un après dans son périple australien et plus généralement dans sa vie. “Mon voyage avant de télécharger Le livre des coïncidences, ce n’était qu’une débâcle de moi-même”. Exit les programmes de visites trop chargés, ce livre pousse Bérengère Krief à apprécier la liberté de son voyage.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Bérengère Krief. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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41 - Adélaïde Bon : “De la joie s'il vous plaît, de la joie !”

Adélaïde Bon est comédienne, autrice et lectrice à voix haute. En mars 2018, elle publie son premier roman, La Petite fille sur la banquise, dans lequel elle raconte le viol dont elle a été victime à l’âge de neuf ans. Elle y décrit la difficulté de parler avec justesse de ce qu’elle a subi. “La violence sexuelle nous prive de mots”. Pendant des années, elle a le sentiment que les mots lui font défaut, qu’ils mentent, et elle ne parvient plus à communiquer avec le monde qui l’entoure. C’est en partie grâce à la littérature qu’Adélaïde Bon réussit à se reconstruire. Elle se réfugie dans les “mondes imaginaires et fictifs”. Elle devient alors une “lectrice dévorante”. Mais Adélaïde Bon ne parvient pas à se détacher de cette méfiance qu’elle a envers les mots. Il lui manquait un livre “qui dirait les mots à l’endroit”. Ce livre, elle est finalement tombée dessus par hasard il y a quelques années. C’est le roman L’art de la joie de Goliarda Sapienza, et elle a choisi de nous le présenter dans cet épisode. Il retrace la vie de Modesta, née en Italie au début du XXème siècle. Dans ce livre, il est aussi question de viol, d’inceste, de rapports de domination. Adélaïde Bon se sent alors rassurée de savoir qu’il est possible de “dire les choses, les vraies choses, celles qui sont tues”. Et puis il y a ce titre: L’art de la joie. C’est la première chose qui a attiré l’attention d’Adélaïde Bon quand elle a acheté ce livre. “La joie ça a été ma bouée de sauvetage pendant des années”. Adélaïde Bon voit à travers le portrait de cette femme la possibilité de se libérer de son passé, et de reprendre le contrôle de son récit. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Adélaïde Bon. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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40 - Daria Marx : “J’aimerais lire quelque chose de léger qui parle de grosses sans parler de poids”

Daria Marx est autrice, militante et blogueuse. Que ce soit à travers les réseaux sociaux, en tant que cofondatrice et membre du collectif Gras Politique, ou encore grâce à son livre Gros n’est pas un gros mot, paru en 2018, la jeune femme s’engage dans la lutte contre la grossophobie. Daria Marx signe aussi le documentaire Ma vie en gros, diffusé sur France 2 en juillet 2020. Elle y raconte les difficultés qu’elle rencontre au quotidien en tant que grosse, dans une société où l’on rejette encore les corps dits “hors-normes”. Daria Marx adore lire la nuit, “je trouve qu’il y a un silence qui s’y prête”. Depuis son canapé, elle nous parle de sa bibliothèque remplie de “quatre ou cinq-cent livres bien tassés”, dans laquelle elle prend soin de séparer les romans, les livres sur le féminisme et ses livres de religion. Il y a aussi une boule de divination, le Choixpeau d’Harry Potter, et c’est finalement grâce à ce mélange de littérature et de “souvenirs” qu’elle se sent vraiment chez elle. Daria Marx entretient une relation particulière avec le roman qu’elle a choisi pour cet épisode. “Je l’adore et je le déteste”. Elle nous parle de Big, de Valérie Tong Cuong, qui raconte l’histoire de Marianne, une femme grosse.. Lorsqu’elle le lit pour la première fois à la fin des années 1990, elle est très enthousiaste car Marianne, c’est “la première grosse de la littérature qu’{elle} rencontre”, Daria Marx s’identifie à l’héroïne. “Mon poids prenait beaucoup beaucoup de place, et dans ma tête et dans ma vie”. Mais aujourd’hui, en 2020, elle nuance sa lecture.Ce livre l’amène à réfléchir à l’image des femmes dans la société. Car si Big a été écrit par une femme qui n’est pas en surpoids, l’autrice arrive quand même à décrire avec justesse la “douleur d’être dans un corps différent”. Quelques clichés persistent, mais pour Daria Marx, une deuxième lecture de ce roman est possible: celle qui interroge les standards de beauté féminine inatteignables que projette la société sur les femmes. Daria Marx recommande aussi la lecture du roman Vie amoureuse de Zeruya Shalev, qui reprend le récit de la spirale incestueuse. Et si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez aussi écouter la deuxième saison de notre podcast Injustices, Ou peut-être une nuit.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé les questions de cette interview à Daria Marx. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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39 - Alice et moi : “Toute sa vie, elle se jette dans l’inconnu”

Alice et moi est chanteuse. Après le succès à l’automne 2018 de son titre “J’veux sortir avec un rappeur », elle vient de finir l’écriture de son premier album, qui sortira début 2021. Le prénom Alice et moi, c’est tout simplement parce qu’ “il y a Alice, et puis il y a moi”. Un côté hypersensible,“dans sa bulle”, et puis il y a l’autre Alice, “celle qui fonce” et qui n’écoute pas ses peurs. Une dualité qu’Alice et moi retrouve dans le livre qu’elle a choisi pour cet épisode. La chanteuse nous présente L’histoire d’Helen Keller, un roman de Lorena A. Hickok qu’elle a lu pour la première fois à l’âge de dix ans. Le livre raconte la jeunesse d’Helen, une petite fille sourde, muette, et aveugle, accompagnée de son éducatrice. Alors qu’elle commence à peine à appréhender le monde qui l’entoure, son handicap l’enferme dans son corps et l’empêche, dans un premier temps, de s’exprimer et de se faire comprendre des autres. Alice et moi ne prétend pas comparer son expérience avec celle d’Helen, mais la chanteuse reste touchée par la sensibilité de l’enfant, à laquelle elle s’identifie beaucoup. “Même si d’extérieur j’étais enjouée et sociable, au fond j’étais très coupée du monde”. Elle voit ce personnage évoluer et sortir de cette introversion forcée, pour finalement faire “de ses faiblesses sa force”. Et cette image accompagne encore aujourd’hui Alice et moi dans sa carrière d’artiste, surtout lorsque “ses émotions de petite fille réservée” refont surface. Alice et moi retient aussi le bonheur qu’Helen Keller ressent grâce à l’apprentissage de nouvelles choses. “Toute sa vie, elle se jette dans l’inconnu avec une joie incroyable et pour moi ça c’est hyper inspirant”. Alors même si parfois elle a peur, Alice et moi repense à cette petite fille, et elle se rappelle de toujours rester optimiste. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Ventura a envoyé les questions de cette interview à Alice et moi. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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38 - Marcia Burnier : “Les groupes de meufs peuvent constituer une famille choisie”

Marcia Burnier est autrice. Son premier roman, Les Orageuses, raconte l’histoire de deux femmes, toutes deux victimes de viol. Entourées par cinq autres amies, elles prennent un jour la décision de reprendre un pouvoir que l’on a essayé de leur ôter par la violence, en se faisant justice elles-mêmes. Ce livre, Marcia Burnier l’a écrit en premier “pour ses copines”. L’écrivaine a voulu redonner de la valeur à la parole des femmes autour d’elle, sa “famille choisie” comme elle l’appelle. Elle en est persuadée: “d’autres types de liens familiaux doivent pouvoir exister” au-delà des parents et du couple. D’où l’importance de valoriser la sororité. La solidarité entre femmes est un thème que Marcia Burnier voudrait voir se développer dans la littérature. “Il faut qu’on arrive à accepter que des romans peuvent être très bons avec pratiquement que des personnages féminins”. D’ailleurs, le livre qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode est une histoire “d’entraide entre femmes”. Il s’agit du recueil d’essais autobiographiques Peau, à propos de sexe, de classe et de littérature de Dorothy Allison. Dans cet ouvrage, l’autrice américaine revient sur sa propre histoire. Elle analyse son rapport à la sexualité, à l’inceste qu’elle a subi dans son enfance. Mais à travers toute cette violence, elle valorise aussi le collectif, “les groupes de meufs”, et met en avant l’importance du soutien qu’elle a pu recevoir de la part d’autres femmes. L’histoire de Dorothy Allison résonne en Marcia Burnier. Si la première fois qu’elle la lit, c’est principalement parce qu’elle veut en savoir plus sur son identité de femme lesbienne, elle y attache rapidement une nouvelle signification. “Peau c’est un livre qui m’a fait me sentir autrice”. Lorsqu’elle écrit son premier roman, il lui apprend à donner de la valeur à ce qu’elle veut raconter. Et surtout, à se laisser le temps pour l’écrire. “Se dire autrice c’est aussi accepter de donner du temps à la littérature”. À travers Peau, Marcia Burnier se laisser aller à la rêverie et espère qu’un jour, elle pourra devenir écrivaine à temps plein. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé les questions de cette interview à Marcia Burnier. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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37 - Agnès Desarthe : “La solution est toujours dans les livres, très rarement dans la vie”

Agnès Desarthe est autrice et traductrice. Elle a publié à cette rentrée littéraire 2020 C’était mieux après, un roman jeunesse dans lequel elle raconte l’histoire de Vladimir, un petit garçon fraîchement arrivé dans une nouvelle école. Il doit alors s’adapter et surmonter sa timidité pour y trouver sa place. Agnès Desarthe travaille en ce moment à l’écriture de son prochain roman. En parallèle, elle traduit des articles de l’autrice Virginia Woolf pour le magazine britannique le Literary Times Supplement. Écrire ou traduire, traduire et écrire, elle a “toujours exercé ces deux activités en même temps, parfois dans la même journée”. Agnès Desarthe ne saurait dire laquelle de ces deux casquettes elle préfère tant elles sont complémentaires. “L’un repose de l’autre”. Mais dans tous les cas, c’est la lecture qui est au coeur de son travail. Dans cet épisode, Agnès Desarthe nous présente le roman Laura Willowes, de l’autrice américaine Sylvia Townsend Warner. Dans ce livre “étrange” où se mêlent naturel et surnaturel, Laura Willowes, une jeune femme plutôt réservée et docile décide de tout plaquer pour partir s’installer dans la campagne reculée anglaise. Ce livre a beaucoup marqué Agnès Desarthe parce qu’il fait écho à son histoire familiale, à son enfance, à sa grand-mère paternelle. “J’ai toujours eu l’impression que le naturel et surnaturel étaient main dans la main dans mon quotidien”. Laura Willowes, c’est finalement une “ode à la liberté, à l’autonomie, et à la possibilité d’être soi”. On sent paraître le désir d’être proche de la nature, une “nature sauvage” qui pousse le personnage principal à s’affranchir des conventions sociétales imposées à aux femmes. Agnès Desarthe recommande également le roman Martin Eden de Jack London, que la comédienne Lison Daniel nous avez déjà présenté dans un précédent épisode du Book Club. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Agnès Desarthe. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible ici. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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36 - Nina Meurisse : “La caméra prend des choses que personne ne voit”

Nina Meurisse est actrice. Dans le biopic Camille sorti en 2019, elle rend hommage à Camille Lepage, jeune photo-reporter française tuée en Centrafrique en mai 2014. Pour interpréter avec justesse ce rôle qui lui a valu d’être nominée pour le César du Meilleur Espoir féminin, l’actrice s’est méticuleusement préparée. Elle est allée jusqu’à apprendre les rouages du métier avec des photographes de l’agence de presse AFP. Nina Meurisse possède beaucoup de livres de photographies. Ils sont disséminés un peu partout chez elle. Sur les rayonnages d’une bibliothèque, sur la table basse du salon, “j’ai presque peut-être plus de livres de photos que de romans”. Lorsqu’elle entreprend un rôle, elle s’en sert souvent comme référence afin de mieux comprendre son personnage. Pour son prochain projet; une série qui sera diffusée sur la plateforme de streaming d’Amazon, l’actrice s’est penchée sur des clichés des années 1960. Elle analyse tout dans le détail, des habits à la posture des gens selon l’époque, en passant par la moindre petite “mimique”. “Cette idée de trouver ce personnage par le corps je trouve ça toujours assez intéressant”. Dans cet épisode Nina Meurisse se confie à nous depuis sa loge, à Saint Jean d’Angély en Charentes-Maritime. Entre deux changements de costumes, l’actrice nous invite à contempler un instant la beauté du septième art, au travers de la littérature. Elle présente l’essai Notes sur le cinématographe, dans lequel le réalisateur Robert Bresson a rassemblé, à la manière de notes dans un journal, presque vingt-cinq ans de réflexions autour de son métier, et du cinéma plus largement. “C’est le seul livre que j’ai toujours avec moi, que je relie”. Il rappelle à Nina Meurisse que l’acteur.ice doit prendre le contrôle de son rôle, en poussant toujours plus loin l’analyse de son personnage. “Où il va? D’où il vient? Qu’est-ce qu’il veut dire par-dessus tout ça? Qu’est-ce qu’il a traversé? Qu’est ce qui le meut?” Et puis, une fois qu’iel a toutes ses clés en main, lâcher prise et laisser vivre ses émotions. Nina Meurisse nous parle aussi des silences. Ces silences qui en disent déjà beaucoup. Robert Bresson écrit: “Sois sûr d’avoir épuisé tout ce qui se communique par l’immobilité et le silence”. C’est l’idée que le métier d’acteur.ice est d’abord physique, qu’il faut engager le corps tout entier, pour raconter une histoire au-delà de la parole. “Avant même que j’ai énoncé une phrase de dialogue, que va raconter le costume, la posture, la manière de respirer, la main qui se resserre?”. Une fois que l’acteur.ice a pris conscience de ces éléments, la caméra fera le reste. C’est là que réside toute la beauté du cinéma, que Nina Meurisse ne cesse de redécouvrir en nous lisant des passages de Notes sur le cinématographe. Moteur. Silence. Ça tourne. Action ! Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Nina Meurisse. Maud Benakcha a fait le montage de cet épisode. Elle est aussi à l’édition et à la coordination de ce podcast. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La retranscription de cet épisode est disponible... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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35 - Emily Loizeau : “Je m’efforce d’avoir une parole absolument libre”

Emily Loizeau est autrice, chanteuse et compositrice. Son dernier disque Run Run Run, est une reprise d’une performance qu’elle a imaginé en hommage à Lou Reed, chanteur du groupe de rock américain The Velvet Underground. Un concert mêlant piano, guitare et lectures d’interviews du chanteur américain.  Emily Loizeau est une artiste engagée. Au quotidien, comme à travers sa musique, elle milite pour les droits des migrants: “Ça doit être vital ou alors il vaut mieux se taire”. En 2017 elle sort son EP Origami, bande originale du documentaire “Les enfants de la Jungle”, qui dresse le portrait de mineur.e.s isolé.e.s dans le camp de réfugié.e.s de Calais. Ce n’est donc pas un hasard si elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club, le roman Eldorado, de Laurent Gaudé. Dans cette “épopée d’aujourd’hui” sur l’immigration clandestine, l’écrivain retrace les destins de quatre personnes, un garde-côte italien, une femme rescapée de la noyade et deux frères soudanais qui fuient leur pays pour rejoindre l’Europe. Il est alors question de la rencontre entre “nos peurs qui sont dressées comme des étendards”, et “le désespoir de ceux qui n’ont pas d’autres choix”. Ce roman a mis Emily Loizeau dans une profonde colère. Mais il l’a aussi émue, car c’est finalement l’histoire “d’une quête de l’espoir” vers “un pays où l’on pourrait se sentir en sécurité et où la main serait tendue”. Elle en est presque certaine: Eldorado “peut changer petit à petit la vibration de chacun et peut-être un peu de ce monde”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé les questions de cette interview à Emily Loizeau. Amel Almia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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34 - Faïza Guène : “La lecture permet ce que la pauvreté empêche”

Faïza Guène est autrice. En 2004, alors âgée de 19 ans, la jeune franco-algérienne crée la surprise avec la sortie de son premier roman Kiffe Kiffe demain. Sous forme de journal intime, Doria, une adolescente franco-marocaine qui vit seule avec sa mère, raconte son quotidien dans une cité de Seine-Saint-Denis. Le succès de ce roman est immédiat, à tel point que le livre est aujourd’hui traduit dans 26 langues. Cet automne elle revient avec la publication de son sixième roman, La Discrétion, dans lequel elle dresse le portrait d’une famille algérienne ayant fui la guerre d’indépendance pour s’installer à Aubervilliers, au Nord de Paris. Des thèmes similaires, mais auxquels il ne faudrait pas restreindre l’écrivaine. “Je refuse maintenant, strictement, tout rôle que je ne choisis pas, à commencer par celui de porte-parole”. Avec Faïza Guène, les banlieues ne sont pas sujets d’écriture, simplement des lieux propices à la littérature et aux histoires. Faïza Guène développe très tôt un appétit pour la littérature, grâce à l’école et à sa bibliothèque municipale. Elle apprécie particulièrement l’intimité des romans. “J’ai l’impression d’être en mouvement avec l’histoire, avec les personnages.” À travers les livres elle trouve aussi le moyen de s’évader de son quotidien et “d’accéder à un autre monde que le sien”. C’est cette expérience que Faïza Guène souhaite partager dans cet épisode du Book Club, à travers l’essai La prochaine fois le feu, de l’écrivain James Baldwin. A l’aide d'une plume “trempée dans l’encre du réel de l’époque”, l’auteur afro-américain dénonce le racisme de la société américaine des années 1960, et la domination d’une majorité blanche sur une minorité noire. Presque soixante ans plus tard, Faïza Guène est frappée par l’intemporalité et l’universalité de ce texte. “C’est comme si son message s’adressait à moi, directement, en particulier, et aussi à l’humanité toute entière”. Le livre la replonge dans son enfance “de fille d’Algérien pauvre qui a grandi en banlieue”, mais il lui fait surtout prendre conscience que sa condition n’est pas une fatalité. “Il m’a aidé à comprendre à quel point c’était nécessaire d’empêcher qu’on colonise mon territoire imaginaire”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Faïza Guène. Amel Almia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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33 - Fatima Daas : “J’ai mis du temps à parler, et à aimer parler”

Nous sommes très heureuses de vous présenter Fracas, notre tout nouveau podcast produit en partenariat avec Radio Nova. Créé et présenté par Charlotte Pudlowski, il explore notre rapport à la parole. Dans le premier épisode, elle reçoit l’autrice Fatima Daas. Et comme son premier roman, La petite dernière, fait partie des romans de la rentrée littéraire, il nous a paru pertinent de partager cet entretien avec vous, les auditeur.ices du Book Club. Fatima Daas est en réalité un pseudonyme. C’est aussi le nom de l’héroïne de son roman, avec laquelle l’écrivaine partage de nombreuses similitudes. Toutes les deux ont grandi à Clichy-sous-Bois en région parisienne, dans des familles originaires d’Algérie. Toutes les deux sont musulmanes pratiquantes et aussi lesbiennes. Et toutes les deux travaillent au quotidien pour jongler entre ces deux identités, et bien d’autres encore. Son roman, l’autrice le résume ainsi: “c’est juste, comment tu te construis en étant plusieurs choses, en ayant plusieurs facettes et parfois des éléments qui te semblent contradictoires”. Il aura fallu plusieurs années à Fatima Daas pour concilier sa foi et son homosexualité. Aujourd’hui l’autrice l’affiche fièrement, mais elle a conscience que son livre aborde des sujets qui justement, suscitent encore des débats. “Plus j’allais vers la fin du roman et plus je me questionnais sur ce que ça pouvait faire à des personnes qui pouvaient se reconnaître”. Alors si elle a choisi de publier son travail sous un pseudonyme, c’est aussi pour protéger ses proches, pour ne pas “les exposer à des gens, à des mondes qui ne les concernent pas”. Fatima Daas a grandi dans une famille où “les non-dits” faisaient partie intégrantes des conversations. C’est finalement grâce à l’écriture qu’elle a trouvé sa voix. “Ça t’oblige à te regarder, à regarder les autres, à regarder le monde et après t’en parles”. Aujourd’hui, il n’est plus question pour elle de se taire. “Une fois qu’on est dans la parole, on a envie de garder cette parole et de le montrer, parce qu’on a tenu trop longtemps dans le silence”.Fracas est un podcast créé et présenté par Charlotte Pudlowski. Il est produit par Louie Media et Radio Nova. Cet épisode a été réalisé par Anna Buy, et le mix est de Jean-Baptiste Aubonnet.Chaque interview est diffusée dans une version courte dans la matinale de Radio Nova, Un Nova jour se lève, le jeudi matin à 8h10.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est en charge de l’édition et de la coordination. Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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32 - Emmanuelle Richard : “Pour qu’une chose fonctionne sur le lecteur, il faut passer par le ressenti”

Emmanuelle Richard est autrice. Dans son dernier livre, Les corps abstinents, elle a écrit ce qu'elle n'avait pas trouvé : “C’est un livre que j’ai cherché beaucoup à un moment donné dans ma vie personnelle où j’en avais besoin”. Depuis quelques mois, Emmanuelle Richard est en plein déménagement. Alors pour le moment, elle a été contrainte de mettre sa bibliothèque de côté. Cela ne l’empêche pas de nous décrire sa collection “éclectique” de livres. “Je peux lire autant de la BD, que du manga, que de la littérature dite de jeunesse”. Parmi ses lectures, la romancière nous recommande le livre Nino dans la nuit, que la journaliste Rebecca Manzoni nous avait déjà conseillé lors d’un précédent épisode du Book Club.Dans cet épisode, Emmanuelle Richard nous présente le roman Sa Majesté des Mouches de l’écrivain britannique William Golding, un livre qui l’a “profondément plongée dans le trouble”. Souvent présenté comme une allégorie glaçante des sociétés humaines, l’histoire débute à la suite d’un crash d’avion. Un groupe de jeunes garçons issus de la bourgeoisie anglaise se retrouve livré à lui-même sur une île déserte. Tous doivent alors réapprendre à vivre ensemble, révélant petit à petit les instincts prédateurs et la “cruauté de l’âme humaine”. C’est au collège qu’Emmanuelle Richard découvre ce roman, à une période de sa vie où elle se sent particulièrement “vulnérable”. Il la rassure, la bouleverse, elle le trouve juste. Exactement ce qu’elle recherche dans la littérature: “il faut que ça suscite des événements à l’intérieur du lecteur, qui soient de l’ordre de la sensation, de l’émotion”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Emmanuelle Richard. Amel Almia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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31 - Nina Bouraoui : “Je suis née dans une famille où les livres mangeaient l’appartement”

Nina Bouraoui est autrice. Comme dans beaucoup de ses livres, son dernier roman Otages, apporte une réflexion sur la place des femmes dans la société, et sur les violences qu’elles subissent. Il raconte l’histoire de Sylvie Meyer, une quinquagénaire en apparence sans soucis, qui est employée dans une usine de caoutchouc. Après une énième demande de son patron, elle décide de le séquestrer, révélant ainsi de profondes blessures refoulées depuis longtemps.Dans cet épisode, Nina Bouraoui nous accueille dans son salon, devant sa bibliothèque qui fait office de “matrice du lieu”. Elle nous parle de son amour pour la Méditerranée, de sa jeunesse en Algérie. La romancière se confie aussi sur ses craintes de retourner un jour là-bas. “J’ai écrit une sorte de légende autour de ce pays, et cette fiction j’aurais peur qu’elle s'éteigne, qu’elle soit déçue”. Alors entre temps, elle lit. Beaucoup. Parmi ses auteur.ices algérien.nes favori.te.s, on trouve Albert Camus, qu’elle considère comme “un père algérien, qui a décrit l’Algérie comme [elle a] pu envisager de la décrire”. Elle nous présente Le Mausolée des Amants, le journal intime posthume de l’écrivain et photographe Hervé Guibert. Cet ouvrage retrace la vie de cet homme, tiraillé entre sa passion pour l’écriture, son combat pour faire accepter l’homosexualité, et sa maladie, le Sida. Des passages très crus parfois, mais que Nina Bouraoui relit sans cesse, tant elle est admirative du travail d’Hervé Guibert. “Il a cette façon d’écrire qui fait dire que finalement lorsqu’on a en soi cette dimension poétique, cette dimension esthétique de l’écriture, et bien je crois que l’on peut tout écrire”. Figure très présente dans la vie d’Hervé Guibert, c’est aussi grâce au Mausolée des Amants que Nina Bouraoui a découvert l’écrivain Thomas Bernhard, que nous recommandait Julia Kerninon dans l’épisode précédent du Book Club.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Nina Bouraoui. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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30 - Julia Kerninon : “La ligne directrice de ma vie, c’est l’écriture”

Julia Kerninon est autrice. Dans Liv Maria, son dernier roman, elle peint le portrait d’une jeune femme profondément amoureuse de la liberté. C’est aussi le portrait d’une mère nostalgique de son passé, qui tente de s’adapter à ce nouveau rôle.Liv Maria est passionnée de lecture, tout comme Julia Kerninon, chez qui la bibliothèque occupe une place centrale. Elle aime la regarder, et “penser à tous les bons moments qu’ [elle a eu] avec ces livres”. Lectrice assidue depuis son enfance, la transition vers l’écriture s’est faite très tôt, et plutôt naturellement. “Ma mère m’a donné sa machine à écrire quand j’avais 5 ans et demi, et puis je me suis mise à écrire, et puis je n’ai jamais arrêté”. Dans cet épisode elle nous présente La Cave, un roman autobiographique de l’écrivain et dramaturge autrichien Thomas Bernhard. Il revient sur ce jour où il décida d’arrêter l’école au profit d’un emploi d’apprenti dans sa ville natale de Salzbourg. Outre le style “étrange” et le franc-parler de Thomas Bernhard, c’est l’audace du personnage qui séduit Julia Kerninon. La rupture brutale avec le système scolaire du jeune homme remue en elle le désir de se mettre au travail, pour réaliser ses rêves d’écriture. “A l'époque je pense que je ne comprenais pas à quel point moi aussi je voulais partir à l'opposé de ce qui était prévu. Je pense que je ne comprenais pas ce que j'étais prête à faire pour devenir écrivain”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Julia Kerninon. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast avec l’aide de Maureen Wilson, responsable éditoriale. Marion Girard est responsable de productions. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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30 - Lison Daniel : “On passe beaucoup de temps à se regarder passer à côté de sa carrière”

Lison Daniel est scénariste et comédienne. En ce moment elle participe à l’écriture d’une série pour Netflix sous la direction de Fanny Herrero, la créatrice de la série Dix pour Cent. Elle tient aussi le compte instagram les.caractères, où elle incarne avec humour une galerie de personnages du quotidien, plus ou moins caricaturaux. On y rencontre Aurélie, esthéticienne à Marseille, Isabelle, une quadra qui a très mal vécu son confinement sur la côte d’Emeraude, ou encore Yvan, psychanalyste à la mine renfrognée. Les ami.e.s de Lison Daniel le lui disent volontiers en découvrant sa collection de romans et de pièces de théâtre: elle “n’est pas fâchée avec la lecture”. La comédienne aime flâner pendant des heures dans la librairie en bas de chez elle, à la recherche de nouveaux ouvrages. “Je parcours les rayonnages et je laisse faire parce qu'il y a toujours un livre ou deux qui m'interpelle. Le titre, l'auteur, la quatrième, il y a toujours quelque chose qui m'intrigue”. Dans cet épisode elle nous présente le livre Martin Eden, de l’écrivain américain Jack London. Ce roman d’aventures suit le jeune matelot Martin Eden près de San Francisco dans les années 1920. De condition très pauvre, il se lance pour défi de se cultiver, afin de séduire Ruth, une jeune femme issue de la bourgeoise dont il est éperdument amoureux. Cette soif de connaissances fait naître en lui le désir de devenir écrivain. Il s’efforcera alors de réaliser son rêve, envers et contre tout. Lison Daniel découvre ce roman pour la première fois il y a trois ans. “Quand je le lis, je suis dans une espèce de brouillard professionnel horrible. Je veux être comédienne, je veux être scénariste, mais en fait, je suis surtout serveuse parce qu’aucun agent ne veut de moi, parce qu’aucune boîte de production ne veut travailler avec moi”. La “ténacité incroyable du personnage” frappe la jeune femme, qui tire de cet ouvrage la force de persévérer dans le milieu artistique. La même année, elle lance le compte les.caractères avec sa cousine Laura. “J'ai décidé de ne pas attendre qu'on vienne me chercher et de faire mes choses de mon côté”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marine Revol a envoyé les questions de cette interview à Lison Daniel. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast, avec l’aide de Lucile Rousseau-Garcia.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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28 - Fatoumata Kébé : “La Lune est le roman de ma vie”

Fatoumata Kébé est astrophysicienne et autrice. Son travail porte sur les débris spatiaux. Mais, dans l’espace, c’est avant tout la Lune qui la captive depuis toujours. Elle y a consacré un livre, La lune est un roman, dans lequel elle revient sur l’ensemble des croyances et des certitudes que nous avons sur cet astre céleste. Dans cet épisode, elle nous parle de la place de la Lune dans sa vie, mais aussi de ses origines maliennes, et de la chance de pouvoir appréhender son histoire personnelle à travers les témoignages d’autres.Fatoumata Kébé explique avoir découvert sa passion pour l’espace, alors qu’elle était enfant, en lisant un livre. Depuis, elle a conservé un lien privilégié avec la lecture. “Le fait que ma passion pour l’espace a commencé avec un bouquin est peut être la raison pour laquelle j’ai toujours gardé la lecture comme loisir parce que ça me permettait de voyager”. Pour l’astrophysicienne, lire c’est “voyager tout en restant là où [l’on est]” et apprendre continuellement sur l’univers et sur l’humain.Fatoumata Kébé a choisi de nous parler d’Amkoullel, l'enfant Peul, la première partie de l’autobiographie d’Amadou Hampâté Bâ. L’auteur malien, à travers le récit de ses rencontres, recueille l’histoire orale de son pays, à l’époque colonisé par la France. “Amadou Hampâté Bâ raconte de manière assez précise comment fonctionnait le Mali sous emprise coloniale, mais également comment les moeurs, les coutumes, les traditions étaient maintenues”. Cette lecture a permis à Fatoumata Kébé d’avoir une meilleure connaissance de l’histoire du pays dont sa famille est originaire. Elle s’est aussi rendue compte de la chance que cela représente de “pouvoir connaître de manière plus précise [ses] origines, [ses] racines, [son] histoire”.Que ce soit dans cette quête de ses origines ou dans son parcours personnel, la Lune est pour Fatoumata Kébé un phare auquel elle se raccroche continuellement. “Avec le temps, j’ai toujours pu la contempler. A l’opposé, si elle me contemple, elle voit que j’évolue, que j’obtiens mes diplômes”. Cette Lune, qu’elle regarde et qui la regarde, est comme “un miroir de l’évolution de [sa] vie”. Ce magnétisme qui lie l'astrophysicienne à la Lune est tel qu’elle espère pouvoir, un jour, fouler son sol poussiéreux et ainsi rencontrer cet objet céleste qui la fascine tant. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier qui a également envoyé les questions de cette interview à Fatoumata Kébé. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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27 - Laëtitia Eïdo : “Cette bibliothèque c’est mon ventre”

Laëtitia Eïdo est actrice, chanteuse, elle dessine et écrit. Elle joue dans la série Netflix Fauda, et sera à l’affiche du prochain film de Terrence Malick, The Last Planet. En parallèle de sa carrière au cinéma, elle pratique d’autres formes d’art. Cette expression plurielle est au coeur même de sa construction artistique. “Depuis que je suis petite je me suis toujours autorisée à tout pratiquer”. “Je ne comprends pas pourquoi il faudrait avoir honte ou avoir de la difficulté à assumer le fait qu’on ait plusieurs casquettes, à multiplier les talents. Je pense que faire un choix c’est réduire qui l’on est”. Si elle assume aujourd’hui ne pas vouloir se restreindre, elle nous confie combien les regards extérieurs sont parfois difficiles à vivre. Dans cet épisode, Laëtitia Eïdo nous présente un livre qui l’a “aidée à assumer ce désir de création multiple”: Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke. Dans cette correspondance épistolaire avec un jeune artiste, Franz Xaver Kappus, l’écrivain explore ce que renferme la création et délivre ses conseils sur l’ensemble du processus qui l’y conduit. Un texte qui lui a semblé être “une évidence”, tant il correspond à sa vision du chemin artistique. La principale leçon que Laëtitia Eïdo en retire est “de ne pas se soucier du regard des autres quand on crée”. Il y a “cette idée que notre intuition vient de l’innocence, et que moins on sait, plus on sait, mais pas la même chose”. Se libérer du poids des connaissances permettrait, d’après elle, de laisser la place à notre élan artistique de s’exprimer pleinement. Dans cette oeuvre, Laëtitia Eïdo a aussi été marquée par la réflexion proposée par Rainer Maria Rilke sur l’importance de la patience dans le processus artistique. “La création, comme une bonne recette de cuisine, ça prend du temps”, si bien que pour l’écrivain “patience est tout”. Si elle trouve d’un côté “rassurant de se dire qu’on a le temps”, elle confie la pression qu’elle ressent en tant que comédienne par rapport au temps qui passe et qui fait évoluer son image. Mais elle se répète l’adage de Rainer Maria Rilke pour cultiver un rapport sain au temps, ce temps qui lui est si précieux puisqu’il lui permet de créer. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier qui a également envoyé les questions de cette interview à Laëtitia Eïdo. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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26 - Samantha Bailly : “Je pense que le rapport à chez soi change quand on écrit”

Samantha Bailly est autrice et scénariste. Dans ses livres, elle traite, par le biais de la fiction, des sujets qui touchent les nouvelles générations. Son dernier roman, C'est pas ma faute, raconte une histoire de disparition à l’ère des réseaux sociaux et la nature des liens qui peuvent se tisser à travers les écrans. Dans cet épisode, elle nous invite dans l’intimité de son bureau, son “petit endroit de repli magique”, pour nous parler d’un livre qui souligne l’importance d’avoir un espace à soi. Samantha Bailly nous décrit sa bibliothèque où chaque exemplaire a été si consciencieusement choisi qu’elle est uniquement composée de ses “livres chouchous”. Le dernier ouvrage qu’elle en a sorti de cette bibliothèque est Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés - par ailleurs recommandé par Flèche Love dans un épisode précédent du Book Club. Ce livre, qui propose “une réflexion sur tout un tas de récits de femmes”, trône régulièrement sur sa table de chevet tant il la nourrit.Dans cet épisode, elle a choisi de se raconter à travers sa lecture de Chez Soi de Mona Chollet. “Où est-ce que je trouve refuge? Où est-ce que je suis chez moi?”: ces questions que posent cet essai ont immédiatement résonné chez l’autrice, tiraillée entre son côté casanier et ses envies d’ailleurs. Cet ouvrage “d’une très grande exigence intellectuelle mais plein de sensibilité” lui a fait changer son rapport à son espace intérieur. Elle l’identifie désormais comme un lieu d’ancrage indispensable, auprès duquel elle peut se ressourcer. Samantha Bailly ne s’est par contre pas retrouvée dans la peur du voyage dont témoigne Mona Chollet. En contraste, cette lecture l’a décidée à réaliser le périple autour du monde dont elle rêvait. Pendant ces trois mois de nomadisme, elle a reconsidéré son rapport à sa maison : “je me suis rendue compte que, d’abord, chez moi c’est avec l’homme que j’aime”. Une période hors de chez elle qui lui a aussi permis de constater “qu’il n’y a rien de plus doux que de rentrer chez soi quand on s’y sent bien”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Samantha Bailly a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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25 - Soko : “Les seuls livres que je lis c’est les livres que je lis à mon fils”

Soko est musicienne, compositrice et actrice. Dans son nouvel album Feel Feelings, elle dévoile les émois qui la traversent et témoigne de l’importance de dire ses émotions. Dans cet épisode, elle nous parle de la nécessité qu’elle éprouve de dire son amour à son fils, Indigo. Elle raconte sa vision de l’amour maternel, son rapport aux livres pour enfants, et ce qu’elle chante pour endormir son bébé. Puisqu’elle ne lit en ce moment que la bibliothèque de son fils par manque de temps, Soko a choisi de nous confier sa tendresse pour le livre pour enfants Love You Forever de Robert Munsch, illustré par Sheila McGraw. Également disponible en version française. Cette “histoire d’amour entre une maman et son bébé” au fil des âges a particulièrement émue Soko. Elle l’a lue pour la première fois le soir où elle est rentrée de la clinique avec son fils après son accouchement. “J’ai été dévastée par ce livre, c’est à dire que je pleurais comme une folle à chaque page”. C’est toujours avec autant d’émotions, qu’elle continue de lui lire et de lui chanter, un an plus tard, les doux mots contenus entre ces pages. Cette histoire résonne avec la conception de la maternité de l’artiste en plaçant au cœur du récit le caractère inconditionnel de cet amour. Un principe d’autant plus important pour Soko qu’elle confie avoir grandi pensant que l’amour de ses parents était conditionné à sa bonne conduite. Leurs preuves d’affection lui ont “vraiment manqué en étant petite”. Aujourd’hui, elle a décidé de cultiver une toute autre relation avec son fils, Indigo, et lui répète l’amour qu’elle lui porte, et l’invariabilité de celui-ci. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Soko a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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24 - Marianne Chaillan : "Cette nouvelle a joué un rôle crucial dans ma vie"

Marianne Chaillan est autrice et professeure de philosophie. Dans sa salle de classe comme dans ses livres, elle veille à rendre accessible la philosophie en proposant des analyses de références de la pop culture. Dans son dernier livre Ainsi philosophait Amélie Nothomb, elle propose une rencontre entre la célèbre romancière et d’éminents philosophes. Dans cet épisode, elle nous accueille dans son bureau aux allures de “joyeux chaos”. Marianne Chaillan explique séparer dans deux bibliothèques distinctes les livres qu’elle possède. Dans son bureau sont rangés les ouvrages de philosophie, et dans sa chambre “tout ce qui est littérature”. Si elle différencie ainsi ses bibliothèques, c’est à cause de ce que dégagent la présence même des livres. “Je n’ai jamais pu avoir des livres de philosophie dans ma chambre par exemple, parce que j’ai toujours pensé que cela m’empêcherait de dormir, cela me mettrait des pensées peu propices à la quiétude et au sommeil”.Marianne Chaillan nous parle de la nouvelle “La femme adultère” tirée du recueil L’Exil et le Royaume d’Albert Camus, découverte alors qu’elle avait 16 ans, en cours de français. Dans cette nouvelle, Albert Camus raconte le parcours d’une femme, Janine, qui “a fait le choix de l’existence confortable”, et qui, lors d’un voyage où elle aperçoit le désert, va réaliser l’étendue du champ des possibles auxquels elle a renoncé au fil du temps. Face à l’infinie succession des dunes de sable, elle saisit “pour la première fois à quel point elle s’est emmurée dans sa propre vie”, privilégiant la sécurité au prix de ses libertés. La lecture de cette nouvelle a marqué Marianne Chaillan “au fer rouge”. Elle a immédiatement été saisie d’une angoisse: “Mon idée fixe a été: comment ne pas devenir cette femme, comment ne pas un jour me retourner sur ma propre vie à 50 ans et me dire “Quoi? C’était ça ma vie?””. Terrorisée par l’idée d’un jour faire face à cette même réalisation, le personnage de Janine a accompagné Marianne Chaillan dans tous les choix auxquels elle a dû faire face au cours de sa vie. “Cette nouvelle m’a aidée, vraiment, mais de manière diffuse, latente, à chaque carrefour, à chaque fois que s’est posé pour moi entre la facilité de la route commune et la crainte que peuvent inspirer les chemins de traverse”. Aujourd’hui encore, cette histoire la guide, lui intimant “d'affronter le risque d’exister” et d’oser s’aventurer dans le désert. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marianne Chaillan a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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23 - Lucie Vagenheim : “En lisant ce livre j’ai appris un peu plus sur mon histoire”

Lucie Vagenheim est chanteuse, compositrice et autrice. Face à sa bibliothèque, contenue sur quelques étagères suspendues au dessus de son bureau, elle nous parle de la passerelle qui existe, pour elle, entre la littérature et la musique. Elle vient de dévoiler son premier EP, Glaces Brûlantes, du même titre que le livre qu’elle a récemment publié. “En appelant cette dernière chanson [qu’elle a écrite] du même nom que [son] livre” (21'51), Lucie Vagenheim a voulu rendre hommage à Gaël Faye, et à son roman Petit Pays qui l’a profondément bouleversée. Dans cette auto-fiction, Gaël Faye relate l’histoire d’un enfant qui grandit en plein génocide, celui des Tutsis par les Hutus, au Rwanda, en 1994. Ce roman fait écho à l’histoire familiale de Lucie Vagenheim: “ça a été découvrir une partie de mon histoire racontée de manière poétique à travers les yeux et les mots de quelqu’un d’autre” (19'30). Sa mère, rwandaise, en lui offrant ce livre, lui a confié une partie de son vécu. “C’est difficile d’en parler pour elle, et, dans ce geste qu’elle a fait de me dire “lis le”, j’ai compris ensuite pourquoi c’était si difficile” (14'01). Ce livre a été le moyen de parler de cette blessure et de sortir ce pays du silence nostalgique dans lequel l’imaginaire familial l’avait placé. Lucie Vagenheim a lu ce roman en pleine période de questionnement sur sa propre identité. Née en France d’une mère rwandaise et d’un père italien, elle raconte à quel point cette interrogation a marqué son adolescence: “la question de l’identité a été assez pesante pour moi parce que j’ai grandi en Normandie au milieu de personnes de couleur blanche” (17'54). “Pendant la période où j’ai lu Petit Pays c’était un questionnement qui revenait à nouveau, un besoin de savoir qui j’étais” (18'28). En apprenant sur son histoire familiale, Lucie Vagenheim a aussi mieux compris qui elle était en tant qu’héritière de ce passé grâce aux mots de Gaël Faye. Découvrir cette oeuvre l’a aussi aidée à s’assumer en tant qu’artiste. Le fait que Gaël Faye raconte son histoire en livre mais aussi en chansons a conforté Lucie Vagenheim dans l’idée qu’elle n’avait pas à choisir entre ces deux moyens d’expression. “C’est un exemple, un modèle pour moi, cette dimension multi-artiste qu’il est m’inspire beaucoup, me donne confiance, je me dis que c’est possible de faire les deux, qu’on a le droit” (21'33). Un droit qu’elle s’est aujourd’hui accordé en écrivant à son tour son histoire aussi bien sur papier qu’en musique. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Lucie Vagenheim a répondu aux questions de la journaliste Marie Salah. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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22 - Giulia Foïs : “Jusqu’à Despentes j’étais en survie”

Giulia Foïs est journaliste et autrice. Dans son dernier livre, Je suis une sur deux, elle raconte le viol qu’elle a subi, en en faisant un récit combatif et un appel à la sororité. Dans cet épisode, elle nous invite dans sa cuisine, son “centre névralgique” (0’07) depuis toujours, pour nous parler de King Kong Théorie de Virginie Despentes. Cet essai féministe a une importance toute particulière pour elle puisqu’il s’agit du livre qui lui a permis de se relever, dix ans après son agression. “Je n’avais aucun modèle auquel me raccrocher” (5’02), confie Giulia Foïs. “Jusqu'à ce que je tombe sur ce livre qui a mis exactement des mots sur ce que je ressentais” (5’52). Pour la première fois, le récit de Despentes a fait écho au sien et l’a libérée de la culpabilité dont elle se sentait prisonnière. Cette “bouée” (9’14) à laquelle elle a pu s’accrocher, lui a permis de transformer cette blessure en “une énergie guerrière mais tournée vers l’extérieur et plus tournée contre moi” (9’23). La journaliste explique comment les autrices telles que Virginie Despentes, Nina Bouraoui ou encore Clémentine Autain ont nourri ses réflexions sur le genre, le systémisme du patriarcat et sur sa propre identité. “Aujourd’hui, après la lecture de Despentes [...] je peux vous assurer que je préfère être une femme, parce qu’au moins j’ai eu à me poser deux trois questions sur qui j’étais” (9’31). Si le parcours des femmes est certainement plus rude et plus escarpé, elles sont, d’après elle, enrichies par l’ensemble de ces interrogations qui s’imposent à elles. “Et puis après on se lève et on se casse!” (10’34). Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Giulia Foïs a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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21 - Sophie Fontanel : "Je traite les vêtements et les livres de la même manière"

Sophie Fontanel est autrice et critique de mode. Son dernier ouvrage Les fables de la Fontanel s’amuse des mœurs amoureuses au temps des réseaux sociaux et des applications de rencontre. Sophie Fontanel nous emporte dans son appartement, face à sa grande bibliothèque où les livres ne cessent de s’empiler: “c’est exactement comme les vêtements: j’ai beau ranger, une semaine plus tard c’est le bordel” (2’31). Un coin reste pourtant immuable: sa collection des romans d’Agatha Christie, reconnaissables par leurs couvertures orangées, qui sont un “refuge” (3’44) pour l’écrivaine. Sophie Fontanel nous parle du roman L’île d’Arturo d’Elsa Morante, une histoire d’amour et d’ignorance sur l’île italienne de Procida. Arturo, un jeune garçon de 14 ans, tombe amoureux sans savoir encore ce qu’est l’amour: “Il ne sait rien et elle, elle sait tout” (10’22). Sophie Fontanel se retrouve dans ce personnage: “le parcours d’Arturo c’est le mien en fait, je sais pas, j’ai l’impression [...] de ne rien savoir à ce que c’est ensemble le sentiment amoureux et le désir” (11’03). Lire cet aveu lui a permis de se sentir “moins seule” (11’43).Elle nous raconte également dans cet épisode comment est né son intérêt pour l’écriture et pourquoi elle entretient un rapport très décomplexé à ses écrits. “Je me dis que puisque mon écriture et ma vie sont une seule et même chose [...] je n’ai pas à avoir honte en fait” (6’41). Vite détachée de ses propres publications, elle ne prête pas non plus une plus grande importance matérielle à l’objet livre dont elle se sépare pour le faire vivre.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier qui a également envoyé les questions de cette interview à Sophie Fontanel. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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20 - Maylis de Kerangal : “Tout écrivain n’est pas dépositaire d’un talent qui viendrait d’en haut”

Maylis de Kerangal est autrice. Dans la liste de ses oeuvres figurent notamment Naissance d’un pont, paru en 2010, Réparer les vivants, publié en 2014, ainsi que le plus récent Un monde à portée de main. Nous la retrouvons dans la pièce où elle les a écrit, une ancienne chambre de bonne, jonchée de livres et “ouverte sur les toits” (5’30). Un espace “qui [lui] appartient” (5’38), et qui lui semble indissociable de son travail d’écriture : “parfois je me dis: si je n’avais pas cette pièce, est-ce que j’écrirais?” (5’45). Dans cet épisode, Maylis de Kerangal nous confie son “affection particulière” (13’56) pour Les Mots de Jean-Paul Sartre, un roman autobiographique qui dépeint son enfance et l’influence de celle-ci sur sa destinée d’écrivain. “C’est l’idée que tout écrivain n’est pas dépositaire d’un talent qui viendrait d’en haut mais est le produit finalement d’une sociologie, d’une idéologie, d’une culture et d’un environnement” (10’15). À travers ce récit, Sartre remet en cause la figure d’un écrivain qui serait naturellement doué et montre à quel point ses facultées ont été construites par les projections de son entourage.“Ce qui me touche beaucoup dans ces autobiographies, c’est toujours la période de l’enfance” (15’25). Plus particulièrement, l’autrice s’intéresse à la manière dont le monde de l’enfance, dans ce qu’il a de “radioactif” (17’51), déteint sur l’imaginaire de l’écrivain. Elle se questionne sur l’influence qu’a son enfance sur son écriture, “sur le plan du légendaire familial” (17’00), de la façon dont “ont été investis les voix, les lieux” (17’10), et évoque la possibilité d’un jour mettre en mots l’univers qui a bercé ses jeunes années. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maylis de Kerangal a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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117 - Pauline Delabroy-Allard : “c’est drôle comme parfois la littérature et la vie s’imbriquent”

Pauline Delabroy-Allard est autrice. Son premier roman, Ça raconte Sarah, publié en 2018 fait vivre une histoire d’amour urgente et passionnelle. Aujourd’hui, elle nous invite dans son intimité, il est 7h du matin, à l'orée d’une journée qui est déjà pluvieuse: “Comme tous les parents du monde je sais que les heures du petit matin comme ça sont très précieuses. Quand les enfants ne sont pas encore réveillés”. Elle profite donc de ce moment de calme pour nous parler de L’arbre aux haricots de Barbara Kingsolver. Un roman qu’elle a tout de suite trouvé dans sa bibliothèque grâce à sa couleur reconnaissable: “Je connais sa tranche par coeur, elle est un peu verte et après avoir été léchée par le soleil, qui donne dans ma pièce, de vert qui était assez franc [elle s’est transformée en] une espèce de vert pâle, vert d’eau et je trouve ça très joli”. Une couleur singulière qui ressort au milieu de tous les autres livres blancs. Paru en 1988, année de la naissance de Pauline Delabroy-Allard, ce roman et cet épisode tournent autour des questions de date, de famille, de filiation et de nouveaux né.e.s: “C’est un roman que j’ai lu pour la première fois à 15 ans et qu’ensuite j’ai lu très régulièrement. Une fois par an je pense jusqu’à mes 20 ans et puis maintenant il m’arrive de le lire une fois tous les deux ans”. Ce roman est l’histoire d’une jeune femme qui souhaite s’évader de sa ville natale qui l’ennuie, voire la désespère, mais sur le chemin, une femme lui donne son nourrisson. Ce livre permet à Pauline Delabroy-Allard de nous livrer les questionnements qui l’ont suivie depuis son adolescence jusqu’à aujourd’hui: “Pendant le confinement, j'ai mis le point final (ou ce que je crois être le point final) à mon deuxième roman”. Un roman sur son identité: “c’est le point de départ parce que dit comme ça ça a l’air un peu mégalomane ou nombriliste mais c’est un projet autour de ce qui fait l’identité de chacun, à commencer par le prénom” Choisir le prénom, une réflexion d’autant plus actuelle qu’elle est sur le point de donner naissance à son deuxième enfant.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Lucile Rousseau Garcia a fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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116 - Joanna : “J’ai vraiment envie de vous faire découvrir des livres qui m’ont fait découvrir la vie”

Joanna est chanteuse et compositrice. Dans ses chansons, elle prend à bras le corps les sujets féministes de notre époque. Dans ses textes, qu’elle réalise elle-même, elle parle d’agressions sexuelles, de corps en vie et d’une féminité émancipée. Beaucoup de sujets de société “la révoltent”, dit-elle, et c’est notamment grâce à la littérature qu’elle a forgé cet esprit conscient et critique du monde.Ça n’est d’ailleurs pas anodin qu’elle conseille trois oeuvres dont Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir: “Grâce à ce livre j’ai décomplexé”. Ses textes sont féministes mais également beaucoup tournés vers l’amour: “ Le grand sujet de ma courte vie”. Elle nous recommande également, comme la comédienne Florence Loiret Caille quelques semaines plus tôt, Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes: “ C’est un livre qui pose toutes les questions que l’amour peut nous donner”. Dans cet épisode, le fil rouge tiré par Joanna est justement celui du discours: appris, en développement et compris. Et le dernier tisse une réflexion à l’échelle européenne : “Ça parle avec brio du métier de lobbyiste et de son impact sur notre société capitaliste” avec Europe connexion d’Alexandra Badea. Avec ses conseils de lecture, elle ouvre trois portes pour découvrir ou faire découvrir à de jeunes adultes les portes d’une compréhension du féminisme, de l’amour et de l’anticapitalisme. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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115 - Mélodie Lauret : “j’avais l’impression que si je ne lisais pas assez, je ne pouvais pas être intelligente”

Mélodie Lauret est chanteuse et compositrice. Sa passion est - entre autre - de faire sonner les mots. Elle joue avec, les faits résonner, les faits renaître pour qu’ils vibrent en nous: “c’est ce qui me passionne le plus dans la vie c’est les mots”. Les mots, on les retrouve évidemment dans les livres, sauf que son rapport aux pavés n’est pas aussi fluide qu’elle le voudrait: “Je suis quasiment incapable de lire un livre dans son entièreté”. Alors si l’inspiration et ce rapport aux mots ne vient pas de la littérature, d’où viennent-ils ? Dans le podcast, on lit les mots. On les partage via leur rythme, à travers les voix qui les incarnent et grâce aux émotions qu’elles transmettent. C’est un peu la même chose qu’avec la chanson: “Je me suis rendu compte que j’avais un peu appris les mots en écoutant de la musique”. À travers Fin de partie de Samuel Beckett et No et moi de Delphine de Vigan, Mélodie Lauret nous tend la main pour nous livrer le chemin qu’elle a parcouru pour apprécier la lectrice qu’elle est aujourd’hui. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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114 - Kaoutar Harchi : “Le littéraire et le colonial sont liés”

Kaoutar Harchi est sociologue des arts, de la culture et écrivaine. Dans cet épisode, elle analyse Nedjma de Kateb Yacine, paru en 1956. Un roman qui lui est aussi intime personnellement que fondateur professionnellement: “C’est un récit que j’ai découvert à l’adolescence. À l’époque je n’en lisais que des fragments qui me touchaient parce que je trouvais la poésie, les métaphores déployées d’une extraordinaire beauté”. Nedjma, c’est le roman éponyme de la passion amoureuse de quatre hommes envers cette femme: “Page après page chacun de ces hommes raconte sa relation à Nedjma, raconte la manière dont il espère la posséder”. Mais Nedjma c’est, entre les lignes, le récit d’un pays colonisé - l’Algérie - et l’histoire d’un écrivain colonisé: “Kateb Yacine engage un récit dans le but - selon ses propres mots - de montrer à la France, à la nation littéraire par excellence, qu’il était lui, l’indigène, le colonisé, capable d’écrire une histoire aussi complexe, aussi élaborée, aussi réfléchie que celle qui parsème l’ensemble littéraire français ”. C’est notamment pour cette raison qu’il écrit en français: “dans le but, selon ses propres mots, d’expliquer, aux Français, en français, que l’Algérie n’est pas française”. Des thématiques à l’intersection entre la valeur littéraire et la francophonie qui sont l’une des essences du travail de la sociologue Kaoutar Harchi. Dans son essai Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne, elle se demande comment se forme la valeur littéraire. Elle analyse également comment être un écrivain non français, en France, mais qui parle et qui écrit la langue française. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha et Maële Diallo étaient à l’édition et à la coordination. Maud Benakcha a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Kaoutar Harchi a publié plusieurs romans dont Zone cinglée ou L’Ampleur du saccage et un essai Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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113 - Rachel Khan : “Tout est savoureux"

Rachel Khan est actrice et autrice. Elle nous invite via une note vocale dans son appartement fourni en bibliothèques: “j’essaie de les ranger de temps en temps mais ça n’est pas du tout classé. On a un code général des collectivités territoriales à côté de Victor Hugo en passant par du droit international public à côté” Un désordre qui lui plait: “j’aime bien en fait que ça ne soit pas rangé. Parce qu’il y a ce petit challenge, là en ce moment, où on peut faire des haïku avec les titres de livre à la suite. En alignant les titres, on fait une phrase. C’est assez rigolo dans une bibliothèque qui n’est pas rangée”.Elle nous recommande un livre dont le titre réchauffera le coeur de certain.e.s, et intensifiera les craintes des autres: “Le livre que je relis lorsqu’on est dans une période un peu d’instabilité [...] a un titre assez parlant. Il s’appelle Gros-câlin. Donc à l’heure où l’on est dans nos gestes barrière je trouve que c’est un joli clin d’oeil”. Un livre écrit par Romain Gary (alias Émile Ajar). Un auteur adoré par Rachel Khan et dont elle a lu une bonne partie de ses romans : “Ce livre est véritablement ma passion. Je l’adore. Je considère que c’est un chef d’oeuvre. Il m’a été offert par ma Maman qui est une ancienne libraire”. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha et Maële Diallo étaient à l’édition et à la coordination. Maud Benakcha a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Rachel Khan est actrice et autrice. Elle fait également partie de la direction du centre culture hip hop La Place, à Paris. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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112 - Charlotte Gabris : “Je trouve ça beau d’avoir les livres de deux personnes qui s’aiment qui se réunissent”

Charlotte Gabris est comédienne, humoriste et autrice. Lundi, date d’un premier pas vers le déconfinement, elle sera certainement très heureuse de voir de nouveau les librairies ouvrir leurs portes: “Je me rends compte, surtout en confinement, que j’ai vraiment du mal à lire sur tablette ou sur mon téléphone. Là comme toutes les librairies sont fermée, soit on relit des livres qu’on a déjà […] Ce qui me manque le plus - entre autre - en ce moment, c’est d’aller dans les librairies. J’adore n’acheter des livres qu’au ressenti. J’adore flâner, toucher, regarder les couvertures…”. Pendant le confinement, comme beaucoup de femmes qui se sont enregistrées en notes vocales pour le Book Club pendant cette période confinée, Charlotte Gabris voulait se plonger dans de gros pavés. Mais finalement, elle s’est tournée vers ses premières amours: “J’ai finalement repris le livre qui est mon livre préféré, qui est mon livre que j’ai depuis que j’ai 15 ans. Qui est un livre de Xavier Durringer qui s’appelle Chroniques des jours entiers, des nuits entières J’adore ce livre, enfin j’adore ce qu’il écrit. […] J’aime qu’on puisse tout lire à n’importe quel page. J’aime que ce soit un langage parlé”. Des premières amours sur papier et rangées par ordre alphabétique: “Mon chéri à tout rangé par ordre alphabétique. Et c’était, je crois, une première petite dispute parce que pour moi c’est ma hantise. Je ne supporte pas ça. Au début je dis “non en fait on ne va pas du tout avoir une bibliothèque rangée par ordre alphabétique. Mais alors pas du tout !” Moi ça m’angoisse les choses trop rangées, trop carrées. J’aime que ça vive, j’aime le désordre ! Mais je l’ai laissé ranger par ordre alphabétique et finalement je suis assez reconnaissante vu que je trouve mes livres beaucoup plus rapidement qu’avant”. Et vous, quel est votre système de rangement ?Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Charlotte Gabris a publié récemment publié Déjeuner en paix aux éditions du Cherche-Midi. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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111 - Réjane Sénac : “Aller au-delà des frontières entre humain et non-humain”

Réjane Sénac est directrice de recherche CNRS au centre de recherches politiques de Sciences Po. Elle questionne l’égalité et plus précisément les nouvelles expressions qui encadrent le principe d’égalité aujourd’hui. En ce moment, elle nourrit ses recherches notamment par le manifeste Féminisme pour les 99% écrit par Cinzia Arruzza, Tithi Bhattacharya et Nancy Fraser. Grâce à ces trois théoriciennes du politique, Réjane Sénac pose des pistes possibles pour l’avenir (post confinement): “Le chemin qui mènera à une nouvelle société au-delà de la crise actuelle repose sur - je les cite : «une justice de genre indexée à l’anti capitalisme» et qui sera dans l’alliance entre les féministes, les anti racistes, les écologistes, les militants pour les droits des travailleurs, travailleuses et des migrants, migrantes”Elle va ensuite un peu plus loin pour imaginer une toute autre société de valeurs: “Mais je pense important aussi de se servir de ce manifeste, de prendre appui sur ce manifeste pour repenser aussi et aller au-delà des frontières entre humain et non-humain dans une redéfinition du rapport au vivant et dans une redéfinition de la modernité et en particulier remettre en cause la sacralisation du pouvoir de la raison humaine et de la rationalité du monde”.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Réjane Sénac a publié L’égalité sans condition. Osons nous imaginer et être semblables aux éditions Rue de l’échiquier. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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110 - Katia Lewkowicz : “Beaucoup, beaucoup d’enquêtes dans ma jeunesse”

Katia Lewkowicz est réalisatrice. Quand elle enregistre sa note vocale, il est 8h du matin. On sent la lenteur et le poids de la nuit dans sa voix. Elle profite du seul moment calme de sa journée: “On est donc sept ou huit dans cette maison, c’est un bon bon bon bordel”. Il y a un ami, les enfants de cet ami, son compagnon et ses enfants. C’est d’ailleurs dans ses lectures d’enfants qu’elle nous emporte: “Moi j’ai commencé à lire très jeune, je lisais beaucoup. Beaucoup beaucoup. Je me souviens que quand j’étais petite, j’ai commencé avec Fantômette. C’était la bibliothèque rose. J’avais une bibliothèque quand j’étais petite. Avec que des livres roses. Et ça n’était que Fantômette.”. Elle nous embarque également dans ses souvenirs teintés de la chaleur de l’été en Israël: “Pierre Bellemare il faisait, ça s’appelle Histoires vraies. Il écrivait des petites nouvelles. Je me rappelle je lisais ça en Israël, en vacances C’était déjà les prémices du confinement parce que ma mère elle ne voulait pas sortir avant 16-17h par qu’il faisait trop chaud. Donc on était dans ce petit appartement à Netanya. On avait une chambre pour ma soeur jumelle et mon frère. Avec deux lits en U. Et il y en avait un qui avait un lit tiroir. Donc régulièrement on se demandait qui allait dormir dans le tiroir. Et ma mère pour nous occuper elle nous avait achetés des canevas en laine. Elle s’est dit tiens ça va les occuper ils vont faire des paysages. Et moi je lisais Pierre Bellemare toute la journée. Que des histoires de meurtre”.Katia Lewkowicz nous conseille également la lecture de Je suis une sur deux de la journaliste Giulia Foïs qui y décrit son viol: “Elle m’a changé mon regard complètement là dessus. Je sais que maintenant s’il se passe quelque choses, s’il arrive quelque chose à ma fille ou à mes filles, j’aurai plus peur. Je saurai comment les regarder Je saurai comment leur parler. Je saurai comment les défendre. Je sais grâce à elle de quoi elles auraient besoin”. Un livre qui est une vraie prise de conscience pour la réalisatrice.Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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109 - Pauline Darley : “Là, j’avais tout à découvrir”

Pauline Darley est photographe. A travers ses yeux, le monde est plus vif et sacrément plus séduisant. Dans ce nouvel épisode, elle nous emporte dans le Paris de l’entre-deux-guerres avec Aurélien de Louis Aragon: “Paris est tellement belle. On a l’impression qu’elle est vivante. Et je trouve que l’on ressent bien l’ambiance du Paris des années folles, avec les artistes présents, les peintres, les poètes, les musiciens de jazz. Ou en tous cas l’image que l’on se fait de ce Paris là”. Pauline Darley s’est plongée dans ces 700 pages d’histoire d’amour entre Aurélien et Bérénice alors que quelques années avant, rien ne la prédestinait à être une lectrice vorace. C’est récemment, en 2017, qu’un roman l’a bouleversée: “L’une de mes meilleures amies m’a parlée d’un livre, c’est La Passe-Miroir de Christelle Dabos, en me disant que c’était incroyable, qu’elle avait adoré ! Et donc j’ai voulu le lire, pour voir. Et en fait ça a été tellement un déclic parce que je crois que c’est la première fois, ou en tous cas la première fois avant longtemps, que je me suis retrouvée dans une bulle en lisant. Comme un état méditatif où plus rien ne se passait autour. J’étais vraiment dans ma bulle”. A partir de cette rencontre littéraire, elle s’est rendu compte de l’immensité de ce qu’elle avait à découvrir: Elle s’est même créée un rythme bien à elle: “Niveau lecture je crois que je suis une lectrice un peu étrange parce que j’adore lire plein de livres en même temps et des livres totalement différents. Je sais que je ne vais pas vouloir lire la même chose le soir qu’en journée, chez moi ou en extérieur”. Depuis, plus rien ne l’éloigne de ses romans. Vous vous imaginez vous, redécouvrir pour la première fois les oeuvres qui vous ont les plus transportées ? Quel rêve !Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha en est à l’édition et à la coordination. Elle a également fait le montage avec Maële Diallo. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Vous pouvez retrouver les créations de Pauline Darley sur son site et sur Instagram. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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108 - Camille Froidevaux-Metterie: “J’ai l’impression de faire un travail collectif avec toutes ces femmes”

Camille Froidevaux-Metterie est philosophe féministe, professeure de science politique et chargée de mission égalité diversité à l’université Reims Champagne-Ardenne. Elle nous invite dans sa “petite grotte”, son bureau où elle travaille, lit et parfois dort. Dans cet espace à elle seule, il y a “une grande bibliothèque en trois parties. Il y a des livres d’histoire et de philosophie d’abord qui remontent à mes années d’études et puis que je complète chaque année, chaque mois, quasiment chaque semaine. Il y a une bibliothèque de science politique qui correspond à mon travail d’enseignante. Et puis, la dernière, ma préférée j’allais dire… En tous cas celle qui aujourd’hui est la plus importante pour moi: ma bibliothèque féministe qui comporte beaucoup d’essais, beaucoup de philosophie. A la fois des classiques mais aussi des ouvrages plus récents. Et puis des ouvrages qui sont en quelque sorte le fondement de tout mon travail. Des ouvrages sans lesquels je ne pourrais pas faire ce que je fais”.  Partie pour passer son confinement dans des essais féministes, Camille Froidevaux-Metterie s’est finalement tournée vers des romans et vers une histoire d’ours. Elle nous parle de Croire aux fauves de l'anthropologue Nastassja Martin: “Elle relate comment, alors qu’un jour elle s’était éloignée de ses compagnons de voyage, pour aller marcher seule dans la forêt elle a rencontré un ours. Quand je dis “rencontrer” vous vous doutez bien qu’il s’est agit de plus que d’une rencontre, d’un véritable combat d’un duel, d’une lutte corps à corps. Dont elle est sortie victorieuse puisqu’elle n’est pas morte mais avec une partie du visage arraché, restée dans la gueule de l’ours et puis aussi une jambe très abîmée”. Lecture de “déconfinement” pour Camille Froidevaux-Metterie, cette lecture et ce récit du rapport au corps l’ont bouleversée alors qu’elle était touchée physiquement et mentalement par le virus du Covid 19. Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Camille Froidevaux-Metterie a publié récemment Seins. En quête d’une libération et La Révolution du Féminin est disponible republié en Folio. Ces deux ouvrages peuvent être retrouvés en format ebook. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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19 - 19. Florence Loiret Caille : “Les livres, on les porte en soi, c'est comme les rôles”

Florence Loiret Caille est actrice. En ce moment, on peut la retrouver dans la dernière série Le Bureau des Légendes sur Canal+. Elle est devenue actrice très jeune: “J’ai eu un agent assez tôt, vers 17 ans. Donc j’ai tourné mon premier court métrage à 17 ans”. C’est par la lecture que tout s’est construit: “En fait mon envie de jouer elle est effectivement née dans les livres. Quand je lisais un livre ça décrivait un état dans lequel je me mettais”. Parallèlement aux tournages, elle étudie à la fac et c’est à ce moment là qu’elle découvre notamment Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes.Oeuvre littéraire hybride sur le sentiment amoureux, sur le discours de l’amoureux, cet essai est un texte libre dans lequel on peut se balader, un peu comme dans un recueil de poésie. “L’état amoureux est décrit à tous les stades” se souvient Florence Loiret Caille qui l’a lu à un moment particulièrement propice: “J’ai dû me prendre un méga vent un jour et j’ai dû ouvrir ce truc pendant que je l’étudiais et là je suis tombée de ma chaise je pense”. Depuis cette période “dès que ça ne va pas sentimentalement”, Florence Loiret Caille se replonge dans cette “bible” des maux amoureux: “ça me donne un axe et ça me remet dans le monde. Parce qu’on est toujours un peu paniqué quand on est envahis par un sentiment amoureux. Que ça se passe bien ou mal en fait”.  Aujourd’hui son exemplaire de Fragments d’un discours amoureux est tellement stabiloté, corné que “on dirait un vieux scénario tout pourri”. Et comme littérature et jeu sont toujours aussi entremêlés dans la vie de Florence Loiret Caille, elle a appris de sa lecture de Roland Bathes: “Quand on joue, quand on prépare un film, on se met aussi dans un certain état. Comme quand on est amoureux”. Florence Loiret Caille recommande également Love me Tender, de Constance Debré que nous avons entendue il y a quelques mois dans le Book Club. Cet entretien a été mené par Agathe le Taillandier. C’est également elle qui présente Le Book Club. Amel Almia a monté cet épisode. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.La dernière saison du Bureau des légendes est actuellement diffusée sur Canal+.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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29 - Diane Brasseur : “Le moment où l’on rêve son livre”

Diane Brasseur est autrice. Aujourd’hui, elle a ce titre d’autrice mais avant d’être publiée pour la première fois, elle a douté, elle a attendu et elle a été patiente: “J’ai lu ce récit de Jean-Philippe Toussaint, L’urgence et la patience [NDLR] alors que je n’avais pas encore publié et c’est un livre qui m’a donné - à l’époque - beaucoup d’allant et beaucoup de courage surtout pour traverser ces moments de découragement qu’on connaît quand on se dit qu’on ne va jamais publier.” La patience est le mot phare de cette période de confinement pour nous tou.te.s et c’est également l’idée centrale de cet épisode. L’idée de la patience dans l’écriture. Depuis le début du confinement, plusieurs autrices comme Alice Zeniter, Marie Pavlenko ou Myriam Leroy nous ont détaillé les étapes compliquées de l’écriture et de la fin de la création. “Il y a un moment très important dans le processus de l’écriture. C’est celui où l’on n’écrit pas. Le moment où l’on rêve son livre.” Il y a beaucoup de mythes autour de l’écriture. Notamment l’idée de cette inspiration qui arrive d’un coup: “Donc l’auteur qui se met à sa table et qui serait frappé par une foudre créatrice. Pour lui, Jean-Philippe Toussaint [NDLR] il y a une passivité qui lui déplaît et à laquelle il ne croit pas du tout. Il trouve que l’urgence c’est bien plus intéressant que l’inspiration parce que l’urgence c’est le contraire de l’inspiration.” Diane Brasseur nous embarque dans la construction concrète des livres entre “délivrance”, “jaillissement” et “persévérance”. Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha et Maële Diallo étaient au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Diane Brasseur a publié plusieurs romans aux éditions Allary.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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107 - Estine Coquerelle : "J’aime bien me laisser guider par l’envie"

Vous connaissez peut-être cette pile de livres. Celle qui est au chevet de votre lit, ou sur votre table basse, peut-être même qu’il y en a plusieurs, disséminées un peu partout chez vous. Des livres que vous avez achetés puis jamais ouverts, d’autres que vous aimez tant que vous avez besoin de les garder près de vous, ou bien simplement des livres entamés, que vous prenez le temps de découvrir page par page, chapitre par chapitre. L’illustratrice Estine Coquerelle fait partie de ces lectrices à la bibliothèque dispersée. Aux quatre coins de son appartement on trouve des bandes-dessinées de Riad Sattouf comme La vie secrète des jeunes, qu’elle trouve fascinant: “ce travail, d’arriver à retranscrire la manière de parler des gens , à quel point c’est drôle toutes ces mimiques qu’on acquiert selon le milieu social duquel on vient (...) et il y a des trucs du quotidien dans lesquels on se reconnaît.”. Elle raconte également son amour pour les recueils de nouvelles de Milan Kundera car elle aime “sa façon de raconter l’amour, la vie, le désir, la culpabilité”. Enfin, son trésor à elle, c’est “un gros livre” de Louis Aragon, qu’elle a hérité de sa grand-mère et dont elle a lu la première page à son amoureux quand elle l’a rencontré. Cependant, il y a un livre cher à son coeur qui manque à sa collection. Il s’agit de Journal d’un corps, de Daniel Pennac, qu’elle a lu et relu, offert, prêté et perdu. Ce livre, “Il est drôle, dégoûtant, il est tout ce qu’on veut”, et il résonne avec son art, où le corps est central et sublimé, mais honnête. Dans cet épisode du Book Club spécial confinement, Estine Coquerelle nous raconte qu’elle aime lire, mais surtout en vacances, quand elle a le temps. Ce qu’elle préfère, c’est “se laisser guider par l’envie”, et si ces temps-ci elle n’a pas forcément loisir à se plonger dans un roman, elle garde auprès d’elle quelques œuvres qu’elle aime feuilleter pour s’inspirer quand elle “tourne en rond” dans son travail d’illustratrice. Vous pouvez retrouver l’oeuvre d’Estine Coquerelle sur Instagram et vous procurer ses illustrations sur sa boutique en ligne. Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maureen Wilson était responsable éditorial, Maële Diallo était au montage, Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Le Book Club est un podcast coordonné par Maud Benakcha. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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106 - Alice Zeniter : “J’ai une admiration de romancière à romancière”

Les tragédies que subit un pays lui appartiennent, de manière presque intime. Elles appartiennent également à sa population, habitée par la mémoire de ces événements. Mais cette capacité à porter une histoire en soi ne s’arrête pas aux frontières. L’autrice Alice Zeniter n’est pas Nigériane, pourtant, en se plongeant dans le roman de Chimamanda Ngozi Adichie L’autre moitié du soleil, publié en 2006, elle s’est sentie transportée au cœur de la guerre civile qui a bouleversé le pays dans les années 1970. “Le Nigéria devient une part de ma carte intime” dit-elle. Ce livre qui l’a tant marquée devient alors une extension d’elle: “j’ai prêté mon corps aux personnages pour ressentir ce qu’éprouvait Adichie, et donc leur souffrance, leur traversée de la guerre elle est passée par moi, par cette identification, et du coup ça devient un peu mon histoire”. Pour Alice Zeniter, la lecture de ce roman est une expérience, mais aussi un cours d’écriture. Elle s’enthousiasme devant la plume de Chimamanda Ngozi Adichie, sa capacité à mélanger les genres et à s’approprier le roman de guerre, que l’on associe (à tort) plutôt aux écrivains hommes: “Je trouve ça admirable qu’elle n’ait pas eu peur de ça, qu’elle ait pu dire: ceci est ma place et c’est là que je vais déployer l’immensité de mon talent”. Elle-même autrice, elle lui voue une admiration “de romancière à romancière” qu’elle décrit dans ce nouvel épisode du Book Club spécial confinement. Entre ses lectures et ses rendez-vous à distance avec son éditrice, Alice Zeniter se confie également sur la prochaine rentrée littéraire et se demande si son mois de septembre sera comme les autres. En attendant, elle continue de travailler sur son roman même si elle a “vraiment des problèmes pour imaginer le futur ces derniers temps”.Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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105 - Marie Pavlenko : “Il ne faut pas bouder les classiques”

Vous est-il déjà arrivé d’ouvrir un vieux livre — publié plusieurs décennies, voire plusieurs siècles avant votre naissance — en pensant ne jamais vous retrouver dans l’histoire de ces personnages si lointains ? Et pourtant, au bout de quelques chapitres, cette histoire, ces personnages vous ont saisis et vous les avez compris. Peut-être parce que leur situation faisait écho à vos ressentis du moment, ou parce qu’ils vous rappelaient de vieilles histoires familiales. C’est ce qu’a vécu l’autrice jeunesse Marie Pavlenko en ouvrant Germinal d’Emile Zola, un jour d’été, pendant son adolescence: « Je n’ai jamais connu mon grand-père maternel - il est mort quand ma Maman avait dix ans — et il était mineur. Et Germinal est un livre qui a beaucoup compté pour moi parce qu’il m’a fait rentrer dans un monde que je ne connaissais pas et qui pourtant appartenait à mon passé. » Si sa bibliothèque est remplie de mangas et de livres jeunesse, Marie Pavlenko revendique également son amour des classiques qui ont fait la littérature: « Il ne faut pas bouder les classiques. Les classiques ils ne sont pas là pour rien, ils sont là parce qu’ils ont traversé les temps et ils portent quelque chose. Ils portent une époque, mais ils portent aussi une espèce de parole universelle et intemporelle. » D’ailleurs, la littérature jeunesse a aussi ses œuvres incontournables. C’est le cas des romans de l’écrivain britannique Roald Dahl qui ont passionné l’autrice pendant son enfance. Ses favoris restent Le Bon Gros Géant et Sacrées Sorcières mais c’est avec La Potion Magique de George Bouillon qu’elle comprend le cœur de l’œuvre de l’auteur: “J’ai eu l’un de mes premiers chocs purement littéraire qui était de découvrir la puissance de la métaphore [...] il y a ces quelques mots à un moment donné : « elle avait la bouche ridée comme le derrière d’un chien » Et je me souviens que du haut de mes huit ans j’ai vu le derrière du chien, et j’ai vu la bouche de la grand-mère. Et j’ai éclaté de rire. Et ces deux choses qui entraient en collusion dans ce bout de phrase eh bien ça va bientôt faire 40 ans et je m’en souviens encore. » Dans ce septième épisode du Book Club spécial confinement, Marie Pavlenko nous recommande de nous « plonger dans des pavés », même si, de son côté, elle n’a pas tellement le temps de le faire car elle doit terminer son prochain roman et aller écouter les oiseaux se remettre à chanter.Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Vous pouvez retrouver les livres de Marie Pavlenko chez Flammarion Jeunesse.  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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104 - Flèche Love : “je sais qu’il aura toujours des trésors à m’offrir”

Comment s’est construit votre chemin vers le féminisme? Est-ce en faisant face à des inégalités criantes et répétées? Est-ce en rencontrant une personne qui vous a ouvert les yeux? Ou est-ce, comme c’est le cas dans cet épisode avec la musicienne Flèche Love, en lisant une oeuvre qui vous a fait prendre conscience des réalités, “comme des guides spirituels et lumineux”? Resté sur sa table de chevet pendant des années, Femmes qui courent avec les loups: Histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage de Clarissa Pinkola Estès, a attendu longtemps avant que Flèche Love puisse l’apprécier, le digérer et le lire entièrement: “C’est comme si je n’avais pas été prête à lire ce livre. Plusieurs fois je m’y suis essayée et je m’y suis perdue. Et j’ai lu deux pages et j’étais là “ah je comprends pas!” C’est un livre qui demande à être lu au bon moment”. Et, pourquoi ne serait-ce pas le bon moment pour vous aussi de le découvrir? C’est ce que conseille la musicienne: “Dans une période de confinement on ne peut pas aller chercher à l’extérieur ce dont on a besoin. On ne peut pas sortir. Et c’est une invitation à l’intériorité dans toute sa puissance.” Dans ce sixième épisode du Book Club spécial confinement, Flèche Love nous incite (pour ceux et celles qui le peuvent) à prendre du temps pour soi afin de mieux comprendre le monde. Elle nous scande sa vision de la société pour peut-être mieux l’apprivoiser.Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Le dernier album de Flèche Love est produit par le label Musique Sauvage.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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103 - Claire Castillon : “Ce genre de livre est la quête de toute une vie”

L’autrice Claire Castillon ne sait pas dire pourquoi elle a aimé un livre: “je peux juste dire tiens, lis ça, c’est beau parce que c’est fort!”. Et c’est vrai... comment dire que l’on a aimé un livre quand ce que l’on a lu va au-delà des mots et qu’il nous enivre de sentiments, qu’il nous paralyse l’esprit, que - comme pour L’enfant brûlé de Stig Dagerman que nous conseille Claire Castillon - il nous est “tatoué” à la peau.C’est en fouillant dans sa bibliothèque à la recherche d’une nouvelle lecture qu’elle a découvert ce livre: “Avec L’enfant brûlé j’ai été complètement envahie d’emblée par une voix tellement vraie, tellement forte, tellement juste en fait, jamais trafiquée que le bouleversement s’est produit de page en page”. C’est l’histoire d’un jeune homme dont la mère décède: “un voyage plus beau que n’importe quel voyage dans les beautés du monde parce que tout est juste, parce que rien n’est… rien n’est feint [...] Il n’y a aucune émotion oubliée”. Alors ce cinquième épisode du Book Club spécial confinement n’est pas uniquement la description d’un livre apprécié, c’est le partage d’émotions suite à la lecture d’un livre qui “racle l’âme jusqu’au bout” pour Claire Castillon.Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Claire Castillon a récemment publié Marche Blanche chez Gallimard et River chez Gallimard Jeunesse.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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102 - Clara Ysé : "Parfois il y a des choses que l’on ne comprend pas"

Dodécaphonisme: après avoir fait huit ans de solfège, parlé à tout Louie Media et téléphoné aux parents musiciens d’une des membres de l’équipe… Je peux dire que je ne suis pas plus avancée pour vous donner une explication courte et précise du dodécaphonisme. Ce qu’il faut retenir c’est que c’est une technique de composition musicale qui a été une vraie révolution au début du XXe siècle. Cette révolution a fait “événement”. Et c’est là toute la force de ce que nous apprend la musicienne Clara Ysé dans ce quatrième épisode du Book Club spécial confinement via le livre qu’elle nous conseille: L’être et l’événement d’Alain Badiou. “Je crois que ce qui m’a aidée à vivre” raconte-t-elle “et ce qui m’a pas mal bouleversée c’est l’idée que parfois, il y a des grands événements qui arrivent dans plusieurs domaines. Badiou distingue quatre domaines: qui sont du coup l’amour, la politique, les mathématiques et les arts. Et pour lui un événement c’est quelque part quelque chose qui arrive et au moment où il arrive on n’a pas le langage pour comprendre ce qui est arrivé”. Lorsque toutes les révolutions sont nées: le cubisme, le dadaïsme, l’art contemporain, la majorité disait: “ce n’est pas de l’art!”, parce qu’ils n’avaient pas encore les mots pour décrire ce qu’ils voyaient.Avec l’invention du dodécaphonisme, les inventeurs puis leurs successeurs ont, compris ou plus précisément ont senti qu’ils ne pourraient plus faire de la musique de la même manière. “Je trouve ça hyper beau de penser que les grands tournants, que les grands mouvements, que les choses qui font date dans un langage, comme la musique, en fait ont fait autant date […] pour l’arrivée de l’événement que pour la fidélité événementielle qui est opérée par ceux qui sentent qu’ils ne peuvent pas continuer à faire, qu’à être dans le langage de la même manière qu’avant.” Cette réflexion digérée par Clara Ysée mais faite initialement par Alain Badiou dans ses recherches, peut être transposée à toutes les révolutions que nous ne comprenons pas encore aujourd’hui mais qui paraîtront évidentes aux yeux et aux oreilles des prochaines générations. Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Le monde s’est dédoublé est le dernier EP de la musicienne Clara Ysé.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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101 - Morgane Ortin : “faire accoucher les gens de leurs mots d’amour”

Vous nous accompagnez naviguer à travers les mers? Pendant une dizaine de minutes nous vous emportons hors de chez vous pour traverser les océans à la recherche de l’amour et de soi. Rien que ça! Dans ce troisième épisode spécial confinement, c’est Morgane Ortin, la fondatrice du compte instagram Amours Solitaires qui s’est enregistrée, chez elle, pour nous parler d’un roman qui l’a “accompagnée pendant des longs et des longs et des longs mois de travail et d’analyse. Et j’aime bien aujourd’hui le relire et pouvoir relire tout ce que j’ai pensé aussi au moment où je l’ai lu pour la première fois et où je l’ai étudié”. Ce livre, c’est Le Marin de Gibraltar de Marguerite Duras: “ Ça raconte l’histoire d’une femme qui est très riche, qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Elle s’ennuie quand même beaucoup et en fait elle navigue à la recherche d’un marin avec qui elle a passé une seule nuit, qui est parti au petit matin mais dont elle est tombée folle amoureuse”. Un choix de lecture qui apaise Morgane Ortin: “Je crois que j’avais besoin de quelque chose qui m’était familier pour me rassurer. Vous savez comme quand on regarde plusieurs épisodes d’une série parce qu’on est déjà accoutumé.e.s aux personnages et que ça nous donne un sentiment rassurant et réconfortant de pouvoir les revoir”. Et vous, quel est votre livre réconfortant?Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Morgane Ortin est la fondatrice du compte instagram Amours Solitaires. Elle est également l’autrice des deux livres qui portent le même nom et qui a donné naissance à une série.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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100 - Sylvie Hoarau : “C’est très dérangeant d’avoir ce point de vue là”

Perverse. C’est de cette manière qu’a été décrite l’héroïne du roman Lolita de Vladimir Nabokov à sa publication en 1959. Pervers serait certainement le terme que l’on utiliserait aujourd’hui pour définir l’homme, beau-père et protagoniste de ce roman. Lolita est un roman qui plaît mais qui a toujours dérangé. À l’époque pour l’hypersexualisation de son héroïne, aujourd’hui pour des questions de violence et de pouvoir d’un homme, d’un adulte sur une jeune fille. Pour son auteur, Vladimir Nabokov, il n’y a jamais eu de doutes sur ses intentions de romancier: “Lolita est une jeune fille de 12 ans alors que Monsieur Humbert est un homme mûr et c’est l’abîme entre son âge et celui de la fillette qui produit le vide”. “C’est un livre qui a fait scandale et qui pose question” Dans ce deuxième épisode spécial confinement, la chanteuse et compositrice Sylvie Hoarau du groupe Brigitte oscille entre deux états. Il y a l’admiration pour l’auteur: “J’étais vraiment fascinée par Nabokov lui-même en me demandant mais quel esprit, comment… d’où sort une idée pareille d’abord de dépeindre cet amour sans aucune empathie pour l’objet de son amour - ce qui est quand même un peu étrange - et puis beaucoup d’humour aussi dans les situations…” Et il y a la répulsion: “Je me souviens que ma fille avait 15 ans je crois quand j’ai lu ce livre. Et il y a des moments j’ai dû m’arrêter de lire parce que j’étais trop dérangée par le propos. La manière dont il décrit la sensualité, cette attirance pour cette toute jeune fille. C’est vraiment trop réaliste. Ça me mettait dans un état un peu d’angoisse. Je me disais, c’est possible qu’un homme d’un certain âge puisse avoir cette espèce de vision d’une très jeune fille donc ça me mettait très mal à l’aise. » Mais Lolita est un roman, une fiction. Et n’est-ce pas le rôle des romans de dérouter souvent, de déranger parfois et de in fine poser questions ? Cet épisode, c’est toute cette question et toute la réflexion de Sylvie Hoarau. Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Le dernier album des Brigitte s’appelle Toutes Nues.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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99 - Myriam Leroy : "c’est en lisant “Un roman russe” que je me suis dit que, moi aussi, j’étais peut-être capable d’écrire"

Pendant ce confinement, le Book Club ne s’arrête pas! Au contraire, nous nous sommes dit que vous auriez encore plus besoin d’écouter des recommandations littéraires de toutes ces femmes, toutes ces grandes lectrices qui nous inspirent. Pendant toute cette période, des autrices, des musiciennes, des journalistes... vont enregistrer des notes vocales pour nous immiscer avec elles dans leur bibliothèque. La première femme à avoir joué le jeu est la journaliste et autrice Myriam Leroy. Elle nous décrit sa bibliothèque et ses lectures depuis chez elle, en Belgique.Elle nous recommande Un roman russe d’Emmanuel Carrère: “Il y a des bouquins hyper brillants, très intelligents, des chefs-d’oeuvre que je trouve écrasants et qui font assez vite disparaitre ma propre envie d’écrire. Parce que je ne me sens pas à la hauteur. Et par contre il y a des bouquins qui sont tout autant des chefs-d’oeuvre, qui sont tout autant brillants et qui me stimulent. (…) Quand je lis Virginie Despentes, je trouve ça tellement brillant que ça m’écrase. Quand je lis Emmanuel Carrère, je trouve ça tellement brillant que ça me donne envie d’écrire.”Myriam Leroy est journaliste et autrice. N’hésitez pas à découvrir ses deux derniers romans: Ariane et Les yeux rouges. Bonne lecture!Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson a composé la musique. Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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18 - 18. Rebecca Manzoni : "J'écris parce qu'on n'avait plus rien à se dire"

Entre un téléphérique jouet, des baguettes de batterie et un tipi d’enfant se dresse la bibliothèque vivante de Rebecca Manzoni, journaliste à France Inter. Chez elle, les livres se baladent sur le sol comme une trace des pérégrinations de toute sa famille. Depuis des années, elle a pris l’habitude de vivre ses livres: de les corner, de les recopier… que ce soit pour se souvenir, ou pour lui donner de l’inspiration. Dans sa chronique Pop N' Co elle fait entendre le monde à travers la musique. Et comprendre le monde, c’est l’un de ses leitmotiv. Pour se faire, elle lit beaucoup d’auteur.ice.s actuel.le.s: “C’est important de lire les livres d’auteurs contemporains pour savoir ce qu’il se passe, en tout cas pour avoir accès à des mondes que je n’ai pas l’occasion de fréquenter.” (30:33). Avec La place d’Annie Ernaux, le livre qu’elle présente dans ce dix-huitième épisode du Book Club, elle nous parle d’héritage: de monde qui a été et qui n’est plus vraiment, de traditions, d’éloignement et de déceptions jamais cicatrisées.Malgré l’importance que ce livre a dans sa vie, ça n’a pas été l’amour au premier regard. C’est au lycée qu’elle le découvre: ”Je suis complètement passé à côté de ce livre au début, je l’ai lu scolairement, car c'est quand même pas un livre très aimable.”(10:35). Ce livre, qu’elle a relu par la suite, est alors devenu fondamental pour elle: “c’est un livre tellement important pour moi qu’il faut que les mots soient justes, je ne voudrais pas la trahir, Annie Ernaux”(11:42).Cette autobiographie incarne le concept de transfuge de classe: le fait pour une personne de changer de milieu social au cours de sa vie. L’autrice Annie Ernaux y parle de son père. C’est “l’histoire de la vie de cet homme, d’un milieu populaire”(12:43) et de l’autrice/narratrice qui ”va prendre ses distances [avec ce milieu], mais c’est une souffrance” (12:56) résume Rebecca Manzoni.Si la journaliste a choisi de nous parler de La Place, c’est qu’elle se sent très proche du vécu d’Annie Ernaux et de ce qu’elle décrit, que ce soit dans les relations entre les membres de sa famille ou du sentiment de trahison que ressent son père face au statut de transfuge de sa fille. C’est un livre qui l’a marquée car; “c’est quelque chose qui me touche énormément” (18:20), “mon père venait vraiment d’un milieu social tel qu’elle elle le décrit, avec l’immigration italienne en plus”, (21:53) “et même si mon père est venu très régulièrement chez moi, je pense qu’il y avait cette idée de “tu ne me comprends plus, tu t’es trop éloignée”. (23:21)Cet épisode a été mené et présenté par Agathe le Taillandier. Le montage, l’édition et la coordination ont été réalisés par Maud Benakcha. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix. La musique est de Pauline Thomson.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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17 - 17. Marina Rollman : "La littérature te réconcilie avec l’idée que la tristesse c’est chouette aussi"

On se sépare des gens comme on se sépare des livres: dans la douleur et la nostalgie. On tourne cette dernière page en essayant de faire durer le plaisir, en profitant de la délicatesse de chaque mot, de la force de la syntaxe et de la complexité des personnages. A la différence près que les relations ne peuvent pas toujours être reconstruites, alors que nous pouvons relire sans fin les livres. Mais: “C'est ça qui est beau, de se dire "ça ne dure pas" donc kiffez ces plaisirs terrestres”.(12’55)L'humoriste Marina Rollman, que l’on entend au micro de Maud Ventura, nous dévoile son livre - Un bonheur parfait  de James Salter. Ce roman, elle l’a ouvert pour la première fois à 20 ou 21 ans: “dans le bus.” (10’22) et, depuis il ne l’a pas quittée. Ce livre trace l’histoire d’un couple d’américains que l’on suit tout au long de leur vie, soit pendant une quarantaine d’années. Du point de vue de Marina Rollman, c’est un livre sur la beauté du quotidien, ce genre de livres qui “font apprécier la vie” (10’43) et ces auteurs ou ces artistes qui permettent de “mieux voir" (10’53) "Ca ne rend pas le monde beau, ça aiguise mon oeil" (11’20)Marina Rollman qui “essaie d’être quelqu’un de culturé mais [qui] n’y arrive pas toujours” (1’48) nous accueille dans sa bibliothèque rangée par langues “Je lis beaucoup en anglais, un peu trop je pense, mon vocabulaire français s’est appauvri en fait” (2’26). La raison de ce rangement est simple: "Parfois la littérature francophone m'impressionne, je ne sais pas par où entrer” (2’45). A la fin de cette rencontre, ce qui nous reste, c’est notamment cette phrase de Marina Rollman: “Je trouve ça toujours très beau les gens qui arrivent à concilier un intellect fou avec quelqu’un avec qui tu as envie de passer une soirée” (2’17) C’est exactement ce que l’on s’est dit en la découvrant un peu plus, elle, dans sa bibliothèque et à travers ses lectures de femme “woke, social warrior [et] féminazie” (6’36): la sensation d’avoir passé un temps précieux avec une femme avertie, forte et engagée.Vous pouvez également la retrouver sur scène dans son one-woman show Un spectacle drôle au théâtre de L’Oeuvre et dans ses chroniques sur France Inter.Cet épisode a été mené par Maud Ventura. Le montage a été réalisé par Amel Almia. Maud Benakcha a été en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix. Cet épisode est présenté par Agathe Le Taillandier. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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16 - 16. Louison : "Il ne fallait pas subir cette lecture, il fallait qu'elle soit un médicament"

Chez vous, où sont rangés vos livres? Sous un lit, un peu cachés? Dans le salon, à la vue de tou.te.s? A la cave parce que vous n’avez de la place nulle part ailleurs? Jusqu’à maintenant, dans le Book Club, nous nous sommes bien rendu compte que les choix de rangement des lectrices n’étaient pas uniquement décoratifs, qu’il y avait toujours une histoire sur les lieux et les dispositions. Avec l’autrice et illustratrice Louison, l’histoire est entière. Elle a quelques temps placé ses livres dans un autre lieu, sur le même palier que son appartement. Mais comme pour elle, c’est: "extrêmement déprimant de vivre sans ses livres"(02:19), elle a décidé de tout rapatrier dans un cocon plus intime: "J’avais besoin de cette espèce de présence dans ma chambre parce qu’il y avait, effectivement une absence qui est toujours très dure." (02:58) Cette absence, c’est celle de son compagnon qu’elle a perdu brutalement en juillet 2018. Pendant cette période de deuil, il y a eu une des étapes de reconstruction avec laquelle a coïncidé la lecture de La Douleur de Marguerite Duras. C’est de ce livre qu’elle nous parle dans cet épisode. Au moment de l’acheter, elle était convaincue qu’il aurait une place importante dans son processus de résilience. "J’ai attendu avant de le lire, il ne fallait pas subir cette lecture, il fallait qu’elle soit un médicament, une infirmière presque" (12:43).La Douleur, c’est “l’horreur de l’attente et l’horreur du retour” (16:21). En pleine Seconde Guerre mondiale, Marguerite Duras attend son mari, déporté politique. Quand il revient enfin, il n’est plus, physiquement et psychologiquement. En parallèle de mettre des mots sur le deuil qu’a subi Louison, il narre également l’histoire de sa famille. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la famille de sa grand mère de confession juive et résistante est déportée. Ce livre s’est imposé à Louison. Il a eu un effet thérapeutique et l’a accompagnée dans son processus de deuil ainsi que dans l’écriture de son premier roman Le Chemin des amoureux. Ce livre lui a ouvert le champ des possibles et lui a permis "d'assumer de ne plus avoir besoin des dessins pour raconter une histoire". (17:50)Cet entretien a été mené par Maud Ventura. Le montage a été réalisé par Amel Almia. Maud Benakcha a été en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef. Cet épisode est présenté par Agathe Le Taillandier. Le Book Club est un podcast de Louie Media que vous pouvez retrouver sur notre site Louiemedia.com et sur toutes les plateformes d'écoute : Apple podcast, Soundcloud, Spotify…Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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15 - 15. Constance Debré : “Il ne faut pas se laisser bouffer par des colonnes de livres”

« Si la littérature n’est pas là pour parler de la solitude fondamentale de nos vies, je ne vois pas très bien à quoi elle sert. » (9’17) Dans cet épisode du Book Club, la journaliste Agathe de Taillandier se rend chez Constance Debré, dans son studio parisien. Un lit, des tréteaux, un bureau pour écrire… Constance Debré vit de manière spartiate depuis qu’elle a abandonné son métier d’avocat pour devenir romancière. « C’était très bien que ce changement de rapport au monde, ce glissement, se matérialise par une table rase au premier degré. » (3’26) Peu de livres, donc, dans son appartement. Constance Debré a vendu la grande majorité de sa bibliothèque après avoir changé de métier. « Les livres, ce sont des signes qui nous ont traversé le cortex à un moment, qui nous ont façonné plus ou moins, mais ce n’est pas pour autant qu’on est obligé de les garder. Ce ne sont rien que des signes. » (4’05) Certains ouvrages lui manquent, mais il ne faut selon elle pas « se laisser bouffer » par ses possessions (5’29): « les livres, on les trimballe vachement en soi quand même. » (6’09) L’autrice de Love me tender a choisi de parler de Képas (un terme faisant référence aux paquets contenant de l’héroïne), un roman de Denis Belloc Elle raconte avoir été bouleversée par ce roman d’inspiration autobiographique: «C’est un livre somptueux, si on n’a pas peur des choses un peu dures, mais la littérature est aussi là pour dire la beauté de la violence des vies. » (7’41) Belloc raconte dans ce récit son addiction à l’héroïne, très rapide et violente, dans le Paris des années 80. « Il plonge complètement, c’est ça qui est aussi très beau. » (7’16) Une histoire qui résonne avec la trajectoire personnelle de Constance Debré, dont les parents consommaient de l’opium et de l’héroïne. « C’est à la fois douloureux, et en même temps c’est quelque chose que je comprenais. J’ai toujours compris les toxicomanes, même si je ne le suis pas moi-même. J’ai parfois l’impression que je ne m’entends qu’avec les gens qui ont ce tempérament » (10’15) Képas n’est pas qu’un roman sur la came. Belloc y évoque également de manière crue ses expériences sexuelles, ce qui a particulièrement touché Constance Debré. « Il y a des milliards de choses qui peuvent se passer entre deux êtres qui pendant un moment, des mois ou une nuit vont se toucher. Mais ce n’est jamais quelque chose qui n’a pas de sens. C’est quelque chose de tellement obscur, de mystérieux, fait de solitude, de tendresse, de désespoir et de douceur, de fuite et d’arrêt de la fuite. » (19’10) Pour Constance Debré, Képas est un roman unique, certes « trash » (7’15), mais magnifique. Un roman dont la lecture l’a transformée, et qui continue désormais de vivre en elle. « Ce n’est pas pour lire de jolies histoires qui me distraient que je lis, c’est pour entendre ça. » (9’26) Cet entretien a été mené par Agathe Le Taillandier. Le montage a été réalisé par Hortense Chauvin et Maud Benakcha, qui était également en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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14 - 14. Maïa Mazaurette : “C’est une drama queen Marguerite Duras”

Chez Louie Media, dans chacun de nos podcasts, nous essayons de faire ressentir le monde avec des histoires fortes, remplies d’émotions et d’intimité. Dans le Book Club, cette intimité, nous la retrouvons dans la bibliothèque des femmes qui nous inspirent et que nous rencontrons. A chaque épisode nous nous arrêterons sur un livre un peu spécial. Un roman, un essai ou toute oeuvre littéraire qui raconte un moment charnière de la vie de cette femme.La lectrice que l’on découvre dans cet épisode est la journaliste et autrice Maïa Mazaurette. Elle a habité à Berlin, Copenhague ou New York. Et pendant ses expatriations, elle a perdu beaucoup de ses livres... Si pour certain.e.s passionné.e.s de lecture cette situation est un cauchemar, elle, s’en accommode très bien: “J’aime bien perdre des livres parce que j’ai l’impression qu’une bibliothèque, c’est aussi quelque chose qui nous rattache au passé” (01’20). Elle a donc troqué ses bouquins papier contre une tablette numérique. “J’ai aussi un intérêt personnel à ne pas avoir une bibliothèque sous mes yeux et en voir une justement qui disparaît au fur et à mesure” (01’55). Au micro de Gladys Marivat, Maïa Mazaurette nous présente L’Amant de Marguerite Duras aux éditions de Minuit, un livre qui fait écho à son adolescence. Au moment où elle se retrouve avec ce récit entre les mains, elle a 15 ans, elle est en vacances en famille dans le sud de la France et s’identifie à l’héroïne du roman. “C’était une jeune fille de 15 ans qui était celle que je rêvais d’être : belle, libre...” (15’). Ce qui est fort pour cette adolescente, future journaliste, c’est que ce livre n’est pas qu’une histoire d’amour ou de sexe mais aussi celle d’une émancipation. Malheureusement, à ce même moment, elle se heurte à l’image de Jane March qui adapte le rôle de l’héroïne au cinéma : “J’ai cette actrice sublime en tête et je me dis que pour avoir cette vie là, pour avoir cette absolue indépendance et liberté, il faut être une très belle femme” (16’30). Dans L’amant, Marguerite Duras affiche sa hantise du temps qui passe: “Marguerite Duras dit [...] à 18 ans, elle vieillit. Et puis, elle dit qu’elle garde le même visage jusqu’à ses 80 ans, celui d’une femme qui a le visage détruit à 18 ans” (17’20). Cette phrase a profondément influencé le rapport à la beauté de Maïa Mazaurette mais surtout son regard sur les effets de l’âge sur le corps d’une femme. “A 35 ans, je me disais mais qu’est ce qui va me tomber dessus à 40 ans ? [...] Parce que j’ai l’impression que c’est le dernier moment de ma vie où je vais pouvoir faire l’amour avec l’amant chinois” (18’12). Une peur dont elle s’est aujourd’hui librement défaite. C’est ce même livre qui, une fois adulte, poussera Maïa Mazaurette à aller jusqu’au Cambodge, sur les traces de Marguerite Duras, pour finir la rédaction de son livre Sortir du trou, lever la tête aux éditions Anne Carrière. L’amant de Marguerite Duras n’aura cessé d’accompagner la journaliste et autrice, de son adolescence à aujourd’hui. Cet entretien a été mené par Gladys Marivat. Maud Benakcha a fait le montage. Elle était également en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix, Maureen Wilson y était responsable éditoriale et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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13 - 13. Titiou Lecoq : “À 13 ans j’ai eu les lunettes féministes avec Simone de Beauvoir”

Pour Titiou Lecoq, lire des classiques de la littérature, c’est comme regarder des séries: “Il y a des retournements de situation, des vrais plot twists [NDLR : des rebondissements]. Tout ce que les scénaristes américains peuvent utiliser dans les séries, tu l’as dans Balzac” (21’16). Habituellement, les grands classiques de la littérature sont découverts par les lecteur.ice.s à l’adolescence, dans des cours de français qui - avouons le - ne les passionnent pas toujours! Or, l’écrivaine nous donne une toute autre lecture de ces pavés: “Il n’y a pas de questions de difficulté. C’est vraiment comment nous, adultes, on amène les enfants à ces lectures” (24’50). Titiou Lecoq ne fait pas partie des élèves qui auraient pu être dégoûté.e.s par ces classiques littéraires. Ce sont d’ailleurs ces ouvrages qui l’ont aidée à construire sa vision de la littérature. Au micro de Maud Ventura, elle présente : Mémoire d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir aux éditions Folio, Le Père Goriot d’Honoré de Balzac aux éditions Flammarion et La fonction du balai de David Foster Wallace aux éditions Au diable vauvert. “Tu as l’autrice Simone de Beauvoir qui m’ouvre la porte sur les choses, Balzac est sur une fonction de la littérature [...], et après tu as Wallace qui arrive dans ma vie et qui me dit : “T’es sûre que la littérature sert à ça ? T’as réfléchi ? C’est quoi un mot ?” (38’18). La bibliothèque de l’autrice féministe est très organisée : tous les livres sont rangés dans l’ordre alphabétique à l’exception de deux auteurs qui lui sont chers. “Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre ont droit à leur étagère à part. [...] J’ai une relation très proche et très particulière avec eux. Je me suis tellement servie de leurs bouquins, je les ai tellement lus que j’ai besoin de les avoir dans un espace à part” (01’48). Sa relation avec ces auteurs est si intime, qu’elle leur parle à travers leurs livres. “Comme si je parlais à Simone, j’ai écrit en haut de la page [...]. Comme si je lui répondais” (09’45).Titiou Lecoq se remet en question, que ce soit en tant que lectrice ou en tant qu’écrivaine. “Si je lis pour le plaisir, je vais culpabiliser. Il faut que je rentabilise les choses que je lis ou que je fais. C’est assez obsessionnel” (04’25). Par conséquent, la militante féministe ne s’est pas toujours sentie légitime à être une femme de lettres. “Je n’avais pas fait de thèse, ni de doctorat sur Honoré de Balzac. Je ne suis pas universitaire. Je me suis dit que je ne pouvais pas écrire de livre sur lui” (06’26). Quelques mois après la publication de son livre Honoré et moi aux éditions L’Iconoclaste, Titiou Lecoq a maintenant réglé cette question de légitimité. “J’arrive à écrire pour le plaisir d’écrire sans me gâcher les choses avec des prises de tête, ce qui est un miracle” (07’00). Une déconstruction qui lui a pris des années à matérialiser mais qui lui permet aujourd’hui d’écrire et de lire sans trop de limites.Cet entretien a été mené par Maud Ventura. Amel Almia a fait le montage. Maud Benakcha était en... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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12 - 12. Marie-Aude Murail : "Je ne veux pas être lue, je veux être relue"

Avez-vous récemment relu un livre qui vous avait bouleversé.e étant enfant ? Aujourd’hui, avec quelques années ou décennies de plus, l’avez-vous redécouvert avec la même euphorie ou avait-il perdu toute sa saveur ? Dans cet épisode du Book Club, l’autrice Marie-Aude Murail décrit cette “double lecture” (16’50) avec d’un côté des yeux d’enfants et de l’autre la compréhension d’adulte. Pour elle, “quel que soit ton âge, tu dois t’autoriser cette lecture naïve parce qu’autrement tu vas perdre toute ta fraîcheur et la fraîcheur de l’histoire” (17’20). Pour cet entretien avec Maud Ventura, l’écrivaine a choisi trois lectures qui retracent son parcours de lectrice au fil des âges : comme enfant, adolescente et jeune femme. Elle présente : Tintin au Tibet de Hergé aux éditions Casterman, Lorenzaccio d’Alfred de Musset aux éditions Gallimard et L’Ami Commun de Charles Dickens aux éditions Gallimard. Depuis son adolescence, Marie-Aude Murail a un attachement tout particulier pour Charles Dickens. Une adulation telle, qu’elle se rappelle, mi amusée, mi honteuse qu’elle a volé deux de ses livres dans la bibliothèque de son père. “J'ai appris avec Dickens qu'un livre était fait pour rire, pleurer, avoir peur, pour vouloir savoir la suite. C'est lâcher la bride à toutes ses émotions” (34’10). Les ouvrages de l’écrivain anglais ne sont pas les seuls à avoir une place privilégiée dans la maison de Marie-Aude Murail. Si elle n’a pas besoin de posséder tous les livres, les albums jeunesse sont bien les seuls dont elle ne peut pas se séparer. “C’est des objets d’art, des souvenirs, des morceaux de vie. Ces livres ont été tellement lus...” (07’30). Marie-Aude Murail a grandi entourée de filles et de femmes. Pourtant, en classe, aucune femme écrivaine n’était citée. Elle prend donc les choses en main en classe de première : “La fois où j'ai entendu parler d'une femme, c'est parce que j'ai demandé à faire un exposé. J'ai levé la main et j'ai dit “Est-ce que je peux faire un exposé sur Colette ?” (41’19). Aujourd’hui autrice jeunesse, Marie-Aude Murail se questionne. Pour ne pas invisibiliser les femmes dans les histoires et ne pas perpétuer les stéréotypes de genre, l’autrice porte une grande attention à son écriture et à la réécriture de ses oeuvres. C’est notamment grâce à sa fille qu’elle a pu se “rééduquer” sur ce qu’est une femme. “En tant que créatrice, je sentais ce plafond de verre et toutes ces choses là. Mais peut être qu'il fallait que j'aille plus profondément dans mon inconscient et dans ces choses que j'avais entérinées” (20’31).Cet entretien a été mené par Maud Ventura. Maud Benakcha a fait le montage. Elle était également en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Le Book Club est un podcast de Louie Media que vous pouvez retrouver sur notre site Louiemedia.com et sur toutes les plateformes d'écoute : Apple podcast, Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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11 - 11. Pomme : “Je ne pensais pas qu’une BD aurait un tel impact dans ma vie”

Avez-vous déjà mesuré votre bibliothèque en taille de chien ? Non ? Alors ça sera une première parce que c’est ce que nous faisons dans cet épisode du Book Club. Notre invitée, la chanteuse Pomme, détient une bibliothèque minimaliste que nous avons eu la chance de visiter: “Ca fait la taille d’un petit chien, un beagle” (00’07). En attendant d’avoir “une grande maison avec une pièce dédiée aux livres” (01’28), l’interprète de Sans toi respecte un cycle bien précis: dès qu’un nouveau livre rejoint sa pile de lectures, un autre est confié à un nouveau foyer. Au micro de Maud Ventura, elle recommande : Sorcières de Mona Chollet aux éditions Zones. Mais aussi Corps Sonores aux éditions Glénat de Julie Maroh, autrice de la bande-dessinée Le bleu est une couleur chaude, qui a inspiré le film La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche. Elle conseille enfin le recueil de poèmes Capitale de la douleur de Paul Eluard aux éditions Gallimard. Parmi les livres “survivants” de sa bibliothèque, certains sont signés d’autrices précédemment interviewées dans le Book Club : Rien ne s’oppose à la nuit et Jours sans faim de Delphine de Vigan et la bande-dessinée Libres! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels de Diglee. Vous avez d’ailleurs peut-être eu la chance de rencontrer cette dernière au club de lecture que nous organisons deux fois par mois. Outre le chant et la lecture, la chanteuse Pomme s’exerce à la sorcellerie: “Je fais des trucs de magie blanche en cachette” (06’55). Après sa Terminale L, où elle doit découvrir, retenir et analyser des centaines de pages, elle cesse totalement de lire. Ce sont les poèmes qui lui redonnent le goût de la littérature (05’00). “Le tout premier [recueil de poèmes] que j'ai acheté s'appelle Mèches de Sébastien B.Gagnon. C'est des petits poèmes de maximum dix lignes. Ca m'a aidé à reprendre la lecture” (05’30). Nous apprenons au fil de la discussion autour du livre Sorcières de Mona Chollet que la jeune femme de 23 ans a toujours voulu avoir un enfant. “Moi, j’avais l’impression que mon existence n’aurait du sens que si j’avais un enfant” (15’48). Elle exprime cette envie irrépressible d’être mère dans sa... Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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10 - 10. Laura Nsafou : "Il y a un enjeu de représentation dans la littérature"

“C’est majoritairement de la littérature afro” qui occupe les étagères de l’autrice Laura Nsafou, également connue sous le pseudo de Mrs Roots, un nom tiré de son blog. Dans ce dixième épisode du Book Club, elle présente: À nos humanités révoltées de Kiyémis, un recueil de poèmes qui n’est actuellement plus disponible mais sera réédité en janvier 2020, Wild Seed d’Octavia Butler aux éditions Grand Central Publishing (actuellement non traduit en français) et In-Humus de Linnea Sterte aux éditions de la cerise. Au micro de Gladys Marivat, Laura Nsafou nous fait la visite de sa bibliothèque dans son nouvel appartement. “Le premier but, c’était de sortir tous les livres de mes cartons et de les mettre dans ma bibliothèque pour ne pas les abîmer” (00’19).L’autrice parle de son engagement afroféministe (04’56) et nous dit ce qui l’a amenée à se renseigner sur ce mouvement (09’06). Elle nous raconte également comment, avec le livre de Frantz Fanon Peau noire masques blancs, elle s’est sentie pour la première fois représentée dans un livre (11’07). “Comment ça se fait que ce n’est qu’à 20 ans que je trouve un bouquin qui me représente?” (12’05).On découvre le rôle qu’a joué Kiyémis, poétesse précédemment interviewée dans le Le Book Club, dans la publication de l’un des premiers romans de Laura Nsafou : A mains nues, aux éditions Synapse (13’33). Mrs Roots affirme que lire À nos humanités révoltées est une “vraie expérience de lecture” (18’17). Dans cet épisode, l’autrice afroféministe évoque aussi le mouvement panafricain abordé dans Wild Seed d’Octavia Butler (25’18). Cet entretien a été mené par Gladys Marivat. Maud Benakcha était à l’édition et à la coordination. Maële Diallo a fait le montage. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski à la rédaction en chef.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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9 - 9. Sylvia Whitman : "Une femme qui a une puissance, ça fait peur aux autres"

“Les livres sont mes journaux”. Cette phrase, c’est Sylvia Whitman qui la prononce. Elle est propriétaire de la librairie Shakespeare & Company, située à deux pas de Notre-Dame dans le quartier latin de Paris. Au micro de la journaliste Gladys Marivat, elle nous parle de trois livres qui l’ont marquée : Circé de Madeline Miller aux éditions Pocket, Frankissstein : A Love Story de Jeanette Winterson aux éditions Penguin Random House et Archives des enfants perdus de Valeria Luiselli aux éditions de l’Olivier. “Il y a des livres dans chaque pièce parce que je me sens tout de suite chez moi quand il y a des livres à mes côtés”. Dans ce neuvième épisode du Book Club, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que Sylvia Whitman nous parle de littérature. Née à Paris à l'Hôtel Dieu en face de Shakespeare & Co, la libraire a grandi en Angleterre avec sa mère, d’où son bel accent britannique. À 21 ans, elle retourne auprès de son père, George Whitman, fondateur de la librairie Shakespeare & Company. Passionnée par le théâtre, son père lui a un jour dit : “Mais tu peux être la star ici, à la caisse !”. Il lui transmet le goût du métier et une vision poétique de Paris. Sous le charme des murs de la librairie, qui datent du 17e siècle, elle lui succède en 2006.  “Maniaque” de l’ordre alphabétique, ses livres sont soigneusement rangés et occupent tous les recoins de son appartement. Elle plaisante en disant : “C’est un peu mieux que chez mon père ! Quand il vivait au troisième étage de la librairie, il n’y avait même pas de fenêtres parce qu’il les avait bloquées avec des étagères”. La libraire nous parle de sa routine du matin (5’) et de son histoire d’amour avec la lecture (10’40). “Jeanette Winterson, une écrivaine [dont] j’ai choisi [de vous parler] aujourd’hui, a dit que le matin il faut commencer par un poème parce que c’est l’équivalent d’un expresso pour le cerveau.” Accompagnée de sa tasse de thé, Sylvia Whitman détaille le “monde fascinant” dans Circé de Madeline Miller (15’40), qui l’a amenée à réfléchir à la figure de la sorcière (19’40). Et elle nous explique en quoi Frankissstein de Jeanette Winterson (25’13) et Archives des enfants perdus de Valeria Luiselli (35’) sont des livres politiques et urgents à lire. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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8 - 8. Karine Tuil : "En littérature, je suis contre l'idée d'un bon goût"

Karine Tuil est écrivaine. Dans ce huitième épisode du Book Club, elle nous fait découvrir sa bibliothèque et présente trois livres qui lui sont chers : L’Ecriture comme un couteau d’Annie Ernaux chez Stock, La Supplication de Svetlana Alexievitch aux éditions JC Lattès et Une partie rouge de Maggie Nelson aux éditions du Sous-sol. “La présence des livres autour de moi me rassure. Il faut qu'il y en ait par terre, sur les tables… C'est une présence rassurante.” Au micro de la journaliste Clémentine Goldszal, Karine Tuil nous fait la visite guidée de son appartement où les livres s’empilent littéralement du sol au plafond. L’écrivaine commence par nous faire découvrir sa bibliothèque (2’52) et celle de ses enfants (6’50). “Pour moi, la littérature nous aide à vivre et à affronter certaines épreuves de la vie, à appréhender l'existence.” Karine Tuil parle ensuite de son lien avec les écrits d’Annie Ernaux (12’22) et de sa certitude que l’on écrit contre son milieu (14’22). L’autrice nous raconte comment La Supplication de Svetlana Alexievitch l’a ébranlée (21’14) et explique ce qui, selon elle, fait la beauté de cet ouvrage (23’32). “Tous les livres qui racontent la société, qui racontent le réel, qui racontent la violence du monde m'intéressent. Quels que soient les univers” (24’37)Enfin, Karine Tuil nous parle de sa fascination pour Maggie Nelson, qu’elle qualifie d’audacieuse et de transgressive dans ses écrits (29’00). Pour l’écrivaine française, sa consoeur américaine met en lumière le manque de liberté dans les livres en France (33’30).  “Je regrette qu'on cherche, en France, à autant définir les choses parce que pour moi la littérature, on ne devrait pas pouvoir la définir. [...] on doit pouvoir garder cet espace de liberté totale” (33’00)Cet entretien a été mené par Clémentine Goldszal. Pauline Thompson a composé la musique. Maud Benakcha était à l'édition et à la coordination. Amel Almia était au montage et Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mix.Le Book Club est un podcast de Louie Media que vous pouvez retrouver sur notre site Louiemedia.com et sur toutes les plateformes d'écoute : Apple podcast, Google podcast, Spotify…Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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7 - 7. Céline Leroy : "Il y a des choses passionnantes qui se passent dans la littérature américaine aujourd'hui"

Si certain.e.s ne sont adeptes que de la langue de Molière, la traductrice Céline Leroy est tout aussi passionnée par la langue de Shakespeare. Elle y consacre sa carrière et quand Elisabeth Philippe la rencontre, elle traduit You can’t catch death [NDLR: La mort n’est pas contagieuse en français], mémoires de l’autrice Ianthe Brautigan. Elle est la fille de l’écrivain et poète Richard Brautigan, l’un des pionniers du mouvement littéraire Beat Generation,  qui a marqué la littérature américaine avec son oeuvre La pêche à la truite en Amérique, mêlant western, polar et poésie. C’est d’ailleurs cet écrivain qui pousse la traductrice à découvrir la littérature outre-atlantique: “Cette littérature a confirmé une espèce de passion, de rapport très intense et intime à une langue et à un territoire fantasmé [...] C’est l’évasion et en même temps c’est se sentir chez soi dans un truc complètement barré” (9’38). Dans cet épisode du Book Club, la traductrice Céline Leroy présente: Liens de sang d’Octavia Butler aux éditions Dapper, le catalogue d’exposition Alice Neel, peintre de la vie moderne aux éditions Fonds Mercator et Bleuets de Maggie Nelson aux éditions du Sous-sol, traduit par notre invitée. Cette dernière confie s’être jetée sur Bleuets pour en faire la traduction. “Je ne savais pas si le Sous-sol avait acheté Bleuets donc je leur ai écrit pour dire: “Je ne sais pas ce que vous faites avec Bleuets mais si jamais, au cas où, par miracle, c’était possible de…” Et en fait, c’était possible de…” (27’38). Ayant eu l’opportunité “d’avoir le nez très près du texte” (33’50), Céline Leroy décrit une oeuvre finement menée, unique et réjouissante.  Depuis quelques temps, Céline Leroy traduit surtout des autrices engagées comme Jeanette Winterson ou encore Rebecca Solnit. “Il se passe quelque chose au niveau de la littérature, notamment écrite par des femmes. Elles font des choses différentes. La littérature afro-américaine propose des choses incroyables. La littérature queer, transgenre, il y a des choses formidables” (29’48). Des écrits “formidables” qui lui permettent de découvrir de nouvelles voix. Des voix singulières qui racontent le monde qui nous entoure. Cet entretien a été mené par Elisabeth Philippe. Amel Almia a fait le montage. Iris Ouedraogo était en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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6 - 6. Kiyémis : "90% de ma bibliothèque, c’est des femmes noires"

Dans cet épisode, Kiyémis, autrice afroféministe, nous recommande trois ouvrages: Salt. de Nayyirah Waheed, Écrire l'Afrique-Monde, ouvrage collectif sous la direction de Achille Mbembe et Ne suis-je pas une femme? de bell hooks.Au micro de Gladys Marivat.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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5 - 5. Catel : "Il arrive que la réalité soit plus folle que la fiction"

Dans cet épisode, Catel, autrice de bande dessinée, nous recommande trois récits de vie, trois témoignages de leur époque: Maus de Art Spiegelman, Ainsi-soit-elle de Benoîte Groult et Le bruit des clefs de Anne Goscinny.Au micro de Clémentine Goldszal.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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4 - 4. Diglee : "Quand je lis quelqu’un, j’aime bien aller sur ses traces"

Lire, pour l’autrice et illustratrice Diglee, c’est mener une enquête. "Quand je lis des romans, je retrace ce qu’il y a de vrai dans le roman." (23’35) "Ça ne m’intéresse pas de lire une histoire créée de toute pièce." (24’00) Dans ce quatrième épisode du Book Club, Diglee nous entraîne dans sa bibliothèque "toute en bazar" (2’45). On y trouve en vrac des recueils de poésie, des livres qu’elle a illustrés, mais aussi des cartes postales anciennes et – plus surprenant encore – une boule de cristal. Beaucoup d’œuvres de sa collection ont été écrites par des femmes, et pour cause : la bibliothèque de Diglee est un temple en leur honneur. "Les prêtresses, ce sont les femmes chez moi : elles sont saluées, priées, louées." (10’01). Férue de poésie, Diglee explique avoir un rapport instinctif aux mots : "En lisant un poème, je vais très souvent avoir envie de faire une image." (4’10) Dans le cadre de son travail artistique, elle trouve régulièrement son inspiration dans l’œuvre des poétesses qu’elle admire : "Je vais à la chasse aux femmes qui écrivent de la poésie, et chaque mois je les illustre." (3’45) Ce sont d’ailleurs trois livres de femmes que Diglee recommande : Inceste d'Anaïs Nin, la correspondance de George Sand et Alfred de Musset et Mon évasion de Benoîte Groult. Des ouvrages à teneur autobiographique qui ont permis à l’autrice de plonger dans la vie intime de ces trois femmes qu’elle admire : "Ce qui m’intéresse, c’est la vraie vie des gens, et ce qu’ils et elles ont à dire sur leur vie." (21’50)Ces trois autrices fascinent Diglee. Elle cherche inlassablement à rassembler des traces de leur passage sur terre, notamment les éditions originales signées. "Ça me bouleverse", explique-t-elle, les larmes aux yeux. (6’30) C’est d’ailleurs en lisant George Sand, qui avait entamé un voyage en Italie avec Musset en 1833, que Diglee a décidé de se rendre elle aussi à Venise. "J’avais besoin d’être dans l’endroit où ça s’est passé." (29’30) Dans cet épisode, Diglee raconte que ces autrices l’ont apaisée, lui ont permis de gagner en confiance, et lui ont donné envie de s’affranchir de certaines normes sociales et sexuelles. Elle souhaite désormais leur faire honneur, afin qu’elles soient reconnues comme aussi talentueuses que leurs homologues masculins. "Aujourd’hui je suis complètement décomplexée de me dire que, pour le moment, j’ai besoin de porter les femmes qui écrivent. Les auteurs hommes n’ont pas besoin de mon soutien." (42’51) Cet épisode du Book Club est sponsorisé par Audible. Cet entretien a été mené par Maud Ventura. Le montage a été réalisé par Maud Ventura et Iris Ouedraogo, qui était également en charge de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski à la rédaction en chef.Le Book Club est un podcast de Louie Media que vous pouvez retrouver sur notre site Louiemedia.com et sur toutes les plateformes d'écoute : Apple podcast, Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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3 - 3. Françoise Nyssen : "Les livres nous permettent de mieux comprendre l’autre"

Lire, pour Françoise Nyssen, “c’est le rapport à l’autre” (31’51). L’ancienne ministre de la culture et co-directrice de la maison d’édition Actes Sud explique pourquoi, pour elle, la lecture est une nécessité: “J’ai l’intime conviction que ce que nous avons en nous et que nous ne pouvons exprimer nous empêche de vivre” (30’56). La littérature serait alors un moyen salvateur d’exprimer cette intériorité et de se reconnaître dans celle des autres : “Aller vers l’autre en lisant des livres est une façon extraordinaire de vivre” (30’47). Sa maison est à l’image de sa vie : “consacrée aux livres” (3’14). Au micro de la journaliste Élisabeth Philippe, Françoise Nyssen nous recommande trois romans : L'année de la pensée magique de Joan Didion, L'espèce fabulatrice de Nancy Huston et Un monde flamboyant de Siri Hustvedt.L’ancienne ministre de la culture raconte pourquoi L’espèce fabulatrice de Nancy Huston est le roman qu’elle a le plus conseillé lorsqu’elle était au gouvernement: ce livre dit combien “on est l’histoire qu’on nous raconte et on se développe avec cette fiction là” (14’52). Françoise Nyssen est convaincue du pouvoir politique de la littérature : “Si, au lieu de lire toujours les mêmes essais, les mêmes articles ou les mêmes dossiers, l’ensemble de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui décident lisaient plus de romans qui nous permettent de mieux comprendre l’autre, peut être qu’il y aurait moins de guerres” (17’41). L’éditrice parle avec émotion du roman L’année de la pensée magique de Joan Didion, à travers lequel l’autrice américaine développe “une spiritualité de l’absent” (28’25). Pour Françoise Nyssen, c’est un livre “qui aide à traverser le deuil et à prendre conscience du deuil” (28’06). Cet entretien a été mené par Élisabeth Philippe. Pauline Thompson a composé la musique. Maud Ventura était à l'édition et à la coordination. Maële Diallo a effectué le montage. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mix. Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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1 - 2. Françoise Vergès : "Les histoires comptent toujours dans les communautés"

Dans cet épisode, c'est la politologue Françoise Vergès qui nous ouvre sa bibliothèque et nous recommande trois ouvrages.Trois livres politiques et engagés, dont un seul en français : De nos Frères Blessés, de Joseph Andras, un roman de la japonaise Yoko Tawada, The last children of Tokyo, et Theory un roman de la canadienne Dionne Brand.Au micro de Clémentine Goldszal.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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1 - 1. Delphine de Vigan : "certains livres m'ont ouvert des portes"

Dans cet épisode, c'est l'écrivaine Delphine de Vigan qui nous fait découvrir sa bibliothèque pour nous parler de trois livres importants pour elle.Ces trois livres sont trois oeuvres contemporaines écrites par des femmes. Trois oeuvres qui parlent du réel, qui racontent le monde contemporain sans détour ni compromis : L'Empreinte d’Alex Marzano-Lesnevich, Le Présent Infini s’arrête de Mary Dorsan et Tropique de la Violence de Nathacha Appanah.Au micro de Clémentine Goldszal.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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112 - Bande-annonce

À partir du 9 juillet, un mardi sur deux, une lectrice vorace vous emmène dans sa bibliothèque pour partager ses recommandations. Un podcast de Louie Media. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.