101 - Gouvernement Bayrou, motion de censure, vote du budget... Eric Coquerel est l'invité du 24 décembre 2024


101 - Gouvernement Bayrou, pourquoi ça coince ? - François Noël Buffet est l'invité des 4 vérités du lundi 23 décembre 2024
<p>Le gouvernement de François Bayrou n'a finalement pas été dévoilé ce 22 décembre 2024. Le suspense reste entier quant à la composition de ce nouveau gouvernement malgré les noms qui peuvent circuler comme celui de Xavier Bertrand pour la Justice. François Noël Buffet, ministre démissionnaire des Outre-mer est l'invité des 4 vérités du lundi 23 décembre 2024 il revient sur la situation politique actuelle et sur ce qui se déroule à Mayotte en ce jour de deuil national. </p><p>Il est important de nommer un gouvernement pour pouvoir avancer sur la situation à Mayotte, en effet, "nous avons un texte sur l'urgence à Mayotte qui peut être présenté en conseil des ministres" déclare le ministre. Le but est que ce texte "aille très vite devant le Parlement, et le plus tôt sera le mieux" ajoute François Noël Buffet. Ce texte spécial a pour but de permettre de déroger "à un certain nombre de règles habituelles, en particulier en matière d'urbanisme et de construction (...) pour reconstruire Mayotte" explique-t-il. </p><p> </p><p><u>Mayotte, comment reconstruire ?</u></p><p> </p><p>Des milliers de mahorais manquent encore d'eau plus d'une semaine après le passage du cyclone, quand la situation pourra-t-elle s'améliorer ? "On ne manque pas d'eau, on a de l'eau" affirme notre invité tout en reconnaissant un "problème de distribution". Selon lui, s'il existe un "certain nombre de sujets ponctuels à traiter" mais "90% du réseau est aujourd'hui opérationnel (...) l'eau est sur l'île il n'y a pas de difficulté". Malgré les efforts déployés par l'Etat, il existe un "sentiment d'abandon" chez les mahorais, comment l'expliquer ? "Le sentiment est légitime quand on a vécu ce qu'on a vécu, mais il faut qu'ils sachent que ce n'est pas vrai, tout le monde est mobilisé" tient à rassurer le ministre des Outre-mer. Le bilan humain s'élève à 35 morts depuis la catastrophe, un bilan plutôt léger compte tenu des dégâts matériels. "C'est à la fois heureux et étonnant mais on sait que ce n'est pas définitif" déclare François Noël Buffet qui ajoute que "les choses évoluent" mais que nous ne sommes pas certains de connaître le bilan réel un jour. Il cite pour exemple les bangas qui "ont été soufflées" dans lesquelles "il n'y avait personne" mais dont les habitants viennent petit à petit se faire soigner. Une question se pose, doit-on reconstruire Mayotte à l'identique, notamment ces bangas ? "Oui il faut reconstruire, à l'identique, il faut améliorer le dispositif, respecter les règles cycloniques" mais pour ce qui est des bangas, le ministre démissionnaire est ferme "il ne faut pas reconstruire". Selon lui, reconstruire les bangas c'est s'exposer à un nouveau drame en cas de nouveau cyclone, "il faut soigner tout de suite, alimenter tout de suite tout le monde, il n'y a pas de discussion là-dessus, et ceux qui sont en situation irrégulière le moment venu, il faudra quand même leur dire qu'il faut qu'ils rentrent". </p><p>Peut-on parler de Mayotte sans évoquer la question migratoire ? Pour François Noël Buffet "traiter l'avenir de Mayotte sans parler d'immigration ce n'est pas possible, mais parler que d'immigration ce n'est pas souhaitable non plus". En effet, il faut "redonner un projet à Mayotte" un travail qu'il avait initié en tant que ministre. Sur la durée de la reconstruction, si notre invité ne peut répondre précisément il affirme qu'il "faut se mobiliser pour faire le plus vite possible". </p><p> </p>


101 - Attaque en Allemagne, le retour du terrorisme - David Amiel est l'invité des 4V du 21 décembre 2024
<p>Le 20 décembre 2024, l'Allemagne a été secouée par un drame au marché de Noël de Magdebourg, où une voiture a foncé dans la foule, causant la mort de deux personnes, dont un enfant, et blessant plus de soixante autres. Le conducteur, un médecin saoudien âgé de 50 ans et inconnu des autorités policières, a été interpellé sur place. Ce drame rappelle tragiquement que la menace terroriste continue de peser sur les démocraties européennes.<br><br>Depuis plusieurs années, l’Europe fait face à des attaques qui visent à fragiliser ses valeurs démocratiques et à semer la peur parmi ses populations. Les marchés de Noël, symboles de fête et de tradition, ont été pris pour cibles à plusieurs reprises, comme l’atteste l’attentat du marché de Berlin en 2016, qui avait coûté la vie à douze personnes. Pour répondre à cette menace constante, l’Union européenne a intensifié sa coopération dans la lutte contre le terrorisme. Les États membres unissent leurs efforts pour prévenir les attaques, échanger des informations clés et coordonner leurs actions. L’ambiance des Fêtes laissent place à un tableau sordide de part et d’autre du globe, frappé par une escalade de violente. La chute de l’ancien président syrien, Bachar al-Assad, avec l’arrivée au pouvoir de l’État islamiste il y a quelques jours, donnent quelques nouveaux indicateurs sur la menace terroriste qui plane au-dessus des démocraties européennes. Pour David Amiel, député Renaissance de Paris, la France doit donc redoubler de vigilance : « La menace est toujours présente. Il y a une guerre dans l’ombre de nos services de sécurité contre le terrorisme qui se poursuit. Beaucoup d’attentats ont été déjoués en France […] la situation en Syrie fait peser potentiellement de nouveaux risques » explique notre invité qui redoute un scénario « à la libyenne dans lequel pourrait se nicher un djihadisme international ». Les récents événements en Allemagne sont-ils annonciateurs d’une multiplication de la menace terroriste ? Si David Amiel se veut prudent, il souhaite éviter les discours trop alarmistes.<br><br>En tant que député Renaissance de Paris, David Amiel fait partie de de ce que l’ancien gouvernement appelait le socle commun, le bloc central. Et à quelques jours de Noël, c’est toujours le même son de cloche du côté de François Bayrou. Le nouveau Premier ministre a promis de dévoiler la composition de son gouvernement avant le réveillon. Un défi de taille au vu des délais extrêmement serrés. Dès sa prise de fonction, le nouveau chef du gouvernement s'est engagé à travailler avec transparence et rapidité. L’objectif affiché est clair : former une équipe capable de répondre aux défis actuels, tout en incarnant une certaine unité nationale.<br><br><u>F.Bayrou : un gouvernement avant Noël</u> ?<br><br>L’arrivée de François Bayrou à Matignon suscite à la fois espoirs et interrogations. Fort d’une longue expérience politique, l’ancien ministre de l’Éducation est reconnu pour son pragmatisme et son aptitude à rassembler. Toutefois, il devra faire face à une conjoncture marquée par des tensions sociales, des enjeux climatiques pressants et une inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat des Français. Les prochains jours seront décisifs pour le Premier ministre. En attendant l'annonce officielle de son gouvernement, François Bayrou devra convaincre qu’il est l’homme de la situation, capable de construire des réformes ambitieuses tout en maintenant un dialogue apaisé avec les différents acteurs de la société. L’heure est à l’action et aux résultats, dans un esprit de responsabilité et de solidarité.<br><br>Alors que Noël approche, les Français attendent avec impatience de découvrir les visages qui porteront les projets du nouveau gouvernement. François Bayrou est désormais à l’épreuve des faits. Mais tiendra-t-il ses promesses ? « S’il faut prendre quelques jours de plus pour éviter que le gouvernement soit censuré dans quelques semaines, ce n'est pas ça qui est majeur […] je crois surtout que les Fra
100 - F. Bayrou, la Gauche critique - Sandrine Rousseau est l'invitée des 4 vérités du vendredi 20 décembre 2024


101 - Le Rassemblement national exclu des négociations à Matignon - Jean-Philippe Tanguy est l'invité des 4 vérités du jeudi 19 décembre 2024
<p>À peine une semaine après son élection au poste de Premier ministre, François Bayrou a confié tous les chefs de partis à Matignon, en excluant les représentants de la France Insoumise et du Rassemblement national. Une décision que le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, regrette ce jeudi 19 décembre 2024 sur le plateau des 4 vérités. Il rappelle que ce sont onze millions de Français qui ont voté pour son parti aux élections législatives de juin dernier, voulant « un gouvernement de rupture ». Selon lui, la nomination de François Bayrou est une preuve que le gouvernement fait les mêmes erreurs que « Monsieur Barnier et Monsieur Macron » avant lui. </p><p></p><p>« On a cru à une ouverture, à un respect et à du dialogue. Quelques jours après, c'est l'inverse qui se produit », exprime notre invité, insistant sur l'idée qu'il s'agit d'une situation « particulièrement scandaleuse » compte tenu du désastre de Mayotte suite au passage du cyclone Chido, « un territoire où Marine Le Pen est très majoritaire ». « Ce n'est pas des sentiments personnels : nos compatriotes veulent des solutions politiques qui sont impossibles sans les idées du Rassemblement national et sans la légitimité démocratique de nos électeurs », explique le député, qui souhaite que les Français passent des fêtes de fin d'années apaisées. « Ils vont avoir la certitude que rien ne change, ce qui est désolant pour notre pays », ajoute-t-il. <br></p><p>Jean-Philippe Tanguy considère « hypocrite » le choix de François Bayrou de ne pas dialoguer avec l'extrême droite. « Ça veut tout dire : il veut réunir ceux qui ont échoué ». Il rappelle que « ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella n'ont créé un centime des trois-cents milliards d'euros de dette qui nous accablent, ils ne sont pas responsables du chômage, de la chute de l'école, de l'insécurité, de la nouvelle vague de désindustrialisation », précise celui qui accuse également Jean-Luc Mélenchon d'être responsable de la situation actuelle du pays, puisqu'il a été ministre pendant le gouvernement Jospin. Pour lui, la situation avec le nouveau Premier ministre ne créé aucune rupture avec le macronisme, ne rendant pas utile la participation de son parti aux négociations : « Marine Le Pen a dit qu'elle ne voulait pas aller à l'Élysée parce qu'on n'est pas concernés par cette union du parti unique qui veut échouer », explique notre invité. <br></p><p><strong>Quelle sera la politique du nouveau gouvernement ? </strong></p><p></p><p>« Monsieur Bayrou parle beaucoup, mais il ne se passe rien du tout », déplore l'élu de la Somme, qui regrette un manque de cap clair de la part du Premier ministre : « c'est poussif et confus », ajoute-t-il. Le sujet de l'immigration, cher au programme du Rassemblement national, reste une priorité pour ceux qui redoutent de voir Bruno Retailleau quitter son poste de ministre de l'Intérieur dans le prochain gouvernement. « Si Monsieur Retailleau estime que les conditions ne sont pas réunies pour son maintien dans le gouvernement, j'espère qu'il rompera avec Monsieur Bayrou et qu'il ne va pas rester à tout prix », estime celui qui souhaite des mesures fortes contre l'immigration clandestine. </p><p></p><p>Quant à la situation à Mayotte, l'homme politique indique «[prier] pour la survie du plus de personnes possibles dans ces bidonvilles insupportables qui ont été emportés par la catastrophe ». Il trouve évident le choix du gouvernement de bloquer les prix, et préconise également le déclenchement de l'état d'urgence dans ce territoire de l'océan Indien. Il rappelle que les mahorais sont « des Français à 200% » parce qu'ils ont choisi de rester en France, et qu'ils sont « dans le coeur de Marine Le Pen ». </p><p><br></p>


101 - Entreprises/Syndicats, leur appel commun à la stabilité - Dominique Schelcher est l'invité des 4 vérités du mercredi 18 décembre 2024
<p>Les chefs d'entreprises sont inquiets, en effet, mardi 17 décembre 2024 patronat et syndicats se sont réunis pour signer un appel commun afin d'alerter sur les risques d'instabilité. Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U est l'invité des 4 vérités du mercredi 18 décembre 2024 et revient sur les conséquences de cette instabilité pour le monde de l'entreprise.<br>Au moment où les chefs d'entreprise sont en train de préparer leurs budgets pour 2025 « on ne sait pas quelles vont être les décisions prises par nos futurs responsables politiques et notamment sur des éléments de fiscalité, d'économie » explique-t-il.<br>Cette incertitude a des conséquences sur « l'emploi », « les investissements » et conduit à un « certain attentisme ». Plus largement, si la situation touche les chefs d'entreprise, elle n'épargne pas les Français. Le président du MEDEF a récemment déclaré que nous sommes déjà en récession, un avis partagé par notre invité qui déclare que « dans la consommation les volumes sont en baisse depuis plusieurs mois » « les Français consomment moins ». Dans l'univers de la consommation « c'est déjà compliqué », affirme-t-il. Selon un sondage Elabe pour Les Échos publié jeudi 12 décembre, l'inquiétude des Français sur la situation économique du pays a d'ailleurs atteint son plus haut niveau depuis 2020. Pendant la période des fêtes, les Français se font plaisir, mais font des choix et on constate une baisse de consommation sur certains produits comme « l'alcool » ou « la parfumerie ». S'il existe des Français pour qui ça va, « il y a la moitié des Français pour qui c'est difficile ». </p><p> </p><p> </p><p><u>Budget, gouvernement... Qu'attendent les entreprises ?</u></p><p> </p><p> </p><p>Cette incertitude qui pèse sur les chefs d'entreprise est due à la censure du gouvernement Barnier en raison de son budget. Sans budget à court terme quelles conséquences ? Si le budget ne faisait pas l'unanimité, l'absence de budget va entraîner une « augmentation des impôts » et côté pouvoir d'achat « aujourd'hui les Français peuvent utiliser les tickets restaurants en restaurant (...) mais aussi dans les supermarchés pour acheter des produits à cuisiner (...) en l'absence de budget ça va tomber ». Quel message Dominique Schelcher souhaite-t-il transmettre au nouveau Premier ministre ? « Pour relancer les choses il faut avoir un budget, avec comme objectif majeur de réduire notre dette en prenant des mesures qui défendent le pouvoir d'achat des Français » et pour les entreprises « on a en France le niveau de prélèvements obligatoires le plus haut d'Europe ». Dominique Schelcher appelle donc à ne pas rajouter d'impôts pour les entreprises, pour les PME notamment il faut faire « très attention, il y a beaucoup d'entreprises fragiles ». </p><p>Le gouverneur de la Banque de France a déclaré qu'il existe un déni budgétaire et que le pays s'enfonce dans la crise. Notre invité déclare qu'il a « raison d'alerter » et que nous devons désormais prendre les bonnes décisions, qu'on « réduise cette dette, non pas en augmentant les impôts, mais en réduisant les dépenses publiques ». Selon lui, les Français attendent « des résultats et de l'efficacité ». </p><p>À la suite du cyclone qui a frappé Mayotte ce samedi 14 décembre 2024, comment venir en aide à la population ? Dominique Schelcher déclare que les magasins du groupe présents à la Réunion ont fait partir des produits de première nécessité et « plusieurs conteneurs vont encore partir dans les prochains jours », « l'action de solidarité est en cours de mise en place ». </p>


101 - Emmanuel Macron va à Mayotte, François Bayrou à... Pau - Olivier Faure est l'invité des 4 vérités du 17 décembre 2024
Le président de la République a annoncé vouloir décréter une journée de deuil national suite au violent cyclone qui a touché Mayotte ce samedi 14 décembre 2024. Il s'est également rendu dans l'archipel afin de prendre la mesure des dégâts causés par Chido. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste est l'invité des 4 vérités, mardi 17 décembre 2024, il revient sur l'étendue du drame. « C'est devenu un archipel de la désolation » déclare Olivier Faure, « on manque de nourriture, on manque d'eau, on manque de tout et dans ce territoire qui est le plus pauvre il va falloir non seulement penser à l'aide d'urgence, l'aide humanitaire mais aussi penser à la reconstruction ». Si Emmanuel Macron s'est rendu sur place, François Bayrou s'est déplacé à Pau pour le conseil municipal, un déplacement fortement critiqué à Gauche. Le Premier ministre a également évoqué le retour du cumul des mandats, « la place du Premier ministre n'était pas à Pau hier soir » affirme Olivier Faure qui ajoute que le cumul des mandats n'est pas un sujet prioritaire « ni dans la période, ni pour les Françaises et les Français ». Il fustige son « obsession pour le cumul des mandats » alors que les sujets majeurs à traiter prioritairement sont « le pouvoir d'achat », « l'accès au soin », « l'hôpital public », « l'école » et « Mayotte, le territoire français qui souffre ». Le non cumul des mandats mis en place sous François Hollande était il une erreur ? Pas pour notre invité, en effet « le cumul des mandats avait provoqué un absentéisme monstrueux à l'Assemblée », « les parlementaires sont là pour légiférer et contrôler l'action du gouvernement, lorsqu'on fait deux boulots il y en a au moins un des deux qu'on fait mal ». Le premier secrétaire du Parti socialiste ajoute qu'il est possible de s'intéresser à ce qui se passe dans sa ville, et qu'il faut travailler en « bonne intelligence » avec les maires. Selon lui, le non cumul des mandats n’a pas fait « baisser le niveau » des parlementaires. François Bayrou, pourquoi le PS reste sur sa faim ? Ce lundi 16 décembre 2024 Olivier Faure s’est rendu à Matignon avec Boris Vallaud et Patrick Kanner afin de rencontrer le nouveau Premier ministre. Une rencontre un peu décevante pour le Premier secrétaire du Parti socialiste qui déclare être « dans le combat » et tente « d’arracher des victoires pour nos concitoyens ». Sur quels sujets la Gauche a-t-elle tenté d’ouvrir la discussion avec le nouveau locataire de Matignon ? La priorité pour Olivier Faure, c’est « le changement de cap », « respecter le front républicain, ne jamais rentrer sur le terrain des idées de l’extrême droite » et « un changement de méthode, en finir avec le passage en force ». Il détaille, sur le changement de cap, une évolution sur la question des retraites est attendue. Olivier Faure se dit « ouvert au compromis » bien que la nomination de François Bayrou ne corresponde pas aux souhaits de la Gauche. Sur la réforme des retraites, il réclame « une suspension de la réforme pour ceux qui doivent partir » et la tenue d’une « conférence de financement » à l’issue de laquelle la réforme serait abrogée. Alors que Bruno Retailleau semble bien parti pour garder son poste, comment trouver un accord sur l’immigration ? Notre invité rappelle « qu’il n’a pas de tabou sur quelque sujet que ce soit, simplement il y a des façons de parler des sujets et parfois des gens qui les instrumentalisent de pensées xénophobes et nous n’en serons pas ». En effet, il « refuse de parler d’immigration avec les termes d’extrême droite » comme ce qui a été fait l’an dernier avec une loi « très largement censurée par le Conseil constitutionnel ». Si c’est pour « renouer avec tous les fantasmes sur l’immigration, c’est non », martèle-t-il.


101 - François Bayrou : le bon choix ? - Frédéric Valletoux est l'invité des 4V du 14 décembre 2024
<p>François Bayrou : c’est le nouveau résident de Matignon qui succédera à l’investiture éclair de Michel Barnier. Ce choix controversé reflète une volonté manifeste de rompre avec une gestion jugée rigide et éloignée des préoccupations citoyennes, mais soulève également des interrogations sur la capacité du leader centriste à rassembler et à agir dans un contexte politique fracturé. Et surtout à répondre aux attentes des Français qui ont majoritairement donné leurs voix à l’union de la gauche lors des législatives anticipées en juillet dernier. </p><p></p><p>François Bayrou, figure bien connue pour son attachement au dialogue et à la modération, se retrouve aujourd’hui propulsé en première ligne dans une période de tensions exacerbées. La chute du gouvernement Barnier, dont la gestion de dossiers cruciaux comme la réforme des retraites et le budget 2025 avait suscité une opposition féroce, laisse un pays en quête de direction. L’ancien Haut-commissaire au plan souvent critiqué pour son indécision, devra rapidement démontrer qu’il n’est pas seulement un homme de mots, mais un chef d’orchestre capable de transformer un consensus théorique en action concrète.</p><p></p><p>Cette nomination peut apparaître comme un coup de poker politique, ou pas ! Certains saluent l’arrivée d’un Premier ministre capable d’apaiser les clivages partisans, tandis que d’autres y voient un geste désespéré, voire un calcul politicien risqué et un nouveau coup de force d’Emmanuel Macron. Peut-on raisonnablement espérer que François Bayrou, avec son image de « sage » centriste, parvienne à rassembler des forces opposées et à rétablir la confiance d’un électorat profondément désabusé ? </p><p></p><p>Ses adversaires ne manqueront pas de souligner les échecs passés de son engagement à unifier, mais le chef de fil du MoDem lui-même semble vouloir miser sur une dynamique d’écoute et de pragmatisme. Toutefois, les défis sont immenses. De l’urgence climatique aux fractures sociales, en passant par la refonte d’un pacte républicain vacillant, François Bayrou ne disposera d’aucun état de grâce. Son succès ou son échec se mesurera à sa capacité à donner une impulsion nouvelle, mais surtout à prouver que le consensus peut rimer avec efficacité dans une France en quête d’une vision claire et audacieuse. La question qui se pose désormais est simple : François Bayrou sera-t-il l’homme de la transition ou l’énième architecte d’un gouvernement éphémère ? « Le président a pris le temps pour choisir sans doute celui dont il estimait avoir les meilleures qualités pour réconcilier, apaiser et stabiliser le fonctionnement des institutions pour donner de la légitimité à ce qui va se faire au niveau du gouvernement et permettre un travail législatif pour répondre aux urgences de la France » défend Frédéric Valletoux, député Horizons de Seine-et-Marne ce samedi 14 décembre 2024 sur le plateau des 4V. </p><p></p><p>Dans son discours de passation, François Bayrou a insisté sur l’urgence de restaurer la confiance entre les Français et leurs dirigeants, affirmant que "le temps des postures est révolu" et que seule une action déterminée, concertée et transparente permettra de répondre aux défis majeurs du pays. Des mots qui ne semblent pas avoir convaincu l’opinion publique : « C’est surtout ses premiers actes et la manière dont il va vouloir avec méthode construire cette feuille de route législative et son équipe gouvernementale qui va donner la tonalité de ce seront les prochains mois » argue notre invité. Si l’opposition n’exclut pas, avant même son discours de politique générale, déposer une motion de censure, que vont exiger les forces politiques « alliées » ? Y-a-t-il des lignes rouges à ne pas franchir chez Horizons, qui devrait être consulté dans les semaines à venir par le nouveau Premier ministre ? « L’exigence première c’est une exigence de méthode c’est-à-dire qu’on ne se précipite pas dans la composition d’une équipe gouvernementale mais qu’on fasse précéder ça par un v


101 - Qui sera le nouveau Premier ministre ? - Sébastien Chenu est l'invité des 4 vérités du vendredi 13 novembre 2024
C'est imminent. Le nom du nouveau ou de la nouvelle Première ministre devrait tomber dans les heures qui viennent. Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi 12 décembre 2024 qu'il exprimera son choix pour remplacer Michel Barnier à Matignon ce matin du vendredi 13 décembre 2024. Pour Sébastien Chenu, député du Rassemblement national, « il y a une nécessité de nommer un Premier ministre pour construire le budget de la France ». Selon lui, « on est habitués à ce qu'Emmanuel Macron nous dise n'importe quoi », mais la priorité du budget précipite la situation. Il rappelle qu'il n'y a pas eu de conséquences dramatiques à la censure du gouvernement Barnier. « Il n'y a pas d'effet catastrophique à la censure, mais l'état du pays reste préoccupant », ajoute l'homme politique qui rappelle que les retraités vont voir leur indemnité augmenter début 2025, et que son parti a voté seul l'indexation du barème de l'impôts pour baisser les taux d'intérêts. Le nom de François Bayrou est en tête de liste pour succéder à Michel Barnier. Pour notre invité, la possibilité de voir le président du MoDem siéger à Matignon n'est pas forcément une mauvaise nouvelle. « On n'a pas de réflexe pavlovien, ce n'est pas une histoire d'homme, c'est une histoire de ligne politique », explique le député du Nord. Il ajoute que si François Bayrou « veut s'attaquer à l'immigration et protéger le pouvoir d'achat des Français », il trouvera en le Rassemblement national un « partenaire solide ». À l'inverse, « s'il se soumet à l'Union européenne, considère que le pacte d'immigration est intéressant et qu'il faut aller chercher dans la poche des Français pour éponger la dette, il ne pourra pas compter sur [eux]. »Vers une démission du Président ? Sébastien Chenu se montre réservé quant à un appel à la démission présidentielle. Pour lui, c'est à Emmanuel Macron, et à lui seul, qu'incombe cette prise de décision. « Le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il ne veut pas reconnaître que les Français veulent une autre politique. Il veut un Premier ministre avec qui il peut s'entendre », commence-t-il. Ainsi, il espère que le Président aura « cette hauteur de vue de ne pas s'accrocher, mais de préserver les intérêts de la France ». Les seules lignes rouges pour l'extrême droite dans la composition du futur gouvernement, selon notre invité, seraient la présence de membres du Nouveau Front populaire : « s'il y a des gens venus de gauche pour appliquer un programme de gauche, on s'y opposera », précise-t-il. Il estime normal que le président de la République ne se soit pas entretenu avec des forces de l'opposition comme La France Insoumise et le Rassemblement national pour discuter du nouveau Michel Barnier. Par contre, Sébastien Chenu insiste sur l'importance de consulter son parti pour construire un budget, vu qu'il s'agit du premier groupe à l'Assemblée. Enfin, malgré la tourmente dans laquelle se trouve sa présidente de parti, Marine Le Pen, dans le cadre du procès des assistants parlementaires du FN, notre invité rappelle que la fille de Jean-Marie Le Pen reste leur choix pour une présidentielle : « Elle est celle qui sera notre candidate. Elle est la plus préparée, qui a cette vision qui permettra d'incarner cette politique, et Jordan Bardella sera son bras droit à Matignon », détaille celui qui se réjouit de voir les idées du Rassemblement national les « dépasser individuellement ».


101 - La Gauche a-t-elle une chance d'aller à Matignon ? -Marine Tondelier est l'invitée des 4 vérités du jeudi 12 décembre 2024
<p>Le nom du Premier ministre est toujours inconnu ce jeudi 12 décembre 2024, cette nomination doit avoir lieu rapidement selon les dires du président de la République. Marine Tondelier, secrétaire nationale EELV est l'invitée des 4 vérités du jeudi 12 décembre 2024 revient sur les derniers évènements politiques. La France se trouve actuellement dans une situation de blocage en raison de "l'obstination" d'Emmanuel Macron à nommer un premier ministre de son camp "alors (qu'il) a perdu les législatives". De quel parti sera issu le futur Premier ministre en l'absence de socle commun ? Pour notre invitée, si le président considère qu'il n'existe pas de majorité plus large c'est parce qu'il "part du principe d'un Premier ministre de son camp". Elle ajoute que son parti, ainsi que les socialistes ont accepté l'invitation d'Emmanuel Macron afin de "trouver des solutions" et sont "prêts à faire des concessions" à la condition que soit nommé "une ou un Premier ministre issu des rangs du Nouveau front populaire". Si le président satisfait à cette condition, ils s'engagent à ne pas "avoir recours au 49-3". Ne pas faire de 49-3 signifie selon elle que "le Premier ministre ou la Première ministre que l'on souhaite ne va pas partir avec un rouleau compresseur à l'Assemblée nationale et écraser la démocratie parlementaire". Ainsi le futur locataire de Matignon s'engagerait à respecter la démocratie parlementaire et "ne faire que ce sur quoi on trouvera des alliances à l'Assemblée nationale". </p><p></p><p><u>Participation ou "non censure", le dilemme de la Gauche </u></p><p></p><p>Quels sont les pronostics de Marine Tondelier sur le nom du prochain Premier ministre ? "J'ai toujours pensé qu'il fallait réfléchir au pourquoi faire avant de parler des noms" rétorque-t-elle. Censurerait elle François Bayrou s'il était nommé ? Pour elle, François Bayrou n'est pas le candidat idéal "comment voulez vous qu'un camp qui a perdu l'élection législative garde le poste de Matignon pour mener la même politique ?". Benard Cazeneuve ne semble pas non plus trouver grâce aux yeux de l'écologiste car elle ne "l'a pas entendu nous soutenir" durant les législatives. Elle balaye également le nom de Pierre Moscovici car elle souhaite plutôt "quelqu'un de Gauche qui vient des rangs de la société civile" comme Lucie Castets. L'écologiste souhaite un vent de renouveau et invite le président Macron à "sortir de sa zone de confort". "Si on veut que les gens arrêtent de se détourner de la politique et retrouvent confiance en la politique, il faut que leurs bulletins de vote soient traduits dans les faits, il faut du changement" martèle-t-elle. Interrogée au sujet de l'alliance avec la France insoumise au sein du NFP, elle répond que "ce n'est pas le moment" malgré les désaccords "de se donner en spectacle". Qui sort gagnant de la séquence actuelle ? Marine Le Pen selon un sondage Ifop pour le Figaro serait donnée largement en tête du premier tour des prochaines présidentielles. Pour Marine Tondelier, Marine Le Pen "pour des raisons électoralistes, pour gagner en 2027 s'acharne à faire la politique du pire sur nos politiques publiques". </p>


101 - Réunion à l'Elysée, une situation débloquée ? - Marine Le Pen est l'invitée du mercredi 11 décembre 2024
<p>Mardi 10 décembre 2024, le chef de l'Etat a reçu les différents partis politiques à l'Elysée afin de prendre la température quant à la composition du futur gouvernement. Pourtant, deux partis manquaient à l'appel, la France insoumise et le Rassemblement national. Marine Le Pen, Présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale est l'invitée des 4 vérités du mercredi 11 décembre 2024 et revient sur l'actualité politique. La situation est elle entrain de se débloquer ? Un accord pourra-t-il être trouvé sur la composition d'un futur gouvernement ? Pour Marine Le Pen, ces réunions avaient pour seul but de trouver « comment rester sur le cheval » et non de « régler les problèmes des Français ». La présidente du RN s'estime heureuse de ne « pas avoir été invitée » « ne souhaitant pas du tout participer au gouvernement d'Emmanuel Macron ». Aurait elle décliné l'invitation ? C'est ce qu'elle déclare, réaffirmant qu'elle ne « souhaite pas participer à un gouvernement » car elle est « totalement en opposition avec la politique portée par le président de la République ». </p><p>En cette période de trouble, comment trouver des compromis pour que les choses avancent ? Les options évoquées afin d'y parvenir ont été la non utilisation du 49-3 et de la censure. Pour notre invitée, s'interdire d'utiliser des mécanismes prévus par la constitution est un « engagement ahurissant ». Elle qualifie ces déclarations de « contournement de la constitution, de rodéo » et fustige l'attitude des représentants de groupe dont l'important est de « rester sur la selle du cheval » à n'importe quel prix. </p><p>Marine Le Pen affirme que la situation n'est pas désespérée, « le Premier ministre nommé par le président de la République sait ce qu'il doit faire pour travailler dans des conditions correctes (...) parler avec l'ensemble des forces politiques ». Elle reproche en outre à Michel Barnier de ne pas avoir satisfait à cette condition et espère que le prochain ne fera pas le même écueil. </p><p> </p><p><u>Marine Le Pen, pas de regret sur la censure ?</u></p><p> </p><p>Interrogée au sujet de la censure votée en dépit des concessions effectuées par l’ancien Premier ministre, comme le déremboursement des médicaments, elle rétorque qu’elle a préféré « préserver les Français » d’un « budget toxique », « on a fait économiser aux Français 40 milliards d’impôts supplémentaires ». La situation actuelle ne va-t-elle pas entrainer, in fine, une hausse d’impôts pour les Français ? « Avant avril il y aura une nouvelle loi de finances » déclare la présidente du Rassemblement national qui réfute tout catastrophisme et accuse de « mentir » aux Français ceux qui affirment que Français paieront plus d’impôts.</p><p>A quelques heures de la nomination d’un nouveau Premier ministre, quel homme politique peut trouver grâce aux yeux du Rassemblement national ? Si Marine Le Pen refuse de répondre directement à la question, elle déclare « que ce n’est pas de (sa) responsabilité de nommer un Premier ministre » mais de celle du président de la République. Pour autant elle souhaite que les « 11 millions d’électeurs du Rassemblement national soient respectés » « à charge pour le président de la République de choisir un Premier ministre qui respecte cette condition qui est essentielle en démocratie ». Elle martèle que son groupe est le « premier groupe à l’Assemblée national » et qu’il faut respecter cette position.</p><p>Que penser de la volonté de l’exécutif de « ne plus être dans la main du RN » ? La présidente du Rassemblement national invite les responsables politiques et les commentateurs à la prudence dans leurs analyses. « Le problème de la classe politique française c’est sa déconnexion avec la réalité » affirme-t-elle.</p>


101 - Négociations à l'Elysée, sans LFI ni le RN - Manuel Bompard est l'invité des 4 vérités du mardi 10 décembre 2024
<p>Ce mardi 10 décembre se tiendra un nouveau rendez vous à l'Elysée pour tenter de trouver un compromis sur un gouvernement, tous les partis seront présents, sauf le RN et la France Insoumise. Manuel Bompard, député LFI des Bouches du Rhône, coordinateur national de la France Insoumise est l'invité des 4 vérités, mardi 10 décembre, il revient sur la situation politique actuelle et son refus de prendre part à ces discussions. En effet, il révèle qu'il avait été convié la veille et avait décliné l'invitation. Il appelle « tout le monde à la raison », pour lui il n'est pas possible de constituer un gouvernement commun avec des « partisans de la retraite à 60 ans, les partisans de l'abrogation de la retraite à 64 ans comme nous, et ceux qui l'ont mis en place ». Manuel Bompard déclare « qu'il faut respecter la démocratie, la démocratie c'est des projets politiques différents et donner l'impression qu'on peut mettre tout çà autour de la table et faire une sorte de gloubliboulga de gouvernement avec une politique qui conduirait à ce que les uns et les autres renient les engagements qu'ils ont pris devant les électeurs n'est pas sérieux ». Pour l'homme politique, ce n'est plus le moment de faire des compromis. « Pour faire un compromis il faut être deux » rappelle le député qui pointe du doigt le rejet des amendements proposés par son parti à Michel Barnier lors des débats sur le budget. Il rejette également la responsabilité de la situation actuelle sur le président de la République qui refuse de céder la place.</p><p> </p><p><u>Négociations à l’Elysée, la mort du NFP ?</u></p><p> </p><p>Quelle sera la position des alliés d’LFI au sein du NFP ? « J’espère qu’ils ne feront pas l’erreur de rentrer dans un gouvernement d’union nationale et par la même de détruire le nouveau front populaire ». Pour autant, les socialistes semblent plus ouverts à la discussion, à condition qu’un Premier ministre de Gauche soit nommé.</p><p>Si des ministres de gauche : écologistes, socialistes, communistes entrent au gouvernement ce sera la « fin du nouveau front populaire » et LFI combattra ce gouvernement. S’ils acceptent le principe de non-censure, dans tous les cas « le nouveau front populaire va continuer à vivre » même s’il n’est plus défendu que par la France Insoumise. Il ajoute que les Français ont bien compris ce qui se passe et « ils nous demandent de rester fidèles aux engagements que nous avons pris devant les électeurs ». Lundi 9 décembre 2024, Fabien Roussel a effectué un léger rétropédalage sur l’abrogation de la réforme des retraites. L’abrogation de cette réforme est elle toujours d’actualité ? Pas pour Manuel Bompard qui rappelle que « ce sujet c’est le sujet qui a été l’objet des plus grandes mobilisations populaires dans ce pays depuis 50 ans ». « Mon sentiment c’est qu’il ne peut pas être question de renoncer à l’abrogation de la réforme des retraites ». Il ajoute qu’une majorité des députés est favorable à son abrogation, malgré les déclarations ambiguës de certains à Gauche.</p><p>Sur la situation budgétaire suite à la démission du gouvernement, il souhaite que la loi spéciale qui sera votée contienne aussi « la ré indexation du barème de l’impôt sur le revenu ». Pour lui, les Français ne paieront pas plus d’impôts, il faut arrêter de faire croire le contraire.</p>


101 - Notre-Dame, le tour de force de la reconstruction - Roselyne Bachelot est l'invitée des 4V du 7 décembre 2024
<p>Ce samedi 7 décembre, Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture, est revenue sur un chantier emblématique qu'elle a supervisé : la reconstruction de Notre-Dame de Paris, après l'incendie dévastateur du 15 avril 2019. Un projet titanesque qui a non seulement bouleversé le patrimoine français, mais a également mis en lumière la politique française à travers des tensions internes et des changements de gouvernement.</p><p><br>Roselyne Bachelot a exprimé sa fierté de voir le chantier se conclure dans les délais, avec une réouverture programmée pour le printemps 2025. "Ce fut un travail de titan, mais aussi un symbole de la résilience de la France", a-t-elle déclaré. Les travaux ont consisté à restaurer des éléments patrimoniaux précieux, comme la flèche de Viollet-le-Duc, tout en modernisant certaines infrastructures pour répondre aux normes contemporaines de sécurité. Elle a souligné que, bien que le processus ait été compliqué par des défis techniques et financiers, la coopération entre le gouvernement, les architectes, et les entreprises de restauration a permis d'atteindre un objectif commun. "Nous avons restauré un lieu de culte, mais aussi un lieu de mémoire et de rassemblement pour la nation."</p><p></p><p><strong>Tensions politiques après la destitution du gouvernement Barnier</strong><br></p><p>Toutefois, l’ancienne ministre a également évoqué les tensions politiques suite à la destitution du gouvernement Barnier. Cette décision a marqué un tournant dans la politique française, ravivant des débats sur la gestion de la crise sanitaire et la reconstruction du pays. Roselyne Bachelot n'a pas caché sa déception face aux conditions qui ont entouré cette période de turbulences gouvernementales. "Il y a eu des incompréhensions, des manœuvres politiques, mais l’important pour moi était de rester concentrée sur Notre-Dame", a-t-elle affirmé avec un certain détachement. Le gouvernement Barnier, dont la gestion du budget et son inflexibilité à l'égard des oppositions, a rapidement perdu la confiance de l'opinion publique. </p><p><br>Malgré ces tensions, Roselyne Bachelot a aussi appelé à la réconciliation et à l’unité nationale autour de la réouverture de Notre-Dame. "C’est un projet de l’âme de notre pays, il dépasse les clivages politiques", a-t-elle conclu. La réouverture de Notre-Dame, prévue pour 2025, est ainsi perçue comme un moment de convergence, un symbole fort de l'unité nationale après des années de division. Le chantier, qu'elle a piloté avec détermination, se transforme ainsi en un projet autant symbolique que politique, portant des espoirs de renouveau pour le pays.</p>


101 - Démission de Michel Barnier et réouverture de Notre-Dame - Anne Hidalgo est l'invitée des 4 vérités du vendredi 6 décembre 2024
Depuis l'annonce de la démission de Michel Barnier ce jeudi 5 décembre 2024, les langues se délient pour lui trouver un remplaçant. Ou une remplaçante ? Invitée sur le plateau des 4 vérités ce vendredi 6 décembre 2024, Anne Hidalgo se montre très ferme : elle n'a pas prévu de quitter son poste à la mairie de Paris avant la fin de son mandat pour s'établir à Matignon. Selon elle, le pays est en « crise politique et démocratique majeure », une crise qui n'est pas nouvelle et qui « couve depuis de nombreuses années. » Elle réfute le terme de « front anti-républicain » employé par le président de la République pour désigner les députés qui ont voté en faveur de la censure, et estime qu'il s'agit d'une « faillite collective » : « le Président a sa part de responsabilité, et tout le monde a sa part de responsabilité », explique la socialiste. Se refusant à faire le procès de son parti politique dans le cadre de son union avec la France Insoumise, Anne Hidalgo estime qu'il « fallait une autre solution que la censure », mais que le budget préparé par Michel Barnier était aussi critiquable : « il n'y avait rien pour protéger les classes moyennes et les services publics », insiste notre invitée. L'heure est à présent à la discussion et au consensus pour la maire de Paris, qui invite les élus de gauche à « se mettre autour d'une table » pour chercher des sujets sur lesquels travailler avant la prochaine dissolution. Elle salue également la décision d'Emmanuel Macron de ne pas quitter l'Élysée : « le pays est déjà dans une situation difficile, ce n'est pas la peine de précipiter le chaos », analyse l'ancienne candidate du PS à la présidentielle de 2022. Elle ajoute cependant qu'il est important d'écouter les citoyens : « je pense qu'il faut écouter nos concitoyens qui se sont exprimés massivement contre la réforme des retraites. » Selon elle, la priorité concerne la question du logement et des transports qui rassemblent et sont des sujets qui peuvent drastiquement améliorer le niveau de vie des Français.Pas de troisième mandat à la mairie de Paris pour Anne Hidalgo « Je suis maire de Paris et j'irai jusqu'au bout de mon mandat », martèle Anne Hidalgo sur le plateau de Télématin. Celle qui estime que le ou la remplaçante de Michel Barnier devrait être une « personnalité de centre gauche » explique sa volonté de ne pas renouveler pour un troisième mandat à la gouvernance de la capitale : « Je suis très attachée à la transmission, je crois que c'est le moment, nous avons prouvé et démontré, malgré toutes les critiques, que Paris est une ville attractive, belle, qui a montré sa compacité de transformation dans ce monde si compliqué. » La femme politique franco-espagnole cite l'incendie de la cathédrale Notre-Dame, le Covid, l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques comme des épreuves qui lui ont fait vivre « deux mandats à fond. » La maire entrevoit en Rémi Féraud un très bon remplaçant à son poste : « Il est le plus solide, il a une très belle expérience. Pour diriger une ville comme Paris pendant une période où il y a eu beaucoup de crises, il faut être solide et avoir un cap clair », précise-t-elle. Sa carrière quant à elle ne s'arrêtera pas à l'Hôtel de ville de la Ville-Lumière. Anne Hidalgo détaille son envie de continuer à faire de la politique : « dans la crise démocratique que nous connaissons, il y a une nécessité de créer une grande force sociale démocratique, et je serai très appliquée aux questions environnementales », assure-t-elle. À la veille de la réouverture de Notre-Dame de Paris, ce samedi 7 décembre 2024, Anne Hidalgo rappelle l'importance de ce symbole : « c'est quelque chose de très fort, on a réussi à se rassembler, à avoir un cap, un objectif et je crois qu'on a fait la fierté du pays. »


101 - Emmanuel Macron à 20h, peut il mettre fin à la crise ? - Laurent Wauquiez est l'invité des 4 vérités du jeudi 5 décembre 2024
<p>Hier la censure a été votée dans une ambiance électrique, Michel Barnier déposera donc sa démission au président de la République ce jeudi 5 décembre 2024. Julien Arnaud reçoit Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale et député de Haute Loire pour revenir sur ce moment historique. Comment a-t-il vécu ce moment ? Quelles conséquences aura cette censure ? "C'était un moment qui était grave", cette censure a des conséquences dans "la vie quotidienne des Français". Il cite pour exemple "l'impôt sur le revenu qui va augmenter", au niveau de la dette "la France est perçue comme moins crédible que la Grèce", on a créé une "gigantesque incertitude". Pour l'homme politique, "ceux qui ont voté la censure ont voté le désordre", il fustige en outre l'attitude des oppositions. Ce vote était "irresponsable" et "presque destructeur". Quant à Marine Le Pen, il l'accuse d'avoir "précipité le pays dans le chaos" suite à ses ennuis judiciaires. Il reproche également à la présidente du Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon d'avoir servi leurs intérêts politiques en vue de la prochaine présidentielle. </p><p></p><p>Une coalition de "non censure" avec ou sans LR ? </p><p></p><p>Le président de la République doit prendre la parole ce jeudi 5 décembre à 20h afin d'acter la démission du gouvernement et d'évoquer la suite des évènements. Que doit il dire aux Français ? Pour Laurent Wauquiez, le président a la "responsabilité de cette instabilité" maintenant son devoir c'est de "trouver des solutions" et "créer les conditions pour qu'on puisse avoir un gouvernement qui agisse". Au delà de la composition d'un nouveau gouvernement, il y a deux urgences : mettre en place une "loi de financement de nos organismes sociaux" et une "loi spéciale pour que l'Etat puisse percevoir les recettes pour faire fonctionner nos services publics" afin de protéger les Français. Certains députés à Gauche ont appelé à une "coalition de non censure" qui inclut les Républicains, quelle est la position de Laurent Wauquiez face à cette demande ? "Dans cette période d'instabilité et de chaos" "on ne sera pas dans le blocage et dans la stratégie du pire" déclare-t-il. Le député de Haute Loire affirme que s'il ne participera pas forcément à un nouveau gouvernement, il ne le censurera pas, il "ne fera pas ce qu'a fait Marine Le Pen". Pour l'homme politique la priorité aujourd'hui est de ne pas "gaspiller l'argent public" et "revaloriser ceux qui travaillent". Il appelle à "garder le social, enlever l'assistanat, revaloriser le travail" et "remettre de l'ordre". </p><p>Qui pourrait porter cet ensemble de mesures au sein d'un nouveau gouvernement ? Si Laurent Wauquiez ne souhaite pas citer ou exclure de nom, il déclare qu'il refusera "un programme qui ne correspond pas à ce qu'il pense dont le pays a besoin". Le président du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale martèle que la seule façon "saine de fonctionner" pour son parti est "on ne bloquera pas". </p>


101 - Michel Barnier a-t-il fait bouger les lignes ? - Boris Vallaud est l'invité des 4 vérités du mercredi 4 décembre 2024
Ce mercredi 4 décembre 2024 seront votées deux motions de censure à l'Assemblée nationale. Hier soir, le Premier ministre donnait une dernière interview afin de convaincre et d'alerter sur les conséquences qu'entrainerait la chute du gouvernement. Son allocution a-t-elle convaincu la classe politique ? Julien Arnaud reçoit Boris Vallaud, Président du groupe PS à l'Assemblée nationale et député des Landes pour en débattre. « Qu'a-t-il dit à la Gauche et aux Français qui puisse les rassurer ? (...) il n'a eu au fond de mots et d'attention qu'à l'endroit de l'extrême droite » déclare le Président du PS. Il déplore l'absence de gestes à l'égard de la Gauche par le Premier ministre et le refus de ce dernier « d'accuser réception des courriers que nous lui avons adressés ». La « méthode Barnier s'est révélée être une impasse » et il affirme être déterminé à voter la motion de censure. Les députés souhaitant faire chuter le gouvernement vont-ils assumer les conséquences de ce vote ? Pour Boris Vallaud, s'il ne devait pas y avoir de budget il y aura une loi spéciale qui sera votée, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. L'affirmation selon laquelle « 8 millions de Français vont rentrer dans l'impôt sur le revenu » de Michel Barnier doit être démentie. Quant à la façon de combler le déficit, il rappelle que la Gauche a « proposé des recettes nouvelles » et que le budget de Michel Barnier provoquerait « une crise économique majeure ». Il réclame plus de « justice » au sein du budget, ce qui n'est pas le cas du projet proposé par le Premier ministre qui n'épargne pas ceux « qui n'ont que leur travail pour vivre, les classes populaires et moyennes ». Son parti souhaite mettre « plus et mieux à contribution les hauts revenus, les multinationales ». D’après lui, le projet du gouvernement est « récessif » et l'absence de vote dudit budget ne peut pas être pire. Censure, RN/NFP, même combat ? Le parti socialiste est-il en perte de repères ? Boris Vallaud répond que le seul à avoir perdu ses repères c'est Emmanuel Macron qui au moment de la dissolution disait « j'ai balancé une grenade dégoupillée ». Il renvoie la responsabilité de la situation actuelle sur le président de la République. Aujourd'hui, la motion de censure ne peut être votée qu'avec les voix du Rassemblement national, une « alliance tacite » surprenante. « Si le Rassemblement national vote cette motion de censure, il donne la possibilité d'un gouvernement de Gauche qui jamais ne négociera avec l'extrême droite » rétorque-t-il, balayant toute idée d'alliance. Pour le député, accepter les votes du RN pour leur motion ne pose pas de problème car « nous avons toujours dit que nous ne voterons pas les motions » proposées par groupe d’extrême droite. Il appelle à la formation d'un gouvernement de Gauche « aussi imparfait qu'il soit mais qui est prêt ». Qui pourrait diriger ce gouvernement ? S’il ne désire pas citer de nom, il affirme que le Premier ministre « devra être de Gauche » tout en ajoutant que son parti revendique « l'exercice du pouvoir » et se tient prêt à « faire des compromis ». Est-ce une façon d’évoquer la possibilité d’un accord avec le bloc central ? C’est en tout cas une hypothèse que n'exclut pas Boris Vallaud, bien qu’il déclare ne pas avoir pris contact avec Gabriel Attal pour le moment.


101 - Un dernier espoir pour le gouvernement ? - Antoine Armand est l'invité des 4 vérités du mardi 3 décembre 2024
<p>Après trois mois de débat sur l'élaboration du budget 2025 Michel Barnier a finalement déclenché l'article 49-3 ce lundi 2 décembre 2024. A la veille de la motion de censure, Julien Arnaud reçoit Antoine Armand, ministre de l'Économie, des Finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le plateau des 4 vérités. Le gouvernement Barnier vit-il ces dernières heures ? Les 577 députés auront le choix entre « l'opposition systématique » et la responsabilité en refusant de « plonger le pays dans l'incertitude et dans l'instabilité ». Pour Antoine Armand, malgré les déclarations des présidents de groupe affirmant vouloir voter la censure « il n'y a pas de fatalité ». La question n'est pas de savoir « si les présidents de groupe réagissent ou pas » mais que « les Français comprennent que le pays est face à un tournant ». </p><p>Interrogé au sujet des échanges entre le Premier ministre et Marine Le Pen, le ministre de l'Économie ne souhaite pas les commenter mais rappelle que le gouvernement de Michel Barnier « a été ouvert dès le premier jour à trouver des avancées qui contentaient l'ensemble des forces politiques représentées au Parlement ». Il interroge également l'intention réelle d'obtenir un compromis des partis d'opposition qu'il juge de « mauvaise foi ». Le gouvernement a-t-il fait preuve de naïveté ? « On parle de l'avenir économique du pays, ce n'est pas de la naïveté que d'essayer de trouver un compromis et d'avoir dans la situation exceptionnelle qu'on vit, un esprit de responsabilité qui consiste à se dire, oui, nous avons été au bout du dialogue » affirme-t-il avant d'ajouter que cette censure « met en danger le pays ». </p><p>En effet, si les taux d'intérêts ou l'impôt augmentent, ceux qui en paieront les conséquences ce sont les Français. Sur les négociations amorcées avec les autres groupes, il déclare que cela ne sert à rien d'effectuer des concessions supplémentaires car les « lignes rouges » changent en permanence. « Les oppositions jouent à dégrader le budget jusqu'à ce qu'il soit insoutenable » et la responsabilité du Premier ministre a été de juger s'il fallait aller plus loin ou non. </p><p> </p><p><u>Possible censure, les conséquences sont déjà là...</u></p><p> </p><p>En cas de vote effectif de la censure, quelles seraient les conséquences pour le pays ? Qui prendra la succession de Michel Barnier ? C'est un saut dans l'inconnu que va connaître la France mais il existe des « procédures qui permettent à un gouvernement si la censure était votée, de tenir ». Pour autant l'impact sera considérable affirme Antoine Armand qui explique « que les conséquences sont directes, immédiates et importantes ». Il cite pour exemple « 380 000 ménages qui ne payaient pas d'impôts qui en paieront », « des personnes qui vivent dans des situations de détresse importantes » et « l'incertitude économique et financière d'un pays qui est dépourvu de budget ». Il fustige la position des élus favorables à la censure, « cela montre que la seule manière qu'ils ont de se réunir c'est d'abîmer le pays, pénaliser les Français au nom d'une opposition systématique ». </p>
101 - Censure du gouvernement, vote du budget, Michel Barnier... Pierre Moscovici est l'invité sur 02 décembre 2024


101 - Michel Barnier, une censure inéluctable ? - Ian Brossat est l'invité des 4V du 30 novembre 2024
<p>Plus de deux ans après le début de la guerre en Ukraine, le monde est plongé dans une crise d’une ampleur inédite depuis des décennies. Ce conflit, marqué par des violences inouïes, des déplacements massifs de populations, et une escalade militaire inquiétante, menace de s’étendre bien au-delà des frontières ukrainiennes et de bouleverser l’ordre mondial.</p><p></p><p>L’Ukraine, autrefois un pays indépendant et souverain, est aujourd’hui le théâtre d’une guerre dévastatrice. Marioupol, Boutcha, Kherson : autant de noms qui résonnent désormais comme des symboles de souffrance et de résistance. La situation géopolitique est tout aussi préoccupante. Les tensions entre la Russie et les pays occidentaux, soutenant massivement l’Ukraine, ont atteint un niveau critique. Les livraisons d’armes sophistiquées, les sanctions économiques étouffantes, et la rhétorique belliqueuse des deux camps augmentent le risque d’un conflit global. Le spectre de l’utilisation d’armes nucléaires, brandi à plusieurs reprises par Moscou, plane comme une menace terrible sur l’humanité tout entière. Dans cette escalade de violence, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, semble prêt à des concessions pour aboutir enfin à un cessez-le-feu. Ce vendredi 29 novembre 2023, ce dernier s’est exprimé sur la chaîne Sky News pour porter un message empreint d’espoir. « C’est la voix de la raison. C’est une bonne chose et c’est bien la preuve que la guerre n’est pas le chemin possible. Une perspective de paix contrairement à ce que certains nous expliquaient parfois est une perspective possible pour l’Ukraine et pour la Russie » affirme Ian Brossat, sénateur de Paris et co-président du groupe communiste au Conseil de Paris. Si Volodymyr Zelensky pourrait consentir à céder une partie de son territoire à la Russie sous gouvernance de Vladimir Poutine, qu’en pensent les pays alliés ? « Je souhaiterai que ça inspire d’autres dirigeants. Quand on voit le carnage qu’il y a en ce moment à Gaza, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on aimerait qu’un cessez-le-feu soit possible là bas aussi » tempère le porte-parole du PCF. </p><p></p><p><u>Michel Barnier : le PCF voit rouge</u> </p><p></p><p>Sur ce terrain glissant de compromis, Michel Barnier tente lui aussi d’adopter cette posture consensuelle pour sauver son gouvernement. En effet, la grogne des agriculteurs marque la première grande crise du gouvernement Barnier. Les réformes ambitieuses proposées par l’exécutif, visant à restructurer les subventions et à promouvoir une transition écologique dans le secteur auxquelles s’ajoutent les accords du Mercosur, ont été perçues par de nombreux agriculteurs comme une attaque directe contre leurs revenus et leur mode de vie. Des milliers d’exploitants, déjà fragilisés par des années de crises économiques et climatiques, sont descendus dans la rue pour protester. Barrages routiers, tracteurs bloquant les centres-villes et manifestations bruyantes ont rapidement placé le gouvernement sous pression. Le dialogue semblait rompu, et la colère des campagnes se heurtait à l’inflexibilité affichée par le Premier ministre Barnier, soucieux de maintenir son programme de réformes.</p><p></p><p>Face à cette fronde, l’opposition et une partie de sa propre majorité ont critiqué sa gestion jugée rigide et déconnectée des réalités rurales. De quoi agiter l’opposition sur les bancs de l’Assemblée nationale. De leur côté, le PCF appelle à voter dans les semaines à venir, une motion de censure pour faire tomber le gouvernement Barnier. « Le Premier ministre écoute pour l’essentiel les propositions du Rassemblement National (cf, la baisse de la taxe sur l’électricité). Ce budget est un mauvais budget. Il y aura 4000 suppressions de postes d’enseignants, il y aura l’augmentation du prix des consultations médicales et des médicaments. Au final, ça n’est pas un bon budget pour les classes populaires et moyennes, pour tous ceux qui travaillent. Il faut censurer ce gouvernement pour tourner la page


101 - Comment lutter contre la menace de censure du gouvernement - Maud Bregeon est l’invitée des 4 vérités du vendredi 29 novembre 2024
<p>L’ambiance est explosive à l’Assemblée nationale avec la menace d’une censure du gouvernement de la part du Nouveau Front populaire, qui sera peut-être soutenu par les députés du Rassemblement national. Alors que la chute du gouvernement Barnier semble inéluctable, les députés de la majorité se sont montrés très agressifs, prêts à en venir aux mains. Des images « déplorables et affligeantes » pour la porte-parole du gouvernement, invitée sur le plateau des 4 vérités ce vendredi 29 novembre 2024. Maud Bregeon estime que les images de l’hémicycle diffusées dans l’émission font « beaucoup de mal aux politiques, à l’image [qu’ils renvoient] ». « Au-delà des individualités, c’est l’image que nous renvoyons collectivement qui nous affaiblit », ajoute-t-elle. </p><p></p><p>Des tensions entre les députés qui se sont augmentées depuis le refus de la majorité d’acter l’abrogation de la réforme des retraites proposée par la France Insoumise lors de leur niche parlementaire, ce jeudi 28 novembre 2024. Pour notre invité, « penser prétendre que l’on puisse revenir sur un sujet aussi crucial pour l'économie française et pour le système de retraites par répartition en quelques heures de débat, c’est mentir aux Français. » Face à Jeff Wittenberg, elle insiste sur la nécessité pour les députés de défendre leurs positions par des amendements, et que le débat est vital pour une démocratie. Néanmoins, le sujet de la proposition de loi des Insoumis de revenir à un départ à la retraite à 64 ans ne fait pas partie des causes à discuter pour Maud Bregeon : « Cette réforme des retraites, on ne l’a pas fait par plaisir, mais parce que c’était nécessaire. Le Premier ministre a proposé d’améliorer cette réforme en lien avec les partenaires sociaux, ce qui nécessite du dialogue, plus que du débat. » </p><p></p><p><strong>Un gouvernement aux ordres du RN ? </strong></p><p></p><p>La représentante du gouvernement a tenu à répondre aux menaces de censure brandies par le Rassemblement national, qui donne au gouvernement un délai jusqu’au lundi 2 décembre 2024 pour faire plus de concessions. Alors que Michel Barnier a toujours défendu son envie de faire des compromis, il a choisi de renoncer à une hausse de la taxe sur l’électricité, qui faisait partie des lignes rouges de l’extrême droite. « Pour trouver des compromis, il faut être deux », rétorque Maud Bregeon, évoquant les risques encourus si la France finit l’année sans budget. « Nous serons à 7% de déficit l’année prochaine si on ne fait rien. Ceux qui censureraient le gouvernement et ne permettraient pas à la France de finir l’année avec un budget, affaibliraient considérablement notre pays et en porteraient la responsabilité », annonce notre invitée. </p><p></p><p>Marine Le Pen et Jordan Bardella font pourtant pression sur la coalition de centre-droit pour réformer l’Aide Médicale d’État (AME). Une demande de plus du Rassemblement national à laquelle le gouvernement pourrait bien céder : « C’est une porte qui avait été ouverte par le gouvernement », défend sa porte-parole. Celle qui s’est dite favorable à une révision du panier de soin de l’AME explique : « Il est normal qu’on réduise les dépense de l’AME, et la meilleure façon structurelle de réduire l’AME est de réduire l’immigration clandestine en France. »</p><p><br></p>
101 - Motion de censure, réformes des retraites, démission d'Emmanuel Macron... Clémence Guetté est l'invitée du 28 novembre 2024


101 - Michel Barnier, avis de tempête - Éric Ciotti est l'invité des 4 vérités du mercredi 27 novembre 2024
<p>C'est un tableau apocalyptique qui a été dépeint par le Premier ministre, ce mardi 26 novembre 2024. En effet, Michel Barnier a évoqué une possible « tempête financière » en cas de censure. La France est-elle au bord du précipice ? Éric Ciotti, président de l'Union des droites pour la République, député des Alpes-Maritimes est l'invité des 4 vérités ce mercredi 27 novembre 2024, il revient sur la situation économique et politique du pays. Pour notre invité, cet inquiétant tableau est bien réel, mais si la France se trouve au bord du précipice c'est parce que ceux qui gouvernent « depuis 7 ans, les macronistes, l'ont mis dans cette situation. Monsieur Macron c'est 1000 milliards d'euros de dette ». Il ajoute que c'est depuis la dissolution qu'on a découvert « la gravité de la situation, qui a été dissimulée ». Éric Ciotti sera d'ailleurs rapporteur d'une commission d'enquête pour « rechercher les causes qui ont conduit à ces dérapages ». </p><p>Comment le député des Alpes-Maritimes a-t-il reçu l'appel du Premier ministre ? « Je n'ai pas compris qu'il gouverne avec ceux qui nous ont mis dans cette situation » déclare-t-il. Quels sont les points d'ententes qui peuvent être trouvés afin que ce budget soit voté ? « Dans ce budget il y a quarante milliards d'euros d'impôts en plus, çà ce n'est pas supportable », si Éric Ciotti reconnaît qu'il faut faire des économies, le problème c'est qu'à ce jour « l'État ne fait pas d'économies ». « Si l'État ne fait pas ces économies et s'il fait peser l'effort uniquement sur ceux qui travaillent » l'homme politique se dit prêt à voter la censure. Il affirme être choqué par certaines mesures évoquées comme la réduction du remboursement de certains médicaments alors que le gouvernement refuse de supprimer l'AME pour les clandestins. </p><p>« On veut revoir la copie globalement, moins d'impôts », à ce stade des discussions Éric Ciotti affirme qu'il votera la censure. Il ajoute que ce budget « est mauvais pour le pays » et « va conduire à la récession ». Il accuse le gouvernement de faire peser toujours plus d’impôts sur les entreprises alors que « le meilleur pour le pays, c’est aider les entrepreneurs ». Malgré ces désaccords Éric Ciotti se dit « ouvert à la discussion ». Pour notre invité, si le budget 2025 n’est pas adopté « on reprend celui de 2024 » « c’est celui où il y aurait le plus d’économies » et « on aurait pas d’augmentation d’impôts ».</p><p> </p><p><u>Censure, la politique du pire ?</u></p><p> </p><p>La censure du gouvernement ne pourrait-elle pas mener à la présence d’un nouveau gouvernement de Gauche ? « C’est un fantasme, il ne peut pas y avoir de gouvernement Nouveau Front Populaire » rétorque Éric Ciotti. Il appelle « ses anciens amis » qu’il a quitté « car ils se sont alliés avec Monsieur Macron » à conduire une vraie politique de droite. Plutôt que de voter la censure, pourquoi ne pas aller chercher des « victoires politiques » comme le fait Laurent Wauquiez ? « Nous avons fait des propositions, des contre budgets ont été présentés » rétorque notre invité mais il faut que Michel Barnier « accepte cette discussion et fasse des avancées » avec « l’intergroupe RN-UDR ».</p><p>Alors que la campagne pour les municipales semble déjà lancée, que penser du bilan de l'actuel maire de Nice ? Éric Ciotti répond que le bilan de Christian Estrosi ne rencontre pas l’adhésion des Niçois car il a « augmenté les impôts de 25% ». Il ajoute que son rival « comme Monsieur Macron, il a conduit notre ville en quasi faillite ». Éric Ciotti sera-t-il candidat à la mairie de Nice ? S’il ne répond pas à la question, il déclare qu’il servira « sa ville pour la redresser » et « qu’il travaille pour Nice ». </p>


101 - Mobilisation des agriculteurs, Mercosur, Assemblée nationale... Arnaud Rousseau est l'invité du 26 novembre 2024
<p>La mobilisation des agriculteurs reprend mardi 26 novembre 2024 et devrait se poursuivre jusqu’au jeudi 28 novembre 2024. En effet, près d’un an après leur mobilisation historique, le monde agricole estime n'avoir pas obtenu suffisamment d'avancées concrètes et semble déterminé à maintenir la pression sur le gouvernement. « Nous ne sommes pas là pour ennuyer les Français mais pour obtenir des résultats dans les cours de ferme », affirme Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, invité des 4 Vérités, mardi 26 novembre 2024, sur France 2.<br>Ainsi, des actions départementales viseront tout ce qui « entrave la vie des agriculteurs comme les administrations » avec un objectif : « leur simplifier la vie ». Ce lundi 25 novembre 2024 dans la soirée, des tracteurs sont partis de Haute-Saône en direction du Parlement européen à Strasbourg, à l’appel de la Coordination rurale. « Nous, nous avons un message très clair : pas d’atteinte aux biens et aux personnes. Casser, brûler, menacer… n’est pas une solution pour atteindre les objectifs », souligne le porte-parole. Dans ce cadre, des barrages filtrants ont été observés à l’initiative de la Coordination rurale et des préfectures ont été visées avec du fumier. « Manifester est un droit constitutionnel, on y tient beaucoup, cela fait partie des modes de revendications. La limite c’est lorsque vous commencez à détruire des biens ou menacer des gens. Ça, c’est une limite qui ne doit pas être franchie. Pour nous l’objet, c’est de trouver des solutions qui permettent de se construire à l’avenir quand on est agriculteur en France », ajoute-t-il. </p><p> </p><p>Vendredi 22 novembre 2024, en déplacement à Agen, Arnaud Rousseau a dû être exfiltré par la police après une action du syndicat concurrent. « J’y suis allée sans esprit de provocation. Au terme de cette assemblée générale, le préfet m’a indiqué que pour des raisons de sécurité, qu’il souhaitait que je puisse partir rapidement considérant qu’elle n’était plus ‘rassurée’ sur le lieu. (…) Je suis partie dans des conditions que je qualifie extrêmement dangereuses est limites. On était à deux doigts de l’accident », souligne Arnaud Rousseau. Il estime que ce moment a été un basculement dans la mobilisation. « Certains pensent que hors du chaos, de la radicalité et des menaces il n’y a pas d’avenir. Ce n’est pas notre point de vue », précise-t-il, estimant que ce « genre de débordement n’est pas acceptable ». Il pointe du doigt la responsabilité de Dominique Le Floc'h, présidente nationale du Syndicat agricole de la Coordination rurale. A quelques mois des élections professionnelles, le monde agricole semble divisé. </p><p> </p><p><u>Mercosur : un débat pour rien ? </u></p><p> </p><p>À l’Assemblée nationale, les débats se poursuivent sur le traité entre l’Union européenne et certains pays membres du Mercosur (zone de libre-échange en Amérique du Sud). La France maintient son opposition. « Le message du ‘non à une Europe passoire’, porté à la fois par les agriculteurs et par l’opinion publique française est très massivement en notre soutien. (…) Cela va dans le bon sens. On a compris que le combat se poursuivait », assure Arnaud Rousseau, soulignant qu’il souhaitait aussi passer sur les sujets nationaux. « Cette bataille est existentielle. Ce combat, on doit le mener. On verra bien si les pays européens prennent conscience de cette souveraineté alimentaire », assure le responsable syndical. </p>


101 - Abroger l'apologie du terrorisme, la polémique LFI - Didier Migaud est l'invité des 4 vérités lundi 25 novembre 2024
<p>Le mardi 19 novembre 2024, la France Insoumise a déposé une proposition de loi qui a suscité de nombreuses réactions à Gauche comme à Droite. En effet, dans ce texte, le groupe parlementaire propose d'abroger le délit d'apologie du terrorisme. Didier Migaud, ministre de la Justice et garde des Sceaux, invité ce lundi 25 novembre sur le plateau des 4 vérités réagit à cette initiative. Il affirme être « résolument contre » et « extrêmement choqué », « il y a des limites à cette liberté d'expression, et à partir du moment où l'apologie consiste à justifier, excuser, trouver des circonstances atténuantes à un acte terroriste c'est inadmissible ». Quelles seraient les conséquences de cette abrogation ? </p><p>Pour notre invité, abroger cette loi libèrerait davantage la parole antisémite « si en 2014 on a éprouvé le besoin d'en faire une incrimination c'est parce que beaucoup de propos ont montré que c'était nécessaire » il renvoi à la « liberté d'appréciation » des juges. Que fera la Gauche, notamment le parti socialiste sur cette question ? Certains ont déjà pris la parole comme François Hollande ou Boris Vallaud afin de s'opposer à cette proposition. </p><p> </p><p><u>Gisèle Pelicot, ce que changerait la notion de « consentement »</u></p><p> </p><p>Sur le plan judiciaire, les réquisitions du procès de Gisèle Pelicot s'ouvrent ce lundi 25 novembre 2024. Un procès qui va marquer un tournant dans la société française selon Didier Migaud qui se réjouit que « Madame Pelicot ait accepté que ce procès soit public pour que les uns et les autres puissent prendre conscience qu'on doit sortir de cette culture de la domination de l'homme sur la femme. Le XXIème siècle ne doit pas le permettre et la justice s'organise pour faire en sorte que l'on puisse combattre davantage les violences intrafamiliales ». Quelles sont les mesures à mettre en place ? Si le ministre de la Justice souhaite laisser au Premier ministre le soin d'annoncer les mesures, il cite pour exemple la création de pôles dédiés au niveau des tribunaux, les bracelets anti-rapprochement ou encore les ordonnances de protection. Il déclare que « c'est une priorité absolue, que de lutter contre les atteintes et les violences faites aux femmes ». </p><p>Ce procès a permis de mettre en lumière la notion de consentement. Selon lui, « le consentement c'est essentiel » et ça a du « sens de le mettre dans la loi » du moment que la rédaction ne renverse pas la charge de la preuve pour la victime. « Je ferais tout pour que la chancellerie puisse aider » déclare-t-il. </p><p>Ce lundi 25 novembre 2024, le Premier ministre reçoit les responsables politiques des différents partis d'opposition, notamment Marine Le Pen. Le but de ces rencontres étant de convaincre les élus afin qu'ils ne votent pas la censure, en effet « la conséquence peut être très lourde pour le pays avec l'absence de budget, l'absence de loi de finance ». Si ce budget s’avère périlleux à mettre en place en raison des économies à réaliser, Didier Migaud rappelle que s’il faut maîtriser les finances publiques, dans un contexte croissant de violences il est important de « prioriser le régalien ». </p>


101 - Vladimir Poutine, l’escalade verbale et militaire – Yannick Jadot est l’invité des 4 vérités du vendredi 22 novembre 2024
<p>La guerre en Ukraine s'enlise dans une crise plus profonde depuis la déclaration de guerre prononcée le 24 février 2022 par le président russe. En effet, Vladimir Poutine a annoncé ce jeudi 21 novembre 2024 avoir réalisé un nouveau tir de missile en direction de l'Ukraine en réponse aux frappes réalisées avec des missiles occidentaux. Une déclaration qui a également sous-entendu l'élargissement possible de l'emploi de l'arme nucléaire. Doit-on s'inquiéter de cette menace d'utilisation du nucléaire au sein de ce conflit ? Pour Yannick Jadot, sénateur EELV de Paris, invité des 4 vérités ce vendredi 22 novembre 2024 « c'est de la surenchère, Vladimir Poutine a mentionné plus de 100 fois la menace nucléaire », « il n'y a pas véritablement de changement mais il y a une surenchère au moment où on considère qu'il pourrait y avoir des pourparlers, des négociations de paix ». Selon lui, « là où l'Europe ne doit pas faillir c'est dans son soutien à l'Ukraine » alors que Vladimir Poutine « internationalise » le conflit avec les « soldats nord-coréens ». Le dirigeant Russe a pour volonté de poursuivre l'offensive sur le peuple ukrainien, l'Europe doit continuer de « soutenir », « armer » et « sanctionner le régime de Vladimir Poutine ». Il dénonce l'importation de gaz liquéfié par la France et déclare qu'il faudrait se passer du gaz russe afin d'aller au bout des sanctions contre le régime.</p><p> </p><p>La gauche française est loin d'être unie sur cette question, en témoignent les propos de Jean-Luc Mélenchon qui a qualifié de « stratégie absurde et criminelle » l'autorisation d'envoi de missile par Joe Biden. Pour le sénateur, « Jean-Luc Mélenchon, sur ce dossier là, s'aligne sur Donald Trump plutôt que sur celles et ceux qui défendent la démocratie en Ukraine et en Europe ». On ne peut pas accuser les Américains de « tous les malheurs du monde » et « faiblir face à l'agression russe c'est remettre en cause la démocratie et l'intégrité de l'Europe ». </p><p> </p><p><u>COP 29, Mercosur, l'écologie défiée </u></p><p> </p><p>Le Mercosur alimente la colère des agriculteurs qui n'a pas faibli cette semaine en témoignent les nombreux barrages dans le sud-ouest. Cet accord de libre-échange entre l'Europe et les pays d'Amérique du sud pourrait-il ne pas aboutir à une signature ? Selon Yannick Jadot, il faut faire preuve de « rationalité politique », un accord qui a été pensé « il y a plus de 20 ans, avant le dérèglement climatique et ses conséquences les plus dramatiques, avant la disparition des paysans » n'a aucun sens. « Les opinions publiques en Europe ne soutiennent pas cet accord », l'élu déclare que l'avenir de l'Europe c'est « nous protéger, avoir une agriculture qui respecte l'environnement, les paysans, qui leur donne un revenu. Protéger l'Amazonie au moment où on voit les terribles conséquences du dérèglement climatique ». </p><p> </p><p>L'autre point qui suscite la colère des agriculteurs c'est l'impossibilité d'utiliser des pesticides. Que pense notre invité de ceux qui veulent y recourir ? Yannick Jadot rappelle que les pesticides « c'est un enjeu de santé avec une explosion des cancers », « c'est l'effondrement de la biodiversité ». Il faut arrêter de construire une agriculture qui « produit de la disparition de paysans » et va « contre la nature ». Le sénateur souhaite que le gouvernement cesse d'utiliser l'écologie comme « bouc émissaire » des problèmes agricoles. </p><p> </p>


101 - Travailler plus pour gagner pareil - Marc Ferracci est l’invité des 4 vérités du jeudi 21 novembre 2024
Antoine Armand fait la Une du Parisien ce jeudi 21 novembre 2024. Le ministre de l’Économie avertit le gouvernement contre une imposition trop sévère à l’égard des entreprises : « Attention à l’impôt de trop », peut-on lire sur la couverture du quotidien. Pour en discuter, son collègue ministre chargé de l’Industrie est l’invité du plateau de Télématin. Marc Ferracci avoue son accord avec le ministre de l’Économie : « Je suis tout à fait aligné », dit-il face à Julien Arnaud, mettant en avant le fait que c’est une position que défendent tous les élus de la majorité. « On a fait beaucoup d’efforts pour baisser le coût du travail, on a augmenté les exonérations de charges sociales sur les entreprises, ce qui a massivement bénéficié à la création d’emploi. On a créé plus de 3000 emplois depuis 2017 », argumente le macroniste, qui insiste sur l’importance de « trouver des économies ailleurs ». Le parti Ensemble pour la République préférerait donc ne pas faire payer les entreprises, mais les consommateurs. Sur le plateau des 4 vérités, l’économiste se montre favorable à la création d’une TVA sociale, c’est-à-dire à un impôt qui pèserait sur tous les Français afin de réduire la dette. « Nous voulons augmenter la quantité de travail dans l’année et à l’échelle d’une vie entière, c’est pour ça qu’on a voté la réforme des retraites », commence-t-il, avant de préciser que « le sujet du plein emploi doit rester notre objectif. » Les Français doivent-ils travailler plus pour gagner pareil ? « Je trouve que c’est une piste intéressante », rétorque Marc Ferracci. « C’est une piste de réflexion pour trouver des ressources supplémentaires pour nos comptes publics », ajoute celui qui ne considère pas qu’il y ait de divisions au sein du gouvernement tant qu’il y a du « dialogue. » « Nous avons tous le même objectif : faire des économies, mais sans nuire à la compétitivité de nos entreprises, sans nuire aux résultats que nous avons obtenus depuis un certain nombre d’années », conclut notre invité. Fermetures d’entreprises et accords internationaux Pourtant, la compétitivité des entreprises françaises semble bien mise à mal en ce moment. Michelin, Arcelor… De plus en plus de sites sont fermés, menaçant de nombreux emplois. Pour le ministre de l’Industrie, la réponse se trouve dans l’attractivité de la filière : il met en avant la semaine de l’industrie, organisée du 18 au 24 novembre, qui a pour but de créer des vocations chez les jeunes vers le secteur industriel. « Il y a des filières en difficulté, mais il y a aussi beaucoup de bonnes nouvelles : les industriels vont embaucher 2400 personnes, il y a 70000 emplois qui ne sont pas encore pourvus… », explique l’homme politique. Ce dernier considère la gestion de son ministère comme un « combat » : « il faut avoir une vision globale, et je me bats tous les jours au niveau européen pour améliorer la compétitivité de nos entreprises. » Autre sujet d’actualité : l’accord du Mercosur, qui est rejeté par un grand nombre d’agriculteurs. « Je pense que le commerce international est fondamentalement bon, à une condition, qu’il soit juste. Or, cet accord du Mercosur ne contient pas suffisamment de clauses qui permettent la réciprocités, faire que ceux qui exportent en Europe soient soumis aux mêmes règles que ceux qui exportent en Amérique Latine », explique le ministre, qui souhaite que nos industriels français puissent se battre à « armes égales » s’ils veulent « gagner dans la compétition internationale. »


101 - Agriculteurs : premières violences - Annie Genevard est l'invitée des 4V du 20 novembre 2024
<p>C’est le premier grand conflit de l’air Barnier… Un an après le défilé d’agriculteurs à l’Élysée, la mobilisation reprend face à l’urgence agricole. Les agriculteurs réclament avant tout une meilleure valorisation de leurs produits. Beaucoup dénoncent le fait que les prix payés par les grandes surfaces et les industriels ne permettent pas de couvrir leurs frais. À cela s'ajoutent des préoccupations liées à l'inflation, qui a fait grimper les prix des engrais, du carburant et des aliments pour le bétail. Autre sujet de tension : les normes environnementales européennes. Bien que les agriculteurs se disent prêts à faire leur part pour la transition écologique, ils jugent que les contraintes imposées sont parfois inapplicables ou déconnectées de la réalité de leur quotidien. </p><p></p><p>Depuis plusieurs semaines, les agriculteurs français se mobilisent massivement contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Cet accord, qui vise à intensifier les échanges commerciaux, est perçu par le monde agricole comme une menace directe pour l’agriculture française, déjà fragilisée par des crises répétées. Ce mardi 19 novembre 2024, la coordination rurale est entrée dans la danse. Des opérations coup de poing, parfois d’une grande violence notamment à Agen (Lot-et-Garonne) et à Guéret (Creuse). Ont-elles franchi la limite ? « Protester contre le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), exprimer ses inquiétudes, revendiquer un certain nombre d’avancées dans différents domaines c’est légitime. S’en prendre aux biens, s’en prendre aux personnes, bloquer durablement le pays, ça, ça n’est pas acceptable et ça ne sert pas la cause agricole » fustige Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire de la Forêt. Cette frappe agricole vise avant tout à attirer l’attention du gouvernement et ainsi rouvrir les négociations. Invitée sur le plateau des 4 vérités, l’ancienne présidente des Républicains défend la position du gouvernement face aux tensions croissantes. Elle condamne les débordements survenus lors des récentes manifestations tout en appelant au dialogue pour répondre aux inquiétudes des producteurs : « Ma porte n’est aucunement fermée. Ils ont des exigences. Je pense qu’on peut dialoguer sans violence et sans dégradations ». Alors que la grogne des agriculteurs s'intensifie, ces derniers se disent prêts à bloquer les axes stratégiques dans les heures et les jours qui viennent. Ce qui ne semble pas judicieux à l’approche des fêtes de fin d’année, au regard de la ministre : « Je pense que ce mouvement de sympathie que les Français ont pour les agriculteurs se dissipera » alerte notre invitée. </p><p></p><p><u>Agriculteurs : promesses tenues</u> ? </p><p></p><p>Au cœur des débats, l'accord commercial avec le Mercosur et les impacts du changement climatique agitent le monde agricole français. De son côté, la ministre de l’Agriculture a réaffirmé son opposition à tout compromis qui affaiblirait les standards environnementaux ou la compétitivité des filières françaises. Elle a aussi insisté sur l'importance d’un soutien accru pour la transition écologique de l'agriculture, notamment via le budget 2025 récemment présenté : « Avant la fin de l’année, ceux qui ont besoin d’être soutenus dans leur trésorerie seront soutenus et indemnisés. Je m’efforce depuis 50 jours d’agir au plus vite » défend Annie Genevard. Point de blocage absolu, un débat parlementaire sur la question du Mercosur devrait être organisé dans la foulée. </p>


101 - Industrie, emplois, réforme du chômage, grève ferroviaire… Sophie Binet est l'invitée du 19 novembre 2024
<p>Chaque année, durant le courant du mois de novembre, c’est le bilan de mi-parcours pour le cabinet EY, qui fait le classement des pays les plus attractifs d’Europe pour les investisseurs industriels. Depuis cinq ans, la France était placée en tête mais les nouveaux chiffres publiés en novembre 2024 inquiètent. 49% des chefs d’entreprise étrangers ont revu les projets à la baisse en France, craignant notamment une hausse de la fiscalité et un ralentissement économique. Invitée sur le plateau des 4 vérités le mardi 19 novembre 2024, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, formule un constat : bien que la France était “la championne” pour attirer les chefs d’entreprises étrangers, “ça n’a pas franchement amélioré la situation de l’emploi industriel dans le pays”. L’objectif de la CGT : “Garder les emplois, les compétences et les qualifications en France et de les développer”. Il ne suffit pas d’attirer les investisseurs étrangers, “il faut les garder”, indique Sophie Binet, qui déplore le fait que ces investisseurs “partent comme ils sont venus, en emportant avec eux les compétences, les brevets, et après avoir essoré nos entreprises.” La secrétaire générale de la CGT demande une autre politique industrielle “que celle de la multiplication des cadeaux” qui a, selon le syndicat, creusé le déficit et n’a pas réindustrialisé le pays.</p><p></p><p>En effet, à l’image de la fermeture des usines Michelin à Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan) laissant plus de 900 salariés sur le carreau, les plans de licenciements se multiplient : deux cent trente ont été recensés pas la GCT, avec une hausse de cent en six mois. Une “augmentation très inquiétante”, pour Sophie Binet. Elle ajoute : “comme les salaires n’ont pas été augmentés avec l’inflation, les Françaises et les Français n’ont plus les moyens de sortir, de se payer des loisirs, de partir en vacances…” Celle qui a succédé à Philippe Martinez en 2023 se dit inquiète face aux chiffres du chômage, atteignant 7,4% au 3e trimestre 2024 selon l’Insee. Le syndicat demande un moratoire sur les licenciements. Sophie Binet en est convaincue : “Si on laisse faire, c’est notre outil industriel qu’on va détruire”. Malgré les aides aux entreprises de ces dernières années, “le chômage a moins baissé en France que dans les autres pays d’Europe”, défend la syndicaliste. Selon elle, la promesse d’emploi qui devrait suivre les aides aux entreprises, représentant un tiers du budget de l’État, n’est pas à la hauteur. “L’ancien patron du Medef nous avait promis un million d’emplois : on ne les a jamais vus.”, certifie la cheffe de file de la CGT.<br></p><p>Sophie Binet s’avoue préoccupée par le budget 2025 présenté par Michel Barnier, particulièrement à cause des coupes sur les collectivités territoriales. Des plans de licenciements apparaissent dans le secteur public et parapublic, notamment celui de l’aide sociale à l’enfance avec des suppressions de poste qui mettent en danger les enfants. Afin d’appeler à l’aide, les professionnels de la petite enfance se mettent en grève le mardi 19 novembre 2024. Ils dénoncent, à cause du manque de personnel et de budget, un effet de “maltraitance des bébés pris en charge” dans ces structures. </p><p></p><p><u>Face à la dette, Sophie Binet demande aux plus riches de payer</u></p><p></p><p>Après une rapide négociation, les patrons et les syndicats se sont entendu le jeudi 14 novembre 2024 sur un accord de nouvelles règles sur l’indemnisation du chômage. Peu convaincue, Sophie Binet évoque la baisse des droits pour les seniors, les premiers touchés par les licenciements : il leur faudra attendre deux ans de plus pour obtenir une indemnisation améliorée. Une “triple peine pour les seniors” selon la secrétaire générale de la CGT : “deux ans à travailler en plus pour toucher la retraite, des plans de licenciements qui se multiplient et en plus une baisse de droits à l’assurance chômage”. Sophie Binet remet également en cause la proposition de travailler p


101 - Accord de libre échange avec le Mercosur, colère des agriculteurs, frappes en Russie... Marion Maréchal est l'invitée du 18 novembre 2024
<p>Les agriculteurs veulent faire entendre leur colère. Le coup d’envoi est donné. Un peu plus de 80 mobilisations locales sont organisées ces lundi 18 et mardi 19 novembre 2024, pour exprimer leur colère notamment contre l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur (zone de libre-échange regroupant plusieurs pays de l'Amérique du Sud). En déplacement à Buenos Aires, capitale argentine, Emmanuel Macron a affirmé que la France ne « signerait pas en l’état » le traité de libre échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Il dit ainsi vouloir « rassurer les agriculteurs » et « continuer » de s'y opposer. Ce texte, en discussion depuis plusieurs années entre l'Union européenne et quatre pays d'Amérique latine, provoque l'indignation de nombreux agriculteurs, qui dénoncent notamment une concurrence déloyale de pays aux normes de production moins contraignantes. « C’est la seule façon pour nos agriculteurs de se faire entendre », réagit Marion Maréchal, invitée des 4 Vérités, ce lundi 18 novembre 2024, sur France 2. « Cette population est en extrême détresse économique. Ces pays du Mercosur sont la zone la plus compétitive du monde sur des produits agricoles qui sont particulièrement sensibles en Europe, notamment le boeuf, la volaille et le sucre », affirme la députée européenne et présidente du mouvement Identités Libertés. Pour elle, « il en va d’une question de survie » et demande la mise en place d’un « état d’urgence agricole ».</p><p></p><p>Néanmoins, certains agriculteurs ne se disent pas fermement opposés à cet accord de libre échange. « On voit bien aujourd’hui que cette concurrence ne se fait pas au bénéfice de la France. Nous sommes dans une situation économique où nous avons des charges environnementales et fiscales extrêmement lourdes qui font que généralement nous sommes perdants », assure l’élue. Elle dénonce la « duplicité » d’Emmanuel Macron, qui selon elle, est responsable de « l’affaiblissement de la voix de la France ». « La nomination de Stéphane Séjourné comme commissaire français ne va pas contribuer à renforcer la voix de la France. Il s’agit du dernier caprice du président avec un homme qui n’a aucune compétence pour porter le portefeuille industriel », assure Marion Maréchal.</p><p></p><p><u>Frapper en Russie : les Etats-Unis disent oui à l’Ukraine</u></p><p></p><p>Sur le plan international, Washington a récemment levé un verrou stratégique majeur en autorisant Kiev à frapper le territoire russe avec des missiles longue portée américains. Une première depuis le début du conflit. Pour Marion Maréchal, des frappes sur le sol russe seraient un « risque d’escalade majeur vers la Troisième guerre mondiale ». Alors que l’administration américaine est en pleine transition, elle dénonce une « fuite en avant ». Pour elle, l’Ukraine est « à bout de souffle » et il faut « engager des négociations dans les meilleures conditions possibles ».</p>


101 - Procès de Marine Le Pen, budget 2025, reforme des retraites... Alexis Corbières est l'invité des 4 vérités du 15 novembre 2024
Le 30 septembre 2024 commençait le procès des “assistants parlementaires” du Rassemblement national. Accusées de détournement d’argent public, vingt-cinq personnes dont Marine Le Pen, sont soupçonnées d’avoir mis en place, entre 2004 et 2016, un « système de détournement » de l’argent versé par l’Union européenne (UE) destiné à l’embauche de collaborateurs parlementaires. Selon le réquisitoire des procureurs, la cheffe de file de l’extrême droite risque cinq ans de prison dont trois avec sursis, 300 000 euros d’amende et donc cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Une menace qui détruirait ses ambitions présidentielles pour 2027. Invitée sur le plateau du JT de TF1 le vendredi 15 novembre 2024, la cheffe de file du RN a évoqué une “peine de mort politique”.Pour Alexis Corbières, invité des 4 vérités le 16 novembre 2024, il est hors de question que la fille de Jean-Marie Le Pen n’ait le droit à un traitement de faveur sous prétexte que onze millions de Français pourraient voter pour elle à la prochaine élection présidentielle. “Nulle ne peut se prévaloir d’un statut social particulier” face à la justice, rappelle le député de Seine-Saint-Denis. “Le problème de madame Le Pen, c'est qu’elle ne plaide pas son innocence”, exprime l’élu de gauche qui tient à ce que la présidente du groupe RN à l’Assemblée soit jugée sans traitement particulier. “C’est l’application de la loi qui a été évoqué dans le réquisitoire”, assure-t-il à Jeff Wittenberg. Un avis qui ne semble pas être complètement partagé par son ancien ami, Jean-Luc Mélanchon, qui a déclaré sur les réseaux sociaux : “Une peine d’inéligibilité ne doit pas être appliquée avant l’expiration de tous les recours prévus par la loi, sinon cela aggrave la crise politique.”De son côté, l'élu du 93 mentionne la possibilité de recours pour Marine Le Pen, tout en se demandant si cela serait judicieux que la décision de justice soit rendue seulement quelques mois avant les élections présidentielles. Pour lui, la temporalité longue des recours pourrait avoir “des conséquences politiques encore plus déflagratrices.” L’élu du groupe Écologiste et Social défend l’égalité de tous devant la loi : “Je ne suis pas pour qu’il y ait une espèce de caste présidentielle de certaines personnes qui disent ‘je suis candidat, je représente un certain nombre de voix donc la loi ne s'applique pas à moi’.” Il rappelle que, quoi qu’il arrive, le parti du Rassemblement national pourra être représenté aux élections. Face aux menaces des répercussions d’une peine d’inéligibilité de la cheffe de file du RN, le compagnon de Raquel Garrido conteste : “Une décision de justice doit-elle être rendue à l’aune des conséquences politiques qu’elle entraîne ? Ce serait fou !” Le procès dit des “assistants parlementaires” doit se dérouler jusqu’au 27 novembre 2024.La loi sur le budget 2025 renvoyée au SénatAlors que la loi sur le budget 2025 est discuté à l’Assemblée depuis le début du mois d’octobre 2024, celle-ci a finalement été rejetée le 12 novembre 2024 par une majorité de députés. Un échec pour le Nouveau Front populaire qui, grâce à une série de victoires sur les amendements, avait réussi à remanier le texte. “On pouvait dégager 58 milliards de recettes”, regrette Alexis Corbières qui pointe le fait que les débutés du Rassemblement national n’ont pas soutenu un texte s’en prenant aux plus riches. Le jeudi 14 novembre 2024, Michel Barnier a, quant à lui, évoqué la possibilité d’un 49.3 pour faire adopter cette loi sur le budget 2025.


101 - 5 ans de prison et 5 ans d’inéligibilité requis contre Marine Le Pen - Jean-Philippe Tanguy est l’invité des 4 vérités du 14 novembre 2024
L’accusation demande cinq ans de prison, dont deux fermes avec aménagement et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, dans le cadre du procès des assistants parlementaires du Front national. Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme du Rassemblement national et invité sur le plateau des 4 vérités ce jeudi 14 novembre 2024, défend sa présidente. « Je l’ai trouvée courageuse et stoïque, affectée malgré des réquisitions complètement irrationnelles » commence celui qui reproche au dossier montée contre la leader d’extrême droite d’être « totalement vide. » Selon lui, ce procès ne vise qu’à salir la fille de Jean-Marie Le Pen et à empêcher les Français de voter pour elle aux prochaines présidentielles : « les réquisitions quasi fanatiques visent à priver les Français d’expression en prétendant salir Marine Le Pen et de l’éliminer de la vie politique parce qu’elle représente la principale force d’opposition et d’espoir de ce pays. » Doutant sévèrement de la justice, notre invité continue : « c’est essentiellement du vide, la recherche d’une petite bête qui n’existe pas. » La preuve de ce vide selon lui : la procureure aurait dit à un accusé qu’elle « n’avait rien à lui reprocher mais qu’elle ne pouvait demander à la justice la relaxe car ça lui faisait trop mal. » La procureure serait donc partiale pour les élus du Rassemblement national ? Ces derniers font-ils un déni de justice ? « Nous sommes dans une démocratie, donc rien n’est joué d’avance » argumente le député en mettant en avant son espoir que l’issue de ce procès soit différente : « il y aura la sentence des juges qui peuvent encore faire le choix de la vérité et du courage, il y aura l’appel, toutes les dispositions qui vont permettre à Marine Le Pen de se battre pour son innocence. » Jordan Bardella en 2027 ? Il est encore trop tôt pour Jean-Philippe Tanguy pour désigner un remplaçant à Marine Le Pen, car il affirme toujours, et malgré les preuves, qu’ « il n’y pas eu d’enrichissement personnel ni d’emploi fictif. » Il tape sur Martin Schulz, le « président des socialistes au Parlement européen » qui a initié l’enquête sur les assistants parlementaires, alors que son groupe aurait été « pris en flagrant délit avec des valises de billets. » L’affaire serait donc un coup monté par des adversaires politiques selon l’homme politique qui insiste sur le soutien que la Présidente du Rassemblement national a reçu depuis l’annonce des réquisitions formulées à son encontre. C’est par exemple le cas de Gérald Darmanin, mais aussi des représentants du « MoDem et de la majorité » selon notre invité qui estime assister à des réactions « rationnelles, démocratiques, l’incompréhension face à des réquisitions qui n’ont aucun sens à part la censure politique. » Ce dernier déplore aussi un silence « qui veut tout dire » de la gauche. L’ancien conseiller régional des Hauts-de-France rappelle également que le journal Le Monde a révélé que certains éléments de l’enquête ont été forgés par le Parlement européen : « Le Parlement européen a été contraint de reconnaître des faux [...] hier, ça n’intéressait pas le tribunal. » La perspective d’un Jordan Bardella en 2027 n’aurait donc « pas de sens » pour un Jean-Philippe Tanguy qui met en avance toute la combativité de la cheffe de son groupe : « La piège de ces réquisitions, c’est de faire passer dans le pays que Marine Le Pen serait empêchée psychologiquement de se battre, mais on ne va pas céder à cette tentative de salissure de procureurs qui veulent faire croire que le destin de Marine Le Pen est déjà écrit. »
101 - Retraites, inflation, chômage... David Lisnard est l'invité du 13 novembre 2024


101 - Revalorisation des retraites dès le 1er janvier 2025 - Laurent Saint-Martin est l’invité des 4 vérités du 12 novembre 2024
Lundi 11 novembre 2024, le Républicain Laurent Wauquiez a annoncé avoir obtenu la revalorisation de toutes les retraites à hauteur de la moitié de l’inflation. C’est donc le Président du groupe de droite, et non pas un membre du gouvernement, qui a fait cette annonce majeure pour les Français. Une attitude qui questionne : les ministres ont-ils été mis au courant de ce changement ? Le ministre de l’Économie, Antoine Armand, avoue par exemple qu’il n’avait pas connaissance de ces concertations au sujet des retraites. Pour Laurent Saint-Martin, ministre auprès du Premier ministre chargé du Budget et des Comptes publics et invité sur le plateau des 4 vérités ce mardi 12 novembre 2024, Michel Barnier a toujours été clair sur son envie de concertation parlementaire pour faire évoluer le budget, qui a été « construit dans des temps extrêmement courts. » « Nous avons besoin de démontrer davantage que l’évolution de ce texte vient du compromis entre le gouvernement et les parlementaires du socle majoritaire », insiste cet ancien socialiste. Selon lui, peu importe d’où viennent les concertations, tant que le débat parlementaire existe dans l’arc républicain. Au micro de Julien Arnaud, le toulousain confirme les annonces de Laurent Wauquiez : « il n’y aura aucune perte de pouvoir d’achat pour toutes les retraites qui sont en-dessous de l’équivalent du SMIC, c’est ça la nouvelle importante. » Il explique qu’à partir du 1er janvier 2025, les retraites seront revalorisées à hauteur de la moitié de l’inflation, tandis qu’à partir du 1er juillet, ce sera la totalité de l’inflation. Une mesure qui devrait coûter autour de 3 milliards d’euros au gouvernement. Maintenir coûte que coûte la politique de la majorité De la même manière qu’un accord a été trouvé entre le gouvernement et le groupe de la droite républicaine au sujet des retraites, Laurent Saint-Martin veut que les mêmes concertations aboutissent avec Ensemble pour la République à propos de la fusion des organismes : « le travail précis que nous devons faire sur la fusion des opérateurs et le rapprochement de certains d’entre eux est un travail important et courageux à faire » insiste-t-il. Et d’ajouter : « On a multiplié de façon trop importante le nombre d’agences et d’opérateurs, c’est vrai dans l’État et les collectivités, donc il va falloir rationaliser tout ça. » Autre sujet de discussion entre le gouvernement et les macronistes : les allègements généraux de charges pour les entreprises. Pour notre invité, il ne faut pas que la hausse des impôts devienne un frein à l’économie : « le maintien de la politique de l’offre, la compétitivité des entreprises françaises, l’attractivité de notre pays, qui est un record car depuis 5 ans nous sommes le pays le plus attractif d’Europe : tout cela, il faut le conserver », explique cet ancien conseiller régional d’Île-de-France. « Il faut travailler à un compromis permettant d’avoir la main moins lourde par nécessité de résorber notre déficit public, mais de ne le pas le faire en cassant ce qui marche, c’est-à-dire notre politique d’activité et d’emploi dans le pays », ajoute celui qui dit vouloir écouter à la fois les chefs d’entreprises et les parlementaires. Cette nécessité du compromis pour Laurent Saint-Martin s’explique par les différentes modifications apportées au budget par le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national, qui ont fait de lui un « texte Frankenstein ». Selon lui, la hausse d’impôts proposée par les parlementaires de gauche « va très vite concerner l’ensemble des Français », tandis que l’extrême droite aurait « réussi à faire adopter l’absence de la contribution française à l’Union Européenne. » Un choix entre l’« enfer fiscal » et « des dispositions contraires au droit » que le débat entre le groupe Ensemble pour la République et les Républicains tendrait à raisonner.


101 - Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024
<p>Après des mois de campagnes présidentielles sous haute tension, les citoyens américains ont finalement élu Donald Trump face à la candidate Démocrate, Kamala Harris. Alors que la guerre entre l’Ukraine et la Russie s’enlise depuis plus de deux ans, le retour du milliardaire à la Maison-Blanche inquiète Volodymyr Zelensky et ses alliés. Au cours de sa campagne, le républicain se vantait de pouvoir régler ce conflit en 24 heures et critiquait la hauteur des sommes allouées au soutien des ukrainiens par Joe Biden.</p><p></p><p>Face à cet électrochoc, l’Union européenne a-t-elle des cartes à jouer ? Oui, selon Nathalie Loiseau, députée européenne membre du parti Horizons. “C’est le moment de l’Europe”, affirme-t-elle, convaincue qu’il y a un choix à faire. “Soit, on subit (...) soit on agit”, résume l’élue centriste. Elle en est certaine : “On a absolument les capacités de nous prendre en main.” Elle ajoute : “Ce qu’il faut, c’est de la volonté politique.” De son côté, Donald Trump l’avait dit dans un meeting : si l’Europe est attaquée, elle ne doit plus compter sur les États-Unis pour venir à sa rescousse, mettant ainsi les accords de l’OTAN sur la sellette. “Le seul fait qu’il le dise fragile l’OTAN”, confirme Nathalie Loiseau qui souhaite accélérer la défense européenne. Face aux menaces de plus en plus proches, les ingénieurs et industries de l'armement doivent travailler à construire l’autonomie stratégique européenne, explique la membre du parti Horizons.<br></p><p>Pour l’élue centriste, l’espoir est toujours de mise. “Donald Trump se moque de l’Ukraine et de l’Europe, il n’aime pas les guerres”, assure-t-elle. Dans l’intérêt des Européens, il est primordial que la Russie ne sorte pas gagnante de ce conflit. Mais sans l’Amérique, premier contributeur financier et militaire de l’armée Ukrainienne, comment faire ? Les contributions sont “à égalité” assure la députée européenne, qui invite l’Europe à confisquer les avoirs russes qui subsistent encore dans les banques européennes pour soutenir l’Ukraine et renverser le cours des choses.</p><p></p><p><u>Avec la réélection de Trump, le paysage politique mondial se redessine </u></p><p></p><p>Alors qu’une nouvelle COP démarre le 11 novembre, la lutte contre les problématiques climatiques sont remisées au placard outre-atlantique. Le retour du milliardaire climato-sceptique à la Maison-Blanche inquiète tous les défenseurs du climat. Donald Trump a déjà promis la reprise des forages gaziers et pétroliers. “Il faut essayer de convaincre Donald Trump”, proclame Nathalie Loiseau. Selon l’eurodéputée, l’Amérique a investi dans les énergies renouvelables pendant le mandat de Joe Biden et il sera compliqué pour le nouveau président des États-Unis de faire demi-tour. “Il y a un intérêt économique à la transition écologique”, appuie l’élue Horizons. Cette COP29 qui se tient à Bakou, en Azerbaïdjan fait déjà l’objet de controverse. Le pays est très critiqué en Europe à cause de son conflit avec l’Arménie, refusant la paix après avoir perpétré un nettoyage ethnique. D’ailleurs, ni Emmanuel Macron ni les chefs d’Etats des grandes nations européennes ne se rendront pas à Bakou. En revanche, Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique, y sera du 21 au 24 novembre 2024. “Elle a tort”, affirme Nathalie Loiseau qui définit cet événement comme “une COP de la honte”.<br></p><p>L’élection de Trump présage également du changement quant aux conflits menés par Israël. En effet, la future administration Trump sera plus proche de la ligne Nétanyahou que son prédécesseur Joe Biden. Des tensions qui s’exportent en Europe, jusque dans les terrains de sport, comme à Amsterdam, le jeudi 7 novembre 2024 où des supporters israéliens se sont fait pourchasser après avoir tenu des propos racistes lors d’un match de football. Une chasse aux juifs “indécente, insupportable”, pour Nathalie Loiseau qui demande une tolérance zéro au racisme. “Je voudrais que tous les dirigeants européens, que tous


101 - Trump, guerre en Ukrain, tension avec Israël... Sébastien Lecornu est l'invité du lundi 11 novembre 2024
<p>Alors que la France commémore l’armistice de 1918 le lundi 11 novembre 2024, au même moment, en Ukraine, l’armée a déclenché des alertes aériennes dans presque tout le pays. La raison ? Le décollage de nombreux bombardiers russes en direction de l’Ukraine. En parallèle, Donald Trump et Vladimir Poutine ont renoué le contact. Selon <em>The Washington Post</em>, le président élu américain s'est entretenu, jeudi, avec le président russe, suite à un appel avec Volodymyr Zelendky. Le nouveau dirigeant des États-Unis a demandé à Vladimir Poutine d’arrêter l’escalade.</p><p></p><p>La situation est-elle en train d’échapper à tout contrôle pour les Américains ? Sébastien Lecornu, le Ministre des Armées, fait la distinction entre “la communication d’un candidat aux élections américaine qui vient d’être élu” et “la situation tactique et stratégique sur la ligne de front”. Selon l’élu macroniste, les forces restent “relativement équilibrées sur la ligne de front”, bien qu’il reconnaisse que la Russie continue sa progression par grignotage et avec de grosses pertes humaines. Le proche du président Macron note qu’avec le changement météorologique qui arrive, la Russie risque de frapper en profondeur, sur les infrastructures énergétiques et civiles, entrainant “le besoin d’une aide importante en matière de défense sol-air pour protéger les populations civiles”. Toutefois, l’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis remet en cause la hauteur de cette aide. Pour Sébastien Lecornu, les choses ne sont pas si simples. “Les principes de réalité vont vite s’imposer à n’importe quelle administration américaine, y compris celle du président Trump”, affirme-t-il. Pour le ministre, il est nécessaire de prendre en compte le rapprochement de Moscou avec Téhéran ainsi qu’avec la Corée du Nord. Si le coup de téléphone de Donald Trump à Vladimir Poutine était attendu, “la discussion doit se faire selon les paramètres des ukrainiens”, explique Sébastien Lecornu qui tient à protéger la sécurité de l’Europe. “Personne ne peut prendre le risque, dans le monde occidental, d’abandonner l’Ukraine et de voir la Russie, demain, recommencer.”, assure le ministre des Armées. L’enjeu pour l’homme politique se trouve plutôt ailleurs : que le conflit armé ne redémarre pas après qu’il se soit arrêté. Des crises complexes à résoudre qui ne peuvent pas être réglées aussi facilement que la communication de Donald Trump aimerait le laisser croire.<br></p><p>Alors que des inquiétudes se font entendre quant à un possible retrait américain afin de se concentrer davantage sur la situation du Pacifique, Sébastien Lecornu se veut rassurant. “Ce n’est pas un débat nouveau”, certifie-t-il. Avant de reconnaître : “On doit pouvoir se prendre en main tout seul. Évidemment, c’est cet agenda-là qui va devoir prendre le dessus.” Si certains pays proches de l’Ukraine et de la Russie ont peur, car ils n’ont pas l’arme nucléaire, qu’ils ont pu connaître l’occupation soviétique, le ministre souhaite de cette peur “se transforme en volonté de bâtir un agenda de souveraineté, d’autonomie stratégique Européenne.”</p><p></p><p><u>Tension autour de l’État d’Israël : un enjeu important pour la sécurité européenne</u></p><p></p><p>D’un autre côté, la tension entre la France et Israël semble continuer à monter, même si Emmanuel Macron a promis d’assister au match France-Israël jeudi 14 novembre 2024. Sébastien Lecornu tient à préciser qu’il faut différencier le fait qu’il y a des difficultés avec le dirigeant israélien mais pas avec l’État d’Israël. “Ce n’est pas faire offense à un alien que de lui dire que, parfois, nous trouvons que la manière dont il mène cette guerre ne correspond pas aux standards qui sont les nôtres, notamment sur le terrain du droit humanitaire, du respect du droit international.”, déclare l’ami d’Emmanuel Macron.<br></p><p>Mais, malgré les opérations militaires menées par Israël, Sébastien Lecronu souhaite rappeler : “Une succession de victoire tactique (..)


101 - Narcotrafic, le plan du gouvernement à l'épreuve - Sébastien Chenu est l'invité du vendredi 8 novembre 2024
<p>Bruno Retailleau et Didier Migaud se rendent ce vendredi 8 novembre 2024 à Marseille pour présenter un plan de lutte contre le narcotrafic. Parmi les pistes évoquées on retrouve la coordination nationale contre le crime organisé, la création d'un statut de repenti et la traque de la corruption. Sébastien Chenu, député et vice-président du RN est l'invité des 4 vérités, vendredi 8 novembre 2024 et s'exprime sur la lutte contre le trafic de drogue et l'usage de la drogue dans notre société. </p><p>Il déclare que dans cette lutte, le précédent ministre de l'Intérieur était « totalement en échec » malgré les opérations « place nette ». Concernant les mesures annoncées par Bruno Retailleau, il reste prudent, il est délicat de « faire confiance » à « quelqu'un qui par ailleurs accepte le pacte de relocalisation des migrants dans les campagnes ». En effet, le député du RN affirme qu'il existe un lien entre « immigration et trafic de drogue » et rappelle la « nécessité de gérer les frontières » ce qu'il ne retrouve pas dans la politique proposée par le nouveau ministre. Selon lui il est nécessaire de « traquer les narcotrafiquants comme on traque les terroristes » et tant que l'on ne « s'attaque pas à la gestion des frontières » car « la drogue arrive bien de quelque part » il est difficile de pouvoir résoudre le problème. Il faudrait également donner plus de moyens au fisc ou d'offrir la possibilité de saisir les logements sociaux des familles de trafiquants. </p><p>Pour le moment ce que propose le nouveau ministre ce n'est « que des mots », si certaines dispositions vont dans le bon sens, il reste dubitatif et taxe le nouveau ministre de la justice de « laxisme ». </p><p>Parmi les mesures de lutte contre ce trafic, il existe un débat sur la pénalisation des consommateurs. Notre invité se dit favorable à la « criminalisation du consommateur », citant pour appuyer son propos l'exemple d'un État américain ayant dépénalisé le consommateur ce qui a eu pour effet d'y faire exploser la consommation. </p><p> </p><p><u>La victoire de Donald Trump, bonne ou mauvaise nouvelle pour la France ? </u></p><p> </p><p>Les États-Unis viennent d'ailleurs d'élire leur nouveau président, en la personne de Donald Trump. Sébastien Chenu déclare que « les Américains sont des gens qui défendent leurs intérêts nationaux » contrairement en France où nous « sommes habitués à avoir un président de la République qui défend les intérêts de la terre entière sauf des Français ». « Donald Trump va défendre les intérêts des Américains et son élection est pour lui synonyme de « victoire de la démocratie ». </p><p>Que manque-t-il au RN pour obtenir le même succès ? « On est en voie pour gagner » déclare le vice-président du RN. La victoire de Donald Trump « réveille quelque chose », « lorsqu'on défend l'intérêt national, l'autonomie stratégique, l'indépendance, on gagne ». </p><p>En raison du procès des assistants parlementaires, Marine Le Pen a déclaré pouvoir être « empêchée » de se présenter. Une situation peu probable pour notre invité pour qui il est évident que la femme politique sera leur candidate en 2027. </p><p>Interrogé au sujet de « l’exportation du conflit Israélo palestinien » dans les stades à la suite de plusieurs incidents entre supporters à Amsterdam, la demande d’annulation du match France/Israël et le déploiement d’une banderole « free Palestine ». L’homme politique explique que cette banderole affichée au parc des princes est « un message politique » « un message de haine » qui s’est faite « avec des complicités ». Il déplore la position de l’UEFA qui n’a selon lui pas sanctionné cette action pour ne pas « déranger l’actionnaire qatari ». Il martèle que ces messages sont des « messages de haine » « inadmissibles » qui doivent être</p>


101 - Trump, Europe et harcèlement scolaire... Gabriel Attal est l'invité des 4 vérités du jeudi 7 novembre
<p>Après des semaines de campagne sous haute tension, les citoyens des États-Unis se sont rendus aux urnes le mardi 5 septembre 2024. Pendant des heures, le suspens était à son comble : c’est finalement le très décrié Donald Trump qui s’est imposé face à la candidate démocrate, Kamala Harris. Le Républicain va donc faire son retour à la Maison blanche, quatre ans après l’assaut du Capitole qui avait causé cinq morts.</p><p></p><p>Face au retour du milliardaire américain au pouvoir, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal se veut d’abord compréhensif. “C’est le choix souverain des Américains, il faut le respecter”, déclare-t-il dans Les 4 vérités le jeudi 7 novembre 2024. Toutefois, celui qui n’est plus tenu par les prudences diplomatiques s’avoue préoccupé quant aux conséquences de cette élection. “Il y a des raisons d’être inquiet d’un point de vue économique”. Le président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée évoque des tensions commerciales, déjà présentes ces dernières années. Face au défi climatique, le député des Hauts-de-Seine l’assure : “on a besoin de l’engagement des grandes puissances, notamment des États-Unis.” Alors que les inondations continuent de frapper en France, et en Europe, et que les agriculteurs subissent le gel, la canicule ou les feux de forêts, l’ancien Premier ministre y voit un enjeu majeur de ces prochaines années. </p><p></p><p>D’un point de vue géopolitique, Gabriel Attal redoute l’impact de ce choix. Alors que les USA sont les premiers contributeurs pour l’Ukraine contre la Russie, Donald Trump n’est pas favorable à continuer d’envoyer de l’aide et a même assuré pouvoir régler le conflit en vingt-quatre heures. Des éléments qui alarment le président d’Ensemble. “On doit continuer à soutenir l’Ukraine”, proclame-t-il. “Une victoire de la Russie sur l’Ukraine aurait un impact pour les Français”, certifie le député macroniste. Afin de contrer une potentielle déstabilisation économique, le plus jeune Premier ministre de la Vème République compte sur l’Union européenne. “L’Europe, qui a fait des pas importants ces dernières années, va devoir faire des pas de géant pour noter indépendance, pour notre économie, pour notre souveraineté”, déclare Gabriel Attal.</p><p></p><p>"Mais alors que l’économie des États-Unis se porte relativement bien avec le chômage à 4% et une inflation qui a ralenti, comment expliquer qu’une majorité d’Américains aient voulu renverser la table ?", se demande Jeff Wittenberg. Pour Gabriel Attal, l’inquiétude des citoyens outre-atlantique est partagé dans le monde entier. “Notre responsabilité, en tout cas mon souhait, c’est d’apporter des réponses à ces angoisses qui traversent beaucoup de pays”, exprime le bras droit d’Emmanuel Macron. Mais “rien n’est acquis”, assure le président du groupe macroniste. Face à la montée du Rassemblement national en France, l’ex-occupant de Matignon déclare : “Moi, je vais continuer à me battre et surtout à chercher des solutions pour répondre aux attentes et aux angoisses de nos concitoyens.”</p><p></p><p>Faire face : La fondation fondée par Gabriel Attal pour lutter contre le harcèlement scolaire</p><p></p><p>Le mercredi 6 novembre 2024, Gabriel Attal a lancé Faire face, une fondation contre le harcèlement scolaire. Il en est le coprésident avec Béatrice Le Blay, mère de Nicolas, un adolescent de 15 ans harcelé qui avait fini par se suicider le 5 septembre 2023, et Elian Potier, une ancienne victime. En moyenne, 1 à 2 élèves par classe subissent du harcèlement. Un chiffre qui monte à 5 élèves par classes dans les écoles primaires. Ce phénomène rend l’apprentissage scolaire très difficile aux enfants, et cible souvent ceux qui travaillent, explique l’ancien Premier ministre.<strong> </strong>“Ça bousille des vies”, déplore Gabriel Attal. “Des enfants, des adolescents décident parfois d’en finir avec leur vie”, rappelle l’homme politique qui proclame : “Il faut que tout le monde fasse plus”. La visée de sa fondation ? Faire de la


101 - Trump, 47e président des États-Unis ? - Roland Lescure est l’invité des 4 vérités de ce mercredi 6 novembre 2024.
On attend toujours les résultats des votes pour la présidentielle américaine en ce mercredi 6 novembre 2024. Si le décompte n’est pas terminé, la balance penche pour l’instant en faveur de Donald Trump, en tête des votes. Pour cette édition spéciale des 4 vérités en direct de Times Square, Roland Lescure, député EPLR des Français à l’étranger et vice-président de l’Assemblée nationale, nous éclaire sur les conséquences d’un potentiel retour du célèbre entrepreneur à la Maison Blanche. Pour lui, les Français expatriés aux États-Unis sont en première ligne des victimes de la politique stricte contre l’immigration de Donald Trump : « il a déjà indiqué que s’il était élu, il resserrerait très fortement la ceinture sur l’immigration. » Pour notre invité, « tous les Français et les Françaises qui vivent ici sont immigrés, beaucoup ont des cartes vertes et de permis de travail temporaires [...] donc il savent de manière très concrète ce que ça veut dire si Donald Trump est élu. » Ce proche d’Emmanuel Macron rappelle le palmarès du 45e président de la première puissance mondiale en matière de politique anti-immigratoire. Ce dernier a ainsi fait voter un « Muslim ban », empêchant l’arrivée des ressortissants de plusieurs pays, il a durci les conditions de retour des étrangers pendant la pandémie de Covid-19, a réduit « de manière unilatérale » la durée des permis de travail à 18 mois au lieu de 5 ans pour les entrepreneurs français qui venaient s’installer aux États-Unis pour faire du business. Donald Trump, lorsqu’il était Président, avait aussi augmenté les droits de douane pour les avions français et le vin français, suite à la première visite officielle de Macron au pays de l’oncle Sam en 2018. Pour Roland Lescure, qui était présent lors de cette visite, Trump avait laissé penser qu’il avait entendu les revendications de la présidence française, qui était repartie optimiste, avant de durcir les droits de douane. « Donald Trump est imprévisible, et, dans les relations internationales, c’est ce qu’il y a de plus difficile », explique notre invité. Réveiller l’Europe Pour Roland Lescure, la perspective d’un retour de Donald Trump à la tête du gouvernement de la première puissance mondiale devrait faire office de piqûre de rappel pour l’Europe. Selon lui, notre continent a « un devoir de réveil et de rassemblement collectif. » Ce macroniste estime que l’Europe s’est montrée unie contre Trump, contre le Brexit, pour l’Ukraine, « mais pour le reste, c’est un petit peu chacun pour soi. » Pour redresser l’économie européenne et qu’elle tienne bon face à l’économie américaine et à l’économie chinoise, notre invité préconise l’investissement dans les énergies renouvelables et la décarbonisation de nos industries. La paix en Europe est aussi directement menacée si Donald Trump est réinvesti à la Maison Blanche. Pour Roland Lescure, il y aura plus de difficultés à voter l’aide économique à l’Ukraine pour le Parlement étatsunien, d’autant plus que l’Ukraine est un sujet qui ne passionne plus les électeurs américains, qui voient ce conflit comme trop lointain pour s’en préoccuper, et qui a seulement résulté en une hausse de l’inflation dans leur pays. « Je pense que si Trump l’emporte, Poutine ouvrira une bonne bouteille de vodka, voire de champagne russe », conclut-il. Enfin, les conclusions à tirer de cette présidentielle américaine pour l’Europe sont aussi du côté de la lutte contre le populisme pour Roland Lescure. Il voit en la campagne de Kamala Harris un soutien d’un front républicain, « un vrai ». Il insiste sur l’importance de lutter contre les populismes en Europe : « il faut qu’on soit extrêmement fermes dans le combat contre les populistes, il faut rassembler les Républicains des deux bords, les raisonnables, pour résister contre les populistes. »


101 - Relations USA/Europe : et si Trump gagnait ? - Jean-Noël Barrot est l'invité des 4V du 05 novembre 2024
<p>C’est le jour J aux États-Unis. La bataille électorale aux US touche enfin à sa fin ce mardi 5 novembre 2024, laissant derrière elle des mois d’attaques cinglantes, de débats houleux, et de promesses enflammées. D'un camp à l'autre, les discours se sont durcis, les accusations se sont multipliées, et le pays entier a retenu son souffle. Désormais, l'Amérique se retrouve face à elle-même, à panser les plaies d’une division politique toujours plus marquée. Ce marathon de discours et de sondages laisse place à l’incertitude, tandis que les Américains, las et divisés, scrutent l'avenir avec autant d'espoir que d'appréhension. Reste à savoir si les vainqueurs, autant que les vaincus, sauront transformer les promesses en actes et restaurer la confiance. En Europe, le match serré entre Kamala Harris et Donald Trump déchaîne les passions. Et la possibilité de revoir l’homme d’affaires reprendre du service à la Maison Blanche est loin d’enchanter la France. Au ministère des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’interroge. En effet, le ministre de l’Europe souhaite pérenniser les relations diplomatiques entre ces deux nations. Quelque soit l’issue du scrutin, ce dernier affirme que le continent « survivra à la 60e élection des États-Unis […] c’est un choix souverain du peuple américain et nous prendrons le président que les Américains nous donneront ». Rompu à l’exercice de 2016 à 2020, Donald Trump avait renoncé à certains traités notamment celui de Paris sur le climat en tournant le dos à l’OTAN. Depuis sa défaite face à Joe Biden en 2020, l’ancien producteur de télévision est allé encore plus loin dans ses déclarations en affirmant en début d’année qu’il ne viendrait pas en aide aux Européens s’ils étaient attaqués. « Je crois qu’il faut que l’Europe sorte de son complexe d’infériorité, qu’elle se réveille et qu’elle se muscle sur le plan militaire, sur le plan industriel et sur le plan commercial. Cette idée simple, la France la porte avec force depuis sept ans maintenant par la voix du président de la République. Il est plus que temps de la mettre en place maintenant » affirme notre invité au micro de Jeff Wittenberg. </p><p></p><p>Pour l’Ukraine, la victoire de Donald Trump pourrait marquer un virage décisif et donner un avantage considérable à la Russie dans ce conflit qui perdure depuis maintenant deux ans. Jusqu’à aujourd’hui, l'aide américaine à l'Ukraine s'est imposée comme un soutien essentiel pour le pays dans sa résistance face à l'agression russe. Depuis le début de l'invasion, les États-Unis ont fourni une assistance massive en armes, équipements militaires, et aides financières, visant à renforcer les capacités de défense ukrainiennes. Ce soutien inclut des systèmes d'armement avancés, comme les missiles anti-chars et les drones, ainsi que de l'entraînement militaire pour les soldats ukrainiens. Parallèlement, une aide humanitaire importante a été déployée pour soutenir la population civile, avec des fonds destinés à l'approvisionnement alimentaire, les soins médicaux, et l'accueil des personnes déplacées. Alors, Donald Trump pourrait-il avantager Vladimir Poutine ? « Je ne crois pas que Donald Trump voudra avaliser la plus grande annexion territoriale depuis 75 ans. Ce serait oublier qu’aucune paix juste et durable ne peut être conclue dans le dos des Ukrainiens et par-dessus la tête des Européens. Mais ce serait surtout consacrer la loi du plus fort ce qui entraînerait des conséquences très lourdes pour le reste du monde » nuance le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Pourtant, Donald Trump a clairement induit l’idée qu’il réduirait, le cas échéant, l’aide américaine. « Nous venons de signer et les États-Unis y ont contribué, un prêt de 50 milliards consentis à l’Ukraine […] la Russie est au bord de l’asphyxie » déclare Jean-Noël Barrot. </p><p></p><p><u>K.Harris/D.Trump : le jour le plus long</u> </p><p></p><p>En attendant le résultat, cette élection aux Etats-Unis se déroulent dans une situation d


101 - Mettre en place une écologie punitive avec les riches - Mathilde Panot est l’invitée des 4 vérités du 4 novembre 2024
Plus de 217 morts en Espagne suite aux inondations qui ont touché le nord-est du pays, le roi Felipe VI hué lors d’un déplacement dans les zones sinistrées ce dimanche 3 novembre 2024… Alors que le pays méditerranéen pleure le lourd bilan humain et les pertes matérielles liées à la catastrophe naturelle qui l’a frappé, la colère monte. Une réaction normale pour Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe NFP à l’Assemblée nationale. Invitée sur le plateau des 4 vérités, elle met en avant sa stratégie d’écologie punitive contre les riches. Pour elle, les inondations en Espagne ne sont pas le résultats du changement climatique mais bien de choix politiques : « ce sont les riches qui détruisent la planète, le capitalisme qui est responsable de la destruction du seul écosystème compatible avec la vie humaine et toutes les espèces », assène-t-elle face à Jeff Wittenberg. Elle insiste sur l’importance de « rompre drastiquement avec le modèle de consommation et de production que nous avons aujourd’hui. »Selon elle, la justice sociale permettrait de rendre une société plus « résiliente en termes écologiques », en favorisant la solidarité. « Il est impératif de faire en sorte que les riches paient pour qu’il y ait une atténuation du changement climatique », confirme-t-elle, argumentant que certaines grandes fortunes se sont déjà montrées favorables à la hausse de leurs impôts, à l’instar de Luc Besson. « En janvier 2024, il y a 260 millionnaires et milliardaires qui avaient dit être prêts à payer plus d’impôts », rappelle-t-elle. Puis d’ajouter : « Un des premiers impôts qu’a supprimé Emmanuel Macron au début de son premier mandat s’appelle l’impôt de solidarité sur la fortune. C’est le fait de dire que chacun doit contribuer à l’effort national, encore plus dans un moment où il y a 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans notre pays. » Pour Mathilde Panot, il s’agit d’une preuve que tous les riches ne sont pas égoïstes et que certains sont prêts à aider à éponger la dette publique. Le budget proposé par la gauche Le Nouveau Front populaire a proposé plusieurs amendements au budget présenté à l’Assemblée par le Premier ministre. Les élus de gauche sont favorables à une taxation des plus grandes fortunes du pays : « on parle de 150 personnes qui seraient taxées à hauteur de 2% de leur patrimoine quand elles ont plus d’un milliard d’euros de patrimoine », explique notre invitée. Elle continue en démontrant qu’il est possible de trouver les 60 milliards d’économies cherchés par le gouvernement, « ce qui correspond peu ou prou au manque de recettes par an qu’a fait Emmanuel Macron depuis qu’il est arrivé au pouvoir, qui est surtout dû aux cadeaux faits aux plus riches et aux multinationales », dans les poches des plus riches. « Ce n’est pas au peuple de payer », martèle l’Insoumise. Le bras droit de Jean-Luc Mélenchon entrevoit déjà que le budget proposé par la majorité sera rejeté par l’opposition, et qu’il sera adopté grâce au 49.3, qui représente selon elle, un « déni de démocratie. » Les jeux d’alliances et d’opposition semblent geler toute possibilité d’avancée dans l’hémicycle, à l’image de l’abrogation de la réforme des retraites proposée par le Rassemblement national ce jeudi 31 octobre 2024 à l’occasion de leur niche parlementaire, qui n’a pas été votée par les députés de gauche. Mathilde Panot se défend d’avoir mis un frein au débat parlementaire : selon elle, le texte présenté par l’extrême droite n’était pas l’abrogation de la réforme des retraites, mais seulement quelques rapports. Elle rappelle que le parti de Marine Le Pen n’est pas autant dans l’opposition qu’il voudrait le faire croire : « en plus d’être une arnaque, le Rassemblement national n’a pas voté la censure contre Michel Barnier, contre la destitution d’Emmanuel Macron, et se retrouve à avoir voté 4 fois contre l’abrogation de la réforme des retraites. » En prenant appui sur des chiffres, la députée démontre qu’il y a plus d’entente entre la majorité et l’extrême droite, qu’entre son groupe et le Rassemblement national : « j’ai regardé les votes qu’il y a eu pour le budget, il y a eu 55% de votes en commun entre le RN et EPR, et 8% entre le NFP et le RN. » « Le gouvernement Barnier tient uniquement grâce à l’abstention du RN », conclut Mathilde Panot.


101 - J-3 pour la présidentielle américaine - Christine Ockrent est l’invité des 4 vérités du samedi 2 novembre 2024
Le temps se resserre avant que ne soit scellé le sort des Américains pour les quatre prochaines années. Ce samedi 2 novembre 2024, à J-3 du vote pour la présidentielle qui déterminera qui de Donald Trump ou Kamala Harris sera élu 47 Président ou Présidente de la première puissance mondiale, Christine Ockrent, journaliste spécialiste des États-Unis, est notre invitée sur le plateau des 4 vérités. Pour elle, tout va se jouer sur la « détermination de deux groupes cristallisés comme jamais. » Elle voit d’un côté les supporters de Trump motivés comme jamais à voir le retour de leur candidat à la Maison Blanche, et les démocrates, qui, s’ils ne sont pas forcément fans de leur candidate, sont « déterminés à ne plus voir Donald Trump. » Elle ajoute également son analyse de la spécificité sociologique des deux groupes de votants : « côté démocrate, vous avez une majorité de femmes diplômées, du côté de Trump, vous avez une majorité d’hommes non diplômés [...] C’est la première fois qu’on voit une telle inégalité entre les genres. » La journaliste ajoute qu’une escalade des violences en violence physique est à craindre, surtout que Trump n’a jamais admis avoir perdu les élections d’il y a quatre ans. « Il y a un risque de chaos », suggère Christine Ockrent. Elle ajoute que le Républicain est différent aujourd’hui parce qu’il a vieilli, ce qui aggraverait « un certain nombre de traits de caractères que nous avons pu déplorer. » Selon elle, l’entrepreneur serait encore plus violent verbalement que lors de sa première campagne présidentielle, et est mieux préparé et « déterminé à se venger. »Quel impact pour le reste du monde ? Quant à Kamala Harris, Christine Ockrent avoue que le goût de sa politique est plus « flou », sachant qu’elle a été ralentie dans sa campagne par son affiliation à Joe Biden. Celle qui sera vice-présidente jusqu’à la mi-janvier 2025 « ne peut pas critiquer Biden parce que sans lui, elle n’aurait jamais été là, mais ça a été un handicap, jusqu’à la dernière gaffe de Biden quand il a parlé des électeurs de Trump en les traitant de déchets (“trash”). » De plus, notre invitée ajoute qu’il n’est pas sûre que Kamala Harris soit une grande fervente des relations avec l’Europe, contrairement à un Joe Biden « vieux de la vieille » et « atlantiste convaincu » : « ce qui préoccupe au premier chef les décideurs américains, c’est la Chine », précise-t-elle. Si Harris a dit qu’elle continuerait son soutien à l’Ukraine, c’est plus délicat avec Trump qui a une « détestation particulière pour Zelensky » et pour qui les « relations personnelles sont très importantes », selon Christine Ockrent. Une position vis à vis de l’actualité internationale qui pourrait bien être déterminante dans le résultat de cette élection, puisque les sondages indiquent que c’est l’économie qui intéresse le plus les votants, juste avant les enjeux internationaux. Pour la première fois, les électeurs américains considèrent que « ce qui se passe en Ukraine, au Proche Orient, et ce qui peut se passer avec la Chine à Taïwan, ça compte. »


101 - L’urbanisation augmente les dégâts des catastrophes naturelles - Sandrine Rousseau est l’invitée des 4 vérités du 1er novembre 2024
Le bilan humain suite aux inondations dans le nord-est de l’Espagne ne fait que s’alourdir. Le pays parle de 158 morts ce jeudi 1er novembre 2024. Députée écologiste au sein du Nouveau Front populaire, Sandrine Rousseau critique les politiques d’urbanisation qui aggravent la situation. « Ces inondations n’ont rien d’une catastrophe naturelle », annonce-t-elle face à Guillaume Daret. Selon elle, les dégâts de ces phénomènes naturels extrêmes sont exagérés par l’urbanisation. Elle cite notamment l’artificialisation des sols, qui empêche l’eau d’être absorbée par la terre. « Nous ne prenons absolument pas le tournant du changement climatique et des efforts que nous devons faire », insiste-t-elle, en précisant que la situation que nous voyons sur la péninsule ibérique aurait pu se dérouler pareillement chez nous, car nous construisons des villes de la même manière que nos voisins. Notre invitée critique directement la politique menée par le Premier ministre qui s’oppose au plan de Zéro Artificialisation Nette : « on prépare les morts de demain », dénonce Sandrine Rousseau. Puis d’ajouter : « notre absence de volonté de faire des efforts et de se priver de quelques biens de consommation et de quelques éléments de confort fait qu’on se prépare à plus de risques. »Une étude du Monde sortie ce mercredi 31 octobre 2024 montre qu’il y a de plus en plus de climatosceptiques en France. La députée de Paris répond à cela que ce n’est pas à son groupe de changer de discours pour convaincre les climatosceptiques : selon elle, « on a tendance à accuser le messager plutôt que le message. » Elle trouve une explication au mécanisme de défense de ceux qui refusent de croire au dérèglement climatique : « il y a cette idée que, comme ils ne peuvent rien faire, mieux vaut ne pas y croire, c’est presque un ressort psychologique. » Au risque de mener une politique parfois impopulaire, Sandrine Rousseau assume l’importance de « prendre des mesures fortes et courageuses. » Puis de conclure que c’est notre « incapacité à penser que notre système économique » qui est « la source de notre problème. »Une égalité sociale et une radicalité écologique Ce mercredi 31 octobre, alors que le Rassemblement national était le maître des discussions à l’Assemblée dans le cadre de sa niche parlementaire, la coalition de gauche a rejeté la proposition d’abrogation de la réforme des retraites des élus d’extrême droite. Sur le plateau de Télématin, Sandrine Rousseau assume cette décision : « le Rassemblement national n’a aucune espèce de volonté d’abroger la réforme des retraites ; le Rassemblement national avait une volonté, c’était de piéger l’Assemblée nationale. » Elle ajoute : « Je ne participe pas à ce genre de jeu. C’est soit on a une conviction et on la tient, on a une ligne politique politique, on l’affirme et on la tient jusqu’au bout et c’est ce que nous faisons sur les retraites », indiquant qu’elle ne demande pas le vote du Rassemblement national sur leur proposition d’abrogation des retraites. « Nous voulons l’égalité sociale et la radicalité écologique, nous voulons préserver la santé et l’avenir des personnes, et nous avons besoin de mesures fortes qui seront parfois impopulaires mais qui changeront l’avenir des gens », martèle l’écologiste. Questionnée au sujet de l’appel au boycott du match de foot France/Israël qui sera disputé le 14 novembre prochain de son confrère des Insoumis Louis Boyard, Sandrine Rousseau affirme que « ça ne se joue pas sur un match de foot. » Pour elle, l’action d’Israël ne respecte pas le droit international, au point de « virer l’ONU de son pays. » Une situation qu’elle juge inquiétante en termes de droits humains et qui pourrait faire chuter tout l’Occident.


101 - La France prête à aider l’Espagne - Nicolas Daragon est l’invité des 4 vérités du jeudi 31 octobre 2024
<p>Suite aux violentes inondations qui ont touché le nord-est de l’Espagne et fait plus de 100 morts ce mercredi 30 octobre 2024, notamment sur la région de Valence, le ministre délégué chargé de la Sécurité du quotidien, Nicolas Daragon affirme que « toute la sécurité civile se tient prête. » Celui qui est aussi maire de Valence, dans la Drôme, ajoute qu'environ 200 sapeurs-pompiers « sont prêts à partir » dès que le pays ibérique demande de l’aide. Il n’y aurait pour l’instant « pas de demande formalisée » par l’Espagne, mais une demande que notre invité considère « imminente ». Il en profite pour envoyer un « message de compassion et de soutien à nos voisins et amis Espagnols », ainsi qu’aux populations françaises qui ont été touchées. <br></p><p>Il rassure les sinistrés des zones françaises en promettant que les dégâts seront remboursés par l’État, avec plus de 80% des communes touchées reconnues victimes de catastrophes naturelles, ce qui va permettre de débloquer des indemnités. Il ajoute que le fonds Barnier va augmenter pour pouvoir venir en soutien aux communes, et qu’une « grande solidarité sera mobilisée », tant « au niveau départemental qu’au niveau de l’État ». </p><p></p><p>Selon Nicolas Daragon, « notre modèle de sécurité est reconnu à travers l’Europe et le monde », mais devient de plus en plus obsolète. « Les choses ont beaucoup évolué. Le réchauffement climatique fait que les incendies touchent des régions beaucoup plus largement le vieillissement de la population, les missions ambulancières données aux sapeurs-pompiers… Tout cela fait que le modèle a beaucoup évolué », explique-t-il. Sur le plateau de Télématin, il annonce le lancement d’un beauvau de la sécurité civile, le 25 novembre prochain, en Normandie. « On doit tout remettre à plat, repenser le système pour qu’il reparte pour une trentaine d’années », précise le Républicain. </p><p><br></p><p><strong>Le remaniement de la police</strong></p><p></p><p>Interrogé au sujet de la police, le ministre évoque une police municipale qui a changé depuis la dernière loi qui lui est consacrée, datant de 1999. « Depuis, les effectifs ont été multipliés presque par trois, juste sur les dix dernières années, il y a eu une augmentation de 40% des effectifs et 10 000 postes non pourvus », ajoute-t-il, avant de conclure : « on n’a pas affaire à la même police municipale. » Face à ce constat, Nicolas Daragon se montre favorable à ce que les policiers puissent ouvrir des coffres de voiture, ou que leurs contrôles d’identités soient facilités lorsqu’ils travaillent la nuit. </p><p></p><p>Il insiste sur le fait que chaque maire décide des libertés accordés aux forces de l’ordre en ce qui concerne la police municipale, tout en précisant qu’à « titre personnel, [il] n’imagine pas mettre un policier sur le terrain en uniforme sans qu’il soit armé, compte tenu de l’évolution de la délinquance. » Il tempère en disant qu’« il faut s’adapter », qu’« il y a des endroits où ce n’est sûrement pas nécessaire d’armer la police », que « c’est aux maires de décider. » </p>


101 - « Il faut renverser le gouvernement » - Manuel Bompard est l’invité des 4 vérité du mercredi 30 octobre 2024
<p>Ce mardi 29 octobre 2024, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a envoyé une circulaire aux préfets afin de reprendre le contrôle de l’immigration. Une écran de fumée pour Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise et député des Bouches-du-Rhône, invité sur le plateau des 4 vérités ce mercredi 30 octobre 2024. Selon lui, « Monsieur Retailleau est un spécialiste en termes de communication », mais « à part la communication, il n’y a pas grand chose. » Il ajoute que le Républicain n’a « rien d’autre à proposer sur le sujet. » <br></p><p>Toujours au sujet de l’immigration, le ministre voudrait rétablir le délit de séjour irrégulier, une proposition que notre invité estime « scandaleuse. » « Quand quelqu’un arrive sur le territoire national, ce n’est pas un délinquant ou un criminel, c’est une personne qui cherche refuge, qui fuit généralement une situation de misère économique, une situation de guerre, et qui demande la protection de la France », explique l’Insoumis. Avant d’ajouter : « Il faut changer de politique en matière migratoire, arrêter de pointer du doigt les gens qui fuient une situation de misère et se poser la question de savoir comment ils devraient ne pas avoir besoin de partir. »</p><p></p><p>Mettant en avant le programme du Nouveau Front populaire, cet ingénieur affirme qu’il souhaite « régulariser l’ensemble des travailleurs et des travailleuses sans papiers, [...] c’est-à-dire toutes les personnes qui sont indispensables à la vie de la Nation, qui occupent un emploi. » Évoquant les métiers éprouvants le plus souvent accomplis par les travailleurs immigrés, il insiste : « Vous les connaissez comme moi, vous les voyez tous les matins dans les métiers les plus pénibles. Je pense que plutôt que de les stigmatiser à longueur de journée, il faut les applaudir, les remercier et les régulariser. »</p><p><br></p><p><strong>Le NFP dans l’opposition </strong></p><p></p><p></p><p>Fier représentant d’un parti opposé au gouvernement, Manuel Bompard fait honneur à la réputation de sa famille politique. Sur le plateau de Télématin, il critique tour à tour les mesures proposées par le Premier ministre, à commencer par sa volonté d’instaurer 3 jours de carence pour les fonctionnaires. Selon notre invité, « ce n’est pas une mesure de bon sens, c’est une mesure qui est scandaleuse, absurde et dangereuse. » Il précise qu’il ne s’agit pas d’un alignement sur le privé, contrairement à ce que voudrait faire croire que le gouvernement, car la majorité des employés du privé n’auraient selon lui pas accès à ces jours de carences. De plus, cette mesure participerait aussi à stigmatiser les fonctionnaires : « ça pointe du doigt les fonctionnaires en disant en quelque sorte qu’il ne sont pas vraiment malades quand ils sont absents. » Puis de conclure : « il faut arrêter de vouloir faire des économies en faisant peser la responsabilité sur les fonctionnaires. » </p><p></p><p>Même son de cloche au sujet de la vente de la filiale de Sanofi produisant le Doliprane à une entreprise américaine : Manuel Bompard estime la participation du gouvernement de 1 à 2% dans le capital de l'entreprise « ridicule ». « Comme si ça allait donner un quelconque poids au gouvernement pour peser dans les décisions qui vont être prises par le groupe », ajoute-il. Il exprime également ses peurs quant aux suppressions d’emplois et aux pénalités financières qui ne sont pas suffisamment conséquentes pour dissuader les entreprises de fermer des postes. </p><p></p><p>À propos de l’épineux sujet du budget proposé par Michel Barnier qui est loin de faire consensus, le député Insoumis menace le Premier ministre d’une motion de censure s’il faisait voter son budget par 49.3. « On a profondément changé le budget pour mettre à contribution les plus riches », explique-t-il, évoquant les 10 milliards d’économies trouvées en faisant participer les 147 milliardaires français. « Si Monsieur Barnier ne veut écouter personne et faire un 49.3, il y aura évidemment u


101 - Une taxe sur le sucre efficace ? - Michel-Édouard Leclerc est l'invité des 4 vérités mardi 29 octobre 2024
Un rapport publié fin octobre 2024 par Bloom qui a testé près de 150 boîtes de thon en Europe a mis en lumière la présence de mercure dans ces conserves. En association avec Foodwatch, les deux ONG révèlent que 57% des boîtes de thon seraient contaminées et appellent la grande distribution à prendre des mesures d'urgence. Michel-Édouard Leclerc, président du groupe E. Leclerc est l'invité des 4 vérités mardi 29 octobre 2024. Il se dit ouvert à la discussion et au retrait de produits dangereux mais n'a reçu encore aucune alerte de la part des ONG citées. La question de l'alimentation est au cœur de l'actualité et du débat budgétaire. En effet, la ministre de la Santé, Geneviève Darrieussecq s'est montrée favorable à l'instauration d'une taxe sur les produits les plus sucrés. Est-ce une bonne idée pour inciter les Français à manger plus sainement tout en trouvant de l'argent pour les finances publiques ? Pour Michel-Édouard Leclerc , « se battre contre l'obésité, le diabète suppose qu'on développe tous les moyens nécessaires » mais la taxation n'est peut-être « pas la meilleure arme ». Les consommateurs ont été durement frappés par l'inflation pendant trois ans et ce supplément de taxe pourrait être mal perçu dans le contexte actuel. Michel-Édouard Leclerc déclare qu'il y a « trop de taxes », qu'il n'est pas pour les taxes « morales », « punitives » mais qu'il faudrait investir dans « l'éducation » et la mobilité sur la durée. La suppression d'un jour férié a également été évoquée pour augmenter les recettes de l'État, en tant que chef d'un groupe de grande distribution il affirme qu'il faut « calmer le jeu ». « Ce n'est pas un bon contexte pour dire aux gens qu'il faut qu'ils travaillent plus ». Il questionne en outre l'intérêt de cette suppression et s'interroge quant à son efficacité, une telle journée de solidarité existant déjà. Inflation, la fin de la crise ? Selon l'INSEE l'inflation poursuit son ralentissement, comment se traduira cette baisse des prix dans son enseigne ? « Cela fait 6, 7 mois que l'on est dans une vraie désinflation » « sur deux ans aujourd'hui on est à 8% ». Le président de l'enseigne E. Leclerc explique que si l'inflation baisse, pour certains produits pour lesquels elle a été très importante comme les pâtes, le prix de ces denrées ne baissera pas. Il affirme que son enseigne va prochainement entrer dans un « round de négociation » avec pour objectif « d'aller chercher des baisses ». Pour autant, la tâche ne s'avère pas aisée car les entreprises, dans le contexte budgétaire actuel et avec la peur d'une augmentation des taxes ne sont pas favorables à une baisse de prix. Le contexte social n'est pas favorable, les ONG et la banque alimentaire chiffrent à environ 1 million l'arrivée de « nouveaux pauvres » depuis 3 ans qui n'achètent que des prix bas. Cela se traduit par des consommateurs qui achètent des premiers prix, sautent des repas ou font l'impasse sur des soins. Les Français sont aujourd'hui « pris par les dépenses contraintes » et la partie arbitrable « se réduit ». Interrogé sur une autre crise qui semble remonter, celle des agriculteurs, Michel-Édouard Leclerc rappelle qu'il n'y a pas eu de réponse politique. Pour la partie distributeur qui le concerne, il déclare être d'accord pour fonctionner selon les deux principes proposés par les agriculteurs mais il faut que les industriels soient transparents.
101 - Budget, un 49-3 incontournable ? - Jordan Bardella est l'invité des 4 vérités du lundi 28 octobre 2024


101 - Budget, triste spectacle à l’Assemblée… Paul Vannier est l'invité des 4V du 26 octobre 2024
<p>La montée des tensions au Moyen-Orient atteint un nouveau sommet avec des frappes de précision lancées en Iran dans la nuit du vendredi 24 octobre 2024. Ces actions visent des sites stratégiques, exacerbant l’instabilité dans la région déjà marquée par des rivalités politiques et religieuses. Les États voisins et les puissances internationales s'inquiètent de possibles représailles et de l'effet d’entraînement sur la sécurité régionale. Ces tensions révèlent des alliances changeantes et rappellent combien la paix reste fragile dans cette région marquée par des décennies de conflits et de méfiance. Une escalade de plus que La France Insoumise avait anticipé : « Nous alertons depuis longtemps sur le risque de voir la guerre se généraliser à la région. Il faut arrêter le criminel Netanyahou […] il faut le contraindre à cesser d’être dans la guerre à outrance » affirme Paul Vannier, député LFI du Val d’Oise. Ce dernier appelle à un cessez- le-feu qui ne peut se conclure que par un embargo sur les armes israéliennes pour marquer « une rupture et la suspension d’accords d’association avec l’Union européenne et Israël ». </p><p></p><p>En parallèle, les tensions sont également palpables au sein de l’Assemblée nationale. Les débats autour des budgets 2025 cristallisent les divergences d’opinion entre les oppositions. Les coupes budgétaires proposées par le gouvernement pour réduire le déficit, notamment dans les dépenses publiques, suscitent des critiques, y compris au sein de la majorité. Certains élus dénoncent des choix trop restrictifs, craignant des impacts sur les services essentiels, tandis que d’autres réclament des réformes fiscales plus équitables. Ce bras de fer illustre les défis du gouvernement pour obtenir un consensus tout en répondant aux attentes économiques et sociales. Un véritable bras de fer avec une forte résistance du Nouveau Front Populaire. « Les députés du NFP font leur travail pour dégager des recettes au budget de l’État pour financer la transition écologique » explique Paul Vannier qui déplore le spectacle affligeant offert aux Français. </p><p></p><p><u>Budget 2025 : la fracture du NFP</u></p><p></p><p>L’alliance signée entre la droite républicaine et les macronistes semble sur le point de voler en éclat tandis que le Rassemblement National semble contre toute attente faire preuve de souplesse à l’égard du gouvernement Barnier. Le projet de loi de finance a été largement amputé de banc entier, parfois même à l’initiative de la majorité du Premier ministre. Même la mesure sur la surtaxe temporaire des grandes entreprises prévue pour deux ans, censée lever huit milliards d’euros en 2025 et quatre milliards en 2026, a été supprimée, conséquence d’un amendement déposé par LFI qui levait les taux. Pourquoi avoir décidé d’alourdir cette mesure ? « Nous avons besoin de recettes. Nous avons proposé d’augmenter les taux sur les très grandes entreprises, celles dont le chiffre d’affaires est inférieur à trois milliard d’euros par an. Il ne s’agit absolument pas de taxer davantage les TPE et les PME » explique notre invité. Ce durcissement fiscal temporaire suggéré par LFI visait à financer les services publics. Ce à quoi le RN s’est érigé contre : « Ils agissent de manière systématique en soutien de la politique de Monsieur Macron », au même titre qu’ils ont voté contre le rétablissement de l’ISF ainsi que l’augmentation de la flat taxe, pourtant revendiquée dans leur programme. </p><p></p><p>Si l’alliance de droite se disloque, la coalition à gauche semble également vaciller. En effet, La France Insoumise a dénoncé le Parti Socialiste, responsable selon eux, du non rétablissement de l’ISF. « J’appelle tous mes collègues du NFP à être à la hauteur du mandat qui leur a été confié. Nous avons gagné l’élection législative donc nous avons les moyens d’agir » lance Paul Vannier. </p><p></p><p>L’Assemblée a aussi retoqué l’article autorisant le gouvernement à taxer l’électricité à un niveau supérieur à la période d’av


101 - Budget : les débats s’éternisent - Véronique Lowagie est l'invitée des 4V du 25 octobre 2024
<p>Le budget, toujours le budget ! Alors que l’Assemblée nationale étudie le projet de loi finance 2025, une question se pose : la rigueur est-elle encore synonyme d'efficacité ? D'un côté, des annonces en faveur de l'investissement écologique et de la modernisation des services publics, de l'autre, des restrictions budgétaires serrées pour "maîtriser la dette." Les ministres tentent de jongler entre des priorités ambitieuses et une marge de manœuvre étriquée, tout en adressant des clins d'œil discrets aux électeurs de 2027. Mais le terrain est glissant : chaque coup de rabot menace d'affecter un peu plus le quotidien des citoyens, tandis que les promesses de "croissance durable" paraissent toujours aussi floues. </p><p></p><p>Invitée sur le plateau des 4 vérités ce 25 octobre 2024, Véronique Lowagie, députée LR de l’Orne et vice-présidente de la commission des finances de l’Assemblée nationale, n’a pas l'intention d’expédier ce dossier, véritable clé de voûte qui devrait dessiner la ligne politique à suivre : « Le budget, c’est la déclinaison de toutes les politiques publiques du pays qui intéressent les Français. C’est très important » affirme-t-elle. Dans un pays fragilisé par la politique attentiste depuis les législatives anticipées, le gouvernement a considérablement serré la vis à l'Assemblée, retardant un peu plus l’échéance déjà bien à terme. À l’heure où la dette publique est dans le rouge, le budget 2025 doit donc être manipulé avec beaucoup de précaution. Si le budget présenté représente un déficit de 5,2% du PIB, le gouvernement se veut plus exigeant pour atteindre les 5%. Un véritable travail d’équilibriste à l’origine de nombreux amendements. Ce jeudi 24 octobre 2024, 25% des 3000 amendements ont été retirés par la gauche, tandis que la droite semble vouloir camper sur ces positions. De quoi amplifier les dissonances entre ces deux familles politiques irréconciliables, la gauche accusant la droite républicaine et le Rassemblement National de faire obstruction. « Nous avons intérêt à pousser nos propositions. Nous avons des convictions. Nous avons envie de faire avancer le gouvernement mais nous souhaitons aller plus loin » explique notre invitée qui se veut plus exigeante sur la question des dépenses publiques. « Le Nouveau Front Populaire n’a pas de leçon à nous donner parce qu’ils prennent beaucoup de temps dans la discussion sur les amendements » argue Véronique Louwagie. </p><p></p><p>Dans cette grande chasse aux économies, une nouvelle augmentation des impôts avait été suggérée par certains acteurs politiques. Une proposition balayée d’un revers de la main droite par Michel Barnier qui avait rejeté en première lecture cette proposition. Depuis, le Premier ministre semble avoir réévalué sa copie. Seules les grandes entreprises seront concernées par cette « mesure temporaire » qui devrait renflouer les caisses de l’État à hauteur de « deux milliards d’euros » selon les calculs de l’ancien négociateur. Toutefois, il s’est engagé à ne pas toucher aux impôts des classes moyennes et des travailleurs. Cette position suscite des tensions dans son camp, certains, comme Gérald Darmanin, rejetant toute hausse d’impôt en contradiction avec les mesures fiscales précédentes en faveur des ménages et des entreprises. De même que Véronique Louwagie qui affirme qu’une augmentation des impôts « ne peut pas être le bon chemin ». « Nous avons en France, le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé d’Europe […] cela nous met en difficulté donc nous devons nous engager à baisser ces impôts. Aujourd’hui, la trajectoire financière ne nous le permet pas. En 2024, notre déficit sera supérieur de 52 milliards à la prévision initiale » alerte la députée LR de l’Orne. Et d’ajouter « En 2025, la France sera obligée d’emprunter 300 milliards. Qui va rembourser ? Ce sont les générations futures. Nous devons préparer la vie de nos enfants et de nos petits-enfants. Nous ne pouvons pas mettre perpétuellement des charges qu’ils devront sup


101 - Budget, coalition gouvernementale, 49.3 et crise agricole : Marc Fesneau est l’invité des 4 vérités du 24 octobre 2024
<p>Depuis l’arrivée de Michel Barnier à Matignon, une seule question est sur toutes les lèvres : arrivera-t-il à faire voter son budget ? Celui-ci, façonné en deux petites semaines, est actuellement en débat à l’Assemblée nationale. Au début de cette séquence budgétaire, plusieurs amendements ont été votés contre l’avis du gouvernement, avec des alliances entre la gauche et le Modem, qui fait pourtant partie de la majorité gouvernementale. Marc Fesneau, président du groupe Modem à l’Assemblée, n’y voit aucune fracture ni trahison : “On coconstruit et donc il y a des amendements qui sont portés par le groupe”. L’élu centriste rappelle : “Cela fait des années qu’on porte ces amendements.” Le but ? “Produire plus de justice fiscale et trouver des recettes”. En effet, le gouvernement Barnier vise l’objectif de 20 milliards de recettes. Le parti fondé par François Bayrou défend notamment le fait que la surtaxe sur les très hauts revenus, qui est limitée dans le temps dans le texte original, doit être allongé de manière illimitée. “La justice fiscale, c’est pas une fois, un an. La justice fiscale, c’est quelque chose qu’il faut rétablir”, affirme le président des Démocrates. “Je pense que nous avons besoin de construire entre nous une méthode.”, reconnait-il tout de même. Michel Barnier a avoué lui-même que le texte était perfectible, mentionne Marc Fesneau. </p><p></p><p>Le député du Loir-et-Cher doit rencontrer le ministre du Budget le jeudi 24 octobre 2024 à ce propos : “il est normal que nous n’ayons pas tous le même point de vue”. Rien d’alarmant selon l’ancien ministre de l’Agriculture :“C’est comme ça que ça se passe dans tous les pays du monde démocratique”. Cette semaine, les députés devaient élire un nouveau vice-président de l’Assemblée nationale. Alors que la coalition gouvernementale était parvenue à réélire Yaël Braun-Pivet au perchoir, c’est le député écologiste Jérémie Iordanoff qui a été élu le mardi 22 octobre 2024, en battant la députée LR Virginie Duby-Muller. “Un échec”, reconnait Marc Fesneau. Toutefois, il souhaite mettre en lumière que les membres de son alliance ont surtout réussi à s’entendre ces dernières semaines. En revanche, le député du Loir-et-Cher regrette que la gauche ne fasse pas un effort de responsabilité.</p><p></p><p>Depuis quelques jours, Marc Fesneau se présente à l’hémicycle avec un pansement au doigt. Une blessure qui n’a pas manqué d’interroger les journalistes, demandant si lui et Laurent Wauquiez en étaient venus aux mains lundi 21 octobre 2024 alors qu’ils se rencontraient pour parler du poste de vice-président à l’Assemblée que les deux présidents de groupe voulaient récupérer. Le président du groupe Modem, en réalité blessé en faisant des travaux, s’était empressé de répondre en blaguant : “Bien sûr !” Le jeudi 24 octobre 2024, Marc Fesneau s’explique dans les 4V : “Il faut toujours garder un peu de distance.”</p><p></p><p><u>Vers l'utilisation du 49.3 pour le budget ?</u></p><p></p><p>La veille, le mercredi 23 octobre, lors du Conseil des ministres, Michel Barnier a demandé l’autorisation de recourir au 49.3, rappelant l’ère Elisabeth Borne (qui l’a utilisée à 23 reprises). Une requête qui a été validée. Même si le Premier ministre n’a pas prévu de l’utiliser dès lors. L’Assemblée, elle, doit encore examiner 2937 amendements d’ici au mardi 29 octobre. Un timing très serré. Mais le président du Modem désire que ces débats aient lieu. “Qu’on puisse parler des grands sujets qui sont sur la table me paraît important. Après, on verra à quel moment le 49.3 est le plus opportun.”, déclare-t-il.</p><p></p><p>Par ailleurs, un mouvement de contestation des agriculteurs semble se dessiner. Les syndicats d’agriculteurs ont été reçus par Michel Barnier et ont annoncé une journée de mobilisation à partir de la mi-novembre. Pour l’ex-ministre de l’Agriculture, “ils ont le droit d’être en colère, et d’être inquiets et déçus”. Celui-ci s’inquiète des conditions climatiques “très défavorables à la p


101 - Chercher 60 milliards d’économie sur le budget - Maud Bregeon est l’invitée des 4 vérités du 23 octobre 2024
Coup dur pour la majorité. La surtaxe temporaire sur les très hauts revenus, que la macronie voulait temporaire, a été pérennisée suite à un vote de l’Assemblée ce mardi 23 octobre 2024. « Ce n’est pas notre position », déplore Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, sur le plateau des 4 vérités. « Ce qui fait qu’un budget est juste, c’est parce que les hausses d’impôts sont temporaires », ajoute-t-elle. Le budget préconisé par le Premier ministre, s’il est décrié par l’opposition, pourrait bien être adopté par 49.3 admet notre invitée, qui explique qu’il s’agit d’un « outil constitutionnel qu’on n'exclut pas par principe. » Elle insiste cependant sur l’importance du débat parlementaire : « on laissera les débats se tenir autant que nécessaire », explique-t-elle. Puis de continuer : « à la fin, il va falloir protéger les Français de l’obsession fiscale du Nouveau Front populaire. » Pourtant, il semblerait que le Premier ministre ne soit pas un partisan de l’utilisation du 49.3. Au contraire, Michel Barnier semble respecter au maximum la différence d’opinions dans l’hémicycle, lui qui a essayé de composer un gouvernement aussi large que possible, avec des ministres n’appartenant pas tous à la même famille politique. « Ce n’est pas la volonté du Premier ministre », précise Maud Bregeon, qui annonce tout de même que le recours au 49.3 sera discuté ce mercredi 23 octobre 2024 en Conseil des ministres. « Le sujet est sur la table du Conseil des ministres, on aura cette discussion, c’est normal, mais ça ne préjuge pas de la décision finale », annonce cette ancienne députée des Hauts-de-Seine. Un budget d’urgence « C’est un budget d’urgence que l’on sait difficile, et c’est parce qu’il est difficile que le débat à l’Assemblée nationale et au Sénat doit se tenir », continue-t-elle. Pourtant, elle se montre inquiète de la tournure qu’ont pris les débats à ce sujet : « on est arrivés avec un budget, on est ressortis avec une feuille d’impôts », ironise celle qui attaque la volonté de la gauche de taxer « matin, midi et soir. » Selon elle, « taxer n’est pas un projet, ce n’est pas acceptable pour les Français. » Face à Jean-Baptiste Marteau, journaliste pour Télématin, elle éclaire la volonté budgétaire du gouvernement : « on propose une équation qui fonctionne, qui nous semble juste, qui repose massivement sur la baisse des dépenses, parce que c’est là-dessus qu’on doit concentrer nos efforts. » Elle juge que les deux tiers des économies doivent reposer sur la baisse des dépenses et qu’il est « hors de question qu’on aille chercher dans la poche des Français. » Au sujet des pensions des retraites, Maud Bregeon confirme que le gouvernement souhaite épargner les petites retraites : « on a conscience que c’est une mesure difficile », admet l’ancienne sarkozyste. Sur le plateau de Télématin, elle met en avant trois engagements : d’abord « le minimum vieillesse sera revalorisé au 1er janvier comme prévu », puis « on ne désindexera pas les retraites sur l’inflation, on propose un décalage de six mois », enfin « on est ouverts à une discussion sur la mise en place d’un seuil pour les retraités qui ont les plus petits revenus. »


101 - Budget, vers un "enfer fiscal" ? - Boris Vallaud est l'invité du 22 octobre 2024
Les élus du nouveau Front populaire ont voté en Commission des finances pas moins de 60 milliards de hausse d'impôts supplémentaires. Sommes-nous en train de nous diriger vers un "enfer fiscal" comme l'affirment certains membres du gouvernement ? Ce n'est pas l'avis de Boris Vallaud, député des Landes et président du Groupe PS à l'Assemblée nationale, invité des 4 vérités mardi 22 octobre 2024. "On va vers plus de justice fiscale", affirme-t-il tout en ajoutant souhaiter "préserver les classes populaires et les classes moyennes des efforts qui vont être demandés et faire plus et mieux contribuer les très hauts revenus, les marchés financiers et les très grandes entreprises. Celles et ceux qui sont des passagers clandestins de la solidarité nationale". Interrogé sur le chiffre de 60 milliards qui paraît élevé, il rétorque que "nous revenons à un niveau d'imposition inférieur à ce qu'il était en 2017" et rappelle que ce n'est pas le PS qui "a fait les chèques sans provisions que les Français sont obligés de rembourser aujourd'hui". Il pointe du doigt la mauvaise gestion du gouvernement et Bruno Le Maire et justifie ainsi le vote avec le Modem de la pérennisation de l'impôt exceptionnel sur les "super riches" dans la durée. Ces taxations supplémentaires ne sont-elles pas susceptibles de freiner les entreprises et les investisseurs ? Selon Boris Vallaud, la justice fiscale et l'efficacité de la dépense publique n'est pas un problème, il dénonce la suppression "des impôts pour les plus riches sans les financer" qui montre un manque de sérieux budgétaire. Ce budget sera vraisemblablement adopté par le biais d'un 49-3 en l'absence de majorité parlementaire claire bien que le Premier ministre ait émis le souhait de laisser les débats se poursuivre le plus longtemps possible. Le NFP va-t-il négocier avec Michel Barnier pour que certains amendements soient intégrés dans le texte qui sera voté via un 49-3 ? Boris Vallaud espère qu'il existe une possibilité de trouver des majorités républicaines sur un certain nombre de mesures. Assurance Maladie, les retraites en ligne de mire L'examen du budget de la sécurité sociale débuté en Commission a fait l'objet d'une première passe d'armes ce lundi 21 octobre 2024 à l'Assemblée. La Gauche avait déposé plusieurs amendements pour tenter de supprimer le passage de l'âge légal à la retraite à 64 ans mais ils ont tous été rejetés. Est-ce une forme d'échec pour le parti ? Boris Vallaud affirme que ce qu'il faut retenir c'est que "ceux qui prétendent dans quelques jours supprimer la réforme des retraites, en réalité quand il s'agit de passer à l'acte ne le font pas" pointant ainsi du doigt le Rassemblement national. Quel est l'avenir du Parti socialiste ? Notre invité répond qu'on a besoin d'un "PS fort", il déclare que son parti n'est pas soumis à Jean-Luc Mélenchon et s'efforce de faire vivre les propositions socialistes dans le cadre d'une union de la Gauche.


101 - Budget, des impôts en hausse - Charles de Courson est l'invité des 4 vérités du lundi 21 octobre 2024
La Commission des finances s'est réunie durant trois jours pour examiner le budget proposé par le gouvernement. Charles de Courson, rapporteur général de la Commission de finances et député LIOT de la Marne est l'invité des 4 vérités de lundi 21 octobre, il revient sur ce « carnaval fiscal » avec le vote de 50 milliards d'impôts en plus. Ce chiffre, estimé par Bercy ne serait pas exact, notre invité l'estime plutôt autour de quelques dizaines de milliards. Parmi les nombreux amendements votés, il relève un manque de « cohérence d'ensemble ». Certes la proposition que faisait le gouvernement aurait eu un effet récessif sur l'économie mais en rajouter encore « n'est pas raisonnable ». Finalement c'est le texte initial du gouvernement qui va arriver dans l'hémicycle. Le rapporteur met en garde les députés, en effet, si la première partie du budget n'est pas votée la deuxième partie du texte ne pourra pas être abordée avant que le Sénat ne vote le texte. Il rappelle que ce sont environ 2800 amendements qui ont été déposés et alerte sur l’impossibilité d’examiner la proposition de budget dans les délais imparti avec un tel nombre de textes. Parmi les nouveaux impôts suggérés par cette commission, on retrouve un texte proposé par La France Insoumise qui souhaite la mise en place d’un impôt sur les Français expatriés. Un impôt qui n’a pas de sens pour Charles de Courson car il est « contraire à tous nos engagements communautaires » et créerait deux catégories de Français expatriés. Un tel texte serait, de ce fait, retoqué par le Conseil constitutionnel pour rupture d’égalité. Budget, 60 milliards à trouver, c’est trop ? Le budget sera donc voté par 49-3, il faudra dès lors négocier avec le gouvernement pour intégrer les amendements votés en commission ou voter une motion de censure. Quant à l’objectif de 60 milliards d’économie, Charles de Courson le juge « bien trop élevé » et affirme qu’il entraînera un « effet récessif ». Il aurait fallu se limiter à 30 ou 40 milliards en se concentrant majoritairement sur la « réduction de la dépense ». Dans la proposition gouvernementale, on est à « deux tiers de recettes supplémentaires et un tiers de réduction des dépenses ».Une question demeure, comment réduire les dépenses ? Charles de Courson pointe les exonérations de charges sociales patronales qui coûtent selon lui « 76 milliards au budget de l’Etat » et prône dès lors une réduction progressive de ces dernières.Quant à la réforme des retraites, dans 10 jours un vote à l’initiative d’une niche parlementaire se tiendra afin d’obtenir son abrogation, quelle sera la position de notre invité ? Charles de Courson insiste, l’erreur fondamentale de cette réforme a été de vouloir toucher à l’âge légal. Il souhaite encourager l’âge effectif de départ à la retraite et négocier avec les partenaires sociaux, quant au vote, il ne se prononce pas.


101 - Le RN censure le budget ? - Jean-Philippe Tanguy est l’invité des 4 vérités du 19 octobre 2024
Ce mercredi 16 octobre 2024, le Rassemblement national a proposé de nouvelles mesures pour contrer le budget proposé par le gouvernement Barnier. Jean-Philippe Tanguy, le « monsieur économie » du parti mené par Marine Le Pen à l’Assemblée, est l’invité des 4 vérités pour continuer de détailler les ambitions économiques de l’extrême-droite. Étonnement, le parti majoritaire de l’hémicycle a soutenu la proposition du Nouveau Front populaire pour la taxation des multinationales. Est-ce que les deux coalitions d’oppositions seraient prêtes à faire front ensemble ? Ce n’est pas ce que sous-entend le député de la Somme face à Jeff Wittenberg. Selon lui, il s’agissait au départ d’une loi proposée par Marine Le Pen qui aurait été reprise, « inspirée philosophiquement », par la gauche. Jean-Philippe Tanguy insiste sur les lignes que son parti tient à respecter : pénaliser les entreprises rentables, et éviter les impôts sur les consommateurs. « On n’a jamais hésité à censurer les mauvaises mesures pour la France », menace cet ancien conseiller régional des Hauts-de-France. Ainsi, Michel Barnier aurait tout intérêt à écouter les conseils du RN pour ne pas risquer de se faire censurer par le premier parti de l'hémicycle. « Soit on entend nos remarques et nos propositions, soit on n’hésitera pas à censurer, ce qui est un acte grave parce que ça reviendra à reprendre le budget à zéro », insiste notre invité, qui veut éviter un « scénario du pire », c’est-à-dire une énième année d’endettement. Nouvelle loi immigration Si Jean-Philippe Tanguy se montre très critique du budget proposé par le Premier ministre, il est moins avare lorsqu’il s’agit de faire des propositions concrètes. « Ils veulent faire plus d’impôts pour les Français dans un trou qui n’a pas de fin », résume l’homme politique en attaquant le gouvernement. Dur également de comprendre la ligne du Rassemblement national entre son soutien fluctuant et ses critiques envers Michel Barnier. Le parti de Jordan Bardella est-il dans l’opposition, ou tient-il en cachette les rênes du pouvoir ? Questionné à propos de la nouvelle loi sur l’immigration qui a été annoncée par Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, Jean-Philippe Tanguy reprend de l’assurance. Si Michel Barnier, en visite à Menton, a expliqué qu’il n’était pas possible juridiquement pour la France de transporter les migrants vers un pays tiers, comme l’envisage l’Italie avec l’Albanie, le député français ne voit « pas pourquoi il dit cela. » Selon lui, un pays de l’Union Européenne, un « État de droit latin » comme l’Italie, aurait de fait un système juridique transposable au nôtre. Puis d’ajouter : « [Michel Barnier] est dans des contradictions, parce qu’il veut réduire de moitié les moyens pour lutter contre l’immigration clandestine. »Au sujet du procès des assistants parlementaires de Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy déplore qu’il s’agisse « malheureusement d’un procès politique. » Pour lui, il n’y a pas de preuve, tandis que la cheffe de son parti s’est « vaillamment défendue. » Il s’agirait selon notre invité d’une vengeance de l'accusation car le Rassemblement national se serait battu contre la technocratie européenne.


101 - Doliprane, automobile... Les défis de l'industrie française - Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT est l'invitée des 4 vérités vendredi 18 octobre 2024
<p>La météo économique et sociale est agitée, plusieurs dossiers retiennent l'attention des pouvoirs publiques et partenaires sociaux comme le rachat de la filiale produisant le Doliprane ou le nouveau record de défaillances d'entreprises avec plus de 60 000 fermetures sur les douze derniers mois. </p><p>Alors qu'un nouveau fonds de pension basé à Paris pourrait se porter acquéreur de la filiale vendue par Sanofi certains à Gauche proposent de nationaliser l'entreprise. Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT est l'invitée des 4 vérités ce vendredi 18 octobre 2024 et s'exprime sur cette opération. L'objectif de Sanofi c'est « financiariser encore plus le groupe » alors que la filiale en question « fonctionne extrêmement bien », pour la CFDT c'est une opération financière non justifiée qui « met en péril l'indépendance sanitaire ». Elle rappelle également que cette filiale a permis au groupe d'obtenir plus d'un milliard de résultats nets. Face à cette situation, le syndicat s'oppose à cette vente qui « ne doit pas se faire » et souhaite se faire le porte-voix des salariés au travers d'un mouvement de grève. Aujourd'hui, les salariés sont inquiets pour le groupe, leurs emplois et la qualité du produit.<br>Quels sont les moyens pour empêcher cette situation ? Selon Marylise Léon, « la nationalisation n'est pas notre option » mais il faut que s’ouvrent des discussions au conseil d’administration afin que « cette filiale ne soit plus dans le groupe Sanofi ».</p><p> </p><p><u>Défaillances d’entreprises : le secteur automobile touché<br></u><br><br>Si Sanofi dispose d’une situation financière positive, les défaillances d’entreprises ont atteint un niveau records avec un secteur particulièrement touché en France : celui de l’automobile.</p><p>En plein Mondial de l'automobile, ce secteur assiste à des fermetures d'usines, présente des ventes en berne et peine à faire la transition vers les véhicules écologiques. « C’est un dossier sur lequel la CFDT s’est beaucoup engagée » et sur lequel « les employeurs n’ont pas été au rendez-vous » affirme Marylise Léon. Sur une dizaine d’années, elle estime que 100 000 emplois ont été perdus sur la filière automobile et dénombre 2500 suppressions d’emplois sur les quatre derniers mois. Une situation qui s’explique selon elle par le manque d’anticipation sur la question de la transition écologique et « du changement dans la production ». La secrétaire générale de la CFDT déclare que « les constructeurs ont mis trop de temps à s’engager dans cette transformation » et n’ont pas été suffisamment « proactifs ». Il faut également qu’il existe plus de solidarité entre les constructeurs et les sous-traitants qui « paient de plein pot cette transformation ». <br><br>Interrogée sur le budget proposé par le nouveau gouvernement Barnier, elle martèle que cette première version « tape dur » sur les plus précaires et les emplois. Elle cite pour exemple les mesures visant à supprimer des postes dans le public ou l’abaissement du seuil d’indemnité en cas d’arrêt maladie. Si les arrêts maladie sont en augmentation c’est parce que « le travail est malade ». Il faudrait chercher quelles sont « les causes profondes » de cette augmentation plutôt que de la sanctionner financièrement.</p>
101 - Examen du budget 2025, menace de l'emploi, loi immigration... Astrid Panosyan-Bouvet est l'invitée du 17 octobre 2024
101 - Commission d'enquête des finances publiques, loi immigration... Eric Coquerel est l'invité du 16 octobre 2024


101 - Une nouvelle loi immigration début 2025 - Bruno Retailleau est l’invité du mardi 15 octobre 2024
<p>Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a annoncé ce dimanche 13 octobre 2024 qu’une nouvelle loi immigration, la 33e depuis 1980, sera proposée début 2025. Une loi qui intervient un an après la précédente loi immigration qui avait enflammé le Parlement début 2024. L’objectif serait de « faciliter la prolongation de détention des étrangers en situation irrégulière qui présentent des profils dangereux dans les centres de rétention administrative », selon les dires de Maud Bregeon sur BFMTV. Ainsi, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, souhaite allonger la durée de rétention de 90 à 210 jours maximum. Invité sur le plateau des 4 vérités, ce membre des Républicains détaille ses objectifs en matière d’immigration. <br></p><p>Selon lui, il s’agit d’un changement de loi pour « sauver des vies », en référence au récent meurtre et viol de Philippine, une jeune femme victime d’un homme visé par une obligation de quitter le territoire. « Dès qu’il y a un trou dans la raquette, notre travail est de changer les règles », insiste Bruno Retailleau, qui précise son envie de créer 3000 places de plus dans les administrations pénitentiaires pour pouvoir accueillir davantage de détenus. Quant à ceux que le ministre de l’Intérieur souhaite renvoyer dans leur pays d’origine ou dans un autre pays, il entend mettre en place des leviers pour créer une réciprocité dans la capacité d’accueil des différents pays européens. « Je ne veux pas que la France soit plus attractive que d’autres pays d’Europe en matière d’immigration », continue-t-il. <br></p><p>Cette nouvelle loi immigration a trouvé son lot de détracteurs au sein de l’hémicycle, à commencer par un représentant de la majorité, et pourtant façonneur de la précédente loi immigration : Gabriel Attal. L’ancien Premier ministre considère que cette nouvelle loi n’est pas nécessaire. Pourtant, son allié des LR insiste face à Julien Arnaud : il ne veut pas aller au-delà de ce qui a été voté il y a un an. « Il y a une loi qui a été votée à une écrasante majorité qui a été censurée pour des questions de forme », explique notre invité. Pour lui, réduire le flux de migrants illégaux dans le pays est nécessaire, car nous serions dans « la moyenne haute » en termes d’attractivité, ce qui créerait des « appels d’air ». Sa solution ? Durcir la durée de séjour avant de toucher les aides sociales, rétablir le délit de séjour, afin que les réfugiés ne soient plus tentés de traverser nos frontières…</p><p> </p><p><strong>La reprise en main de l’immigration </strong></p><p></p><p>Cet ancien proche de Philippe de Villiers l’assure : ce sujet d’immigration est une « demande des Français. » « Il y a un sujet qui rassemble les trois quarts des Français, c’est le sujet de l’immigration », ajoute celui qui dit agir au nom du peuple. À ceux qui l’accusent de mener la politique de l’extrême droite, ce Républicain rétorque que cela fait des années qu’il a ces convictions : « Je n’ai pas attendu le Rassemblement national. Ma boussole, ce sont les Français, de droite comme de gauche. » Une conviction qu’il estime également partagée par le reste du continent : « Tous les peuples d’Europe demandent à leurs gouvernements de reprendre le contrôle de l’immigration. »<br></p><p>Pour continuer de tenter de rendre la France moins attractive pour les migrants, Bruno Retailleau tacle l’aide médicale de l’État : « l’AME, c’est un encouragement à la clandestinité », dit-il. Avant d’ajouter : « Ce que je constate quand je compare, c’est qu’on est un des pays les plus avantageux parce qu’on donne des titres de séjour pour les malades ». Avec la loi sur le financement de la sécurité sociale, qui va réduire le nombre de remboursements des Français en matière de soins médicaux, notre invité considère normal que les étrangers fassent les mêmes efforts que les Français : « Quand les prestations sociales ne sont pas contributives, ça me semble juste qu’il y a un délai pour qu’un étranger touche les aides sociales », ajoute-il. Cett


101 - Laïcité, budget, impôts… Valérie Pécresse est l’invitée des 4 vérités de ce lundi 14 octobre 2024
Le 14 octobre 2024 marque l’anniversaire de la mort de Samuel Paty, tué il y a quatre ans à la sortie de son collège par un intégriste islamique. Une minute de silence sera observé dans tous les lycées de France afin de rendre hommage à Dominique Bernard, assassiné il y a un an, et à Samuel Paty. Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, sera, aux côtés du Premier ministre Michel Barnier au collège de Conflans-Sainte-Honorine qui va prendre le nom de Samuel Paty. “C’est très important de redire que ces hussards de la République ont été victimes du fanatisme et que, dès le lycée, on doit apprendre à nos enfants ce que c’est que les valeurs de la République.”, déclare Valérie Pécresse dans les 4V ce matin-là. La ministre de l’Éducation, Anne Genetet, a déclaré que les attentes à la laïcité étaient largement en baisse : 110 atteintes au principe de la laïcité ont été recensés au mois de septembre 2024. En septembre 2023, on en dénombre plus de 838. Une très forte augmentation qui s’était expliquée notamment par l'interdiction des abayas à la rentrée scolaire de 2023, qui a pu conduire à des incidents. Un chiffre que la présente de la région Ile-de-France “ne juge pas très crédible au regard des retours” qu’elle a sur le terrain. “Au contraire, j’ai l’impression que la laicité est de plus en plus questionnée, de plus en plus critiquée”. L’élue Les Républicains demande les chiffres en temps réel, lycée par lycée, fin à l’opacité des données. “J’ai peur de l’auto-censure”, confie-t-elle.Cette année 2025 constitue un cap très symbolique puisqu’elle marque le 120ème anniversaire de la loi de 1905 et le 10e anniversaire des attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan. Valérie Pécresse indique qu’elle souhaite mettre en place des ateliers avec Dessiner, créer, liberté, une association qui est très proche de Charlie Hebdo afin de montrer des dessins de presse, des caricatures qui ont fait l’histoire de France dans les lycées. Un concours sera également organisé. Intitulé “La laïcité et moi”, il invitera les lycéens à faire des dessins d’humour.Un budget jugé “injuste” par Valérie Pécresse qui souhaite tout de même l’adopterDans un tweet, l’ancienne candidate LR à la présidentielle a exprimé son mécontentement à propos du budget qu’elle qualifie, sur le plateau de Télématin, de “très dur” et “très injuste”. Tandis que les dotations des régions vont baisser de 5%, les budgets de l’Élysée et du Parlement augmenteront respectivement de 1.7% et 2.5%. “Elle est où la République exemplaire ?” s’est indignée Valérie Pécresse sur X. Une différence de traitement qu’elle dénonce : “On va être responsable de faire des économies, nous, alors que c’est l’État qui est en déficit”. La femme politique demande une baisse de 5% pour les budgets de l’Élysée et du Parlement. De son côté, le ministre de l’Économie et des Finances, Antoine Armand, a reconnu qu’il faudrait voter des amendements à cette loi budget préparée à la hâte, en quinze jours à peine. “Un bon signal” pour Valérie Pécresse qui rappelle : “C’est le gouvernement qui a cramé la caisse.” Par ailleurs, la présidente du Conseil régional déplore que toutes les régions soient logées à la même enseigne. “La région Ile-de-France a baissé de 20% ses dépenses de fonctionnement en 10 ans”, indique l’élue LR. Avant de préciser : “J’ai le ratio de dépense de fonctionnement par habitant le plus faible de France : 212 euros par habitant. La moyenne de France, c’est 312.”Alors que le gouvernement avait promis deux tiers de dépense en moins et un tiers de dépense, le haut conseil des finances public affirme que c’est plutôt le contraire : un tiers de dépense en moins et deux tiers d’impôts supplémentaires. Bien qu’elle le juge imparfait, Valérie Pécresse est formelle : pour éviter la crise financière, “il faut que ce budget soit adopté”. Mais la politicienne accorde qu’il nécessite des inflexions. “Il y a trop d’impôts et pas assez de baisse de dépenses de l’État”, déclare-t-elle. La présidente de région cite une autre mesure “très injuste” : elle déplore le report de la revalorisation des pensions de retraite, qui interviendra le 1er juillet 2025 plutôt que le 1er janvier 2025, comme c’était prévu. En outre, Valérie Pécresse recommande de remettre la réforme de l’assurance chômage à l’agenda politique. Face à la crise budgétaire, l’élue régionale préconise des réformes structurelles : “ce qui coûte de l’argent à l’État aujourd’hui, ce sont les doublons”.


101 - Vers une économie d’austérité ? - Aurélie Trouvé est l’invitée des 4 vérités de ce samedi 12 octobre 2024
L’insoumise Aurélie Trouvé a été élue présidente de la commission des Affaires économiques sur fond de fractures dans l’alliance entre la macronie et les Républicains ce jeudi 10 octobre 2024. Une élection que la première intéressée est loin de considérer comme illégitime. Au contraire, cette ingénieure agronome considère que même en gardant leur programme, la France Insoumise a réussi à convaincre et peut « trouver des majorités au sein de l’Assemblée nationale. » Elle remercie dans la foulée toutes les personnes qui ont soutenu sa candidature : « [Cette victoire] je la dois à toutes les voix du Front populaire, et au-delà », assure-t-elle face à Jeff Wittenberg. Ayant été le seul parti à déposer et voter une motion de censure contre le gouvernement de Michel Barnier le 8 octobre dernier, la France Insoumise se positionne comme le seul bloc d’opposition de l’hémicycle. Notre invitée insiste sur leur volonté de « faire vivre la démocratie parlementaire », considérant que cela fait « sept ans qu’Emmanuel Macron étouffe le débat parlementaire. » Le projet de loi de finances déposé ce jeudi 10 octobre, pourtant décrié par les élus de gauche, risque d’être adopté par 49.3, ce à quoi Aurélie Trouvé répondra par une nouvelle motion de censure. Une économie d’austérité ? À son nouveau poste depuis à peine deux jours, cette militante altermondialiste connaît déjà son plan d’attaque, qu’elle détaille sur le plateau des 4 vérités. Elle souhaite tout d’abord « demander des comptes aux grands patrons de multinationales », à commencer par Lactilis qui, selon elle, a arrêté de collecter chez 300 éleveurs et fait pression pour baisser les prix. Sanofi est également sur la liste de la jeune présidente de commission. L’industrie pharmaceutique est en passe de vendre son Doliprane à une firme américaine, une situation « très grave » pour notre invitée car elle a été soutenue par le gouvernement. « Il faut aujourd’hui un État qui dise non. Le gouvernement aurait pu l’empêcher. Rappelons que Sanofi a touché plus d’un milliard d’aides publiques en 10 ans », ajoute-t-elle. Puis de conclure : « Il est temps que toutes ces entreprises soient conditionnées sur le plan social et écologique, mais aussi sur le fait de ne pas délocaliser des actifs stratégiques qui remettent en cause la santé des Français. » Le projet de loi de finance proposé par le Premier ministre est défendu par Antoine Armand, ministre de l’économie, qui refuse de parler d’austérité. Pour la députée LFI, il est au contraire problématique car « la très grande majorité des économies budgétaires va peser sur ceux qui ont déjà du mal à boucler leurs fins de mois. » Elle étaye en donnant trois exemples : la baisse des pensions de retraite, la hausse des taxes sur l’électricité qui va se répercuter sur la hausse des prix de l’électricité, et la sécurité sociale qui va moins rembourser ses consultations, ce qui va se répercuter sur le prix des mutuelles. Aurélie Trouvé pense aussi que l’augmentation de 0,6% des plus grandes fortunes inscrite dans ce projet de loi est « très insuffisant et transitoire. » « Ce gouvernement Macron-Barnier va faire seulement 10 milliards sur les 60 milliards exigés sur les plus riches et les entreprises : nous proposer d’aller chercher 50 milliards d’euros chez ceux qui gagnent le plus », précise-t-elle. Elle ajoute que la plupart des économistes s’accordent à son avis pour dire que ce qui est prévu par le gouvernement est à la fois « brutal » mais aussi « irresponsable et inefficace » car cela risque de plomber la croissance en augmentant le chômage.


101 - Budget : 60 milliards d'économie. Antoine Arnaud est l'invité des 4 vérités du 11 octobre 2024
<p>La dette publique s’élève aujourd’hui à plus de 3 000 milliards d’euros, ce qui fait de la France l’un des pays les plus endettés de l’Europe. Le jeudi 10 octobre 2024, le projet de loi finances 2025 a été présenté en Conseil des ministres. L’objectif du gouvernement : 60 milliards d’économies. Dans son plan de redressement, Antoine Armand, le ministre de l’Économie et des Finances prévoit la suppression de 2 201 postes de fonctionnaires pour l'Etat et ses opérateurs, ainsi que 4 000 suppressions de postes d'enseignants et 505 au Budget et aux Comptes publics. Tandis qu'en parallèle, 2 000 accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) seraient recrutés, 619 emplois seraient créés à la Justice ou encore 630 dans l'Armée. Des déclarations qui n’ont pas manqué de faire réagir l’opposition : “un budget de facilité”, commente le RN, “une calamité” selon Jean-Luc Mélanchon. Une approche également jugée “facile” par le Haut Conseil des finances publiques. "Les prévisions restent un peu optimistes et l'information est peu documentée, et du coup les résultats sur les recettes et les dépenses sont fragiles", a déclaré Pierre Moscovici, son président.</p><p></p><p>Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Antoine Arnaud, “Il faut absolument reprendre le contrôle de la dette pour mieux financer nos services publics, pour rester libre de nos choix”. Dans les 4 vérités, le successeur de Bruno Le Maire rappelle : “Cela fait presque 40 ans que la dépense publique augmente chaque année par rapport au PIB. (...) Nous avons vécu des crises financières, une pandémie mondiale, une crise énergétique, une guerre aux portes de l’Europe. Face à ces crises, on a protégé les Français.” Le ministre de l’Économie préfère parler d’un "budget de redressement" plutôt qu’un "budget d'austérité". “Ce n'est pas comparable de baisser les salaires de l'ensemble des fonctionnaires - comme ça a été fait dans certains pays - et dire que nous n'allons pas embaucher plus de fonctionnaires", explique le nouveau locataire de Bercy sur France 2. Avant de préciser : “Chaque économie est difficile”.</p><p></p><p><u>Un plan budgétaire qui demande à tous de participer à l’effort collectif</u></p><p></p><p>En parallèle de ces économies, le nouveau budget planifie une augmentation des recettes, notamment avec une contribution exceptionnelle des 65 000 foyers les plus riches, avec plus de 500 000 euros de revenus par an. À ceux qui y voient un ISF déguisé, Antoine Arnaud répond que c’est “une contribution bornée dans le temps” qui n’a “rien à voir avec l’ISF qui est fondée sur le patrimoine”. Concernant les entreprises, les 400 plus grosses vont devoir participer à l’effort, mais aussi toutes feront l’objet d’une diminution de l’allègement des charges. Face à l’inquiétude d’une possible baisse de la croissance et de l’emploi, l’élu de la République en marche demande une “contribution exceptionnelle”. “Ce texte est perfectible”, reconnait le ministre, prêt à en débattre au Parlement. “Chaque proposition qui permettra de retirer un euro de fiscalité et d’ajouter un euro d’économie de dépense, non seulement on l’examinera, mais on la retiendra“, s’engage Antoine Arnaud. Dès le 11 octobre, le ministre de l’Économie et des Finances est attendu à 8h30 à l’Assemblée nationale pour être auditionné avec Laurent Saint-Martin, ministre chargé du Budget et des Comptes publics, par la commission des Finances.</p><p></p><p>Interrogé à propos du report de la revalorisation des retraites, qui devait intervenir le 1er janvier et qui est finalement prévue pour le 1er juillet, Antoine Arnaud demande à chacun de contribuer. En 2023, environ 9% des 75 ans ou plus (soit 527 000 personnes) vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. Et avec l’âge, le taux de pauvreté augmente : il varie de 6,7% pour les 75-79 ans à 12,5% pour les 95 ans ou plus. “Nous avons revalorisé l’année dernière de plus de 5% les pensions de retraites, nous avons augmenté de 100 euros le minimum contributif”,


101 - Une députée LFI devient présidente d’une commission - Thomas Cazenave est l’invité des 4 vérités du 10 octobre 2024
<p>Aurélie Trouvé, députée la France Insoumise, a été élue à la présidence de la commission des Affaires économiques ce mercredi 9 octobre 2024, sur fonds de dissensions entre la macronie et les Républicains. Pour Thomas Cazenave, député Ensemble pour la République, il s’agit d’une « trahison » de la part de leurs alliés de la droite républicaine : « l’engagement qui a été pris n’a pas été tenu », ajoute-t-il. Selon ce représentant de la majorité, Stéphane Travert était le candidat idéal, ayant déjà été à la tête de cette commission. Selon lui, l’accord initial entre Ensemble et LR était de garder cette commission, mais leurs alliés auraient « préféré laisser une députée de la France Insoumise à la tête de cette commission. » </p><p></p><p>L’alliance du centre-droit serait-elle déjà en train de battre de l’aîle ? Dans un hémicycle divisé où il devient de plus en plus flou de lire les allégeances au gouvernement, quel est le positionnement du clan Macron ? « On ne veut pas que les difficultés à l’Assemblée rejaillissent sur le travail de Monsieur Barnier », explique notre invité. Puis d’ajouter : « On a une responsabilité, on veut que le pays avance, on ne veut pas que le pays soit bloqué. » En un mot : la majorité soutient le gouvernement. « Nous sommes confiants sur le fait que, sur un certain nombre de sujets, on sera entendus par le gouvernement », déclare-t-il, revendiquant l’importance de « construire avec le gouvernement. »</p><p></p><p><strong>La question du budget </strong><br></p><p>Face à Julien Arnaud, Thomas Cazenave développe les ambitions budgétaires de son groupe. L’ancien adjoint de cabinet d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie insiste sur le travail effectué en amont de la passation de pouvoir : « On avait préparé les choses cet été même en étant démissionnaires, et on a fait des propositions au gouvernement de Monsieur Barnier. » Les macronistes veulent-ils continuer de gouverner dans l’ombre alors que le Premier ministre est un élu de droite ? « On soutient Michel Barnier dans son objectif de réduction du déficit », ajoute le député, qui précise vouloir « réduire le déficit public en faisant des économies. »<br></p><p>Sa ligne rouge ? « Le fait que les décisions prises ne soient pas un frein à la croissance ». Les élus Ensemble pour la République tiennent toujours à la croissance économique malgré une dette historique et un besoin d’économies. L’homme politique bordelais détaille la stratégie de son parti : faire une proposition dès qu’ils ne sont pas d’accord avec la ligne du Premier ministre. « On compense à l’euro près parce qu’on est responsable », insiste-il. Par exemple, Thomas Cazenave propose de « remettre sur la table la réforme de l’assurance chômage » débattue sous Gabriel Attal. </p><p></p><p>Les autres lignes rouges de l’extrême centre seraient, selon notre invité, de ne pas « voir les impôts de celles et ceux qui travaillent augmenter » et de ne pas revenir sur la taxe sur l’électricité. Malgré quelques divergences, cet ancien inspecteur des finances concède soutenir beaucoup des propositions avancées par Michel Barnier dans son discours de politique générale, notamment celles concernant les économies à faire du côté des collectivités locales. « Elles représentent 20% de la dépense collective, on estime que c’est normal qu’elles contribuent. » Selon lui, son groupe parlementaire veut « continuer à porter des réformes pour le pays » et va bientôt proposer une loi sur la lutte contre la fraude.</p><p><br></p>


101 - Lutter contre l’entrisme de l’Islam politique à l’école - Sébastien Chenu est l’invité des 4 vérités du 9 octobre 2024
Mardi 8 octobre 2024, une professeure a été agressée par son élève après lui avoir demandé de retirer son voile : cette dernière aurait giflé son enseignante en risposte. Pour Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du Rassemblement national, il s’agit d’un « événement grave » et d'une « atteinte à la laïcité ». Il considère que la lycéenne aurait eu la « volonté d’imposer le voile à l’école » et qu’il s’agit d’une « provocation islamiste » à ne pas prendre à la légère. Face à Julien Arnaud, l’homme politique fustige Anne Genetet, la ministre de l’Éducation nationale, qui a pourtant condamné le geste de l’étudiante, considérant qu’elle n’a pas été « à la hauteur ». Pour le bras droit de Marine Le Pen, il faut mener un combat contre l’Islam politique auquel la jeune ministre aurait déjà renoncé en refusant d’imposer une minute de silence ou un dialogue suite à la commémoration des attentats contre Israël du 7 octobre 2023. De plus, son parti politique aurait demandé en vain au gouvernement d’interdire une manifestation en soutien à la lycéenne organisée ce mercredi 9 octobre 2024, qui risquerait selon eux de troubler l’ordre public. « À part dire que c’est scandaleux, il n’y a pas beaucoup de mesures prises derrière pour lutter contre l’entrisme de l’Islam politique dans l’école », conclut le député d’extrême droite. Le RN, un parti d’opposition ? Une motion de censure du gouvernement Barnier a été déposée par le Nouveau Front Populaire ce mardi 8 octobre. Le Rassemblement national, qui ne l’a pas voté, n’a pas permis à cette motion de censure d’être adoptée par l’Assemblée nationale. Pourtant, Sébastien Chenu l’affirme sur le plateau des 4 vérités, l’extrême droite est bien un « adversaire politique de Monsieur Barnier ». « Ce qui ne veut pas dire que, comme l’extrême gauche, nous allons tout casser », développe-t-il. Il ajoute que ses confrères et lui attendent la proposition de budget du Premier ministre qui sera annoncée ce mercredi 9 octobre 2024. « Voter une motion de censure a priori, sans savoir ce qu’il y a dans la proposition de budget très concrètement, c’est du temps de perdu, de l’agitation, et, finalement, ça ressemble à ce que fait l’extrême gauche, c’est-à-dire vouloir sans arrêt le chaos politique. »Si le vice-président du Rassemblement national lance des piques à la coalition de gauche, sa position par rapport au gouvernement n’en est pas plus claire. Il indique vouloir « trouver des solutions pour les Français. » Les lignes rouges de son parti seraient de « demander des efforts supplémentaires aux Français qui travaillent ou ont travaillé, ainsi qu’aux entreprises, pour réparer les dégâts menés par le gouvernement depuis des années. » Pas de proposition concrète à part une promesse de faire des économies en luttant contre la fraude sur la carte vitale et contre l’immigration. « Il y a jusqu’à 15 milliards d’euros d’économie par an à faire sur le sujet de l’immigration », assure Sébastien Chenu. Rappelons que la dette publique s’élève à 3 000 milliards d’euros. « On ne votera pas le budget parce qu’on est dans l’opposition et qu’on n’est pas d’accord avec cette logique », insiste le député, qui déplore que le gouvernement Barnier soit dans la continuité de la politique menée par Emmanuel Macron depuis 7 ans. Avec un gouvernement « placé sous surveillance » par l’extrême droite et ses alliés ciottistes, il semblerait que l’exécutif ne leur « envoie pas de bons signaux » pour éviter une motion de censure de la part du premier groupe parlementaire à l’Assemblée.


101 - Les mesures qui choquent la gauche - Olivier Faure est l'invité des 4 vérités du mardi 8 octobre 2024
<p>La première motion de censure de l'ère Barnier a été déposée le 4 octobre dernier, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste et député de Seine-et-Marne s'apprête aujourd'hui à la défendre. Il est l'invité des 4 vérités ce mardi 8 octobre 2024. </p><p>Cette motion de censure a peu de chance d'être adoptée, « c'est vraisemblable puisque le RN a décidé de soutenir sans participer à ce gouvernement ». Le Front Populaire accepterait il les voix du Rassemblement national ? Pour Olivier Faure, « ces voix existent et font basculer ou pas un gouvernement ». Aujourd'hui il s'agit de « rappeler les conditions dans lesquelles Michel Barnier a été nommé, il n'est représentant ni du Front populaire, ni du front républicain auquel il n'a même pas participé ». Il dénonce la politique « en trompe l'œil » du Premier ministre, cette motion de censure sera l'occasion de voir « qui est dans l'opposition et qui ne l'est pas ». </p><p></p><p>Interrogé sur l'annonce du dépôt de cette motion intervenue avant le discours de politique générale, le premier secrétaire du Parti socialiste rétorque que les « intentions » du gouvernement étaient connues. « On sait qu'il est tenu par sa propre majorité » déclare l’homme politique. Quant aux mesures « de gauche » annoncées par le Premier ministre comme la taxation des plus grosses entreprises, pour notre invité, s'il lui arrive d'être d'accord avec certaines propositions, « cette imposition exceptionnelle va durer 1 an, 2 ans » mais ne règlera pas les problèmes. « Ce que vous ne faites pas payer aux grandes entreprises vous le faites payer à tous les autres », la justice fiscale prônée n'est selon lui qu'un « trompe l'œil ».</p><p></p><p>Alors que la dette s'élevait à 3 228 milliards d’euros fin juin d'après Institut national de la statistique et des études économiques, il est nécessaire selon la classe politique française de faire des économies. Pour notre invité, si la dette s'est amplifiée à ce point c'est parce que le gouvernement a « multiplié les cadeaux fiscaux aux mêmes ». Pourtant le programme du Front populaire ne semblait pas aller dans le sens de l’économie, avec 100 milliards de dépenses supplémentaires pour 2025. Une situation qu'il explique car « ils n'étaient pas au pouvoir » et n'avaient pas toutes les informations tout en rappelant que son parti a toujours proposé des mesures d'économies. </p><p><br></p><p><u>Immigration, l'autre préoccupation du gouvernement </u></p><p><br></p><p>Mardi 8 octobre 2024, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau va réunir une vingtaine de préfets pour augmenter les expulsions. Il cible également les associations qui font du conseil juridique aux migrants qui sont militantes pour empêcher les expulsions grâce aux fonds publics. Olivier Faure déclare que cette position est « honteuse » pour un pays qui « défend un état de droit ». Les associations ont uniquement la possibilité d'expliquer comment se défendre « par les moyens du droit » aux personnes visées par une OQTF. Cette mesure est « idéologique » et adresse un « message à l'extrême droite ». </p><p>L’homme politique se dit favorable à plus d’application des OQTF, en les réservant aux cas des personnes qui sont les « plus dangereuses pour notre population ». Il fustige le grand nombre de décisions qui résultent de « difficultés dans nos préfectures ».</p><p>La gauche est-elle responsable de l’arrivée de la droite au pouvoir ? C’est en tout cas ce qu’a déclaré Bernard Cazeneuve. « Absurde » déclare Olivier Faure qui affirme qu’Emmanuel Macron n’a « jamais eu l’intention de nommer Bernard Cazeneuve ».</p>
101 - Un an après les attaques du 7 octobre, le choc demeure - Yonathan Arfi est l'invité du lundi 7 octobre 2024
101 - Une motion de censure bientôt pour Michel Barnier ? Philippe Ballard est l'invité du samedi 5 octobre


101 - « Je quitte le groupe Ensemble pour la République » - Stella Dupont est l’invitée des 4V du vendredi 4/10/24
<p>L’ancienne députée de la majorité Stella Dupont a annoncé le jeudi 3 octobre 2024 quitter le parti mené par Gabriel Attal. Cette ancienne partisane de la politique du dépassement du clivage gauche/droite prôné qui a ouvert les portes de l’Élysée à Emmanuel Macron se dit aujourd’hui « interpellée » par l’état actuel de la politique. « Je suis une femme de centre gauche », se présente-elle face à Jeff Wittenberg, expliquant que c’est sensibilité lui tenant à coeur qui l’a amenée à poser sa démission d’Ensemble pour la République. </p><p></p><p>Selon elle, la nomination de Michel Barnier, incarnant une « droite dure » au poste de Premier ministre par le chef de l’État le 5 septembre dernier ne s’accorderait pas avec ses valeurs. Les membres du gouvernement sont pour cette macroniste réformée des personnalités « très à droite, voire réactionnaires », à l’instar de Bruno Retailleau, Laurence Garnier, ou encore Geneviève Darrieussecq. « Ce qui me préoccupe, c’est l’emprise et l’ambiguïté vis-à-vis du Rassemblement national », explique-t-elle, évoquant le recadrement du ministre de l’Économie Antoine Armand par le Premier ministre lorsqu’il excluait le parti de Jordan Bardella de l’arc républicain. </p><p></p><p>Bien qu’elle avoue avoir du respect pour Michel Barnier « compte tenu de son parcours », notre invitée de n’est pas retrouvée dans les mots exprimés par ce dernier lors de son discours de politique général de ce mardi 1er octobre 2024, qu’elle a qualifié d’« assez flou ». « Les gens que je rencontre ne me parlent pas d’immigration, ils me parlent de salaire, de justice, de santé, de logement : c’est ça, les sujets des Français », précise-t-elle, avant d’ajouter être d’accord avec le principe de justice fiscale avancée par le Premier ministre. Selon elle, il faudrait être plus précautionneux au sujet de l’immigration qui ne serait « pas la problématique majeure » au risque de « stigmatiser tous les étrangers », qui font pourtant tourner l’économie du pays. </p><p></p><p><strong>Pas de censure </strong><br></p><p>Si Stella Dupont affiche un désaccord de principe en quittant les bancs de l’Assemblée nationale, après y avoir été réélue en tant que députée aux dernières élections législatives, elle insiste sur sa volonté de ne pas censurer ce nouveau gouvernement. « Je suis animée d’un esprit de coalition, de compromis », détaille cette ancienne socialiste. Puis d’ajouter : « Je suis en retrait car les valeurs et la couleur portées par le gouvernement m’amènent à me dire que je ne peux pas le soutenir ». Dans un élan de rébellion molle, Stella Dupont rejette le gouvernement sans vouloir le censurer complètement, par « responsabilité ». « Nous sommes dans un moment de possible désordre dans le pays qui nous donne une responsabilité induisant à chercher les compromis », indique-t-elle. Dans les mois qui suivent, elle se contentera donc de voter pour ou contre les lois ainsi qu’être « force de proposition. » Puis de préciser : « Je pourrais être amenée à censurer le gouvernement si des mesures me semblaient en dehors de l’état de droit, de l’esprit français et du vivre ensemble. » </p><p></p><p>« Mon intention première n’est pas de voter la censure, surtout s’il n’y a pas d’alternative à gauche. » La faute à une gauche « désordonnée », qui amène notre invitée à vouloir réunir les personnes partageant sa sensibilité de centre gauche, qui seraient dispersées dans divers partis, allant des Socialistes aux Républicains, en passant par Ensemble et le Modem. « On a besoin de se regrouper, je pense qu’on a besoin de lisibilité car les Français ne comprennent pas. Il faut que nous soyons plus audibles pour contribuer au débat et à l’arbitrage », insiste celle qui admet se « projeter vers demain », ne reniant pas totalement son allégeance au mouvement du chef de l’État. </p>


101 - Impôts : qui va payer plus ? Laurent Saint-Martin est l'invité des 4V du 3 octobre 2024
<p>Pour qui seront les hausses d’impôts ? C’est à Laurent Saint-Martin, ministre chargé du Budget et des Comptes publics, d’annoncer cette nouvelle claque qui risque de froisser davantage les Français. Avec 60 milliards d’économie à réaliser pour tenter de redresser les finances publiques dans le rouge, le gouvernement Barnier s’attelle à la tâche. C’est un coup dur pour les retraités, premières victimes collatérales de cette chasse aux économies. En effet, le gouvernement a annoncé ce mercredi 2 octobre 2024, que les pensions de retraite ne seront finalement pas augmentées au 1er janvier, comme cela avait été pourtant promis. Le calendrier ministériel prend déjà du retard en repoussant de quelques mois cette mesure que de nombreux retraités attentaient avec beaucoup d’impatience. Pourquoi les mettre ainsi à contribution ? « Avec 6% de déficit en 2024, c’est grave, il faut agir. Le redressement des comptes publics va être l’affaire de tous […] c’est la conséquence de ce qui s’est passé ces dernières années avec un État qui a protégé pendant la crise Covid, pendant l’inflation avec les boucliers qui ont été mis en place » explique Laurent Saint-Martin sur le plateau des 4 vérités ce jeudi 3 octobre 2024. Ce dernier appelle à la responsabilité de tous pour résoudre la crise économique dans laquelle la France s’est enlisée, faute selon lui du « quoi qu’il en coûte » qui aurait fragilisé les comptes publics. Pour maîtriser les finances publiques, le ministre chargé du Budget vise à réaliser quatre milliards d'économies sur les pensions de retraite. Le plan prévoit notamment une désindexation partielle des pensions par rapport à l’inflation en 2025, un ajustement qui permettrait de ralentir la hausse automatique des pensions. D’autres pistes incluent le report de certaines hausses de pensions pour les retraités les mieux lotis. Le gouvernement affirme que ces réformes sont nécessaires pour assurer la pérennité du système de retraites, tout en insistant sur le fait que les pensions des retraités les plus modestes ne seront pas affectées.</p><p>Cependant, cette proposition suscite des critiques de la part de syndicats et d'associations de retraités, qui craignent une perte de pouvoir d'achat pour les seniors. Le gouvernement défend, quant à lui, un effort "juste et nécessaire" dans un contexte budgétaire tendu. « C’est logique, c’est tout simplement un lissage par rapport à ce qui à l’augmentation qui a eu lieu en 2024 » défend notre invité. </p><p></p><p><u>Hausse des impôts : qui sont « les plus fortunés »</u> ? </p><p></p><p>Dans cette grande traque aux économies, la sécurité sociale pourrait elle aussi asséner le coup de grâce aux Français. Selon une enquête des Échos, le remboursement des consultations médicales pourrait lui aussi être revu à la baisse passant de 70% à 60%. Le texte de projet de loi de financement de la sécurité sociale sera présenté la semaine prochaine et devrait contenir un certain nombre de mesures visant à réduire les dépenses dans leur globalité. « On le fera pas de façon verticale. Il y a besoin de dialogue et il reste un débat parlementaire […] si la France n’est pas au rendez-vous du redressement des finances publiques, pour tout le monde - l’État, la sécu, les collectivités et toutes les parties prenantes de ce qui font nos finances publiques - que se passera-t-il ? » alerte Laurent-Saint-Martin qui demande un effort supplémentaire aux plus fortunés. En effet, dans son discours de politique générale, Michel Barnier a sollicité ces 0,3% de privilégiés à contribution. Le nouveau Premier ministre souhaite concilier justice sociale et compétitivité économique. S’il reconnaît la nécessité d’une fiscalité juste, il plaide pour une fiscalité plus équitable, notamment en réformant l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) afin de garantir qu'il ne pénalise pas excessivement les classes moyennes et les propriétaires. Il prône une approche "pragmatique", basée sur un équilibre entre la taxation des plus aisé</p>


101 - Sécurité, immigration : ce que Barnier veut changer - Catherine Vautrin est l'invitée des 4V du 2 octobre 2024
<p>C’est la numéro 3 du gouvernement… Déjà rompu à l’exercice, Catherine Vautrin, anciennement ministre du Travail, de la Santé de la Solidarité a renouvelé ses vœux, cette fois au Partenariat avec les territoires et à la Décentralisation. Cette dernière était donc aux premières loges pour écouter Michel Barnier, son nouveau patron, lors du discours de politique générale, ce mardi 1er octobre 2024. De nombreux sujets ont été évoqués à commencer par un dossier qui tient particulièrement à cœur à droite de l’échiquier politique : la sécurité et l’immigration. Cette question réapparaît sur le devant de la scène à l’heure où Philippine, une étudiante de 19 ans, agressée sexuellement puis tuée, par un récidiviste sous le coup d’une OQTF. Alors que les hommages se succèdent, Michel Barnier a dévoilé dans les grandes lignes son programme en matière de politique migratoire. Serrer la vis et agir avec plus fermeté oui, mais avec humanité ! L’ancien négociateur en chef qui avait dû redoubler de diplomatie pour les accords du Brexit ne semble pas avoir changé de cap. En effet, il revendique une approche stricte mais juste. </p><p>Parmi ses propositions, Michel Barnier plaide pour des peines plus courtes exécutées dans des prisons spéciales. « La réponse pénale peut être améliorée avec notamment une réflexion sur les prisons […] ainsi que sur l’excuse de minorité. Tout ça nécessite des réponses et un accompagnement » défend Catherine Vautrin. Bien déterminé à légiférer, le Premier ministre souhaite également augmenter le temps de rétention, aujourd’hui limité à 90 jours maximum, ce qui implique la mise en place de nouveaux centres de rétentions. Une proposition qui ne colle pas franchement avec la politique budgétaire, revue à la baisse ces derniers mois. « Sur le sujet de l’immigration, il faut avoir deux idées en tête : mieux organiser l’immigration pour mieux intégrer parce que le sujet c’est l’accompagnement de ceux et celles qui s’installent dans le temps » nuance la ministre. Sur ce point, Nicolas Sarkozy ne transige pas avec la fermeté et s’aligne du côté de la politique de Bruno Retailleau qui souhaite adopter une position très stricte sur l'immigration. Depuis plusieurs années, le nouveau ministre de l’Intérieur défend des mesures radicales pour mieux contrôler les flux migratoires et limiter l'immigration en France, tout en appelant à une réforme en profondeur des politiques migratoires. « Il faut être plus clair sur l’organisation de nos frontières. Très concrètement, il faut mieux accueillir pour mieux intégrer et permettre un parcours de vie » affirme notre invitée. </p><p></p><p><u>Hausse d’impôt : Michel Barnier reste flou</u></p><p></p><p>Lors de son discours de politique générale, Michel Barnier a manqué, pour certains, de précision. Ce dernier est resté dans le flou, notamment sur la question des impôts. Devant l’Assemblée, il a plaidé pour une baisse de la pression fiscale, qu'il considère trop élevée. Selon lui, la fiscalité doit être "plus juste et plus compétitive" pour relancer l'économie et renforcer l'attractivité du pays. Il a dénoncé ce qu'il appelle un "ras-le-bol fiscal" et insisté sur la nécessité de réduire les impôts pour les classes moyennes et les entreprises. « Ça passe par des économies sur le fonctionnement de notre pays […] il faut qu’on regarde les normes par leur coût. Plus de six milliards dans l’économie du pays » défend Catherine Vautrin qui rappelle l’importance de réévaluer les finances publiques afin de corriger le mille-feuilles administratif qui creuse aujourd’hui la dette. </p>


101 - Hausse d'impôts, immigration, guerre au Proche-Orient... Yaël Braun-Pivet est l'invité des 4V du 30 septembre 2024
<p>Après plus de trois mois et demi d’instabilité et d’incertitude politique, le premier ministre Michel Barnier doit prononcer son discours de politique générale devant l’Assemblée le 1er octobre. La séance, présidée par Yaël Braun-Pivet, est très attendue par les Français ainsi que par les parlementaires. Un moment qui risque d’être « tendu », déclare la présidente de l’Assemblée nationale, parce que « certains contestent jusqu’à [la] nomination même » du premier ministre. Mais la femme politique se dit « sereine » : « je suis convaincue de vivre un jour et des moments importants à l’Assemblée ».</p><p></p><p>Après plusieurs semaines de polémique autour d’une possible hausse d’impôts qui pourrait être annoncée le 1er octobre, Yaël Braun-Pivet est « favorable pour que nous fassions un effort commun pour que le budget de notre pays soit davantage à l’équilibre”. Dans la ligne du parti présidentiel, elle pointe qu’il faut également travailler sur les dépenses. L’élue Renaissance, signale qu’il « ne faut pas toucher à notre trajectoire et surtout, ne pas casser la croissance ». Au sein du camp macroniste, les avis sont divisés. Gérald Darmanin a, lui, affirmé qu’il ne soutiendrait pas une hausse d’impôts, tandis que 27 députés du groupe Ensemble pour la République ont signé une tribune s’opposant à de telles mesures. Parmi eux, Aurore Bergé, Marie Lebec ou l’ancien chef de groupe Sylvain Maillard. Le parti se déchire-t-il sur cette question ? « Absolument pas. », répond Yaël Braun-Pivet. Pour la présidente de l’Assemblée nationale, ces désaccords sont légitimes. « Il faut que ce débat ait lieu », indique-t-elle.<br></p><p>D’autres annonces sont attendues, notamment sur les questions de sécurité et d’immigration. Le samedi 21 septembre, une jeune fille de 18 ans, Philippine, a été retrouvée morte le dans le bois de Boulogne. Le principal suspect se révèle être un Marocain de 22 ans sous obligation de quitter le territoire suite à une première condamnation pour viol. Un drame qui a remis au centre des préoccupations la problématique du suivi judiciaire. La première victime du suspect a rédigé une lettre poignante qui a été diffusée dans la presse : elle demande notamment la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la récidive. La présidente de l’Assemblée nationale n’y est « pas opposée par principe ». <br></p><p>Alors que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui s’est exprimé le dimanche 29 septembre sur LCI, remet en question l’État de droit, regrettant ne pas pouvoir faire de référendum sur l’immigration ». Des déclarations qui « inquiètent » Yaël Braun-Pivet. « L’État de droit, c’est ce qui protège nos citoyens, c’est le principe de séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. », a-t-elle énoncé. L’élue Renaissance rappelle que « le Parlement est là pour légiférer » et « contrôler l’action du gouvernement ». Celle qui a présidé la commission des lois signale qu’actuellement, les délinquants étrangers sont déjà systématiquement expulsés lorsqu’ils ont purgé leur peine. <br></p><p><u>Yaël Braun-Pivet soutient les opérations militaires de Benyamin Nétanyahou au Liban</u></p><p></p><p>Concernant la situation au Proche-Orient, suite aux attaques d’Israël envers le Liban, une déclaration de Jean-Luc Mélenchon fait déjà polémique. Le leader de la France Insoumise estime que la France ne demanderait aucune sanction contre Israël au niveau européen car « le ministre qui a été désigné pour s'occuper de l'Europe est quelqu'un qui est acquis à la politique » du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, sans citer toutefois de nom. Commentant les opérations militaires israéliennes à Gaza, Benjamin Haddad avait en effet affirmé : « Je ne suis pas pour un cessez-le-feu, Israël a le droit de se défendre contre le terrorisme. C’e</p>


101 - Liban, vers une guerre totale - Bernard Guetta est l'invité des 4V du 28 septembre 2024
<p>Un nouvel épisode d’une rare violence frappe le Moyen-Orient. En effet, Israël a franchi un nouveau palier cette semaine avec les récentes frappes aériennes contre des positions au sud du Liban. Ces bombardements, survenus en réponse à des tirs de roquettes attribués au Hezbollah, illustrent la montée des hostilités dans une région déjà en proie à l'instabilité.<br>Ces attaques surviennent dans un contexte de vives tensions liées à l'escalade des violences israélo-palestiniennes, notamment dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Israël a justifié son intervention comme une "réponse nécessaire" pour assurer la sécurité de ses citoyens après plusieurs jours de tirs de roquettes en provenance du Liban.<br>De l’autre côté de la frontière, le gouvernement libanais dénonce une violation flagrante de sa souveraineté et appelle à l'intervention de la communauté internationale. Les populations civiles du sud du Liban, particulièrement touchées par les bombardements, se trouvent une nouvelle fois prises au piège dans un cycle de violences récurrentes.<br><br>Ce vendredi 7 septembre 2024, la banlieue sud de Beyrouth, QG présumé du Hezbollah et de son leader Hassan Nasrallah, a été massivement visée. La situation suscite une inquiétude croissante au sein des instances internationales, qui redoutent une escalade incontrôlable entre Israël et le Hezbollah, avec des répercussions potentielles sur l’ensemble de la région. Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à la retenue et à la désescalade, tandis que les appels à un cessez-le-feu se multiplient. Des avertissements qui ne semblent visiblement pas désarmer Benyamin Netanyahou. « Il veut détruire le Hezbollah. C’est très clair. Il fait tuer systématiquement tous les cadres militaires de ce mouvement » affirme Bernard Guetta, député européen du groupe Renew. Tandis que les bombardements se multiplient et gagnent petit à petit du terrain, les pays du Moyen-Orient n’ont pas tardé à réagir. Pour l’Iran, c’est une escalade qui change les règles. Pourtant, Benyamin Netanyahu n’aurait pas encore usé de toutes ses cartouches. Et ses munitions pourraient se révéler bien plus dévastatrices et puissantes : « La force et l’avantage de Benyamin Netanyahou, c’est la faiblesse de l’Iran. C’est pour ça qu’il s’attaque au Hezbollah. Il pense que l’Iran ne pourra pas intervenir directement contre lui » explique notre invité qui alerte sur le risque d’une riposte iranienne : « ça pourrait donner une raison d’aller bombarder les installations atomiques de l’Iran ». Pour Bernard, le scénario d’un embrasement général est quasi nul. Ce dernier souhaite en revanche attirer l’attention de l’opinion sur la « dégradation » de la situation, déjà très préoccupante, au Moyen-Orient. Alors, que peut faire la communauté internationale et notamment l’Europe pour stopper un Benyamin Netanyahou presque intouchable et indestructible ? Personne ne semble avoir les épaules assez larges pour contre-attaquer. Par peur des représailles, par crainte d’ajouter de l’huile sur le feu, par conflit d’intérêt ou par un simple manque de volonté, aucun pays ne s’y jusqu’ici risqué. « Personne ne peut faire quelque chose […] parce que les Occidentaux sont partagés entre deux réactions possibles : ils ne veulent pas que l’Iran et ses alliés puissent gagner cet affrontement et d’un autre côté ils veulent qu’Israël arrête son offensive » explique Bernard Guetta.<br><br><u>Ukraine : un soutien américain suffisan</u>t ?<br><br>En Ukraine, la frappe russe continue de mettre le pays à feux et à sang. Alors que les combats se poursuivent avec intensité dans l'est et le sud du pays, Washington a annoncé l'envoi de nouveaux équipements militaires, dont des systèmes de défense aérienne avancés et des munitions de précision, afin d'aider Kiev à repousser les forces russes. Cette aide, estimée à plusieurs centaines de millions de dollars, intervient alors que l'Ukraine fait face à une recrudescence des bombardements russes sur ses infrastructures c


101 - AME, politique migratoire... Frédéric Valletoux est l'invité du 27 septembre
<p>Avec sept autres anciens ministres de la santé, Frédéric Valletoux, député Horizon Seine et Marne, signe une tribune dans le journal Le Monde. Celle-ci demande le maintien de l’aide médicale d’État. Il s’agit de l’un des débats qui ont surgi cette semaine, après que Bruno Retailleau, nouveau ministre de l’Intérieur, ait ouvert ce dossier explosif, arguant qu’il avait l’intention de revoir le dispositif afin d’ajuster, voire supprimer, cette prise en charge de soins médicaux jusqu’ici garantie aux étrangers en situation irrégulière, estimant qu’elle est une « aspiration à l’immigration ». Des déclarations qui ont provoqué de vives réactions à gauche. Citant un rapport commandé par Elisabeth Borne il y a quelques mois, Frédéric Valletoux conteste les arguments du ministre de l’Intérieur. Ce rapport a démontré que l'aide médicale d’État (AME) n’était pas du tout une source d’attractivité pour les étrangers, et, plus, qu’elle était nécessaire en matière de santé publique. « Ne pas soigner les gens qui portent des maladies, des pathologies, des infections, et qui arrivent sur notre territoire, c’est les retrouver quelques semaines ou mois plus tard dans des états beaucoup plus dégradés pesant sur notre système de santé », alerte aussi l’ancien ministre. </p><p> </p><p>Concernant la politique migratoire de la France, le député du parti créé par Édouard Philippe invoque une nécessité d’être « plus efficace » dans les outils que la France possède déjà. « Mais il ne s’agit pas de chercher à faire porter le sujet de la pression de la politique migratoire sur tel ou tel type de personne immigrée, simplement d’être efficace », tempère-t-il. </p><p></p><p><strong><u>Marine Le Pen, une interlocutrice qui s’est rendue nécessaire ?</u></strong></p><p> </p><p>Cette semaine, le gouvernement Barnier a fait ses premiers pas. En ce tout début d’aventure, il a déjà connu certains couacs et recadrages, et même un coup de téléphone passé par Michel Barnier à Marine Le Pen. À propos de ce nouveau gouvernement, Frédéric Valletoux considère qu’il serait préférable de chercher des consensus plutôt que des voies de débat comme l’a fait Bruno Retailleau, qui a d’ores et déjà provoqué plusieurs tensions, en s’opposant notamment à Didier Migaud en dénonçant un « droit à l’inexécution des peines ». L’appel passé par Michel Barnier à Marine Le Pen n’a d'ailleurs pas « choqué » l’invité des 4 vérités. Si, pour lui, la femme politique ne fait pas partie de l’arc républicain, elle est en revanche un membre parlementaire qui a du poids. C’est pourquoi certains politiques, comme le chef de son parti, Édouard Philippe, sont en quelque sorte forcés d’échanger avec elle. « C’est une erreur de considérer qu’on ne peut pas échanger avec le RN dans le cadre de l’assemblée nationale ». </p><p> </p><p>À cause de la dissolution de l’Assemblée nationale survenue peu après sa nomination, Frédéric Valletoux n’est resté ministre de la Santé et de la Prévention que quelques mois, du 8 février 2024 au 21 septembre 2024. Depuis la réélection du président Macron, pas moins de six ministres de la Santé se sont succédé. Dans ce contexte, comment est-il possible de proposer une politique solide ? En tout cas, le ministre éclair juge que cette « valse des ministres » est « paradoxale » et « regrettable » pour mener des combats sur le long terme. </p><p> </p><p>Compte tenu de la dissolution, le débat sur la fin de vie avait été lui aussi arrêté. Plusieurs associations et malades demandent qu’il soit repris. Le député Horizons le souhaite également. </p>


101 - Affaire Philippine, réforme des retraites, augmentation des impôts... Thomas Ménagé est l'invité du 26 septembre 2024
<p>Samedi 21 septembre, une étudiante de 19 ans a été retrouvée morte, enterrée dans le Bois de Boulogne à Paris. Mardi 24 septembre, le meurtrier présumé a été arrêté en Suisse. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide et viol. Le suspect ? Un ressortissant marocain soumis à une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Dans la foulée, les réactions des responsables politiques, à droite et à gauche, se sont enchaînées. Il faut « changer une politique pénale qui, depuis très longtemps, a laissé s'installer ce droit à l'inexécution des peines », a commenté le nouveau locataire de la place Beauvau, Bruno Retailleau. « Il y a nécessité de voir les défaillances qu’il y a eu. Il y a bien eu du laxisme judiciaire », fustige Thomas Ménagé, député RN du Loiret, invité des 4 Vérités ce jeudi 26 septembre 2024, sur France 2. « Pourquoi cette personne sous OQTF a été libérée plus tôt ? Elle avait été condamné à sept ans de prison pour viol et libéré plus tôt (car il était mineur au moment des faits NDLR) et on l’a laissé avec assignation à résidence dans un hôtel en lui demandant de pointer, alors même qu’il était dangereux, il avait déjà violé une étudiante ». Selon lui, il faudra « évoluer sur un certain nombre de textes ». « Au Rassemblement national, nous souhaitons éviter ce genre de cas avec une double peine : quand vous allez en prison vous passez à la case avion sans passer par la case libération. On ne peut plus laisser des bombes humaines sur notre sol ». </p><p></p><p><u>Les ratés de l’État ? </u></p><p></p><p>Faut-il également faire évoluer la loi concernant les mineurs ? « Aujourd'hui il y a un problème. On voit que la délinquance à changé et qu’il y a eu un ensauvagement. Quand vous êtes capables de tuer, de violer, vous devez être traités comme les majeurs », estime Thomas Ménagé. </p><p>Sur le sujet, le nouveau ministre de l'Intérieur s'est dit ouvert à travailler avec son homologue à la Justice, Didier Migaud. Mais visiblement, les deux hommes ne semblent pas être sur la même ligne politique. « Le grand écart ne pourra pas durer. On a eu sept ans de En même temps, on s’est rendus compte que ça ne fonctionnait pas. Il y va y avoir un moment où la souplesse gouvernementale ne marchera pas », assume l’élu Rassemblement national. </p><p></p><p>Se pose également les laissez-passer consulaires pour contraindre les pays d’origine à récupérer leurs ressortissants. « Il faut rentrer dans un rapport de force diplomatique avec un certain nombre de pays », commente Thomas Ménagé, qui se dit favorable également au fait de réduire « l’aide au développement », de revoir la question des Visa et de « stopper les transferts d’argent des diasporas ». </p>


101 - Impôts, dépenses… Il y a urgence ? François de Velleroy de Galhau est l'invité du 25 septembre 2024
<p>C’est le dossier le plus urgent de cette rentrée. Depuis son arrivée à la tête du gouvernement, Michel Barnier se penche sur l’épineuse question du budget 2025, avec une dette publique record puisqu’elle a atteint 110,6 % du produit intérieur brut (PIB). Elle a particulièrement augmenté : elle ne représentait que 66 % du PIB en 2007. Alors que les hausses d’impôts semblent être sérieusement envisagées par le nouveau Premier ministre, le camp présidentiel s’oppose à une telle décision. C’est pourtant ce que recommande le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, interviewé le 25 septembre 2024 dans les 4V. Pour réduire la dette de la France, il faut « combiner réduction des dépenses et certaines mesures fiscales », certifie-t-il. Le ministre de l’Économie, Antoine Armand, a parlé du pire déficit de son histoire. Un diagnostic qui n’est pas contestable selon François Villeroy de Galhau qui affirme : « Nous accumulons depuis trop longtemps trop de déficit et donc trop de dettes. Cette situation ne peut plus durer ». Le gouverneur de la Banque de France pense aux générations futures qui partent désormais avec un poids lourd à porter. La charge de la dette s’élève actuellement autour de 50 milliards et « ça va continuer à monter », indique-t-il. « Des dépenses du passé nous empêchent de faire des dépenses d’avenir comme l’éducation », regrette l’ancien directeur général délégué de BNP Paribas.<br></p><p>Le haut fonctionnaire explique que les prêteurs internationaux demandent à la France de réagir face à ce déficit record. En effet, la dette coûte de plus en plus cher, « plus que nous devons dépenser pour la défense nationale” informe François Villeroy de Galhau. Au début du mois de juin, avant les élections, l’écart de taux d’intérêt (le Spread) avec l’Allemagne était d’environ 0,50%. Maintenant, il s’élève à 0,80%. « Il faut vraiment soigner cette maladie », martèle le gouverneur de la Banque de France. Celui-ci préconise donc une hausse « d’impôts ciblés, justes » pour les hauts revenus et les grandes entreprises, ainsi qu’une réduction significative des dépenses publiques. Cela semble avoir été entendu par Michel Barnier, qui a évoqué la même idée. Concernant les dépenses, le haut fonctionnaire constate un manque d’efficacité. « Nous avons - à peu près - le même modèle social que nos voisins européens, les mêmes services publics, et je crois beaucoup à ce modèle social. Le problème, c’est que ça nous coûte beaucoup plus cher, nous sommes moins efficaces », analyse-t-il. Il serait possible d’économiser 300 milliards en observant ce qui marche le mieux chez nos voisins.</p><p></p><p><u>Une réduction des dépenses ne devrait pas rompre la croissance</u><br></p><p>Pour le gouverneur de la Banque de France, pas d’inquiétude à avoir à propos de la croissance qui pourrait être cassée par la réduction des dépenses. « Ça fait 40 ans qu’on dit que ce n'est pas le moment et qu’il ne faut pas casser la croissance. Résultat : on se retrouve avec cette dette publique, qui dérape et qui est à plus de 110% du PIB, qui lui est très supérieur à la moyenne européenne », explique François Villeroy de Galhau. Sur le plan de la croissance, le moment est favorable pour le haut fonctionnaire : « Parce que nous prévoyons à la Banque de France une reprise modérée, facilitée par la baisse de l’inflation ». L’objectif officiel : baisser le déficit public sous le seuil de 3% de produit intérieur brut à l'horizon 2027. « Ce n’est pas réaliste », affirme François Villeroy de Galhau, qui prône plutôt de viser 2030.</p>


101 - Gouvernement Barnier, hausse des impôts, immigration... Marine Tondelier est l'invitée du 24 septembre 2024
<p>Lundi 23 septembre, le nouveau gouvernement s’est réuni pour le premier conseil des ministres. Après des semaines de tractations, Michel Barnier a enfin annoncé le casting de son équipe. Elle est majoritairement composée de personnalités issues du parti Les Républicains et de l’ex majorité présidentielle. A gauche, on grince des dents. « C’est tragique, ce qui se passe pour la France. Ça ne reflète pas le résultat des élections. Ça laissera des traces démocratiques », souligne Marine Tondelier, invitée des 4 Vérités, mardi 24 septembre 2024, sur France 2. </p><p>Ce nouveau gouvernement est marqué notamment par l’arrivée de personnalités conservatrices notamment Bruno Retailleau à l’intérieur ou Laurence Garnier à la consommation. Néanmoins, avant de prononcer son discours de politique générale, le 1er octobre, le nouveau Premier ministre se veut rassurant. « On n’est pas nés de la dernière pluie. Ces gens sont très à droite. (..) Nous avons sûrement des défauts mais on a le mérite de la constance. On avait un programme clair pour les Français », estime la secrétaire nationale des Écologistes, qui pointe du doigt les désaccords entre certains membres du gouvernement entrant, notamment sur le plan fiscal. « Il y a eu un sketch pendant quinze jours ». </p><p></p><p>PMA, le droit à l'IVG, les droits LGBT… Dans son allocution télévisée sur France 2, dimanche 22 septembre, Michel Barnier a également tenu à rassurer sur leur garantie. « Ce gouvernement envoie un message terriblement humiliant à beaucoup de Français, des Français que nous avions décidé de soutenir. (…) On est extrêmement inquiets et je leur apporte tout mon soutien », souligne Marine Tondelier. </p><p></p><p>Dans sa première interview accordée au Figaro en tant que ministre de l’Intérieur, ce mardi 24 septembre, Bruno Retailleau, évoque notamment l’immigration et souhaite notamment augmenter les expulsions et s’engage à mettre «un coup d’arrêt» aux entrées illégales d’étrangers en France. « Je veux m’adresser à tous les Français qui pensent que l’immigration est la cause de tous les maux des Français. Les maux des Français ce n’est pas l’immigration, ce sont les politiques macronistes qui ont fait des cadeaux aux plus riches », réagit la chef de file écologiste. « Bruno Retailleau n’est une chance pour personne », tacle-t-elle. </p><p></p><p><u>Budget : vers une hausse d’impôts ? </u></p><p></p><p>Elle déplore les « onze semaines dirigées par un gouvernement démissionnaire » et vise Emmanuel Macron. Sur le plan fiscal, Michel Barnier s’est dit notamment ouvert à augmenter les impôts pour les personnes les plus aisées. « Je ne suis pas naïve. Tous les arbitrages ont été faits par le gouvernement démissionnaire cet été », précise Marine Tondelier. </p><p><br></p>
101 - Gouvernement M. Barnier, augmentation des impôts, sujets sociétaux... Sylvain Maillard est l'invité du 23 septembre 2024


101 - Gouvernement : la gauche simple spectatrice ? Karim Bouamrane est l'invité des 4V du 21 septembre 2024
<p>L’horloge ministérielle semble définitivement au ralenti… En effet, Michel Barnier ne s'est toujours pas prononcé sur ceux et celles qui composeront son gouvernement. Si des noms circulent à l’instar de celui de Bruno Retailleau pour prendre la place de Gérald Darmanin au poste de ministre de l’Intérieur, rien n’est encore gravé dans le marbre. Pour l’heure, 38 ministres seraient pressentis pour prendre la relève du gouvernement démissionnaire dont 10 personnalités issues de l’ex majorité et trois de droite. Une composition qui penche davantage à droite malgré le score des élections législatives qui donnaient l’avantage à la gauche. Parmi ceux qui ont décliné l’invitation de Michel Barnier,<strong> </strong>Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen, ne pouvait envisager une telle cohabitation. Et ce dernier se désole du spectacle politique offert aux électeurs de gauche : « On arrive premier et on se retrouve avec un gouvernement de droite sous tutelle du Rassemblement National. On a vu la colonne vertébrale de ce gouvernement qui se profile […] assez dur en termes de valeurs conservatrices » argue notre invité, très préoccupé par la politique régressive qui se dessine en défaveur « des minorités ». Le vice-président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis tient à alerter l’opinion publique sur ce qui reste de fracturer la France encore davantage, c’est-à-dire « des mesures libérales portées par une idéologie liberticide ». </p><p></p><p><u>Gouvernement : la droite se rassemble, la gauche se divise</u></p><p></p><p>Ce samedi 21 septembre 2024, la gauche va défiler dans les rues de la capitale aux côtés des organisations de la jeunesse mais également de La France Insoumise et des Écologistes. Une grande marche pour manifester leur désarroi depuis la nomination de Michel Barnier, qui a provoqué l’indignation mais également fragilisé la coalition de gauche, notamment au sein de LFI. Karim Bouamrane s’applique à rester fidèle à sa famille politique, il désapprouve cependant la stratégie employée par la gauche, et notamment par le fief de Jean-Luc Mélenchon, en tête de cortège. « Il aurait fallu être dans un chemin de compromis, de discussion. Je reste convaincu que le gouvernement Barnier ne tiendra pas et qu’il sera empêché […] nous à gauche, devons nous préparer pour la suite et faire en sorte qu’il n’y ait pas de bis repetita » explique le maire de Saint-Ouen. </p><p></p><p>Connue pour son engagement en faveur des quartiers populaires, la nouvelle star de la gauche souhaite recentrer le débat sur des sujets qui lui sont chers : le pouvoir d’achat, la santé et le logement. « Nous devons être en capacité de répondre favorablement à ces demandes » poursuit notre invité. C’est la raison pour laquelle son nom eut été évoqué un temps pour le poste de Premier ministre. Sur la short list des favoris de gauche du Premier ministre, ce dernier n’a jamais envisagé intégrer le gouvernement Barnier. « En ce qui me concerne, participer au gouvernement de Michel Barnier aurait été faire preuve de compromission […] lorsqu’on est de gauche, on a des marqueurs. Et aujourd’hui participer à un gouvernement qui est porté par des valeurs libérales et en plus sous tutelle du RN […] je ne pourrais pas » explique notre invité qui s’interroge toujours sur la légitimité d’un gouvernement au pouvoir. « La gauche est arrivée première. Comment on explique que la gauche se retrouve dans l’opposition avec un Premier ministre de droite ? » fustige-t-il. </p><p></p><p>Devenu spectateur de ce théâtre politique qui prend l’allure d’une farce, Karim Bouamrane tire des leçons des désaccords passés au sein du Parti Socialiste. En effet, le PS s’était opposé à la candidature de Bernard Cazeneuve, pourtant ancien socialiste. Aujourd’hui, ce dernier regrette les tergiversations et les blocages lors des négociations pour soumettre un candidat à Matignon : « On a manqué de méthode. Il aurait fallu tout de suite appréhender des discussions avec </p>


101 - Gouvernement : quelle ligne et quelles assise ? - Franck Riester est l'invité des 4V du 20 septembre 2024
<p>C’est un numéro d’équilibriste particulièrement périlleux… Sur cette corde politique très fine, Michel Barnier, pourtant rompu à l’exercice, doit redoubler de vigilance. Le nouveau Premier ministre était attendu à l’Élysée ce jeudi 19 septembre 2024 pour soumettre à Emmanuel Macron sa proposition de gouvernement. Tous les Français sont suspendus aux lèvres de l’ancien négociateur, dans l’attente d’une équipe ministérielle transpartisane, capable de rassembler la gauche et la droite, si tant est que ce soit encore possible… Parmi les bruits de couloir qui ont fuités bien au-delà des murs du palais, la rumeur d’un gouvernement paritaire composé de 38 ministres dont 10 ministres de l’ex majorité et trois ministres de droite pourrait se confirmer. « Il peut y avoir des réglages d’ici l’annonce du gouvernement. On attendait cette réunion […] nous ne serons jamais force de blocage mais en même temps nous avions des questions sur le fond mais aussi en matière d’équilibre gouvernementale pour que l’incarnation de l’unité de ce socle entre le camp présidentiel et les LR puisse se traduire dans l’organisation du gouvernement » rapporte Franck Riester, ministre démissionnaire du Commerce extérieur, de l’Attractivité de la Francophonie et des Français de l’étranger. </p><p>Le gouvernement démissionnaire aurait-il fait pression sur Michel Barnier pour que ce dernier réévalue sa copie ? En effet, le gouvernement Barnier penchait davantage à droite en début de semaine, avec une force républicaine importante. « On a un message simple. Il ne faut pas qu’il y ait un bloc qui écrase les autres et qu’il y ait une représentation arithmétique du poids de chaque groupe au sein du gouvernement. Le groupe Ensemble pour la République représente presque la moitié des députés qui veulent soutenir le Premier ministre donc c’est logique qu’ils aient la moitié des postes en responsabilité pour que l’incarnation de cette unité puisse être très claire aux yeux des Français » avance notre invité. Cette hypothèse est donc loin de refléter le résultat des urnes… Ce qui devrait crisper davantage les électeurs, qui ont donné une majorité relative à la gauche. Avec 10 ministres de l’ex majorité potentiellement dans la course, où est le changement que les Français ont exprimé au second tour des élections législatives ? « Il y a un grand renouvellement de ministre et il y a une présence des LR qui est bien plus importante. Personne n'a gagné ces élections mais le socle que nous allons représenter entre le camp présidentiel et les LR et le socle le plus important à l’Assemblée nationale. Il doit refléter tant sur l’incarnation du gouvernement, tant que sur les idées ce rassemblement, cette unité et cette stabilité politique » martèle le ministre démissionnaire. </p><p></p><p><u>Gouvernement : la liste dévoilée aujourd’hui</u> ? </p><p></p><p>Qu’en est-il de la coalition de gauche qui arrive en tête des votes lors des législatives anticipées ? La rupture entre le Nouveau Front Populaire et l'Élysée semble définitivement consommée. Plusieurs figures politiques, comme Olivier Faure du Socialiste, ont dénoncé un "déni démocratique", accusant Emmanuel Macron de piétiner les résultats des élections législatives. Jean-Luc Mélenchon monte le ton d’un cran, qualifiant le coup de force du chef d’État de "vol du peuple français", tandis que Marine Tondelier des Verts a exprimé son indignation face à ce qu'elle perçoit comme un mépris des électeurs. Une motion de censure contre cette nomination ainsi qu’un appel à la destitution ont été déposés en marge des négociations. Malgré ces dérapages, le camp Macron campe sur ses positions : « Ce gouvernement a la volonté de mettre en place de la stabilité pour répondre aux questions de nos compatriotes et d’aller vite sur un certain nombre de sujets qui sont prioritaires en matière de sécurité, d’économie, de pouvoir d’achat. J’espère que début de semaine prochaine, tout le monde sera au travail » martèle Franck Riester, qui confirme


101 - Gouvernement Barnier, hausse des impôts, tensions avec l'Elysée... Olivier Marleix est l'invité du 19 septembre 2024
<p>Toujours pas de nouveau gouvernement et la situation se tend de plus en plus. Mercredi 18 octobre, la réunion qui devait se tenir à Matignon entre Michel Barnier et les ténors de la droite a finalement été reportée. De l’auto côté, les machinistes ne cachent pas leurs réserves et demandent des clarifications quant à la ligne politique de Michel Barnier. « Je fais confiance à Michel Barnier. Ce qui fait sa force, c'est d'être au-dessus des partis », réagit, Olivier Marleix, député droite républicaine d’Eure-et-Loir, invité des 4 Vérités, jeudi 19 septembre 2024, sur France 2. Et les tensions seraient également vives avec <u>l’Elysée</u>. Dans la même journée, une rumeur, depuis démentie, annonçait même une démission du nouveau Premier ministre. « La saison pour laquelle il a été choisi par le Président de la République, c’est sa capacité d’écoute pour tous les Français, son envie de respecter le suffrage des Français. Il essaye de constituer un gouvernement qui traduit cette volonté de respect, d’écoute. Je l’invite à ne pas être l’otage des chefs de partis », précise l’élu. Toujours selon les rumeurs, le président de la République aurait refusé une première liste de noms <u>proposée</u> par Michel Barnier. En cause ? Une liste trop à droite pour l’Elysée composé principalement des ténors des Républicains. Une situation qui fait mouche quand LR n’a remporté que 47 députés lors des dernières élections législatives. « Cela ne m’a pas échappé que les Républicains n’ont pas gagné ces élections législatives. (…) Je fais confiance à Michel Barnier pour faire un gouvernement équilibré qui exprime à la fois sa détermination et son ouverture. Il a montré que la porte était ouverte, malheureusement à gauche, certains sont toujours les otages de <u>Monsieur</u> Mélenchon », précise-t-il qui alerte sur la « crise politique » que traverse la France. « Le but est de trouver un gouvernement qui puisse tenir ». </p><p></p><p>Impôts, budget, <u>immigration</u>… Michel Barnier doit-il clarifier ? </p><p></p><p>Parmi les points de litige : l’augmentation des impôts suggérée par Michel Barnier lors de sa prise de fonction. Il se dit favorable à plus de « justice fiscale ». Invité sur France 2, mercredi 18 septembre, Gérald Darmanin a été clair: « hors de question d’appartenir à un gouvernement qui augmente les impôts ». La veille, l’ex Premier ministre, Gabriel Attal avait également demandé en urgence une réunion à Matignon pour avoir plus de précisions sur le sujet. « C’est une rumeur lancée par Gérald Darmanin pour lui permettre de la commenter », affirme Olivier Marleix. « Tout le monde est ouvert à plus de justice fiscale mais on a bien compris que les impôts c’était le problème et non la solution ». </p><p></p><p>Un nouveau gouvernement pourra-t-il être trouvé d’ici la fin de la semaine ? « Je ne sais pas. C’était le calendrier annoncé par le Premier ministre. Je lui fais confiance », réaffirme Olivier Marleix. </p>


101 - Possibilité d’une hausse d’impôts ? Gérald Darmanin est l’invité du 18 septembre 2024
Depuis sa nomination, le 5 septembre 2024, Michel Barnier le nouveau Premier Ministre, rencontre différents partis afin de composer son gouvernement. Les Républicains, le groupe parlementaire dont il est issu, fera forcément partie du choix, ainsi que les partis du centre. A priori, aucune personnalité de gauche n’a souhaité participer à ce nouveau gouvernement situé à droite, en dehors de Ségolène Royal. Mercredi 18 septembre, Gérald Darmanin doit rencontre le nouveau Premier ministre avec Gabriel Attal. Suite à leur rencontre précédente, samedi 14 septembre, Gérald Darmanin aurait déclaré : « Michel Barnier m’a dit qu’il allait augmenter les impôts. », ce qui avait été démenti par Matignon. Ce matin, dans les 4V, le ministre démissionnaire réfute cette version : « Je n’ai pas l’habitude de raconter mes échanges avec qui que ce soit. »Avant cette rencontre, le camp présidentiel s’est mis d’accord. « Nous avons un certain nombre de demandes. », indique l’ex-occupant de l’hôtel Beauvau. Celui qui va redevenir député se positionne contre un gouvernement qui augmenterait les impôts. Gérald Darmanin rappelle que depuis sept ans, le camp de la majorité n’a pas cessé de les baisser. « Moi, j’ai supprimé la taxe d’habitation. », rappelle-t-il. La Macronie a également supprimé mes cotisations, les impôts sur les sociétés et l’impôt sur la fortune. Néanmoins, le bilan économique est mitigé. Le gouvernement sortant laisse une dette record : 110,6 % du produit intérieur brut (PIB). La dette publique française a particulièrement augmenté depuis 2007, où elle ne représentait que 66 % du PIB. « On n’a pas tout fait bien dans la majorité du président de la République, c’est sûr », reconnait le ministre démissionnaire. Toutefois, Gérald Darmanin est formel : « Il ne faut pas casser cette machine économique ». Même si ça ne concerne surtout que les grandes entreprises ? « L’impôt, c’est la facilité », martèle l’élu du nord. Quelle place pour le camp présidentiel dans le gouvernement de Michel Barnier ?Interviewé dans Le Parisien le 17 septembre, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, soutient le contraire : « Il faudra lever le tabou sur les hausses d’impôts ». Pour réduire, la dette de la France, il faut « combiner réduction des dépenses et certaines mesures fiscales », certifie-t-il. Malgré tout, Gérald Darmanin, ainsi que tous les députés du camp du président et des LR, se sont engagés à ne pas augmenter les impôts. Le député de Tourcoing assure que la baisse d’impôts a permis de faire baisser le chômage dans sa ville. Bien que des dissensions existent entre les LR et le camp présidentiel, Emmanuel Macron a demandé à Michel Barnier d’être un Premier ministre de rassemblement, « et je sais qu’il va réussir à le faire », indique l’ancien de l’hôtel Beauvau. « Nous nous sommes prêts à rentrer dans cette union pour le pays. », affirme l’ancien ministre de l’Intérieur. Mais fera-t-il partie de ce gouvernement ? Gérald Darmanin est formel : « Je souhaite retourner au Parlement.(...) Je ne suis pas candidat à un poste ministériel. »


101 - Gouvernement Michel Barnier, retour à Bercy... Eric Woerth est l'invité du 17 septembre 2024
Plus de 10 jours après la nomination de Michel Barnier à Matignon, la composition du nouveau gouvernement se fait attendre. Et les rumeurs vont bon train. David Lisnard, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez… Les ténors de la droite ne cachent pas leurs ambitions. « Il y a toujours plein de rumeurs dans ce domaine là », souligne Eric Woerth qui assure de son côté que « personne ne l’a contacté ». Invité des 4 Vérités ce mardi 17 octobre sur France 2, le député Ensemble pour la République de l’Oise se dit favorable à un gouvernement « assez large et équilibré ». L’ancien ministre des Finances et du budget pourrait-il faire son retour à Bercy ? Son nom circule en tout cas parmi les prétendants. « Aujourd’hui il faut passer à l’opérationnel », affirme l’ancien ministre qui « regrette le refus des socialistes de discuter sur certains sujets ».Selon les prévisions, le déficit public pourrait atteindre les 5,6 % du PIB en fin d'année, très loin des prévisions initiales. Un défi de taille attend donc le prochain gouvernement. « La crise est passée par là mais l’économie est repartie. On est sur un bon chemin dans le domaine de l’économie, la réindustrialisation et de l’emploi », explique l’élu. « Le pays doit se transformer et cela passe notamment par l’investissement tout en maîtrisant la dette ». Selon lui, cela passe ainsi par la maîtrise de la « dépense publique ». « On a plein de pistes mais il faut passer à l’acte », assure-t-il. « Ce n’est jamais simple ». Sur la réforme des retraites qui prévoit le départ de l’âge légal à 64 ans, Michel Barnier a dit qu’il était prêt à rouvrir le débat. « Il fallait le faire. Il y a eu beaucoup d’efforts pour faire ça. Mais il faut faire très attention à conserver une trajectoire de carrière et de formation », souligne Eric Woerth.Gouvernement : la droite fait monter les enchèresLundi 16 septembre, le nouveau Premier ministre a reçu trois ténors des Républicains : Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez et Gérard Larcher. Avec seulement 47 députés élus aux dernières élections législatives, les Républicains pourraient bien prendre les rênes du futur gouvernement. « LR a toute sa place au gouvernement et il aurait dû l'avoir depuis deux ans. C’est un parti charnière. Il joue un rôle fondamental. S’il n’y pas LR, il n’y a pas de coalition », affirme le député, qui souhaite des « gens d’expériences qui soient capables de faire fonctionner leur ministère tout de suite, et être capables d’arbitrer les projets suffisamment transformateurs et bien pour les Français ».


101 - Budget : l'ultimatum de E.Coquerel et C.de Courson - Éric Coquerel est l'invité des 4V du 16 septembre 2024
<p>L’installation de Michel Barnier à Matignon n’est pas une mince affaire. En effet, le nouveau Premier ministre doit faire preuve d’une extrême prudence et de beaucoup de diplomatie pour parvenir à réconcilier les forces politiques du pays. Affilié au ministère des Affaires étrangères sous Jacques Chirac, ancien négociateur en chef du Brexit… C’est un tout autre défi qui attend désormais le favori d’Emmanuel Macron. Ce dernier se heurte à la résistance de la gauche, qui voit sa nomination comme un affront supplémentaire, une rupture définitive avec le gouvernement. La pression est montée d’un cran sur le nouveau Premier ministre, sous le coup d’un ultimatum lancé par Éric Coquerel. Le président de la commission des Finances a bien l'intention d’aller toquer à la porte de Matignon pour se procurer les lettres plafonds, des documents extrêmement sensibles pour constituer le budget. Et le député LFI ne ménage pas ses efforts pour mettre le gouvernement devant ses responsabilités : « Il faut qu’on ait ses lettres de plafond, il faut qu’il nous dise aujourd’hui le budget. C’est aujourd’hui qu’on lui demande sa réponse sinon, avec Charles de Courson, nous irons demain à Matignon » alerte notre invité. Une décision sans appel suivie de part et d’autre de l’échiquier politique : « Il y a une loi organique constitutionnelle qui fixe le fait que nous ayons le document budgétaire fin juillet. Rendez-vous compte du nombre de semaines de retard. Je sais qu’Emmanuel Macron a tendance à s’essuyer sur la représentation nationale » assène le député LFI. Pour le président de la commission des Finances qui a le nez dans les comptes, la situation présentée est alarmante pour la Cour des comptes. Avant la dissolution, l’ancien ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, demandait 15 voire 20 millions d’euros de ratification sur le budget. Une chasse aux économies drastiques sur laquelle ne s’aligne pas Éric Coquerel qui refuse de tailler dans le budget pour redresser la situation. « Quand vous avez une période de reflux de l’activité économique comme c’est le cas aujourd’hui […] quand vous baissez les dépenses publiques, ça a un effet récessif. C’est une question d’équilibre. Les dépenses publiques c’est aussi des recettes » explique notre invité. Ce dernier déplore la politique macroniste qui « profite aux plus riches » : « Les 500 plus grandes fortunes de France ont vu, sous Emmanuel Macron, leur patrimoine passer de 20 à 45% du PIB ». Et si la solution se trouvait dans les recettes des super-profits comme le scande depuis des années La France Insoumise ? C’est en tout cas le parti d’Éric Coquerel : « Si on reprend cet argent, on peut réduire à terme le déficit mais en plus on pourra investir en matière de bifurcation écologique, d’éducation, de santé. Beaucoup de domaines où l’on sait que la France pâtit aujourd’hui » poursuit notre invité.<br><br><u>Impôt, retraite… Quid de la reprise de Michel Barnier</u> ?<br><br>La nomination de Michel Barnier à Matignon divise. Pas un jour ne s’écoule sans que la gauche n’étrille le nouveau Premier ministre, pourtant rodé à l’exercice, dont les débuts semblent plus difficiles qu’il y a quelques années. Après s’être attiré la foudre des Écologistes en faisant campagne pour la chasse, Michel Barnier continue de faire l’objet de toutes les crispations. Capable de rassembler pour les uns, stricte prolongement de la politique macroniste pour les autres… Le programme de cet ancien négociateur en chef est loin de faire l’unanimité. Pourtant, ce dernier tente de se rapprocher de la gauche en faisant quelques appels du pied à certaines personnalités à l’instar du maire de Saint-Ouen ou Olivier Le Foll. Tous sans exception sont restés sourds à ses avances. « C’est un grand gouvernement de perdants […] ce qui m’intéresse c’est le programme et c’est la continuité du macronisme qui a été battu aux élections législatives. Il y a un vrai déni démocratique » martèle Éric Coquerel.<br><br>Lors de sa première allocution en t


101 - L’après JO en Seine-Saint-Denis : Stéphane Troussel est l’invité du 14 septembre 2024
<p>Y aura-t-il un avant et un après JO dans le 93 ? tout au long de l’été, la Seine-Saint-Denis a été le territoire hôtes de jeux, accueillant de nombreuses épreuves olympiques et paralympiques. Membre du parti socialiste, dont il est porte-parole, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis depuis 2012, et invité des 4 vérités, Stéphane Troussel se réjouit que le département limitrophe de Paris ait pu se montrer « tel qu’il est, loin des caricatures habituellement déversées sur ce territoire et ses habitants. » À la suite de cette période intense, la Seine-Saint-Denis gardera en héritage nombre de souvenirs, mais aussi d’infrastructures installées pendant les Jeux, comme le village Olympique. Existe aussi une volonté de rééemploi de certains matériaux. Le sable des épreuves de beach volley sera par exemple récupéré afin de contribuer à la construction d’un parc des sports à la Courneuve, les ballons du cécifoot sera réutilisé dans les équipements du parasports, etc.</p><p>Début septembre, Anne Hidalgo, maire de Paris, a annoncé le maintien des anneaux olympiques sur la tour Eiffel. Malgré la polémique engendrée, Emmanuel Macron lui a donné raison, félicitant sa décision dans une interview accordée au Parisien le 13 septembre. De son côté, la Seine-Saint-Denis est également candidate à la récupération de ces anneaux. Sur France 2, Stéphane Troussel a ainsi révélé être « en discussion » pour récupérer ces anneaux. Réponse bientôt !</p><p> </p><p><strong><u>La Seine-Saint-Denis s’apprête-t-elle à de grandes transformations ?</u></strong></p><p> </p><p>Malgré cette vitrine extraordinaire dont la Seine-Saint-Denis a bénéficié pendant deux mois, la région ne soufrerait-elle pas encore de certains maux non résolus : transports difficiles, délinquance plus élevée que dans d’autres départements ? L’invité des 4 vérités indique en effet que les Jeux n’ont pas non plus fait de miracle et que persistent en effet certains problèmes. « Pour nous, les Jeux sont un moment de bascule, pas un aboutissement », souligne Stéphane Troussel. Le but ? Aller vers un nouveau rôle de la Seine-Saint-Denis dans l’Ile de France, aussi bien au niveau du sport, que des transports, que des établissements scolaires. « On est devant une décennie de transformations ! » se réjouit l’élu. Pour lui, les Jeux Olympiques ont aussi pu être l’illustration que la présence d’une forme de police de proximité qui « renseigne, rassure, prévient » est efficace. À l’heure actuelle, les milliers de policiers mobilisés pour les JO ne sont pas restés mais sont la preuve que « ça peut fonctionner quand on y met les moyens. »</p><p>Après des mois d’atermoiements, Emmanuel Macron a nominé Michel Barnier comme premier Ministre de la France. Si un temps, le nom de Bernard Cazeneuve avait été évoqué, Stéphane Troussel n’est pas surpris que l’homme de gauche n’ait finalement pas accédé à Matignon. « Il n’était pas dans la continuation de la politique économique d’Emmanuel Macron », résume-t-il. Comme élu local, le membre du Parti socialiste a l’habitude de « travailler avec tous les gouvernements. » Mais ça ne m’empêche de contester la politique si je pense qu’elle est inefficace et injuste, et je crains malheureusement, compte tenu des orientations de Michel Barnier, que ce ne soit le cas », déclare-t-il. </p>


101 - Gouvernement Michel Barnier, cap à droite, Bernard Cazeneuve... Roland Lescure est l'invité du 13 septembre 2024
<p>Une semaine après sa nomination à Matignon, le Premier ministre Michel Barnier s’est rendu jeudi 12 septembre à la rentrée des Républicains, à Annecy (Haute-Savoie). « Vous êtes maintenant les bienvenus à Matignon » et « Matignon sera votre maison », a-t-il confié aux parlementaires LR. « Si on veut appeler à une majorité républicaine avec la gauche et de droite, il va falloir parler à tout le monde », souligne Roland Lescure, ministre démissionnaire de l’Industrie et de l’Energie, invité des 4 Vérités ce vendredi 13 septembre 2024, sur France 2. Celui qui est également vice-président de l’Assemblée nationale a déjà annoncé qu’il ne souhaitait pas participer au prochain gouvernement et que sa confiance ne serait pas automatique. Michel Barnier prendra-t-il un virage à droite ? La ligne rouge selon lui, la création d’un ministère de l’immigration, comme il se murmure depuis quelques jours. « Ce qui est important d’avoir un gouvernement équilibré. (…) Je me suis engagé il y a plus de huit ans, pour une France ouverte à l’autre, ouverte sur le monde, une France pour laquelle l’efficacité économique est un gage de prospérité qui permette de financer notre modèle social et la transition écologique, je serai extrêmement vigilant », affirme le ministre démissionnaire. « Je sais pourquoi je me suis engagé, ce n’est pas pour aller faire des emplettes dans le programme du Rassemblement national. Nous ne sommes pas majoritaires, mais je souhaite que cette ligne politique soit intégrée ». Quant aux cadres de la droite, ils ne cachent pas leur ambition d’intégrer les ministères régaliens. Parmi eux ? Bruno Retailleau ou Laurent Wauquiez seraient pressentis à l’Intérieur. « Il faut qu’on ait des personnalités de tout bord », souligne Roland Lescure.</p><p></p><p>Un gouvernement sans la gauche ?</p><p></p><p>De son côté, Emmanuel Macron a estimé mercredi 10 septembre devant le Conseil d’Etat qu’il fallait prendre en compte le « suffrage du peuple », entraînant une nouvelle fois les foudres de la gauche qui y voit une provocation. Pour l’heure aucune personnalité de gauche n’a souhaité vouloir participer au gouvernement de Michel Barnier, excepté l'ancienne ministre Ségolène Royal. « Je comprends l'amertume des électeurs, je comprends beaucoup moins l’amertume des dirigeants qui sont en partie responsables de cette situation », affirme l’élu, pointant du doigt notamment le refus d’Olivier Faure et Boris Vallaud de soutenir l’ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve, pressenti à Matignon, avant Michel Barnier. « Balayez devant votre porte, on aurait peut être pu faire les choses autrement », fustige-t-il. Il regrette un « rendez-vous manqué » avec Bernard Cazeneuve. « Michel Barnier est capable de rassembler, il faut qu’il montre qu’il peut le faire », conclut-il. </p>


101 - Prix de l’électricité, budget, candidats problématiques… Jean-Philippe Tanguy est l’invité du 12 septembre
<p>C’est une bonne nouvelle pour le porte-monnaie des Français : le prix de l’électricité va diminuer d’au moins 10% en février, a annoncé la Commission de régulation de l'énergie. Depuis deux ans, les prix de l’électricité avaient augmenté de plus de 43% malgré le bouclier tarifaire mis en place par l'État. Une baisse saluée par Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme invité des 4V ce jeudi 12 septembre. Toutefois, celui-ci remet en cause le marché et les règles de l’Union européenne. “La baisse pourrait être d’au moins 25% avec les règles que Jordan Bardella avait proposées”, affirme-t-il. L’élu du nord espère que Michel Barnier prendre en compte la proposition du Rassemblement nationale qui consiste à baisser la TVA sur les énergies de 20% à 5,5%. </p><p>Car le nouveau premier ministre, toujours en train de composer son gouvernement, doit rapidement présenter le budget, qui doit être voté le 1ᵉʳ octobre. Une question urgente sur laquelle le RN se positionne clairement contre une augmentation d’impôts. Dans ce cas-là, le parti d’extrême droit votera une motion de censure. Ce matin, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie depuis 2017, a fait ses adieux puisqu’il ne souhaite pas être reconduit. À l’heure du bilan, le député de la Somme ne mâche pas ses mots : “Sincèrement, je ne vois pas de bonnes mesures prises par Bruno Le Maire en sept ans”. Néanmoins, Bercy signale que la France dénombre 500 usines de plus en 2023 qu’en 2016 et que le chômage est descendu à 7,5%. Des chiffres “très critiquables” pour Jean-Philippe Tanguy. “Ça ne sert à rien de compter en nombre d’usines”, pointe l’élu RN, qui rappelle que selon la taille de l’usine, le nombre d’emplois proposé peut varier considérablement.<br></p><p><u>Le grand ménage au sein du Rassemble national</u></p><p></p><p>Le député du parti crée par Jean-Marie Le Pen s’est exprimé quant au grand ménage des candidats qui ont posé problème pendant la campagne au sein du Rassemblement national. La priorité du groupe ? “Être à la hauteur des Français”. Jordan Bardella a reconnu avoir fait des erreurs “et nous le reconnaissons tous collectivement”, avoue Jean-Philippe Tanguy. “Nous aurions dû être plus attentifs aux candidats que nous présentions, nous allons faire plus attention”, ajoute-t-il. Des fautes qui ont valu au Rassemblement national des critiques induisant que le parti n’était pas prêt à gouverner. Un avis que ne partage pas l’élu de la Somme “Ce qui compte pour les Françaises et les Français, ce sont les propositions qu’on fait et la réalité de notre diagnostic”</p><p>Un nouveau cas a été dévoilé par Médiapart : Christine Engrand, députée RN depuis 2022, a utilisé son enveloppe parlementaire pour des dépenses personnelles comme : les frais de garde de ses deux chiens, un abonnement mensuel à un site de rencontre et des frais d’obsèques. Plus de 10 000 euros d’argent public déboursé. Des dépenses qu’elle affirme avoir remboursées. Pour Jean-Philippe Tanguy, c’est “une nouvelle députée qui n’avait pas compris certaines règles et qui a amendé son erreur”. Une nouvelle bévue allant dans le sens des critiques opposées au parti de Marine Le Pen.</p>


101 - Gouvernement Michel Barnier, Bernard Cazeneuve, congrès du PS... Carole Delga est l'invitée du 11 septembre 2024
Toujours pas de nouveau gouvernement. Depuis sa nomination, Michel Barnier poursuit les discussions avec la classe politique. « Ça ne sera pas seulement un gouvernement de droite », a-t-il déclaré lors de sa première interview à TF1. Il a également évoqué la possibilité de compter dans son gouvernement des personnalités issues de la gauche. « Je souhaitais que ce soit un Premier ministre de gauche, conformément au vote des Français, donc je ne participerai pas à un gouvernement qui ne respecte pas le vote des Français et qui ne va pas répondre à l’urgence sociale et à la nécessité d’accélérer la transition écologique », réagit Carole Delga, présidente socialiste du Conseil Régional d’Occitanie, invitée des 4 Vérités, mercredi 11 septembre 2024, sur France 2, en maintenant que ce gouvernement était « soutenu par l’extrême droite ». Parmi les sujets de discorde ? La réforme des retraites à 64 ans, que la gauche souhaite révoquer. Dans ses premières prises de parole, le nouveau locataire de Matignon a notamment déclaré qu’il était ouvert à l’idée de rediscuter de certains aspects notamment pour les plus fragiles ou encore qu’il était favorable à une plus grande justice fiscale. « Il y a eu un déni, un irrespect du vote des Français par le président de la République », affirme Carole Delga. « Je ne remets pas en cause la personnalité de Michel Barnier mais nous devons avoir une clarté. Les Français ont envoyé un message au président de la République », renchérit-elle, ajoutant qu’elle aurait voté la motion de censure si elle était députée. Premier ministre de droite : la faute au PS ? À gauche, les cadres socialistes comme Olivier Faure ou Boris Vallaud, refusent de se rendre à Matignon pour échanger avec le Premier ministre. « Je pense qu’il vaut mieux toujours avoir la volonté de dialogue et surtout d’apporter des solutions. Nous avons la nécessité, nous socialistes, de transformer la vie des gens. II est nécessaire d’être dans la discussion respectueuse mais surtout dans la proposition de solutions », tempère l'intéressée. Pourtant, avant la nomination de Michel Barnier, l’ancien Premier ministre socialiste, Bernard Cazeneuve, avait été consulté par le chef de l’Etat, mais cette candidature n’aurait finalement pas été soutenue par son propre camp à gauche. « Au sein du parti socialiste, je défendais qu’il y ait un affichage très clair à la candidature de Bernard Cazeneuve, un homme de gauche. Cela n’a pas été décidé par la direction du parti socialiste », regrette Carole Delga. Un congrès du PS est-il nécessaire ? « On doit avoir une position claire. On ne peut pas accepter que Jean-Luc Mélenchon et d’autres soutiennent des terroristes, on doit avoir une position très claire de priorité dans la lutte contre l’antisémitisme. On doit être cette gauche qui fait des services publics une arme pour lutter contre le désespoir et cette gauche qui aime l’entreprise ».


101 - Ministère de l'immigration, motion de censure, futur gouvernement... Manuel Bompard est l'invité du 10 septembre 2024
<p>Depuis sa nomination, le nouveau Premier ministre poursuit ses consultations en vue de former son futur gouvernement. Edouard Philippe, Elisabeth Borne ou encore Yaël Braun Pivet se sont entretenus avec Michel Barnier mais pour l’heure, aucun représentant du Nouveau Front Populaire n’a été convié. « La nomination de Michel Barnier est une négation du résultat des dernières élections législatives et notre volonté est de déposer une motion de censure pour renverser ce gouvernement », réagit Manuel Bompard, invité des 4 Vérités mardi 10 septembre 2024, sur France 2. « Ça ne sera pas seulement un gouvernement de droite », a tenu à rassurer Michel Barnier lors de sa première interview à <em>TF1</em>, en évoquant également la possibilité de compter dans son gouvernement des personnalités issues de la gauche. « Je n’y crois pas. Toute personne qui compte rentrer dans ce gouvernement ne pourrait pas être considérée comme une personne dite de gauche, puisque ce gouvernement s’inscrit dans la continuité du macronisme et encore plus à droite sans doute », affirme le coordinateur de LFI. Selon lui : ce gouvernement a été « installé grâce à un accord entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ». </p><p></p><p>Le Premier ministre réfléchirait également à un retour d’un ministère de l’Immigration, comme celui créé par Nicolas Sarkozy lors de son élection en 2007, a fait savoir lundi France info. Une annonce très vite temporisée par Matignon dans la soirée. « C’est inacceptable », déclare Manuel Bompard. « Lors des élections législatives, il y a eu un mouvement très important dans le pays pour empêcher l’extrême droite de s’emparer du pouvoir. On a l’impression qu’il y a un renversement de cette logique », affirme le député de la 4 ème circonscription des Bouches du Rhône, qui qualifie néanmoins cette mesure d’une « pure mesure de communication ». </p><p>Sur le budget, le Premier ministre se dit favorable à une plus grande justice fiscale. « Si on est dans la logique d’Emmanuel Macron et de distribuer des cadeaux à une minorité des plus riches et que l’on demande à tous les autres de faire des sacrifices, alors la situation sera encore plus catastrophique », assure Manuel Bompard. « Il faut augmenter la participation de plus grandes fortunes à la solidarité nationale », renchérit-il. </p><p></p><p><u>Menace de la censure </u></p><p></p><p>Il l’assure : le NFP déposera une motion de censure dès le début de la session parlementaire en octobre. Néanmoins pour obtenir une majorité, pour trouver une majorité, il faudra s’allier à d’autres députés et notamment ceux du Rassemblement national. « J’appelle tous les députés de l’Assemblée nationale à voter cette motion de censure. Concernant les députés du RN, j’ai bien compris qu’ils s’étaient engagés sur la voie de la trahison de leurs électrices et leurs électeurs », commente Manuel Bompard. </p>


101 - Le sommet du pouvoir décortiqué : Jean-Michel Blanquer est l’invité du 9 septembre
<p>Après plusieurs mois d’intensité et de cohésion autour du sport, la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques s’est déroulée dimanche 8 septembre au Stade de France. Invité des 4 vérités, Jean-Michel Blanquer a félicité une « cérémonie magnifique » et salue « une grande réussite ». En tant qu’ex-ministre de l’Éducation nationale sous le gouvernement d’Emmanuel Macron, l’homme politique a eu, dans son périmètre, le ministère des Sports. Il parle d’une « synergie » entre les deux compétences et souligne sa perspective, déjà, à l’époque, de laisser un legs de ces Jeux Olympiques pour les élèves français. « C’est important que ces Jeux Olympiques produisent un élan positif pour la population. »</p><p> </p><p>Après deux longs mois d’atermoiements, Emmanuel Macron a fini par nommer, le mercredi 4 septembre, Michel Barnier en tant que premier Ministre. Le locataire de Matignon n'a, lui, en revanche, pas encore constitué son nouveau gouvernement. Après Nicole Belloubet, qui occupera le poste important de ministre de l’Éducation nationale ? Jean-Michel Blanquer accorde en tout cas toute sa confiance à Michel Barnier, un « homme aux parcours très estimable » selon lui, qui saura prétendre à gérer la « situation très difficile » dans laquelle la France se trouve actuellement, entre manifestations et pouvoir très fragilisé.</p><p> </p><p>Lors de la passation de pouvoir, le 6 septembre, Gabriel Attal, Premier ministre sortant, a demandé à Michel Barnier de « continuer de faire de l’école une priorité absolue. » Par la suite, son successeur a confirmé que l’école « resterait bien la priorité du Gouvernement ». Pour Jean-Michel Blanquer, la France, comme Singapour, qu’il cite en exemple, doit bel et bien faire partie de ces pays qui investissent « massivement » dans l’éducation.</p><p> </p><p><strong><u>Jean-Michel Blanquer dénonce une trop grande concentration du pouvoir sur Emmanuel Macron</u></strong></p><p> </p><p>Dans <em>La citadelle</em>, publié aux éditions Albin Michel, Jean-Michel Blanquer raconte les coulisses du pouvoir, et notamment celles de ses cinq ans passés au ministère de l’Éducation nationale. Il y dévoile aussi une certaine amertume à l’égard du président de la République. Mais il défend, dans les 4 vérités, qu’il a seulement cherché, dans cet ouvrage, à évoquer une sorte de « déclin » entre le premier et le deuxième quinquennat. Quant au cas Attal, il considère que le jeune ministre a été à son poste de façon « trop éphémère » pour qu’il soit possible de juger ses compétences.</p><p> </p><p>Lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer a connu une telle ascension dans le système Macron qu’il a vite été considéré comme un des hommes clefs du pouvoir, jusqu’à se faire surnommer « le vice-président » par la presse. Puis, finalement, assez rapidement, une forme de désamour est née entre le Chef de l’État et son ministre. L’invité politique l’explique par la volonté d’Emmanuel Macron qu'il se présente aux élections régionales d’Ile-de-France. Une volonté que Jean-Michel Blanquer, jugeant qu’il ne s’agissait pas là d’une priorité, n’a pas exécutée. « Je pense qu’il a vécu ça comme une forme de non-loyauté », analyse aujourd'hui notre invité politique. « Ce qui ne l’était pas », développe-t-il. Mais qui explique sans doute sa disgrâce aux yeux du président.</p><p> </p><p>Dans son livre, Jean-Michel Blanquer met en avant ce qui serait, selon lui, une forme de trop grande concentration et personnalisation du pouvoir autour d'Emmanuel Macron. Pour l’homme politique, la bascule vers ce pouvoir autocratique a eu lieu lors de la crise du COVID, en 2020, lorsqu’il s’agissait, pour le président de la République, de se mêler « même de sujets très personnels ». Simplement, quand la crise sanitaire était terminée, il eut été temps d'exploiter les thèmes de « l’ouverture » et de la « bienveillance » </p>


101 - Manifestations du 7 juillet, réaction à la nomination de Michel Barnier… Manon Aubry est l’invitée du 7 septembre
<p>Après la nomination de Michel Barnier, jeudi 5 septembre, à Matignon, et sa première interview sur TF1, vendredi 6 septembre, où il s’est dit « prêt à ouvrir le débat sur la question des retraites », il demeure de la colère dans l’air. Côté LFI, notamment, on appelle à des rassemblements dans toutes les villes de France pour pouvoir « manifester contre ce coup de force » d’Emmanuel Macron. Invitée sur le plateau des 4 vérités, samedi 7 septembre, Manon Aubry dénonce ce même coup de force du président. Selon elle, avec cette nomination, l’intention du chef de l’État est claire : « prolonger une forme de Macronisme » plutôt que privilégier une cohabitation, comme il aurait pu le faire avec Lucie Castet, ex-candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon.</p><p> </p><p>La question de la réforme des retraites est dans toutes les bouches depuis cette nomination. Michel Barnier changera-t-il la mesure d’âge spécifique actuellement fixée à 64 ans ? En 2021, lors de sa campagne pour la primaire de la droite (Les Républicains), le nouveau Premier ministre avait défendu une retraite à 65 ans. Pour Manon Aubry, qui assure avoir l’intention de « continuer de se battre », il n’existe aucun espoir que cette réforme soit abrogée par le nouvel arrivant à Matignon.</p><p> </p><p>« Homme de compromis », « négociateur »… Depuis sa nomination, les qualificatifs soulignant la pondération de Michel Barnier pleuvent. Eurodéputée depuis plusieurs années à Bruxelles, Manon Aubry connaît bien le nouveau Premier ministre, croisé dans les couloirs de Bruxelles alors qu’il fut commissaire européen pendant des années. Plus mitigée, elle parle d’un homme « aux multiples facettes », qui sera « sans doute bien placé pour incarner l’austérité, malheureusement ».</p><p></p><p><strong><u>Un Premier ministre sensible aux questions écologiques ? </u></strong></p><p> </p><p>À 73 ans, le Premier ministre le plus âgé de la Vème République a roulé sa bosse dans les couloirs du pouvoir. Il a été ministre à plusieurs reprises, notamment de l’Environnement, de 1993 à 1995, sous le gouvernement Balladur. Il a par ailleurs écrit plusieurs ouvrages sur la question écologique. Pour autant, l’invitée politique n’accorde aucune légitimité particulière au Premier ministre sur ce sujet, rappelant qu’en tant que commissaire Européen, il avait notamment défendu des accords de libre échange néfastes pour l’agriculture.</p><p> </p><p>Le 7 septembre, la France Insoumise appelle donc à participer à la manifestation contre le coup de force d’Emmanuel Macron. Le parti propose de se mobiliser, entre autres, pour le SMIC à 1600 euros, le blocage des prix, la retraite à 60 ans, la lutte contre le racisme, l’école gratuite et la reconnaissance de l’État de Palestine. « Cette mobilisation s’adresse à tous ceux qui ont exulté le 7 juillet, et aussi à tous les démocrates de notre pays », martèle Manon Aubry. « Parce que si les élections ne servent plus à canaliser notre société, alors à quoi servent-elles ? » Ce rassemblement servira donc avant tout à « ne pas rester les bras croisés » face à ce qui est qualifié de « hold up démocratique » par la gauche.</p><p> </p><p>Avec 182 députés, le NFP est arrivé en tête des élections législatives en nombre de sièges. Malgré cette majorité relative, Manon Aubry dénonce un gouvernement « Macron-Le Pen », dans lequel le Rassemblement national a obtenu le droit de censurer plusieurs ministres. « Et ce gouvernement, ce n’est pas ça qui a été présenté dans les urnes en juillet dernier », souligne la député européenne, déterminée à continuer de lutter.</p><p> </p>


101 - Michel Barnier à Matignon, réforme des retraites, motion de censure... Laurent Jacobelli est l'invité du 06 septembre 2024
<p>Après des semaines de suspense, c’est finalement Michel Barnier qui a été nommé à Matignon, jeudi 5 septembre 2024, par Emmanuel Macron. Lors de sa passation de pouvoir avec Gabriel Attal, l’ancien commissaire européen de droite a promis de « davantage agir que parler » en prônant une politique d’« apaisement ». « On jugera sur les faits », réagit Laurent Jacobelli, porte-parole du RN, invité des 4 Vérités, vendredi 06 septembre 2024, sur France 2. En cas de désaccord avec la politique du nouveau Premier ministre, le député de Moselle n’exclut pas un recours à la censure. « Nous sommes une opposition résolue, ferme, mais intelligente. Certains veulent le KO dans la rue, c'est le cas de l’extrême gauche. Ce n’est pas notre objectif. Nous voulons représenter nos électeurs, mettre en avant des sujets qui sont importants : moins d’immigration, plus de sécurité, plus de pouvoir d’achat », affirme l’élu. Néanmoins, en cas de vote de confiance, il est « peu probable que nous le votions ». « On ne veut pas ajouter du KO au KO », ajoute-t-il. </p><p></p><p>Il y a quelques jours, le RN avait menacé d’avoir recours à une motion de censure si le président de la République était amené à choisir Xavier Bertrand, pourtant du même camp politique. « Un tel Premier ministre n’était pas à la hauteur de la charge. Nous ne pouvions pas soutenir quelqu’un qui n’a cessé de déblatérer sur le Rassemblement national », estime Laurent Jacobelli. Pour François Hollande, « l'extrême droite a donné une forme de quitus » pour nommer Michel Barnier au poste de Premier ministre. « Nous sommes dans l’opposition et nous ne donnons quitus à personne. Nous serons extrêmement vigilants », répond l’invité, qui appelle au pragmatisme. « Il y a urgence à agir. Nous ne serons pas la force politique qui mène la France dans le mur en s’opposant systématiquement à tout ». </p><p></p><p><u>Retraites : abroger la réforme ? </u></p><p></p><p>Parmi les enjeux ? La réforme des retraites, adoptée en 2023, qui prévoit notamment le report de l’âge légal à 64 ans. Le Rassemblement national n’a cependant pas renoncé à proposer son abrogation le 31 octobre prochain, à l’Assemblée nationale. « Si l’Assemblée vote cette abrogation, il devra l’entériner », affirme Laurent Jacobelli. « Monsieur Barnier n’a pas les pleins pouvoirs. Il sera à la tête d’un gouvernement, dont on ne connaît pas encore la majorité. Tout cela est, pour l’instant, très hypothétique ». De son côté, le nouveau locataire de Matignon a assuré qu’il souhaitait « travailler avec tout le monde ». </p>


101 - Trouver un premier ministre : le casse-tête du chef de l'Etat. Boris Vallaud est l’invité du 05 septembre 2024
<p>C’est un casse-tête politique dont la solution semble toujours échapper au président Emmanuel Macron. Sept semaines après la démission du gouvernement Attal, le chef de l’État n’a toujours pas nommé son nouveau Premier ministre. L’Élysée avait pourtant annoncé qu’un nom serait donné dans la soirée de ce mercredi 4 septembre 2024, alors que le président de la République a continué de recevoir des candidats durant toute la journée. Des noms continuent de s’égrainer... Alors que le budget doit être présenté avant le 1ᵉʳ octobre, les délais paraissent impossibles à tenir. Face à ces incertitudes politiques, la décision du président est plus qu’attendue. Invité sur le plateau des 4 Vérités ce jeudi 5 septembre 2024, Boris Vallaud, député des Landes et président du groupe PS à l’Assemblée nationale, regrette que les personnalités envisagées par Emmanuel Macron soient toutes situées à droite de l’échiquier politique : « Nous sommes rentrés dans une espèce de primaire de la droite ». Son sentiment ? Que le chef de l’État n’ait pas suffisamment pris en compte le vote des électeurs après la dissolution de l’Assemblée. « Il est désiré de trouver quelqu’un qui ne remette pas en question une politique, une façon de faire de la politique que les Françaises et les Français ont sanctionné », considère Boris Vallaud.<br></p><p><u>La coalition du Nouveau Front Populaire prévoit de censurer toute proposition qui ne sera pas de gauche</u></p><p></p><p>Pour le président du Parti Socialiste, le temps presse, car « les urgences sont là ». Le député des Landes déplore que la rentrée ait eu lieu avec un gouvernement démissionnaire, mettant au ralenti de nombreux débats importants pour les Français. Alors que, depuis plusieurs jours, certains noms ont circulé, les menaces d’une motion de censure planent sur le choix du président Macron. Interrogé à propos de Michel Barnier et de Xavier Bertrand, Boris Vallaud se positionne contre sans équivoque. « Il y a une incongruité à aller chercher à droite dans, au fond, la formation politique qui a été le plus sévèrement sanctionnée. Il y a 47 députés. Au Nouveau Front populaire, nous sommes 193, nous sommes arrivés en tête. L’anomalie est dans le comportement du président de la République », déclare-t-il face à Guillaume Daret. Le député PS campe sur ses positions et demande la reconnaissance du scrutin : « Une proposition de droite fera l’objet d’une sanction puisque ce sera pour mettre en œuvre une politique de droite alors que la gauche a été placée en tête ». <br></p><p>Boris Vallaud rappelle les thèmes principaux défendus par le NFP : « le pouvoir d’achat, les salaires, le Smic, les services publics, l’hôpital, les déserts médicaux, l’école et la justice fiscale ». Pour le camp de la gauche, impossible d’accepter un Premier ministre qui ne partagerait pas cette vision politique. À propos du président Emmanuel Macron, Boris Vallaud se demande : « A-t-il compris qu’il avait perdu ces élections ? Que les Françaises et les Français demandent l’alternance ? ». Le député des Landes espère toujours être entendu par le chef de l’État : « Nous avons dit que nous sommes prêts aux compromis, que nous sommes prêts à la discussion parlementaire ». Le souhait principal du président du groupe : retrouver au plus vite ses collègues de l’Assemblée pour discuter « des questions qui intéressent les Françaises et les Français ». La France Insoumise a indiqué qu’elle avait déposé une proposition de destitution du chef de l’État ce mercredi : quatre-vingts députés l’ont déjà signée. Au Parti Socialiste, on ne signera pas. Et concernant la mobilisation contre « contre le coup de force » de Macron prévue le 7 septembre par la France Insoumise, le parti de gauche, lui, n’y participera pas.</p>


101 - Démission d'Emmanuel Macron, candidature d'Edouard Philippe, Union de la droite... Eric Ciotti est l'invité du 04 septembre 2024
<p>Au moins douze migrants qui voulaient rejoindre l’Angleterre sont morts dans la Manche mardi 03 septembre à bord d’une embarcation qui s'est disloquée. Sur place, à Boulogne-sur-mer, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur démissionnaire a dénoncé l'activité illégale des passeurs et réclame un traité migratoire entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. « La solution est d’abord sur les côtes africaines. Il faut éviter que les migrants arrivent sur le continent européen. C’est de la fermeté. Lorsqu’ils sont dans la Manche, c’est déjà trop tard », commente Eric Ciotti, invité des 4 Vérités, mercredi 4 septembre 2024, sur France 2. Ce drame fait de 2024 l'année la plus meurtrière depuis le début des traversées de la Manche sur des bateaux de fortune. « C’est ce qu’a fait Giorgia Meloni. Mais il n’y a pas cette volonté en France. Cela caractérise la politique de Gérald Darmanin et d’Emmanuel Macron, c’est l’impuissance. Jamais la France n’a accueilli autant d’étrangers en situation légale. (…) On franchit des records », souligne le président du groupe « A droite » à l’Assemblée nationale qui dénonce une « faillite migratoire ».</p><p></p><p>Plus de deux mois après les élections législatives, le chef de l’Etat n’a toujours pas nommé de Premier ministre. Parmi les prétendants, des noms semblent se dégager, à commencer par Xavier Bertrand, venu de la droite. Si celui-ci était nommé à Matignon le Rassemblement national et Eric Ciotti ont déjà annoncé qu’ils déposeraient une motion de censure. « Xavier Bertrand c’est la fausse droite, c’est une droite qui vote à gauche, c’est une droite immobile. Nous regardons ce spectacle lamentable. Depuis le mois de juin, le pays est plongé dans une forme de KO », affirme le député des Alpes-Maritimes. « Xavier Bertrand n’a pas de conviction. C’est un homme qui n’est pas sincère, il a toujours trahit notre famille politique. Naturellement, je ne lui accorderai pas ma confiance ». Face à ce blocage, quelle solution pour sortir de l’impasse ? « Emmanuel Macron a créé le KO par la dissolution », estime Eric Ciotti, qui regrette une « alliance des contraires ». « La seule solution c’est qu’Emmanuel Macron tire les conséquences de son échec ». Emmanuel Macron doit-il démissionner ? « Je n’appelle à rien, mais on ne peut pas rester dans une situation de blocage. S’il n’arrive pas à nommer de Premier ministre, il faut qu’il en tire les conséquences ».</p><p></p><p><u>Edouard Philippe candidat à la prochaine élection présidentielle</u></p><p></p><p></p><p>Mardi 03 septembre, l’ancien premier ministre Edouard Philippe a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle dans les colonnes du journal Le Point. « Monsieur Philippe, c’est l’homme qui n’a pas écouté les Français, qui a augmenté la taxe sur les carburants qui a conduit à la crise des gilets jaunes. C’est le paragon d’une technocratie arrogante qui n’écoute pas le peuple », estime Eric Ciotti. Il l’affirme : la seule solution c’est « l’UDR, l’Union des droites ». « Nous porterons une candidature. Notre formation politique discutera. Je souhaite que notre coalition de droite gouverne le pays de façon responsable et courageuse ».</p>


101 - Thierry Beaudet à Matignon, motion de censure, budget,... Benjamin Haddad est l'invité du 03 septembre 2024
<p>Toujours pas de nouveau Premier ministre nommé par Emmanuel Macron. Près de deux mois après les élections législatives, le président de la République maintient le suspense sur le prochain gouvernement. L’Elysée promet de dévoiler un nom cette semaine. « On est dans une situation inédite dans la Ve République. Personne n’a gagné les élections législatives, personne n’est en capacité aujourd’hui de constituer une majorité absolue », souligne Benjamin Haddad, député (Ensemble pour la République, de Paris, invité des 4 Vérités, mardi 3 septembre 2024, sur France 2. « Le président de la République prend ses responsabilités. Son rôle est de trouver le meilleur candidat pour assurer la stabilité du pays ». Parmi les prétendants à Matignon, les deux noms de Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre sous François Hollande et Xavier Bertrand semblaient se détacher. Autre pressenti : Thierry Beaudet, président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), moins connu du grand public, apparaît désormais comme une option « <em>très sérieuse </em>». « Ce sera la responsabilité du Premier ministre de construire une coalition. Moi je souhaite la stabilité pour notre pays », estime Benjamin Haddad qui ne souhaite pas revenir sur la réforme des retraites. Thierry Beaudet s’était toutefois opposé à la loi immigration il y a quelques mois. Dans ce contexte tendu, cet homme qui n’est pas issu de la classe politique peut-il assurer la stabilité du pays ? « Je ne veux pas spéculer sur un nom ou un autre. Néanmoins, nous devons changer notre culture politique. Nous entendons le message envoyé par les Français. On a nos valeurs, nos fondamentaux. Il faudra se mettre autour de la table avec les forces politiques sociales démocrates et les Républicains à droite pour assurer à long terme de nos institutions », réagit l’élu. </p><p></p><p>D’après des documents de Bercy transmis au parlementaires, le déficit risque d’atteindre les 5,6% du PIB, bien loin des 5,1% visés initialement. « La France vit au-dessus de ses moyens. Nous avons un modèle qui est accro à la dépense publique », affirme Benjamin Haddad. « On a traversé des crises historiques, comme celle du Covid, ou la guerre en Ukraine où nous avons fait le choix de protéger les Français ». Le prochain Premier ministre devra trouver environ 15 milliards d'économies ou de recettes fiscales pour atteindre cet objectif. « La croissance est la seule solution pérenne. On a le taux de chômage le plus faible depuis 40 ans mais il faut aller plus loin. Nos voisins travaillent plus et plus longtemps, c’est aussi ce qui permet de créer des recettes fiscales et de la croissance et de résorber le déficit. Une politique qui irait alourdir la fiscalité de nos ménages et entreprises irait complètement à l’encontre de cet objectif fondamental. C’est ce que propose le NFP », assure le député. </p><p></p><p><u>JO : faut-il garder la vasque et les anneaux olympiques ? </u></p><p></p><p>Alors que les Jeux Paralympiques de Paris se poursuivent, la maire de Paris, Anne Hidalgo s’est dit favorable à conserver les anneaux olympiques sur la Tour Eiffel et la vasque olympique après les Jeux. « Je n’y suis pas favorable. On a vécu beaucoup d’émotions mais la Tour Eiffel est une icône, elle appartient à tous les Français, ce n’est pas le porte-manteau individuel de madame Hidalgo », soutient Benjamin Haddad. L'élu de Paris se dit favorable à une consultation des Parisiens et des Français sur le sujet. </p>
101 - Premier ministre : Bernard Cazeneuve de retour à Matignon ? Mathilde Panot est l’invitée des 4V ce lundi 2 septembre 2024


101 - La fin de 50 jours d’attente insoutenable ? Marc Ferracci est l’invité du 31 août 2024
<p>Le gouvernement se fait attendre… Après les résultats définitifs des élections législatives, le 7 juillet 2024, Emmanuel Macron avait annoncé une « trêve olympique » pendant les épreuves. Une trêve qui s’est étirée jusqu’à la fin de l’été. Conséquence ? À l’aube de septembre, et alors que la démission de Gabriel Attal, le 16 juillet dernier, a été acceptée, aucun nouveau ministre n’a été annoncé. Cette fumée blanche touche-t-elle à sa fin ? Invitée des 4 vérités, Marc Ferracci, député Ensemble pour la République (ancien En marche !), et proche du président de la République, annonce une « décision imminente ». Une candidate du Nouveau Front Populaire, Lucie Castet, était prête à se rendre à l’Élysée. Mais, selon le représentant de l’ancien parti En marche !, elle présentait « toutes les caractéristiques de quelqu’un qui allait se faire censurer très vite à l’Assemblée nationale ». À cause de ce risque de clivage, le président de la République choisit donc de faire durer le suspense plus longtemps et de chercher quelqu’un qui sera, selon lui, plus fédérateur.</p><p><strong><u>Emmanuel Macron est-il en train de commettre une « faute institutionnelle » ?</u></strong></p><p> Mais n’outrepasse-t-il pas son rôle en censurant de manière préventive cette ministre potentielle ? L’ancien président de la République, François Hollande, a en tout cas qualifié le refus de nommer Lucie Castet de « faute institutionnelle d’Emmanuel Macron ». Le Chef de l’État n’aurait-il pas dû laisser l’Assemblée décider ? Citant l’article 5 de la Constitution, Marc Ferracci évoque le rôle du président de la République de « nommer un premier ministre afin d’assurer la continuité de l’État et des services publics ». Face à ce risque de « déstabilisation », Emmanuel Macron est, selon lui, dans son droit le plus strict.</p><p>En réponse à cette attitude autoritaire, LFI agite depuis quelques jours la menace d’une destitution du président de la République. Une destitution à laquelle adhèrent 49% des français, selon un sondage Elable pour BFMTV, mais qui, selon le vice-président Ensemble pour la République, est un simple « chiffon rouge » agité par la France Insoumise. En attendant, pour l’instant, le nom d’un premier Ministre potentiel qui circule est celui de Bernard Cazeneuve, qui a (déjà) été premier ministre sous François Hollande de 2016 à 2017. Est-il le favori de Matignon ? Marc Ferracci évoque en tout cas une figure, qui, étant issue de la gauche, incarnerait le changement. De plus, en tant qu’ancien ministre de l’Intérieur, l’homme politique avait aussi « affirmé un certain nombre de positions sur le volet régalien, sur l’ordre publique, sur l’universalisme républicain » qui parlaient à une sensibilité de droite. » Par cet aspect a priori colateur, Ferracci suppose que Cazeneuve serait après tout « peut-être la bonne personne ». Finalement, quand et qui viendront mettre fin aux rumeurs et à l’attente insoutenable ? L’invité des 4 vérités annonce une très probable prise de parole du chef de l’État dans les prochains jours, pour expliquer, d’une part, sa décision, et d’autre part, pourquoi elle a mis tant de temps à être prise.</p>


101 - Lucie Castets à Matignon, destitution d'Emmanuel Macron, Bernard Cazeneuve Premier ministre... Marine Tondelier est l'invitée du 30 août 2024
<p>En visite à Belgrade en Serbie, Emmanuel Macron a assuré jeudi 29 août, faire « tous les efforts » pour « aboutir à la meilleure solution pour le pays ». « Il est sur la stratégie du pourrissement », estime Marine Tondelier, invitée des 4 Vérités, ce vendredi 30 août 2024, sur France 2. « Tout l’été, il a fait le pari de l’effritement du Nouveau Front populaire, du fait que ça s’effondrerait comme un château de cartes. […] Il nous parle de la stabilité de l’État, mais lui, tout ce qu’il veut c’est la continuité de sa politique. Sauf que les Français veulent l’inverse », affirme la Secrétaire nationale Les Écologistes. Avec une Assemblée nationale sans aucune majorité, il paraît ainsi très difficile de faire émerger une personnalité pouvant rassembler une coalition plus large, au-delà des différents groupes politiques. Lucie Castets, la candidate soutenue par le NFP pour prétendre à Matignon ne dispose elle-même pas de majorité et l’ensemble des autres partis s’y sont opposés, menaçant une motion de censure si celle-ci était nommée. « Il y a des logiques institutionnelles. Emmanuel Macron doit appeler un Premier ministre du camp qui est arrivé en tête. Après c’est à nous de travailler. On a écrit cet été à tous les parlementaires pour leur dire qu’on travaillerait ensemble. Bien sûr qu’on devra trouver des majorités, on ne peut pas faire autrement », souligne Marine Tondelier. </p><p></p><p><u>Lucie Castets sinon rien ? </u></p><p></p><p>Après le rejet par Emmanuel Macron d’un gouvernement de gauche, La France insoumise a, de son côté, annoncé, lundi 26 août 2024, vouloir déposer une motion de destitution contre le chef de l’État. « Je ne l’aurais pas mis sur la table à ce moment-là, mais je constate qu’une majorité des Français commencent à être pour », assure la porte-parole écologiste, qui déclare que, de son côté, elle attendra « ce qu’il va faire ». « Il [Emmanuel Macron, NDLR] cache des pratiques assez préoccupantes ». </p><p></p><p>Au Parti socialiste, qui organisait son Université d’été, du 25 au 27 août à Blois, les voix sont divisées. En effet, une partie des cadres défendent la possibilité d’entrer dans un gouvernement qui ne soit pas formé par le NFP. Parmi eux, le nom de l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve circule depuis quelques jours. « Les quatre forces politiques ont fait savoir qu’elle ferait la motion de censure si ça n’était pas Lucie Castets. Elle incarne toute cette alliance. Bernard Cazeneuve n’est pas un Premier ministre du Nouveau Front populaire », martèle-t-elle. Ségolène Royal se dit également disponible pour diriger un gouvernement. « Il faut qu’on en finisse », préfère écourter Marine Tondelier. </p>


101 - Matignon : cherche Premier ministre désespérément - Renaud Muselier est l'invité des 4V du 29 août 2024
<p>Deux jours après avoir définitivement fermé les portes de Matignon au Nouveau Front Populaire, Emmanuel Macron poursuit la série de consultations. Et ce jeudi 29 août 2024, le chef d’État reçoit Renaud Muselier. Le président de la Région Sud est attendu à l’Élysée en qualité de responsable des régions de France, aux côtés de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. Vont-ils enfin parvenir à dégoter le futur Premier ministre ? « On veut que le territoire soit traité […] qu’on puisse avoir une décentralisation qui peut s’appliquer sur l’éducation, le logement et la santé. On va lui apporter une réponse politique », explique notre invité. Un véritable exercice d’équilibriste dans lequel cette figure de la macronie espère trouver un compromis avec la gauche. Le portrait idéologique de celui qui succédera à Gabriel Attal commence à se dessiner petit à petit, et semble ressembler davantage à un personnage fictif voire imaginaire, sorte de prototype capable de rassembler les groupes majoritaires et de mettre fin aux querelles partisanes qui paralysent le débat. Dans le déni d’une défaite lors des législatives anticipées, Renaud Muselier refuse d’admettre une majorité relative à gauche : « Il s’est dégagé trois gros groupes et c’est le groupe central qui est majoritaire. Comment fédérer ce groupe central ? Il faut éviter la censure immédiate » poursuit le président de la Région Sud. </p><p></p><p>À gauche, la décision du président de la République qui a exclu l’hypothèse d’un Premier ministre issu du NFP, a du mal à passer. Ces derniers crient à un coup d’État et préparent déjà la riposte. En effet, il dénonce une « dérive autoritaire » du gouvernement, accusant le président de marginaliser les voix dissidentes et de refuser tout dialogue constructif avec l'opposition. Selon les représentants du NFP, cette exclusion est symptomatique d'une volonté délibérée de la majorité présidentielle de museler l'opposition et de gouverner sans concertation. « Nous assistons à une fermeture progressive des espaces démocratiques en France », a déclaré un porte-parole du mouvement. « Répéter un mensonge en permanence avec force, voire violence, n’est en aucun cas la vérité », argue Renaud Muselier tandis que François Hollande invoque « une faute constitutionnelle » de la part d’Emmanuel Macron suite à l’exclusion de Lucie Castet. Quant à Carole Delga qui accompagnera Renaud Muselier en consultation, elle estime que le prochain président de Matignon doit venir de la gauche. « La réalité c’est ce pacte de gouvernance qui doit s’appuyer sur les différents présidents de groupes. Le problème c’est la non-censure et ce sont les Socialistes qui n'arrivent pas à se décramponner des Insoumis », martèle notre invité. </p><p>De son côté, l'Élysée ne semble reculer devant rien et assume parfaitement sa décision en invoquant des « propos inadmissibles » tenus par certains membres du NFP, considérés comme une menace à l'ordre républicain. Le gouvernement a affirmé rester ouvert au dialogue, mais à condition que celui-ci se déroule dans un cadre respectueux des institutions et de leurs représentants.</p><p></p><p><u>2030 : les Jeux de retour en France</u> ! </p><p></p><p>Aux lendemains des Jeux de Paris 2024, qui ont rencontré un franc succès et éclipsé pendant quelque temps les dissonances politiques, la ferveur olympique ne désemplit pas. La France devrait renouveler l’expérience dans les Alpes-Maritimes en 2030 sous couvert de plusieurs conditions, à commencer par l’obtention d’une lettre de garantie signée par le Premier ministre. Et l’attente interminable dans laquelle Emmanuel Macron a plongé l’Hexagone pourrait avoir de sérieuses conséquences sur l’organisation de ces Jeux. Mais ce n’est pas la seule raison qui pourrait compromettre le déroulé de l’événement sur les domaines skiables. En effet, Les Écologistes dénoncent une aberration écologique par temps de réchauffement climatique. « Nous avons voté l</p>


101 - Les Jeux paralympiques en héritage : Amélie Oudéa-Castéra est l’invitée du 28 août 2024
<p>C’est le jour J pour Amélie Oudéa-Castéra. En ce mercredi 28 août 2024, à 20 heures précises, la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques se tiendra sur la place de la Concorde et celle des Champs-Élysées. Invitée par Guillaume Daret dans les 4 vérités, la ministre des Sports se dit « impatiente et heureuse de retrouver ces vibrations. » Elle prévoit une cérémonie « joyeuse et élégante », qui tournera autour de la notion de discorde et portera un fort message d’inclusion.</p>
<p>Après plus de 9,7 billets vendus pour les Jeux Olympiques, plus de 2 millions de billets ont été écoulés pour les paralympiques. Les Français et les touristes étrangers continuent de montrer un réel engouement pour l’événement, mais il reste encore quelques possibilités pour les plus grandes jauges, notamment le basket fauteuil, à Bercy.</p>
<p>Au jeu de Tokyo, en 2021, l’équipe de France était parvenue à glaner 54 médailles, dont 11 en or et 28 en argent. L’ambition, pour ces Jeux paralympiques, est que le pays se hisse dans le top 8. « C’est l’objectif qu’on s’est donné », argue Amélie Oudéa-Castéra. Un objectif exigeant, puisqu’il n’a pas été atteint depuis Sydney, en 2000, mais qui demeure atteignable, grâce aux « moyens très forts » mobilisés par l’État.</p>
<p>Mardi 27 août, à quelques heures de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques, Anne Hidalgo, maire de Paris, s’est à nouveau baignée dans la Seine. Après sa glissade moquée sur les réseaux sociaux, Amélie Oudéa-Castéra serait « ravie de se baigner à nouveau » mais déplore un manque de temps. Elle assure en tout cas que les « indicateurs sont au vert » pour la tenue des épreuves de paratriathlon sur la Seine, le 2 septembre.</p>
<p><u><strong>Quel héritage les Jeux paralympiques 2024 laisseront ?</strong></u></p>
<p>Quel héritage ces Jeux paralympiques 2024 laisseront-ils en France ? D’abord, une visibilité accrue pour une jeunesse des parasports. Il existe aussi un « enjeu majeur » d’amélioration du quotidien des personnes en situation de handicap. Si la ministre admet que des « efforts » doivent encore être faits pour améliorer l’accessibilité des transports au quotidien, elle assure que certains éléments prévoient d'être perfectionnés. « L’état a mobilisé une enveloppe de 100 millions d’euros pour l'accessibilité des commerces à proximité de tous les sites de compétition. » La ministre annonce également une décision prise par son ministère : plus aucune subvention ne sera accordée à un événement sportif si la mise en accessibilité universelle des équipements et des infrastructures n’existe pas sur son site.</p>
<p>Mercredi 28 août, Anne Hidalgo a expliqué dans les colonnes de l’Équipe qu’elle souhaitait garder la vasque olympique dans la capitale, tout comme elle aimerait que les anneaux olympiques restent sur la tour Eiffel. Emmanuel Macron lui, avait évoqué la volonté de « laisser une trace mémorielle » de ces compétitions historiques tenues dans le pays. Une volonté qui est à l’étude, pour que d’une manière ou d’une autre, ces grands symboles puissent faire partie du patrimoine français.</p>
<p>Les performances de grands sportifs pendant les JO ont suscité des vocations. À la rentrée de septembre 2024, les clubs de sports connaîtront un « effet JO ». Un investissement de 1,2 milliard d’euros de l’État dans les équipements sportifs leur permettra de s’y préparer. Grâce à des aides financières importantes accordées aux enfants les plus modestes en situation de handicap, le sport devrait pouvoir devenir plus accessible à tous. </p>


101 - Gouvernement sans LFI, Matignon, destitution d'Emmanuel Macron... Olivier Faure est l'invité du 27 août 2024
<p>L’Elysée l’a annoncé lundi 26 août dans un communiqué : Emmanuel Macron écarte l'option d'un gouvernement du Nouveau Front populaire, arrivé en tête au second tour des élections législatives en juillet, au nom, dit-il, de la « stabilité institutionnelle »<em>. </em>Selon le chef de l’État, « un gouvernement sur la base du seul programme et des seuls partis proposés par l'alliance serait immédiatement censuré par l'ensemble des autres groupes représentés à l'Assemblée nationale ». « Ce communiqué est lunaire. Comment peut-on en arriver à un tel déni démocratique ? », réagit Olivier Faure, ce mardi 27 août 2024, sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2. « Il y a ce matin, une colère froide dans le pays. Il va falloir qu’il [le président de la République <em>NDLR</em>] réalise que ce qu’il est en train de faire c’est de semer le chaos », estime le Premier secrétaire du Parti Socialiste, soulignant un « vrai problème démocratique » en France. « On a un président qui se considère au-dessus de tout, y compris au-dessus du vote des Français. Cela ne peut pas être accepté ». </p>
<p>Des nouvelles consultations doivent être entamées ce mardi 27 août 2024, où le président de la République a convié plusieurs partis, notamment le Parti socialiste. Néanmoins, ni les responsables de La France insoumise, ni ceux du Rassemblement national et du groupe parlementaire d’Éric Ciotti n’ont été conviés. Dans ce cadre, Olivier Faure a annoncé qu’il ne se rendrait pas à l’Elysée. « Je refuse de me porter complice d’une parodie de démocratie », assure-t-il. « Il y a là, une forme de forfaiture ». </p>
<p><u>Matignon : la réponse de la gauche </u></p>
<p>Malgré leurs dissensions, le PS l’affirme : il ne se dissociera pas de la France insoumise. De son côté, Emmanuel Macron exhorte le PS, les Écologistes et le PCF à « coopérer avec les autres forces politiques ». « La France insoumise a elle-même dit qu’elle était prête à ne pas participer à un gouvernement si c’était la condition pour que le Front populaire puisse accéder au pouvoir. Cette ouverture aurait dû être entendue, puisque c’était la condition fixée par les différents partis de la droite. Mais c’est là qu’on comprend que leur problème n’est pas seulement LFI. Leur problème, c’est la gauche, les Français, le vote. Ils n’acceptent pas que le vote ne leur donne pas de responsabilité », estime le député de Seine-et-Marne qui refuse d’être un « supplétif du macronisme ». La possibilité d’un gouvernement de coalition gouvernementale avec la camp présidentiel et les Républicains ? « La réponse est claire, c’est non. Nous censurerons toute prolongation du macronisme », affirme Olivier Faure. « Les Français ont demandé du changement ». </p>
<p>Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon ont appelé à des mobilisations populaires dans la rue. « Je participerai à ces manifestations. Je ne dis pas qu’il faut mettre le pays à feu et à sang, je ne cherche pas le chaos. […] Cette colère existe et elle s’exprimera », souligne Olivier Faure qui appelle le chef de l’Etat « à revenir à la raison ». La France insoumise a également annoncé qu’elle déposera à l’Assemblée nationale une motion pour destituer le président de la République. Sur cette question, Olivier Faure se dit encore « sceptique ». Quelle issue peut se dégager d’une telle situation ? « Respecter les urnes », affirme le porte-parole du PS. « Il ne s’agit pas de dire que nous allons faire les bulldozers et que nous allons imposer quoi que ce soit. Nous n'en avons pas la capacité ni le pouvoir. Nous chercherons texte par texte les majorités qui permettront d’avancer. Et nous commencerons par les salaires », affirme-t-il.</p>


101 - Premier ministre : la consultation sans fin ? Sébastien Chenu est l'invité des 4V du 26 août 2024
<p>41 : c’est le nombre de jours sans résident à Matignon. En effet, Emmanuel Macron tarde à prendre une décision pour désigner le successeur de Gabriel Attal. Tous les Français sont suspendus aux lèvres du chef d’État, qui prend la température à droite comme à gauche et qui poursuit sa tournée de consultation avant de nommer celle ou celui qui prendra les rênes de Matignon. Ce lundi 26 août 2024, en marge des rencontres annuelles du Medef, Emmanuel Macron recevra Marine Le Pen et Jordan Bardella dans le cadre de ces consultations. Parmi les grandes figures du Rassemblement National, Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du RN, s’impatiente. « Le président de la République plonge notre pays dans une crise politique après l’avoir plongé dans une crise économique, sociale et sécuritaire. Il a réussi le tour de force de manœuvrer politiquement et de faire en sorte que la France soit bloquée » argue notre invité. Conséquences de cette série de consultations sans fin ? « La légitimation d’une extrême-gauche antisémite et communautarisme », relançant ainsi les tensions entre deux partis aux extrêmes sur l’échiquier politique. Il y a donc urgence, selon lui, à nommer un Premier ministre. Mais pour quel programme ? C’est toute la question qui se pose aux Français suite aux résultats morcelés des législatives qui donnent l’avantage toute relative à la gauche. Si Emmanuel Macron a définitivement fermé les portes de Matignon au Rassemblement National en déclarant clairement qu’aucun membre du parti n’était sur sa short list malgré les 126 députés élus dans l’hémicycle, quel rôle peut encore jouer le camp de Marine Le Pen ? « On ne peut pas faire de figuration lorsqu’on est le premier groupe à l’Assemblée nationale. Nous sommes la première opposition […] personne n’est majoritaire à l’Assemblée nationale […] c’est l’intérêt des Français qui va nous guider » nuance Sébastien Chenu. </p>
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<p><u>Matignon : Un gouvernement NFP sans LFI</u> ? </p>
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<p>Durant la bataille pour accéder à Matignon, Jean-Luc Mélenchon a mis une proposition sur la table ce week-end avec un gouvernement 100% Nouveau Front Populaire sans ministre de La France Insoumise. Ce qui ne semble pas séduire davantage leurs adversaires RN à l’instar de Sébastien Chenu qui compte bien user de son droit de censure. « C’est un tour de passe-passe. On a bien dit qu’on censurera tout gouvernement issu du NFP mais surtout qui applique le programme du NFP » affirme notre invité. Totalement opposé au programme défendu par le NFP, c’est surtout les 150 milliards que veulent engager la gauche qui fait grincer des dents le député du Nord. « C’est une catastrophe pour le pays. Les propositions en matière de sécurité et d’immigration sont catastrophiques » poursuit-il. </p>
<p>Dans l’attente d’une décision ferme du président de la République, ce dernier insiste sur l'importance de nommer un chef de gouvernement qui reflète les préoccupations des Français et qui soit capable de répondre aux défis actuels. Il a souligné que le Rassemblement National est prêt à travailler avec un Premier ministre qui prendrait en compte les priorités de son parti, notamment en matière de sécurité, d'immigration et de pouvoir d'achat. Le vice-président du RN met également en garde contre la nomination d'une personnalité issue du "système", appelant à un renouvellement politique véritable pour répondre aux attentes des citoyens. Conséquences des consultations sans fin ? « La légitimation d’une extrême-gauche antisémite et communautarisme » qui crise davantage à droite de l’échiquier politique. </p>
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<p><u>La Grande Motte : le fléau de l’antisémitisme</u></p>
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<p>La station balnéaire de La Grande-Motte, située dans l'Hérault, a été le théâtre d'un attentat tragique ce week-end, plongeant la région et toute la France dans l'émoi. L'attaque, survenue en pleine saison touristique, a ciblé la synagogue. Le parquet national antiterroriste a ouvert une </p>


101 - Jeux Paralympiques, que la fête continue ! - Marie-Amélie Le Fur est l'invitée des 4 vérités du dimanche 11 aout 2024
<p> À quinze jours du début des jeux paralympiques Maya Lauqué reçoit Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique, ancienne championne olympique d'athlétisme sur le plateau des 4 vérités. </p>
<p>Lors de la cérémonie d'ouverture, la présidente du Comité Paralympique avait fait parti des derniers relayeurs de la flamme, un moment extraordinaire sur lequel elle revient. "J'ai eu la chance de faire plusieurs fois les jeux, de gagner plusieurs fois des médailles aux jeux paralympiques mais ce moment du jardin des Tuileries restera un moment hors du temps entre nous, avec un silence qui a amené un cadre très solennel". Elle évoque les souvenirs de cette soirée si particulière et riche en émotions tout en remerciant les équipes qui ont permis ce relais de la flamme et ces moments magiques. </p>
<p> À l'approche des jeux paralympiques désormais la pression monte, elle espère que les athlètes seront galvanisés par toute la ferveur des jeux olympiques. Elle rappelle que la flamme arrivera le 25 août à Calais et qui traversera 50 villes françaises avant la cérémonie d'ouverture à la Concorde. Ce sont pas moins de 237 athlètes qui seront présents dans cette délégation paralympiques, alignés dans les 22 sports. Une première pour la France qui a de ce fait la capacité d'aller chercher des médailles dans chaque sport. </p>
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<p><u>Jeux paralympiques, quelle ambition ? </u></p>
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<p>"L'ambition elle est forte, elle est de rentrer dans le top 8 des nations paralympiques", pour y arriver la France devra aller chercher deux fois plus de médailles d'or qu'a Tokyo. Pour notre invitée, les français en ont les moyens et vont se transcender pendant ces jeux. </p>
<p>La pause entre les jeux olympiques et les jeux paralympiques peut elle faire retomber la ferveur ? Pour Marie-Amélie Le Fur, l'objectif va être de raviver l'émotion des jeux dans le cœur des français, ce qui va être permis par le relais de la flamme et la reprise de tous les ingrédients qui ont fait des jeux un moment exceptionnel. Cet évènement, c'est également la possibilité pour les français qui n'ont pas pu assister aux épreuves de se rattraper avec une billetterie beaucoup plus accessible. </p>
<p>Derrière l'ambition de performance, il y a avant tout un message fort à envoyer aux personnes en situation de handicap avec une volonté d'inclusion. Ces épreuves sont l'occasion de mettre en avant des personnalités inspirantes et de changer le regard sur les personnes en situation de handicap. Les athlètes paralympiques permettent de démontrer que "dès lors qu'on est dans un environnement capacitant" on peut être capable d'offrir des performances extraordinaires. Elle souhaite que ces jeux soient un "accélérateur" de la place des personnes en situation de handicap dans la société. </p>


101 - Derniers préparatifs pour la cérémonie de clôture des JO - Thierry Reboul est l’invité du 10 août 2024
<p>J-1 avant que ne sonne le glas des Jeux Olympiques de 2024. La cérémonie de clôture se tiendra demain, dimanche 11 août. Mais elle se prépare en secret depuis plusieurs nuits dans le Stade de France lorsque les compétitions d’athlétisme sont terminées. « On est soumis à un rythme assez intense », avoue Thierry Reboul, le directeur des cérémonies. Les équipes devront notamment monter la scène cette nuit : ils ont dix heures, alors que le dispositif devrait normalement être construit en huit jours. </p>
<p>On peut dire que la cérémonie d’ouverture des Jeux à été une réussite, puisqu’elle a réuni 24 millions de téléspectateurs. « Ça détend sur le fait qu’on a réussi cette première étape », précise notre invité, qui explique qu’ils vont essayer de « dire au revoir de la plus des manières possibles » lors de la cérémonie de clôture. Thierry Reboul explique que pour cette dernière, la configuration est plus classique et permettra une « convergence des regards », avec le public assis dans les gradins autour de la scène. « On est dans un format plus classique, mais ce qu’on propose ne sera pas classique », ajoute-t-il. </p>
<p>Une cérémonie organisée en trois temps, qui commencera de manière « protocolaire », laissant la place aux athlètes pour défiler tous ensemble. Le show, intitulé « Records », commencera aux alentours de 22h10. Il s’agira d’un spectacle axé sur les valeurs de l’olympisme, tandis que la cérémonie d’ouverture était focalisée sur la mise en avant de la culture française et de ses valeurs fragiles de vivre ensemble. Pour la cérémonie de clôture, nous explique notre invité, « on parlera beaucoup du futur, il y a un univers général qui est proche de la science-fiction », dans un spectacle notamment mis en musique par les artistes électro Français Air et Phénix. </p>
<p><strong>L’héritage de la cérémonie d’ouverture </strong></p>
<p>Si la cérémonie d’ouverture a conquis son public, elle a aussi essuyé beaucoup de critiques, amenant plusieurs personnes impliquées dans sa confection, notamment Thierry Reboul, à porter plainte pour cyberharcèlement. « Chacun le vit d’une manière différente. Pour ce qui me concerne, j’essaye d’avoir le plus de recul possible, ce qui n’est pas simple, et de faire mon devoir de citoyen pour faire en sorte que la loi soit appliquée, c’est pourquoi je suis allé porter plainte », explique-t-il. Ce n’est pas pour autant que les artistes ont voulu changer leur cérémonie de clôture : « on est assez clairs et droits dans nos bottes sur ce qu’on a voulu dire », insiste notre invité, qui préfère regarder le positif et « l’amour qu’ils ont reçu » avec la cérémonie d’ouverture. </p>
<p>Preuve que la cérémonie d’ouverture a plu : les statues et la vasque des Tuileries risquent de rester dans les rues de la capitale de manière permanente. Le directeur de cérémonie explique qu’avec les statues, ils ont cherché à faire « émerger de l’eau et de l’histoire ces femmes qui ont marqué leur temps et dont on ne parle pas. » Un hommage à Louise Michel, Gisèle Halimi ou encore Simone Veil qui a été discuté au préalable avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, et qui était prévu. Si les statues ont été conçues pour durer dans le temps, ce n’est pas le cas de la vasque olympique : « si on peut la garder, on sera ravis, mais elle n’a pas été faite pour ça », précise notre invité. </p>


101 - Bilan à J-2 de la fin des Jeux Olympiques - Philippe Bas est l’invité du 9 août 2024
<p>Paris 2024 touche à sa fin. Après trois semaines de bonne humeur et de cohésion nationale autour de l’événement sportif, le retour à la politique se fait de plus en plus pressant. Pour Philippe Bas, cette dernière a continué pendant les Jeux Olympiques : « il ne faut plus perdre de temps pour que la France ait un gouvernement », insiste-t-il. Il s’enorgueillit d’une France qui a « montré le meilleur d’elle-même, et au-delà de nos espérances » durant l’intégralité des Jeux. Il salue notamment l’organisation « remarquable » des transports en commun dans la région parisienne, et félicite directement la maire de Paris Anne Hidalgo, ainsi que la présidente du Conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse, et « tous les Français qui ont concouru à cette réussite. »</p>
<p>Le sénateur Républicain espère que la cérémonie de clôture sera aussi intéressante que la cérémonie d’ouverture des Jeux, et qu’elle saura « attirer les regards du monde avec vitalité sur notre ville », ce dont il ne doute pas. Selon lui, et malgré les controverses, « la cérémonie d’ouverture a globalement été extrêmement brillante, je crois que personne n’en doute. » À propos des critiques de certains athlètes Français à propos de la fiscalisation de leur prime de médaillés, Philippe Bas considère cette remarque injustifiée, et normal que tout salaire soit imposé. </p>
<p><strong>Vers la construction d’un nouveau gouvernement </strong></p>
<p>Un quotidien espagnol a parlé de « gueule de bois » pour désigner la situation politique qui attend la France au sortir des Jeux. Pour notre invité, il faut éviter cette gueule de bois, c’est-à-dire qu’il faut que la France ait un gouvernement le plus vite possible. Il reproche à Emmanuel Macron d’avoir « joué la montre » : « il faut arrêter de chercher à gagner du temps, ce n’est pas aux partis politiques de trouver une entente entre eux. C’est au président de la République de désigner une personnalité qui aura les meilleurs chances d’obtenir un accord aussi large que possible, et, à défaut d’accord, parce qu’il n’y a pas de majorité à l’Assemblée Nationale, qu’une coalition de censure ne se forme pas contre lui », explique-t-il. Il ajoute qu’il faut que ce gouvernement puisse « non seulement tenir, mais aussi agir. » </p>
<p>Il pense que le Président a été « fortement perturbé » par les résultats des législatives, mais, c’est une situation qu’il a créé lui-même, rappelle l’ancien Secrétaire général de Jacques Chirac. « La dissolution, c’est fait pour régler un problème politique, pas pour en créer un », assène-t-il, imperturbable. Pour lui, cette dissolution, a été « non seulement une erreur, mais une faute politique », et s’il salue la cohérence des votes des Français entre les européennes et le premier tour des législatives, il invective le chef de l’État à « relancer la mécanique » en prenant les mesures nécessaires pour sortir de l’impasse dans laquelle le pays se trouve actuellement. </p>
<p>« Dans la Vème République, le Président préside, mais c’est le gouvernement qui gouverne », philosophe notre invité au micro de Maya Lauqué. Il attend impatiemment la désignation d’un Premier ministre pour que le gouvernement prépare au mieux la rentrée, notamment un budget de la rentrée qui puisse permettre au pays de sortir de sa dette tout en répondant à des mesures sociales nécessaires au pouvoir d’achat des Français. Pour lui, Emmanuel Macron doit élire un Premier ministre « indépendant » pour ne pas faire comme si rien ne s’était passé ; un Premier ministre capable de coordonner les forces politiques de l’arc républicain. Exit donc Lucie Castets pour Philippe Bas, qui représente le Nouveau Front Populaire, dont la nomination amènerait automatiquement, selon ses prédictions, à une censure puisque la coalition de gauche suscite « l’hostilité générale » du reste de l’Assemblée. À l’inverse, il estime qu’il y a « de la ressource en France », et que de nombreuses personnalités qui ont été mentionnées, de Bernard Cazeneuve à


101 - Des soins gratuits pour les athlètes - Frédéric Valletoux est l’invité du 8 août 2024
Certains athlètes étrangers, notamment Américains, se sont étonnés de recevoir des soins médicaux gratuits pendant les Jeux Olympiques. Une mesure pourtant normale qui ne devrait pas étonner les sportifs, selon Frédéric Valletoux. Il explique en effet que cela fait partie du cahier des charges des Jeux Olympiques, et que ce n’est donc pas une spécificité française. Il rassure en expliquant que c’est le Comité d’organisation des Jeux qui prend en charge tout le financement des frais hospitaliers, et que cette charité « ne coûte pas un euro à la sécurité sociale. » Il s’agit pour lui d’une solidarité qui est propre à un événement comme les Jeux Olympiques.
Le ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention se veut également rassurant à propos de la pollution de l’eau de la Seine. Il y a quelques jours, la triathlète Belge Claire Michel tombait malade, et étant notamment victime de vomissements, faisant frémir les rumeurs les plus folles quant à une potentielle contamination due à son contact avec l’eau de la Seine. Cette dernière est revenue sur son état de santé en expliquant qu’elle avait contracté un autre virus que l’E.Coli, la bactérie présente dans le fleuve et pointée du doigt par les internautes. Des propos que corrobore notre invité, rappelant que l’eau est surveillée de près par les organisateurs des Jeux, et que des entraînements ou des compétitions ont déjà été repoussés si les conditions n’étaient pas réunies pour permettre une baignade.
Toujours rassurant, l’ancien maire de Fontainebleau estime que « tout se passe très bien » dans les hôpitaux parisiens. Il félicite le très gros travail effectué par les soignants, qui ont notamment organisé leurs vacances de façon à être disponible pendant toute la durée des Jeux. Il n’y a selon lui « pas de saturation du service hospitalier » car très peu d’hospitalisations seraient liées à l’événement sportif. « Il y a eu 55 000 hospitalisations hier, dont une quinzaine liée aux Jeux Olympiques », explique-t-il. Même si le nombre d’hospitalisations venait à enfler dans les jours qui suivent à cause de la compétition, l’homme politique annonce qu’il y a plus de 80 services de l’Assistance Publique parisienne qui sont disponibles et n’ont pas été mobilisés jusqu’à présent pour prendre en charge plus de patients.
Comment sauver l’hôpital public ?
Le weekend dernier, sur la nuit entre le samedi 3 et le dimanche 4 août, une panne informatique d’ampleur a touché quelque 38 établissements de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris. Frédéric Valletoux estime certes la panne dommageable, mais que le personnel ainsi que la direction ont « très vite réagi », permettant d’éviter des conséquences trop lourdes pour les patients, et trouver une solution au plus vite. Il explique qu’il ne s’agissait pas d’une cyberattaque, mais bien d’une simple panne technique « qui peut arriver sur n’importe quel serveur. » Un incident qui rappelle, pour notre invité, à quel point l’informatique est « partout, nécessaire et utile. »
Toujours optimiste, l’ancien président de la Fédération Hospitalière de France, voit de belles améliorations pour l’hôpital public dans les années à venir. Il compare ce dernier à un paquebot : « on a donné des coups de gouvernail, le paquebot a commencé à tourner et il est sur la bonne voie. » Il revient sur les investissements faits pour l’hôpital, ainsi que les formations : « on forme plus de soignants, cela va produire ses effets dans quelques années », insiste notre invité.


101 - L’héritage des JO en Seine-Saint-Denis - Stéphane Troussel est l’invité du 7 août 2024
<p>La Seine-Saint-Denis, pourtant le département le plus pauvre de France métropolitaine, est désignée comme le grand bénéficiaire des Jeux Olympiques, grâce aux infrastructures qui y ont été construites. Une « réalité » pour Stéphane Troussel, le président de son Conseil Départemental, qui parle déjà d’un « héritage » des Jeux dans le territoire. D’un côté, il y a le village olympique qui va créer 4 000 logements, d’un autre, les infrastructures sportives, comme les piscines et les stades. Il précise que le bassin olympique, actuellement à Nanterre, va être déplacé à Sevran et renommé Léon Marchand. Une aubaine pour les enfants Séquano-Dyonisiens qui vont donc pouvoir bénéficier de plus d’activités sportives. </p>
<p>Paris 2024 aura aussi permis, selon notre invité, de changer l’image de son département, encore souvent associé à la violence et la délinquance. Au contraire, ces Jeux ont démontré « l’accueil et la bienveillance » des habitants locaux. Les élus politiques ont tenté d’engager au maximum les habitants d’Ile-de-France dans les festivités, en mettant notamment à disposition des billets pour qu’ils puissent assister à des épreuves. Il précise tout de même que l'événement sportif n’est pas « une baguette magique » et qu’il ne va pas régler instantanément tous les problèmes de ce territoire du nord-est de Paris. Post Jeux Olympique, il estime que « c’est à nous de cultiver ce sentiment de fierté retrouvée ». </p>
<p><strong>Et après les Jeux Olympiques ? </strong></p>
<p>Retour à la politique. La compétition se termine à la fin de la semaine, et, lundi prochain, le 12 août 2024, il faudra arranger la situation du pays qui s’est retrouvé sans Premier ministre pendant près de deux mois. Citant la célèbre phrase de Romain Gary, « le patriotisme, c’est l’amour des siens, et le nationalisme, la peur des autres », le président du Parti Socialiste se félicite que les résultats des législatives du 7 juillet dernier aient été favorables à la première partie de la citation et non à la deuxième. Il souhaite désormais que le pays prenne sa responsabilité individuelle et collective, à la fois dans le discours politique et la société civile, et que l’on fasse collectivement le choix du chacun pour soi ou du vivre ensemble. Les Jeux Olympiques pourront-ils apaiser les dissensions entre les Français ? </p>
<p>Gérald Darmanin a précisé que les dispositifs de sécurité mis en place en Seine-Saint-Denis pendant les Jeux pourront être pérennisés par la suite. Notre invité se dit favorable à un rétablissement d’une police de proximité, composée de forces de l’ordre « nombreuses et bienveillantes », pour aider à apaiser les tensions dans le département et favoriser le vivre ensemble. </p>
<p>S’adressant directement au président de la République, Stéphane Troussel souhaite que ce dernier « tire les conclusions des élections du mois de juin ». En d’autres termes, qu’Emmanuel Macron accepte sa défaite, et la victoire, quoique relative, de la coalition de gauche. « Il y aurait quelque chose d’incompréhensible que, sur un délai aussi long, il ne tire pas les conséquences des élections », ajoute-t-il. Sans se prononcer sur le nom d’un éventuel Premier ou Première ministre, le leader du PS veut que la gauche fasse la démonstration de sa capacité à gouverner. Réfutant l’idée de s’associer à des politiques de centre-droit, il veut prouver qu’il peut enfin y avoir de la « cohérence » dans la politique française. </p>


101 - Le judo, la discipline la plus médaillée des JO - David Douillet est l’invité du 6 août 2024
<p>Un nouveau record du monde a été battu lors de ces Jeux Olympiques 2024. Hier, lundi 5 août, le perchiste suédois Armand Duplantis, passe la barre historique des 6, 25 mètres, dépassant son propre record du monde. Il avait pourtant déjà remporté la médaille en battant ses adversaires à 6 mètres. Pas rassasié, il tente de battre le record du monde, fixé à 6,10 mètres, et réussit son pari. Même ses compétiteurs s’inclinent et saluent l’exploit du favori de la compétition. David Douillet, ancien champion de judo, revient avec Thomas Sotto sur ce moment incroyable. Pour lui, « le garçon est là pour le sport, pour la beauté du geste, et pour battre des records ». Du haut de ses 24 ans, ce jeune prodige de la perche a battu le record du monde 9 fois. </p>
<p>Pour notre invité, les Jeux Olympiques correspondent au moment le plus important de la carrière de tout athlète : « c’est plus difficile d’obtenir un titre olympique qu’un titre mondial ». Ayant vécu l’expérience, il explique qu’il faut des mois pour réaliser que l’on devient champion olympique car il est difficile de s’extraire de la bulle dans laquelle on s’était mis pour la préparation. « Quand vous êtes champion du monde, vous l’êtes dans votre communauté. Quand vous êtes champion olympique, vous l’êtes dans les foyers de tous les Français, c’est ça la différence », ajoute-t-il. Le vétéran conseille aux jeunes médaillés de « profiter » car un titre olympique change toute une vie. Il rappelle qu’il existe aussi des gens intéressés, « pas toujours très recommandables » qui vont vouloir se rapprocher des vainqueurs et dont il faut savoir se protéger. </p>
<p><strong>Teddy Riner, nouvelle coqueluche du judo français </strong></p>
<p>Outre l’athlétisme, la discipline de David Douillet n’est pas en reste. En effet, en judo est le sport le plus récompensé de la saison, avec 10 médailles remportées. L’ancien ministre des Sports se félicite qu’il y ait eu un enchaînement de générations parmi les athlètes de cet art martial japonais. Lui-même se souvient de Fabien Canu qui aurait « allumé cette flamme en lui » alors qu’il était encore gamin lorsqu’il était venu à son club parler de sa carrière. Il estime qu’il y a des idoles pour tous les athlètes qui les poussent à dépasser leurs limites. </p>
<p>Il encourage le nouveau champion du judo français, Teddy Riner, dans ses exploits et pense qu’il sera toujours prêt pour la compétition dans 4 ans à Los Angeles. Même à 39 ans, on peut toujours être un champion pour notre invité : « C’est une question d’envie. La seule contrainte, c’est le physique ». Il rappelle que le plus compliqué pour les sportifs, ce n’est pas la compétition, mais bien la préparation : « Les Jeux Olympiques, c’est la cerise sur le gâteau. C’est la récompense pour un athlète de haut niveau. Le plus dur, c’est le quotidien. C’est la routine, c’est le kimono qu’il faut enfiler, les kilomètres qu’il faut courir, les tonnes qu’il faut soulever, les milliers de répétitions de mouvement. »</p>
<p>Son coup de cœur à Paris 2024 ? « Ce moment où on est en finale des équipes mixtes de judo, on est à égalité avec les Japonais et on a un tirage au sort de la catégorie qui va combattre. » L’instant où la balance a basculé vers une victoire de la France quand la catégorie de Riner a été tirée. Un scénario presque trop beau pour être vrai qui montre toute la beauté du sport selon David Douillet.</p>


101 - La délégation israélienne aux Jeux Olympiques - Yaël Arad est l’invitée du 5 août 2024
<p> 6 médailles. 1 d’or, 4 d’argent et 1 de bronze. Voilà le palmarès de la délégation israélienne, à mi-parcours des Jeux Olympiques 2024. Des victoires qui rendent « fière » Yaël Arad, présidente du comité olympique israélien, qui indique attendre avec impatience la suite des jeux. Un bonheur de la célébration troublé par l’actualité géopolitique chargée à la maison. « On ne peut pas faire abstraction », selon notre invitée, qui rappelle sur notre plateau à quel point son pays souffre depuis les attaques du 7 octobre dernier. Elle explique que la situation a affecté les préparations des athlètes israélien en vue des Jeux Olympiques. Elle les félicite dans la foulée d’avoir réussi à surmonter les épreuves pour se présenter aujourd’hui dans la compétition et remporter des trophées. </p>
<p>« Le sport, c’est la résilience mentale », pour l’Israélienne. Une résilience qui permet aux athlètes israéliens de concourir malgré la guerre territoriale qui ronge leur pays, mais aussi de passer au-dessus des attaques et critiques concernant leur présence au plus grand événement sportif mondial. Victime de cyberharcèlement et d’insultes depuis leur arrivée à Paris, menacée par une attaque terroriste, la délégation israélienne est la plus protégée de toutes. Au micro de Thomas Sotto, Yaël Arad remercie le comité d’organisation des Jeux et le gouvernement français d’avoir pris la juste mesure des risques encourus par ses athlètes, et estime qu’ils ont été « tellement bien reçus » et qu’ils se sentent « en sécurité ». </p>
<p>Le lundi 29 juillet, au début de la compétition, le judoka Algérien Messaoud Redouane Dris était disqualifié de son combat l’opposant à l’Israélien Tohar Butbul. En cause ? Un surpoids de 400 grammes. Accusé de s’être fait sciemment disqualifier pour ne pas se battre contre un représentant d’Israël, Yaël Arad juge l’incident « très difficile à comprendre ». Pour elle, les Jeux Olympiques sont au contraire l’endroit idéal pour « créer des amitiés entre les pays et les religions », pour « se serrer la main ». Un acte qu’elle-même n’aurait aucun mal à effectuer : « sur le terrain de jeu, je pourrais serrer la main à un athlète palestinien », ajoute-t-elle. </p>
<p><strong>Israël sous bannière neutre ? </strong></p>
<p>En France et dans le monde, des voix accusant le risque génocidaire des attaques menées par les armées de Benyamin Netanyahu contre le peuple palestinien à Gaza, ont émis l’idée que la délégation israélienne aurait dû participer à Paris 2024 sous bannière neutre. Une « honte » pour notre invitée qui refuse de subir le même traitement que les sportifs Russes, rappelant que c’est le Hamas qui a attaqué son peuple en premier. « Le monde entier sait que le Hamas est une organisation terroriste », « leur comportement est inhumain », « ils sont interdits dans de nombreux pays », continue-t-elle. </p>
<p>Porter le drapeau israélien, est-ce nécessairement soutenir la politique de Netanyahu ? « Ce n’est pas une question qu’il faut me poser à moi » réplique notre invitée qui précise ne pas être une femme politique. Et de conclure : « Je suis ici au nom du sport, de l’excellence et de l’amitié. » </p>


101 - Intégrer les jeunes dans les Jeux Olympiques - Salim Dabo est l’invité du 3 août 2024
<p>La Seine-Saint-Denis est un des départements les plus pauvres de France. Avec les Jeux Olympiques, il voit son territoire mis en valeur en accueillant plusieurs épreuves, notamment dans son tout nouveau centre aquatique construit spécialement pour l’occasion à Saint-Denis. C’est dans ce contexte qu’est née Univers Projet 93, menée par Salim Dabo, alias « le Maire des banlieusards ». Encore jeune, l’association a été fondée en 2022, dans le but d’aider les jeunes du département. Accompagnement vers l’emploi, activités sportives et associatives, et, à l’occasion de Paris 2024, « inviter les jeunes à découvrir d’autres sports que les sports phares de la banlieue comme le football, le basket, et, plus récemment, le rugby », sont autant d’initiatives mises en place par les volontaires. </p>
<p>Pour notre invité, ces Jeux Olympiques sont une « chance » inespérée pour enfin pouvoir développer des activités pour les jeunes du quartier, grâce notamment aux nouvelles infrastructures. Il insiste sur l’importance de parler à la jeunesse, de les écouter, et d’essayer de construire leurs projets avec eux. Lui-même avoue ne pas avoir eu une enfance facile, marquée par un parcours scolaire laborieux. Il veut aujourd’hui prouver qu’il est possible de s’en sortir, comme lui : « Je veux montrer qu’on est capables de réussir et de franchir toutes les portes. »</p>
<p>Comment expliquer le fossé entre les politiques et les jeunes de banlieue ? Si les uns et les autres ne semblent pas se comprendre, c’est en partie parce que les jeunes sont « difficiles à aborder », selon notre invité. Il déplore un territoire qui a pris l’habitude de « se tenir à l’écart », menant à des difficultés à « sortir de sa zone de confort ». Il cherche donc à réintégrer les jeunes dans les discours politiques, à leur redonner confiance en eux et à les encourager à s’ouvrir davantage. Pour lui, les Jeux Olympiques sont le genre d’événement international qui peut motiver les jeunes à voir loin : « ils veulent être les organisateurs des JO », explique-t-il. </p>
<p><strong>La politique dans le 93 </strong></p>
<p>Étant lui-même soutenu par la préfecture, Salim Dabo indique s’entendre « super bien » avec les élus locaux. Il souligne notamment le travail effectué par Mathieu Hanotin, le maire de Saint-Denis, dans l’organisation des Jeux. Pour les législatives, c’est la coalition de gauche qui a majoritairement remporté le département, bien que le Rassemblement national ait réussi à placer trois candidats en Seine-Saint-Denis. Un soulagement pour notre invité qui dit attendre une « nouvelle évolution » dans la politique nationale à la suite des Jeux pour pouvoir enfin reprendre confiance en l’avenir et construire durablement. Il appelle directement le président de la République à « fonder un avenir serein pour [eux] », c’est-à-dire de faire en sorte de contrer la montée en puissance de l’extrême-droite pour protéger les minorités des banlieues. </p>
<p>Du haut de ses 25 ans, ce n’est pas l’ambition qui manque à Salim Dabo. Faire de la politique ne l’effraye pas : « Je suis déterminé à faire de la politique et à essayer de casser les stéréotypes sur les banlieusards. » Bien qu’il avoue avoir encore de « l’expérience à acquérir », il voudrait faire valser les clichés sur les professions imposées aux habitants des banlieues, souvent suite à des orientations subies dès la troisième, qui mènent les jeunes à des formations CAP ou Bacs Pros qu’ils n’ont pas toujours choisies.</p>


101 - Les Jeux Olympiques de natation - Roxana Maracineanu est l’invitée du 02 août 2024
<p>Hier, jeudi 1er août, le nageur Léon Marchand remportait la première place du 200 mètres, se qualifiant ainsi pour les finales. Une véritable légende de la discipline selon notre invitée, elle-même ancienne championne de natation. « Il a déjà bâti son palmarès en France et à l’international », rappelle-t-elle. Pourtant, elle prévient de la rude compétition qui attend l’athlète pour ces finales, où il devra affronter de nouveaux adversaires. Elle l’encourage vers la victoire en précisant qu’ « il doit gagner non seulement pour lui, mais pour l’équipe de France olympique. » Elle le considère « entamé physiquement et psychologiquement » à mesure que la compétition s’allonge, mais maintient sa confiance en une potentielle obtention de médaille : « il peut gagner », manifeste-t-elle. </p>
<p>Malgré la fatigue, Marchand a annoncé réfléchir à participer au relais de nage, rallongeant ainsi la liste de ses courses. Une très bonne nouvelle pour Roxana Maracineanu, qui voit le reste de l’équipe de France de natation « en demie teinte ». Elle rappelle que Florent Manaudou peut aussi créer la surprise sur la finale du 50 mètres nage libre, qui se déroulera ce soir, jeudi 2 août. Lui aussi pourrait décider de participer au relais aux côtés de Léon Marchand, et assurer peut-être une victoire de plus dans le palmarès français de ces Jeux Olympiques. « C’est difficile, c’est la première fois qu’on nage devant 15 000 personnes dans une piscine, à la maison. Ce n’est pas évident pour tout le monde, certains veulent trop bien faire, et partent un peu crispés, ce qui n’aboutit pas toujours à la fin », explique-t-elle. Mais, puisque « la compétition, ça ne s’apprend qu’en compétition », selon l’ancienne ministre des Sports, l’organisation de ces Jeux à Paris reste une bonne nouvelle. « J’espère qu’après ces Jeux, il y aura d’autres compétitions pour qu’on puisse voir Léon Marchand chez nous dans des championnats du monde ou d’Europe », avoue-t-elle. </p>
<p><strong>Une trêve politique </strong></p>
<p>Celle qui a remporté la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de 2000 à Sydney explique la beauté du sport, de la « ferveur que l’on ressent », aux liens « pacifistes et pacifiques » entre tous les pays. Très engagée dans la lutte contre le dopage, notamment auprès de l’agence mondiale antidopage, elle énonce toute sa foi dans les contrôles effectués pour Paris 2024. Face aux accusations de dopage formulées à l’encontre du nageur chinois Pan Zhanle, qui a explosé son propre record du monde de 40 centièmes du haut de ses 19 ans, Roxana Maracineanu se montre pragmatique : « les tricheurs, on les attrape. » Elle rappelle l’importance de la lutte contre le dopage dans chaque pays et la coordination de cette lutte à l’international, pour maintenir l’équité en compétition, mais aussi et avant tout pour la santé des athlètes. </p>
<p>Notre invitée salue également une pause bienvenue grâce aux Jeux Olympique suite à l’actualité chargée des dernières semaines. « On a échappé au pire. Si le Rassemblement national était arrivé au pouvoir, ça aurait été grave non seulement pour notre pays et pour ce que la France représente dans le monde et dans l’Europe. On est les gardiens des valeurs démocratiques, du vivre ensemble, de la tolérance, de la lutte contre les discriminations, de l’égalité entre les hommes et les femmes », martèle-t-elle. La sportive explique que ces Jeux ont aussi été organisés pour faire transpirer les « valeurs d’inclusion et la protection des personnes défavorisées. » Selon elle, le sport est la « vitrine » de ce qu’est véritablement la France « au cœur de nos concitoyens ». </p>


101 - Léo Marchand, l'homme qui marche (vraiment) sur l'eau... - Amélie Oudéa-Castera est l'invitée du 1er aout 2024
<p> Thomas Sotto reçoit Amélie Oudéa-Castera, Ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques sur le plateau des 4 vérités ce jeudi 1er aout 2024. </p>
<p>La Ministre des Sports a assisté aux épreuves de natation hier soir à Nanterre et revient sur la victoire du nageur Léon Marchand. Les Jeux ont débuté depuis déjà une semaine, quel bilan en tirer ? </p>
<p>Pour la femme politique, ces jeux sont "une super satisfaction", "tout se passe bien sur le plan de l'organisation, on a une moisson de médailles formidables, il faut rester concentrés, humbles". Elle souligne également l'engagement des territoires, la ferveur et le lien qui se créer. </p>
<p>Comment expliquer cette pluie de médailles ? Cela fait des années que nos athlètes se préparent, portés par le public français, les staffs et des moyens exceptionnels. </p>
<p>Interrogée sur les primes que touchent les athlètes, elle rappelle que les primes ont été augmentées pour l'athlète mais aussi pour le staff qui a concouru à la médaille d'or. La volonté était de valoriser toutes les "forces vives" pour qu'elles soient au service de l'athlète. </p>
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<p><u>Jeux Olympiques, quel héritage ? </u></p>
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<p>Le triathlon s'est finalement déroulé, un engagement dont la Ministre n'a jamais douté. Elle souligne la prouesse et l'amélioration du cadre de vie des franciliens, évoquant un investissement pérenne. Les infrastructures resteront en place et permettront d'offrir un écrin incroyable pour la Seine et la Marne. </p>
<p>Ces jeux ont donc pour vocation de laisser un héritage, les infrastructures sportives telles que les bassins ou les tatamis bénéficieront à nos structures partout en France. </p>
<p>Quant à la vasque olympique, restera-t-elle aux tuileries ? Amélie Oudéa-Castera vante dans un premier temps la prouesse technologique que représente la structure, mais ne donne pas de réponse quant à la faisabilité du projet. </p>
<p>Une chose est sure, ces jeux suscitent l'engouement des français "on a explosé les records de vente de billets" et nous donnons "un bonheur fou". Elle souhaite que cette dynamique s'ancre au cœur de la vie des français, les jeux d'hiver permettront d'ailleurs de prolonger cette magie. </p>


101 - Paris 2024, les politiques sur le terrain - Bruno Le Maire est l'invité des 4 vérités du 31 juillet 2024
<p> Thomas Sotto reçoit Bruno Le Maire, Ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, sur le plateau des 4 vérités ce mercredi 31 juillet.</p>
<p>La plus belle croissance française ces jours ci c'est celle des médailles. Pour notre invité, ces jeux sont "une fête" "avec un esprit sportif remarquable, des athlètes qui accumulent les performances et des histoires qui sont parfois bouleversantes". "La France donne la plus belle image d'elle même, nos athlètes également". </p>
<p>Le Ministre soutient les douaniers qui participent à la compétition et les félicitent pour leur travail à l'occasion de ces jeux avec une grosse saisie de contrefaçon. </p>
<p>Quel sera l'impact de ces jeux sur l'économie française ? L'INSEE prévoit une croissance de 0,3 points de croissance en plus pour 2024. Tout cela montre "que l'économie française est bien repartie, qu'elle enregistre des performances exceptionnelles". Les chiffres sont excellents en comparaison avec d'autres pays affirme Bruno Le Maire, l'objectif pour 2024 est déjà atteint en juillet. </p>
<p>La politique économique donne des résultats stables sur le long terme, mais il concède que l'incertitude n'est pas bonne pour les investisseurs. Plus vite nous sortirons de l'incertitude politique, mieux ce sera pour les investisseurs, les entreprises et les salariés. </p>
<p>Au lendemain des jeux olympiques avoir un nouveau gouvernement en ordre de marche parait nécessaire sinon on prend le risque d'affaiblir notre économie. Quant à la composition de ce nouveau gouvernement pour lui, il ne faut pas se livrer à un "exercice de casting" mais construire une coalition claire. La première qualité du prochain Premier ministre devra être de constituer une coalition et définir une politique pour nos compatriotes. </p>
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<p><u>Budget 2025, sommes nous dans les temps ? </u></p>
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<p>Interrogé au sujet du budget 2025, il affirme "on est pas en retard". Il propose de respecter les délais pour que le budget soit validé en temps et en heure. Des propositions de crédits seront envoyées à Gabriel Attal pour qu'il puisse signifier aux différents ministères le montant de crédits dont ils disposeront en 2025. Ces crédits seront inférieurs à 2024 pour aller dans le sens des économies et du retour à l'assainissement des comptes publics. Pour lui il faut s'engager dans la réduction des déficits et que son successeur puisse avoir les moyens de protéger en cas de crise comme celle qu'il y a connu avec le covid. Ce budget sera donc adaptable pour rentrer dans les "clous européens". </p>
<p>Que deviendra Bruno Le Maire à son départ du gouvernement ? Hors de question de quitter la France mais ce dernier concède qu'il ira enseigner sans préciser la destination alors que des rumeurs planent sur un départ en Suisse. </p>


101 - Croissance, une forme olympique ? Marine Tondelier est l'invitée du 30 juillet 2024
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<p>Les nouveaux chiffres de la croissance pour le deuxième trimestre viennent de tomber et s'élèvent à +0,3%, plus que ce qu'espérait l'INSEE. Pour Marine Tondelier, secrétaire nationale d'EELV, invitée des 4 vérités ce mardi 30 juillet il n'y a pas vraiment de raisons de se réjouir "quand cette croissance bénéficie à de moins en moins de monde en France", c'est "un cache misère". </p>
<p>La nomination d'un nouveau Premier ministre se fait toujours attendre et semble désormais être repoussée après les jeux olympiques suite aux déclarations du président de la République. Une situation incompréhensible pour notre invitée qui se demande pourquoi avoir pressée une dissolution si c'était pour ne pas nominer de gouvernement avant la fin des jeux. Elle peut entendre que cette nomination ai lieu après les jeux, mais actuellement il n'est pas possible de "préparer la rentrée" alors que "tout le monde est entrain de boucler les budgets" dans les ministères. </p>
<p>Le président de la République a reconnu sa défaite mais n'a pas reconnu la victoire des autres partis. Pour elle, "on ne peut pas voler cette victoire aux français" et le risque c'est qu'en septembre ce soit "trop tard". </p>
<p>Le nouveau front populaire est il prêt à former une coalition ? Pour la secrétaire d'EELV, c'est ce qui va se passer à l'Assemblée nationale mais il faut "un gouvernement de combat" "compact" "solide et solidaire". Elle rejette l'idée d'un "en même temps" et affirme qu'il faut avancer pour les français. Aujourd'hui nous faisons face à un gouvernement démissionnaire qui ne peut qu'expédier les affaires courantes et urgentes et ce n'est pas une situation viable. </p>
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<p><u>Sécurité, sabotages... les opérations de déstabilisations se multiplient</u></p>
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<p> Depuis le début des jeux ont eu lieu des opérations de sabotages de la SNCF et des attaques contre les réseaux de télécommunication. L'ultra gauche semble être à l'origine de ces actes et dit désormais vouloir cibler des aéroports français. Quel regard porte notre invitée sur ces évènements ? Pour Marine Tondelier, "il ne faut pas tout mélanger", si elle condamne toute forme de violence, "les actes de désobéissances civiles" comme le fait de coller des autocollants ne justifient pas des gardes à vue. Si on ne peut plus déployer des banderoles et coller des autocollants "alors je m'inquiète pour mon pays". "Monsieur Darmanin par son obsession contre des militants écolos rate sa cible". Le ministre de l'intérieur fait "perdre du temps au pays". Sur les sabotages de la SNCF et des lignes de télécommunication, elle les condamne mais insiste sur le fait que le nouveau front populaire n'en est pas à l'origine. </p>
<p>La fête pourrait se prolonger avec les jeux olympiques d'hiver, interrogée par Thomas Sotto la femme politique ne souhaite pas exprimer son avis et renvoi à une consultation territoriale. Pour elle, les gens doivent pouvoir faire de vrais arbitrages et on ne peut "pas imposer des projets comme ça sur un territoire". </p>
101 - JO après la cérémonie d'ouverture, quels risques ? - Gérald Darmanin est l'invité du 29 juillet 2024


101 - Partenariat de Carrefour avec les Jeux Olympiques, Alexandre Bompard est l’invité du 27 juillet 2024
<p>Ça y est. Après des années de préparation intense et beaucoup de sueur, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques s’est tenue vendredi 27 juillet 2024 sur la Seine. Un spectacle grandiose qui s’est achevé sur l’interprétation de <em>L’hymne à l’amour</em> par Céline Dion. Alexandre Bompard, directeur général du groupe Carrefour et partenaire premium de l’évènement, parle de « mille souvenirs, mille émotions, mille couleurs » qui rappellent que « la France n’est pas un pays comme les autres ».</p>
<p>La presse étrangère est quasiment unanime. À propos de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques 2024, elle parle d’un spectacle « fabuleux », « extravagant », « original » et « inoubliable ». En tant qu’un des sept partenaires premium de cette cérémonie, Alexandre Bompard ne peut que se réjouir de ce succès. En investissant financièrement dans ces Jeux, le directeur général de Carrefour entendait bien communiquer sur l'ancrage populaire du grand distributeur, ainsi que d’affirmer ses valeurs, comme la transition alimentaire pour tous. </p>
<p>Carrefour a une double responsabilité dans les Jeux Olympiques, puisque c’est aussi la marque qui fournira les produits frais tout au long de l’événement. En tout, 600 tonnes d’approvisionnement sont prévues pour assurer les besoins des athlètes. Il s'agit là d'un des éléments du cahier des charges d’un partenaire premium. </p>
<p>Tony Estanguet, coprésident du comité de candidature de Paris pour les JO 2024, voulait inventer « l’olympisme durable ». « On veut proposer des Jeux Olympiques propres et responsables », a-t-il argué tout au long de la communication pré-jeux. Alexandre Bompard abonde, puisque dans ce cahier des charges de Carrefour figurait également la nécessité de fournir des produits locaux, issus de la production française, pour mettre en pratique cette fameuse idée de jeu durable.</p>
<p><u><strong>Carrefour au service de sportifs</strong></u></p>
<p>Afin de donner du sens à son partenariat, Carrefour s’est entouré d’une équipe de 17 athlètes, dont Teddy Riner (judo) ou Félix Lebrun (tennis de table), mais aussi d'autres sportifs plus méconnus, envers qui la marque s’engage à apporter les conditions optimales de réussite lors de cette compétition. L’enseigne fait aussi de la reconversion de certains d'entre eux un des éléments de son grand plan stratégique. Elle prévoit, à terme, d’être un employeur plus inclusif, avec pour ambition d’employer 15 000 personnes en situation de handicap dans l’ensemble du groupe d’ici 2026. Comme l’indique Alexandre Bompard, une équipe d’athlètes « très complémentaire » « qui vit ensemble depuis deux ans » a été créée. Celle-ci a sillonné les magasins Carrefour ces deux dernières années. Une stratégie payante, puisque leur notoriété a contribué à séduire une nouvelle clientèle et à faire rayonner l’image de marque dans le pays.</p>
<p>Si les Jeux Olympiques 2024 font certes rêver, ils n’enlèvent rien au problème de la grave crise inflationniste traversée par la France depuis 2023. Malgré un taux à la baisse depuis mai (de retour autour de 2%), de nombreux français continuent de peiner à boucler les fins de mois et à se nourrir convenablement, même s'ils voient peu à peu leur pouvoir d’achat augmenter de nouveau. « Est-ce que cela va continuer ? Moi, j’ai espoir que la consommation puisse progressivement repartir (…) Cela prendra encore un petit peu de temps », conclut Alexandre Bompard. </p>


101 - Jeux Olympiques, Paris accueille le monde - Charles Michel est l'invité des 4V du 26 juillet 2024
<p>Le compte à rebours des Jeux Olympiques 2024 est enfin lancé. Tous les yeux du monde se tournent sur un Paris en ébullition, fin prêt pour disputer cette compétition historique. Mais avant de déclarer les jeux ouverts, chefs d’État du monde entier et personnalités politiques étaient invités par le couple Macron ce jeudi 25 juillet 2024 pour un dîner au sommet dans le cadre enchanteur du Louvre, visité quelques jours plus tôt par Céline Dion à l’approche de la cérémonie d’ouverture qui réserva bien des surprises. Parmi les convives triés sur le volet, Charles Michel, président du Conseil européen, n’a pas pu s’empêcher d’évoquer quelques sujets prioritaires : « Les Jeux Olympiques sont évidemment un moment de rassemblement de l’humanité autour de valeurs partagées et autour du sport. Mais quand il y a des chefs d’État, c’est l’occasion aussi d’identifier le sport comme un vecteur central pour plus d’inclusion, pour faire reculer les discriminations » explique notre invité sur le plateau des 4 vérités ce vendredi 26 juillet 2024. </p>
<p><u>Dissolution : un conseil aux Français</u> ? </p>
<p>Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait reçu les chefs d’entreprise étrangers avec pour objectif de rassurer ses partenaires après la dissolution en France. En effet, le climat politique s’est drastiquement tendu depuis la décision choc du président de la République. « Je suis très confiant. Nous voyons qu’il y a des institutions qui sont robustes et solides […] il y a une tradition de coalition parlementaire dans beaucoup de pays européens […] il faut tenter de faire des accords et voir quels sont les intérêts prioritaires autour desquels on peut se retrouver pour mettre en place un gouvernement » rassure Charles Michel. Ce dernier a lui-même été Premier ministre de la Belgique suite aux élections fédérales de juin 2014, une nomination après quatre mois de travail acharné et de compromissions suite aux négociations de coalition. Un schéma proche du chaos en France au moment même où les différents groupes politiques ne parviennent pas à se mettre d’accord pour former ce nouveau gouvernement post dissolution. « Il faut parfois accepter qu’un peu de patience est nécessaire pour mettre en place une équipe gouvernementale […] On voit que la France fonctionne et qu’elle fonctionne plutôt bien » poursuit notre invité. Après ces législatives anticipées, l’Hexagone a-t-il perdu de son influence à l’international ? « On a un regard sur nous-même qui est plus pessimiste que le regard que les autres portent sur vous-même […] le Président Macron est très engagé sur les sujets européens depuis le début de son parcours politique. Beaucoup de sujets portés par la France, une Europe plus ambitieuse, plus souveraine sur le plan économique, plus engagée sur le plan géopolitique. On voit que l’Europe est inspirée par ces sujets-là. Et donc ça montre bien qu’il y a bien un impact » défend le président du Conseil européen. Et les Jeux Olympiques devraient redorer le blason de la France et offrir un tout autre spectacle sur le plan diplomatique. C’est une occasion de mettre en lumière le savoir-faire à la française et vendre aux yeux du monde les atouts d’un pays « qui se tourne vers l’avenir ». </p>
<p>Dans quelques mois, Charles Michel devra quitter ses fonctions à la présidence du Conseil européen. Et c’est l’ancien chef du gouvernement portugais, António Costa, qui doit prendre la relève avec le soutien de son prédécesseur : « C’est une très bonne décision. Il est essentiel de faire fonctionner ce projet européen […] la solidarité européenne, la capacité et la volonté d’agir ensemble sur certains sujets protègent mieux nos citoyens dans l’ensemble des pays. On a une vision assez claire au niveau des 27 sur ce que sont les priorités communes partagées pour les cinq prochaines années. Nous voulons plus de développement économique, moins de lourdeurs administratives. Et nous voulons aussi investir plus dans la sécurité et la défense </p>


101 - Jeux Olympiques de Paris, Saint Ouen, Nouveau Front populaire... Karim Bouamrane est l'invité du 25 juillet 2024
<p>À la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, la flamme Olympique s’est élancée de Noisy-le-Grand en Seine Saint Denis, ce jeudi 25 juillet. Elle traversera tout le département jusqu’à demain avant de regagner Paris. « C’est le temps de la fête. Cela fait des années qu’on s’y prépare. C’est un accélérateur de particules. On l’a vu sur le plan social, sur le nombre de commerces, sur le plan écologique, les écoles… », se réjouit Karim Bouamrane, le maire de Saint-Ouen, invité des 4 Vérités, ce jeudi 25 juillet 2024. « On prend vraiment la mesure de cet événement historique », ajoute l’édile. D’autant que la ville de Saint Ouen accueille en partie, le célèbre Village olympique. « Nous avons tout de suite travaillé pour améliorer la vie des gens et rendre les gens heureux. En ce moment on a besoin de ça ». </p>
<p>Après les Jeux Olympiques et paralympiques, un quart du village sera ensuite converti en logements sociaux, le reste en logements privés. Trouveront-ils preneurs? « La commercialisation va démarrer dès le lendemain des JO », assure le maire, qui veut en priorité « réapproprier le domaine fluvial ». « Un projet global a été lancé avec plus de mille logements, des écoles, des crèches, l’académie de Tony Parker qui va s’installer dans la nouvelle Arena, le siège de la DGSI, un campus hospitalier », souligne Karime Bouamrane. « On change de paradigme. (…) Saint Ouen joue un rôle de locomotive dans la région Ile de France. On en est fier. Pour améliorer la vie des gens, c’est ce qui est important, c’est le progrès partagé ». </p>
<p>Dans un entretien accordé au NY Times, le maire a comparé les Jeux Olympiques à « une arme politique ». « Pendant longtemps, la banlieue était le lieu banni, il y avait ce sentiment de relégation. Aujourd’hui, on change de paradigme. Les gens de la périphérie ont la même espérance que toutes celles et ceux qui vivent dans les hypocentres depuis des années. Les Jeux olympiques ont été un accélérateur », estime l’élu. </p>
<p><u>Coalition gauche/droite : est-ce possible ? </u></p>
<p>À l’heure où la classe politique est plus que jamais divisée, ces Jeux olympiques sont aussi le résultat d’une large coalition entre divers bords, notamment entre la gauche et la droite. « On a réussi à se rassembler pour un idéal commun, qui est de faire en sorte que la France brille pendant 15 jours », souligne Karim Bouamrane, qui souhaite faire perdurer cette « parenthèse enchantée ». Trois semaines après le résultat des élections législatives, le nom du futur Premier ministre n’est toujours pas connu. Une coalition entre plusieurs partis serait-elle envisageable à l’échelle nationale ? Arrivé avec une courte majorité, le Nouveau Front populaire paraît plus divisé que jamais et ne parvient toujours pas à se mettre d'accord sur un potentiel locataire de Matignon. « Il y a eu un rendez-vous manqué. On a tout de suite été dans une course au casting, en se focalisant sur le nom du Premier ministre ou de la Première ministre. Il aurait fallu se focaliser sur le projet, en partant du principe que la Première formation politique était de gauche et derrière, le Front républicain qui a gagné. Il aurait été intéressant de se rassembler autour d’une plateforme commune », déplore le maire de Saint-Ouen. « On est rentré dans une sorte de gué-guerre et on savait depuis le départ que cela ne pourrait pas aboutir », déplore l’édile qui reste néanmoins optimiste pour la suite. </p>


101 - JO Paris 2024, c'est parti ! - Valérie Pécresse est l'invitée du 24 juillet 2024
Après des années de travail, débutent aujourd'hui les Jeux Olympiques de Paris avec les premières épreuves : le rugby à 7 et le football. Une question revient dès lors, sommes nous enfin prêts pour accueillir l'évènement ? Pour notre invitée Valérie Pécresse, présidente de la région Ile de France, ce mercredi 24 juillet, "tout est opérationnel, tout commence aujourd'hui" et pour la première fois il y aura "100% de desserte en transport en commun entre les deux grandes infrastructures".
Interrogée sur l'agacement de certains parisiens et touristes en raison des mesures de sécurité mises en place depuis quelques jours, elle affirme comprendre "la détresse des commerçants" mais assure que cette situation n'est que "transitoire" et "qu'ils vont être remboursés au centuple".
La question des transports fait parti des sujets sensibles de l'organisation des ces jeux. Pour la présidente d'"Ile de France mobilité" ces jeux sont "un grand moment de la révolution des transports". Elle évoque la mise en place de nouvelles lignes, qui ont mobilisé une grande énergie pour être ouvertes à temps. Elle rappelle qu'il sera désormais possible de rejoindre Orly en métro et que ce sont "400 navettes" qui permettent l'accès au site.
Si nous ne sommes pas à l'abri d'un aléa, elle déclare que tout est prêt, y compris "les plans b". Les conducteurs seront en nombre suffisant, avec des renforts venant de province. Le "transport bashing" n'a pas lieu d'être.
Après la trêve, une coalition entre les différents partis politiques est-elle possible ?
Ces Jeux Olympiques sont un symbole de rassemblement et ont permis à des acteurs issus de différentes familles politiques de collaborer ensemble sur un projet. Une telle collaboration est-elle envisageable au niveau national ?
Pour notre invitée, si un "travail formidable" a été accompli dans le cadre des Jeux Olympiques et qu'il existe un certain nombre de dossiers où il est possible d'avoir une dynamique par delà les frontières politiques cela ne fonctionne pas pour "les décisions difficiles". En matière d'économie, d'immigration, d'autorité, de fiscalité il faut faire des "choix politiques" et le clivage "droite gauche" perdure.
Le Président de la République sera-t-il en mesure de former une coalition malgré les divergences évoquées ? Valérie Pécresse salue dans un premier temps la décision du Président de la République de faire une "trêve" politique pendant les jeux. Pour autant, elle ne comprend pas où ce dernier souhaite "nous emmener et quelle ligne politique il souhaite défendre". Elle cite pour exemple le budget 2025 ou encore la réforme des retraites, des sujets suscitant de nombreux désaccords entre les partis. Elle ajoute également que sur ces questions "les extrêmes nous mettraient à la faillite et ils sont majoritaires".
En l'absence de nomination d'un nouveau Premier ministre, le Front Populaire a de nouveau proposé un nom : celui de Lucie Castets.
Pour Valérie Pécresse, ce n'est pas à la gauche de monter une coalition car le parti n'est pas majoritaire. Elle rappelle qu'en France il n'y a pas qu'un seul extrême à combattre et déplore la soumission du nouveau Front Populaire à la France Insoumise.


101 - Toujours pas de Premier ministre de gauche - François Ruffin est l’invité du 23 juillet 2024
<p> Deux semaines après la victoire des législatives remportée par la coalition de gauche du Nouveau Front Populaire, les députés n’ont toujours pas désigné de Premier ministre. Une situation dont se désole François Ruffin, député NFP de la Somme, pourtant celui qui a initié le rassemblement des forces de gauche pour contrer la montée en puissance de l’extrême-droite dans les scrutins, à l’instant où le président de la République annonçait la dissolution de l’Assemblée nationale. Plus d’un mois et demi plus tard, il demande à ses collaborateurs d’« arrêter les conneries » et de se mettre d’accord sur un nom. S’il estime que le NFP a « rempli une partie du contrat » en empêchant Jordan Bardella de passer la porte de Matignon, il considère également que le répit obtenu est une « dernière chance pour la France » qui devrait être mise « au service des Français ». </p>
<p>L’entente de la gauche aura été de courte durée, et ne semble être effective que lorsqu’il y a des élections. Doit-on considérer ce manque de cohésion dans les partis constituant le NFP comme un échec de leur politique de réunification, et l’impossibilité de recréer une gauche forte dans le pays ? Au micro d’Émilie Tran Nguyen, l’ancien reporter critique les « petits calculs cyniques » des hommes et femmes politiques de sa coalition. Impatient, il aimerait déjà pouvoir siéger au Palais Bourbon pour avancer sur les lois promises aux électeurs, comme par exemple la réforme des retraites. Dans l’enlisement actuel, « c’est le découragement qui s’installe » pour François Ruffin. Pour lui, c’est déjà trop tard, « une fenêtre d’opportunité s’est refermée ». Il espère que les forces seront revenues à la rentrée pour que les députés puissent la préparer de la meilleure manière qui soit, quand les Jeux Olympiques seront passés. Car, pour l’instant, selon Ruffin, « l’esprit est ailleurs », cela fait plus d’un mois qu’il y a un gouvernement fantôme, et que Gabriel Attal est « surtout à la plage » plus d’à Matignon ou à l’Assemblée. </p>
<p>Le chef des Insoumis a indiqué cette semaine, dans une lettre aux médias espagnols et italiens, qu’il n’est pas « pas pressé » et qu’il demande la démission d’Emmanuel Macron pour que les Français puissent se concentrer sur une nouvelle présidentielle qui l’opposerait lui, Jean-Luc Mélenchon, à la cheffe du Rassemblement National, Marine Le Pen. Une affirmation qui confirmerait selon notre invité que l’homme politique, 4 fois perdant à la présidentielle contre la fille de Jean-Marie Le Pen, privilégierait ses intérêts personnels plutôt que ceux des Français. Pour François Ruffin, les électeurs en seraient réduits à choisir celui « qu’ils détestent le moins », c’est pourquoi il invite la gauche à se demander sérieusement qui serait le plus qualifié pour aller battre l’extrême-droite aux prochaines élections. </p>
<p><strong>Une trêve olympique </strong></p>
<p>Le président de la République s’exprimera ce soir, mardi 23 juillet, au JT de France 2, pour demander une trêve des tergiversations politiques le temps des Jeux. Pour notre invité, il s’agit d’une annonce qui coule de source puisqu’il n’y a de toute façon « pas de combattant ». Il se désole que les gens se « bagarrent » sans savoir pour qui ni pour quoi. « Il faut qu’on ait conscience de pour qui on se bagarre, et on doit se bagarrer pour les Français », explique-t-il. </p>
<p>Questionné à propos de la présence des athlètes Israéliens aux Jeux, arrivés hier sur le territoire, François Ruffin estime qu’ils ont toute leur place à l’événement sportif. Néanmoins, il déplore un « deux poids, deux mesure » : alors que les athlètes Russes participent aux Jeux sans bannière ni hymne national, ce n’est pas le cas des athlètes Israéliens. « En tant qu’individu, tout le monde doit être le bienvenu sur le territoire français pour participer aux jeux », insiste-t-il. Il rappelle cependant qu’il milite pour un cesser-le-feu à Gaza, la reconnaissance de l’État Palestinien, et l’arrêt des livraisons d


101 - J-4 avant la cérémonie d'ouverture des JO 2024 : Amélie Oudéa-Castéra est l’invitée du 22 juillet
<p>À quatre jours de la cérémonie d’ouverture Paris 2024, qui se déroulera sur la Seine, entre le pont d’Austerlitz et le pont d’Iéna, Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux paralympiques de France, est l’invitée des 4 vérités. Dernière ligne droite ou fin d’un long parcours ? La femme politique dit en tout cas sa hâte de vivre ce moment sportif planétaire exceptionnel.</p>
<p>Pour la première fois dans l’histoire des Jeux Olympiques d’été, Paris 2024 fait entrer la cérémonie d’ouverture en plein cœur de la ville. Autant dire que les organisateurs ont sorti le grand jeu. Il est prévu d’accueillir des centaines de milliers de personnes, placées sur des gradins tout le long des quais pour observer le spectacle. La ministre parle d’un « dispositif de très grande ampleur » qui se tiendra, comme promis, sur la Seine. La sécurité est "maîtrisée", et l’aspect artistique et les éléments logistiques sont également "bien préparés". « On est confiants, ça va être une cérémonie inédite, dans une configuration grandiose », assure-t-elle.</p>
<p>Pour l’instant, cette cérémonie d’ouverture reste néanmoins mystérieuse. Le nom du dernier porteur de la flamme n’a par exemple toujours pas été révélé. Dans un entretien exclusif accordé à Ouest France, Tony Estanguet, président du comité d’organisation des Jeux 2024, a néanmoins donné quelques indices. Premièrement, le futur porteur pourrait être quelqu’un qui a déjà tenu la flamme. Questionné sur le nom de la légende des Bleus Zinédine Zidane, il n’a pas nié. « Joker », a-t-il lancé. Amélie Oudéa-Castéra n’en dira pas plus !</p>
<p>Il y a un mois, l’ancienne directrice de la fédération française de tennis était déjà présente sur le plateau des 4 vérités. Interrogée par Thomas Sotto, elle révélait que pour cette cérémonie d’ouverture, Céline Dion était "une option". Si, là aussi, elle tient à garder le mystère entier, elle promet tout de même que se trouveront "un ensemble d’artistes exceptionnels". En tout, 3000 danseurs, musiciens et comédiens effectueront une parade le long des 6 kilomètres de la Seine. « Ça va être absolument formidable », se réjouit-elle.</p>
<p><u><strong>Amélie Oudéa-Castéra promet que les athlètes pourront se baigner dans la Seine « sans inquiétude »</strong></u></p>
<p>La cérémonie d’ouverture se tiendra certes aux abords de la Seine. Mais plusieurs épreuves se tiendront également dans le fleuve français. Le grand plan de baignade déployé par l’État et les collectivités depuis plus de quatre ans semble avoir porté ses fruits, puisque Amélie Oudéa-Castéra promet que les athlètes pourront s’y baigner « sans inquiétude ». Ce plan d’épuration a en effet permis d’éliminer 75% de sa pollution bactériologique.</p>
<p>Pour rassurer tout le monde sur la pureté de cette eau si décriée, l’ancienne magistrate à la cour des comptes y avait elle-même plongé en solo, samedi 13 juillet. Après cette séquence matinée d’une glissade et de quelques cris d’effroi, la ministre avait été beaucoup moquée sur les réseaux sociaux. Elle parle d’un « défi improvisé au dernier moment » dont elle est très heureuse.</p>
<p>Emmanuel Macron avait quant à lui promis aux français de se baigner aussi dans la Seine. « Il tient ses promesses. Il le fera quand son agenda le lui permettra », garantit Amélie Oudéa-Castéra.</p>
<p>À l’aube de cette cérémonie tant attendue, plusieurs syndicats agitent la menace d’une grève. Agents de la fonction publique, cheminots, artistes… Ils font pression pour obtenir une revalorisation de leurs conditions de travail. Le gouvernement veut malgré tout croire en leur « esprit de responsabilité » pendant les JO, confiant sur le fait qu'ils ne feront pas de vagues.</p>
<p>De même, aux habitants parisiens qui se sentent enfermés par ces barrières délimitant les zones de jeu, et aux commerçants inquiets d’une perte éventuelle de chiffre d’affaires, la femme politique brandit l'arguement de la création d’une commission d’anticipation. Annoncée à la fin du mo</p>


101 - Séances publiques à l’Assemblée, avenir de députés RN… Jean-Philippe Tanguy est l’invité du 20 juillet 2024
Le RN est-il pestiféré ? Après les élections législatives du 30 juin et du 7 juillet 2024, l’Assemblée nationale s’est réunie pour la première fois en séance publique le 18 juillet 2024. À l’issue de cette 17ème législature, Yaël Braun-Pivet est réélue présidente. Les élections aux postes clés ont eu lieu le 19 et le 20 juillet. Cinq députés s’étaient portés volontaires au départ : André Chassaigne, candidat du Nouveau Front populaire [207 voix au 3e tour], Sébastien Chenu, candidat du Rassemblement national [141 voix au 3e tour], Charles de Courson, candidat de Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires - LIOT [désistement au 3e tour], Philippe Juvin, candidat de la Droite Républicaine [désistement au 2e tour], Naïma Moutchou, candidate d'Horizons [désistement au 2e tour]. Pour l’instant, le RN n’a obtenu aucune des vice-présidences espérées. Selon Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et invité des 4 vérités, le parti est victime de sa « droiture et de son honnêteté » ainsi que d’une machination orchestrée par l’ancien Premier ministre. « La vérité, c’est que monsieur Attal a vendu ses postes à monsieur Wauquiez et ses amis pour avoir des voies et pour faire réélire madame Braun-Pivet », dénonce-t-il.
La présidence de la commission des finances se tiendra également à l’Assemblée samedi 20 juillet 2024. Jean-Philippe Tanguy prévoit aussi que cette élection sera détournée par la majorité présidentielle sortante, qui s’assurera selon lui de s’arranger avec les Républicains pour « choisir son opposition ». « Il s’agit d’un arrangement pour confisquer l’Assemblée nationale et confisquer le sort des urnes », martèle-t-il. Selon ses prédictions, les députés Républicains « renverront l’ascenseur » au camp présidentiel afin que la majorité soit composée.
Quel avenir pour les députés RN qui ont tenu des propos polémiques ?
Vendredi 19 juillet 2024, le premier tour des vice-présidences a dû être annulé à cause du nombre de bulletins supérieur au nombre de votants. « À l’issue du dépouillement, il est apparu que dix enveloppes en trop avaient été déposées dans les urnes. Nous allons devoir refaire le scrutin dans la mesure où les résultats aboutissent à de trop faibles écarts », a déclaré la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, réélue au Perchoir la veille. L’annonce a provoqué un véritable brouhaha dans l’hémicycle, avant une suspension de séance. « Il paraît que c’étaient des enveloppes vides, collées les unes aux autres. Saura-t-on la vérité ? En tout cas, ça a pris des proportions ridicules », juge le responsable d’extrême droite, qui ne croit pas à une tentative de « déstabilisation de l’institution ».
Parmi les candidats du Rassemblement national pour les législatures, Jordan Bardella expliquait qu'un certain nombre d’entre eux étaient des « brebis galeuses ». Mais ces personnes, dont Roger Chudeau, qui avait prononcé des propos polémiques sur Najat Vallaud-Belkacem, sont malgré tout devenues députées. « Il s’est excusé publiquement (…) donc je considère que l’incident est clos », argue Jean-Philippe Tanguy, qui dit aussi se méfier « des déclarations qui sont rapportées, qui ont parfois subi de lourdes injustices ».
Pendant très longtemps, le Front national, puis le Rassemblement national, ont souhaité avoir une proportionnelle aux législatives. L’invité politique continue de prôner cette ligne. « Il faut que les françaises et les français soient représentés dans la diversité de leur opinion (…) C’est ça, la démocratie ».


101 - Présidence de l'Assemblée - Un front anti-gauche ?
<p>Thierry Curtet reçoit Boris Vallaud, député et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Hier, Yaël Braun-Pivet a été reconduite à la présidence de l’Assemblée nationale. La gauche était unie, mais la droite a rejoint l’ancienne majorité présidentielle. Est-ce la preuve que la gauche n’arrive pas à s’imposer et qu’un front anti gauche s’est constitué ? Boris Vallaud constate qu’André Chassaigne, le candidat commun désigné par la gauche, qu’il qualifie « d’homme d’expérience » était en tête au premier tour avec 200 voix. « Il était largement en tête. C’est le bloc politique le plus cohérent, le plus puissant, le premier dans cet hémicycle », rappelle l’invité des 4 Vérités avant d’ajouter « ce qui est regrettable c’est qu’il n’en ait pas été tenu compte puisque c’est la traduction extrêmement précise et arithmétique du choix des électeurs le 07 juillet dernier ». Suite à cette alliance et au soutien de la nouvelle présidente, Boris Vallaud considère qu’il y a aura une forme de rétribution pour la droite. De manière plus générale, le député PS déplore que rien n’ait changé : « Emmanuel Macron est à l’Élysée, Gabriel Attal toujours premier ministre […] et Madame Braun-Pivet reste à l’Assemblée nationale ». « Une forme d’aveuglement » face au message que le Français ont envoyé aux urnes.</p>
<p><u>Premier ministre, comment sortir du blocage ?</u></p>
<p>Emmanuel Macron faisait de cette élection à l’Assemblée nationale une sorte de test. Qui saura rassembler pourra éventuellement devenir Premier ministre. Selon Boris Vallaud, le test est réussi pour la gauche, rappelant qu’elle reste la première formation politique dans l’hémicycle sous l’étiquette du Nouveau Front Populaire. Le député tire trois conclusions des dernières élections législatives : le front républicain a refusé de donner les clés du pouvoir à l’extrême droite, Emmanuel Macron a essuyé une défaite considérable, et le NFP a été placé en tête pour son projet commun. Ne pas prendre en compte le poids du NFP et refuser de nommer un gouvernement issu de cette entente serait « un déni démocratique qui aurait des conséquences de long terme » et « une faute extrêmement lourde », affirme Boris Vallaud rappelant que le front de gauche a réussi à s’entendre pour proposer une candidature commune au poste de Premier ministre en la personnalité de Laurence Tubiana. Candidature refusée par le Président. Afin de sortir de cette impasse, Boris Vallaud propose donc rapidement la mise en place d'un vote des députés.</p>


101 - Assemblée Nationale , qui au perchoir ? Aurélien Pradié est l'invité du 18 juillet 2024
Jean-Baptiste Marteau reçoit le député français Aurélien Pradié. Cet après-midi les députés élus ou nouvellement réélus, comme le député du Lot, vont devoir élire le président de l’Assemblée nationale. C’est une première étape importante avec la constitution d’une majorité. Quelle stratégie doit avoir la droite ? Doit-elle tenter de garder son indépendance ou constituer une majorité autre que la gauche, peut-être avec le bloc central ?
« La situation démocratique est tellement exceptionnelle que se vautrer dans les marchandages, comme on le constate depuis plusieurs jours, est insupportable », réagit Aurélien Pradié expliquant qu’il ne sait pas encore quel candidat il soutiendra lors de ces élections. Mais pour lui, la ligne conductrice doit être la liberté. Le futur président de l’Assemblée nationale doit porter une parole libre, « qui ne soit pas soumise au marchandage des uns et des autres ». Selon lui, les Français, après les dernières élections, en ne donnant la majorité absolue à aucun parti, ont fait comprendre qu’ils ne faisaient confiance à aucun groupe. « Gage à nous de trouver une solution exceptionnelle à la situation », a-t-il expliqué.
Coalition ou cohabitation ?
Aurélien Pradié a fait une proposition dans ce sens en demandant à La France Insoumise et à la gauche républicaine de se séparer. Selon le député du Lot, il n’est pas possible de se mettre autour de la table avec LFI. « Le jour où la gauche aura eu la force de préférer son pays à des enjeux électoraux, à une survie électorale, alors nous pourrons discuter », affirme-t-il. La seule union possible est « une union qui va des Gaullistes de droite jusqu’aux Gaullistes de gauche ». Loin d’être une voie de confort, c’est pourtant la seule solution face à une situation si exceptionnelle. Concrètement, il espère se mettre d’accord avec une grande coalition autour d’un pacte national réunissant les principaux sujets dont la santé, l’éducation, de la dette, de la réindustrialisation du pays et la question écologique. « Il faudra sûrement que chacun fasse un effort, que chacun se sépare des extrémismes pour pouvoir se parler », explique Aurélien Pradié parlant d’un « gouvernement de reconstruction du pays ».


101 - Nouveau Front Populaire, Premier ministre, négociations... Marine Tondelier est l'invitée du 17 juillet 2024
<p>Près de deux semaines après le résultat des élections législatives, la gauche peine à proposer un nom pour briguer Matignon. Après le retrait d’Huguette Bello, la présidente du conseil régional de La Réunion, c’est le nom de Laurence Tubiana, proposé par le Parti socialiste (PS), le Parti communiste français (PCF) et les Écologistes qui a été rétorqué par les Insoumis, qui estiment que cette économiste issue de la société civile était trop « Macron compatible », et favorable à un gouvernement de coalition. « Je suis en colère, je suis écœurée. Je suis désolée du spectacle qu’on donne aux Françaises et aux Français », réagit Marine Tondelier, sur le plateau des 4 Vérités, ce mercredi 17 juillet, sur France 2. « Les communistes et les écologistes, depuis notre victoire, on a suscité beaucoup d’espoir. Cet espoir s’est transformé en colère, notre joie s’est transformée en honte », lâche, la secrètaire nationale Les Écologistes. Pour l’heure, « il n’y a plus de table de négociations », affirme-t-elle, confirmant ainsi une « guerre de leadership ». L’écologiste appelle à trouver une « intersection entre les Socialistes et les Insoumis ». « On ne pourra pas faire la totalité du programme tout de suite. On ne peut pas se comporter comme si on avait la majorité absolue ». Révélation surprise des dernières élections législatives, Marine Tondelier espère pouvoir réunir son propre clan et souhaite ranimer l’espoir ». </p>
<p><u>NFP : au bord de la rupture ? </u></p>
<p>Autre échéance, sur laquelle les Insoumis souhaitent se concentrer : la présidence de l’Assemblée nationale, le 18 juillet prochain. « Le principe d’une candidature unique est acté. La candidature n’est pas actée », reconnaît Marine Tondelier. Reconnaissant que la gauche « n’est pas à la hauteur », l’écologiste pointe également du doigt Emmanuel Macron, qui selon elle « joue un jeu dangereux ». « C’est lui qui sème le poison de la division, qui essaye de nous fracturer ». Le président de la République appelle en effet, les « les forces républicaines » à s’allier pour former un nouveau gouvernement. « Il ne nous demande pas de nous mettre d’accord. Il est en train d’intriguer, pour nous mettre en porte-à-faux, pour nous diviser, nous mettre en minorité », affirme-t-elle, souhaitant « changer de politique publique ». « Celles et ceux qui ont créé ces problèmes ne peuvent pas être les solutions », réaffirme Marine Tondelier qui estime qu’il « faudra trouver des majorités amendements par amendements, projet par projet ». « Le gouvernement du en même temps n’a pas marché ». Quelle issue pour le Nouveau Front populaire ? Marine Tondelier se dit, elle, prête à poursuivre les négociations avec tous les partis de son camp. « Il nous faut un nom. Nous, ça nous ira, car les Écologistes sont toujours du côté des solutions ». </p>
101 - Perchoir, gouvernement, Premier ministre... Manuel Bompard est l'invité du 16 juillet 2024


101 - Une semaine après, à quand le Premier ministre ? - Olivier Faure est l'invité des 4V du 15 juillet 2024
<p>Il y a tout juste une semaine, se jouaient les législatives anticipées. Et le scénario se répète… Aucune majorité ne se dégage clairement. Si le Rassemblement National arrivait en tête au premier tour, c’est finalement le bloc de gauche sous l’égide du Nouveau Front Populaire qui prend la main et revendique Matignon depuis. Pas un nom n’a encore été soufflé à Emmanuel Macron pour prendre la relève de Gabriel Attal. Difficile de trancher sur celui ou celle qui pourrait assurer le poste le plus convoité du moment, celui de Premier ministre. « Ça prend du temps […] des candidatures ont été examinées les unes après les autres. Aucune jusqu’ici n’a fait consensus et c’est normal, c’est la règle du jeu. Nous allons prendre le temps » rassure Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste. Un nom à cependant fuité et retenu l’attention de l’opinion publique : celui d’Huguette Bello, patronne du conseil régional de la Réunion, à laquelle s’oppose le PS et les Écologistes. Du côté des Insoumis, ce blocage ne passe pas. Ces derniers accusent ces alliés de « conforter le coup de force du président de la République qui refuse de reconnaître le résultat des élections ». Pour Olivier Faure, ce n’est qu’une question de temps avant de trouver celui ou celle qui mettra tout le monde d’accord afin « d’engager le changement ». Tous attendent les élections du 18 juillet pour reconduire ou non Yaël Braun-Pivet, à la présidence de l’Assemblée nationale. </p>
<p><u>Gouvernement : une autre majorité est-elle possible</u> ?</p>
<p>En attendant le nom de celui où celle susceptible d’occuper Matignon, chacun y va de ses prévisions. Plusieurs personnalités de gauche ont déjà défrayé la chronique à l’instar de Martine Aubry qui aurait les faveurs du Parti Socialiste. « C’est un nom qui a été évoqué. Martine Aubry a été consultée. Elle ne souhaite pas reprendre du service à ce niveau-là » explique Olivier Faure sur le plateau des 4 vérités. Parmi les candidats favoris, objets des négociations, Olivier Faure est largement soutenu par le PS. Peut-il parvenir à rassembler la gauche autour de son nom ? « Il y a eu d’autres propositions qui ont été faites. Et jusqu’ici […] les Insoumis n’ont souhaité aucun socialiste. La question qui est posée est comment est-ce qu’on trouve. Ça suppose que personne n’ait le sentiment de se trahir […] le NFP ce n’est pas exclusivement un quarteron de partis. C’est aussi des gens qui nous ont accompagné […] il y a là un vivier gigantesque avec des personnalités très fortes qui peuvent nous emmener vers la possibilité de gouverner » défend le Premier secrétaire du PS. </p>
<p>Ce jeudi 18 juillet 2024, Yaël Braun-Pivet s’apprête à remettre son titre de présidente de l’Assemblée nationale en jeu. C’est la première étape importante qui devrait donner une tendance. Si le bloc de gauche n’a pas encore soumis de candidat, leur consigne est claire : « Nous ne soutiendrons pas la présidente sortante ». En effet, les rumeurs selon lesquelles Yaël Braun-Pivet serait en train de nouer un accord avec le Rassemblement National sont prises très au sérieux par la gauche qui désapprouve purement et simplement cette stratégie. Pourtant, la principale concernée a démenti tout accord avec le RN. Ce qui ne semble pas franchement convaincre Olivier Faure qui accuse la présidente sortante de semer le trouble en jouant sur les ambiguïtés politiques. Une autre hypothèse se dessine avec une coalition autour d’un bloc central composé de députés LR et de députés socialistes. Pour Olivier Faure, il ne subsiste qu’une seule option en vertu des règles du jeu politique : celle « d’appeler le bloc qui est arrivé en tête ». D’autres personnalités politiques, à l'instar de Dominique de Villepin, qui martèle les consignes. « Ça suppose d’abord de se tourner vers le NFP […] et laisser la gauche gouverner. C’est ça qui devrait être le réflexe premier du Président de la République » poursuit notre invité sans nuance. Ce dernier appelle le c</p>


101 - Quels projets pour le Rassemblement national après sa défaite aux législatives ? Philippe Ballard est l’invité du 13 juillet 2024
Six jours après les législatives, la France se cherche une coalition pour reprendre les rênes du pays. À l’aune des résultats de ces élections, la perspective d’une majorité absolue pour le Rassemblement national s’est trouvée écartée par les électeurs. Malgré ses espoirs et ses certitudes, le parti a récolté 143 sièges, bien loin des 289 nécessaires pour obtenir la majorité absolue. Dans cette composition, il se retrouve donc spectateur. « Spectateur d’un triste spectacle, un bourbier » dans lequel deux camps s’affrontent, « une nouvelle version de la Nupes, qui considère qu’elle a gagné », et Emmanuel Macron, « dont plus personne ne veut », juge Philippe Ballard, député dans la deuxième circonscription de l'Oise depuis 2022 et porte-parole du Rassemblement national. Alarmiste, il préconise une nouvelle dissolution de l'Assemblée.
Mais celle-ci ne pourrait avoir lieu que dans un an. En attendant, comment gouverner ? Comment faire passer des lois ? Jeudi 11 juillet, Marine Le Pen a en tout cas annoncé sur X (anciennement Twitter) qu’elle censurera « tout gouvernement » comprenant des ministres issus de la France insoumise (LFI) ou des Écologistes. Une ligne que confirme Philippe Ballard. En revanche, si une ligne politique centrale se met en place avec des membres de la Macronie, la droite Républicaine et les socialistes, bien qu’il dénonce une situation « déjà existante depuis deux ans », le député de l’Oise dit son parti prêt à voter les lois « au cas par cas ».
« Le rassemblement national doit être représenté à l’Assemblée »
Si les autres groupes politiques n’ont pour l’instant pas émis le désir de voir le Rassemblement national avoir des responsabilités à l’Assemblée, le parti et son porte -parole réclament « l’application du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ». « On doit être représentés en fonction de notre poids politique à l’Assemblée », martèle celui dont le parti a hérité de 54 nouveaux députés à la suite d’une nette progression dans certains territoires.
Malgré plusieurs sondages qui le donnaient presque vainqueur, et la confiance de ses meneurs, Jordan Bardella et Marine Le Pen, le Rassemblement national ne s’est retrouvé qu’en troisième position lors du deuxième tour des législatives, le 7 juillet 2024. Le plafond de verre est-il trop difficile à creuser ? Si Philippe Ballard parle d’une « très belle campagne » de Jordan Bardella, il évoque, comme le président du RN, qui avait dénoncé « l’alliance du déshonneur » et un second tour faussé par des "arrangements électoraux", un Front Républicain qui, par son union redoutable, leur a porté préjudice. Il concède également que certains candidats de circonscriptions au sein de son parti « n’avaient peut-être pas le niveau » et parle de l’intention de les « professionnaliser » pour la suite.
Lors de ce fameux second tour, une grande partie de la France s’est soulevée contre l’extrême droite, quitte à voter pour des candidats d’un autre parti dont ils ne cautionnaient pas les idées, juste pour ne pas la voir arriver au pouvoir. Pour autant, Philippe Ballard reste persuadé que si une dissolution se produit d’ici un an, « le résultat sera différent. » « Encore une fois, on fait 1 300 000 voies » », rappelle-t-il.


101 - Renaissance : le camp présidentiel cherche un chef - Sylvain Maillard est l'invité des 4V du 12 juillet 2024
<p>Président sortant du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, Sylvain Maillard ne renouvellera pas sa candidature. Et c’est Gabriel Attal qui tient la corde pour prendre sa succession, seul candidat présumé à cette fonction. En effet, Gérald Darmanin et Elisabeth Borne ont finalement renoncé « dans un choix d’unité ». « Il nous semble important que notre groupe soit uni et il nous faut une seule direction » défend Sylvain Maillard.</p>
<p>À l’inverse, Yaël Braun-Pivet compte bien regagner son siège de présidente de l’Assemblée nationale. Un souhait largement approuvé par le camp présidentiel : « C’est le meilleur choix pour nous tous […] elle a vraiment été à la hauteur de sa tâche » souligne l’ancien président de Renaissance. Pourtant, les Français ont exprimé derrière les isoloirs, une volonté de changement, avec un bloc de gauche nettement supérieur. Ce qui pourrait, de facto, faire vaciller la présidente sortante. </p>
<p><u>Gouvernement : l’introuvable coalition</u> </p>
<p>Dans ce grand feuilleton politique, chacun tente de trouver sa place dans cette nouvelle Assemblée toute neuve, qui reste néanmoins privée d’une majorité absolue. Au sein de l’ancienne majorité présidentielle, quelques dissensions se font sentir concernant le chemin à prendre en vue d’une future coalition. Tantôt à droite pour certains, tantôt à gauche pour d’autres, le camp présidentiel est dans l’impasse. Selon Sylvain Maillard, ce virage politique se précise : « Il faut nous ouvrir à gauche et à droite avec Les Républicains […] mais aussi avec les Socialistes qui veulent travailler dans l’arc républicain » affirme notre invité. Pourtant, ni Laurent Wauquiez à droite de l’échiquier, ni Olivier Faure sur la frange de gauche n’envisagent une alliance avec Renaissance. « Je crois que chacun sera appelé à la réalité des choses. Nous avons besoin de construire une coalition de l’arc républicain avec des objets politiques parfaitement identifiés. Nous sommes prêts à travailler sur des projets extrêmement précis » , poursuit-il. Grande gagnante de ces élections anticipées, la gauche quant à elle revendique la direction du gouvernement en vertu de sa majorité relative.</p>


101 - Elections législatives, Assemblée nationale, majorité... Rachida Dati est l'invitée du 11 juillet 2024
<p>Quatre jours après le résultat des élections législatives, qui n’a pas permis de dégager la moindre majorité, la situation politique du pays est toujours bloquée. Mercredi 10 juillet, le président de la République a publié une Lettre aux français. Il estime que « personne ne l’a emporté dans les urnes » et appelle à bâtir « des compromis » et un « large rassemblement ». « Il en appelle à tous les républicains pour bâtir un projet pour la France et répondre aux préoccupations des Français. Le résultat de ces élections nous oblige », commente Rachida Dati, sur le plateau des 4 Vérités, jeudi 11 juillet, sur France 2. La ministre de la culture assure que « les Français ne veulent pas qu’on livre la France aux extrêmes », écartant ainsi un gouvernement avec le Rassemblement national et La France insoumise. Venant tout juste de prendre la tête du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez a néanmoins exclu toute possibilité de coalition avec le camp présidentiel, mais évoquant toutefois un « pacte législatif ». « Il est nécessaire d’avoir un pacte législatif car nous ne voulons pas que la France soit dirigée par un gouvernement dont les idées sont minoritaires en France », assure la ministre. « Ils sont responsables. (…) Aujourd’hui, la responsabilité c’est qu’il doit les orienter. Les Français ont appelé à un message clair avec cette participation historique. Le président de la République tend la main ». </p>
<p><u>Coalition : comment convaincre les sociaux-démocrates ? </u></p>
<p>A gauche, jusqu’où cette coalition peut-elle aller ? « C'est une dynamique politique, pas une dynamique arithmétique. C’est de la responsabilité. Nous sommes dans un grand moment de gravité. Les uns et les autres souhaitent-ils que la France continue à se réformer et ne soit pas livrée au KO », affirme Rachida Dati. De son côté, Olivier Faure ne souhaite parler qu’avec les forces de gauche. « J’ai fait le choix du rassemblement de la gauche et je n’en bougerai pas », a déclaré, mercredi 10 juillet, le chef de file des socialistes dans l’émission l'Événement sur France 2. « Ca c’est leur responsabilité. Ils se sont alliés avec des extrêmes dangereux pour le pays », répond Rachida Dati. « La majorité des Français ne veut pas de ce programme là. Olivier Faure veut appliquer le programme imaginé par Jean Luc Mélenchon ». </p>
<p>A l'issue de ces élections législatives, l’ancienne candidate à la mairie de Paris est claire : « C’est une victoire pour personne. La gauche est à peine à 27%. C’est un bloc minoritaire. Ils ne sont pas homogènes, ils ne sont d’accord sur rien ». </p>


101 - Elections législatives, Premier ministre, Nouveau Front Populaire... Aurore Bergé est l'invitée du 10 juillet 2024
<p>Trois jours après sa victoire aux élections législatives, dimanche 7 juillet, avec 178 sièges remportés, le Nouveau Front Populaire demande à Emmanuel Macron de reconnaître sa défaite et de présenter à Matignon « la seule force capable de gouverner ». Néanmoins, faute de majorité absolue, le chef de l’Etat espère pouvoir former un gouvernement de coalition. « Je crois qu’il y a une alternative au Nouveau Front populaire, que la France ne souhaite pas voir le programme du NFP soit appliqué, comme l’augmentation des impôts », réagit Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, invitée sur le plateau des.4 Vérités ce mercredi 10 juillet 2024, sur France 2. Lors de son discours post scrutin, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu’il n’hésiterait pas à gouverner « par décret », sans passer par le parlement. « c’est quand même un peu cocasse quand on veut renforcer la démocratie parlementaire », commente la députée réélue dans les Yvelines. </p>
<p>Lundi 8 juillet, Gabriel Attal a, comme la tradition l'indique, remis sa démission au président de la République, qui l’a refusée, souhaitant qu’il assure la stabilité du pays. De son côté, le NFP a « solennellement averti le chef de l’Etat contre un maintien prolongé de Gabriel Attal à Matignon ». « On n’est pas habitués dans notre pays à faire des alliances programmatiques. Quand on a pas de majorité absolue ça prend des semaines, des mois, pour constituer une coalition de projets, une alliance programmatique. C’est ça que nous devons réussir à construire », affirme Aurore Bergé, se disant ouverte à « tendre la main » avec la centre droit ou la parti socialiste, excluant néanmoins de gouverner avec la France Insoumise.</p>
<p><u>La fin de la Macronie ? </u></p>
<p>Malgré la victoire du NFP, Aurore Bergé estime que le bloc central est le seul à pouvoir s’élargir et appelle à « des alliances programmatiques ». Elle l'assure : si un gouvernement du Nouveau Front populaire contient un ministre de la France Insoumise, la majorité déposera une motion de censure. « C’est une ligne rouge absolue, pour les députés Renaissance », assure l’élue, qui appelle à « prendre ses responsabilités ». </p>
<p>Depuis dimanche 7 juillet, le président de la République est silencieux. « Emmanuel Macron est garant de nos institutions, Selon la Constitution il doit dire qui peut former un gouvernement. Est-ce qu’aujourd’hui une évidence se dégage ? Il y a une première force politique, il faut le reconnaître mais est-ce cela restera la seule ? La réponse est non », affirme la ministre. « La démocratie parlementaire prend plus de 48 heures ». </p>


101 - Elections législatives, Nouveau Front Populaire, Premier ministre... Johanna Rolland est l'invitée du 09 juillet 2024
<p>Les discussions se poursuivent au sein du Nouveau Front Populaire. Deux jours après le résultat des législatives et la victoire du NFP, qui a remporté 178 sièges, dimanche 7 juillet , la gauche cherche toujours son Premier ministre. « Le président de la République doit appeler un homme ou une femme du Nouveau Front Populaire, c’est le respect de la démocratie et du vote des électeurs. Mais ensuite, il va falloir trouver un chemin, pour apaiser la France, rassembler et le faire dans la clarté », explique Johanna Rolland, première secrétaire nationale déléguée du PS et maire de Nantes, invitée des 4 Vérités, mardi 9 juillet 2024, sur France 2. Si La France insoumise revendique sa légitimité de part son nombre majoritaire de sièges, d’autres plaident pour un vote au sein de l’ensemble du NFP. « Il doit y avoir un vote, soit au sein du groupe majoritaire, soit de la totalité des députés. Cela va faire l’objet de discussions », affirme-t-elle. </p>
<p>Vers une coalition ? </p>
<p>Le NFP dispose en réalité d’une très courte majorité. Juste derrière, le camp présidentiel est parvenu à sauver les meubles avec 163 députés, devant le Rassemblement national (RN) et ses alliés, donnés grands favoris du scrutin, qui n'ont finalement obtenu que 143 sièges. Dans ce cadre, et dans l’espoir de gouverner, le NFP pourrait-il ouvrir sa majorité à une partie du bloc central ? « Sur les bases du Nouveau Front Populaire nous sommes clairs, mais pas sectaires. Pour celles et ceux qui veulent se retrouver sur ces bases, notamment les Macronistes de gauche, nous sommes ouverts », souligne Johanna Rolland. L’ancienne présidente de France urbaine, estime que sur certains sujets, le NFP peut rassembler plus largement. Parmi eux ? La désertification médicale ou la police de proximité. « En intelligence collective, on peut aller chercher une majorité sur certains projets », déclare-t-elle. </p>
<p>De son côté, Jean-Luc Mélenchon ne veut faire aucune concession, aucune coalition. Dans son discours post-scrutin, dimanche soir, le chef de file de La France insoumise a affirmé que le Premier ministre qui serait désigné par le NFP pourrait gouverner « par décret sans vote ». « Le programme c’est la boussole », réagit-elle. Mais sans vouloir trahir les électeurs du premier tour, Johanna Rolland se dit ouverte à trouver des consensus. « Le Front républicain nous oblige », affirme-t-elle. Jean Luc Mélenchon à Matignon ? « Jean Luc Mélenchon n’est pas celui qui dirigera le gouvernement du Front Populaire », clarifie-t-elle. </p>
<p>Lundi 8 juillet, le président de la République a refusé la démission du Premier ministre Gabriel Attal afin qu’il puisse assurer la stabilité de l’État, en attendant de trouver une majorité alternative. « Pour ne pas ajouter du chaos au chaos, nous n’y sommes pas opposés. En revanche, Emmanuel Macron doit reconnaître sa défaite », affirme Johanna Rolland. « Aujourd’hui le pouvoir est à l’Assemblée nationale. Le pouvoir a basculé de côté ». </p>
101 - Rassemblement National La déception absolue - Laure Lavalette est l'invitée du 8 juillet 2024
101 - Législatives : et maintenant, qui pour gouverner la France ?
101 - Législatives, la gauche et le grand flou


101 - Union de plusieurs blocs à l’Assemblée et deuxième tour des législatives, François Bayrou est l’invité du 5 juillet 2024
<p>Dimanche 7 juillet, lorsque les électeurs auront voté au deuxième tour des législatives, la France connaîtra sa sentence. La France sera-t-elle ingouvernable, faute de majorité claire à l’Assemblée nationale ? À l’heure de vérité, François Bayrou, président du MoDem, invite à se poser les « bonnes questions » : serait-on prêts à accepter que le Rassemblement national ait la majorité absolue à l’Assemblée nationale ? Même si les sondages ne l’annoncent pas ainsi, le risque est indéniable, selon l’homme politique. </p>
<p>Si le RN n’obtient en revanche pas de majorité, il juge qu’il faudra que les « responsables agissent en responsables » et que chaque parti représenté à l’Assemblée nationale accepte de gouverner avec des idées différentes. « On doit absolument faire faire et traiter et répondre aux problèmes cruciaux qui se posent pour le pays ». Il ne préfère pour autant pas parler de coalition mais de « gouvernement d’entente républicaine ». Celle-ci aura un but principal : la paix civile. </p>
<p><u><strong>François Bayrou se prononce sur la création d'un bloc unique entre la droite et le MoDem</strong></u></p>
<p>Quelle que soit l’issue des résultats de ces législatives, François Bayrou se dit « là pour aider ». « Je ne suis pas là pour avoir un intérêt personnel ou de carrière ». Puisqu’il « n’exclut rien de ce qui peut aider, rapprocher, ou partager une volonté pour le pays », il ne nie pas qu’il pourrait participer à la gouvernance du pays. </p>
<p>Sur des sujets très concrets, comme l’assurance chômage, l’immigration, la réforme des retraites, les positions de la droite et de la gauche sont diamétralement opposées. Cependant, l’homme politique estime qu’il ne faut plus raisonner « en gauche et droite » ni en « affrontements systématiques ». Concrètement, par exemple, pour la réforme des retraites, il juge qu'elle sera « indispensable » et qu’elle devra être devra placer « les partenaires sociaux devant leurs responsabilités ». « La réforme des retraites est entre les mains de ceux qui financent les retraites », martèle-t-il. </p>
<p>En attendant un nouveau gouvernement, le parti Renaissance et le MoDem ont perdu beaucoup de députés lors du premier tour des élections législatives, dimanche 29 juin. François Bayrou n’est pour autant pas favorable à la création d’un bloc entre les deux partis. « Je n’ai jamais pensé que faire un parti unique était la solution. Je pense qu’il peut y avoir des manières plus rassembleuses de dessiner le destin du pays », estime-t-il.</p>


101 - « Je ne voterai pas pour LFI » - Gérald Darmanin est l’invité du 4 juillet 2024
Suite aux agressions dont ont été victimes Prisca Thévenot, porte-parole du gouvernement, en région parisienne et la candidate du Rassemblement National Marie Dauchy en Savoie, mercredi 3 juillet, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin apporte son soutien aux candidats agressés, notamment à sa consoeur Prisca Thévenot. Il se targue d’avoir pu faire « 4 interpellations » pour son agression et estime « inacceptable » de s’attaquer directement aux candidats et non à leurs idées. « Nous devons faire attention parce qu’il se passe quelque chose qui confine à la violence dans le pays », menace-t-il. Mais, rassurant, il explique avoir déployé 13 000 gendarmes et policiers à travers la France pour le bon déroulement du deuxième tour des législatives, ce dimanche 7 juillet, dont 5 000 en région parisienne pour éviter des débordements de militants de gauche ou d’extrême droite, en fonction des résultats.
Combattre le RN et LFI
Au micro de Jean-Baptiste Marteau ce matin, l’ancien maire de Tourcoing félicite le Premier ministre Gabriel Attal pour ses propos tenus le soir du premier tour des législatives, invitant les électeurs à faire barrage contre le Rassemblement National : « Notre objectif est clair : empêcher le Rassemblement National d’avoir une majorité absolue au second tour, de dominer l’Assemblée nationale et de gouverner le pays avec le projet funeste qui est le sien. Je le dis avec force que l’instant à chacun de nos électeurs : pas une voix ne doit aller au Rassemblement National », a-t-il notamment twitté le 30 juin dernier. Pour notre invité, le Premier ministre a « raison » de dire qu’il faut faire barrage au Rassemblement National, qui est « le seul parti qui peut obtenir la majorité absolue ». Mais il réitère sur le plateau de France 2 son refus catégorique d’appeler les Français à voter pour LFI en cas de duel contre l’extrême droite. « Les Français sont de grandes personnes et n’ont pas besoin qu’on leur dise qui voter », annonce-t-il, se déchargeant ainsi de toute responsabilité.
« J’aime trop la police pour pouvoir voter pour un candidat de la France Insoumise ». Le parti présidentiel et la coalition de gauche sont-ils à ce point irréconciliables, incapables de faire barrage ensemble contre le parti fondé par Marine Le Pen ? Gérald Darmanin est imperturbable : « je ne souhaiterais pas gouverner avec l’extrême gauche », avoue-t-il, bien que la France Insoumise ne soit pas classifiée par le Conseil d’État comme un parti d’extrême gauche. Il continue : « tant que la France Insoumise ne se met pas dans l’arc républicain et qu’elle ne refuse pas l’antisémitisme, je considère que ce n’est pas un parti avec lequel faire barrage contre le Rassemblement National parce que ce sont aussi eux qui les font monter. » Et de conclure : « J’assume mes convictions, je suis un homme de droite à la fibre sociale, tous les électeurs sont invités à voter pour nos candidats, mais pas au prix de la France Insoumise. »
Quant à une remise en question du choix d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée et d’organiser des législatives en très peu de temps : impossible pour l’actuel ministre de l’Intérieur. « Je suis un homme de droite qui soutient le Président avec loyauté depuis 7 ans », se décrit-il, avant d’avouer : « nous avons fait des erreurs mais nous n’avons pas failli ». Il se félicite notamment d’avoir soutenu des projets en matière de sécurité et d’immigration qui sont, pour lui, une priorité pour les électeurs. Il ajoute : « Nous ne sommes pas socialistes, c’est important que les entreprises fassent du profit, mais c’est aussi important d’écouter les ouvriers et les employés », avant d’insister sur l’importance de la décentralisation car « c’est sur le terrain que l’on peut faire changer les choses, et pas seulement en faisant de grands discours à Paris ». Enfin, à propos de l’annonce de CIO de réfléchir à annuler ou non les Jeux Olympiques de Paris, il s’agirait selon Gérald Darmanin d’une « fake news ». Il invite d’ailleurs les Français à se réjouir d’un tel événement sportif et populaire « qu’on n’accueille qu’une seule fois par siècle ».


100 - Les communistes évincés du Nord-Pas-de-Calais - Fabien Roussel est l’invité du 4 juillet 2024
La porte-parole du gouvernement Prisca Thévenot dit avoir été agressée avec son équipe hier soir, mercredi 3 juillet, à Meudon-la-forêt, alors qu’elle collait des affiches. Marie Dauchy, candidate RN aux législatives dans la troisième circonscription de Savoie aurait également été agressée verbalement par un commerçant sur le marché de Valgelon - La Rochette, ce qui l’aurait amenée à retirer sa candidature. Face à cette montée de violences pendant l’entre-deux-tours des législatives, le président du Parti Communiste, invité des 4 vérités ce matin, tempère la situation. « Dans une société de plus en plus violente, cette violence se rapporte contre des candidats en campagne », a-t-il notamment indiqué, avant de clarifier sa position et d’apporter son soutien aux victimes et à condamner la violence. « Je souhaite que cette campagne se passe de la meilleure manière qui soit, que l’on débatte des idées et des projets sans excès ni caricature », ajoute-t-il.
Éliminé dès le premier tour des législatives dans la vingtième circonscription du Nord, qui pourtant était aux mains des communistes depuis 1978, Fabien Roussel accuse une violente défaite pour son parti. Au micro de Jean-Baptiste Marteau, il se dit « battu mais pas abattu », mettant en exergue son amour de son pays et de sa ville pour ne pas abandonner la lutte ni quitter la tête du Parti Communiste. « Si vous regardez la carte du Nord-Pas-de-Calais et du bassin minier, c’est une vague RN qui a emporté toute la région » explique-t-il, justifiant ainsi son propre échec. Il se montre plein d’espoir pour que cette vague « se retire » et que ses idées ainsi que ses envies de répondre au besoin de changement exprimé par les Français dans les urnes le 30 juin dernier, battent à terme l’extrême droite. « Je ferai tout avec mes idées et mes propositions pour que cette vague se retire et qu’ensemble, on puisse vivre dignement », déclare-t-il.
Faire front contre le Rassemblement National
Le Nouveau Front Populaire s’est positionné très clairement au soir des résultats du premier tour des législatives : tous leurs candidats se retireront en cas de triangulaire ; une position qui a été tenue par les représentants de la gauche à travers tout le pays. La position de la majorité présidentielle était moins claire, invitant à faire barrage contre le parti de Jordan Bardella, mais pas forcément à se retirer ou à voter pour des candidats de gauche. Fabien Roussel est bien conscient du sacrifice que peut être de voter pour la majorité présidentielle pour les électeurs de gauche, « d’autant plus qu’elle nous a caricaturés ». Mais, pour lui, la priorité reste de faire barrage coûte que coûte au Rassemblement National qui n’a jamais été aussi proche du gouvernement de l’histoire de la Cinquième République. Bien qu’il veuille « faire mesurer au camp présidentiel l’irresponsabilité de leurs propos, car ce n’est pas bien de ramener des candidats à des extrêmes sans parler des idées », il insiste sur l’importance de lutter contre l’extrême droite : « pour ma part, je choisirai toujours le meilleur moyen pour battre le Rassemblement National parce que je considère qu’ils sont dangereux pour le pays. »
Sur le plateau de Télématin, le communiste refuse de se prononcer sur une potentielle grande coalition « républicaine » au lendemain du deuxième tour des législatives, si le Rassemblement National n’obtenait pas la majorité. « C’est de la tambouille présidentielle », s’insurge-t-il, en rappelant que les choses doivent se passer en tout temps. Pendant celui de l’entre-deux tours, il appelle à avoir « une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale ». Il estime « important » qu’il y ait le plus possible de députés de gauche au Parlement parce que, selon lui, eux seuls peuvent répondre aux besoins de changements par de véritables mesures sociales. « Il y a des lignes rouges qui sont incontournables, comme l’abrogation de la retraite à 64 ans, un coup de pouce sur le SMIC, une indexation des salaires sur l’inflation, une augmentation du point d’indice pour les fonctionnaires », tout ce qu’il estime « indispensable pour redonner du pouvoir d’achat » aux Français. Il invite dans la foulée Emmanuel Macron à « faire sa propre introspection » alors qu’il vient de provoquer le chaos, avant de taper sur la France Insoumise, et refuse de condamner ses alliés du Nouveau Front Populaire avant la fin des législatives ce dimanche 7 juillet.


101 - Le choix de l’extrême droite ou de la gauche - Éric Ciotti est l’invité du 3 juillet 2024
<p> Invité sur le plateau des 4 vérités, le Républicain putschiste Éric Ciotti allié au Rassemblement National plussoie les accusations de Marine Le Pen de tentative de « coup d’État » à l’encontre du Président Emmanuel Macron dans ses nominations de préfets avant la fin des législatives. Pour le président LR, le chef de l’État essayerait ainsi de « confisquer la démocratie » et de « confisquer la souveraineté du peuple ». Il qualifie également de « tambouille nauséabonde » le concert des désistements pour faire barrage au Rassemblement National, suite à l’obtention de la majorité des votes au premier tour des législatives du parti d’extrême droite. </p>
<p>Pour l’ancien conseiller départemental des Alpes-Maritimes, les Français ont le choix entre « le camp de la gauche dominé par l’extrême gauche et Jean-Luc Mélenchon » et un « bloc de patriotes de droites ». « Je dis aux Français qu’il faut choisir entre le danger de l’extrême gauche et la droite qui veut redresser la France », insiste-t-il. Rappelons que le Conseil d’État a tranché que la France Insoumise est classée comme un parti de gauche, tandis que le Rassemblement National fait partie de l’extrême droite, toujours selon le même Conseil. Il considère de plus sans preuve que le camp présidentiel s’est « manifestement déjà rallié » au Nouveau Front Populaire. Il menace les Républicains qui ne se sont pas ralliés à lui et au Rassemblement National de « disparaître », c’est pourquoi il « appelle tous les élus Républicains à ne pas se tromper et à ne pas compromettre avec La France Insoumise. » Il espère notamment que François-Xavier Bellamy, qu’il estime être « un homme de droite qui aime la France », rejoindra ses rangs. </p>
<p><strong>Critiques sur les candidats RN </strong></p>
<p>Questionné à propos des 40 candidats du Rassemblement National isolés par différents médias comme Loopsider ou Streetpress pour leurs propos ou actions problématiques, Éric Ciotti se braque et accuse l’animateur de Télématin de favoritisme. Il incrimine le service public pour son engagement politique qu’il considère à gauche de l’échiquier politique. « Les Français en ont assez des diktats moraux assénés par Paris », martèle-t-il. Pour lui, tous les candidats RN sont « respectables ». De plus, les plus problématiques auraient été « immédiatement retirés ». </p>
<p>Pas de panique non plus pour notre invité à propos de ses fonctions à la présidence du parti historique de la droite, vu qu’il est élu pendant encore trois ans, et ne considère pas sa fonction remise en cause. Il insiste : « l’enjeu de ces législatives, c’est l’avenir de la France. Soit elle bascule entre les mains de Mélenchon, soit entre celle de Bardella, à la tête d’une coalition patriote qui engagera un redressement du pays. »</p>


100 - Porter la voix des changements sociaux - Sandrine Rousseau est l’invitée du 3 juillet 2024
<p> Sandrine Rousseau fait partie des rares élus reconduits à leur poste de parlementaire dès le premier tour des législatives. En remportant 52,13% des voix dans la neuvième circonscription de la capitale, l’écologiste a une place assurée dans la nouvelle composition de l’Assemblée. Malgré la bonne nouvelle, elle fustige le président de la République Emmanuel Macron d' avoir pris une décision « bien trop rapide » le soir même des élections européennes où le Rassemblement National a récolté 40% des voix. Elle aurait préféré une dissolution mieux organisée, avant ou après les élections, pour avoir l’occasion de faire campagne et de ne pas se concentrer sur seulement faire barrage à l’extrême droite. « Il nous a mis dans une telle situation d’instabilité que je n’ai pas envie de l’entendre », assène-t-elle à propos du Président. </p>
<p>Elle profite de son passage sur le plateau de Télématin pour remercier ceux qui se sont désistés pour faire en sorte que le Rassemblement National ne passe pas. Sur les 306 triangulaires, 210 désistements ont eu lieu, dont 127 candidats du Nouveau Front Populaire. Même si 96 irréductibles n’ont pas voulu laisser leur place, Sandrine Rousseau estime que « le job a globalement été fait ». Il reste aujourd’hui 3 jours seulement à la coalition de gauche pour s’organiser et battre le Rassemblement National au second tour des législatives, qui aura lieu ce dimanche 7 juillet. Au sujet du parti mené par Jordan Bardella, notre invité rappelle notamment que ses élus « ne parlent que de racisme » et qu’elle ne « veut pas d’une France » à la botte de l’extrême droite. </p>
<p><strong>Construire la France d’après </strong></p>
<p>Questionnée à propos des accusations de « bordélisation » du débat parlementaire adressée aux élus de sa famille politique, l’enseignante-chercheuse et ancienne présidente de l’université de Lille argumente que « ce n’est pas parce qu’[ils] élèvent la voix contre des mesures qui [lui] semblent d’une injustice criante qu’[ils] bordélisent. » Elle récuse dans la foulée la « politique de violence sociale » menée par le chef de l’État, qui nous aurait conduits « dans les bras du Rassemblement National ». </p>
<p>C’est pourquoi notre invitée ne se dit pas partisane d’une majorité plurielle au Parlement, construite avec des macronistes et des républicains modérés. « Je ne veux pas trahir les électeurs » indique fièrement la femme politique, mettant en avant son programme « qui permet d’agir sur les racines du Rassemblement National et sur le sentiment d’abandon de la République vécu par de nombreux Français. » Elle souligne l’importance accordée à la rénovation des infrastructures sociales dans tout le pays au cœur du programme porté par le Nouveau Front Populaire. </p>
<p>« Je veux qu’on retrouve du sens dans la politique, qu’on reconstruise une cohésion nationale, et que chaque personne se sente considérée », continue-t-elle. Elle avoue qu’elle est bien consciente que la gauche a, dans son histoire, déjà trahi ses électeurs par de multiples occasions : si la gauche revenait au gouvernement à la suite du deuxième tour des législatives, elle veut qu’elle soit « à la hauteur ». </p>


101 - Lutte contre l’extrême droite et Jeux Olympiques - Anne Hidalgo est l’invitée du 2 juillet 2024
« Ce serait une catastrophe pour notre pays ». La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo refuse de concéder une quelconque évolution morale du parti mené par Jordan Bardella depuis les heures sombres du Front National. Fermement opposée à une victoire de l’extrême droite au second tour des législatives qui se tiendront dimanche 7 juillet, elle indique qu’il faut « tout faire pour éviter que le Rassemblement National ait une majorité ». « Ce serait un renoncement à nos valeurs » ajoute celle qui considère que l’extrême droite « avance masquée ». Pour elle, le Rassemblement National se serait transformé parce qu’il aurait repris une « rhétorique » lui permettant d’être « plus audible » et de donner l’impression d’un changement de fond. « C’est la même chose », conclue-t-elle.
Elle continue, en se basant notamment sur les exemples que nous avons en Italie et dans le reste de l’Europe, ainsi qu’en Argentine : « l’extrême droite est l’ennemi de la démocratie. Elle se sert de la démocratie pour arriver au pouvoir, mais, une fois au pouvoir, elle s’attaque de façon constante aux minorités, aux personnes fragiles, et sème le chaos en prônant une politique économique ultra libérale ». C’est pourquoi elle insiste sur l’importance de se mobiliser dès aujourd’hui pour éviter de voir Jordan Bardella établir ses quartiers à Matignon le 8 juillet. « Dès qu’il y a un risque d’extrême droite, il faut qu’il y ait un désistement, qu’importe le bord politique », explique-t-elle. Même si elle ne s’admet pas fan de la France Insoumise, elle considère que la reconstruction de la gauche passera dans un second temps.
Au micro de Thomas Sotto, la maire de Paris invective directement le président de la République, qu’elle considère responsable de ce « chaos ». Elle précise n’avoir « jamais cédé aux sirènes du macronisme » car elle n’a jamais considéré que son projet de ni droite ni gauche « offrait un avenir pour le pays ». Selon elle, la politique est une affaire relativement simple : « il faut éviter de faire de la triangulation et de s’en remettre à des agences de communications. Il faut avoir une vision et des propositions claires. » Elle reproche notamment à Emmanuel Macron d’avoir décidé de cette dissolution sur un coup de tête, en ne laissant pas le temps aux partis de faire campagne.
Jeux Olympiques et ville de Paris
Fière d’être la maire de la ville lumière, Anne Hidalgo souligne les qualités d’une métropole qu’elle estime « de liberté, toujours engagée sur les droits humains, une ville qui a voté massivement à gauche ». Des valeurs qui seraient en adéquation avec celles des Jeux Olympiques, « qui sont aussi un humanisme ». Elle s’estime donc prête et impatiente d’accueillir ces Jeux dans sa ville, en tant que « maire libre » qui ne pactisera jamais avec « les ennemis de la République ». Sur une note plus légère, elle indique que sa baignade dans la Seine est toujours prévue, qu’elle attend que le ciel se découvre, et qu’elle invite le Président à la rejoindre.


100 - Éviter le risque du Rassemblement National au second tour des législatives - Clément Beaune est l’invité du 2 juillet 2024
L’ancien ministre des Transports et élu du parti présidentiel Clément Beaune a été éliminé dès le premier tour des législatives ce dimanche 30 juin. Une preuve de plus que même les représentants politiques de premier plan comme les anciens ministres n’ont pas toujours réussi à faire le poids contre le rouleau compresseur de l’extrême droite et la montée en flèche rapide de la gauche portée par le Nouveau Front Populaire dans ces élections. La lente agonie de la macronie est-elle annoncée ? Le président de la République aurait-il souffert d’un trop plein d’égo en organisant ces élections en quelques semaines, pensant réaffirmer sa popularité chez les électeurs et voyant l’histoire se retourner contre lui ? Pour notre invité, cette défaite au premier tour des législatives se relativise : « il y a plus grave », « on rebondit, dans la vie », a-t-il notamment affirmé au micro de Thomas Sotto.
Les yeux rivés sur les scores du Rassemblement National pour ce premier tour (33,5%), la priorité est pour lui d’éviter à tout prix que le parti de Jordan Bardella obtienne une quelconque majorité, relative ou absolue, au Parlement. Il philosophe : « Mieux vaut perdre son élection que perdre son âme », insistant sur son intention de ne jamais s’allier à l’extrême droite et de la combattre corps et âme. Il profite de l’occasion pour « saluer le courage » de celles et ceux qui se sont désistés pour éviter à tout prix que l’extrême droite ne passe au second tour, « à gauche, notamment », précise-t-il.
Battre l’extrême droite et reconstruire l’arc républicain
Fidèle à son camp, il poursuit : « Je ne pense pas qu’Emmanuel Macron ait fait le jeu de l’extrême droite ». Pragmatique, il considère la responsabilité partagée, y compris par lui-même, qui a été aux côtés du Président pendant presque 7 ans. C’est pourquoi il continue aujourd’hui le combat contre le Rassemblement National, en croyant encore à la victoire dimanche prochain, le 7 juillet, pour le deuxième tour des législatives. Il martèle une instruction très claire : toujours voter contre le parti fondé par Jean-Marie Le Pen et soutenir le deuxième candidat en liste, qu’il s’agisse d’un candidat des Républicains qui ne se serait pas rallié à Éric Ciotti, ou d’un candidat de gauche, y compris de la France Insoumise. « Je préfère que nos candidats se désistent dès qu’il y a un risque », continue-t-il.
S’il avoue avoir des réticences personnelles contre les Insoumis, qu’il a combattus plus d’une fois à l’Assemblée, il admet que certaines défaites LFI bénéficient au camp présidentiel dans ces législatives, et des retraits de candidats LFI à leur profit également. La fin justifie manifestement les moyens pour Clément Beaune, qui préfère éviter le RN au maximum, quitte à laisser le champ libre pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. « Évitons d’abord le risque du Rassemblement National. Ensuite, il faudra reconstruire un gouvernement avec des élus républicains, à droite comme à gauche, dont la France Insoumise ne fait pas partie. » La seule issue positive de ces législatives semble être, pour notre invité, d’obtenir une majorité relative contre l’extrême droite et de reconstruire par la suite avec des ministres de différents bords politiques, des « républicains modérés ». En quelques mots : « sauver l’essentiel, et accepter d’être une force dans une coalition majoritaire. »


101 - Élections législatives, camps politiques distincts… Bruno Cautrès est l’invité de 29 juin 2024
<p>Ça y est. Le dimanche 30 juin se dérouleront le premier tour des élections législatives redouté par nombre de français. Un premier tour que personne n’imaginait il y a encore un mois, avant l’annonce d’Emmanuel Macron juste après le résultat des élections européennes. Invitée des 4 vérités, Bruno Cautrès, politologue et chercheur au CNRS et CEVIPOF, indique qu’il demeure beaucoup d’incompréhension au sujet de cette dissolution. Quelle était la principale motivation du chef de l’État ? Pourquoi a-t-il dissous ? Ils ne le comprennent pas bien. « En revanche (…) ils sont extrêmement conscients qu’il y a un choix extrêmement important à faire pour le pays ». Dans un sondage réalisé pour Science Po, 81% des Français disent avoir de l’intérêt pour cette campagne et réaliser l’enjeu de ces élections législatives pour le pays. En comparaison du précédent scrutin législatif, où le niveau de participation était de 50%, celle-ci se situe autour de 64% Le scrutin serait donc historique.</p>
<p>On dénombre également beaucoup plus de procurations qu’en 2022 : 1 millions en plus qu’au dernier scrutin, soit 2 millions en tout. Un signal de la motivation supplémentaire de voter pour ces législatives.</p>
<p>Pour l’instant, les sondages donnent largement le Rassemblement national en tête de ces législatives. Mais ces données devront se confronter au principe de réalité. D’autant, que, précise l’expert, les élections législatives sont des élections sur un scrutin majoritaire à deux tours. Ainsi, pour gagner, un parti doit obtenir au moins 50% des voix au premier tour, mais doit comptabiliser 25% des inscrits. L’autre donnée encore inconnue est l’agissement des différents mouvements politiques lors du second tour. Certains vont-ils se désister ? Choisir de faire barrage à telle ou telle formation politique ? Et surtout, quelle sera la réaction de l’électorat quant aux chiffres qui se dessinent ?</p>
<p><u><strong>À l'aube des législatives, quel avenir pour les trois blocs politiques principaux ?</strong></u></p>
<p>Ces dernières semaines, trois grands camps politiques se sont démarqués : le nouveau Front Populaire pour l'extrême gauche, le Rassemblement national pour l'extrême droite, et Renaissance pour le camp présidentiel. Une structuration en trois blocs, qui, rappelle Bruno Cautrès, « ne date pas de ces élections législatives. » Cette dynamique avait déjà pu être observée lors de la présidentielle de 2022. En revanche, se pose désormais la question de si ces différents blocs vont peser autant en sièges à l’assemblée. « On se doute que non ».</p>
<p>Lors de cette campagne, le Rassemblement national reste dans la même trajectoire qu’habituellement. « C’est-à-dire la normalisation et dédiabolisation », juge l’expert. Cette fois, particulièrement le parti d’extrême droite a selon lui voulu prétendre « jouer le jeu des institutions ». À la tête du parti, Jordan Bardella, qui a joué une place majeure dans les élections européennes pour son camp, comme il l’avait déjà fait il y a cinq ans.</p>
<p>Un des points marquants de cette campagne est également l’alliance d’Éric Ciotti avec le Rassemblement national contre l’avis d’à peu près tous les cadres de son parti. Les Républicains ont-ils encore un avenir après les élections ? « Grande question », juge le politologue, qui souligne quand même « la grande crise d’identité » actuellement vécue par le parti de droite. Une alliance est-elle à prévoir avec un autre parti pour 2027 ? Il s’agira surtout de voir comment les agendas politiques concordent.</p>


101 - La préparation des Jeux Olympiques - Amélie Oudéa-Castera est l’invitée du 26 juin 2024.
J-30 avant le début des Jeux Olympiques 2024. À un mois pile avant le lancement du plus grand événement sportif mondial, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera assure leur bonne préparation, malgré la situation politique périlleuse du moment. « L’incertitude politique ne met pas en péril notre préparation », assure la représentante politique, qui se dit « concentrée sur l’exercice ». En bref, « tous les feux sont au vert » pour l’ancienne ministre de l’Éducation, même si elle rappelle qu’il faudra « savoir piloter les Jeux pendant l’événement ».
Le Rassemblement National, mené par Jordan Bardella, demeure en tête des sondages pour les législatives à venir. Celui qui pourrait bien devenir Premier ministre le 7 juillet a annoncé sur X qu’il ne changerait rien aux Jeux : « J’accorde une totale confiance aux services de l’État pour l’organisation des #JO2024. En cas de victoire aux législatives, je ne modifierai pas le dispositif mis en œuvre depuis plusieurs mois. Cet événement se doit d’être un grand succès pour la Nation », tweetait-il sur le réseau social d’Elon Musk. En réaction aux propos de son opposant politique, notre invitée hausse le sourcil et estime la situation « assez cocasse », considérant que le président du Rassemblement National aurait « agité toutes les polémiques sur les Jeux depuis des mois ».
Prévenir contre les extrêmes
Amélie Oudéa-Castera fustige ainsi le leader d’extrême-droite, qu’elle place à égalité avec la gauche du Nouveau Front Populaire dans sa jauge de risques pour Paris 2024. Au micro de Thomas Sotto, elle se dit « inquiète » par la potentielle arrivée de Jordan Bardella au pouvoir, mais « tout autant inquiète » si la gauche était aux commandes du pays pendant les festivités. Elle craint notamment pour la sécurité si un gouvernement de gauche était élu, car ils auraient démontré « la plus grande inconsidération » pendant les mois passés à l’Assemblée Nationale.
Pas de remords pour autant du côté de la haute fonctionnaire et ancienne joueuse de tennis de haut niveau. La pupille d’Emmanuel Macron ne lui en veut manifestement pas d’avoir bouleversé l’équilibre politique en annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale, un coup politique qui « n’affecte pas la préparation des Jeux », selon elle. Elle considère néanmoins que « ce qui va sortir des urnes peut être un risque pour le déroulement des Jeux, avec un gouvernement composé de gens qui n’ont aucune expérience de l’État ».
Pour elle, le plus important est que les Français s’expriment dans les urnes sur les valeurs qu’ils veulent que le pays représente. « Notre pays, qui a porté mieux que tout autre les valeurs de l’universalisme, de la liberté et de l’amitié entre les peuples » serait donc menacé par le supposé communautarisme de La France Insoumise ou la xénophobie fièrement prônée par le Rassemblement National. Les Jeux Olympiques seraient « une corde de rappel » sur ce que doit représenter la France à l’international ; la flamme serait de la même manière un symbole de bonheur, de cohésion nationale et de « moments de partage à travers les villes et les villages ».
Parmi les quelques scoops concédés par l’ancienne présidente d’Axa et Carrefour : son refus de faire partie d’un « gouvernement des extrêmes » à l’issue des législatives, à l’instar du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Elle reste également confiante en son projet d’après-midi baignade dans la Seine avec sa consoeur Anne Hidalgo, et assure de son déroulement dans les jours à venir. Enfin, elle lâche un nom : Céline Dion. La célèbre chanteuse canadienne pourrait faire partie du casting de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques ! Cette dernière pourrait-elle fédérer autour de l’événement et apaiser les tensions politiques ?


100 - Redressement économique et lutte contre l'islamisme - Marine Le Pen est l'invitée du 26 juin 2024
Le transfert de militants indépendantistes kanaks dans les prisons métropolitaines, entamé depuis ce samedi 22 juin, fait grincer des dents et est accusé d’attiser les tensions sur l’archipel. Des critiques contre la politique du gouvernement menée en Nouvelle-Calédonie qui ne sont pas l’apanage des représentants politiques de gauche ou d’extrême gauche. Marine Le Pen, invitée des 4 vérités, avoue les mêmes préoccupations. Selon elle, la situation est « terriblement préoccupante ». Elle évoque des Calédoniens « épuisés de défendre leur famille et leur domicile ». Une situation dans le territoire d’Outre Mer qu’elle considère être une conséquence directe d’une « série de maladresses » provoquées par la présidence de la République, à laquelle la seule réponse serait, selon elle, un gouvernement Rassemblement National. Pour la femme politique, seul son parti pourrait « tenter de renouer le lien », car il serait impossible d’envisager sous leur gouvernance un avenir « communauté contre communauté ».
Le programme de l’extrême droite
Pour notre invitée, la campagne du Rassemblement National dans le but de gagner ces législatives imminentes est axée sur trois grands points : l’immigration, l’insécurité et le pouvoir d’achat. À propos de ce dernier, elle souhaite mettre en place un programme économique ambitieux, dont l’une des mesures phares serait la baisse de la TVA sur les énergies à 5,5%, ce qu’elle estime faisable d’ici juillet. Elle veut également s’attaquer aux 12 milliards d’euros de niche fiscale, et revenir sur l’indemnisation du chômage, dont elle estime la réforme menée par Gabriel Attal « profondément injuste ». De la même manière, elle veut inciter les jeunes à rester en France et construire leur vie ici, et se lamente de la « richesse intellectuelle » perdue lors de l’immigration des cerveaux.
Au sujet de l’interdiction du voile dans l’espace public, évoquée sur le plateau de Télématin, l’ancienne présidente du Rassemblement National précise qu’il est un engrenage parmi une lutte plus globale contre les idéologies islamistes menée par son parti. Ainsi, si Jordan Bardella devenait Premier ministre le 7 juillet suite à une victoire électorale, son gouvernement d’extrême droite entendrait mener « un combat efficace contre l’islamisme », dont les tenants et aboutissants précis sont pour l’instant tus par Marine Le Pen. Quant au projet de loi sur la fin de vie, « ce n’est pas l’urgence » pour cette dernière. Un sujet qui passe donc après la stabilisation des finances publiques et la lutte contre l’islamisme.
Les représentants de la majorité présidentielle ont tour à tour évoqué, d’interview en interview, le risque d’émeutes, voire de guerre civile, si un élu des « extrêmes » prenait ses quartiers à Matignon. Pour la fille de Jean-Marie Le Pen, le véritable risque se trouve à gauche de l’échiquier politique : « l’extrême gauche agit depuis toujours par la violence. Maintenant, ils se mettent à manifester contre les élections. Ils vont faire quoi après ? Prendre le Capitole ? », s’insurge-t-elle. Elle prend à parti le président de la République, ainsi que Thomas Sotto, et les appelle à faire respecter les règles républicaines et les résultats d’élections, avant de s’adresser directement à ses électeur et de leur rappeler : « On peut gagner, c’est le moment d’aller voter ».


101 - Le camp présidentiel persiste : les extrêmes au pouvoir, présage le chaos - Chrisitian Estrosi est l'invité des 4V du 25 juin 2024
<p>Au moment où des fortes intempéries ont frappé la région du vice-président du parti Horizons, Christian Estrosi se veut rassurant. Ce lundi 24 juin, la commune de Saint-Martin-Vésubie, dans les Alpes-Maritimes, a été touchée et 52 personnes ont été évacuées par les pompiers. Une situation qui devrait revenir à la normale d’ici à la fin de la journée, « au plus tard dans les 48h » assure le Maire de Nice.</p>
<p>En réponse au score majoritaire du Rassemblement National lors des élections Européennes, le président Emmanuel Macron a décidé de laisser le pouvoir aux électeurs et a dissous l’Assemblée Nationale ce dimanche 9 juin 2024. Conséquence : une campagne très brève, en trois semaines, dont les premiers résultats seront connus ce dimanche 30 juin avec le premier tour du scrutin. Christian Estrosi remarque dans le programme enfin dévoilé par Jordan Bardella ce lundi 24 juin une certaine incompétence. Celui-ci « montre son inaptitude, son inexpérience à gouverner » . Le maire de Nice en est convaincu : « Il ne pourra pas tenir ses engagements » . Face au camp de Marine Le Pen, l’Union Populaire constitue pour le membre du parti Horizons, une autre extrême, porteuse d’antisémitisme et d’outrance. L’accession de l’un de ses deux pôles au pouvoir serait un « chaos total » déclare Christian Estrosi au journaliste Thomas Sotto qui se veut très critique face au mouvement de gauche.</p>
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<p><u>Un passage possible pour le camp centriste ?</u></p>
<p>L’ex-ministre de Nicolas Sarkozy mentionne une prise de parole de Pierre Arditi dans<em> La Tribune du Dimanche</em>, paru ce dimanche 23 juin, dans lequel le comédien exprimait son incapacité à rejoindre le camp de l’Union Populaire, alors qu’il avait toujours fait partie des socio-démocrates. Une position qui serait partagée par certains électeurs de gauche. Tandis que Christian Estrosi s’indigne de propos qui auraient été tenus par Jean-Luc Mélenchon incitant à une révolution, l’ancien candidat LFI à la présidentielle s‘est, quant à lui, positionné devant Caroline Roux ce lundi 24 juin et a affirmé qu’il respecterait le suffrage électoral. Une déclaration qui ne convainc pas le niçois. « Je n’en crois pas un mot », signale Christian Estrosi.</p>
<p>À propos d’Éric Ciotti ayant trahi les Républicains pour s’allier avec l’extrême droite, l’ancien du RPR et de l’UMP est très réprobateur et n’a pas beaucoup d’espoir pour son avenir politique : « dans quelques semaines ou dans quelques mois, il aura atteint définitivement une impasse ». </p>
<p>Le vice-président du parti fondé par Edouard Philippe semble incertain face à la possible menace d’une guerre civile. Pour lui, la situation permettrait de proposer un autre chemin. « Je crois qu’il y a un passage », affirme-t-il. Toutefois, Christian Estrosi regrette le mouvement du chef de l’État : « c’est un drame qu’il y ait eu une dissolution un peu trop précipitée du président Macron ». Un rendez-vous raté pour le maire de Nice. Néanmoins, il souhaite s'engouffrer dans cette « opportunité pour recoller les morceaux et reconstruire une véritable majorité de droite républicaine dans notre pays ». Préoccupé par l’état actuel des institutions, il souhaite leur redonner de la stabilité en continuant à travailler selon les idées Gaullistes dont il est l’héritier.</p>


101 - Les Républicains, le camp modéré en alternative aux extrêmes - Xavier Bertrand est l'invité des 4V du 25 juin 2024
Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée Nationale suite aux résultats des élections européennes, c’est le grand chambardement dans les différentes familles politiques. Tandis que le RN caracole en tête des sondages et que la gauche s’est réuni sous la banderole du Nouveau Front Populaire, le parti gaulliste des Républicains fait pâle figure. À cinq jours du premier tour des élections législatives, Xavier Bertrand le président des Républicains de la région des Hauts-de-France apparaît très critique face à la stratégie politique d’Emmanuel Macron qui évoquait une possibilité de guerre civile.
Des propos inappropriés pour l’élu de la droite : « Il a perdu pied le président. Ce n’est pas en faisant peur aux français comme ça que ça changera quoique ce soir à la colère qu’il y a dans le pays ». Pour Xavier Bertrand, le président Macron est responsable de la situation politique actuelle et de la place du Rassemblement National en haut des sondages. Les pronostics mettent l’Union Populaire et le Rassemblement National au coude à coude, avec, dans l’inconscient collectif, l’idée que ces deux voies sont les seules possibles.
Emmanuel Macron a tenté, dans un dernier élan, de rassembler les électeurs. Ce dimanche 23 juin, le chef de l’État a adressé une lettre aux français dans laquelle il évoquait une troisième voie : celle du bloc central, modéré et loin des extrêmes. Ce qui protégerait la France de tomber dans le chaos ainsi que le camp présidentiel le martèle depuis le début de cette campagne législative expresse. Une main tendue du président que Xavier Bertrand ne souhaite pas prendre :« si c’est pour dire : on va faire un peu autrement mais comme avant, c’est non. » Le député des Hauts-de-France affirme que les français souhaitent sanctionner la politique du président avec une cohabitation et assure que les Républicains se saisiront des questions qui préoccupent le pays. « Les français veulent vivre en sécurité, ils veulent vivre de leur travail, des services publics qui fonctionnent efficacement », proclame Xavier Bertrand. C’est pourquoi il invite les électeurs à voter pour sa famille politique afin que la droite républicaine puisse obtenir un maximum de sièges à l’Assemblée.
Face aux difficultés du pays, les Républicains constituent le camp de l’expérience
Une option qui semble compliquée à envisager. Les Républicains de Xavier Bertrand sont estimés à 7% d’intention de vote, et ceux qui ont rejoint Éric Ciotti dans leur alliance avec le parti de Marine Le Pen sont à 4%. En réponse à cela, Xavier Bertrand rappelle que les candidats de son camp « ne sont pas responsables de ces sept dernières années et ils proposent une autre voie ». Le président LR des Hauts-de-France pointe l’incompétence du Rassemblement National qui, ce lundi 24 juin, a présenté son programme aux électeurs. Jordan Bardella souhaite mettre la priorité sur la lutte contre l’insécurité, l’instauration d’une peine minimale et peine plancher en cas de récidive, le port de l’uniforme, la baisse des prix de l’énergie ou encore la baisse des prix de production.
Suite à la fuite d’Éric Ciotti vers l’extrême-droite, Xavier Bertrand ne s’inquiète pas pour son camp politique qui a « de l’expérience sur les dossiers ». Alors que le pays fracturé cumule trois mille milliards de dettes et fait face à la guerre aux frontières de l’Europe, il martèle qu’il est nécessaire d’avoir des gens expérimentés à la tête du pays.


101 - Zemmour, Bardella... Pour qui roule Marion Maréchal ? - Marion Maréchal est l'invitée des 4V du 24 juin 2024
<p>Oui mais non, mais non mais oui… C’est un éternel yoyo entre Marion Maréchal et son ex famille politique qu’est le Rassemblement National. L’ancienne tête de liste Reconquête! qui s’est hissée au rang des députés européens il y a quelques semaines semble désormais faire campagne pour le RN au vue des législatives ce dimanche 30 juin 2024. Cette dernière ne cache plus son soutien au bloc RN-Ciotti afin de « concentrer les forces ». « Nous incarnons un courant à droite qui a un certain nombre de convergences avec ce bloc national. Ce qui nous rassemble est plus important de ce qui nous sépare au regard de ce qui nous menace à savoir le Nouveau Front Populaire dont rien n’exclut totalement qu’il puisse remporter une majorité » explique notre invitée. Un aveu de dé« Zemmour » pour le chef de file de Reconquête qui l’accuse ouvertement de trahison, prête à sacrifier leurs idéaux sur l’autel de l’opportunisme politique. « Il y a eu un désaccord politique avec Eric Zemmour à l’issue de ces élections […] À défaut d’avoir trouvé un accord entre Reconquête! et le RN, il a fallu faire un choix très rapide […] Je pense que c’est une mauvaise décision parce qu’une fois de plus c’est prendre le risque de réconforter la coalition d’Emmanuel Macron ou du Nouveau Front Populaire » explique la députée européenne. Entre Marion Maréchal et Éric Zemmour, la rupture semble bel et bien consommée. En effet, ces tensions internes auront eu raison de leur couple politique, conduisant le polémiste à exclure sa favorite dont la proximité avec le RN a précipité sa chute. Le torchon brûle, donc, au sein de Reconquête!, plus fragilisé que jamais. </p>
<p>Dernière ligne droite avant le premier tour des législatives. Une semaine jour pour jour avant le scrutin, Emmanuel Macron a tenu à adresser une lettre aux Français dans laquelle il exprime ses inquiétudes concernant la montée des extrêmes, mettant au passage un signe égal entre le RN et Le Nouveau Front Populaire. Dans ce dernier tour de vis pour tenter de consolider l’ancienne majorité présidentielle, le président de la République n’a pas hésité à pointer du doigt le Rassemblement National qui constitue selon lui une menace pour la nation française « en opposant ceux qu’elle nomme de vrais Français et des Français de papier ». Une prise de position que condamne Marion Maréchal au regard de son statut : « Il aurait dû tenir une forme de réserve […] mais il nous a habitués depuis longtemps à ne pas être à la hauteur du costume présidentiel qu’est le sien » fustige notre invitée. </p>
<p>Lutter contre l’immigration et l’insécurité : le Rassemblement National entonne la même rengaine à chaque campagne. Avec un arrière-goût de préférence nationale, le RN propose une réduction drastique des flux migratoires, notamment en limitant l'asile et en renforçant les contrôles aux frontières. Le parti prône également la suppression du droit du sol et la mise en place d'une politique de rémigration, visant à inciter les étrangers à retourner dans leur pays d'origine. Un programme à géométrie variable jugée irréaliste par l’ancienne majorité présidentielle et la gauche. « Il y a des priorités qui ont été présentées par Jordan Bardella et Éric Ciotti. C’est d’abord réduire drastiquement l’immigration légale et illégale, s’attarder en priorité sur la question de l’insécurité et donc de la réforme pénale qui s’impose dans notre pays » défend notre invitée. Si le RN campe sur ses positions nationalistes, quid de leurs propositions sur le plan économique ? « Il y a deux engagements qui ont été pris : d’une part la réduction de la dépense publique pour ne pas faire courir l’endettement et d’autre part l’engagement de ne pas augmenter les taxes et les impôts » explique Marion Maréchal. Des idées loin de convaincre Gabriel Attal, le Premier ministre, qui compare le programme du RN à un oignon. Selon lui, Jordan Bardella recule chaque jour sur une mesure à l’instar de l’interdiction du port du voi</p>


101 - Législatives : l'heure du choix - Laurent Berger est l'invité des 4V du 24 juin 2024
<p>Il y a presque un an jour pour jour, Laurent Berger cédait son siège de dirigeant de la CFDT à Marylise Léon. Si cette ancienne figure syndicale a déserté l’espace politique, elle est pourtant au cœur de nombreuses conversations à gauche. À moins de six jours des législatives, l’ancien patron de la CFDT se dit inquiet par la montée en puissance de l’extrême-droite et la « possible arrivée du Rassemblement National au pouvoir dans ce pays ». Ce dernier tient à alerter l’opinion publique sur les conséquences d’un tel virage politique, au moment même où les Français sont invités à se rendre aux urnes pour le premier tour des élections ce dimanche 30 juin 2024. Particulièrement attaché aux droits des salariés qu’il a défendu sous la bannière de la CFDT pendant plusieurs années, Laurent Berger souhaite recentrer le débat sur les réels problèmes qui gangrènent actuellement le pays, à savoir « l’inflation, le logement, la sécurité ». Parmi les nouveaux enjeux prioritaires, la transition environnementale préoccupe particulièrement l’ancien secrétaire général de la CFDT : « Face à ces angoisses, il faut co-construire et avoir des réponses à hauteur de femmes et d’hommes […] Le Rassemblement National, c’est le parti de la peur. Face à ces peurs, il faut apporter des solutions concrètes et des perspectives plus positives. Ce n’est malheureusement pas ce qu’il se passe » explique Laurent Berger. Si ce dernier refuse catégoriquement de défendre les couleurs de quelque parti que ce soit, il s’oppose néanmoins fermement au RN. </p>
<p>Dans un dernier élan pour rassembler les électeurs autour de l’ancienne majorité présidentielle, Emmanuel Macron a adressé une lettre aux Français, ce dimanche 23 juin 2024. Et le chef d’État n’a pas hésité à égratigner la nouvelle alliance à gauche qu'il considère comme une coalition hétéroclite et instable. Mis dos à dos avec le Nouveau Front Populaire, le chef de file de Renaissance a critiqué ces adversaires pour leurs positions économiques et sociales qu'il juge irréalistes et dangereuses pour la stabilité du pays. En effet, le président de la République affirme noir sur blanc que cette alliance « refuse la clarté sur la laïcité et l’antisémitisme ». Des propos que ne semblent pas vouloir contredire Laurent Berger qui note lui-aussi, quelque carences de ce point de vue : « Il en manque dans certaines franges du Nouveau Front Populaire. Ce poison de l’antisémitisme ne peut souffrir d’aucune ambiguïté, comme il faut être extrêmement clair sur la laïcité et sur les règles de vie collective » martèle notre invité. </p>
<p><u>L’heure du choix</u> </p>
<p>Aux côtés de Philippe Martinez, ancien secrétaire général de la CGT, Laurent Berger a incarné l’an dernier le combat contre la réforme des retraites. Sorte de David contre Goliath, les syndicats n’auront finalement pas su faire plier le gouvernement malgré une très forte contestation de part et d’autre de l’échiquier politique. Devenu un sujet électoral à part entière, le chapitre des retraites pourrait être une nouvelle fois débattu, à l’instar de la gauche qui inscrit le retour de la retraite à 60 ans dans son programme. Alléchant sur le papier, est-ce néanmoins réaliste ? Si Laurent Berger ne souhaite pas s’exprimer sur la pertinence des propositions, il compte bien faire barrage à l’extrême-droite : « Le risque c’est le Rassemblement National. Le choix du RN c’est une erreur » martèle notre invité sans équivoque. </p>
<p>La question des salaires est au cœur du programme des trois blocs politiques. Du côté du RN, le clan Bardella propose une augmentation significative des salaires, notamment en supprimant les cotisations sociales sur les heures supplémentaires pour encourager le travail et augmenter les revenus. Il préconise également de baisser les charges patronales pour les petites et moyennes entreprises afin de favoriser l'embauche et la hausse des salaires. En parallèle, le parti souhaite instaurer un protectionnisme économique pour préserver les em


101 - Programme du RN à une semaine des législatives, Thomas Ménagé est l’invité du 22 juin 2024
<p>Selon les dernières enquêtes d’opinion, il pourrait y avoir une majorité relative pour le Rassemblement national à l’Assemblée. Or, quelques jours plus tôt, Jordan Bardella a déclaré qu’il ne rentrerait à Matignon que s’il avait une majorité absolue. Invité sur le plateau des 4 vérités samedi 22 juin, Thomas Ménagé, député sortant du Rassemblement national, confirme en effet que si aucune formation n’est majoritaire le 7 juillet prochain, le parti ne compte pas installer Jordan Bardella à un poste de ministre, quel qu’il fut. « [Il] ne souhaite pas être premier ministre pour être premier ministre (…) mais pour pouvoir mettre en place le projet et les mesures qui sont plébiscitées par les français. » </p>
<p>Cette semaine a été marquée par les renoncements du RN concernant certaines propositions de son programme. Le parti a par ailleurs annoncé qu’il ne mettra pas en place ses mesures s’il n’obtient pas la majorité à l’Assemblée. Un « refus d’obstacle », selon le premier ministre, Gabriel Attal. Ainsi, parmi les mesures annoncées par le RN et qui ne verront pas forcément le jour dans un futur proche, la baisse de TVA sur les produits de première nécessité. De même, la réforme de retraites a été abrogée. Thomas Ménagé justifie ces choix par un « discours de lucidité ». « C’est important de dire aux électeurs qu’il y aura deux temps : un temps d’urgence (…) et à l’automne, des réformes structurelles (…) avec une réforme des retraites ». Une réforme dont l’objectif d’âge légal à atteindre est de 62 ans. Jordan Bardella doit présenter le projet lundi 24 juin en conférence de presse. </p>
<p><u><strong>Quelles conséquences sur la liberté d’expression si le Rassemblement arrivait au pouvoir ? </strong></u></p>
<p>Certains français s’inquiètent sur les possibles retombées d’une arrivée du Rassemblement national au pouvoir. Quelles conséquences cela pourrait-il avoir sur le peuple Français ? La liberté de s’exprimer, de manifester, sont-elles menacées ? Des violences sont-elles à prévoir de la part des opposants ? « L'État, nos forces de l’ordre, nos forces intérieures, feront en sorte que tout se passe bien », assure l’homme politique. </p>
<p>Pour ces élections législatives, l’explosion des demandes de procuration semble annoncer un net regain de la participation. Un sursaut que le député sortant explique par la volonté des électeurs des « faire barrage au chaos que serait l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon ou Philippe Poutou au pouvoir. » </p>
<p>Certains français issus de l’immigration constatent une libération de la parole raciste depuis quelque temps. Un reportage d’Envoyé spécial diffusé sur France 2 jeudi 20 juin montre par exemple des électeurs de Jordan Bardella tenir ce genre de propos envers une voisine. Beaucoup craignent, avec l’arrivée du FN au pouvoir, une parole encore plus violente et décomplexée. « Marine Le Pen a toujours condamné les paroles racistes (…) Elles sont à l’opposé du projet républicain que nous défendons », clame l’invité politique. Il informe dans le même temps avoir saisi l’Arcom, car, dit-il, la femme qui témoigne serait une militante du Parti communiste « qui agit aujourd’hui contre le Rassemblement national ». Il dénonce un manque d’honnêteté du service public à une semaine des élections.</p>


101 - Budget du Nouveau Front populaire, législatives… Valérie Rabault est l’invitée du 21 juin 2024
<p>Vendredi 21 juin, le Nouveau Front populaire va présenter son chiffrage. Que va coûter le programme de l’union des partis de gauche ? Valérie Rabault, députée socialiste sortante du Tarn et Garonne, invitée des 4 vérités, l’a chiffré à 106 milliards d’euros de 2024 à 2027. « Je l’ai fait pour répondre à Bruno Le Maire que l’on faisait débattre avec moi sur le chiffrage du programme du Nouveau Front populaire, et aussi pour montrer que c’est crédible et réalisable », avance-t-elle.</p>
<p>Si ce programme du Nouveau Front populaire est crédible et réalisable, les spécialistes jugent qu’il ne résoudra pas pour autant le déficit français, qui s’élève à 5,6%, et qui devrait rester fixe, au moins jusqu’à 2026. La femme politique assume que son camp laisse pour l’instant ces comptes dans le rouge, et ce, pour une bonne raison : « La politique, c’est faire des choix, et la priorité, c’est le pouvoir d’achat », affirme-t-elle. Elle parle d’une politique de « l’offre de travail », où le Smic serait notamment porté à 1 600 euros net. À propos de ce chiffre, Valérie Rabault tient à rassurer les artisans, les détenteurs de TPE, etc., en leur assurant qu’il existera des compensations par rapport aux évolutions salariales. Avec cette offre, la responsable indique que le Nouveau Front populaire vise avant tout à parer aux difficultés de recrutement dans le monde du travail, et notamment dans certains domaines, comme les Ehpad.</p>
<p>Aux États-Unis, une croissance de 2,5 % a été constatée depuis la politique de relance par le travail menée par Joe Biden. Deux grands axes de financements existent pour imaginer financer le Smic à 1600 euros : ce premier levier de reprise d’activité économique dynamique, donc, et un second, celui de mettre à contribution les superprofits et mettre en place le retour de l’impôt sur la fortune.</p>
<p><u>Le budget du Nouveau Front populaire passé au crible</u></p>
<p>À ce jour, la France est, d’un point de vue économique, pointée du doigt par la commission de Bruxelles, qui souligne un déficit budgétaire du pays, qui a dépassé la limite de 3% du PIB pour les déficits publics fixée par le Pacte de stabilité qui limite aussi la dette à 60% du PIB. Le gouvernement actuel n’a en tout cas « pas de leçons à nous donner sur l’économie », pointe l’ancienne rapporteuse générale du budget à l’Assemblée nationale de 2014 à 2017.</p>
<p>Si le Nouveau Front populaire gagne les élections, plusieurs membres se sont déjà déclarés « capables » d’être Premiers ministres. Valérie Rabault argue qu’il faut « porter cette responsabilité, et qu’il faut le faire de manière crédible », rappelant qu’avoir une femme à ce poste serait idéal.</p>
<p>Bien qu’il fasse comme elle partie de cette alliance des gauches au Nouveau Front populaire, Valérie Rabault affirme qu’elle ne soutiendra pas Jean-Luc Mélenchon si d’aventure l’homme politique avait des velléités d’intégrer le gouvernement. Elle évoque « plusieurs composantes de la gauche dans le Front populaire » et juge qu’il est nécessaire de « trouver une personnalité plus rassembleuse. »</p>


101 - Hausse de l'antisémitisme et de l'insécurité après le viol d'une enfant de 12 ans - Bruno Retailleau est l'invité du 20 juin 2024
<p>Le Premier ministre Gabriel Attal annonçait début mai une hausse de 300% des actes antisémites entre janvier et mars 2024 par rapport à l’année précédente sur la même période. La faute à l’escalade de la violence entre Israël et la Palestine depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre dernier ? Invité des 4 vérités, Bruno Retailleau parle carrément d’un « déchaînement de violences » antisémite depuis le retour des affrontements armés à Gaza. Une adolescente de 12 ans a été agressée verbalement et sexuellement par des garçons d’un an de plus qu’elle à Courbevoie ce samedi 15 juin à cause de ses origines juives. Une histoire malheureuse qui comprend les deux maux qui « rongent les entrailles de la France » selon l’homme politique de droite, à savoir la haine des Juifs et l’ultraviolence des jeunes. </p>
<p>S’il se montre dégoûté par les positionnements de certains représentants politiques à l’extrême-gauche sur l’autodétermination du peuple palestinien, un antisionisme qu’il considère être « le masque de l’antisémitisme », il se propose d’être particulièrement strict avec la violence des mineurs. Le sénateur annonce au micro de Thomas Sotto avoir mis au point un programme pour « remettre à plat notre politique pénale pour les mineurs » de façon à réaligner la « réponse pénale que nous devons adopter face à la violence des mineurs ». Fini le dédouanement des enfants de moins de 13 ans pour l’ancien bras droit de Philippe de Villiers, possible condamnation des parents pour faits de violence par leur progéniture… Le Républicain se veut intraitable face à cette insécurité perpétrée par les mineurs qu’il estime en croissance. L’heure de discussion sur l’antisémitisme instaurée dans tous les collèges sur proposition présidentielle ? Un simple placebo pour notre invité qui estime qu’on ne peut pas trop demander à l’école. À l’inverse, il avance l’importance de l’éducation familiale ainsi qu’une courageuse « révolution pénale » pour aider la France qu’il considère être « au bord de la faillite ». </p>
<p><strong>« Sortir de la guerre des blocs »</strong></p>
<p>Malgré le putsch organisé par le président de son parti Éric Ciotti et la volonté de ce dernier de se rapprocher du Rassemblement National, Bruno Retailleau considère son parti « libre ». Loin de voir en Marine Le Pen ou Jordan Bardella des alliés politiquement fréquentables, il insiste : « Nous sommes une droite indépendante, nous voulons porter des idées simples dont a besoin la France sur le plan économique ». Le fer de lance de cette politique économique étant le redressement par le travail : l’homme politique vendéen d’appuyer par exemple l’importance de maintenir l’âge de départ à la retraite à 64 ans et de mettre en place un système de retraite par capitalisation. </p>
<p>Fier de cette indépendance plus ou moins convaincante prônée par son parti, Bruno Retailleau rejette toute idée de collaboration, à commencer par une condamnation sans appel du comportement d’Éric Ciotti et de ses « magouilles » politiques : « un homme seul ne peut pas prendre en otage tout un parti politique, nous ne sommes pas en dictature », martèle-t-il au micro de Télématin. Si l’histoire s’écrira après le 7 juillet et le résultat des votes aux législatives, l’ancien président du conseil régional des Pays de la Loire exclut pour le moment toute tentation de collaboration avec un autre parti, fut-il de gauche, d’extrême-droite ou centriste : « je ne gouvernerai pas avec des gens qui n’ont pas les mêmes convictions que moi », annonce-t-il avant de récuser la « tripartition » de l’échiquier politique français actuel. « Je suis pour qu’on revienne à une démocratie apaisée, ce n’est pas pour aller m’associer aux uns et aux autres. Il faut sortir de cette guerre des blocs », conclut-il. À voir si cette politique de non-alignement des Républicains sera maintenue après l’élection d’un nouveau Premier ministre… </p>
101 - Nouveau Front Populaire, législatives, Rassemblement national... Marie Toussaint est l'invitée du 19 juin 2024


101 - Front populaire, élections législatives, François Hollande - 28 juin 2024
<p>L’ancien président de la République, François Hollande a créé la surprise en annonçant, samedi 15 juin, sa candidature aux élections législatives en Corrèze sous la bannière du Nouveau Front populaire. « À situation exceptionnelle, décision exceptionnelle », a déclaré l’ancien chef de l’État. Dans l’Aude, c’est Philippe Poutou, leader du parti NPA qui a été parachuté. Et cette candidature n’a pas fait l’unanimité. À gauche, le Front Populaire s’organise pour faire barrage à l’extrême droite. Mais cette union peut-elle présenter une véritable cohérence politique ? « Ce nouveau front populaire est basé sur un programme », affirme Mathilde Panot, candidate Nouveau Front Populaire aux législatives, invitée des 4 Vérités sur France 2, mardi 18 juin 2024. « Cela permet d’avoir une cohésion politique dans ce que nous construisons », souligne l’ex-présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale. Dans son « programme des 100 jours », le groupe propose notamment « l’abrogation de la retraite à 64 ans, l’augmentation des salaires et la reconnaissance de l’État de Palestine ». « Je souhaite que le plus rapidement possible arrive à la retraite à 60 ans pour toutes et tous », souligne la candidate insoumise.</p>
<p>Alors que Jean-Luc Mélenchon et François Hollande n’ont jamais caché leur inimitié, les deux leaders de gauche pourraient ils gouverner ensemble ? « Le programme que nous avons fait est aussi une rupture avec le quinquennat de François Hollande. (…) Comme lors de la Nupes, nous sommes face à un accord historique, puisque jamais, même en 1936, il n’y avait jamais eu d’accord au premier tour des élections législatives », se réjouit la candidate. En interne, les noms du potentiel Premier ministre se murmurent. « Nous avons dit que c’était le plus grand groupe parlementaire à l’Assemblée nationale qui proposera aux autres forces le nom d’un Premier ministre », commente Mathilde Panot.</p>
<p>Nouveau Front Populaire : un candidat « fiché S »</p>
<p>Au sein du Front populaire, certaines investitures interrogent notamment celle de Raphaël Arnault, militant du mouvement antifasciste de la Jeune Garde, Fiché S, candidat première circonscription du Vaucluse. « La gauche est diverse, plurielle. Je suis fière d’avoir des forces antifascistes dans notre nouveau Front Populaire », estime la candidate.</p>
<p>En cas de victoire du Rassemblement national, sans majorité absolue, le Front populaire pourrait-il gouverner dans un gouvernement de coalition ? « Je ne veux pas envisager le cas de la victoire du RN. (…) Nous avons la force de tout changer », soutient Mathilde Panot. </p>


101 - Dissolution : la course aux législatives est officiellement lancée ! Éric Dupond-Moretti est l'invité des 4V du 17 juin 2024
<p>La course aux législatives est lancée, marquée par la formation d'un Nouveau Front Populaire à gauche visant à contrer la montée du Rassemblement National. Pendant ce temps, l'ancienne majorité, incarnée par le parti au pouvoir, a choisi de faire cavalier seul. Refusant les alliances stratégiques, elle mise sur sa capacité à convaincre les électeurs de la pertinence de ses réformes et de son bilan pour obtenir les suffrages. À seulement deux semaines du scrutin surprise, la campagne officielle a débuté ce lundi 17 juin 2024. Et parmi le cortège de la majorité, Éric Dupond-Moretti, tour à tour garde des Sceaux et ministre de la Justice, n’a pas souhaité candidater. Ce qui ne l’empêche pas de soutenir son camp lors de ses nombreux déplacements prévus partout en France, à l’exception d’une soixantaine de circonscriptions dans lesquelles le groupe Renaissance n’a pas investi de candidats à l’instar de la Corrèze, fief de François Hollande. À l’annonce de la candidature de l’ancien président de la République, les réactions ne sont pas faites attendre. Qualifiant cette initiative de « pathétique », Éric Dupond-Moretti ne mâche pas ses mots à l’égard de cet adversaire de la majorité : « Pathétique, le mot est faible. François Hollande se retrouve de facto allié de Monsieur Poutou qui applaudit des deux mains quand on brûle un commissariat de police. Il est de facto l’allié de Raphaël Arnault, fiché S. Il est aujourd’hui dans la compromission avec ceux qu’il a tellement vilipendés hier. Je pense en particulier à Faure qui est l’actuel patron du Parti Socialiste », fustige notre invité. Pourtant, si l’ancien chef d’État a choisi de revenir sur le devant de la scène politique, c’est avant tout pour incarner la gauche et rassembler le Nouveau Front Populaire à gauche, une coalition inédite regroupant les principales forces de gauche, des écologistes aux socialistes en passant par la gauche radicale. Ce dernier s’impose comme le candidat de l'unité et de la reconstruction, espérant raviver l'élan progressiste et contrer la montée du Rassemblement National. Dans ses discours, il insiste sur la nécessité de défendre les valeurs républicaines, de lutter contre les inégalités sociales et de mener une transition écologique ambitieuse. Sa candidature continue de susciter des réactions contrastées : d'un côté, elle a redonné espoir à de nombreux militants de gauche qui voient en lui un leader capable de fédérer et de mobiliser un électorat diversifié. De l'autre, elle a également éveillé des critiques, certains rappelant les désillusions de son précédent mandat. Pour Éric Dupond-Moretti, cette candidature est « un déshonneur ». En effet, l’actuel ministre de la Justice ne lui accorde aucun crédit, rappelant sa sortie de route en fin de parcours : « Il est sorti de l’Élysée avec un taux d’impopularité jamais égalé », affirme notre invité qui digère mal les leçons de l’ancien président de la République. </p>
<p>Si la candidature de François Hollande polarise l’attention, un autre prétendant en lice dans la course aux législatives interroge et surtout révulse. Dans l’Ain, l’annonce de la candidature de l’ancien ministre des Solidarités et des Familles, Damien Abad, mis en examen pour tentative de viol, n’a pas tardé à faire polémique. Ce dernier repart en campagne avec le soutien, dit-il, de la majorité présidentielle. Une affirmation que rejette en bloc Éric Dupond-Moretti : « C’est faux […] il n’est pas notre candidat ». </p>
<p>Une semaine après l’annonce choc de la dissolution prononcée par Emmanuel Macron, l’agitation politique est toujours aussi palpable. Et la décision du chef d’État est difficile à encaisser, y compris au sein même de la majorité. De son côté, Éric Dupond-Moretti comprend et défend même cette prise de position en raison de « la menace permanente de la motion de censure » au vu des textes budgétaires qui devaient être soumis à l’Assemblée en fin d’année. Ce dernier décrit le chaos qui régnait jusqu’alors dans l'hémicycle


101 - Législatives, « purge » à gauche, mesures du Nouveau Front populaires… Marine Tondelier est l’invitée de ce 15 juin 2024
<p>Après quatre jours de négociations, les partis de gauche ont trouvé un terrain d’entente. Ils ont signé, dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 juin 2024, un accord. Un Nouveau Front populaire constitué de la France Insoumise, du Parti socialiste, du Parti communiste et des Écologistes ainsi que plusieurs autres petits partis de gauche a émergé. Vendredi 14 juin, lors d’un déplacement dans le Loiret, Jordan Bardella a érigé ce Nouveau Front populaire comme son « principal adversaire » pour les législatives à venir, le 30 juin et le 7 juillet. Invitée dans les 4 vérités, sur France 2, Marine Tondelier, secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts, le confirme. Elle rappelle l’incohérence selon elle d’une dissolution de la part du président Macron. « Qu’espérait-il ? En quelques jours, il est déjà dix points derrière nous ». Selon un sondage OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD, le RN mènerait, avec 32% des intentions de vote, suivi du Front populaire, avec 25%. Renaissance rassemble quant à lui 19%. « Ça montre bien que le mot majorité présidentielle n’a plus de sens et qu’elle est en sursis », estime la responsable politique. Elle appelle la société civile à voter pour son parti. « On a besoin de vous, c’est le moment ! », martèle-t-elle. </p>
<p>À gauche, un « contrat de législature » est mis en place. Des mesures concrètes, comme l’augmentation du SMIC à 1600€ net, l’indexation des salaires sur l’inflation ou le blocage des prix sur les produits de première nécessité y sont détaillées. Du côté de la majorité, ce programme a été chiffré à plus de 286 milliards d’euros. Citant un bilan « chiffré à 9 millions de pauvres et un peu plus de pauvres chaque jour », Marine Tondelier estime « ne pas avoir à recevoir de leçons de cynisme des Macronistes.» Pour financer ces mesures, la gauche compte aller "chercher l’argent là où il est", notamment dans les superprofits. « Ça s’appelle la justice ! », martèle-t-elle. </p>
<p>Ce contrat de législature prévoit également de booster la filière de l’environnement, et notamment celle des énergies renouvelables. Pas un mot, en revanche, sur le nucléaire. L’écologiste justifie ce fait par le devoir d’écrire un contrat pour cent jours, et celui de législature valant pour deux ans. En ce temps réduit, impossible de fermer une centrale nucléaire. En deux ans, les Écologistes préfèrent donc se concentrer sur « l’urgence » : celle des renouvelables, donc. </p>
<p><u><strong>Jean-Luc Mélenchon est-il la ligne rouge à ne pas franchir en cas d'élection d’un premier ministre à gauche ? </strong></u></p>
<p>À propos du Nouveau Front populaire, toutes les interrogations n’ont pas été levées. Personne ne sait, par exemple, encore qui ira à Matignon si la gauche remporte ces élections législatives. À l’inverse de plusieurs personnalités de son camp, Marine Tondelier préfère ne pas assurer, pour l’instant, être « capable » d’être Premier Ministre si la situation se présentait. « On a construit un collectif, et c’est à ça que je tiens (…) Il est trop tôt pour dire qui sera Premier Ministre. Pour moi, chaque jour de cette campagne, les mues que nous sommes en train d’opérer chacun, décident si nous sommes capables ou pas ». Jean-Luc Mélenchon est-il la ligne rouge à ne pas franchir ? Pas de réponse franche de Marine Tondelier, qui argue tout de même que le sujet à propos du président des Insoumis s’est « résolu de lui-même », l’homme politique s’étant mis en retrait ces derniers jours. </p>
<p>Chaque parti qui a obtenu des circonscriptions les répartissent entre chaque candidat. Est-ce à dire qu’on a assisté à une forme de purge à la France Insoumise ? Alexis Corbière, Raquel Garrido, Danielle Simonnet ont en effet été écartés. « Ce n’est pas une sorte de purge. C’est une purge », confirme Marine Tondelier. « Je pense que c’est une erreur, je pense que c’est assez ridicule. On aura peut-être, bientôt, un premier Ministre d’extrême droite et on fait tout pour que ce ne soit pas le cas. Tout nous


101 - Alliance avec LR, privatisation de l’audiovisuel… Sébastien Chenu est l’invité du 14 juin 2024
<p>Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, est aussi député sortant RN du Nord à l’Assemblée nationale. Invité des 4 vérités, l’homme politique a indiqué son intention de se présenter aux élections européennes qui se tiendront le 30 juin et le 7 juillet prochains.</p>
<p>Mardi 11 juin 2024, sur France 2, Jordan Bardella, le leader du Rassemblement national, avait annoncé un « accord » entre le RN et LR, avec « plusieurs députés LR investis ou soutenus ». À ce sujet, Sébastien Chenu indique que son parti est « en train de finaliser cet accord ». Il y aura, précise-t-il, près de 80 candidats autour d’Éric Ciotti, issus de la famille des Républicains, mais aussi, assure-t-il, de la gauche souverainiste, de la société civile. Figureront également des anciens ou actuels élus LR de Paris et une ancienne députée Renaissance en Rhône-Alpes. Les noms précis seront diffusés très prochainement. </p>
<p>Après de longues négociations, la gauche a annoncé jeudi 13 juin dans un communiqué avoir trouvé un accord de coalition. Les Écologistes, le parti Socialiste, la France Insoumise et le Parti communiste s’allieront notamment sous la forme d’un « nouveau Front populaire » dans le but de capitaliser leur score aux Européennes. Dans le même temps, l’accord entre le groupe LR et le RN a été beaucoup plus difficile à consolider, et reste partiel. En effet, nombre des membres du parti Les Républicains ont refusé l’alliance avec le Front national. Pour exprimer leur désaccord, ils ont exclu le président du groupe, Éric Ciotti. Pour expliquer cette réticence à se rattacher à son parti, Sébastien Chenu avance une volonté, de la part des plus réticents, de « garder leurs sièges à l’Assemblée ». Pourtant, argue-t-il, « les français nous ont élus en majorité, et c’est l’après Macron qui se dessine maintenant. »</p>
<p><u>Vers une confirmation de la privatisation de l'audiovisuel </u></p>
<p>Le 13 juin 2024, sur BFMTV, Gabriel Attal a estimé que le PS avait fait un « accord de la honte avec les France Insoumise ». Sébastien Chenu abonde ces propos et fustige le programme de ses adversaires, dont certains, comme le NPA, dénonce-t-il, sont mis en cause pour « apologie du terrorisme », et d’autres, comme la France Insoumise, ont prononcé des propos « indéfendables » au sujet du conflit opposant le Hamas et Israël.</p>
<p>Revenir sur la réforme des retraites ou baisser la TVA sur les nouvelles énergies font partie du programme du Rassemblement national. Malgré un climat économique défavorable mis en exergue par plusieurs agences de notation, Sébastien Chenu confirme l’applicabilité de ce programme. Pour pouvoir l’appliquer, lui et son parti envisagent de faire des économies sur « les tabous qui n’ont pas été ouverts pendant des années » : le coût de l’immigration, la contribution à l’Union européenne ou la fraude sociale, notamment.</p>
<p>Sébastien Chenu a réitéré son intention lundi 11 juin 2024 sur BFMTV et RMC : si le Rassemblement national arrive au pouvoir, il privatisera l’audiovisuel public français. Le but ? « Oxygéner le service public », qui, selon le représentant politique, n’est pas neutre et « penche vers la gauche et l’extrême gauche ».</p>
<p>À Lyon, Nantes, ou encore Bordeaux, plusieurs manifestations anti RN ont déjà eu lieu depuis l’annonce des résultats des européennes, le 9 juin 2024. Samedi 15 juin, entre 50.000 et 100.000 manifestants contre l’extrême droite sont attendus à Paris. Sébastien Chenu s’étonne de ces rassemblements. Pour lui, il faut « respecter les choix des français ». « Une fois que les élections sont passées, on respecte les choix des français ! », martèle-t-il.</p>


101 - L'union de la droite et de l'extrême-droite pour les législatives - Éric Ciotti est l'invité du 13 juin 2024
<p>Il ne veut pas partir. Exclu de son parti hier mercredi 12 juin à l’unanimité par le bureau politique des Républicains, Éric Ciotti affirme rester le président du parti de droite. Il estime que la décision de ce bureau n’a « aucune valeur » car seul lui peut convoquer un bureau politique, ce qu’il n’a pas fait. Il menace de « poursuites judiciaires » et d’« actions judiciaires » ceux qui ont tenté de l’exclure du pouvoir. Il estime la décision prise par ses collaborateurs être un « combat d’arrière-garde de personnes qui n’ont rien compris à ce qu’il se passe en ce moment dans le pays ». </p>
<p>Dans cet arrière-goût de dictature à la présidence du parti historique de la droite, un nouveau chemin « historique » pour mettre fin à l’immobilisme et « créer un vrai programme de droite » est envisagé par notre invité. Un chemin qui s’appelle l’alliance avec l’extrême-droite française, bien que ce soit un terme qu’il récuse : « ce terme est tellement ridicule et usé, on ne peut pas réfléchir avec des éléments de langage du siècle passé », affirme-t-il au micro de Télématin. Qu’importe si le parti de Jordan Bardella comporte des membres appartenant à des groupuscules violents, ou si les discours et décisions au Parlement continuent de soutenir des politiques racistes, misogynes ou homophobes... Pour Éric Ciotti, il s’agit de la clé pour sauver les Républicains. </p>
<p><strong>Une alliance contre le macronisme et l’extrême-gauche </strong></p>
<p>« Je souhaite qu’il y ait un bloc un républicain entre les Républicains et le Rassemblement National » annonce en toutes lettres le président destitué. Il accuse dans un premier temps la politique économique menée par Emmanuel Macron et Bruno Le Maire qui aurait selon lui menée le pays à « 100 milliards d’euros de dettes » et à un « record du monde d’impôts et de taxes ». Face à ces impôts qui « écrasent les Français » et à un pouvoir d’achat en baisse, l’homme politique entrevoit déjà la victoire de l’extrême-droite le 7 juillet : « demain, la droite va revenir au pouvoir avec le Rassemblement National, et on va pouvoir mettre de l’ordre dans les comptes ». L’urgence, selon lui et Jordan Bardella, serait de « redresser les comptes » et d’arrêter l’immigration qui « pourrit la vie des Français » ; leurs divergences ne seraient donc pas un frein dans l’immédiat. </p>
<p>Il invite les candidats des Républicains flirtant le plus avec l’extrême-droite comme lui à le rejoindre sous 48 heures pour tenter de faire partie du prochain gouvernement, qu’il entrevoit déjà sous la coupe de Jordan Bardella. Il affirme qu’il y aura des ministres des Républicains dans un ministère mené par Bardella en Premier ministre. </p>
<p>Face à l’alliance de la gauche en train de se monter sous le nom de « Front Populaire », notre invité est partisan d’une même alliance à droite. Il estime que l’extrême-gauche est un « danger pour la République » avec des Insoumis qu’il considère « antisémites ». Pour lui, si la gauche arrive à s’unir avec des gens « qui ne sont pas fréquentables » comme La France Insoumise, il veut le même destin pour la droite : s’unir au lieu de se bloquer dans le passé. Il insiste : « je veux qu’il y ait une majorité de droite le 30 juin et un Président de droite en 2027, Marine Le Pen ou autre ». Puis de conclure : « je me sens parfaitement bien dans mes baskets, parce qu’il y a une énorme chance qui arrive, et j’appelle les Français à la mobilisation générale, à ne pas écouter ces discours absurdes : on va redresser la France dans l’intérêt général, et ceux qui regardent le passé resteront dans le passé ». </p>
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101 - L'alliance de Ciotti avec le RN : vers un éclatement des Républicains ? - Aurélien Pradié est l'invité des 4V du 12 juin 2024
<p> Au sein du parti des Républicains, la crise est d’une ampleur inédite. Deux jours après l’annonce de la dissolution de l’Assemblée, le président des Républicains, Eric Ciotti, a indiqué son souhait de passer un accord électoral en vue des législatives anticipées. Invité lors du JT de TF1 ce mardi 11 juin, le président du parti de droite a signifié son souhait de s’allier avec le parti de Marine Le Pen, le Rassemblement National. Eric Ciotti a milité afin que « <em>tous les députés LR sortants s'allient avec le RN pour préserver un groupe puissant à l'Assemblée nationale"</em>. C’est la première fois que le parti de droite tend la main au groupe parlementaire créé par Jean-Marie Le Pen. Une déclaration qui ne passe pas pour une bonne partie des élus du groupe. Comme beaucoup d’autres, Aurélien Pradié, le député LR du Lot, considère la décision de Ciotti comme « une trahison ». La réaction du député à la découverte de cette annonce a été sans appel : « J’ai eu envie de vomir quand j’ai entendu le chef de ma famille politique, la famille politique des gaullistes, aller se vendre au Rassemblement Nationale ». Pour Aurélien Pradié, le constat est sans appel : « Il n’est plus notre chef ».</p>
<p><u>Les jeunes générations de Républicains pour reconstruire le parti ?</u></p>
<p>En quelques heures, cette guerre interne explose et la majorité des cadres Républicains exigent la démission de leur président. Eric Ciotti, lui, refuse. Et provoque, à moins de trois semaines du scrutin, un éclatement du parti de droite. Même si Aurélien Pradié se veut rassurant quant à la division des Républicains. « Une extrême majorité va rester », affiche-t-il. Le député du Lot ne mâche pas ses mots concernant le président de son parti : « s’il le faut, nous le sortirons de notre bureau qui est le bureau des héritiers du Général de Gaulle. »</p>
<p>Aurélien Pradié s’adresse ensuite directement aux électeurs : « Vous allez voter pour ces girouettes ? Il y a une relève à droite ». Alors que le parti des Républicains a subi un affaiblissement majeur ces dernières années, le député évoque l’avenir de celui-ci : « nous allons reconstruire, ça prendra le temps nécessaire. » L’élu du Lot déplore une perte de repères dans la vie politique et tient Emmanuel Macron comme responsable : « La situation est aussi de la responsabilité du président de la République ». Aurélien Pradié critique les manœuvres politiques qui consistent à rejoindre les partis qui ont le vent en poupe : « Tout ça, ce n’est pas fait pour sauver la France, c’est fait pour sauver leur peau. Je préfère perdre dans l'honneur plutôt que de me déshonorer. » Tant qu’Eric Ciotti aura le statut de président du parti, les candidats aux législatives ne porteront pas d'étiquette LR mais « ce n’est qu’une question d’heure » avant qu’il soit démis de ses fonctions, assène le député Pradié. Car « la trahison, ça se paie ». Ce dernier se dit prêt à reconstruire la démocratie après les élections législatives en s’alliant avec « les gaullistes » du pays afin de « travailler dans l’intérêt de la France ». </p>


101 - Dissolution de l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon, Front populaire... Fabien Roussel est l'invité du 11 juin 2024
<p>L’annonce a fait boom. A la surprise générale, Emmanuel Macron a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale et déclencher des élections législatives anticipées qui se dérouleront le 30 juin et 7 juillet prochain. « Il y a un véritable danger qui pèse sur la France. L’extrême droite est aux portes du pouvoir, nous devons tout faire pour présenter un gouvernement qui empêchera l’extrême droite de gagner et surtout qui permettra d’apporter une politique nouvelle qui réponde enfin aux attentes des Français », réagit Fabien Roussel, invité des 4 Vérités, ce mardi 11 juin 2024. Dans la soirée du lundi 06 juin, au terme de longues négociations qui ont duré plusieurs heures, les partis de gauche - Parti socialiste, Parti communiste, Écologistes et La France insoumise - ont finalement abouti à un accord de « candidature unique » afin de faire barrage au Rassemblement national. « Il n’y aura qu’un seul candidat de gauche dans chacune des circonscriptions, qui se présentera », assure le secrétaire national du Parti communiste Français, au micro de Thomas Sotto. Ce « front populaire » est soutenu par « une vingtaine d’organisations politiques » mais aussi les syndicats. « Ensemble nous allons écrire ce programme et tous les points qui nous rassemblent », soutient le communiste. </p>
<p><u>Un « front populaire » version 2024, sans Jean-Luc Mélenchon ? </u></p>
<p>Cette alliance intervient alors que la gauche est apparue plus divisée que jamais, notamment depuis le 7 octobre dernier, lors de l’attaque terroriste du Hamas et les ambiguïtés de la France Insoumise. « La menace est là, il est urgent de nous unir. (…) Sur les questions internationales, nous écrirons noir sur blanc ce que nous défendrons ensemble : le soutien de l’Ukraine face à l’agresseur russe, la nécessité de reconnaître l’État de Palestine et la reconnaissance du Hamas comme organisation terroriste », affirme Fabien Roussel. </p>
<p>Cette réunion est marquée par l’absence de Jean Luc Mélenchon. « Nous sommes en train de construire autre chose, sans lui », soutient Fabien Roussel. « Nous serons plus que les quatre forces politiques qui composaient la Nupes. Nous sommes beaucoup plus nombreux, avec les syndicats, les associations », souligne-t-il, assurant qu’un programme sera défini pour être mis en œuvre dans les « cent prochains jours ». Qui pourra incarner cette union ? « C’est une question qui se posera. J’ai envie qu’on présente aux Français une équipe ». Invité de France 2 ce lundi 10 juin, Raphaël Glucksmann a estimé que Laurent Berger, figure de la société civile pourrait être Premier ministre. « Nous voulons d’abord mettre en avant le contenu, le programme plutôt qu’un homme. Nous avançons pas à pas », précise Fabien Roussel, qui souhaite redonner un nouvel élan « au monde du travail ». </p>


101 - Européennes, dissolution... Le RN crie victoire - Laure Lavalette, est l'invitée des 4V du 10 juin 2024
<p>C’est une victoire qui fait l’effet d’un tremblement de terre… Largement en tête dans les sondages depuis le début de la campagne, le Rassemblement National a remporté les Européennes avec 32,4% des suffrages, loin devant ses adversaires politiques. Une défaite amère pour pour le camp présidentiel qui n’a obtenu que la moitié de ce score, au coude-à-coude avec la liste socialiste de Raphaël Glucksmann. Un véritable séisme qui continue de faire trembler la majorité depuis l’allocution d’Emmanuel Macron ce dimanche 9 juin 2024. En effet, cette défaite a conduit le chef d’État à prendre une décision radicale, loin de faire l’unanimité même dans son propre camp. Au vu de ces résultats décevants qui donnent l’ascendant au RN, ce dernier a prononcé la dissolution immédiate de l’Assemblée nationale pour « redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote ». Une initiative lourde de conséquences saluée par le Rassemblement National. Laure Lavalette, députée RN du Var, l’appelait de ses vœux pour répondre à « cette crise politique majeure déjà installée ». Selon notre invitée, la dissolution était la seule option malgré la déferlante de critiques à gauche de l’échiquier politique. Alors que les Français sont invités à se rendre aux urnes le 30 juin et le 7 juillet pour cette élection législative sur le tard, Marine Le Pen se dit prête à affronter le président de la République dans un ultime débat. </p>
<p>En attendant, le Rassemblement National célèbre sa victoire avec un score historique jamais enregistré depuis 40 ans : « Ça fait 30 ans que la mobilisation n’avait pas été faite ce niveau là donc la légitimité du score de Jordan Bardella est vraiment très forte » félicite Laure Lavalette au nom de « l’identité, de la souveraineté, de la sécurité et de la concurrence loyale ». Et les choses se précisent à l’approche des législatives dans moins de trois semaines… En cas de victoire du RN, ce sera Jordan Bardella qui poussera les portes de Matignon. </p>
<p>Alors que les scores se précisaient dans la soirée du 9 juin, Marion Maréchal, candidate Reconquête! a tendu la main à son ancienne famille politique. Une coalition de droite dure est-elle envisagée pour s’engager dans cette nouvelle bataille électorale ? Pour Laure Lavalette, l’union des droites n’est pas à l’ordre du jour. </p>


101 - Dissolution de l'Assemblée, le coup de poker d'Emmanuel Macron - Yaël Braun-Pivet est l'invitée des 4V du 10 juin 2024
<p>Au lendemain des Européennes, l’heure est à la remise en question pour le camp d’Emmanuel Macron. En effet, la liste Renaissance portée par Valérie Hayer essuie un échec cuisant avec un score bien en deçà des estimations, largement devancé par le Rassemblement National. En réponse à cette défaite électorale, le chef de l'État a pris une décision radicale : dissoudre l’Assemblée nationale pour « redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote ». Une initiative lourde de sens visant à redéfinir la dynamique politique et à restaurer la confiance des électeurs en son leadership, tout en cherchant à regagner un soutien populaire affaibli par la déroute électorale de sa tête de liste. Les Français seront donc attendus aux urnes le 30 juin et le 7 juillet. </p>
<p>Aujourd’hui présidente d’une Assemblée dissoute, Yaël Braun-Pivet approuve cette décision « parce qu’il est important de regarder les choses en face et d’écouter ce que nous disent les Français ». Fervente partisane du dialogue, des accords, des recherches de compromis et de consensus, cette figure de la majorité présidentielle aurait néanmoins préféré une autre issue comme celle d’une coalition ou d’un pacte de gouvernement. De son côté, Raphaël Glucksmann, tête de liste du PS, qui arrive en troisième position au coude-à-coude avec la majorité, condamne cette décision qu’il qualifie de dangereuse pour la démocratie française et les institutions : « Emmanuel Macron a obtempéré aux exigences de Jordan Bardella ». Selon lui, c’est désormais le RN qui mène la danse de la vie politique française. « Je pensais qu’on allait réussir à faire différemment, à réunir les énergies pour pouvoir avancer dans le sens de l’intérêt général. Ça, c’est raté » constate Yaël Braun-Pivet qui tire le premier bilan de cette ancienne Assemblée disparate qui n’a jamais su « dépasser ces querelles partisanes, ces idéologies de partis pour construire ensemble l’avenir du pays ». </p>
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<p><u>Dissolution : un tapis rouge pour le RN</u> ? </p>
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<p>Organisées sur le tard, les élections législatives se joueront dans moins de trois semaines. Et certaines personnalités politiques y voient un trop plein de complaisance à l’égard de Jordan Bardella à la tête du Rassemblement National. En effet, cette décision a provoqué un séisme politique en France, ouvrant une nouvelle ère d'incertitude et de réajustement stratégique. Pour le RN, cette dissolution pourrait s'apparenter à un véritable tapis rouge. Fort de son succès aux élections européennes, c’est une nouvelle opportunité de consolider son influence et de transformer sa dynamique électorale en pouvoir législatif. Le parti espère capitaliser sur la désillusion des électeurs vis-à-vis des partis traditionnels pour accroître sa présence au sein de l’Assemblée, affirmant ainsi son rôle de force d’opposition dans le paysage politique. Pour Yaël Braun-Pivet, l’enjeu de cette élection est toute autre. Cette dernière compte bien regagner la confiance des Français : « Il y a un chemin à montrer aux Français […] pour pouvoir engager la France sur les bons rails, le Président a besoin d’une majorité solide qui va devoir se constituer, se reconstruire » explique notre invitée. Un pari bien ambitieux à l’heure où la candidate Renaissance n’a obtenu que la moitié du score du Rassemblement National… « On a jamais raison tout seul. On a besoin de coopérer avec les autres […] j’en ai marre de cette vie politique où l’on se renvoie continuellement la responsabilité des échecs » martèle la présidente de l’Assemblée nationale qui appelle à une « majorité cohérente pour diriger le pays » et « loin des extrêmes ». </p>
<p>Si le Rassemblement National se félicite d’un tel score aux Européennes, il n’en ressort pas complètement gagnant. En effet, l’abstention reste majoritaire et ce scrutin ne fait pas exception à la règle. Près de 60% des électeurs ont choisi de ne pas se rendre aux urnes, soulignant une méfi</p>


101 - Enjeux nationaux, Européennes, dernières statistiques… Brice Teinturier est l’invité de ce 8 juin 2024
<p> Après les élections Européennes le 9 juin 2024, une soirée électorale pour décrypter les résultats aura lieu sur France 2. Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos, en sera un des invités. Invité des 4 vérités, il parle d’une marge de surprise encore possible, avec 15% des électeurs qui disent précisément se décider soit la veille, soit l’avant-veille, soit le jour même du scrutin. Malgré les grandes tendances, le résultat final n’est selon lui, « pas cristallisé ». Si, dans toutes les enquêtes d’opinion, la liste RN menée par Jordan Bardella possède une avance considérable, c’est pour l’ordre d’arrivée qu’il peut y avoir des surprises. Les candidats Valérie Hayer, représentante de la majorité présidentielle, ou Raphaël Glucksmann, candidat de la liste PS, sont désormais au coude-à-coude. Les intentions de vote concernant l’un et l’autre se sont en effet « beaucoup resserrés » au cours des derniers jours, ce qui renforce la nécessité d’aller voter, dimanche 9 juin.</p>
<p>Sur les enjeux et motivations des électeurs, on a beaucoup abordé la politique internationale, et notamment de la guerre en Ukraine et à Gaza. Il s’avère pourtant que 54% des Français comptent baser sur leur choix sur des enjeux strictement nationaux. Parmi ceux qui préoccupent principalement les Français, le pouvoir d’achat, mais aussi l’immigration, qui a pris beaucoup plus d’importance que lors des élections européennes de 2019.</p>
<p>Le premier candidat RN pour la liste des européennes 2024 est Jordan Bardella., avec lui ses eurodéputés sortants, des cadres locaux ou des personnalités extérieures. Marion Maréchal et Florian Philippot, avec leur propre liste, pourraient faire monter l'extrême droite à près de 40% des votes. Un score non négligeable, malgré des résultats déjà hauts en 2019 et en 2014. Ces résultats sont-ils transposables à une élection présidentielle nationale ? « Mécaniquement, non », répond Brice Teinturier. Le spécialiste précise que les différences de scrutin, qui est en ce cas un scrutin proportionnaliste, et les différences d’enjeu, rendent ces deux élections incomparables. </p>
<p>Le parti Renaissance et ses alliés, avec 15% d’intentions lors des dernières enquêtes d’opinion, connaîtra-t-il une sanction sévère lors de ce scrutin ? Un score aussi faible pour la liste de la majorité est déjà arrivé, une fois seulement, sous la présidence de François Hollande, qui avait obtenu 14% en 2014 avec sa liste PS. Dans tous les cas, note Bruce Teinturier, ce genre de contre-performance « affaiblit considérablement l’hora du camp présidentiel ». </p>
<p><u><strong>Les résultats de la majorité aux Européennes auront-ils un impact sur la présidentielle ? </strong></u></p>
<p>Juridiquement, même si le score de la majorité est très faible, rien n’oblige le président de la République à effectuer des modifications. Il n’est pas tenu, par exemple, de changer ses ministres ou de proposer des réformes. Cependant, si ces résultats sont mauvais, une forte pression politique existera d’autant plus et viendra s’ajouter à l’absence de majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Les potentialités de modifier substantiellement la donne, rappelle le directeur délégué d’Ipsos, seront encore amoindries. </p>
<p>À gauche, tous les sondages font constater une poussée inattendue de la liste socialiste de Raphaël Glucksmann. Cette liste, si elle se trouve à plus de 3 points au-dessus de celle de Manon Aubry, autre candidate de la gauche, représentante de LFI, permettra sans doute « un vrai rééquilibrage au sein des gauches. » Cependant, Brice Teinturier rappelle que les élections présidentielles n’ayant rien à voir avec celles européennes, les cartes pourront être de nouveau rebattues en 2027. </p>
<p>Faut-il s’attendre à un grand bouleversement au parlement européen ? Malgré les poussées nationalistes en Europe, le spécialiste considère qu’il est, dans tous les cas, possible de garder un équilibre entre le RN, la majorité et la gauche dans les p


101 - Situation de LFI à quelques jours des Européennes, Manon Aubry est l’invitée du 6 juin 2024
<p>Il ne reste plus que trois petits jours avant les élections Européennes 2024, qui débuteront dimanche 9 juin. Ce sprint final est marqué par la prise de parole d’Emmanuel Macron sur France 2 et TF1, jeudi 6 juin. Le chef de l’État a annoncé la livraison, par la France, d’avions de chasse Mirage 2000-5 à l’Ukraine d’ici la fin de l’année. <em>« Nous allons bâtir une coalition avec d'autres partenaires »</em>, a-t-il expliqué. Reçue dans les 4 vérités, Manon Aubry, tête de liste LFI, considère que cette démarche est la juste concrétisation d’une promesse faite par le président de la République depuis le début de la guerre. Mais, conteste-t-elle, « pour que les choses soient efficaces, il faudrait en premier lieu qu’Emmanuel Macron arrête de financer la guerre en Ukraine ». Manon Aubry appelle à un plan de paix en trois parties : soutien militaire, financier et logistique, arrêt des importations, et prise d’initiatives politiques, notamment avec un sommet pour la paix, comme celui qui aura lieu, par exemple, en Allemagne dans les prochains jours.</p>
<p>Selon plusieurs sondages d’opinion, la guerre en Ukraine ne fait pas partie des principales préoccupations des Français au moment de passer dans l’isoloir. Ces derniers sont d’abord intéressés par les questions de pouvoir d’achat. Dans le cadre des Européennes, LFI a axé sa campagne sur les questions sociales. Par exemple, la France Insoumise a continué de dénoncer la nouvelle réforme de l’assurance chômage. Ils pointent cette réforme comme « une conséquence directe des règles d’austérité votées à Bruxelles par les socialistes, les Macronistes et la droite. » Pour Manon Aubry, le scrutin des Européennes visera donc à combattre, avant tout, cette « austérité Européenne ».</p>
<p>À trois jours des Européennes, les derniers sondages montrent un frémissement des intentions de vote pour Manon Aubry. Les plus favorables placent la femme politique en quatrième position avec 9%, contre 32% contre Jordan Bardella, qui reste stable, 14% pour Valérie Hayer, et 13% pour Raphaël Glucksmann et sa liste PS. Face à ces statistiques qui donnent son parti perdant, la femme politique regrette notamment que le Parti socialiste ait « tourné le dos » au programme de la Nupes, mais garde espoir et assurance.</p>
<p><u><strong>La France Insoumise a-t-elle pu mettre en avant toutes ses idées dans la campagne aux Européennes ?</strong></u></p>
<p>À l’approche de ces Européennes, l’ambiance autour de la campagne est particulièrement tendue. Les attaques antisémites contre Raphaël Glucksmann se sont notamment multipliées. Certaines de ses affiches ont été taguées de croix gammées. Ces derniers jours, les mots « Israël » ou « sale sioniste » ont été découvertes dans plusieurs villes, dont Nantes, Anger, Marseille ou Carpentras. Quelques heures plus tôt, le 2 juin, Jean-Luc Mélenchon disait sur France Inter que l’antisémitisme, en France, était « résiduel ». Après ces déclarations, Manon Aubry souhaite « remettre les choses dans leur contexte » et précise que le Chef de son parti parlait des manifestations pour le cessez-le-feu à Gaza, sur qui étaient jetées l’anathème d’antisémitisme. « Je n’ai pas entendu de paroles antisémites dans ces mobilisations ! (…) Il ne faut pas inviter d’antisémites là où il n’y en a pas », estime-t-elle.</p>
<p>La situation à Gaza a-t-elle pris la place nécessaire dans la campagne des Insoumis ? Si Manon Aubry concède que ce sujet s’est certes imposé et qu’il a pris beaucoup d’importance, elle rappelle que la question du pouvoir d’achat, ou celle du libre-échange, ont également pu être abordées. Par ailleurs, la représentante du parti se dit « fière d’avoir porté la voix de la paix dans cette campagne. »</p>


101 - Débarquement, Ukraine, élection européennes... Gabriel Attal est l'invité du 06 juin 2024
<p>Pour les 80 ans du Débarquement, la Normandie accueille, ce jeudi 6 juin, une célébration internationale d'ampleur pour les 80 ans. Emmanuel Macron reçoit ainsi 25 dirigeants étrangers pour honorer la mémoire des combattants alliés. Pour l’occasion, Télématin est en direct d'Utah Beach, à Sainte-Marie-du-Mont (Manche). « Il y a des lieux où l’Histoire s’impose à vous, les plages du Débarquement en font partie », commente, Gabriel Attal, invité spécial des 4 Vérités, au micro de Thomas Sotto, ce jeudi 6 juin 2024, sur France 2. Plusieurs décennies après, la guerre frappe encore aux portes de l’Europe avec la guerre en Ukraine. « Nous nous continuerons à nous tenir aux côtés des Ukrainiens pour leur permettre de se défendre, garder la maîtrise de leur destin de leur pays », assure le Premier ministre, qui réfute néanmoins la possibilité d’envoyer des troupes françaises en Ukraine. « Il y a un moyen simple que la guerre s’arrête : que la Russie retire ses troupes », réaffirme-t-il. Néanmoins, l’hypothèse d’un envoi d’instructeurs militaires français en Ukraine pour assurer des missions de formation se renforce. « Cette question là a été sur la table. Il n’y a pas de tabou depuis. Évidemment, il y a des discussions qui se font sur la meilleure manière d’aider les Ukrainiens », souligne Gabriel Attal. Le risque d’embrasement général plane. « Ce sont les Russes qui en sont responsables. (…) C’est la Russie qui est responsable de cyber-attaques, de déstabilisation, d’ingérences sur notre sol en France et d’autres pays européens. Si on veut obtenir la désescalade aujourd’hui, il faut être forts et unis face à la Russie ». </p>
<p>Autre zone de conflit : le Proche-Orient. Deux otages franco-israéliens restent encore détenus par le Hamas dans la Bande de Gaza. Vendredi 24 mai, le troisième dernier otage franco-israélien a été déclaré mort par l’armée israélienne. « Je ne peux pas communiquer d’information. Je ne dispose pas d'informations suffisantes. Mais on se bat pour leur libération évidemment avec les pays de la région », affirme le locataire de Matignon. De l’autre côté, faut-il sévir avec Benyamin Netanyahou, qui multiplie les frappes dans la Bande de Gaza, depuis l’attaque du 7 octobre ? « Nous avons toujours défendu le droit d’Israël à se défendre et à aller chercher ses otages. Mais nous avons toujours dit que cela devait se faire dans le respect du droit international et du droit humanitaire » souligne Gabriel Attal qui appelle à arrêter « cette spirale de la violence ». Les appels au cessez-le-feu de nombreux pays occidentaux, comme les États-Unis, la France et l’Europe, semblent vains. « Une proposition d’accord en vue d’un cessez-le-feu a été portée par les Etats-Unis. La France et les pays européens soutiennent cette proposition. On travaille avec les acteurs de la région pour avancer vers une solution diplomatique, et la libération des otages évidemment ».</p>
<p><u>Gabriel Attal : la vraie tête de liste de la majorité ? </u></p>
<p>Le sujet palestinien s’est largement invité dans la campagne des élections européennes. En France, une liste baptisée « Free Palestine » demande à ce que le Hamas soit enlevé de la liste des organisations terroristes. « Ce n’est pas acceptable. C’est une liste qui appelle à la haine, à l’éradication de l’Etat d’Israël. C’est une liste très mineure. Mais ce que je déplore c’est que ce discours s’est développé aussi dans des formations politiques bien plus connues et représentées à l’Assemblée nationale, comme la France insoumise et la Nupes », a réagi le Premier ministre. </p>
<p>Très impliqué dans cette campagne, le Premier ministre n’a pas hésité à s’inviter sur scène lors d’un meeting de Valérie Hayer, la tête de liste de la majorité. « Je me suis engagée depuis le début aux côtés de Valérie Hayer car je crois en elle. L’Europe est mortelle. La France est un pays fondateur de l’Union européenne, l’Europe est née grâce à la Fran</p>


101 - L'Europe est le combat de sa vie - Raphaël Glucksmann est l'invité du 05 mai 2024
Au lendemain d’une journée chaotique à l’Assemblée nationale, qui a vu les débats s’interrompre après qu’un député Insoumis brandisse un drapeau de la Palestine, la tête de liste du Parti Socialiste affiche sa distanciation face aux actions menées par le parti de Jean-Luc Mélenchon. Au micro de Thomas Sotto, Raphaël Glucksmann déplore en effet une « tiktokisation » de la vie politique française et une recherche de « buzz » dont il se place à l’antithèse. « Le but des Insoumis, c’est qu’on parle d’eux plutôt que la situation en Palestine », condamne le leader de Place Publique. À l’inverse, il profite de son temps d’antenne pour réaffirmer ses positions « très fermes vis-à-vis de Netanyahu » et son combat pour une reconnaissance immédiate de la souveraineté palestinienne. Il explique que « ce qui nourrit l’organisation terroriste du Hamas, c’est le fait que les Palestiniens voient sans cesse leurs droits repoussés » et que seule la fameuse « solution à deux États » peut apaiser la situation.
Sur un tout autre sujet, celui du débat entre le Premier ministre Gabriel Attal et la tête de liste du Rassemblement national Jordan Bardella, diffusé sur TF1 le 23 mai dernier, notre invité considère l’événement médiatique comme un « scandale démocratique » : « voler à ce point la vedette à sa tête de liste [Valérie Hayer, ndlr], c’est un problème démocratique comme de relation aux femmes », fustige-t-il. Un problème qu’il estimerait nul si Attal était candidat aux élections européennes, mais qu’il qualifie en l’état comme une « captation de l’élection par l’exécutif ». Il espère pouvoir envoyer un « message puissant » ce dimanche lors du passage aux urnes pour les européennes, pour enfin « tourner la page du duel Macron/Le Pen, qui nous fait suffoquer depuis des années ». Il invite celles et ceux à voir en sa candidature une autre alternative au macronisme que l’extrême-droite.
Une Europe puissante
Raphaël Glucksmann ne rougit pas de l’annoncer : il espère arriver en seconde place aux élections à venir. Il revient sur sa montée dans les sondages, qui ne le placent aujourd’hui qu’à un point des intentions de vote de la tête de liste Renaissance. Le cœur de son discours sur l’Europe ? La puissance du continent. Pour la mettre en place, il insiste sur l’importance d’organiser une prise de décision « cohérente » à Bruxelles, en mettant notamment fin au droit de veto. « Ce n’est qu’à l’échelle européenne qu’on va pouvoir reprendre en main notre destin face aux multinationales et à un monde devenu chaotique », tempête notre invité, larmes aux yeux et visiblement ému.
Pour accompagner la montée en puissance de l’Europe, la tête de liste des Socialistes propose une insistance sur la militarisation du continent. Il se dit favorable à l’envoi d’instructeurs français en Ukraine, faisant fi des « lignes rouges dictées par Moscou ». Donner des armes à l’Ukraine fait également partie de ses priorités : « si vous voulez la paix, il faut être ferme face aux tyrans qui commencent des guerres. En baissant la tête et en étant faibles, vous rapprocherez la guerre de nous et vous aurez sacrifié notre honneur et notre crédibilité politique », développe-t-il. À ceux qui l’accusent d’être un « va-t-en-guerre », il réplique placer la sécurité des français et des européens en haute estime : « la cible de Poutine, c’est nous ». Pour lui, ce n’est qu’en Europe que l’on peut prendre « les grandes décisions ». « L’Europe, c’est le combat de ma vie », conclut-il.


200 - Européennes : des écolos en voie de disparition ? - Marie Toussaint est l'invitée des 4V du 3 juin 2024
<p>L'agence de notation Standard & Poor's a récemment dégradé la note de la France, passant de "AA" à "AA-". Cette décision reflète les inquiétudes croissantes concernant la situation budgétaire du pays et la capacité du gouvernement à réduire le déficit public. Selon l'agence, la France doit faire face à une dette élevée et à des perspectives de croissance économique modestes, ce qui pèse sur sa crédibilité financière. Cette dégradation pourrait entraîner une hausse des coûts d'emprunt pour l'État français et accentuer la pression sur les finances publiques. De son côté, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, assure que cela n’aura aucune conséquence sur le quotidien des Français. Un discours optimiste qui est loin de convaincre Marie Toussaint, députée européenne (EELV) et tête de liste des Écologistes aux européennes. « Je ne le crois pas. Il a annoncé des coupes budgétaires en début d’année, il ne cesse d’en annoncer de nouvelles. Ça touche en priorité l’écologie […] est-ce vraiment le moment de couper les fonds de l’écologie et de la solidarité ? Je fais référence aux appels des associations en charge du handicap à l’heure où la précarité explose et où le dérèglement climatique s’accélère » dénonce notre invitée sur le plateau des 4 vérités. En effet, la politique budgétaire du gouvernement actuellement à la chasse aux économies semble échauffer les esprits de droite comme de gauche. Deux motions de censure ont été respectivement déposées par La France Insoumise et Le Rassemblement National pour tenter de faire bouger les lignes. Parmi les signataires, les Écologistes sont favorables à celle de LFI, considérant qu’il existe toujours « un cordon sanitaire » avec le RN. Alors où grappiller les 20 à 25 euros d’économies avancées par le gouvernement pour le budget 2025 ? Pour Marie Toussaint, elles ne se trouvent pas du côté de l’écologie. Cette dernière alerte l’opinion sur le coût du dérèglement climatique : « Avec un réchauffement de deux degrés vers lequel on se dirige à grande vitesse, c’est 50% du PIB en moins au niveau mondial. Je récuse la façon qu’ont les agences de notation de noter la dette. Si en réalité on y intégrait les coûts du dérèglement climatique, on serait dans une situation bien pire » affirme la députée européenne qui préconise un alignement des objectifs budgétaires sur les objectifs climatiques. D’autre part, elle appelle à un investissement massif sur la transition écologique : « C’est de la bonne dette, celle qui prépare l’avenir ».<br>
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<p>Malgré un trou béant dans les caisses de l’État, Bruno Le Maire est opposé à une augmentation des impôts, y compris ceux des ultra-riches. Pour la tête de liste des Écologistes, il faut mettre en place un impôt sur la fortune climatique européen, c’est-à-dire sur les 0,5% des Européens les plus riches, pour parvenir à dégager des marges de manœuvre et « investir dans notre avenir commun ».<br>
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<p><u>Européennes : des écolos en voie de disparition</u> ?<br>
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<p>Alors que les élections européennes se jouent dans moins d’une semaine, la liste de Marie Toussaint est actuellement créditée à 7% d’intention de vote dans le dernier sondage de La Tribune Dimanche. Cette dernière présente un programme ambitieux axé sur la transition écologique et la justice sociale. Parmi ses priorités, on trouve la lutte contre le changement climatique, la protection de la biodiversité, et la promotion des énergies renouvelables. Elle plaide également pour une agriculture durable, la réduction des inégalités sociales et la garantie des droits fondamentaux pour tous les citoyens européens. La députée insiste également sur l'importance de renforcer la coopération européenne pour une politique environnementale commune et la mise en place d'un Green New Deal à l'échelle continentale. Son programme vise à faire de l'Europe un leader mondial en matière de durabilité et de justice climatique. Sur cette dernière ligne droite, la candidate revient sur les quelques


101 - Européennes 2024, avance du Front national... Clément Beaune est l'invité du 1er juin 2024
<p>L’agence de notation américaine Standard & Poor’s a annoncé ce vendredi 31 mai l’abaissement de la note de la France qui évalue la qualité de la dette du pays. Elle passe de AA à AA-, soit le même score que la République Tchèque ou l’Estonie. À une semaine des élections européennes, c’est une très mauvaise nouvelle pour les candidats Macronistes, qui tablent sur le sérieux de la politique économique de la France. « Nous restons à un niveau de notation très bon », a malgré tout commenté Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances, dans un entretien au <em>Parisien</em> publié vendredi soir. Clément Beaune, porte-parole de Renaissance aux élections européennes, député de Paris et invité des 4 vérités, a été appelé à commenter cette dégradation. Pour lui, cette notation « ne changera rien sur la situation de nos finances publiques » ni dans la vie des concitoyens. Sur le fond et le long terme, il conçoit néanmoins qu’il faut « maintenir le cap de la réduction du déficit et de la dette ».</p>
<p>Le 6 juin, les Français et les pays européens voteront lors des élections européennes 2024. La large victoire du Front national, avec Jordan Bardella en tête des sondages depuis de très longues semaines, semble inéluctable. Clément Beaune ne se résigne pas pour autant. Il pointe les « partis extrêmes » qui « essayent de faire un match qui n’est pas [celui de Renaissance] » et développe les arguments en faveur de son parti. Dans cette élection à enjeu majeur, il clame qu’il y a « besoin d’une Europe forte » et assure que le programme de Renaissance, représenté par Valérie Hayer, porte ces mesures fortes. Il cite notamment le soutien aux PME, celui aux véhicules électriques et celui à la santé. « On peut financer tout cela au niveau européen », martèle-t-il.</p>
<p>Selon le dernier baromètre des élections européennes OpinionWay pour Europe 1, CNews et le JDD, après Jordan Bardella, qui récolte 32 % des intentions de vote, Valérie Hayer est créditée de 15%, avec, juste derrière elle, Raphaël Glucksmann, candidat PS à 14%. Face aux électeurs de gauche qui pourraient hésiter entre Valérie Hayer et le candidat membre du groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen, Clément Beaune déploie les arguments en faveur de son parti. Selon lui, Renaissance a notamment construit une politique environnementale juste, et c’est là un des nombreux points qui devraient inciter à voter en faveur du parti.</p>
<p>Les prochaines élections municipales de Paris auront lieu en 2016. Clément Beaune n’a jamais caché son intérêt pour la Ville lumière. Il annonce vouloir, après l’été, commencer à réfléchir à des « idées », un « projet » pour la capitale mais n'a pour l'instant pas fait d'annonce officielle au sujet de sa candidature. </p>


101 - Europe, Nupes, Rassemblement national... Léon Deffontaines est l'invité du 31 mai 2024
<p>À près d'une semaine du scrutin des élections européennes, le Rassemblement national caracole loin en tête dans les sondages. De son côté, Léon Deffontaines, tête de liste du parti communiste effectue une percée médiatique en s’opposant fermement à Jordan Bardella. Il compte bien profiter de ces derniers jours de campagne pour convaincre un maximum les indécis. « Je veux m’adresser à tout le monde. Aux électeurs de gauche, les abstentionnistes mais aussi à ceux du Rassemblement national qui se sentent délaissés, oubliés par la classe politique », réagit le candidat, sur le plateau des 4 Vérités, vendredi 31 mai 2024, sur France 2. Jeudi 30 mai, six des huit principales têtes de liste aux élections européennes ont débattu lors d’un débat diffusé sur CNEWS et Europe 1, avec le JDD. Lors de cette soirée, le candidat du RN a ouvertement critiqué le représentant du PCF. « Le parti communiste est en train de renouveler le discours politique à gauche », réaffirme Léon Deffontaines. </p>
<p>À gauche, les électeurs semblent se tourner vers la liste de Raphaël Glucksmann, qui incarne une gauche de gouvernement et affiche un soutien à l’Ukraine. « J’observe surtout une gauche qui est orpheline et certains se résignent aujourd’hui », estime le candidat. « La gauche libérale qui a été menée par François Hollande est celle qui a continué la politique libérale de Nicolas Sarkozy, c’est l’échec de la gauche. Et de l’autre côté, il y a l’échec de la gauche outrancière, qui a été incarnée par Jean Luc Mélenchon et la Nupes lors des élections législatives », assure le candidat qui espère « écrire une nouvelle page pour la gauche ». </p>
<p>Pour Manon Aubry, tête de la liste LFI, il « faudra revenir tôt ou tard à la Nupes ». « La Nupes a montré sa limite en 2022. Nous n’avons pas gagné l’élection car nous avons fait reposer ce scrutin sur l’élection de Jean Luc Mélenchon comme Premier ministre, aujourd’hui Jean Luc Mélenchon est une figure repoussoir », commente le candidat communiste. <br>
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<p><u>Une campagne perturbée </u></p>
<p>Alors que le conflit au proche orient se poursuit, la guerre à Gaza est au cœur de tous les enjeux. « Nous devons condamner l’attaque terroriste islamiste du 7 octobre et en même temps nous devons condamner les bombardements aveugles qui abondent dans la bande de Gaza et le massacre du peuple palestinien », explique Léon Deffontaines, qui soutient la diplomatie française « désalignée de celle des États-Unis », tout en appelant Emmanuel Macron à « agri pour la reconnaissance d’un État palestinen basé sur les frontières de 1967 ». </p>


101 - Elections européennes, Nicolas Sarkozy, Rafah... Nadine Morano est l'invitée du 30 mai 2024
<p>À 10 jours du scrutin des élections européennes, le Rassemblement national caracole toujours loin en tête des sondages. À droite, les Républicains plafonnent autour de 7%. Un score plutôt maigre à l’heure actuelle. « Monsieur Macron a décidé de faire refaire un face à face avec le parti de Madame Le Pen. Cette élection est devenue une forme de référendum pour ou contre Emmanuel Macron. En l’occurrence contre car on voit bien le mécontentement quand on voit qu’il y a plus de 30% dans les sondages pour Jordan Bardella », commente Nadine Morano, sur le plateau des 4 Vérités, ce jeudi 30 mai, sur France 2. Les Républicains sont-ils condamnés à la seconde division ? « On (le parti LR, ndlr) pèse beaucoup plus parce que nous appartenons à un groupe politique qui représente la droite et le centre de l’ensemble des 27 pays de l’Union européennes », souligne l’eurodéputée LR. « Pour défendre efficacement l’intérêt des Français dans cet hémicycle multinational, il faut voter pour la liste de François Xavier Bellamy, qui est un président de délégation extrêmement sérieux et précis sur tous les dossiers ». </p>
<p>De son côté, Nicolas Sarkozy s’est gardé de toute consigne de vote. Dans un entretien accordé au Figaro, l’ancien président de la République a annoncé qu'il ira bien voter le 9 juin prochain, sans toutefois « rendre public (s)on choix ». S’il a exprimé sa « sympathie » envers le candidat LR, il n’a néanmoins pas caché ses « divergences » avec « certains dirigeants actuels » de son ancien parti. « Nicolas Sarkozy n’est plus dans la politique partisane. Il ne se considère plus comme un adhérent du parti », commente Nadine Morano. « Il ne dit pas non plus dans cette interview qu’il voterait pour quelqu’un d’autre. Je suis persuadée que Nicolas Sarkozy votera pour ses amis, votera pour nous », affirme l’ancienne ministre. </p>
<p><strong>Gouvernement : une coalition LR / Renaissance est-elle possible ? </strong></p>
<p>Une chose est sûre : il y aura un après « 9 juin ». Faut-il élargir la majorité ? En coulisses, les noms de Gérard Larcher ou François Baroin circulent dans les présupposés futurs locataires de Matignon. Une coalition entre Renaissance et Les Républicains est-elle possible ? « Le président de la République n’a jamais été dans cette perspective. (…) Il a choisi le débauchage individuel. Il a aujourd’hui une majorité relative. Le pays est en train de sombrer dans le chaos », assure Nadine Morano. </p>
<p>Alors que les yeux du monde sont rivés sur Rafah, le président de la République a évoqué la reconnaissance d’un État de Palestine mais « pas sous le coup de l’émotion ». « La position de la France a toujours été pour une solution à deux États. Mais la il ne s’agit pas d’émotion. On est face, en Palestine, à un groupe terroriste qui a attaqué Israël et qui détient encore des otages dans les tunnels de Gaza. Pour que ça s’arrête, il faut que le Hamas rende les armes, libère les otages, libère les enfants », précise l’élue. Les questions internationales sont plus que jamais au cœur de tous les enjeux des prochaines élections européennes. </p>


101 - Rafah, Ukraine, élections européennes - 29 mai 2024
<p>Les images de Rafah suscitent l’indignation mondiale. Mardi 28 mai, trois pays européens ont officiellement reconnu l'État de Palestine : l’Espagne, l’Irlande et la Norvège. De son côté, Emmanuel Macron a estimé que la reconnaissance d'un État palestinien n'était pas un <em>« sujet tabou »</em> mais qu'elle devait intervenir <em>« à un moment utile »</em> et pas sous le coup de <em>« l’émotion »</em>. « Évidemment qu’il faudra que la France reconnaisse la Palestine. Elle ne doit pas le faire seule. Les pays européens affirmeront très clairement leur adhésion à une solution à deux Etats », réagit Bernard Guetta, candidat Renaissance aux élections européennes, invité sur le plateau des 4 Vérités ce mercredi 29 mai, sur France 2. Il estime qu’il faut donner un « coup d’accélérateur » à la reprise des négociations. À quelle horizon la France pourrait-elle envisager une reconnaissance ? « Je préfèrerai deux mois que six mois », élude-t-il. Avec la guerre en Ukraine et le conflit au Proche Orient, à 11 jours du scrutin des élections européennes, la géopolitique est au cœur de tous les enjeux « À l’Est, Vladimir Poutine nous menace. Au Proche Orient, le drame de Gaza après l’immonde massacre du 7 octobre est la menace d’une implosion de tout le Proche Orient et les retombées en Europe seront évidentes ». L’urgence absolue selon lui ? « l’affirmation européenne d’une défense commune ». « Il faut que l’Europe dise très clairement : ‘nous voulons une solution à deux États’. Nous le voulons pour abréger les décennies de souffrance des Palestiniens et des Israéliens. Mais nous le voulons aussi pour notre propre sécurité ». </p>
<p>En France, le conflit entre Israël et le Hamas s’invite de plus en plus chaque jour. Mardi 28 mai, un député de la France Insoumise a brandi un drapeau palestinien dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Les actes antisémites sont également en forte hausse. « Il y a une chose absolument affreuse ce sont les gens qui veulent importer en France le conflit israélo palestinien. C’est le contraire de ce qu’il faut faire », affirme Bernard Guetta. « Nous ne sommes ni pro israéliens, ni pro palestiniens. Nous sommes pour la paix », renchérit-il, appelant à « une reprise des négociations ». </p>
<p><u>Européennes : le RN devant la majorité </u></p>
<p>Pendant ce temps, le Rassemblement national, porté par Jordan Bardella, semble dominer cette élection européennes et caracole en tête des sondages. Le candidat est donné à plus du double de la liste de la majorité de Valérie Hayer, dont Bernard Guetta est le numéro 2. « Effectivement la situation n’est pas bonne. Pas uniquement pour notre liste. Elle n’est pas bonne pour la France et pour l’Europe », commente le candidat. « L’exacerbation des nationalismes ça mène à la guerre ». </p>


101 - LFI en bas des intentions de vote pour les Européennes - Adrien Quatennens est l'invité du 28 mai 2024
<p>À 12 jours des européennes, qui se tiendront le 9 juin prochain, le Rassemblement national est largement donné en tête des sondages, à plus de 30% d’intention de vote. À gauche, c’est Place Publique, menée par Raphaël Glucksmann, qui semble prendre la tête. Adrien Quatennens, député La France Insoumise des Hauts-de-France, défend sa tête de liste Manon Aubry. Alors que seuls 8% d’intention de vote sont donnés à la liste des Insoumis, l’homme politique incite au vote, en rappelant qu’il n’y a qu’un seul tour aux européennes, et que les résultats de ces dernières ont un impact direct sur la vie quotidienne des français. Il explique que « les décisions prises au Parlement européen impactent les réformes nationales », en citant notamment la réforme des retraites et les accords de libre échange discutés au niveau continental. Pour résumer, en reprenant les mots de notre invité : « il y a un lien de Bruxelles jusqu’au frigidaire ». </p>
<p>Face à la concurrence des socio-démocrates, incarnés par la liste de Raphaël Glucksmann, Quatennens rappelle que ce dernier est « l’incarnation de l’anti-Nupes ». Il revient sur l’unité de la gauche obtenue en 2022 et l’opposition de Glucksmann à celle-ci. Selon lui, le leader de Place Publique séduit « les macronistes déçus par Emmanuel Macron », évoquant notamment ses votes contre la retraite à 60 ans ou la sortie du marché européen de l’énergie. « Voter pour Raphaël Glucksmann, c’est faire le choix du retour du Parti Socialiste d’il y a dix ans. Je ne suis personnellement pas favorable au retour de François Hollande et de ses amis », avoue-t-il. Il souligne le « tapis rouge » déroulé à Raphaël Glucksmann dans les médias, et incite à voter Manon Aubry « si vous voulez le partage des richesses, une candidature pour le pouvoir d’achat, la paix et une forme de protectionnisme en Europe. »</p>
<p>Autre opposant politique auquel le député du Nord s’attaque : Jordan Bardella. Selon lui, l’échec de la Nupes empêche la gauche de faire « jeu égal » avec le député d’extrême droite. « Voilà aussi l'irresponsabilité à gauche de ceux qui ont refusé une liste commune », fustige notre invité. En s’adressant directement aux téléspectateurs qui pourraient être séduits par la liste du Rassemblement national, il rappelle que « si vous n’êtes pas riche, vous n’avez aucun intérêt à voter pour Jordan Bardella » et que « le vote Rassemblement national n’est pas un vote antisystème : l’extrême droite a la même cravate et les mêmes idées que Macron. » </p>
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<p><strong>Crimes de guerre à Gaza </strong></p>
<p>Au lendemain du bombardement cruel du camp de réfugiés palestiniens de Rafah par les armées israéliennes, le représentant de la France Insoumise estime ce matin, au micro de Jean-Baptiste Marteau, qu’Emmanuel Macron devrait agir au lieu de parler : « les mots très durs ne suffisent pas ». Il rappelle que durant son entretien à Télématin, un enfant palestinien a sûrement été tué, puisqu’ « en dix minutes, il y a en moyenne un enfant qui meurt ». Il qualifie de « massacre » ce qu’il s’est passé la veille, et revient sur le procès fait aux députés Insoumis pour avoir qualifié de génocide les actions menées par les troupes de Netanyahu en Palestine. « On a l’impression que c’est le monde à l’envers, que les voix qui se lèvent pour dénoncer ce qu’il se passe à Gaza sont accusées d’être antisémites, que le droit international n’a plus aucune valeur, que ceux qui défendent ce droit sont convoqués par la police alors que ce sont ceux qui tuent qui devraient être au poste ». </p>
<p>Il dénonce une « immunité médiatico-politique » dont bénéficierait en France le gouvernement israélien, qui relève pour Adrien Quatennens de la « folie » et du « délire ». Il rappelle que dénoncer les crimes commis par ce gouvernement ne qualifie pas d’antisémitisme, mais bien de géopolitique. Face à tous ceux qui essayent de museler les députés Insoumis qui parlent d’un génocide du peuple palestinien depuis le 7 octobre dernier et


101 - Européennes, la campagne officielle est lancée ! - Marion Maréchal est l'invitée des 4V du 27 mai 2024
<p>J-14 avant les Européennes… Alors que la campagne officielle vient tout juste de commencer, les sondages semblent se figer depuis plusieurs semaines, donnant l’avantage, et non des moindres, au Rassemblement national. En effet, la liste de Jordan Bardella éclipse de loin celle de Marion Maréchal à la tête de Reconquête!. Pourtant, la candidate compte bien tirer son épingle du jeu grâce un thème central qui l’anime depuis le début de la campagne : « En priorité, la défense de nos frontières, de notre identité face à la submersion migratoire ». </p>
<p>Ce dimanche 26 mai 2024, une attaque au couteau a eu lieu à Lyon, dans le quartier de la Guillotière. L'agresseur sous le coup d’une OQTF, a blessé plusieurs personnes au couteau avant d'être maîtrisé par les forces de l'ordre. Les motivations de l'assaillant restent floues et une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'incident. Cette nouvelle attaque a suscité une vive émotion et relancé les débats sur la sécurité dans les espaces publics à l’instar de Marion Maréchal qui compte bien en faire campagne. « Dans le gouvernement d’Emmanuel Macron, il faut avoir de la chance […] je considère que Gérald Darmanin et Monsieur Dupond-Moretti devraient avoir honte. Honte de ne pas prendre les mesures qui s’imposent et honte simplement de ne pas démissionner. Si je me bats tous les jours, c’est pour que l’Europe puisse aussi contribuer à protéger les Français des conséquences dramatiques de cette immigration incontrôlée », martèle notre invitée. </p>
<p>Tout juste donnés au-dessus des 5% d’intentions de vote, les arguments anti-migration alarmistes de Marion Maréchal peinent à convaincre les électeurs, avec le risque pour le parti Reconquête! de n’avoir aucun siège au Parlement européen. « Le risque qui m’inquiète le plus, c’est pour la France. Ce qui m’importe, c’est de faire en sorte qu’on puisse enfin avoir une Union Européenne au service des intérêts des Français » explique la candidate qui pense créer la surprise lors du scrutin. Parmi les 17 partis dominants dans les sondages, le Rassemblement national caracole à plus de 30%. Invitée dans les 4 vérités quelques semaines plus tôt, la tête de liste Reconquête! avait tenu des propos cinglants à l’égard de Jordan Bardella. À l'approche du scrutin, cette dernière se montre plus conciliante avec son adversaire, avec qui elle partage certains points de convergence. Néanmoins, ces deux partis à l’extrême droite sur l’échiquier politique semblent irréconciliables sur quelques sujets, à l’instar de la stratégie de sortie de crise en Nouvelle-Calédonie. En effet, le gouvernement a soumis une proposition de référendum visant à consulter la population sur l'avenir politique du territoire, notamment concernant son indépendance. Cette initiative intervient après une période de fortes tensions sociales et politiques, et espère offrir une solution démocratique pour répondre aux aspirations divergentes des différentes communautés calédoniennes. Si le RN consent à une telle mesure, il n’en n’est rien pour Marion Maréchal : « C’est très grave. Pour moi, c’est une capitulation devant les pillards, les violences, les casseurs. Je reste sur la ligne de l’ordre et de la loi. Aujourd’hui, on n'est plus au moment du compromis et de la négociation […] Quand on est face à des scènes de guerre, on envoie l’armée », affirme notre invitée, pour qui la réponse du gouvernement « n’est pas à la hauteur ». Elle invoque notamment l’article 36 de la Constitution pour activer l’état de siège. Cette dernière craint même une bascule et des débordements sur le continent face à ce qu’elle considère comme une forme laxisme de la part de l’exécutif. </p>
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<p><u>Cannes : ce qui dérange Marion Maréchal</u></p>
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<p>Sur la Croisette, loin du chaos de l’archipel calédonien, le palmarès du Festival de Cannes est tombé ce samedi 25 mai 2024. Et le prix de l’interprétation féminine décerné aux quatre actrices du film de Jacques Aud


101 - Pacte Vert, européennes, sondages d'opinion... Marie Toussaint était l'invitée du 25 mai 2024
<p>Au lendemain de la visite d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie, la situation reste très tendue dans l'archipel. Un manifestant a notamment trouvé la mort vendredi 24 mai, abattu par les tirs d’un policier, qui disait être « pris à partie physiquement ». C’est le septième mort depuis le début des émeutes. Invitée sur le plateau des 4 vérités, Marie Toussaint, représentante du parti Europe Écologie Les Verts (EELV) aux Européennes, préconise un rétablissement du dialogue. Un dialogue qui aurait dû se produire pendant le déplacement de chef de l’État sur l’archipel, mais qui n’a pas eu lieu, selon elle, puisqu’il « ne revient sur rien ». La loi constitutionnelle sur le dégel du corps électoral n’a notamment pas été reprise, alors que plusieurs partis, notamment le parti Écologiste, prônent un accord politique global qui traiterait des questions sociales, économiques, politiques, mais aussi environnementales.</p>
<p>À seize jours des Européennes, prévues pour le 9 juin, la campagne électorale d’Europe Écologie Les Verts bat son plein. Le parti a notamment récemment dévoilé une nouvelle affiche, visible prochainement sur les panneaux électoraux. Les sondages prouvent en revanche un score pour le moment à la peine pour le parti, qui se trouve derrière Place publique, représenté par Raphaël Glucksmann, et surtout derrière la liste RN menée par Jordan Bardella, qui atteint le record du baromètre du dernier sondage OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD, avec 32% des voix sur le scrutin. Pour autant, l'activiste incite tous ceux qui le veulent à voter pour son parti afin de « sortir des modèles économiques dominants », néfastes pour notre planète selon elle. Elle cite « les ambiguïtés socialistes » du parti de son adversaire Raphaël Glucksmann, qui, à plusieurs reprises, n’a pas voté pour des propositions qui auraient permis de fortes avancées écologiques. « Si vous voulez l'écologie, il n’y a pas d’autre choix que de voter écologiste », assure la candidate.</p>
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<p><u><strong>Un fond de souveraineté écologique européen pour les plus grosses entreprises pétro-gazières ?</strong></u></p>
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<p>Vendredi 24 mai, une manifestation écologiste a perturbé l’Assemblée générale d’Amundi, un des principaux actionnaires de Total Énergies. 173 interpellations ont eu lieu au cours de cette manifestation pour le climat, dont Marie Toussaint pointe pourtant la teneur pacifiste et non-violente. Cette répression, juge-t-elle, est à la fois « une atteinte à la démocratie » et une « erreur de la part de l’État », qui « protège les pollueurs plutôt que celles et ceux qui veulent protéger notre planète et notre avenir commun ».</p>
<p>Le programme Europe Écologie Les Verts propose un « fond de souveraineté écologique européen ». Marie Toussaint en détaille l’intention : transférer, sous la contrainte, la majorité des actions des plus grosses entreprises pétro-gazières européennes vers les énergies renouvelables. Une mesure qui, si elle était respectée, serait « bonne pour le climat, bonne pour la santé, et bonne pour le territoire ». « Face au défi climatique et environnemental, Il faut se mobiliser, il faut arracher le pacte vert », martèle-t-elle.</p>
<p>Face aux sondages d’opinion qui placent les partis nationalistes en tête aux élections européennes, l'activiste française fait part de son inquiétude et met en garde sur ces partis qui « ont déjà une influence majeure sur les lobbies et plusieurs partis », et ont également, indique-t-elle, reculé sur un certain nombre de mesures environnementales ». « Face à cette digue qui cède, il faut absolument voter écologiste ! »</p>


101 - Européennes, la droite sur le déclin ? - François-Xavier Bellamy est l'invité des 4V du 24 mai 2024
<p>À l'approche des élections européennes, le paysage politique se transforme en un véritable champ de bataille dans lequel le Rassemblement National et la majorité se tirent la couverture. Difficile de défendre ses positions dans cette campagne polarisée par ces deux titans. Le Rassemblement National accuse Macron et ses alliés d'être les pantins d'une élite globaliste, déconnectée des réalités du peuple. En retour, les macronistes dénoncent le RN de souffler sur les braises d'un nationalisme décomplexé. Alors que le Rassemblement National caracole à plus de 30% dans les sondages, le Premier ministre, Gabriel Attal, et la tête de liste du RN, Jordan Bardella, se sont confrontés dans un duel télévisé ce jeudi 23 mai 2024. Pour François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains, ce débat a signé l’échec de « la démocratie française ». « La vérité du débat européen, c’est ce qui va se construire demain autour des deux grandes formations politiques qui structurent la vie parlementaire : la droite européenne à laquelle nous appartenons et la gauche européenne incarnée en France par Raphaël Glucksmann » défend notre invité au micro de Jeff Wittenberg. </p>
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<p>Pourtant, force est de constater que l'on assiste à une mutation de l’écosystème politique européen avec une droite sur le déclin au profit d’une extrême droite qui gagne du terrain à une vitesse alarmante. Les forces conservatrices, jadis pilier de stabilité et de modération, peinent à s'adapter aux défis contemporains et à répondre aux préoccupations croissantes des citoyens sur des questions telles que l'immigration, la sécurité et l'identité nationale. Ce vide laissé par la droite traditionnelle est habilement comblé par des partis d'extrême droite, dont les discours populistes et les solutions simplistes trouvent un écho favorable parmi une population désenchantée et en quête de repères. </p>
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<p>De la France à l'Italie, en passant par l'Allemagne et la Scandinavie, ces mouvements exploitent les peurs et les frustrations, offrant des boucs émissaires et des promesses de retour à une époque idéalisée. Malgré la montée en puissance des extrêmes, François-Xavier Bellamy se veut très optimiste quant à l’avenir de la droite sur le plan européen : « 15 chefs d’États sur 27 appartiennent au PPE. La formation politique qui relève la tête partout en Europe c’est la droite européenne, c’est notre formation politique » martèle-t-il, bien qu’il concède certaines difficultés sur le terrain en France. Combatif et confiant sur cette dernière ligne droite, le vice-président exécutif des Républicains s’est rendu ce 23 mai 2024 en terre gaulliste à Colombey-les-Deux-Églises. Et même dans ce département des Hautes-Marnes, le député européen constate que le RN progresse et que certains de ses électeurs se sont détournés du parti historique. « Je vois bien que la vie démocratique traverse une crise profonde […] au bout de cinq ans, il faut tirer les enseignements du mandat qui s’achève. Le RN a gagné la dernière élection européenne […] et à la fin, il n’a pas bougé une virgule dans un seul texte européen. Je ne me résigne pas à ce qu’une France qui travaille dur et qui est en colère confie sa révolte à des élus qui ne travaillent pas. Parce que c’est ça la vérité du RN » fustige notre invité qui dénonce l’inaction du Rassemblement National au Parlement européen. <br>
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<p><u>Budget 2025 : la chasse aux économies</u> </p>
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<p>Pendant la campagne des élections européennes, les affaires économiques franco-françaises se poursuivent. Un vaste chantier pour le gouvernement qui consiste à trouver 20 milliards d’euros pour le prochain budget 2025. Parmi les pistes évoquées par certains députés de la majorité macroniste, la désindexation du montant des retraites et des prestations sociales sur l’inflation fait déjà débat. Pour François-Xavier Bellamy, l’exécutif embourbe davantage le pays dans une fragilité budgétaire. Au lieu de se serrer la cein


101 - L'inauguration d'un terrain de tennis à la Courneuve - Roger Federer est l'invité du 23 mai 2024
Dans le cadre de l’opération Around the World avec Uniqlo, et en partenariat avec l’association Fête le Mur de Yannick Noah, le tennisman Roger Federer a inauguré hier, mercredi 22 mai, un court de tennis à La Courneuve. Une manière pour lui de donner des équipements sportifs de qualité à la cité de Seine-Saint-Denis, et d’encourager les enfants à lever les yeux de leurs écrans pour aller faire du sport. Au micro de Thomas Sotto, le Suisse confirme : « j’adore transmettre aux plus jeunes ». Pour lui, au lieu des écrans, pour lesquels il préconise l’installation de règles par les parents pour contrôler leurs enfants, le plus important est de « sortir dans la nature, faire du sport, voir des amis ».
Les enfants sont au centre de l’attention de l’athlète depuis plus de 20 ans et la création de sa fondation, quand il avait 21 ans, aujourd’hui dirigée par sa mère. Avec les années, ce sont presque 3 millions d’enfants dans le monde qui ont été aidés grâce à la Roger Federer Foundation. Pour son fondateur, « c’est important de prendre ce risque, et d’avoir une vision à long terme pour pouvoir être fier de [soi] dans le futur ». Il avoue avoir encore beaucoup à apprendre : « après 20 ans, j’ai encore l’impression d’être au début ».
L’ancien numéro 1 mondial veut encourager les rêves des plus jeunes, et leur conseille de « bien écouter leurs parents et leurs coachs » ainsi que de travailler beaucoup : « il faut s’entraîner un peu plus dur qu’on ne pense », explique-t-il. Il ajoute que « le talent existe en plein de formes différentes : le travail, la technique, la logistique, l’entourage », avant de conclure : « le travail, c’est primordial ».
Un joueur à la retraite
Le 15 septembre 2022, Federer annonçait sa décision de prendre sa retraite sportive, à 41 ans. Une semaine plus tard, il disputait son dernier match professionnel avec son rival et ami Rafael Nadal. Les 12 derniers jours de sa carrière ont été filmés et seront visionnables dans un documentaire intitulé « 12 final days » et disponible sur Amazon Prime à partir du 20 juin 2024. Un film donné à ses fans pour leur permettre de continuer de vivre un peu plus longtemps l’extase de sa carrière sportive avec lui, et ces 12 jours qui étaient, selon lui, « tellement intenses ».
Aujourd’hui retraité depuis plus de deux ans, il continue la promotion du sport en tant qu’ambassadeur pour Uniqlo. Il exprime le manque des fans et des relations professionnelles tissées au fil des années, mais explique continuer de jouer au tennis avec sa femme, ses enfants et ses amis. Il avoue surtout le « soulagement » de ne plus avoir à s’entraîner tous les jours et de vivre les matchs « où on n’est pas à 100% ». Questionné sur les raisons de son départ, il conclut simplement qu’il faut savoir « laisser sa place ».
101 - Réformes des retraites, "iniquité"... Raphaël Glucksmann est l'invité du 22 mai


101 - L'impact de l'inflation sur le pouvoir d'achat - Thierry Cotillard est l'invité du 21 mai 2024
<p>Les révoltes des agriculteurs, qui ont connu leur apogée sur les deux premiers mois de l’année 2024, se sont peut-être tassées pour un temps, mais sont loin d’être terminées. Ces dernières ont mis en exergue les conditions de travail éprouvantes pour les agriculteurs, et les différentes mesures allant à l’encontre du bon déroulement de leur travail. Face à ces revendications, les industriels sont de plus en plus questionnés sur leurs pratiques, notamment sur leurs prix, qui créeraient trop de concurrence sur le marché et empêcheraient les agriculteurs de toucher des revenus convenables. </p>
<p>Thierry Cotillard est le président du groupe Les Mousquetaires, qui détient en partie les enseignes Intermarché et Netto, les leaders du hard discount en France. Invité sur le plateau des 4 vérités, il défend la position des industriels. « La crise est derrière nous mais le mal-être agricole est toujours là », explique-t-il. Il insiste sur l’obligation de trouver une solution dans les deux mois à venir, et appelle le président de la République à répondre à sa demande de rendez-vous : « Emmanuel Macron est en première ligne sur ce sujet ». </p>
<p>Au micro de Thomas Sotto, l’entrepreneur se veut tout d’abord rassurant pour les calédoniens à propos des risques de pénurie. Selon lui, ses magasins partenaires dans l’archipel ont été approvisionnés pour le mois avant le début des émeutes : sur les 9 points de ventes qui appartiennent au groupe Les Mousquetaires, sept auraient vraiment été touchés par les émeutes. Plus largement, il rassure également les consommateurs à travers le pays sur les risques d’augmentation de l’inflation, qu’il estime nuls. « L’inflation est aujourd’hui contenue. L’inflation à deux chiffres que l’on a connue il y a deux ans, c’est terminé. » </p>
<p><strong>Vers plus de transparence ? </strong></p>
<p>Le mot d’ordre de Thierry Cotillard ce matin : la transparence. Il insiste sur l’importance de cette dernière pour rétablir le lien avec les consommateurs et les agriculteurs. Pour les premiers, il tempère l’impact de la baisse de la consommation dans ses magasins grâce à l’inflation. S’il constate que les français consomment effectivement moins et cherchent les meilleurs prix, le marché se porterait plutôt bien selon lui : « on progresse, de l’ordre de 5%, même s’il y a toujours une tension sur le pouvoir d’achat. » </p>
<p>Une des plus grosses conséquences sur leur chiffre d’affaires serait en réalité la loi Descrozaille, votée le 30 mars dernier, et qui consisterait, selon ce professionnel de l’agroalimentaire, à limiter la promotion des produits d’hygiène et de beauté à 34%, ce qui se traduirait par une perte de revenus de 7% sur ces produits. « Il y a des besoins réels de ces produits pour l’ensemble des français, et baisser la promotion fait baisser la consommation », assure-t-il, encourageant à faire « sauter le verrou » de cette loi. </p>
<p>Notre invité accuse les textes de loi d’être « mal pensés » et de faire trop peser les questions de transparence et de prix sur les épaules des industriels. Prêchant pour sa paroisse, il estime que la « responsabilité n’est pas portée par les bonnes personnes ». Il argumente à l’inverse que son groupe a fait le choix de promouvoir 1000 marques nationales en rognant leur marges pour maintenir des prix bas dès le début de la crise agricole, ce qui leur a valu d’obtenir « 700 000 nouveaux clients depuis le début de l’année. »</p>
<p>Pour toujours plus de transparence, il explique que les différences de prix des supermarchés entre les régions françaises se justifient par la différence du loyer, notamment entre Paris et la Côte d’Azur, et le reste du pays. Enfin, à propos des quelques 257 nouveaux supermarchés et hypermarchés rachetés par les Mousquetaires à Casino, il assure qu’il n’y aura pas de suppression d’emplois, et qu’il œuvrera pour la création de nouveaux emplois dès que les bénéfices seront générés. </p>
101 - Situation grave en Nouvelle-Calédonie, Bastien Lachaud est l'invité du 19 mai 2024


101 - Festival de Cannes, bilan à mi-course - David Lisnard est l'invité des 4V du 20 mai 2024
<p>C’est le rendez-vous incontournable des cinéphiles… Le Festival de Cannes se poursuit et bat son plein sur la Croisette. Et cette édition prend une dimension politique particulière. Elle sert entre autres de plateforme pour soulever les préoccupations mondiales et les tensions actuelles. En marge des projections, des débats et des tables rondes ont réuni des cinéastes, des activistes et des responsables politiques pour discuter de l'impact du cinéma sur l'opinion publique. Le festival a également honoré des réalisateurs engagés dont les œuvres ont contribué à éveiller les consciences et à mobiliser l'action politique. À mi parcours, quel bilan tiré de cette 77e cérémonie ? « Ce que l’on constate, c’est que le rayonnement artistique du Festival de Cannes […] est aujourd’hui évident. C’est l’événement culturel mondial le plus médiatisé. C’est important pour la France. Il faut savourer un savoir-faire français en matière événementielle » félicite David Lisnard, président de l’association des Maires de France et maire LR de Cannes. Alors que la menace terroriste plane sur l’hexagone, la ville n’a pas lésiné sur les moyens pour sécuriser l’événement. Mais ce n’est pas la seule crainte que redoutait le maire de Cannes : « Il y a également la volonté de certains de parfois instrumentaliser l’événement pour en faire le porte-voix de leurs revendications. Et puis il y a la sécurité du tout-venant. Moi ce qui me préoccupe, c’est la sécurité dans toute la ville de Cannes » explique l’élu. </p>
<p>Derrière le strass et les paillettes de Cannes, se cache une toute autre réalité. En effet, la ville avoisine les 21% de pauvreté dans certains quartiers, bien en deçà de la moyenne française à 13,8%. Des chiffres alarmants auxquels s’ajoutent une pénurie de fonctionnaires de police que déplore le maire. Un vrai défi donc pour la ville dont la sécurité est véritablement menacée. « Il nous manque par rapport à il y a 10 ans 52 policiers au commissariat central de police nationale et 33 enquêteurs. C’est ça qui préoccupe tout au long de l’année et pas seulement pendant le Festival ». </p>
<p>En Nouvelle-Calédonie, deux gendarmes ont été retrouvés morts dans des circonstances troublantes. Une enquête de grande envergure a été déclenchée dans la foulée. Les autorités locales ont rapidement mis en place des mesures pour comprendre les causes de cette double tragédie. Les premières investigations ont révélé des indices laissant penser à une possible intervention criminelle, mais plusieurs hypothèses restent à l'étude, notamment celle d'un acte de violence lié à des tensions locales. L'affaire met en exergue les défis sécuritaires auxquels fait face la Nouvelle-Calédonie, un territoire souvent marqué par des conflits sociaux et politiques. Elle a également engendré une réponse rapide des forces de l'ordre et des autorités judiciaires, déterminées à faire la lumière sur cette macabre découverte qui a suscité l’effroi et l’émotion au-delà des frontières. Pour David Lisnard, il faut que « l’ordre soit rétabli ». L’élu cannois a une pensée toute particulière aux 33 maires de Nouvelle Calédonie, confrontés régulièrement aux catastrophes naturelles ou aux émeutes urbaines. « Les maires sont toujours en première ligne […] La situation est complètement chaotique : les enfants ne vont plus à l’école, les commerces sont fermés, il y a des dizaines et des dizaines de barrages qui sont mobiles, et les maires sont face à cette réalité comme tous les habitants » observe notre invité en direct de Cannes. </p>
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<p><u>Nouvelle-Calédonie : quelle sortie de crise</u> ? </p>
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<p>Faut-il retirer cette réforme qui vise à élargir le corps électoral ? À la demande des présidents de régions d’Outre-Mer, c’est une étape cruciale vers une plus grande inclusivité démocratique. Après son adoption par le Sénat le 2 avril dernier, l’Assemblée nationale examine le projet de loi constitutionnelle visant à élargir le corps électoral pour les élections provincia


101 - Quelles réponses aux émeutes en Nouvelle-Calédonie ? Olivier Faure est l’invité de ce 17 mai 2024
De violentes émeutes urbaines ont lieu depuis plusieurs jours en Nouvelle-Calédonie. Mardi 14 avril, depuis 18h, la ville de Nouméa est même sous couvre-feu. La cause de cet embrasement ? Une potentielle loi qui permettrait d’élargir à 250.000 personnes le corps électoral, ce qui n’est pas du goût des Kanaks, peuple autochtone mélanésien français qui craint d’être ainsi marginalisé. À la vue de cette flambée de violences, Olivier Faure, député et premier secrétaire du Parti sociale, a demandé le retrait pur et simple de ce projet de texte. Invité des 4 vérités, il parle d’un problème larvé, « né par la [mauvaise] gestion du gouvernement », lequel a voulu « passer en force » sur un projet qui n’était pas, historiquement, adopté par la Nouvelle-Calédonie. En témoignent, selon lui, les accords de Matignon et les ceux d’autodétermination, en 1988, pendant lesquels Michel Rocard avait « bien compris », selon l’homme politique, l’importance d’un dialogue avec l’archipel. Aujourd’hui, prône Olivier Faure, il faudrait envisager la possibilité de « renouer [ce] dialogue » avec des référendums réalisés dans des « conditions acceptables. » Le dernier, rappelle-t-il, avait été effectué dans une période post-Covid. La participation avait été très faible, les indépendantistes ayant refusé d’y participer.
Olivier Faure appelle au déplacement de Gérald Darmanin en Nouvelle-Calédonie
À l’heure de cet embrasement dans le territoire français de Pacifique du Sud, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, pointe le CCAT, Cellule de coordination des actions sur le terrain, de l’archipel. « J’ai assigné à résidence un certain nombre de leurs dirigeants et je continuerai à le faire, l’état d’urgence me le permet », a-t-il déclaré, jeudi 16 mai, considérant ouvertement le mouvement comme « une entité mafieuse, violente ». Pour Olivier Faure, s’il faut certes revenir rapidement au calme, l’important n’est pas seulement « d’avoir des mesures d’ordre » mais bien de garantir une paix durable. « Le problème, c’est qu’avec ce gouvernement, l’autorité est surjouée mais la capacité à engager un dialogue fécond ne suit pas », dénonce-t-il, appelant au déplacement de Gérald Darmanin sur place. « On ne gère pas la Nouvelle Calédonie en visioconférence ! », martèle-t-il.
En France, la semaine en a également été marquée par l’attaque d’un fourgon pénitentiaire, mardi 14 mai, dans l’Eure. Deux surveillants ont été tués par un commando qui court toujours, et trois autres sont blessés. Le député français, qui s’est rendu récemment dans un centre pénitentiaire, alerte sur la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les agents carcéraux. Il appelle à débloquer des moyens supplémentaires, au niveau sécuritaire notamment, pour réarmer et rééquiper ceux qui assurent notre sécurité.


101 - L'appel au retour au calme en Nouvelle-Calédonie - Gérald Darmanin est l'invité du 16 mai 2024
Depuis le début des émeutes à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, ce mardi 14 mai 2024, un bilan de quatre morts et de nombreux blessés est à déplorer. L’état d’urgence a été proclamé dès mercredi par le président de la République pour déployer le plus de forces possibles et encourager le retour au calme. Invité de Télématin aujourd’hui, jeudi 16 mai, à deux jours du début de l’escalade de tensions et de violences dans l’archipel du Pacifique, le ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer Gérald Darmanin exprime tout d’abord des mots pour les forces de l’ordre locales, « blessées dans leur chair avec la mort d’un gendarme de 22 ans ». Il souligne également leur « courage » et les plus de 206 interpellations qui ont été menées depuis la proclamation de l’état d’urgence. Il se félicite enfin d’avoir assigné à résidence dix leaders indépendantistes, qu’il estime « mafieux » : « le CCAT est un groupuscule qui se dit indépendantiste mais qui commet des pillages, des meurtres et de la violence », explique-t-il. Il prévoit de continuer les arrestations d’une vingtaine d’autres leaders de ce parti dans la journée et affirme que « nous ne reculerons pas ».
Le ministre annonce la suite du programme, qui sera déployé dans la journée : l’arrivée de centaines de policiers et gendarmes en Nouvelle-Calédonie en soutien à ceux déjà présents sur place. Ce sera au total plus de 2700 policiers et gendarmes qui seront déployés sur l’île : « le calme va revenir », affirme l’homme politique, sûr de lui et des forces armées. Il rappelle que ces dernières œuvrent à « sauver des vies », et qu’aucun des morts civils n’est à imputer aux autorités. Les deux kanaks qui sont morts « voulaient manifestement voler une voiture », selon lui : la police serait donc intervenue et aurait tiré à bout portant, « pour faire son travail », c’est-à-dire, « arrêter tous les tueurs, tous les gens qui assassinent ». Il réfute l’hypothèse d’une intervention de l’armée dans les rues de Nouméa, rappelant que si cette dernière aide ponctuellement les forces de l’ordre, il ne s’agit pas d’une invasion militaire, mais bien d’une question de « maintien de l’ordre », ce qui est le travail des policiers et gendarmes.
À ceux qui estiment que la Nouvelle-Calédonie est au bord de la guerre civile, Gérald Darmanin répond par la négative. Il est convaincu d’être « vers la voie du rétablissement de la paix publique », et insiste sur le fait que l’État met tout en place pour « sauver des vies et protéger les infrastructures ». « Dans les heures qui viennent, l’État va reprendre le contrôle », annonce-t-il. Quant à aller directement sur l’archipel, il indique s’y être déplacé plus d’une dizaine de fois depuis qu’il est entré dans ses fonctions, mais qu’il attend aujourd’hui que les policiers et les gendarmes fassent leur travail avant de poser le pied dans ce territoire d’Outre-Mer : « je ne veux pas les gêner », avoue-t-il.
Les causes de la révolte
La Nouvelle-Calédonie s’embrase depuis plus de deux jours suite au vote à l’Assemblée nationale d’un projet de loi constitutionnel prévoyant l’élargissement du corps électoral de l’archipel. Le texte de loi servirait surtout, explique Gérald Darmanin, à donner le droit de vote aux Calédoniens qui ne le possèdent pas, malgré leur naissance sur l’archipel. Selon les indépendantistes calédoniens, il s’agirait plutôt d’un projet visant à invisibiliser davantage la communauté autochtone kanak, représentant approximativement 40% de la population du territoire et majoritairement partisane de l’indépendance. Le ministre de l’Intérieur explique que les Calédoniens ont voté trois fois en cinq ans « non » à l’indépendance, et qu’il n’a pas prévu de retirer le texte de loi, car cela reviendrait à « retirer la démocratie ». Il ne veut surtout pas faire passer le message que « la violence, les pillages et les meurtres peuvent faire pression sur notre démocratie ». Il insiste sur l’importance du rétablissement de l’ordre public, et ne se prononce pas sur l’utilisation d’un médiateur dans les discussions avec les Calédoniens. Enfin, il énonce sa déception quant à l’implication de l’Azerbaïdjan dans les affaires calédoniennes : « je regrette qu’une partie des leaders calédoniens aient fait un deal avec cette dictature ».


101 - La santé comme nouvelle boussole des politiques publiques - Marie Toussaint est l'invitée du 15 mai 2024
<p> L’exécution de deux agents pénitentiaires à un péage d’Incarville lors de la fuite d’un prisonnier questionne sur l’augmentation de la violence en France liée au trafic de drogue. À ce sujet, notre invitée Marie Toussaint condamne ce « drame terrible » et exprime ses condoléances aux familles des victimes. Elle déplore l’état du narcotrafic français, qu’elle rapproche du grand banditisme. Selon elle, les narcotraficants auraient des méthodes comme celles « des cartels mexicains » qui résulteraient de l’indifférence généralisée du milieu carcéral, que ce soit des conditions de détention ou des conditions de travail du personnel pénitentiaire. Un drame qui aurait donc pu être évité si l’État s’intéressait davantage aux prisons et à la situation « explosive » décrite depuis plusieurs années par les professionnels du milieu, selon la tête de liste des Écologistes aux européennes. </p>
<p>Pour les ministres de l’Intérieur et de la Justice, le problème du narcotrafic commence dès les consommateurs qu’ils condamnent avec véhémence. À ceci, les Écologistes, partisans de la légalisation du cannabis, répondent qu’il faut « expérimenter », car les opérations musclées comme Place Nette, qui ne font que déplacer le trafic, « ne vont pas suffire ». Loin d’être naïfs, ils rappellent l’importance de l’autorité pour lutter contre le trafic de drogues. Marie Toussaint détaille le programme : retour de la police de proximité, lutte contre le blanchiment d’argent, besoin de services publics dans les quartiers en difficulté, pour que les jeunes aient d’autres options que de tomber dans le trafic. </p>
<p>Toujours au sujet de la violence qui agite le pays, un mort est à déplorer en Nouvelle-Calédonie après une deuxième nuit d’émeutes au sujet de la révision constitutionnelle de l’île votée à l’Assemblée, qui constitue pour les indépendantistes un moyen utilisé par l’Élysée pour invisibiliser encore plus le peuple autochtone kanak. Pour Marie Toussaint, la réponse réside dans le « dialogue » : « tout doit être fait pour qu’une négociation soit faite ». Elle appelle des personnes plus diplomates que Gérald Darmanin, selon elle, comme Michel Rocard, Edgar Pisani, ou encore Lionel Jospin, à prendre part aux discussions avec le peuple calédonien. Elle indique « comprendre » la colère, car la « frustration vient de loin » et que le vote passé au Palais Bourbon a eu pour effet de « craquer une allumette dans un baril de poudre ». </p>
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<p><strong>Le lien entre santé et écologie </strong></p>
<p>La tête de liste des Écologistes aux européennes a indiqué en début de semaine vouloir faire de la santé la « nouvelle boussole des politiques publiques ». Elle rappelle le lien déjà établi entre la santé de la nature et la nôtre, et déplore les politiques d’austérité menées par le gouvernement, au mépris de l’environnement comme de la population. Selon elle, l’Europe a besoin d’un service public européen du médicament : « il faut qu’on produise en Europe ce dont l’Europe a besoin », fustige-t-elle, rappelant la situation pendant la pandémie où le continent a couru derrière le matériel et l’accès aux médicaments. D’un autre côté, elle exprime l’importance de « lutter contre la civilisation des toxiques », c’est-à-dire lutter contre les politiques qui autorisent l’utilisation à grande échelle de produits toxiques, notamment dans l’agriculture, et qui ont pour conséquence de créer une catastrophe sanitaire. </p>
<p>Marie Toussaint a notamment mis en lumière des rapports sur les cancers pédiatriques qui démontrent les effets cocktails de la mauvaise qualité de l’eau minérale Nestlé ou encore de l’utilisation du glyphosate sur la santé des plus jeunes. Elle insiste sur l’importance de mener les études jusqu’à leur terme : « lorsqu’il y a eu des enquêtes, elles se sont arrêtées très vite pour de basses raisons financières », explique-t-elle. Elle manifeste la préoccupation « sincère » de sa famille politique pour les cas de cancers pédiatriques et indiqu


101 - La grande bataille de libération de Reconquête - Sarah Knafo est l'invitée du 14 mai 2024
<p> Le festival de Cannes débute aujourd’hui, mardi 14 mai 2024. Le célèbre événement dédié au cinéma d’auteur est une nouvelle fois embourbé dans divers scandales : le manque de représentation de femmes réalisatrices et les accusations d’agression par neuf femmes à propos du producteur Alain Sarde. Une situation qui « effare » Sarah Knafo, membre du parti zemmouriste Reconquête !, invitée sur notre plateau. Elle déplore que le festival français soit « pris dans une tenaille idéologique avec, en amont, une sélection de plus en plus politisée, et, en aval, des rumeurs de scandales qui font de Cannes une cour d’assise ». Bien qu’elle indique « prendre en compte la parole des femmes », elle défend manifestement les hommes dont elle « regrette que la réputation soit salie » à cause du tribunal médiatique. Face aux passions qu’elle estime déchaînées par le « wokisme », la femme politique préfère « le progrès civilisationnel » de la justice et la dépassionnalisation des débats qu’elle induit. Quant à un #Metoo en politique, elle balaye la question : « Jamais ». En espérant, sans ironie, que Sarah Knafo ne soit pas la seule à voir le monde politique comme dénué de sexism</p>
<p>Emmanuel Macron a annoncé se tenir prêt à un éventuel débat avec Marine Le Pen. Un débat auquel notre invitée ne croit « absolument pas ». Selon elle, cela fait 7 ans que « la France est enfermée dans le tango entre la macronie et le Rassemblement national » et que cela n’a « jamais servi aucun français ». Elle considère que la majorité et le parti d’extrême-droite sont interdépendants et se servent de l’autre dès qu’ils en ont besoin. Elle déplore une absence de changement depuis les dix années de présence de députés du Rassemblement national au parlement européen, et indique que « la France n’a plus le luxe de se payer des victoires qui ne servent à rien ». Face à ce qu’elle considère être un immobilisme du parti de Marine Le Pen, elle enjoint les français à soutenir sa liste en juin. </p>
<p><strong>Le programme de Reconquête ! </strong></p>
<p>Au micro de Thomas Sotto, Sarah Knafo rappelle que Reconquête ! est un parti totalement « indépendant » et « autonome ». Une distanciation du Rassemblement national pour mettre en avant ce qu’elle pense être des spécificités du programme de ce deuxième parti d’extrême-droite. Elle précise ainsi vouloir engager une « grande bataille de libération » au lendemain des élections européennes, pour « libérer les français des 4 fléaux qui les enserrent », à savoir : la libération de l’islamisation et l’immigration, la libération des nations européennes de la technocratie bruxelloise, la libération de l’économie européenne, et la libération de la propagande « woke ». Elle conclut le déroulé de son programme en manifestant sa « confiance » en la « lucidité » des français pour la choisir dans les urnes le 9 juin prochain, et en sa tête de liste Marion Maréchal. </p>
<p>Une différence avec le programme de Jordan Bardella qui ne saute pas aux yeux. Pourtant, elle le rappelle, le Rassemblement national et Reconquête ne font pas partie de la même famille politique. Un point de divergence pourrait se trouver au sujet de l’immigration, avec Reconquête ! qui place sa politique un cran au-dessus de son homologue d’extrême-droite en préconisant une « triple frontière » en réaction au pacte sur la migration. Ainsi, il s’agirait pour le parti d’Éric Zemmour, de défendre avec plus de force et l’utilisation de CRS la frontière française, ensuite la frontière européenne avec un blocus naval militaire, enfin les frontières des pays d’origines, dans le modèle du « no way » australien. Il faudrait, selon les candidats de Reconquête !, rappeler à ceux qui seraient tentés de migrer qu’il n’y aurait pas de raison pour eux de risquer leur vie parce que « s’ils viennent chez nous, il n’auront droit à rien, donc ça ne vaut pas la peine de venir ».</p>


101 - Choose France : la lueur d'espoir.... Bruno Le Maire est l'invité des 4V du 13 mai 2024
<p>Pour la septième fois consécutive, la France va dérouler le tapis rouge aux investisseurs étrangers à l’occasion du Choose France, organisé en grande pompe à Versailles. Une rencontre au sommet où les dirigeants d'entreprise, les investisseurs et les décideurs politiques du monde entier se réunissent pour discuter des opportunités d'investissement en France. Entre discussions animées, présentations de projets et rencontres bilatérales, ce rendez-vous très attendu vise à renforcer les relations commerciales et à favoriser la croissance économique. En mettant en avant les atouts de la France en matière d'innovation, d'infrastructures et de main-d'œuvre qualifiée, Choose France est un événement clé pour stimuler les investissements et encourager la coopération internationale à l’heure où la France revoit sa copie pour redresser le trésor public. Plusieurs annonces importantes sont attendues ce lundi 13 mai 2024 notamment pour un montant de plus de 15 milliards d’euros d’investissements. Pas moins de 56 projets seront soumis à l’assemblée dont l’un des plus colossaux concerne Microsoft. Une lueur d’espoir dans un océan de dettes… </p>
<p>« C’est un grand succès qui est dû à une politique économique qui est la même depuis sept ans […] Ça crée de l’activité sur tout le territoire, ça nous permet d’avoir de la croissance, ça nous permet d’avoir de l’activité dans des territoires reculés » se félicite Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. À l’heure où les finances publiques sont dans le rouge, cet événement stratégique arrive à point nommé pour relancer la machine industrielle et tenir cet objectif : « redevenir une grande nation de production ». C’est une occasion historique pour la France […] de rouvrir des usines […] et de redevenir une grande nation de l’intelligence artificielle. Nous voulons accentuer cette avance » vante notre invité sur le plateau des 4 vérités. En effet, le sommet Choose France promeut une programmation tournée sur l’informatique et les nouvelles technologies. Des thématiques clés nullement choisies au hasard pour tenter de rivaliser avec les États-Unis et la Chine, maîtres en la matière, bien loin devant l’Europe. Et cette longueur d’avance ne semble pas freiner les ambitions de Bruno Le Maire, bien déterminé à rattraper les quelques wagons de retard : « Il faut qu’on privilégie l’innovation sur la régulation » affirme le ministre qui défend actuellement le projet de loi sur la simplification pour alléger la charge administrative « qui empêche nos TPE, nos PME et nos start-up de se développer rapidement ». « Débureaucratiser » la production française : tel est donc le leitmotiv du gouvernement depuis l’arrivée de Gabriel Attal à Matignon. </p>
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<p><u>La France Attractive… mais endettée</u> ! </p>
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<p>Si la France multiplie les projets d’investissement étrangers en France, le déficit commercial reste pourtant colossal et a même atteint un nouveau record à hauteur de 100 milliards d’euros. « Ça se résorbe mais c’est l’un des grands enjeux » concède Bruno Le Maire qui admet que la France a « renoncé à sa culture ouvrière », la faute à une politique économique bien ancrée dans le paysage depuis plus de 40 ans. Malgré le trou béant dans les finances publiques, la France conserve son statut de pays le plus attractif en 2023 selon le cabinet EY. Mais il reste également le plus endetté, bien au-dessus de la moyenne des Vingt-Sept. « La meilleure nouvelle qui soit tombée économiquement pour les Français depuis plusieurs mois, c’est que désormais, les salaires augmentent plus vite que l’inflation. Ceux qui travaillent vont pouvoir vivre mieux parce que l’inflation recule et le salaires continuent d’augmenter » tente de rassurer Bruno Le Maire. Pour résoudre la crise économique dans laquelle s’est enlisée la France, le gouvernement part régulièrement à la chasse aux économies, renonçant définitivement </p>


101 - Protection animale et européennes, Hélène Thouy est l'invitée du 11 mai 2024
<p>Le 3 mai, la Belgique a inscrit dans sa constitution le bien-être animal. L’article 7bis affiche désormais ces mots : « Dans l’exercice de leurs compétences respectives, l’État fédéral, les Communautés et les Régions veillent à la protection et au bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles. » Le pays voisin de la France est le sixième, après l’Allemagne ou l’Italie, à prendre cette décision historique. Est-ce la solution pour faire évoluer la place des animaux dans notre société ? Hélène Thouy, présidente et tête de liste du Parti animaliste aux élections européennes et invitée des 4 vérités, considère en effet qu’en France, « il faudrait suivre ce chemin. »</p>
<p>La femme politique aborde les « mutilations » et « conditions extrêmes » dans lesquels certains animaux survivent dans les élevages intensifs. Ces élevages, par ailleurs, sont sources de pollution et de gaspillage de ressources et ils font courir « des risques sanitaires effroyables » aux concitoyens. Le but de Parti est, entre autres, de dénoncer ce modèle agricole qui « ne fonctionne pas et n’a jamais fonctionné » et de «porter une vision d’une société qui soit respectueuse de tous les individus. »</p>
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<p><u><strong>Baisser la consommation animale de 5% dans les 5 prochaines années : l’objectif du Parti animaliste</strong></u></p>
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<p>La baisse de consommation de viande est « inéluctable » selon Hélène Thouy, à la fois pour des « raisons éthiques » et pour des « problèmes de santé publique ». Le Parti vise une diminution de la consommation animale de 5% sur 5 ans. Comment ? En revenant, cite-t-elle, à « plus de rationalité ». « Pas le choix ! », martèle-t-elle. Dans un modèle agricole qui « ne permet pas de nourrir tout le monde », cette reprise en main de la consommation permettrait, de plus, de baisser le taux d’importation étrangère des protéines alimentaires servant à nourrir les animaux, actuellement de 70%.</p>
<p>Endettement, conditions de travail « indignes », les éleveurs se trouvent également dans une situation « désespérée » et veulent sortir de ce modèle, assure Hélène Thouy. Pour les y aider, le Parti suggère d’allouer des subventions publiques à des modèles vertueux. « Nous avons les moyens financiers, il manque seulement la volonté politique ».</p>
<p>Le Gouvernement annonce la création de l’étiquette « origine info » pour permettre plus de transparence et de traçabilité sur les produits alimentaires transformés. La tête de liste dénonce malheureusement un « gadget » et répète qu’il faut de nouvelles normes pour arrêter l’élevage intensif. « Il faut avoir le courage de dire que cela ne va pas ! »</p>
<p>En 2019, lors des dernières Européennes, le Parti animaliste avait créé la surprise en recueillant 2,16% des voix. La responsable politique juge que l’Europe est un « très bon levier pour changer de modèle agricole pour aller vers un modèle vertueux et protecteur de tous ». Cette fois, le Parti vise plus de 5% afin d’avoir des eurodéputés qui iront défendre la cause animale au parlement européen, le seul modèle « responsable, éthique, et rationnel », insiste-t-elle. Pour elle, les autres formations politiques n’ont pas pris conscience des enjeux animaux. C’est pourquoi le parti continue de faire cavalier seul.</p>
101 - Elections européennes, trêve à Gaza, guerre en Ukraine... Guillaume Lacroix est l'invité du 10 mai 2024


101 - La sortie du livre « Le couteau » - Salman Rushdie est l’invité du 9 mai 2024
Le 12 août 2022, dans la ville de Chautauqua, aux Etats-Unis, et alors qu’il s’apprête à monter sur scène pour donner une conférence sur l’importance de préserver l’insécurité des écrivain, Salman Rushdie, le célèbre écrivain britannique, auteur entre autres des Versets Sataniques, est victime d’une attaque terroriste. Poignardé au moins 15 fois, il reçoit des coups à l’abdomen et au cou, avant que l’agresseur ne soit maîtrisé par des membres de l’assistance. Directement transporté à l’hôpital et opéré en urgence, il survit mais perd la l’usage de son œil droit. Deux ans plus tard, il s’arme de sa plume et publie « Le couteau » chez Gallimard, le récit de cette tentative d’assassinat.
Actuellement à Paris pour recevoir le Prix Constantinople qui récompense les auteurs faisant le pont entre les cultures et civilisations orientales et occidentales, il indique trouver le caractère hasardeux des prix littéraires « formidable ». Au micro de Thomas Sotto, il revient sur l’importance d’écrire pour retrouver la force qu’il avait perdue suite à l’attaque, une manière pour lui de « recontrôler le récit ». Vivant depuis 33 ans sous menace de mort, depuis qu’il est objet d’une fatwa par le « Guide suprême » iranien Rouhollah Khomeini, il dit avoir « très souvent imaginé la possibilité que quelqu’un l’attaque ».
Une vie placée sous le signe de la peur
« C’est donc toi, te voilà », écrit-il dans son nouveau roman. L’écrivain britannique vivait avec la perspective d’être victime d’une tentative d’assassinat depuis la fin des années 1980, bien qu’ayant pris l’habitude de vivre avec la peur. Il précise : « Un jour, j’ai cessé d’imaginer ça, parce que cela faisait 25 ans que ma vie était normale à New-York, mais en réalité, ce chapitre n’était pas clôt ». Il voit une « exception » en le jeune homme de 24 ans qui l’a agressé, manifestement radicalisé au Liban après y avoir visité son père, et en quête d’une cible pendant plusieurs années. Les quelques mots que l’écrivain d’origine indienne daigne lui accorder : « Bonne vie en prison ». Il estime en fait lui avoir tout dit dans son livre, et qu’il suffit à son agresseur de le lire, même s’il doute qu’il le fasse.
« Cela fait des années que je vis avec la peur, c’est un sentiment que je connais bien et j’ai développé des techniques pour le mettre de côté ». La peur comme une habitude, donc, pour quelqu’un de menacé par les extrémistes, mais pas de colère. Même après son attaque, Rushdie considère ne pas avoir ressenti de colère, mais de s’être inquiété de savoir où étaient ses clés et sa carte de crédit, porté par un esprit de vie : « je n’avais pas prévu de mourir ce jour », avoue-t-il. Un besoin nécessaire d’aller de l’avant pour se remettre de l’attaque, guérir et survivre, que la colère bloquerait : « j’ai l’impression que la colère vous fait reculer ».
À propos du débat Israël-Palestine qui embrase les universités à travers le monde, bien qu’il se montre compréhensif face au besoin de s’exprimer des étudiants, l’écrivain prévient qu’il ne faut pas pour autant que la situation dégénère ni que des étudiants, notamment juifs, se sentent menacés. Il continue avec sa carrière littéraire pour lutter à sa manière contre les fondamentalistes, parce qu’il « n’aime pas l’idée qu’ils puissent gagner ». Volonté ou brin de naïveté, il conclut que « le stylo sera toujours plus fort que le couteau ».


101 - La flamme olympique arrive à Marseille - Sabrina Agresti-Roubache est l'invitée du 8 mai 2024
<p>En cette édition spéciale de Télématin, en direct de Marseille qui s’apprête à recueillir la flamme olympique pour le début de son parcours en France jusqu’à la capitale et le lancement des Jeux Olympiques le 26 juillet prochain, Thomas Sotto reçoit une marseillaise pure souche : Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État chargée de la Ville et de la Citoyenneté. Pleine d’émotions, de fierté et de joie, mais aussi « stressée que tout se passe bien », elle s’enorgueillit pour sa cité phocéenne qu’elle considère « toujours au rendez-vous pour les moments historiques ». Avec les quelque 6000 forces de l’ordre mobilisées par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, la conseillère régionale de Provence Alpes Côte d'Azur n’exprime pas une once de peur pour le bon déroulement de l’événement et estime que « tout est fait pour que tout se passe dans les meilleures conditions de sécurité ». </p>
<p>D’une bonne humeur inébranlable, elle espère qu’un événement historique comme les Jeux Olympique servira à ressouder le pays. Elle insiste sur l’aspect éminemment populaire du sport, qu’elle tente de faire partager par le plus grand nombre : elle rappelle avoir « sanctuarisé 20 000 places dans les quartiers prioritaires de tout le pays » pour permettre de faire vivre les Jeux aux enfants défavorisés. Quant au risque de grève par certaines professions comme les éboueurs ou les cheminots, Sabrina Agresti-Roubache les implore d’éviter de « gâcher la fête » et de garder leurs revendications pour un autre moment, bien qu’elle rappelle son attachement au droit de grève. </p>
<p><strong>Marseille au centre des attentions </strong></p>
<p>La préfecture des Bouches-du-Rhône est au cœur de plusieurs plans gouvernementaux qui visent à l’amélioration de ses infrastructures et conditions de vie, à commencer par « Marseille en grand ». Lancé en septembre 2021 lors d’un discours du Président de la République au palais du Pharo, il s’agit d’un vaste projet de rénovation de la ville (écoles, transports, logement…) soutenu financièrement par l’État. Une ambition qui a fait froncer les sourcils de la Cour des comptes, qui reprochait au plan un manque de structure et de calendrier, ce à quoi notre invitée du jour a « la lourde tâche » de remédier. Réfutant l’idée que ce plan soit une « coquille vide », elle met en avant le « sauvetage » d’une centaine d’écoles délabrées qui vont être rénovées grâce aux 7 milliards d’euros débloqués pour rendre la ville plus attractive. </p>
<p>Autre projet phare de la majorité pour soutenir Marseille : « Place nette XXL », pour lutter contre la délinquance qui gangrène les quartiers populaires. En bonne élue Renaissance, Sabrina Agresti-Roubache salue cet effort pour « nettoyer » les quartiers populaires. Ayant elle-même grandi en HLM, celle qui projette de devenir maire de Marseille rêve qu’il n’y ait plus aucun quartier prioritaire dans sa ville. Si elle « n’a pas attendu de faire de la politique pour s’engager pour sa ville », c’est grâce à celle-ci qu’elle peut envisager les choses en grand pour « donner aux petits enfants ce qu’elle n’a pas eu », à commencer par le délogement des délinquants qui « pourrissent la vie des quartiers ». Elle rappelle, en prévision pour les européennes de juin, que face à la violence, l’insécurité et la délinquance, le vote pour l’extrême-droite est une chimère, que « rien n’est fatalité » et que « tout peut être changé ».</p>


101 - Les 48 propositions de Renaissance pour que l’Europe ne meurt pas - Valérie Hayer est l’invitée du 07 mai 2024
<p>Valérie Hayer, tête de liste Renaissance aux élections européennes, va déposer la liste complète des députés de son parti qui seront dans la course le 9 juin prochain. Elle le confirme au micro de Thomas Sotto : Élisabeth Borne, l’ancienne Première ministre, en fait bien partie. L’ancienne conseillère départementale de la Mayenne, pourtant peu connue du grand public, profite de l’occasion pour faire connaître sa candidature et ses 48 propositions pour que l’Europe ne meurt pas, en assumant un protectionnisme économique pour le continent. Elle rappelle être arrivée au Parlement européen en 2019 et avoir directement mis en place des « outils » sur la question commerciale. Son objectif ? Se battre contre la concurrence, qu’elle estime « déloyale », du marché chinois, et imposer la réciprocité. Elle s’enorgueillit de la demande de la France à la Commission européenne d’ouvrir une enquête sur les pratiques commerciales de la Chine. </p>
<p>Attaquée sur les réseaux sociaux par Manon Aubry, de la France insoumise, sur des suspicions de compléments de revenus illégaux et de financement par des lobbys, l’élue de la majorité dément ces accusations sur le plateau des 4 vérités. Elle s’avoue « consternée », estime que « trop d’élus ont un certain problème avec la vérité ». Elle explique que les seuls revenus supplémentaires qu’elle perçoit sont ses indemnités en tant qu’élue locale, avant d’exiger que la militante de gauche retire son tweet sous risque d’être attaquée en justice. </p>
<p><strong>32% d’intention de vote pour Jordan Bardella </strong></p>
<p>Le Figaro a publié un sondage indiquant 32% d’intention de vote pour le Rassemblement national en juin prochain. C’est presque le double des intentions de vote pour la majorité, pour l’instant à 19%. « Je ne peux pas me résoudre à voir une extrême-droite dans les sondages » tempête notre invitée. Elle se montre « déterminée » à faire mentir ces sondages, dénonçant le manque d’honnêteté de la part des élus du Rassemblement national. Elle rappelle qu’il y a « un monde entre ce qu’ils promettent aux français et la réalité de leur vote au Parlement européen », en revenant notamment sur l'absentéisme notoire Jordan Bardella à Strasbourg et sur l’absence de vote de ses compères pour le plan de relance, le salaire minimum européen, ou encore la taxe carbone aux frontières…</p>
<p>Sur la question de l’immigration en France, Valérie Hayer annonce qu’il y a « trop de contournement du droit d’asile aujourd’hui » et l’importance de réguler l’immigration clandestine. Elle met en avant le pacte immigration qu’elle est la seule à avoir voté au Parlement européen, et rappelle que l’extrême-droite n’est pas une solution dans cette lutte contre l’immigration en prenant les exemples de l’Italie ou du Brexit. Enfin, elle incite les téléspectateurs à s’exprimer dans les urnes le 9 juin prochain, car « on est dans un scrutin qui est trop important » pour être évité.</p>
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101 - Egalité hommes-femmes, maternité, démographie... Élisabeth Badinter est l'invitée du 06 mai 2024
<p>Dans son nouveau livre, <em>Messieurs, encore un effort… </em>(Flammarion / Plon), Élisabeth Badinter interroge nos sociétés sur la chute de la démographie et aspire à une meilleure répartition des tâches entre les hommes et les femmes au sein du « foyer privé ». « Il y a un effort de justice à faire. Tant qu’il ne sera pas achevé, les femmes seront de plus en plus réticentes à faire plus d’enfants qu’elles n’en font », explique la philosophe au micro de Thomas Sotto. « Les femmes ont tout pouvoir sur la reproduction, tout pouvoir sur leur corps et personne au monde ne doit les forcer d’aucune façon », précise-t-elle. </p>
<p>Dans son ouvrage, Elisabeth Badinter dresse également une liste des « plaisirs et des peines » et souligne en particulier l’inégalité de la répartition des tâches, qu’elle estime « décourageante » Sans vouloir « déclarer la guerre à tous les hommes », elle pense également que la maternité ne doit pas être « uniquement un sujet pour les mères ». « On est mère mais aussi une femme. On a des intérêts personnels, professionnels, une volonté d’indépendance financière. Malheureusement, aujourd’hui, ça ne choque pas vraiment les hommes que les femmes fassent la double journée de travail, c’est considéré comme normal », explique l’intellectuelle. </p>
<p><u>Etre (on ne pas être) mère en 2024 </u></p>
<p>Dans ce cadre, Elisabeth Badinter évoque notamment le système éducatif basé sur « l’éducation bienveillante où il n’est pas question ni de se fâcher, ni de punir », en particulier dans les classes aisées. « C’est insupportable pour les mères », affirme-t-elle. Elle remet également en cause les injonctions de la maternité, et ce, dès la grossesse. « C’est un peu excessif. Dès que l’on est déclaré enceinte, plus un verre de vin, plus une cigarette de temps en temps. On est esclaves de cette condition. De mon temps, dans les années 1970, tout cela n’existait pas et ça ne s’est pas si mal passé », déclare-t-elle. </p>
<p>Aujourd’hui, de plus en plus de femmes ne souhaitent pas avoir d’enfants. « Je souhaite mille fois que l’on ne fasse pas d’enfants plutôt que d’en faire sans pouvoir les assumer », affirme Elisabeth Badinter. Les raisons ? Un certain pessimisme sur le monde de demain, entre crises écologiques et tensions politiques. « Je ne juge pas. Un couple qui n’a pas d’enfant est le modèle le plus proche de l’égalité ». Dans un entretien accordé au Point, Elisabeth Badinter avait notamment affirmé que, selon elle, les néo féministes « n’ont pas fait progresser l’égalité ». « C’est important que l’on combatte les violences sexuelles, mais pour autant cela ne change pas le quotidien des femmes. L’immense majorité des femmes se trouvent dans des conditions quotidiennes difficiles et on ne s’en occupe pas », déplore-t-elle. </p>
<p>Face au déclin de natalité qui touche de nombreuses sociétés occidentales, Emmanuel Macron appelle à un réarmement démographie. « C’est à vous, les hommes, de faire un effort. De partager.(…) La charge mentale ne me fait pas rire, alors que je vois que ça fait beaucoup rire certains hommes », souligne la philosophe. </p>


101 - Européennes à venir, Léon Deffontaines est l'invité du 4 mai 2024
<p>À un peu moins d’un mois des élections européennes, qui auront lieu du 6 au 9 juin 2024, la gauche s’est illustrée par ses divisions. Le candidat aux Européennes du PS Raphaël Glucksmann a notamment été contraint de quitter la manifestation du 1er mai après des jets de projectiles venus de militants de la France Insoumise. Léon Deffontaines, tête de liste du Parti communiste aux élections européennes, tient à « dénoncer toutes les violences et apporter tout son soutien aux militants socialistes ». Il argue que les personnes qui sont à l’origine de ces violences ne peuvent être membres "d’aucune de nos organisation politique, et si c’était le cas, « il faudrait qu’ils en soient exclus ». En tant que candidat de 28 ans qui se présente pour la première fois à des élections, Léon Deffontaines se dit « assez effaré » par ces conflits et souhaite revenir aux thèmes qui l’intéresse : la question sociale notamment.</p>
<p>Plusieurs étudiants de Sciences Po, Nanterre et la Sorbonne ont organisé des blocages devant leurs universités en soutien à la cause palestinienne. Certains d’entre eux ont même engagé des grèves de la faim. Ils demandent la « condamnation claire des agissements d’Israël par Science Po », et « la fin des collaborations » avec « toutes les institutions ou entités complices de l’oppression systémique du peuple palestinien ». La position de Léon Deffontaines est de soutenir l’engagement des lycéens et appelle au mouvement d’Emmanuel Macron. « Il est temps qu’il reconnaisse l’État palestinien », clame-t-il. </p>
<p>Ce jeudi 2 mai, Emmanuel Macron a redit au journal The Economist qu’il n'exclut pas la possibilité d’envoi de troupes occidentales au sol en Ukraine. Pour la tête du parti communiste aux européennes, il s’agit d’une stratégie de campagne pour les européennes. « Même Zelensky a dit qu’il ne voulait pas de troupes sur le sol Ukrainien ! » Selon Léon Deffontaine, le chef d’État veut focaliser le bilan sur la question ukrainienne pour défocaliser le bilan de sa politique sociale négative. </p>
<p><u><strong>Quelle réponse du Parti communiste à l’immigration ?</strong></u></p>
<p>Au sujet du conflit qui oppose l’Ukraine et la Russie depuis maintenant près de deux ans, l’homme politique soutient la cause ukrainienne. Il précise qu’il juge tout de même qu’il va falloir, « à terme », sortir de l’Otan, qui est géré par les États-Unis, dont Donald Trump sera possiblement à la tête dans quelques mois. « Qui serait assez fou pour laisser Donald Trump gérer notre défense ? Nous devons retrouver une forme d’autonomie stratégique, et notamment une défense à l’échelle européenne. » Il faudra, notamment, selon le responsable politique, que la France réinvestisse dans l’armement. </p>
<p>Dans une lettre ouverte, la tête de liste PCF a répondu à Colombe, une électrice RN qui expliquait, en pleurs, ses difficultés et son choix de voter RN. « Je suis en colère. On a dû mal à vivre. On vote tous RN ici. On est tous en colère », disait-elle en marge du rassemblement où étaient attendus Jordan Bardella et Marine Le Pen. Léon Deffontaines se dit « frappé » par le témoignage de cette dame qui pour lui est « victime de la mondialisation », « oubliée et méprisée parfois par la classe politique, et notamment par l’Union européenne. ». Il souhaite tendre la main à cette catégorie de la population « déclassée et oubliée ». </p>
<p>Le RN fait aussi de l’immigration une question centrale dans les problèmes que rencontre le pays. N’est-ce-pas, en partie, ce qui fait son succès auprès de certains électeurs ? « Il n’y a pas de sujet tabou », a martelé Léon Deffontaines. Pour lui, l’immigration, est, comme le reste, un sujet dont la gauche doit aussi s’emparer afin notamment de « déconstruire les discours du RN ». Les objectifs ? accueillir « dignement » tout en rappelant que nous habitons un pays dans lequel existent, malgré tout, des frontières.</p>
<p>Pour l’instant, les sondages ne donnent pas le Parti communiste en tête des intentions de


101 - Elections européennes, Gaza, Ukraine... Nathalie Loiseau est l'invitée du 3 mai 2024
<p>A un mois du scrutin des élections européennes, la composition complète de la liste de la majorité présidentielle, portée par la candidate Valérie Hayer, n’est pas encore connue. « La liste sera lancée demain », assure Nathalie Loiseau, députée européenne Horizons, invitée des 4 Vérités ce vendredi 03 mai 2024. « J’attendrai que les autres sortants soient informés si j’y suis ou je n’y suis pas ». Tête de liste en 2019, l’ancienne candidate avait obtenu pas moins de 22,42% des suffrages. Quatre ans plus tard, le parti de la majorité oscille entre 16% et 17% et ne parvient pas à décoller dans les sondages d’opinion. « Je suis convaincue que la campagne de Valérie Hayer commence maintenant et que cela va être une bonne campagne », commente la députée sortante. Tandis que le Rassemblement national caracole toujours loin en tête des sondages, la candidate Valérie Hayer et Jordan Bardella ont débattu dans un face-à-face diffusé sur BFM TV, jeudi 02 mai 2024, à 38 jours du scrutin. « Jordan Bardella était à la fois suffisant et insuffisant. Il était très crispé et très mal à l’aise et derrière les éléments de langage, il y avait beaucoup d’agressivité », estime Nathalie Loiseau, réitérant son soutien à la candidate de la majorité présidentielle. Le candidat du Rassemblement national entend faire de ces élections un véritable référendum anti-Macron. « On parle des Européennes, à un tour, à la proportionnelle, pour envoyer des députés au parlement européen, endroit qu’il n’a lui-même pas beaucoup fréquenté depuis cinq ans. (…) Il n’a pas de bilan, pas de projet et veut en faire un référendum anti-Macron, une espèce de coalition des mécontentements », souligne l’élue, en défendant le bilan de la majorité dans l’Union européenne. De son côté, Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique voit sa popularité augmenter à gauche et parmi les électeurs de la majorité, et continue de surfer sur la bonne dynamique de sa campagne. « Raphaël Glucksmann est un influenceur sans influence. C’est quelqu’un de très sympathique, pour qui j’ai beaucoup de sympathie, mais il ne pèse pas, il ne sert à rien », affirme Nathalie Loiseau. </p>
<p><u>Débat sur Gaza : a-t-il sa place à l’université ? </u></p>
<p>Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire britannique The Economist, Emmanuel Macron a réaffirmé que l’Europe était « mortelle ». « Emmanuel Macron ne prend pas les Français pour des imbéciles. (…) Il vaut mieux être ‘eurolucide’. On ne peut plus être les rentiers de la paix, de l’Europe et de la démocratie ». Par ailleurs, le président français a également rappelé que l’envoie de troupes au sol en Ukraine n’était pas exclu. « Si la Russie gagne en Ukraine, elle ne s’arrêtera pas là. C’est la sécurité de toute l’Europe qui est en danger. (…) Il a raison de mettre en difficulté Vladimir Poutine », affirme Nathalie Loiseau. </p>
<p>La guerre à Gaza suscite toujours des mouvements très forts. A Paris, Sciences Po sera de nouveau fermé en raison d’un rassemblement d’étudiants pro-Gaza. « Sciences Po a voulu ressembler aux campus américains, elle en a pris les pires travers. C’est une toute petite minorité qui veut empêcher les étudiants de passer leurs examens et ça, ce n’est pas admissible », affirme Nathalie Loiseau. </p>


101 - Écoles : vont-elles vraiment aussi mal ? - Jean-Michel Blanquer est l'invité des 4V du 2 mai 2024
<p>Cinq ans au ministère de l’Éducation… C’est le record de longévité réalisé par Jean-Michel Blanquer pendant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Remercié puis remplacé par l’historien Pap Ndiaye en mai 2022, ce dernier s’était finalement retiré de la vie politique. Aujourd’hui, l’ancien ministre de l’Éducation semble bien déterminé à revenir dans la course grâce à Terra Academia, une nouvelle école de la transformation écologique en partenariat avec Veolia. Implantée à Paris, à Arras et bientôt dans le Calvados, cette institution, fruit de la vision éducative de Jean-Michel Blanquer, vise à révolutionner l'apprentissage en intégrant les enjeux environnementaux au cœur de son programme. Avec une approche holistique, Terra Academia promet de former les futurs leaders conscients et engagés pour un avenir durable. « Le but c’est de former aux métiers dont on a besoin pour la transformation écologique […] il va y avoir 400 000 emplois créés autour de ces sujets […] il s’agit de regarder les besoins locaux et de voir quelles formations sont nécessaires et de le faire avec les acteurs locaux » explique notre invité ce jeudi 2 mai 2024. </p>
<p>Le titulaire du record de longévité au ministère de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, connaît les défaillances et les problèmes de l’école par cœur, entravée d’incidents en faits-divers, de drames et d’atteintes à la laïcité. En effet, l’école de la République est aux abois. Pour l’ancien ministre de l’Éducation, elle est « le reflet de ce qu’il se passe dans la société ». « Il faut toujours une grande fermeté par rapport aux problèmes de violence ou d’atteinte à la laïcité. C’est la ligne que j’ai poussée à partir de 2017. Il ne faut jamais montrer le moindre infléchissement par rapport à ça » défend cet ancien ministre inflexible quant à la politique à adopter. Caractérisé par une série de réformes ambitieuses visant à moderniser le système éducatif français, de la refonte du baccalauréat à la promotion de l'inclusion scolaire, Jean-Michel Blanquer n’a jamais cessé d’employer la fermeté et la discipline pour préserver l'excellence académique des jeunes recrues sur les bancs de l’école. Une politique souvent controversée et jugée archaïque, à l’image de certaines de ses initiatives comme la réforme des lycées et la loi Blanquer pour une école de la confiance visant à rendre l'instruction obligatoire jusqu'à 16 ans et complétée par l'obligation de formation jusqu'à l'âge de 18 ans. Alors, celui qui a pendant longtemps imposé le « pas de vague » a-t-il perdu cette bataille disciplinaire ? « C’est une lutte permanente […] on a augmenté la culture du signalement, on a créé des équipes pour venir en appui des établissements […] tout ceci ne résout pas tout du jour au lendemain » commente l’ancien ministre.</p>
<p>La laïcité dans les établissements scolaires est-elle en danger ? Plusieurs épisodes alarmants se sont multipliés ces dernières semaines. Et le cas du proviseur de la cité scolaire Maurice Ravel à Paris, parti en retraite anticipée après avoir été menacé de mort par trois élèves qui refusaient d’enlever leur voile, en est le parfait exemple. Très attaché à la laïcité, Jean-Michel Blanquer appelle l’institution à ne pas céder. « Le sujet est très grave […] heureusement il y a des choses qui fonctionnent en France. Il ne faut pas faire un tableau catastrophique de tout. Maintenant sur les faits réels, ils sont scandaleux, honteux, cela nécessite donc de les prendre à bras le corps » affirme notre invité qui n’a jamais dévié de cette ligne intransigeante. </p>
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<p><u>Profs : formés au rabais</u> ? </p>
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<p>Lorsqu’il était encore en responsabilité, Jean-Michel Blanquer avait pris des mesures concernant la condition des enseignants. Il avait œuvré entre autres à soutenir et valoriser le métier. Parmi ce set de mesures, on compte l'augmentation des salaires des professeurs débutants, visant à attirer les talents vers les salles de classe. Ce dernier a également lan


101 - Jean Lassalle, le retour dans l'arène... Jean Lassalle est l'invité des 4V du 1er mai 2024
<p>C’est la tête de liste de l’Alliance rurale, en lice pour les européennes le 9 juin prochain… Jean Lassalle, ancien député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, y est associé avec la Fédération nationale des chasseurs. Après avoir déserté l’arène politique pendant deux ans, le président de Résistons revient dans la course pour représenter les territoires ruraux, soutenir la condition paysanne mais pas seulement : « Il faut répondre à des questions précises telles que la transmission d’entreprise » ajoute notre invité au micro de Thomas Sotto ce mercredi 1er mai 2024. Alors, est-ce une candidature exclusivement tournée vers les campagnes ? Fervent défenseur « des Français qu’on ne consulte plus sur rien », Jean Lassalle avait marqué les esprits en 2013 en s’élançant dans un incroyable tour de France à pied. L’occasion pour lui d’alerter la classe politique sur « le malheur qui frappait ces territoires » en marge des grandes villes. Aujourd’hui, le constat reste le même : « Nos campagnes veulent vivre et il n’y a plus rien. Il n’y a plus de service public » dénonce l’ancien député centriste qui pointe du doigt les déserts médicaux. </p>
<p>Ce dernier a l’ambition de porter la voix des chasseurs et des ruraux à Bruxelles en créant « un mouvement de résistance puis un mouvement d’opinion » pour faire bouger les lignes. Parmi les noms célèbres dans le sillage de l’Alliance rurale, l’ancien rugbyman international de l’équipe de France, Louis Picamoles, avait été approché pour représenter la liste. Mais c’est finalement Jean-Pierre Garuet-Lempirou, un autre pilier mythique et ancien athlète du XV de France, qui entrera dans cette mêlée politique. Malgré ses larges épaules, il ne semble pas faire le poids dans les sondages, porté à un maigre score bien loin des 5% escomptés pour obtenir des élus. Accusé par certains de grappiller des électeurs à Jordan Bardella pour le faire tomber en dessous de 30%, d’autres le soupçonnent de faire du Macronisme déguisé. « Il n’y a pas eu opposant plus virulent » affirme Jean Lassalle. Alors concrètement, comment l’ancien député compte-t-il concilier ruralité, défense des chasseurs et impératif environnemental ? Sans langue de bois, Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, n'avait pas hésité à égratigner en février dernier les Écologistes qu’ils considèrent comme « les plus cons du monde ». Plus pondéré que son homologue, Jean Lassalle se veut moins arbitraire. Mais ce dernier compte bien faire primer l’humain en toute transparence, et sans travestir la campagne pour coller aux exigences environnementales. Sans surprise, le président de Résistons reste pessimiste quant à l’interdiction des véhicules thermiques hybrides neufs au niveau européen à horizon 2035. Loin du prosélytisme électoral, ce dernier y voit clairement une panne dans le moteur : « C’est une folie furieuse » assène notre invité. </p>
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<p><u>Jean Lassalle : près d’un siècle en politique</u> ! </p>
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<p>Tour à tour député pendant 20 ans, maire de Lourdios-Ichère pendant 40 ans et conseiller général pendant 33 ans, la tête de liste de l’Alliance rurale cumule à lui seul 93 ans de mandat. Une vie d’engagement ponctuée de chants occitans dont il tire des leçons pour mener à bien cette campagne sans trahir ses convictions : « C’est un formidable parcours humain […] je trouve que nous avons été la génération la plus lâche de l’histoire politique française parce que nous avons laissé s’effondrer la France alors que nous avons toujours pas crée l’Union européenne » dénonce cet opposant au Frexit.</p>


101 - Manifestations propalestiennes à Sciences-Po et la Sorbonne, liberté d’expression… Sylvie Retailleau est l’invitée du 30 avril 2024
<p>Après les manifestations pro-palestiniennes qui ont débuté à Science Po il y a plusieurs semaines, c’était au tour de l’université La Sorbonne de voir sa cour investie d’étudiants, ce lundi 29 mars, avec des tentes et des drapeaux palestiniens, dans l’intention d’un blocage. Invitée dans les 4 vérités, Sylvie Retailleau, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de France, argue qu’il est important que l’université reste un lieu de débat, mais d’un « débat cadré », « acceptant la controverse », et « avec un cadre serein ». Pour la ministre, il existe également une différence entre les lieux de manifestations : si celles à l’intérieur de l’université n’entrent pas dans ce cadre, celles au dehors de ses murs, au contraire, « font partie de la démocratie ».</p>
<p>À l’heure actuelle, des blocages existent seulement au sein de Sciences Po, La Sorbonne, et nouvellement Nanterre, avec une vingtaine d’étudiants au 29 mars, mais des appels sont relayés partout en France. « On reste vigilants », assure la femme politique, qui a invité l’ensemble des présidents d’université à discuter avec elle jeudi 2 mai afin de « trouver l’équilibre entre la liberté d’expression et le non-blocage ».</p>
<p>Le 29 avril, sur X, Valérie Pécresse a annoncé « suspendre tous les financements de la région Ile-de-France » destinés à l’IEP tant que la sécurité ne sera pas rétablie. Pas question, en revanche, de couper les subsides de l’État aux universités à l’heure actuelle, indique la ministre. Pour autant, un « contrat d’objectifs de moyens et de discussions » est en cours avec le Premier ministre Gabriel Attal. Comme son nom l’indique, ce contrat se veut un moyen de trouver des leviers de discussion.</p>
<p><u><strong>« Nous resterons fermes », martèle Sylvie Retailleau</strong></u></p>
<p>Face à ces mobilisations, la direction de Science Po est-elle en train de faillir ? La ministre rappelle que vendredi 26 avril, celle-ci a dû saisir la préfecture de police. Les échanges ont finalement abouti à ce que François-Xavier Bellamy a qualifié le 28 avril sur Europe 1 d’« accord de la honte. » « On va organiser un grand débat sur la légitimité de ces expressions antisémites ? », s’était insurgé le chef de file LR aux élections européennes. « Je pense qu’[il] devrait regarder l’accord un peu plus précisément. Nous resterons fermes », a martelé Sylvie Retailleau, précisant qu’aucune sanction contre les propos antisémites n’avait été abandonnée. Dans le même temps, du côté de Science Po, il n’y aura, indique-t-elle, aucun boycott des relations avec les académies d’Israël, comme demandé par les manifestants.</p>
<p>Lundi 29 avril, le gouvernement a annoncé qu’il allait porter plainte pour « injures publiques devant un agent public » à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon après qu’il a comparé le président de l’université de Lille au nazi Adolph Eichmann. « Je ne l’ai pas traité de nazi. Je ne pense pas qu’il le soit. J’ai dénoncé l’exemple de sa lâcheté », a rétorqué le chef des Insoumis. « Faisons une campagne européenne (…) Il y a tant de choses à défendre au niveau de l’Europe », revendique la ministre, incitant à concentrer son attention sur les priorités. </p>


101 - Question palestinienne, terrorisme, élections européennes... Rima Hassan est l'invitée du 29 avril 2024
<p>Septième sur la liste de La France Insoumise pour les élections européennes, Rima Hassan sera, comme Mathilde Panot, convoqué le mardi 30 avril par la police pour de potentiel faits d’apologie du terrorisme. En cause ? Des propos qu’elle aurait tenus sur les réseaux sociaux entre novembre et décembre. « Cela fait sûrement référence à des posts que j’ai pu avoir sur les réseaux sociaux qui sont publics. On va répondre à cette convocation avec mon avocat », souligne la militante franco-palestinienne, invitée des 4 Vérités ce lundi 29 avril 2024, sur France 2. Elle dénonce notamment un « recours abusif de ces procédures » et une « criminalisation des voix qui s’expriment sur la question palestinienne ». Les propos visés auraient été tenus après les attentats du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas en Israël. « La logique est aussi de dénoncer les soutiens inconditionnels d’Israël qui pourchassent les voix qui s’expriment sur la question palestinienne. A l’inverse, nous devons défendre nos libertés fondamentales et notre liberté d’expression », affirme-t-elle. </p>
<p>En janvier, une polémique avait éclaté après la publication d’une vidéo du média en ligne le Crayon, où la juriste était invitée à répondre simplement par «vrai» ou «faux». A la question «Le Hamas mène-t-il une action légitime ?», elle avait alors répondu : «Vrai». Après plusieurs signalements pour «apologie du terrorisme», l’extrait avait finalement été supprimé. « Il faut distinguer la légitimité pour un groupe armé à opérer dans un contexte de lutte pour l'autodétermination. Et ensuite du caractère légal ou illégal de son mode opératoire. Les attaques du 7 octobre ne peuvent pas être légitimées, ni justifiées. Elles relèvent au contraire du crime de guerre voire du crime contre l’humanité », souligne Rima Hassan. </p>
<p>Vendredi 26 avril, Rima Hassan faisait partie des élus venus soutenir la mobilisation pro palestinienne de certains étudiants de Sciences-Po. Elle a notamment appelé à un « soulèvement ». « Je l’assume totalement. Je fais référence à la définition du Larousse. C’est un mouvement collectif et massif », assure-t-elle, au micro de Thomas Sotto. Pour l’élue, le terme de « génocide ne fait pas débat ». De son côté, la Cour internationale de Justice parle d’un « risque génocidaire ». « Nous avons tous collectivement un rôle de prévention sur ce génocide, et la prévention passe par la dénonciation de tous les actes génocidaires », souligne Rima Hassan, appelant à une « mobilisation dans toute la France ». </p>


101 - Le candidat qui veut changer d'Europe... Pierre Larrouturou est l'invité des 4V du 27 avril 2024
<p>Pierre Larrouturou s’inscrit dans la course aux européennes. Cette semaine, la tête de liste de Nouvelle Donne a publié une tribune dans le journal Le Monde. L’occasion de dévoiler dans les grandes lignes son programme. Et ce dernier tire le même constat que le Président de la République sur l’instabilité de l’Europe « en danger de mort ». Dans son nouveau discours à La Sorbonne, Emmanuel Macron n’a pas mâché ses mots et a tenu des propos particulièrement alarmistes. Un point de vue sur l’état de l’Europe que partage le candidat Nouvelle Donne, bien qu’il souhaite lui donner une toute autre trajectoire. « Pour nous la priorité, c’est de sortir de la crise sociale » explique notre invité qui milite ardemment pour l’amélioration de la condition des agriculteurs. </p>
<p>Hier soir, les agences de notation ont mis fin au suspens en dévoilant la note de la France. Contre toute attente et malgré des prévisions très pessimistes <u>dues</u> au déficit record de 5,5% en 2023, l’Hexagone conserve sa note positive. Une bonne nouvelle si l’on considère que la France pourra emprunter de l’argent à un taux moindre que si la note avait été dégradée. Pour Pierre Larrouturou, cela est encore nettement insuffisant pour résoudre la crise économique dans laquelle le pays s’est enlisé : « Je préférerais qu’on arrête le dumping fiscal et social […] il n’y a que les milliardaires qui profitent de cette politique ». Pour redistribuer les cartes du jeu, notre invité souhaite augmenter les impôts des catégories les plus aisées ce qui aurait pour effet de redresser les hôpitaux et régler le problème des retraites. Ce dernier planche déjà sur un référendum comme antidote au marasme que connaîtrait l’Europe : « L’objectif c’est de réorienter l’Europe […] on veut des critères sociaux pour faire baisser les loyers, pour une Europe qui s’intéresse à la vie quotidienne, qui fait baisser les factures comme en Espagne. Aujourd’hui tout est bloqué » martèle l’élu européen Nouvelle Donne qui préconise un électrochoc pour sauver le climat et la cohésion sociale. Bien décidé à faire bouger les lignes avec l’espoir de réunir la gauche et les écologistes pour former une alliance, Pierre Larrouturou sous l’égide de Nouvelle Donne a rédigé un traité clé en main qui permettrait de mettre 300 milliards sur le climat. Et pour financer ce projet, « il faut un impôt européen sur les grandes entreprises ». </p>
<p>Pour Emmanuel Macron, la priorité est <u>tout</u> autre. Selon le chef d’État, il faut s’armer militairement compte tenu des tensions aux portes de l’Europe, et particulièrement en Ukraine, et se protéger économiquement face aux concurrents chinois et américains. Un discours presque inaudible pour Pierre Larrouturou qui se bat actuellement au Parlement européen « pour qu’on puisse garder notre industrie », et ce, malgré le blocage de la France qui rejette l’idée d'une taxe de transaction. </p>
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<p><u>Semaine de</u> <u>4</u> <u>jours : le débat</u> </p>
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<p>Parmi les nombreux combats que <u>mène</u> le cofondateur de Nouvelle Donne depuis des années, la semaine de 32 heures en quatre jours divise. Ce dernier vient même de publier un nouveau livre à ce sujet. Un projet ambitieux sur lequel le Premier ministre Gabriel Attal n’est pas complètement opposé, bien qu’il souhaite revoir la copie de l’élu européen. De son côté, Matignon propose de tester la semaine de 36 heures par semaine. Mais Pierre Larrouturou ne compte pas renoncer : « Il y a déjà eu 500 entreprises qui sont passées à 4 jours 32h sans baisser les salaires […] l’idée c’est que si l’entreprise passe à quatre jours et qu’elle crée des emplois, elle arrête de payer les cotisations chômage comme ça c’est équilibré pour tout le monde » défend notre invité. Si ce modèle a été adopté pour d’autres pays de l’Union européenne, le bilan des 35 heures en France reste encore mitigé et controversé pour entamer la bascule à 32 heures. « Il faut y aller vraiment avec des exonérations pour </p>


101 - Défense : la nouvelle priorité européenne - Sébastien Lecornu est l'invité des 4V du 26 avril 2024
<p>« Notre Europe est mortelle » : c’est l’une des phrases chocs retenues lors du discours d’Emmanuel Macron à La Sorbonne ce jeudi 25 avril 2024. Invité à prendre la parole sur l’Europe, le président de la République a évoqué à plusieurs reprises la « puissance européenne » qui passe selon lui par un effort sur la défense et les crédits militaires. Est-ce donc l’antidote pour sauver l’Europe du péril ? Pour Sébastien Lecornu, ministre des Armées, les multiples conflits actuels justifient une telle prise de position, aussi alarmiste qu’elle soit. « Les risques d’insécurité sont bien là avec tous les défis que nous posent la Russie, l’Iran, les proliférations nucléaires, le terrorisme qui n’a pas disparu, les contestations d’espaces nouveaux, les fonds sous-marins, la militarisation de l’espace, les menaces cyber… On vit une époque objectivement qui n’est pas que romantique » constate notre invité. Longtemps déléguée à Washington, l’Europe doit à présent reprendre la main sur sa capacité de défense et s’émanciper progressivement de sa dépendance internationale pour consolider la souveraineté et l’autonomie du territoire. C’est certainement l'une des premières leçons que les gouvernement européens respectifs peuvent tirer de la guerre en Ukraine. Tous ou presque ont compris l’importance de produire en quantité malgré les réticences de la commission européenne qui a pendant longtemps freiné des quatre fers le financement des industries de défense. Aujourd’hui, les institutions européennes ont décidé de soutenir le développement de ces industries parfois stigmatisées en les finançant, en accompagnant les investissements en matière de production et d’innovation. « Les grands programmes européens entre nations créent de la valeur, de l’emploi et ça permet de résister au choc des compétitions internationales » défend le ministre des Armées. </p>
<p>Dans ce jeu d’échec grandeur nature et malgré les alertes d’Emmanuel Macron, qui appelle à la préférence européenne, certains pays à l’instar de nos voisins allemands continuent d’acheter du matériel aux États-Unis. En effet, leur projet de bouclier anti-missile sera difficilement estampillé européen bien que la France n’y ait pas totalement renoncé. Emmanuel Macron est-il condamné à faire cavalier seul ? Pour Sébastien Lecornu, c’est avant tout un vieux réflexe protectionniste : « Beaucoup de capitales européennes […] sont dans la promesse que Washington viendra les protéger y compris avec un non-dit de ces opinions publiques là qu’est le parapluie nucléaire américain » explique notre invité. Pourtant, il soutient le modèle de dissuasion nucléaire européen qui est « complètement autonome ». Dans son allocution à la Sorbonne, Emmanuel Macron a donné quelques détails sur cette future défense européenne avec notamment la création d’une prochaine académie militaire. Le chef d'État français a également évoqué la cyber défense et a parlé d’une force de réaction rapide qui pourrait se constituer et atteindre 5000 hommes. « C’est un sujet clé et sur lequel je souhaiterais qu’on puisse aboutir dès l’année prochaine en étant très réactif. Il y a beaucoup de crises sur lesquelles l’OTAN n’est pas compétente et sur lesquelles la France mène souvent des opérations seules comme les exactions de nos ressortissants dans des pays qui sont en crise […] ce partage là a du prix et de la valeur. C’est du pragmatisme. Cette force la permet de faire de la mise en sécurité des ressortissants européens, on doit pouvoir la mettre en place très rapidement » affirme le ministre. </p>
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<p><u>Européenne : le RN creuse le fossé</u> </p>
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<p>Malgré de nombreuses dissonances avec l’Allemagne du point de vue de la défense, Sébastien Lecornu s’apprête à signer avec son homologue allemand un accord sur le char du futur, un véhicule de combat franco-allemand à horizon 2040. Mais avant cette lointaine échéance, les élections européennes se profilent à vitesse grand V. Et si la majo</p>


101 - Le programme du RN pour les européennes - Jordan Bardella est l'invité du 25 avril 2024
<p>Jordan Bardella, le président du parti d’extrême-droite fondé par Marine Le Pen, revient sur les propos qu’il a tenu dans le Journal du Dimanche ce weekend : « ma plus grande peur, c’est de décevoir ». Il explique cette phrase sur le plateau de Télématin, indiquant qu’il est « conscient de l’imminente responsabilité qui pèse sur ses épaules » en tant que chef d’un parti qui pourrait arriver au pouvoir dans les prochaines années ; rappelant que « la politique, c’est aussi des sentiments, on reste des hommes et des femmes comme tout le monde ». </p>
<p>Le président de la République va tenir aujourd’hui un discours à la Sorbonne sur le thème de l’Europe, discours où le président du Rassemblement national a indiqué, au micro de Thomas Sotto, ne pas se rendre. Il estime l’invitation d’Emmanuel Macron « provocatrice » puisqu’il le considère comme son grand adversaire politique et quelqu’un qui se fiche de l’Europe : « je pense qu’Emmanuel Macron sera le seul à se réjouir s’il y a des abstentions le 9 juin ». Pour son propre programme dans la campagne des élections européennes, Jordan Bardella annonce son intention de résister au pacte vert (qui vise à interdire les moteurs thermiques d’ici 2035) qui pèserait, selon lui, trop lourd sur le pouvoir d’achat, ainsi que protéger le continent d’une concurrence internationale qu’il estime « déloyale », et insister sur plus de patriotisme économique en France. </p>
<p><strong>Un programme antisocial </strong></p>
<p>Autre sujet au cœur du programme du Rassemblement national : l’immigration. L’homme politique avoue avoir retiré Saidali Boina Hamissi, le délégué départemental de Marine Le Pen à Mayotte, de sa liste aux élections européennes. La cause ? Des déclarations précédemment faites par ce dernier mettant mal à l’aise les représentants de l’extrême-droite. Il a notamment qualifié les migrants comoriens de « vermines », tenu des propos complotistes sur la pandémie de coronavirus, fait l’éloge de Vladimir Poutine, et parlé de « soumission de la femme ». </p>
<p>Il soutient à l’inverse la candidature de Fabrice Leggeri, ancien patron de Frontex, et accusé de crimes contre l’humanité par diverses associations. Jordan Bardella défend son collaborateur et s’estime fier de son travail fait « au service de la France » de renvoyer des migrants clandestins dans leurs pays d’origine. Pour lui, les ONG qui combattent les positions anti-immigrationnistes prônées par le RN sont « complices du trafic d’être humains ». Il indique également souhaiter que les demandes d’asile soient traitées dans les pays d’origine, et non sur le sol français. </p>
<p>Autre sujet dans les préoccupations du jeune leader d’extrême-droite : la gestation pour autrui. Sur la plateau de France 2, il s’annonce « opposé » à ce droit, considérant qu’il « participe à une logique de marchandisation du corps des femmes ». Rappelons que la GPA reste interdite en France. Questionné à propos de la mise en examen de Mathilde Panot pour apologie du terrorisme, Jordan Bardella estime que les propos tenus par des représentants de la France insoumise « fleurtent avec les communautarismes les plus hostiles à notre civilisation ». Enfin, le « retour à l’autorité » proclamé par le gouvernement n’est pas assez « ferme » pour le conseiller régional d'Île-de-France, qui veut retirer les allocations familiales des ménages avec des enfants délinquants, et « responsabiliser les parents face à la violence et l’ensauvagement ». Il se dit favorable à un couvre-feu généralisé pour les mineurs.</p>


101 - Espionnage et ingérence étrangère au Parlement européen - Raphaël Glucksmann est l'invité du mercredi 24 avril
Jian Guo, un assistant parlementaire de l’eurodéputé allemand et tête de liste pour le parti d’extrême droite AfD Maximilian Krah, a été arrêté hier, mardi 23 avril, pour des soupçons d’espionnage pour la Chine. Après la Russie et le Qatar, le parlement européen serait-il une nouvelle fois victime d’ingérence étrangère ? Raphaël Glucksmann, tête de liste du parti de centre-gauche Place Publique pour les élections européennes, estime l’affaire grave, mais pas étonnante. Selon lui, nos démocraties seraient trop naïves et laisseraient la porte ouverte à des espions étrangers. Il exhorte nos gouvernements européens à « cesser de se comporter comme des serpillères » et à « se donner les moyens de lutter contre ces ingérences étrangères ». Il estime la récente affaire de l’assistant de Maximilian Krah comme un cas de trahison de l’extrême-droite et une preuve de leur patriotisme « de pacotille ».
Toujours au sujet de l’espionnage par des régimes autoritaires comme la Chine et la Russie, l’ancien journaliste estime l’application Tik Tok un grave danger pour nos démocraties et notre jeunesse. Il affirme : « on a un problème Tik Tok, il faut oser le dire ». L’application chinoise est en effet soupçonnée de vendre les données de ses utilisateurs au Parti Communiste Chinois, ce qui explique selon l’invité des 4 vérités pourquoi les fonctionnaires européens n’ont pas le droit d’utiliser l’application. « Pourquoi les citoyens sont-ils laissés sans aucune protection ? », interroge-t-il. Il invite à enquêter sur les pratiques des gérants de Tik Tok, et à bannir l’application si « les réponses ne sont pas satisfaisantes ». Questionné à propos de la campagne de désinformation imputée à la Chine dont il est lui-même victime sur les réseaux sociaux, Raphaël Glucksmann s’enorgueillit d’être traité comme l’ennemi d’un régime qu’il combat et dont il dénonce notamment le traitement de la communauté ouïghour.
La gauche et le projet européen
Que dire de la fracture de la gauche française depuis l’attaque du Hamas à Gaza le 7 octobre dernier ? Alors que les membres de la France insoumise soutiennent la cause palestinienne, d’autres représentants des différents partis de gauche ne veulent rien céder à une organisation terroriste. Mathilde Panot, porte-parole de LFI, a notamment été convoquée par la police pour apologie du terroisme. Pour le mari de Léa Salamé, cette enquête de police questionne notre démocratie et l’importance du pluralisme dans le débat politique, bien qu’il réitère sa condamnation des prises de position du parti mélenchoniste. Il estime que leur défense du Hamas est une « faute politique » pour ne pas avoir qualifié un groupe terroriste de terroriste, mais qu’il ne s’agissait en aucun cas d’une apologie.
Demain, jeudi 25 avril, Emmanuel Macron donnera son discours sur l’Europe à la Sorbonne. Une date malheureuse pour les eurodéputés, pourtant conviés à l’événement, qui tombe au même moment que les derniers votes de la session parlementaire. Raphaël Glucksmann indique au micro de Télématin qu’il fera partie de ceux qui seront à Strasbourg plutôt que sur les bancs de l’université. Il concède au Président un seul succès au sujet de l’Europe : la mutualisation des dettes pendant la pandémie. Mais il estime qu’entre les 7 ans qui séparent ses deux discours, il y a eu beaucoup de déceptions, notamment un mépris des luttes sociales par Macron au profit d’intérêts privés. À l'inverse, Glucksmann défend sa vision d’une Europe comme puissance géopolitique, puissance solidaire et puissance de transformation écologique, dans le but de ressusciter une « gauche humaniste » dont il entend bien se faire le porte-étendard.


101 - La lutte contre la délinquance juvénile - Sabrina Agresti-Roubache est l'invitée du 23 avril 2024
Jeudi 18 avril, au centième jour de ses fonctions, le Premier ministre Gabriel Attal était en déplacement à Viry-Châtillon, pour tenir un discours sur la violence chez les mineurs. C’est dans cette ville de l’Essonne, non loin de la capitale, que Shemseddine, un adolescent de 15 ans, a été assassiné par des membres d’une bande rivale, à quelques mètres seulement de son établissement scolaire. Le Premier ministre a annoncé des mesures répressives fortes pour lutter contre la délinquance chez les jeunes, en cherchant à les responsabiliser et à remettre en cause leur éducation : « la culture de l’excuse, c’est fini », annonçait-il. Ce discours prenait place à peine deux jours après un autre meutre, celui de Philippe, 22 ans, à Grande-Synthe (Nord). Pour l’exécutif, le constat est clair : il faut prioriser la lutte contre la violence chez les jeunes.
Face aux mesures prônant un retour à l’autorité et à la laïcité annoncées Gabriel Attal, Sabrina Agresti-Roubache réitère au micro de Thomas Sotto la volonté affichée par le gouvernement. Elle indique vouloir « rétablir cette stratégie de prévention contre la délinquance », en incitant notamment les parents à « reprendre confiance en eux ». Il est clair pour elle que les parents ont perdu en autorité face à leurs adolescents, et rappelle que ces derniers « n’ont pas de vie privée », estimant normal qu’un parent fouille la chambre ou le téléphone portable de sa progéniture.
Deuxième cause de l’augmentation de la violence chez les jeunes selon l’ancienne députée des Bouches-du-Rhône : les réseaux sociaux. Inflexible, elle affirme : « les réseaux sociaux sont une arme de destruction massive de notre jeunesse ». Elle précise travailler sur plus de régulation sur internet, rappelant la prise de position du gouvernement en juillet dernier avec la loi plaçant la majorité numérique à 15 ans pour protéger les enfants et lutter contre la haine en ligne. Malgré son travail et ses ambitions, elle avoue à demi-mot « la puissance publique ne peut pas tout », enjoignant donc les parents et les membres du personnel éducatif à prendre leurs responsabilités dans cette lutte contre les dérives de la jeunesse.
Des mesures autoritaires ?
Pourtant, l’exécutif pourrait imposer des règles, comme à Béziers, où le maire Robert Ménard propose de mettre en place un couvre-feu à partir de 23 heures pour les jeunes non accompagnés de moins de 13 ans. Pour Sabrina Agresti-Roubache, il s’agit encore d’une interdiction qui devrait être portée par les parents, rappelant qu’un mineur « n’a pas à être seul la nuit dehors ». Le service militaire ? Pas une solution non plus, pour la femme politique.
Questionnée sur son manque d’action et sa concentration sur le débat plus que sur des mesures concrètes, la secrétaire d’État se défend en rappelant son engagement pour créer plus d’EPIDE, des établissement pour aider les jeunes en décrochement de 18 à 25 à s’insérer sur le marché du travail, et sa lutte pour donner le statut de repentie aux mères « nourrices », forcées par des malfrats à stocker de la drogue. Des prises de positions pouvant sembler aux périphéries des problèmes imputant à l’Éducation Nationale : la femme politique se justifie en disant qu’elle regarde à 10 voire 15 ans dans le futur, expliquant la difficulté face à laquelle le pouvoir est confronté dans cette lutte.


101 - Violences chez les mineurs, groupe de niveau, élection européennes... Nicole Belloubet est l'invitée du 22 avril 2024
<p>En France, les faits de violences chez les mineurs se multiplient. Et le milieu scolaire est particulièrement touché. Dans ce cadre, le Premier ministre a annoncé, lors d’un déplacement à Viry-Châtillon, où le jeune Shemseddine, 15 ans, est mort après avoir été battu à la sortie de son collège, une série de mesures juridiques et éducatives afin de restaurer l’autorité. « Nous avons la volonté de constituer un bouclier autour de l’école. Et cela se traduit réellement sur la sécurisation physique des établissements », réagit Nicole Belloubet, invitée des 4 Vérités, lundi 22 avril 2024, sur France 2. « Nous prenons responsabilités, assure la ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, assurant qu’il en était fini du « pas de vague ». « Nous sommes en marche pour répondre à cette absence de pas de vague. Derrière, il faut suivre les situations difficiles, c’est ce que nous faisons », souligne-t-elle. Dans son discours, Gabriel Attal a notamment évoqué le cas des élèves perturbateurs, évoquant notamment une série de sanctions. « La réponse est à plusieurs niveaux. (…) L’école répond par la prise en charge spécifique de ces élèves », estime l’ancienne garde des Sceaux. Gabriel Attal est attendu ce lundi 22 avril à Nice pour évoquer notamment la question des internats éducatifs. Ces établissements concernent les élèves repérés comme étant « hautement perturbateurs » et les prennent en charge « pendant les vacances scolaires, avec un encadrement scolaire presque militaire ». Un autre dispositif est également prévu par l’Education nationale. Pour l’heure ce dispositif repose sur le volontariat. Les mesures annoncées par le Premier ministre doivent être débattues lors d’une concertation dans les huit prochaines semaines.</p>
<p>Le Premier ministre a, par ailleurs, confirmé, la formation de groupes de niveaux au collège, dès la rentrée de septembre. « Ma volonté c’est de faire réussir tous les élèves. C’est le seul objet de l’école, je ne suis à la tête de ce ministère que pour cela », affirme Nicole Belloubet. « Nous avons pensé qu’en sixième et en cinquième nous pouvions apporter plus de soutien à l’ensemble des élèves. (…) Nous mettons en place des groupes de besoin qui vont prendre en charge ces élèves », ajoute la ministre, qui refuse le « tri social ». De leur côté, les syndicats enseignants veulent faire annuler cette mesure devant le Conseil d’Etat. « Nous verrons ce que dit le conseil d’Etat. Mais ce qui importe, c’est le soutien que nous pouvons apporter aux élèves ». </p>
<p>Groupe de niveau : les recours devant le Conseil d’Etat</p>
<p>Face à la crise de recrutement au sein de l’Education nationale, le président de la République a annoncé que le concours des enseignants se passera désormais à la fin de la licence (bac+3), et non plus après un master (bac+5). « Notre idée est de donner une trajectoire d’excellence aux jeunes qui veulent être professeurs. Aucun enseignant n’exercera avant le master, mais pendant ces deux années, ils seront en stage ou en responsabilité devant les élèves », explique la ministre. </p>
<p>A sept semaines du scrutin des élections européennes, le Front national, porté par Jordan Bardella caracole toujours en tête des sondages et paraît intouchable. De son côté, la macroniste Valérie Hayer, lancée en mars par la majorité, ne parvient pas à inverser la tendance. « L’Europe est une ambition, un besoin, une nécessité », martèle Nicole Belloubet.</p>


101 - Européennes et sondages, Sandro Gozi est l’invité du 20 avril 2024
<p>Le président de la République Emmanuel Macron fera un grand discours sur l’Europe à la Sorbonne jeudi 25 avril 2024. <em>« Je donnerai un peu le cap de ce que le pays a fait et ce vers quoi nous allons et surtout pour les années à venir »,</em> a annoncé le chef de l’État, jeudi 18 avril, à Bruxelles. Invité des 4 vérités, Sandro Gozi, Eurodéputé Renaissance, rappelle le choix « fondamental » fait par Emmanuel Macron : celui de l’Europe. « Je suis allé en France et en Outre-Mer pour chercher à apporter et diffuser des solutions concrètes », a martelé le député, citant « l’Europe qui apporte des solutions pour l’apprentissage, l’Europe qui apporte des solutions pour les infrastructures », etc. Pour l’homme politique, l’Europe est « toujours présente dans notre territoire », puisque nombre de régions sont soutenues, par exemple, par de l’argent Européen. </p>
<p>C’est pourtant un parti anti-Européen qui caracole en tête des intentions de vote pour les Européennes 2024, celui de Jordan Bardella, avec 25% d’intentions de vote en mai 2024 selon le sondage d' Opinion Way. Sandro Gozi se veut malgré tout rassurant. « Les sondages ne font pas les résultats », argue-t-il. Pour l’homme politique, il faudra s’intéresser, avant tout, aux résultats quand la campagne aura réellement démarré. « Les selfies ne suffisent pas », ironise-t-il à propos de l’adversaire du camp d’extrême droite. Il parle par ailleurs d’un candidat qui a voté contre toutes les solutions proposées au parlement Européen : pacte asile immigration, plan de relance pendant le COVID « qui a sauvé les activités de petits entrepreneurs et de restaurateurs » notamment. « Au moment où les campagnes vont démarrer, les masques vont tomber », promet-il. </p>
<p><u>Sandro Gozi sera-t-il sur la liste des Européennes ?</u></p>
<p>Le même sondage d’Opinion Way a indiqué qu'un autre candidat se fait de plus en plus de place dans les intentions de vote. Il s’agit de Raphaël Glucksmann, qui est crédité de 12%, contre, 19% pour Valérie Hayer, candidate de Renaissance. L’Eurodéputé Renaissance dit une nouvelle fois son assurance malgré tout. « Je n’ai pas peur que les courbes se croisent ». Le candidat de Place publique, a, pour Sandro Gozi, « volé la campagne européenne des français ». Selon l'homme politique, Raphaël Glucksmann et son "discours contradictoire" n'auraient qu’une intention cachée: celle de s’allier à Jean-Luc Mélenchon en 2027. </p>
<p>Sandra Gozi est un des trois représentants de l’alliance européenne de la France. Mais sera-t-il sur la liste Renaissance aux Européennes ? « Je suis candidat, mais ce n’est pas moi qui décide », a-t-il répondu.</p>


101 - Proche Orient, élections européennes, Jean-Luc Mélenchon... Manon Aubry est l'invitée du 19 avril 2024
<p>Près d’une semaine après l’attaque de missiles et de drônes de Téhéran sur Israël, dans la nuit du 18 au 19 avril 2024, l’Etat hébreu aurait riposté en frappant des cibles iraniennes sur son territoire. L’escalade n’a jamais été aussi proche. « C’est l’escalade que l’on craignait. Un risque d’embrasement de la région. De riposte en riposte, de réplique en réplique. Le rôle de la France et de l’UE devraient être à la désescalade », réagit Manon Aubry, invitée des 4 Vérités, ce vendredi 19 avril 2024, sur France 2. Alors que les États-Unis, allié historique d'Israël, ont appelé à ne pas répliquer, peut-on parler de légitime défense ? « L’Iran a été attaquée car son consulat a été attaqué par Israël. Vous voyez le risque 'œil pour œil, dent pour dent'. Jusqu’où ça va aller ? Quelle est la finalité ? », souligne la tête de liste La France Insoumise aux élections européennes, qui appelle à « garder son sang froid ». « Il faut que l’ensemble des diplomaties internationales oeuvrent à la désescalade, à trouver une issue pacifique dans la région et à résoudre le conflit israélo-palestinien, et mettre fin au carnage en cours dans la bande de Gaza », lance la candidate. En France, un député Renaissance a déposé à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à condamner l’oppression des femmes iraniennes et a appelé à inscrire « Les Gardiens de la révolution iranienne » sur la liste des organisations terroristes de la France et de l'Union européenne. « Je n’ai aucune sympathie pour le régime iranien. On l’a sans cesse dénoncé, critiqué. Ce n’est absolument pas un régime démocratique, il torture les opposants. Mais je pense que la priorité de la France devrait être d'œuvrer à la desescalade », estime Manon Aubry. </p>
<p>À Lille, jeudi 18 avril 2024, Jean-Luc Mélenchon a finalement réussi à tenir un meeting sur une place. Et ce, malgré l’interdiction de l'université de Lille dans laquelle la conférence sur la Palestine devait initialement se tenir, puis par celle de la préfecture du Nord, qui invoquait un risque de «trouble à l'ordre public». Parmi les principaux motifs ? Le logo de l'association étudiante organisatrice, «Libre Palestine», montrant une carte d’Israël colorée en rouge sur fond vert, entourée par la Cisjordanie et la bande de Gaza. « Je ne sais pas si on mesure le seuil qui vient d’être franchi. L’opposition ne peut pas organiser de meeting, qui plus est en période de campagne électorale. […] Il est interdit de parler de la Palestine dans notre pays ? Suffit-il de menacer des événements politiques pour obtenir leur interdiction ? », souligne Manon Aubry, qui en appelle à la responsabilité du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. « Peu importe que vous soyez d’accord avec moi. Je défendrai toujours la liberté de ne pas être d’accord. Mais là, tous les démocrates de ce pays doivent se réveiller ». </p>
<p><u>Européennes : Glucksmann, l’adversaire ? </u></p>
<p>À moins de deux mois du scrutin des élections européennes, le Rassemblement national, porté par Jordan Bardella, caracole toujours en tête des sondages. À gauche, Raphaël Glucksmann semble devenir l’épine dans le pied de La France Insoumise. « Mon premier adversaire c’est d’abord l’extrême droite. C’est la raison pour laquelle je me bats pour le programme de la Nupes », affirme Manon Aubry. « Raphaël Glucksmann, c’est la carte François Hollande et toute la sphère du hollandisme. Ce n’est pas la mienne. Je ne souhaite pas renouveler l’échec de François Hollande ». </p>


101 - Élections européennes : l'argument du vote utile - Marion Maréchal est l'invitée des 4V du 18 avril 2024
<p>52 jours avant les Européennes… Et comme à chaque scrutin, la question du vote utile se pose pour les électeurs de tout bord. Largement en tête dans les sondages, le Rassemblement National compte bien profiter de cette longueur d’avance dans l’opinion publique. Dans cette course aux européennes, Jordan Bardella souhaite creuser l’écart et ratisser plus large en alertant les électeurs de Reconquête!. Ce dernier n’a pas hésité à égratigner le camp adverse en insistant sur le fait que « Les voix qui se porteront sur les listes de Marion Maréchal seront perdues ». Portée à un maigre score dans les sondages (6%-9%), la vice-présidente exécutive de Reconquête! dénonce « l’agressivité et le mépris » de Jordan Bardella qui refuse catégoriquement de faire front commun face à leurs principaux adversaires que sont la gauche et les macronistes. « Il n’est évidemment pas inutile d’avoir des élus Reconquête! les plus nombreux possible au Parlement européen pour siéger dans le groupe ECR qui sera le groupe le plus influent à droite, qui peut faire basculer la majorité et sortir Ursula von der Leyen » explique Marion Maréchal. Selon cette dernière, Reconquête! a sa carte à jouer pour sortir le RN de leur isolement actuel au Parlement, n’ayant actuellement aucun levier pour peser sur la politique européenne. L’ancienne militante FN serait-elle en train de faire du pied au RN pour former une alliance de circonstance ? Marion Maréchal envisage de son côté une forme de coalition bien qu’elle ne soutienne pas le fief de Marine Le Pen sur leur position économique et notamment sur la création de nouveaux impôts ou sur la défense du RSA. Des points de convergence parfois flous au regard des électeurs qui peinent à départager politiquement les deux partis et donnent leur voix à celui porté vainqueur dans les sondages. Pour tirer son épingle du jeu et rassembler la droite, Marion Maréchal souhaite rappeler l’objectif numéro 1 de cette élection : proposer une alternative pour évincer Emmanuel Macron au Parlement européen. « Le seul groupe aujourd’hui qui peut battre Emmanuel Macron et imposer une nouvelle majorité et mettre fin à l’actuelle majorité qui est celle des socialistes, des macronistes et du groupe LR, c’est le groupe auquel nous appartenons. Ne nous laissons pas avoir par cette rhétorique du vote utile » martèle notre invitée. </p>
<p>Malgré les tentatives de Marion Maréchal pour rassembler ses alliés, certains prennent quelques libertés à l’instar de Gilbert Collard, qui a expliqué dans une vidéo « voter utile » le 9 juin. Ce dernier avait pourtant déserté le fief de Marine Le Pen pour soutenir Éric Zemmour à la dernière présidentielle. Une décision inattendue que Marion Maréchal tente de comprendre : « Il se trompe sur l’enjeu de ses élections européennes puisqu’une fois de plus il n’y a pas de vote utile. Toutes les listes qui feront plus de 5% auront des élus donc je crois qu’il est nécessaire aujourd’hui qu’il y ait un parti de droite authentique tel que nous qui soit très engagé sur la défense de l’identité mais qui soit aussi dans une logique de défense économique à droite » rappelle-t-elle. </p>
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<p><u>Conférence Palestine : LFI dénonce une « censure »</u> </p>
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<p>Pendant ce temps à gauche, les tensions sont palpables. La question palestinienne cristallise tous les points de crispation entre les partis. Ce jeudi 18 avril 2024, Jean-Luc Mélenchon et la militante franco-palestinienne Rima Hassan devaient organiser une conférence dans l’université de Lille. Cette intervention très attendue a finalement été annulée à la dernière minute par l’établissement lui-même, considérant que « les conditions n’étaient pas réunies pour garantir la sérénité des débats ». Une décision que LFI considère comme un acte de censure délibéré. Si Marion Maréchal revendique la liberté d’expression, elle dénonce l’ironie de la situation au regard du comportement du chef de file LFI : « S’il y a bien un parti politique en France qui pas


101 - Élections européennes, dette, insécurité, agriculture... Céline Imart est l'invitée du 17 avril 2024
<p>Les élections européennes approchent et une question demeure: comment susciter l'intérêt des français pour ce scrutin ? Pour Céline Imart, numéro 2 sur la liste LR et invitée des 4 vérités ce mercredi 17 avril, le scrutin européen a du mal à intéresser les français car l'Europe leur semble très « éloignée » . Elle « réglemente » et ne porte pas « une politique avec une vision » sur les sujets qui préoccupent les citoyens comme l'agriculture, la politique migratoire ou le pouvoir d'achat. </p>
<p>À deux mois des élections, le principal adversaire sur l'échiquier politique, Jordan Bardella, caracole en tête des sondages à 32% alors que la liste des Républicains plafonne à 8% d'intentions de vote. Comment convaincre les électeurs de voter pour la liste LR ? Selon Céline Imart, le candidat du Rassemblement National se situe en tête des sondages car il « cristallise un vote de rejet du macronisme et de la politique désastreuse qui a été menée depuis 2017 » . Dans un contexte « d'américanisation » de la politique, les élections européennes apparaissent comme un équivalent des « mid-terms » , ce qui explique la popularité du RN, mais en réalité, la seule liste de droite est la liste LR.</p>
<p>Si des ressemblances entre les programmes des deux partis sont parfois évoquées, elle souhaite rappeler qu'ils diffèrent sur de nombreux points, notamment sur les questions économiques. Les Républicains proposent un programme « complet » , à la différence de celui de son adversaire, qu'elle juge principalement centré sur la question migratoire. <br>
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<p><u>Dette, insécurité, agriculture... que proposent Les Républicains ?</u><br>
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<p>Interrogée sur la dette et la question des économies, elle affirme que toucher aux retraités représente une « ligne rouge » . Il est inconcevable de « désindexer » la retraite de personnes qui ont « travaillé toute leur vie » . Les républicains ont d'ailleurs proposé un contre budget chiffré de 25 milliards d'euros. Si des gisements d'économies existent, ils se situent au niveau de l'immigration, des « agences d'État » et de « l'assurance chômage » . </p>
<p>L'insécurité est un des sujets de prédilection des républicains, ces dernières semaines, les opérations « place nette » menées par le gouvernement ont fait la Une des médias, pourtant elles sont jugées « insuffisantes » . Les interpellations réalisées ne permettent pas d'améliorer la situation dans les quartiers et les sanctions pénales doivent être « dissuasives » . La prison ne doit ressembler au « club med » , la candidate déplore le fait que les trafiquants puissent continuer à gérer leur réseau depuis leur cellule. L'administration pénitentiaire n'a pas les moyens de fonctionner correctement et fait partie selon elle, des secteurs dans lesquels il ne faut pas faire d'économies. </p>
<p>Quant à l'agriculture, elle évoque un décalage entre les annonces politiques et les actes. Si elle reconnaît qu'il y a eu quelques simplifications engagées par le gouvernement, il faudrait mettre en place un vrai « choc de compétitivité » . Elle souhaite « retrouver de l'oxygène au niveau des taxes et des impôts » et mettre fin à la surtransposition de normes. Il serait bon de repenser l'accès à l'eau pour produire l'alimentation mais aussi collectivement pour un multi-usage. </p>


101 - Droit du sol à Mayotte, opération Wuanbushu 2… Marie Guévenoux est l’invité du 16 avril 2024
<p>Un premier volet de l’opération Wuanbushu a été mis en place à Mayotte en avril 2023. Il avait pour but de lutter contre l’immigration illégale et irrégulière, la délinquance, et l’habitat illégal. Selon Marie Guévenoux, ministre déléguée chargée des Outre-Mer, ce 16 avril, à l’aube, deux nouvelles opérations, une de police, et une de gendarmerie, ont été lancées dans deux points différents de l’île.</p>
<p>Si les objectifs sont peu ou prou les mêmes que ceux visés en 2023, la femme politique assure avoir, avec son gouvernement, « tiré des enseignements très précis » de l'opération précédente. Pour ce deuxième volet, les 400 policiers déployés viseront les 60 individus se livrant aux trafics les plus graves et chercheront à détruire les 1300 bidonvilles présents sur le terrain. « Mayotte place nette » devrait durer 11 semaines.</p>
<p>Lors de l’opération Wuanbushu, l’année dernière, les Comores avaient refusé le débarquement sur leur sol des bateaux de migrants en provenance de Mayotte. « Tant que la partie française décidera de faire des choses de façon unilatérale, nous prendrons nos responsabilités. Aucun expulsé ne rentrera dans un port sous souveraineté comorienne »<em>, </em>avait déclaré Fakridine Mahamoud, ministre de l’Intérieur de l’archipel. Marie Guévenoux parle d’un « dialogue exigeant » avec les Comores et avance que, cette fois, la lutte est renforcée par un dispositif de lutte contre l’immigration. Des bateaux survoleront notamment l’île pour surveiller les déplacements sur le territoire.</p>
<p><u>Le droit du sol à Mayotte évoqué par Gérald Darmanin en février confirmé</u></p>
<p>En février dernier, lors de son déplacement sur le département ultramarin, Gérald Darmanin avait annoncé souhaiter réviser la Constitution afin de mettre fin au droit du sol à Mayotte « d’ici l’été ». Au vu de la crise « exceptionnelle » vécue par l'île, ce projet est « toujours à l’ordre du jour », informe Marie Guévenoux. Il s’agira bien d’une réforme par abrogation de la loi constitutionnelle, « de façon que cette loi reste pérenne », explique-t-elle. Pas question, en revanche, d’instrumentaliser la réforme. Ceux qui veulent l’étendre en France, comme le souhaiterait le RN, n’ont pas voix au chapitre. </p>
<p>La préfecture de l’Agence Régionale de Santé de Mayotte (ARS) a publié lundi 15 avril un bulletin sur l’évolution du choléra sur l'île. À ce jour, 10 cas ont été recensés. Une situation épidémique que la responsable politique dit « suivre tous les jours », assurant que les cas recensés ont été pris en charge par l’ARS.</p>


101 - Licenciement des fonctionnaires, réforme de l'assurance chômage, Jeux olympiques... Sophie Binet est l'invitée du 15 avril 2024
Assurance chômage, emploi des séniors, réforme de la fonction publique, licenciement des fonctionnaires… Le gouvernement multiplie les chantiers. « Il y a beaucoup d’annonces et peu de concrétisations », commente, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, invitée des 4 Vérités ce lundi 15 avril 2024, sur France 2. « On a un gouvernement et un patronat qui sont complètement dogmatiques et qui, quelle que soit la question, répondent toujours de la même façon : en faisant payer toujours aux mêmes. Il y a un sentiment de ras-le-bol dans la population des salariés qui n’en peuvent plus », souligne-t-elle, estimant que la réforme des retraites a été « imposée en force » et que la réforme de l’assurance chômage est « totalement injuste ». Sur la fonction publique, les premières concertations autour du futur projet de loi ont débuté. Dans ce cadre, le ministre de la Transition et de la Fonction publiques Stanislas Guerini souhaite « lever le tabou du licenciement » des fonctionnaires. « La fonction publique n’est pas le privé. Il y a un statut des fonctionnaires qui garantit l’adossement de la fonction publique à l’intérêt général et protège des conflits d’intérêts », souligne Sophie Binet. En 2022, sur 5,6 millions d’agents, 13 ont été licenciés pour « insuffisance professionnelle », 222, pour faute. « C’est un dispositif en dernière instance. Aujourd’hui, le problème de la fonction publique n’est pas le licenciement, c’est l’attractivité. (…) Ce qui est inquiétant c’est que des fonctionnaires démissionnent pour aller dans le privé. C’est à ça que devrait s’attaquer le gouvernement », affirme la responsable syndicale. Selon elle, cette mesure est « presque une déclaration de guerre aux salariés et aux fonctionnaires », a-t-elle tweeté sur X. « La seule mesure que le gouvernement prétend annoncer aux fonctionnaires, c’est de leur dire qu’on va pouvoir les licencier. C’est comme jeter une allumette sur un baril de poudre », affirme Sophie Binet.
En parallèle, le gouvernement souhaite aussi récompenser les agents les plus méritants et aller vers une individualisation de la rémunération au mérite. « On en connaît les résultats dans le privé. Plus on individualise la rémunération, plus on creuse les écarts entre les femmes et les hommes car ce sont des critères très arbitraires et indirectement discriminants » souligne-t-elle.
Préavis de grève : les JO menacés ?
Dans la foulée de l’annonce de Stanislas Guerini, la cheffe de file de la CGT a annoncé vouloir accélérer le dépôt d’un préavis de grève pour la période du 15 avril au 15 septembre, soit pendant la période des Jeux Olympiques de Paris. « Des jeux oui, mais il faut respecter le cahier des charges », affirme Sophie Binet. « Il n’y a pas de négociations, ni dans le public, ni dans le privé, sur les conditions sociales d’organisation des JO. (...) Il faut que le gouvernement comprenne que la réussite des JO dépend de centaines de milliers de travailleuses et travailleurs dans le pays ». Parmi les revendications syndicales ? Le versement des primes en contrepartie des contraintes particulières demandées aux salariés des JO, le logement et la prise en charge des enfants pour celles et ceux qui vont devoir travailler pendant l’été et le chômage partiel pour celles et ceux dont le secteur sera fermé pendant la quinzaine.
Dans le cadre la réforme sur l’assurance chômage, les négociations entre les partenaires sociaux ont eu lieu la semaine du 8 avril pour faciliter le taux d’emploi des séniors, mais n’ont pas abouti. « Le patronat et le gouvernement se sont mis d’accord dans notre dos pour faire échouer les négociations », estime Sophie Binet.


101 - Européennes, écologie et dette publique, Marine Tondellier est l’invitée du 13 avril 2024
<p>La liste Écologiste pour les Européennes menée par Marie Toussaint est créditée de 8 à 10% d’intention de vote dans les sondages. Ce samedi 13 avril a lieu, pour les Écologistes, un conseil fédéral à huis clos. L’État d’urgence est-il décrété ? Invitée dans les 4 vérités, Marine Tondellier, secrétaire nationale écologiste Europe Écologie les Verts (EELV), se veut rassurante. Elle rappelle le cas Yannick Jadot, qui souffrait d'une faible intention de vote dans les sondages au moment des Européennes de 2019, et qui avait obtenu pourtant un score impressionnant de plus de 13,4% .</p>
<p>Si l’objectif est de se laisser de nouveau submerger par cette vague verte, il est aussi « d’envoyer un maximum de députés écologistes au parlement Européen en France et dans les autres pays. » "Il n’y a pas d’écologie sans les écologistes", martèle Marine Tondellier. </p>
<p>Selon une étude de la fondation Jean Jaurès, en ce moment, Raphaël Glucksmann est le candidat de la gauche qui a le plus le vent en poupe, avec des intentions de vote de 11,5%. Pour Marine Tondellier, le problème, avec le candidat émergeant, est que son parti Socialiste n’a pas voté des mesures favorables à l’environnement par le passé. Selon elle, il aurait été impossible de s’allier à ce parti pour ces raisons. Il ne représente tout simplement « pas les couleurs des Verts ». Et ce, notamment, car les Roses sont soutenus par des personnalités ayant soutenus des projets tels que celui de l'autoroute A 69, dont la mise en service est prévue pour 2025 et qui est une « catastrophe » environnementale. </p>
<p><u>Marine Tondellier dénonce les "mesures discriminantes" du gouvernement </u></p>
<p>Interrogée sur Emmanuel Macron, la femme politique française n’hésite pas à taper sur cette politique de « Robin des bois à l’envers » du président. « Il fait des mesures qui favorisent les plus iches et sont humiliantes et discriminantes pour les plus pauvres. » Elle évoque notamment le projet de loi sur la fin du logement social « à vie », évoqué par Guillaume Kasbarian, ministre du Logement. Pour elle, il s’agit juste du « diversion » destinée à détourner les yeux des Français face à la crise du logement social arrivée en 2019 sous le gouvernement Macron.</p>
<p>Le chiffre de la dette publique pour 2023 s’élève à 154 milliards d’euros, soit beaucoup plus que prévu. Marine Tondellier alerte sur le fait que pour éponger cette dette, le Gouvernement n’hésite pas à ponctionner le budget écologie, puisant notamment 1 milliard sur le budget MaprimeRénov initialement alloué à la rénovation des logements. "Un scandale". </p>
<p>Le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini a annoncé mardi 9 avril des concertations avec la collectivité. Il souhaite « lever le tabou » sur divers sujets, notamment celui du licenciement des fonctionnaires, en proposant de le favoriser. « C’est très révélateur. Ce gouvernement n’aime pas les fonctionnaires, n’aime pas la fonction publique. Parce qu’il le sabote au quotidien », argue l’élue, qui tient en tout cas à « apporter son soutien et sa solidarité au nom de [son] parti à tous les agents publics de ce pays, qui le méritent. » </p>


101 - Crises des agriculteurs : et maintenant ? - Marc Fesneau est l'invité des 4V du 12 avril 2024
<p>Les préparatifs des Jeux Olympiques d’été 2024 se poursuivent. Et il reste encore de nombreux réglages avant le coup d’envoi le 26 juillet prochain. Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, doit se rendre en Seine-Saint-Denis ce vendredi 12 avril 2024, avec les services de sécurité sanitaire. En effet, 12 millions de repas seront servis aux spectateurs, aux athlètes, au personnel et aux journalistes présents sur les sites. Il est donc impératif de verrouiller le dispositif pour éviter tout risque d’intoxication alimentaire qui pourrait sérieusement entraver le bon déroulé des événements. « On renforce les services. C’est 31 personnes en plus dans les services, en plus des 5800 agents qui assurent la sécurité sanitaire et alimentaire, pour faire en sorte que les choses se passent dans la meilleure configuration possible. C’est près de 6000 agents et un demi-milliard d’euros consacrés à la sécurité sanitaire », rappelle Marc Fesneau. Haut lieu de la gastronomie, la France est donc attendue au tournant par les spectateurs étrangers. À cette occasion, le ministre souhaite d’ailleurs mettre en valeur les produits français et le savoir-faire agricole, ce qui justifie une attention toute particulière. Pour ne prendre aucun risque, 1500 contrôles ont déjà été réalisés en périphérie des sites olympiques. Et le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire ne compte s’arrêter là : « Cette année on va doubler le nombre de contrôles au global. Ce n’est pas lié qu’aux JO. C’est l’objectif de cette réforme de la police de la sécurité sanitaire. C’est 50 000 contrôles de plus en 2024 » explique notre invité. Dans le viseur des contrôleurs, les établissements et restaurateurs craignent des sanctions de plus en plus sévères et une tolérance zéro. Sur ce point, Marc Fesneau félicite la pédagogie des agents qui traitent au cas par cas, de la simple mise en garde aux mesures plus coercitives en cas de graves manquements. </p>
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<p><u>Crise agricole : et maintenant</u> ? </p>
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<p>Depuis quelques semaines, la gronde des agriculteurs résonne sur tout le territoire. Après avoir sillonné les routes de France pour occuper les lieux incontournables de la capitale, la situation ne semble pas s’être apaisée. Ces derniers ont interpellé Emmanuel Macron afin d’obtenir des mesures concrètes pour augmenter leurs revenus. Le président de la République avait promis, à l’issue du Conseil des ministres et en amont du salon de l’Agriculture du 24 février au 3 mars 2024, de les recevoir à nouveau. Dans la foulée, le Premier ministre, Gabriel Attal, avait annoncé une série de 10 nouvelles mesures de simplifications administratives pour « apporter des réponses d’urgence ». Ce qui reste nettement insuffisant à en juger les dernières manifestations du Tarn-et-Garonne. Malgré la main tendue du chef d’État quelques mois plus tôt, l’Élysée semble aujourd’hui faire la sourde oreille. Un acte manqué que dément purement et simplement Marc Fesneau. « On a présenté le projet de loi. On continue de travailler pour le monde agricole. Et l’idée, c’est que le Président puisse les recevoir pour leur donner sa vision au-delà des mesures conjoncturelles ». Parmi les engagements annoncés par le chef de l’exécutif, « un prix plancher filière par filière » dit-il, duquel les transformateurs ne peuvent pas acheter et les distributeurs ne peuvent pas vendre. « Une mission a été lancée avec deux parlementaires pour faire en sorte qu’on nous dise quelles sont les améliorations qu’on peut faire dans Egalim. Il y a un certain nombre de grands distributeurs qui dévoient la loi avec des centrales d’achat européennes. Deuxième élément, c’est de construire filière par filière plus que ça ne l’est encore, des indicateurs qui permettront de faire en sorte qu’on est une marche en avant du prix » précise Marc Fesneau. </p>
<p>Face au déficit de 5,5%, bien au-dessus des prévisions gouvernementales, l’exécutif planche sur</p>


101 - Depardieu « Une affaire très française » - Raphaëlle Bacqué est l'invitée des 4V du 11 avril 2024
<p>Ce jeudi 11 février, le 77e Festival de Cannes s’apprête à dévoiler sa sélection officielle. Et à chaque cérémonie, sa polémique. De Roman Polanski à Harvey Weinstein, les langues se délient sur le tapis rouge. Cette année ne devrait pas faire exception à la règle et devrait raviver l’affaire Depardieu. </p>
<p>Passé de la lumière aux ténèbres, la tête d’affiche des Valseuses est aujourd’hui mise en examen pour viol et visée par plusieurs plaintes. Raphaëlle Bacqué nous plonge dans les arcanes judiciaires dans « Une affaire très française », une enquête inédite co-signée par Samuel Blumenfeld et publiée chez Albin Michel. Cette journaliste cherche avant tout à comprendre comment cet artiste iconique s’est auto-détruit non seulement par ses nombreux débordements envers la gent féminine notamment dans le reportage de Yann Moix, resté sous scellé jusqu’à ce que Complément d’Enquête n’en révèle quelques extraits, mais également par sa façon de frayer avec tous les dictateurs de la planète. « C’était très étonnant qu’un homme qui symbolise autant notre culture française s’abaisse de cette façon là » constate notre invitée. </p>
<p>Dans cette enquête tour à tour à charge et à décharge, Raphaëlle Bacqué a interrogé de nombreuses figures de cinéma qui avaient pour certains déprécié, admis, parfois couvert le comportement obscène de l’acteur. Alors a-t-on passé sous silence les actes délictueux de ce poids-lourds du cinéma sous prétexte qu’il pesait plusieurs millions ? « À la fois il suscitait l’admiration, et aussi effectivement, il a porté pendant des années l’industrie cinématographique française. Sur son seul nom, on pouvait monter des projets. Il a tourné avec les plus grands metteurs en scène. Jusqu’à l’orée des années 2000, il a eu ce pouvoir qu’aucun autre acteur de sa génération n’a eu » explique cette journaliste et grand reporter au Monde. Pourtant, les frasques de Depardieu et ses présumés passages à l’acte sont des secrets de polichinelle. Un épisode particulièrement trouble est remonté à la surface pour accabler un peu plus le comédien. En 1991, alors qu’il est sur le point de recevoir un Oscar, Gérard Depardieu admet ouvertement avoir observé voire même participé à un premier viol à l’âge de 9 ans. Une séquence qui l’avait définitivement conduit sur liste noire aux États-Unis. Ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre son ascension en Europe. Politiques et artistes avaient même pris fait et cause pour l’interprète de Cyrano de Bergerac : « On l’a défendu au contraire. Tous les responsables politiques, les acteurs de l’époque ont défendu Gérard Depardieu comme si on attaquait le pays tout entier […] on a protégé, excusé Gérard Depardieu alors qu’on aurait dû se questionner dès ce moment-là » se remémore notre invitée. </p>
<p>Malgré des accusations gravissimes, l’acteur se mure dans le silence et a refusé de répondre aux sollicitations de Raphaëlle Bacqué qui a trouvé à chaque fois porte close depuis le début de l’affaire. Et difficile pour cet ancien mastodonte de passer incognito dans les rues de la capitale. Alors, dans quel état d’esprit se trouve aujourd’hui l’acteur ? « Il est surtout très seul. Jusqu’ici il a été beaucoup soutenu par le milieu du cinéma mais peu à peu les pétitionnaires ont retiré leurs signatures. Il est de plus en plus isolé ». Quelques outsiders continuent de soutenir Gérard Depardieu à l’instar de la réalisatrice et scénariste Josée Dayan qui s’est même exprimée dans l’œuvre de Raphaëlle Bacqué. Fin 2023, Emmanuel Macron avait choqué sur le plateau de C à vous. Le chef d’État n’avait pas hésité à défendre l’acteur, victime selon lui d’une « chasse à l’homme ». Mais une phrase avait provoqué un véritable tollé lorsque ce dernier affirmait que Gérard Depardieu rendait fier la France. « Il rend fier la France, c'est difficile aujourd’hui. Il a incarné notre pays mais en revanche depuis quelques années, il n’a cessé de s’auto-détruire et de dégrafer ce qu'il était » soutient Raphaëlle Bacqué. Si


101 - Européennes et fonction publique, Clément Beaune est l’invité du mercredi 10 avril 2024
<p>Stanislas Guérini, Ancien ministre de la Transformation et de la Fonction publiques de France, a annoncé ce mercredi 10 avril dans Le Parisien vouloir « lever le tabou du licenciement des fonctionnaires ». Un sujet hautement inflammable que Clément Beaune, député de Paris (Renaissance) approuve. Invité des 4 vérités, il parle de la fonction publique comme d’un secteur qui doit évoluer. « Il faut tout mettre sur la table, notamment les questions de formation, de responsabilité (…) Et il faut remettre plusieurs règles en question. ».</p>
<p>Le déficit public de la France pour 2023 est abyssal : il a atteint 154 milliards d’euros, soit beaucoup plus que prévu. Le gouvernement prévoit des économies majeures pour compenser, au moins 10 milliards cette année, contre 20 l’an prochain. Pour l’homme politique, s’il y a certes un « effort à faire » de la part notamment des dépenses publiques et des collectivités, il n’y a pour autant « pas matière à s’inquiéter ».</p>
<p>Clément Beaune a payé de son poste au gouvernement le fait d’avoir critiqué la loi immigration. Il a en effet été limogé vendredi 9 février après avoir exprimé son désaccord. Malgré tout, l’ancien ministre n’exprime ni rancœur ni incompréhension. « C’est la règle du jeu ».</p>
<p><u>Les économies pour compenser la dette sur le « dos » des chômeurs ?</u></p>
<p>Parmi les économies prévues pour compenser la dette, certaines seront faites sur l’indemnisation des chômeurs. Gabriel Attal prévoit de réduire la durée de leur indemnisation de 15 à 12 mois. « Il ne faut pas que ce soit une réforme d’économies à faire sur le dos de certains », alerte Clément Beaune. « Il va y avoir une discussion avec les partenaires sociaux dans les mois qui viennent », signale celui qui se dit plutôt défavorable à cette réforme.</p>
<p>Clément Beaune, comme Gabriel Attal, viennent tous les deux de l’aile gauche de la macronie. Que reste-t-il aujourd’hui d’ancré à gauche chez le Premier ministre de la France ? Clément Beaune parle notamment d’un combat européen « » social, écologique, social-démocrate ».</p>
<p>Ce mercredi 10 avril 2024, le parlement européen va se prononcer sur le pacte asile immigration, qui divise la droite et la gauche. L’homme politique parle d’un texte qui défend une ligne d’efficacité au niveau européen » et un « accueil solidaire des demandeurs d’asiles ».</p>
<p>Clément Beaune est porte-parole de Valérie Hayer dans la campagne Européennes 2024. Les sondages publiés hier soir par le Figaro et réalisés par l’IFOP placent cette dernière à 18,5% d’intentions de vote. Le porte-parole pense pouvoir encore inverser la dynamique grâce à la « conviction européenne » de son parti. « On va faire des propositions très précises dans les prochaines semaines » , promet-il.</p>
<p>Quel argument pour dissuader les jeunes de voter pour le RN ? « Regardez-bien, allez voter, et ne votez pas pour les partis qui sont contre vous ! », leur dit Clément Beaune.</p>


101 - Cérémonie d’ouverture des JO, mesures pénales, déficit du Gouvernement… Éric Ciotti est l’invité du 9 avril 2024
<p>Une proposition de loi est examinée au Sénat ce mardi 9 avril 2024 pour limiter les grèves pendant certaines périodes comme les vacances scolaires, les jours fériés, les JO, etc. Éric Ciotti y est-il favorable ? Invité des 4 vérités, le président des Républicains (LR) s’étonne que le Gouvernement s’oppose à cette proposition qui pour lui « va dans le bon sens » et « doit être installée durablement ». « Les Français attendent de pouvoir se déplacer librement et sans blocage, et notamment dans des périodes comme les vacances scolaires », argue-t-il. </p>
<p>Éric Ciotti a demandé que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin soit entendu par la commission des lois de l’Assemblée à propos de la sécurité des JO, et notamment sa cérémonie d’ouverture, qui devrait avoir lieu sur la Seine. « Le risque [terroriste, NDLR] est maximal », alerte le président LR. Selon lui, il faut songer à un dispositif qui garantit « une meilleure sécurité ». Ailleurs que sur la Seine, donc. </p>
<p>Les obsèques de Shemseddine, 15 ans, mort vendredi après avoir été passé à tabac la veille à Viry-Châtillon (Essonne), ont eu lieu ce mardi 9 avril. À propos des violences dont l’adolescent est mort, Éric Ciotti sonne la « nécessité de mesures concrètes plus pénales que sociales ». Ce qu’il propose ? « Mieux responsabiliser les parents (…), supprimer l’excuse de minorité, et construire des établissements pour mineurs délinquants ».</p>
<p>Lundi 8 avril 2024, Prisca Thévenot était invitée des 4 vérités. La porte-parole du Gouvernement demandait « plus de sévérité dès le primaire » avec notamment la possibilité de conseils disciplinaires dès cette étape de la vie. Éric Ciotti va plus loin : pour lui, c’est « toute une chaîne qu’il faudrait changer », en responsabilisant plus les parents, donc, et en protégeant mieux les professeurs. </p>
<p>Faut-il interdire les téléphones portables dans les collèges et lycées ? L’homme politique est pour. Il parle d’un véritable « fléau », d’une « addiction ». </p>
<p><u>Eric Ciotti et son parti brandissent la menace d'une motion de censure</u></p>
<p>Interrogé sur le premier ministre Gabriel Attal, Éric Ciotti a partagé un commentaire sans appel : « C’est lui qui décide de tout, et c’est donc lui qui a la responsabilité de cette dégradation actuelle », dit-il, dénonçant notamment un « bilan sécuritaire épouvantable ». </p>
<p>Samedi 6 avril, sur BFMTV, répondant à la question sur la gestion déficiente par le Gouvernement, Éric Ciotti a brandi la menace d’une motion de censure à l’Assemblée nationale. Lui et son parti comptent bien passer des paroles aux actes si trois lignes rouges sont franchies : si la fiscalité augmente, si les pensions de retraite sont touchées, et si les dépenses de santé sont augmentées. « Si c’est franchi, nous n'hésiterons pas à déposer la motion de censure. » </p>
<p>En Macronie, certains s’interrogent : une coalition est-elle possible ? « Il n’en a jamais été question de la part du président de la République », dément le député de Nice. </p>
<p>Comme l’a annoncé Gabriel Attal le 28 mars 2024 sur TF1, le Gouvernement compte proposer une « nouvelle réforme globale » pour réduire la durée d’indemnisation des chômeurs. Éric Ciotti approuve : il est « plutôt pour une réforme qui favorise le travail. » </p>
101 - Violences autour des écoles... Prisca Thévenot est l'invitée des 4V le 8 avril 2024


101 - Mixité scolaire et problème des violences, Najat Vallaud-Belkacem est l’invitée du 6 avril 2024
<p>Jeudi 4 avril, un adolescent est mort après avoir été passé à tabac à Viry-Châtillon, dans l'Essonne, par d’autres adolescents. Ce drame a lieu seulement trois jours après lynchage extrêmement violent de Tamara, une autre collégienne de 14 ans à Montpellier, par une vingtaine de jeunes à la sortie de son établissement. Invitée des 4 vérités, Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Éducation nationale, se dit « absolument bouleversée par ces affaires » et appelle à un « sursaut collectif ». Elle argue qu’il faut s’interroger sur cette « hyper violence ». Et surtout, selon elle, s’intéresser au « cadre de référence » de ces élèves, au sujet de la « santé mentale de ces jeunes », ainsi que, aussi et surtout, aux « réseaux sociaux et aux écrans », qui selon elle jouent un rôle « considérable » dans ces violences grâce l’anonymat, l’effet de masse et l’impunité. L’ancienne ministre propose un « rationnement » de l’accès aux réseaux sociaux par le biais d’une convention citoyenne sur cette question.</p>
<p><u>La mixité scolaire doit être respectée, selon Najat Vallaud-Belkacem</u></p>
<p>Le 1 mars 2024, <em>Le ghetto scolaire, comment en finir avec le séparatisme ?</em> ouvrage écrit par Najat Vallaud-Belkacem avec le chercheur François Dubet, a été publié aux éditions du Seuil. L’ancienne ministre de l’Éducation nationale parle de la mixité scolaire qu’elle juge « insuffisante » et d’établissements qui, selon diverses expériences menées de 2015 à 2023, ne tireraient que des bénéfices à mélanger davantage les diverses classes sociales. « À partir du moment où les élèves sont mélangés, on a d’autres codes et d’autres autres structurants, donc ça va beaucoup mieux ».</p>
<p>Au sujet des parents qui mettent leurs enfants dans une école privée plutôt que publique, elle parle d’un phénomène de « serpent qui se mord la queue » et en appelle à leur responsabilité des pouvoirs publics, dont le rôle est de sortir les écoles publiques de leur « effet repoussoir ».</p>
<p>Si l’ancienne ministre a pu prendre du temps pour mettre la politique à distance et réfléchir, elle souhaite aujourd'hui continuer « d’alimenter sa famille politique ». Pour le reste, « on verra bien, un jour peut-être », avance-t-elle quand on lui pose la question d’un potentiel retour. </p>


101 - Les Européennes, enjeu du Rassemblement National - Marine Le Pen est l'invitée des 4V du 4 juin 2024
<p>À l’approche du scrutin du dimanche 9 juin 2024, les responsables politiques sont tous mobilisés dans le but de motiver les électeurs à se déplacer afin de combattre l'abstention. Lors des dernières élections européennes, en 2019, seulement 18% des inscrits s’étaient exprimés, faisant de l'abstentionnisme le premier parti de France, et de loin. Ainsi, Marine Le Pen invite les électeurs à aller voter « parce que c’est le moyen de se défendre des injustices », rappelant que, dans l’urne, toutes les voix se valent. Alors que les décisions prises au sein de l’Union européennes impactent directement la vie de Français, il est primordial pour l’ancienne candidate à la présidentielle de voter « pour conserver le pouvoir de décider ».</p>
<p>Tandis que la liste RN menée par Jordan Bardella caracole au sommet des sondages avec environ 33% d’intentions de vote selon Ipsos, la liste du parti présidentiel se traîne avec 16% d’intentions de vote. Si le parti fondé par Jean-Marie Le Pen obtient finalement une majorité de vote, sa fille considère qu’il faudra tirer certaines conclusions. « Les Français ne veulent plus de l’Union européenne telle qu’elle se construit déjà depuis des années », martèle-t-elle, en citant en exemple le Pacte Immigration et le Pacte Vert. Le Rassemblement national est, en effet, farouchement opposé à plusieurs mesures actuellement en discussion comme le rapport Verhofstadt, qui supprime le droit de véto, l’élargissement de l’Union à 37 pays, incluant ainsi l’Ukraine et les pays des Balkans, ou encore la mise en place d’un impôt européen. Et la volonté de sortir de l’UE ? « Non, nous l’avons dit très clairement ».</p>
<p>Dans la mesure où la liste menée par Jordan Bardella serait en tête du scrutin dimanche, Marine Le Pen souhaite qu’Emmanuel Macron prenne la mesure des résultats. Alors que le RN se place en tête des sondages selon Ipsos, il se positionne donc comme la première force d’opposition du pays et devrait, selon Marine Le Pen, être considéré comme tel par le président qui « devra en tirer les conséquences ». Elle appelle ainsi à une dissolution de l’assemblée nationale dans le cas où son parti remporte l’élection de dimanche : « ça me paraîtrait profondément démocratique ».</p>
<p><u>Une campagne aux multiples polémiques</u></p>
<p>Le président doit s’exprimer jeudi 6 juin 2024, à trois jours du scrutin, lors d’une interview à l’occasion des 80 ans du débarquement, retransmise en simultanée sur France 2 et TF1 à l’heure du JT. Une annonce qui a provoqué une levée de boucliers à gauche comme à droite. Les Républicains et La France Insoumise ont annoncé saisir l’ARCOM, le RN, lui, ne compte pas le faire.</p>
<p>Suite à la polémique qui a éclaté ce dimanche 2 juin en raison d’un tweet du RN qui s’adressait directement aux gendarmes et aux policiers, les invitant à aller vote le 9 juin pour la liste de Jordan Bardella, le directeur de la gendarmerie a jugé cette action « d’entorse au statut de militaire ». Marine Le Pen se défend : « Il n’y a rien à reprocher au Rassemblement national, nous avons parfaitement respecté la loi, nous parlerons aux gendarmes, nous parlerons aux militaires, et nous parlerons à tous les français ».</p>


101 - Dérapage des finances publiques, Bruno Le Maire... Mathieu Lefèvre est l'invité du 05 avril 2024
<p>En 2023, le déficit public s’est élevé à 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), soit 154 milliards d’euros, selon les résultats publiés mardi 26 mars par l’Insee. Un chiffre très supérieur aux 4,9 % visés par Bercy, dans le cadre de la loi de finances pour 2024, adoptée en fin d’année dernière. Faut-il augmenter les impôts ? Au gouvernement, c’est un véritable casse-tête. « On ne change pas une politique économique qui gagne, une politique qui a créé plus de deux millions d’emplois et a rompu avec des années de désindustrialisation », réagit, Mathieu Lefèvre, député Renaissance du Val-de-Marne, invité des 4 Vérités ce vendredi 05 mai, sur France 2. « Quand la situation va mal, on a toujours ce réflexe de vouloir augmenter les impôts. Le Premier ministre propose de capter les rentes dans tous les secteurs qui ont eu des rentabilités disproportionnées. Mais en aucun cas nous voulons augmenter les impôts des Français, et surtout pas les impôts des Français qui travaillent », assure l’élu. </p>
<p>Assurance vie, superprofits, impôt sur la fortune immobilière… Pour combler le manque à gagner, certains se disent favorables à augmenter la taxation. « On ne va pas remettre en cause le cœur de notre politique économique qui a fonctionné », affirme Mathieu Lefèvre. « Les Français sont étouffés, asphyxiés par les impôts. On ne répond pas à une crise de baisse de recette par une augmentation d’impôts ». Comment expliquer un tel dérapage des chiffres ? « C’est le résultat d’un choc extérieur. La croissance ralentit partout dans le monde. Il y a des tensions géopolitiques extraordinaires : le conflit au Proche-Orient, la guerre en Ukraine qui s’intensifie… cela a des effets sur les recettes fiscales », explique le député. </p>
<p>Selon les informations du Figaro, Emmanuel Macron n’a pas manqué de recadrer Bruno Le Maire lors d’une réunion consacrée notamment à la situation des comptes publics le 20 mars dernier. « « Bruno, ça fait quand même sept ans que tu es là », aurait lâché le Président de la République. « Je travaille au quotidien avec Bruno Le Maire, c’est une vigie en matière de dépense publique », défend Mathieu Lefèvre. « Il partage avec le président de la République l’absolue nécessité de se désendetter, il en va de la souveraineté de la France », précise-t-il, restant néanmoins réaliste sur la situation. « Incontestablement, notre situation de finances publiques n’est pas bonne. Elle est dégradée. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Pour autant, c’est Bruno Le Maire qui a permis à la France de sortir de la procédure de déficit excessif, dans laquelle nous étions rentrés en 2009 », souligne le député, qui appelle à revenir au « sérieux budgétaire ». </p>
<p>Majorité cherche des solutions </p>
<p>Dans ce cadre, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé sa volonté de réformer l’assurance chômage. Ce projet ne fait pas l’unanimité, même au sein de la majorité. « C’est sain qu’il y ait du débat dans la majorité. Je récuse que ce soit une réforme budgétaire. Son objectif c’est avant tout de revenir au plein-emploi. Dans notre pays, 340 000 offres d’emploi ne sont pas encore pourvues », commente Mathieu Lefèvre. « Nous allons financer notre modèle social par plus de travail ». </p>
<p>A deux mois du scrutin des élections européennes, la liste de la majorité peine à se démarquer tandis que Jordan Bardella et le Rassemblement national caracolent en tête des sondages depuis plusieurs semaines. « Nous allons combattre. Nous allons dénoncer cette imposture devant les Français. A la fin, son programme sera une feuille blanche », affirme Mathieu Lefèvre. </p>


101 - Démission de Julien Bayou de parti EELV... Sandrine Rousseau est l'invitée du 04 avril 2024
<p>Le parti Europe Écologie Les Verts traverse une nouvelle secousse. Ce mardi 2 avril 2024, Julien Bayou, ancien secrétaire national d’EELV, a annoncé démissionner de son parti et de son groupe parlementaire. Il est notamment accusé de violences psychologiques sur son ex-compagne. Quelques jours auparavant, il avait déjà été suspendu à titre conservatoire. « Je voudrais que, dans le mouvement Me Too, on passe de la dénonciation individuelle à la prise de conscience du sexisme systémique qui peut exister dans des organisations », témoigne Sandrine Rousseau, invitée des 4 Vérités, jeudi 04 avril 2024, sur France 2. En septembre 2022, la députée EELV de Paris, alors invitée sur le plateau de <em>C à vous</em> sur France 5, avait notamment indiqué qu’elle avait reçu chez elle, une femme accusant Julien Bayou, qui était alors secrétaire national d’EELV, de « comportements de nature à briser la santé morale des femmes ».</p>
<p>Dans une enquête publiée par le journal Reporterre, plusieurs femmes ont accepté de témoigner, accusant Julien Bayou de violences psychologiques. De son côté, l’ex élu nie les faits qui lui sont reprochés. « Est-ce que la parole de Julien Bayou est sacrée ? », s’insurge-t-elle. « On est dans un parti politique où les femmes ont toutes leur place. Elles n’ont pas à être considérées comme des sujets de drague immédiat dès qu’elles arrivent dans le parti. Le parti politique n’est pas un lieu de rencontre. Bien des femmes en partent parce qu’elles ont le sentiment d’être sous le regard et l’avidité de certains. Ce n’est pas possible de continuer comme ça », affirme Sandrine Rousseau. Un appel à témoignages a été lancé. </p>
<p><u>Chaînes TNT, un député Renaissance critiqué</u></p>
<p>Alors que l’enquête parlementaire sur la TNT n’a pas encore rendu sa décision, l’attitude du président de la commission d’enquête, Quentin Bataillon, invité dans l'émission TPMP le 03 avril 2024 sur C8, interroge. Sur le plateau de Cyril Hanouna, Quentin Bataillon critique sa propre commission ainsi que le concurrent de l’animateur, Yann Barthès. La présidente de l’Assemblée nationale a appelé à « faire preuve de réserve », sans envisager de sanctions. Plusieurs leaders de gauche demandent sa démission. « Il faut absolument qu’il démissionne. C’est un piège qui a été tendu par Bolloré et Cyril Hanouna », estime l’élue EELV. « Cela décrédibilise le parlement. (…) Cette commission d’enquête est une institution très importante de notre République. Il vient de la piétiner et c’est absolument scandaleux », affirme-t-elle. Selon Sandrine Rousseau, « CNews est une officine qui joue bien trop avec les fake news pour être considérée comme une chaîne d'information » et selon elle, « les chaînes Bolloré posent une question démocratique fondamentale ». « Nous sommes assez démunis face à ce rouleau compresseur d’une bataille culturelle de l’extrême droite qui est menée actuellement en France », alerte Sandrine Rousseau.</p>


101 - Urgence attentat, cérémonie d'ouverture, Aya Nakamura... Amélie Oudéa-Castéra est l'invitée du 03 avril 2024
<p>Face à la menace terroriste, la France a relevé le dispositif Vigipirate à son niveau « urgence attentat », soit le plus haut grade. À quelques mois des Jeux olympiques de Paris, certains touristes étrangers pourraient bien renoncer à venir. La cérémonie d’ouverture pourra-t-elle se tenir en plein air sur les quais de Seine, comme prévu ? « Cette menace terroriste, nous la suivons avec toute la vigilance nécessaire. Aujourd’hui, il n’y a pas de menace spécifique sur le plan terroriste tournée contre les Jeux olympiques et paralympiques », commente Amélie Oudéa-Castéra, invitée des 4 Vérités, ce mercredi 03 avril 2024, sur France 2. « Cette cérémonie sur la Seine reste notre plan central. Nous sommes prévoyants. Un travail de discrétion doit être fait sur ces sujets pour que ce soient des solutions efficaces », souligne la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques. Après une première répétition qui se tiendra le 27 mai 2024, une répétition générale sera organisée le 17 juin prochain. « Nous serons prêts au rendez-vous », précise la ministre. Pour renforcer la sécurité des prochains Jeux, près de 2 200 policiers et gendarmes étrangers devraient être appelés en renfort, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Selon la ministre, cette coopération internationale concerne certains « savoir-faire de pointe ». </p>
<p>Lors d’un déplacement à Kiev, Anne Hidalgo a déclaré que les athlètes russes et biélorusses n’étaient « pas les bienvenus » lors des Jeux olympiques de Paris qui se dérouleront du 26 juillet au 11 août 2024. « Il n’y a pas de participation de l’État russe aux Jeux olympiques et paralympiques. Il n’y a pas de parade des Russes à la cérémonie d’ouverture », rappelle Amélie Oudéa-Castéra. « Les athlètes de nationalité russes et biélorusses qui seront admis, seront présents sous un régime de très stricte neutralité, ils ne respectent pas l'État russe. (…) S’agissant de personnes qui n’ont rien fait, qui montrent ces garanties de neutralité, qui ne sont là que pour vivre leur passion, leur sport, il est de notre devoir de les accueillir sans discrimination », assure-t-elle, réaffirmant également son soutien à l’Ukraine. </p>
<p><u>Paris 2024, le grand déplacement ? </u></p>
<p>Lundi 25 mars 2024, le maire d’Orléans, Serge Grouard (ex-LR), a dénoncé l'arrivée de quelque 500 migrants sans abri, qui, selon lui, ont été « déplacés » en province « en catimini » pour faire «place nette» à Paris, à l’approche des JO, cet été. « Je veux le dire avec la plus grande fermeté. Cette politique d’hébergement d’urgence, qui est nécessaire compte tenu de la situation de ces personnes qui vivent de manière indigne dans nos rues, n’a rien à voir avec les Jeux olympiques et paralympiques », a réagi la ministre des Sports. « On a besoin d’organiser l’effort en solidarité avec plusieurs territoires. (…) Cela continuera après les JO. On doit accompagner ces personnes avec la plus grande humanité nécessaire », assure-t-elle. </p>
<p>Tout sera-t-il prêt à temps ? « Les infrastructures sont livrées en temps et en heure dans le respect des budgets et équations financières. Sous la houlette de la Solideo, on est une grande nation de bâtisseurs. Ces chantiers sont aussi au plus haut standard en matière environnementale et sociale », déclare la ministre. </p>
<p>Depuis le mois dernier, la rumeur selon laquelle Aya Nakamura pourrait chanter lors de la cérémonie d’ouverture des JO fait polémique. La chanteuse a notamment été la cible de nombreuses insultes racistes. Ces détracteurs pointent aussi du doigt la condamnation de l’artiste pour violences conjugales. « Ce choix des artistes relève de Thomas Joly, sur un plan artistique », a simplement commenté la ministre, tout en « s’insurgeant contre les attaques racistes inadmissibles dont elle a été l’objet ».</p>
101 - Chômage, élections européennes, Russie... Fabien Roussel est l'invité du 02 avril 2024
101 - Ukraine : la France en fait-elle assez ? Benjamin Haddad est l’invité du 1er avril 2024
101 - Sécurité, finances publiques, élections européennes... Jean-Philippe Tanguy est l'invité du 30 mars 2024


101 - Carburants, superprofits, transition écologique... Patrick Pouyanné est l'invité du 29 mars 2024
<p>Totalenergies fête son 100e anniversaire. Pour l’occasion, l’entreprise annonce un certain nombre de mesures en faveur des clients des stations-service mais aussi d’abonnés à l'électricité. En premier lieu, une prime de 100 euros accordée aux 100 000 prochains clients de l’électricité s’ils restent abonnés pendant six mois. Les automobilistes auront également droit à une ristourne puisque les 100 000 premiers qui dépenseront 1000 euros dans les trois prochains mois, bénéficieront d’un chèque de 100 euros. Un dispositif combiné à l’opération de plafonnement du tarif de l’essence à 1,99 euro dans 1000 stations. « Le plafond est atteint dans les autoroutes et un certain nombre de stations-service dans les zones rurales », souligne Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, invité sur le plateau des 4 Vérités, le 30 mars, sur France 2. Jusqu’où le prix du litre peut-il grimper ? « Il est assez stable. (…) Chez TotalEnergies il ne pourra pas monter plus que 1,99 euro », précise-t-il. Invité, ce jeudi 28 mars sur LCI, Michel-Edouard Leclerc n’a pas hésité à tacler les prix du carburant en dénonçant les profits engendrés par les raffineurs. « Il nous fait beaucoup de publicité. Il doit être un peu vexé que nous ayons fait notre slogan '1,99'. S’il veut investir avec moi dans les raffineries, il est le bienvenu. Je suis prêt à partager », ironise le PDG. </p>
<p>Pour les salariés, le dirigeant a également annoncé un dispositif exceptionnel. « L’ensemble des 100 000 salariés dans le monde vont recevoir 100 actions pour le centenaire. C’est un geste important de plus de 6000 euros, à la condition qu’ils restent cinq ans chez nous ». Une opération qui devrait coûter près de 20 000 euros à l’entreprise souvent ciblée pour ses superprofits. En 2023, la raffinerie a enregistré près de 20 milliards d’euros de bénéfices nets. </p>
<p><u>Déficit public : taxer les superprofits ? </u></p>
<p>Alors que le gouvernement vient d’annoncer les très mauvais résultats des déficits publics, le Premier ministre n’exclut pas une taxe exceptionnelle sur les superprofits. « Les profits de TotalEnergies en France ne sont pas des superprofits. (…) On est une des entreprises les plus taxées au monde. Nous contribuons de multiples façons à l’économie française, notamment à travers des opérations comme le plafonnement des prix de l’essence. Les Français apprécient cette mesure », argue Patrick Pouyanné. « Je suis heureux qu’en France, il y ait des grandes entreprises qui fassent des profits. Des Profits qui sont des investissements futurs », assure-t-il. </p>
<p>TotalEnergies est également taclée pour son empreinte carbone. « On vit majoritairement avec des énergies fossiles. Mais on en sort. On investit massivement dans l’électricité et les renouvelables. On est dans une transition énergétique. Il faut pouvoir maintenir le système actuel tant qu’on <u>n'a</u> pas construit des énergies nouvelles. On y consacre un tiers de nos investissements », affirme le PDG. </p>


101 - Le gouvernement souhaite « désmicardiser la France », Marc Ferracci est l’invité du 28 mars 2024
<p>Le déficit public français a atteint 5,5% du PIB en 2023, soit bien plus que les 4,9% initialement prévus par le gouvernement. « La situation est sérieuse », a reconnu Gabriel Attal mercredi 28 mars 2024 dans le JT de TF1. Invité des 4 vérités, Marc Ferracci, député des Français de l’étranger et Vice-président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, tente d’expliquer cette dette abyssale. « La situation n’a pas dérapé » juge celui qui reconnaît pour autant des « responsabilités partagées ». Simplement, les dépenses ont été « plus importantes que prévu » et « très difficiles à anticiper ». Il tient tout de même à rassurer : pour l’instant, la capacité de la France à emprunter sur les marchés étrangers reste intacte.</p>
<p>Le gouvernement est à la recherche de solutions pour rendre l’économie meilleure. Le Premier ministre a notamment déclaré souhaiter « désmicardiser la France ». Une formule qui signifie sa volonté d’aider « beaucoup de français bloqués au niveau du smic », explique Marc Ferracci. Un des leviers pour cela serait, par exemple, de donner aux entreprises les moyens de baisser le coût du travail, en faisant diminuer les charges patronales payées actuellement. « Si l’on veut vraiment aider les gens à rehausser leurs salaires, il faut aussi leur permettre d’accéder à la formation professionnelle plus aisément qu’aujourd’hui […] en augmentant leurs comptes CPF », juge également l’homme politique.</p>
<p>« Le travail doit payer mieux que l’inactivité » a aussi déclaré le Premier ministre dans sa prise de parole mercredi 27 mars 2024. Parallèlement, les bénéfices du CAC 40 ont dégagé 146,2 milliards d'euros en 2023. Alors, pourquoi cibler les chômeurs ? Évoquant la réforme de l’assurance chômage citée par Gabriel Attal, le vice-président du groupe Renaissance jure que « le sujet n’est pas les gens, mais les règles ». Questionné sur sa favorabilité à la réduction des droits des chômeurs 18 à 12 mois, il assure que la priorité serait, selon lui, plutôt de « toucher aux critères d’éligibilité », en réduisant la période travaillée qui donne la possibilité d’ouvrir l’accès aux indemnités. « Tant que les tensions existent toujours sur le marché du travail, il faut les résoudre », martèle-t-il.</p>
<p>Dans son essai <em>La voie française</em>, Bruno Le Maire a employé le terme « TVA sociale ». Une mesure chère à la droite, qui signifie que notamment que le ministre de l’Économie entend transférer certaines cotisations sociales vers la TVA. Marc Ferracci parle d’un « sujet très profond », qui est à considérer avec sérieux. Cette piste réclame selon lui un nouveau mandat politique, c’est-à-dire qu’elle se « décide et se discute dans le cadre d’une élection présidentielle ».</p>


101 - Écoles : tenue correcte exigée - Boris Vallaud est l’invité du 27 mars 2024
<p>Suite à ses propos à l’encontre du port du voile d’une de ses élèves, le proviseur du lycée Maurice Ravel, dans l’est de Paris, s’est vu menacé de mort, ce qui l’a conduit à démissionner de son poste. Un incident qualifié d’« échec collectif » par le député des Landes et président des socialistes à l’Assemblée, qui rappelle que « les menaces de mort n’ont de place nulle part ». Questionné également sur l’uniforme des élèves à Puteaux, manifestement fabriqué dans des pays du tiers-monde, alors que les députés de gauche se battent depuis des mois pour réguler la fast-fashion avec la loi sur le devoir de vigilance, il ne s’agit pas d’une priorité pour Boris Vallaud. Selon lui, l’éducation nationale n’a pas besoin d’uniformes, ni de dépenses supplémentaires inutiles, mais de plus de professeurs, d'accompagnateurs sociaux et d’AESH dans ses établissements. </p>
<p><strong>En opposition au gouvernement </strong></p>
<p>Le port de l’uniforme scolaire n’est pas le seul différend entre le haut fonctionnaire et les responsables gouvernementaux. Au micro de Thomas Sotto, il se montre très critique face à la volonté affichée par le Premier ministre Gabriel Attal de « désmicardiser » le pays. Il précise que la priorité est, selon lui, de se préoccuper des conditions de travail des français, qui « aiment leur métier et aimeraient bien le faire ». Il indique aussi sa préconisation d’augmenter les salaires plutôt que de réduire la durée des allocations chômage : « beaucoup de gens ne vivent pas de leur travail aujourd’hui ». Ce sont notamment les jeunes, les femmes, les moins diplômés et ceux qui ont des emplois précaires qui souffrent le plus dans le marché du travail, précise l’ancien énarque. </p>
<p>Une solution au chômage de masse et à des salaires qu’il considère trop faibles toute trouvée dans les comptes des plus grosses fortunes de France ? Le mari de Najat Vallaud-Belkacem insiste sur l’importance de réduire les écarts salariaux, et de faire participer les grandes fortunes et entreprises, sur le principe de la solidarité nationale. Il impute directement à Bruno Le Maire l’échec de sa stratégie et l’augmentation de la dette publique sur les 7 ans de son mandat au ministère de l’Économie : « je ne sais pas s‘il nous a menti ou s’il est incompétent, mais il y a 16 milliards d’euros de dérapage, qui sont les conséquences des 50 milliards de cadeaux faits aux grandes fortunes ». Il estime que la TVA sociale est une « diversion » de la part du gouvernement, et conseille de mener une politique davantage tournée sur les conditions de vie et de travail du contribuable. Fustigeant à la fois le ministre de l’Économie et le Premier ministre, il indique : « on ne peut pas être le ministre des classes moyennes et ne jamais cesser d’être celui des classes affaires ». </p>
<p>Face à ses nombreux désaccords avec la politique menée par les macronistes, Boris Vallaud exprime son ambition de faire des élections européennes de juin un « moment d’espoir pour construire une alternative dans ce tête-à-tête mortifère entre les nationalistes et les libéraux ». On est, selon lui, dans « une lutte à mort entre la puissance publique et la puissance privée », que seuls des votes à gauche aux élections à venir pourront rééquilibrer. En totale adéquation avec sa tête de liste, Raphaël Glucksmann, qui refuse d’aller débattre sur CNews, une « hygiène de vie » que le député des Landes s’est également « accordée depuis des années », il déclare travailler sur une proposition de loi sur l’indépendance des rédaction et être très inquiet pour le financement des chaînes publiques. </p>


101 - Déficit public, chômage, terrorisme... : Manuel Bompard est l'invité du 26 mars 2024
<p>Thomas Sotto reçoit Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise et député des Bouches du Rhône.</p>
<p>On l’a appris aujourd’hui, le déficit de la France s’élève à 5,5% du PIB. « Un désaveu cinglant pour le gouvernement qui était parti sur des hypothèses de 4,9% », d’après Manuel Bompard. Que faire maintenant ? Deux solutions se présentent. « Il y a la solution dans laquelle s’engage aujourd’hui le gouvernement, c’est à dire faire une saignée sans précédent sur les dépenses publiques », une solution dont « le pays ne se remettrait pas » selon le député de La France Insoumise qui estime que le pays a besoin de dépenser plus, notamment dans le domaine de la santé ou de l’éducation ou de la transition écologique. Deuxième solution, augmenter les recettes de l’État en « concentrant des hausses d’impôts sur les plus riches ». Des pistes sont au travail selon l’homme politique, qui évoque notamment le cas de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Un rétablissement de ce levier permettrait selon lui, « de faire rentrer entre 5 et 10 milliards d’euros dans les caisses ». Une taxe sur les super-profits a également été proposée depuis plusieurs mois par Manuel Bompard et son parti. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a réaffirmé l’objectif de 3% de la dette en 2027. « Un objectif irréaliste qui s’appuie sur des règles européennes qui n’ont aucune valeur économique », d’après l’invité de de Thomas Sotto.</p>
<p>Aujourd’hui, la dette française s’élève 110,6% du PIB, soit environ 3000 milliards d’euros. Pour Manuel Bompard et son confrère Jean-Luc Mélenchon, une partie de la dette devrait être gelée. « Il faut annuler la partie de la dette qui a été contractée [auprès de la banque centrale européenne] pendant la période du Covid » a-t-il déclaré avant d’expliquer qu’avec ce dispositif « aucune personne qui nous a prêté ne sera pas remboursée ». Aucun problème donc, d’après lui, sur la santé financière de la France qui pourra toujours emprunter. « Je ne vous dit pas de ne pas la rembourser. Je vous dis que si vous la laissez dormir dans le coffre de la banque centrale européenne, elle va fondre avec l’inflation ». Cependant, toute annulation de la dette est actuellement interdite par les traités de la zone euro. Une mesure que la liste de la France Insoumise, conduite par Manon Aubry, a intégré à son programme pour les prochaines élections européennes le 9 juin 2024.</p>
<p><strong>Le chômage des seniors</strong></p>
<p>Pour réduire le chômage des seniors en France, le gouvernement envisage de réduire la durée des indemnisations. « Une mesure qui va rendre […] leurs conditions de vie difficiles ». Pour Manuel Bompard, « il faut avoir des mesures contraignantes, des amendes dans les entreprises qui discriminent, qui ne respectent pas leurs objectifs en matière d’emplois ».</p>
<p>Déficit public, chômage… Bruno Le Maire a-t-il encore sa place au gouvernement? « Je pense que c’est clairement un désaveu politique », même si le véritable responsable est le président de la République, selon Manuel Bompard.</p>
<p>Autre point abordé, la position du gouvernement dans la lutte anti-terroriste, alors que plusieurs attentats auraient été déjoués sur le sol français ces derniers temps. « Il faut féliciter nos services de renseignements et nos forces de police » même si l'on peut « faire mieux que ce que l’on fait aujourd’hui » avec plus de moyens donnés à ces services. Pour terminer, le député de la France Insoumise a été interrogé sur une potentielle candidature de Jean-Luc Mélenchon aux élections présidentielles de 2027. « Il a dit qu’il souhaitait être remplacé et on y travaille. Mais il a dit aussi qu’il faisait partie des hypothèses. Il faut être honnête aujourd’hui et ne rien exclure ».</p>


101 - Terrorisme, la menace au plus haut en France : Sébastien Chenu est l'invité des 4 vérités du 25 mars 2024
<p>Vendredi 22 mars 2024, le monde a été secoué par l’attentat de Moscou qui ravive des plaies encore vives. Des hommes ont ouvert le feu dans une salle de concert faisant 137 morts dont trois enfants et plusieurs centaines de blessés. Une attaque sanglante d’une rare violence, revendiquée par l’État islamique, qui rappelle fatalement celle du Bataclan en novembre 2015. Pour le Rassemblement National, la menace terroriste doit être la priorité numéro une de nos civilisations pour lutter contre ces forces armées qui s’en prennent aux civils. « Le plus grand danger qui nous guette aujourd’hui est celui de la menace terroriste islamiste […] il n’a jamais disparu puisqu’il y a encore quelques semaines, un professeur se faisait égorger (<u>ndlr</u> assassinat de Dominique Bernard) au nom de cette idéologie islamiste. Cette menace est permanente et inquiétante et nécessite des réponses spécifiques » martèle Sébastien Chenu, vice-président du RN et de l’Assemblée nationale. Face à l’ampleur des derniers événements, le plan Vigipirate a été de nouveau déployé en urgence attentat, le niveau maximal. Une mesure qui reste néanmoins insuffisante pour le député du Nord qui pointe du doigt l’attitude attentiste du gouvernement : « J’ai le sentiment que le gouvernement ne prend pas les choses à la mesure. Le ministre de l’Intérieur (<u>ndlr</u> Gérald Darmanin) me semble particulièrement défaillant. Il l’est parce que nous avons eu des attaques répétées sur notre sol » assène notre invité sur le plateau des 4 vérités ce lundi 25 mars 2024. Pour cet ancien membre du parti Républicain, il faut agir concrètement et réviser la politique intérieure du pays en expulsant les fichés S étrangers (approximativement 800 en détention et 5000 autres surveillés). Ce dernier appelle également le gouvernement à user de l’article 411 du Code pénal qui prévoit l’expulsion manu militari des personnes affiliées à un groupe terroriste. Sébastien Chenu n'exclut pas non plus la possibilité de déchoir la nationalité française à ces personnes au cœur du système qui disposent de la double nationalité et qui concourent à organiser des attentats terroristes ou qui nourrissent la réflexion. </p>
<p>« Combattre l’idéologie islamiste » : c’est le fer de lance du Rassemblement National qui souhaite faire fermer les lieux de culte répertoriés parmi les établissements radicalisés. Mais le RN ne s’arrête pas là, et continue de faire campagne en faveur de la fermeture des frontières et de la politique anti-migratoire : « Il faut arrêter l’importation de potentiels terroristes. Il y a un flux d’immigration dans notre pays excessivement important. Là encore, le gouvernement refuse de traiter ce flux d’immigration dans lequel se glissent des terroristes. Il y a à peu près un terroriste sur deux dans les attentats qui ont été commis qui était étranger » rappelle Sébastien Chenu qui souhaite avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, « ouvrir le débat sur la loi de rétention de sûreté » au Parlement. </p>
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<p><u>Déficits : la France au pied du mur</u> ! </p>
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<p>Parmi les nombreuses inquiétudes qui gravitent autour de l’Élysée, les indicateurs économiques ne semblent pas au beau fixe. Et ce mardi 26 mars 2024, seront enfin rendus publics les chiffres du déficit pour 2023 qui sera bien supérieur aux prévisions du gouvernement et sans doute au-delà de 5,5%. Comment redresser les finances publiques ? Faut-il augmenter les impôts malgré la difficulté des Français à boucler leur fin de mois ? Sébastien Chenu y est défavorable, les Français ayant déjà les taux de prélèvement les plus importants d’Europe. Pour le vice-président du RN, le gouvernement doit prendre ses responsabilités : « Que ce soit la dette, le déficit, le pouvoir d’achat ou les faillites d’entreprise, on a un État macroniste totalement défaillant […] notre pays est très abîmé par les politiques qui ont été menées » affirme notre invité avant de soumettre le plan de sa famille politique. « Il faut s’atta


101 - Attentats terroriste, cessez-le-feu au Proche Orient... Eric Coquerel est l'invité du 23 mars 2024
<p>Quatre-vingt-treize personnes ont été tuées et des centaines de personnes ont été blessées, vendredi 22 mars, dans un attentat terroriste dans une salle de concert située dans une banlieue de Moscou. L’attentat a rapidement été revendiqué par le groupe Etat Islamique. « C’est assez facile de voir ce qu'ont ressenti les Moscovites », Eric Coquerel,président LFI de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, invité des 4 Vérités, samedi 23 mars, sur France 2. Il dénonce un « acte terroriste », tout en apportant sa solidarité au peuple russe. Il y a deux semaines, l’ambassade américaine en Russie avait pourtant averti ses citoyens d’une possible attaque terroriste sur le sol russe, y compris dans une salle de concert. Vladimir Poutine avait alors évoqué un « chantage explicite » et de « volonté de déstabiliser » la société russe. « On n’imagine pas que l’Etat Islamique est encore capable de commettre de tels attentats, il faut le savoir », affirme-t-il. </p>
<p>C’est peut-être un début de tournant dans la guerre au Proche Orient. Pour la première fois, vendredi 22 mars, les Etats-Unis, principal allié de l’Etat d’Israël, ont déposé une résolution à l’ONU pour appeler à un cessez-le-feu face à la situation humanitaire chaotique sur place. Une proposition sans surprise refusée à cause des vétos russes et chinois. « Je salue l’évolution. Il était temps. Les Russes et les Chinois l’ont refusé car ils estiment qu’elle ne va pas assez loin », commente Eric Coquerel. « Je pense que la France a une carte à jouer. Il faut que la France trouve le texte qui soit à même de rassembler tout le conseil de sécurité », assure l’élu, qualifiant la situation de « génocide vis-à-vis des Palestiniens ». « Il faut aller plus loin », renchérit-il. « Si les Américains et les Français cessent de livrer des armes à Israël, il n’y a plus de génocide. Il y a toutes les clés, il faut qu’ils aillent plus loin. J’espère qu’ils vont trouver le bon texte », explique-t-il. </p>
<p>Déficit : ou trouve 20 milliards d’euros d’économies ? </p>
<p>Face aux mauvais résultats des déficits, Bruno Le Maire et son ministre délégué Thomas Cazenave, ont annoncé devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, au moins 20 milliards d'euros d'économies supplémentaires pour l'année 2025. « Une dette financière ça peut se reporter, s’annuler, se négocier », estime Eric Coquerel. « Il faut tourner vers les recettes et les cadeaux qu’on a faits aux plus riches ». De son côté, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun Pivet, se dit favorable à expérimenter la taxe sur les superprofits. « Chiche ! Si on peut enfin, trouver une majorité sur le sujet je dis chiche », assure le responsable LFI. </p>


101 - Bilan du plan eau : Christophe Béchu est l'invité du 22 mars 2024
<p>Jeudi 21 mars, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture durant la législature Sarkozy, est mort à 76 ans, des suites d’un cancer agressif. Depuis l'annonce de son décès, les hommages se succèdent, et tous ne tarissent pas d'éloges sur ce grand cinéphile. Sa disparition a suscité des nombreuses réactions dans le monde de la culture et de la politique à l’instar du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, qui tient à saluer son élégance et l’héritage culturel que cet ancien réalisateur laisse derrière lui.« Il y a comme ça des gens, par la manière dont ils disent les choses, par ce qu’ils incarnent, font partie de notre paysage et de notre quotidien. Et Frédéric Mitterrand était de ceux-là » explique le secrétaire général du parti Horizons. </p>
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<p><u>Plan eau : quel bilan</u> ? </p>
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<p>Lancé il y a un an jour pour jour, c’est maintenant l’heure du premier bilan du plan eau dans le cadre de la planification écologique. À l’initiative de Christophe Béchu, cette mesure encourage une gestion sobre, résiliente et concertée de la ressource en eau avec l’objectif de faire 10% d’économie à horizon 2030. « 53 mesures, elles sont toutes engagées […] on va aujourd’hui avec Roland Lescure (ndrl ministre délégué chargé de l'Industrie de France), braquer les projecteurs sur la partie industrielle du plan » se félicite notre invité qui a dévoilé les 51 sites en première ligne. « Ils représentent à eux-seuls 25% de la consommation d’eau de toute l’industrie française. C’est 51 sites se sont engagés à baisser de plus de 10% leur consommation avant 2030 et davantage au-delà » poursuit-il. À la tête du ministère de la Transition écologique, Christophe Béchu est parvenu à identifier deux sources de gaspillage principales : les fuites et l’incapacité à réutiliser l’eau. Concernant ce premier vecteur, 171 communes sont confrontées à ce problème avec un taux de fuite supérieur à 50% : « Entre l’usine d’eau et le consommateur, on avait plus d’un litre sur deux qui partaient dans la nature » rappelle cet ancien membre de l’UMP. 93 de ces 171 sites ont été révisés, reste 80 sont en cours de chantier. Reste la question de la réutilisation des eaux usées. Parmi les mauvais élèves en Europe, la France était pratiquement en tête de classement : « On avait que 33 stations d’épuration qui réutilisait l’eau d’une manière. On est à plus de 700 en seulement un an […] c’est vraiment un chiffre qui montre une prise de conscience et d’investissement notamment de la part des collectivités territoriales sur le sujet qui est assez spectaculaire » félicite le ministre.</p>
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<p>Parmi les sujets qui divisent les Écologistes et les agriculteurs, la construction de méga bassines est loin de faire l’unanimité. Pourtant, c’est ce qu’a demandé expressément la FNSEA qui doit revoir le Premier ministre et le président de la République dans les jours à venir. Complètement favorable au projet, Christophe Béchu souhaite faire cesser les débats autour de ce projet : « On a des centaines de milliers de points d’eau dans ce pays, plus de 300 000, qui servent à l’agriculture. Qu’on est besoin de nouveau au moment où les scientifiques nous disent ‘Vous aurez plus d’eau l’hiver et moins d’eau l’été’ c’est une évidence » martèle notre invité qui rappelle les conséquences désastreuses de la sécheresse en montagne. Et parmi les départements les plus touchés par ce fléau, les Pyrénées orientales sont particulièrement vulnérables. D’ailleurs, un projet de golf près de Perpignan fait polémique. « Très concrètement c’est un projet communal. C’est un projet sur lequel un préfet, il y a 10 ans, avait fait part de l’opposition de l’État […] Je ne soutiens pas ce projet » affirmé notre invité qui attend des explications de la part du Maire et de l’aménageur. Sur cette question des réserves d’eau, Les Soulèvements de la Terre ont annoncé de nouvelles mesures et de nouvelles actions sur le plan de l’écologie à


101 - Libre-échange, Notre-Dame-des-Landes et lutte contre les trafics de drogues... Yannick Jadot est l'invité du 21 mars 2024
<p>Ce jeudi 21 mars, le Sénat doit examiner le CETA, le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, appliqué provisoirement de fait depuis plusieurs années. « Cet accord menace notre sécurité alimentaire, menace nos éleveurs et même nos législations », explique Yannick Jadot, sénateur Europe Écologie Les Verts, invité des 4 Vérités, jeudi 21 mars 2024, sur France 2. « Au Canada, les règles sont beaucoup plus souples sur les pesticides, sur l’élevage… (…) C’est un danger pour notre agriculture », renchérit-il. Selon le sénateur, c’est « perdant-perdant ». « Dire non au CETA, ce n’est pas dire non aux échanges avec le Canada, c’est dire non à certains échanges et à certaines règles ».</p>
<p>Six ans après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le groupe Vinci réclame aujourd’hui une indemnisation de l’État à hauteur de 1,6 milliards d’euros. Le jugement est attendu dans plusieurs semaines. « C’est inacceptable. Vinci est une société qui, grâce à la privatisation des autoroutes, fait des milliards et des milliards. Elle fait beaucoup d’argent avec l’État. Qu’elle vienne devant nos juridictions demander autant d’argent est scandaleux », réagit l’ancien candidat à l’élection présidentielle.</p>
<p><u>Trafic de drogue : guerre totale ?</u></p>
<p>Mardi 19 mars, le chef de l’État était en déplacement à Marseille pour saluer le dispositif de police XXL mis en place dans le cadre de la lutte contre les trafics de drogues.</p>
<p>Invité sur BFMTV - RMC, le garde de Sceaux, Éric Dupont Moretti, a déclaré mercredi 20 mars 2024, que « celui qui fume son petit pétard le samedi, ce pétard-là voyez, il a le goût du sang séché sur les trottoirs », indiquant également que le gouvernement préparait une « grande loi sur les repentis ». « Cela peut être vrai, dans les conditions de deal et de trafic d’aujourd’hui. C’est pour cela qu’on est favorable à la légalisation du cannabis », souligne Yannick Jadot. « Le cannabis récréatif est dans la société. La France est le pays le plus répressif et un des pays où on en consomme le plus. Sortons des trafics de drogues, arrêtons de les alimenter. Cela permettra de travailler sur le narcotrafic ». Pour l’élu, ce sujet est « majeur », et mérite « une union nationale ». « Cela nécessite de continuer à mettre des moyens », estime-t-il, se disant favorable à la mise en place d’un « parquet particulier à Marseille pour taper les trafiquants au portefeuille ».</p>
<p>Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 4,8 % en 2023 par rapport à 2022, selon des chiffres provisoires publiés par le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa). Un chiffre historiquement bas, s’est réjoui le ministre de la transition écologique. « On progresse, tant mieux. Il faut remercier les Françaises et les Français qui ont maintenu leurs efforts pour économiser l’énergie. (…) Il ne faut absolument pas relâcher les efforts et travailler sur l’isolation des logements », commente le sénateur.</p>


101 - Justice et violences conjugales : Tiphaine Auzière est l'invitée du 20 mars 2024
Le 28 février 2024, le collectif Nous Toutes dénombrait 31 féminicides depuis le début de l’année. En 2023, ce sont 134 meurtres de femmes qui ont été commis, dont 74% dans le cadre conjugal, soit 94 femmes tuées par leur conjoint. Malgré la popularisation du terme « féminicide » par Marlène Schiappa alors députée à l’égalité homme-femme, utilisé pour décrire le meutre des femmes à cause de leur condition de femme, et une multiplication de dispositifs d’aide aux victimes comme le téléphone grave danger, le phénomène est toujours autant d’actualité et ne semble pas s’essoufler.
Tiphaine Auzière est avocate, et a eu envie de retranscrire son expérience dans un roman, pour emmener les lecteurs avec elle au tribunal. Elle publie « Assises » aux éditions Stock le 06 mars 2024, où elle dépeint les trajectoires inattendues des différentes victimes et bourreaux, le but étant pour l’autrice de montrer l’humain qui se cache dans le monde froid de la justice.
Elle raconte notamment l’histoire de Laura, victime de violence conjugale, qui tue son mari pour se sauver. À travers son histoire, l’avocate dresse le portrait des victimes incapables de se sortir de l’emprise ni d’avoir recours à une justice suffisamment rapide pour les aider. Ce qui devait être une histoire d’amour devient dans le cas de Laura un drame, une trajectoire malheureusement banale.
Une justice humaine
Comme elle l’explique elle-même au micro de Thomas Sotto, Tiphaine Auzière a voulu « mettre [son] bagage d’avocate au service du lecteur pour qu’il comprenne le lien qui se crée entre un avocat et son client ». Dans son roman, c’est donc sa propre vision de la justice qu’elle dessine en filigrane des drames humains qu’elle décrit, bien qu’elle défende son texte d’être autobiographique. Elle décrit sa vision d’une justice idéale, plus humaine : « je suis contre l’automaticité des peines, parce qu’on juge des hommes ». Elle plaide en faveur de l’individualisation des peines pour donner une « marge de manoeuvre » aux magistrats afin qu’ils puissent mieux tenir compte de l’aspect humain et du contexte quand ils rendent leur jugement : « dans l’idéal de justice que j’ai, la justice doit être à la fois du droit, et aussi de l’humain ». Quant à la lutte contre les violences sexistes et de genre, la romancière originaire du Pas-de-Calais met en avant l’importance de l’éducation, qui appelle selon elle, à « une réflexion globale de la relation entre les hommes et les femmes ».
Fille de Brigitte Macron, l’autrice a pu faire lire son premier roman à beau-papa, qui lui a dit avoir été très fier d’elle, touché par ses qualités littéraires, et très sensible aux sujets abordés. Pour elle, le Président est quelqu’un de très touché par la cause des femmes, toujours à l’écoute et avec qui on peut discuter, bien qu’elle s’abstienne de lui donner des conseils : « Il fait le métier le plus difficile ». Ayant été suppléante aux législatives de 2017, et questionnée sur ses potentielles ambitions politiques, la jeune écrivaine précise qu’elle a « défendu des hommes et des idées » mais n’a « pas envie de se mettre en avant ».


101 - Émeutes à la Courneuve : Éric Zemmour est l'invité du 19 mars 2024
<p> Le commissariat de la Courneuve était ciblé dimanche 17 mars par des tirs de mortiers lancés par une « cinquantaine d’individus », selon Laurent Nuñez, le préfet de la police de Paris. Des émeutes qui se passent 4 jours après la mort de Wanys, 18 ans, à Aubervilliers, et semblent en être une réponse directe. Le jeune homme a en effet été percuté par un véhicule de la BAC lors d’une course-poursuite après un refus de contrôle. Un drame de plus dans les banlieues, et un événement pouvant faire gonfler l’impression d’un accroissement des violences policières. Loin d’être isolé, il faut rappeler que 39 personnes ont été tuées à la suite ou pendant des interventions policières sur l’année 2023, selon le rapport annuel de l’Inspection générale de la police nationale. En déplacement au commissariat de la commune de Seine-Saint-Denis, M. Nuñez a précisé que les forces de l’ordre seraient « intraitables contre les émeutiers et les violences urbaines ».<br>
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<p>Pour le président du parti Reconquête et personnalité de télévision, Éric Zemmour, ces émeutes s’appellent des « guérillas », organisées par ce qu’il prétend être « une force armée » qui voudrait « expulser des gens et coloniser le territoire français ». Il déplore le manque d’implication du président de la République dans les sujets attenants à la sécurité sur le territoire : « J’ai l’impression qu’Emmanuel Macron veut faire régner l’ordre à Marioupol et qu’il n’est pas capable d’arrêter des tirs de mortier à la Courneuve ». Se prononçant déjà sur le profil présumé des assaillants, et sans attendre plus d’informations de la part de la police ou de la justice, les émeutiers seraient pour le polémiste sans aucun doute « des jeunes issus de l’immigration arabo-musulmane ». Ce dernier estime que « c’est toujours la même chose », que les quartiers seraient « hors de contrôle depuis longtemps », ce qu’il pense être dû à la présence d’habitants issus de l’immigration nord-africaine.</p>
<p>Pour lui, la solution contre la violence dans les banlieues est toute trouvée : « il faut sanctionner avant d’apaiser ». D’un côté, trouvant « scandaleux » que des policiers puissent être blessés lors de l’exercice de leurs métiers, il souhaite qu’ils « puissent se défendre » et aient droit à une « présomption de légitime défense ». D’un autre côté, il veut plus de fermeté à l’encontre des acteurs de violence : supprimer les allocations aux familles issues de l’immigration, que les casseurs payent pour les dommages qu’ils causent, et une expulsion de tout fauteur de trouble n’ayant pas la nationalité française, ou faire perdre la nationalité française à ceux possédant une double nationalité, avant de les expulser.</p>
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<p><strong>Des critiques à l’encontre du gouvernement</strong></p>
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<p>Questionné au sujet des paroles prononcées par Emmanuel Macron à propos d’un possible envoi de troupes françaises au sol pour soutenir l’effort de guerre ukrainien et assurer la défaite de Poutine, ces propos sont « problématiques », aux yeux d’Éric Zemmour. Il estime que le Président cherche à « faire peur aux Français » car, selon lui, le pays ne pourrait tenir une guerre de haute intensité que pour 3 jours seulement.</p>
<p>Dans une tribune publiée dans Le Figaro hier lundi 18 mars 2024, Zemmour ironisait sur le plan de redressement économique proposé par Bruno Le Maire. Face à une dette de 3000 milliards d’euros, les 10 milliards d’économies proposés par le ministre de l’Économie ne seraient qu’une simple goutte d’eau dans l’océan, et pas une solution suffisante. L’homme politique d’extrême droite annonce sa solution : « traquer les gaspillages, changer de modèle, jouer les emplois publics contre la bureaucratie ».</p>


101 - Élections européennes et guerre en Ukraine, Manon Aubry est l’invitée du 18 mars 2024
<p>Samedi 16 mars, Manon Aubry a officiellement lancé la campagne européenne de La France Insoumise. A trois mois du scrutin, la liste est à la peine dans les sondages alors que le Rassemblement national, porté par Jordan Bardella, caracole en tête. Pour les oppositions, les élections européennes représentent un <u>préambule</u> significatif du premier tour de la prochaine élection présidentielle en 2027. « Cela va être une élection structurante. Le 9 juin, c’est l’après Macron qui se dessine », souligne la députée européenne, invitée des 4 Vérités, ce lundi 18 mars, sur France 2. « Soit on part sur l’autoroute du KO à mon sens, avec Jordan Bardera et l’extrême droite, soit on prépare collectivement l’après Macron et on tourne le dos à une politique qui favorise les plus riches », précise-t-elle. La tête de liste LFI aux Européennes entend faire de cette élection un « référendum contre le pacte d’austérité ». « Je ne me résous pas à laisser les clés du pays et de l’Europe à l’extrême droite ». L’élue estime qu’il faut « rompre avec le tout-austérité, avec les accords de <u>libre-échang</u>e et le tout-marché », notamment celui de l’électricité. « Ces dogmes conduisent au KO, il faut rompre avec cela. Il faut défendre la solidarité et le protectionnisme face au libre échange ». </p>
<p><u>Russie, demain la guerre ? </u></p>
<p>Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, Vladimir Poutine a été réélu pour six années supplémentaires, dimanche 17 mars, avec plus de 87% des voix, rapportent les résultats d'un institut étatique, Vtsiom. « Il est clair que c’était une mascarade démocratique. L’élection était verrouillée, les oppositions réprimées et muselées », commente Manon Aubry. De son côté, Emmanuel Macron a affirmé jeudi dernier que les Européens devaient être prêts à « répondre » à une « escalade » de la Russie. « Je ne vois pas d’autre voie qu’une issue diplomatique » assure la députée. « Je ne suis pas d’accord, comme le fait le président de la République, de sous-entendre que nous serions prêts à laisser nos enfants mourir sur le champ de guerre ukrainien. Dans une guerre, la seule issue est diplomatique, c'est-à-dire trouver un accord de paix ». Selon elle, « l’escalade guerrière est dangereuse ». « J’ai peur d’une escalade guerrière qui pourrait mener à un conflit généralisé », précise-t-elle, estimant qu’il faudrait, dans un premier temps, sécuriser les 15 centrales nucléaires qui se trouvent sur le champ de bataille. </p>
<p>Au Proche-Orient, la guerre se poursuit. Depuis l’attentat du 07 octobre dernier opéré par le Hamas, la riposte du gouvernement de Benjamin Netanyahou prend des allures de massacre à Gaza, tandis que des otages israéliens sont encore détenus. « C’est un massacre sans précédent à Gaza. Oui, il faut un cessez-le-feu permanent et immédiat, le plus rapidement possible », estime Manon Aubry. A l’échelle européenne, l’élue prône la suspension de l’accord entre l’Union européenne et Israël ainsi que de l’exportation d’armes « faute de quoi les pays européens seront complices de ce massacre et de ce risque de génocide ». Sur les otages, « oui, cela doit être une priorité politique mais qui ne doit pas faire oublier les 30 000 personnes déjà mortes et les 2 millions de personnes privées de nourriture et d’eau dans la bande de Gaza ». </p>
101 - Présidentielle en Russie : Vladimir Poutine indétrônable, Sébastien Chenu est l’invité du 16 mars 2024


101 - La Russie et l’écologie, Marie Toussaint est l’invitée du 15 mars 2024
<p>Jeudi 14 mars 2024, Emmanuel Macron a déclaré au journal télévisé de 20h de TF1 : « Pour avoir la paix, il ne faut pas être faible ». La France peut-elle être cette « force de paix » définie par le président de la République ? Invitée des 4 vérités, Marie Toussaint, tête de liste des écologistes aux élections Européennes, affirme qu’elle et son parti sont favorables à ce "chemin de paix". » Pour autant, tempère-t-elle, ledit chemin n’est « ni d'escalade ni de faiblesse. » Elle dénonce un « manque de précision » du chef de l’État au moment où il a parlé d’envoi de troupes françaises sur le sol Ukrainien pour les défendre. Pour elle, la méthode pour aider à combattre la Russie est avant tout de la « taper au porte-monnaie », en utilisant notamment les milliards des oligarques pour les mettre à la disposition de l’Ukraine et financer son effort de guerre et sa reconstruction. Deuxième chose, il faudrait cesser selon elle d’acheter des « produits toxiques », comme du gaz ou du pétrole, à la Russie. </p>
<p>Les nombreuses sanctions déjà imposées à la Russie depuis le début du conflit contre l’Ukraine n’ont malheureusement pas empêché Vladimir Poutine de continuer de frapper l’Ukraine. La tête de liste parle d’une situation ambiguë pendant des années, lors desquelles la France a commandé du gaz au chef d’État Russe. Ce dernier, rappelle-t-elle, avait même été accueilli en grande pompe en 2017 au Palais des glaces de Versailles par le président de la République Emmanuel Macron. Aujourd’hui, le chef de guerre connaît la dépendance de l’Hexagone vis-à-vis de son pays, notamment concernant les matières premières. « On peut encore agir ! », martèle-t-elle, rappelant que rien ne nécessite les « coups de menton » actuels des « va-t'en guerre. »</p>
<p><u><strong>Pour Marie Toussaint, « la droite et l’extrême droite n’ont de cesse de pilonner l’écologie »</strong></u></p>
<p>Faut-il « négocier avec son ennemi », comme le prônent certains acteurs du parti communiste ? Marie Toussaint rappelle que pour l’instant, la priorité est de négocier pour que l’Ukraine « récupère son intégrité territoriale ». Selon elle, les frontières ne doivent pas être renégociées. </p>
<p>Premier exportateur, la Russie produit 23% du commerce mondial de blé. Si Vladimir Poutine est autant intéressé par l’Ukraine, juge Marie Toussaint, c’est aussi car le pays de Navalny est un « grenier à blé » où se trouvent aussi les « métaux stratégiques ». C’est donc là que Poutine prévoit de « puiser » pendant la transition écologique. </p>
<p>Jeudi 14 mars 2024, au micro de Public Sénat, l’Eurodéputée a déclaré qu’en agriculture, l’écologie était vécue comme la cause de tous les maux. Expression qu’elle clarifie aujourd’hui : la droite et l’extrême droite n’ont eu de cesse de pilonner l’écologie. La femme politique rappelle les ravages des comportements de négation des enjeux écologiques et explique pourquoi ces partis s’opposent tant à cette cause. « L’écologie est ce qui remet le plus en cause le modèle tel qu’il est organisé aujourd’hui. » Or, les agriculteurs dénoncent justement « un système qui les appauvrit ». « Ce système injuste et inéquitable est le même que nous, les écologistes, nous dénonçons ». </p>
<p>Le glissement à droite, voire à l’extrême droite, lors du vote des Européennes de juin 2024 est-il un risque pour la France ? « Évidemment, et c’est une menace pour l’écologie. La droite, sous influence de l’extrême droite, ne cesse de demander des reculs écologiques. » Par exemple, Marie Toussaint a cité la droite qui a demandé l’abolition du pacte vert, soit l’ensemble d'initiatives politiques proposées par la Commission européenne dans le but primordial de rendre l'Europe climatiquement neutre en 2050, en 2021. Elle appelle les auditeurs à soutenir les écologistes aux Européennes, car, sans eux, « le pacte vert sera </p>


101 - Débordement à Sciences Po : Gérard Larcher est l'invité du 14 mars 2023
<p>Après ce qui ressemble à des débordements lors d’une mobilisation pro Gaza à Sciences Po, mercredi 13 mars 2024, devant la prestigieuse école de Paris, plusieurs politiques se sont émus de la situation. Gabriel Attal s’est même rendu sur place pour en savoir plus. Invité dans Les 4 Vérités, Gérard Larcher, président (LR) du Sénat, parle d’une situation « grave » dans « une école d’excellence qui a basculé ». L’université et les grandes écoles, rappelle-t-il, doivent être un lieu de débats et de libres opinions. Il dénonce un problème général d’antisémitisme en France, et parle d’une « idéologie dominante wokiste ».</p>
<p>Mercredi 13 mars 2024, l’accord bilatéral de sécurité, signé le 16 février entre la France et l’Ukraine, a été débattu au Parlement. Il prévoit notamment la fourniture de 3 milliards d’euros d’aides militaires supplémentaires en 2024. Le président du Sénat rappelle que cette solidarité avec l’Ukraine s’est élevée à 93% dans l’ensemble du Sénat. « Une solidarité avec l’Ukraine, mais aussi avec l’Europe, parce qu’il s’agit bien d’un enjeu Européen », martèle-t-il, rappelant l’importance d’avoir « un message très clair » vis-à-vis de la fédération de Russie, afin que les pays baltes, notamment, soient protégés. Est-on dans un engrenage de guerre ? Gérard Larcher considère que c’est « si nous montrons des faiblesses que nous sommes menacés. » </p>
<p>La France tente actuellement d’avancer avec une dette de 3 000 milliards d’euros, selon le rapport de dettes publiques publié cette semaine. Bruno Le Maire annonce vouloir faire 10 milliards d’économies en 2024, et 10 milliards l’an prochain. Gérard Larcher dénonce « un problème de sérieux budgétaire ». « Le gouvernement a dépensé n’importe comment. (…) Nous voyons le résultat du quoi qu’il en coûte », juge-t-il aujourd’hui. </p>
<p><u><strong>Gérard Larcher sur le statut d’autonomie de la Corse </strong></u></p>
<p>Dans la nuit du 11 au 12 mars 2024, le gouvernement et les élus corses sont tombés d’accord sur un « projet d’écriture constitutionnelle » prévoyant « la reconnaissance d’un statut d’autonomie » de l’île. Le président du Sénat évoque la notion de spécificité. « Il y a cela en Corse. C’est pour cette raison que nous sommes pour », argue-t-il, même s’il rappelle que ces sujets ne « se traitent pas par le communautarisme ». </p>
<p>Le 10 mars 2024, Emmanuel Macron a enfin tranché une question longtemps esquivée et s’est prononcé en faveur d’une « aide à mourir » qui sera présentée au conseil des ministres en avril. L’ancien membre de l’UMP devine un long débat à venir sur le sujet.</p>
<p>Gérard Larcher est-il en faveur d’une instauration de 20 à 30% de proportionnel dans le mode de scrutin pour les législatives de 2027 ? Il se dit « avant tout favorable à retrouver la confiance et la citoyenneté entre tous les élus ». </p>
<p>Yaël Braun Pivet est-elle une candidate potentielle pour les élections présidentielles qui auront lieu en 2027 ? « Ce n’est pas mon sujet », martèle-t-il, assurant que « le moment venu », il soutiendra un candidat qui a « les valeurs, les propositions et les idées qu’[il] défend ». </p>
<p>Une polémique sur fond de racisme est née depuis que le président de la République Emmanuel Macron a annoncé vouloir faire chanter Aya Nakamura lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris le 26 juillet 2024. Cette artiste doit-elle représenter la France ? Gérard Larcher assume qu’elle « n’aurait pas été son premier choix » au vu du « texte de ses chansons ». Mais uniquement parce que lesdits textes revêtent un caractère trop suggestif selon lui. « J’aurais choisi un groupe ». </p>


101 - L’écologie comme urgence, Clément Beaune est l’invité du 13 mars 2024
<p>Dans ce moment charnière de transition écologique, Clément Beaune, ancien ministre chargé des Transports de France, député (Renaissance) de Paris et invité des 4 vérités, considère que la France « s’auto bloque » avec un afflux de normes qui sont pour lui « une aberration ». « Il faut se battre au niveau Européen, parfois contre nos propres normes nationales pour simplifier », martèle-t-il auprès de Thomas Sotto.</p>
<p>Mercredi 13 mars 2024, jour d’ouverture de la billetterie pour les vacances d’été, les employés de la SNCF ont de nouveau appelé à la grève. Dans la perspective des JO, qui débuteront à Paris vendredi 26 juillet, l’homme politique est-il inquiet et envisage-t-il un certain blocage pour les transports ? « Il est temps d’avoir des accords sociaux qui prévoient des trêves olympiques. On ne peut pas se permettre d’avoir des grèves qui donnent cette image de paralysie », juge-t-il. Clément Beaune se dit néanmoins « confiant », car informé que des interlocuteurs sont en train de nourrir un dialogue constructif. </p>
<p>Annoncé en septembre 2023, le « pass rail » devait permettre aux Français de payer 49 euros par mois et de voyager en illimité sur le TER et les Intercités. Cette mesure « économique et écologique » a été remise en cause le 6 mars dernier avec Patrice Vergriete, nouveau ministre des Transports de France, devant les sénateurs. Ce dispositif pourrait finalement ne concerner que les jeunes et seulement l’été. Clément Beaune argue qu’il est « temps d’avoir une écologie positive » et assure qu’en tant que parlementaire, il « continuera à se battre pour que cette annonce soit une réalité le plus vite possible. » </p>
<p><strong>Clément Beaune parle du combat concernant les circulation des « Méga camions » au sein de l’Union européenne </strong></p>
<p>Mardi 12 mars 2024, au terme d’un après-midi d’échanges animés, l’Assemblée nationale a voté largement en faveur de l’accord de sécurité France-Ukraine lors d’un scrutin à valeur symbolique. L’ancien conseiller spécial d’Emmanuel Macron au palais de l'Élysée sur les questions européennes parle d’un « moment de clarté et d’unité ». Unité toute relative, qui a aussi permis de faire « tomber des masques » selon lui. Le haut fonctionnaire et homme politique français pointe ceux qui n’affichent pas ouvertement leur soutien à la sécurité pour l’Ukraine, le Rassemblement National notamment. « S’abstenir sur une matière qui touche à la guerre, je pense que c’est très grave. (…) Je pense que cela montre que le RN est un parti du rien. »</p>
<p>Mardi 12 mars 2024, les eurodéputés se sont prononcés au parlement Européen en faveur de la circulation facilitée au sein de l’UE des « Méga camions », engins qui peuvent mesurer jusqu’à 25 mètres de long et peser jusqu'à 50 tonnes, et qui sont donc potentiellement très polluants. Ces camions roulent déjà en Suède, au Pays-Bas et dans d’autres pays mais ne roulent pas encore dans l’Hexagone. Clément Beaune réfute l’idée de lobbies européens et parle de « débats démocratiques pour et contre » qui ont eu lieu dans le pays. « La France va soutenir l’interdiction des Méga-camions », garantit-il. « C’est un bon combat avec la majorité et avec les Verts ». </p>
<p>Les élections pour la mairie de Paris ont lieu en 2026. Faut-il s’attendre à un match entre Clément Beaune et Rachida Dati ? Si l’ancien conseiller G20 assure qu’il n’a pour l’instant « pas cette question en tête », il ne cache pas son intérêt pour cette place et pour le fait de « soutenir sa ville ». </p>


101 - Débat sur la fin de vie : Jordan Bardella est l’invité du 12 mars 2024
Emmanuel Macron a dévoilé ce lundi 11 mars 2024 son projet de loi sur la fin de vie. Dans le texte, point de mention des termes « euthanasie » ou « suicide assisté », mais l’instauration d’une « aide à mourir » qui ressemble fortement à une euthanasie ou un suicide assisté, mais sans en porter le nom. Un fameux « modèle français de fin de vie », donc on se demande bien la particularité française, mais qui prévoit que des patients atteints d’une maladie incurable avec un pronostic vital engagé ayant encore un discernement plein pourront demander à être « aidés afin de mourir ». Le texte insiste également sur l’élargissement de l’accès à des soins palliatifs dans tout le pays, pour soulager les patients. Invité sur le plateau des 4 vérités, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, indique qu’il est attaché à « créer un équilibre entre l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie, qui est précisément la culture du palliatif ». Il se montre globalement favorable à un débat sur la fin de vie, qui prouve selon lui que « la mort dans l’indignité existe », mais que c’est un débat qu’il faut « prendre avec des pincettes » car les réponses se trouvent dans la sensibilité et les cultures religieuses de chacun.
Le jeune homme politique rappelle que 21 départements en France n’ont pas d’unités de soins palliatifs dans leur établissements médicaux, et que sur les 300 000 personnes qui devraient avoir un lit en palliatif, un tiers n’y a pas accès. Une situation que déplore le député européen d’extrême droite : « je pense que la loi n’est pas suffisamment appliquée aujourd’hui, et qu’avant de passer à un nouveau texte qui est un inconnu juridique et peut faire peur au corps médical, il faut d’abord appliquer la loi existante en approfondissant les structures palliatives ». Il précise qu’il n’y aura pas de ligne claire de son parti sur ce sujet de société, car il est partisan du « débat », estime qu’il s’agit d’un sujet « dépassant les clivages partisans » et veut que chaque député de sa famille politique vote en pleine « liberté de conscience » à l’Assemblée nationale.
Le Rassemblement national et l’Europe
Autre sujet à « prendre avec des pincettes » pour l’invité de Télématin, autre débat sur le plateau : celui de l’engagement français dans la guerre en Ukraine. Alors que le Parlement est amené à se prononcer sur l’accord bilatéral entre la France et le pays d’Europe de l’Est sur les journées du 12 et 13 mars 2024, Jordan Bardella affirme que son parti « s'abstiendra » de soutenir la proposition présidentielle. Il réaffirme que la position de principe du RN est de « soutenir l’Ukraine d’une part, éviter l’escalade d’autre part », juge que les annonces d’Emmanuel Macron depuis quelques jours, notamment à propos d’un possible envoi de troupes françaises au sol, est à la fois « irresponsable » et « dangereux » pour les Français. En risquant peut-être de voir l’extrême droite encore attaquée pour sa proximité avec Poutine, le conseiller européen reprécise qu’il ne souhaite pas entrer en guerre avec la Russie car c’est une puissance nucléaire. Plus précisément, Jordan Bardella entrevoit deux lignes rouges dans ces accord bilatéraux : une possible intégration de l’Ukraine à l’Union Européenne, à laquelle il s’oppose fortement car cela non seulement fragiliserait le continent mais pourrait accroître le risque d’escalade du conflit, et le principe de dissuasion active entre les signataires, qu’il estime « dangereux ».
Une question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne qui taraude la tête de liste du RN aux élections européennes à venir. Si Renaissance a, selon lui, décidé de faire campagne pour ces élections sur la thématique de l'escalade face à la Russie, son propre projet se concentre sur le « quotidien des français » et les questions liées au pouvoir d’achat, à la sécurité, l’immigration, la santé. Un projet français qui doit être défendu contre Bruxelles ; les décisions européennes ayant selon Jordan Bardella un impact direct au sein de nos frontières : l’homme politique rappelle que la facture d’électricité est directement liée au marché européen, que le pacte vert à mené à la crise des agriculteurs, et que le pacte migratoire imposerait selon lui une distribution d’immigrés dans les communes françaises… Il veut « opposer le bilan de la macronie et le projet que porte le Rassemblement national » et exhorte les électeurs à se prononcer en juin prochain, car les européennes sont pour lui « les seules élections où on peut stopper le Président ».


101 - « 8 mars » les dérapages de la manif féministe - Laurent Nuñez est l'invité du 11 mars 2024
<p>Ce vendredi 8 mars 2024, plusieurs manifestations féministes ont été organisées à Paris pour la journée internationale du droit des femmes. Et parmi les slogans scandés durant ces grandes marches, certains ont scandalisé l’opinion publique. « Le kérosène ce n’est pas pour les avions, c’est pour brûler les flics et les fachos » pouvait-on entendre. Des propos d’une extrême violence fermement sanctionnés par le ministre de l’Intérieur. En effet, Gérald Darmanin ne compte pas en rester là et a annoncé sur Twitter qu’il porterait plainte. De même que le Préfet de Police : « Ce sont des réactions indignes. Ce sont des propos inqualifiables et intolérables […] ce sont des menaces de mort. Nous sommes très satisfaits que le ministre saisisse la justice et les investigations vont être menées pour retrouver les auteurs de ces propos » félicite Laurent Nuñez, invité des 4 vérités ce lundi 11 mars 2024. Ce dernier constate « une vraie haine des flics » propagée par un groupe minoritaire en marge de ces manifestations censées faire entendre la voix des femmes. Pour le Préfet de Police de Paris, il s’agit très probablement de « la mouvance d’ultra gauche » qui est selon lui « partisane du désordre ». Que risquent ces manifestants anti-flics ? « Ils sont susceptibles d’être poursuivis » explique notre invité avant de rappeler un autre fait d’une extrême gravité lors de l’événement féministe. En effet, les forces de l’ordre ont été contraint d’exfiltrer de la manifestation le collectif « Nous Vivrons » qui lutte contre l'antisémitisme et marchait au nom des femmes victimes du Hamas lors de l'attaque du 7 octobre 2023. Victime d'insultes et de violences physiques de la part des pro-palestiniens, ce collectif dénonce aujourd’hui ce qu’il considère comme un « pogrom de juives » dans les colonnes de Marianne. Un nouveau dérapage que condamne sévèrement Laurent Nuñez : « C’est intolérable […] j’ai saisi la justice et nous avons déjà identifié les auteurs » affirme notre invité. </p>
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<p><u>Paris 2024 : la multiplication des risques</u> </p>
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<p>Entre les manifestations et le travail du quotidien, les troupes de Laurent Nuñez sont très sollicitées sur le terrain. En effet, les forces de l’ordre exercent à flux tendu et cela ne risque pas d’aller en s’arrangeant avec l’ouverture imminente des Jeux Olympiques 2024. Malgré une multiplication des risques face à un événement d’une telle ampleur, le Préfet de Police de Paris observe un réel engouement pour l’organisation des jeux dans les rangs des policiers et des gendarmes. Hors cérémonie d’ouverture, plus de 35 000 policiers seront mobilisés tous les jours en région parisienne, appuyés par des agents de sécurité. Si les inquiétudes concernant le recrutement d’un tel dispositif sont modérées, elles sont nettement plus palpables concernant le criblage qui consiste à vérifier le parcours des volontaires et des agents de sécurité. « Un million, c’est le chiffre qu’a rappelé le ministre. Nous sommes dans les temps. Il y a un service national des enquêtes administratives qui a été créé qui regroupe plus de 200 personnes et qui va effectivement procéder à des enquêtes administratives de l’ensemble des personnes qui vont de près ou de loin être associées à l’organisation des jeux » rassure le Préfet. </p>
<p>Sur le volet de la menace terroriste, une question persiste : est-ce un événement à risque de ce point de vue ? Selon Laurent Nuñez, il n’y a pas de « menace caractérisée ». En revanche, « Il y a toujours cette menace prégnante d’individus endogènes, cette menace inspirée de groupes islamiques. La menace terroriste est toujours à très haut niveau et on craint de plus en plus cette menace inspirée » nuance notre invité qui ne souhaite pas remuer les incidents du 13-Novembre. Et d’ajouter : « Il y a une montée en puissance de la menace projetée parce que les groupes terroristes l’envisagent mais ils n’en ont pas forc</p>


101 - Le retour d'Olivier Dussopt, invité des 4 vérités samedi 9 mars 2024
<p>Première interview pour Olivier Dussopt, député de l’Ardèche et secrétaire général exécutif de Renaissance, ce samedi 9 mars 2023 dans les 4 vérités, après qu’il ait quitté le Gouvernement en janvier 2024 à la suite du remaniement. L’homme politique raconte s’être trouvé « dans un entre-deux » après de ce départ, avec d’un côté la fin de ses fonctions ministérielles au ministère du Travail, et de l’autre le retour à l’Assemblée. Trente jours de « repos, de coupure, du bilan », indique-t-il aussi.</p>
<p>Celui qui était issu de l’aile gauche du camp présidentiel assure être heureux de retrouver son siège de député de l’Ardèche, qu’il occupe depuis 2016. « Pas de nostalgie », jure-t-il quant à son ancien rôle. </p>
<p>Actuellement, la mission du numéro deux du parti Renaissance est de lancer la campagne européenne, dont les élections auront lieu du 6 juin au 9 juin 2024. Il en sera le maître d'œuvre, avec comme tête d’affiche Valérie Hayer. Mais les sondages ne sont pour le moment pas très bons. Les instituts indiquent une intention de moins de 20% pour le parti. Selon ces différentes enquêtes d’opinion, Jordan Bardella caracole quant à lui autour de 30% d’intentions. Olivier Dussopt énonce la qualité de la tête de liste de Renaissance : celle d’être une élue locale, en Mayenne précisément. Une caractéristique d'ancrage territorial qu’elle est la seule à présenter. Le calendrier de campagne débutera « bientôt ».</p>
<p><strong>La France se trouve-t-elle déjà dans un « après Macron » ?</strong></p>
<p>À tort ou à raison, le groupe Renaissance incarne une Europe qui contraint plutôt qu’une Europe qui protège, comme en ont témoigné les directives venues de Bruxelles après la crise des agriculteurs. L’ancien député socialiste parle d’une Europe « qui a des complexités et qui paraît parfois trop technocratique ». Confirmant les dires du président de la République, Olivier Dussopt estime qu’il faut « simplifier de manière drastique » certaines normes. Mais il vante aussi plusieurs qualités de l’Europe, comme celle d’un soutien mutuel entre pays, qui a notamment permis à la France d’emprunter de l’argent pendant la crise Covid. </p>
<p>Lors d’une conférence de soutien à l’Ukraine réunissant 21 chefs d’États, Emmanuel Macron n’a pas exclu d’envoyer des troupes occidentales sur le front en Ukraine. Pour le benjamin de l'Assemblée nationale pendant la XIIIᵉ législature, ce discours a eu le mérite d’être mâtiné de sincérité. « Il faut dire les choses telles qu’elles sont. » </p>
<p>Un meeting aura lieu à Lille ce samedi 9 février 2024. S’y trouveront tous les successeurs potentiels de l’actuel président de la République, d’Édouard Philippe à Gérald Darmanin, en passant par Bruno Le Maire et Gabriel Attal. Ne se trouve-t-on pas déjà dans un « après-Macron » ? Olivier Dussopt ne le pense pas et rappelle que ceux qui veulent succéder au chef de l’État doivent s’en tenir à trois priorités : « l’unité, la réussite du quinquennat et le dépassement ».</p>
<p>Le parquet a fait appel après la relaxe prononcée pour l’ex ministre du Travail, contre qui étaient requis dix mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende après une affaire de soupçon de favoritisme. Olivier Dussopt considère qu’il n’a « pas à commenter les décisions de parquet » mais entend bien plaider sa cause avec « les mêmes explications, celles qui ont convaincu le tribunal ». </p>


101 - Droits des femmes : les progrès et les retards - Marylise Léon
Ce vendredi 8 mars marque la journée internationale du droit des femmes. Une date symbolique dont Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, compte se servir pour faire entendre la voix des femmes. Cette dernière appelle à la mobilisation pour l’égalité salariale qui est encore loin d’être acquise. En attendant, elle tient à souligner une petite victoire concernant l’interruption volontaire de grossesse. La bataille engagée par Simone Veil en 1975 n’aura pas été vaine et entre enfin dans la Constitution. Une première mondiale après des mois de consensus autour de cette réforme. Sur le plateau des 4 vérités, Marylise Léon salue ce vote historique au congrès : « C’est un message extrêmement fort adressé aux femmes en France d’un droit de disposer de leur corps. Et puis c’est un message au monde entier. Je pense que c’est extrêmement important ».
Sur son site, la secrétaire générale de la CFDT dénonce ouvertement ce qu’elle considère encore comme « une dérive sexiste dans la société française ». Et ce nouveau progrès social est encore loin de mettre à terre toutes les inégalités entre les hommes et les femmes. « C’est important d’avoir conscience que le féminisme c’est un combat qu’il faut mener dans les entreprises et dans la vie de tous les jours parce qu’on peut avoir des reculs. On constate qu’il y a toujours autant de difficultés pour les femmes d’accéder à des postes à responsabilités. Les écarts salariaux demeurent encore importants […] on a toujours un écart de salaire de 24% entre les hommes et les femmes. Des écarts que rien ne justifient si ce n’est qu’il y a une différence de genre entre deux personnes ce qui est intolérable » alerte notre invitée.
Sur la question du sexisme, le Haut comité à l’égalité a produit un rapport en 2024. Et le constat est édifiant : un homme sur cinq entre 25 et 34 ans considère normal qu’à poste égal, un homme gagne plus qu’une femme. Pour la syndicaliste, il faut avant tout faire évoluer les mentalités et effacer les stéréotypes. C’est donc pour cette raison que Marylise Léon va, pour la première fois, manifester et appeler à la grève pour cette journée du 8 mars. « Nous le faisons en 2024 parce qu’il y a des éléments à travailler avec le gouvernement, avec les employeurs et que c’est une année exceptionnelle » explique-t-elle avant d’inviter les Français à se joindre à l’une des 200 manifestations prévues sur tout le territoire. À sa place sur le plateau de Télématin, la ministre du Travail, Catherine Vautrin, défendait quant à elle le bilan de l’index égalité salariale. Ce dispositif mis à en place à l’initiative de son prédécesseur, Muriel Pénicaud, permet sur le papier de faire progresser l’égalité salariale au sein des entreprises « en mesurant de manière objective les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes tout en mettant en évidence leurs axes de progression ». Trois quart des entreprises se sont prêtées au jeu tandis que le Haut comité de l’égalité reste très mitigé sur les résultats. « On peut largement mieux faire. Cet index a permis de mettre en lumière l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes. C’est un thermomètre. Il est insuffisant. C’est loin de couvrir l’ensemble des entreprises. Et il n’y a pas eu de sanctions. Ce n’est pas assez contraignant de notre point de vue » fustige Marylise Léon qui appelle le gouvernement à simplifier l’index, à imposer une transparence sur les salaires des unes et des autres et à mettre en place de vraies sanctions. Et pour encourager la transparence salariale et comparer les salaires à poste égal, une directive européenne a été votée en juillet 2023. Mesure progressiste qui sera transposée au plus tard en 2026. « 2024 c’est l’année où il faut le faire. On va revoir l’index, il faut que la transposition de la directive européenne se fasse cette année dans le même cadre » insiste notre invitée pour que les entreprises fassent la lumière sur les salaires de tous les collaborateurs.
Assurance-chômage : les attentes syndicales
Ce jeudi 7 mars 2024, Catherine Vautrin a affirmé que la question de l’assurance-chômage n’était pas sur la table. Or, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, veut reprendre la main sur ce dossier épineux, jugeant que la durée d’indemnisation de 18 mois maximum est trop longue. Une déclaration qui a suscité l’indignation des syndicats à l’instar de la CFDT. « Il y a un flottement clair dans le gouvernement. Ce n’est pas aux chômeurs d'en faire les frais. Il y a une discussion actuellement sur l’emploi des seniors et dans la droite ligne d’une négociation qui s’est faite en 2023 sur l’assurance-chômage. J’ai un message extrêmement clair au gouvernement : laissez nous négocier, laissez nous terminer et arrêtez de taper sur les chômeurs en considérant que c’est en durcissant encore une fois les droits que les personnes retourneront plus vite à l’emploi » argue la secrétaire générale de la CFDT qui déplore la politique budgétaire du ministère de l’Économie.
La fameuse prime Macron pour le partage de la valeur a touché quelques six millions de salariés en 2023 et 520 000 entreprises qui la versent. Pour aller encore plus loin pour soutenir le pouvoir d’achat des Français, certains syndicats appellent le gouvernement à l’intégrer au salaire puisque cette prime n’est pas calculée dans la future retraite des salariés concernés. « Cette prime n’a pas fait l’objet de cotisation sociale donc c’est un manque à gagner pour notre système de protection sociale » rappelle notre invitée.


101 - Meilleure prise en compte de l’endométriose : Catherine Vautrin est l’invitée du 7 mars 2024
<p>Lundi 4 mars 2024, la France est devenue le premier pays du monde à inscrire explicitement dans sa Constitution l’interruption volontaire de grossesse, après une approbation très large du Parlement. Pourtant, dans les faits, certains freins existent toujours, et l’accès à l’IVG reste limité dans certains départements, faute de disponibilité de médecins. Pour apporter des réponses concrètes à ce problème, Catherine Vautrin ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités et invitée des 4 vérités, propose des points importants : la capacité d’exercer l’IVG instrumentalisée pour les sages femmes à partir de fin mars et la revalorisation de l’acte pour les médecins, notamment. Ils n’étaient jusqu’alors que 3% à pratiquer l’IVG. </p>
<p>La clause de conscience, droit reconnu à certains professionnels de ne pas accomplir un acte pour des enjeux éthiques, est une clause à laquelle la ministre ne « touchera pas ». En revanche, en élargissant le nombre de médecins qui pourront pratiquer l’IVG, elle dit offrir une « réponse » à cet enjeu. </p>
<p>Selon l’Inserm, une femme sur dix souffre d’endométriose, soit 2 millions en France. Pourtant, le sujet est encore largement tabou, notamment en entreprise. Pour une meilleure prise en compte, la femme d’État parle de l’existence de tests salivaires fiables testés il y a peu dans une entreprise dans Landes et mis en avant par la Haute autorité de Santé. Ils permettent d’effectuer facilement le diagnostic et seraient une vraie révolution sanitaire. L’expérimentation doit se poursuivre jusqu'à la fin de l’année sur un ratio de 3000 femmes. L’objectif est de mettre dès 2025 ce test à la disposition des femmes de façon remboursée. En parallèle, l’État prévoit aussi de distribuer une information aux entreprises pour expliquer cette pathologie, ainsi que de mener une campagne d’information sur le sujet.</p>
<p><u><strong>L’inégalité persistante entre les salaires des hommes et des femmes</strong></u></p>
<p>Le jeudi 8 mars marquera, comme tous les ans, la journée Internationale des droits des femmes. Il existe toujours aujourd’hui 23% d’écart entre les salaires des femmes et des hommes. En 2019, un index a été créé par le Gouvernement afin de corriger les inégalités. Catherine Vautrin parle de 77% des entreprises qui ont adopté cet index. Mais il reste, concède-t-elle, « à avancer sur l’inégalité salariale », notamment chez les cadres dirigeants. Elle parle, en 2023, des 827 contrôles qui ont généré des sanctions à cause de manquements sur plusieurs années de suite. </p>
<p>L’État prévoit-il de réduire les indemnités des demandeurs d’emploi ? Celle qui est aussi ministre du Travail parle d’une volonté de « retrouver la capacité à produire ». Pour autant, la question de la baisse de l’indemnité chômage n’est pas, assure-t-elle, sur la table en ce moment. Le sujet qui importe avant tout les ministres est celui des 60-64 ans, pour lesquels il faut « travailler l’employabilité ». </p>
<p>Quand le projet sur la fin de vie arrivera-t-il devant le Parlement ? La femme politique parle d’un « sujet important » sur lequel le président de la République Emmanuel Macron s’exprimera dans les jours qui viennent. </p>


101 - Paris 2024 : Aurélien Pradié est l’invité du 6 mars 2024
J-144. Il ne reste plus que quelques mois avant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, qui se tiendra le vendredi 26 juillet, à Paris. À cette occasion, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé hier son plan de sécurité pour l’organisation de l’événement. Il a notamment annoncé une jauge de 320 000 spectateurs pour la cérémonie d’ouverture, dont quelques 220 000 places gratuites, distribuées directement par le gouvernement à un public « plus social », selon le Ministre. Nous sommes loin des 600 000 personnes originellement annoncées par l’ancien maire de Tourcoing, ce que déplore Aurélien Pradié sur le plateau de Télématin. Il se dit pourtant « très fier » que son pays accueille les Jeux Olympiques, mais prévient d’un risque « d’entre soi ». Les 220 000 places gratuites ? Une « cooptation » du gouvernement, selon le député du Lot. Précautionneux, il annonce : « attention à ne pas gâcher la fête » ; répète que « la fête populaire doit rester populaire ».
Très critique face au travail effectué par le gouvernement d’Emmanuel Macron pour l’organisation des Jeux, l’élu Républicain souligne les nombreuses « zones d’ombre » dans cette organisation. Favorable à une commission d’enquête sur l’organisation de l’événement sportif, il indique être « un partisan des Jeux Olympiques » mais que « la tâche est trop rude, l’impréparation si grande, que nous devons aujourd’hui enquêter sur les conditions financières et sécuritaires ».
Aurélien Pradié entre également dans le débat à propos de la croix des Invalides remplacée par une flèche sur l’affiche officielle des Jeux Olympiques, avouant trouver « terrible » que la France n’assume pas son histoire, déplorant l’absence des couleurs du drapeau sur l’illustration. La croix romaine n’est à son sens pas un signe religieux, mais historique. Il insiste que « ce qui fait la force singulière de la France, c’est d’affirmer son histoire » et que « le jour où nous cesserons d’avoir honte de notre pays, peut-être qu’il rayonnera à nouveau, y compris dans le monde ». Dépité, il estime que l’affiche officielle représente une image qui ne « ressemble pas du tout à notre pays ».
Budget, Ukraine et européennes
Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé mi-février un plan à 10 milliards d’euros sur les dépenses de l’État, pour atteindre les ambitions budgétaires et ramener le déficit public à 4,4% d’ici la fin de l’année. Questionné à ce propos par Guillaume Daret, le député des Républicains rétorque : où était Bruno Le Maire depuis toutes ces années ? Il estime que ce dernier est responsable de l’état actuel des finances, que la dette se creuse depuis des années, bien avant le Covid. « Notre pays s’est habitué à une forme d’irresponsabilité économique », selon lui. Il ajoute que « la dépense publique est aujourd’hui un élément fondamental de la reconstruction de notre pays », mais défend de faire des économies en taxant les classes moyennes, qui, pour lui, « font vivre et construisent le pays ».
Emmanuel Macron recevra aujourd’hui, mercredi 6 mars 2024, ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande à l’Élysée, pour discuter du cas de l’Ukraine. Pour Aurélien Pradié, les propos du Président, en tant que chef des armées, sur le possible envoi de troupes françaises au sol dans le Donbass, doivent être respectés : « Il y a des temps polémiques et des temps pour le respect de la parole présidentielle », dit-il. Ne voulant pas remettre en cause la parole d’Emmanuel Macron, estimant le sujet de la guerre « beaucoup trop sérieux pour polémiquer », il considère ses annonces comme de simples « maladresses ». En visible accord avec le gouvernement sur ce sujet, il entrevoit un « esprit de défaite » chez les Français, alors qu’il faudrait, au contraire, qu’ils comprennent que « ce qui se joue en Ukraine est un grand enjeu dans ce qui se joue dans le monde entier » et que la France doit « aller au bout de ses convictions », « ne pas être hypocrite » ni « inconsciente ».
Autre et dernier sujet évoqué sur le plateau des 4 vérités ce matin : les européennes. Alors que François-Xavier Bellamy, la tête de liste des Républicain, est estimé à 8% des intentions de votes, Aurélien Pradié explique qu’il faut, selon lui, « reconstruire la droite ». Une reconstruction qu’il estime possible seulement si son parti propose des « idées nouvelles » et redevient « populaire ». Il affirme son soutien, par loyauté, à sa tête de liste, et espère que ce dernier aura une ligne claire affichant la croyance de la droite en la souveraineté de la Nation et son attachement à l’Europe.


101 - Constitutionalisation de l'IVG : Manuel Bompard est l'invité du 5 mars 2024
<p> Le lundi 4 mars 2024 pourra être inscrit dans l’histoire française de la lutte des droits des femmes. À la suite de dates marquantes comme le 21 avril 1944, jour où les femmes obtiennent le droit de vote et de présentation à une élection, ou encore le 17 janvier 1975, avec la loi Veil qui dépénalise l’avortement, l’inscription définitive de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) dans la Constitution hier pose une pierre de plus à l’édifice du militantisme féministe français. Une mesure profondément sociale qui rafraîchit un gouvernement macroniste penchant de plus en plus vers des mesures droitistes voire extrême-droitistes dans sa définition de l’identité française et sa politique économique. </p>
<p>Invité sur le plateau des 4 vérités, Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise, se réjouit de cette avancée. Il décrit la veille comme « une journée historique » et « l’aboutissement d’un long combat », et profite de l’occasion pour rappeler les nombreuses femmes qui ont travaillé depuis des années à l’inscription de l’IVG dans la Constitution. Il cite notamment Mathilde Panot, Mélanie Vogel et Laurence Cohen, dans une tentative de lutter contre ce qu’il considère être de l’invisibilisation des femmes exercée par le Premier ministre Gabriel Attal. Il indique à ce sujet avoir trouvé « mesquin et sectaire d’invisibiliser volontairement un certain nombre de figures qui ont contribué à ce droit », et rappelle dans la foulée que cette inscription de l’IVG dans la Constitution était déjà proposée dans le programme de Jean-Luc Mélenchon pour les présidentielles de 2012. </p>
<p>Une mesure centrale du programme de l’extrême-gauche représentée, entre autres, par les Insoumis, que Manuel Bompard entend bien continuer de défendre. Au micro de Guillaume Daret, il s’avoue favorable à la suppression de la clause de conscience des médecins inscrite dans la loi Veil, leur permettant de refuser certains actes médicaux, notamment l’avortement. Il rappelle qu’une femme sur quatre est obligée de changer de département pour avoir recours à l’IVG par manque de médecins, et que « la bataille continuer pour faire en sorte que le droit à l’IVG soit effectif ». Il précise également vouloir continuer ce qu’il qualifie de « bataille » à l’échelle européenne, pour que la France ne soit plus le seul pays au monde à avoir inscrit ce droit fondamental des femmes dans sa Constitution. </p>
<p><strong>Insoumis et macronisme </strong></p>
<p>Questionné au sujet du débat lancé à l’Assemblée Nationale par le groupe Horizon qui propose de taxer la « fast-fashion » jusqu’à 10 euros par article produit, dans le but de lutter contre la crise environnementale et humaine générée par l’industrie du textile, le député Insoumis explique l’intention lui « semble bonne ». Il critique notamment le « bilan environnemental désastreux » de l’industrie du textile, qui émet 10% des émissions mondiales de gaz à effets de serre, ainsi que « l’absence de respect des droits des travailleurs ». Il ne s’empêche pas pour autant de tacler le gouvernement, qu’il juge « hypocrite » à ce sujet, soulignant le travail de « sabotage » exercé selon lui par Emmanuel Macron dans la bataille européenne pour le devoir de vigilance des conditions de travail des entreprises. </p>
<p>Malgré des tensions qui semblent toujours à leur paroxysme entre LFI et Renaissance, Manuel Bompard sera l’invité de l’Élysée dans la semaine, pour discuter, avec les représentants des autres partis représentés à l’Assemblée Nationale, de la question de la guerre en Ukraine. Il trouve « regrettable » d’être invité à discuter après que le Président ait annoncé des mesures bombes dans le conflit en Europe de l’Est, notamment au sujet de l’envoi de troupes au sol. À l’inverse, il préférerait que la France opte pour une voie davantage diplomatique, et éviter qu’elle ne devienne une co-belligérante du conflit. Il indique urgent selon lui « d’ouvrir la voie diplomatique entre l’Ukraine et la Russie pour obt


101 - Yaël Braun Pivet - 04 mars 2024
<p>Ce lundi 4 mars, les 925 députés et sénateurs doivent se retrouver au château de Versailles pour inscrire le droit à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) dans la Constitution. Y a-t-il encore un doute sur l’issue de ce vote ? « Je n’ai pas de doute sur le résultat au Congrès. Il n’y a pas de suspense mais le moment est crucial », affirme Yaël Braun Pivet, invitée des 4 Vérités, ce lundi 4 mars, sur France 2. Sauf coup de théâtre, le Congrès devrait ainsi valider la dernière étape du long processus de cette révision réclamée de longue date par la gauche et promise par le président de la République. Dans un entretien accordé à La Tribune, le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, a déclaré que le vote au Sénat comme le « <em>moment le plus marquant</em> » depuis son arrivée place Vendôme en juillet 2020. Un « <em>instant suspendu</em> », a-t-il expliqué, durant lequel il a été pris par « <em>le vertige de l’historien </em>». « La France est la patrie des droits de l’Homme. Aujourd’hui, nous allons inscrire un autre droit fondamental dans notre constitution. Nous serons les premiers dans le monde à le faire. C’est un moment important pour les femmes de notre pays mais aussi celles du monde entier », explique la présidente de l’Assemblée Nationale au micro de Thomas Sotto. « On inscrit le droit à l’IVG dans notre texte le plus fondamental, celui qui est le plus difficile à modifier ». Cet après-midi, Yaël Braun Pivet présidera le Congrès de Versailles, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste, et sera chargée d’annoncer les résultats. « Je penserai à toutes les femmes dans le monde qui se battent pour leurs droits fondamentaux et qui meurent aujourd’hui », souligne-elle, annonçant qu’elle invitera cette semaine 25 présidentes de parlements du monde entier. « Les femmes en politique ont un rôle particulier à jouer, une responsabilité particulière à assumer ». </p>
<p><u>Arc républicain : « géométrie variable » ? </u></p>
<p>Néanmoins, cette liberté garantie ne règle pas tout. En 15 ans, 130 centres où l’on pratique les IVG ont fermé leurs portes. Le vrai défi aujourd’hui : l’accès. « On agit, on renforce la possibilité pour les femmes d’accéder à l’IVG », assure Yaël Braun Pivet. « Il faut que les droits soient des droits réels, mais la réelle garantie des droits, c’est leur effectivité, c'est-à-dire la capacité pour chaque femme de notre pays à avoir accès, partout sur le territoire, à l’interruption volontaire de grossesse ». </p>
<p>Il y a quelques semaines, lors de la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian, le chef de l’Etat avait considéré que certaines figures politiques insoumises et du Rassemblement national ne faisaient pas partie de l’Arc Républicain. « Ceux qui siègent en Congrès aujourd’hui représentent le peuple français, ils sont élus par les Français (…). Ce qui est sûr, c'est que j’ai des adversaires politiques, qui ne partagent pas mes valeurs, qui souhaitent transformer les institutions et donc s’attaquer à l’essence de la République ». </p>
101 - Pieyre-Alexandre Anglade - 02 mars 2024


101 - Fadila Khattabi - 1er mars 2024
<p>Du nouveau dans les EHPAD… 600 000 de nos aînés en situation de dépendance occupent les 7500 établissements répartis en France, dans des conditions parfois critiques. Pour améliorer la fin de vie des personnes âgées, le gouvernement a décidé de réagir. Ainsi, un nouveau droit leur sera octroyé annonce Fadila Khattabi ce vendredi 1er mars : « Elles pourront désormais amener avec elles quand elles se rendent en Ehpad, leur animal de compagnie. Ça c’est véritablement bénéfique pour elles » soutient la ministre déléguée chargée des personnes âgées et des personnes handicapées. Cette nouvelle mesure soumise par plusieurs députés entrera officiellement en vigueur avec la faveur du gouvernement et des directeurs d’Ehpad. Si ce dispositif semble envisageable dans les établissements publics qui représentent la moitié des Ehpad sur le territoire français, il reste néanmoins difficilement applicable dans les établissements privés. Pourront-ils conserver leur libre arbitre et contourner la loi grâce au règlement intérieur ? Fadila Khattabi demeure intraitable sur cette question : « C’est une obligation. C’est un droit opposable et les Ehpad privés devront accepter l’animal de compagnie des personnes ». Néanmoins, quelques incertitudes pèsent du côté du personnel. Alors que l’on déplore depuis de nombreuses années une pénurie des aides-soignants qui gangrène le système, le personnel sera-t-il prêt et formé pour accueillir ces nouveaux petits pensionnaires ? En effet, certains voient déjà rouge compte tenu de la surcharge de travail. Mais la ministre déléguée chargée des personnes âgées se veut rassurante : « Il y aura de la formation, de la pédagogie et aussi une nouvelle réorganisation dans le cadre du travail mais le personnel est tout à fait ouvert » affirme notre invitée. Chiens, chats, poissons rouges ou encore canaris pourront donc normalement intégrer au printemps les Ehpad pour éviter que les personnes âgées placées perdent leurs repères. Si ce geste est louable pour le bien-être de nos aînés, une question persiste : qu’advient-il des animaux en cas de décès du propriétaire ? Le gouvernement peaufine actuellement le décret pour verrouiller les derniers réglages et statuer sur les situations un peu particulières. </p>
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<p><u>Ehpad : priorité aux contrôles</u> </p>
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<p>Il y a quelques années, Victor Castanet avait mené une enquête édifiante dont il avait révélé les coulisses dans « Les Fossoyeurs ». Un récit choc qui levait le voile sur les maltraitances infligées à nos aînés et la politique budgétaire désastreuse des établissements prêts à faire l’impasse sur le strict minimum. Et deux ans après, le scandale Orpea est encore dans toutes les mémoires. Si les Ehpad ont dû rectifier le tir pour améliorer les conditions de vie de leurs pensionnaires, ont-ils vraiment regagné la confiance des Français ? « La crise sanitaire a compliqué un petit peu les choses mais aujourd’hui les professionnels sont fortement mobilisés et l’État s’est mobilisé pour faire des contrôles donc 7500 Ehpad, 50% ont été contrôlés » affirme notre invitée. Pourtant, de nombreux signalements ont été recensés et certains établissements continuent d’être épinglés comme à Bordeaux. Au bord du précipice, les établissements publics manquent cruellement de moyens notamment face à la hausse du prix de l’électricité, du chauffage et des denrées alimentaires, ce qui les contraint de se mutualiser pour éviter la faillite. « Nous avons déjà fait en sorte que les établissements publics puissent bénéficier du bouclier tarifaire concernant l’énergie. Ça n’est pas rien. On vient de créer un fond d’urgence de 100 millions d’euros pour accompagner effectivement les Ehpad en difficulté » martèle Fadila Khattabi. </p>
<p>Jeudi 29 février 2024, Emmanuel Macron a inauguré le village olympique en Seine-Saint-Denis. Village qui deviendra en 2025, un lieu d’habitation ouvert à tous y compris aux personnes handicapées. « Ce village permettra à 6000 personnes dépe


101 - Dominique Schelcher et Frédéric Epineau - 29 février 2024
<p>Le salon international de l’agriculture se poursuit à Paris, sur fond de tensions dans l’ensemble du monde agricole. Les producteurs manifestent leur colère notamment autour de l’augmentation des charges et la baisse des prix du marché dans la grande distribution. Et ce, malgré la loi Egalim, qui entend maintenir l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole. Aujourd’hui, de nombreux producteurs déplorent vendre à perte. « EGalim a fait faire des progrès, c’est incontestable. Le choc inflationniste a complexifié les choses l’année dernière. Je propose d’aller sur un EGalim IV et d’inverser la chose : que les industriels se mettent d’accord avec les producteurs à leur conditions en amont, et après nous on acceptera », explique Dominique Schelcher, directeur général de Système U, jeudi 29 février, invité des 4 Vérités sur France 2, en direct du Salon de l’Agriculture, qui se tient jusqu'au 3 mars prochain. </p>
<p>En visite marquée par de nombreux heurts, sur le Salon de l’Agriculture pendant près de 13 heures, samedi 24 février, Emmanuel Macron a évoqué l’instauration d’un « prix plancher » dans chaque filière, afin de protéger les revenus des agriculteurs. « C’est une fausse bonne idée, le prix plancher pourrait très vite devenir le prix plafond », estime Frédéric Epineau, producteur de lait dans l’Orne et président de l’Organisation des producteurs Lactalis du Grand Ouest, aussi présent sur le plateau des 4 Vérités. Du côté des industriels, cette mesure interroge tout autant. « On a besoin d’éléments, de comprendre. Pour l’instant, nous sommes en attente et nous avons plutôt des interrogations », commente Dominique Schelcher. Durant sa visite mouvementée, le chef de l’Etat a, entre autres, proposé des aides à la trésorerie d’urgence pour les agriculteurs en grande difficulté financière. Mais ces derniers souhaitent des mesures sur le long terme : « Les aides, y'en a assez. Les producteurs veulent vivre de leur métier. On est en train de perdre des agriculteurs tous les jours. Ça suffit maintenant. Ça fait 30 ans que ça dure, 30 ans de beaux discours. On ne peut plus accepter cela », fustige Frédéric Epineau. </p>
<p><u>Centrales d’achat : le double langage de la grande distribution </u></p>
<p>Autre sujet de litige, la délocalisation des centrales d’achat par les acteurs de la grande distribution comme E.Leclerc, Carrefour et Super U, qui leur permet de peser sur les prix payés aux fournisseurs et de faciliter le contournement de la loi EGalim, censée protéger le revenu agricole. « Nous avons une centrale européenne. Il faut sortir des caricatures. Ces discussions ne concernent que 40 multinationales face auxquelles nous-mêmes ne pouvons pas grand chose. Fixons des règles différentes », souligne Dominique Schelcher, qui se dit favorable à discuter du cas Lactalis. « Ce n’est pas pour contourner la loi. Cette collaboration européenne existait déjà. On est le seul des trois contrats à s’engager à respecter EGalim », précise-t-il. </p>


101 - Tony Estanguet - 28 février 2024
<p>Ne reste plus que quelques mois avant le top départ des Jeux olympiques, qui débuteront à Paris le 26 juillet 2024. Invité des 4 vérités, Tony Estanguet, président du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, assure sa hâte et sa détermination pour cet événement préparé « depuis des années maintenant ». « Ce seront les premiers jeux paralympiques d’été ! », se réjouit-il également. </p>
<p>La cérémonie d’ouverture prendra place sur l’eau, et plus précisément celle de la Seine, où des embarcations seront au départ, avec, à leur bord, des délégations qui navigueront du quai d’Austerlitz et du pont d’Iéna jusqu’au Trocadéro. Un projet ambitieux, dont le sportif se réjouit là encore, martelant l’envie de montrer le « rayonnement » de la France lors de cet évènement exceptionnel, avec des sites de compétition « qui font rêver » et des artistes qui vont « mettre en avant les cérémonies ». Pour l’instant, la jauge des participants pour ce top départ est estimée à 300 000 personnes. </p>
<p>La sécurité d’un événement d’une telle ampleur est assurément un défi majeur. Lundi 26 février 2024, BFMTV a annoncé qu’un ingénieur de la Ville de Paris se serait fait voler dans le train une sacoche contenant des « données sensibles » sur la sécurisation des Jeux Olympiques. Tony Estanguet dit « préférer attendre la confirmation de la Ville de Paris avant de [s’]exprimer sur le sujet ». Il assure par ailleurs que le sujet de la sécurité est « priorisé depuis le début » et que la Ville de Paris possède une certaine expertise dans le domaine de la gestion de gros évènements. L’État, le préfet de police, le ministre de l’Intérieur et le préfet de la Ville de Paris sont en tout cas sur le qui-vive.</p>
<p><u><strong>La colère sociale peut-elle gâcher les JO 2024 ?</strong></u></p>
<p>La colère sociale peut-elle gâcher les Jeux olympiques ? Certains syndicats de la SNCF assurent en tout cas qu’ils pourraient étendre leur mouvement de grève commencé pendant les vacances de février à cette période. Il y a quelques jours, à l’Assemblée, la députée Mathilde Panot a d’ailleurs encouragé les travailleurs à se mobiliser « avant et pendant les Jeux si le rapport de force leur est favorable ». Si l’ancien spécialiste du canoë comprend que chacun joue son match pendant cet événement planétaire, qui est « une tribune incroyable » pour quiconque voudrait porter un message qui résonne, il appelle à une grève médiatique pour que « la fête ne soit pas gâchée ». Dans le même temps, il s’engage à un projet « plus sobre, d’un point <u>de</u> vue environnemental et social ».</p>
<p>Dans le contexte de la guerre à Gaza, certains élus Insoumis demandent que les athlètes israéliens, comme les athlètes russes ou biélorusses, défilent sous bannière neutre. S’il considère qu’il n’a pas à « donner son avis sur le sujet », le sportif assure tout de même souhaiter que cette fête « continue d’être universelle » et qu’elle puisse accueillir des athlètes qui « ne sont pas mêlés à cette guerre à réaliser leurs rêves. » </p>
<p>Le <u>coût</u> d’organisation des JO est de 4 milliards et 400 millions. Ce projet est financé à 96% par de l’argent privé. Il existe également un budget d’investissement, qui sera notamment consacré aux logements et aux infrastructures routières. Un héritage qui sera laissé à la France ensuite. </p>
<p>Les Jeux paralympiques débuteront le mercredi 28 août 2024. Il reste actuellement « des millions de places » pour y assister et le président du comité d’organisation des JO invite à s’offrir un billet dès aujourd’hui. « Il en existe à partir de 15€ ! ». Quant aux JO, il reste également encore des places sur le football, le handball, l’athlétisme ou encore le basket à réserver sur <a href="http://paris2024.org/" rel="nofollow">paris2024.org</a> </p>
<p>Qui sera le porte-drapeau de Paris 2024 </p>


101 - François Molins - 27 février
<p>François Molins, pour beaucoup le visage de l’antiterrorisme pendant les attentats de 2015, est l’invité du jour de Télématin. Il vient à l’occasion de la sortie de son livre « Au nom du peuple Français », chez Flammarion, le 21 février 2024 dernier. Celui qui est devenu avec les années une des plus hautes figures de la magistrature française se met à nu dans cette autobiographie, où il revient sur les « 46 ans passés au service de la justice », toujours avec la même passion. Un ouvrage qui révèle les zones d’ombres du monde de la justice, les fêlures de l’homme derrière le magistrat, et son combat toujours inchangé contre l’injustice. </p>
<p>Une carrière passée tantôt à Montbrison, tantôt en Corse, puis en Seine-Saint-Denis au parquet de Bobigny, encore au cabinet de Michèle Alliot-Marie, enfin à la capitale comme avocat général à la Cour de Cassation… Une carrière à sillonner le pays et à se confronter à des populations diverses et des dossiers tout aussi hétérogènes marquant l’ambition d’un homme voulant se faire la voix de la justice pour tous et pour toutes. Des années de hauts et de bas ébranlées par des affaires parfois insoutenables, ou de secrets de polichinelle démontrant les magouilles de certaines figures du droit, qui auraient pu faire vaciller sa foi en la justice. Une carrière prenante, qui s’éponge sur l’homme et sa vie de famille ; mais toujours, une véritable passion qui a fait aller Molins de l’avant, malgré les obstacles. Face à Thomas Sotto, il réitère son « optimisme » vis-à-vis d’une justice trouvant toute sa légitimité lorsqu’elle s’opère au nom du peuple français, et qu’elle a les moyens de bien fonctionner.</p>
<p><strong>Défenseur des droits humains </strong></p>
<p>« Au nom du peuple français » offre un récit intime de l’auteur, brisant l’image d’un homme de fer pour dévoiler le citoyen lambda derrière le masque du magistrat. Si le livre révèle les failles du système justicière, il révèle surtout toute la part d’humain au sein de ce système. Car la justice est humaine, elle n’est pas irréprochable mais doit tendre à le devenir. Molins témoigne au long des pages de l’émotion qui ne l’a jamais quitté lors de l’exercice de sa fonction, notamment au moment des affaires Merah, Charlie Hebdo ou encore du Bataclan. Mais il insiste également : « l’émotion et le droit de ne rejoignent pas forcément ». Il explique le difficile défi posé aux hommes et femmes de droit de savoir faire la distinction entre leur émotion et leur mission, pour ne pas que cette dernière soit polluée par l’affect. </p>
<p>L’émotion au cœur de son métier qui explique la sensibilité d’un homme face à certaines affaires. L’humilité, déjà, dans son combat contre le terrorisme, qu’il aurait « dû avoir vu venir » au moment de l’attentat du RER B en 1995. Il dit « Kelkal, c’est le début de la radicalisation dans les banlieues liée à des problèmes d’intégration », mais que la société tout entière a mis trop de temps à le comprendre, ce qui explique la sidération et l’incompréhension suite aux attentats de Merah en 2012. La sensibilité, ensuite, d’un homme pour le destin des femmes victimes de violence conjugales, qui poussent François Molins à devenir un farouche défenseur de la parole féminine. Il participe à mettre en place le dispositif du « téléphone grave danger », insiste sur l’importance de la libération de la parole des femmes. Mais il nuance : « le corollaire de ce déferlement d’accusation avec le mouvement #MeToo touche aussi à l’un des fondements de notre justice : la présomption d’innocence ». Il s’agit, selon lui, de tout le défi de la justice pour les années à venir : savoir progresser et être mieux formée, pour toujours mieux prendre en considération la parole des femmes, sans remettre en cause la présomption d’innocence, principe fondamental dans un état de droit.</p>


100 - Nicole Belloubet - 26 février 2024
<p> Thomas Sotto reçoit Nicole Belloubet, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse de France, sur le plateau des 4 Vérités.</p>
<p>Alors que les ministres se succèdent ces derniers mois, la nouvelle ministre de l’Éducation, Nicole Belloubet, a souhaité rassurer les parents d’élèves et les enseignants. « On a besoin de sérénité, de calme et de se projeter. J’espère pouvoir répondre à l’ensemble de ces objectifs », a-t-elle déclaré, affirmant qu’elle ne souhaitait pas changer de Ministère si l’occasion se présentait. Elle a ensuite débuté son interview avec le sujet des élèves radicalisés, dont 160 sont considérés comme dangereux d’après les chiffres rapportés par Thomas Sotto. Elle a annoncé que ces derniers feraient l’objet d’un suivi « de près » et en a précisé les contours. Concernant les financements opaques d’établissement, Nicole Belloubet précise que les situations sont diverses, selon que l’établissement soit hors contrat ou sous contrat avec l’Etat et que chaque établissement est suivi de manière individuelle. La ministre a ensuite évoqué le cas du collège musulman hors contrat de Nice, qui selon elle, est contraire à la loi anti-séparatisme de 2021. Conformément à ce principe, elle a annoncé avoir demandé la fermeture du collège d’ici septembre. Les élèves seront quant à eux pris en charge dans d’autres établissements.</p>
<p><strong>Des nouveautés dans l’Éducation Nationale</strong></p>
<p>C’est aujourd’hui la rentrée des classes pour la zone C, dont certains établissements vont participer à l’expérimentation sur l’uniforme. Au niveau national, ce sont 92 lieux d’enseignements qui se sont portés candidats pour le port de l’uniforme, dont la ville de Béziers. Une expérimentation qui cherche à savoir si le port de la tenue peut apaiser le climat scolaire et favoriser l’apprentissage. Une évaluation sera faite pour une potentielle généralisation en 2026. Selon la ministre, cette mesure peut être l’un des moyens pour lutter contre le harcèlement scolaire. Actuellement un élève par classe est considéré comme harcelé. « Nous ne pouvons pas laisser ça comme ça, il y a là-dessus zéro tolérance » a expliqué Nicole Belloubet avant de détailler la feuille de route : prévenir, détecter et apporter des solutions. Par la suite, l’invitée des 4 Vérités a été interrogé sur les groupes de niveaux, une mesure qui fait suite au « choc des savoirs », annoncé par le premier ministre Gabriel Attal. Elle a d’abord rappelé que cet apprentissage différencié selon le niveau des élèves ne concernerait que les matières fondamentales (français et mathématiques), et ce afin d’améliorer les résultats. Concrètement, des groupes de 15 seront formés et l’accompagnement se déroulera sur les heures de cours habituelles. Pour le reste des matières, les classes resteront les mêmes afin d’éviter les classes de niveaux et de favoriser l’hétérogénéité. Cette nouvelle organisation sous-entend donc le recrutement de nouveaux professeurs, soit plus de 2000 postes supplémentaires au collège. « Nous avons les emplois. Il faut maintenant mettre tout ça en place pour la rentrée prochaine », a affirmé Nicole Belloubet expliquant que des professeurs qualifiés seront présents devant les élèves. Elle rappelle également qu’il faut rendre la profession attractive, notamment grâce à une rénovation de la formation. Pour le financement, elle fera appel à la réserve de précaution. Enfin, nouveau débat qui crispe les syndicats dans un contexte économique tendu : le livret pédagogique pour les JO distribué dans les écoles primaires, une opération estimée 16 millions d’euros. La ministre rappelle un élan collectif : « nos élèves doivent y participer », a-t-elle conclu. </p>


101 - Thomas Cazenave - 19 février 2024
Le couperet est tombé. Bruno Le Maire a annoncé une vaste politique de restrictions budgétaires avec 10 milliards d’euros d’économie. Alors que le trésor public est dans le rouge depuis plusieurs années, creusant dangereusement la dette, l’économie est en berne. Et ce à cause d’un ralentissement de la croissance dans le monde provoqué par des tensions géopolitiques qui persistent. La guerre en Ukraine à laquelle s’ajoute le conflit au Hamas et la baisse de productivité en Chine creusent les incertitudes. Si la France « résiste », ce n’est pas le cas de nos homologues européens à l’instar de l’Allemagne qui est rentrée en récession l’année dernière. Pourtant, le gouvernement Macron s’est obstiné à conserver un taux de 1,4% malgré les préconisations du Fonds monétaire international et l’OCDE, jouant un peu plus d’imprudence. Doit-on s’attendre à de nouvelles coupes dans le budget ? Thomas Cazenave, ministre délégué aux Comptes publics se veut rassurant : « Notre objectif avec Bruno Le Maire c’est redresser les comptes publics et réduire le déficit public. C’est un enjeu de justice. Ne pas laisser à nos enfants et nos petits-enfants financer nos dépenses. Et c’est un enjeu de souveraineté pour maîtriser notre destin » explique notre invité sur le plateau des 4 vérités ce lundi 19 février 2024.
Ces 10 milliards d’euros concernent l’État et plus précisément les ministères. Sur le papier, cela implique une baisse des dépenses de fonctionnement de l’État pour réduire la dépense ce qui devrait représenter 750 millions d’euros d’économie sur les achats. Le ministre délégué aux Comptes publics prévoit également de réduire les surfaces de bureau de près de 25% d’ici 2030 et les déplacements des agents publics à hauteur de 20%. « On peut bâtir un État plus sobre. C’est normal que l’État s’applique a lui-même cette exigence de baisse de la dépense donc d’une certaine manière de bonne gestion » soutient l’ancien député girondin. Et pour rectifier la note publique, ce dernier ne lésine pas sur les moyens : « Il y a aura 700 millions d’euros sur les dépenses de personnel dès l’année prochaine. Ça peut vouloir dire des recrutements qui seront décalés dans le temps. Nous prenons nos responsabilités parce que sans attendre nous souhaitons agir et baisser la dépense publique. Ce sont des dépenses de fonctionnement mais c’est aussi un certain nombre de projets qu’on peut reporter […] c’est le cas du compte personnel formation, de MaPrimeRevov » poursuit-il.
Initialement programmée sur leur feuille de route, la rénovation énergétique du bâtiment n’est plus à l’ordre du jour. En effet, le gouvernement a annoncé vouloir simplifier les diagnostics de performance énergétique et prolonger les délais pour les propriétaires. Avec un milliard d’euros de mois dans l’enveloppe prévue à cet effet, les 200 000 rénovations globales sont-elles toujours d’actualité ? « Aujourd’hui, on révise le budget que l’on va consacrer à MaPrimeRenov. Il va continuer à augmenter mais de manière moins importante d’abord parce qu’on doit faire des économies et d’autre part parce que Christophe Béchu a entrepris une révision du diagnostic de performance énergétique qui peut changer le nombre global de logements » explique notre invité. Un sacrifice supplémentaire au détriment de la transition écologique. Autre changement qui risque de faire grincer des dents le contribuable : le CPF. Longtemps envisagé, le gouvernement a finalement décidé de demander une participation à ceux qui en bénéficient. Autant de mesures pour permettre au gouvernement de maintenir le cap et de tenir ses objectifs de 3% de déficit pour 2027.
Élection : la bataille des européennes
Le Rassemblement National a annoncé l’arrivée sur sa liste de l’ancien patron de l’agence Frontex chargée du contrôle des frontières européennes tandis que l’exécutif tarde à rentrer dans la course des européennes. Pourtant, ce ne sont pas les candidats volontaires qui manquent à l'appel, à l’instar du député européen Bernard Guetta qui y est favorable. Si la majorité ne s’est pas encore prononcée sur sa tête de liste, elle a cependant dévoilé le point d’ancrage de la campagne, en faveur d’une Europe puissante et unie, aux antipodes du RN qui prône davantage la sortie. « L’Europe nous protège face aux périls du monde » soutient Thomas Cazenave qui pointe du doigt la politique du RN.


101 - Anne Nivat - 17 février 2024
C’était l’ennemi public en Russie… Alexeï Navalny s’est éteint à l’âge de 47 ans, dans une prison de l’Arctique « dans des conditions extrêmement mystérieuses ». Le principal opposant politique de Vladimir Poutine avait passé 1124 jours derrière les barreaux. Un décès prématuré qui questionne le grand reporter de guerre qu’est Anne Nivat. Pour la journaliste, ce drame marque une rupture : « C’est la fin d’une époque. C’est à dire qu’il y aura un avant et un après Alexeï Navalny […] il a complètement modernisé, transformé la façon d’être un homme politique en Russie et un homme politique d’opposition » explique notre invitée. Pour faire tomber le gouvernement Poutine, cet avocat russe n’a pas hésité à faire campagne dans la rue dans plus de 40 départements et à utiliser les réseaux sociaux pour prôner ce qu’il appelait « le vote intelligent ». Empêché de se présenter à la dernière élection présidentielle en tant que candidat, ce dernier avait appelé ses compatriotes à porter leurs voix sur les adversaires de Poutine, quels qu’ils soient.
En parallèle, ce dernier avait initié les débats sur la politique intérieure depuis le début de la guerre en Ukraine. Malgré la violence du gouvernement à son égard et une tentative d’empoisonnement, le fondateur de la Fondation anti-corruption ne désertera jamais le pays. Soutenu par son épouse, peut-elle prendre sa succession en jouant à son tour un rôle d’opposante ? Jugée plus radicale que son mari, cette dernière devrait poursuivre le combat. Elle était d’ailleurs à Munich pour animer une conférence sur la sécurité à laquelle participaient des Européens et des Américains. Et Yulia Navalnaya n’a pas hésité à rappeler la responsabilité de Vladimir Poutine dans la mort de son époux. « Il est extrêmement difficile aujourd’hui de s’opposer à Vladimir Poutine. Encore plus depuis la guerre qui a tout changé. Depuis qu’il est au pouvoir c'est-à-dire depuis plus de 20 ans, on a eu le droit à une évolution vers toujours davantage de restrictions du point de vue de l’expression politique. Mais aujourd’hui, ça dépasse l’entendement » alerte Anne Nivat. Soumis au silence dans un climat de terreur, aucun Russe ne pourrait prendre la parole sans s’attirer les foudres du gouvernement et se voir jeter en prison pour de nombreuses années. « Les gens se taisent mais ça ne veut pas dire qu’ils n’en pensent pas moins. Ils n’ont plus le droit de parler. C’est volontaire, on les empêche de parler » poursuit-elle. Depuis l’annonce de la mort de Navalny, quelques centaines de militants ont osé déposé une rose en son honneur « mais ce ne sont pas des manifestations ».
Mort de Navalny : la réponse des occidentaux
Alors que le décès d’Alexeï Navalny accuse une tempête médiatique, quelle doit être la réaction des occidentaux ? Certains estiment qu’il faille prendre de nouvelles mesures, de nouvelles sanctions contre la Russie. Outre-Atlantique, Joe Biden a réagi à cette annonce bouleversante. Le président américain a immédiatement pointé du doigt Vladimir Poutine bien qu’il n’est pas clairement parlé d’assassinat. Et même cette grande puissance demeure impuissante face à l’oppression russe. De son côté, Emmanuel Macron s’est livré à une charge violente parlant même de « volonté d’agression » notamment à l’égard des Européens. Une escalade supplémentaire en faveur de la guerre ? Pour Anne Nivat, le discours du président de la République marque une nouvelle rupture avec la Russie. D’autant plus que ce dernier recevait à l’Élysée, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. « Dans ce discours, Emmanuel Macron a eu des mots très forts pour signifier à Vladimir Poutine que l’Europe répondrait et ne se laisserait pas faire et ça c’est nouveau dans le discours d’Emmanuel Macron qui disait encore jusqu’en décembre 2022 qu’il fallait dialoguer avec la Russie. Il a complètement changé de discours » observe notre invitée.
De passage à Paris, Volodymyr Zelensky continue de solliciter l’aide de ses homologues européens. Et le chef de guerre est parvenu à obtenir des finances supplémentaires à hauteur de trois milliards d’euros grâce au nouveau pacte franco-ukrainien signé avec Emmanuel Macron ce vendredi 16 février 2024. Une nouvelle aide militaire qui devrait changer la donne sur le front de guerre. Sur le terrain, les Russes ont repris l’offensive sur Avdiivka, ce qui a contraint les soldats ukrainiens à se retirer de la ville. « Ça ne veut pas dire que l’armée russe gagne la guerre. Ça veut simplement dire que ce front est bloqué et que si on veut le débloquer, il faut que l’Ukraine ait les moyens de se défendre » explique la spécialiste de la Russie qui publie « La Haine et le déni », une enquête passionnante sur cette guerre aux portes de l’Europe.


101 - Marine Tondelier - 2 février 2024
Jeudi 1er janvier 2024, Gabriel Attal a dévoilé de nouvelles mesures pour tenter de répondre à la colère des agriculteurs. Objectif de souveraineté alimentaire inscrit dans la loi, enveloppe de 150 millions d’euros pour les éleveurs… Ces annonces ont en partie permis de calmer la colère. Selon les syndicats agricoles, les agriculteurs devraient progressivement lever les blocages routiers. Mais un volet de ces annonces a fortement déplu au groupe Europe Écologie Les Verts : la mise en pause du plan Écophyto. Invitée des 4 vérités, Marine Tondelier, la secrétaire nationale du parti, a détaillé pourquoi l’arrêt provisoire de l'usage des pesticides sur les grandes cultures est une catastrophe sur le plan écologique et sanitaire. Citant le site du ministère de l’agriculture, elle parle du plan Écophyto comme d’une nécessité pour préserver à la fois « notre santé, et la biodiversité ». « Les agriculteurs n’ont rien gagné, car ils attendaient beaucoup de choses pour leurs revenus, mais en revanche, tout le monde a perdu avec cette réforme », martèle-t-elle.
« Ce quinquennat sera écologique ou ne sera pas », avait dit Emmanuel Macron en meeting en 2022 à Marseille. L’élue d’opposition au conseil municipal d’Hénin-Beaumont constate qu’il « n’est donc pas ».
Si Gabriel Attal a rappelé dans son discours que les « objectifs rest[aient] les mêmes », l’élue d’opposition au conseil municipal d’Hénin-Beaumont déclare être « se ficher » de ces promesses souvent « non respectées ». « Je veux des actes ! »
En un an, le prix de production des agriculteurs a baissé de 9%. En parallèle, leurs charges ont explosé. Marine Tonnelier rappelle que les premières victimes du fait qu’il « n’y a pas un partage juste dans ce pays » sont les agriculteurs. « Tant que la charge n’est pas partagée justement, comment demander à cette profession qui crève des efforts supplémentaires ? » Ces efforts doivent être faits, martèle-t-elle, par le Gouvernement.
Marine Tonnelier a pour projet de discuter avec « tous » les agriculteurs »
Comment solder l’enjeu phytosanitaire ? Les agriculteurs doivent tous se convertir au bio, et vendre des denrées plus chères, alors que l’inflation continue d’augmenter (+3% en 2024 sur les produits alimentaires) ? « Personne ne dit qu’il n’y aura plus de pesticides nulle part du jour au lendemain », fait observer la femme politique. En revanche, elle rappelle qu’une baisse est demandée par différentes associations écologistes « depuis 15 ans », et que cette baisse « n’a pas eu lieu du tout ».
La question du partage de la valeur a également été abordée par Gabriel Attal dans son discours. Il garantit des « contrôles massifs des industriels et des distributeurs » afin que les producteurs ne fassent plus les frais de la guerre des prix entre supermarchés d'une part, et distributeurs et fournisseurs de l'agro-industrie d'autre part. Encore une fois, Marine Tondelier reste sceptique. Elle rappelle une autre promesse non tenue par le Gouvernement : la loi Égalim, qui avait pour objectif de faire manger des produits bio dans les cantines. Finalement, cette règle est respectée dans seulement 6% des cantines de France. Celles qui appliquent les règles, rappelle-elle, sont les cantines des communes dirigées par des écologistes.
Ce vendredi 2 février 2024, les barrages vont donc être levés pour les agriculteurs. Mais la lutte continue pour Les Verts. « En sortant de votre plateau, je vais sur un barrage à Lyon qui n’a pas encore été levé », indique Marine Tonnelier, qui ne renonce pas. Son projet ? Discuter avec « tous » agriculteurs.
Les élections Européennes auront lieu dimanche 9 juin 2024. Quelles sont les chances d’Europe Écologie Les Verts ? La secrétaire nationale du parti parle en tout cas d’une cohérence dans les idées de son groupe depuis 40 ans, « Jusqu’au dernier souffle, on combattra pour la justice sociale et écologiste en France » , promet-t-elle.
101 - Patrick Martin - 1er février 2024


101 - Amélie Oudéa-Castéra - 17 janvier 2024
Depuis vendredi 12 janvier 2024, la nouvelle ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports, des Jeux olympiques et paralympiques Amélie Oudéa-Castéra est sous le feu des projecteurs après des propos jugés polémiques par le corps enseignant et une partie des français. Aux caméras de BFMTV, la femme politique avait déclaré avoir placé ses enfants dans l’école privée Stanislas à cause d’un « paquet d’heures non remplacées » dans l’école publique Littré où ils se trouvaient.
Invitée dans les 4 vérités, Amélie Oudéa-Castéra s’est exprimée sur cette tempête politique et médiatique. Au syndicat d'enseignants du second degré SNES-FSU qui a dit sur BFMTV ce lundi 15 janvier vouloir des « excuses » de la part du ministère de l’Éducation, elle déclare qu’elle leur « doit ». « Je les ai blessés, je les ai heurtés, et je le regrette extrêmement vivement. Je pense que je n’aurais pas dû tenir ces propos-là, et je n’aurais pas dû nommer l’école Littré », dit-elle, précisant être allée « s’entretenir » avec l’équipe pédagogique de l’école.
La ministre a-t-elle inventé l’absence des enseignants dans cette école publique pour justifier son choix d’avoir recours au privé ? « Moi, je me suis appuyée avec la plus totale sincérité sur le souvenir et le ressenti d’une expérience de maman d’il y a 15 ans. Maintenant, les résultats statistiques du rectorat et la parole d’une enseignante me donnent tort, et c’est leur parole qui compte », répond-elle.
Mardi 16 janvier, lors de sa prise de parole tenue en direct de l’Élysée, Emmanuel Macron a déclaré avoir de « l’indulgence » pour Amélie Oudéa-Castéra au cœur de cette polémique. Ce n’est pas le cas de plusieurs syndicats de l’Éducation nationale, qui ont porté plainte pour diffamation contre la ministre. AOC avoue s’être « naturellement » posé la question de sa démission. Malgré tout, elle assure que sa détermination est plus forte que les doutes.
Le débat sur le séparatisme scolaire relancé
Cette polémique a soulevé le débat de la mixité sociale au sein de la société. À la vue du grand nombre de ministres ou anciens ministres qui ont scolarisé leurs enfants dans le privé ou y ont eux-mêmes fait leurs études, peut-on dire que le mécanisme des reproductions sociales s’y perpétue ? La ministre réfute en tout cas la notion de séparatisme scolaire. Elle invoque « des choix guidés par différents types de considérations. »
Dans son discours du 16 janvier 2024, Emmanuel Macron a également martelé l’importance de l’école. Cependant, le vote du budget 2024 a prévu la suppression de 2500 postes. Des suppressions qui auraient d'ores et déjà été annulées « dans le cadre des arbitrages avec la loi de finance 2024 », précise la ministre.
Ses propos polémiques ont relancé la colère des syndicats. Le Snes-FSU, le Fnec FP-FO, la CGT Éduc'action et Sud Éducation appellent à la grève au 1er février 2024. Ils demandent notamment des revalorisations salariales et de meilleures conditions de travail. « Ils ont raison d’y aspirer, et nous avons la détermination avec Gabriel Attal de leur apporter », assure la haute fonctionnaire.
Une enquête commandée en avril 2023 par l’ancien ministre de l’Éducation Pap NDiaye sur l’institution Stanislas pointe plusieurs dérives. Neuf mois plus tard, Mediapart a publié une enquête dénonçant un univers « sexiste », où les propos « homophobes et anti avortement sont très présents ». Selon Amélie Oudéa-Castéra, un plan d’action avec 15 mesures aurait été commandé par Gabriel Attal suite à ce rapport.
Les Jeux Olympiques de Paris 2024 seront le plus grand événement jamais organisé en France. Ils se tiendront du 26 juillet au 11 août 2024. La France sera-t-elle prête à accueillir ce grand événement ? La femme politique promet qu’on « va les livrer, les livrer à temps, et qu’ils vont rendre fier les français ».


101 - Rodrigo Arenas
Invité des 4 Vérités, Rodrigo Arenas annonce qu'il a décidé de s’opposer par les actes à la loi immigration de Gérald Darmanin. Concrètement, cela signifie que les communes, départements et collectivités n’appliqueront pas les dispositions de la loi, qu’il l’approuve, et qu’il fera partie de ces opposants. Le député de la France Insoumise et député de Paris stipule que c’est tout à l’honneur de ces collectivités de résister à cette loi. « Des maires la dérogent et payent même des amendes pour ça », précise-t-il. Un dérogement pour prendre soin des habitants qui occupent ces territoires, à l’approche des grands froids, qui ne peuvent pas être rejetés impunément comme le préconise cette loi. Il s’agit, dans ce cas précis, souvent, de municipalités de gauche, mais il existe des cas, dans l’histoire de notre pays, et très récemment aussi, de municipalités de droite qui ont également refusé de se plier à certaines autres lois. L’auteur de l’ouvrage Passeur de monde cite l’exemple de mairies de droite qui refusent de construire des écoles publiques alors qu’elles en ont l’obligation, parce qu’elles souhaitent malgré tout privilégier le privé. « C’est pour faire une résistance par rapport à ses convictions, qu’un maire est élu », rappelle l’homme politique.
Aujourd’hui, certains articles de la loi immigration sont attaqués en droit constitutionnel et même critiqués par le président de la République. Le membre de la France Insoumise confirme donc qu’il est « bien normal d’entrer en résistance et de ne pas être volontaire sur une loi qui prône les discriminations. »
S’agissant de la « victoire idéologique » dont se vante Marine Le Pen à propos de la loi immigration, Emmanuel Macron s’est défendu il y a quelques jours en disant que cette loi répondait à « ce que voulaient les gens ». Quelle était la finalité du texte ? Y a t-il vraiment un problème de flux migratoire qui dérange réellement l’opinion publique ? Selon le député de Paris, des personnes, surtout issues de l’immigration maghrébine, ont été pointées du doigts depuis des années, et c’est avant tout à cause de la création d’un climat de peur que cette opinion de défiance a été créée.
La France Insoumise est en tout cas soudée contre ce texte. Cet accord crée-t-il un rapprochement, une unité retrouvée au sein du parti, après ses dissonances sur la guerre entre Israël et le Hamas et les propos contestés de Jean-Luc Mélenchon au sein même du groupe ? « Les circonstances nous obligent à nous soutenir (…) Notamment face à l'extrême droite et ce qui se passe en ce moment », assure Rodrigo Arenas. Dans son livre Passeur de monde, l’ancien codirecteur d’un syndicat de parents d’élèves propose des solutions concrètes pour le système scolaire. Celles-ci sont un peu à contre-courant des mesures proposées par le ministre de l’Éducation Gabriel Attal. Collège unique, lycée pour tous… Il dit surtout que face aux enjeux écologiques, du numérique, et économiques, il faut arrêter de séparer le travail manuel et intellectuel et préparer les enfants au monde qu’on leur prépare. Il voulait prolonger notamment l’âge de l’école obligatoire de 16 à 18 ans, créant ainsi une sorte de « smic éducatif ». Comparant l’hémicycle à l’Assemblée nationale, et l’attitude irrespectueuse d’Élisabeth Borne dans celui-ci, il parle d’un nécessité de réapprendre le collectif, créant un lieu où l’on peut « précisément vivre ensemble », avec plus de mélange à l’école qu’il n’y a en a aujourd’hui, sans des classes de niveau par exemple, ce que propose pourtant Gabriel Attal. « L’égalité est le pacte républicain », a martelé le député de Paris. Les recettes de son livre seront versées à l’association « Mon cartable connecté », une association qui vient en aide aux enfants malades.


101 - Nadine Morano - 7 décembre 2023
Invitée dans les 4 vérités, Nadine Morano a réagi au « ferme ta gueule » lancé par le président du Sénat ce mercredi 6 décembre à l’adresse de Jean-Luc Mélenchon après les propos du leader Insoumis concernant l’éditorialiste Ruth Elkrief. Elle s’est dite « très surprise, voire estomaquée » d’entendre en direct ces mots de Gérard Larcher, lui qui serait si peu coutumier de ce genre de langage. Selon son analyse, celui qui fait partie du même bord politique que son parti s’est exprimé ainsi pour « parler Mélenchon », et ainsi utiliser le champ lexical usité par son rival, rien de plus. Peut-on considérer qu’il a commis une faute en s’exprimant ainsi ? Même si elle affirme qu’elle « ne l’aurait pas fait », la député européenne Les Républicains positionne toute charge sur le président de LFI, « hors du cadre politique » selon elle.
Autre sujet, les députés LR ne voteront pas le projet de loi immigration de Gérald Darmanin. La femme politique justifie ce refus par le fait que, selon elle, « les français attendent autre chose », pointant un texte qui propose « la régularisation massive de personnes en situation irrégulière ». Citant Mitterrand, qui avait régularisé 130 000 clandestins du temps de son mandat, et Lionel Jospin, qui en avait régularisé 80 000 en 1997, elle parle d’une régularisation qui serait « dans les gènes de la gauche ». Le but visé par Les Républicains serait d’avoir un texte plus ferme, qui permettrait de « stopper l’immigration, de débouter les droits d’asile et de limiter les demandes d’asile sur le territoire. » Si ledit texte passe en 49.3, le parti est résolu à voter la motion de censure, et même en déposer une au titre des Républicains. Par ailleurs, le groupe compte proposer ce jeudi 7 décembre « deux textes qui permettent vraiment de changer les choses en matière migratoire » : une proposition de loi constitutionnelle qui permettrait à la France de « prendre sa souveraineté » et une proposition de résolution qui permettrait de sortir de la convention franco-algérienne de 1968. Un traité qui selon elle donne illégitimement des conditions migratoires aux algériens « supérieures au droit commun ». L’ancienne secrétaire d’État chargée de la Famille, affirme que ce dernier « ne devrait plus avoir cours aujourd’hui ». La première ministre Élisabeth Borne a d’ailleurs réaffirmé mercredi 6 décembre 2023 dans les colonnes du Figaro qu’il allait être renégocié au parlement.
Nadine Morano candidate aux Européennes ?
Pour finir, Thomas Sotto adresse une question simple à son invitée : sera-t-elle candidate aux Européennes en juin prochain ? Cette dernière affirme en tout cas qu’elle aimerait continuer le travail qu’elle a engagé, « notamment au sein de la commission des libertés ». Elle entend, bien sûr, représenter Les Républicains, puisque c’est selon elle son parti qui est capable de « prendre des dispositions qui peuvent changer la vie des français. » Est-il exclu qu’elle se présente sur une liste RN ? « Je vous ai dit que j’appartiens à une famille politique, je pense avoir été assez claire », martèle l’ancienne secrétaire nationale de l’UMP, sous les huées des syndicalistes d’une manifestation CGT, présents lors de cette émission qui se tenait exceptionnellement en direct de la place Stanislas à Nancy, ville dont la femme politique est elle-même originaire.
101 - Sacha Houlié - 02 décembre 2023


101 - Fabien Roussel - 08 novembre 2023
Depuis une semaine, après le passage des tempêtes Ciaran et Domingos, plusieurs régions en France, notamment le Nord Pas de Calais, sont confrontées à de fortes intempéries, notamment aux crues et aux inondations. L’équivalent de six mois de pluie vient de s’écouler dans ce département. Si l’alerte rouge a été levée mardi, à 16 heures, la zone reste tout de même en alerte orange, alors que la décrue s’est amorcée. De nombreux dégâts sont à déplorer. Selon un premier bilan donné par Gérald Darmanin, sept personnes ont été blessées et plus de 1 500 pompiers sont mobilisés pour porter assistance à la population. « Cela nous rappelle l’urgence climatique », alerte Fabien Roussel, ce mercredi 8 novembre, sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2. « Nous devons investir massivement pour sortir des énergies fossiles, arrêter d’émettre autant de tonnes de carbone et CO2 tous les ans ». Le secrétaire général du parti communiste, qui vient de présenter un plan climatique à son parti, se dit favorable à un mix énergétique. « Il faut beaucoup de nucléaire, beaucoup de renouvelable mais il faut aussi renouveler nos modes de transports, rénover les maisons, les immeubles, transformer l’agriculture, arrêter les importations… » souligne le député du Nord, qui souhaite réindustrialiser le pays. « Il faut agir tout de suite. Ce sont les plus faibles qui en souffrent », martèle-t-il.
Gaza : un mois de sang et de larmes
Cela fait plus d’un mois que les terroristes du Hamas ont attaqué Israël et qu’ils détiennent encore 240 otages. Depuis, Israël poursuit sa riposte, pilonnant une partie de la bande de Gaza pour viser le Hamas mais tuant au passage des milliers de civils. « Demandez un cessez-le-feu immédiat », accuse Fabien Roussel. « Cet acte terroriste fait entrer le 21e siècle dans une nouvelle ère d'inhumanité. Ces crimes ont été horribles. Et depuis c’est une vengeance aveugle qui s’abat sur le peuple palestinien, comme le gouvernement de Benjamin Netanyahou faisait un trait d’égalité entre les Palestiniens et le Hamas. Il faut s’attaquer à cette organisation terroriste. Mais en faisant cela, ils sont en train de tuer des civils. (…) C’est un massacre de masse », fustige le député du Nord, qui dénonce « deux poids deux mesures ».
En France, les actes antisémites déferlent. Face à ce fléau, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale et Gérard Larcher, président du Sénat, appellent ensemble à une marche pour la République contre l’antisémitisme, dimanche à 15 heures. « C’est important. Le PC historiquement a toujours combattu le racisme et l’antisémitisme », commente Fabien Roussel. Le Front National a déjà annoncé sa participation, ce que l’opposition estime « illégitime ». « Je ne comprendrais pas que le Rassemblement National participe à une telle marche. Nous avons affaire à des hommes qui, dans ce parti, ont collaboré. Et nous devrions défiler avec leurs descendants ? », interroge-t-il. Fabien Roussel demande à ce que « les contours de ce rassemblement soient clarifiés ». « Je ne défilerai pas aux côtés du Rassemblement national », assure-t-il. Dans ce contexte, Fabien Roussel l’affirme : « Avec Jean-Luc Mélenchon c’est fini. On a coupé. On ne se parle plus. La Nupes est enterrée ».
Saint Denis, acte 2
Le 17 novembre, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, veut de nouveau réunir les chefs de partis, pour une nouvelle réunion à Saint Denis. « Nous irons. Pour parler du conflit de Gaza et de la Palestine. Nous avons tellement de choses à dire », assure Fabien Roussel, qui souligne « l’urgence d’un cessez-le-feu ».


101 - Amélie Oudéa-Castéra - 30 octobre
Des punaises de lit, des supporters pris à partie sur le chemin en allant au stade, le coach Fabio Grosso et son assistant blessés, une rencontre qui a finalement dû être annulée… « La honte ». C’est le mot qui revient pour qualifier le match qui aurait dû se dérouler hier à Marseille et qui aurait dû opposer l’OM et l’OL. Invitée de Jean-Baptiste Marteau dans les 4 V, Amélie Oudéa-Castéra, Ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques de France, se dit « consternée », « révoltée », et « dégoûtée. » « Pensées évidemment pour le coach, l’équipe, et les supporters. (…) Je pense que l’on a vu dans ce stade la totalité de ce qu’on ne voulait pas voir », estime-t-elle, faisant référence aux saluts nazis et aux insultes homophobes et racistes. Comment en arrive-t-on là ? L’enquête permettra en tout cas « d’établir très précisément la chaîne des responsabilités ». Faut-il aussi sanctionner les clubs de supporters ? « S’il y a des responsabilités des supporters, bien entendu. (…) On a besoin d’avoir une identification très précise de la chaîne de responsabilité pour avoir une réponse globale et sans concession, avec une action nette et ferme de la justice ». Comme sanctions, la ministre évoque des interdictions de stade « systématiques » et des sanctions administratives pour les fauteurs de trouble. Les clubs ont aussi « bien entendu » leurs responsabilités dans ces faits, et la réponse doit ainsi « être globale ».
À propos du match de rugby, et notamment des demi-finales, qui se sont tenues les 20 et 21 octobre 2023 à Saint-Denis et qui peuvent s’apparenter à une répétition pour les JO qui auront maintenant lieu dans 7 mois à Paris, l’ancienne magistrate à la Cour des comptes dit son « sentiment de fierté » quant au record d’audience, mais aussi à la qualité de coordination entre toutes les parties prenantes dans l’organisation de cet événement. Les équipes ont mis en place des standards écologiques et économiques très élevés. Cela permet à la France de devenir une « référence plus solidaire, plus utile » en matière de rugby.
La France prépare les JO à venir
Quelques petits couacs demeurent cependant, notamment celui concernant la gestion des flux. La ministre promet une amélioration à ce sujet. À 270 jours de cette fameuse cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques se pose aussi la question de la sécurité. Si la menace est multiple, le « niveau d’attention porté à la globalité du risque » est maximal. Le dialogue concernant l’organisation est également constant entre la ministre, le ministre de l’Intérieur et le préfet de police. « Nous travaillons bien sûr sur un certain nombre de variables d’ajustement compte tenu du contexte », assure Amélie Oudéa-Castéra. Pour l’instant, 7000 agents de sécurité ont été recrutés, et, avec les étudiants et les personnes actuellement en formation, en tout, 16 000 personnes sont comptabilisées, pour un besoin de personnel de 27 000 en tout. Besoin qui devrait être largement atteint.
Mardi 24 octobre 2023, Élisabeth Borne a réuni ministres, élus et acteurs sportifs dans le but de présenter des réponses aux émeutes de juin. À l’issue de ce comité, le projet Alliance par le sport pour l’inclusion a été lancé. « Un projet très concret », assure la femme politique, « avec la nécessité d’autorité », et aussi une « volonté de résoudre cette perte de sens commun » par le sport. Concrètement, des éducateurs socio sportifs joueront un rôle d’animation, serviront de médiation et viseront à construire un cadre, une discipline, pour porter cet agenda d’inclusion par le sport.
101 - Vincent Jeanbrun - 27 octobre 2023


101 - Manuel Bompard – 9 octobre 2023
Selon un dernier bilan, plus de 700 morts et 2000 blessés ont été comptés après l’attaque du Hamas contre Israël. Le coordinateur de LFI affirme que le degré de condamnation et de compassion de la France Insoumise contre ces attaques sont « totales ». Il dit ses pensées pour les victimes Israéliennes et Palestiniennes et rappelle que les actes qui ont été commis, en droit international, s’apparentent à des crimes de guerre. « Donc moi je condamne bien évidemment les crimes de guerre », tout comme il condamne « les actes qui sont commis par les israéliens à l’égard des palestiniens depuis des années, la politique de colonisation s’apparentant aussi à un crime de guerre. » « Ce qui est important, dans un tel moment d’horreur, c’est de savoir quand on met fin à l’engrenage de la violence ».
La position de la France Insoumise n’est par ailleurs pas en accord avec la position de la diplomatie française, « parce que, depuis le général de Gaulle, en passant par Jacques Chirac, la position de la diplomatie française est en rupture totale avec la position traditionnelle de la France sur ces sujets. La position de la France ne peut pas être alignée sur la position du gouvernement de l’extrême droite Israélienne qui va se traduire par encore plus de morts et de souffrance." Le député des Bouches-du-Rhône pointe notamment le fait qu’aucun des deux communiqués partagés par la diplomatie française ne réclame la paix ni ne dit qu’il faut un cessez le feu.
Manuel Bompard juge les propos d’Élisabeth Borne sur le LFI « ignobles »
Dans son communiqué de presse publié le 7 octobre 2023 à la suite de l’offensive armée menée par le Hamas, le LFI a appelé à une « paix juste et durable » et appelé « toutes les parties » à « revenir à la table des négociations ». Ce communiqué de presse a été jugé équivoque par beaucoup, notamment par la première ministre. Dimanche 8 octobre, au micro de BFMTV, Elisabeth Borne a dénoncé des « ambiguïtés révoltantes » du LFI et a accusé la France Insoumise d’être antisioniste et de trouver des justifications à l’attaque du Hamas contre Israël. « C’est ignoble », répond aujourd’hui Manuel Bompard. « La place de ce conflit n’est pas à utiliser pour régler des comptes sur la scène nationale. Madame Borne, plutôt que de s’en prendre à la France Insoumise, devrait nous dire ce qu’elle va faire pour faire en sorte qu’on ne soit pas dans une escalade encore plus meurtrière. Ce que j’attends du gouvernement français, c’est qu’il prenne position, comme l’ont fait la majorité des États dans le monde pour demander la fin des hostilités, la libération des otages, la protection des civils. » Le coordinateur de la France Insoumise réfute « évidemment » ces accusations d’antisionisme et rappelle l’urgence d’un cessez le feu pour aller enfin vers la cessation de « ce conflit qui a trop duré. »


101 - Xavier Bertrand - 25 septembre
Dimanche 24 septembre, le président Macron a répondu aux questions d’Anne-Claire Coudray et de Laurent Delahousse en direct de l’Élysée. Xavier Bertrand considère que cette prise de parole a laissé plusieurs questions en suspens, notamment celles sur le pouvoir d’achat et la sécurité. Concernant ledit pouvoir d’achat, le chèque carburant de 100 euros reconduit l’an prochain pour les travailleurs les plus modestes, prouve, selon le Président du conseil régional des Hauts-de-France, que le Gouvernement « peut »et « doit » agir davantage. L’État devrait ainsi vendre à prix coûtant en cessant d’encaisser les taxes du carburant, ainsi que proposer également des aides aux classes moyennes.
Autre sujet, l’objectif du budget affiché de 2024 est de faire 16 milliards d’économies. Xavier Bertrand craint que ce ne soit « un mauvais coup porté aux français » et attend de voir exactement ce qu’il en est pour être sûr que la facture ne soit pas payée, par exemple, avec la sécurité sociale. Personnellement, il économiserait sur « l’empilement des structures », et incite à « plus de décentralisation ».
Concernant l’immigration, l’État compte « accélérer les procédures et renvoyer plus efficacement ». L’homme politique français reproche au gouvernement actuel de se trouver entre une politique de fermeté et une politique du « en même temps » qui engendre l’inaction. Il affirme qu’aujourd’hui, « beaucoup rentrent sans contrôle et ne repartent pas ». « Sept ans qu’Emmanuel Macron est au pouvoir, il est temps d’agir. Si l’Europe n’engage pas un plan massif de nouvelle coopération avec l’Afrique dans les années qui viennent, vous continuerez à avoir beaucoup d’africains. Je ne comprends pas pourquoi depuis toutes ces années, il y a tant d’inaction en matière d’immigration. »
Le week-end a également été marqué par des manifestations « anti-flic ». La haine est montée d’un cran. Comment expliquer ce fossé qui semble se creuser entre deux parties de la population ? « Tous ceux qui ont participé à cette manifestation en s’en prenant aux policiers doivent être condamnés avec la plus grande fermeté », c’est-à-dire avec des peines de prison ferme, a revendiqué l’ancien secrétaire de l’UMP. C’est la « véritable réponse de la fin de l’impunité. »
Un membre du gouvernement perdant aux sénatoriales peut-il rester au Gouvernement ?
La chambre sénatoriale est actuellement en train d’être renouvelée. Sonia Backès, une ministre chargée de la Citoyenneté en Nouvelle-Calédonie, a été battue. Une membre du gouvernement perdante aux sénatoriales peut-elle rester au Gouvernement ? « Ce n’est pas souhaitable », affirme Xavier Bertrand. Le Rassemblement National est également présent au Sénat, ce qui n’est, selon l’ancien ministre de la Santé du gouvernement Dominique de Villepin, « pas très étonnant ». « Lorsque l’on mène une politique d’action, ça marche. » Il est toutefois toujours possible de faire reculer le RN, notamment « par des actes et une vraie vision de l’avenir. »
Emmanuel Macron a annoncé le retrait des troupes françaises du Niger. S’agit-il d’une décision de raison, ou d’une abdication ? Xavier Bertrand considère tout simplement que « si notre présence n’est plus souhaitée, nous ne devons pas y rester » et ne comprend pas comment cette situation n’a pas pu être anticipée avant.
Enfin, faut-il venir au Haut-Karabagh, alors que l’on sait que les Arméniens y vivent une situation très compliquée ? « Nous avons absolument besoin de porter l’envoi d’une mission avec des observateurs et des humanitaires. Ce qui se passe là-bas est une épuration humanitaire à bas-bruit. Il faut laisser partir les gens et avoir un couloir humanitaire. C’est un combat pour les Droits de l’Homme, et c’est une question d’heure, pas de semaines », alarme Xavier Bertrand.


97 - Alexandre Loubet - 6 septembre 2023
Alexandre Loubet a-t-il des nouvelles de Marine Le Pen ? Il promet qu’elle n’est pas près de disparaître du paysage politique. Elle s’exprimera d’ailleurs le 16 septembre prochain aux arènes de Beaucaire pour les Estivales du Rassemblement National. Mais pourquoi un tel silence ? En tout cas, aucun match entre Jordan Bardella et Marine Le Pen n’est prévu pour l’instant. C’est bien la femme politique qui se portera candidate aux élections présidentielles de 2027.
À propos des très fortes chaleurs, Thomas Ménagé, porte-parole du RN, a estimé lundi 21 août sur France Inter que les membres du GIEG avaient « tendance à exagérer. » Alexandre Loubet estime que cette déclaration était « une maladresse » et affirme qu’il faut se « baser sur le fait scientifique. » Il dément que le RN soit climatosceptique et rappelle que le parti défend les relocalisations. Or, actuellement, le Haut Conseil pour le climat affirme que la moitié des empreintes carbone de la France est liée à nos importations. Selon le député de la Moselle, les élites dirigeantes, alors qu’elles en vendaient le rêve, ont renoncé à l’industrialisation du pays. « Si l’on veut réussir dans la mondialisation, nous avons besoin d’une industrie forte. »
La liste du RN pour les élections européennes du 9 juin 2024 sera présentée début 2024. Nadine Morano pourrait-elle en faire partie ? « Oui, ce sont des personnes qui peuvent être des cibles », confirme Alexandre Loubet, affirmant aussi sa volonté de « rassembler un maximum de personnes ». Veulent-ils créer une sorte d’UMP en rassemblant toutes les droites ? Peut-on envisager, par exemple, de voir Marion Maréchal sur la liste RN ? « Tous ceux qui croient en notre pays ont leur place sur la liste, Marion Maréchal, Nadine Morano si vous voulez, mais à gauche aussi, je pense par exemple à monsieur Montebourg », a précisé le député de la Moselle. Même s’il n’a pas « parlé » avec ce dernier, il estime qu’il peut avoir des positions intéressantes, notamment sur la protection des « fleurons internationaux. » D’où cet appel du pied.
Un enjeu double pour les Européennes
Concernant les élections européennes, l’enjeu est double pour le parti d’extrême droite, qui souhaite d’une part défendre sa « vision de l’Europe des nations et des coopérations », mais aussi « sanctionner la mauvaise politique du gouvernement. »
Le RN est-il prêt à créer des centres de rétention administratif comme l’a demandé Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, qui souhaite arriver à 3 600 centres en France ? « C’est déjà le cas », dit Alexandre Loubet, citant Perpignan. Sinon, « nous sommes en train de réunir les maires pour en discuter » et « ce sera au cas par cas », indique l’ancien directeur de communication du Rassemblement national.
À propos de la rentrée scolaire, les premiers chiffres sont sortis. 298 jeunes filles se sont présentées dans les écoles avec des abayas, tenue récemment interdite par le ministre de l’Éducation Gabriel Attal. 67 d’entre elles ont refusé de les enlever. En France, cela représente une extrême minorité. Est-ce qu’on n’en fait pas un peu trop ? Pas pour Alexandre Loubet. Les atteintes à la laïcité ont explosé de 117% à l’école en un an, cite-t-il, « donc la réalité c’est qu’il fallait prendre d’urgence une mesure. » L’homme politique affirme aussi qu’il est ravi que le gouvernent envisage le port de l’uniforme, auquel son parti est fortement favorable.
101 - Bérangère Couillard - 29 juillet 2023


101 - Olivier Faure - 28 juillet 2023
Ce jeudi 27 juillet 2023, Gérald Darmanin a rencontré les syndicats de police. Après plusieurs semaines de confrontation entre les forces de l’ordre et les anti-flics suite à l’affaire Nahel, les syndicats ne démordent pas et protestent aujourd’hui contre l’incarcération d’un de leurs collègues à Marseille. Les services de police invoquent le code 562 ce qui génère un système en situation de paralysie et une série d’arrêts maladie. « Ce triangle triumvirat constitué par le ministre de l’Intérieur, le DGPN et le directeur de la Police nationale qui tous les trois, défient les règles républicaines et les grands principes qui nous régissent : la dépendance de la justice, la séparation des pouvoir et l’égalité des citoyens devant la loi » dénonce Olivier Faure, invité des 4 vérités ce vendredi 28 juillet. Le premier secrétaire du Parti Socialiste s’interroge sur la légitimité d’Emmanuel pour faire régner l’ordre dans le pays et retrouver l’apaisement au fil des 100 jours prévus dans son plan de sortie de crise. « Il y a des institutions républicaines qui sont parfaitement remises en cause » constate notre invité qui appelle à la démission de Gérald Darmanin et des hauts-fonctionnaires de l’État impliqués dans cette crise. « C’est une situation extrêmement grave qui suppose que le chef de l’État s’en empare et qu’il rappelle quels sont les fondements de la République. Il est le garant de l’indépendance de la justice » poursuit-il sans sommation. Dans l’interview qu’il a consacrée cette semaine à France 2, Emmanuel Macron a pourtant rappelé que nul n’est aussi des lois. Une déclaration qui n’est pas suffisante aux yeux des socialistes qui pointent du doigt le manque de clarté de la politique du gouvernement. Selon Olivier Faure, le ministère de l'Intérieur défie ouvertement le président de la République notamment lors de sa visite officielle en Nouvelle-Calédonie. Cette semaine, le premier secrétaire du Parti Socialiste a alerté sur le risque de sédition face à cet échec manifeste de l’exécutif rappelant la décision qu’avait prise en son temps François Mitterrand dans ce cas de figure. En effet, cet ancien président de la République avait sévèrement sanctionné le DGPN, le préfet de Police et les syndicalistes à l’origine de cette fronde. « On attend du chef de l’État qu'il ait le même courage parce que dans une République, il ne peut pas y avoir un État dans l’État » affirme notre invité.
La NUPES se craquèle
Au sein du PS, certains militants s’affranchissent. À commencer par Caroline Delga, la présidente de la région Occitanie qui boycotte tout simplement l’université d’été organisée à Blois à la fin du mois. Une décision difficile à encaisser pour ses collègues. Le motif de son absence ? Cette dernière prétend ne pas vouloir s’afficher aux côtés d’Olivier Faure allant jusqu’à dénoncer « des prises de position minables ». « Il y a des gens qui ne créent pas de commun et moi ce que je veux c’est faire en sorte que la gauche plutôt que de se fragmenter davantage cherche au contraire à se rassembler sur des bases les plus claires possibles » défend notre invité. En dépit des mots très durs employés par Carole Delga, le PS peut se targuer de petites satisfactions. De l’autre côté des Pyrénées, les élections législatives se sont soldées par un résultat inattendu avec un regain de popularité du Parti Socialiste espagnol. « C’est porteur d’espoir pour toute la gauche […] je pense que nous avons matière à réflexion et nous devons prendre modèle avec une gauche qui croit à ce qu’elle fait » félicite Olivier Faure avant détailler les bilan exceptionnel de Piró Sanchez : « sur le plan social, économique et sur le plan de la dette, il a été capable de faire en sorte de relever l’Espagne qui était très affaiblie avant sa prise de pouvoir ». De son côté, Jean-Luc Mélenchon se moque publiquement de la théorie d’Olivier Faure selon laquelle l’union fait la force. De facto, le PS enterre-t-il l’accord de la NUPES pour les élections européennes ? « Je ne veux pas dramatiser la situation. Ça ne remet en rien l’union que nous devons constituer pour les élections présidentielles et législatives de 2027 parce que sans l’union qui est nécessaire et indispensable pour arriver au second tour, nous n’avons aucune chance si nous ne continuons pas » nuance notre invité.
101 - Sylvain Maillard - 15 juillet 2023
101 - Eric Ciotti - 12 juillet 2023


101 - François Molins - 29 juin 2023
Il y a cinq ans, il prenait ses fonctions comme substitut à Carcassonne. Ce vendredi 30 juin, il prendra sa retraite. Pendant plus de quatre décennies, François Molins a consacré sa vie à la justice. En tant que procureur de la République près du Tribunal de grande instance de Paris de 2011 à 2018, il s’est notamment fait connaître du grand public lors des attentats de 2012 et 2015 qui ont touché la France. Selon un sondage exclusif de l’institut CSA pour l’Institut pour la Justice, 81% des sondés estiment que la justice française est trop laxiste. « Non, elle n’est pas laxiste », rétorque l’actuel procureur général près la Cour de cassation. « C’est une perception erronée de la réalité. La justice est même plus sévère qu’avant. Le problème est l’effectivité des peines au regard des conditions dans lesquelles elles sont exécutées, avec toutes ces procédures d’aménagements. On est toujours dans un stock de 90 000 à 100 000 peines, qui font qu’un certain nombre de peines ne sont pas exécutées », explique François Molins, au micro de Thomas Sotto. La justice manque-t-elle de moyens ? « Il y a toujours un manque de moyens, mais aussi d’organisation. (…) Les moyens ne suffiront pas s’ils ne sont pas accompagnés de réponses et d’une bonne organisation », estime-t-il.
Depuis deux jours, le pays s’embrase depuis la mort de Nahel, un jeune homme de 17 ans abattu par un policier alors qu’il refusait d’obtempérer. « J’ai peur d’assister à ce que j’ai vécu en 2005. Il y a d’abord le regard sur la difficulté pour les policiers d’exercer leur travail dans des conditions qui répondent à la nécessité absolue, mais qui respectent une stricte proportionnalité », commente François Molins. « Les images sont très parlantes. Il y a une sorte d’exacerbation qui ne va pas répondre à la situation qui a été créée », précise-t-il, en appelant à la raison et au calme. Le policier inculpé a été placé en garde à vue pour « homicide volontaire. « Il faut faire confiance en la Justice. Le parquet de Nanterre a pris cette affaire sous la plus haute qualification », souligne le procureur général, expliquant que l’usage de l’arme pour les policiers « répond à une situation d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité ».
La France s'embrase
Au lendemain du drame, le président de la République a qualifié cet acte d'« incompréhensible » et d'« inexplicable ». « Ce sont des réactions politiques. Pour moi, ce qui m’importe, c’est le travail des magistrats puisque ce sont eux qui ont la responsabilité de qualifier et d’apporter une réponse. C’est au procureur de la République de Nanterre et au juge d’instruction d’apporter une réponse par rapport à un dossier qu’ils connaissent, qui fait suite à une enquête de 48 heures de la police nationale. Violences, voitures brûlées, commissariat vandalisés… Cette nuit, des heurts ont éclaté dans de nombreuses villes de France. « La violence n’a jamais rien réglé. On est dans un état de droit, il faut faire confiance à la justice. Les magistrats et des policiers de l’IGPN vont faire leur travail. Je suis persuadé que la réponse apportée par l’Institution judiciaire à tous ces faits sera à la hauteur », précise François Molins.
101 - Jordan Bardella - 5 juin 2023
101 - Laurent Berger - 16 mai 2023
101 - Olivier Veran - 15 mai 2023
101 - Raphaël Glucksmann - 9 mai 2023
101 - Michel Barnier - 6 mai 2023


200 - Stanislas Guerini - 4 mai 2023
<p><u><strong> Fonction publique, cherche fonctionnaires désespérément</strong></u></p>
<p>La transformation des métiers est au coeur des défis. De nombreuses questions ont été posées à propos de ce sujet. La transformation des métiers reste très importante pour les Français puisque cela touche aussi les emplois publics. Stanislas Guerini, ministre de la transformation et fonction publique, et Olivier Dussopt ont lancé un groupe de travail afin de pouvoir répondre à ces questions.</p>
<p>La situation se montre critique : une grande campagne de communication et un salon national de l’emploi public ont été lancé par l’invité du plateau des 4 Vérités. En effet, l’homme politique a mis à disposition plus de 50000 postes dans la fonction publique. Il y a quelques décennies, cela restait habituel qu’un ministre de la fonction publique supprime des postes de fonctionnaire. « Mon mandat ne repose pas sur la suppression de poste, au contraire il repose sur un défi qui se base sur l’attractivité de la fonction publique » explique Stanislas Guerini. </p>
<p>Le ministre de la transformation a changé de programme depuis la crise sanitaire. Le besoin de réinvestissement de la puissance publique a été faite sur le terrain. Des fonctionnaires sont présents derrière des guichets, dans des hôpitaux, devant des élèves afin de se rapprocher des Français. Le site internet <a href="http://choisirleservicepublic.fr/" rel="nofollow">choisirleservicepublic.fr</a> regroupe toutes les offres d’emplois dans les fonctions territoriales. 58000 jobs y sont proposés avec plus de 1000 métiers différents dans la fonction publique. </p>
<p>Auparavant, la fonction publique était considérée comme le Graal pour les bacheliers. Cependant, la fonction publique n’intéresse plus les jeunes. Ceux-ci recherchent de la flexibilité dans leur travail. 1/3 des jeunes se posent quand même la question de rejoindre la fonction publique. « Si on veut les convaincre de venir et de rester, il faut qu’on continue à transformer la fonction publique » défend l’invité des 4 Vérités. La fonction publique se transforme plus rapidement que ce que l’on peut croire. Des carrières sont très évolutives et changer de métiers facilement devient possible. Avant, il n’était pas possible de changer de métier, un emploi était un emploi à vie.</p>
<p>Beaucoup de sujets dont le temps de travail sont en pleine négociations avec les syndicats. La semaine de 4 jours, qui est déjà testée dans certaines administrations, pourrait être généralisée. La fonction publique a déjà la possibilité de moduler son temps de travail comme à l’hôpital. Ces 4 jours devront tout de même additionner 35 heures de travail au total. </p>
<p>Le problème le plus important reste la rémunération. L’invité des 4 Vérités a fait la promesse de ne pas payer un agent public en dessous du SMIC. La revalorisation du SMIC se fait le 1er mai. C’est la 5e revalorisation depuis un peu plus d’un an. Durant celle-ci, la fonction publique aligne au même moment le salaire minimum de l’ensemble des fonctionnaires. Cela représente 420 millions d’euros d’augmentation de salaire de réaligner ces salaires. </p>


101 - Maxime Minot - 20 mars 2023
Après l’utilisation du 49-3 par Élisabeth Borne pour faire adopter la réforme des retraites le 16 mars dernier, les tensions s’accélèrent dans le pays et à l’Assemblée nationale, où deux motions de censure seront soumises au vote des députés ce lundi 20 mars 2023. L’une a été déposée par le groupe centriste indépendant LIOT, et l’autre par le Rassemblement National.
Depuis l’annonce du passage en force du gouvernement pour faire adopter cette réforme impopulaire auprès d'une majorité de Français et de députés, les manifestations se poursuivent dans tout le pays. Au cours des protestations de ce week-end, les permanences d’élus ont été visées et dégradées, notamment celle d’Eric Ciotti, président Les Républicains, à Nice. Maxime Minot, député LR de l’Oise et invité sur le plateau des 4 vérités ce lundi 20 mars 2023, explique que « le gouvernement est seul responsable, il n’a pas su faire preuve de pédagogie ».
Le député a alors annoncé qu’il votera les deux motions de censure ce jour à l’Assemblée nationale, y compris celle du Rassemblement National, car « sa seule boussole est l’intérêt général et la confiance que m’ont confié les habitants de mon territoire […] ils veulent qu’on s’occupe de leur préoccupation. Nous avons décidé de s’opposer jusqu’au bout à cette réforme des retraites ».
Jusque-là le groupe LR ne voulait pas s’immiscer dans un éventuel renversement du gouvernement. Deux visions différentes semblent s’être formées au sein du parti de droite. Eric Ciotti avait affirmé que son parti ne voterait pas de motion de censure. Maxime Minot explique que le groupe avait en fait décidé de ne pas apporter de signature au dépôt de motion mais que les députés Les Républicains ont gardé leur liberté de vote pour s’opposer à cette réforme. Rachida Dati, présidente du conseil national des Républicains, proposait quant à elle d’aller jusqu’à un contrat de gouvernement avec Emmanuel Macron, pour « redresser le pays ». Maxime Minot affirme ne pas partager le point de vue de cette dernière mais que « c’est un atout pour notre famille politique, ces avis divergents ».
La droite républicaine reste favorable à une réforme des retraites mais rejette celle déposée par le gouvernement. Valérie Pécresse, lors de sa candidature à la présidence du pays, avait annoncé dans son programme une retraite à 65 ans si elle était élue. Le parti des Républicains est en effet favorable à un décalage de l’âge de départ à la retraite mais s’oppose à celle du gouvernement d’Elisabeth Borne, qui d’après le député de l'Oise, «n’a fait preuve d’aucune pédagogie envers la population […] c’est la conséquence de ce refus de dialogue, de concertation. […] Avant tout c’est la méthode qui nous a choqué et qui nous a braqué, car on avait qu’une envie c’était de pouvoir porter le débat ».
Maxime Minot explique qu’une dizaine de députés LR devrait voter au moins une des deux motions de censure. Le député explique qu’il ne s’agit pas pour autant d’une union ou de rapprochement avec le RN. Ces motions de censure, si elles sont votées à l’Assemblée nationale, pourraient amener le gouvernement à démissionner.
100 - Eric Woerth - 16 mars 2023
101 - Patrick Kanner - 4 mars 2023


101 - Jean-Philippe Tanguy - 18 février 2023
Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 février, la motion de censure déposée par Marine le Pen a été rejetée. Elisabeth Borne, la Première ministre, considère que les députés de la France Insoumise et députés du Rassemblement National sont responsables du fait qu’ils n’ont pas pu aller jusqu’au bout de l’examen de la loi. « Cela n’a pas de sens » proclame Jean-Philippe Tanguy qui voit la motion de censure comme une arme constitutionnelle pour bloquer le gouvernement et faire tomber cette loi. La 5e République serait très favorable au gouvernement et au pouvoir exécutif d’utiliser cette « arme ». Le député du Rassemblement National de la Somme ajoute « Mme Borne n’a pas répondu aux inquiétudes des français sur l’arnaque des 1200€ promis à tous les retraités ».
Cette motion de censure était « vouée à un rejet » selon l’invité des 4 Vérités car le gouvernement avait choisi un mode de discussion à temps bloqué. Le seul moyen de faire passer cette motion de censure était de provoquer un référendum, de voter le texte ou la censure qui permettait de bloquer le texte.
Retraites, que propose le RN ?
Beaucoup reprochent à Marine le Pen et aux députés RN leur discrétion comparé à l’activisme des députés de la France Insoumise et des socialistes. Les députés RN auraient peu de propositions alternatives, peu d’expressions dans l’hémicycle jusque’à cette motion de censure. « Le choix de Marine le Pen d’avoir déposé peu d’amendements mais concentré avec un fort contenu politique à tout son sens » défend l’homme politique. Ce « fort contenu politique » aurait pour but de relocaliser de la valeur ajoutée en France et d’augmenter la productivité française. « Si vous créez pleins de métiers dans les services à la personne, cela ne créé pas de valeur ajoutée comme l’industrie ou l’agriculture » explique Jean-Philippe Tanguy.
Une deuxième solution serait la natalité : les jeunes générations devraient financer la retraite de ceux qui prennent du repos après le travail. Aujourd’hui, d’après des études faites en France, les familles aimeraient concevoir en moyenne un enfant en plus. Ces familles ne peuvent pas le faire pour des raisons financières ou un manque d’aide de l’Etat.
Réforme des retraites, et maintenant ?
La réforme des retraites actuelle est à l’arrêt puisque le vote de l’article 7 n’a pas pu être voté. La responsabilité première de cet échec serait celle du gouvernement qui souhaite discuter cette réforme en 2 semaines et les députés de la France Insoumise qui aurait été le « pire partenaire » du gouvernement en faisant de l’obstruction sans intérêt.
Ce texte partira au Sénat pour faire évoluer cette réforme. Le député RN de la Somme ne possède pas de représentant, celui-ci a cependant le soutien du sénateur de la Moselle. « On va continuer de faire la politique ailleurs, on va continuer de se battre sur les médias et prendre nos responsabilités » finit par défendre l’invité du plateau des 4 Vérités.
101 - Aurore Bergé - 10 février 2022


101 - David Lisnard - 25 janvier 2023
La droite est-elle dans l’impasse ? Dans son livre baptisé « David Lisnard, Le réveil de la droite » (Edition Telemaque), Quentin Hoster revient sur le parcours du maire de Cannes depuis 2014, élu à 88% des suffrages, et nouveau président de l’association des maires de France (AMF). Dans cet ouvrage, le principal intéressé revient sur ses convictions sur l'état de la France. « Il faut retrouver une matrice qui place la liberté comme moteur de la prospérité, qui remette l’autorité de l’Etat au cœur du pacte national, et par le biais de la culture et de l’instruction publique, que l’on retrouve le sens du mérite, d’une certaine dynamique républicaine », explique David Lisnard, invité des 4 Vérités, sur France 2, mercredi 25 janvier 2023. « Notre pays est en véritable déclassement mais nous avons tous les outils pour rebondir », estime l’édile, dénonçant le « cynisme » croissant de la politique.
Entre l’extrême droite de Marine Le Pen et le centre de la majorité d’Emmanuel Macron, quel espace politique reste-t-il pour les Républicains ? En pleine réforme des retraites, qui sera examinée à l'Assemblée nationale à partir du 30 janvier, le parti dirigé par Eric Ciotti est le seul à ne s’être pas joint à la fronde et pourrait même être décisif pour faire voter le texte en s’alliant à la majorité. « La droite que nous incarnons sera toujours au rendez-vous de ses responsabilités », a affirmé Éric Ciotti lors de ses vœux au parti de droite, mardi 24 janvier. « La position d’Eric Ciotti est la bonne. C’est une position de cohérence en essayant d'obtenir des avantages pour les carrières dites hachées, les mères de famille… Il faut profiter du débat parlementaire », commente David Lisnard. « LR fait preuve de cohérence sur un sujet difficile », souligne-t-il. Selon les oppositions, à gauche et à droite, cette réforme est jugée injuste et pas nécessaire. Et la majorité des Français se disent opposés à cette réforme. « Entre les deux, je propose une approche hybride, qui fonctionne dans la fonction publique : sauver la retraite par répartition pour assurer un filet de sécurité, mais permettre aussi aux retraités modestes et aux travailleurs d’avoir accès aux gains de la capitalisation », affirme David Lisnard.
JO 2024 : avec ou sans les Russes ?
Un peu plus d’un an avant les Jeux Olympiques de Paris en 2024, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a demandé, mardi 24 janvier, à son homologue français de ne pas laisser les athlètes russes participer aux Jeux olympiques de Paris en 2024. « Je ne partage pas cette approche. Je suis très clair sur la situation : il faut soutenir l’Ukraine et il n’y a aucune ambiguïté là dessus, mais pénaliser des sportifs n’aura aucun effet, au contraire, cela n'aura que des contre-effets », assure le maire de Cannes.


101 - Clémentine Autain - 24 janvier 2023
Lundi 23 janvier 2023, le gouvernement a porté son projet de loi sur les retraites en Conseil des ministres. Une réforme qu’il considère sur les rails malgré la pluie battante de critiques et une mobilisation sévère. Sans surprise, Emmanuel Macron est resté inflexible sur l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans. Les syndicats et l’opposition quant à eux ne comptent pas battre en retraite et appellent à la mobilisation pour faire plier le gouvernement. « Ce bras de fer est maintenant engagé avec le gouvernement » affirme Clémentine Autain qui observe un front politique uni face à une majorité de marbre. « Nous avons de quoi faire monter en puissance la mobilisation. J’ai l’impression que le gouvernement peut être retoqué par la rue mais aussi par le Conseil constitutionnel puisque les méthodes qu’il emploie son très brutales » souligne la conseillère régionale d’Île-de-France alors que l’exécutif vient de dégainer l’article 47-1 afin d'inclure la réforme des retraites dans le projet de finances rectificatives de la Sécurité sociale. « Il s’agit de faire travailler les Français deux ans de plus. Qui va payer la facture des choix politiques du gouvernement au service des grands groupes économiques et au service des hyper-riches ? Ce sont les plus modestes » martèle notre invitée. Dans le camp de la NUPES, la bataille législative ne fait que commencer pour faire pression sur le gouvernement concernant cette question épineuse qu’est le recul de l’âge légal de départ à la retraite. Une nouvelle mobilisation est organisée le 31 janvier. Mais le mouvement ne risque-t-il pas de s’essouffler ? Pour Clémentine Autain, il faut mettre en place des actions coup de poing à commencer par des vagues de grèves, des assemblées générales et des meetings. Un programme qu’a déjà commencé à suivre la NUPES et les syndicats engagés dans cette lutte. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez a récemment ciblé les mastodontes français à commencer par Vincent Bolloré qu’il a sévèrement pris à partie. En effet, cette réforme exclut les milliardaires de cet effort financier collectif. « Dans les entreprises du CAC 40, 80 milliards d’euros ont été redistribués en dividendes » dénonce Clémentine Autain qui souhaite la mise en place d’un système par répartition plus juste. Si Élisabeth Borne s’est dite ouverte pour effectuer quelques ajustements sur cette réforme, l’opposition risque de jouer le jeu de l’obstruction. Une tactique que craint le gouvernement qui a déjà anticipé de dépôts en masse d’amendements. « Si nous n’avons que 20 jours […] notre enjeu c’est d’avoir un débat sérieux sur le fond mais d’arriver jusqu’à l’article 7 pour pouvoir débattre de tout ce qui a dans la loi dans les 20 jours qui sont contraints » rétorque notre invitée qui appelle les citoyens à se rassembler le 31 janvier, seul moyen de pression que peut employer l’opposition.
Retraites : ça se crispe !
Parmi les fervents défenseurs du chef d’État, Jean-Pierre Raffarin a lynché la NUPES qu’il accuse de ne pas rassembler mais d’exciter et d’intensifier sa propre mobilisation. Un argument irrecevable pour Clémentine Autain alors que certains ministres en exercice peine à défendre ce projet de loi, à l’instar de Franck Riester qui a reconnu que la réforme va, de facto, pénaliser les femmes. Du pain béni pour l’opposition qui ne cesse de retoquer le gouvernement face à un projet de loi injuste et impopulaire.
À gauche comme à droite, les députés tentent de faire bouger les lignes. Pour contrecarrer le passage en force du gouvernement, Marine Le Pen veut un référendum. L’ancienne cheffe de file du RN va déposer une mesure référendaire dans les jours à venir. « Pour l’instant ce n’est pas la méthode qu’on a retenu […] le problème c’est qu’on est pas dans cette temporalité là. Je pense que pour l’instant c’est pas la mobilisation sociale à laquelle l’extrême droite ne participe pas » explique la députée LFI de Seine-Saint-Denis.
101 - Stéphane Le Foll - 1er décembre 2022
101 - Olivier Dussopt - 30 novembre 2022


101 - Jordan Bardella - 29 novembre 2022
La ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales, Caroline Cayeux, a annoncé lundi 28 novembre, qu’elle démissionnait du gouvernement, après, selon elle, un désaccord avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui estime que sa déclaration de patrimoine était sous-évaluée. « Quand vous êtes élu, il y a un devoir de transparence. (…) Si on n’a rien à se reprocher, on ne démissionne pas », a réagi Jordan Bardella, invité des 4 vérités, ce mardi 29 novembre 2022.
Jeudi 24 novembre, le Parquet national financier a annoncé ouvrir une enquête pour établir le rôle qu’aurait joué le cabinet de conseil américain McKinsey dans la campagne électorale d’Emmanuel Macron. Les trois juges d’instruction, chargés de l’affaire, cherchent à définir les conditions d’attribution de contrats publics. « Il y a en théorie un halo de corruption avec la question d’un renvoi d'ascenseur que le PNF va devoir trancher. (…) Depuis 2017, Emmanuel Macron a vendu la France à la découpe. (…) On sait qu’il est comme ça », estime le président de Rassemblement national. « Si l’enquête est ouverte dès maintenant, c’est que le PNF a un faisceau d’indices pouvant laisser croire qu’Emmanuel Macron participe de ces liquidateurs qui se succèdent à la tête de l’État depuis des années, qui ne gouvernent pas pour le peuple français, mais pour des intérêts privés », ajoute-t-il.
En septembre 2021, soit huit mois après l’assaut du capitole, le groupe du RN au Parlement européen a envoyé deux élus aux États-Unis à la rencontre des conseils radicaux du Parti républicain, proches de Donald Trump. « Le Rassemblement national aspire à prendre la tête de l’État français. Il nous apparaît parfaitement normal de développer des liens, d’entretenir des relations, de dialoguer, avec l’ensemble des partis politiques patriotiques au monde », réagit le député RN européen.
Alors que les Français sont préoccupés par l’inflation, la facture devrait particulièrement s’allonger pour les usagers des transports en commun en Île-de-France. À partir du 1er janvier 2023, le Navigo annuel doit passer de 75,20 euros à 90 euros. Le prix du ticket de métro à l’unité doit faire un bond de 1,90 à 2,30 euros, soit une hausse de 21%. Entre la présidente de région, Valérie Pécresse et le gouvernement, la responsabilité est renvoyée. « Les Français sont pris en étaux entre d’un côté, les prix des carburants qui sont devenus délirants et une politique toujours plus agressive depuis plusieurs années pour les automobilistes, et de l’autre, des transports en commun, devant lesquels on pourrait ériger une barrière tarifaire et les rendre quasiment innacessible. (…) Le sujet, aujourd’hui, est l’incapacité de l’État à maîtriser les prix de l’énergie », commente Jordan Bardella, également conseiller régional d’Île-de-France, qui estime que le marché européen du prix de l’électricité est une « aberration » et qui plaide pour une baisse de la TVA sur l’énergie. « La baisse de la fiscalité et le retour à la maîtrise des prix sont les seuls moyens qui pourront apporter des solutions à la hausse des factures pour les entreprises et les collectivités », ajoute-t-il.
Après avoir occupé ce poste pendant plus d'un an par intérim, Jordan Bardella a finalement été investi à la tête du Rassemblement national, par les militants du parti, le 5 novembre dernier. Alors que Les Républicains doivent également élire leur chef, Jordan Bardella estime qu’il y a une « déconnexion entre les LR et un ancien électorat de droite orphelin à qui j’aimerais tendre la main », a-t-il souligné.
101 - Emmanuelle Wargon - 24 novembre 2022
101 - Amélie Oudéa-Castéra - 23 novembre 2022
101 - Jean Philippe Tanguy - 22 novembre 2022
101 - Sylvain Maillard - 18 novembre 2022


101 - Christian Estrosi - 16 novembre 2022
Après un bras de fer diplomatique avec l’Italie qui a refusé d’accueillir l'Ocean Viking le 10 novembre dernier, la France a finalement accepté d'accueillir le bateau et ses 230 réfugiés à bord, sur le port militaire de Toulon (Var). Depuis, cette décision a provoqué de nombreuses réactions de la part des oppositions. Marine Le Pen a notamment accusé le ministre de l’Intérieur de « laxisme » sur la question migratoire. « Aurions-nous dû laisser mourir 57 enfants ? », lui a répondu Gérald Darmanin, invité du JT de 20 heures de TF1, jeudi 10 novembre. « Je ne suis pas sûr qu’accueillir l’Ocean Viking à Toulon, a envoyé le bon message, mais nous avions un devoir humanitaire, et nous l’avons accompli », explique Christian Estrosi, vice-président du parti Horizons, invité des 4 Vérités, mercredi 16 novembre 2022, sur France 2. Il estime que l’Union européenne « doit s’engager ». « Il y a urgence à trouver des solutions. (…) Il est temps de prendre des mesures », souligne le maire de Nice. L’élu plaide pour une adaptation du droit et de l’organisation administrative, mais aussi une révision du système européen. « Schengen est mort, on voit bien que cela ne marche pas. Il faut faire un petit Schengen à quatre ou cinq pays sur un périmètre restreint », précise-t-il.
Ce mercredi 16 novembre, Eric Ciotti est visé par une enquête parue dans le journal Le Canard enchaîné, qui révèle que l’ex-épouse du député LR des Alpes-Maritimes, Caroline Magne, aurait cumulé plusieurs fonctions pendant des années, depuis 2007. À la fois assistante parlementaire, mais aussi directrice adjointe à la mairie de Nice et membre du comité de pilotage de la communauté urbaine, rapporte le journal satirique. Dans un communiqué, l’élu a démenti tout abus. Sur le sujet, le maire de Nice, ancien collaborateur d’Eric Ciotti, a refusé de faire tout commentaire.
Faut-il interdire la corrida ?
Ancien ministre de l’Industrie de 2009 à 2010, Christian Estrosi souhaite que la France retrouve une « vraie politique industrielle » afin de regagner sa place de « grande puissance industrielle ».
Dans quelques jours, un projet de loi sur l’interdiction de la corrida sera débattu dans l’hémicycle à l’initiative du député LFI Aymeric Caron. « Je ne suis pas favorable à des choses qui peuvent paraître un peu barbares. Il faut trouver un juste équilibre pour défendre des traditions présentes sur un grand nombre de territoires en France et protéger les animaux de la souffrance », explique Christian Estrosi qui espère un débat sur le sujet.
101 - Laurent Berger - 14 novembre 2022


101 - Thomas Ménagé - 12 novembre 2022
Depuis jeudi 10 novembre, le Rassemblement National ne cesse de critiquer l’Ocean Viking, une campagne de sauvetage au large des côtes lybiennes. Grâce à cette campagne, la France aurait sauvé des vies humaines dont celles de 44 mineurs non accompagnés. Malgré cela, l’invité du plateau des 4 Vérités ne souhaite pas accueillir ces personnes sauvées sur le territoire français : « On a toujours eu une position qui s’appuie sur deux axes : un axe d’humanité (…) et les renvoyer dans leur port d’origine » annonce-t-il.
En 2018, Gérard Collomb, ancien ministre de l’intérieur, condamne cette décision. C’est une « volte-face » de la part d’Emmanuel Macron qui parle de « cynisme absolu » au sujet de ces bateaux. Thomas Ménagé reproche à la France et pays européens de les accueillir. « Il y a d’autres ports, les ONG jouent sur les droits maritimes et mettent pression sur la France » défend le député du Loiret.
Gérard Darmanin parle de décision « exceptionnelle » quelques jours après son annonce d’une nouvelle filière d’immigration. « Notre modèle social ne permet plus d’accueillir, les français ont envoyé un signal très clair (…) nous ne pouvons plus les accepter sur notre territoire » annonce l’homme politique.
La nouvelle Première ministre italienne, Giorgia Meloni, considère que la France est aggressive dans cette affaire et rappelle que son pays a accueilli 90000 migrants depuis le début de 2022. L’Europe n’en a accueilli que 117000. « Moi, je dénonce les propos honteux de Gérard Darmanin, des propos qui ne sont pas dignes des relations que nous devrions avoir avec l’Italie. Nous partageons le choix qui a été fait par les italiens de stopper cette immigration massive et c’est ce que nous nous souhaitons faire en France » explique le porte-parole du Rassemblement National.
Rassemblement National, une nouvelle ligne ?
Quelques jours après l’arrivée de Jordan Bardella, le nouveau président du rassemblement National, certains dénoncerait un potentiel virage identitaire à droite. « La ligne de Jordan Bardella est celle de Marine Le Pen : une jambe sociale sur les questions de santé et une jambe identitaire, immigration et sécurité » affirme le député du Loiret
Les propos jugés racistes de Grégoire de Fournas par l’Assemblée Nationale lui a valu 15 jours d’exclusion. « Il n’a pas été condamné par l’Assemblée Nationale pour racisme, (…) les faits n’ont pas été avérés. Il a été condamné par un tribunal politique composé d’opposants au Rassemblement National. Ces personnes ont tout intérêt de le condamner » défend l’invité du plateau des 4 Vérités qui serait tout à fait en phase avec le fond des paroles de de Grégoire de Fournas.
Le Rassemblement National souhaite présider le groupe d’étude sur l’antisémitisme qui sera installé à l’Assemblée Nationale. Cette décision en aurait choqué plus d’un surtout ceux venant de la communauté juive. « Nous avons choisi le groupe d’antisémitisme parce que c’est un sujet majeur, aujourd'hui nous considérons que nous sommes les seuls à défendre nos compatriotes juifs » conclut Thomas Ménagé.


101 - Bruno Le Maire - 10 novembre 2022
La Commission européenne a appelé mercredi 9 novembre au « débarquement immédiat au port sûr le plus proche » des 234 migrants à bord de l'Ocean Viking, dernier des quatre navires humanitaires bloqués en Méditerranée, afin d’éviter une « tragédie humanitaire ». Ce dossier fait l’objet d'un bras de fer entre la France et l’Italie. « Je souhaite que la règle européenne soit respectée et que l’Italie accueille ce bateau dans un de ses ports », a réagi ce jeudi 10 novembre Bruno Le Maire sur le plateau des 4 vérités, sur France 2. « Cela n’exclut pas de faire preuve d’humanité et de veiller sur la situation heure par heure », précise le ministre de l’Économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Mardi 08 novembre sur RMC/BFMTV, le patron de Leclerc, Michel-Édouard Leclerc a tiré la sonnette d’alarme concernant la hausse des prix. Il appelle à anticiper un « tsunami » d’inflation en 2023 car selon lui, la hausse des prix (estimée à 6,2% par l’Insee) n’est pas « passagère » et pourrait même « atteindre deux chiffres » l’année prochaine, notamment dans le secteur alimentaire. « Il faut savoir garder son sang-froid », réagit Bruno Le Maire. « La réalité est que l’inflation à deux chiffres est déjà présente sur un certain nombre de produits alimentaires. Nous sommes à un niveau très élevé et cela ne va pas baisser dans les semaines qui viennent. (…) Mais nous n’anticipons pas d’inflation à deux chiffres sur l’ensemble des produits de consommation en France d'ici la fin de l’année 2022 », explique le ministre qui se veut optimiste sur l’évolution de la situation. Si les semaines qui viennent restent encore difficiles, « d’ici quelques mois, nous devrions voir un reflux de l’inflation, courant 2023 », a-t-il affirmé, avant d'alerter : « Arrêtons de jouer avec la peur des Français ».
Pour pallier la hausse des prix, le gouvernement a mis en place un bouclier tarifaire, notamment sur l’électricité, le gaz et l’essence. Néanmoins aucune aide n’est prévue concernant les produits alimentaires. « Nous avons fait le choix d’alléger les factures énergétiques. (…) L’État a massivement protégé les ménages et continue à le faire car c’est difficile pour beaucoup de nos compatriotes. Environ 55% du coût de l’inflation est supporté par l’État, 40% par les entreprises et 5% par les ménages », explique le ministre. Face aux difficultés budgétaires de la ville de Paris, Anne Hidalgo a récemment annoncé une augmentation de plus de 50% de la taxe foncière dans la capitale, pour l’année prochaine. Une décision vivement condamnée par Bruno Le Maire qui se veut très ferme. « La réalité c’est que, c'est la gestion calamiteuse de Paris qui explique l’augmentation des impôts décidée par Anne Hidalgo et certainement pas l’action de l’État qui est toujours en soutien à Paris et aux Parisiens », a-t-il vivement lâché au micro de Thomas Sotto. « C’est vraiment se moquer des Parisiennes et des Parisiens », renchérit-il.
Nouvelle journée de grève pour les salariés
Ce jeudi 10 novembre est marqué par un nouveau mouvement de grève, à l'appel des syndicats, notamment pour réclamer une hausse des salaires. « J’ai demandé à toutes les entreprises qui le peuvent d’augmenter les salaires, parce que c’est légitime, que c’est juste. Cela a été suivi puisque nous avons une augmentation des salaires de 4,4%. Cela continue à augmenter », commente Bruno Le Maire.
Sur le plan de la transition énergétique, le gouvernement prévoit également d’investir cinq milliards d’euros pour aider les entreprises les plus émettrices de gaz à effet-de-serre à réduire drastiquement leurs émissions. « Nous avons fait de l’énergie le premier sujet de l’économie française et européenne pour les années qui viennent », assure Bruno Le Maire. « Le choix d’accélérer la décarbonation des entreprises est bon pour la planète, pour le climat, et bon pour la relocalisation des entreprises », estime le ministre, qui se dit « lucide » sur l’avenir de l’industrie française.
101 - Fabien Roussel - 09 novembre 2022


101 - Aurélien Pradié - 08 novembre 2022
Près de 200 dirigeants politiques du monde entier sont réunis depuis lundi 7 novembre, à Charm el-Cheikh, en égypte, dans le cadre de la COP 27. L’enjeu ? Renforcer concrètement leurs engagements pour le climat. En ouverture de session, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a alerté sur l’accélération du « KO climatique », pointant du doigt l’inaction politique. « L’humanité a un choix : coopérer ou périr. C’est soit un Pacte de solidarité climatique soit un Pacte de suicide collectif », a-t-il déclaré, appelant à la création d’un « pacte historique entre les économies développées et en développement, un Pacte de solidarité collective ». « On doit mener la bataille, la mener pour de vrai », commente, Aurélien Pradié, candidat à la présidence du parti Les Républicains, invité des 4 vérités, mardi 8 novembre, sur France 2. « On ne gagnera pas la bataille environnementale si nous dressons constamment, comme certains militants politiques veulent le faire, certains Français contre les autres », précise le député du Lot.
Ce mardi 8 novembre, le président français Emmanuel Macron réunit les représentants des 50 sites industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre en France afin de leur imposer d'accélérer leur décarbonation en doublant leur « rythme de réduction dans le quinquennat qui vient ». Pour Aurélien Pradié, la France a « sous-investi » dans l’innovation. « Nous sommes en train de devenir dépendants d’autres pays dans le monde. (…) Je refuserai toujours que ce soit l’environnement contre notre développement. On peut associer et réussir les deux », estime-t-il.
Début décembre, les adhérents des Républicains auront le choix entre trois noms : Éric Ciotti, Aurélien Pradié et Bruno Retailleau, pour élire leur futur président de parti, après les revers électoraux essuyé par la droite, notamment lors de la dernière élection présidentielle. « C’est une famille politique malade qui a échoué, depuis dix ans, à toutes les élections », déplore Aurélien Pradié qui souhaite retrouver le chemin « d’une droite populaire ». « Une droite qui parle à tous les Français, et qui parle de tous les sujets », précise-t-il. Alors que les concertations sur la réforme des retraites ont débuté il y a quelques semaines, l’élu se dit opposé à la réforme proposée par le gouvernement, notamment sur l’allongement de l’âge légal du départ à la retraite. « Je souhaite que ceux qui ont commencé à travailler tôt, finissent tôt et que ceux qui ont commencé à travailler tard, finissent tard », commente-t-il, déplorant « l’hypocrisie » du système actuel. « Quand on respecte le travail, on respecte ceux qui travaillent dur », assure Aurélien Pradié qui ne votera pas la réforme proposée par l’exécutif. « Je ferai une contre proposition, notamment sur la durée de cotisation », ajoute-t-il.
Une alliance avec la majorité est-elle possible ?
Une alliance avec les macronistes est-elle envisageable, comme l’a laissé sous-entendre Emmanuel Macron, et comme le souhaite Nicolas Sarkozy ? « Non. Pas avec moi. Je ne suis pas macroniste, je ne le deviendrai pas », affirme Aurélien Pradié. « Son projet politique n’est pas le mien, la manière dont il a fracturé le pays est pour moi, une faute coupable », précise-t-il.
Le député souhaite aujourd’hui reconstruire la droite. « Il y a besoin qu’une nouvelle génération s’y colle ». Concernant la proximité avec le Rassemblement national, qui vient d’élire officiellement Jordan Bardella comme nouveau chef, le secrétaire général des LR est ferme : il n’y aura aucun dialogue. « Je serai un des adversaires résolus du Rassemblement national comme je l’ai toujours fait », conclut Aurélien Pradié, qui se dit prêt à « tenir tête » à Jordan Bardella.
Sur le front de l’éducation, Aurélien Pradié s’est dit favorable au retour de l’uniforme. « Je souhaite que nous refondions une école de la République. Nous avons besoin de réarmer nos écoles », assure l’élu. « Ce n’est pas une idée ringarde, c’est une idée qui permet de dire que dans l’école de la République, il y a une neutralité, un espace sacré auquel on ne touche pas ».
101 - François Braun - 07 novembre 2022
101 - Thierry Breton - 04 novembre 2022
101 - Clément Beaune - 01 novembre 2022
101 - Philippe Juvin - 31 octobre 2022


101 - Laurent Marcangeli - 28 octobre 2022
Lundi 24 octobre 2022, les députés du Rassemblement national ont voté la motion de censure de la Nupes. Un revirement de situation fermement réprimandé par Emmanuel Macron qui accuse le coup. Au micro de Caroline Roux sur France 2, le président de la République a dénoncé le « cynisme et le désordre » avec lequel Jean-Luc Mélenchon poursuit sa rafle sur l’Assemblée nationale. De son côté, le chef de file de la Nupes a tenu à répondre aux propos du chef de l’État et a démenti toute alliance entre la nouvelle union de la gauche et le Rassemblement national. « La réalité c’est que la Nupes et le RN ont voté ensemble […] monsieur Mélenchon dit ‘je veux renverser le gouvernement’. C’est son objectif. Et pour le faire, il aura besoin du RN » souligne Laurent Marcangeli, invité des 4 vérités ce vendredi 28 octobre. Depuis sa défaite à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon n’a pas perdu de vue son objectif de mobiliser la gauche pour contrer le gouvernement en place. Mais l’ancien député européen compte aujourd’hui ratisser plus large en invitant Les Républicains. « Le cynisme c’est lui, ce n’est pas le président de la République », fustige le président du groupe Horizons à l’Assemblée nationale.
Horizons : fronde dans la majorité
En réaction à l'hostilité ambiante de l'opposition, Élisabeth Borne a fait à nouvel usage de l’article 49.3 pour faire adopter le budget de la sécurité sociale qui comporte un amendement sur les déserts médicaux. Alors que le parti d’Édouard Philippe souhaitait déposer une proposition de loi pour réglementer l’installation des médecins dans les grandes villes, la Première ministre a piétiné cet amendement, sortie du set de réformes. « On ne va pas quitter la majorité pour ça mais on ne va pas lâcher cet amendement car je pense qu’il a du bon sens » tempère le député qui continue de défendre la couverture médicale pour tous. « C’est une source d’injustice pour beaucoup de Français qui le témoignent en votant pour les extrêmes » lance l’ancien conseiller à l’Assemblée corse qui souligne que 87% du territoire français est concerné par cette absence d’accès aux soins. Face à Caroline Roux, Emmanuel Macron a rouvert le débat. Il propose que les médecins qui partent à la retraite puissent continuer de travailler en cumulant leur retraite et leur salaire sans payer de cotisations retraite. Alors bonne idée ou vaste mascarade ? « Ça peut être une bonne solution » concède notre invité.
D’ici quelques semaines, le sujet brûlant de la réforme des retraites sera soumis aux députés de l’Assemblée nationale. Bien qu’ils fassent partie du groupe de la majorité, les députés Horizons vont-ils s’aligner du côté gouvernement ou au contraire déposer un amendement pour amener l’âge de départ à la retraite à 67 ans comme le préconise leur chef de file, Édouard Philippe ? « Nous ne déposerons pas d’amendement de ce type parce que nous considérons aujourd’hui qu’il ne faudrait pas que cette réforme des retraites tourne seulement autour de l’âge de départ » explique Laurent Marcangeli qui souhaite se concentrer sur « les 1100€ pour un pensionné ».
Parmi les propositions très concrètes sur lesquelles planchent les députés, Emmanuel Macron a déclaré vouloir protéger les enfants de la violence sur les réseaux sociaux. Quelle réponse peut apporter le groupe Horizons ? « Il va falloir qu’on fasse en sorte que sur internet les réseaux sociaux, cet anonymat soit mis à mal et qu’on soit obligé à un moment donné de donner son identité […] je crois que l’accès à un réseau social à un enfant est trop simple. Si l’on veut être libéral, il faut fixer une limite. Je crois qu’il faut qu’on parle aujourd’hui d’une majorité numérique pour accéder à un réseau social » défend notre invité.
101 - Éric Coquerel - 27 octobre 2022


101 - Gabriel Attal - 25 octobre 2022
Les trois motions de censure débattues, lundi 24 octobre, à l’Assemblée nationale ont finalement été rejetées. En effet, elles avaient été déposées par le RN et la Nupes après le recours à l'article 49.3 par le gouvernement afin de faire passer le budget 2023. Bien que ces motions n’avaient quasiment aucune chance d’être adoptées, car aucune d’entre elles ne pouvait, en théorie, recueillir la majorité absolue (289 voix), l’examen de ces textes a donné lieu à des débats houleux dans l’hémicycle. Le score s’est ainsi avéré plus serré que prévu. En effet, le Rassemblement national porté par Marine Le Pen a finalement décidé de voter en faveur d’une des deux motions de censure déposée par la Nupes, qui a alors atteint 239 votes favorables, un score insuffisant mais relativement élevé. Les deux autres motions déposées par le RN et a Nupes ont respectivement obtenu 90 et 150 voix favorables. « C’est un moment de bascule. (…) Les députés socialistes et écologistes font du blanchiment de votes extrêmes. On le savait avec l’extrême gauche et la France insoumise et on l’a découvert avec l’extrême droite et le Rassemblement national », commente Gabriel Attal, ministre délégué chargé des Comptes publics, invité des 4 vérités, mardi 25 octobre, sur France 2. « Les électeurs pensaient que la gauche allait continuer à creuser des digues contre l’extrême droite, ils se sont rendus compte, hier, qu’elle construisait des ponts », renchérit-il, réfutant toute fragilisation du gouvernement. « Il n’y a pas eu de majorité alternative pour renverser le gouvernement. Le plus important, c’est que le budget soit adopté. Il comprend des mesures qui permettent de protéger les Français face à la hausse des prix de l’énergie », estime l’ancien porte-parole du gouvernement.
C’est dans ce contexte qu’est actuellement débattu le projet de loi de réforme du financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Ne disposant que d’une majorité relative à l’Assemblée nationale et le 49.3 n’était pas possible pour cette mesure, le texte risque fortement d’être rejeté. « On a besoin de stabilité, de cohérence », assure Gabriel Attal. « Nous chercherons toujours à dialoguer avec l’ensemble de ceux qui sont prêts à travailler au service de l’intérêt des Français ».
Dans un contexte international extrêmement perturbé, et en pleine crise énergétique et d’inflation, les dernières prévisions de croissance du Fonds monétaire international (FMI) sont pessimistes. « Il y aura toujours des nuages au-dessus de nous et de l’ensemble des pays du monde. (…) Il n’y a pas lieu aujourd’hui de revoir notre prévision de croissance. Nous avons une économie qui résiste, des Français qui travaillent, des entreprises qui investissent et un gouvernement qui prend des mesures pour protéger les Français », affirme Gabriel Attal. Le gouvernement devrait, dans les prochains jours, dévoiler des nouvelles mesures pour soutenir les entreprises qui font face à l’explosion des prix de l’énergie. « L’objectif, c’est d’accompagner toutes les entreprises et de permettre à notre économie de tenir », ajoute-t-il.
Inflation : « pas d’argent magique »
Face à la hausse des prix de l’énergie, le gouvernement a prolongé l’aide de 30 centimes par litre d’essence à la pompe jusqu’au 15 novembre. Elle passera ensuite à 10 centimes jusqu’au 31 décembre. Sur le sujet, le ministre n’exclut pas de continuer à « accompagner les Français », mais « de manière plus ciblée ». « On ne peut pas se payer une ristourne à vie (…) En termes de coût financier, ce n’est pas soutenable sur le long terme », assure-t-il. Sur l’inflation, alors que la France jouit d’un des taux les plus bas d’Europe, notamment grâce au bouclier tarifaire, l’exécutif promet d’aider la population tant que « cela est nécessaire », tout en avertissant qu’il n’y a pas « d’argent magique ».


101 - Sandrine Rousseau - 24 octobre 2022
La journée s’annonce mouvementée à l'Assemblée nationale. Les députés examinent, ce lundi 24 octobre, les motions de censure déposées par la Nupes et le Rassemblement national, suite à l’usage du 49.3 par le gouvernement afin de faire passer la première partie du budget 2023. Néanmoins, étant toutes minoritaires, aucune de ces motions de censure n’a véritablement de chance d’être adoptée et donc de renverser le pouvoir en place. « Cela sert à mettre un carton jaune gouvernement. C’est incroyable ce qu’il s’est passé, tous nos amendements ont été rejetés », réagit, Sandrine Rousseau, invitée des 4 vérités, lundi 24 octobre 2022, sur France 2.
Les Républicains, seul parti à pouvoir véritablement coaliser les oppositions, ont de leur côté décidé de s’abstenir et de ne voter aucune des motions de censure déposées par la gauche ou le RN. Une décision saluée par le ministre chargé des Comptes publics, Gabriel Attal. « Ceux qui déposent des motions de censure proposent d'ajouter de la crise à la crise », a déclaré l’ancien porte-parole du gouvernement, sur France Inter, dimanche 23 octobre 2022. « On n’a jamais eu de dialogue avec le gouvernement. (…) On donne à Emmanuel Macron et Élisabeth Borne les clés de l’État pendant un an, en 49.3, sans débat parlementaire, c’est d’une brutalité politique sans nom », commente la députée Europe Écologie-Les Verts (EELV). « On nous demande d’obéir à leurs volontés. On n’a pas été élu pour ça », poursuit-elle, se disant prête à travailler avec l’exécutif sur certains « amendements structurants ».
Si la situation s’améliore peu à peu dans les stations-essence, le climat social reste tendu. Mais pour l’heure, la contagion du mouvement social voulue par la Nupes et certains syndicats semble contenue. « On est dans une situation inédite et le seul leitmotiv du gouvernement, c’est la casse sociale. C’est scandaleux ce qui se passe », estime Sandrine Rousseau. C’est dans ce contexte que le gouvernement commence également les concertations politiques sur la réforme des retraites. Cette réforme devrait prévoir un allongement progressif de l’âge légal du départ à la retraite. Sandrine Rousseau souhaite, elle, un départ à 60 ans. « Il n’y a pas d’urgence à réformer le système de retraite », déclare-t-elle.
Meurtre de Lola : « aucune récupération politique »
C’est ce lundi que se tiennent également les obsèques de la jeune Lola, adolescente de 12 ans, violée et assassinée, vendredi 14 octobre, à Paris. Depuis, cette affaire a pris une tournure définitivement politique. Les oppositions de droite et d’extrême droite dénoncent la politique migratoire du gouvernement. « Ses proches ont demandé à ce qu’il n’y ait aucune récupération politique. C’est un meurtre effroyable et je respecte leur volonté », réagit Sandrine Rousseau.
101 - Olivier Marleix - 21 octobre 2022
101 - Yaël Braun-Pivet - 20 octobre 2022
101 - Laurent Nuñez - 17 octobre 2022


101 - Olivier Faure - 15 octobre 2022
Depuis quelques semaines, des grèves ont lieu suite aux hausses des prix dans les stations services en France. Sur le seul premier semestre de l’année, TotalEnergies a fait 19 milliards de profit et ne paye pas un seul centime d’euros de profit expliquant la colère de ceux qui participe à l’enrichissement de l’entreprise.
Olivier Faure serait d’accord avec la CGT qui considère que les augmentations proposées par TotalEnergies ne sont pas suffisantes. « Aujourd’hui il y a des motifs importants et pas seulement chez Total, vous avez des entreprises partout qui ont profité de la crise et qui continuent à verser des dividendes extraordinaires aux actionnaires, pendant ce temps là, les salariés ne voient rien venir. Il y a légitimité. » défend Olivier Faure, premier secrétaire du parti socialiste. Les réquisitions qui ont été décidées par le gouvernement seraient considérées comme « justes » par l’invité du plateau des 4 Vérités. Des syndicalistes auraient fait le choix de réglementer partiellement les pompes en stations services : « Il faut trouver un équilibre » explique l’homme politique en ajoutant « La raison pour laquelle ce conflit s’éternise, c’est parce que le gouvernement n’a pas agit ». Mardi 18 octobre aura lieu une grève interprofessionnelle organisée par des salariés qui veulent faire valoir leur point de vue. « Je soutiens celles et ceux qui se battent pour qu’on reconnaisse la valeur du travail » défend Olivier Faure.
Il y a quelques jours, Jean-Luc Mélenchon avait comparé la marche contre la vie chère à un épisode de la révolution française. Malgré cela, Olivier Faure participera à cette marche. « Plutôt que de chercher à se diviser, il faut se battre ensemble pour les salariés de ce pays (…) il y a volonté de l’augmentation des salaires, je souhaite une conférence pour qu’on puisse réviser l’échelle salariale » explique l’homme politique.
Fabien Roussel, Yannick Jadot et d’autres personnalités politiques seront absents pour cette manifestation. « Je cherche à faire entendre le point de vue de millions de français » annonce le premier secrétaire du parti socialiste. Olivier Faure demande à mettre les querelles de côté afin que chacun se batte ensemble pour cette cause. Cependant, l’homme politique ne défilera pas avec la France Insoumise. L’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste il y a 2 ans a bouleversé la France entière, l’invité rendra hommage à l’enseignant sur le lieu qui a été créé à son nom. « Il y a peut être des gens qui ont eu des propos qui ont parfois été ambiguës, l’occasion demain aurait été de rappeler le rattachement à ces valeurs républicaines (…) je suis là pour rassembler et avancer pour que les français soient entendus » finit par expliquer l’invité du plateau des 4 Vérités.
101 - Franck Riester - 14 octobre 2022
101 - Rai - 12 octobre 2022
101 - Pap Ndiaye - 04 octobre 2022


101 - Sylvie Bermann - 1er octobre 2022
Vendredi 30 septembre, Vladimir Poutine, le président de la Russie, tient un court discours à Moscou afin d’officialiser la signature des décrets de rattachement de quatre régions d’Ukraine à la Russie. Suite à cela, c’est avec hostilité qu’il dénonce son mécontentement face à l’Occident et les Etats-Unis. « Le style est assez comparable au discours du 24 février au moment où il lance la guerre » explique Sylvie Bermann, invitée du plateau des 4 Vérités. Pour le président russe, c’est une « trahison » de la part de l’Occident désormais renommé « l’empire du mensonge ». Vladimir Poutine dénonce le libéralisme, valeur de l’Occident « dégénérée », opinion qui pourrait être partagée par l’église orthodoxe russe et le patriarche. « C’est une société extrêmement conservatrice mais c’est assez obsessionnel dans l’église orthodoxe et chez lui » ajoute la diplomate.
« Dans les circonstances actuelles, la signature des annexions montre un signe de faiblesse » dénonce l’ancienne ambassadrice de France en Russie qui ajoute « ça a été fait dans la précipitation en dehors du fait que ce soit illégal ». Cette annexion permettrait alors aux citoyens ukrainiens de devenir des citoyens russes « pour toujours » selon Vladimir Poutine, ce qui ne changerait rien sur le plan militaire. Le président russe aurait alors accès à tous les moyens à disposition pour le défendre y compris l’arme nucléaire. Cependant, celui-ci n’aspire pas à la reconstitution de l’URSS. « Ce n’est pas sa référence » explique Sylvie Bermann qui rappelle l’obsession du président face aux territoires peuplés par des russes et non pas l’union soviétique.
Malgré les précautions économiques et énergétiques prises par l’Occident telle que l’opposition de l’Hongrie, cela ne dissuade pas la Russie. « Ce qui intéresse Vladimir poutine c’est la géopolitique et pas le niveau de vie de la population » dénonce la diplomate avant d’ajouter « Il faut continuer d’aider l’Ukraine à exercer son droit à la légitime défense et donc des armements ».
Royaume-Uni, Liz Truss dans la tourmente
La proposition de nouvelles mesures budgétaires avec des baisses d’impôts pour les prêts aux revenus non financés met Liz Truss, Première ministre britannique, sur un piédestal : plus d’un britannique sur deux souhaite déjà son départ. « Ça ne m’étonne pas puisque le processus d’élection a aboutit à nommer quelqu’un qui n’était pas nécessairement majoritaire dans l’opinion publique (…) son rival était sans doute plus compétent » explique l’ancienne ambassadrice de France en Russie. De grosses critiques remettent en question cette décision qui pourrait mener à la crise du pays. « Le parti conservateur lui même a demandé à Boris Johnson de partir (…) mais Il n’est pas exclu qu’il se présente aux élections 2024 » finit par expliquer l’invitée du plateau des 4 Vérités.


101 - Olivier Klein - 30 septembre 2022
C’était la première mobilisation de l’automne. Jeudi 29 septembre, au moins 40 000 personnes se sont rassemblées à Paris dans le cadre de la journée de grève générale, pour manifester contre la réforme des retraites et la hausse des salaires, rapportent les syndicats organisateurs. Au moins 200 rassemblements ont été tenus partout en France, alors que le gouvernement annonce vouloir faire voter le texte de la retraite d’ici la fin de l’hiver. Mercredi 28 septembre, le président de la République a réuni autour d’un dîner les responsables de la majorité ainsi que les ministres concernés. Il s’est montré ferme sur le sujet. « J'ai un mandat électoral, on ne peut pas tergiverser (...) Je suis là pour faire les réformes et je les ferai », a-t-il déclaré, d’après le site Franceinfo. Emmanuel Macron va plus loin et n’exclut pas une dissolution si cette loi ne passe pas à l’Assemblée nationale, où le gouvernement ne dispose que d’une majorité relative. « Cette réforme est nécessaire et elle avait été annoncée par le président de la République depuis son premier mandat. Nous allons vers un déficit très important du système des retraites par répartition. Il faut une réforme concertée, juste, qui prenne en compte la pénibilité des métiers et la durée du travail », commente le ministre délégué chargé de la Ville et du Logement, Olivier Klein, invité des 4 vérités sur France 2, vendredi 30 septembre. Depuis plusieurs semaines, deux lignes s’affrontent au sein même de la majorité concernant ce dossier épineux. Celle d’une réforme rapide, soutenue notamment par Bruno Lemaire, Gabriel Attal ou encore Aurore Bergé, et celle qui « s’oppose à un passage en force », prônée par François Bayrou, Franck Rester ou encore Olivier Dussopt. « On verra ce que donne la concertation », affirme l’ancien socialiste au micro de Jeff Wittenberg. « Il y a des métiers pénibles, il faudra que cette réforme en tienne compte », précise-t-il.
Dans un contexte de tension sociale et de crise du pouvoir d’achat, une dissolution de l’Assemblée nationale pourrait-elle porter l’extrême droite au pouvoir ? « Il faut toujours le Rassemblement national, mais il faudrait expliquer pourquoi c’est un danger. Le président de la République s’est fait élire sur un programme. S’il ne se sent pas en capacité de mettre en œuvre ce programme, il prendra les décisions qui sont les siennes », réagit le maire de Clichy sous bois, souhaitant que « la concertation aille jusqu’au bout ».
La 82e édition du congrès HLM de Lyon s’est tenue du 27 au 29 septembre 2022, sur fond d’inflation et de crise énergétique. « Nous devons être tous citoyens pour notre pouvoir d’achat et pour la planète », explique le ministre, alors que le gouvernement appelle à la sobriété. Néanmoins, « il y a des gens qui souffrent, et on ne va pas rajouter de la souffrance à la souffrance », assure-t-il.
101 - Philippe Martinez - 29 septembre 2022


101 - Éric Dupond-Moretti - 28 septembre 2022
Lundi 26 septembre, Julien Bayou a officiellement démissionné de ses fonctions de secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), dont la charge était devenue « intenable », a expliqué son avocate. En cause ? Les accusations de « violences psychologiques » envers une ex-compagne, révélées par Sandrine Rousseau, également membre d'EELV, en direct sur le plateau de C à Vous, sur France 5. Des « faits de nature à briser la santé morale des femmes », précisait l’écoféministe. Mardi 27 septembre, le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, a dénoncé la « justice de droit privé » dans le cadre de ces affaires, une semaine après l’affaire Adrien Quatennens, jugeant qu’il était « temps de siffler la fin de la récréation ». « Il faut prendre en considération la parole des plaignantes. Ne rien négliger, ouvrir des enquêtes. Mais si cette parole doit être libérée, elle ne peut pas être confisquée à des fins politiciennes », a réagi ce mercredi 28, le garde des Sceaux, sur le plateau des 4 vérités, sur France 2, rappelant l’importance du « contradictoire et de la présomption d’innocence ».
Pour l’heure, aucune plainte n’a été déposée, aucune enquête n’a été ouverte dans cette affaire, révélée pour la première fois en juillet dernier, lorsque la cellule interne du parti écologiste de lutte contre les violences et harcèlements sexuels, avait été saisie. « Créer une justice parallèle est extrêmement inquiétant », estime l’ancien avocat. « Au regard des règles qui sont les nôtres, à partir de l’État de droit, on tire des conclusions, mais pas dans ces espèces de cellules », ajoute-t-il dénonçant les « petites tambouses » politiciennes. « Madame Rousseau n’est pas procureure générale de la nation. (…) Quand elle s’érige en autorité supérieure, je dis non. Si elle a des éléments, je l’invite à les transmettre au procureur de la République, comme le stipule l’article 40 du code de procédure pénale », poursuit-il. La semaine dernière, c’est Adrien Quatennens qui a démissionné de ses fonctions au sein du parti La France Insoumise, après avoir reconnu avoir « giflé sa femme » et autres épisodes de violences, dans le cadre d’un « divorce compliqué ». Une enquête a été ouverte. « Je n’ai pas à réagir sur des affaires en cours », commente Éric Dupond-Moretti.
Depuis juillet 2021, le ministre de la Justice, est, lui-même, mis en examen pour prise illégale d’intérêt dans le cadre de ses fonctions. Abandonnera-t-il ses fonctions s’il est condamné ? « Cette mise en examen ne m’a jamais entravée dans mon travail », commente le principal intéressé, qui se dit serein sur le renvoi du procès. « Je m’expliquerai en long, en large, en travers au moment voulu », renchérit-il.
Budget : 9,6 milliards pour le ministère de la Justice
Le gouvernement a présenté, lundi 26 septembre, son budget 2023, d'un montant de 22 milliards d'euros, répartis entre tous les ministères. Comme depuis les trois dernières années, le ministère de la Justice a obtenu une hausse record, avec un budget de 9,6 milliards d’euros. Néanmoins, ne disposant pas de majorité absolue à l’Assemblée nationale, et face aux oppositions, le gouvernement n’exclut pas un recours au 49.3 pour son adoption. « Cela montre à quel point le président de la République et la Première ministre sont attachés à faire évoluer la Justice et lui donner les moyens dont elle a besoin », explique le garde de Sceaux, qui souhaite que « le budget soit adopté ». Peut importe la manière ?
101 - Frédéric Veaux - 22 septembre 2022


101 - Alexis Corbière - 23 septembre 2022
Le ton est monté d’un cran. Dans une allocution télévisée, mercredi 21 septembre, Vladimir Poutine a annoncé le renfort de 300 000 réservistes, et a, une nouvelle fois, menacé l’occident d’un recours à l’arme nucléaire. Alors que les soldats russes essuient des revers militaires importants face à la vaste contre-offensive des forces ukrainiennes ces dernières semaines, le dirigeant russe se dit déterminé à « défendre l’intégrité territoriale de la Russie ». « C’est très inquiétant, je désapprouve ce que fait M. Poutine », commente Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis, sur le plateau des 4 Vérités, vendredi 23 septembre 2022, sur France 2. Pour freiner la menace et éviter une spirale guerrière, il se dit ouvert à la discussion avec le président russe. « La menace nucléaire, c’est une réalité. Il est temps qu’il y ait du sang-froid, de la fermeté, mais aussi des initiatives diplomatiques », estime le député.
Depuis plusieurs jours, le parti de La France Insoumise est dans la tourmente. Après avoir reconnu avoir « giflé sa femme » et autres épisodes de violences, dans le cadre de disputes, le député la France Insoumise, Adrien Quatennens, a annoncé, dimanche 18 septembre, se retirer de ses fonctions au sein de son parti. Une enquête judiciaire a été ouverte. Dans la foulée, Jean-Luc Mélenchon a réagi à ses déclarations dans un tweet, saluant « le courage » et la « dignité » de son poulain. Un premier tweet très controversé, même au sein de son propre camp. « Jean-Luc Mélenchon n’est pas soupçonnable de ne pas avoir une position claire sur le combat des violences faites aux femmes. Qu’il ait fait deux tweets montre que Jean-Luc Mélenchon a considéré qu’il fallait compléter, pour que les choses soient claires », réagit Alexis Corbière. Interrogé sur le sujet, jeudi 22 septembre, par un journaliste de l’émission « Quotidien », Jean-Luc Mélenchon a assumé ses tweets et assuré qu’il « pesait ses mots tout le temps ». Il a ensuite glissé une tape sur la joue du journaliste. « C’est taquin », estime le vice-président du groupe parlementaire Insoumis. « Si le journaliste a vécu cela comme une menace, je pense que Jean-Luc Mélenchon lui dira volontiers qu’il ne voulait pas le menacer », précise-t-il. Dans ce contexte, Adrien Quatennens peut-il continuer à siéger à l’Assemblée nationale ? « Nous en avons discuté avec les autres députés. Personne ne demande à ce qu’Adrien Quatennens démissionne de son mandat de député », clarifie-t-il.
Retraites : « Nous sommes radicalement contre »
C’est le sujet brûlant de cette rentrée. La réforme des retraites. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement émet la possibilité de faire intervenir cette réforme via un amendement du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), dont le texte sera étudié le 26 septembre prochain, en Conseil des ministres. « Ils ne savent pas quoi faire. Il faut qu’il y ait un débat. Nous sommes radicalement contre. Ce serait une régression sociale », estime Alexis Corbière, qui souhaite créer un rapport de force parlementaire et social à travers de vastes mobilisations. « Il est hors de question que nous avancions vers des reculs sociaux qui amèneraient à ce qu’on travaille plus longtemps et que nous ayons des gens encore plus pauvres quand ils sont vieux », affirme le député. Dans ce cadre, la gauche a d’ores et déjà annoncé un grand mouvement social le 16 octobre prochain.
Sur la Coupe du monde organisée par le Qatar, qui débutera en novembre prochain, Alexis Corbière appelle le gouvernement à ce qu'aucun représentant français ne se rende sur place.
101 - Gérard Larcher - 22 septembre 2022


101 - Karl Olive - 19 septembre 2022
Ce lundi 19 septembre, le député Renaissance des Yvelines (12e circonscription), Karl Olive, doit présenter son projet de loi sur le cumul de mandats de maire au bureau Renaissance. L’objectif ? Permettre à nouveau le cumul des mandats pour les maires des communes de moins de 20 000 habitants. « Il faut répondre à la crise démocratique de notre pays », estime l’ancien maire, invité des 4 vérités, lundi 19 septembre, sur France 2. Selon lui, cette proposition crée le consensus au sein de la classe politique. « C’est le moment d’y aller », renchérit-il. « C’est un cumul d'expériences qui nourrit la démocratie, et non pas les indemnités ».
Concernant la réforme des retraites, le député de la majorité l’assure : « Il y a aura une concertation ». Depuis quelques semaines, l'exécutif a fait entendre que la réforme des retraites pourrait notamment être proposée via un amendement du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui sera présenté le 26 septembre en Conseil des ministres et examiné ensuite au Parlement. Alors qu’Emmanuel Macron vient de lancer son Conseil national de la refondation (CNR) afin d’encourager la concertation entre forces politiques, syndicats et associations, cette piste ne séduit pas les oppositions et divise au sein de la majorité. Samedi 17 septembre, dans une interview accordée au journal Le Parisien, le patron du MoDem, François Bayrou, a mis en garde le gouvernement. « Je suis opposé au passage en force. Si on se lance dans cette voie-là, alors nous sommes certains de coaliser d'abord les oppositions entre elles, puis de diviser la société française », a-t-il averti. Sur le sujet, Karl Olive estime que « tout le pays doit se sentir concerné ». « Je serais choqué que ce sujet-là soit simplement l’affaire d’une discussion à l’Assemblée nationale qui soit réglée sur un vote public », déclare-t-il au micro de Thomas Sotto.
Après avoir reconnu avoir « giflé » son épouse et plusieurs épisodes de violences, le député du Nord, Adrien Quatennens, a annoncé dimanche 18 septembre 2022, son retrait de ses fonctions au sein du parti La France Insoumise. A-t-il encore sa place au sein de l’hémicycle ? « C’est inadmissible, inacceptable. On a un devoir d’exemplarité quand on est dans la représentation nationale », affirme Karl Olive.
Des accusations, révélées dans une enquête parue dans le journal So Foot, visent également le président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graet. Il aurait minimisé les conséquences, voire couvert des cas d’agressions sexuelles, notamment sur des mineures. Dans la foulée, la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castera, a lancé un audit sur le pilotage de la fédération. « À l’issue de cet audit, des décisions seront prises », commente Karl Olive, également membre du conseil d’administration de la Ligue du football professionnel, saluant l’initiative de la ministre des Sports. « Il y a une enquête administrative qui est menée. Cela me paraît important », conclut-il.
101 - Rima Abdul Malak - 17 septembre 2022


101 - Olivier Dussopt - 15 septembre 2022
Mercredi 14 octobre 2022, la Première ministre Élisabeth Borne a annoncé une prolongation du dispositif du bouclier tarifaire en 2023. Celui-ci sera moins généreux que le plafonnement des prix actuels. À partir de janvier, la hausse passera à 15 % pour le gaz, puis l'électricité en février. « Nous faisons face à une situation d’urgence, celle de l’hiver. C’est difficile de savoir quel sera le montant des prix de l’énergie à six ou neuf mois. On verra en fonction de l’évolution », assure Olivier Dussopt, ministre du Travail, du plein emploi et de l’insertion, invité des 4 vérités, jeudi 15 septembre 2022, sur France 2. « Nous protégerons les Français, le pouvoir d’achat des ménages, comme nous l’avons fait depuis le début de la crise énergétique », ajoute-t-il, au micro de Thomas Sotto. Le gouvernement assure qu'il « trouvera des solutions alternatives » et espère « sortir de cette crise énergétique », a affirmé le ministre. En parallèle, le dispositif du chèque énergie sera également élargi. L’objectif ? Cibler les ménages les plus modestes mais aussi une partie de la classe moyenne. Ainsi, ce dispositif devrait profiter à douze millions de foyers, contre six jusqu’à présent. « Ce que nous avons fait sur l’année 2022 représente un engagement encore plus important en termes de coût », explique l’ancien ministre du Budget, qui se félicite que l’économie résiste malgré les difficultés.
Retraites : équilibrer le système
Dans ce contexte, est-il vraiment raisonnable de se lancer dans la réforme des retraites cet automne ? « Oui, car cette réforme est essentielle. Notre système actuel n’est pas équilibré financièrement », affirme Olivier Dussopt. Poutant, l’opposition et l’ensemble des partenaires sociaux y semblent opposés. Selon le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR), pour la première fois depuis la crise économique de 2008, le système des retraites était excédentaire en 2021, et devrait également l’être en 2022. Néanmoins, il devrait, de nouveau, être déficitaire dès 2023. Le report de l’âge légal à 65 ans ? « Ce n’est pas un totem », déclare le ministre, qui se dit prêt à travailler sur le sujet et ouvert aux concertations. L’opposition et les syndicats craignent que cette mesure d’âge se glisse dans le Projet de loi finance de la Sécurité Sociale (PLFSS). « Nous n’excluons aucune hypothèse. Nous devons trouver les modalités. Pour l’heure, elles ne sont pas arrêtées », répond Olivier Dussopt. Sans vouloir donner d'échéance, il se dit convaincu de faire cette réforme de manière « la plus efficace », tout en « respectant le rythme des concertations ».


101 - Menna Rawlings - 14 septembre 2022
Cinq jours après son décès, dans sa maison de Balmoral, en Écosse, la dépouille de la reine Elizabeth II est arrivée, mardi 13 septembre 2022 dans la soirée, au palais de Buckingham. Elle a été accueillie par le roi Charles III. Le cercueil royal a déjà été exposé une première fois au public pendant 24 heures à Édimbourg en Écosse. Il a ensuite été escorté par une haie d'honneur formée par des milliers d'anonymes le long de la route entre l'aéroport, la capitale et le palais de Buckingham. Le Royaume-Uni et le monde entier pleurent la reine. Mercredi 14 septembre 2022, le cercueil sera transféré à Westminster Hall et sera exposé pendant cinq jours. « Il y a, y compris ici en France, un véritable amour pour notre reine. Ce n’était pas une surprise de voir ces émotions après l’annonce malheureuse de sa disparition », commente Menna Rawlings, ambassadrice du Royaume-Uni en France, invités des 4 Vérités, mercredi 14 septembre 2022, sur France 2, soulignant la personnalité « pétillante et chaleureuse » de la regrettée souveraine.
La représentante du Royaume-Uni se dit néanmoins confiante sur la stabilité du pays, qui traverse actuellement une période de crise sociale et énergétique. Depuis son accession au trône, Charles III prend ses marques. Mardi 13 septembre, il était en Irlande du Nord pour poursuivre sa tournée dans les territoires du royaume. Il n’hésite pas à aller à la rencontre de la foule. « Il a beaucoup de compétences et d’intérêts dans les sujets concernant le changement climatique », décrit l’ambassadrice.
Relation franco-britannique : regarder vers l’avenir
Quelques jours avant sa mort, la reine Elizabeth II venait d’accueillir, lundi 5 septembre, la nouvelle première ministre Liz Truss, qui succède à Boris Johnson au 10 Downing street. Les observateurs se questionnent sur ses volontés concernant l'avenir des relations franco-britanniques et son entente avec Emmanuel Macron. Menna Rawlings se dit « confiante ». « Les racines des relations franco-britanniques sont très fortes », rappelle-t-elle, espérant voir le président français et son épouse lors des funérailles de la reine. Elle assure : la France et le Royaume-Uni travaillent « main dans la main », notamment dans le cadre de la guerre en Ukraine. Dans un pays plus divisé que jamais, touché par l’inflation et englué dans une crise post-Brexit, de nombreux chantiers attendent désormais la nouvelle cheffe du gouvernement. « Nous devons trouver une nouvelle voie, avec l’Union européenne », affirme l’ambassadrice, souhaitant à présent « regarder vers l’avenir », a-t-elle assuré.
101 - Jack Lang - 09 septembre 2022


101 - Marion Maréchal - 08 septembre 2022
Eric Zemmour a fait sa rentrée médiatique, le 5 septembre 2022, sur BFM TV. S’il a pensé "arrêter" la politique après la présidentielle, l’ancien polémiste qui a attiré 7% des sondages à la dernière élection présidentielle, a finalement décidé de poursuivre son combat. « J’ai eu tort électoralement, mais pour l’Histoire j’ai eu raison », a-t-il déclaré au micro d’Apolline de Malherbe. « C’est l’exercice politique classique que de mettre du temps à s’installer dans le paysage politique français », a réagi, à son tour, Marion Maréchal, invitée des 4 Vérités, jeudi 8 septembre 2022, sur France 2. La vice-présidente de Reconquête préfère voir le « verre à moitié plein ». « En six mois, ce parti politique a réussi à dépasser très largement les partis historiques comme Les Républicains et le Parti Socialiste », estime-t-elle. Sa vision pour la France ? « Il a le bon positionnement », assure l'ancienne députée, réaffirmant son soutien à Eric Zemmour. La nièce de Marine Le Pen se dit alignée avec ses prises de position. « Le parti de défendre une droite civilisationnelle est juste. Nous continuons le combat avec lui », déclare-t-elle.
De l’autre côté, le Rassemblement national continue de poursuivre son implantation dans le territoire. Le parti compte actuellement 89 députés. Quel espace politique pour Reconquête ? « Reconquête a une ligne qui lui est singulière », a affirmé Marion Maréchal. Néanmoins, elle n’exclut pas « les passerelles » et « points d’entente » avec la droite nationale. « Je ne crois pas qu'il faille sans cesse jouer la compétition entre les partis », renchérit-elle. Le Rassemblement national s’apprête actuellement à élire son nouveau président. Qui de Jordan Bardella ou Louis Aliot sera porté à la tête du parti de Marine Le Pen ? « Je ne vois pas vraiment de projet, de stratégie différente entre les deux », commente l’ancienne députée RN du Vaucluse.
Marion Maréchal a choisi de se rallier à Eric Zemmour, en mars 2022, quelques semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle, au dépens du parti de sa tante. « Cela a été un choix mûrement réfléchi. Je ne le regrette pas, en dépit des résultats », assure-t-elle. Elle sera notamment présente aux Universités d’été de Reconquête, qui se tiendront jusqu'à dimanche 11 septembre, au Domaine Lineau entre Vinon-sur-Verdon (Var) et Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence). « Il y a une vitalité indéniable et une attente supérieure à la NUPES », estime-t-elle. Peut-elle se présenter comme tête de liste aux prochaines élections européennes ? « Cela pourrait m’intéresser, mais ce n’est pas à l’ordre du jour », nuance-t-elle.
101 - Geoffroy Roux de Bézieux - 07 septembre 2022
101 - Bruno Retailleau - 06 septembre 2022


101 - Isabelle Rome - 03 septembre 2022
122 femmes ont été tuées en 2021, rapporte le ministère de l’Intérieur. Un nombre en hausse de 20% par rapport à 2020. Trois ans après le Grenelle dédié aux violences conjugales, la première ministre Élisabeth Borne a annoncé, vendredi 2 septembre 2022, la mise en place d’une mission parlementaire chargée de faire des propositions afin d’améliorer et de faciliter le traitement judiciaire de ces affaires. « C’est chiffres sont glaçants. Cela signifie qu’il faut aller encore plus loin. Nous avons pris, peu à peu, conscience que ces violences ne sont pas comme les autres. Elles se passent dans le huit clos familial et elles sont liées à un phénomène d’emprise », a réagi Isabelle Rome, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, sur le plateau des 4 Vérités, samedi 3 septembre 2022, sur France 2. Dans ce cadre, la cheffe du gouvernement a annoncé l’expérimentation d’un « pacte de nouveau départ », qui aidera les victimes à quitter le domicile conjugal et leur apporter une protection. « Il faut éviter les faux départs et mettre en place une série de mesures autour d’elles : services sociaux, garde d’enfants, hébergement, formation… Et que tout se déclenche en même temps », a expliqué la ministre.
En 2021, un tiers de ces féminicides avaient été précédés par des plaintes pour violences. Sur le plan judiciaire, l’ancienne magistrate appelle à un « traitement spécial ». La Première ministre a notamment annoncé le doublement des effectifs des enquêteurs spécialisés.
Isabelle Rome : « L’égalité n’est pas réelle »
Si Isabelle Rome se dit favorable à plus de sensibilisation sur le sujet, notamment auprès des jeunes, elle plaide également pour des « actions concrètes », notamment sur l’égalité salariale. « Des mesures très importantes ont été prises sous le précédent quinquennat. La France est la première en Europe sur la représentation des femmes dans les instances dirigeantes », a-t-elle confié, souhaitant aussi travailler avec les réseaux féminins. « L’égalité n’est pas encore réelle et les droits des femmes ne sont pas acquis », a-t-elle affirmé.
Lors d’une table ronde des journée d’été du parti Europe Ecologie les Verts, samedi 27 août, Sandrine Rousseau a, de nouveau, créé la polémique en décrivant le barbecue comme « le symbole de la virilité ». « Le féminisme mérite mieux que cela. Nous ne gagnerons pas ce combat contre les violences sans les hommes. Le féminisme ne se résume pas aux petites phrases », a-t-elle commenté.
101 - Sébastien Chenu - 02 septembre 2022
101 - Virginie Calmels - 27 août 2022
101 - Sarah El Haïry - 27 juillet 2022
101 - Frédéric Souillot - 26 juillet 2022
101 - Yaël Braun-Pivet - 25 juillet 2022
101 - Aurore Bergé - 22 juillet 2022
101 - Adrien Quatennens - 21 juillet 2022
101 - Marc Fesneau - 20 juillet 2022
101 - Nicolas Dupont-Aignan - 16 juillet 2022
101 - Sandrine Rousseau - 15 juillet 2022
101 - Bruno Retailleau - 13 juillet 2022
101 - Franck Riester - 12 juillet 2022
101 - Olivier Faure - 08 juillet 2022
101 - Marlène Schiappa - 05 juillet 2022
101 - Nicolas Bayou - 01 juillet 2022


101 - Boris Vallaud - 30 juin 2022
À l’annonce de la composition du gouvernement Borne, il y a quelques mois, un ministre n’a pas manqué de susciter les réactions. Accusé d’agressions sexuelles, Damien Abad est sous le feu des critiques et sa place au gouvernement, largement remise en cause. Mercredi 29 juin 2022, le parquet a ouvert une enquête pour tentative de viol contre le ministre des Solidarités. Si jusqu’ici Emmanuel Macron invoquait la présomption d’innocence tandis que l’opposition appelait à l’exclusion du ministre incriminé, l’ouverture d’une enquête va-t-elle précipiter le départ de Damien Abad ? « Il est important que la justice puisse faire son travail dans de bonnes conditions. C’est au gouvernement de prendre ses responsabilités » déclare Boris Vallaud ce jeudi 30 juin 2022.
Au cœur des préoccupations des Français, le gouvernement a exposé hier sa première mesure phare sur la question centrale du pouvoir d’achat. Pour soutenir les Français face à la hausse des prix massives, l’État a décidé de mettre en place un chèque alimentaire de 100 euros par foyer et 50 euros par enfant qui sera reversé directement sur le compte des familles et des foyers concernés. Le PS est-il favorable à cette première mesure en faveur du pouvoir d’achat ? « Tant mieux pour les familles qui vont en bénéficier mais ce n’est pas suffisant ce que propose le gouvernement » affirme le président du groupe socialiste qui préférerait « une augmentation des salaires, du SMIC à 1500 euros plutôt que des chèques envoyés une fois qui ne sont pas suffisants et qui ne répondent pas aux difficultés structurelles ». Comment réformer et améliorer le quotidien des Français sur les cinq prochaines années, dans une Assemblée fracturée ? Pour le PS, il faut impérativement revoir les écarts de rémunération et augmenter le SMIC : « cela permet à tout le monde de mieux vivre et de mieux consommer ». Si notre invité ne s’oppose pas à la stratégie mise en place par le gouvernement, il souhaite néanmoins l’améliorer en bloquant « un certain nombre de prix sur l’essence, sur certains produits de première nécessité ».
Assemblée nationale : vers une politique du compromis ?
Avec une Assemblée nationale fracturée et morcelée en plusieurs entités politiques, cette cohabitation inédite va-t-elle mener à une politique du compromis, nécessaire pour réformer le pays ? Emmanuel Macron a interrogé la semaine dernière les chefs de partis afin de savoir jusqu’où ces derniers étaient prêts à aller. A ce stade, personne n’a encore fermé la porte des négociations, bien que certaines mesures commencent déjà à faire débat à l’instar du chèque alimentaire. Comment parvenir à réconcilier ces forces politiques ? « Il faut aller plus loin que ce qui est proposé par le gouvernement. Nous avons été élus sur ces questions sociales », martèle le député qui n’exclut pas un risque de blocage.
Le Parti socialiste qui avait conclu une alliance avec la NUPES, semble aujourd’hui prendre ses distances pour garder une certaine autonomie. Certaines mesures fragilisent la cohésion de la nouvelle union des gauches à commencer par la question épineuse de la retraite à 60 : « on est tous d’accord pour dire que la retraite à 65 ans est la pire des injustices pour ceux qui ont commencé tôt et ceux qui ont eu des carrières difficiles ». Pour faire avancer le débat public, Boris Vallaud défend une « opposition qui fera son travail de parlementaire ».
101 - Mathilde Panot - 27 juin 2022
101 - Valérie Rabault - 24 juin 2022


101 - Louis Boyard - 21 juin 2022
Louis Boyard fait partie des benjamins de l’Assemblée, l’un des plus jeunes députés de la République. Cet étudiant en droit tout juste âgé de 21 ans, compte bien investir l’Assemblée « pour faire changer les choses » sous les couleurs de la NUPES. Après un premier combat contre l’amiante dans son lycée et les injustices de Parcoursup, le jeune élu souhaite poursuivre son engagement politique pour la jeunesse au siège. Avant tout élu d’un territoire, le militant LFI va porter avant toute chose, la voix de sa circonscription : « Les gens attendent d’avoir des élus qui soient proches d’eux et qui soient capables de faire bouger les dossiers locaux. C’est la responsabilité qui est la mienne en tant que député » déclare notre invité au micro de Caroline Roux. Candidat derrière la NUPES et plus particulièrement aux côtés du chef de fil du parti, Louis Boyard a cru au slogan « Mélenchon, Premier ministre ». Aujourd’hui, le jeune député se dit déçu mais ne perd pas de vue ses ambitions en tant que « première force d’opposition politique à Emmanuel Macron ». Issu de la génération Mélenchon, il partage ses convictions politiques en faveur de « l’écologie, de l’emploi, de la VIème République et des valeurs sociétales ».
NUPES / RN : quel est le premier parti d’opposition ?
Le second tour des législatives n’a sacré aucun parti. Au coude à coude avec la NUPES, le Rassemblement National revendique le statut de premier parti d’opposition. Pourtant, d’un point de vue numérique, la nouvelle union des gauches a plus de députés. « Le Rassemblement National joue sur des formalités administratives. Qui est arrivé premier au premier tour des élections législatives ? C’est nous ! La NUPES c’est un groupe », a fustigé notre invité. Hier, Jean-Luc Mélenchon a proposé que la NUPES forme un seul et même groupe à l’Assemblée pour faire barrage au RN et effacer les frontières entre les entités politiques adhérentes. La proposition formulée par le leader de la France Insoumise s’est soldée par un non général. Ni les Verts, ni les Socialistes, ni les communistes ne souhaitent se rassembler à l’Assemblée et uniformiser le parti. La nouvelle union des gauches était-elle seulement un attelage électoral ? « On va avoir beaucoup d’autres batailles à mener ensemble. La bataille sur les retraites, sur les prix, sur la réforme des bourses… Et on va avoir d’autres enjeux, peut-être une dissolution bientôt » conclut Louis Boyard.


100 - Edwige Diaz - 21 juin 2022
Certains ont qualifié ces législatives de « bleues Marine ». En effet, le Rassemblement national a atteint un record historique et s'impose comme le premier parti d’opposition contre la majorité présidentielle. Parmi les troupes du RN, Edwige Diaz a été élue députée sur les terres de Gironde et est présentée comme le visage de la « normalisation des idées du Rassemblement national ». Ancienne élue UMP, elle a déserté la droite traditionnelle au profil de Marine Le Pen dans laquelle elle a « retrouvé les valeurs du patriotisme économique, d’équilibrage territorial, de préférence nationale et de justice sociale ». La Gironde a-t-elle viré extrême-droite ? « Ce sont nos adversaires politiques qui essayent de nous coller cette étiquette. Je suis une élue de proximité et je ne considère pas que nous sommes des citoyens d’extrême-droite » explique notre invitée au micro de Caroline Roux. Cette Mariniste de la première heure se remémore sa rencontre avec la cheffe de file du parti, au moment même où la jeune élue s’est sentie trahie par son propre camp (gouvernement Sarkozy) : « J’ai été séduite par son discours, pas ses propositions que je trouvais crédible ». Avec près de 90 députés élus au second tour des législatives, le Rassemblement national signe une première victoire. « C’est la première fois que le Rassemblement national fait son entrée de manière aussi institutionnelle à l’Assemblée nationale pour permettre au 42% de Français qui n’ont pas voté pour Emmanuel Macron d’être enfin entendus […] nous allons pouvoir être les portes-voix de ces millions d’électeurs » félicite la conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine.
Assemblée Nationale : quelle opposition pour le RN ?
Ces législatives ont mené à un scénario politique catastrophe dans lequel aucun parti n'a obtenu la majorité absolue. La cohabitation multipartite semble inévitable avec le Rassemblement national comme premier parti d’opposition. Parmi les premiers sujets que Marine Le Pen souhaite poser sur la table des discussions, l’indexation des retraites sur l’inflation. Une proposition très prise au sérieux par le gouvernement Borne qui s’en est saisi.
En tant que premier parti d’opposition, quelle sera la ligne de conduite du RN ? « Je serai à l’image de mes collègues, je représenterai une opposition responsable, résolument nationale » déclare Edwige Diaz qui se refuse d’être la « béquille d’Emmanuel Macron ». Lutter contre la casse sociale, rétablissement du pouvoir d’achat, retraite à 65 ans… Voici les premières mesures que le RN compte amener à l’Assemblée nationale. Pour réévaluer le pouvoir d’achat des Français, lourdement impacté par la crise inflationniste, notre invitée souhaite passer la TVA de 20% à 5,5% sur le gaz, le fioul, l’électricité et les carburants.


101 - Thierry Mariani - 20 juin 2022
Le second tour des législatives a sonné la fin du front républicain. En multipliant par 10 son score au second tour, le Rassemblement National apparaît comme premier parti d’opposition pour donner du fil à retordre à la majorité présidentielle. Thierry Mariani, député RN se félicite de ce résultat : « Les Français ont compris que le Rassemblement national était l’alternative. Ce fameux front républicain qui a marché depuis 30 ans ne marche plus parce qu’ils ont compris que nous étions les démocrates ». Quelles leçons tirées de ce scrutin, un événement historique durant lequel aucun parti en lice n'a obtenu la majorité absolue ? Cette montée en puissance du Rassemblement national résulte selon notre invité « d’un choix de candidats excellents » et « d’une ligne politique très claire ». « Nous sommes le seul parti d’opposition » affirme le conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui rappelle que Jean-Luc Mélenchon a appelé à ne donner aucune voix à l’extrême-droite. Cette cohabitation multiple à l’Assemblée nationale annonce-t-elle le chaos politique ? Si Yaël Braun Pivet a expliqué vouloir mener des discussions et des débats au micro de Caroline Roux quelques minutes plus tôt, notre invité lui, ne compte pas transiger sur les points qui leur semble importants à commencer par le pouvoir d’achat, les questions d’immigration et de sécurité.
Assemblée nationale : la France ingouvernable ?
Parmi les sujets sensibles qui vont devoir être abordés à l’Assemblée, les retraites risquent de diviser les membres. Face à cette représentation nationale, Thierry Mariani n’exclut pas conclure un accord au cas par cas avec LREM « si elle renonce à réformer les retraites, si elle accepte de mettre le pouvoir d’achat en priorité et si elle accepte de prendre des mesures énergiques sur la sécurité et l’immigration ». Tandis que Marine Le Pen a qualifié cette opposition de « ferme et respectueuse », notre invité se dit prêt à discuter avec la majorité présidentielle, un pas de géant entre les deux partis.
Huit semaines après la réélection d’Emmanuel Macron, Ensemble ! n’obtient pas la majorité absolue. Une première sous la Ve République qui assène le coup de grâce au gouvernement en place. « Les Français se sont rendus compte du bilan de Monsieur Macron […] les Français s’expriment, il n’y a pas d’enthousiasme sur Emmanuel Macron », conclut le député réélu.


101 - Yaël Braun Pivet - 20 juin 2022
La gifle : c’est le qualificatif que certains médias ont employé pour évoquer le résultat des élections législatives au regard du gouvernement. Aucune coalition n’a obtenu la majorité lors de ce second tour. Une situation « inédite » qui comporte « un risque pour notre pays » a alerté la Première ministre, Élisabeth Borne. La majorité présidentielle, qui est loin d’avoir obtenu la majorité absolue, devra nouer une alliance avec un des trois partis de l’opposition. Face à ce résultat, le camp présidentiel se resserre : « On perd beaucoup de compagnons de route. Je pense à Richard Ferrand, Christophe Castaner, Brigitte Bourguignon et d’autres » déplore Yaël Braun Pivet, invitée sur le plateau des 4 vérités ce lundi 20 juin. Si Emmanuel Macron avait appelé les citoyens à trancher en faveur d’une majorité forte et claire, on assiste aujourd’hui à ce que Bruno Le Maire qualifie de « choc démocratique ». Que s’est-il passé ? « Nous avons une majorité très relative. Je crois surtout qu’il faut écouter les Français. C’est le message qu’ils nous adressent depuis des années. Ils attentent d’être mieux représentés à l’Assemblée nationale avec une représentation extrêmement diverse » concède la ministre des Outre-Mer qui a été réélue députée des Yvelines. Et de poursuivre « Il va falloir qu’on travaille ensemble. Il va falloir chercher des majorités d'idées et construire ensemble. On est tous comptables de cette action collectivement ». La place d’Élisabeth Borne est-elle à céder ? Si le gouvernement en place n’a pas obtenu la majorité absolue, le gouvernement Borne est cependant parvenu à se maintenir dans le rang avec 12 ministres réélus sur les 15 qui le composent.
Législatives : le RN, premier parti d’opposition ?
Alors que la NUPES sera divisée en plusieurs groupes politiques, le RN domine. L’Assemblée nationale va devoir composer avec trois entités politiques distinctes dont un groupe du Rassemblement national avec « plus de 90 députés ». En effet, l’extrême-droite a atteint un score historiquement haut multiplié par 10. Est-il devenu le premier parti d’opposition ? C’est ce qu’affirme notre invitée au lendemain du second tour des législatives. Ce constat soulève une question : le Rassemblement National va-t-il présider la Commission des finances ? « On a des institutions, on a un règlement de l’Assemblée. Dans les périodes de turbulences ou de crises, les institutions nous protègent » explique Yaël Braun Pivet.


101 - Alexis Corbière - 17 juin 2022
La NUPES a signé une première victoire. Alexis Corbière fait partie des cinq députés réélus dès le premier tour avec 32,94% des suffrages dans sa circonscription. La campagne se poursuit pour les candidats en lice tandis qu’Emmanuel Macron, en marge de l’élection, s’est rendu en Ukraine. Un déplacement jugé inapproprié par l’opposition qui dénonce le coup de com organisé du président de la République. De son côté, Alexis Corbière s’aligne sur les déclarations de Jean-Luc Mélenchon : « Quand le Président de la République est à l’étranger, ce n’est pas le moment de le critiquer ». Les trois dirigeants européens (Olaf Scholz, Mario Draghi, Emmanuel Macron) sur le front ukrainien ont proposé à l’Ukraine de rentrer dans l’Union Européenne. La NUPES est-elle favorable à cette démarche ? « Je ne sais pas l’effet que ça produira sur le terrain. Je souhaite que les troupes russes se retirent le plus rapidement possible et que Monsieur Poutine arrête cette agression. À ce stade, je ne peux pas mesurer si cette annonce créera les conditions de retrait des troupes russes » déclare notre invité qui ne se dit pas opposé à l’entrée de nouveaux pays dans l’Union Européenne selon certains critères.
NUPES : pour ou contre l’OTAN ?
Sur cette dernière ligne droite des législatives, Alexis Corbière souhaite recentrer le débat sur les sujets majeurs de cette élection : augmentation des salaires, retraite à 60 ans… à commencer par le blocage des prix qui augmentent sur les produits de première nécessité. « Les principales explications de l’inflation c’est un effet spéculatif » affirme le militant LFI qui rejette la faute sur les firmes.
Parmi les détracteurs de Jean-Luc Mélenchon, certains accusent le chef de file de la NUPES de mansuétude à l’égard de Vladimir Poutine. Celui qui aurait laissé planer le doute sur la culpabilité de l’Ukraine dénonce aujourd’hui les crimes de guerre commis par l’armée russe. « C’est des arguments vulgaires que nous sommes complaisants ou pas clairs. Ce qui a manqué c’est la précision de nos services de renseignement mais sur le fond nous avons toujours dit que l’agresseur était Monsieur Poutine. J’en ai assez de ce climat à 48h d’un vote important, on nous flétrit » argue l’ancien conseiller de Paris taxé d '« anarchiste de l’extrême-gauche ». Pour ou contre l’OTAN ? C’est la sempiternelle question que se posent les électeurs sur Jean-Luc Mélenchon et ses candidats. « Je suis pour une France indépendante. Le problème de l’OTAN aujourd’hui c’est que c’est une coalition militaire sous domination des États-Unis d’Amérique qui défend des intérêts » tranche Alexis Corbière.
Depuis le début de la campagne, la NUPES dénonce le « plan caché » d’Emmanuel Macron qui souhaite faire 80 milliards d’euros d’économie, sous couvert d’une hausse de la TVA. Une accusation que le gouvernement Macron a totalement réfutée. « Soit Monsieur Macron va mettre en place une purge vis à vis de nos services publics […] soit il y aura une proposition de TVA sociale et d’augmentation ou alors c’est le Gérard Majax de l’économie » conclut notre invité.


101 - Sébastien Chenu - 16 juin 2022
Mercredi 15 juin 2022, Emmanuel Macron s’est exprimé sur le tarmac, quelques minutes avant de s’envoler pour la Roumanie. À seulement deux jours des élections législatives, le président de la République a tenu à mobiliser les consciences républicaines pour le second tour qui aura lieu dimanche 19 juin 2022. Vivement critiqué par l’opposition, accusé de surjouer son rôle de chef de guerre, Emmanuel Macron qui poursuit sa tournée diplomatique à Kiev, est-il aujourd’hui à sa place ? « Il n’est plus acteur dans cette crise. Le problème d’Emmanuel Macron c’est qu’il est un peu spectateur. Quand on le voit s’exprimer sur le tarmac, il déroge à une règle française […] on ne fait pas de politique politicienne lorsqu’on est dans un pays étranger » assène Sébastien Chenu, invité des 4 vérités jeudi 16 juin 2022. Cette allocution solennelle devant l’avion présidentiel est « déplacée » selon le porte-parole du Rassemblement national bien qu’il valide ce déplacement pour maintenir des relations avec les partenaires de ce conflit. Si le député ne souhaite pas pénaliser la voix de la France, prise entre deux feux, il désapprouve la posture d’Emmanuel Macron qui est devenu un « spectateur » de la guerre en Ukraine. « Il n’a pas pris de grandes initiatives de réunir alors qu’il a des responsabilités au sein de l’Union européenne, il a joué les choses de façon un peu perso » souligne l’élu RN. Le président Zelensky a exprimé sa gratitude concernant la nouvelle aide militaire d'un milliard de dollars, débloquée cette nuit par les Américains. Aujourd’hui, le RN « attend une solution de sortie de guerre qui passe par la diplomatie » pour éviter la logique d’escalade. Alors qu’Emmanuel Macron a été vivement critiquée par l’opposition de ne pas entrer en campagne durant la présidentielle pour assumer ses nouvelles responsabilités de médiateur diplomatique, sa visite à Kiev à quelques jours des législatives interroge sur la stratégie du chef de l’État. Ce déplacement joue-t-il avec l’effet drapeau ou est-il motivé par l’intérêt de la nation ? « C’est davantage l’intérêt de la nation que de trouver une solution diplomatique. Pour le reste, Emmanuel Macron a totalement éteint la campagne des élections législatives depuis sa réélection. Résultat ? Il y a énormément d’abstention » dénonce Sébastien Chenu.
Législatives : le Rassemblement national, premier parti d'opposition ?
Mercredi 15 juin, Marine Le Pen était attendue sur le plateau du JT de France 2 pour débattre sur cette dernière ligne droite des législatives. La cheffe de file du Rassemblement national a déclaré que son parti pourrait envoyer plus de 100 députés à l’Assemblée. Une quasi-certitude qui détonne avec les premières déclarations de la sortante à la présidentielle. Aujourd’hui engagée dans la bataille des législatives, le RN arrive cependant loin derrière la NUPES et la majorité présidentielle. « Cette campagne électorale nous montre que c’est une réalité qui avait échappé à beaucoup d’analystes politiques c’est que le RN est le premier parti d’opposition puisque nous sommes le seul parti qui est en hausse et nous augmentons sensiblement notre score » déclare Sébastien Chenu dont le parti est passé de 13 à 19%. Concernant le score de la NUPES arrivée en tête des suffrages au premier tour, le porte-parole du Rassemblement national y voit le résultat d’une coalition. « Nous, le premier parti, qui n’est pas une coalition, avec un programme qui ne raconte pas n’importe quoi aux Français […] nous sommes le premier parti d’opposition » nuance notre invité avant de dénoncer la « mythomanie » de Jean-Luc Mélenchon qui se projette déjà à Matignon. Pour Sébastien Chenu, une cohabitation Macron / Mélenchon est envisageable « Mélenchon Premier ministre jamais, Mélenchon premier mytho toujours ! Il est le dernier à y croire. Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre. Voter NUPES n’a plus aucun sens ».
Si le Rassemblement national venait à obtenir la majorité, il compte bien « contrer Emmanuel Macron » et faire poids en tant que première opposition. Parmi les grands sujets que souhaite porter le camp de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale, une première proposition sur le pouvoir d’achat est déjà sur le feu. TVA à 5% sur les énergies, 0% de TVA sur des produits de première nécessité pour limiter l’impact de l’inflation.


101 - François Ruffin - 14 juin 2022
Le chef de l’État a lancé un appel mardi 14 juin 2022, « au sursaut républicain » en vue du second tour des législatives ce dimanche 19 juin 2022. Emmanuel Macron est au coude à coude avec la NUPES de Jean-Luc Mélenchon, un premier score qui pèse sur la majorité présidentielle. « Emmanuel Macron se sent pris à la gorge parce que l’élection présidentielle s’est faite sans enthousiasme […] il patine alors que la présidentielle aurait dû lui donner de la dynamique pour les législatives » assène François Ruffin, invité des 4 vérités mercredi 15 juin 2022. Emmanuel Macron est-il en danger face à la progression de la nouvelle union des gauches ? « La réalité c’est que le projet que porte Emmanuel Macron est aujourd’hui minoritaire dans le pays. Il ne pourra pas passer en force contre la société » constate le député sortant qui alerte sur le « tapis de bombes » posé par le gouvernement en place. Alors qu’Olivier Faure, quelques jours plus tôt, avait affirmé sur le plateau des 4 vérités que le camp LREM préparait un vaste plan d’augmentation de la TVA pour compenser la baisse des impôts, François Ruffin pointe du doigt lui aussi le « programme caché » d’Emmanuel Macron : « pour avoir 70 milliards de réduction des dépenses publiques, ça ne se fait pas comme ça ». Une stratégie totalement réfutée par Bruno Le Maire, invité des 4 vérités hier.
Hausse des emprunts d’État : et la dette publique ?
La crise inflationniste se poursuit et la Banque centrale européenne va être amenée à augmenter ses taux en juillet. Du côté de la Réserve fédérale américaine, c’est une question de jours. Cette hausse des taux d’emprunt va incontestablement creuser la dette de la France, déjà sévèrement affaiblie. Comment s’extraire de cette contrainte internationale ? « Il faut peser sur la Banque centrale européenne pour qu’elle ne relève pas ses taux » explique le candidat NUPES de la 1ère circonscription de la Somme avant de souligner que « l’inflation peut ne pas être une catastrophe ». Et de poursuivre « Il faut que les retraites, les salaires et les minimas sociaux suivent l’inflation comme ça s’est produit en France en 1982 ». François Ruffin appelle le président de la République à faire pression sur la BCE en refusant de revenir à cette politique d’austérité : « on doit pouvoir peser là-dessus ».
Si la NUPES de Jean-Luc Mélenchon ne cesse de tacler le projet macroniste, à l’inverse, le chef de file LREM dénonce les propositions « utopiques » de son adversaire à commencer par la retraite à 60 ans. Ce sujet a ouvert les hostilités entre les deux camps qui se sont engagés dans un bras de fer acharné depuis la présidentielle. « La moitié des Français ne travaille plus à 60 ans […] la question ce n’est pas qu’est qu’on fait à 60 ans mais comment on fait pour ne pas passer à une phase de RSA », a fustigé le réalisateur de Merci Patron !
Parmi les finalistes toujours dans la course des législatives, Marine Le Pen a réclamé « un discours de vérité » sur le plateau de France 2. La cheffe de file du Rassemblement national dénonce la stratégie de la NUPES qui a appelé à voter contre elle. François Ruffin dénonce l’absence de cette dernière qui a déserté selon lui l’Assemblée nationale. Et de poursuivre « Sur le fond, regardez le programme de Marine Le Pen : où est ce qu’il a le mot firme ? Le mot multinational ? Le mot actionnaire ? Au fond, il y a un accord entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur le fait que les grandes entreprises doivent pouvoir profiter ».


101 - Bruno Le Maire - 14 juin 2022
Au lendemain du premier tour des élections législatives, la majorité présidentielle est au coude à coude avec la NUPES de Jean-Luc Mélenchon. Bruno Le Maire s’est exprimé pour la première fois concernant ce résultat « solide mais qui doit être confirmé […] nous devons arracher la majorité politique dimanche prochain » déclare sans équivoque le Ministre de l’Économie et des Finances. Si on a reproché au camp LREM de ne pas s’être engagé fermement dans la bataille électorale, le premier tour de la législative pourrait avoir changer la donne pour obtenir la majorité absolue. « C’est ce qui va éviter que l’Assemblée Nationale ne devienne une véritable guerre de tranchée et de poursuivre l’action que le président de la République a engagée depuis cinq ans et qui donne des résultats » explique notre invité qui se dresse contre la majorité relative. Emmanuel Macron ne devrait-il pas composer avec ses opposants politiques et faire preuve d’équité ? « La majorité absolue va nous amener à composer, à dialoguer et à essayer de trouver les meilleures solutions avec les autres forces politiques à l’Assemblée nationale mais au bout du compte, nous pourrons décider » poursuit le ministre réaffecté à son ministère. Pour Jean-Luc Mélenchon, ce premier tour des législatives est à l’image de sa rafle sur la gauche : un véritable coup de maître qui concurrence de très près la majorité présidentielle. Lundi 13 juin au soir, le chef d’orchestre de la NUPES était l’invité d’Anne-Sophie Lapix sur France 2, l’occasion pour lui de discréditer le camp Macron en affirmant que Gérald Darmanin « bidouille les chiffres ». « Ce qui va compter, c’est ce qui va se passer dimanche » défend Bruno Le Maire au micro de Caroline Roux. Il en profite pour tacler son principal adversaire qu’il estime « décevant » en rassemblant « des gens qui ne sont d'accord sur rien ». S’il concède de son côté que la campagne législative a souffert d’une perte de vitesse, l’ancien député rappelle que la politique mise en œuvre a permis « de nous rapprocher du plein emploi, de créer des centaines de postes d’apprentis, d’ouvrir des usines, de baisser massivement les impôts comme ça n’a pas été fait depuis 20 ans […] je voudrais que les téléspectateurs fassent la différence entre un programme à 100 milliards d’euros supplémentaires et un bilan d’Emmanuel Macron à 52 milliards de baisse d’impôts ».
TVA : la hausse cachée ?
Concernant la stratégie budgétaire, Olivier Faure a affirmé hier sur le plateau des 4 vérités que le gouvernement Macron préparait un vaste plan d’augmentation de la TVA pour pouvoir équilibrer le tir. Bruno Le Maire crie à la « fake news » avec des informations tout droit sorties de « l’imagination délirante des NUPES qui jouent avec les peurs des Français ». Pour ce second tour qui s’avère très serré entre les deux camps concurrents, le ministre de l’Économie et des Finances souhaite poursuivre la dynamique présidentielle en faveur du plein emploi, de la baisse des impôts, de la compétitivité et du soutien aux entrepreneurs. Si l’ancien Conseiller régional de Haute-Normandie descend en flèche le programme économique de la NUPES qu'il qualifie de rétrograde, pas moins de 160 économistes, enseignants et chercheurs ont décidé d'apporter leur soutien au meneur de la nouvelle union des gauches. Ils ont pointé du doigt les marges historiques des entreprises qu’ils souhaitent utiliser pour financer la hausse des salaires grâce un système d’équilibrage et de partage des richesses. « Aujourd’hui, on augmente la prime d’activité, on augmente les possibilités d’heures supplémentaires, nous faisons tout pour que les salariés soient mieux rémunérés » argue Bruno Le Maire contre le « projet très daté » de Jean-Luc Mélenchon.
Les emprunts d’État continuent de flamber pour atteindre 2%, du jamais vu depuis 2014. L’écart entre les pays se creuse avec un risque que la réserve fédérale américaine augmente dans les prochains jours ses taux d’intérêts. Quelles conséquences sur notre économie ? « Nous devons lutter contre l’inflation qui est un drame pour des millions de nos compatriotes. Le prix à payer, c’était donc une remontée des taux » conclut Bruno Le Maire.


101 - Jordan Bardella - 09 juin 2022
Un vote historique a eu lieu au Parlement européen en faveur du climat. En effet, les députés européens se sont réunis mercredi 8 juin et ont pris position sur les textes majeurs qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030. Ce vote s’est soldé par l’abrogation des voitures thermiques neuves à partir de 2035. Le Rassemblement national s’est opposé à la loi estimant que les délais étaient trop courts. « Je pense que le délai est beaucoup trop précoce et que cette décision va être perçue comme une angoisse pour des millions d’automobilistes » a déclaré Jordan Bardella, qui explique qu’il faudra doubler les bornes électriques encore trop faibles sur le territoire. « On est là dans une écologie punitive, coercitive alors qu’on devrait miser sur l’innovation et l’accompagnement » à surenchéri le président par intérim du Rassemblement national. Cette décision sera-t-elle suffisante pour atteindre les objectifs ambitieux face à l’urgence climatique ? « Le Haut Conseil pour le Climat nous dit que la moitié de nos émissions de gaz à effet de serre vient de notre modèle économique et notamment de nos importations. Tant que l’Union Européenne continuera de négocier des accords de libre échange avec la Nouvelle-Zélande, la Chine, le Brésil, on continuera de faire circuler des supertankers sur toute la planète » défend le député européen qui souhaite relocaliser les productions, valoriser le patriotisme économique et développer les circuits courts. Alors que le coût de la transition énergétique a été estimé à 50 milliards d’euros par an, cela nécessiterait d’investir massivement selon les économistes. L’État va-t-il assumer le choc que représente la transition écologique ? « La solution de l’écologie pour sauver la planète se trouve dans le localisme. Il faut détaxer la proximité pour qu’on puisse se fournir au plus près des lieux de consommation » continue de marteler notre invité pour limiter les coûts liés au défi environnemental.
Inflation : comment soutenir les Français ?
La crise inflationniste est le premier cheval de bataille du gouvernement en place. À l’approche des législatives ce dimanche 12 juin, chacun y va de son commentaire pour peser dans le débat public et obtenir la majorité. Le consommer local a également été évoqué par Bruno Le Maire pour faire face à l’inflation. Le ministre de l’Économie et des Finances a déclaré que ce dispositif d’aide alimentaire devrait profiter aux producteurs Français. « Je suis d’accord sur le principe, je suis en désaccord sur la méthode […] la solution pérenne c’est de baisser les taxes sur un certain nombre de produits et notamment sur l’énergie, l’électricité, le fioul en baissant la TVA de 20% […] et en créant un panier de produits de première nécessité (riz, pâtes, protections hygiéniques) exemptés de TVA » explique Jordan Bardella qui souhaite faire passer cette mesure en priorité si le RN venait à remporter la majorité aux législatives.
Parmi les nombreuses crises qui paralysent le pays, la crise des hôpitaux en situation d’asphyxie interroge sur la prise en charge des patients. La nouvelle ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, a annoncé le doublement de la rémunération des heures supplémentaires pour les soignants, sans attendre la conclusion de la mission flash. Cela répond-il favorablement à l’urgence ? « C’est du sparadrap, ils ont cassé l’hôpital public depuis cinq ans et maintenant ils viennent mettre des rustines sur le mal », fustige Jordan Bardella qui dénonce la suppression de 27 000 lits depuis 2013, conséquence, selon lui, de la politique Macron. Côté RN, l’extrême-droite défend un « grand plan santé de 20 milliards d’euros » dont 10 milliards investis dans les infrastructures et 10 milliards dans les augmentations de salaires. « Les soignants ont été maltraités depuis cinq ans, il faut les revaloriser […] il faut rendre l’hôpital aux soignants » poursuit notre invité qui dénonce fermement la logique de rentabilité dans le secteur de la santé.


101 - Bruno Retailleau - 7 juin 2022
C’est une nouvelle journée de manifestation dans les hôpitaux de France. Neuf syndicats et collectifs (dont Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences) appellent à une mobilisation générale pour dénoncer un « hôpital désespérément maltraité ». Malgré le Ségur de la santé ainsi que « la mission flash » (cette mission doit expliquer ‘où sont les manques, pouvoir les chiffrer’ et donner des premières pistes pour répondre à ce problème) diligentée par le président de la République, la crise et le mal-être s’installent dans les services hospitaliers.
Pour Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, la seule solution est de réformer. « La solution est de faire en sorte qu’il y ait plus de médecins généralistes. (…) Au lieu de trois années d’étude, il y aurait une quatrième année pour les étudiants en médecine. Cette quatrième année de professionnalisation, de consolidation devra être réalisée dans les déserts médicaux. Cela va permettre de désengorger les urgences. Le deuxième point est de débureaucratiser l’hôpital. (…) Il faut re-médicaliser la gouvernance de l’hôpital. Il faut que les grandes décisions soient prises par les médecins. » Cette ‘méthode Macron’, selon lui, entraîne seulement une hausse des dépenses publiques avec peu de réformes.
Suite à un refus d’obtempérer, samedi 4 juin 2022, des policiers ont ouvert le feu sur un véhicule. La passagère a été tuée. Dans un tweet publié lundi 6 juin, Jean-Luc Mélenchon a dit « La police tue et le groupe factieux Alliance justifie les tirs et la mort pour "refus d'obtempérer". La honte c'est quand ? ». La justice s’est saisie de l’affaire, les trois policiers incriminés ont été placés en garde à vue. « Les propos de Jean-Luc Mélenchon sont intolérables (…) il doit des excuses aux policiers » dénonce l’élu LR et d’ajouter « ne nous trompons pas de responsable mais il faut aussi arrêter une forme de laxisme judiciaire. (…) Il faut qu’il y ait des sanctions qui soient prises et appliquées.»
Tenues islamiques à l’école : une ‘épidémie’ ?
Une autre polémique monte, celle de ‘la tenue islamique dans les écoles’, propos tenus par le journal l’Opinion le jeudi 2 juin 2022. Emmanuel Macron a réagi et a indiqué vouloir « de la clarté sur tous les chiffres » et « que la loi de la République s'applique ».
« Nous faisons face à une poussée islamiste, à une offensive. Les chefs d’établissement savent ce qu’il se passe dans leurs établissements et on les laisse aux prises avec cette nouvelle offensive. Nous avons fermé la porte au voile en 2004 (…), il faut évidemment faire respecter la loi, elle ne s’applique pas seulement au voile mais à tous les signes religieux ostentatoires. L’école de la République doit être un sanctuaire ». Le président du groupe LR au Sénat serait pour le retour d’une tenue commune à tous les élèves. « Il y aurait un double avantage : mettre un frein aux marquages des corps et un autre frein à la dictature des marques. »
Les Français voteront les 12 et 19 juin pour élire leurs représentants à l’Assemblée nationale dans 577 circonscriptions. Une élection qui ne passionne pas, selon un sondage BVA, seuls 38% des Français suivent régulièrement la campagne des législatives. Bruno Retailleau s’adresse aux électeurs de droite qui pourraient être démobilisées : « comme le disait Jean d’Ormesson, entre un électeur de droite et de gauche qui votent Emmanuel Macron, il y a un cocu, le cocu aujourd’hui, c’est celui de droite. Il faut voter selon ses convictions. »


101 - Christophe Castaner - 6 juin 2022
Emmanuel Macron s’est exprimé dans la presse quotidienne, une première prise de parole dans les médias depuis sa réélection à l’Élysée durant laquelle il a balayé les sujets de préoccupation de ce début de quinquennat. Durant ces entrevues avec plusieurs quotidiens régionaux, le Président de la République a annoncé la création d’un « Conseil national de la refondation », référence directe au Conseil national de la résistance d’après-guerre. Avons-nous atteint un seuil critique ostensiblement similaire à celui de 1945 pour en arriver à la création d’un tel conseil ? « Je crois qu’il nous reste une semaine pour convaincre les Français que le scrutin de dimanche prochain est un scrutin important. On est au lendemain d’une grande crise sanitaire internationale avec toutes les conséquences qu’elle nous a fait vivre, on est en plein dans une guerre aux portes de l’Europe. Il faut évidemment qu’on reconstruise ce pays » affirme Patrick Mignola, président du groupe Modem à l’Assemblée Nationale, qui se dit en faveur de cette initiative de rassemblement des politiques et des acteurs publics. Invité sur le plateau des 4 vérités ce samedi 4 juin 2022, le député souhaite réintégrer les corps intermédiaires dans le débat pour créer de l’unité et de la cohésion entre les territoires et surtout donner une nouvelle impulsion à « une démocratie malade », fragilisée depuis ces 30 dernières années. Comment consolider les bases de cet État démocratique estropié par les crises successives ? « Ça passe par des méthodes techniques et des modes de scrutin nouveau […] mais ça passe aussi par une capacité à associer, à concerter, à retrouver un débat apaisé » défend notre invité qui souhaite ouvrir le dialogue avec tous les courants de pensées après avoir constaté une réelle « violence » dans le débat public : « on admet plus que l’autre puisse avoir un avis différent de soi ». Après cette annonce du Président de la République, les mouvements syndicales et l’opposition n’ont pas tardé à réagir avec une première critique liée à la référence de la résistance. En effet, certains syndicats dénoncent l’instrumentalisation de ce conseil pour faire passer la fameuse réforme des retraites par un passage en force, loin des convictions politiques défendues par le conseil de la résistance dans une dynamique progressiste. « Comment on protège le modèle social français ? Le modèle social français c’est le système des retraites par répartition qui nous faut effectivement sauver » et ce au prix du report de l’âge de départ à la retraite, concède l’ancien maire de la Ravoire.
Législatives : Jean-Luc Mélenchon progresse
Parmi les détracteurs de la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon et ses alliés de la gauche proposent la restauration de la retraite à 60 ans, un argument massue qui pèse sur les sondages en faveur de la NUPES. Pour Patrick Mignola, il faut « repenser la manière de travailler » pour réorganiser la société du plein emploi et de l’inflation avec des progrès sociaux.
Dans cet interview accordée aux quotidiens régionaux, Emmanuel Macron a attaqué ses adversaires qu’il accuse de « désordre et de soumission » en préparant des alliances stratégiques notamment avec la Russie. Tandis que le chef de file de la NUPES se rapproche de Matignon, le Président réfute cette hypothèse et refuse de cohabiter avec l’extrême-gauche de Mélenchon. « Quand on perd une élection, je pense qu’il ne faut pas organiser une démocratie parallèle » argue notre invité. Si Jean-Luc Mélenchon parvient à obtenir la majorité, quelle alternative est offerte à Emmanuel Macron, accusé d’abuser de la Constitution ? « Si je suis ici, c’est précisément pour qu’Emmanuel Macron ait le choix de ne pas choisir J-L Mélenchon, roi auto-couronné de cette gauche parallèle », fustige l’ancien conseiller général de la Savoie.
Le gouvernement Borne a réduit son casting ministériel. Sur les cinq ministres du Modem, il n’en reste aujourd’hui plus que deux pour représenter les couleurs du parti de François Bayrou. « Nous avons sagement évité une sur représentation excessive » commente notre invité qui y voit une opportunité de mieux discuter entre gouvernement et parlement.


101 - Amélie de Montchalin - 03 juin 2022
Parmi les grands combats de ce quinquennat, la transition écologique fait partie des priorités d’Emmanuel Macron sous la coupe d’Amélie de Montchalin. Les décrets d’attribution qui sont parus hier au journal officiel confient à la ministre bien plus de responsabilités, avec le logement, les transports, la biodiversité, la ruralité, la ville… Du temps du gouvernement Castex, tous ces secteurs avaient leur propre ministre. N’est-ce pas trop demander à une seule et même élue ? « J’ai pas le don d’ubiquité, l’équipe gouvernementale sera complétée après les législatives mais ce ministère a une cohérence » explique Amélie de Montchalin qui souhaite établir de nouvelles connexions entre les ministères. « Mon rôle, c’est de m’assurer que dans chaque territoire, le développement, la cohésion et les inégalités territoriales soient résorbés avec une politique du logement adaptée et des transports modernisés et qu’on le fasse en respectant l’écologie » poursuit notre invitée au micro de Jeff Wittenberg. Alors que la planification écologique est devenue le cheval de bataille du président de la République depuis l’entre-deux tours, Emmanuel Macron a réorganisé son gouvernement avec un objectif commun à chaque ministère : ne plus émettre de Co2 en 2050 pour atteindre la neutralité carbone et protéger la biodiversité. Pour rendre cet objectif atteignable, l’ancienne ministre de la Transformation dévoile la stratégie pensée par ce nouveau gouvernement réduit : « il y a une transition énergétique à faire pour sortir des énergies fossiles et puis il y a une mission de cette écologie dans le logement, dans le transport, dans notre environnement, dans les déchets… Tout ça concerne la vie quotidienne, ça concerne les territoires et c’est ma responsabilité et on a mis en place une administration pour que ça fonctionne ». Raillées par leur manque d’expérience sur le terrain en faveur de l’action écologique, Amélie de Montchalin et sa consœur Agnès Pannier-Runacher nommée à la Transition Énergétique, sont sous le feu des critiques. En effet, les associations s’interrogent sur leur capacité à préserver l’environnement. « Si je suis dans ce ministère, c’est que j’ai une conviction qui s’est forgée au moment où j’étais ministre des Affaires Européennes. Pendant neuf mois, j’ai bâti l’unanimité en Europe pour que les 27 pays de l’UE s’alignent sur notre objectif c’est à dire d’être neutre en carbone et d’arrêter le réchauffement climatique. Ça a été un très très long travail mais on y est arrivé » se défend l’ex conseillère régionale d’Île-de-France. Et de poursuivre « Je ne pense pas comme certains membres de la NUPES, que l’écologie serait le monopole de ceux qui envoient des signaux ».
Écologie : et les pesticides ?
Parmi les détracteurs de la nouvelle ministre de la Transition Écologique, l’association « Agir pour l’environnement » a récemment évoqué cette dernière comme « l’une des pires députées » après avoir voté contre toutes les propositions de lois sur le glyphosate, l’indemnisation des victimes de pesticides… Une inaction en faveur de la pollution des sols et de la santé publique qui interroge les électeurs et indigne l’opposition. Cette nomination est-elle légitime pour diriger aujourd’hui le ministère de l’Écologie ? « Ce sont pas des amendements qui règlent le problème » tente de justifier notre invitée. Elle souhaite défendre une « écologie qui ne va pas contre l’économie » et unir les Français autour de cet enjeu prioritaire. Alors que l’inflation atteint des niveaux records, comment concilier l’action sur le pouvoir d’achat, premier projet de loi instigué par Élisabeth Borne, et l’ambition écologique ? Comment faire baisser le litre d’essence tout en incitant les Français à laisser de côté leur voiture ? « Écologie, pouvoir d’achat : c’est le même combat. Si on veut vivre mieux, on doit vivre mieux avec notre environnement et en dépensant moins. Si on veut que les Français fassent des économies demain […] on les aide à changer de voitures. Ça a un coût aujourd’hui mais très rentable dans plusieurs années. On met la prime à la conversion et la voiture électrique à 100€ » propose la ministre de la Transition écologique qui prépare également un projet de loi pour faire baisser le prix du carburant.
De l’affaire Damien Abad aux récentes déclarations de Gérald Darmanin, le gouvernement Borne est encore loin d’atteindre la majorité aux législatives. Emmanuel Macron peut-il encore faire barrage à la montée des extrêmes et surtout à la coalition de la gauche ? « Les législatives c’est quoi ? C’est de se présenter devant les Français, et de leur parler de sujets à la fois d’aujourd’hui et d’avenir » argue notre invitée malgré la crise médiatique que traverse son gouvernement sous le feu des critiques. Amélie de Montchalin reste optimiste pour les prochaines élections les 12 et 19 juin prochains : « on est dans leur vie quotidienne, sur leurs sujets de préoccupation » conclut notre invitée.


101 - Aurore Bergé - 2 juin 2022
C’est une polémique qui n’en finit plus. Gérald Darmanin a été auditionné mercredi 1er juin 2022 au Sénat après la soirée chaotique samedi 28 mai 2022 au stade de France lors de la finale de Ligue des Champions entre le club anglais de Liverpool et le club espagnol du Real Madrid. Le ministre de l'Intérieur a accusé 30 à 40 000 supporters anglais d'être venus au stade de France avec des faux billets.
Il a reconnu que l'événement aurait pu être mieux organisé ». Il a cependant maintenu sa version sur les faux billets. Dans une enquête, RMC Sport, confirmée par l'AFP, la Fédération Française de Football et l’UEFA, a évalué à 2 800 le nombre de faux billets scannés lors du match Liverpool/Real Madrid.
Outre-Manche, la colère ne retombe pas, de nombreux Anglais estiment que la responsabilité porte avant tout sur la désorganisation côté français et UEFA ainsi que sur le comportement « agressif » des forces de l’ordre.
Pour Aurore Bergé, députée La République en Marche des Yvelines, il était nécessaire d’expliquer précisément la conjoncture des événements. « Nous ne mettons pas la poussière sous le tapis. Il y a eu des dysfonctionnements c'est une réalité, personne ne peut le nier. »
Gérald Darmanin a reconnu l’usage disproportionné de gaz lacrymogène. L’élue de la majorité l’affirme : « s’il n’y avait pas eu les forces de l’ordre, avec leur professionnalisme, alors nous aurions eu un drame. » Le ministre de l’Intérieur a demandé l’ouverture de deux enquêtes IGPN, pour déterminer les responsabilités et savoir si la stratégie employée était la bonne. Selon la députée, Gérald Darmanin n'est en aucun cas devenu le maillon faible du gouvernement.
Réforme des retraites : début des négociations « à partir de septembre-octobre »
Le 12 mars 2022, le président de la République déclarait qu’il fallait faire « la réforme des retraites rapidement », que le « chantier était prioritaire ». Depuis, les discours ont changé. La nouvelle Première ministre Elisabeth Borne a affirmé qu’il ne fallait pas faire de cette loi « un totem ».
Aurore Bergé l’assure, cette réforme doit avoir lieu. « Est-ce que cette réforme doit être reconduite ? Oui, est-ce qu’il va falloir travailler plus longtemps ? Oui, est-ce que c’est une nécessité pour la soutenabilité de notre régime des retraites, la capacité que l’on a à payer les pensions de retraites et à augmenter la retraite minimale à 1100 euros ? La réponse est oui, est-ce que cette réforme doit être faite durant ce quinquennat ? C’est encore oui. (…) « La négociation avec les partenaires sociaux à propos de la réforme des retraites débutera à partir de septembre-octobre »£.
Enfin, concernant les législatives, Aurore Bergé a signé une tribune dans Libération contre Jean-Luc Mélenchon. L’élue LREM estime que son alliance NUPES comporte des risques pour la France. « Le seul aujourd'hui qui existe, à part la majorité présidentielle, c'est Jean-Luc Mélenchon. Il n’y a aucune autre proposition aujourd’hui qui ait une existence politique forte et crédible. Donc cela veut dire que sur ces élections législatives, les Français devront faire, un choix politique très clair : est-ce qu’ils veulent une majorité pour le chef de l’État ou pour Jean-Luc Mélenchon ? Il y a deux projets politiques, de société, institutionnels et sur les enjeux économiques qui sont radicalement différents. »


101 - Marine Le Pen - 1er juin 2022
Après avoir été finaliste à l’élection présidentielle, Marine Le Pen remet le collier pour les législatives. Certains membres de son parti, le Rassemblement national, lui reproche de ne pas « avoir repris la tête du RN ». Elle est l’invitée des 4 vérités.
L’inflation a atteint un nouveau record. En France elle atteint 5,2%, en Europe le constat est plus alarmant : 8,1%, le chiffre le plus élevé enregistré par l'Office européen des statistiques depuis le début de la publication de l'indicateur en janvier 1997. La consommation marque le pas, les taux d’intérêt remontent… Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a déclaré que la France « sortira du pic de l’inflation en 2023 ». Pour Marine Le Pen, « il ne faut pas croire un mot de ce que dit Bruno Le Maire et l’ensemble du gouvernement ». La candidate RN à l’élection présidentielle de 2022 l’affirme « nous allons probablement entrer en récession, c’est la réalité, c’est la conséquence des choix fait par le gouvernement ». L’élue du Nord-Pas-de-Calais se dit également étonnée de ne pas avoir été invitée à l’Assemblée nationale à voter le plus rapidement possible une loi sur le pouvoir d’achat. « Les prix ont augmenté de 45% sur le gaz, de 40% sur le gazole, de 28% sur l’essence, c’est ce que vivent les Français tous les jours et ils n’ont pas encore une fois, des réponses appropriées. » Marine Le Pen souhaite qu’il y ait une baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur les produits de l’énergie : électricité, gaz, carburant. « La solution c’est un panier de 100 produits de premières nécessités avec une TVA à 0%. »
La députée Rassemblement national rappelle son engagement de campagne : « rendre le pouvoir d’achat aux Français, mais de façon pérenne pas uniquement sur quelques mois. »
Les Européens ont voté mardi 30 juin 2022, un sixième paquet de sanctions contre la Russie dont la fin programmée de 90% d’importation de pétrole russe. Pour Marine Le Pen, cette décision va avoir des conséquences cataclysmiques sur le pouvoir d’achat des Français. « Nous allons assister à une aggravation des prix du pétrole et accessoirement du gaz et de l’électricité.» Les revenus de ces matières premières rapportent à Vladimir Poutine 800 millions d’euros par jour. « Si nous ne l’achetons pas nous, d’autres le feront. Il y avait d'autres mesures à mettre en œuvre. (…) Ce choix-là c’est le sacrifice du pouvoir d’achat du peuple français. »
Urgences : alerte dans les hôpitaux
Le manque de personnels dans les hôpitaux devient critique. 120 services sont menacés de fermeture. Le président de la République en visite à Cherbourg (Normandie) a lancé une « mission flash » sur un mois sur les soins non programmés. Marine Le Pen, de son côté, fustige la politique d’Emmanuel Macron. « Il n’a rien fait pour la santé en cinq ans, il a contribué à aggraver la situation. Le gouvernement a décidé la fermeture de dizaines de milliers de lits y compris en période Covid, ils ont expulsé 15 000 soignants de l’hôpital et aujourd’hui, on constate que la situation est telle, qu’elle met en danger la santé de nos compatriotes. » Pour la députée Rassemblement national la priorité est de réintégrer les 15 000 soignants non vaccinés et changer la manière dont l’hôpital est dirigé. « Il faut réintégrer les médecins au côté des administrateurs dans la direction de l’hôpital, il faut réformer profondément les urgences. J’ai moi-même fait une proposition de plan pour les urgences françaises et il faut arrêter l’immigration massive. (…) Cette incohérence dans les choix qui ont été fait entraîne une situation difficile. »


101 - Éric Ciotti - 31 mai 2022
Caroline Roux reçoit Éric Ciotti, député LR et candidat aux élections législatives, dans Les 4 vérités.
Face aux incidents aux abords du Stade de France, Éric Ciotti dénonce des défaillances dans le dispositif de sécurité. Samedi 28 mai 2022, la finale de la Ligue des Champions s’est avérée particulièrement mouvementée. Aux alentours de 21h, l’heure à laquelle devait débuter le match entre Liverpool et le Real Madrid, des personnes munies de faux billets ont tenté de pénétrer dans l’enceinte du stade. Des scènes de chaos ont fait plusieurs blessés légers, et des dizaines d’individus ont été interpellés. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a rejeté la faute sur les supporters anglais, pointant du doigt 40.000 billets falsifiés. Une explication que rejette notre invité des 4 vérités. « Ça relève plutôt d’une fable. Tout le monde sait que la version du ministre de l’Intérieur est totalement fausse et mensongère. Ce qu’il s’est passé est humiliant pour notre pays », déplore Éric Ciotti. Pour le député LR, il n’y a pas pu avoir autant de supporters anglais munis de faux billets. « Je me demande pourquoi on veut occulter qu’il y a eu des agressions, des vols venant de ressortissants étrangers. Il y a une forme de banalisation », a insisté le candidat aux élections législatives dans les Alpes-Maritimes. Le 25 mai, une note de la direction nationale de la lutte contre le hooliganisme (DNLH) avait anticipé ces incidents en alertant sur les risques de violences provoquées par des supporters de Liverpool sans billet. Éric Ciotti estime qu’il aurait fallu davantage de moyens et réclame une commission d’enquête parlementaire. « Il faut une action judiciaire et traquer ces bandes, ces racailles, ces voyous qui pourrissent la vie de leurs concitoyens au quotidien », déclare le finaliste de la primaire LR pour la présidentielle. Et de demander des « expulsions des ressortissants étrangers » ainsi que des « interdictions de territoire français ». Après ces violences, un autre défi sécuritaire s’impose au gouvernement : celui de l’organisation des Jeux olympiques 2024. « Tout doit être fait naturellement pour que cette manifestation se déroule au mieux, déclare Éric Ciotti. C’est le rôle des organisateurs. Il y a encore un peu de temps mais j’ose espérer qu’on tirera les conséquences du fiasco qui s’est passé au Stade de France ».
Embargo sur le pétrole russe : une stratégie efficace ?
Dans la nuit de lundi à mardi à Bruxelles, les Européens ont décidé de couper 90% du pétrole russe dès le début de 2023. Éric Ciotti s’est interrogé sur l’efficacité de cette stratégie de rapport de force. « Est-ce que cela va pénaliser d’abord la Russie ou l’Europe ? Nous verrons bien. Moi, ce que je souhaite, c’est que le chemin vers la paix ne soit pas complètement barré », a-t-il souligné. Éric Ciotti plaide pour un « chemin diplomatique ». Concernant le dialogue avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, le député LR estime qu’« il faut aller plus loin ». Quant au bouclier tarifaire, qui devrait être maintenu durant toute l’année 2022 selon les annonces de Bruno Le Maire, notre invité des 4 vérités pense qu’il faut agir différemment : « Nous demandons une baisse des taxes sur le carburant. »


101 - Nathalie Arthaud - 28 mai 2022
Un mois et demi après l’élection présidentielle, où elle avait récolté 0,6% des voix, le parti Lutte Ouvrière souhaite présenter des candidats aux élections législatives « dans toutes les circonscriptions en métropole mais aussi en Guadeloupe, Martinique et à La Réunion », a annoncé sa porte-parole Nathalie Arthaud. Elle l’assure : tous sont issus du monde du travail. « Je suis convaincue que notre présence, nos idées, notre combat, aident les salariés dans leur combat ». Pour elle, « nous n’avons rien à attendre d’en haut et il faut renouer avec les luttes ».
Alors que les principaux partis de gauche - Parti socialiste, Europe Écologie Les Verts et le Parti communiste - se sont rassemblés autour de Jean-Luc Mélenchon et de l’alliance Nupes, en vue de former un gouvernement d’opposition à Emmanuel Macron, le parti Lutte Ouvrière a décliné l’offre. « Ils se raccrochent à l’idée qu’il pourrait y avoir une opposition à l’Assemblée nationale, mais je pense que ce sont des illusions », a-t-elle affirmé, en fustigeant notamment l’alliance de Jean-Luc Mélenchon avec le PS. « Je ne suis pas d’accord avec Jean-Luc Mélenchon s’il s’agit de dire que quelques députés vont protéger le monde du travail. Les travailleurs doivent prendre conscience de la force qu’ils ont eux-mêmes », ajoute-t-elle.
En pleine campagne pour les élections législatives, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations. Le gouvernement planche actuellement, sous réserve d’obtenir la majorité, sur un plan Pouvoir d’achat, afin d’aider les ménages à faire face à la flambée des prix. « Il faut aller plus loin », estime Nathalie Arthaud qui plaide pour l'indexation des salaires sur l’inflation. « Il va falloir se battre pour les imposer », ajoute-t-elle. Et de renchérir : « Tout le système économique est en train de se détraquer. Il faut remettre en cause ceux qui les dominent, ceux qui spéculent et nous acculent ».
Ukraine : « Joe Biden veut pousser ses pions dans cette région »
Après trois mois de guerre en Ukraine, l’armée russe conquiert des territoires à l’est du pays, au prix d’une guerre totale et la vie de nombreux civils. « Cette guerre est un seul et même ensemble. Joe Biden veut pousser ses pions dans cette région, et la France emboîte le pas », explique l’enseignante. « Si on se bat pour nos intérêts, on peut remettre la société sur ses pieds », ajoute-t-elle.


101 - Jordan Bardella - 26 mai 2022
Coup dur pour Éric Piolle. Le 16 mai dernier, le Conseil municipal de Grenoble adoptait un texte permettant le port du burkini dans les piscines publiques mais aussi la baignade seins nus pour les femmes ainsi que les maillots anti-UV pour tous. Mais le mercredi 25 mai, et alors que cette mesure faisait l’objet d’une vive polémique au sein de la classe politique, le tribunal administratif de Grenoble a finalement décidé de suspendre cette disposition. « Les islamistes veulent nous conquérir. La gauche en est complice aujourd’hui. Le burkini n’a rien à faire en France, c’est une provocation politico-religieuse contraire à l’image que nous nous faisons de la femme en France », a réagi le président du Rassemblement national (RN) par intérim, Jordan Bardella, souhaitant qu’une loi soit établie sur le sujet. Selon lui, l’islamisme « se nourrit de l’anarchie migratoire en vigueur dans notre pays ».
À quelques semaines des élections législatives, qui se tiendront les 12 et 19 juin prochains, Jordan Bardella estime que le RN est la première force d’opposition en France. Si le gouvernement obtient la majorité à l’Assemblée nationale, il promet de lancer en priorité le projet de loi Pouvoir d’achat, pour aider les Français à lutter contre l’inflation. « Nous voterons tout ce qui va dans le bon sens », assure le porte-parole du Rassemblement national. Il estime que le gouvernement a « tout fait pour effondrer le pouvoir d’achat des Français » en augmentant la taxe sur les carburants. Le RN souhaite baisser les taxes de 20% à 5,5% sur les énergies comme le carburant, le gaz ou l’électricité.
Rassemblement national : qui est le patron ?
Autre sujet brûlant de ce début de quinquennat : la réforme des retraites. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a annoncé, mardi 24 mai, vouloir réindexer les pensions de retraite sur l'inflation. La mesure pourrait être mise en place d’ici l'été prochain, sous réserve que la majorité présidentielle soit majoritaire à l’Assemblée nationale. « C’est très bien de refaire aujourd’hui ce qu’on a défait hier », a commenté Jordan Bardella, assurant que le RN voterait en faveur de cette mesure. Il souhaite également la suppression de la TVA sur un panier de produits de première nécessité.
Jordan Bardella est actuellement en poste par intérim jusqu’au 10 septembre prochain. Si Marine Le Pen décidait de ne pas reprendre sa place, souhaiterait-il reprendre les rênes du parti ? « Bien sûr que j’y pense. On y réfléchira cet été », a-t-il répondu.


101 - Amélie Oudéa-Castéra - 25 mai 2022
Le premier Conseil des ministres du gouvernement d’Élisabeth Borne s’est tenu lundi 23 mai, soit une semaine après la nomination de la nouvelle Première ministre. Parmi les nouvelles recrues, l’historien Pap Ndiaye à l’Éducation ou encore Amélie Oudéa-Castéra nommée ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques. A deux ans de la tenue des Jeux olympiques à Paris, l’ancienne directrice générale de la Fédération Française de Tennis espère fédérer autour d’un des événements « les plus importants et heureux » du quinquennat. « Le but est d’arriver à organiser des Jeux impeccables sur le plan sportif, mais aussi de laisser une trace, que ces jeux nous aident à renforcer la place du sport en France », assure la nouvelle ministre, le 25 mai, sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2. Un an après les Jeux Olympiques de Tokyo, l’ambition du gouvernement sur le plan sportif est claire : atteindre le Top 5 des nations les plus médaillées.
Alors qu’il vient de signer sa prolongation au Paris Saint-Germain, Kylian Mbappé a manifesté son envie de participer aux Jeux olympiques de 2024. Doit-on obliger les clubs à libérer les joueurs professionnels ? « Ils le feront. Je suis sûre que tout le monde sera heureux que Kylian Mbappé disputent ces jeux », estime l’ancienne joueuse de tennis. Si le champion du monde 2018 assure que ses motivations sont avant tout sportives, les sommes avancées par le PSG pour pouvoir éloigner sa jeune pépite du Real Madrid font beaucoup parler. Alors que la presse espagnole évoque un montant de 100 millions d’euros par an avec une prime à la signature de 300 millions d’euros, l’information a immédiatement été démentie par le club de la capitale. « Je ne vais pas m’immiscer dans le modèle économique du PSG. Kylian Mbappé est une très grande star, il y a une valeur de marché. S’agissant de ces grands sportifs, ce n’est pas uniquement la question de combien ils gagnent, mais ce qu’ils font de cet argent. Kylian Mbappé est très investi dans un certain nombre de causes. Il fait beaucoup de choses pour la ville de Bondy, pour l’inclusion par le sport, c’est une personne généreuse », a réagi Amélie Oudéa-Castéra. La rémunération des sportifs dans le milieu du football est au cœur des débats. Aux Etats-Unis, les footballeuses ont obtenu la parité des rémunérations entre les hommes et les femmes. « C’est une initiative qui est assez frappante. Il y a véritablement un mouvement à enclencher », assure-t-elle. L’ancienne sportive souhaite mettre plus en avant le football féminin, tout en étant « lucide et raisonnable ».
Wimbledon : une décision injuste ?
Les joueuses et joueurs de tennis russes seront privés du prestigieux tournoi de Wimbledon en raison de la guerre en Ukraine, alors qu’ils sont autorisés à participer à Roland-Garros, sous une bannière neutre. Pour Amélie Oudéa-Castéra, il est « difficile de leur demander de prendre position politiquement ». La décision prise par le grand chelem britannique est-elle injuste ? « C’est une décision un peu isolée. A Roland-Garros, nous avons fait un choix différent. Celui de la neutralité. Pas de drapeau, pas d’hymne. Je comprends que certains joueurs soient un peu frustrés », a conclu la ministre.


101 - Guillaume Peltier - 23 mai 2022
Premier coup dur pour le gouvernement d’Élisabeth Borne ? Selon les informations de Mediapart, dans un article paru samedi 21 mai, Damien Abad, l'ancien président du groupe Les Républicains à l'Assemblée qui vient d'être nommé ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, est accusé de viol par deux femmes pour des faits présumés datant de 2010 et 2011. D’après le site Franceinfo, l'Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique affirme avoir envoyé un « signalement par mail », lundi 16 mai, à La République en marche et aux Républicains à ce sujet mais serait resté sans réponse, malgré un rappel quelques jours après. Pour l’heure, Damien Abad réfute ces accusations. « Je suis très gêné par cette société de délation et de l’arbitraire. Il y a un principe sacré en France, c’est la présomption d’innocence et le secret de l’instruction », a réagi, lundi 23 mai, Guillaume Peltier, sur le plateau des 4 vérités, sur France 2. « Tant qu’on est pas condamné, on est innocent », ajoute le vice-président exécutif du groupe Reconquête, qui ne souhaite pas « tomber dans une société à l’américaine ». Selon lui « le seul juge, c’est la justice ».
Depuis qu’il a été nommé au ministère de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye est déjà sévèrement critiqué par la classe politique, notamment l’extrême droite. « Emmanuel Macron avait dit qu’il fallait déconstruire l’Histoire de France. Pap Ndiaye va s’en charger », a notamment écrit Éric Zemmour, le fondateur de Reconquête, sur Twitter. Pour Guillaume Peltier, l’ancien directeur du musée national de l’immigration a une « vision racialiste, décolonialiste et indigéniste du monde ». « On en a marre », s’insurge-t-il, au micro de Caroline Roux. « Avec Éric Zemmour, on s’est engagé pour défendre nos principes de civilisation et l’idée universaliste de communauté nationale », affirme-t-il, en attendant des « excuses, pour ses propos tenus depuis 15 ans ».
Selon lui, cette nomination est une stratégie politique d’Emmanuel Macron, « qui est un président élastique et cynique », pour espérer « adresser un signal à l’ultra gauche ».
Retraites, la réforme au cœur des débats
Alors que l’Allemagne ouvre le débat sur un départ à la retraite à l’âge de 70 ans, en France, à l’aube du second quinquennat Macron, la réforme d’un départ à 65 ans est dans tous les esprits. Sur le sujet, la nouvelle Première ministre Élisabeth Borne, « ne veut pas mentir aux Français », a-t-elle assuré dans un entretien accordé au JDD, dimanche 22 mai. Sur le sujet, le candidat aux élections législatives, des 12 et 19 juin prochains, le parti Reconquête, souhaite « supprimer la retraite donnée à tous les étrangers de plus de 65 ans qui n’ont jamais travaillé en France », mais aussi augmenter les « petites retraites » et « penser à la pénibilité ».


101 - Alexis Corbière - 21 mai 2022
L’attente a été longue, mais la composition du nouveau gouvernement a finalement été annoncée ce vendredi 20 mai. Une équipe paritaire, puisqu’elle compte 14 hommes et 13 femmes, en y ajoutant, Élisabeth Borne à Matignon. Parmi eux, 14 ministres faisaient déjà partie de l’ancien gouvernement. Bruno Le Maire a été maintenu à Bercy, tout comme Gérald Darmanin à l’Intérieur ou Éric Dupont-Moretti à la Justice. Certains ont été promus comme l’ancien porte-parole du gouvernement Gabriel Attal qui devient ministre délégué au Budget, Amélie de Montchalin,, ancienne ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, s’empare du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires, tandis qu'Agnès Pannier-Runacher, ex-ministre déléguée chargée de l'Industrie, prend la la Transition énergétique. « Qu’ils ne défassent pas les cartons parce que dans un mois, ils s’en vont », avertit Alexis Corbière, député La France Insoumise en Seine Saint-Denis, invité sur le plateau des 4 vérités, samedi 21 mai, sur France 2. « Fondamentalement, sur les gros ministères, ce sont les mêmes. La maltraitance va continuer », renchérit-il.
Le remaniement a été également marqué par l’arrivée de Pap Ndiaye, historien et directeur du Musée de l'histoire de l'immigration à Paris, au ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse. Sa nomination a été notamment saluée par Jean-Luc Mélenchon, qui, en vue des élections législatives, s’érige comme la principale figure d’opposition à Emmanuel Macron. « Papa Ndiaye est un bel intellectuel, un homme sérieux. Mais sa nomination manifeste une forme de cynisme total », a réagi de son côté l’élu LFI. Pour lui, c’est uniquement une « opération liée aux législatives ».
Élections législatives : « Avec Jean-Luc Mélenchon Premier ministre »
Le ministère de l’Intérieur a récemment sorti une circulaire, datée du 13 mai, ne reconnaissant pas l’étiquette Nupes pour les élections législatives des 12 et 19 juin prochain. Les responsables de gauche ne décolèrent pas. Les ténors de la gauche accusent la place Beauvau de vouloir diluer leur alliance. « Par cette manœuvre, ils veulent désamorcer la dynamique de premier tour », a fustigé Alexis Corbière assurant que le Conseil d’État avait été saisi. « C’est petit, mais c’est à l’image de monsieur Darmanin », ajoute-t-il. Alexis Corbière l’assure : le souhaite qu’il y ait partout « des candidats uniques de la Nupes pour être majoritaires à l’Assemblée nationale avec Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ».


101 - Michel-Edouard Leclerc - 19 mai 2022
Après la nomination d’Élisabeth Borne au poste de Première ministre, lundi 16 mai, on attend l’annonce de la composition du gouvernement dans les jours qui viennent. Depuis, l’ancienne ministre du travail planche pour trouver le juste équilibre. Le Conseil des ministres prévu le mercredi 18 mai a d’ailleurs été reporté. Invité sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2, jeudi 19 mai, Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E Leclerc, estime qu’il y a « un déficit de représentation sociale dans la politique ». « Il y a beaucoup de techniciens, mais il manque de relais avec l’opinion, les consommateurs, les salariés », a-t-il confié au micro de Caroline Roux. Il plaide pour la mise en place d’un ministère de la consommation. Néanmoins, l’homme d’affaires a salué la désignation d’une femme aux plus hautes responsabilités de l’Etat et s’est insurgé contre la « violence et la méchanceté » des réactions qui ont suivi. « On n’est pas dans une société macho, on est dans une société misogyne », a-t-il lâché. A Bercy, Michel-Édouard Leclerc a affiché un soutien clair à l’action de Bruno Lemaire.
Sur le pouvoir d’achat, le gouvernement prévoit notamment la mise en place d’un chèque inflation, autour des 50 euros, pour permettre aux ménages de faire face à la hausse des prix. « Je préfère qu’il y ait moins de personnes ciblées, mais que le package soit plus gros », estime Michel-Édouard Leclerc, estimant qu’il faut « travailler à l’accessibilité de la nouvelle alimentation ». Depuis le 4 mai 2022, le groupe Leclerc a annoncé le blocage des prix sur environ 120 produits de première nécessité. « Il faut que chacun joue son rôle », affirme le chef d’entreprise, estimant que les grandes enseignes doivent « faire moins de marge ». Sur le sujet, il propose la levée des 10% de marge imposée aux distributeurs les moins chers, sur les biens de consommation courante. Il l’assure : la liste des produits concernés par le bouclier tarifaire pourra évoluer au cours du temps. L’idée ? « Garantir des îlots de stabilité aux consommateurs, de les accompagner », déclare-t-il.
Essence : « On ne peut pas faire tout en même temps »
À partir de cet été, les opérations à prix coûtant sur le carburant seront interdites, dans le cadre de la loi climat. « Ce n'était pas idiot. L’idée est d’arrêter de promouvoir les énergies fossiles. Mais là, ce n’est pas le moment. On ne peut pas tout faire en même temps. Chaque chose en son temps. Même s’il y a l’urgence écologique, il faut laisser les distributeurs vendre l’essence moins chère », assure Michel-Édouard Leclerc, qui se dit favorable à la révision de la « panoplie des priorités de production ».


101 - Manuel Bompard - 17 mais 2022
Le nouveau Premier ministre est une femme. Elisabeth Borne, ancienne ministre du Travail, de l'Emploi et de l’Insertion de France est devenue lundi 16 mai 2022, cheffe du gouvernement.
Lors de la prise de fonction, la nouvelle « bras droit » d’Emmanuel Macron, polytechnicienne, boursière, Pupille de la Nation a dédié sa nomination à « toutes les petites filles », les encourageant au fond, à aller au bout de leurs rêves.
Manuel Bompard, candidat de la nouvelle union populaire, investi dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône est l’invité des 4 vérités. Il affirme que la nomination d’une femme à Matignon est la seule bonne nouvelle.
« Le chef de l’État reste dans la continuité alors qu’il avait annoncé un changement total dans sa deuxième mandature, c’est un message clair : de la maltraitance sociale, écologique. Elisabeth Borne est la ministre qui a mis en place la réforme de l’assurance chômage, qui a réduit de près de 20% l’indemnisation d’un million de personnes dans ce pays. Je crois que le message montre la politique que va mettre en place le président de la République. »
Les 12 et 19 juin prochain se tiennent les élections législatives. Dans un tweet du 16 mai 2022, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la feuille de route de sa nouvelle Première ministre. « Écologie, santé, plein emploi, éducation, renaissance démocratique, Europe, sécurité », des mots pour Manuel Bompard qui rappelle que « C’est important que les Françaises et les Français choisissent s’ils veulent qu’Elisabeth Borne continue son mandat en votant pour les candidats de LREM ou pour changer de Premier ministre en mettant en place une politique différente en envoyant Jean-Luc Mélenchon à Matignon en votant pour les candidats de la nouvelle union populaire que nous avons constitué ensemble. »
Guerre en Ukraine et Otan
La situation du pouvoir d’achat est impactée par la situation internationale et plus précisément avec la guerre en Ukraine. La Suède et la Finlande veulent entrer dans l’Otan. « C’est un jour historique », a déclaré dimanche 15 mai 2022 le président finlandais, Sauli Niinistö. Le gouvernement social-démocrate suédois a également emboîté le pas en se prononçant de la même façon, « le mieux pour la Suède et sa sécurité », a affirmé la première ministre, Magdalena Andersson. Vladimir Poutine, président de la Russie a d’ores et déjà annoncé qu’il allait « réagir ».
Pour l’élu LFI comprend que dans la situation internationale, certains pays se disent qu’ils seront protégés mais fustige ces décisions : « à mon avis ce n’est pas une bonne solution » et d’ajouter : « personnellement dans le programme que je porte, nous défendons l’idée qu’il faut sortir de manière progressive de l’Otan. La question de la stabilité, de la sécurité aux frontières est une question sérieuse c’est pour cela que nous avons proposé de convoquer une conférence sur les frontières sous l’égide de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) pour faire en sorte que l’on pose la question des conflits territoriaux pour ramener la paix.»


101 - Laurent Berger - 16 mai 2022
Trois semaines après la réélection d’Emmanuel Macron, le nouveau gouvernement n’est pas encore connu. La démission de Jean Castex devrait intervenir d’ici ce début de semaine. Dans un entretien accordé au journal Le Parisien, l’actuel Premier ministre a déclaré que sa lettre de démission « très classique » était déjà prête. « J’ai essayé de prendre les meilleures décisions possibles, sans jamais mentir » , a-t-il confié sur son bilan. « Il a été Premier ministre pendant la pire période, celle de la pandémie. C’est une personne avec qui j’ai eu des désaccords, mais qui écoutait et avec qui on pouvait construire. Il a apaisé dans un moment qui était compliqué », réagit Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, sur le plateau des 4 vérités, lundi 16 mai, sur France 2. Connaîtra-t-on bientôt le prochain locataire de Matignon ? Le chef de l’État laisse planer le doute jusqu’au bout. Néanmoins, d’après les rumeurs, une femme est pressentie pour ce poste. « Je crois que naturellement, il faudrait qu’il y ait plus de femmes aux postes de responsabilité », a assuré le porte-parole du syndicat, estimant que « les femmes devraient exercer les responsabilités à parité avec les hommes ». Néanmoins, une chose est sûre : « l’entre-deux a un peu duré », a affirmé Laurent Berger. « Il est temps de passer à l’action », ajoute-t-il.
Si Jean-Luc Mélenchon accédait aux responsabilités, en cas de victoire de la Nupes, Nouvelle Union populaire écologique et sociale, aux élections législatives, des 12 et 19 juin, il propose de revaloriser le SMIC à 1500 euros contre 1300 euros aujourd’hui. « Le vrai sujet c’est de contraindre les branches professionnelles et l’employeur public à avoir le niveau minimal au SMIC et très rapidement une perspective d’augmentation », assure Laurent Berger. Sur l’augmentation des salaires, un « certain nombre d’entreprises ne jouent pas le jeu ». « La patronat ne va pas pouvoir s’exonérer », affirme-t-il.
Réforme des retraites : « il faut regarder les choses autrement »
A l'aube du second mandat d’Emmanuel Macron, la réforme des retraites devrait être le dossier brûlant de la rentrée. Sur le sujet, Laurent Berger lance un avertissement au prochain locataire de Matignon. « La CFDT est opposée au report de l’âge de départ à la retraite. Il faut regarder les choses autrement, améliorer la justice au sein du système par répartition et ce n’est pas avec les 65 ans que cela se fera », affirme le responsable syndical.
101 - Eric Piolle - 12 mai 2022


101 - Alexis Corbière - 10 mai 2022
Le président de la République Emmanuel Macron s’est exprimé hier à Strasbourg, pour son premier discours sur l’Europe depuis sa réélection. À l’occasion de la journée de l’Europe, le chef de l’État s’est dit favorable à une révision des traités pour rendre l’Union européenne « plus efficace et indépendante ». Invité sur le plateau des 4 vérités sur France 2, Alexis Corbière estime que la parole du président « valide l’idée que les traités actuels ne vont pas ». Le député de La France Insoumise de la Seine-Saint-Denis s’appuie sur le programme de la Nouvelle Union populaire. « Nous disons que les objectifs sociaux et écologiques que nous nous fixons ne peuvent être bridés par des traités européens qui, hélas, en fonction des politiques qui ont été menées ces 20 dernières années, ont amené à ce que l’Europe actuelle soit une Europe libérale, marquée par des traités de libre-échange qui, parfois, affaiblissent des politiques publiques de relance et affaiblissent nos services publics. Ce que nous n’accepterons pas si nous sommes élus ».
Alors, Emmanuel Macron est-il bousculé sur la question européenne par les propositions de La France Insoumise ? « La seule fois où on a donné la parole aux Français, ils ont dit ‘non’ au traité constitutionnel européen. Moi et Jean-Luc Mélenchon, nous sommes les enfants de ce ‘non’ », a déclaré Alexis Corbière. Alors que les élections législatives se dérouleront les 12 et 19 juin prochains, le leader de LFI espère être nommé Premier ministre. Ce scénario permettrait-il au parti de prôner la désobéissance tout en exerçant le pouvoir ? Pour répondre à ce paradoxe, Alexis Corbière prend l’exemple de l’Allemagne qui, « plusieurs fois, a désobéi ». Et de poursuivre : « À l’occasion même du traité de la récente crise du Covid-19, nombre de mesures ont été prises au niveau européen, qui ne respectent pas les traités. Il y a eu des politiques publiques d’investissements dans des secteurs tels que ça n’était pas prévu ». La France Insoumise réclame une VIe République, pour une refonte des institutions politiques publiques. « La Ve République arrive à bout de souffle », insiste le député LFI. Et de conclure : « S’il faut désobéir, nous désobéirons, quand c’est utile ».
Alexis Corbière réagit au retrait de Taha Bouhafs
Fabien Roussel a demandé hier à LFI de « revoir » la candidature de Taha Bouhafs aux élections législatives. Condamné pour injures raciales, le journaliste militant a annoncé dans la nuit de lundi à mardi sur Twitter, son intention de renoncer, « face à des attaques sans précédent » . « C’est un grand constat d’échec. [...] Je prends acte de cette décision et je demande à ce qu’elle soit respectée », concède Alexis Corbière, qui dément toute « pression » de la part du parti. Et d’ajouter : « Il y aura un candidat de La France Insoumise. Nous voulons que l’Assemblée nationale soit à l’image de toute la richesse de notre peuple ». En réponse aux propos de Fabien Roussel, notre invité déclare : « Moi je serai unitaire. [...] Utilisons ces cinq semaines pour valoriser la belle Union populaire que nous avons mise en place ». Avec pour objectif la mise en place du SMIC à 1400 euros, la retraite à 60 ans ainsi que des politiques écologiques.


101 - Guillaume Peltier - 07 mai 2022
Deux semaines après sa réélection, Emmanuel Macron assurera officiellement la succession de son mandat lors de la cérémonie d’investiture ce 7 mai 2022. Sa reconduite à l’Élysée est vivement commentée par l’opposition qui critique ouvertement la « fragilité et l’état de disgrâce » du président de la République. « Il a refusé lui-même de faire campagne, il a refusé les débats, il n’a jamais voulu parler de son bilan et on ne connaît quasiment rien de son projet à part son obsession de gouverner à gauche » lâche Guillaume Peltier, invité des 4 vérités. Le vice-président exécutif de Reconquête! souhaite alerter les Français sur les questions d’immigration, d’insécurité et de la fiscalité, leitmotiv de la campagne menée par son candidat, Éric Zemmour. « Les taxes brident la France du travail […] tous ces sujets là sont mis de côté au service de jours qui se suivent et qui se ressemblent avec Emmanuel Macron » poursuit notre invité qui dénonce « la présidence élastique et le cynisme au sommet de l’État ». Et à Matignon, qui pour succéder Jean Castex ? Alors que le chef d’État n’a pas encore nommé son Premier ministre, la classe politique s’interroge même si les pronostics table sur une personnalité de gauche. « Ce qui compte pour nous, c’est de rebâtir une droite forte, assumée capable demain de reprendre le pouvoir » déclare Guillaume Peltier tandis que ce pan de l’échiquier politique est aux abois notamment après l’effondrement du groupe LR suite à la défaite de Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle. Pour clore cette cérémonie d’investiture, Emmanuel Macron marquera une étape à Berlin pour consolider une nouvelle fois l’importance de l’alliance franco-allemande. « Je suis estomaqué de voir ces élites françaises tournées où vers les Américains ou vers l’Allemagne […] si on pense Europe de demain, il va bien falloir tendre la main à l’Europe du sud et de l’est, si on peut retrouver une Europe capable de peser, il faut réconcilier les peuples européens » fustige le conseiller départemental du Loir-et-Cher.
Législatives : quel rôle pour Reconquête! ?
Le parti Reconquête! porté par Éric Zemmour lance aujourd’hui sa campagne pour les législatives. Avec 500 candidatures dans toute la France, un bloc de gauche unit et une majorité qui s’est rassemblée, quelle place pour le projet du polémiste ? Guillaume Peltier déplore l’absence de cohésion dans le camps de droite et pousse un cri de colère à destination de Valérie Pécresse et de Marine Le Pen « nous sommes les seuls à proposer depuis plusieurs semaines aux Républicains et au Rassemblement national, une union des droites et des patriotes pour porter nos convictions, pour conquérir une majorité ». « J’invite tous les électeurs du RN et des Républicains à ne pas perdre leurs voix et à voter pour le seul parti qui propose l’union des droites » poursuit l’ancien porte-parole LR. Il affirme que des négociations ont été menées avec des parlementaires LR, RN et également avec Nicolas Dupont-Aignan, des discussions qui ne semblent avoir abouti sur aucun accord de principe pour établir une union des droites derrière la candidature d’Éric Zemmour. Même stratégie du côté du Rassemblement national qui appelait hier « les patriotes sincères » à rejoindre le camp de Marine Le Pen.


101 - Manon Aubry - 06 mai 2022
C’est officiel, le Parti Socialiste a rejoint la la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale portée par Jean-Luc Mélenchon en vue des élections législatives. Cette nuit, le conseil national du PS a formellement entériné l’accord avec La France Insoumise, approuvé avec 62,4% des suffrages. Un triomphe pour celui qui a obtenu 20% des voix à la présidentielle. Manon Aubry, invitée des 4 vérités, se réjouit de ce résultat qui rapproche son candidat de plus en plus de la maison Matignon. La députée européenne LFI compte bien mener de front la « bataille pour la retraite à 60 ans ». « C’est l’heure de lancer ce troisième tour et de l’emporter au mois de juin pour avoir une majorité et pour changer la vie de millions de gens » poursuit-elle. La militante associative observe une mutation du Parti socialiste qui est en train de procéder à une « opération de clarification ». Elle appelle les électeurs de gauche à se rendre aux urnes le 12 juin prochain pour tenter de remporter 470 circonscriptions. Sur le terrain, cet accord est loin de faire l’unanimité. Que faire si un dissident d’un des partis signataires décide de se présenter ? « Chaque formation politique exclura toute personne qui voudra se présenter sous les couleurs politiques alors qu’il n’a pas été investi par le NUPES » explique Manon Aubry.
NUPES : Union Européenne et désillusions
Jean-Luc Mélenchon a été très clair sur sa vision de la politique européenne. Il se dit prêt à désobéir certaines règles imposées par l’UE notamment en matière de finances, de budget et d’économie. Pourtant, si le leader LFI rejoint Matignon, il devra se soustraire à la politique du chef d’État. Le camp LFI sous le nouveau patronyme NUPES n’envoie-t-il pas de la poudre aux yeux à ses électeurs ? « La création d’une cantine biologique et locale, la renationalisation du fret et d’EDF pour intervenir sur les prix de l’énergie, le grand plan d’investissement écologique, tout ça c’est contraire aux règles européennes que ce soit le droit de la concurrence ou des règles budgétaires » explique Manon Aubry qui souhaite réformer la politique étrangère pour réaliser ce programme et leur ambition écologique. Demain , Emmanuel Macron sera à Strasbourg pour placer à nouveau la question européenne au cœur de son second mandat. À noter que le chef d’État est toujours président de l’UE. Quel bilan La France Insoumise tire-t-elle de l'exercice du Président ? « Cela a été une parodie de démocratie », fustige la députée européenne qui affirme que la politique de l’UE d’Emmanuel Macron est éloignée des citoyens. Et de poursuivre, « Il a préféré pactiser avec le MEDEF pour torpiller une mesure de lutte contre l’évasion fiscale, cela illustre assez bien son bilan européen ».
Parmi les détracteurs de NUPES, François Bayrou a décliné la proposition du parti lancé par Jean-Luc Mélenchon pour lancer en marge du mouvement une grande confédération avec Stanislas Guerini et Édouard Philippe qui représente la majorité. Manon Aubry raille ce groupe qui selon elle exclut l’égalité homme/femme. « Cela en dit long sur la cause de la lutte contre les violences faites aux femmes et de l’égalité, c’est sûrement une indication de ce que fera Emmanuel Macron au prochain quinquennat » ajoute notre invitée.


101 - Jordan Bardella - 03 mai 2022
Depuis la reconduction d’Emmanuel Macron à l’Élysée, le 24 avril dernier, la campagne pour les élections législatives est bel et bien lancée. Néanmoins, la finaliste vaincue Marine Le Pen se fait très discrète. Une semaine après sa défaite au second tour, la candidate du Rassemblement national est sortie du silence à travers une courte vidéo dans laquelle elle appelle les électeurs à porter des candidats RN, lors des scrutins des 12 et 19 juin prochains. « Elle a pris quelques jours de repos avec cette campagne présidentielle que nous avons commencé très tôt. Elle va évidemment mener cette bataille législative, car c’est la dernière étape pour limiter les pouvoirs d’Emmanuel Macron », a commenté le président du Rassemblement national par intérim, Jordan Bardella, invité des 4 vérités, mardi 3 mai, sur France 2. Alors que la gauche se mobilise pour faire « élire Jean-Luc Mélenchon Premier ministre », l’extrême droite préfère temporiser. « Notre rêve n’est pas de participer à un gouvernement d’Emmanuel Macron ni d’être son Premier ministre. Ce qui se joue lors des prochaines législatives, ce n’est pas tant un blocage des institutions mais la capacité du Parlement à avoir une opposition et ne pas laisser les pleins pouvoirs au président », a réagi l’élu, qualifiant Jean-Luc Mélenchon comme « la béquille du système ». Son objectif ? « Protéger de la brutalité sociale » du président réélu.
Législatives : une alliance avec Éric Zemmour ?
De son côté, Éric Zemmour est également sorti du silence. Dans un entretien accordé à BFM TV, lundi 2 mai, son premier depuis sa défaite au premier tour de l’élection présidentielle (7%), l’ex candidat de Reconquête ! se dit « très tenté » par une candidature aux élections législatives de juin. Il rendra sa décision dans « quelques jours », a-t-il déclaré. Au cours de cette interview, il a également appelé à faire un accord avec Marine Le Pen qui est, selon lui, le seul moyen de « résister à l’Assemblée ». « Éric Zemmour a tout fait pour faire perdre Marine Le Pen et aujourd’hui il vient lui demander de l’aider à se faire élire. C’est très contradictoire », a estimé Jordan Bardella qui lance néanmoins un appel aux électeurs d’Éric Zemmour mais aussi aux déçus des Républicains à rejoindre le RN pour « construire l’opposition à Emmanuel Macron. « Avec 7% à l’élection présidentielle, Reconquête ! n’est en mesure de se qualifier dans aucune circonscription. C’est du pragmatisme », ajoute-t-il. Pour Jordan Bardella, l’union ne peut se faire qu’autour de Marine Le Pen, « la première force d’opposition » au chef de l’État. « Des candidats de Reconquête ! peuvent nous rejoindre, mais cela se fera évidemment sur la base du projet de Marine Le Pen, notamment en ce qui concerne la réforme des retraites », a-t-il précisé.
À l’approche de l’été, la polémique sur le burkini fait, de nouveau, surface. Jordan Bardella a clarifié les positions du RN sur le sujet. « Le burkini doit être interdit dans l’espace public. Il est la manifestation de l’idéologie islamiste contre laquelle Emmanuel Macron a eu la main molle depuis cinq ans », a-t-il déclaré appelant à plus de fermeté sur les questions régaliennes.


101 - Philippe Juvain - 02 mai 2022
Une semaine après l’élection présidentielle qui a reconduit Emmanuel Macron à l’Élysée pour un second mandat, les manifestations du 1er mai ont été marquées par de nombreuses dégradations, et faits de violence, notamment dans la capitale. Un sapeur-pompier a été agressé par une manifestante en marge du cortège parisien, alors qu’il tentait d’éteindre un incendie à palettes. « La société est fracturée. Il y a actuellement deux France. Une France de gens raisonnables, une France de gens qui le sont moins », a réagi, ce lundi 2 mai, le maire de La Garenne-Colombes (Les Républicains) Philippe Juvain, invité des 4 vérités sur France 2. Suite à ces débordements, Jean-Luc Mélenchon a condamné l’action du préfet de police de Paris, Didier Lallement, « incapable de garantir le droit de manifester en paix », a écrit le leader de la France Insoumise (LFI) dans un tweet. « Il est fou », lâche ainsi Philippe Juvain. « Les pompiers de Paris sont dévoués, dont toute l’énergie est tournée vers le service des autres. Il faut les protéger. Il faut être absolument sans ambiguïté », a-t-il renchéri. Appelant à « l’apaisement », l’édile estime que l’ex-candidat à la présidentielle doit condamner fermement les actions des casseurs.
Au cœur des sujets de contestation ? La réforme des retraites portée par le président réélu. « La France est bloquée. Il faut réformer le pays pour le rendre plus fluide. Il y a une question de discussion démocratique », affirme Philippe Juvain. « Il faut faire marcher la démocratie parlementaire », ajoute-t-il.
Élections législatives : « Il faut que les partis de gouvernement travaillent ensemble »
Après l’échec de la présidentielle, la gauche se mobilise désormais pour les élections législatives des 12 et 18 juin prochains, pour espérer former un gouvernement d’opposition à Emmanuel Macron. Dans la nuit de dimanche 1er à lundi 2 mai, les partis LFI et Europe Écologie les Verts ont fini par conclure un accord historique afin de rebâtir une gauche unie. Les discussions se poursuivent actuellement avec le Parti socialiste et le Parti communiste. « C’est normal d’avoir des accords électoraux. La question, c’est à quel prix ? On est un peu surpris de voir le parti EELV passer un accord politique avec LFI. Un militant écolo aura du mal à se reconnaître dans les positions de M. Mélenchon », commente Philippe Juvain, au micro de Caroline Roux.
À droite, l’élu appelle à un accord « à l’allemande » entre les « partis de gouvernement ». Selon lui, le parti Les Républicains ne « tire pas les leçons » de ses échecs aux dernières élections locales et nationales. Conscient qu’il n’est pas majoritaire au sein de sa famille politique, Philippe Juvain estime qu’il est à présent nécessaire de s’allier avec la majorité présidentielle sur les sujets importants, notamment celui des retraites. « Le bilan des Républicains, c’est 4,7% aux dernières élections. Cela va être difficile de peser dans le débat politique et défendre nos idées si on ne se pose pas de nouvelles questions. Il est temps que les partis de gouvernement travaillent ensemble », martèle-t-il.
101 - Julien Bayou - 29 avril 2022
Jeff Wittenberg reçoit Julien Bayou, secrétaire national EELV, dans les 4 vérités.
101 - Clémentine Autain - 27 avril 2022


101 - François Bayrou - 26 avril 2022
Dimanche 24 avril 2022, Emmanuel Macron a été élu président de la République face à la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen avec 58,5% des voix. Après sa réélection, les prises de paroles ont commencé pour annoncer « un troisième tour » de l’élection présidentielle à l’instar de Jean-Luc Mélenchon qui s’est classé troisième de obtenant 22% des voix lors du premier tour. Les élections législatives des 12 et 19 juin détermineront les représentants qui siègent au Parlement. Pour François Bayrou, président du Modem et allié d’Emmanuel Macron « cette nouvelle ère est le défi le plus important avec des exigences plus hautes. »
« Nous devons identifier les problèmes les plus importants, cette rupture que l’on ressent entre une grande partie de la population plus généralement ceux qui travaillent, qui ont des revenus plus faibles, ceux qui habitent en province ont le sentiment, que la société française comme elle est organisée avec ses pouvoirs, ses puissants (…), que tout ce monde-là ne reconnaît pas la société française comme elle est ainsi que les femmes et les hommes de la manière dont ils vivent. »
L’ancien ministre de l’Éducation nationale en 1993 souhaite « ressouder » ces différentes France qui ont voté Emmanuel Macron, qui se sont abstenues et qui ont mis un bulletin de vote Marine Le Pen dans l’urne.
« Il faudra un message social et civique. L’idée est que nous ne vivons pas dans des mondes séparés. » et d’ajouter « pendant très longtemps, nous avons cru que la politique se résumait à un passage en force y compris de ce qui été annoncé (…) je crois que ce temps est derrière nous », l’ancien candidat du centre à l’élection présidentielle de 2007 revient sur les propos du ministre de l’Économie Bruno Le Maire affirmant que le gouvernement n’excluait pas de recourir à l’article 49.3 pour la réforme des retraites.
François Bayrou : « Il n’y a pas urgence à faire passer cette réforme »
Dans son programme, une proposition a cristallisé les désaccords, celle de la réforme des retraites et le report de l’âge de départ à 65 ans. Pour le président du Modem, il n’y a pas urgence à faire passer cette réforme « il faut prendre les quelques mois nécessaires pour que chacun des Français a sa place fasse son choix, mesure ce qu’il en est. SI nous ne faisons pas la réforme des retraites il y a deux options : augmenter les cotisations et donc baisser les salaires ou alors on baisse les pensions et donc on baisse les retraites. Est-ce un choix que les Français souhaitent ou acceptent ? Je suis persuadé que non » termine Français Bayrou.
101 - Adrien Quatennens - 25 avril 2022
101 - Sébastien Chenu - 22 avril 2022


101 - Julien Denormandie - 22 avril 2022
Deux jours après le débat de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron semble creuser son avance sur son adversaire Marine Le Pen. Alors que les Français devront se rendre aux urnes, dimanche 24 avril, le président-candidat est désormais crédité de 57,5% des intentions de vote au second tour, contre 42,5% pour la candidate du Rassemblement national, rapporte un sondage Ipsos-Sopra Steria pour Franceinfo et Le Parisien-Aujourd'hui en France, publié jeudi 21 avril. Néanmoins, dans le clan de LREM, on ne crie pas victoire. « Rien n’est fait, rien n’est joué. Il faut cette mobilisation forte dimanche », a déclaré Julien Denormandie, appelant « à l’humilité », le 22 avril, sur le plateau des 4 vérités, sur France 2. Au lendemain du débat, les sympathisants de Marine Le Pen, qui n’a, une nouvelle fois, pas réussi à véritablement s’imposer, ont jugé l’attitude d’Emmanuel Macron arrogante. « C’est le langage du Front national. Pour éviter de parler du fond, on parle de la forme. Emmanuel Macron a mis de la clarté. C’était très important. Sur le pouvoir d’achat, les échanges ont montré que la mesure de la candidate d’extrême droite était inefficace et que celle qui marchait était celle du bouclier que nous avons mis en place. Mesure que la candidate elle-même n’a pas voté à l’Assemblée », réagit le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, au micro de Jeff Wittenberg.
L’enjeu pour les finalistes est aujourd’hui d’attirer les indécis et notamment les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui a récolté 22% du scrutin lors du premier tour. Beaucoup disent aujourd’hui ne pas vouloir choisir entre les deux. Parmi les principaux sujets en jeu ? L’écologie. « Il faut mettre le paquet dès maintenant, en allant deux fois plus vite que ce qu’on a fait aujourd’hui. Contrairement à ce que disent certains, nous avons agi en faveur de l’écologie pendant ce quinquennat », a expliqué Julien Denormandie. L’objectif du prochain ? Aller encore plus loin, assure-t-il en précisant que l’ambition écologique doit être « suivie d’une politique sociale ». Pour cela, le président sortant propose la mise en place d’un système de leasing (location longue durée NDLR), pour permettre aux ménages de se procurer des véhicules électriques. Sur le logement, il s’engage à rénover plus de 700 000 logements. Le responsable LREM se défend cependant d’imposer une quelconque « injonction » aux Français. « L’écologie ne marche pas en obligeant. Cela marche en accompagnant. Notre responsabilité est de donner la capacité à chacun de pouvoir le faire », déclare-t-il.
Peut-il prétendre au poste de Premier ministre ? Pour l’heure, le ministre ne préfère ne « pas penser à l’après », affirme-t-il. « Je n’ai qu’une seule préoccupation, c’est que le président soit réélu », renchérit-il.


101 - Bruno Le Maire - 21 avril 2022
Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés, mercredi 20 avril, lors du traditionnel débat de l’entre-deux tours. Pouvoir d'achat, politique étrangère, retraites, écologie, immigration, Constitution… Les deux candidats ont exposé, durant près de trois heures, leur vision pour l’avenir de la France. Cinq ans après le débat raté de 2017, Marine Le Pen espérait ainsi prendre sa revanche lors du match retour et gommer ses erreurs passées. En vain. La candidate du Rassemblement national n’a pas réussi à s’imposer face au président sortant. Selon un sondage Elabe pour BFMTV, L'Express et SFR, Emmanuel Macron a été jugé le plus convaincant par 59% des téléspectateurs interrogés, contre 39% pour Marine Le Pen. « Deux visions de la France se sont affrontées. Une qui me convainc, une autre qui me convainc beaucoup moins », a réagi Bruno Le Maire, sur le plateau des 4 vérités, jeudi 21 avril, sur France 2. « Son projet ne m’a pas convaincu. On voit beaucoup d’hésitation et de l’autre beaucoup de clarté de la part d’Emmanuel Macron ». Sur l’écologie, le locataire de Bercy estime que la candidate RN « met des bâtons dans les roues à la transformation énergétique et veut démonter des éoliennes ».
L’actuel ministre de l'Économie a pointé du doigt les « approximations » de la candidate d’extrême droite. « Il y a des réalités, des chiffres, avec lesquels, visiblement Marine Le Pen n’est pas à l’aise du tout. Quand on est en démocratie, il vaut mieux faire reposer le débat sur la vérité et les chiffres, plutôt que sur des approximations ».
Marine Le Pen a par ailleurs ciblé le bilan économique du président-candidat, n’hésitant pas à moquer « le Mozart de la finance ». « Les Français voient bien la réalité face à ses approximations. Ils voient que l’on est sur la bonne direction sur la politique industrielle, que l’on soutient les PME et que l’on est en train de gagner la bataille pour le plein-emploi. Un million d’emplois ont été créés, c’est un chiffre réel », a détaillé Bruno Le Maire au micro de Caroline Roux. La candidate RN a vivement épinglé le gouvernement sur l’état des finances publiques et notamment la « dette Covid », taclant ainsi la politique sanitaire et le « quoi qu’il en coûte » du gouvernement. « Cette dette a effectivement gonflé, car on a protégé les salariés, les entreprises et qu’il y a eu moins de recettes et versements au trésor public. Qu’aurait fait Marine Le Pen ? », a fustigé Bruno Le Maire, et de préciser : « C’est une dette ponctuelle, utile et responsable. Contrairement à ce que Marine Le Pen propose ». Sur la réforme des retraites, Bruno Le Maire estime que Marine Le Pen « vend des illusions et des salades aux Français ».
101 - Philippe Olivier - 16 avril 2022


101 - Jean-Michel Blanquer - 15 avril 2022
A neuf jours du scrutin, Emmanuel Macron et Marine Le Pen poursuivent leur campagne en vue du second tour de l’élection présidentielle, le 24 avril prochain, qui s’annonce plus serré que jamais. Après Nicolas Sarkozy, c’est François Hollande qui a apporté, jeudi 14 avril, son soutien au président candidat, sur le plateau du JT de 20 heures de TF1. « L'essentiel, c'est la France et sa cohésion » et « son avenir européen », a déclaré l’ancien chef d’Etat. « Rien n'est jamais gagné d’avance », a tenu à souligner, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, invité des 4 Vérités, sur France 2, vendredi 15 avril. Comme les anciens présidents, de nombreuses personnalités de classe politique ont ouvertement pris position pour le candidat LREM, afin de faire barrage à Marine Le Pen. « Ce qui est certain, c'est qu'il y a une convergence de tous ceux qui souhaitent que la République aille dans la bonne direction. On voit que ça transcende le clivage gauche-droite », constate le ministre. Il estime que si Marine Le Pen accède au pouvoir, ce serait « l'aventure dans le pire sens du terme » pour le « futur de la France », car, selon lui, la candidate RN présente un « programme pas cohérent » et « des mesures (...) pas financées ». « Ce sont des additions de démagogie, Marine Le Pen a toujours été contre ce que fait le gouvernement, quoiqu'il arrive. À la fin, ça ne crée pas de la cohérence », a-t-il expliqué, au micro de Jeff Wittenberg.
Entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, il y a aussi ceux qui ne veulent pas choisir. C’est notamment le cas de certains étudiants, qui ont majoritairement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Mercredi 13 avril, de nombreux étudiants ont organisé des blocus devant leur université pour faire entendre leur voix. C’était notamment le cas à la Sorbonne qui est restée occupée pendant plus de 30 heures. « C’est un jeu dangereux de dire que Macron ou Le Pen, ce serait la même chose. Une grande partie de la jeunesse à des aspirations positives, notamment sur l’écologie. Ce qui m’importe, c’est qu'on lui donne un avenir », a déclaré le ministre de l’Education nationale.
Éducation : « On peut aller plus loin »
Sur le projet éducatif porté pendant cinq ans, le ministre se félicite du bilan, même s’il reconnaît que « beaucoup de choses restent à faire ». « En français et en mathématiques, les élèves qui sortent de l’école primaire ont un meilleur niveau que les mêmes il y a cinq ans », déclare-t-il. Néanmoins, les enseignants sont nombreux à ne pas reconnaître un tel bilan. « Tous les enseignants ne pensent pas la même chose », explique notre invité, admettant néanmoins que le gouvernement peut aller plus loin, notamment sur le pouvoir d’achat des professeurs ou le taux d’encadrement dans l’enseignement secondaire. « Ce sont des sujets de longue durée. J’ai dû prendre des décisions sur des sujets qui m’ont rendu impopulaire sur le court terme. Mais le but est d'agir pour l’intérêt général », assure-t-il.


101 - Marine Le Pen - 14 avril 2022
À moins de deux semaines du second tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron multiplient les sujets de débat. Mercredi 13 avril, la candidate du Rassemblement national a donné une conférence de presse aux Salons Hoche, à Paris, pour dessiner les contours de sa politique étrangère et diplomatique, en cas d’élection, le 24 avril prochain. La représente RN n'a pas fait l'impasse sur le dossier russe et a notamment prôné la possibilité d’un rapprochement entre l’OTAN et la Russie. « L’Occident aurait beaucoup à perdre à ce que la Russie s’associe avec la Chine sur le long terme. Cela représenterait un danger majeur pour l’Europe. La raison veut que l’on cherche, à l’avenir, à éviter cette association », a-t-elle expliqué, invitée sur le plateau des 4 vérités, jeudi 14 avril, sur France 2. Elle l’assure : ce rapprochement ne pourra se faire uniquement sur le long terme, « après la guerre et lorsqu’un traité de paix aura été signé ». Elle plaide pour une « politique réaliste » et propose un « élargissement des membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU ».
Invité sur le même plateau la veille, le président-candidat, Emmanuel Macron a parlé de la « dérive autoritaire » de l’extrême droite. « Emmanuel Macron est l’homme de la répression brutale, de toutes les manifestations. C’est la réalité », a réagi Marine Le Pen. « Je ne suis pas sûre qu’il ait des leçons à donner dans ce domaine ».
Pouvoir d’achat : « Rendre l’argent aux Français »
Si elle est élue, Marine Le Pen souhaite également soumettre une révision de la constitution à un référendum. « Je veux rendre le pouvoir au peuple. Les Français voteront et décideront », déclare-t-elle. « Je respecterais la volonté qui est exprimée », assure-t-elle. La candidate veut faire du référendum une pratique « classique de fonctionnement ». « Je ne veux pas que le référendum serve à dire oui ou non à quelqu’un. Je veux qu’il permette de dire oui ou non à quelque chose », explique-t-elle.
Sur le pouvoir d’achat, Marine Le Pen propose la TVA à 0% sur un panier de cent produits de première nécessité. Elle souhaite également faire passer la TVA de 20% à 5,5% sur les prix de l’énergie (carburant, gaz et électricité). « C’est de l’argent que l’on rend aux Français. C’est leur argent. Cela permet aussi de juguler l’inflation, car les chèques proposés par le gouvernement aggravent l’inflation », estime-t-elle, au micro de Caroline Roux. Pourquoi ne pas envisager des mesures ciblées pour les personnes qui en ont le plus besoin ? « Les classes moyennes ne bénéficient jamais de rien. Au fur et à mesure, elles s’appauvrissent », conclut la candidate.


101 - Jordan Bardella - 12 avril 2022
Alors qu’Emmanuel Macron relance sa campagne après avoir été qualifié au premier tour, le président sortant aborde cet entre-deux avec prudence. Il a d’ailleurs expliqué rester ouvert sur la question des retraites à 65 ans et s’est dit prêt à ouvrir le dialogue avec un référendum. Pourtant, cette mesure avait été posée dès le début de son entrée en campagne comme la proposition phare qui conduirait son second mandat. Le chef de file LREM aurait-il changé drastiquement de stratégie face à la menace de l’extrême droite au pouvoir ? « Quel est le projet d’Emmanuel Macron ? » s’exclame Jordan Bardella en réaction à la « seule mesure concrète » révisée par son adversaire. Pour le président par intérim du Rassemblement national, invité sur le plateau des 4 vérités ce mardi 12 avril 2022, il ne s’agit que d’une tactique pour gagner les voix à gauche : « C’est tout et l’inverse de tout, je pense qu’il fera cette retraite à 65 ans ». Hier Olivier Véran a déclaré entendre ces inquiétudes à l’origine de la montée des extrêmes. Pour remédier à cette dynamique en faveur de Marine Le Pen, Emmanuel Macron s’est dit prêt à revoir ces mesures polémiques qui ont été « mal comprises » par les citoyens. « Son rôle de candidat c’est de proposer un projet pour le pays, un président n’est pas là pour se faire réélire à tout prix mais pour proposer un horizon. Nous, on sait où on veut aller », fustige notre invité qui promeut la retraite à 60 ans pour toute personne qui rentre sur le marché du travail entre 17 et 20 ans.
Marine Le Pen : où sont les réserves de voix ?
Après son éviction au premier tour, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé et a donné ses consignes de vote. Le leader de La France Insoumise a appelé ses électeurs à ne donner « aucune voix » à Marine Le Pen. Face aux déclarations du chef de file, comment gagner les voix des électeurs LFI ? « Je leur dit qu’ils vont voter pour un candidat qui va accélérer la casse sociale, qui a mis à pied 15 000 soignants avec un salaire de 0 à la clé, qui a balayé d’un revers de la main les initiatives citoyennes… Je veux juste leur dire qu’avec Marine Le Pen, il n’y aura pas de faux » déclare Jordan Bardella qui vend un « programme clé en main avec des lois prêtes à être votées ».
Parmi les premières mesures adoptées si Marine Le Pen est élue à la tête de l’Élysée, le référendum sur l’immigration, l’interdiction du voile dans les espaces publics … Ces propositions phares du mouvement d’extrême droite ne menacent-elles pas la progression de la candidate RN notamment auprès de la gauche de Jean-Luc Mélenchon ? « Je pense qu’il a beaucoup de Français à gauche qui sont attachés à la laïcité et qui voient bien que la théorie dans laquelle était tombé J-L.Mélenchon était une dérive communautariste que nous combattons » estime le député européen qui s’oppose drastiquement à l’immigration à l’origine selon lui d’une baisse des salaires des travailleurs français.
Le MEDEF a alerté le public sur les conséquences de la victoire potentielle de Marine Le Pen. Selon eux, le programme soumis par le Rassemblement national conduirait le pays à décrocher par rapport à ses voisins en le mettant en marge de l’Union européenne. Pour certains acteurs économiques, une crainte s’installe. Ils dénoncent l’impact économique que pourrait avoir l’entrée en application des mesures Le Pen. « Notre projet a pour vocation de créer de la concorde, à créer du lien […] nos mesures sont orientées en priorité vers les TPE-PME avec la suppression totale des impôts sur le coût de production » défend Jordan Bardella avant de préciser que toutes ces mesures ont vocation à répondre à l’urgence du pouvoir d’achat et à alléger les normes sur la fiscalité.
Pour conclure, l’élu RN appelle tous les Français qui ne veulent pas de la réélection d’Emmanuel Macron synonyme selon lui de « 5 ans de désordre, de tension, de violence y compris sociale » à voter pour Marine Le Pen et concrétiser ce « grand rassemblement ».


101 - Olivier Véran - 11 avril 2022
Hier, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le second tour. Un scénario quasi identique à l’élection de 2017, si ce n’est que l’héritière du Rassemblement national est parvenue à gagner quelques voix dans le suffrage, au coude à coude avec le président sortant. Pour le chef de file LREM, cette première victoire résonne en demi-teinte. Olivier Véran, invité des 4 vérités ce lundi 11 avril 2022 constate « qu’il y a un vote important qui s’est tourné vers les partis d’extrême » pour exprimer une inquiétude dans un contexte de crise absolue. Le mouvement des Gilets jaunes, la crise Covid et plus récemment la guerre aux frontières de l’Europe ont alimenté la défiance à l’égard de la « macronie » en tête des suffrages au premier tour. « Nous nous attaquons aux racines de cette peur, d’abord celle du déclassement du pays en travaillant sur la souveraineté industrielle, militaire et culturelle, en augmentant le pouvoir d’achat des Français et en augmentant le niveau des retraites indexé sur l’inflation dès cet été » explique le ministre de la Santé et des Solidarités qui promeut un nouveau modèle fondé sur la transition énergétique. Le camp de la colère redistribue les cartes de cette élection et invite à choisir entre le front républicain ou le front anti-Macron. Le débat d’entre deux tours va définitivement asseoir la position des deux candidats qualifiés. Pour Olivier Véran ce sera l’affrontement idéologique de « L’Europe qui protège » contre l’isolement de la France. Notre invité dit défendre la « justice et l’égalité sociale » tandis que Marine Le Pen tente de « prospérer sur la notion de division et de séparation des Français ».
E.Macron : où sont les réserves de voix ?
Hier soir, les candidats sortants se sont exprimés et ont donné leurs consignes de vote à leurs électeurs. Du côté du groupe LFI porté par Jean-Luc Mélenchon, il faut faire barrage contre l’extrême droite en ne donnant aucune voix à la cheffe du file du RN. De droite comme de gauche, une grande majorité appelle à se rallier au président sortant. Une prise de position encore inaudible pour l’électorat radical qui entend « retraite à 65 ans et conditionnement du RSA à une activité ». Comment les convaincre ? « Je leur dit de regarder l’ensemble du programme […] la première des solidarités, c’est l’emploi. Nous avons réduit le nombre de chômeurs, multiplié par deux le nombre d’apprentis et mené la transformation de l’école pour trouver le chemin vers l’emploi demain » souligne Olivier Véran qui dresse un bilan positif du quinquennat. Parmi les propositions et les mesures susceptibles de parler aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, notre invité défend « l’idée de solidarité à la source pour mettre fin aux petits scandales sociales ». Pour cela, Emmanuel Macron souhaite simplifier les démarches des prestations sociales (allocation logement, familiale, prime d’activité…) qui concernent 20 millions de Français.
Avec un taux d’abstention record, le gouvernement Macron doit-il changer son fusil d’épaule et modifier sa façon de présider ? « C’est l’enjeu d’entre deux tours pour motiver les Français à aller voter le 24 avril » et leur donner envie de soutenir le chef de file LREM au-delà du vote sauvetage contre Marine Le Pen. Face à ce détournement des Français de la politique gouvernementale, Emmanuel Macron a annoncé engager plus de concertations démocratiques avec des conventions citoyennes notamment sur la fin de vie. A l’annonce des résultats du premier tour, le président-candidat a déclaré vouloir « inventer quelque chose de nouveau afin de bâtir une action commune », mais de quoi s’agit-il ? « C’est considérer que le dépassement en politique peut se réaliser sous la forme d’un seul groupement politique qui rassemblerait les différentes composantes d’une majorité plurielle qui a montré qu’elles savaient fonctionner ensemble » explique le ministre de la Santé et des solidarités qui n’écarte pas la fin d’En Marche.


101 - Fabien Roussel - 08 avril 2022
Fabien Roussel qui se présente comme le « candidat des jours heureux » entrevoit une embellie à deux jours du premier scrutin. En meeting à Lille hier, le député du Nord a rassemblé 5 000 militants autour de sa candidature. Parmi les réformes « heureuses » proposées par le candidat communiste, des salaires et des retraites revues à la hausse. Pourtant, la gauche souffre du vote utile instigué par Ségolène Royal en faveur du candidat LFI, Jean-Luc Mélenchon. « Les idées que je porte sont uniques sur le mixte énergétique, le renouvelable, le nucléaire, sur les questions de sécurité et de la souveraineté alimentaire, j’ai toujours dit que je voulais conquérir de nouveaux électeurs, ceux qui doutent et qui ne votent plus » défend l’élu PCF qui souhaite additionner le nombre de voix. Il dénonce ce fameux « tiercé non-gagnant » composé d’Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qu’ils considèrent comme des solutions de repli, des votes par dépit sans aucune conviction. Pour balayer ce phénomène de vote utile à gauche, Fabien Roussel comptabilise des syndicalistes et des élus de tout bord pour élargir ce « rassemblement des jours heureux ».
Présidentielle 2022 : le programme des « jours heureux »
Sur le pouvoir d’achat redevenu l’un des sujets principaux des campagnes, Fabien Roussel propose l'augmentation du SMIC et la suppression de la CSG pour les revenus inférieurs à 2000€. « Il faut trouver des solutions pour améliorer le pouvoir d’achat des retraités et des salariés qui voient leur pension baisser » explique notre invité qui supprimerait immédiatement les deux taux de CSG instaurés par le gouvernement Macron, soit dix milliards d‘euros qu’il réinjecterait aux retraités dans une logique de « justice sociale ». Alors que le candidat NPA, Philippe Poutou souhaite également augmenter le SMIC à 1500 euros net et baisser de 30% la taxe sur les factures d’énergies, comment financer ces mesures généreuses ? Le député prévoit de tripler l’ISF et de ponctionner les multinationales à la source. « Ces mesures vont permettre de faire rentrer tout de suite dans les caisses de l’État 40 à 50 milliards d’euros » estime notre invité qui s’oppose fermement à l’évasion et la fraude fiscale, en référence à l’affaire « McKinsey ».
Alors que les sondages tablent fortement sur un second tour Macron / Le Pen, quelles seront les consignes de vote du militant communiste face à ce cas de figure de plus en plus probable ? « Nous ne laisserons jamais l’extrême droite mettre la main sur le pouvoir et nous ferons tout pour l’empêcher », fustige Fabien Roussel qui induit clairement l’idée d’un vote sauvetage en faveur du président sortant. Pour conclure, il appelle les électeurs à deux jours du premier scrutin à se rassembler autour de sa candidature « pour mener ces combats et faire reculer l’extrême droite, faire gagner votre porte-monnaie et lutter contre la fraude fiscale ».


100 - Jean Lassalle - 08 avril 2020
À 48 heures du premier tour, Jean Lassalle, invité des 4 vérités s’est-il réconcilié avec cette campagne qu’il considérait jusqu’à présent comme « pourrie » ne respectant pas les règles du débat démocratique et l’égalité du temps de parole. Écarté du débat sur TF1, le candidat à la présidentielle avait vivement réprimé la complaisance des chaînes de télévision à l’égard des grosses têtes de l’élection, avantagées selon lui par les médias. Depuis deux jours, le député des Pyrénées-Atlantiques est dans la ligne de mire des journalistes après avoir traité Renaud Dely, chroniqueur chez FranceInfo, de « chien » en réaction à un édito à son propos. « Il a parlé de complotiste des champs, s’agissant des Gilets Jaunes comparés à la vermine […] des hommes de cette envergure n’ont rien à faire à la tête de FranceInfo » défend notre invité qui ne regrette pas son coup d'éclat.
Élection présidentielle 2022 : le programme Résistons !
Parmi les propositions de Jean Lassalle, le candidat prévoit entre autres un certain nombre de réformes pour le pouvoir d’achat, le SMIC à 1400€, la baisse de la TVA sur les hydrocarbures à 5,5%. Pour concrétiser ces mesures ambitieuses, quelle serait la principale source de financement ? « Baisser les taxes pour relancer la consommation », voilà le plan d’attaque de notre invité qui souhaite établir un état des lieux en faveur des salariés. Concernant le bilan Macron, Jean Lassalle constate qu’il y a tout « à refaire » à commencer par le secteur des énergies qu’il souhaite reformater. « Nous avons la chance d’être le deuxième pays maritime du monde, et nous n’en faisons rien » déclare le candidat Résistons ! en faveur d’une politique énergétique tournée sur la mer et le solaire.
Alors que l’on se dirige vers un scénario identique à celui de 2017 qui opposait au deuxième tour Emmanuel Macron à Marine Le Pen, quelle serait la position de Jean Lassalle dans ce cas de figure ? Celui qui dénonce le système avec ferveur et « la dictature féroce » refuse de se prononcer pour le moment préférant continuer à lutter pour « rassembler le pays ».


101 - Philippe Poutou - 06 avril 2022
Mardi 5 avril 2022, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est exprimé par visioconférence devant le Conseil de sécurité de l'ONU, après la découverte de massacres qui auraient été commis par les soldats russes, notamment à Boutcha, une ville au Nord Ouest de Kiev. Le chef d’Etat a appelé l’ONU à réagir face aux « crimes de guerre » commis selon lui par la Russie, sans quoi les Nations unies n’auraient qu’à « simplement fermer ». Il a également demandé l’exclusion de la Russie du Conseil de sécurité de l'ONU ainsi qu’une réforme du système des Nations unies, afin que « le droit de veto ne signifie pas le droit de tuer ». « On a envie de tout faire pour que Poutine soit fragilisé pour arrêter cette guerre. Il faut une campagne de dénonciation, mais il y a beaucoup d’hypocrisie », a réagi le candidat à l’élection présidentielle Philippe Poutou, invité des 4 Vérités, mercredi 6 avril, sur France 2. Pour accroître la pression sur Moscou, certains responsables européens veulent imposer un embargo de grande ampleur sur le gaz russe, mais aussi le pétrole et le charbon. « Il faut aussi faire attention à ce que ce ne soit pas les populations qui trinquent », a estimé le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), appelant à une « solidarité internationale des peuples », pour lutter « par en bas contre les dictatures ». Pour lui, «on ne peut pas faire confiance aux dirigeants du monde », qui « font des affaires sur le dos des peuples ».
Mardi 5 avril, Emmanuel Macron a épinglé Marine Le Pen sur ses liens avec la Russie. Sans la nommer, il s’est défendu de toute « complaisance » à l’égard de Vladimir Poutine. « C’est pas chez moi qu’il faut chercher des financements du côté de la Russie. C’est chez d’autres candidats", a-t-il martelé. « On ne peut pas applaudir Macron quand il tacle Le Pen sur ces questions-là parce que lui-même est ambigu avec les liens de l’Etat et Total avec l’oligarchie russe », a réagi Philippe Poutou.
Une élection un peu perdue
Invité sur le plateau de l’émission Elysée 2022, mardi 5 avril, sur France 2, Philippe Poutou n’a pas mâché ses mots à l’égard d’Eric Zemmour, le qualifiant de « raciste, fasciste accusé d’agression sexuelle ». « Le combat contre l’extrême droite, c’est dans la rue », a insisté le candidat qui veut « amorcer une lutte unitaire antifasciste contre les idées réactionnaires ». « Nous sommes dans une société de plus en plus autoritaire, de plus en plus répressive, des lois dépressives. On est dans une urgence démocratique. La population doit s’organiser et se battre », a-t-il plaidé, souhaitant mener une « bataille contre les ultra-riches » et se battre « contre la propriété privée capitaliste ».
Placé en troisième position dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon appelle au vote utile à gauche, pour accéder au second tour. « Au vu des sondages, cela paraît difficile. Ce qui est probable, c’est que ce soit Emmanuel Macron ou l’extrême droite qui gagne. L’élection paraît un peu perdue. Il faut voter NPA pour reconstruire une gauche radicale et anticapitaliste », a-t-il conclu.


101 - Yannick Jadot - 04 avril 2022
Le retrait des soldats russes de la région de Kiev laisse place à une Ukraine dévastée et la découverte des nombreuses exactions commises par Moscou. Plus de 350 civils ont été retrouvés morts à Boutcha, une ville du nord-ouest de Kiev. L’Ukraine dénonce un « massacre délibéré » de la part de la Russie. La découverte de ces cadavres a suscité l’indignation internationale et européenne. « Les autorités russes devront répondre de ces crimes », s’est indigné Emmanuel Macron, dimanche 2 avril, sur son compte Twitter. « Il n’a qu’un moyen de forcer Vladimir Poutine au cessez-le-feu et à la fin de ces atrocités, c’est d’arrêter d’importer du gaz et du pétrole russes. On ne peut pas s’indigner et donne 800 millions de dollars par jour à Vladimir Poutine », a réagi le candidat Europe Écologie Les Verts à l’élection présidentielle, Yannick Jadot, invité des 4 vérités, lundi 4 avril, sur France 2, qualifiant le dirigeant russe de « criminel de guerre ». « Lui et son oligarchie auront à répondre de leurs crimes devant la cour pénale internationale », a-t-il estimé.
Sur le plan de l’énergie, la situation est également tendue, ce lundi 4 avril. Alors qu’un pic de consommation est à prévoir face à la vague de froid, le gestionnaire du réseau électrique RTE a appelé entreprises et particuliers à freiner leur consommation en ce début de semaine. Cette situation tendue est notamment liée à la faible disponibilité du parc nucléaire, due à un calendrier de maintenance chargé. « Nous sommes dépendants d’un nucléaire vieillissant. Avec un parc défaillant, on dépend de nos importations, des prix du gaz liés à la géopolitique. Et voit que les factures des Français explosent. Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, n’ont pas réagi », a déclaré le candidat écologiste, qui estime que l’on n’a pas assez « développé les énergies renouvelables ». Selon lui, le vote écologiste est « le seul vote efficace », et celui qui permettra de « lutter contre les dictatures ».
Élection présidentielle : être la surprise de dimanche prochain
Yannick Jadot espère être « la surprise » du premier tour, dimanche 10 avril prochain. À une semaine du scrutin, Jean-Luc Mélenchon est nettement devant les autres candidats de gauche. Actuellement situé en troisième position, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le candidat de La France insoumise veut rallier l'ensemble de cet électorat pour espérer obtenir une place au second tour. « Pour l’heure, il n’y a pas de second tour pour Jean-Luc Mélenchon, il n’y a pas de victoire. Il faut voter écologiste », a expliqué Yannick Jadot, appelant les Français « à ne pas se laisser confisquer le premier tour ».


101 - Nicolas Dupont-Aignan - 02 avril 2022
Huit jours avant la tenue du premier tour de l'élection présidentielle, le 10 avril 2022, les instituts de sondage prévoient une abstention record, qui pourrait dépasser celui enregistré le 21 avril 2002 (28,4%). Selon une enquête BVA/RTL/Orange publiée le 21 mars, seulement 71 % des personnes interrogées déclarent être sûres d’aller voter les 10 et 24 avril prochains. Soit une abstention de 29 %. « Il n’y a pas eu de campagne, et ensuite, on fait croire aux citoyens que c’est joué d’avance », a déploré le candidat de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, invité sur le plateau des 4 vérités, samedi 2 avril 2022, sur France 2. Actuellement crédité de 1,5% dans les sondages, il appelle les citoyens indécis à se déplacer dans les urnes. « Je dis aux Français qu’ils ont la possibilité d’exister dans huit jours, qu'ils peuvent choisir de sortir Emmanuel Macron dès le premier tour », a-t-il précisé.
Éclipsée par la crise sanitaire, puis la guerre en Ukraine, la campagne électorale semble avoir été ravivée par l’affaire McKinsey, révélée par la publication, le 16 mars dernier, d’un rapport sénatorial qui pointe du doigt la « dépendance » de l’État aux cabinets de conseils privés mais aussi l’optimisation fiscale pratiquée par la prestigieuse entreprise américaine. Depuis, certains opposants à Emmanuel Macron parlent même de « collusion » d’Emmanuel Macron avec les cabinets de conseil, notamment Éric Zemmour, jeudi 31 mars, sur RTL. « Je veux arrêter avec les cabinets de conseil. On a une administration capable de gouverner la France. C’est un scandale d’État », a affirmé Nicolas Dupont-Aignan, se disant favorable à l’intervention du parquet financier pour régler « ce conflit d’intérêt ».
Pouvoir d’achat : plafonner le prix de l’essence et augmenter les salaires
Sur l’Europe, le candidat veut présenter un « traité alternatif aux partenaires européens » pour redéfinir les conditions d’adhésion à l’Union européenne. « Actuellement, l’UE nous coûte une fortune, vole nos emplois et ne contrôle pas nos frontières », estime-t-il, souhaitant plus de « contrôle aux frontières nationales » et revendiquant « l’indépendance de la France ».
Avec la flambée des prix, notamment de l’énergie, le pouvoir d’achat s’est imposé comme le principal sujet de préoccupation des Français durant cette campagne. Sur le sujet Nicolas Dupont-Aignan milite pour une indexation des pensions de retraite, l’instauration d’un panier de produits exonérés de TVA mais aussi la mise en place d'un plafonnement du prix de l’essence à 1,70 euros et une augmentation des salaires nets de 8% « non payée par les entreprises ».


101 - Alexis Corbière - 1er avril 2022
A neuf jours du premier tour de l’élection présidentielle, l’étau se resserre. Si Emmanuel Macron apparaît toujours en tête dans les sondages, l’écart se réduit entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon pour une place au second tour. Crédité de 15% d’intentions de vote, le candidat de la France Insoumise poursuit sa dynamique mais reste encore distancé par la candidate du Rassemblement national. « A ce stade, rien n’est écrit, mais nous pouvons battre l’extrême droite dès le premier tour, à condition que les citoyens se mobilisent. Nous nous battons pour ça », a estimé Alexis Corbière, invité sur le plateau des 4 Vérités, vendredi 1er avril, sur France 2. Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon souhaite en finir avec « la monarchie présidentielle ». Il appelle également les autres candidats de gauche comme Anne Hidalgo et Yannick Jadot à se rallier derrière la France Insoumise.
Alexis Corbière a également épinglé l’actuel locataire de l’Élysée sur la polémique qui a ravivé la campagne électorale : l’affaire McKinsey. Publié le 17 mars dernier, un rapport du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil dans les politiques publiques, pointait du doigt la « dépendance » de l’Etat aux cabinets de conseil privés. Ce rapport dénonce aussi l’optimisation fiscale de la société américaine. Entre 2011 et 2020, une étude démontre que la prestigieuse maison n’a payé aucun impôt sur les sociétés en France, alors qu’elle y a réalisé un chiffre d’affaires de plusieurs centaines de millions d’euros (329 millions en 2020). Les membres de la commission d’enquête ont dénoncé le manquement de l’administration fiscale pour avoir tardé à contrôler l’entreprise. « Ces cabinets de conseil démantèlent l’Etat », a martelé Le député LFI de Seine-Saint-Denis, au micro de Jeff Wittenberg. Il ajoute: « On gaspille l’argent public dans des cabinets privés pour des conseils qui ne servent à rien ». Il se dit favorable à l’ouverture d’une enquête pour vérifier « ce qui est légal ou pas ». « Il y a une proximité entre ce cabinet et M. Macron et En Marche qui est vraiment très forte ».
Guerre en Ukraine : la position de La France Insoumise
Sur la situation en Ukraine, Alexis Corbière estime qu’il faut prendre des décisions « fortes », notamment en poursuivant le gel des biens appartenant aux oligarques russes en France. « On peut faire mieux et plus fort », a-t-il estimé.


101 - Bruno Retailleau - 30 mars 2022
Le week-end dernier, les meetings politiques des candidats de tout bord sonnaient la prétendue fin des campagnes à J-10 du premier scrutin. Après avoir contracté le virus Covid et vu sa cote dans les sondages en berne, c’est au tour de Valérie Pécresse de mener son grand oral de front. Le Parisien a précisé que ce rassemblement se fera sans Nicolas Sarkosy, malgré la main tendue par la candidate LR. Certains affirment que l’ancien président de la République attendrait la qualification d’Emmanuel Macron au second tour pour rejoindre le camp LREM. Bruno Retailleau, invité des 4 vérités, n’écarte pas cette hypothèse. Pour les électeurs de droite, c’est un symbole qui s’effondre. Est-ce l’ultime coup de grâce pour la campagne de Valérie Pécresse qui risque de perdre les faveurs de l’ancien chef d’État de droite ? « C’était un membre éminent de notre famille politique » regrette le sénateur qui continue à « se battre aux côtés de Valérie Pécresse qui a montré beaucoup de combativité » malgré le traitement de « défaveur médiatique ». « Elle a un vrai projet en rupture, elle propose de mettre fin au laxisme judiciaire et à l’insécurité […] elle souhaite stopper l’immigration illégale » poursuit le président du groupe LR au Sénat qui dresse les grandes lignes du programme Pécresse. Alors que seulement 40% des électeurs de François Fillon vont se rassembler autour de la candidate LR, Bruno Retailleau invite les électeurs de droite à « voter V. Pécresse, car son projet est le plus proche » de celui de l’ancien candidat écarté au premier tour en 2017. « Elle veut remettre de l’ordre dans la rue, de l’ordre dans les comptes parce que la dette et le déficit ont explosé et elle veut redonner de la liberté aux Français avec une vaste campagne de décentralisation » affirme notre invité pour rassurer l’électorat de droite, actuellement en absorbé par « la guerre en Ukraine ». En effet, il constate que la campagne de sa candidate comme beaucoup d’autres sont inaudibles dans ce contexte de crise diplomatique qui touche principalement les électeurs de droite « beaucoup plus sensibles aux réflexes légitimistes ».
Valérie Pécresse : et le pouvoir d’achat ?
Le week-end dernier, Emmanuel Macron s’est autorisé un bain de foule à Dijon en pleine gestion de crise, l’occasion d’aller à la rencontre des Français pour asseoir sa campagne et convaincre les électeurs. Pourtant, sur la question épineuse du pouvoir d’achat, l’actuel président n’a pas fait l’unanimité. Depuis, la polémique enfle et les candidats en lice pour l'Élysée en profitent pour essayer de contrecarrer le candidat en tête des sondages en s’appropriant le sujet du pouvoir d’achat, principale préoccupation des Français. Du côté LR, on opte pour « la sobriété avec un service public de l’effacement de l’électricité et la stratégie » qui soulève l’enjeu de la souveraineté énergétique pour limiter l’inflation. En réaction à la flambée des prix des carburants, le gouvernement a baissé de 18 centimes le prix à la pompe, un geste jugé « électoraliste » par notre invité avant d’interpeller le pouvoir en place « Nous demandons avec Valérie Pécresse de restituer l’ensemble des sommes qu’il a touché autour de 25 centimes ». Sur les dépenses du président-candidat, Bruno Retailleau dénonce fermement les dizaines de milliards d’euros gaspillés pour « une campagne qui n’aura jamais été aussi courte, aussi escamotée et aussi chère ».


101 - Christian Estrosi - 29 mars 2022
À 12 jours du scrutin présidentiel, Christian Estrosi s’est enfin prononcé et a décidé de porter son choix sur Emmanuel Macron. Hier, son candidat a été interpellé sur la question du pouvoir d’achat, principale préoccupation des Français depuis la flambée des prix. Alors en déplacement diplomatique à Dijon, le Président en campagne est-il enfin descendu dans l’arène électorale pour rentrer officieusement dans la campagne ? « Vous connaissez beaucoup de campagnes présidentielles où se sont superposées deux crises, une crise sanitaire avec ses conséquences économiques et maintenant la guerre à nos frontières », fustige le maire de Nice qui justifie la désertion du candidat LREM de ces débuts de campagne. L’heure est venue pour Emmanuel Macron d’aller au contact des Français pour faire ses preuves et convaincre les citoyens et abstentionnistes de se rendre aux urnes. Pourtant, sa première visite n’a pas été concluante pour le président en lice à sa propre succession. Sur la question sinueuse du pouvoir d’achat qui lui a été posé par un habitant en difficulté depuis la crise des prix, Emmanuel Macron lui a rétorqué « Il n’y a pas de recette magique ». Une réponse jugée risible par l’opposition. « Il apporte des solutions pragmatiques […] sur le problème de l’essence, si chacun arrête de polémiquer et joue le jeu lorsque l’État décide de baisser de 15 centimes, c’est un effort très conséquent sur les finances publiques » réagit vivement Christian Estrosi qui appelle les municipalités à participer à cet effort général. Concernant la ville de Nice, le maire se félicite de la gestion de la municipalité qui est en « croissance sans augmentation de la fiscalité, car nous avons su nous inscrire dans le plan de relance de l’État au lendemain de la crise sanitaire ».
Pour sortir de l’inflation et limiter la crise énergétique décuplée depuis le début du conflit ukraino-russe, Marine Le Pen propose de baisser de 5,5 % le prix des carburants, du gaz et de l’électricité. Une proposition jugée irréaliste par notre invité : « Où va-t-elle trouver l’argent ? », interroge-t-il. Pour rétablir le pouvoir d’achat des Français, Emmanuel Macron a supprimé la taxe d’habitation durant son quinquennat qu’il veut aujourd’hui coupler à la suppression de la redevance télé « pour financer son projet ».
Emmanuel Macron : pourquoi un quinquennat de plus ?
Durant son mandat, Emmanuel Macron a dû faire face à un certains nombres de crises, à commencer par la levée du mouvement protestataire des Gilets Jaunes, la manifestation antivax en réponse à la gestion de la crise sanitaire et plus récemment les Convois de la liberté. Face à ce bilan, certains s’interrogent : pourquoi un quinquennat de plus ? « Il a répondu en parlant des grandes réformes dont nous avions besoin avec le code du travail, la suppression des régimes spéciaux, l’ouverture de la concurrence à la SNCF […] il s’est montré comme un chef qui a parfaitement su gérer la crise sanitaire et la sortie économique » défend Christian Estrosi avant d’ajouter qu’Emmanuel Macron est le seul à avoir fait baisser de 500 000 le nombre de chômeurs dans le pays. Fort de cette expérience, le plus jeune président de la Vème République « doit » prolonger cette ligne politique qui valorise le domaine industriel, soutient la souveraineté énergétique et militaire, explique notre invité. « Le plan France 2030 d’Emmanuel Macron est celui qui apporte de l'optimisme et de l’espoir pour trouver des parts de croissance et mieux rémunérer l’emploi » conclut Christian Estrosi, fervent défenseur de la Macronie qu’il considère comme un prolongement du « Gaullisme ».


101 - Louis Aliot - 28 mars 2022
De passage aux Antilles, Marine Le Pen a dû être exfiltrée illico de son hôtel, menacée par des militants nationalistes. Celle qui pensait avoir achevé sa normalisation, a dû écourter son séjour diplomatique en Guadeloupe et annuler toutes ses interventions médiatiques sur l’île. Quelques vidéos diffusées par les manifestants sur les réseaux sociaux ont montré la candidate du RN vivement houspillée quittant précipitamment la salle avec son garde du corps, sous une pluie d’invectives en créole. Échec du Rassemblement national en Outre-mer ? Louis Aliot, vice-président du parti dénonce cette agression qui a empêché la cheffe de file de s’exprimer dans le cadre de la campagne présidentielle. « Où étaient les gendarmes pour protéger l’hôtel ? Il n’y avait personne », fustige notre invité qui dénonce « une complicité » du gouvernement actuel. Suite à cette altercation, Emmanuel Macron avait pourtant déploré « une scène totalement inacceptable » condamnant fermement la violence dont Marine Le Pen a été victime. Le maire de Perpignan va plus loin dans sa théorie du complot contre le RN. Il laisse entendre que le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin à laissé faire et même investigué cette sortie de route : « À partir du moment où vous ne mettez pas les moyens de protection, c’est que vous laissez faire. Or, on sait très bien qu’en Guadeloupe il y a des groupes extrémistes et indépendantistes et qu’ils allaient un moment ou un autre agir ».
Marine Le Pen : vers le second tour ?
À moins de deux semaines du premier tour, il ne reste que 15 jours à Marine Le Pen pour faire ses preuves. Alors que les instituts de sondage penchent pour le même scénario qu’en 2017, quelles vont être les dernières cartes de la candidate RN pour plier cette élection ? « Démontrer que nous sommes en capacité de gérer le pays et faire le bilan de Monsieur Macron » déclare notre invité qui dénonce la posture passive de l’actuel président en campagne, ce dernier ayant réussi à « échapper aux débats ». Pour le maire de Perpignan, le quinquennat Macron est un échec dans lequel il liste les crises à commencer par le mouvement des Gilets Jaunes et la « mauvaise gestion de la crise sanitaire ». Si la campagne présidentielle ne rassemble pas les foules et s’apprête à connaître un taux d’abstention record, Louis Aliot perçoit en revanche une vraie dynamique en faveur de sa candidate « Il y a une possibilité d’accrocher E.Macron grâce à Marine Le Pen ».
Tandis qu’Eric Zemmour a rassemblé ses soutiens lors d’un meeting à Paris, le candidat qui s’est présenté comme l’homme du « vote de vérité » contre le phénomène de vote utile a laissé ses soupirants chanter « Macron Assassin ». Le chef de file de Reconquête! s’en défend et condamne ce geste qui porte atteinte au Président. « Il faut lui laisser le bénéfice du doute dans cette affaire » concède Louis Aliot qui n’approuve guère ce slogan. « Nous sommes les seuls à être à droite dans cette élection, Marine Le Pen est rangée dans la catégorie socialiste en économie » a clamé le polémiste qui rêve de mettre la main sur la droite. Le soutien de Marine Le Pen n’accorde aucun crédit à ses propos qui n’ont « aucune réalité » avant d’ajouter que celui qui devait « rassembler les droites » et être largement en tête « n’a ressemblé pratiquement personne et reste 10 points derrière Marine Le Pen dans les intentions de vote ». Pour l’ex député européen, il est exclu qu’Éric Zemmour se qualifie au dernier round de cette élection présidentielle. « J’appelle ses électeurs au vote utile, on a la capacité d’aller d’accrocher Monsieur Macron au second tour, et c’est valable aussi pour les électeurs de Madame Pécresse qui elle ne décolle pas » argue Louis Alliot qui invite au rassemblement autour de Marine Le Pen pour centraliser les voix de droite. Et de poursuivre « Ces 15 derniers jours, il faut se mobiliser pour aller bousculer Monsieur Macron et pour pouvoir l’emporter au deuxième tour ». Pourtant, Éric Zemmour qui a remporté le suffrage de Marion Maréchal et d'autres partisans RN à l’origine d’une fragmentation au sein du parti, n’a pas perdu de vue « l’union des droites ». Il appelle toutes les grandes figures militantes de droite comme Éric Ciotti, François-Xavier Bellamy, Laurent Wauquiez, Nadine Morano ou encore Jordan Bardella à rejoindre le clan Reconquête!. Cette initiative sonne faux pour Louis Aliot qui souligne que « personne n’en veut » et favorise la « désunion ».


100 - Stanislas Rigault - 26 mars 2022
À 15 jours du premier tour, la campagne d’Éric Zemmour va prendre un tournant décisif avec un meeting prévu aujourd’hui au Trocadéro à Paris, lieu symbolique déjà emprunté par ses prédécesseurs comme François Fillon ou Nicolas Sarkosy. Le chef de file compte rassembler 100 000 supporters au pied de la Tour Eiffel afin d’appeler à « l’Union des droites ». En effet, le polémiste candidat à l’élection compte prendre la main sur ce pan de l’échiquier politique. Stanislas Rigault, porte-parole du mouvement Reconquête! se prépare à une mobilisation historique. Ce meeting politique va-t-il redresser la campagne d’Eric Zemmour, ralentit dans les sondages depuis quelques semaines ? « Ce sera la preuve que notre mobilisation est intacte et que notre volonté de gagner cette élection l’est aussi » souligne notre invité au micro de Jeff Wittenberg qui reconnaît avoir traversé une période en berne. Le phénomène de vote utile déjà observé à gauche en faveur de Jean-Luc Mélenchon entache la campagne du candidat Reconquête!, encore loin derrière Marine Le Pen qui progresse dans l’opinion publique. En mettant la thématique du pouvoir d’achat au centre de son programme, la cheffe de file du RN creuse le fossé et enterre le parti instigué par Éric Zemmour qui met l’accent sur l’identité. Notre invité mise sur les 50% de Français qui ne savent pas encore sur qui va porter leur choix au premier tour. Sur cette dernière ligne droite, Éric Zemmour doit-il rafistoler sa ligne politique pour revenir dans la course ? Alors que le conflit ukraino-russe a remis sur la table le pouvoir d’achat, aujourd’hui principale préoccupation des Français, le militant Reconquête s’en défend et explique que son candidat a lui aussi un plan d’action pour remédier à l’inflation « Il va proposer sur l’essence, de créer une sorte de pass navigo où l’employeur prend en charge 50% du pass ce qui permet de se déplacer ». Lors de ce rassemblement au Trocadéro, le candidat en lice pour l’Élysée évoquera dans les grandes lignes ses propositions axées sur le « Grand remplacement avec l’insécurité et l’identité et le grand déclassement avec des mesures sur le pouvoir d’achat », précise notre invité. Pour le porte-parole de Reconquête, ces deux sujets sont intimement liés « l’immigration peut aggraver beaucoup ces questions […] dans les transports en commun, 63% des agressions sexuelles sont commises par des étrangers ». Un raccourci qui dérange à gauche comme à droite.
Élection 2022 : Éric Zemmour peut-il rassembler la droite ?
Pour justifier son entrée sur la scène politique, Éric Zemmour avait pointé du doigt la crédibilité de sa principale concurrente qui ne pourra jamais selon lui prétendre au siège de l’Élysée. Pourtant, certains sondages concèdent à Marine Le Pen 46,5% des intentions de vote face à Emmanuel au second tour. Peut-on envisager un ralliement du camp Reconquête au RN en cas de défaite au premier tour ? Stanislas Rigault n’écarte aucune hypothèse pour évincer Emmanuel Macron.
Depuis le début de la campagne, les candidats n’ont cessé d’être la cible de violentes agressions. Notre invité qui en a lui-même été victime, condamne ces débordements qui ne doivent pas pour autant limiter le champ d’action de la campagne. Une nouvelle fois pris pour cible à la « colline du crack », le candidat nationaliste a-t-il dépassé la ligne rouge ? « Il a raison d’aller au contact pour montrer aux Français ce qu’il se passe » défend notre invité. Éric Zemmour poursuit sa conquête de la droite et entend rassembler les électeurs lors d'une manifestation politique décisive.


101 - Clémentine Autain - 26 mars 2022
À deux semaines du premier scrutin, les instituts de sondages accordent à Jean-Luc Mélenchon une montée fulgurante mais encore insuffisante pour se qualifier au second tour. Que faudrait-il pour que le candidat LFI rejoigne le cercle très restreint des admis au tour suprême ? Clémentine Autain, députée de La France Insoumise, se félicite d’avoir « enclenché une dynamique voire une proposition nouvelle qui s’inscrit dans cette tradition de la gauche ». Le vote utile à gauche lancé par Ségolène Royal joue en faveur de Jean-Luc Mélenchon qui rassemble autour du « progrès humain », seule alternative pour contrecarrer le « Président des riches toujours plus sûr de lui-même » et « L’extrême droite ». Sur ce pan de l’échiquier politique, le député ne fait pas l’unanimité notamment sur la question du nucléaire, point de discorde avec son adversaire Fabien Roussel, candidat PCF. « Nous avons une opportunité historique de changer l’ambiance dans le pays » clame notre invitée qui invite les électeurs communistes à rejoindre le camp LFI. Parmi les propositions évoquées par Jean-Luc s’il parvenait à remporter ce premier scrutin, on retrouve le partage des richesses de service public, la retraite à 60 ans… « Ce sont tous ces sujets là que nous voulons mettre sur le devant de la scène » déclare Clémentine Autain qui appelle non pas au vote utile mais au « vote vital ».
Alors que l’on assiste à une flambée des prix de l’énergie record aggravée par la montée en puissance du conflit russo-ukrainien, quelles seraient les mesures prises par Jean-Luc Mélenchon, pour limiter l’inflation ? À partir du 1er avril, le gouvernement a annoncé baisser les prix à la pompe de 15 à 18 centimes. Le député des Bouches-du-Rhône lui, propose de bloquer les prix de l’énergie et de réinstaurer le carburant à 1.40€. Réalité ou pure utopie ? Pour Clémentine Autain, il suffirait de rédiger un décret permettant de baisser les prix et de taxer les grands groupes comme Total qui font des « profits indécents ». Cette proposition aurait pour effet de rehausser le SMIC à 1400€ ainsi que les minimas sociaux. « Nous voulons que celles et ceux qui travaillent puissent gagner correctement et dignement leur vie et que ceux qui ne sont pas dans l’emploi profitent du partage que nous allons opérer » poursuit notre invitée en réaction à la proposition de réforme du RSA mise sur la table par Emmanuel Macron. Sommes-nous prêts à basculer dans un système de gauche radicale ? « Ce qui va tout changer, c’est la mobilisation populaire qui va enclencher un mouvement pour qu'enfin, la marche de l’égalité soit reprise dans notre pays » argue la conseillère régionale d’Île-de-France qui dénonce le libéralisme confondu à tort avec la liberté.
Guerre en Ukraine : la gauche résiste à J.L Mélenchon
La défiance vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon chez certains électeurs de gauche réside dans la position ambiguë du candidat LFI sur le sujet sinueux de la Guerre en Ukraine. Jugé trop complaisant à l’égard de Vladimir Poutine, cela freine-t-il son ascension ? « Le mouvement de La France Insoumise veut entraîner le camp de la paix » tempère Clémentine Autain. Alors que le président Zelensky s’est adressé aux députés du Parlement par visio-conférence, le chef de fil du LFI a salué cette initiative tout en rejetant la demande du chef d’État ukrainien qui appelait l’Europe à lui fournir des armes. « La logique de guerre n’amène pas la paix […] il faut mener le rapport de force avec Poutine qui est un tyran extrêmement dangereux mais pour éviter d’être confronté à des guerres aux portes de l’Europe, il faut une vision stratégique qui renforce l’ONU et permette à la France de sortir de l’OTAN » explique la députée qui justifie le parti-pris de son candidat, très commenté au sein même du parti.
À gauche, les candidats assènent Jean-Luc Mélenchon qu’ils considèrent comme « un ami des dictateurs ». Clémentine Autain se dit révoltée par ses interventions intempestives et caricaturales en défaveur de son candidat : « Il n’y a pas d’ambiguïté […] il faut arrêter d’expliquer que Jean-Luc Mélenchon renverrait dos à dos l’Ukraine et la Russie ».


101 - Jean Lassalle - 25 mars 2022
À deux semaines du premier tour, les instituts de sondages revendiquent un frémissement des intentions de vote en faveur de Jean Lassalle, invité des 4 vérités. En effet, ils prédisent un score supérieur au 1% anticipé en 2017, aujourd’hui crédité à 3%. Le candidat Résistons ! n’accorde aucun crédit aux chiffres de l’IFOP et de la SOFRES : « Je pense qu’un certain nombre de nos compatriotes a apprécié que j’assume les choses quitte à en payer le prix cher » explique notre invité pour justifier ce regain de popularité. Comment expliquer l’image fringante du candidat du « terroir » ? Celui qui défend « la France authentique » et qui a menacé de renverser la table il y a quelques jours, bénéficie de 45 ans « d’engagement absolu et total ». Jean Lassalle dénonce ce qu’il considère comme la « campagne la plus dévoyée de son histoire » où tout est faux, à commencer par les sondages d’opinion et les débats qui peinent à être exécutés. Alors que l’élection présidentielle s’apprête à souffrir d’un taux d’abstention record estimé à 68%, le maire de Lourdios-Ichère souhaite reconnaître le vote blanc, seule manière selon lui de « redonner le pouvoir aux Français » à l’instar de l’initiative citoyenne que défendaient les Gilets Jaunes. Le vote blanc permet de contester les candidatures illégitimes. Pour soutenir cette idée, il propose de créer un gouvernement d’unité nationale qu’il pourrait présider en attendant de trouver une solution : « Je suis le seul capable à parler à l’ensemble de l’échiquier politique ».
La guerre en Ukraine a amplifié le phénomène de la vie chère et donné du poids à l’inflation. Quelles seraient les mesures prises par Jean Lassalle s’il était aux manettes de l’Élysée pour endiguer cette crise des prix ? « Il n’y a pas 36 manières […] comme on a trouvé de l’argent pour le quoi qu’il en coûte, il faut trouver de l’argent pour pouvoir acheter les denrées » explique notre invité au micro de Jeff Wittenberg qui dénonce ce système importateur. Valorisation du SMIC, refonte du RSA, aide financière des jeunes et suppression des services publics… Voici les priorités et premières dispositions du candidat Résistons ! pour créer un État qui ait « la confiance des Français » très méfiants vis-à-vis du pouvoir en place.
Yvan Colonna : la montée de la révolte corse
Aujourd’hui vont avoir lieu les obsèques d’Yvan Colonna, figure emblématique du mouvement indépendantiste corse. Rappelons que ce dernier avait été reconnu coupable devant la justice du meurtre de Claude Érignac le 6 février 1998. Alors que les drapeaux des collectivités corses ont été mis en berne, la famille du préfet Érignac ainsi que le gouvernement se sont dit choqués de cette initiative. « Cette affaire est tragique […] mais en même temps comment peut-on ne pas rapprocher les prisonniers et les surveiller lorsqu’ils sont dans cet état là ? », fustige Jean Lassalle qui pointe du doigt les défaillances du système pénitencier. Et de poursuivre « Je suis favorable à l’initiative qu’ils ont prise de trouver un statut d’autonomie ».
À un mois pile du début des hostilités russes contre l’Ukraine, Jean Lassalle a une perception bien singulière du conflit. En effet, il appelle la France à quitter l’OTAN qui s’est réuni hier. Pourquoi l’Hexagone devrait quitter le commandement suprême ? « Parce qu’il est uniquement atlantiste, nous sommes entièrement alignés sur les Américains qui n’arrêtent pas de nous trahir ! », argue notre invité contre le gouvernement de Joe Biden. Depuis quelques semaines, la menace nucléaire exercée par Vladimir Poutine inquiète les occidentaux : faut-il intervenir ? Quelle est la ligne rouge à ne pas franchir ? Pour le député, il faut « une délégation de chefs d’État des principaux pays du monde pour pouvoir se mettre d’accord et discuter calmement avec lui, arrêter ce dialogue complètement hystérique entre Macron et lui pour sauver la paix » conclut Jean Lassalle.


101 - Anne Hidalgo - 24 mars 2022
Après TotalEnergie, c’est au tour de Renault de retirer ses activités en Russie en réaction à l’appel de détresse de Volodymir Zelensky qui a demandé à l’Union Européenne de « cesser tout commerce » avec le chef de fil du Kremlin. Anne Hidalgo, candidate du PS, invite toutes les entreprises à rejoindre le mouvement de résistance « Il faut absolument que toutes les entreprises françaises s’engagent car c’est une façon d’arrêter Vladimir Poutine ». Alors que la France est le premier investisseur privé en Russie, certains groupes s’interrogent et hésitent encore à quitter le pays, indécision que Yannick Jadot a condamné fermement en les accusant d'être « complices de crime de guerre ». Si notre invitée est plus pondérée, elle dit soutenir cet embargo qui doit être prononcé à l’échelle européenne : « Si on veut que cette guerre puisse s’arrêter rapidement, il faut que ces mesures très très fortes soient prises aujourd’hui ». Pourtant, les conséquences de ce retrait vont être lourdes sur l’économie et le pouvoir d’achat des français a prévenu le directeur du géant pétrolier. Comment limiter les répercussions de ce geste symbolique ? La mairesse de Paris propose de « baisser la TVA sur l’essence et sur l’énergie » et d’accélérer la souveraineté énergétique « grâce aux énergies renouvelables ». Parmi les entreprises qui résistent à la pression et maintiennent leurs activités en Russie, certaines alertent sur la casse sociale qui plane au-dessus de l’Europe. Anne Hidalgo refuse de céder aux menaces proférées par Vladimir Poutine qui a finalement décidé de poursuivre son offensive au-delà des frontières du Donbass et de la Crimée. « Il faut être fort au niveau européen à la fois sur le plan économique avec des sanctions exemplaires […] il faut aller très vite » ajoute notre invitée qui souhaite taper plus fort pour faire plier Poutine.
Mercredi 23 mars, le président Zelensky s’est exprimé au Parlement dans une courte vidéo dans laquelle il appelle le monde à se mobiliser. Anne Hidalgo encourage ce mouvement protestataire en soutien à l’Ukraine « Tous les samedi, il y a une marche pour l’Ukraine place de la République » et déplore le peu de manifestants dans la capitale parisienne.
Présidentielle : la réforme polémique du RSA
La semaine dernière, Emmanuel Macron déployait son programme avec une mesure relative au RSA qui vise à exiger 15 à 20 heures de travail aux bénéficiaires rémunérés au SMIC. Si cette proposition a bien été accueillie à droite, elle a révolté l’opposition qui y voit une provocation de la part du Président en campagne. « C’est très mal connaître ce qu’est le RSA et comment ça fonctionne » argue notre invitée qui félicite les résultats de réinsertion encadrée par les conseils départementaux. La candidate du PS défend « des territoires zéro chômeur » dans lesquels elle propose d’accompagner toutes les personnes au RSA vers une activité professionnelle. Elle dénonce la stigmatisation des bénéficiaires commise par Emmanuel Macron « On a des réussites exceptionnelles […] il ferait mieux de prendre conscience de la réalité sociale du pays et de cette souffrance ».
À 17 jours de la présidentielle, François Hollande a accordé son soutien à Anne Hidalgo sans penser à la victoire. En effet, il appelle à une reconstruction de la gauche dès la fin du premier scrutin, signe d’une défaite annoncée. « Je suis très heureuse qu’il apporte son soutien » répond timidement la candidate du PS qui se dit favorable aux propos tenus par l’ancien Président « il faut se projeter dans la reconstruction d’une gauche de gouvernement ». Déterminée à aller au bout de cette élection, elle tente d’incarner cette gauche républicaine en « portant les idées, les valeurs et en essayant aussi de redonner le sens de ce qu’est l’engagement à la famille sociale démocrate ».
101 - Jordan Bardella - 22 mars 2022


101 - Philipe Poutou - 18 mars 2022
Pour la troisième fois consécutive, Philippe Poutou, chef de fil du Nouveau Parti Anticapitaliste concourt au titre suprême à la présidence de l’Élysée. Avec l'obtention de 1,5% des suffrages à la dernière élection, l’adjoint à la Mairie de Bordeaux ne perd pas de vue son combat pour faire tomber la société capitaliste et faire entendre la voix des « antiracistes, féministes, anti-militaristes et anti-colonialistes ». Il explique au micro de Jeff Wittenberg défendre un « monde solidaire sans frontière » où il serait possible d’accueillir tous les migrants quel qu’ils soient. Ce militant de la première heure souhaite réorganiser le mouvement social, un terrain sur lequel se rejoignent les candidats d’extrême gauche comme Nathalie Arthaud. Pour Philippe Poutou, il s’agit de deux familles bien distinctes de la gauche radicale qui promeut des « pratiques militantes différentes » à l’instar des doublons ou triplons observés à droite. Il y a quelques semaines, Ségolène Royal avait tagué Jean-Luc Mélenchon de vote utile en invitant ce côté de l’échiquier politique à se rassembler autour du candidat PCF. « Ça se discute » s’exclame notre invité qui veut faire entendre ces « idées de la révolte et de la bataille sociale comme ce qui se passe en Corse ». Alors que la gauche souffre cruellement d’un manque d'unité, est-il encore possible de rafistoler la gauche ? Pour le candidat NPA, le vote utile doit servir à cette gauche radicale qui peine encore à se faire entendre.
Le 12 mars, le fondateur de la ligue communiste révolutionnaire, Alain Krivine, est décédé. Pour le précurseur de la NPA, « le pouvoir n’est pas pas dans les urnes », un adage et une vision des élections que Philippe Poutou partagent. Pour justifier sa candidature, il se refuse à voir une élection jouée entre « candidats des riches […] l’enjeu n’est pas que de changer de Président mais aussi de discuter de la société ».
Présidentielle : des programmes en demi-teinte
Hier, Emmanuel Macron dévoilait les grandes lignes de son programme dans lequel il a mis l’accent sur l’éducation et la santé avant de promettre le plein emploi en 2027. Ces propositions prêtent à sourire pour notre invité qui lit entre les lignes « une attaque antisociale avec la retraite à 65 ans, faire travailler les chômeurs en ne les payant pas plus ». Aux antipodes de la droite capitaliste, Philippe Poutou propose « le partage des richesses, la retraite à 60 ans, un revenu minimum à 1800€ et la diminution du temps de travail » en réponse à l’urgence sociale et écologique.


101 - Gabriel Attal - 15 mars 2022
Malgré la tenue de pourparlers, les tensions entre la Russie et l'Ukraine semblent s’intensifier. Dans la nuit de lundi 14 à mardi 15 mars, la capitale ukrainienne a été la cible de bombardements, causant la mort de plusieurs civils. Les pourparlers doivent ce poursuivre ce mardi. « Chaque jour, un cap est franchi dans l’horreur. Une logique de siège a été étendue à quasiment toutes les grandes villes de l’Ukraine. Il y a donc à craindre, pour les jours et les semaines qui viennent, que la situation continue de se dégrader », a réagi, ce mardi 15 mars, Gabriel Attal, invité des 4 vérités, sur France 2.
Dans une tribune parue dans le journal Le Monde, ce mardi 15 mars, le député européen Raphaël Glucksmann appelle l’Europe à fournir davantage d’armes aux forces ukrainiennes, notamment en livrant des avions. « Livrer des avions, c’est aussi livrer des pilotes pour les piloter. Ce qui signifie, faire intervenir des troupes françaises. On a une ligne, certes difficile, qui est de ne pas entrer en guerre avec la Russie », a expliqué le porte-parole du gouvernement. Tout en réaffirmant son soutien au peuple ukrainien, il a toutefois rappelé l’objectif de ne pas « entrer dans cette guerre ». « Nous ne devons pas devenir nous-mêmes cobelligérants. L’objectif est que la guerre s’arrête plutôt qu’elle ne s’étende à d’autres pays et qu’elle entraîne davantage d’attaques, davantage de morts », a-t-il précisé.
Les sanctions économiques se poursuivent
Sur le plan économique, l’Europe poursuit ses sanctions à l’encontre de la Russie. Les grandes entreprises mondiales se retirent, les unes après les autres du territoire russe, notamment les majors énergétiques anglo-saxonnes comme Shell ou BP. Cependant, le groupe français TotalEnergies refuse encore de boycotter son marché russe. « Ce qui m’importe, c’est que les entreprises françaises appliquent les sanctions qui ont été décidées », a commenté Gabriel Attal. Et de préciser : « L’objectif principal est de renchérir le coût de la guerre pour Vladimir Poutine pour qu’il ne puisse plus financer sa guerre ». En France, pour faire face à la flambée des prix de l’énergie, le gouvernement a annoncé une réduction de 15 centimes sur le carburant à partir du 1er avril.
Comment faire campagne dans ce contexte ? Les opposants politiques d’Emmanuel Macron l’accusent de vouloir éviter le débat, certains remettent même en cause la légitimité du scrutin. « Emmanuel Macron aime le débat, la confrontation. Encore faut-il qu’il ait matériellement la possibilité de répondre, ce qui ne serait pas le cas », a répondu Gabriel Attal, assurant que le président sortant participerait à cette campagne « dès qu’il le peut ». « Je n’attends pas des Français de lui demander de déserter ses fonctions à un moment, où nous avons besoin d’un président qui continue à agir et à protéger les Français », a-t-il conclu. Il l'assure, si Emmanuel Macron est élu, il s'attaquera aux grands chantiers comme la retraite ou l'école.


101 - Xavier Bertrand - 14 mars 2022
Ce lundi 14 mars marque la levée d’un grand nombre de restrictions en France, liées à la crise sanitaire. Ainsi, à partir de ce lundi, le pass vaccinal ne sera plus exigé et le port du masque ne sera plus obligatoire dans les lieux clos, excepté dans les transports. « Libération oui, mais il faut faire attention et rester vigilant », estime Xavier Bertrand, invité des 4 vérités, lundi 14 mars, sur France 2. Le président (LR) de la région Hauts-de-France et conseiller de Valérie Pécresse appelle aujourd’hui à la transparence et à l’anticipation. « L’essentiel est qu’il y ait une enquête pour savoir comment on peut améliorer l’état de préparation du pays », a-t-il précisé au micro de Caroline Roux.
En Corse, la situation s’embrase. Depuis l’agression d’Yvan Colonna, le 2 mars dernier, à la prison d’Arles, les violences se multiplient. Dimanche 13 mars, de nombreux affrontements ont éclaté entre militants et forces de l’ordre, en marge d’une manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes à Bastia (Haute-Corse). Alors que le Premier ministre Jean Castex a appelé à l’apaisement, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin doit se rendre sur l’Île de beauté mercredi 16 et jeudi 17 mars prochain, pour « ouvrir un cycle de discussions » avec « l'ensemble des élus et des forces vives de l’île », a-t-il annoncé lundi dans un communiqué. « Il faut que ces violences s’arrêtent, mais il faut aussi qu’un dialogue respectueux s’établisse tout de suite. Il y a eu beaucoup de retard dans la gestion du dossier corse et surtout un manque de culture de la part du chef de l’État sortant et du gouvernement vis-à-vis de la Corse », a réagi l’ancien candidat à la primaire des Républicains. En cause ? La question institutionnelle, les perspectives de développement, mais aussi celle de la condition des détenus.
Ukraine : comment faire campagne ?
À moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, la campagne stagne, sur un fond de guerre en Ukraine. À l’heure où la France occupe actuellement la présidence de l’Union européenne, Emmanuel Macron doit jongler entre la gestion de la crise diplomatique internationale et faire campagne pour sa réélection. « Si Emmanuel Macron pouvait se passer de l’élection, il le ferait. En quatre semaines, il ne trouve pas l’occasion de faire quatre débats démocratiques avec ceux qui peuvent potentiellement se retrouver au second tour. Il veut éviter cette confrontation. Ce n’est pas ça la démocratie », estime Xavier Bertrand qui estime que la sécurité est « l’échec majeur de ce quinquennat ». En Ukraine, il se dit favorable à une mobilisation internationale « encore plus importante ».
Dans le cadre de la flambée des prix de l’énergie, induite par cette crise, le gouvernement a annoncé une remise de 15 centimes, dès le premier avril, sur les carburants. « Ce n’est pas assez et c’est trop tard. Cela devrait commencer tout de suite », a commenté l’élu de droite qui estime que Valérie Pécresse est la seule « permet d’avoir des réponses concrètes ».


101 - Adrien Quatennens - 11 mars 2022
Quinzième jour de guerre en Ukraine. Les victimes civiles s’accumulent. Mercredi 9 mars, le bombardement russe d'une maternité à Marioupol, malgré l'accord de cessez-le-feu, a fait trois morts et a suscité de nombreuses réactions internationales. Une attaque fermement condamnée par la France. Jeudi 10 et vendredi 11 mars, les dirigeants des 27 pays membres de l’Union européenne se réunissent au château de Versailles dans le cadre d’un sommet européen pour aborder le conflit et y apporter une réponse ferme et collective. Lors de la première journée, les dirigeants ont annoncé de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie, plus d’aide à l’Ukraine, mais pas d’adhésion immédiate du pays à l’UE, comme il le demande. « Intégrer un pays comme l’Ukraine augmenterait les effets de dumping, comme nous le connaissons aujourd’hui », a commenté Adrien Quatennens, coordinateur de La France Insoumise (LFI), invité des 4 vérités, vendredi 11 mars, sur France 2. Selon le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, il faut accroître la pression sur Vladimir Poutine, mais aussi sur « les oligarques à ses côtés », pour « faire en sorte qu’il revienne à la table des discussions ». L’objectif ? « Isoler le président russe ».
Pour aider les Ukrainiens à résister à l’armée russe, les Occidentaux ont notamment livré des milliers de missiles, de lance-roquettes, de munitions et d'obus à Kiev. « Il faut les soutenir, mais attention à la manière. Nous sommes dans un risque de déclenchement d’une guerre totale entre puissances nucléaires. Nous devons l’éviter. Soutenir le peuple ukrainien, c’est aussi aller vers des solutions politiques. La priorité est de concourir à la paix », a réagi Adrien Quatennens, qui se dit favorable à une « France non-alignée », c’est-à-dire à son départ de l’OTAN.
Élection présidentielle : Jean-Luc Mélenchon sera-t-il au second tour ?
Dans cette guerre, se joue également une guerre énergétique. Pour faire face à la hausse des prix des matières premières, les autorités françaises appellent à économiser l’énergie. « Il faut être né avec une cuillère d’argent dans la bouche pour tenir de tels propos », a fustigé le responsable LFI, qui plaide pour un blocage des prix. « Ce n’est pas une mesure exotique », ajoute-t-il. Si Jean-Luc Mélenchon est élu, il promet de bloquer les prix des biens de première nécessité.
À un mois du scrutin, Jean-Luc Mélenchon progresse dans les sondages, oscillant entre la troisièmes et quatrièmes places. À gauche, de nombreux électeurs, notamment le Parti communiste de Fabien Roussel, se refusent au vote utile. « Il est peut-être tant d’y réfléchir, il s’agit de changer la vie des gens », a conclu Adrien Quatennens.
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101 - Christophe Castaner - 8 mars 2022
Alors que l’entrée en piste d’Emmanuel Macron à sa propre succession a rebattu les cartes de la campagne présidentielle, les candidats en lice pour l'Elysée attendent de pied ferme le bilan du quinquennat ainsi que des débats pour confronter leurs idées avec l’actuel chef d'État. Sur ce sujet, le candidat LREM a été catégorique et refuse de se prêter à cet exercice politique auquel il souhaite se soustraire en raison de son officialisation tardive accentuée par la crise Covid et la guerre en Ukraine. Christophe Castaner, président du groupe LREM s’en défend au micro de Caroline Roux « Il peut le faire avec les Français et avec les journalistes ». Depuis hier, le président de la République dresse les grandes lignes de son programme « comme ses prédécesseurs l’ont fait », à commencer par la question des droits fondamentaux d’égalité entre hommes et femmes. Depuis la déferlante en Europe de l’Est avec l’invasion russe en Ukraine, les sondages ont révélé qu’Emmanuel Macron aurait déjà gagné 3 points dans l'opinion publique. La gestion de la crise diplomatique aux portes de l’Europe semble jouer en faveur du chef d’État en campagne qui enfile tour à tour sa casquette de chef de guerre et de candidat à l’élection présidentielle. La situation géopolitique actuelle n’empêche-t-elle pas de poser d’autres débats que ceux de la défense et de la sécurité ? Le partisan LREM ne cache pas l’impact massif de la guerre en Ukraine mais explique que celle-ci ne doit pas nuire au débat démocratique : « le président de la République doit continuer à protéger l’Europe et en même temps il doit projeter le pays sur les sujets cités (pouvoir d’achat, école, droit des femmes) ». Rien n’est gagné d’avance affirme Christophe Castaner qui se refuse à crier victoire trop vite. D’ailleurs, les premières propositions d’Emmanuel Macron ont déjà commencé à faire grincer des dents certains opposants politiques notamment sur le sujet de la redevance télé. Taxé de vouloir s'emparer d'une initiative formulée depuis longtemps par Marine Le Pen et Éric Zemmour, le candidat LREM marche-t-il sur les plates bandes de l’extrême droite ? L’ancien ministre de l’Intérieur souhaite corriger le tir « Il y a une énorme différence […] la redevance télé est un impôt injuste et archaïque adossé à la taxe d’habitation que nous avons supprimée. Nous prenons un engagement, celui de pérenniser le service public ». Triplement de la défiscalisation des entreprises, valorisation du travail et du pouvoir d’achat, refonte des enseignements fondamentaux à l’école … Certaines propositions résonnent comme une critique directe au travail mené par les ministères respectifs. Certains invitent à lire entre les lignes de ce programme qu’ils dépeignent comme un bilan avorté du quinquennat. Pour Christophe Castaner, il faut « évaluer nos politiques avec humilité, exigence et sincérité ».
Ukraine : la flambée de l’énergie
Le conflit ukraino-russe a mis en exergue la crise énergétique. Alors que les Américains n’écartent pas l’idée d’interdire les exportations de gaz russe, cette guerre va avoir un impact très fort sur l’économie. Bruno Le Maire a annoncé hier que le gel des tarifs décidé en fin d’année sera pérennisé pour enrayer cette flambée des prix. Néanmoins, le choc inévitable des énergies va avoir des répercussions massives sur la vie des français. Comment répondre à l’urgence énergétique ? La rénovation énergétique du bâti refait surface dans la continuité de la stratégie déployée à laquelle Christophe Castaner explique vouloir associer « une baisse de consommation de 40% à échéance 2040 avec une montée des énergies renouvelables et du nucléaire ». L’objectif ? Assurer la souveraineté nationale en matière d’énergie. Les sanctions prises à l’encontre de la Russie ne seront pas sans conséquences sur le modèle économique français, un parti-pris assumé grâce à la construction d’une politique d’autonomie énergétique, explique notre invité.


101 - Sandrine Rousseau - 07 mars 2022
Coup de tonnerre chez les écologistes. À quelques semaines seulement du premier tour, Yannick Jadot a exclu Sandrine Rousseau de l’état-major de sa campagne. La raison ? Des propos lapidaires que la finaliste de la primaire auraient tenus lors d’un déjeuner informel, mais qui ont finalement fuité dans le journal Le Parisien. « Nos grands stratèges politiques sont juste nuls! Je deviens folle! Ils se plantent sur tout… C’est un gâchis », aurait déclaré l’écoféministe, désormais ex-présidente du conseil politique de la campagne de Yannick Jadot. « Je ne tire pas contre mon camp. Le résultat serré du second tour de la primaire écologiste, nous obligeait à trouver des compromis et à faire vivre un débat, une vision pluraliste de l’écologie », a réagi pour la première fois, Sandrine Rousseau, invitée des 4 Vérités, sur France 2, lundi 7 mars. Elle déplore « l’absence de concertation dans la campagne » du parti écologiste EELV. « L’idée était que l’on trouve des points de convergence, que l’on travaille cette complémentarité. Or, je n’ai pas vu cette volonté de la part de l’entourage du candidat, peu enclin à concerter.
En déplacement à Toulouse, samedi 5 mars, Sandrine Rousseau a de nouveau créé la polémique suite à ses propos tenus dans le cadre d’une conférence donnée à Toulouse, rapporte le journal La Dépêche. « Ça me déprime de faire de la politique dans des groupes du Ku Klux Klan. Je veux faire de la politique avec des visages de toutes les couleurs », a-t-elle alors lâché. « C’était maladroit de ma part. Mais j’ai utilisé cette expression volontairement choquante pour dire que l’on est face à une extrême droite qui monte de façon historique, qui porte un suprématisme blanc, qui n’est pas Asse combattu. On ne peut pas faire de la politique uniquement avec une homogénéité du public politique. Les militants ne sont pas aussi divers que l’on pourrait l’espérer », a-t-elle commenté. Mais Sandrine Rousseau l’assure : elle se rangera derrière la bannière écologiste le 10 avril prochain. « Je resterai membre d’EELV. Je resterai là, même si on me fait des mauvaises manières à l’intérieur de cette campagne », a-t-elle assuré.
Ukraine, quelle posture doit adopter la France ?
Sur la situation en Ukraine, Yannick Jadot estime qu’il faut être encore plus sévère à l’égard de la Russie et plus solidaire vis-à-vis des Ukrainiens. « Il faut surtout préparer une politique d’indépendance énergétique. Or là, on ne le fait suffisamment pour pouvoir faire pression sur la Russie », a expliqué Sandrine Rousseau qui estime qu’Emmanuel Macron « n’aurait pas dû accepter la présidence de l’Union européenne à l’aube de la campagne présidentielle ».
Dimanche 6 mars, le président français a une nouvelle fois échangé avec Vladimir Poutine. Lors de cet appel, qui a duré environ 1h45 à l'initiative d'Emmanuel Macron, le président russe a toutefois fait savoir à son homologue qu'il atteindrait ses objectifs « soit par la négociation, soit par la guerre ». « Il faut continuer à échanger avec Vladimir Poutine et, en même temps, couper tous les moyens qu’il a de faire pression sur l’Europe. Pour cela, il faut une politique d’ampleur, rapide et d’urgence », a conclu Sandrine Rousseau.


101 - Nicolas Dupont-Aignan - 02 mars 2022
L’invasion russe en Ukraine se poursuit. Malgré les différentes tentatives de conciliation et les menaces de sanctions à l’égard du gouvernement de Vladimir Poutine, les troupes russes progressent pour bientôt atteindre Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine. Préparé à plonger dans une guerre totale, Volodymyr Zelensky avait alors demandé l’intégration de l’Ukraine dans l’Union Européenne via une procédure spéciale. Quelle doit être notre stratégie dans ces circonstances alors même que Vladimir semble incontrôlable ? « C’est une tragédie pour l’Europe » affirme Nicolas Dupont-Aignan, membre de la commission des affaires étrangères. Depuis 2015, le candidat Debout la France alerte sur la menace russe et déplore l’inaction européenne « On l’a laissé partir en vrille et on le paye très cher aujourd’hui ». Et de poursuivre : « c’est le continent européen qui sortira de l’histoire face à la chine et aux États-Unis ». Face à cette situation de crise, notre invité préconise des « sanctions qui ne touchent pas les peuples européens et qui se retournent pas contre les français » avec entre autres le gel des avoirs. Il s’oppose aux sanctions évoquées au sommet de la commission européenne qui impacterait trop fortement l’économie à long terme. Pour mettre fin à la guerre et limiter ses répercussions sur l’Europe, Nicolas Dupont-Aignan est favorable au désarmement total de l’Ukraine en échange du retrait des troupes russes, au statut d’autonomie du Donbass prévue dans les accords de Minsk et enfin, à la reconnaissance de la Crimée comme zone russe.
Poutine : un « dictateur »
Si jusqu’ici l’extrême droite ne cachait pas son admiration pour le président russe avec qui elle entretenait une relation étroite, la crise ukrainienne semble avoir divisé les candidats de ce côté de l’échiquier politique. Alors que Zemmour a reconnu « s’être trompé », Nicolas Dupont-Aignan va-t-il faire lui aussi faire son mea culpa ? « Je ne pensais pas que Vladimir Poutine commettait cette erreur pour son peuple » explique le député au sujet de celui qu’il décrivait à l’époque comme un « Homme d’état ».
Alors que la campagne a été temporairement mise sous cloche, Nicolas Dupont-Aignan est arrivé à collecter les 500 parrainages nécessaires, eu ce, sans l’aide de François Bayrou. À présent, le candidat en lice pour l’Élysée souhaite recentrer les débats sur la présidentielle à venir. Il dénonce avec ferveur l’instrumentalisation de la crise ukrainienne visant « à se détourner du bilan d’Emmanuel Macron et des propositions des candidats ».


101 - Gérald Darmanin - 28 février 2022
Quatre jours après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Vladimir Poutine a annoncé, ce dimanche 27 février, mettre en alerte la « force de dissuasion » de l'armée russe. Un régime spécial pouvant comprendre une composante nucléaire. Le président russe a justifié cette décision par les « déclarations belliqueuses de l’Otan ». Il a également critiqué les sanctions économiques prises à l'encontre de la Russie, les qualifiant d’ « illégitimes ». L’Otan et les Etats-Unis ont dénoncé une surenchère « inacceptable » et « irresponsable ». « Ce qu’il se passe aujourd’hui en Ukraine est une tragédie. Les Européens, la France, doivent tout faire pour aider la paix et accompagner les populations », a réagi le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lundi 28 février, sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2. Ce lundi 28 février, à 11 heures, Emmanuel Macron doit convoquer un nouveau conseil de défense. La France avait décidé samedi 26 février, de renforcer son soutien à l'Ukraine, notamment avec la livraison de matériel de défense, et décidé de durcir ses sanctions à l'encontre de la Russie. « En cinquante ans d’Union Européenne, jamais il n’y a eu d’aussi lourdes sanctions à l’égard d’un pays. Les sanctions économiques et diplomatiques ont touché le cœur de la Russie », a commenté l’ancien ministre du budget.
Le rapport de force est-il la seule option possible pour les Européens vis-à-vis de la Russie ? « La position de l'Union européenne et particulièrement la France, qui la préside, est très équilibrée dans la tragédie que nous connaissons. C’est-à-dire : ne pas engager l’Europe et les armées qui ont l’arme nucléaire de rentrer dans le conflit, qui n’est souhaité par personne, et à la fois ne pas laisser tomber l’Ukraine en prenant des sanctions économiques extrêmement fortes qui visent à sortir la Russie du système économique et financier mondial, qui auront des conséquences extrêmement importantes », a affirmé Gérald Darmanin. Des sanctions à l’égard des dirigeants sont également envisagées. Londres et L’UE prévoient notamment le « gel des avoirs » de Vladimir Poutine et de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, mais aussi de tous les membres de la Douma, la chambre basse du Parlement ainsi que des personnalités du monde des affaires. Les individus mentionnés sont également interdits d’entrée sur le territoire européen. Des sanctions seront également prises à l’égard des oligarques russes, favorables à la guerre, qui bénéficient de biens en France.
Comment accueillir les réfugiés ukrainiens ?
Près de 400 mille personnes ont déjà fui l’Ukraine et sept millions d’Ukrainiens seraient déjà déplacés. Comment l’UE peut-elle accueillir ces réfugiés ? « Nous avons envoyé du matériel de survie et des médicaments en Pologne et en Moldavie » a déclaré Gérald Darmanin. Ce dimanche 27 février, un conseil de défense des ministres de l’Intérieur européens a activé le déclenchement du mécanisme d’urgence de l’UE, visant à faciliter l’arrivée des convois humanitaires. Jeudi, une procédure d’asile simplifiée devrait être accordée à tous les Ukrainiens qui arrivent en Europe.
A quelques mois du scrutin présidentiel français, le risque de cyber attaque est élevé. « Nous nous préparons et surtout, veillons à ce que nos systèmes informatiques ne soient pas corrompus ». A quelques semaines du premier tour, cette crise mondiale bouscule la campagne. A ce jour, Emmanuel Macron n'a toujours pas officialisé sa candidature.
101 - Jérôme Rivière - 25 février 2022


101 - Fabien Roussel - 24 février 2022
Les sanctions occidentales n’auront pas suffi à freiner les ambitions hégémoniques de Vladimir Poutine. L’armée russe est entrée en action contre l'Ukraine sur plusieurs fronts simultanés, ce jeudi 24 février, vers 4 heures du matin. L'offensive est fulgurante. Moins de deux heures après son déclenchement marqué par des bombardements massifs notamment à Kiev, les troupes terrestres russes ont entamé leur avancée vers plusieurs villes ukrainiennes comme Odessa, et Karkhiv depuis la Crimée, au sud. Malgré les sanctions infligées par l'Occident, le dirigeant russe a annoncé, cette nuit, une « opération militaire » en Ukraine pour, selon lui, défendre les séparatistes de l'est du pays. Il a également appelé les militaires ukrainiens « à déposer les armes ». L’ensemble des pays occidentaux, et notamment les Etats-Unis, ont fermement dénoncé cette attaque. « C’est une décision extrêmement grave du président russe. Il fait le choix de la guerre, il fait le choix de violer les règles du droit international. C’est une déclaration de guerre. C’est grave pour l’avenir de la paix en Europe », a réagi, ce jeudi 24 février, Fabien Roussel, sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2, estimant que ce conflit pourrait être la troisième guerre mondiale.
« Tout doit être mis en œuvre pour ne pas que ça aille plus loin. Je suis inquiet. On pourra toujours chercher les responsabilités des uns et des autres, mais maintenant la guerre est aux portes de notre pays, il faut tout faire pour que ça n’aille pas plus loin », a affirmé le candidat PCF à l’élection présidentielle. Il se dit favorable à un règlement du conflit par la voie diplomatique et appelle la communauté internationale à agir de concert. « La France doit aujourd’hui maintenir un dialogue tant avec le président ukrainien qu’avec le président Poutine, mais aussi avec ses homologues européens pour imposer à la Russie de retirer ses troupes », assure Fabien Roussel, estimant que jusqu’à présent toutes les démarches intentées n’ont pas été efficaces.
Il appelle également à l’union de la voix française autour du président de la République, malgré la campagne présidentielle. « Je souhaite que la France puisse parler que d’une seule voix et faire parler la voix de la paix ».
Soupçons d’emploi fictif : la contre-attaque
Le candidat communiste a récemment été soupçonné, par plusieurs médias et notamment de Médiapart, d’avoir occupé, entre 2009 et 2014, un emploi supposé fictif d’assistant parlementaire. « Je suis terriblement affecté par ces accusations mensongères qui mettent en cause mon intégrité et mon travail », a répondu Fabien Roussel, déclarant qu’il avait effectué un « travail de terrain ». Les responsables syndicaux des sites mentionnés par le principal intéressé par Fabien Roussel ne se souviennent absolument pas de sa présence. « Dans un souci de transparence, je vais publier ce matin sur mon site de campagne, des éléments et témoignages de ce travail auprès du député », a-t-il annoncé.
101 - Jean-François Copé - 16 février 2022


101 - Guillaume Peltier - 15 février 2022
Éric Zemmour et Donald Trump se sont entretenus par téléphone, ce lundi 14 février, pendant une quarantaine de minutes. Selon l’entourage, c’est l’ancien polémiste qui est à l’initiative de cet appel et l’ancien président américain aurait finalement répondu favorablement aux sollicitations. « Pour gagner, ne changez jamais votre ligne. Restez courageux. Ne cédez rien », aurait ainsi conseillé l'ex-locataire de la Maison Blanche au créateur de Reconquête. « On a pris cet appel avec beaucoup de plaisir, car nous avons plein de points communs », a confirmé Guillaume Peltier, le vice-président de Reconquête, invité des 4 vérités, ce mardi 15 février, sur France 2. L’ancien Républicains, rallié depuis à la campagne d’Éric Zemmour assure qu’il y aura prochainement des échanges avec d’autres personnalités politiques, et peut-être même Vladimir Poutine.
En Ukraine, la situation s’enlise et les menaces d’un conflit armé n’ont jamais été aussi élevées. Invité de l’émission C à vous, lundi 14 février, sur France 5, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a estimé qu'il était possible qu'un conflit éclate « rapidement » en Ukraine, tout en précisant que « rien n'indique aujourd’hui » que le président russe, Vladimir Poutine, ait pris la décision de lancer une offensive. « Il faut être vigilant et exploiter toutes les voies de la diplomatie. Emmanuel Macron a eu raison d‘intervenir, en tant que président français, mais aussi de l’Europe. Tout doit être fait par la France pour obtenir une solution diplomatique », a assuré le responsable.
Éric Zemmour à la conquête des 500 signatures
À deux mois des scrutins, certains candidats peinent à obtenir les précieux 500 parrainages qui leur permettent de valider leur candidature. C’est notamment le cas de Marine Le Pen, Éric Zemmour ou encore Jean-Luc Mélenchon, qui sont pourtant placés haut dans les sondages. Guillaume Peltier l’assure : « Éric Zemmour sera candidat à l’élection présidentielle. On passe beaucoup de temps à appeler les maires. C’est un système qui est à bout de souffle ». Il affirme que leur clan a franchi le seuil des « 500 promesses », qu’il espère qu’elles se transforment en signature.
Dimanche 13 février, la candidate Les Républicains, Valérie Pécresse, a prononcé son premier grand meeting de campagne, devant 6 000 partisans de la droite au Zénith de Paris. « Valérie Pécresse apparaît comme insincère. Elle tente de parler comme Éric Zemmour, mais tout le monde a compris qu’elle agira comme Emmanuel Macron. L’échec de sa candidature est inéluctable », a assuré l’ancien membre des LR, qui appelle « tous les électeurs de droite et LR à rejoindre la candidature d’Éric Zemmour », qui est selon lui, la seule alternative à Emmanuel Macron.
101 - Nicolas Dupont-Aignan - 11 février 2022
101 - Michel Barnier - 10 février 2022


101 - Stéphane Le Foll - 09 février 2022
Dimanche 6 février au soir, à Romainville (Seine-Saint-Denis), s’est tenue une réunion d’une absolue discrétion entre les états-majors de Christiane Taubira et Yannick Jadot, en vue d’engager les prémices d’une tentative d’union pour le premier tour de l’élection présidentielle, le 10 avril prochain. Si aucun accord n’a définitivement été scellé, on évoque une candidature commune derrière le candidat écologiste (EELV). « Quel mic-mac, et quelle immaturité. Cet enfermement dans ces stratégies d’alliances répétées depuis deux ans me désespère », a estimé le maire PS du Mans, Stéphane Le Foll, invité des 4 Vérités, mercredi 9 février. « Tout cela me paraît conduire à une impasse politique, à une présence de la gauche qui n’a jamais été aussi basse », a-t-il ajouté, estimant que cette démarche était « immature ». Pour lui, un ralliement derrière Yannick Jadot « n’est pas une solution ». « En politique, c’est une erreur que de croire qu’il suffit d’additionner toutes les voix de chacun pour créer une dynamique commune », a expliqué l'élu.
De son côté, Anne Hidalgo entend maintenir sa candidature jusqu’au bout. Alors qu’elle vient d’obtenir les précieux 500 parrainages, elle est à peine créditée de 3% des intentions de vote dans les sondages. Fait marquant ? L’absence des poids-lourds du Parti socialiste dans la campagne de leur candidate. « Anne Hidalgo montre de la pugnacité, mais la question, c’est la capacité de la gauche et du Parti socialiste, à s’adresser à nos concitoyens. A 63 jours de l’élection, c’est trop tard », a affirmé Stéphane Le Foll. Aujourd’hui, la gauche semble plus éparpillée que jamais. Selon un sondage Ifop, pour le Journal du dimanche, 41% des électeurs de François Hollande en 2012 sont aujourd’hui prêts à se tourner vers Emmanuel Macron. L’ex-député PS de Seine-et-Marne et ancien porte-parole du Parti socialiste, Eduardo Rihan Cypel, a récemment annoncé son soutien à Emmanuel Macron. De son côté, Stéphane Le Foll a assuré qu’il respecterait ses engagements auprès du PS en votant Anne Hidalgo. « Mais après tout ça, il va falloir se poser les bonnes questions, les questions de fond », a-t-il nuancé. Le Parti socialiste joue-t-il sa survie ? « Sa survie est déjà largement entamée », déplore l’ancien ministre de l'Agriculture.
« Notre démocratie est en danger »
En déplacement à Kiev, dans le cadre la gestion de la crise ukrainienne avec la Russie, Emmanuel Macron a été interrogé sur sa candidature à l’élection présidentielle, qu’il tarde à officiellement annoncer. Le chef de l’Etat n’a pas hésité à ironiser sur la situation. « Il va falloir y songer à un moment », a-t-il lâché, avec le sourire. Bien qu’il ne soit toujours pas officiellement déclaré candidat, Emmanuel Macron a déjà récolté 926 parrainages depuis la semaine dernière. « Laisser durer trop longtemps le suspense, laisse cette campagne entre la droite et l’extrême droite s’installer. Attention, notre démocratie est en danger » a averti Stéphane Le Foll.
101 - Philippe Olivier - 05 février 2022


101 - Florence Portelli - 04 février 2022
Les Jeux olympiques d’hiver débutent ce vendredi 4 février dans un climat diplomatique glacial. Les États-Unis, la Grande-Bretagne ou encore le Canada et l’Australie ont choisi le boycott diplomatique à l’encontre de la Chine, en n’envoyant aucun représentant sur place, lors de la cérémonie d’ouverture. De son côté, la France a opté pour une solution moins radicale. Si la ministre des Sports, Roxana Maracineanu sera absente de la cérémonie d’ouverture, elle sera néanmoins présente sur place, mercredi, pour soutenir les athlètes français. Une position qui semble être partagée par l’ensemble de la classe politique. « C’est la bonne position. Il faut à la fois dénoncer ce qu’il se passe en Chine, dénoncer les atteintes aux droits de l’Homme et à la liberté de la presse. Et en même temps, il faut soutenir nos athlètes, soutenir le sport », a salué, Florence Portelli, vice-présidente LR du Conseil régional d’Île-de-France et porte-parole de Valérie Pécresse, invitée des 4 vérités sur France 2, vendredi 4 février.
De son côté, Valérie Pécresse s’est récemment retrouvée dans la tourmente après avoir demandé l’expulsion de l’ambassadeur du Mali en France. Or, le poste est vacant depuis deux ans. Le Mali n’a donc pas d’ambassadeur officiel en France. Cette erreur sera-t-elle sans conséquence ? « Sémantiquement, oui, il n’y a pas d’ambassadeur malien en France, mais il y a des chargés d’affaires qui ont des fonctions diplomatiques », a assuré Florence Portelli. Et de poursuivre : « Il y a toujours un côté macho, de dire qu’une femme ne peut pas être cheffe de nos armées, ce qui est totalement faux. On avait fait le même procès à Margaret Thatcher. Sur ces sujets, Valérie Pécresse à une vraie vision. Nous n’avons pas de leçon à recevoir de la part d’amateurs qui se sont décrédibilisés au Sahel et ailleurs ».
Sur la situation en Ukraine, Emmanuel Macron tente aujourd’hui une médiation entre Vladimir Poutine et l’OTAN. Ainsi, le chef de l’État se rendra à Moscou lundi et à Kiev mardi. « Cette médiation est tardive. La France ne peut pas être spectatrice, elle doit être inspiratrice. Il fallait travailler avec la Russie bien en amont », a estimé la porte-parole qui propose une conférence de défense de sécurité européenne, comme lors des accords de Helsinki.
Campagne présidentielle, Valérie Pécresse cherche une dynamique
Depuis sa victoire à la primaire de la droite, la campagne de Valérie Pécresse semble patiner ces dernières semaines. En difficulté dans les sondages, la candidate se rend aujourd’hui en Corse afin de changer son image et d'aller à la rencontre des Français. Coincée entre Éric Zemmour, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, son positionnement s'avère peu lisible. Bénéficiera-t-elle du soutien de figures tutélaires comme Nicolas Sarkozy ? « Ce serait quelque chose de très positif, mais en tant que porte-parole de Valérie Pécresse, ce que j’attends avant tout, c’est comment tirer le pays vers le haut », a-t-elle conclu.
101 - Ségolène Royal - 01 février 2022
101 - Pierre Larrouturou. - 29 janvier 2022
101 - Bruno Le Maire - 28 janvier 2022
101 - Geoffroy Roux de Bézieux - 25 janvier 2022


101 - Jérôme Rivière - 24 janvier 2022
Le pass vaccinal entre officiellement en vigueur, lundi 24 janvier, après de longues semaines de débats. Le projet de loi a essentiellement été validé, vendredi 21 janvier, par le Conseil constitutionnel. Pour accéder aux restaurants, bars et lieux de loisirs, les personnes de plus de 16 ans devront ainsi présenter un schéma vaccinal complet. Cette question divise fortement la classe politique. « Le pass vaccinal est une très mauvaise mesure, car il crée une ségrégation entre les Français sur un sujet de santé », a estimé Jérôme Rivière, vice-président du parti d’Éric Zemmour, Reconquête, sur le plateau des 4 vérités, lundi 24 janvier, sur France 2. L’instauration de ce pass s’inscrit dans la stratégie du gouvernement qui vise à inciter les personnes non vaccinées à franchir le cap. Selon une vaste étude américaine, dévoilée vendredi 21 janvier, la vaccination protège à 90% des risques d'hospitalisation face au variant Omicron, qui est aujourd'hui majoritaire en France, où 20% des adultes éligibles à la vaccination n'ont pas encore reçu leur première dose. « Faire une imposition vaccinale déguisée, comme c’est le cas avec le pass vaccinal, c’est très lâche de la part du gouvernement », a ajouté l’eurodéputé RN.
Ancien porte-parole et ténor du Rassemblement national, Jérôme Rivière, a finalement rallié le la campagne d’Éric Zemmour. Marine Le Pen lui demande aujourd’hui, ainsi qu’à Gilbert Collard, de rendre son mandat d’eurodéputé. « Je comprends qu’elle soit aigrie lorsqu’elle perd le patron de ses députés européens. Cette demande laisse entendre qu’elle considère que les mandats des parlementaires lui appartiennent. La Cinquième République, ce n’est pas le régime des partis », a rétorqué le principal intéressé qui explique avoir rejoint Éric Zemmour par « conviction ». Pour faire face à Emmanuel Macron, Éric Zemmour « est le seul à être en capacité de faire l’union des peuples de droite », a-t-il estimé. Y aura-t-il d’autres ralliements, notamment de députés européens ? « Il y aura d’autres parlementaires, issus du Rassemblement national. Il leur appartiendra de l’annoncer », a confié le vice-président de Reconquête.
Bertrand de La Chesnais : « C’est une attaque un peu minable du ministère de la Défense »
Éric Zemmour a récemment dénoncé la décision du ministère des Armées de demander la retraite du général Bertrand de La Chesnais, le directeur de campagne de l’ancien éditorialiste, pour être en cohérence avec le Code de La Défense. « Ce général n’était plus en activité et était déjà élu municipal. Bertrand de La Chesnais fait de la politique depuis longtemps. C’est une attaque un peu minable du ministère de la Défense qui instrumentalise les armées », précise Jérôme Rivière.
101 - Nicolas Bay - 20 janvier 2022
101 - Éric Ciotti - 19 janvier 2022
101 - Yannick Jadot - 18 janvier 2022


101 - Élisabeth Borne - 14 janvier 2022
Dans la nuit de mercredi 12 à jeudi 13 janvier, les sénateurs ont adopté en première lecture le projet de loi sur la mise en place du pass vaccinal. Un texte qui a été sensiblement modifié. Parmi les modifications ? L’instauration d’une clause d’extinction permettant de ne pas maintenir le pass vaccinal en dessous du seuil de 10 000 hospitalisations liées au Covid-19 sur le plan national, les mineurs de 12 à 17 ans y seraient exclus, la vérification d’identité, lors des contrôles, pourrait être supprimée ou encore les sanctions administratives seraient écartées en cas de non-respect du télétravail. Mais nouveau coup de théâtre, jeudi 13 janvier, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver un accord sur la version définitive de ce pass vaccinal. La navette parlementaire va donc devoir repartir avec une nouvelle présentation du texte à l’Assemblée, puis de nouveau au Sénat, en vue d’une adoption définitive. Parmi les points de désaccords, la question du télétravail. Le gouvernement l’assure : il veut maintenir une sanction contre les employeurs récalcitrants. « On ne peut pas transiger avec la santé des salariés. Il y a une forme d’iniquité quand certaines entreprises jouent le jeu et d’autres non », a expliqué la ministre du Travail Élisabeth Borne, sur le plateau des 4 vérités, vendredi 14 janvier, sur France 2. Elle souhaite introduire une sanction administrative, « plus rapide et plus dissuasive pour les entreprises qui ne respectent pas les règles ». Lors de nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, le principe de sanction financière devrait être rétabli. Néanmoins, le montant de cette sanction a été ramené à 500 euros par salarié, contre les 1 000 euros prévus initialement, a annoncé la ministre qui appelle à une mobilisation générale pour lutter contre le virus.
Malgré la vague du variant Omicron, l’économie française semble résister. Selon la dernière enquête de conjoncture de la Banque de France publiée ce mardi 11 janvier, l'activité a continué de progresser en décembre et s'est stabilisée en janvier, malgré un ralentissement perceptible dans le secteur de l’hébergement-restauration. « On est un des rares pays dont le niveau d‘activité au troisième trimestre était revenu à son niveau d’avant-crise et où le taux d’emploi est plus important qu’avant la crise », constate Élisabeth Borne, qui reconnaît toutefois une hausse des arrêts de travail depuis la fin 2021, mais pas de quoi créer des déséquilibres. Selon elle, le résultat s’explique en partie par la stratégie du « quoi qu’il en coûte » mise en place par le gouvernement, tout en assurant « rester attentive à l’évolution de la situation ». « On protège les entreprises qui ont des restrictions d’activité, on accompagne aussi celles qui ont besoin de recruter », précise-t-elle.
Vaccination : « Emmanuel Macron a traduit ce que pensent beaucoup de Français »
Concernant la récente polémique provoquée par les propos du président concernant les personnes non-vaccinées. « Il y a beaucoup d'agacements. Il a traduit de façon très claire ce que pensent beaucoup de Français. Ceux qui ne se font pas vacciner mettent la pression sur les services de réanimation. C’est important que l’on prenne tous nos responsabilités pour que la crise dure le moins longtemps possible », a affirmé la ministre. Sur l’éventuelle candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, Elisabeth Borne appelle à garder la « garder la tête froide » et rester « concentré au travail ».


100 - Eric Zemmour - 13 janvier 2022
Jeudi 13 janvier 2022, les enseignants se mobilisent en masse pour protester contre le protocole sanitaire mis en place par le gouvernement dans les écoles, en vue d’endiguer la propagation du virus. Ils dénoncent « une pagaille indescriptible » dans les établissements scolaires, où les mesures ne cessent d’être modifiées. Cette mobilisation « illustre le ras-le-bol grandissant dans les écoles », a affirmé le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire. Ce mouvement est soutenu par les parents puisque la FCPE, première organisation de parents d'élèves, a signé l'appel à la grève et invité les parents à se joindre aux protestations. Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer est plus que jamais sous le feu des critiques, certains appelant même à sa démission.
« Le gouvernement fait n’importe quoi. Il pourrit la vie des enfants qui n’en peuvent plus d’aller à l’école à cause des masques, des tests à répétition. Et les professeurs qui ne peuvent plus travailler dans des conditions correctes », a commenté le candidat à l’élection présidentielle Éric Zemmour, sur le plateau des 4 Vérités, jeudi 13 janvier, sur France 2. Il souhaite que des « mesures pérennes » soient prises. A savoir : « plus de masques pour les enfants, plus de passe vaccinal. Laisser circuler le virus. Et de l’autre côté, convaincre les personnes à risque de se faire vacciner ».
Sur la question de l’école, Éric Zemmour souhaite rebaptiser l’Éducation nationale par « L’Instruction publique ». Sur les contenus pédagogiques, souhaite « chasser l’islamo-gauchisme et l’idéologie LGBT » des écoles qui selon lui ont « détruit l’école ». Il souhaite revenir à la « source de l’école républicaine qui est la transmission, le savoir, le mérite et l’excellence ». « Je veux d’abord les interdire de l’école. Madame Assa Traoré, SOS Homophobie, SOS Racisme n’ont rien à faire dans les écoles. Ensuite, il faut changer les programmes et que les éditeurs soient obligés de suivre », a précisé Éric Zemmour, qui souhaite également un retour de l’apprentissage du latin et du grec dès la sixième.
L’ancien éditorialiste « ne veut pas réformer le pays », il veut « le sauver ». « Le peuple français est en danger de mort. Il est menacé de grand remplacement », estime-t-il. Dans un climat d’extrême tension, certains députés et élus de la majorité ont été la cible de violences, injures et dégradations de leur domicile. « Je condamne toute forme de violence. (…) Nous vivons dans un grand ensauvagement qui a été causé par l’immigration et laxisme de la justice », affirme le candidat qui souhaite donc « arrêter l’immigration et réformer la justice pour la rendre plus dure, impérieuse et efficace ».
Présidentielle : la bataille des droites
A trois mois du scrutin, la campagne est lancée. Dans les sondages, les candidats de droites sont au coude-à-coude, mais selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio diffusé lundi 10 janvier, c’est Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national qui est donnée au second tour (17,5%), loin derrière Emmanuel Macron, crédité de 27% d'intentions de vote. Elle est suivie de Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains (15,5%), puis d’Éric Zemmour (12,5%). « Marine Le Pen ne peut pas gagner l'élection présidentielle car les électeurs LR ne veulent pas voter pour elle. Valérie Pécresse refuse les électeurs du RN. Je suis le seul à faire l’union des droites », a conclu Éric Zemmour, qui n’exclut pas de s'associer avec Marion Maréchal Le Pen.


99 - Valérie Pécresse - 12 janvier 2022
Les syndicats des enseignants appellent à la grève, jeudi 13 janvier 2022, dans l'Éducation nationale, pour dénoncer « une pagaille indescriptible » dans les écoles.
En cause ? Le protocole sanitaire pour limiter la propagation du Covid-19 mis en place dans les établissements. Il aurait instauré « un sentiment fort d'abandon et de colère parmi le personnel ». Cette politique s’inscrit dans la volonté du gouvernement de laisser les écoles ouvertes. « Il y a des problèmes, je suis le premier à le reconnaître, c'est difficile, mais c'est difficile dans tous les pays », a expliqué le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. « Ce n'est pas une grève qui résout les problèmes, on ne fait pas une grève contre un virus », a-t-il indiqué. Pour Valérie Pécresse, candidate LR à la présidentielle, cette ouverture est « une fiction ». « Il fallait repousser d’une semaine la rentrée scolaire », a-t-elle estimé, sur le plateau des 4 Vérités, mercredi 12 janvier, sur France 2. La candidate dénonce la politique qu’elle estime « solitaire et autoritaire » du président de la République et appelle à réunir les maires. « Moi, j’aurais pris le temps de l’écoute. Différer la rentrée d’une semaine, pouvait se rattraper en juin », explique-t-elle.
Alors que le projet de loi sur la mise en place du passe vaccinal est débattu au Sénat, depuis mardi 11 janvier et doit se poursuivre ce mercredi, Valérie Pécresse y est favorable, mais souhaite une disposition permettant d’y mettre fin « dès que la pandémie décroît ». « Le passe vaccinal nous protège mais doit nous protéger dans la stricte nécessité de nos libertés ». Depuis le début des débats, un climat de violence s’est installé dans tout le pays. Des députés et des maires ont été la cible d’insultes, à la dégradation de leur domicile. « Il faut apaiser la société. Il ne faut pas opposer les uns et les autres, mais plutôt convaincre. Quand Emmanuel Macron dit qu’il va ‘emmerder les Français’, il crispe. Cela provoque cette crispation », commente Valérie Pécresse qui estime que la politique sanitaire devrait être « régionalisés, départementalisée et localisée dans les mairies ». « C’est part en bas que l’on convainc, pas par en haut », argue-t-elle.
Campagne présidentielle : Christian Jacob saisit Commission nationale des comptes de campagne
Si Emmanuel Macron ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat à l’élection présidentielle, son déplacement à Nice, lundi 10 janvier, irrite l’opposition, qui estime que l’actuel locataire de l’Élysée profite de son étiquette de président-candidat pour se déplacer dans toute la France et prendre le pouls de la population, sans que ces dépenses soient répertoriées comme des frais de campagne. C’est la raison pour laquelle Christian Jacob, le président des Républicains a saisi, mardi 11 janvier, la Commission nationale des comptes de campagne et l’Arcom (ex-CSA), afin de mettre au clair les dépenses liées aux déplacements du chef de l’État. « Emmanuel Macron, qui est en réalité candidat, est allé à Nice avec les moyens de l’État et du contribuable, pour annoncer un programme présidentiel à horizon 2030. C’est scandaleux », a-t-elle affirmé.


98 - Gaspard Koenig - 11 janvier 2022
Alors que la campagne présidentielle s’installe de plus en plus, un nouveau prétendant au poste suprême vient s’inviter dans les débats. Après avoir lancé son parti politique baptisé « Simple », le philosophe, essayiste et romancier, Gaspard Koenig, invité sur le plateau des 4 vérités, mardi 11 janvier 2022, a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. Après avoir sillonné le pays pendant deux ans, il est revenu avec une conviction : les Français vivent dans une « prison bureaucratique ». Dans l’espoir de « redonner de la liberté, de la responsabilité et de l’autonomie », il décide donc de passer à l’action. « J’ai décidé d’aller au bout de cette démarche et de me présenter à l’élection présidentielle (…) C'est le moment où peuvent émerger des forces politiques nouvelles en France », a annoncé Gaspard Koenig, au micro de Caroline Roux.
Luttant contre ce qu’il appelle une « folie normative », le candidat milite pour une « simplification» du fonctionnement du pays et de sa bureaucratie. « Ça fait dix ans que je suis dans le débat public et je suis lassé de parler à des oreilles bouchées. Ce que je propose depuis longtemps, je ne le retrouve pas », a-t-il expliqué. Gaspard Koenig, se considère comme appartenant à la famille « du centre » mais estime qu'Emmanuel Macron, pour qui il a voté en 2017, « a pris une attitude extrêmement autoritaire ». «Il a gouverné d'en haut, il a recentralisé et il a représidentialisé les institutions », lui reproche-t-il. Selon lui, « il faut faire tout l’inverse » et « prôner la liberté par le bas, donner de la responsabilité aux communes, aux individus », a-t-il précisé.
C’est parti !
Sur la gestion de la crise sanitaire, Gaspard Koenig se dit favorable à la vaccination, mais défavorable au pass vaccinal. « Les méthodes que l’on a déployées sont fondées sur la contrainte et non sur la conviction. On a multiplié les petites mesures technocratiques qui n’ont aucun sens », pense-t-il, déplorant une démarche « infantilisante » du gouvernement. Gaspard Koenig veut aujourd’hui « refonder notre droit » en revenant « à des grands principes clairs et simples, un droit intelligible ». Il veut aussi « réhumaniser » le travail, et « en finir avec les bullshit jobs ». « En étant libéral, on peut aussi être un peu plus frugal », affirme-t-il.
À trois mois du scrutin, la marche paraît haute. Il doit à présent réussir à récolter les 500 parrainages. « Il faut se dépêcher », a-t-il reconnu, tout en se déclarant « confiant ».
96 - Alexis Corbière - 08 janvier 2022


93 - Édouard Philippe - 05 janvier 2022
Les débats autour du projet de loi sur la mise en place du pass vaccinal ne se sont pas passés comme prévu. Lundi 03 janvier, dans la nuit, les débats ont été suspendus après le refus des députés de l’opposition de poursuivre les débats après minuit. Mardi, les débats ont repris avant d’être de nouveau suspendus, vers deux heures du matin, après la parution d’une interview du président de la République, Emmanuel Macron, dans le journal Le Parisien - Aujourd’hui en France. « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », a déclaré le chef de l’Etat dans l’entretien. Cette phrase a immédiatement enflammé la toile et entraîné l’indignation de l’opposition, notamment de Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains. « Le président de la République veut avant tout sortir de la crise. Il veut également que les personnes qui ont un schéma vaccinal complet ne subissent pas les contraintes et le contre coup dû au fait qu’entre 8 et 10% de la population ne veuille pas se faire vacciner. Et je partage cette idée », a commenté l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, sur le plateau des 4 Vérités, mercredi 5 janvier, sur France 2. Et de préciser : « Il dira s’il regrette ou s’il ne regrette pas. Mais on a compris ce qu’il voulait dire ».
Mais derrière cette polémique, se pose la question de la vaccination obligatoire. Le maire du Havre s’y est dit favorable. « On a le droit d’avoir un débat public de qualité sur le sujet, mais, ma conviction, c’est qu’au moment où en est, sur la maîtrise des vaccins, du développement de l’épidémie, j’y suis plutôt favorable », a-t-il affirmé. A quatre mois du scrutin, le climat social est extrêmement tendu.
Horizons : des candidats pour les législatives
Edouard Philippe a lancé il y a quelques mois son parti Horizons, qui vient d’installer son siège parisien au 30 avenue d’Iéna, dans le XVIe arrondissement de la capitale. Cette adresse n’est autre que l'ancien QG de campagne de Jacques Chirac, lors de l'élection présidentielle de 1995. « Avez Horizons, j’essaye de ne pas me placer dans l’immédiateté, l’acidité de l’ensemble des polémiques que l’on voit tous les jours », a-t-il estimé. Il veut notamment s’engager dans la révolution technologique, la transformation du travail ou encore les financements publics. Il veut placer la France comme « constructeur du futur » notamment en formant aux métiers de demain.
Pour porter ces idées-là, il l’assure : son parti présentera des candidats à l’élection législative, et s’est dit favorable à l’idée de former une coalition avec le parti présidentiel.


92 - Anne Hidalgo - 04 janvier 2022
Depuis qu’elle s’est déclarée candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo peine à décoller dans les sondages. Le 8 décembre 2021, la candidate socialiste à l’élection présidentielle a proposé l'organisation d'une primaire à gauche, afin de désigner un candidat unique. Mais l’appel est resté lettre morte, notamment de la part du candidat écologiste Yannick Jadot et de Jean-Luc Mélenchon, qui a réitéré son refus. Pourtant, les sympathisants de gauche y sont largement favorables. Selon un sondage Ispos pour France 2, 73% d'entre eux se prononcent pour. « C’est la voix pour rassembler, avoir une candidature unique de celles et ceux qui veulent gouverner à gauche. Je suis prête à m’y engager, mais cette primaire n’a de sens que si Yannick Jadot y participe, pour avoir un candidat commun », a déclaré la maire de Paris, invitée sur le plateau des 4 vérités, mardi 04 janvier 2022, sur France 2. Elle lance un appel à l’unité de toute la gauche. « Si nous voulons gouverner il faut se rassembler », a-t-elle renchéri. Si cette primaire n’aboutit pas, Anne Hidalgo se dit prête à « porter les valeurs de la gauche qui veut transformer le réel ». À quatre mois du scrutin, rien n’est joué, d’autant plus que l’ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, s’est dit, elle aussi, prête à s’engager dans cette campagne.
Les discussions autour du projet de loi sur l’application du pass vaccinal ont été suspendues, dans la nuit de lundi à mardi, à l’Assemblée nationale. « Ce gouvernement ne respecte personne. Je suis pour la vaccination et pour le pass vaccinal même s’il est privatif de liberté et qu’il faut prendre le temps de la discussion », a commenté Anne Hidalgo. Présidente du Conseil de surveillance de l’AP-HP, elle déplore aujourd’hui la situation de la santé publique en France. Si elle est élue, elle entend revoir l’ensemble du système de financement de l’hôpital public. « On le financera à partir des besoins de santé. Chaque année, au mois de mars, il y aura une discussion engagée avec les parlementaires pour définir les besoins de santé dans le pays », a-t-elle expliqué, souhaitant en finir avec une gestion qu’elle estime « comptable et budgétaire, qui est mortifère, qui a mis l’hôpital par terre et les soignants dans une situation de maltraitance ». Anne Hidalgo souhaite « grandement » faire évoluer le salaire du personnel soignant, afin de rendre de nouveau ces métiers « attractifs », et veut augmenter les effectifs.
"Mettre fin à l’austérité"
Se pose également la question de l’endettement et du rétablissement des comptes publics. « Je veux sortir de l’austérité, elle est mortifère. Elle a contribué à démanteler l’hôpital public et à affaiblir tous nos services publics. Or, ils jouent un rôle fondamental dans la vie de nos concitoyens », a-t-elle conclu.


91 - Sébastien Chenu - 31 décembre 2021
Cyril Graziani reçoit Sébastien Chenu, député Rassemblement National du Nord et porte-parole de Marine Le Pen dans les 4 vérités.
À 100 jours du premier tour de la présidentielle, les hostilités semblent bel et bien ralenties par l’actualité Covid qui accapare largement le débat public. Pour Sébastien Chenu, porte-parole de Marine le Pen, ce contexte est particulièrement préoccupant pour la candidate en lice pour l’Elysée. Il lance un appel aux français face aux résultats peu probants de ces débuts de campagne « Ne vous laissez pas voler cette élection présidentielle, n’acceptez pas de vous faire dicter les résultats avant». Tandis que la crise sanitaire prend un virage favorable à la réélection du Président de la République, notre invité souhaite orienter le débat sur des questions sociales pour « préserver notre société des attaques et idéologies en ism comme l’islamisme qui rentre dans le pays comme dans du beurre […] et tout ce qui déconstruit notre pays ». Dans les prochaines semaines, les meetings qui se sont pas soumis aux jauges vont pouvoir se tenir. Si certains candidats ont exprimé leur volonté de se conformer à des règles sanitaires pour limiter l’épidémie, le Rassemblement National va-t-il se soustraire à ces nouvelles mesures individuelles ? Le 15 janvier, 3500 personnes sont attendus à Reims pour le premier meeting de Marine le Pen, un nombre qui dépasse largement les restrictions prévues pour les espaces culturels. Le député RN n’écarte pas l’hypothèse d’augmenter les « gestes barrières ». Conformément à la Constitution, il refuse d’imposer des mesures trop coercitives, au détriment de l’impact sanitaire.
Pass vaccinal : une mesure « inefficace » de trop ?
Alors que la cinquième vague déferle littéralement sur tout le pays, un vote décisif relatif au pass vaccinal doit se tenir la semaine prochaine. Une nouvelle mesure pointée du doigt par Sébastien Chenu qui déplore son « inefficacité ». « Il ne faut pas compter sur nous pour demander qu’on réduise davantage la liberté des français » explique notre invité au micro de Cyril Graziani. Pour le conseiller régional des Hauts-de-France, il faut « cibler les gens qui sont en danger et qui ont une santé défaillante » avant d’affirmer qu’il faut déployer « une grande campagne d’auto-test » et de s’insurger contre l’ingérence des contrôles aux frontières. Un amendement sera déposé pour la gratuité des auto-test mais également pour facturer les soins aux français non-vaccinés qui seraient hospitalisés.
Violence contre les élus : une condamnation unanime ?
Des élus de la majorité ont été la cible de menaces et d’agressions, une limite franchie en réaction à certaines mesures sanitaires. « Je condamne toutes les formes de violence » déclare Sébastien Chenu qui apporte ton soutien aux forces de l’ordre touchées dans l’incident. « J’aimerais que la France soit entre de bonnes mains » conclut-il.


90 - Jean Rottner - 03 janvier 2022
La flambée du variant Omicron se poursuit sur l’ensemble du territoire. À l’heure de la rentrée des classes, lundi 03 janvier, le ministre de l’Éducation nationale, Jean Michel Blanquer, a dévoilé, dans le journal « Le Parisien », un nouveau protocole sanitaire afin de contenir la transmission du virus dans les écoles. Ainsi, lorsqu’un élève sera déclaré positif, tous les enfants de sa classe devront désormais réaliser un test PCR ou antigénique et ne pourront revenir à l'école que sur présentation d'un résultat négatif. De plus, la famille recevra également deux autotests gratuits afin d’effectuer deux autres tests à la maison à J+2 et J+4. « Si on ne veut pas paralyser le pays, cette ouverture scolaire peut être nécessaire, mais doit être extrêmement contrôlée, fiable et suivie », a expliqué Jean Rottner, président de la région Grand Est et médecin urgentiste de formation. Selon lui, la tâche s’annonce « compliquée ».
Face à l’important nombre de nouveaux cas positifs chaque jour, l’objectif du gouvernement est à présent d’éviter la désorganisation du pays. Ce lundi 03 janvier, le Premier ministre Jean Castex doit annoncer un allègement de la durée d’isolement pour les personnes contaminées et les cas contacts ayant un schéma vaccinal complet. Elle devrait ainsi passer de 10 à 7 jours, a annoncé le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, dans le JDD, le 02 janvier, et pourra être levé au bout de cinq jours en cas de test antigénique ou PCR négatif. Par ailleurs, il n'y aura plus de quarantaine pour les personnes cas contacts également vaccinés, qui devront cependant respecter strictement les gestes barrières et « faire des tests réguliers ». « Nous essayons d’anticiper pour que la vie quotidienne des Français, dont nous avons la responsabilité, soit le moins perturbée possible », a assuré l’élu Les Républicains, qui souligne par ailleurs « l’usure » du personnel soignant.
Revaloriser l’hôpital et la médecine libérale
Le gouvernement s’apprête également à mettre en place le pass vaccinal, qui remplacera le pass sanitaire. Ainsi, les tests antigéniques et PCR ne seront plus suffisants pour pouvoir se rendre dans les restaurants, bars et lieux publics. Du côté de l’opposition les avis sont divisés. À droite, ils sont nombreux à s’y opposer. « J’y suis favorable. C’est une certaine forme d’obligation vaccinale. La liberté de chacun se construit dans le respect de réglementation responsable », affirme l’ancien maire de Mulhouse.
Le gouvernement a récemment annoncé une prime de 100 euros pour les infirmiers des services de soins critiques. Cette mesure vient s’ajouter à celles prises dans le cadre du Ségur de la Santé qui prévoit notamment la revalorisation des salaires du personnel soignant. À quelques mois du scrutin, Jean Rottner estime que le « système de santé doit être entièrement revu ». « La revalorisation doit se faire sur l’ensemble de la carrière. L’hôpital et la médecine libérale doivent être reconsidérés », a affirmé le responsable qui se dit néanmoins favorable à « simplifier » certains postes de la fonction publique, comme l’appelle la candidate Valérie Pécresse.


87 - Prisca Thévenot - 28 décembre 2021
Pour tenter d’endiguer la cinquième vague épidémique qui poursuit sa flambée, le gouvernement a annoncé, lundi 27 janvier 2021, des nouvelles mesures restrictives. Il mise tout sur la vaccination.
En France, environ 5,6 millions de personnes n’auraient pas encore reçu de dose de vaccin, même si les injections progressent lentement. Néanmoins, elles progressent beaucoup moins chez les personnes isolées et donc éloignées d'un médecin : difficulté à se déplacer ou encore manque d'intérêt de se faire vacciner parce qu'ils ne croisent personne. Comment les convaincre ? « Cela fait du chemin. De nombreuses personnes commencent à faire leur première dose. Il n’est jamais trop tard pour commencer son schéma vaccinal. Le temps presse et la vaccination nous permettra d’arriver au bout », a expliqué Prisca Thévenot, porte-parole LREM, invitée sur le plateau des 4 Vérités, mardi 28 décembre, sur France 2. Elle invite les indécis à dialoguer avec les élus locaux et les médecins.
Pour encourager la vaccination, le gouvernement prévoit également de transformer, d’ici le 15 janvier, le passe sanitaire en passe vaccinal. Cette mesure a vivement été fustigée par Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle. « Le Rassemblement national dans son ensemble n’empêche absolument pas de lutter contre cette Covid-19. Depuis le début de la crise sanitaire, ils n’ont eu de cesse de s’opposer à tout et contre tous, allant même jusqu’à être complètement incohérents », a rétorqué la porte-parole. D’ici la fin de la semaine, le gouvernement devrait également préciser des nouvelles modalités pour l’isolement, notamment pour les cas contact au variant Omicron, afin d’alléger les nombreux arrêts maladie. « Le nombre de cas positifs et de cas contacts peut littéralement tout faire basculer dans l’organisation de l’économie. Élisabeth Borne doit réunir les partenaires sociaux pour mettre en place un plan de continuité de l’économie, mais aussi le télétravail, trois ou quatre jours par semaine », a précisé Prisca Thévenot.
Jauges : des règles communes à appliquer pour les meetings politiques
Pour l’heure, un couvre-feu pour la Saint-Sylvestre, une fermeture des bars ou encore le report de la rentrée scolaire ne sont pas envisagés. En revanche, à partir du 3 janvier, dans les restaurants ou dans les bars, toute consommation devra se faire assise, uniquement. Autre modalité annoncée : l’interdiction de manger ou boire dans les transports, « y compris sur de longues distances », a précisé le Premier ministre, Jean Castex. « Il y a des endroits où nous devons être d’autant plus vigilants, car ce sont des lieux où il y a du brassage de population et donc à haut risque de contamination. Nous ne devons plus rien tolérer qui pourrait mettre à mal l’ensemble des efforts qui ont été faits », a alerté Prisca Thévenot, qui appelle au pragmatisme à la mesure.
Autre mesure annoncée, le retour des jauges. Dans les grands rassemblements culturels ou sportifs, 2 000 personnes seront autorisées en intérieur, 5 000 en extérieur. Seule catégorie d’événements exemptée : les meetings politiques. Cette annonce a vivement été ironisée sur les réseaux sociaux, notamment par les artistes Julien Dorée ou Eddy de Pretto. « Le Conseil constitutionnel empêche la mise en place de jauges pour les réunions politiques. Pour autant, les politiques peuvent mettre en place des jauges pour leurs propres événements. C’est ce que va faire La République en marche, qui va s’imposer des jauges. Le ministre de l'Intérieur est en train de réfléchir à des règles communes à appliquer », a-t-elle conclu.


86 - Benjamin Rossi - 27 décembre 2021
Samedi 25 décembre, plus de 100 000 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés. Un record depuis le début de l’épidémie. Dimanche 26 décembre, 3 299 patients Covid étaient actuellement en soins critiques. Ce chiffre est plus bas que lors des trois premières vagues, mais on ignore encore comment il va évoluer. En effet, le variant Omicron est plus contagieux mais moins dangereux. Si les chiffres de patients admis en soins intensifs restent relativement stables, les hôpitaux se préparent à faire face à la vague épidémique. En France, de nombreuses régions, notamment l’Île-de-France, ont déjà activé le plan Blanc, afin de pouvoir faciliter l’accueil des malades graves du Covid-19. Entre déprogrammations des opérations moins urgentes, transferts vers d’autres centres hospitaliers et appel aux volontaires… l’hôpital doit s’adapter, dans un contexte de pénurie de soignants et de manque de moyens. « Cela nécessite des transferts dans d’autres hôpitaux et cela commence à être très difficile », déplore Benjamin Rossi, médecin infectiologue à l'hôpital Robert Ballanger (93), invité sur le plateau des 4 Vérités sur France 2. « En Île-de-France, il y a une collaboration entre les différents hôpitaux pour transférer des patients. Dès qu’un lit se libère quelque part, il y a des transferts qui sont mis en place », a-t-il expliqué.
Le gouvernement doit tenir, lundi 27 décembre, un conseil de défense sanitaire, afin de réfléchir à de nouvelles mesures pour contenir la propagation du virus. Parmi les sujets débattus : le télétravail ou l'allègement des arrêts de travail concernant les cas contact au variant Omicron. A l’heure actuelle, un cas contact au variant Omicron doit être isolé sept jours et dix-sept jours s’il s’agit d’un même foyer. « Cela pourrait aider à retrouver un peu plus de personnel, si les gens sont négatifs », estime Benjamin Rossi, qui espère avant tout que les « problématiques de l’hôpital » soient enfin mises sur la table. « Sur la gestion, nous n’avons jamais été aussi peu nombreux et dépossédés de nos moyens. On ferme des lits car nous ne sommes pas capables de faire plus. Il faut remettre le sujet des soignants au cœur du débat. C’est un bien commun qu’il faut préserver tous ensemble », appelle Benjamin Rossi. Il y a quelques jours, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé la multiplication par deux de la rémunération des heures supplémentaires. Au-delà d’une refonte de l’hôpital, Benjamin Rossi appelle à une refonte de « tout le financement de la santé ». « Cela peut améliorer les choses mais c’est une gestion par à-coups, ce n’est pas ça qui permet de recréer un système de soins. Il faut tout revoir à l’origine », ajoute-t-il.
Revaloriser les hôpitaux
Le gouvernement a également annoncé la mise en place d’un passe vaccinal, pour remplacer le passe sanitaire. Il devrait entrer en vigueur à compter de mi-janvier. « Tout ce qui peut pousser les gens à se faire vacciner peut être intéressant. Mais je ne sais pas si cette mesure changera énormément », estime le médecin. Dans son livre intitulé « En première ligne - Une plongée captivante au cœur de la médecine », (Prisma Eds), Benjamin Rossi livre son expérience au cœur de l’univers hospitalier pendant la crise du Covid et y suggère des propositions sur l'avenir des hôpitaux. « Ce n'est pas qu’une histoire de salaires, c’est aussi une histoire de conditions de travail et de pouvoir bien s’occuper des gens », estime-il. « Le personnel soignant est épuisé de devoir faire de l’abattage », a-t-il conclu.


85 - MGR Matthieu Rougé - 24 décembre 2021
À la veille de Noël, le réveillon va une nouvelle fois se passer dans l’ombre du Covid-19. En France, le nombre de contaminations a atteint des nouveaux records. Selon les chiffres donnés par Santé publique France, vendredi 24 décembre 2021, 91 608 personnes ont été testées positives ces dernières 24 heures. Ce sont « les pires chiffres depuis le début de la pandémie », a déclaré Olivier Véran. Si pour le moment des restrictions supplémentaires n’ont pas été annoncées, le gouvernement surveille la situation « heure par heure ». Alors que les grands rassemblements sont plutôt déconseillés, les célébrations et messes de Noël pourront-elles se tenir normalement ? « Cette année, il n’y a pas de jauge. En revanche, les catholiques ont pris l’habitude des gestes à adopter. Le plus important, c’est la joie de pouvoir nous réunir pour célébrer Noël », a expliqué MGR Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, sur le plateau des 4 Vérités, vendredi 24 décembre 2021, sur France 2. Les tests de dépistage au Covid-19 ne sont pas imposés. Une chose est sûre : l’épidémie et la multiplication des mesures pèsent sur le moral des Français.
Se pose également la question de la sécurité. Mercredi 8 décembre, une trentaine de fidèles en procession à Nanterre (Hauts-de-Seine) ont été pris à partie par un groupe de personnes « inspiré par l’islamisme radical ». Le gouvernement a notamment mis en place un dispositif particulier autour des lieux de culte chrétien. « Cette procession manifeste qu’il y a des tensions, des fractures dans notre société. Il est important de les dire et en même temps de travailler à les dépasser », a estimé MGR Matthieu Rougé.
En pleine campagne présidentielle, la question de l’islamisme et de l’antagonisme religieux est au cœur des débats, particulièrement brandie par certains candidats. « Il va y avoir beaucoup de sujets brûlants. Il faut les aborder avec sérieux et sérénité sans parasiter, par des polémiques surjouées, les sujets de fond », a-t-il affirmé.
Violences sexuelles dans l’Église : vers un « travail de vérité »
L’année 2021 a notamment été marquée par la publication du rapport Sauvé, pointant du doigt les violences sexuelles au sein de l’Église catholique. L’enquête estime à environ 330 000, le nombre de victimes d’abus sexuels par des prêtres. « Ce rapport a mis la lumière sur les dysfonctionnements institutionnels réels. Nous sommes très engagés pour avancer. Nous avons pris un certain nombre de décisions et mis en place des groupes de travail. Une commission s’est également créée sous la houlette d’une magistrate, pour répondre aux demandes de justice réparatrice », a commenté MGR Matthieu Rougé, se disant engagé dans un « travail de vérité ».


83 - Yannick Jadot - 22 décembre 2021
Environ 20% des cas positifs au Covid-19 au niveau national relèvent désormais du variant très contagieux Omicron, a annoncé, mardi 21 décembre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Face à la propagation du variant Omicron, la riposte s’organise. Vendredi 17 décembre, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un pass vaccinal, dès le début du mois de janvier, venant ainsi remplacer le pass sanitaire. Un Conseil des ministres extraordinaire doit se tenir lundi 27 décembre pour adopter rapidement le pass vaccinal et ainsi augmenter le nombre de doses de vaccin injectées. Le gouvernement vise une adoption du texte « dès la première quinzaine du mois de janvier ». « Il faut absolument vacciner, vacciner, vacciner, c’est le levier le plus efficace contre l’épidémie. Mais pour le moment, les scientifiques estiment aujourd’hui que le pass vaccinal peut être contre-productif », a déclaré Yannick Jadot, invité sur le plateau des 4 vérités, 22 décembre, sur France 2. Le candidat d’Europe Écologie les Verts à l’élection présidentielle appelle le gouvernement à organiser « des brigades de services civiques pour aller vers les populations les plus éloignées de la santé ». L’enjeu ? « Aller à leur rencontre pour lever les doutes », a-t-il expliqué. Les députés écologistes, voteront-ils contre le projet de loi voulu par l’exécutif ? Le représentant reste vague. « Les parlementaires « écologistes regarderont le texte et comme d’habitude, nous suivrons la science ». Le mercredi 22 décembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué que la vaccination était désormais ouverte aux 5-11 ans. De son côté, Yannick Jadot se dit favorable à l’installation de capteurs de CO2 dans les classes.
En pleine campagne présidentielle, Yannick Jadot plaide pour une revalorisation des bas salaires, notamment d’augmenter le SMIC de 125 euros. Il s’engage également pour améliorer la santé au travail, en restaurant le compte pénibilité du travail, institué sous François Hollande. Il s’oppose de fait à l’allongement de l’âge du départ à la retraite, souhaité par le gouvernement. « Ce gouvernement Macron a remis en cause tous les programmes mis en place pour traiter la santé au travail. C’est profondément injuste. Nous ferons de cette inégalité d’espérance de vie, un marqueur très fort de notre programme et du prochain quiquennat », a-t-il affirmé.
Élection présidentielle : l’écologie et la gauche incompatibles ?
À quatre mois du scrutin, la gauche peine à faire émerger son leader. Selon un sondage réalisé par Ipsos pour Franceinfo et Le Parisien, mercredi 8 décembre, aucun candidat ne dépasserait 10% des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle. La candidate socialiste Anne Hidalgo a proposé d’organiser une primaire avec tous les candidats, mais son appel est resté lettre morte. Mais l’entrée en scène de Christiane Taubira dans la course à l’Élysée pourrait changer la donne. Vendredi 17 décembre, l’ancienne Garde-des-sceaux a déclaré dans une vidéo sur les réseaux sociaux qu’elle pourrait se présenter à l’élection présidentielle. « L’écologie n’est pas soluble dans la gauche. Il y a une vieille gauche qui ne sait plus où elle habite. Mon but n’est pas de sauver la vieille gauche mais d’imposer l’écologie dans cette campagne », a fustigé Yannick Jadot, qui ne souhaite pas prendre part à la primaire des socialistes.


82 - Gabriel Attal - 21 décembre 2021
À quatre jours des fêtes, le nouveau variant Omicron continue de se propager en France. Selon le ministre de la Santé, Olivier Véran, il représente actuellement 7 à 12% des cas détectés mais pourrait devenir majoritaire d’ici une quinzaine de jours en France. L’inquiétude monte. Le 18 décembre dernier, le conseil scientifique a renforcé ses indications pour réduire les risques de contamination, lors des célébrations de Noël. Parmi elles : limiter le nombre d'invités, se faire tester avant de se rassembler, aérer la pièce au moins dix minutes par heure, « s'assurer que les personnes fragiles ont bien reçu leur dose de rappel », ou encore de leur faire porter un masque, tout comme les non vaccinées. « Ce variant est nettement plus contagieux que ce que l’on a connu avant », a expliqué Gabriel Attal, invité sur le plateau des 4 vérités, mardi 21 décembre, sur France 2. Néanmoins, le porte-parole du gouvernement a aussi affirmé que le rappel de vaccination était compatible face au variant Omicron, rappelant la nécessité de faire son rappel, en particulier pour « les personnes les plus fragiles et le personnel de santé ».
Qu’en sera-t-il du 31 décembre ? Sur le sujet, le gouvernement préconise d'éviter les grands rassemblements. « Le variant Omicron rabat les cartes. Si on constate qu’il y a une reprise très forte de l’épidémie, évidemment que l’on ira au-delà », a assuré Gabriel Attal. L’objectif ? « Protéger notre hôpital et faire en sorte que la charge soit la moins importante possible », affirme-t-il, appelant à la vigilance de tous. En Europe, certains pays ont d'ores et déjà décidé de se reconfiner, comme les Pays-Bas ou le Danemark. En France, le scénario du reconfinement n’est pas encore envisagé, même si rien n’est exclu. « Cette épidémie continue à surprendre dans le monde entier. Mais quand on fait des efforts et que l’on est responsable, ça paye. Il n’y a pas de fatalité vis-à-vis de ce virus », a-t-il renchéri. Le gouvernement veut à tout prix éviter un report de la rentrée scolaire. « Ce n’est pas du tout l’hypothèse privilégiée. C’est très important que les enfants puissent aller à l’école. On a fait ce choix-là, en France, depuis le début ». Il l’assure : « On fera toujours le choix de l’école ». Ainsi, la fermeture des écoles apparaît comme « un ultime recours », s’il n’y a pas « d’autres choix pour protéger la santé des Français ».
Le pass vaccinal, « une obligation vaccinale déguisée »
Face à la flambée du variant Omicron, le gouvernement entend aujourd’hui accentuer la pression sur les personnes non-vaccinées. Courant janvier, l’actuel pass sanitaire devrait être transformé en pass vaccinal, une sorte « d’obligation vaccinale déguisée », a assumé Olivier Véran, lors d’une interview accordée à Brut. « Il n'est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays », a déclaré le Premier ministre Jean Castex, vendredi 18 décembre. Le projet de loi doit être présenté le 5 janvier en Conseil des ministres. « Les concertations ont démarré pour avancer aussi vite que possible », a précisé Gabriel Attal, assurant également que la campagne de vaccination des enfants pourrait débuter dans la foulée.
Se pose également la question du pass sanitaire dans les entreprises. Si les syndicats y sont hostiles, les patrons cherchent aujourd’hui à la faire appliquer. Pour l’heure, aucun consensus ne semble avoir été trouvé. « L’objectif est d’inciter le plus possible à la vaccination car c’est notre meilleur outil face à la progression de l’épidémie », a-t-il conclu.


74 - Barbara Pompili - 10 décembre 2021
Emmanuel Macron a détaillé, jeudi 09 décembre 2021, lors d'une conférence de presse à l'Élysée, sa vision et ses projets pour la présidence française au Conseil de l'Union européenne qui démarre le 1er janvier, pour une durée de six mois. Il a notamment plaidé pour l’instauration d’une taxe carbone, aux frontières de l’UE. Le principe ? « Concilier compétitivité et ambition industrielle avec l'ambition climatique », a ainsi déclaré le chef de l’État dans son discours. « L’objectif de la présidence de l’UE, c’est de rendre l’Europe souveraine, notamment sur le plan climatique », a renchéri Barbara Pompili, invitée sur le plateau des 4 vérités, sur France 2. Cette proposition a été pointée du doigt, notamment par les pays émergents, qui reprochent son caractère discriminatoire. « Tout le monde doit respecter les mêmes règles. Nous allons travailler sur sa mise en œuvre avec nos partenaires. L’idée est que les normes qui s’appliquent chez nous, soient des normes qui s’imposent aux autres », a assuré la ministre.
Au rang des priorités, Emmanuel Macron a également émis le souhait de réfléchir à un instrument européen pour lutter contre la déforestation importée. L’idée ? « Interdire l’importation dans l’Union européenne de soja, de bœuf, d'huile de palme, bois, cacao, café, quand ils contribuent à la déforestation » dans leur pays de production, a précisé jeudi le locataire de l’Élysée. « Sur un certain nombre de produits, nous aurons des cahiers des charges bien précis qui feront que les entreprises devront indiquer d’où viennent leurs produits et n’auront plus le droit d’importer d’endroits où il y a eu de la déforestation », a indiqué Barbara Pompili. La difficulté sera donc de convaincre et de diffuser cette idée dans les 27 pays membres.
Les Verts : « Pris dans une tentation groupusculaire »
À six mois du scrutin, la gauche peine à décoller dans les sondages et à s’unir autour d’un candidat. « Si j’ai quitté les Verts c’est parce que justement ils sont toujours dans cette tentation groupusculaire et n’arrivent pas à sortir de leur petites bisbilles. Ils ne se mettent pas à la hauteur des débats que l’on a besoin d’avoir », a déploré cette ancienne membre d’Europe Écologie Les Verts (EELV). Et de poursuivre : « Malheureusement, ils ne sont pas efficaces, à cause de cette stratégie. Je trouve ça dommage, car on a besoin de retrouver un débat de haut niveau à gauche ».
À l’heure actuelle, Emmanuel ne s’est pas encore déclaré candidat à l’élection présidentielle, mais il n’hésite pas à tacler ses opposants, notamment Éric Zemmour, en creux. « Éric Zemmour est fragile sur le fond et sur la forme, il ne sait pas se maîtriser. C’est normal de combattre ce genre d’idées et de personnes », a-t-elle conclu.


73 - Olivier Véran - 09 décembre 2021
Près de 60 000 nouveaux cas de Covid ont été enregistrés en 24 heures, en France, mercredi 8 décembre, et 172 nouveaux décès ont été déplorés en l'espace d'une journée. Face à la flambée de l’épidémie, certaines régions ont d’ores et déjà activé le plan blanc dans leurs hôpitaux, afin d'éviter un engorgement. « Le Plan blanc sera probablement national dans les prochains jours. Cela permet de mobiliser toutes nos forces vers un objectif : soigner contre le Covid et sauver des vies », a commenté le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, invité sur le plateau des 4 Vérités, jeudi 9 décembre, sur France 2. Tous les territoires sont touchés. « Désormais, il y a un malade qui entre en réanimation toutes les 6 minutes », alerte-t-il, rappelant la nécessité de la vaccination. À la veille des fêtes de fin d’année, le gouvernement a annoncé lundi 6 décembre certaines restrictions sanitaires comme la fermeture des discothèques, le port du masque obligatoire en intérieur et vivement recommandé le télétravail. À ce stade, de nouvelles mesures sanitaires sont-elles à prévoir ? « Nous n’avons pas besoin d’imposer des restrictions, les Français savent comment se prémunir du virus. C’est une prise de conscience collective », a-t-il affirmé, appelant également au respect de gestes barrière.
La campagne de vaccination se poursuit. Première dose ou de rappel, les Français sont vivement encouragés à franchir le cap. À partir du 15 décembre, les enfants de 5 à 11 ans, les plus fragiles, pourront également se faire vacciner. Néanmoins, ils sont nombreux à ne pas trouver de rendez-vous. « La France est un des pays au monde où l’on vaccine le plus. Il faut aller plus vite, plus fort. Il y a urgence », a martelé le ministre. Plus de 4 millions de doses de vaccin à ARN messager vont ainsi être déployées pour la vaccination en ville. « Je vais signer un arrêté pour autoriser et inciter les pharmaciens qui le souhaitent, à ouvrir tous les dimanches sans limitation, sur les mois de décembre et de janvier », a annoncé Olivier Véran. Sur BFM TV, mercredi 8 décembre, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a évoqué la possibilité d’une quatrième dose. « Ce Coronavirus nous a appris à réinterroger toutes nos certitudes. La priorité, c’est le respect des gestes barrière et de distanciation sociale », a-t-il assuré. Sur la quatrième dose ? « Il y a trop d’incertitudes. Cette réponse n’existe pas. C’est une hypothèse et peut-être que ça arrivera ».
La variant Omicron continue de sévir
Sur la compatibilité du vaccin avec le nouveau variant Omicron, les dernières données semblent rassurantes. « Le variant Omicron est bien plus contagieux que le Delta. En revanche, selon les premières données scientifiques, il semblerait moins dangereux. Mais il faut rester prudent. Nous faisons tout pour limiter la diffusion du variant Omicron. Tant que nous n’avons pas la certitude de ce que disent les premières données scientifiques internationales, toutes les mesures de précautions et de préventions sont mises en œuvre », a-t-il conclu. À l’échelle européenne, l’idée de la vaccination obligatoire fait son chemin. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que l'UE devrait avoir une "discussion" sur le sujet. « Nous faisons tout pour être prêts, sans perdre une seule journée », a conclu Olivier Véran.


71 - Didier Reynders - 07 décembre 2021
Regain de tensions entre l’Ukraine et la Russie. Lundi 6 décembre, les dirigeants de l’Allemagne, des États-Unis, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni ont d’ores et déjà « exprimé leur détermination à ce que la souveraineté » de l’Ukraine « soit respectée », a indiqué l’Élysée. Mardi, le président américain Joe Biden doit s’entretenir avec Vladimir Poutine par visioconférence. Il n’exclut pas la menace de sanctions économiques. « Il est important d’avoir une très grande fermeté », a exprimé Didier Reynders, commissaire européen à la Justice, invité sur le plateau des 4 Vvérités sur France 2, mardi 7 décembre. Et d’ajouter : « Il faut rappeler la souveraineté de l’Ukraine, mais aussi les capacités de réaction, qui vont vers des sanctions économiques. Et les sanctions ont un effet. La fermeté est de rigueur, mais il faut ouvrir le dialogue et organiser une désescalade ».
Face à la flambée de la cinquième vague épidémique, la Commission européenne a élaboré les conditions du pass sanitaire européen pour permettre de circuler entre les pays de l’Union. Sa validité s’étendra sur une durée de neuf mois. « Près de 750 millions de certificats émis et plus d’une cinquantaine de pays sont connectés », a annoncé Didier Reynders, rappelant la nécessité de la vaccination. Sur ce point, la Commission européenne encourage les États membres à conditionner la validité du pass sanitaire à la troisième dose.
Europe au cœur de l’enjeu migratoire
À cinq mois du scrutin, les questions migratoires européennes sont un des enjeux majeurs de la campagne. De passage à Lesbos, en Grèce, le pape François a décrit une Europe « déchirée par ses égoïsmes ». « Nous n’arrivons pas encore à tomber sur un accord entre les États membres. J’espère que lors de la présidence française qui va s’ouvrir au premier janvier prochain, on va pouvoir progresser », a expliqué le commissaire européen. En France, de nombreux candidats à l’élection présidentielle, notamment à droite, souhaitent durcir les conditions de droit d’asile. « Si chaque pays veut reprendre une certaine liberté dans le domaine migratoire, on court à la catastrophe. Un pays seul ne va pas s’en sortir », précise-t-il, appelant à trouver une « nouvelle politique à l’échelon européen ». Alors que des partis radicaux d’extrême droite s’imposent de plus en plus en Europe, l’enjeu migratoire est de taille. « Cela complique très fortement la recherche d’un accord à l’échelle européenne. Plus les positions sont radicales, plus il est difficile de mettre les 27 d’accord. C’est inquiétant », a-t-il conclu.


70 - Sébastien Chenu - 06 décembre 2021
La cinquième vague de Covid-19 continue de sévir sur la France. Pour tenter d’endiguer ce nouvel épisode, un nouveau conseil de défense sanitaire doit se tenir, lundi 6 décembre 2021, dans la matinée. Ces dernières 24 heures, 42 252 nouveaux cas de coronavirus ont été détectés, 11 526 personnes sont hospitalisées, dont 2 066 en réanimation. Ainsi, le gouvernement réfléchit aux dernières mesures pour freiner la propagation du virus, faute de quoi, il faudrait avoir recours à des restrictions plus fortes. « Le gouvernement ne prend pas de mesures de fond », estime Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national, invité des 4 Vérité, lundi 06 décembre, sur France 2. « On voit bien que la vaccination n’est pas la réponse à tout ».
Le gouvernement réfléchit notamment à la vaccination des enfants. « J’y suis très réservé. Les enfants font moins de formes graves. La balance bénéfice-risque n’est pas suffisamment claire », précise le responsable, qui appelle le gouvernement à mettre en place une « stratégie à longue échéance ».
Dimanche 5 décembre, Éric Zemmour, qui vient officiellement de se déclarer candidat à l’élection présidentielle, a tenu son premier meeting de campagne au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), près de Paris. Le premier grand rassemblement a été marqué par de nombreux incidents : des journalistes ont été pris à partie, des militants de SOS Racisme tabassés… « Je condamne toutes les formes de violence. Il faut être très ferme. Cependant, il y a aussi un côté provocation, destiné à perturber le meeting. Quand on est un militant très hostile à un candidat ce n’est pas responsable de venir avec le risque de se prendre des altercations », a expliqué Sébastien Chenu au micro de Jeff Wittenberg.
Malgré une baisse dans les sondages, Éric Zemmour continue de susciter un véritable engouement. Selon Marion Maréchal, Éric Zemmour comble « un besoin des électeurs ». « Je ne vois pas de valeur ajoutée à la candidature d’Éric Zemmour. Il n’apporte pas de solution. Sa radicalité ne peut pas mener au second tour. Je ne suis pas sûr que cela aille très loin », a assuré le responsable d’extrême droite, invitant l’éditorialiste à rejoindre la « dynamique d’opposition à Emmanuel Macron », avec Marine Le Pen.
Le débat s'ouvre à droite
Dans le camp des Républicains, c’est finalement Valérie Pécresse qui a été investie comme candidate officielle de la droite pour l’élection présidentielle. Pour Sébastien Chenu, la candidate vise avant tout un poste de « premier ministre » avec Emmanuel Macron. Il invite également Éric Ciotti à rejoindre les rangs du Rassemblement national. « Marine Le Pen a un projet politique et une carrure présidentielle, reconnue à l’international. Elle répond exactement à ce dont on a besoin : de la cohérence, de la solidité et une certaine forme de réassurance », a-t-il conclu.


69 - Antoine Diers - 04 décembre 2021
Quelques jours après avoir officiellement déclaré sa candidature à la prochaine élection présidentielle, Éric Zemmour fera son premier meeting officiel, dimanche 5 décembre 2021, au Parc des Expositions de Villepinte en Seine-Saint-Denis. Un événement auquel s’oppose formellement le président PS du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, qui a lancé, jeudi soir, une pétition ainsi qu’un site pour tenter d’empêcher sa tenue. « C’est une raison de plus pour venir très nombreux à Villepinte, dimanche », estime Antoine Diers, un membre de la campagne d’Éric Zemmour, sur le plateau des 4 Vérités, samedi 4 décembre, sur France 2. « On va montrer par la masse de la mobilisation dimanche, que les Français soutiennent largement Éric Zemmour », a-t-il ajouté. Alors que la cinquième vague épidémique poursuit sa flambée, partout en Europe et au-delà, la tenue d’un tel événement interroge sur sa faisabilité. « Il y a un sujet sanitaire, mais il ne doit pas masquer les grandes difficultés auxquelles notre pays est confronté », a assuré Antoine Diers. « Il faut rassurer ceux qui veulent venir et leur dire que ce sera sécurisé », a-t-il ajouté. Selon lui, la crise sanitaire ne doit pas servir de « paravent » pour « l’ensemble des problèmes de la France ». « Il y a de nombreux autres sujets ». Éric Zemmour espère ainsi attirer les abstentionnistes et rassembler les déçus de l’extrême droite.
Jeudi 2 décembre, Éric Ciotti a créé la surprise en se qualifiant pour le second tour de la primaire des militants Les Républicains, avec Valérie Pécresse, éliminant notamment le favori Xavier Bertrand, mais aussi Michel Barnier et Philippe Juvin. « Cela démontre qu’une droite courageuse, sans tabou, a le vent en poupe. Elle est incarnée par Éric Ciotti », a commenté Antoine Diers, adhérent au parti Les Républicains. Il l’assure : « Les électeurs Les Républicains attendent quelqu’un de courageux et Éric Zemmour incarne précisément l’attente de tous ses adhérents. Éric Zemmour est le candidat naturel d’une droite normale, type les Républicains ».
Économie : « La solidarité nationale doit rester nationale »
Certains observateurs pointent néanmoins du doigt le manque de programme et les lacunes de certaines de ses mesures économiques. « Le programme d’Éric Zemmour est extrêmement bien documenté. Au-delà des chiffres, nous sommes le seul pays à permettre aux étrangers d'accéder aussi facilement à nos aides sociales. La France peut choisir qui elle aide. Et cette solidarité nationale n’a de sens que si elle reste nationale », a conclu Antoine Diers.


68 - Jean-Baptiste Lemoyne - 03 décembre 2021
La cinquième vague épidémique poursuit sa flambée. A l’aube des fêtes de Noël, une question rôde dans tous les esprits : le Covid-19 peut-il empêcher les déplacements lors des vacances de fin d’année ? « Nous pourrons partir, dès lors que nous redoublons de responsabilités », a assuré Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie, qui encourage néanmoins un tourisme « bleu blanc rouge ». « Ce va nous permettre de souffler et de se retrouver. Faisons-le, en toute sécurité sanitaire ». Les Français qui résident à l’étranger pourront, eux, revenir en France, s’ils le souhaitent, en convertissant leur certificat de vaccination étranger en passe sanitaire.
Les périodes de fêtes de fin d’années représentent une manne importante pour les acteurs du tourisme. Alors que de nombreuses stations de ski ouvrent ce week-end, les professionnels du secteur s’inquiètent. Le responsable l’assure : le tourisme est une des priorités nationales. « Effectivement, il y a un petit coup de frein depuis une dizaine de jours. Notamment dans l’événementiel, car la mobilité est un peu plus complexe. Naturellement, nous allons travailler avec eux et voir s’il y a besoin de les accompagner. On ne les lâchera pas », a-t-il ajouté. Un nouveau Conseil de défense sanitaire aura lieu lundi 6 décembre 2021, afin de voir s’il faut envisager « des mesures complémentaires », a déclaré le Premier ministre, Jean Castex. « Si on fait tous les efforts, oui, on peut s’en sortir et faire face à cette nouvelle vague en évitant un trop grand nombre d’hospitalisations », a affirmé Jean-Baptiste Lemoyne, en invitant toutes les personnes éligibles à se faire vacciner.
Les Républicains : « une droite sans leader ni projet »
Surprise dans le camp de droite. Après un mois de campagne en interne, les militants Les Républicains ont fait leur choix. À l’issue du premier tour, jeudi 2 décembre 2021, c’est finalement Éric Ciotti (25,59%) et Valérie Pécresse (25%) qui se sont qualifiés pour le second tour, éliminant ainsi Michel Barnier (23,93%), le favori Xavier Bertrand (22,36%) et Philippe Juvin (3,13%). « C’est une droite sans leader, sans projet. (…) Aujourd’hui lorsque l’on porte des valeurs de droite, on peut se reconnaître dans le projet porté par le président de la République », a commenté Jean-Baptiste Lemoyne. « Valérie Pécresse, derrière le sourire, c’est la hache. Lorsqu’elle s’en prend au pouvoir d’achat ou aux effectifs de la fonction publique, elle n’y pas de mains mortes. Toutes ses réalisations et leur brutalité vont faire ouvrir les yeux sur ce qu’elle est », a-t-il conclu.v


66 - Stanislas Guerini - 01 décembre 2021
La situation sanitaire est « en train de s’aggraver », a souligné, mardi 30 novembre 2021, le ministre de la Santé, Olivier Véran. Ces dernières 24 heures, 47 000 nouvelles contaminations ont été comptabilisées, soit un seuil qui pourrait bientôt dépasser celui du pic de la troisième vague de l’épidémie de Covid-19, il y a quelques mois. La semaine dernière, le ministre de la Santé a annoncé de nouvelles mesures pour contenir l’épidémie : le renforcement des gestes barrière, le retour du masque à l’intérieur, mais aussi la généralisation de la troisième dose de vaccination. « La vaccination reste la protection absolue. On a huit ou neuf fois moins de chances d’être hospitalisé quand on est vacciné. Cela reste la clé absolue », a réaffirmé Stanislas Guerini, invité sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, mercredi 1er décembre 2021.
En Europe, beaucoup de pays doivent faire face à une flambée de l’épidémie. Au Pays-Bas, où 84 % de la population est vaccinée, les mesures sanitaires ont été durcies. Depuis le dimanche 28 novembre, les cafés et restaurants sont ainsi contraints de fermer à 17 heures. « Il faut tout faire pour ne pas avoir à reconfiner le pays. Il ne faut pas se tromper de responsabilités. Il y a des contraintes, assumées, qui pèsent sur les personnes qui ne sont pas vaccinées, pour les inciter à tout prix à se faire vacciner », a ensuite rappelé le délégué général de LREM. Alors qu’un nouveau Conseil de défense sanitaire doit se tenir ce mercredi 1er décembre, il assure : « Le confinement n’est pas à l’ordre du jour ». Cependant : « Il ne faut rien exclure ».
Élection présidentielle : combattre l’extrême droite
Mardi 30 novembre, Éric Zemmour s’est officiellement déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle. À cinq mois du scrutin, la campagne présidentielle est bel et bien lancée. « La France est plus belle qu’un petit personnage qui a une petite vision du pays », a commenté Stanislas Guerini. Si Éric Zemmour accuse une légère baisse dans les sondages, Marine Le Pen, elle, progresse. A eux deux, ils comptabilisent un tiers des intentions de vote. « L’extrême droite est bel et bien là, dans notre pays, et elle doit être combattue de toutes nos forces », a affirmé le responsable, appelant au rassemblement et l’union des « forces progressistes ». « Le nouveau clivage, c’est ceux qui croient au progrès et ceux qui ne proposent que le déclin ».
Stanislas Guerini l’assure : si Emmanuel Macron se représente, il sera « derrière lui ». Richard Ferrand, Édouard Philippe, François Bayrou... Lundi 29 novembre, les chefs de file de la ‘Macronie’ se sont rassemblés à La Maison de la Mutualité (Paris Ve), pour lancer le mouvement « Ensemble citoyens ! », une association politique qui a pour but de promouvoir l’action du président de la République, et soutenir sa réélection. Cependant, le manque de représentation féminine a été vivement remarqué par les observateurs. « Les femmes seront bien présentes dans nos instances dirigeantes qui seront paritaires », a assuré Stanislas Guerini.


64 - Bruno Le Maire - 29 novembre 2021
Jour après jour, la cinquième vague de Covid-19 progresse, d’autant plus avec l’irruption du variant sud-africain Omicron. Huit cas « possibles » de contaminations au variant Omicron ont été détectés en France, a annoncé le ministère de la Santé, dimanche 28 novembre. Jeudi 25 novembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran a annoncé de nouvelles mesures sanitaires comme la généralisation de la troisième dose et le retour du masque à l’intérieur… Sont-elles suffisantes pour contenir la nouvelle flambée de l'épidémie ? « Elles sont nécessaires. Elles permettront d'avoir la vie la plus normale possible et à l’économie de tourner correctement », a estimé le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, invité sur le plateau des 4 Vérités, lundi 29 novembre 2021, sur France 2. Le ministre se dit serein concernant la croissance française. « Elle repose sur des bons fondamentaux », a-t-il précisé, appelant à garder son « sang-froid ».
Les points de préoccupation ? Les difficultés d’approvisionnement, notamment dans le secteur du bâtiment ou l’industrie automobile, mais aussi celles du recrutement, dans l’hôtellerie ou la restauration, et l’inflation. À l’aube de la période des fêtes de Noël, une des périodes les plus fastes pour les commerçants, faut-il s’attendre à de nouvelles mesures restrictives ? « Nous devons tout faire pour les éviter. Cela dépend de notre comportement et de nos choix individuels », a rétorqué le responsable.
Il l’assure : « Nous serons toujours là, pour protéger les salariés et les entreprises ».
Dans ce cadre, Bruno Le Maire a annoncé le prolongement du contrôle renforcé des investissements étrangers d’une année supplémentaire.
Bruno Le Maire a demandé, la semaine dernière, le déréférencement du site Wish des moteurs de recherche et des magasins d’applications, en raison de la non-conformité des produits vendus. Or, pour le moment, les plateformes ne semblent pas avoir réagi. « Je leur laisse encore quelques jours, le bénéfice du doute. Ensuite, je porterai l’affaire devant la justice et ils seront condamnés », a assuré le ministre. Sur le sujet, il se montre extrêmement ferme : « Les géants du numérique ne sont pas au-dessus des lois ». Quant au site Wish : « Soit il obéit aux règles de protection des consommateurs, soit non seulement, je demanderai son déréférencement, mais j’interdirai aussi la présence de Wish sur le territoire français ».
Crise aux Antilles : vers un retour au calme ?
En pleine crise aux Antilles, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, est arrivé en Guadeloupe, dimanche 28 novembre. Quelques jours auparavant, il avait affirmé que le gouvernement était « prêt » à évoquer la question de l'autonomie si cela pouvait permettre de « résoudre les vrais problèmes du quotidien des Guadeloupéens ». Des propos qui ont suscité une vive polémique. Bruno Le Maire a d’abord soutenu son homologue et défendu son action. « Rien n’est possible sans le rétablissement de l’ordre et le retour au calme. Il faut ensuite répondre aux inquiétudes économiques et sociales. Enfin, sur certains sujets spécifiques, il faut peut-être donner plus de responsabilités aux acteurs locaux », a-t-il rappelé, ne souhaitant pas raviver la polémique.
A quelques jours du congrès Les Républicains, qui investira le candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle, Bruno Le Maire a déploré un certain nombre « d’angles morts » dans les débats, comme le numérique ou la question environnementale.


63 - Alain Bauer - 27 novembre 2021
La cinquième vague continue de sévir partout en Europe. Plus contagieux que le Delta, plus résistant aux vaccins, le variant Omicron, détecté en Afrique du Sud, est déjà présent dans de nombreux pays et inquiète. La pandémie contribue-t-elle à la montée de la violence ? « Fin 2020, Le niveau "d’homicilité", la violence ultime, était à son plus haut niveau historique et en 2021, cela ne devrait pas être mieux », analyse Alain Bauer, professeur de criminologie, invité sur le plateau des 4 vérités, samedi 27 novembre, sur France 2. Face à la généralisation du pass sanitaire et de la vaccination, certains opposants se montrent très virulents. « Je vois une montée de la ragosphère, des gens enragés de tout et contre tout. (…) Il y a aussi une disparition de la confiance à l’égard du gouvernement, des médias mais aussi de la science », ajoute-t-il, au micro de Jeff Wittenberg. « La "toutologie" des chaînes d’information en continue a entraîné la disparition de LA vérité, pour des tas de vérités alternatives. Et les réseaux sociaux ne font qu’accentuer les choses ».
Alain Bauer vient de sortir un livre baptisé « L'encyclopédie des Espionnes et des Espions - Dans l'ombre des légendes » (Grund), dans lequel il retrace plus de 3 200 ans de renseignement, de l'Antiquité aux dernières avancées technologiques de l'espionnage 2.0. Alors que le procès du 12 novembre se poursuit à Paris, faut-il s’interroger sur certaines failles du système de renseignements français ? « Au Bataclan, c’était un dispositif très organisé, venant d’un pays étranger, sur lequel la capacité des renseignements français était très limitée. En revanche, on aurait pu faire beaucoup mieux dans l’affaire de Charlie Hebdo et de l’hyper casher », estime le professeur.
Sur un autre sujet, Alain Bauer est également un ancien inspecteur de guide gastronomique. À ce titre, il publie également un ouvrage intitulé « Confession gastronomiques », (Fayard), dans lequel il dialogue avec 59 grands chefs gastonomiques. Yannick Alléno, Anne-Sophie Pic, Marc Veyrat… Ils évoquent leur parcours, leur avenir. « Il y a une ancienne génération qui veut préserver sa maison, une nouvelle génération qui veut entrer dans le paysage. Il y a aussi beaucoup de cheffes qui sont en train de s’implanter. Chacun ont eu l'inquiétude d’être arrêtés en plein vol, de sauver leur métier. Il y a une crise sociale considérable dans le milieu de l’hôtellerie-restauration », décrypte le spécialiste. Et de conclure : « C’est aussi une gastronomie qui doit revenir aux fondamentaux, de ce que sont la culture et les traditions nationales ».


60 - Christian Estrosi - 24 novembre 2021
L’épidémie reprend de manière fulgurante, et ce, malgré la vaccination. Plus de 30 000 nouveaux cas ont été recensés, mardi 23 novembre, une première depuis avril 2021. Ce mercredi 24 novembre, Emmanuel Macron doit tenir un Conseil de défense sanitaire pour réfléchir aux nouvelles mesures. Doit-on s’attendre à un nouveau confinement ? « C’est un scénario catastrophe qui signerait un échec et auquel je ne veux pas croire. L’heure est à la mobilisation générale », alerte le maire de Nice, Christian Estrosi, qui a annoncé avoir déjà commencé à administrer une troisième dose « pour tous ». « Il ne faut pas perdre une seconde. Lorsqu’à 17 heures, les personnes qui se trouvent dans les tranches d’âges permises ne se sont pas présentées, et qu’il reste des doses, je propose aux personnes qui ne sont pas dans les tranches d’âges de s’inscrire et venir se faire vacciner », a expliqué l’ancien ministre. À Nice, le port du masque est obligatoire dans les grandes artères depuis cet été. L’élu entend renforcer les contrôles, mais pas question de « mettre sous cloche l’activité économique, le commerce, la restauration… ».
Sur la vaccination, Christian Estrosi est très ferme. « Je demande des restrictions à l’égard de ceux qui refusent de s’engager dans le parcours vaccinal », a-t-il affirmé. Et de renchérir : « Il n’y a pas de raison que les vaccinés payent pour les non vaccinés ». Jusqu’où ? « Pas d’accès aux activités culturelles, aux zones commerciales… Un pass vaccinal ». Ces derniers jours, le taux d’incidence sur les 6-12 ans a augmenté à 148%. Faut-il se poser la question de la vaccination pour les enfants ? « Il faut accélérer », martèle Christian Estrosi.
Aux Antilles, particulièrement en Guadeloupe et en Martinique, la colère ne retombe pas. Le mouvement de mobilisation contre l’obligation vaccinale des soignants a muté en véritable contestation sociale, en marge de laquelle de nombreuses violences ont été commises. « Toutes les formes de dialogue doivent s’instaurer. Et le premier à conduire ce dialogue est le ministre des Outre-mer », estime Christian Estrosi, qui a occupé, ce poste, en 2007, sous Nicolas Sarkosy. Il appelle à sanctionner les auteurs de violences avec « la plus grande fermeté ».
Une prochaine alliance avec Édouard Philippe ?
Depuis lundi 22 novembre, les adhésions au parti politique créé par Édouard Philippe, « Horizons », sont ouvertes. Dans un entretien accordé au Figaro, l’ancien Premier ministre appelle au rassemblement de la droite et du centre qui « veulent dépasser les vieux appareils ». Christian Estrosi recevra l'ancien bras droit d'Emmanuel Macron le 1er décembre prochain, à Nice. « J’ai une grande proximité avec Édouard Philippe et nous avons la même affiliation politique. Naturellement, nous avons à défendre cet héritage, aux côtés d’Emmanuel Macron. Nous allons réfléchir à la forme, mais naturellement nous nous parlons beaucoup », a conclu Christian Estrosi.


50 - Yaël Braun-Pivet - 12 novembre 2021
La remontée des contaminations de Covid-19 se confirme en France. Le 11 novembre 2021, 12 603 nouveaux cas ont été recensées en France d’après Santé Publique France.
Emmanuel Macron, lors de son allocution présidentielle du 9 novembre 2021 a annoncé que la troisième dose serait obligatoire pour les plus de 65 ans pour obtenir un passe sanitaire valable.
De son côté, le Conseil constitutionnel a validé la possibilité de prolonger l’effet du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022. Pour Yaël Braun-Pivet, présidente de la Commission des lois à l'Assemblée nationale, il était important de donner au gouvernement les outils pour pouvoir lutter contre cette épidémie. « Nous avons conditionné des outils par rapport à la situation sanitaire, nous avons mis dans la loi des conditions, nous avons exigé du gouvernement qu’il informe régulièrement le parlement en nous remettant des rapports. Enfin nous avons inscrit noir sur blanc dans la loi qu’il pourrait être auditionné devant ma commission et en séance publique pour qu’il y ait un débat » et d’ajouter « il faut de la loi et du contrôle, ce n’est pas ou l’un ou l’autre, c’est complémentaire et le contrôle se fait au parlement au quotidien. »
Emmanuel Macron déjà en campagne ?
Le reste de l’intervention d’Emmanuel Macron ressemblait selon de nombreux experts et leader d’opposition à un programme pour l’élection présidentielle de 2022. Avec un fort parfum de libéralisme économique pour certains, les annonces sur le contrôle des chômeurs, le repoussement de l’âge de la retraite, le choix du nucléaire font penser à un programme de droite, une tentative de « hold-up » des idées pour Valérie Pécresse, candidate à la primaire Les Républicains.
« C’est une politique pour tenter de protéger les plus faibles, les accompagner, les soutenir pour qu’ils reprennent le cours de leur vie par l’emploi, la formation, les compétences donc ce n’est absolument pas libéral » défend Yaël Braun-Pivet, ancienne élue de gauche et d’ajouter : « je crois vraiment que le président de la République incarne aujourd’hui la ‘social democracy’ dans laquelle je crois. Libérer et protéger c’est ce que nous avons fait depuis quatre ans et demi que nous sommes aux manettes du pays. Maintenant nous avons une reprise économique qui est là, le chômage baisse, certaines offres de travail ne sont pas pourvues donc notre boulot maintenant c’est que ça match entre ces offres et les personnes qui sont trop éloignés de ces emplois. »
La présidente de la Commission des lois à l'Assemblée nationale a reçu Frances Haugen, une ancienne cadre de Facebook qui est devenue lanceuse d’alerte. Elle affirme que Facebook affaiblit les démocraties. « J’ai été convaincue par ces arguments, du fait que la situation est préoccupante. Il est impératif d’avoir un contrôle sur ces entreprises qui, grâce aux nouvelles technologies, aux intelligences artificielles, aux algorithmes peuvent, diriger, influencer les contenus auxquels nous avons accès. Il est impératif que nous puissions avoir un droit de regard sur ces influences. » D’après Yaël Braun-Pivet, la lanceuse d’alerte américaine a exprimé que les opinions mis en avant sur Facebook ont été sélectionnées.


49 - Nicolas Dupont-Aignan - 11 novembre 2021
Le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan rejoint la course à l’Élysée pour la troisième fois. Celui qui avait appelé au rassemblement derrière Marine Le Pen après son échec au premier tour des élections de 2017 souhaite faire « cesser la politique de l’autruche ». Aujourd’hui, il est l’invité de Caroline Roux dans les 4 vérités.
Tandis que le gouvernement n’écarte pas une potentielle cinquième vague, suite à la reprise épidémique, Emmanuel Macron s’est exprimé pour sonner le rappel vaccinal. Une troisième dose sera donc administrée aux plus de 65 ans, aux personnes en situation de comorbidité et au personnel soignant sous peine de se voir retirer leur passe sanitaire. S'il ne conteste pas les décisions, le fondateur de Debout la France déplore les allocutions contradictoires émises par les membres du gouvernement. Quant à la précarité des services d’urgence, il dénonce la politique gouvernementale du chef d’État, Emmanuel Macron avec véhémence : « son gouvernement a fermé définitivement 5700 lits, c’est 20% de lits fermés car il n’y a pas de personnel ».
Bilan du quinquennat macroniste : la « politique de l’autruche » ?
Celui qui se dit « ulcéré » par les « mensonges » répétés du pouvoir étatique en place, ne se laissera pas convaincre par le bilan économique d’après-crise : « On ne fait que compenser la baisse ». Une croissance économique qui a un prix, rappelle l’ancien maire d’Yerres (Essonne), dubitatif quant à la politique du « quoi qu’il en coûte » qui creuse le déficit français. « Je demande d’urgence qu’on fasse des économies sur les gaspillages pour pouvoir redéployer l’argent sur les hôpitaux ». C’est justement le sujet qu’aborde notre invité dans un livre polémique « Où va le pognon ? » qui dénonce la politique monétaire et budgétaire du gouvernement à l’origine du trou béant dans les caisses de l’État. Fraude à la carte vitale, escroquerie à la TVA, racket des sociétés autoroutières… Il démantèle les scandales cachés pour rétablir la pérennité économique du pays.
Élysée 2022 : la chasse aux maires
Pour sa troisième tentative, Nicolas Dupont-Aignan est rodé. Si les signatures des maires pour faciliter son éligibilité semblent timides, il n’en reste pas moins déterminé à évincer son « principal adversaire » : Emmanuel Macron. Alors qu’une partie de son électorat s’est ralliée à la candidate Marine Le Pen, une nouvelle ombre au tableau peut ternir sa campagne, celle de la candidature potentielle du polémiste Éric Zemmour dans le sillage des électeurs de Debout la France. Au micro de Caroline Roux, Nicolas Dupont-Aignan conclura cette entrevue sur ces mots : « Je suis Gaulliste, je veux l’indépendance mais je veux le rassemblement des Français ».


46 - Jean-Pierre Raffarin - 08 novembre 2021
Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti, Philippe Juvin… Les cinq candidats au leadership des Républicains, en vue de représenter leur parti à l’élection présidentielle, vont, pour la première fois, s’affronter, le lundi 8 novembre 2021, dans un débat télévisé diffusé sur LCI, avec RTL et Le Figaro. Ils auront deux heures pour convaincre les militants autour de quatre thèmes, qui seront orchestrés par les journalistes Ruth Elkrief et David Pujadas. Leur objectif ? Choisir le candidat officiel de la droite à l’élection présidentielle de 2022. Et de surcroît : convaincre les Français de porter le vainqueur au poste suprême. « Ils ont tous des atouts, mais il aurait fallu faire ce congrès il y a six mois. Maintenant, il faut parler de projets qui concernent les Français », a martelé Jean-Pierre Raffarin, lundi 8 novembre 2021, au micro de Caroline Roux, sur le plateau des 4 Vérités de France 2. « Objectivement, Xavier Bertrand est le mieux placé dans les sondages », a commenté l'ancien Premier ministre. Figure tutélaire de la droite française, Jean-Pierre Raffarin, qui vient de signer un livre intitulé « Choisir un chef - Les secrets du leadership à travers l’histoire », (Éditions Michel Lafon), a quitté le parti des Républicains en 2019 estimant que la politique d’Emmanuel Macron était la « meilleure pour le pays ». Il n’a néanmoins pas rejoint la majorité présidentielle incarnée par LREM. L’ancien ministre se dit contre « cette logique de primaire ». « On parle aux Français, pas au parti », a-t-il affirmé.
Alors qu’il n’est pas officiellement candidat, Éric Zemmour bouleverse les pronostics. Certains sondages le donnent au second tour face à Emmanuel Macron. « Zemmour est un leader de circonstances, liées à l’effondrement de Marine Le Pen. Est-ce que cela va durer ? C’est incertain », a estimé Jean-Pierre Raffarin. Il estime aussi que globalement « il y a déjà une part de la droite qui est avec Emmanuel Macron ».
Gouvernement : « Faire preuve d’indulgence »
Mardi 9 novembre 2021, le président de la République s’exprimera face aux Français, à 20 heures, sur la situation sanitaire. Faut-il conditionner le passe sanitaire à une troisième dose ? « Si les médecins le disent, il faut le faire », a indiqué Jean-Pierre Raffarin, appelant à faire preuve de « discipline ». L’ancien élu reconnaît la difficulté de la tâche qui incombe au pouvoir actuel. Selon lui, il faut aussi savoir « être indulgent ». « Il y a des choses qu’on peut reprocher à Emmanuel Macron, mais sur l’ensemble de cette crise, il a été à la hauteur ».


44 - Jean-Baptiste Lemoyne - 5 octobre 2021
Guillaume Daret reçoit Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État au tourisme dans les 4 vérités.
Protéger le droit des pêcheurs français : le bras de fer se poursuit entre le gouvernement français et les britanniques qui restent inflexibles aux injections soumises par Emmanuel Macron. Des discussions qui risquent de mener fatalement à des mesures de rétorsion pour obliger le Royaume Uni à respecter les accords post-Brexit menés par Michel Barnier. Déjà une semaine écoulée, et aucune main tendue de la part du premier Ministre Boris Johnson. Pour Jean-Baptiste Lemoyne, ce n’est pas une défaite et explique que les « menaces » ont permis d’ouvrir le « dialogue avec la partie britannique ». Une question reste en suspens, que peut-on attendre du Royaume Uni qui ferme petit à petit ses portes à l’Europe ? Pour le secrétaire d’État chargé du Tourisme, il s’agit de « s’assurer que la parole britannique signée avec le Brexit puisse être respectée et que les modalités de mise en œuvre ne viennent pas vider de sa substance les engagements qu’ils ont pris ».
Tandis que les relations entre la France et nos alliés historiques restent plus que jamais tendues, faut-il appeler les touristes français à boycotter le Royaume-Uni ? « Le tourisme ne doit pas être influencé par la géopolitique » affirme l’ancien sénateur qui souhaite continuer de cultiver « l’industrie du bonheur » grâce aux voyages.
Tourisme : quel bilan pour la Toussaint ?
Lourdement impacté par la crise Covid, le tourisme peut-il renaître de ses cendres face à l’amélioration progressive des conditions sanitaires ? Les vacances de la Toussaint sèment des indices sur les tendances du tourisme. « Les chiffres sont là, les vacances de la Toussaint ont très bien fonctionné » affirme Jean-Baptiste Lemoyne au micro de Guillaume Daret. Avec un secteur de l’hôtellerie en pleine croissance avec +15% sur les dernières semaines, l’ancien maire de Vallery se veut encourageant et précise que « les locations de meublés ont fait plus 50% et les campings plus 37% ».
Avec le retour de l’hiver, le bilan est tombé : on assiste à une reprise épidémique partout en Europe, une annonce qui pèse dans la balance quant aux prochaines vacances de Noël. Pour Jean-Baptiste Lemoyne, cela n’aura pas d’incidence, les familles pourront célébrer le Réveillon ensemble. Il préconise même aux Français « d’organiser leur séjour et de faire leur réservation » grâce à la campagne vaccinale qui concerne 90% de la population française. Le pass sanitaire reste la condition sinequanone pour poursuivre les festivités et de maintenir ouvertes les activités saisonnières : « c’est un sésame qui permet de vivre avec le virus sans qu’il y ait un impact sanitaire trop grave » poursuit notre invité. Hiver de la reconquête ? Quel que soit le niveau de la situation épidémique, Jean-Baptiste Lemoyne assure que « les stations de sports d’hiver seront ouvertes » grâce à ces nouvelles modalités. Pass sanitaire oblige ? Il est fort probable de devoir s’en munir pour « retrouver les joies de la glisse » explique le membre des Républicains qui déclare apporter « de la visibilité très vite » quant aux conditions d’accès aux montagnes françaises.


43 - Jordan Bardella - 04 novembre 2021
Selon les derniers sondages, Éric Zemmour, qui n’est pas encore officiellement candidat, est donné au second tour avec Emmanuel Macron, contrairement à Marine Le Pen. Ces dernières semaines, l’éditorialiste multiplie les invectives à l’égard de la candidate d’extrême droite. Dans une interview accordée à BFM TV, Éric Zemmour a récemment déclaré que « les prénoms comme Jordan ou Kevin constituent des symptômes de la défrancisation dans les classes populaires ». « Je n’ai pas de leçon de francité à recevoir d’Éric Zemmour », a répondu Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, jeudi 4 novembre. « J’ai un prénom qui a été beaucoup donné dans les classes populaires dans les années 1990 et qui subit aujourd’hui un mépris », a ajouté l’élu. Selon Jordan Bardella, Éric Zemmour fait preuve « d’une brutalité qui n’est pas nécessaire », notamment sur les sujets de l’immigration. « Marine Le Pen est la mieux placée pour remporter l’élection présidentielle, elle a le programme le plus rassembleur », a-t-il estimé au micro de Thomas Sotto.
Mardi 2 novembre 2021, une vidéo célébrant la diversité et la « liberté dans le hijab », publiée sur les réseaux sociaux, dans le cadre d’une campagne lancée par le Conseil de l’Europe, a déclenché une vive polémique entraînant la suppression de la vidéo le soir même, à la demande du gouvernement. « C’est la moindre des choses. Cette campagne reçoit des subventions. Nous sommes la seule civilisation au monde à encourager sa propre disparition. Cela en dit long sur l’infiltration de l’idéologie islamiste dans notre société », a estimé Jordan Bardella, comparant le port du voile à « un bout de charia ». Si Marine Le Pen est élue, elle interdira les signes religieux ostentatoires dans l’espace public et entend donner aux chefs d’entreprises la « possibilité juridique de pouvoir mettre de côté la religion », a annoncé le responsable d’extrême droite.
« Marine Le Pen, la candidate du pouvoir d’achat »
Avec la flambée des prix et en particulier ceux de l’énergie, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations de Français, à six mois du scrutin. Sur le sujet, le Rassemblement national vise l’État et dénonce le « braquage fiscal ». « Si Marine Le Pen est élue, elle rendra 200 euros de pouvoir d’achat aux Français. Notamment en baissant la TVA à 5,5% », a également annoncé Jordan Bardella qui compte prochainement présenter une mesure sur l’augmentation des salaires et plaide pour un abaissement de l’âge à la retraite. « Il y a des dizaines de mesures à prendre, mais nous ne pouvons plus continuer comme ça. Nos concitoyens ne peuvent plus faire face », a conclu Jordan Bardella.


42 - Élisabeth Borne - 03 novembre 2021
Emmanuel Macron a dévoilé mardi 2 novembre 2021, sur Facebook, les détails du nouveau « Contrat d’engagement jeune », qui sera lancé d’ici le 1er mars 2022. L’idée ? Proposer aux moins de 26 ans, sans formation ni emploi depuis plusieurs mois, une allocation pour suivre une formation ou un accompagnement de 15 à 20 heures par semaine. Cette somme pourra aller jusqu’à 500 euros par mois. Selon le gouvernement, près de 400 000 jeunes pourraient en bénéficier en 2022. Ce dispositif, qui a vocation à durer, doit encourager le retour à l’emploi des jeunes « sans ressources ni perspectives », a expliqué le chef de l’État sur le réseau social. « C’est un nouvel accompagnement vers l’emploi », a estimé Élisabeth Borne, au micro de Thomas Sotto, sur le plateau des 4 Vérités, mercredi 3 novembre, sur France 2.
Annoncé le 12 juillet dernier, le « contrat d’engagement jeune » s’inspire en partie de la « Garantie jeunes », un parcours intensif d'accompagnement qui a prouvé son efficacité. « On veut garder cette intensité, tout au long du parcours, les accompagner vers l’emploi, et proposer aux jeunes de découvrir des métiers notamment à travers l’immersion en entreprise ou l’apprentissage », a détaillé la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Et de poursuivre : « C’est un suivi beaucoup plus dynamique, assuré par un conseiller qui va suivre le jeune de bout en bout, avec l’objectif de trouver le plus vite possible un emploi ». Selon la ministre, le système sera aussi proposé par Pôle emploi, par les missions locales, par les associations qui accompagnent les plus éloignés de l’emploi. « Notre objectif est de ne laisser personne sur le bout de la route alors que l’économie reprend ».
Apprentissage : vers un nouveau record d’inscrits ?
Depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron a encouragé les filières en apprentissage, une « voie d’excellence », avait-il déclaré, lors de l’ouverture des états généraux de la mobilité des apprentis, jeudi 16 septembre 2021 au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris. En 2020, le nombre d’apprentis a atteint un record avec plus 500 000 apprentis recrutés. Ces chiffres sont le résultat notamment de la réforme de 2018 qui a libéralisé l’apprentissage à la fois sur les conditions d'entrée et sur l'offre de formation. « Ça cartonne. Il y avait moins de 300 000 apprentis au début du quinquennat. Cette année, on est déjà a plus de 500 000 inscrits, alors que la rentrée des apprentissages n’est pas terminée. Nous sommes bien partis pour battre, de nouveau, les records. C’est une très bonne nouvelle, car c’est une excellente voie pour trouver un emploi », a conclu Élisabeth Borne, qui a également exclu tout retour au 'tout télétravail' concernant la situation sanitaire.
À partir de 9 h 22, mercredi 3 novembre, les femmes travailleront gratuitement. En 2018, le gouvernement a mis en place un index d’égalité professionnelle qui oblige les entreprises à régler les écarts de rémunération. « A partir de l’an prochain, celles qui auront moins de 75% devront payer les pénalités qui vont jusqu’à 1% de la masse salariale », a annoncé la ministre.


41 - Xavier Bertrand - 02 novembre 2021
À l’approche du congrès du 4 décembre 2021, qui investira le candidat estampillé Les Républicains à l’élection présidentielle, les candidats continuent de rencontrer leurs militants et sympathisants à travers la France. En tête dans les sondages à droite, Xavier Bertrand a finalement décidé de rallier les rangs des LR alors qu’il avait claqué la porte en 2017 et s’était déclaré candidat à la présidentielle sans en passer par un départage interne. Il est notamment opposé à d’autres prétendants au poste suprême comme Valérie Pécresse, qui a elle aussi récupéré sa carte LR, Éric Ciotti ou encore Michel Barnier. Le président des Hauts-de-France appelle à l’unité. « Je veux rassembler les Français, mais avant, je souhaite rassembler ma famille politique », a-t-il affirmé au micro de Thomas Sotto sur le plateau des 4 vérités mardi 2 novembre sur France 2. Il l’assure : il soutiendra le vainqueur de cette « primaire qui ne dit pas son nom ». « Quel que soit le candidat qui sera retenu, nous serons tous avec lui. Si je suis celui-ci, j’ai bien l’intention de faire campagne, de redresser le pays, de gouverner avec les uns et avec les autres », a-t-il affirmé, ne souhaitant pas commenter le cas Zemmour, tant que celui-ci n’est pas candidat. »
Depuis plusieurs mois, dans le sillage du Brexit, le bras de fer entre la France et Royaume-Uni autour des licences de pêche s’est intensifié. Lundi 1er novembre, le chef d’État français, Emmanuel Macron a finalement annoncé un report de 48 heures des sanctions à l’égard des Britanniques, souhaitant « donner une chance » aux discussions. Ainsi, rien ne sera décidé avec la réunion ministérielle, prévue jeudi 4 novembre à Paris, à laquelle David Frost, le ministre des Affaires européennes britannique, chargé du Brexit, est convié. Pour Xavier Bertrand, la France doit se montrer ferme. « Je veux bien les 48 heures de plus, mais il va falloir être dur avec les Britanniques. Si vous n’êtes pas prêts à faire un bras de fer très dur avec eux, vous perdez à coup sûr », a expliqué Xavier Bertrand. Pour l’élu du Nord, le gouvernement « se réveille un peu tard ». Il se dit favorable à l’isolement des Anglais. « Je ne veux pas rentrer en guerre commerciale mais je ne veux pas non plus que les pêcheurs français disparaissent », a-t-il indiqué, avant d’ajouter : « Derrière nos pêcheurs, c’est toute la filière de la pêche qui est pour nous très importante ». Il plaide également pour une augmentation massive des prix de l’électricité sur les îles britanniques de Jersey et Guernesey (qui sont fournies en électricité par le France NDLR). L’objectif : « Que le gouvernement britannique comprenne et change d’attitude ».
Valoriser une société du travail
S’il est élu, Xavier Bertrand veut instaurer une prime pour qu’aucun travailleur ne gagne moins de 1500 euros nets par mois. Sur le sujet, il compte bien s’appuyer sur son bilan dans sa région. Une mesure qu’il estime compatible avec la maîtrise des déficits et le remboursement de la dette. Le candidat veut valoriser le travail et souhaite briser le « plafond de verre » qui empêchent le franchissement des classes. « Je crois à une société du travail. Mais si nous ne permettons pas de retrouver de l’espoir à ceux qui travaillent, notre pays ira dans le mur. Il faut casser ce système figé de la société française ».
Mardi 2 novembre, Emmanuel Macron a présenté, sur le réseau social Facebook, les détails du « contrat engagement jeune », une aide financière pour les 16-25 ans qui sont sans formation ni emploi. « Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles. Les jeunes veulent un emploi. Le président ne se soucie pas du long terme. Il fait campagne avec le chéquier de la France, c’est insupportable », estime Xavier Bertrand, qui propose de son côté : « Un premier travail, un premier logement pour assurer l’autonomie et de la mobilité pour ceux qui n’habitent pas dans le cœur des métropoles », sur le même modèle que sa politique régionale.


38 - Julien Denormandie - 29 octobre 2021
Jeff Wittenberg reçoit Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation dans les 4 vérités.
Alors que le Royaume-Uni bafoue les accords post Brexit, la France a sévi et a tranché en faveur d’un « renforcement des contrôles » et d’une « interdiction de débarquement des produits de la mer » si nécessaire. Entre le gouvernement britannique et l’État Français, le ton est donné suite au retard des licences accordées aux pêcheurs français outre-Manche. Après les premières mesures de rétorsions pour défendre le droit des pêcheurs français sur les eaux britanniques, Londres a convoqué l’ambassadrice française. Pour Julien Denormandie, la marche à suivre se précise : « il faut être ferme pour nos pêcheurs parce que les Britanniques se sont engagés », explique t-il. Tandis que certains craignent une détérioration de nos rapports avec le Royaume-Unis face aux dernières annonces prononcées par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, jusqu’où faut-il aller dans l’escalade ? Le gouvernement restera aux côtés des pêcheurs français « pour faire valoir leurs droits et faire en sorte que les britanniques honorent leur engagement » affirme le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.
Changement climatique : l’agriculture victime ou coupable ?
À quelques mois de l'élection présidentielle, les candidats en lice pour l’Élysée ont dévoilé les grandes lignes de leur programme. De droite comme de gauche, le défi de la transition écologique est sur toutes les lèvres. Un sujet sensible qui frappe de plein fouet l’agriculture, touché par des calamités agricoles qui se multiplient : inondation, grêle, pluies diluviennes… Il y a quelques mois, la France a enregistré la plus grande catastrophe agronomique du début du XXI ème siècle avec un épisode de gel sans précédent. Face aux intempéries qui mettent en péril le secteur de l’agriculture, le gouvernement travaille sur « la mise en place d’une couverture contre ces risques » déclare Julien Denormandie au micro de Jeff Wittenberg, avant de poursuivre : « Je présenterai dès le 1er décembre, un projet de loi en Conseil des ministres pour refondre ce système de couverture des risques, des assurances récoltes pour se prémunir contre ses risques ». Une mesure encourageante qui pourrait voir le jour avant la fin de la mandature si validée par le Parlement. Une question reste en suspens, l’agriculture est-elle victime ou coupable du dérèglement climatique ? La mécanisation et l’agrochimie supplante le marché contre 10% d’exploitations bio, encore largement minoritaires. L’ancien ministre chargé de la Ville et du Logement rappelle que depuis 2017, la France a doublé la superficie du bio dans le pays, aujourd’hui premier pays d’Europe avec la plus grande surface bio. Au delà du bio, cet ingénieur des ponts, des eaux et des forêts souhaite promouvoir la « haute valeur environnementale », un label qui a triplé sur le territoire en trois ans avant d’ajouter que l’agriculture doit pouvoir s’adapter en « diminuant les émissions de méthane et travaillant sur les méthodes d’engrais ». Pour répondre au défi qui pèse sur l’agriculture, l’ex secrétaire général d’adjoint En Marche compte « investir », notamment grâce « au plan 2030 » qui consacre deux milliards d’euros pour développer de nouvelles solutions en faveur d’une agriculture responsable et durable.
Au cœur de l’actualité, l’association L214 a dénoncé à nouveau des pratiques dans un abattoir de Saône-et-Loire qui appartient à la marque Bigard. Au ministère de l’Agriculture, l’enquête se poursuit. Julien Denormandie est clair : « je suis toujours très ferme sur ces sujets. Je ne veux en aucun cas jeter l’eau propre sur toute une profession ou sur nos services vétérinaires ». Au cours du mandat, le ministre de l’Agriculture a agit avec une main de fer : « c’est sept abattoirs suspendus » en à peine un an.
37 - Olivia Grégoire - 28 octobre 2021


36 - François Hollande - 27 octobre 2021
Dans son essai « Affronter » (Editions Stock), paru le 20 octobre 2021, François Hollande dresse un certain nombre de portraits des figures politiques françaises et liste les défis majeurs qui attendent les Français, à commencer par la transition écologique. L’ancien chef d’État n’hésite pas à étriller le président de la République ou encore certains partenaires de gauche. À six mois de la prochaine élection présidentielle, il semblerait que l'ancien président de la République veuille peser dans le débat public. « Je ne veux pas inquiéter nos compatriotes, mais c’est vrai que nous avons un certain nombre d’épreuves qui nous attendent comme le réchauffement climatique et cette grande mutation qui va se faire dans nos modes de vie », a-t-il affirmé au micro de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2, mercredi 27 octobre 2021. Pour lui, la prochaine élection présidentielle est la « plus importante » de la Ve République.
Appelant au « rassemblement » plutôt qu’à la « division », François Hollande n’hésite pas à s’en prendre à Éric Zemmour. « Il est dans un processus de scission. Soyons clairs, il ne peut pas être élu sur ce programme et cette personnalité. Mais le danger, c’est d’inoculer du poison, c’est-à-dire de la haine et de la division », a-t-il estimé.
Dans son ouvrage, François Hollande fait également des propositions politiques. Sur l’immigration, il suggère la mise en place d'un plafond de logements sociaux pour les villes qui en ont trop construit. Sur le sujet, « la gauche peine à reconnaître la réalité », peut-on lire. « Si on veut éviter le ghetto, il faut qu’il y ait des logements sociaux mais aussi des logements locatifs privés et des logements en accès privés sur la propriété. Quand vous vivez avec des semblables, vous ne voyez pas la diversité de la France », a-t-il commenté, sans occulter ses responsabilités.
Présidentielle 2022 : cohésion et unité
Anne Hidalgo s’est officiellement déclarée candidate à l’élection présidentielle il y a plus d’un mois. Elle représente le Parti socialiste, or, sa campagne peine à décoller. Dans les sondages, la candidate socialiste ne dépasse pas les 6 ou 7 % d’intention de vote. « Ce n’est pas en multipliant les propositions, les promesses, que l’on se fait entendre. C’est en donnant une vision de son pays », a répondu François Hollande. « Je souhaite que nous soyons dans un pays réconcilié et capable de franchir la grande mutation (…) Il faut proposer un projet global aux Français », a-t-il conclu. Prépare-t-il un retour dans la bataille à la présidentielle ? « J’ai déjà été président. Il faut laisser la place à d’autres. Mais je suis toujours aussi engagé », a-t-il indiqué, appelant à la cohésion et à l'unité.


35 - Bruno Retailleau - 26 octobre 2021
Dans son dernier livre intitulé "Aurons-nous encore de la lumière en hiver ?" (Éditions de l’Observatoire, 140 pages, 9,99 €), le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, partage ses réflexions sur l’écologie, un thème qu’il estime, a été « volée par la gauche radicale ». « Le gauchisme est la maladie infantile de l’écologie. On ne fait plus de l’écologie, mais de l’idéologie », a-t-il affirmé au micro de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, mardi 26 octobre 2021. Il l’assure : la droite a des valeurs écologiques, soucieuses d’un certain rapport durable à la nature. Il souhaite rompre avec « l’idéologie de classe » et de « culpabilisation » prônée par la gauche radicale. Selon lui, cette vision de l’écologie est contre-productive. Sa cible ? « Les bobos des grandes métropoles » et notamment la candidate socialiste Anne Hidalgo qui propose un Impôt sur la fortune (ISF) climatique pour faire payer ceux qui polluent le plus. Changer les comportements ? « On doit le faire loyalement et non pas au nom d’un agenda qui n’a rien à voir avec l’environnement », a-t-il affirmé.
Lundi 25 octobre, le gestionnaire du Réseau de transport électrique (RTE) français a dévoilé six scénarios pour atteindre la neutralité carbone dans la production d'électricité d'ici à trente ans. Le document, intitulé « Futurs énergétiques 2050 », doit servir de feuille de route au gouvernement. Que dit ce rapport ? Les énergies renouvelables doivent être significativement développées, mais le nucléaire reste indispensable, dans cinq scénarios sur six. Pour Bruno Retailleau, il faut arrêter de voir le nucléaire comme « le grand Satan ». Pour lui, le nucléaire est indispensable pour « décarbonner l'énergie ».
Présidentielle : une droite assumée
En août dernier, Bruno Retailleau s’est finalement retiré de la course à l’Élysée. Néanmoins, le député vendéen compte encore faire passer ses idées. Il s’oppose notamment à la prolongation du pass sanitaire ainsi qu’au partage des données vaccinales des élèves aux directeurs d’établissements scolaires.
A six mois du scrutin présidentiel, l’élu, qui se revendique d’une droite « assumée », a dénoncé la violence politique et médiatique de ce début de campagne. « La France a besoin d’apaisement. On a besoin d’un collectif qui nous porte vers l’avenir et non pas sur les rancœurs. (…) Les Français veulent de la sincérité », a-t-il assumé. Pour le moment, Bruno Retailleau n’a soutenu aucun candidat de sa famille politique.


30 - François Ruffin - 20 octobre 2021
Le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des Français. Face à la flambée des prix de l’énergie, le gouvernement réfléchit aujourd’hui à aider ceux qui en ont le plus besoin. Il semblerait que, pour le moment, une aide ciblée, comme le chèque carburant, sur le modèle du chèque énergie, soit privilégiée à la baisse des taxes. Invité sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, le mercredi 20 octobre 2021, le député La France Insoumise de la Somme François Ruffin se dit favorable à un double blocage : « le blocage des prix à la pompe et le blocage des dividendes ». L’élu plaide également pour une revalorisation des salaires des métiers « indispensables de la deuxième ligne », comme les agriculteurs, les camionneurs, agents de la grande distribution.
François Ruffin a récemment signé un film « Debout les femmes », avec Gilles Perret, sorti le 13 octobre dernier, dans lequel il part à la rencontre d’auxiliaires de vie, ces femmes qui s’occupent d’enfants, de malades, de personnes âgées. « Elles sont peu visibles. Pour moi, ce sont des grands boulots. Elles s’occupent de l’essentiel de nos vies », estime le député. Mardi 19 octobre, de nombreuses accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) se sont mobilisées partout en France pour réclamer une revalorisation de leur métier. En effet, beaucoup d’entre elles se voient cumuler « les petits bouts des contrats » et ne peuvent pas bénéficier de salaires complets. « Elles ont des journées à trou et se retrouvent avec des faux temps partiels. Dans la réalité, elles travaillent longtemps, mais ont un vrai salaire partiel. On leur dit qu’elles sont essentielles, mais beaucoup d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté », analyse celui qui est aussi réalisateur au micro de Caroline Roux. La solution selon lui ? Le travail en tournée.
Vers un projet transpartisan ?
Sans vouloir nourrir d’illusion, il se dit favorable à un travail transpartisan. « Ce qui se passe à l’échelle d’un individu, ne fonctionne plus dans l’hémicycle », a-t-il regretté. Il se dit sceptique sur la politique du gouvernement sur le sujet. « Elles se sentent peu représentées dans le paysage politique. Elles veulent sentir qu’une voix parle pour elles », a-t-il conclu refusant de s’exprimer sur ses rapports actuels avec Jean-Luc Mélenchon.


29 - Marine Le Pen - 19 octobre 2021
Débordée dans certains sondages par Éric Zemmour en vue de la prochaine élection présidentielle, Marine Le Pen est invitée sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, mardi 19 octobre 2021.
La candidate du Rassemblement nationale a vivement critiqué la politique sanitaire du gouvernement. Alors que le nombre de contaminations au Covid-19 est en légère hausse dans certains départements, à partir du 19 octobre 2021, les députés doivent débattre du projet de loi « vigilance sanitaire » à l’Assemblée nationale qui prévoit notamment l’allongement de l’utilisation du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022. Les débats s’annoncent houleux. « On ne peut pas vivre avec une loi d’exemption telle que celle-là. Il est temps de retrouver une vie normale », a affirmé Marine Le Pen au micro de Caroline Roux. L’élue du Nord-Pas-de-Calais estime que le pass sanitaire porte lourdement atteinte aux « libertés publiques des Français ».
Sur le terrain de l’énergie, dont le prix ne cesse de grimper, le gouvernement envisage la mise en place d’un chèque carburant. L’objectif ? Aider ceux qui en ont le plus besoin. « Je pense que c’est une mauvaise méthode », a affirmé Marine Le Pen, estimant que cette mesure est pénalisante pour les classes moyennes. La solution selon elle ? « Il faut baisser la TVA sur le carburant, le gaz, l’électricité, le fioul, de 20 à 5,5%, car ce sont des biens de première nécessité », a-t-elle plaidé avant d’ajouter : « Se chauffer, circuler représente une obligation pour les Français. Ce n’est pas normal que l’État perçoive 60% du prix à la pompe. C’est absolument déraisonnable ». Sur le long terme, Marine Le Pen se dit favorable au développement du nucléaire.
Face à la flambée des prix et de certaines taxes, va-t-on atteindre un stade de non-retour ? « Je le crains. Emmanuel Macron passe de crise en crise sans apporter de solution aux Français. (…) Tout augmente », a-t-elle déploré.
Éric Zemmour : principal ennemi ou futur allié ?
À six mois du scrutin présidentiel, Marine Le Pen est vivement mise sous pression par Éric Zemmour. S’il ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat, l’éditorialiste grignote du terrain à droite et bouleverse les pronostics. Certains sondages l’annoncent au second tour derrière Emmanuel Macron et devant Marine Le Pen. La candidate veut imposer sa différence. « Son programme est marqué d’un ultra-libéralisme, c’est une très grande différence avec moi », a-t-elle déclaré, se disant attachée à la préservation « du système de protection sociale ». Soucieuse de conserver sa place sur l’échiquier politique, Marine Le Pen place Éric Zemmour « entre Emmanuel Macron et François Fillon ». Face au libéralisme, la députée veut être celle qui défend « les classes moyennes, les Français modestes ».


27 - Jean-Michel Blanquer - 16 octobre 2021
Un an, jour pour jour, après l’assassinat de Samuel Paty, le professeur d’Histoire-Géographie décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, de nombreuses commémorations vont être rendues partout en France. Samedi 16 octobre 2021, une plaque commémorative sera inaugurée au ministère de l’Éducation. Un square près de la Sorbonne, à Paris, où un vibrant hommage lui avait été rendu l’année dernière, portera également le nom du professeur. « Désormais, Samuel Paty est un emblème de la liberté, et donc de la République. Pour cela, il faut montrer une forme de force et de sérénité », a estimé Jean-Michel Blanquer, samedi 16 octobre, sur le plateau des 4 Vérités sur France 2. En cette journée commémorative, le ministre de l'Éducation nationale participera à plusieurs cérémonies, en particulier avec la famille. Dans l’après midi, les enseignants du collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où exerçait le professeur, lui rendront également hommage.
Jean-Michel Blanquer a également annoncé que de plus en plus d’établissements scolaires porteraient le nom de Samuel Paty. Vendredi 15 octobre, partout en France, l’ensemble des collèges et lycées étaient invités à honorer sa mémoire. « Ce qui s’est passé nous oblige à être dignes et à faire face aux menaces terroristes et à tous ceux qui veulent porter atteinte à nos libertés », a assuré le ministre au micro de Jeff Wittenberg. Selon lui, 98 incidents ont été recensés lors de ces hommages, dont sept graves. Dans ce cadre, Jean-Michel Blanquer a également annoncé la reprise effective l'Observatoire de la laïcité, mise en place en 2018 par le ministre afin d’évaluer les incidents liés à la laïcité.
Laïcité : quel bilan tirer ?
Un an après ce drame, quel bilan tirer de l’action du gouvernement sur le terrain de la laïcité ? Le ministère de l'Education nationale a organisé une vaste campagne d’affichage. Quel impact a-t-elle eu auprès des élèves ? « La laïcité est le socle de nos valeurs, ce qui fait le trésor de nos libertés. Je crois que ce message passe bien quand il est bien expliqué », a expliqué le ministre.
Pourtant, ce sujet est de plus en plus débattu chez les jeunes générations. Selon une étude réalisée par l’Ifop au mois de mars 2021, une majorité de lycéens se déclarent aujourd’hui défavorables au fait de critiquer une croyance, un symbole ou un dogme religieux. Une tendance qui se vérifie également chez les professeurs. Selon une étude réalisée par la Fondation Jean Jaurès, les plus jeunes enseignants, de moins de 30 ans, sont moins attachés à la laïcité que leurs aînés. « Nous avons été beaucoup trop silencieux et implicites sur la laïcité. C’était une évidence sous la Troisième et Quatrième République, cela ne l’est plus. Ces hommages participent de cette logique », a affirmé Jean-Michel Blanquer. Et d’ajouter : « Si on ne fait rien, la tendance pourrait s’accentuer et ce serait très mauvais », a conclu l'élu qui se dit volontariste pour « changer la donne » et « remonter la pente ».


24 - Yannick Jadot - 13 octobre 2021
Mardi 12 octobre, Emmanuel Macron a présenté son plan « France 2030 », un investissement de plus de 30 milliards d’euros destiné à investir dans les filières d’avenir comme le numérique, l'industrie verte, la biotechnologie, l'espace ou la santé. Invité sur le plateau des 4 Vérités, le mercredi 13 octobre 2021, Yannick Jadot, candidat écologiste à l’élection présidentielle estime que c’est un « plan de saupoudrage ». « C’est un plan de technocrates qui va donner beaucoup d’argent aux lobbies mais qui n’avance en rien notre pays dans les grandes transitions nécessaires », a-t-il estimé au micro de Caroline Roux.
Près d’un milliard d’euros sera consacré au nucléaire afin de décarboner l’énergie et baisser les factures. Le plan prévoit notamment la mise en place de mini-centrales nucléaires, moins chères et qui émettent moins de déchets. « Si on veut réduire le prix de l’énergie aujourd’hui, ce n’est pas sur le nucléaire qu’il faut investir mais sur des énergies renouvelables qui sont de moins en moins chères », a réagi le représentant d’Europe Écologie les Verts à la présidentielle. Yannick Jadot prône une sortie du nucléaire d’ici vingt ans. « Au fur et à mesure que l’on va économiser l’énergie et que l’on va avoir l’électricité issue des énergies renouvelables, on fermera les réacteurs nucléaires. Cela pourra prendre vingt ou vingt-cinq ans », a-t-il affirmé, ne souhaitant pas « mettre en danger l’économie ».
Nucléaire : énergie verte ?
Alors que les prix de l’énergie continuent de flamber, certains pays plaident pour que le nucléaire soit ajouté à la taxonomie européenne, c’est-à-dire, la liste des énergies considérées comme vertueuses pour le climat et l’environnement, que la Commission doit proposer dans les prochains mois. Dans une tribune publiée lundi 11 octobre, une dizaine d’États signataires - dont la France - estiment que le nucléaire a un rôle à jouer dans la transition écologique en contribuant « à l'indépendance de nos sources de production d'énergie et d’électricité » et en protégeant les consommateurs de la « volatilité des prix ». « Le nucléaire n’est pas une énergie propre », a vivement rétorqué le député européen. « On est en train de reporter pour les générations futures notre responsabilité en matière de pollution », a-t-il ajouté en appelant à un « sursaut ».
S’il est élu, le candidat souhaite lancer une convention citoyenne sur le temps de travail, un des sujets récemment remis au cœur du débat par Anne Hidalgo, afin d’allier « temps de travail et santé au travail », a-t-il conclu.


21 - Patrick Mignola - 9 octobre 2021
Le président du groupe Modem à l’Assemblée nationale, Patrick Mignola est l’invité des 4 Vérités sur France 2 samedi 9 octobre 2021. Il fait partie de la délégation de la majorité qui se rendra au Havre dans la journée, pour assister au lancement du parti d’Édouard Philippe. Il sera accompagné de deux autres patrons des groupes de la majorité à l’Assemblée : Christophe Castaner (LaREM) et Olivier Becht (Agir). Une trentaine de députés devraient également répondre présent.
« On va voir Édouard Philippe en ami », a affirmé Patrick Mignola, favorable à la formation d’une « grande famille du centre ». L’ambition est claire : « permettre d’élargir la majorité, certes pour gagner la prochaine élection présidentielle mais parce que demain, il y a de grands enjeux pour le pays. Plus la majorité sera large, plus nous pourrons convaincre les Français », a estimé le responsable au micro de Guillaume Daret.
Partenaire ou rival de la majorité présidentielle menée par Emmanuel Macron ? En septembre dernier, l’ancien Premier ministre a annoncé qu’il apporterait son soutien « complet » à Emmanuel Macron lorsqu’il annoncera officiellement sa candidature pour l’élection présidentielle de 2022. Néanmoins, le lancement de son parti « plus à droite » que la LREM crispe certains proches du président de la République au sein de la majorité.
Entre méfiance et soutien, cette initiative sera scrutée de prêt. L’enjeu pour l’actuel maire du Havre ? Peser aux prochaines législatives et constituer un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale ainsi qu’un groupe solide d’élus locaux. Objectif : 2027. « La majorité a pu faire des erreurs mais elle a su rester unie, même dans les moments difficiles que nous avons traversés », a rétorqué l’élu. Cependant, il s’est dit défavorable à une double appartenance à des partis de la majorité. « Il faut que les choses soient claires et que les partis politiques soient posés sur des courants de pensée », a-t-il assumé.
Zemmour perturbe les pronostics
Autre élément perturbateur de la campagne présidentielle : la montée en flèche d’Éric Zemmour dans les intentions de votes. Certains sondages le donnent même au second tour devant Marine Le Pen alors que le polémiste ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat. « Il vaut mieux un président qui rassemble qu’un candidat qui essaye de monter les Français les uns contre les autres en faisant des querelles sur le passé pour les empêcher de regarder l’avenir », a assuré Patrick Mignola.
Mardi 12 octobre, Emmanuel Macron présentera son plan « France 2030 ». Quelles sont les priorités de ce vaste chantier ? « La première sera l’écologie avec des énergies nouvelles. La deuxième est l’industrie. Il faut réindustrialiser la France », a conclu Patrick Mignola.


18 - Anne Hidalgo - 6 octobre 2021
La maire de Paris Anne Hidalgo est l’invitée des 4 Vérités sur France 2 mercredi 6 octobre 2021.
Candidate à l’élection présidentielle depuis le 12 septembre dernier, Anne Hidalgo se dit « solide et déterminée à faire passer des valeurs et des propositions pour les Français ». Dans ce cadre, elle sort un livre intitulé « Une femme française » (Editions de l’Observatoire) dans lequel elle revient sur son parcours et ses engagements. « Je suis là, je suis quelqu’un de solide », a-t-elle répété, reprenant un slogan de Olaf Scholz, le récent vainqueur des élections législatives allemandes. Et d’ajouter : « L’expérience que j’ai m’aide à être solide ».
À six mois du scrutin, la récente irruption du polémiste Éric Zemmour dans la campagne électorale vient perturber tous les pronostics. Dans les récents sondages, l'éditorialiste est crédité de 15% des intentions de vote, soit à un point de Marine Le Pen créditée de 16%. « Je suis absolument dégoûtée, jusqu’à la nausée, de la montée d’un tel personnage dans la vie politique française. Tout le monde fait comme si c’était normal que quelqu’un vienne sur toutes les chaînes pour faire du révisionnisme sans que cela ne pose aucun problème. Cela raconte que l’on ne va pas très bien », a-t-elle affirmé. Face à la montée en puissance de l’éditorialiste, Anne Hidalgo veut « poser une parole, avec des propositions qui concernent la vie des Françaises et des Français ».
Dans un contexte de montée des extrêmes, l’ensemble de la classe politique se positionne sur le terrain de l’immigration. Mardi 5 octobre, Valérie Pécresse, candidate à l’investiture de la droite à la présidentielle, a dévoilé un projet de révision de la Constitution mettant en place des quotas pour "stopper l'immigration incontrôlée ». Déplorant une « course aux solutions les plus outrancières » de la part de l’aile droite et extrême droite, Anne Hidalgo souhaite préserver la tradition française de l’asile et « concrètement régler l’accueil » et l’intégration des personnes étrangères.
Une écologie sans taxe carbone
Mardi 28 septembre, Yannick Jadot est sorti vainqueur de la primaire écologiste. Il sera ainsi le représentant d’Europe Écologie les Verts à la prochaine élection présidentielle. Reconnue comme engagée sur les questions écologiques, dans un entretien accordé au journal Libération mercredi 6 octobre, Anne Hidalgo s’est néanmoins prononcée contre la taxe carbone, prônée par le candidat écologiste. « La transition écologique ne peut se faire contre des femmes et des hommes qui sont obligés de prendre leur voiture tous les matins pour aller travailler. Ils voient monter le prix des carburants et l’impact que cela a sur leur budget. Ils considèrent aujourd’hui que l’écologie se fait contre eux. Cette question doit se faire avec un accompagnement social de celles et ceux qui, aujourd'hui, sont les laissés pour compte », a-t-elle estimé après avoir salué la victoire de Yannick Jadot. Si elle est élue, Anne Hidalgo veut se faire représentante des femmes françaises. « Le moment est aussi venu que les femmes occupent les places de premier rang », a-t-elle conclu.


14 - Yves Veyrier - 1 octobre 2021
Jeff Wittenberg reçoit Yves Veyrier, secrétaire général de la Confédération générale du travail - Force ouvrière dans les 4 vérités.
Alors que la hausse des prix de l’énergie atteint des records avec une augmentation de 12,6%, Jean Castex a annoncé la mise en place d’un « bouclier tarifaire » visant à réduire la flambée des tarifs à partir de novembre. Pour Yves Veyrier, cette mesure est insuffisante et la considère comme « une mesure de tour de passe-passe ». Même le chèque énergie ne devrait pas pouvoir compenser cette hausse des tarifs chez les ménages les plus précaires. Le Premier ministre n’a alors pas écarté l’idée de valoriser une nouvelle fois ce dispositif pour soutenir les Français en difficulté. Même si le secrétaire général de la FO perçoit « une volonté de freiner l’impact de la hausse », il déplore le manque d’investissement pour ceux et celles à peine au-dessus du seuil de pauvreté, ignorés par le gouvernement face à cette crise des prix de l’énergie.
« Bouclier tarifaire » des prix de l’énergie, augmentation du SMIC : des mesures suffisantes ?
Aujourd’hui vendredi 1er octobre, le SMIC augmente de 35€. Depuis 2012, le SMIC a toujours augmenté selon l’inflation sans coup de pouce supplémentaire. Pour l’ancien membre du Conseil économique, social et environnemental, cela reste nettement insuffisant et affirme que « Ce n’est que le rattrapage des inflations passées, cet hiver la hausse du coût de l’énergie, l’alimentation, les transports vont taper dans les portes-monnaies » avant de poursuivre que « augmenter le SMIC c’est un moyen de dynamiser les négociations de branche sur les salaires ». Sur le sort des entreprises, Yves Veyrier est catégorique : « Ils ont du mal à trouver des candidats sur les postes et cela est lié à la faiblesse des salaires, des conditions de travail et de la qualité des emplois » freinant ainsi la compétitivité de ces dernières. Pour alerter les patrons, il appelle à une mobilisation le 5 octobre qui portera sur « la retraite, le chômage mais également sur les salaires tournée vers les organisations patronales ». Pour le vice-président du Comité de la liberté syndicale, la question des salaires est une affaire de « double responsabilité, l’État peut agir sur le SMIC et sur la rémunération de base des fonctionnaires et les entreprises négocier dans les branches […] le salaire n’est pas l’ennemi de l’emploi au contraire ».
Assurance-chômage : entrée en vigueur d’une réforme controversée
Le 1er octobre marque le début de l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage. Un peu plus d’un million de demandeurs d’emploi vont percevoir moins qu’habituellement malgré la lutte des syndicats qui avaient mené un recours devant le Conseil d’État. Face à cet échec, Yves Veyrier ne renonce pas et annonce qu’un nouveau recours devant le Conseil d’État va se tenir : « il est prêt, le gouvernement a joué la montre mais on espère que le Conseil d’État va nous donner raison ». « On fait subir la réforme de l’assurance chômage aux demandeurs d’emploi » explique t-il. Peut-on craindre une nouvelle révolte comme celle des Gilets Jaunes ? Le syndicaliste appelle les salariés à se rassembler le 5 octobre contre la réforme des retraites à laquelle il est fermement opposé. Face à la surenchère pendant la période électorale, la mobilisation syndicale en sommeil depuis plusieurs mois avec l’épidémie de covid, devrait se réveiller le 5 octobre avec des arrêts de travail, des manifestations. « Tous nos syndicats sont mobilisés sur la question des retraites, sur la question des salaires, sur la question du service public […] il faut vraiment que les salariés se mobilisent en ce moment » conclut notre invité.


12 - Adrien Quatennens - 29 septembre 2021
Adrien Quatennens est l’invité des 4 Vérités sur France 2 mercredi 29 septembre 2021.
La primaire écologiste vient de s’achever par la victoire de Yannick Jadot qui devance avec 51,03 % des voix, devant sa concurrente Sandrine Rousseau mardi 28 septembre 2021. Le député européen représentera le parti Europe Écologie Les Verts à la prochaine élection présidentielle. Ces primaires ont marqué l’affrontement de deux visions de l’écologie. Une ligne modérée incarnée par le vainqueur Yannick Jadot et une ligne plus radicale représentée par sa concurrente Sandrine Rousseau. S’il a félicité Yannick Jadot pour cette victoire, Adrien Quatennens, député du Nord et coordinateur de la France n’a pas caché ses divergences avec le candidat écologiste. « Nos différences sont connues sur notre conception de l’écologie, sur les questions sociales », a-t-il estimé au micro de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités. L’élu se dit favorable à une « écologie de rupture ». « Jean-Luc Mélenchon porte la planification écologique, c’est-à-dire faire bifurquer l’économie pour relever ce grand début », a-t-il déclaré appelant à un rassemblement massif autour de Jean-Luc Mélenchon.
Adrien Quatennens a également réagi à la flambée des prix de l’énergie. « Il y a une certaine urgence sociale. C’est surtout lié au fait que l’on s’en tienne intégralement aux marchés. C’est insoutenable », a-t-il assuré. Comment s’en extraire ? « Premièrement, il faut bloquer le prix des produits de première nécessité. Ensuite, on pourrait imaginer une forme de gratuité des premières quantités. C’est le cas pour l’électricité, le gaz ou encore l’eau comme le propose Jean-Luc Mélenchon ». Lors de sa campagne, Sandrine Rousseau prônait notamment l’augmentation du prix du carburant. « Cela ne peut se faire qu’à la condition qu’il y ait d’autres alternatives qui soient proposées au Français pour se déplacer. Et surtout : que la question des revenus soit solutionnée », a-t-il estimé.
Zemmour : une confrontation d’idées
Jeudi 23 septembre 2021, Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour se sont livrés à un débat politique en direct sur BFM TV. Alors que l’éditorialiste fait toujours planer le doute autour de sa candidature à l’élection présidentielle 2022, les discussions ont largement tourné autour de l’immigration et de la fracture sociale. Selon une étude Harris Interactive pour Challenges publiée mardi 28 septembre, Éric Zemmour serait crédité de 13% d'intentions de votes. Prenant quelques pourcents, le polémiste est donné au coude-à-coude avec l'ex-LR Xavier Bertrand (14%), et avec Marine Le Pen (16%). Alors que le débat avait pour but pour La France Insoumise de stopper sa dynamique, il semblerait qu’il ait assis la posture d’Éric Zemmour. « Il fallait une confrontation nette sur les idées pour faire en sorte que tout le monde comprenne que c’est une intoxication », a estimé Adrien Quatennens déplorant le buzz autour du polémiste.


11 - Ségolène Royal - 28 septembre 2021
Caroline Roux reçoit Ségolène Royal, ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique dans les 4 vérités.
Ce week-end, Ségolène Royal n’a pas réussi à convaincre les expatriés : la finaliste de la présidentielle en 2007 n’a pas réussi à devenir sénatrice des Français de l’étranger. Une défaite fracassante avec 11 voix sur 533. Même si l’ancienne ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer n’en est pas à son premier échec politique, celui-ci est particulièrement difficile à encaisser : « Elle est plus amère parce que je n’aime pas le sectarisme » déplore-t-elle. Une défaite probablement instiguée par son propre parti, le PS, qui a positionné un candidat sans même l’en avoir informé explique l’ex-députée avant de poursuivre que « C’est n’est pas la première fois que l’appareil du Parti Socialiste se comporte comme ça […] ma liberté les dérange, il faut des paroles qui rassemblent, ce n’est pas une secte la politique ». Malgré les défaites successives, Ségolène Royal déclare ne « pas pouvoir renoncer » à la vie politique. Elle déclare « s’accrocher » au soutien « des jeunes ». « Ma génération a une responsabilité dans la transmission et je veux qu’une nouvelle génération politique se lève » s'exclame-t-elle. Tandis que le PS lui rend malgré elle sa liberté, Ségolène Royal n'exclut pas une potentielle candidature aux élections présidentielles 2022 face à Anne Hidalgo. Celle qui se sent trahie par sa famille politique ne compte pas pour autant délaisser le Parti socialiste auquel elle s’accroche.
Primaire écolo : l’heure du choix
Les Verts vont départager ce soir Yannick Jadot et Sandrine Rousseau pour désigner leur candidat à la présidentielle. Très investie dans l’écologie, que pense l’ancienne présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes des deux candidats en lice ? Pour elle, deux options dans l’écologie : l’écologie radicale et l’écologie de la transition. Celle qui a porté les couleurs du ministère de l’Environnement pendant quatre ans aurait souhaité « la synthèse entre les deux avec l’écologie qui veut sécuriser les transitions ». Et de poursuivre « Je suis pour l’écologie intégrale c'est-à-dire très ambitieuse sur des objectifs qui soient intégrés dans tous les aspects de la vie économique, sociale et culturelle » contre la radicalité du parti. Elle explique d’ailleurs avoir mis en place une loi de transition énergétique avec des avantages fiscaux pour les Français qui souhaitaient faire des travaux de rénovation énergétique, une loi bafouée par les gouvernements qui se sont succédés. Ségolène Royal déplore ce système au détriment de l’écologie et pense qu’il devrait y avoir « des systèmes au sein des parlements qui évaluent lorsqu’un gouvernement change de politique ».
Avec la flambée des prix du gaz, des carburants et de l’électricité de plus de 12,6 %, dispose-t-on de solutions ? demande Caroline Roux. En son temps, l’ancienne conseillère générale avait bloqué le prix de l’énergie et estime qu'aujourd'hui, il serait encore possible de l’appliquer. « La hausse des prix de l’énergie est une bombe sociale à retardement comme les Gilets jaunes […] il faut baisser les taxes (60% sur l’essence), limiter les marges des distributeurs et rétablir le tarif social de l’énergie ».


10 - Clément Beaune - 27 septembre 2021
Clément Beaune est l’invité de Caroline Roux dans les 4 Vérités sur France 2 lundi 27 septembre 2021.
Les Allemands étaient appelés à voter pour élire les députés qui formeront le Bundestag, qui seront eux-mêmes amenés à former un nouveau gouvernement dimanche 26 septembre.
Avec 25,7 % des voix, les socio-démocrate (SPD) arrivent en tête des élections en Allemagne. De leur côté, les conservateurs, le parti de la chancelière sortante Angela Merkel a subi un des plus gros revers de son histoire. Pour Olaf Scholz, le chef de file du SPD, les électeurs ont dit qu’ils voulaient un changement. Arrivent en suite : les chrétiens-démocrates (CDU) d’Armin Laschet, le dauphin d’Angela Merkel (24,1 %), suivis par les Verts d’Annalena Baerbock (14,8 %). Avec un score aussi serré, les partis doivent maintenant s’entendre pour former le prochain gouvernement de coalition. En France, le gouvernement ne redoute pas de changement de ligne mais se dit prêt à s’adapter. « Les trois partis qui arrivent en tête sont pro européens, engagés et assumés. Il y aura sûrement des différences, des difficultés parfois dans les discussions avec la France dans les prochains mois », a déclaré Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes au micro de Caroline Roux. « Les discussions doivent commencer dès maintenant », a-t-il estimé. Ouvert à la discussion, le gouvernement français « travaillera de manière européenne avec tout le monde », a assuré le responsable.
Parmi les sujets en jeu : la question du nucléaire mais aussi la flambée des prix de l’énergie. Bruno Le Maire a récemment estimé qu’il fallait revoir la manière dont sont établis les prix de l’énergie et notamment l’indexation du prix du gaz sur celui de l’électricité. « La principale cause de cette flambée est la reprise économique à l’échelle mondiale. En France, notre bouquet énergétique est très décarbonée grâce au nucléaire notamment, et il y a un alignement sur certains prix notamment celui du gaz. C’est un point que nous allons essayer d’ajuster », a affirmé Clément Beaune. « Grâce à l’énergie nucléaire, nous avons des prix de l’énergie qui, comparé à nos voisins, même avec l’augmentation, restent beaucoup plus bas. Les règles européennes doivent mieux refléter cet avantage français qui a été notre investissement dans le nucléaire », a-t-il précisé.
La France, leader de l’Europe ?
Le 1er janvier 2022, la France prendra la présidence tournante de l'Union européenne. Avec le départ d’Angela Merkel, Emmanuel Macron devient-il l’homme fort de l’Europe ? « Cela nous aide à assumer une responsabilité supplémentaire », a reconnu le responsable politique avant de tempérer. « En Europe si vous êtes fort tout seul cela ne sert pas à grand chose, car vous ne faites pas de réformes. Il y a un intérêt français à avoir vite un gouvernement allemand fort en place ». Durant sa présidence, le gouvernement français espère faire passer plusieurs priorités. Parmi elles : un salaire minimum européen, la régulation des GAFA ou encore l’unification du prix du carbone.


6 - Olivier Dussopt - 22 septembre 2021
Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics, est l’invité des 4 Vérités sur France 2 mercredi 22 septembre 2021.
Le budget 2022, le dernier du quinquennat, va être présenté en Conseil des ministres le mercredi 22 septembre. À sept mois de la prochaine élection présidentielle, le projet de loi Finance 2022 fait déjà grincer des dents à gauche, comme à droite. « C’est un budget qui accompagne la relance économique. Nous avons une croissance à 6% cette année. C’est une des croissances les plus fortes d’Europe », a affirmé Olivier Dussopt, ministre délégué, chargé des Comptes publics au micro de Caroline Roux, mercredi 22 septembre. Les objectifs ? « Revenir à un niveau plus normal, soutenable, de dépense publique avec l’arrêt des aides d’urgence, puisque c’est la signification de la sortie de crise, et l’accompagnement de la reprise avec la mise en œuvre d’un plan de relance », a-t-il précisé. Ce budget sera présenté sans le plan d’investissement qui devrait avoisiner les 30 milliards d'euros sur plusieurs années afin de financer l'innovation et les filières d’avenir. « Faisons les choses dans l’ordre », a indiqué le responsable qui a ensuite répondu à l’opposition taclant le gouvernement d’avoir élaboré « un budget de campagne ». « Nous avons un budget qui se caractérise par des engagements qui sont tenus mais aussi par une certaine normalisation après la période du 'quoi qu’il en coûte qu’on a connu' ».
À droite, Éric Woerth le président LR de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale, a qualifié ce plan ce budget « d’euphorie financière » dans les colonnes du Figaro. De son côté Xavier Bertrand a lui aussi décrit attitude qu’il estime « absolument irresponsable ». « Nous sommes dans une voie de normalisation et nous voulons éviter de faire la même erreur qu’en 2010 qui consistait à revenir très vite dans une épure budgétaire, presque austéritaire, au risque d’étouffer la croissance et c’est ce qui s’est passé. De plus, les ménages ont été étouffés par le matraquage fiscal ». Le responsable l’a assuré : il n’y aura pas d’augmentation d’impôts. « Il n’y a pas d’austérité, mais il y a du sérieux. Le sérieux c’est faire en sorte qu’en-dehors du plan de relance, les dépenses ordinaires de l’État ne progressent pas trop rapidement. Nous allons les contenir pour préparer l’avenir », a-t-il précisé.
Dans ce contexte, le gouvernement poursuit sa baisse massive d’impôts, notamment sur les sociétés. « Ça permet à l’économie d’être compétitive. À l’échelle du quinquennat, les impôts auront baissé de 50 milliards d’euros, c’est la première fois. Cela comprend une réduction de 25 milliards pour les entreprises, 25 milliards pour les ménages avec la suppression de la taxe d’habitation et la baisse de l’impôt sur le revenu. C’est une baisse historique à l’échelle d’in quinquennat », a indiqué Olivier Dussopt, optimiste sur la capacité des entreprises à rembourser les aides qu'elles ont reçu pendant le confinement tout en prévoyant un dispositif d'accompagnement.


191 - Jean-Marc Governatori - 11 septembre 2021
<p> Samedi 11 septembre 2021, Jean-Marc Governatori, un des cinq candidats à la primaire écologiste en vue de la prochaine élection présidentielle était l’invité des 4 Vérités sur France 2. </p>
<p>Vendredi 10 septembre, Agnès Buzyn a été mise en examen « pour mise en danger de la vie d’autrui » et a été placée sous le statut de témoin assisté pour « abstention volontaire de combattre un sinistre ». L’ancienne ministre de la Santé est accusée de ne pas avoir pris la mesure de l’ampleur de l’épidémie du coronavirus dans les premières semaines de la pandémie. Au cœur de l’enquête : sa gestion de la crise sanitaire. Depuis le début de l’épidémie en mars 2020, près de 18 000 plaintes ont été enregistrées. Les plaignants dénoncent un manque d’anticipation dans la prise en charge des malades. Au micro de Jeff Wittenberg, Jean-Marc Governatori a largement approuvé cette décision. D’autres personnalités politiques pourraient aussi être entendues par la Cour de justice de la République. Parmi eux, l’actuel ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran ou encore l’ancien Premier ministre Edouard Philippe. </p>
<p>A l’heure actuelle, deux tiers des Français sont aujourd’hui vaccinés. Or, le centriste écologiste s’est toujours montré sceptique à l’égard de la politique vaccinale du gouvernement, en particulier sur l’instauration du pass sanitaire qui a notamment permis d’éviter la quatrième vague redoutée. « Que des millions de Français se vaccinent c’est très bien », estime l’écologiste, avant de nuancer. « Mais qu’on oblige d’autres Français à se vacciner, je ne suis pas favorable. Je suis pour la liberté vaccinale et défavorable au pass sanitaire parce qu’il divise, il discrimine, il viole le secret médical et par ailleurs, peut poser problème au sport, à la culture, aux bars et aux restaurants…. ». Il n’exclut pas de se rendre à des manifestations contre le vaccin anti-Covid-19 qui sont prévues dans la journée de samedi 11 septembre. </p>
<p><u><strong>S’adresser à tous les électorats</strong></u><u> </u></p>
<p>Le premier tour des primaires écologistes aura lieu du 16 au 19 septembre et le second du 25 au 28 septembre. Face à Jean-Marc Governatori, Sandrine Rousseau, Delphine Batho, Yannick Jadot, Éric Piolle seront également en lice. « Je représente l’écologie au centre. (…) La notion de responsabilité est importante. Chacun de nous a une part de co-responsabilité dans ce qu’il se passe », a-t-il déclaré. Le candidat veut s’adresser « à tous les électorats ». « Depuis 30 ans Europe Ecologie Les Verts cultive l’écologie à gauche. Cela nous empêche d’avoir un électorat national. Cela nous sectarise », a-t-il estimé. « Ca tue l’écologie que de la sectoriser à gauche », a-t-il renchéri. S’il se montre un peu moins sévère que ses concurrents concernant le bilan écologique du quinquennat d’Emmanuel Macron, Jean-Marc Governatori estime néanmoins qu’il « faut mieux faire ». </p>
<p>Proche de Francis Lalanne, défenseur des gilets jaunes en 2018 mais favorable à rallier Renaud Muselier lors des dernières élections régionales en PACA, qui avait créé la polémique en voulant se rapprocher de La République en Marche, Jean-Marc Governatori, issu du monde entrepreneurial et nouveau venu sur la scène politique, a souvent été taxé « d’être opportuniste ». « Ce qui compte c’est le projet de société et l’engagement citoyen », a-t-il martelé. S’il est élu à l’élection présidentielle, il souhaite créer « une assemblée nationale de citoyens tirés au sort, qui sera une troisième chambre et qui, au même titre que le Sénat et l’Assemblée des députés, proposera et votera des lois », a-t-il conclu. </p>


190 - Olivier Véran - 9 septembre 2021
<p> Caroline Roux reçoit Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé dans les 4 Vérités. </p>
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<p>Le Conseil des ministres s’est tenu le 8 septembre 2021 avec pour programme la réforme de l'assurance-chômage, le revenu d'engagement pour les jeunes et le plan d'investissement baptisé « France 2030 ». Le ministre de la Santé Olivier Véran assure que la réforme des retraites n’est pas définitivement enterrée. « Une réforme des retraites est nécessaire parce que le système est aujourd’hui déséquilibré, incompréhensible et illisible. L’engagement qui a été pris de toucher à ce système des retraites n’a pas été abandonné. La question c’est la nature de cette réforme », a-t-il indiqué. Tandis que la pandémie est toujours au premier plan, le ministre des Solidarités et de la Santé n’a pas indiqué sa mise en place : « Nous la ferons quand nous pourrons […] d’un point de vue épidémique c’est compliqué de mettre ce dossier sur la table », a déclaré le responsable politique avant de poursuivre « Nous verrons dans les prochaines semaines s’il y a lieu d’amorcer cette réforme. Il reste 200 jours pour agir, réformer et transformer ». </p>
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<p><u>Élection 2022 : quelle sera la feuille de route d’ici la fin du quinquennat ?</u></p>
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<p>D'après le sondage Ifop-Fiducial pour LCI et Le Figaro du 6 septembre 2021, Emmanuel Macron et Marine Le Pen seraient les deux personnalités politiques présentes au deuxième tour, dans toutes les configurations confondues. Caroline Roux interroge le ministre de la Santé sur les réformes envisagées d’ici la fin du quinquennat. « Nous voulons tenir compte de ce que la crise sanitaire nous a donné comme enseignement. (…) Au fil des semaines qui vont s’égrainer je ferai des annonces, une ou deux par semaine qui vont concerner les Français dans leur quotidien », a assuré l’ancien député. En ce qui le concerne, le Conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes annonce la gratuité de la contraception pour toutes les femmes jusqu’à 25 ans. « Il y aura une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique, de la consultation de prescription et de tous les soins qui sont liés à cette contraception ». Jusqu’à présent la contraception était gratuite pour les mineures âgées de 15 à 18 ans mais forcé de constater qu’il y a « un recul de la contraception chez certaines jeunes femmes. Le premier motif, c’est le renoncement pour des raisons financières. C’est insupportable que certaines jeunes femmes qui le souhaitent, ne puissent pas se protéger parce que ça leur coûte trop cher ». Cette nouvelle mesure représentera un effort de 21 millions d’euros.</p>


189 - Christian Estrosi - 7 septembre 2021
<p>Caroline Roux reçoit Christian Estrosi, maire de Nice dans les 4 vérités. </p>
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<p>L’heure est au deuil avec la mort de Jean-Paul Belmondo. Faut-il des obsèques nationales ? « J’appartiens à une génération qui se rappelle l’avoir vu être acteur dans notre cité » se remémore avec émotion Christian Estrosi. La ville de Nice rendra un dernier hommage à l’acteur iconique jeudi 9 septembre déclare le maire de Nice qui revendique par ailleurs « un hommage national ». </p>
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<p><u><strong>Attentat du 13-Novembre : un procès historique </strong></u></p>
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<p>On se souvient de l'attentat du 13-Novembre qui a endeuillé la France et crée une vive émotion à travers le monde. Le 14 juillet 2016, c’est la ville de Nice qui a été la cible d'un terroriste. Un camion a foncé dans la foule lors du feu d'artifice annuel et a provoqué la mort de 86 personnes sur la promenade des anglais. Alors que le procès touche à son but, quelles sont les attentes de Christian Estrosi ? « Pour les familles, ce procès est indispensable [...] pour que nous rentrions dans cette phase de résilience et poursuivre ce long chemin ». Pour ce sportif adepte de motocycle ce doit être « un chemin pour la vérité face à la barbarie ». « Nous sommes supérieurs parce que nous avons des valeurs universelles », poursuit-il. Au fil de plusieurs années d’enquête acharnée, quelles ont été les failles du système ? Pour le président délégué du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, il ne fait nul doute que « nos services de renseignement, de défense et nous-même (maires et acteurs des territoires) avons pu regarder ce qui faisait la fragilité de notre société ». Selon Christian Estrosi, il est normal que les responsables publics puissent apporter leur part d’explications même si ces derniers sont confrontés à une certaine part d’impuissance lorsque « l’islamisme terroriste frappe ». L’ancien député s’étonne qu’on ne puisse pas encore faire usage de l’intelligence artificielle pour contrecarrer le terrorisme et surveiller les fichés S. En cause, la CNIL qui nous interdit d’utiliser ses « armes ». Pour Christian Estrosi, le problème est bel et bien de réformer, en témoigne les dernières décisions cassées au Conseil constitutionnel. « Notre condition pour l’adapter est que nous ne menions plus la guerre avec les armes de la paix » déclare le maire de Nice. </p>
<p>Autre décision de justice qui concerne cette fois le tribunal de justice de Nice, on parle de l’expulsion d’une mère de famille de son HLM après la condamnation de son fils de 19 ans pour trafic de drogue. Le premier adjoint assume cette décision « C’est d’abord le maire qui assume » explique Christian Estrosi. Mais peut-on réellement condamner des individus pour des actes qu’ont commis leurs proches ? « C’est une décision de justice » tranche sévèrement l’ancien ministre chargé de l’Industrie « on en a ras-le-bol de voir qu’une famille puisse pourrir la vie des locataires » avant de poursuivre « nous avons enfin obtenu une décision de justice qui fera jurisprudence et je vous prie de croire que ça va pas s’arrêter là ». Avec un plan de rénovation urbaine considérable, l’ex-membre LR souhaite obtenir la quiétude dans la cité niçoise. </p>
<p>Tandis que la droite prend un virage inattendu, Christian Estrosi n'exclut par une dérive du parti républicain. Côté FN, « Eric Zemmour est un ersatz de l’extrême droite et du Front National » s’exclame Christian Estrosi. Une absence de têtes d’affiche au sein même de la droite qui pousse le camp LR à se rapprocher d’Emmanuel Macron. </p>
<p>Retraites : faut-il supprimer les régimes spéciaux avant la fin du quinquennat ? « Nous sommes face à des incertitudes, on sort d’une quatrième vague, on ne sait pas si la rentrée scolaire ne va pas provoquer une 5ème vague », pour l’ancien secrétaire d’État chargé de l’Outre-Mer ce n’est pas une priorité. Il s’aligne sur le plan énoncé par le président de la République à savoir la protection des Français.<


188 - Valérie Pécresse - 6 septembre 2021
<p>Caroline Roux reçoit Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Ile-de-France et candidate à la primaire de droite. L’élue LR a affiché son souhait de représenter son parti pour l’élection présidentielle de 2022 dans les 4 vérités.</p>
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<p><u>13-Novembre, le procès du siècle</u></p>
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<p>La cour de justice de Paris va juger pendant 9 mois les hommes accusés d’avoir joué un rôle dans les attentats du 13-Novembre. « Le 13-Novembre a endeuillé la France et bouleversé les Français et les victimes n’ont pas été choisies au hasard. C’est une guerre de civilisation que les terroristes mènent avec ces attentats du Bataclan. (…) Il faut que la société française sorte de ce procès en étant armée face à cette menace » explique Valérie Pécresse. Dans son programme, l’ancienne porte-parole du gouvernement a d’ailleurs prévu de renforcer la sécurité et la lutte contre les réseaux islamistes. « Face à l’islamisme, il faut aller beaucoup plus loin, beaucoup plus fort. 22 000 personnes fichées par l’anti-terrorisme pour radicalisation islamisme dont 1/4 sont étrangères. Il faut ranimer une procédure qu’on utilisait il y a une dizaine d’années qui s’appelle l’expulsion en urgence pour motif d’ordre public » s’exclame la présidente du Conseil régional d’Ile-de-France. Elle ajoute qu’il faut qu’il puisse y avoir « une condamnation possible dans le code pénal celle d’intelligence avec l’ennemi ».</p>
<p>Valérie Pécresse défend que la contrainte de porter le voile doit faire l’objet d’une pénalisation. « Aujourd’hui, nous avons des femmes à qui on impose le port du voile, ce n’est pas un vêtement comme les autres, il y a un phénomène d’emprise masculine que ce soit le mari ou le père. Il faut que la République soutienne les femmes qui sont sous cette contrainte. »</p>
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<p><u>Économie, la reprise et après ?</u></p>
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<p>La crise de la Covid-19 a entraîné une crise sanitaire, sociale et économique sans précédent. Cependant, les prévisions de croissance pour 2021 ont été portées de 5,5% à 5,75% par la Banque de France.</p>
<p>À ce sujet, l’ancienne député constate que « si la croissance revient, c’est aussi parce que nous avons eu la pire récession d’Europe. Il reste encore des tas de secteurs qui sont à terre à cause du Covid. (…) Sur la réforme des retraites, le président se rend compte que son bilan va être très médiocre, c’est pour cela qu’il reprend cette réforme ».</p>
<p>Alors que dans les sondages, le duel Macron-Le Pen demeure d’actualité, Valérie Pécresse reste optimiste et envisage même une remontée. « La droite peut l’emporter car ses solutions sont les bonnes pour le pays, on parle de terrorisme, respect et d’autorité et là on parle de réforme des retraites. Ce que je pense, c’est que les Français préfèreront l’original à la copie c’est-à-dire une vraie politique de droite ».</p>


187 - Jean-Yves Le Drian - 31 août
<p>Jean-Yves Le Drian est l’invité de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités sur France 2 le mardi 31 août 2021.</p>
<p>Le ministre des Affaires étrangères a notamment fait le point sur la situation actuelle en Afghanistan suite au retrait définitif des troupes américaines, avec 24 heures d’avance. « C’est un coup dur incontestablement, qui est sans doute due à un manque d’anticipation, un manque d’appréciation de la situation », a estimé le ministre, qui est aussi agrégé d’Histoire contemporaine, avant d’appeler à la prudence afin d’éviter les « raccourcis historiques ». Sur la situation, l'homme politique a par ailleurs constaté des problèmes opérationnels. « Il y a eu un problème de prise en compte de la réalité de ce qu’était le territoire afghan, de ce qu’était le pouvoir afghan qui a pris la fuite dès la première intervention, et sur la solidité de l’armée afghane qui n’était pas au rendez-vous », a-t-il analysé. Et de poursuivre : « Ces quinze derniers jours ont été extrêmement surprenants dans la rapidité et l’efficacité de la prise de pouvoir par les talibans ».</p>
<p>Dans la foulée, le ministre a également adressé sa solidarité au peuple afghan en les invitant à « poursuivre leur propre gouvernance ». Concernant les exfiltrations des Afghans éligibles, Jean-Yves Le Drian assure que la France a anticipé leur rapatriement dès le mois de juillet. Il a également rappelé que la France était au contact des « Afghans qui sont en danger ». Combien sont concernés ? « Plusieurs milliers de personnes que nous avons répertorié et avec qui nous continuons à être en lien », a indiqué l’élu.</p>
<p>Sur le sujet, la France s’est montrée favorable à la constitution d’une zone de sécurité afin de pouvoir assurer les rapatriements de réfugiés, notamment dans les pays voisins et de la région. « Une résolution du Conseil de sécurité a été adoptée cette nuit. Elle exige que la plateforme aéroportuaire soit sécurisée et que l’accès à cette plateforme soit assuré par les autorités de fait, qui sont les talibans », a déclaré l’ancien ministre de la Défense, qui s’attaque désormais à sa mise en œuvre. « Il faut trouver une solution pour la gestion de la plateforme notamment avec les Turcs et les Qataris ». L’objectif ? « Exiger des talibans que l’accès à l’aéroport soit sûr ».</p>
<p><u><strong>Comment aider les réfugiés ? </strong></u></p>
<p>Faut-il aider ces réfugiés ? Le ministre est clair : « Oui, il faut les aider. C’est l'urgence ». « Le haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies doit prendre en considération cette donnée. Il faut aider à seconder les efforts des pays d’accueil, qui sont généralement les pays voisins », a-t-il affirmé. Et de préciser : « Il risque d’y avoir des mouvements de population importants, de personnes qui cherchent l’exil. Ils vont essentiellement dans les pays limitrophes, il faut les aider », a conclu le ministre qui s’est dit favorable à maintenir une pression internationale et financière sur les talibans afin que les actes demandés par le Conseil de sécurité soient posés ». </p>


186 - Eric Ciotti - 30 août 2021
<p>Le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti était l’invité des 4 vérités sur France 2, lundi 30 août 2021,</p>
<p>Dimanche 29 août dans la soirée, le président de la République Emmanuel Macron s’est exprimé devant les Français concernant la situation en Afghanistan. Il a notamment annoncé la mise en place de zones protégées pour poursuivre les évacuations humanitaires. « J’ai trouvé cette intervention à la fois naïve et manquant de courage », a réagi celui qui a récemment annoncé sa candidature à la primaire des Républicains. Et de poursuivre : « Reconnaître les talibans comme un interlocuteur valable est déjà pour moi une faute. Mais ce n’est pas la seule. L’Occident dans son ensemble a subi une défaite terrifiante et laisse aujourd’hui se constituer un état terroriste, un émirat islamiste, qui aura des conséquences terribles y compris sur notre territoire », a-t-il estimé au micro de Caroline Roux. Sur ce sujet, l’élu demande au chef de l’État de prendre ses responsabilités. « Il est toujours dans une sorte d’équilibrisme. Ce que je souhaite et j’attends du président de la République c’est du courage et qu’il protège les Français. On ne peut pas tout dire en même temps, selon la formule qui symbolise l’impuissance de ce pouvoir ». Le député des Alpes-Maritimes a notamment évoqué la question des flux migratoires qui selon lui sont « sources de danger » et « peuvent conduire à des menaces terroristes ». « Il faut avoir le courage de le dire », a-t-il martelé. </p>
<p>Récemment Éric Ciotti et d’autres parlementaires ont lancé un appel afin de demander l’armement de l’opposition par la France. Une proposition qui n’a pas été évoquée dans l’allocution d’Emmanuel Macron. « On a des hommes extrêmement valeureux autour d’Ahmad Massoud, le fils du commandant Massoud. Ils sont les combattants de la liberté. L’Occident doit les soutenir. (…) Cette absence de réponse traduit une certaine lâcheté », a-t-il déploré. </p>
<p><u><strong>Cap sur l’élection présidentielle </strong></u></p>
<p>Sur le plan national, le parti Les Républicains, lance, le lundi 30 août 2021, une consultation auprès de ses électeurs et sympathisants afin de déterminer le meilleur moyen de départager les 4 candidats déclarés à la primaire de droite. « Le pays attend des solutions de droite. Or, il n’y a pas, à droite, de leader naturel qui s’impose, comme ce fut le cas avec Nicolas Sarkozy en 2007. Il faut un mode de sélection, de rassemblement et débattre sur des idées fortes par rapport à la situation du pays ». Cependant il est clair : il n’y pas de conflit entre les candidats. « On s’entend tous bien, mais le temps fera son œuvre. Quand les choses seront cristallisées, il y aura un candidat de la droite républicaine ». Son objectif : « casser le duo Marine Le Pen - Emmanuel Macron » et « offrir un vrai candidat avec des idées de droite ». Concernant la candidature d’Éric Zemmour, l’homme politique est sûr de lui. « Seul un candidat issu de la droite républicaine et des Républicains pourra casser cette alternative qui n’apporte rien de bon au pays », a-t-il conclu. </p>


25 - Eric Piolle - 30 juin 2021
<p>Caroline Roux reçoit Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, qui se lance dans la bataille des primaires écologistes. Il vient détailler son ambition, sa démarche et se raconte dans un livre intitulé « De l’espoir ! Pour une République écologique » publié aux éditions Les Liens qui libèrent.</p>
<p><u><strong>Primaires, Piolle se lance</strong></u></p>
<p>Depuis sa réélection lors des municipales, Éric Piolle, le maire Europe Écologie les Verts de Grenoble ne cache pas ses ambitions nationales. À de nombreuses reprises, il a défendu dans les médias, les candidats de son parti lors des élections régionales.</p>
<p>« On ne se dit pas c’est mon tour, ce n’était pas un projet de vie. J’ai travaillé 18 ans dans l’industrie et je me suis investi tard à 37 ans », explique-t-il avant d’ajouter : « il faut une vision pour la France, les écologistes portent une vision, c’est celle que je trace dans ce livre, « De l’espoir ! Pour une République écologique » publié aux éditions Les Liens qui libèrent, que je sors aujourd’hui ».</p>
<p>Mais qui est Éric Piolle ? Que nous dit ce livre ? « Ils apprendront à me connaître. Je viens porter ma sincérité de mes engagements depuis tout jeune dans l’Éducation et l’éducation populaire auprès d’enfants sans papier, auprès de l’ensemble de la commune dans laquelle j’ai été » annonce le candidat à la primaire verte.</p>
<p>« Je me sens descendant de ces générations d’écologistes. En 1974, 2 ans après le rapport du club de Rome, ce premier rapport qui nous disait « cher amis une croissance infinie dans une monde finie ça n’a aucun sens et en plus cela va détruire l’humanité ». Nous sommes aujourd’hui une génération qui nous disons aujourd’hui que nous pouvons exercer le pouvoir » défend le maire EELV de Grenoble.</p>
<p>Cela fait depuis 1974 que les écologistes tentent d’accéder aux responsabilités. « Ils ont été dans leur temps, c’était un temps de lanceur d’alerte et de contre-pouvoir. Je suis dans mon temps, c’est le temps de l’exercice du pouvoir parce que nous sortons de 40 ans d’impuissance des pouvoirs successifs et le mandat du président de la République, Emmanuel macron, est un mandat d’impuissance avec peu de réformes, un recul sur le climat, il n’a pas non plus été un rempart face à l’extrême droite » s’exclame l’homme politique français.</p>
<p>« L’écologie nous fracture, y compris moi-même, nous sommes tous pris dans cette société de consommation et à la fois nous sentons bien que nous devons faire autre chose pour nous, pour nos enfants mais en plus nous vivrons mieux d’avoir fait cela » défend l’invité de Caroline Roux.</p>
<p><u>Écologie, la primaire c’est parti</u></p>
<p>Yannick Jadot s’apprête à se lancer également dans les primaires EELV, on présente Éric Piolle comme un anti-Jadot. D’autres noms sont annoncés comme Julien Bayou, le secrétaire national du parti. « Nous faisons partie de la même famille politique donc nous ne nous opposons pas aux autres. Chacun amène ses qualités, les miennes c’est j’ai 18 ans d’exercice de direction dans le privé, j’ai été maire, j’ai gagné, porté des campagnes, regagné et donc montré que cela marchait. C’est ça que je viens apporter aujourd’hui dans cette primaire écologiste et dans la présidentielle » finit par expliquer Éric Piolle.</p>


185 - Bruno Retailleau - 28 juin 2021
<p>Ce lundi 28 juin, au lendemain du second tour des élections régionales, Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, était l’invité des 4 vérités sur France 2.</p>
<p>Dimanche 27 juin 2021, la droite a tenu ses positions dans sept régions, faisant d’elle la principale force d’opposition. Cela lui donne certaines ambitions pour l’élection présidentielle de 2022.<br>
Néanmoins, ce dernier scrutin a surtout été marqué par un très fort taux d’abstention, et le second tour n’a pas connu de sursaut de participation. « C’est la responsabilité des élus, et non des électeurs. (…) Il y a un échec collectif. Trop de promesses trahies, trop de réformes abandonnées ou oubliées, trop de référendums piétinés parfois… Il y a une responsabilité particulière d’Emmanuel Macron », a estimé le sénateur de Vendée au micro de Caroline Roux. Et d’ajouter : « Cela devrait déjà guider Emmanuel Macron qui ne tirera aucune leçon de ces résultats. (…) Il faut arrêter de diviser les Français. Le ‘en même temps’ divise les Français, il creuse les fractures françaises. Il devrait faire des réformes. Il a été élu, c’était sa grande promesse pour l’efficacité, pour la transformation. Et bien qu’il transforme, qu’il fasse des réformes à compter par la première : celle des retraites ».<br>
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<p>Ces élections ont aussi montré l’échec du Rassemblement national qui n’a remporté aucune région. « Les électeurs ne veulent pas le face-à-face qu’on voudrait leur imposer qui serait le face-à-face qu’on a connu sans cesse au deuxième tour des dernières présidentielles. On doit pouvoir porter un projet alternatif », a expliqué l’élu qui appelle cependant à la prudence. « Attention à ne pas trop triompher. On a eu de bons résultats mais le succès aux territoriales ne veut pas dire automatiquemnt, le succès à la présidentielle. La droite est majoritaire mais rien n’est joué ». Concernant le Rassemblement national à la prochaine présidentielle : « Les Français ne veulent pas lui donner les clés de la porte France. Il y a ce plafond de verre qui concerne la compétence, la démagogie. Il <em>(le RN NDLR) </em>ferait plus de mal de que de bien », a-t-il renchéri sur le sujet.</p>
<p><u>Qui pour incarner la droite ? </u></p>
<p>Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez… La droite a-t-elle un candidat naturel en vue de la prochaine élection présidentielle ? « Il n’y a pas de candidat naturel. On a des candidats qui se sont bien placés. Il ne faut pas disperser cette victoire, il faut au contraire l’amplifier », a déclaré l’homme politique qui estime que l’union de la droite est le seul moyen de l’emporter. « Il y a une responsabilité et nous devons être à la hauteur de l’enjeu. Seule la droite peut perturber le face-à-face entre E. Macron et M. Le Pen », a-t-il rappelé. Et de poursuivre : « On doit se parler, on doit composer cette équipe "France" ».</p>
<p>Bruno Retailleau souhaite également une ligne claire pour la droite. « Les électeurs ne veulent pas la confusion, ils veulent une droite de conviction ». Pourtant, hier soir, Xavier Bertrand a réitéré son acte de candidature sous l’étiquette de son propre mouvement. « Parlons-nous. Je crois que là on peut se rassembler. Chacun sent bien qu’il y a une responsabilité qui pèse sur ses épaules. Si on est désunis, alors ce sera terminé », a-t-il conclu.</p>


184 - Eva Sas - 25 juin 2021
<p>Jeff Wittenberg reçoit Eva Sas, porte-parole d’EELV.</p>
<p><u>EELV, à gauche toute ?</u></p>
<p>80% des jeunes ne se sont pas rendus aux urnes pour les élections régionales. Cette classe de la population est l’un des viviers de l’électorat de EELV. « C’est la crise sanitaire, c’est le report des élections mais il y a plus profondément un désamour de la politique qui peut être une perte de confiance dans la parole publique qui doit nous remettre en cause tous » dénonce Eva Sas, porte-parole d’Europe écologie les Verts.</p>
<p>« Il faut aller leur parler, sur tous les réseaux y compris les réseaux sociaux parce que cela fait partie des nouveaux canaux avec lesquels on peut échanger avec les jeunes » l’élue EELV et d’ajouter « Il y a moins d’intérêt pour les élections régionales et c’est dommage car en tout cas en matière de transition écologique, c’est un levier très important donc il faut pouvoir intéresser l’ensemble de la population à ces élections ». </p>
<p>Il y a au moins deux régions où Europe Ecologie les Verts jouent un premier rôle : en Ile-de-France et les Pays de Loire. Dans les deux cas, il leur a été reproché d’être alliés à LFI. « On ne partage pas tout avec La France insoumise mais en tout cas, nous sommes en capacité de nous mettre d’accord sur un projet » s’exclame Eva Sas dont le leader d’EELV, Yannick Jadot, a plus que des différences avec Jean-Luc Mélenchon. </p>
<p>Des personnalités venues de la gauche comme Manuel Valls, l’ancien Premier ministre sous François Hollande ou encore Jean-Paul Huchon, l'ancien président socialiste de la région Île-de-France, appellent à voter pour Valérie Pécresse. « C’est pathétique, on a vraiment l’impression d’une classe politique ancienne qui a perdu ses mandats et qui a envie de se faire entendre même de façon négative » défend la porte-parole d’EELV.</p>
<p>Eva Sas est une des partisanes de Yannick Jadot pour la présidentielle de 2022. « Il va se déclarer dans le cadre de la primaire, chaque élection est importante pour les écologistes. Les régionales ne sont pas un tremplin, c’est une étape » défend Eva Sas. </p>
<p>« Je pense aujourd’hui que les écologistes sont dans une autre phase, qu’ils sont en capacité de gouverner et qu’ils vont choisir celui qui est en capacité de remporter cette élection. Je pense que Yannick Jadot est en capacité de rassembler bien au-delà de son camp et de faire le meilleur score à la présidentielle » finit par expliquer l’invitée de Jeff Wittenberg.</p>


183 - Alexis Corbière - 24 juin 2021
<p>Dans les 4 vérités ce jeudi 24 juin 2021, Caroline Roux reçoit Alexis Corbière, député France insoumise dans la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis.</p>
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<p>Régionales : la charge contre LFI</p>
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<p> À quelques jours du second tour des élections régionales, les personnalités politiques sont de plus en plus nombreuses, à gauche comme ailleurs, à prendre leurs distances avec Jean-Luc Mélenchon. Mercredi sur ce plateau des 4 vérités, c’est la socialiste Laurence Rossignol qui a laissé entendre que le chef de file de la France insoumise serait un frein à la victoire de la gauche. « Aucune modestie de leur part, c’est la faute aux autres », commente Alexis Corbière, faisant référence au bilan de l’ancienne ministre de François Hollande. </p>
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<p>Le député LFI dans la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis en profite pour railler Manuel Valls, qu’il surnomme « Monsieur Carnavalls », un homme « détesté en France, détesté en Catalogne ». L’ancien Premier ministre avait en effet appelé, sur Twitter, à ne pas voter pour la liste d'union de la gauche de Julien Bayou, incluant La France Insoumise, dimanche au second tour des régionales en Ile-de-France.</p>
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<p>« C’est un homme qui a perdu tout sens de la réalité et qui vient, monsieur Carnavalls, faire son tour en nous insultant avec les mots de la droite et de l’extrême droite, dénonce Alexis Corbière. C’est l’idiot utile de la droite et de l’extrême droite ». « Vous avez des gens qui font le tour des plateaux média pour nous insulter, ajoute-t-il. J’en ai assez parce que moi je suis un Républicain. J’en ai assez que des gens se permettent de dire que nous serions des ennemis de la République ».</p>
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<p>Abstention, et maintenant ?</p>
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<p>Alors pour battre Valérie Pécresse en Île-de-France et faire barrage au Rassemblement national ailleurs, quelles sont les consignes de vote ? « Allez voter et pas une voix pour l’extrême droite, résume l’homme politique de 52 ans. Après je vais vous dire, on ne demande pas aux fabricants de cigarettes de lutter contre le tabagisme. Je peux comprendre que les fabricants de voix d’extrême droite ne sont pas les mieux placés des fois pour lutter contre l’extrême droite et que beaucoup de mes amis ont du mal parfois à aller voter pour untel ou untel ».</p>
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<p>Interrogé sur le problème de l’abstention, Alexis Corbière rappelle le programme défendu depuis des années par la France insoumise. « Nous portons avec Jean-Luc Mélenchon l’idée de passer à une Sixième République, précisément une République où les citoyens ont des droits nouveaux, pour qu’ils aient envie d’aller voter ». Parmi ces nouveaux droits, il souhaiterait notamment la mise en place de « la reconnaissance du vote blanc, pourquoi pas la possibilité de révoquer les élus, pourquoi pas des référendums d’initiative citoyenne ».</p>
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<p>L’enjeu est désormais de réconcilier les Français avec les urnes, à moins d’un an de l’élection présidentielle. « En République, le souverain c’est le peuple. Quand il ne vient plus voter, on n’est plus en République et peut être même plus en démocratie, avance Alexis Corbière. Il faut qu’on redonne le goût de voter, que cette campagne électorale soit propre, politique, qu’on discute de choses sérieuses ».</p>


182 - Christian Estrosi - 22 juin 2021
<p>Caroline Roux reçoit Christian Estrosi, maire de Nice, qui fait campagne aux côtés de Renaud Muselier en PACA alors même que le second tour s’annonce serré face au Rassemblement national.</p>
<p>Lundi 21 juin 2021, jour de la fête de la musique, de nombreux incidents ont eu lieu. « Oui malheureusement nous n’avons pas encore pris conscience que nous ne sommes pas encore sortis de la crise sanitaire. J’en appelle à la prise de responsabilité de chacun. Rien ne nous dit que fin août, nous ne serons pas au même point que l’année dernière » reçoit Christian Estrosi, maire de Nice.</p>
<p><u>PACA, le retour du front républicain</u></p>
<p>Le candidat de gauche a retiré sa liste le 21 juin pour faire barrage au Rassemblement national. « Nous avons connu cette situation en 2015, j’ai affronté Marion Maréchal Le Pen dans la région Sud. Nous avons eu la même étude de cet esprit de responsabilité qui nous a permis d’éviter le pire pour notre pays (…) On a besoin dans notre pays que tous les citoyens, qu'importe leur vote au premier tour, se sentent représentés » annonce le maire de Nice.</p>
<p>« Il y a un risque de victoire du Rassemblement national en PACA. Nous ne savons pas de quelle manière les abstentionnistes, trop nombreux, vont se prononcer dimanche prochain, voilà pourquoi il ne faut rien négliger » s’exclame Christian Estrosi et ajoute en parlant de l’économie du pays « Il suffit de voir un non programme qui est celui du Rassemblement national dans ce domaine ». </p>
<p>Près de 70% de personnes se sont abstenus d’aller voter le dimanche 20 juin 2021. « Pour moi c’est une crise démocratique majeure (…) J’ai fait partie d’une minorité de maires parce qu’aucune formation politique n’a de prise pour moi parce que je suis un homme libre. Notre job à nous aujourd’hui c’est de vacciner, j’ai besoin de mobilier mes troupes plutôt que d’organiser des bureaux de vote en cette période ».</p>
<p>« Ce n’était pas le bon rendez-vous » finit par expliquer Christian Estrosi qui ne pense pas que c’était une bonne idée de mettre deux élections en même temps.</p>


181 - Louis Aliot - 21 juin 2021
<p>Caroline Roux reçoit Louis Aliot, maire de Perpignan, alors que le Rassemblement national marque le pas pour ces élections régionales. Le parti de Marine Le Pen est lui aussi touché par l’abstention.<br>
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<p><strong>Régionales, le RN frappé par l’abstention</strong></p>
<p>Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, expliquait qu’il fallait « écouter les silences » quand 2/3 des Français ne se sont pas rendus aux urnes. « J’entends qu’ils ne comprennent pas très bien tous ces enjeux locaux dans une campagne qui suit un confinement qui a été vécu durement. La démocratie c’est aussi la démocratie locale, c’est la gestion du quotidien » explique Louis Aliot.<br>
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<p>Jusqu’à présent le Rassemblement national échappait à l’abstention, l’électorat était plutôt mobilisé. « Depuis 15 ans, l’abstention touche essentiellement les classes populaires et dans ces classes populaires, nous y avons un fort électorat » annonce le maire de Perpignan et ajoute en parlant de l’organisation du scrutin : « Cela peut expliquer localement les échecs, la campagne n’a pas intéressé et les Français se sont désintéressés de ces enjeux locaux ».<br>
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<p>Le candidat de gauche a décidé de maintenir sa liste en région PACA. « Il est cohérent. On ne peut pas dire aux électeurs qu’on ne peut pas voir Monsieur Muselier en peinture, que sa politique est mauvaise et au deuxième tour faire comme si on se retirait pour favoriser Monsieur Muselier. Ce qu’il faut, c’est se battre pour des idées, un programme et pas pour des questions<br>
politiciennes » s’exclame l’invité du plateau des 4 vérités.<br>
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<p>En 2015, le RN était en tête dans six régions durant les élections régionales, il y a un recul de neuf points à ce jour. Cela pourrait être dû à l’abstention. « C’est clairement nos électeurs qui ne sont pas allés voter. (…) L’enseignement national c’est sur le fait que deux Français sur trois ne se sont pas déplacés pour aller voter, cela est inquiétant » défend le maire de Perpignan. « Emmanuel Macron devrait tenir compte de ce scrutin. Il est au pouvoir, c’est son échec principal. Son parti LREM n’arrive pas à émerger. (…) On ne peut pas à la fois se plaindre et ne pas participer aux élections, il y a quelque chose qui est contradictoire » s’exclame Louis Aliot. Beaucoup disent que ces élections régionales sont une répétition générale de la présidentielle. « Je ne le crois pas, c’est le destin de la France qui se jouera » finit par expliquer l’invité de Caroline Roux.</p>


180 - Gérald Darmanin - 21 juin 2021
<p>Caroline Roux reçoit Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, après un scrutin qui marque une défaite sanglante de La République en marche. Il est la cible de nombreuses critiques sur l’organisation du scrutin.<br>
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<p><strong>Régionales, une défaillance d’organisation ?</strong></p>
<p>Le taux d’abstention a atteint un niveau record : 2/3 des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes. « Je pense qu’il faut toujours écouter les silences et y voir simplement des défauts techniques ou des Français qui n’auraient pas compris la question ce serait prendre des Français pour des idiots. Les Français, sont un grand peuple politique. Ils vont de moins en moins voter » explique le ministre de l'Intérieur. En effet, il y a 20 ans le taux de participation était de plus de 70% pour les élections régionales. « C’est pour cela que je me suis en partie engagé dans la vie politique à la fois la lutte contre le Front national et à la fois cette abstention. Je pense que c’est notre classe politique qui est distendue par rapport aux Français » défend l’homme politique avant d’ajouter. « Les jeunes qui ont entre 18 et 25 ans se sont abstenus à 87% le dimanche 20 juin, personne ne peut se réjouir de cela ».<br>
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<p>Gérald Darmanin est remis en cause personnellement depuis le scrutin de ce dimanche 20 juin, sur l’organisation même de celui-ci. « Les partis politiques et notamment l’opposition ont souhaité que l’on maintienne ces élections. Nous avons réussi à organiser ces élections. Bien sûr qu’il y a eu des problèmes de propagandes électorales. (…) C’est grave mais les Français, cela fait longtemps qu’ils s’abstiennent » s’exclame le ministre de l’Intérieur. L’association des maires de France et l’association des départements et régions de France évoquent une défaillance du service public et des conditions inacceptables sur l’organisation des élections. « Je ne partage pas cette attaque envers les fonctionnaires de notre pays. (…) Les Français veulent nous dire quelque chose, ils veulent nous dire qu’ils n’ont pas confiance en nous. Il faut qu’ils se réveillent, ces femmes et hommes politiques » annonce Gérald Darmanin.</p>
<p><strong>Régionales, le RN est en retrait… vraiment ?</strong><br>
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<p>« Une victoire du Rassemblement national aux régionales représenterait une marque satanique pour la région qui voterait Rassemblement national » avait défendu l'ancien maire de Tourcoing. Cependant, au soir du dimanche 20 juin a été annoncé le maintien de la liste d’union de la gauche. « Il y a un risque partout, tout peut arriver dimanche prochain dans n’importe quelle région. Je constate que quand la majorité présidentielle s’allie avec la droite, alors elle fait un très bon score. Il y a un grand risque que la région PACA aille au Front national et il faut évidemment le combattre » finit par expliquer l’invité de Caroline Roux.</p>


179 - Brice Teinturier - 18 juin 2021
<p>Jeff Wittenberg reçoit Brice Teinturier, directeur général délégué d’IPSOS, à 48 heures des élections régionales.<br>
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<p><u><strong>Régionales, les motivations des lecteurs</strong></u></p>
<p>« Il y a des thèmes qui se sont imposés, la délinquance est le premier sujet des Français. Et pourtant ce n’est pas une compétence régionale. D’autres thèmes importants : l’immigration et le chômage ou l’environnement » explique Brice Teinturier, directeur général délégué d’IPSOS avant d’ajouter : « Dans la mécanique du vote régional, nous avons beaucoup moins qu’en 2010 ou 2015, un vote sanction à l’égard du pouvoir en place (…) Les électeurs nous disent qu’ils vont voter avant tout sur des enjeux régionaux, locaux ». Toujours selon ces sondages, les Français sont majoritairement satisfaits de la façon dont le gouvernement a géré l’épidémie de la Covid-19.<br>
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<p><u><strong>Régionales, quel paysage politique ?</strong></u></p>
<p>Les élections départementales et régionales où figurent les grands noms politiques comme Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand font partie des exceptions parmi les figures politiques locales. « Il y a une prime au sortant qui devrait se révéler dimanche soir pour différentes raisons : vote local plus que national donc on s’intéresse davantage à cela. Le deuxième élément important c’est la très faible connaissance par les habitants des autres candidats que le président sortant », s’exclame directeur général délégué d’IPSOS.</p>
<p>Tous les sondages annoncent une nouvelle poussée du Rassemblement national. « En 2015, il était à un niveau exceptionnellement haut : il obtient 28,4% après les attentats de novembre 2015 en France métropolitaine et 25,7% en France entière, chiffre tout à fait élevé. Dimanche, s’il obtient 25 ou 26%, il pourrait être un peu en retrait, mais cela resterait un très bon chiffre » défend l'invité du plateau des 4 vérités.</p>
<p>Cela pourrait changer la donne au niveau national. Dans ce contexte, à dix mois de la présidentielle, le Rassemblement national serait capable de stopper la limitation de ses ambitions. « C’est la première fois depuis l’histoire des régionales qu’elles se déroulent aussi près d’une présidentielle (…) dans tous les cas, on retrouve un Rassemblement national fort au premier tour d’une présidentielle qui pourrait être qualifiée pour le second tour et un front républicain qui s’effrite à la fois dans les élections locales et peut être dans les élections nationales » finit par expliquer Brice Teinturier.</p>


178 - Thierry Breton - 15 juin 2021
<p>Caroline Roux s'entretient avec Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur. L’invité du plateau des 4 vérités reçoit le mardi 15 juin 2021 Joe Biden, président des États-Unis après sa rencontre avec les<br>
responsables européens.</p>
<p>« Les relations se sont honnêtement apaisées avec les États-Unis depuis l’avènement de la nouvelle administration Biden mais oui l’Amérique reste l’Amérique et l’Europe, l’Europe. Cette crise a révélé de façon très claire à nous autres Européens, que notre destin est entre nos mains » annonce Thierry Breton qui explique dans les 4 vérités que les États-Unis sont les alliés de l’Europe. </p>
<p>Il est possible qu’avec le nouveau président, nous sortions des surtaxes douanières. « On espère pouvoir avancer rapidement notamment sur le volet aéronautique et sur<br>
l’acier qui ont quand même un peu empoisonné nos relations. J’ai l’espoir qu’on en sorte et que l’on passe effectivement à autre chose » s’exclame l’homme politique français.</p>
<p>Joe Biden souhaite rallier l’Europe dans un bras de fer avec la Chine. « L’Europe est une très grande puissance économique. On en prend conscience tous les jours. Nous avons des partenariats importants avec les États-Unis et avec la Chine » défend le commissaire européen au Marché intérieur.</p>
<p>L’ancien ministre de l'Économie a rencontré la secrétaire américaine au commerce. « Les États-Unis et l’Europe partagent la même nécessité d’augmenter très significativement leur capacité de produire pour être beaucoup plus autonome. Aujourd’hui, on ne produit que 10% des besoins mondiaux en Europe mais aussi 10% aux États-Unis. On a décidé ensemble de monter à 50% dans les 10 ans y compris en allant vers les technologies les plus avancées » explique Thierry Breton avant d’ajouter : « En Europe, on était d’accord pour travailler ensemble sur cette imposition des grandes plateformes si jamais il n’y avait pas d’accord dans le cadre de l’OCDE. Il y a une ouverture qui est faite précisément par le G7, et on espère bientôt par le G20. On privilégie un accord dans le cadre de l’OCDE parce que cela englobe un très grande majorité des pays de la planète »</p>
<p>Concernant la pandémie de cobid-19, l’invité de Caroline Roux avaient expliqué qu’il était possible que l’on atteigne l’immunité collective en juillet. « Nous serons en capacité de pouvoir livrer suffisamment de doses pour qu’à mi-juillet on puisse vacciner 70% de la population adulte. Je vous confirme que pour repère, on est bien parti pour atteindre ces chiffres » affirme Thierry Breton.</p>


177 - Aurore Bergé - 11 juin 2021
<p>Ce vendredi 11 juin 2021 dans les 4 vérités, Jeff Wittenberg reçoit Aurore Bergé, députée des Yvelines et présidente déléguée du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale.</p>
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<p><u>Violence : un climat qui s’installe ?</u></p>
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<p>L'auteur de la gifle infligée au président de la République, Emmanuel Macron, lors d'un déplacement dans la Drôme mardi, a écopé jeudi d'une peine de 18 mois de prison, dont quatre ferme. « Je ne vais pas commenter la peine telle qu’elle a été prononcée mais ce qui était important à mon avis c’est qu’une décision rapide puisse intervenir, réagit Aurore Bergé. Il y a un enjeu de rétablissement de l’autorité. Je crois que c’est extrêmement attendu par les Français ». Était-il normal de juger l’homme en comparution immédiate ? Oui estime la présidente déléguée de La République en Marche à l’Assemblée nationale, car « il y a malheureusement aujourd’hui une forme de banalisation de la violence, à l’encontre des forces de l’ordre, de ceux qui sont dépositaires de l’autorité et de la puissance publique, à l’encontre des élus, des parlementaires ». Aurore Bergé ajoute qu’elle a été elle-même victime de violences sur les réseaux sociaux, des « menaces notamment ». </p>
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<p>« Je ne crois pas et je n’espère pas que de nouveaux actes isolés pourraient exister, estime-t-elle. Ce qui est certain c’est que personne n’empêchera ni le président de la République, ni les élus de tout simplement être aux côtés des Français au quotidien ». Selon la députée des Yvelines, certains de ces élus, certaines personnalités politiques, ont une part de responsabilité dans cette escalade de la violence. « À partir du moment où certains ont appelé eux-mêmes à la violence, ont légitimé parfois des actes de violence, c’est un peu trop facile, au dernier moment, de condamner, dénonce-t-elle. Je pense en particulier à la France insoumise et à Jean-Luc Mélenchon (…). Il a eu des mots et ceux qui l’entourent ont eu régulièrement des mots qui ont légitimé, banalisé, normalisé une violence qui est insupportable pour tous les Français dans notre société. »</p>
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<p><u>Retraites, stop ou encore ?</u></p>
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<p>Alors que six Français sur dix ne veulent pas d’une nouvelle réforme des retraites, selon un récent sondage, le gouvernement n’entend pas reculer. « On continue tout simplement à être ce que les Français ont souhaité que nous soyons en 2017, c’est-à-dire qu’on puisse continuer à transformer le pays, qu’on puisse continuer à porter des réformes qui sont nécessaires », justifie Aurore Bergé. Elle veut « avancer » sur le sujet des retraites, qu’elle estime être un sujet « vécu comme une injustice profonde par les Français ». Interrogée sur le possible passage de l’âge de la retraite de 62 à 64 ans, elle répond que « la crise sanitaire n’a pas remis en question la manière avec laquelle il était nécessaire que l’on puisse réformer nos retraites dans le pays ». </p>
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<p>Autre sujet d’actualité politique, le premier tour des régionales qui va se tenir dans neufs jours, avec la menace grandissante de victoires du Rassemblement national. « Pour battre le Rassemblement national, il faut déjà le combattre. Et on est souvent très seuls à le combattre, déclare Aurore Bergé. Moi ce que je souhaite c’est qu’on fasse échec dans toutes les régions au Rassemblement national au risque sinon, là encore, d’une banalisation de la capacité du Rassemblement national à accéder aux responsabilités et à accéder au pouvoir ».</p>


176 - Olivier Faure - 10 juin 2021
<p>Caroline Roux reçoit Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, profondément choqué par l’agression dont a été victime le chef de l’État, dans la Drôme mardi 8 juin 2021.</p>
<p><u>Emmanuel Macron, la gifle</u> </p>
<p>Dans les 4 vérités, Olivier Faure revient sur la gifle donnée par un jeune homme de 28 ans lors d’un déplacement de président de la République dans la Drôme le 8 juin 2021. L’Élysée, de son côté, a expliqué qu’il ‘fallait passer à autre chose’, qu’il s’agit d’’un acte isolé alors que certains responsables politiques traduisent cela par de la colère’. </p>
<p>« Cela traduit effectivement une colère, aussi une déliquescence. Nous vivons un moment très particulier, en trois jours vous avez eu trois évènements qui ont montré à quel point le débat politique peut déraper : le complotisme, Papacito (un YouTubeur d’extrême-droite) et la gifle. Le débat présidentiel qui doit commencer peut prendre une tournure totalement folle » explique Olivier Faure et d’ajouter « Nous devons absolument revenir à ce que sont nos fondamentaux ». </p>
<p>Concernant les Gilets jaunes, « si on cherche à analyser les raisons de cette colère, qu’est-ce qu’il fait qu’à un moment c’est la colère qui l’emporte ? C’est le sentiment que vous n’êtes plus entendu et qu’est-ce que l’on fait pour conjurer ce sentiment ? Et bien on approfondit la démocratie ». </p>
<p><u>Régionales, que va devenir le front républicain ?</u> </p>
<p>En région PACA, avec les derniers rebondissements entre LREM et LR, Renaud Muselier serait en situation de perdre face au Rassemblement national. « Nous ne ferons rien qui puisse favoriser la victoire du Front national. En revanche, il n’y a pas qu’en PACA que l’extrême-droite peut l’emporter. (…) Il n’y a aujourd’hui aucune dynamique de rassemblement, je souhaite un rassemblement qui soit fait sur des bases saines » annonce l’homme politique français. </p>
<p>« Je partage l’avis que Jean-Luc Mélenchon a, à plusieurs reprises, franchi la ligne rouge et qu’il ne peut pas être celui qui rassemble la gauche et les écologistes. J’ai d’autres candidatures : Anne Hidalgo, je pense qu’elle est celle qui a montré par sa rigueur qu’elle pouvait être celle-là » explique Olivier Faure concernant l’élection présidentielle de 2022.</p>
<p>Enfin, le Premier secrétaire du Parti socialiste aborde le sujet très polémique de la réforme des retraites : « Tout dépendra de quelle réforme des retraites : s’il s’agit de renforcer les droits de celles et ceux qui ont travaillé, je suis d’accord j’ai aussi remarqué que ce n’était pas l’idée, si c’est pour dire que la facture Covid doit être payée par ceux qui partent à la retraite, la réponse est non » finit par défendre l’élu PS.</p>
175 - Gérard Larcher - 9 juin 2021


174 - Fabien Roussel - 8 juin 2021
<p>Ce mardi 8 juin 2021, Caroline Roux reçoit dans les 4 vérités Fabien Roussel, candidat communiste déclaré à la présidentielle.</p>
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<p>Mélenchon, la contre-attaque</p>
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<p>« Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre ». Par cette phrase, prononcée sur le plateau de l’émission Questions politiques sur France Inter et Franceinfo, Jean-Luc Mélenchon a créé la polémique, une de celles qui font réagir toute la classe politique en pleine campagne présidentielle. « J’imagine que les Français aimeraient bien qu’on parle d’autre chose », avance Fabien Roussel, interrogé sur le sujet. « Stop ! Moi je suis candidat à la présidence de la République pour la justice sociale, pour la paix sociale, pour parler des jours heureux, pour relever le défi des jours heureux, pour parler de la jeunesse ». Celui qui réclame « le temps du débat, de l’échange des idées », se dit tout de même étonné de ne pas avoir vu de réaction du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à ce propos.</p>
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<p>« Je ne partage pas du tout ces propos, je les trouve particulièrement inappropriés, dénonce Fabien Roussel, relancé sur la polémique Mélenchon, alors que les familles des victimes d’attaques mises en avant par le candidat de la France insoumise ont également réagi et condamné cette sortie médiatique. Je m’incline pour ma part devant les victimes, je respecte profondément les familles des victimes, notamment les parents qui parcourent les écoles pour défendre les valeurs de la République, faire reculer l’obscurantisme. Je pense à elles ». Souvent associé d’un œil extérieur à Jean-Luc Mélenchon, le député dans la vingtième circonscription du Nord estime que la différence entre les deux candidats « se voit, se fait jour de plus en plus ». « Nous ne sommes pas pareils, ni sur la forme, ni sur le fond, ajoute-t-il. Je souhaite moi, avec cette campagne pour la présidentielle, parler de progrès social, de justice sociale ».</p>
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<p>Reprise, une nouvelle organisation du travail</p>
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<p>La crise sanitaire a profondément modifié notre mode de fonctionnement au travail, qui s’effectue désormais en grande partie à la maison. « Je crains qu’il ne se développe demain du télétravail à outrance, sans encadrement. Ou qu’il se développe une forme de contrat de travail unique, tout le monde va devenir autoentrepreneur, quelle que soit l’activité, prévient Fabien Roussel. C’est l’ubérisation de la société ». Le chef de fil des communistes souhaite un travail à distance « encadré » après échanges avec les syndicats et se méfie du « développement des contrats à la tâche, individuels, à la journée ou à la semaine ». </p>
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<p>« Je ne souhaite pas être le président de la République des mesures difficiles et impopulaires », résume-t-il, après avoir défendu le retour à la retraite à 60 ans, dans le but de laisser la place aux jeunes sur le marché du travail. Pour cela, il lui faudrait prendre « des mesures populaires et crédibles, financées », pour tendre vers un projet de société avec le plein emploi. « Si le président de la République entend mettre en œuvre ce qu’il comptait faire en tant que président au service des plus riches et du capital, il risque de faire mal et de continuer de fracturer le pays, alors que ce que je souhaite, c’est le réparer », conclut Fabien Roussel.</p>


173 - Barbara Pompili - 7 juin 2021
<p>Caroline Roux reçoit Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, qui se retrouve confrontée à une fronde contre les éoliennes. Sujet qui s’impose dans la campagne des régionales, Marine Le Pen appelle à l’union nationale pour « stopper net le développement des éoliennes ». </p>
<p><u>La reprise, comme avant ?</u></p>
<p>Le mercredi 9 juin 2021 aura lieu une nouvelle étape du déconfinement, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire se félicite de la reprise économique très forte et encourage les Français à consommer. « Ce n’est pas un bémol, c’est une orientation. Avec Bruno Le Maire, on a travaillé sur le plan de relance pour réorienter l’économie vers ce qui est écologique » explique la ministre de la Transition économique. En effet, des étiquettes pour savoir si le produit est réparable ont été créées comme les étiquettes environnementales qui permettent de savoir si le produit est bon ou non pour l’environnement. « Cela permet de consommer écologiquement ».</p>
<p>Une mesure qui concerne 3,5 millions de Français est passée inaperçue : la fin des chaudières au fuel prévue pour juillet 2021 est reportée à juillet 2022. « C’est très mauvais de se chauffer au fuel, il y a une volonté dans la période d’y aller tranquillement (…) l’industrie automobile a multiplié par 3 la vente de voiture électrique, la transition est en train de se faire et très vite » l’élue LREM.</p>
<p><u>Éolienne, le débat s’installe</u></p>
<p>Le développement des éoliennes est un sujet que personne n’a vu venir pendant cette période des régionales, Marine Le Pen a signé une tribune dans laquelle elle dénonce leurs mises en place et leurs développements : « elles n’ont plus leur place dans notre pays » dénonce la présidente de Rassemblement national « Quand le RN apparaît c’est en général pour attiser les crises plutôt que pour proposer des solutions, je cherche vainement les propositions alternatives » s’exclame Barbara Pompili et d’ajouter « Les éoliennes sont une énergie renouvelable qui n’est pas la seule d’ailleurs, c’est 8% de notre production d’électricité ».</p>
<p>L’ancien directeur général d’EDF, Hervé Machenaud, dévoile que ses éoliennes contribuent à un transfert financier d’environ 40 milliards d’euros par an vers des sociétés éoliennes allemandes. « D’autres pays ont pris de l’avance sur nous, on perd une capacité de production que l’on pourrait avoir en France. Je souhaite développer les éoliennes notamment sur l’offshore, on met en place des usines d’éoliennes en France plutôt qu’à l’étranger » finit par défendre la ministre de la Transition écologique. </p>


172 - Nicolas Bay - 21 mai 2021
<p> Dans les 4 vérités ce jeudi 21 mai 2021, Jeff Wittenberg reçoit Nicolas Bay, député européen et tête de liste du Rassemblement national aux élections régionales en Normandie.</p>
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<p>2022, le RN est-il prêt ?</p>
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<p>Depuis deux jours et le lancement du plan de déconfinement prévu par le gouvernement, la France retrouve petit à petit des libertés et se projette sur le monde d’après. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé l’accélération de la vaccination, qui sera ouverte à tous les plus de 18 ans à partir du 31 mai prochain. « C’est une bonne chose, il faut simplement qu’il y ait les doses correspondantes, on a pris un retard absolument considérable, rappelle Nicolas Bay. Je crains qu’on ne le rattrape pas et que la reprise économique en France ait lieu plus tard que dans d’autres pays, notamment les pays avec lesquels on est directement en concurrence économique », comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la Chine par exemple. « Après l’échec des tests, l’échec des masques, on a eu l’échec de la vaccination », estime celui qui est tête de liste du Rassemblement nationale aux élections régionales en Normandie.</p>
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<p>À quelques semaines du scrutin, c’est pourtant l’élection présidentielle de 2022 qui est dans toutes les têtes. Alors qu’un récent sondage lui donne 47 % d’intentions de vote dans un second tour face à Emmanuel Macron, Marine Le Pen peine à se montrer crédible – toujours selon le même sondage – d’un point de vue économique. « Ça montre qu’il va falloir continuer à convaincre, avance Nicolas Bay. Sur les questions économiques, on va montrer qu’on a un projet raisonnable. Peut-être moins caricatural et moins caricaturable (qu’en 2017). Notre projet économique c’est à la fois de libérer et de protéger ».</p>
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<p>Le 10 mai dernier, Marine Le Pen a apporté publiquement son soutien aux préfets, un corps que l’État souhaite réformer, après avoir soutenu également les militaires qui s’étaient exprimés dans une tribune polémique. « Elle exprime simplement ses convictions, défend son lieutenant. Les militaires ont un rôle fondamental, ils doivent être respectés en tant que tels, ils ne doivent pas être dénigrés comme l’a fait le gouvernement. Ils ont parfaitement le droit de s’exprimer. »</p>
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<p>Droite/RN un rapprochement souhaité ?</p>
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<p>Le député européen en profite pour placer son parti comme l’alternative possible à Emmanuel Macron. « Est-ce qu’il est encore crédible ? Est-ce que son gouvernement est encore crédible ? Est-ce que sa majorité parlementaire est encore crédible ? Je ne le crois pas ». Pour tenter de l’emporter l’an prochain, la stratégie du RN passera sans doute par des alliances avec certaines personnalités politiques, comme des membres des Républicains qui voient leur parti de plus en plus fragilisé. « On a déjà accueilli un certain nombre de personnalités qui venaient des Républicains, rappelle Nicolas Bay. Quand j’écoute Eric Ciotti ou Nadine Morano, je vois des personnalités qui ont beaucoup de sincérité, des convictions, ce sont des patriotes. J’ai le sentiment que les différences qui peuvent exister (avec le RN) ne sont pas dirimantes ».</p>


171 - Eric Coquerel - 14 mai 2021
<p>Jeff Wittenberg reçoit Éric Coquerel, député de la France insoumise de Seine-Saint-Denis, pour débattre des tensions au Proche-Orient ainsi que sur la manifestation de soutien au peuple palestinien annulée.</p>
<p><u>Conflit israélo-palestinien : une manifestation annulée en France</u></p>
<p>C’est une nouvelle escalade dans la violence dans le conflit israélo-palestinien. Depuis plusieurs jours, la tension est montée d’un cran, entraînant la mort de nombreux civils des deux côtés.</p>
<p>En France, le préfet de police de Paris a pris un arrêté d'interdiction de la manifestation en soutien au peuple palestinien prévue samedi à Paris, « conformément » à la demande du ministre de l'Intérieur, a indiqué jeudi dans un tweet la préfecture.</p>
<p> « Depuis 2014, il y a eu pleins de manifestations en solidarité qui se sont très bien passées. En faisant cela, G. Darmanin suscite des risques de violence, c’est une provocation de sa part (…) Je suis très étonné » s’exclame Éric Coquerel.</p>
<p>Une question se pose : le conflit israélo-palestinien pourrait s’inviter en France dans le débat public si le pays décidait de prendre position. « Le danger vient à partir du moment où certains empruntent à Benyamin Netanyahou sa vision du conflit » explique l’invité des 4 Vérités. « C’est un peuple colonisé, qui a sa capitale occupée contre toutes les résolutions de l’ONU. Monsieur Netanyahou veut faire croire qu’en réalité ce serait un affrontement du choc des civilisations, un affrontement ethnique voire religieux, c’est cela qu’il ne faut pas importer en France ».</p>
<p><u>Jean-Luc Mélenchon, un programme bien avancé</u></p>
<p>Un premier meeting politique depuis de long mois va avoir lieu ce week-end dans l’Aveyron. Jean-Luc Mélenchon ainsi qu’Éric Coquerel sont les initiateurs de cet événement. Aubin, une ville qui n’a pas été choisie au hasard puisque des mineurs en grève ont été tués en octobre 1869 par l’armée à cet endroit. « On tente un meeting comme la grève en 1869 contre les salaires. Il est question ici de la partie sociale de notre travail, la garantie de l’emploi » s’exclame le député LFI. </p>
<p>Ces élections régionales donnent l’impression d’une « impasse » pour le parti de la France Insoumise qui fait peu d’accord avec les autres partis de gauche. « Beaucoup nous parlent d’unité et de rassemblement, sur ces régionales nous avons constaté que nous n’avions pas les mêmes désaccords avec d’autres forces politiques. On peut donc faire peut faire des accords pour les régionaux » s’exclame Éric Coquerel.</p>
<p>En PACA, Sophie Cluzel, membre LREM a annoncé ne pas présenter de liste du parti du chef de l’État dans la région Sud et a apporté son soutien Renaud Muselier. L’homme politique s’explique : « Je pense qu’au long terme la façon de contrer le Rassemblement national et ses idées n’est pas de s’effacer et de laisser libre court à un affrontement entre l’extrême droite et la droite. La solution serait de rassembler un maximum d’électeurs ».</p>


170 - Oliver Faure - 10 mai 2021
<p>Caroline Roux reçoit Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, pour revenir 40 ans en arrière et parler d’un certain 10 mai 1981, date d’arrivée au pouvoir du premier président de Gauche de la Vème République François Mitterrand ainsi que de l’évolution et de l’avenir du Parti socialiste. </p>
<p><u>10 mai 1981, 40 après … où est le PS ?</u></p>
<p>Il y a 40 ans, le premier président d’une gauche rassemblée derrière François Mitterrand, savourait sa victoire à l’élection présidentielle face au chef d’État sortant : Valéry Giscard D’Estaing.</p>
<p>« La gauche est toujours là avec la conviction que les grands sujets qu’ont porté François Mitterrand au pouvoir sont encore là » explique Olivier Faure et ajoute que de nombreux sujets défendus par le PS reviennent à travers cette crise sanitaire. « Il y a cette volonté de changer les choses de ne pas laisser le monde tel qu’il va ». </p>
<p>Karima Delli, femme politique française EELV, porte une candidature de rassemblement qui fait 20% dans le Nord. Les Hauts-de-France ont longtemps été reconnus comme « terre de gauche ». « Aujourd’hui, on a une gauche qui est très fragmentée avec des égos qui ne s’arrêtent jamais et des électeurs qui se demandent si cela vaut le coup de voter pour elle. Il y a un moment où il faut se ressaisir en étant fidèle à ce que nous sommes » annonce le Premier secrétaire du PS.</p>
<p>Le slogan « Changer la vie » a été repris de nombreuses fois par le PS, 40 ans après avoir été créé. « Vous pensez que 40 ans après, nous devons continuer à accepter les inégalités ? Moi je ne suis pas prêt (…) Je ne peux pas dire qu’aujourd’hui la gauche se porte bien » en expliquant que toutes les conditions sont réunies pour une victoire de Marine Le Pen.</p>
<p><u>10 mai…2021, la gauche éclatée</u></p>
<p>Le 9 mai 2021, Olivier Faure était à la marche pour le climat plutôt qu’avec les anciens socialistes. « Je me suis posé la question de savoir ce qu’aurait fait François Mitterrand s’il était encore Premier secrétaire (…) j’étais avec ceux qui aujourd’hui, sont dans le présent et dans le futur. Tout à l’heure, j’irai célébrer la victoire du 10 mai 81. Mon rôle à moi c’est d’arriver à ancrer ce Parti socialiste dans le présent et dans l’avenir pas simplement d’évoquer ce souvenir » explique le président du groupe socialiste, écologiste et républicain à l'Assemblée nationale.</p>
<p>« L’électorat populaire a été en parti perdu. » Malgré cela, le député PS souhaite le retrouver. « Je pense que nous avons un devoir d’expliquer que si aujourd’hui il y a une protection à assurer c’est par les services publics, l’équité et l’éducation ». </p>
<p>François Hollande, président de la République de 2012 à 2017, reproche au Premier secrétaire du Parti socialiste actuel de se tromper de stratégie. « Moi quand je suis devenue secrétaire, le PS était à 6%. Depuis nous avons gagné les élections municipales, je n’ai pas hérité du PS à 40 ou 50% (…) Pour faire la leçon il faut se l’appliquer à soi-même » défend Olivier Faure. </p>


9 - Jean-Baptiste Lemoyne - 3 mai 2021
<p>Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie est l’invité des 4 Vérités sur France 2 le lundi 3 mai 2021.</p>
<p>Le candidat issu des rangs des Républicains de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a signé un accord avec La République en marche, quelques semaines avant le premier tour des élections régionales prévues en juin prochain. Le but de l’opération ? « Il y a l’idée que cette région Sud soit dirigée par des mouvements authentiquement républicains, qui ne cherchent pas à surfer sur les inquiétudes », a confié l’homme politique avant d’ajouter : « Et aujourd’hui il a cet enjeu que le Rassemblement national, qui en réalité surfe sur les dissensions nationales, ne soit pas en mesure encore une fois de gagner sur des craintes, sur des peurs. Nous on veut apporter des solutions ». Cet accord préfigure-t-il le scénario de l’élection présidentielle de 2022 ? « Ce qui compte c’est faire en sorte que les trains arrivent à l’heure que les lycées soient bien gérés. Pour cela nous avons à notre actif un certain nombre de succès au niveau national et on veut participer à la réussite des territoires. (…) Aujourd’hui, le contexte de la région Sud fait que ces volontés se sont retrouvées », a-t-il estimé. Pour l’élu, ce projet s’inscrit dans une volonté de fédérer autour de la majorité présidentielle et du président Emmanuel Macron. « Il y a cet arc-en-ciel des sensibilités, mais on est tous unis derrière une chose : faire réussir la France ». </p>
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<p>Caroline Roux a également interrogé le responsable politique sur un potentiel retour des touristes étrangers sur le territoire français. « Dès le 9 juin nous serons heureux de pouvoir accueillir un certain nombre de touristes internationaux. Le tourisme est un des moteurs de notre territoire. (…) Cela va être le retour du sourire pour beaucoup de prestataires touristiques qui ont beaucoup souffert », a annoncé le secrétaire d’État. L’été 2021 est-il synonyme d’un retour à la normale ? « Il faudra toujours rester prudent, il faut s’instruire de ce qu’il s’est passé. On a la vaccination donc ça va aider. Et les professionnels du secteur se sont préparés très minutieusement avec des protocoles sanitaires », a-t-il conclu. </p>
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<p><u>Les Français de l’étranger seront aussi vaccinés</u></p>
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<p>Pour lui la grande différence avec l’été dernier c’est le vaccin. « Cela permet de travailler sereinement mais encore une fois, restons prudent », a-t-il déclaré. Les touristes devront néanmoins être munis d’un pass sanitaire. « Ce certificat sanitaire permettra de reprendre une mobilité en Europe et dans le monde dans les meilleures conditions sanitaires. Il était important d’avoir un outil, on y est arrivé. En quelques semaines, l'Europe y est arrivée. C’est la preuve qu’elle avance ». Concernant les Français de l’étranger, l’élu l’assure : ils seront vaccinés. « Un certain nombre d’entre eux sont déjà vaccinés dans le cadre des pays de résidence dans lesquels ils sont, notamment dans l’Union européenne. Mais il y a des pays dans lesquels c’est plus compliqué. (…) On veille à ce que personne ne soit laissé de côté », a conclu l’élu. </p>


8 - Jean-Christophe Lagarde - 29 avril 2021
<p>Jeff Wittenberg reçoit Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI. Dans les 4 vérités, l’homme politique va débattre des possibles levés des restrictions que le président de la République Emmanuel Macron, annoncera le vendredi 30 avril 2021. </p>
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<p><u><strong>Vaccination, pass sanitaire : faut-il accélérer ?</strong></u> </p>
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<p>La Covid-19 continue de rythmer la vie des Français. Depuis plus d’un an, plus de 100 000 personnes sont mortes du virus, les services de réanimation sont quant à eux, toujours surchargés avec près de 6000 patients qui occupent des lits. De nombreuses voix se font entendre pour que la campagne de vaccination soit élargie à un plus grand public.</p>
<p>« Je ne veux pas d’un déconfinement d’esbroufe, qui viennent trop tôt » s’exclame l’homme politique français. En effet, au mois de mars, le gouvernement se vantait de ne pas avoir confiné la France en janvier. « On risque de foutre en l’air l’été des Français, les vacances des Français. Je pense qu’il faut territorialiser les choses, il y a des villages et des villes en France qui sont moins touchées que d’autres » défend le président de l’UDI, « ceux-là doivent revivre plus normalement ».</p>
<p>La mise en place de pass sanitaire a été proposée par le Premier ministre Jean Castex afin d’accéder à plus d'événements. La France était réticente à cette idée lorsque l’Europe la proposait au mois de janvier dernier. « Il faut qu’il y ait un pass sanitaire qui tienne compte du fait que les gens vaccinés ne peuvent pas vivre avec les mêmes contraintes que ceux qui ne le sont pas encore » explique Jean-Christophe Lagarde et reprend : « Je pense que la France n’est pas prête aujourd’hui à vacciner 3 millions de personnes par semaine parce qu’il faut ouvrir plus de centre de vaccination et avoir des moyens mobiles pour accéder aux Français qui sont isolés de ces centres, (…) la France doit ouvrir la vaccination à tout public ».</p>
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<p><u><strong>Tribune des généraux, la sanction/ Jean-Christophe Lagarde, quel avenir politique ?</strong></u></p>
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<p>Une sanction sévère est prévue par le chef d’État-major des armées contre les militaires ayant signé une tribune dénonçant le laxisme de la politique menée par Emmanuel Macron. Le président de l’UDI explique que l’on doit à l’armée française reconnaissance et admiration, « celle-ci n’a pas à être politisée ». Certaines tribunes jugent que l’armée doit intervenir dans la vie civile pour rétablir une situation qu’ils jugent anormale. « Depuis quand en démocratie, l’armée fait appel à ses proches pour régler les problèmes civils. Le plus scandaleux est que Mme Le Pen, qui prétend être présidente de la République l’an prochain, fait appel à ces gens-là » s’exclame Jean-Christophe Lagarde.</p>
<p>En plein milieu des élections régionales et départementales, beaucoup de personnages politiques parlent des élections présidentielles. L’homme politique s’explique : « Moi, je pense que les Français veulent un autre président de la République mais la question ils se la poseront en octobre, novembre, janvier ou février et c’est à ce moment-là qu’il faudra en parler. D’ici là, il y a une crise sanitaire à gérer, des élections régionales et une crise économique et sociale à éviter au maximum ». </p>


169 - Franck Riester - 27 avril 2021
<p>Jeff Wittenberg reçoit Franck Riester ce mardi 27 avril 2021 dans les 4 vérités. Le ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité, évoque notamment le nouveau projet de loi antiterroriste. </p>
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<p>Covid, est-il temps de desserrer ? </p>
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<p>Alors qu’Emmanuel Macron a confirmé lundi 26 avril 2021 un déconfinement par « étapes d’ouverture » à partir du 3 mai prochain, la question du timing se pose puisque de nombreux hôpitaux restent encore sous pression. « Il n’y a pas de stagnation, les chiffres s’améliorent », affirme Franck Riester, dans la ligne de conduite du gouvernement et de sa « volonté d’ouvrir, d’ouvrir progressivement ». Réouverture des écoles, des terrasses, modification d’horaire du couvre-feu… de nombreux sujets de débat sont sur le feu. « Pour autant nous sommes prudents, nous ne voulons pas que les efforts faits par les Français aujourd’hui soient sacrifiés dans les semaines qui viennent », rappelle-t-il, précisant qu’il y a un « équilibre à avoir entre les restrictions (…) et la nécessité de continuer à vivre ». </p>
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<p>En ce qui concerne les déplacements entre les pays et le monde du voyage, un projet de certificat vert, autre nom du passeport vaccinal, est à l’étude à l’échelle du continent. « Il faut pouvoir avoir un outil simple, informatique, numérique, qui recense la situation sanitaire », détaille l’ancien ministre de la Culture. Une proposition faite par la Commission européenne dans un contexte où, à ce jour, seulement 20 % des Européens sont vaccinés.</p>
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<p>Terrorisme, une nouvelle loi</p>
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<p>Cinq jours après l’attaque mortelle d’une fonctionnaire de police à Rambouillet, Stéphanie Monfermé, l’émotion est encore vive et certaines sorties médiatiques font polémique, comme celle de Valérie Pécresse qui a déclaré qu’« il faut cesser de nier le lien entre terrorisme et immigration récente ». « Ces questions doivent dépasser les clivages politiques, estime de son côté Franck Riester. Mélanger terrorisme et immigration, c’est grave ».</p>
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<p>Afin de se « battre contre ce terrorisme qui tue dans notre pays », un nouveau projet de loi antiterroriste va être examiné fin mai à l'Assemblée nationale. Le texte prévoit notamment de renforcer les mesures de sûreté après la libération de personnes écrouées pour terrorisme. « Il faut surtout renforcer le dispositif, ajoute-t-il. Il y a encore des failles ». Le projet de loi sera présenté dès demain en conseil des ministres et devra présenter « toutes les garanties ». « Nous devons le faire dans le cadre de la République et de l’État de droit, conclut Franck Riester. Donnons-nous les moyens nouveaux, technologiques de lutter contre ce type de terrorisme ». </p>


7 - Sébastien Chenu - 16 avril 2021
<p>Invité sur le plateau des 4 Vérités présenté par Guillaume Daret, le député Rassemblement national du Nord, Sébastien Chenu est revenu le vendredi 16 avril 2021 sur le calendrier de déconfinement et sa gestion par le gouvernement.<br>
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<p><u><strong>Déconfinement : le calendrier se précise<br>
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<p>Alors que le calendrier de gouvernement concernant la réouverture des écoles, des terrasses et des musées se précise, Sébastien Chenu a vivement taclé la politique actuelle du président de la République. « On a dépassé les 100 000 morts, Emmanuel Macron devrait présenter des excuses aux Français pour la façon dont il a géré lamentablement cette crise », lâche le candidat aux élections régionales dans les Hauts-de-France. Et d’ajouter : « Nous sommes lanterne rouge sur les vaccinations (...), je crois que le président de la République devrait reconnaître qu’il s’est trompé de chemin plusieurs fois ».<br>
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<p>Sur les échéances prévues par le gouvernement concernant la réouverture des terrasses et des musées d’ici la mi-mai, l’élu RN plaide pour « libérer les Français en premier » sans « ouvrir les frontières d’une façon incontrôlée ». Selon lui, les mesures prises par le gouvernement ne sont pas suffisantes, il faudrait d’ores et déjà rouvrir les commerces « là où le virus ne circule pas ». « Il y a des mesures territorialisées à prendre, permettre aux personnes de travailler dans des endroits où il y a peu de circulation du virus dès que possible ! », s’insurge-t-il. « Dans l’ouest du pays, le risque de circulation du virus est très faible. On devrait pouvoir laisser travailler les magasins, les petits cafés de campagne, les esthéticiennes… », répond-il. Mais le député rappelle l’importance de maintenir les aides pour les commerçants, PME et TPE. « Tout cela doit s’anticiper et on ne peut pas dire que l’anticipation ait été le grand succès du gouvernement. Sur le déconfinement, laissons d’abord ces Français qui veulent travailler pouvoir reprendre la main le plus vite possible ».<br>
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<p>Concernant les écoles - à savoir : la rentrée scolaire pour les maternelles et les primaires le 26 avril et le 03 mai pour les collèges et les lycées - Sébastien Chenu se dit favorable, mais alerte sur la politique vaccinale mise en place par le gouvernement. « C’est une bonne chose à partir du moment où la vaccination peut s’ouvrir, fonctionner pour un maximum des Français ». Pour lui, le danger c’est l’anonymisation des vaccins récemment évoquée. Là encore, il ne mâche pas ses mots. « Il y a cette idée du gouvernement qui voudrait ne plus dire aux Français ce qu’on leur injecte comme type de vaccin, avec l’idée de leur injecter AstraZeneca sans leur dire. Il faut être vigilant avec cela. Le gouvernement ne peut pas jouer avec ça, car il romprait une confiance qui est déjà très faible dans les décisions qu’il prend », a-t-il déclaré.</p>
<p><u><strong>Bientôt des implants ?<br>
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<p>L’option d’un « pass vaccinal » est-elle la solution pour faciliter la réouverture des restaurants et des musées ? « On sait que c’est le grand fantasme de l’Union européenne et de ce gouvernement que de fliquer constamment tous les Français. On a vu ce que ça donnait leur politique du tester tracer ». L’homme politique alerte notamment sur la numérisation des données de santé. « Je dis attention. A partir du moment où on présentera tous un QR Code sur un numéro de téléphone, un jour viendra, on nous dira : ‘au lieu de présenter votre QR Code faites vous un implant’. Aujourd’hui cela paraît peut-être incroyable de penser à cela, mais le fantasme du citoyen numérique dans lequel tout serait contrôlé, toutes nos </p>


6 - Clément Beaune - 14 avril 2021
<p>Caroline Roux reçoit Clément Beaune, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, pour débattre de la suspension des vols entre le Brésil en Europe.</p>
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<p><u><strong>Variant brésilien : on ferme !</strong></u> </p>
<p>La décision est tombée, le Premier ministre Jean Castex a décidé de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes autour du variant brésilien du Covid-19. Cependant tous les pays européens ne suivent pas la même directive que la France.</p>
<p>Cette suspension concerne surtout les pays qui ont beaucoup de liaison avec le continent sud-américain comme l’Espagne et le Portugal. « Aujourd’hui en Europe, il y a partout des dispositifs très restrictifs à l’égard du Brésil » annonce Clément Beaune. Selon lui, deux cas sont envisageables : les pays qui ont complètement suspendu les vols et les pays qui n’ont pas suspendu de liaisons mais qui interdisent l’entrée. </p>
<p>« Cela a un sens de ne pas tous être alignés en Europe puisque cela réduit les liaisons et il fallait aller vers un durcissement, 1000 personnes arrivent par semaine, cela reste beaucoup (…) les ambassades essayent de trouver des solutions pour que certaines personnes viennent ou partent quand même du territoire », explique le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes. Pour tous les pays européens, on ne peut pas rentrer en France sauf quand on est Français sans un motif impérieux vérifié par la compagnie aérienne et un test PCR négatif fait préalablement. </p>
<p>Est-il possible d’imposer un isolement quand on arrive sur le territoire français ? « En France, il y a des conditions juridiques extrêmement strictes vérifiées par le juge pour imposer des quarantaines. On ne peut pas le faire de manière généralisée mais pour un certain nombre de cas. L’Europe devrait se coordonner mais les décisions ne dépendent pas des 27 » se défend l’élu LREM.</p>
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<p><u><strong>Vaccin Janssen retardé en France</strong></u></p>
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<p>Quelques cas de thrombose ont été recensés aux États-Unis à propos du vaccin Janssen, tous les cas ont moins de 50 ans. Par précaution, le laboratoire, qui a injecté 6,8 millions de doses, a recensé de de rares cas de thromboses chez six cas chez des femmes âgées entre 18 et 48 ans. Le temps d'enquêter, les autorités annoncent suspendre son utilisation.</p>
<p>« Par précautions, on avait déjà ciblé ce vaccin au plus de 50 ans (…) » affirme Clément Beaune et d’ajouter : « une vérification commune a été demandée à l’Agence européenne du Médicament pour attendre l’administration du vaccin ». </p>
<p>L’ancien adjoint au directeur général d’ADP Management explique que l’objectif fixé en juillet est toujours possible en regardant le seuil de vaccin injecté. </p>
<p>Enfin, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes termine cette interview des 4 vérités en abordant le plan de relance européen des 750 milliards qui arrivent . Une décision de la Cour constitutionnelle allemande doit être prise et la ratification d’une dizaine de parlements doit être faite. « Le plan de relance européen prend beaucoup trop de temps pour la plupart malgré qu’il y ait 100 milliards de plan de relance français qui intègre de l’argent européen, « là-dessus, nous n’avons aucun retard ». </p>


5 - Marc Fesneau - 13 avril 2021
<p>Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne, répond aux questions de Caroline Roux sur la pandémie de coronavirus et les élections régionales dans "Les 4 vérités".</p>
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<p><u><strong>Covid-19 : un million de morts en Europe </strong></u></p>
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<p>C’est officiel, la Covid-19 a tué un million de personnes en Europe et le cap des 100 000 morts est sur le point d’être franchi en France. Pour Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement, « il y a des barres et des seuils symboliques qui sont passés effectivement, mais on est encore dans le combat contre cette pandémie. Près de 6 000 personnes sont en réanimation. On a besoin d’abord de lutter contre la Covid et, à moment régulier, de penser à ceux qui sont disparus ».</p>
<p>La Grande-Bretagne signe le début d’un retour à la vie normale avec la réouverture des pubs et des restaurants après quatre mois de confinement. En France, le spectre de l’incertitude plane toujours au-dessus des restaurateurs. L’ancien président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale déclare « ne pas croire que l’on ait raté quelque chose. (…) Sur cette épidémie, les phases épidémiques ne sont pas dans la même temporalité. Les Anglais ont confiné à Noël, ce qui n’a pas été notre cas. (…) Aucun État et aucun gouvernement ne peuvent dire qu’il a été parfait. Mais je crois que chacun fait face en fonction de la temporalité du virus ». </p>
<p>Marc Fesneau s’exprime aussi en « qualité de citoyen ». « Ce virus nous invite à être humble. À chaque fois qu’on a eu des épisodes où on avait le sentiment d’être débarrassé de ce virus comme l’été dernier, on a eu l’apparition des variants et des vagues épidémiques. Cela invite à être prudent dans la phase dans laquelle on est ». </p>
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<p><u><strong>Élections régionales : les maires disent « oui » </strong></u></p>
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<p>Après une consultation express, les maires ont répondu « oui » à 56% pour le maintien des élections régionales en juin prochain. Pour l’ancien maire de Marchenoir, petite commune du Loir-et-Cher « c’était important de les écouter. Je pense qu’on aurait fait défaut après avoir consulté les partis politiques et les associations d’élus, que de laisser ceux qui sont en première ligne pour l’organisation du scrutin. Je vous rappelle que pour les municipales de l’an dernier, on nous a expliqué qu’il fallait voter, voter, voter. Et le lundi matin, à la suite du premier tour, on nous avait demandé pourquoi on avait maintenu le vote » ! </p>
<p>« Ce qui compte quand même, ce n’est pas seulement le maintien des élections. C’est qu’il puisse y avoir une campagne et que les citoyens se déplacent pour aller voter. La démocratie confinée, c’est quand les citoyens ne s’intéressent pas au scrutin et qu’on ne peut pas faire campagne. » </p>
<p>Les élections départementales et régionales font très souvent l’objet d’un fort taux d’abstention. « La difficulté pour les régionales en particulier, c’est que c’est une collectivité qui est éloignée des citoyens et les élus régionaux sont structurellement assez éloignés, à la différence des élus départementaux qui sont plus en proximité. Il faut identifier les compétences de la région (…) et dans les conditions sanitaires qui sont les nôtres, il faut essayer d’entrer en contact avec les citoyens pour leur dire quel est le projet que chacun porte pour la région », déclare l’ancien député.</p>
<p>Lorsque Caroline Roux demande à Marc Fesneau s’il est candidat pour la majorité dans le Centre-Val de Loire, le numéro deux du MoDem affirme « ne pas avoir encore déclaré sa candidature » et le « fera dans les jours qui viennent ». </p>


1 - Christophe Castaner - 8 avril 2021
Caroline Roux reçoit Christophe Castaner, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, pour débattre sur la proposition de loi d’Olivier Falorni sur la fin de vie libre et choisie mais aussi les futures élections régionales.
Fin de vie : débats et obstruction
Cette proposition de loi est un sujet qui touche à l’intime, à chacun. Olivier Falorni du groupe Libertés et territoires propose un texte de loi sur la fin de vie libre et choisie. Celui-ci arrive à l’Assemblée, ce jeudi 8 avril 2021, mais le sujet fait polémique. Plus de 3 000 amendements ont été déposés.
« Je pense qu’il est profondément humain, lorsque la maladie nous gagne, de choisir le moment où lorsque la maladie semble plus forte, on doit regarder la mort en face » déclare sur le plateau des 4 vérités l’ancien ministre de l’Intérieur. « C’est un moment de débat national qui doit se poursuivre avec tous les Français. Toutes les grandes mesures sur des sujets plutôt sensibles ont souvent été portées par des candidats à la présidence de la République comme la peine de mort par François Mitterrand. La campagne présidentielle sera un moment de rencontre sur ce sujet-là pour ne pas opposer certains individus. Il faut profiter de la situation pour parler de ces sujets sociétaux. »
Cette proposition de l’élu du groupe Libertés et territoires vise à aller encore plus loin que les deux textes précédents (Leonetti de 2005 instaurant un droit au ‘laisser mourir’, puis la loi Claeys-Leonetti de 2016 qui autorise une ‘sédation profonde et continue jusqu'au décès’), cette nouvelle loi veut créer un droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant d'une pathologie incurable.
Moins de 10% des femmes et hommes confrontés à cet entretien avec la mort n’ont/ont donné des directives sur cela, « il faut profiter de ce débat pour faire la promotion d’un texte, il n’y a pas de tabou mais sans s'y opposer. »
Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale explique que ce débat doit être posé malgré le calendrier parlementaire serré car celui-ci traverse la société française. « Il faut faire des choix ».
Régionales c’est pour quand ?
Avec la troisième vague de Covid-19 qui touche la France métropolitaine, les élections régionales semblent de plus en plus compromises. Cependant, Christophe Castaner espère que les élections régionales « auront bien lieu ». « Je souhaite surtout que l’on prenne aussi l’écho et l’écoute des maires de France pour voir s’ils se sentent en capacité d’organiser les élections dans des conditions sanitaires qui protègent les Français ».
Cinq ans après le lancement par qu’Emmanuel Macron d’En Marche ! pour conquérir la présidentielle, le parti LREM a su s'imposer dans le paysage politique et se réinventer d'après l'ancien ministre de l'Intérieur « C’est un parti politique jeune et il faut du temps pour se construire, (...) Les premières priorités pour l’exécutif régional sont les sujets de l’environnement, la gestion de la crise sanitaire ne fait pas partie des premières raisons ».