Podcast| Les 4 Vérités | Sybel

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Tous les matins, la journaliste Caroline Roux, du lundi au jeudi, et ses confrères, Jeff Wittenberg ou Guillaume Daret, le vendredi, interviewent en direct pendant dix minutes une personnalité de la vie politique, sociale, économique ou culturelle, s...voir plus

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101 - Marlène Schiappa - 05 juillet 2022

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101 - Olivier Marleix - 04 juillet 2022

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101 - Tematai le Gayic - 02 juillet 2022

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101 - Nicolas Bayou - 01 juillet 2022

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101 - Boris Vallaud - 30 juin 2022

  À l’annonce de la composition du gouvernement Borne, il y a quelques mois, un ministre n’a pas manqué de susciter les réactions. Accusé d’agressions sexuelles, Damien Abad est sous le feu des critiques et sa place au gouvernement, largement remise en cause. Mercredi 29 juin 2022, le parquet a ouvert une enquête pour tentative de viol contre le ministre des Solidarités. Si jusqu’ici Emmanuel Macron invoquait la présomption d’innocence tandis que l’opposition appelait à l’exclusion du ministre incriminé, l’ouverture d’une enquête va-t-elle précipiter le départ de Damien Abad ? « Il est important que la justice puisse faire son travail dans de bonnes conditions. C’est au gouvernement de prendre ses responsabilités » déclare Boris Vallaud ce jeudi 30 juin 2022.  Au cœur des préoccupations des Français, le gouvernement a exposé hier sa première mesure phare sur la question centrale du pouvoir d’achat. Pour soutenir les Français face à la hausse des prix massives, l’État a décidé de mettre en place un chèque alimentaire de 100 euros par foyer et 50 euros par enfant qui sera reversé directement sur le compte des familles et des foyers concernés. Le PS est-il favorable à cette première mesure en faveur du pouvoir d’achat ? « Tant mieux pour les familles qui vont en bénéficier mais ce n’est pas suffisant ce que propose le gouvernement » affirme le président du groupe socialiste qui préférerait « une augmentation des salaires, du SMIC à 1500 euros plutôt que des chèques envoyés une fois qui ne sont pas suffisants et qui ne répondent pas aux difficultés structurelles ». Comment réformer et améliorer le quotidien des Français sur les cinq prochaines années, dans une Assemblée fracturée ? Pour le PS, il faut impérativement revoir les écarts de rémunération et augmenter le SMIC : « cela permet à tout le monde de mieux vivre et de mieux consommer ». Si notre invité ne s’oppose pas à la stratégie mise en place par le gouvernement, il souhaite néanmoins l’améliorer en bloquant « un certain nombre de prix sur l’essence, sur certains produits de première nécessité ».  Assemblée nationale : vers une politique du compromis ?  Avec une Assemblée nationale fracturée et morcelée en plusieurs entités politiques, cette cohabitation inédite va-t-elle mener à une politique du compromis, nécessaire pour réformer le pays ? Emmanuel Macron a interrogé la semaine dernière les chefs de partis afin de savoir jusqu’où ces derniers étaient prêts à aller. A ce stade, personne n’a encore fermé la porte des négociations, bien que certaines mesures commencent déjà à faire débat à l’instar du chèque alimentaire. Comment parvenir à réconcilier ces forces politiques ? « Il faut aller plus loin que ce qui est proposé par le gouvernement. Nous avons été élus sur ces questions sociales », martèle le député qui n’exclut pas un risque de blocage.     Le Parti socialiste qui avait conclu une alliance avec la NUPES, semble aujourd’hui prendre ses distances pour garder une certaine autonomie. Certaines mesures fragilisent la cohésion de la nouvelle union des gauches à commencer par la question épineuse de la retraite à 60 : « on est tous d’accord pour dire que la retraite à 65 ans est la pire des injustices pour ceux qui ont commencé tôt et ceux qui ont eu des carrières difficiles ». Pour faire avancer le débat public, Boris Vallaud défend une « opposition qui fera son travail de parlementaire ».

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101 - Mathilde Panot - 27 juin 2022

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101 - Thomas Ménagé - 25 juin 2022

Jeff Wittenberg reçoit Thomas Ménagé,  nouveau visage de l’Assemblée nationale, élu RN dans la 4e circonscription du Loiret.  Aux États-Unis, la Cour Suprême a provoqué une véritable onde de choc à l’échelle mondiale. La droite conservatrice a remporté son combat contre l’avortement, supprimant un droit acquis depuis près d’un siècle. Cet arrêt renvoie la balle aux États, libres de statuer sur le recours à l’avortement, un véritable bon en arrière qui n’est pas prêt de s’arrêter. C’est le résultat d’un sursaut mondial pour la droite conservatrice, incarné en France par le Rassemblement National dont Thomas Ménagé fait partie. Comment se positionne le RN face au maintien de l’avortement dans le pays ? « Je ne crois pas qu’on représente la droite conservatrice aujourd’hui. Sur ces positions nous sommes clairs. Nous défendons le droit des femmes, nous défendons l’avortement » affirme notre invité. Il nous alerte sur la politique regressiste aux États-Unis qui pourrait toucher le droit des homo-sexuels, la contraception. Et de poursuivre : « Il ne faut pas transposer les sujets américains, on le fait trop souvent en France ». Pourtant, une partie des personnalités et des électeurs du Rassemblement National manifeste régulièrement sur ces questions nottament lors de la grande marche du mariage pour tous contre le mariage homosexuel. « Personne pendant la campagne n’a parlé du droit à l’avortement, des homo-sexuels. C’est des sujets importants mais aujourd’hui il faut le statu quo. On a la chance d’avoir tous ces droits qui sont protégés par la loi » souligne l’ancien directeur de cabinet de Nicolas Dupont-Aignan.  Assemblée nationale : quel rôle pour le RN ?  Fraîchement débarqué à l’Assemblée nationale, Thomas Ménagé fait partie des candidats RN qui ont atteint des scores records après avoir obtenu près de 64% des suffrages dans sa circonscription. Il était en concurrence direct avec Jean-Michel Blanquer, anciennement Ministre de l’Éducation. L’ex membre du gouvernement Macron a été éliminé dès le premier tour. Comment expliquer ce résultat ? « Aujourd’hui les Français regardent les programmes et les personnalités. J’ai eu un programme et une campagne basée sur le fond. J’ai pas fait une campagne anti-Blanquer mais une campagne pour la France et sur les propositions de Marine Le Pen qui avait déjà fait une majorité de suffrage sur mon territoire » explique notre invité. Malgré une hausse non négligeable de la popularité du RN, les experts politiques ont observé que le Rassemblement National faisait de meilleurs scores en campagne. Dans les grandes villes, les électeurs se sont retranchés derrière la majorité présidentielle. Selon notre invité, les territoires en périphérie seraient plus concernés par les mesures que souhaitent faire adopter le RN à commencer par le pouvoir d’achat, premier cheval de bataille de cette campagne électorale. « Nous avons porté une mesure qu’on va défendre dans quelques jours sur le projet de loi portant sur la baisse de TVA de 20% sur l’énergie et le carburant. Cela concerne 80% des habitants de la circonscription qui se déplacent en voiture » précise le cofondateur de L’Avenir français.  La crise inflationniste a-t-il mis les questions de sécurité et d’immigration au second plan ? « Pas du tout, on est très clair sur ces questions. Nous souhaitons contrôler l’immigration » tient à rappeler notre invité même si ces questions ne sont pas prioritaires. Arrivée à l’Assemblée Nationale, Marine Le Pen a parlé d’opposition constructive et n’a pas exclu de voter au cas par cas certains textes. Est-ce une stratégie de dédiabolisation du parti ou le RN est-il en train de muter ? « On ne reconnaît pas l’image qui était donnée parfois sur les plateaux par les opposants politiques […] les députés du RN ont voté beaucoup plus souvent que les députés En Marche sur des propositions de loi qui viennent de notre camp » déclare Thomas Ménagé qui affirme voter au cas par cas pour éviter un blocage institutionnel.

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101 - Valérie Rabault - 24 juin 2022

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101 - Aurore Bergé - 23 juin 2022

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101 - Aurélien Pradié - 22 juin 2022

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101 - Louis Boyard - 21 juin 2022

Louis Boyard fait partie des benjamins de l’Assemblée, l’un des plus jeunes députés de la République. Cet étudiant en droit tout juste âgé de 21 ans, compte bien investir l’Assemblée « pour faire changer les choses » sous les couleurs de la NUPES. Après un premier combat contre l’amiante dans son lycée et les injustices de Parcoursup, le jeune élu souhaite poursuivre son engagement politique pour la jeunesse au siège.  Avant tout élu d’un territoire, le militant LFI va porter avant toute chose, la voix de sa circonscription : « Les gens attendent d’avoir des élus qui soient proches d’eux et qui soient capables de faire bouger les dossiers locaux. C’est la responsabilité qui est la mienne en tant que député » déclare notre invité au micro de Caroline Roux. Candidat derrière la NUPES et plus particulièrement aux côtés du chef de fil du parti, Louis Boyard a cru au slogan « Mélenchon, Premier ministre ». Aujourd’hui, le jeune député se dit déçu mais ne perd pas de vue ses ambitions en tant que « première force d’opposition politique à Emmanuel Macron ». Issu de la génération Mélenchon, il partage ses convictions politiques en faveur de « l’écologie, de l’emploi, de la VIème République et des valeurs sociétales ».  NUPES / RN : quel est le premier parti d’opposition ?  Le second tour des législatives n’a sacré aucun parti. Au coude à coude avec la NUPES, le Rassemblement National revendique le statut de premier parti d’opposition. Pourtant, d’un point de vue numérique, la nouvelle union des gauches a plus de députés. « Le Rassemblement National joue sur des formalités administratives. Qui est arrivé premier au premier tour des élections législatives ? C’est nous ! La NUPES c’est un groupe », a fustigé notre invité. Hier, Jean-Luc Mélenchon a proposé que la NUPES forme un seul et même groupe à l’Assemblée pour faire barrage au RN et effacer les frontières entre les entités politiques adhérentes. La proposition formulée par le leader de la France Insoumise s’est soldée par un non général. Ni les Verts, ni les Socialistes, ni les communistes ne souhaitent se rassembler à l’Assemblée et uniformiser le parti. La nouvelle union des gauches était-elle seulement un attelage électoral ? « On va avoir beaucoup d’autres batailles à mener ensemble. La bataille sur les retraites, sur les prix, sur la réforme des bourses… Et on va avoir d’autres enjeux, peut-être une dissolution bientôt » conclut Louis Boyard.

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100 - Edwige Diaz - 21 juin 2022

Certains ont qualifié ces législatives de « bleues Marine ». En effet, le Rassemblement national a atteint un record historique et s'impose comme le premier parti d’opposition contre la majorité présidentielle. Parmi les troupes du RN, Edwige Diaz a été élue députée sur les terres de Gironde et est présentée comme le visage de la « normalisation des idées  du Rassemblement national ». Ancienne élue UMP, elle a déserté la droite traditionnelle au profil de Marine Le Pen dans laquelle elle a « retrouvé les valeurs du patriotisme économique, d’équilibrage territorial, de préférence nationale et de justice sociale ». La Gironde a-t-elle viré extrême-droite ? « Ce sont nos adversaires politiques qui essayent de nous coller cette étiquette. Je suis une élue de proximité et je ne considère pas que nous sommes des citoyens d’extrême-droite » explique notre invitée au micro de Caroline Roux. Cette Mariniste de la première heure se remémore sa rencontre avec la cheffe de file du parti, au moment même où la jeune élue s’est sentie trahie par son propre camp (gouvernement Sarkozy) : « J’ai été séduite par son discours, pas ses propositions que je trouvais crédible ». Avec près de 90 députés élus au second tour des législatives, le Rassemblement national signe une première victoire. « C’est la première fois que le Rassemblement national fait son entrée de manière aussi institutionnelle à l’Assemblée nationale pour permettre au 42% de Français qui n’ont pas voté pour Emmanuel Macron d’être enfin entendus […] nous allons pouvoir être les portes-voix de ces millions d’électeurs » félicite la conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine.  Assemblée Nationale : quelle opposition pour le RN ?  Ces législatives ont mené à un scénario politique catastrophe dans lequel aucun parti n'a obtenu la majorité absolue. La cohabitation multipartite semble inévitable avec le Rassemblement national comme premier parti d’opposition. Parmi les premiers sujets que Marine Le Pen souhaite poser sur la table des discussions, l’indexation des retraites sur l’inflation. Une proposition très prise au sérieux par le gouvernement Borne qui s’en est saisi.  En tant que premier parti d’opposition, quelle sera la ligne de conduite du RN ? « Je serai à l’image de mes collègues, je représenterai une opposition responsable, résolument nationale » déclare Edwige Diaz qui se refuse d’être la « béquille d’Emmanuel Macron ». Lutter contre la casse sociale, rétablissement du pouvoir d’achat, retraite à 65 ans… Voici les premières mesures que le RN compte amener à l’Assemblée nationale. Pour réévaluer le pouvoir d’achat des Français, lourdement impacté par la crise inflationniste, notre invitée souhaite passer la TVA de 20% à 5,5% sur le gaz, le fioul, l’électricité et les carburants.

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101 - Thierry Mariani - 20 juin 2022

Le second tour des législatives a sonné la fin du front républicain. En multipliant par 10 son score au second tour, le Rassemblement National apparaît comme premier parti d’opposition pour donner du fil à retordre à la majorité présidentielle. Thierry Mariani, député RN se félicite de ce résultat : « Les Français ont compris que le Rassemblement national était l’alternative. Ce fameux front républicain qui a marché depuis 30 ans ne marche plus parce qu’ils ont compris que nous étions les démocrates ». Quelles leçons tirées de ce scrutin, un événement historique durant lequel aucun parti en lice n'a obtenu la majorité absolue ? Cette montée en puissance du Rassemblement national résulte selon notre invité « d’un choix de candidats excellents » et « d’une ligne politique très claire ». « Nous sommes le seul parti d’opposition » affirme le conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui rappelle que Jean-Luc Mélenchon a appelé à ne donner aucune voix à l’extrême-droite. Cette cohabitation multiple à l’Assemblée nationale annonce-t-elle le chaos politique ? Si Yaël Braun Pivet a expliqué vouloir mener des discussions et des débats au micro de Caroline Roux quelques minutes plus tôt, notre invité lui, ne compte pas transiger sur les points qui leur semble importants à commencer par le pouvoir d’achat, les questions d’immigration et de sécurité.  Assemblée nationale : la France ingouvernable ?  Parmi les sujets sensibles qui vont devoir être abordés à l’Assemblée, les retraites risquent de diviser les membres. Face à cette représentation nationale, Thierry Mariani n’exclut pas conclure un accord au cas par cas avec LREM « si elle renonce à réformer les retraites, si elle accepte de mettre le pouvoir d’achat en priorité et si elle accepte de prendre des mesures énergiques sur la sécurité et l’immigration ». Tandis que Marine Le Pen a qualifié cette opposition de « ferme et respectueuse », notre invité se dit prêt à discuter avec la majorité présidentielle, un pas de géant entre les deux partis.  Huit semaines après la réélection d’Emmanuel Macron, Ensemble ! n’obtient pas la majorité absolue. Une première sous la Ve République qui assène le coup de grâce au gouvernement en place. « Les Français se sont rendus compte du bilan de Monsieur Macron […] les Français s’expriment, il n’y a pas d’enthousiasme sur Emmanuel Macron », conclut le député réélu. 

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101 - Yaël Braun Pivet - 20 juin 2022

La gifle : c’est le qualificatif que certains médias ont employé pour évoquer le résultat des élections législatives au regard du gouvernement. Aucune coalition n’a obtenu la majorité lors de ce second tour. Une situation « inédite » qui comporte « un risque pour notre pays » a alerté la Première ministre, Élisabeth Borne. La majorité présidentielle, qui est loin d’avoir obtenu la majorité absolue, devra nouer une alliance avec un des trois partis de l’opposition. Face à ce résultat, le camp présidentiel se resserre : « On perd beaucoup de compagnons de route. Je pense à Richard Ferrand, Christophe Castaner, Brigitte Bourguignon et d’autres » déplore Yaël Braun Pivet, invitée sur le plateau des 4 vérités ce lundi 20 juin. Si Emmanuel Macron avait appelé les citoyens à trancher en faveur d’une majorité forte et claire, on assiste aujourd’hui à ce que Bruno Le Maire qualifie de « choc démocratique ». Que s’est-il passé ? « Nous avons une majorité très relative. Je crois surtout qu’il faut écouter les Français. C’est le message qu’ils nous adressent depuis des années. Ils attentent d’être mieux représentés à l’Assemblée nationale avec une représentation extrêmement diverse » concède la ministre des Outre-Mer qui a été réélue députée des Yvelines. Et de poursuivre « Il va falloir qu’on travaille ensemble. Il va falloir chercher des majorités d'idées et construire ensemble. On est tous comptables de cette action collectivement ». La place d’Élisabeth Borne est-elle à céder ? Si le gouvernement en place n’a pas obtenu la majorité absolue, le gouvernement Borne est cependant  parvenu à se maintenir dans le rang avec 12 ministres réélus sur les 15 qui le composent.  Législatives : le RN, premier parti d’opposition ?  Alors que la NUPES sera divisée en plusieurs groupes politiques, le RN domine. L’Assemblée nationale va devoir composer avec trois entités politiques distinctes dont un groupe du Rassemblement national avec « plus de 90 députés ». En effet, l’extrême-droite a atteint un score historiquement haut multiplié par 10. Est-il devenu le premier parti d’opposition ? C’est ce qu’affirme notre invitée au lendemain du second tour des législatives. Ce constat soulève une question : le Rassemblement National va-t-il présider la Commission des finances ? « On a des institutions, on a un règlement de l’Assemblée. Dans les périodes de turbulences ou de crises, les institutions nous protègent » explique Yaël Braun Pivet.

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101 - Alexis Corbière - 17 juin 2022

La NUPES a signé une première victoire. Alexis Corbière fait partie des cinq députés réélus dès le premier tour avec 32,94% des suffrages dans sa circonscription. La campagne se poursuit pour les candidats en lice tandis qu’Emmanuel Macron, en marge de l’élection, s’est rendu en Ukraine. Un déplacement jugé inapproprié par l’opposition qui dénonce le coup de com organisé du président de la République. De son côté, Alexis Corbière s’aligne sur les déclarations de Jean-Luc Mélenchon : « Quand le Président de la République est à l’étranger, ce n’est pas le moment de le critiquer ». Les trois dirigeants européens (Olaf Scholz, Mario Draghi, Emmanuel Macron) sur le front ukrainien ont proposé à l’Ukraine de rentrer dans l’Union Européenne. La NUPES est-elle favorable à cette démarche ? « Je ne sais pas l’effet que ça produira sur le terrain. Je souhaite que les troupes russes se retirent le plus rapidement possible et que Monsieur Poutine arrête cette agression. À ce stade, je ne peux pas mesurer si cette annonce créera les conditions de retrait des troupes russes » déclare notre invité qui ne se dit pas opposé à l’entrée de nouveaux pays dans l’Union Européenne selon certains critères.  NUPES : pour ou contre l’OTAN ?  Sur cette dernière ligne droite des législatives, Alexis Corbière souhaite recentrer le débat sur les sujets majeurs de cette élection : augmentation des salaires, retraite à 60 ans… à commencer par le blocage des prix qui augmentent sur les produits de première nécessité. « Les principales explications de l’inflation c’est un effet spéculatif » affirme le militant LFI qui rejette la faute sur les firmes.  Parmi les détracteurs de Jean-Luc Mélenchon, certains accusent le chef de file de la NUPES de mansuétude à l’égard de Vladimir Poutine. Celui qui aurait laissé  planer le doute sur la culpabilité de l’Ukraine dénonce aujourd’hui les crimes de guerre commis par l’armée russe. « C’est des arguments vulgaires que nous sommes complaisants ou pas clairs. Ce qui a manqué c’est la précision de nos services de renseignement mais sur le fond nous avons toujours dit que l’agresseur était Monsieur Poutine. J’en ai assez de ce climat à 48h d’un vote important, on nous flétrit » argue l’ancien conseiller de Paris taxé d '« anarchiste de l’extrême-gauche ». Pour ou contre l’OTAN ? C’est la sempiternelle question que se posent les électeurs sur Jean-Luc Mélenchon et ses candidats. « Je suis pour une France indépendante. Le problème de l’OTAN aujourd’hui c’est que c’est une coalition militaire sous domination des États-Unis d’Amérique qui défend des intérêts » tranche Alexis Corbière.  Depuis le début de la campagne, la NUPES dénonce le « plan caché » d’Emmanuel Macron qui souhaite faire 80 milliards d’euros d’économie, sous couvert d’une hausse de la TVA. Une accusation que le gouvernement Macron a totalement réfutée. « Soit Monsieur Macron va mettre en place une purge vis à vis de nos services publics […] soit il y aura une proposition de TVA sociale et d’augmentation ou alors c’est le Gérard Majax de l’économie » conclut notre invité.

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101 - Karl Olive - 17 juin 2022

Karl Olive, maire de Poissy, fait partie de la majorité présidentielle. C’est d’ailleurs dans cette ville qu’Emmanuel Macron avait débuté sa campagne présidentielle sur le tard. Cette fois-ci, la bataille électorale n’est pas jouée d’avance. Selon un dernier sondage Ipsos, la majorité sera peut-être relative. Sur la dernière ligne droite des législatives, le président est sous le feu des critiques notamment depuis sa prise de parole sur le tarmac qui n’a pas manqué de faire réagir l’opposition. À seulement deux jours du second tour des législatives, Emmanuel Macron est en déplacement en Ukraine. Mauvais timing ou pure stratégie en vue des élections ? « Le conflit russo-ukrainien ne s’accommode pas de l’agenda du président de la République […] je salue ce jour historique pour l’Europe et pour le monde, et que les autres continuent à commenter », a déclaré Karl Olive, invité des 4 vérités ce vendredi 17 juin 2022. Ce déplacement diplomatique en compagnie du chancelier allemand Olaf Scholz et du chef du gouvernement italien Mario Draghi, s’est soldé par une annonce retentissante. Cette décision d'accorder à l'Ukraine le statut de pays candidat à l'adhésion à l'Union européenne, va-t-elle avoir un impact supplémentaire sur le pouvoir d’achat des Français ? « Il faut créer des corridors humanitaires pour pouvoir importer » souligne notre invité.  Législatives : le risque d’une majorité relative ?  Le candidat de la majorité présidentielle a souvent critiqué Jean-Luc Mélenchon pour sa mansuétude à l’égard de Vladimir Poutine. Aujourd’hui, la NUPES a changé le tir et dénonce les crimes de guerre perpétrés par l’armée russe. « Ce que je constate, c’est que la NUPES est pratiquement un cartel des gauches. C’est une addition des étiquettes politiques. C’est quoi la NUPES aujourd’hui ? C’est la LFI qui veut sortir de l’OTAN et le parti socialiste qui ne veut pas en sortir, c’est la LFI qui veut sortir du nucléaire et les verts qui veulent de l’éolien… » argue le maire de Poissy qui s’oppose fermement à cette nouvelle union des gauches. Sur la dernière ligne droite du second tour des élections législatives, la NUPES est régulièrement renvoyée dos à dos avec l’extrême-gauche et l’extrême-droite par l’opposition. « Nous, on ne vend pas du rêve, on s’adosse sur le principe de réalité », fustige une nouvelle fois notre invité au micro de Jeff Wittenberg en réaction à la progression de la NUPES. Alors que Jean-Luc Mélenchon a Matignon dans le viseur depuis sa défaite à la présidentielle, Élisabeth Borne est-elle apte à conduire cette majorité ? « On a une Première ministre qui fait preuve de courage en étant sur le terrain pour gagner à elle-même la compétition […] tout n’est pas parfait » défend Karl Olive. Le Maire de Poissy nous livre ses recommandations et axes d’amélioration pour ce second quinquennat : « Il faut prendre un peu plus de bourres-pif sur le terrain, aller à la rencontre des Français, les écouter et se nourrir de leurs différences ». Et de poursuivre « je voudrais qu’on aille vers le cumul des mandats et vers le conseil territorial, je vous parle de choc de simplification. Arrêtons d’emmerder les Français, soyons jugés aux résultats et raison preuve de pragmatisme et de bon sens ».

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101 - Agnès Pannier-Runacher - 16 juin 2022

23 départements sont placés en vigilance orange, un sacré rappel à l'ordre sur les conséquences du réchauffement climatique. Le gouvernement va-t-il accélérer son programme de transition écologique ? « La France est le premier pays qui confie directement à la Première ministre la responsabilité de la transition écologique et énergétique avec deux ministres en appui » explique Agnès Pannier-Runacher qui précise que cela implique quatre leviers au premier plan avec la sobriété énergétique, l’amélioration du renouvelable et le renouvellement du nucléaire. Alors que la canicule frappe l’Hexagone et plusieurs pays d’Europe, la question de la climatisation se pose. En Italie, une loi interdit d’utiliser les systèmes de climatisation en dessous de 25 degrés. Est-ce une piste à exploiter ? « C’est une piste qui a été regardée par les experts et par certains organismes […] ça fait partie des sujets sur lesquels je souhaite concerter à la fois l’administration mais aussi les organisations syndicales et les organisations professionnelles » poursuit la ministre de la Transition Énergétique. À seulement trois jours des législatives, l’écologie fait partie des sujets majeurs lors de cette campagne. Comment se positionne le camp LREM face à la montée en puissance de la NUPES qui a signé une coalition avec les verts ? « Jean-Luc Mélenchon c’est on promet tout et n’importe quoi aux gens avec un milliard d’euros de dépenses publiques en rachetant les énergéticiens. Ça ne fait pas avancer le problème » assène notre invitée qui est opposée à la nationalisation des entreprises énergétiques. Et de poursuivre « Notre scénario de transition énergétique, c’est d’investir dans les renouvelables et dans le nucléaire » tandis que le chef de file de la NUPES revendique l’abandon du nucléaire qui représente 10% de la production d’électricité aujourd’hui au profil de l’éolien. La surenchère de la crise des énergies alimentée entre autres par la guerre en Ukraine, accélère la transformation énergétique. Doit-on se préparer à une nouvelle hausse des prix de l’électricité qui a déjà atteint des sommets il y a quelques mois ? « Je crois qu’il faut assumer […] l’électricité carbonée va coûter plus chère d’où l’intérêt pour le pouvoir d’achat et pour la planète, d’accélérer la transition énergétique » concède la nouvelle ministre du gouvernement Borne.  Macron / Mélenchon : le duel écologique  Les économistes ont alerté les Français sur l’impact économique de la transition écologique. « Plus on part tôt, moins ça coûtera. Plus vous vous adaptez, plus vous restez dans la course. C’est ça que nous devons accompagner » tient à souligner Agnès Pannier-Runacher avant de rappeler que le gouvernement Macron a réussi à diminuer les émissions de carbone, soit 3,9 millions de tonnes par an. Jean-Luc Mélenchon fermement engagé dans la bataille législative derrière la NUPES souhaite investir massivement et s’affranchir des règles européennes pour accélérer la transition écologique. « Il a voté contre la loi d’accélération des énergies renouvelables. Monsieur Mélenchon c’est faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais, c’est là qu’on voit qu’il y a une impossibilité » fustige l’ancienne ministre déléguée chargée de l’Industrie.  Alors qu’Emmanuel Macron à renvoyé dos à dos les extrêmes et à appeler les électeurs à trancher en faveur de la république, Agnès Pannier-Runacher renchérit sur les propos du Président : « Jean-Luc Mélenchon c’est l’austérité. C’est des usines qui ferment, il va faire fuir les investisseurs étrangers. Cette perspective m’inquiète pour le pays. Nous avons deux possibilités : un programme qui est réaliste et qui est porté par le président de la République et un programme qui est irréaliste et qui promet tout ».

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101 - Sébastien Chenu - 16 juin 2022

Mercredi 15 juin 2022, Emmanuel Macron s’est exprimé sur le tarmac, quelques minutes avant de s’envoler pour la Roumanie. À seulement deux jours des élections législatives, le président de la République a tenu à mobiliser les consciences républicaines pour le second tour qui aura lieu dimanche 19 juin 2022. Vivement critiqué par l’opposition, accusé de surjouer son rôle de chef de guerre, Emmanuel Macron qui poursuit sa tournée diplomatique à Kiev, est-il aujourd’hui à sa place ? « Il n’est plus acteur dans cette crise. Le problème d’Emmanuel Macron c’est qu’il est un peu spectateur. Quand on le voit s’exprimer sur le tarmac, il déroge à une règle française […] on ne fait pas de politique politicienne lorsqu’on est dans un pays étranger » assène Sébastien Chenu, invité des 4 vérités jeudi 16 juin 2022. Cette allocution solennelle devant l’avion présidentiel est « déplacée » selon le porte-parole du Rassemblement national bien qu’il valide ce déplacement pour maintenir des relations avec les partenaires de ce conflit. Si le député ne souhaite pas pénaliser la voix de la France, prise entre deux feux, il désapprouve la posture d’Emmanuel Macron qui est devenu un « spectateur » de la guerre en Ukraine. « Il n’a pas pris de grandes initiatives de réunir alors qu’il a des responsabilités au sein de l’Union européenne, il a joué les choses de façon un peu perso » souligne l’élu RN. Le président Zelensky a exprimé sa gratitude concernant la nouvelle aide militaire d'un milliard de dollars, débloquée cette nuit par les Américains. Aujourd’hui, le RN « attend une solution de sortie de guerre qui passe par la diplomatie » pour éviter la logique d’escalade. Alors qu’Emmanuel Macron a été vivement critiquée par l’opposition de ne pas entrer en campagne durant la présidentielle pour assumer ses nouvelles responsabilités de médiateur diplomatique, sa visite à Kiev à quelques jours des législatives interroge sur la stratégie du chef de l’État. Ce déplacement joue-t-il avec l’effet drapeau ou est-il motivé par l’intérêt de la nation ? « C’est davantage l’intérêt de la nation que de trouver une solution diplomatique. Pour le reste, Emmanuel Macron a totalement éteint la campagne des élections législatives depuis sa réélection. Résultat ? Il y a énormément d’abstention » dénonce Sébastien Chenu. Législatives : le Rassemblement national, premier parti d'opposition ?  Mercredi 15 juin, Marine Le Pen était attendue sur le plateau du JT de France 2 pour débattre sur cette dernière ligne droite des législatives. La cheffe de file du Rassemblement national a déclaré que son parti pourrait envoyer plus de 100 députés à l’Assemblée. Une quasi-certitude qui détonne avec les premières déclarations de la sortante à la présidentielle. Aujourd’hui engagée dans la bataille des législatives, le RN arrive cependant loin derrière la NUPES et la majorité présidentielle. « Cette campagne électorale nous montre que c’est une réalité qui avait échappé à beaucoup d’analystes politiques c’est que le RN est le premier parti d’opposition puisque nous sommes le seul parti qui est en hausse et nous augmentons sensiblement notre score » déclare Sébastien Chenu dont le parti est passé de 13 à 19%. Concernant le score de la NUPES arrivée en tête des suffrages au premier tour, le porte-parole du Rassemblement national y voit le résultat d’une coalition. « Nous, le premier parti, qui n’est pas une coalition, avec un programme qui ne raconte pas n’importe quoi aux Français […] nous sommes le premier parti d’opposition » nuance notre invité avant de dénoncer la « mythomanie » de Jean-Luc Mélenchon qui se projette déjà à Matignon. Pour Sébastien Chenu, une cohabitation Macron / Mélenchon est envisageable « Mélenchon Premier ministre jamais, Mélenchon premier mytho toujours ! Il est le dernier à y croire. Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre. Voter NUPES n’a plus aucun sens ».  Si le Rassemblement national venait à obtenir la majorité, il compte bien « contrer Emmanuel Macron » et faire poids en tant que première opposition. Parmi les grands sujets que souhaite porter le camp de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale, une première proposition sur le pouvoir d’achat est déjà sur le feu. TVA à 5% sur les énergies, 0% de TVA sur des produits de première nécessité pour limiter l’impact de l’inflation.

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101 - François Ruffin - 14 juin 2022

Le chef de l’État a lancé un appel mardi 14 juin 2022, « au sursaut républicain » en vue du second tour des législatives ce dimanche 19 juin 2022. Emmanuel Macron est au coude à coude avec la NUPES de Jean-Luc Mélenchon, un premier score qui pèse sur la majorité présidentielle. « Emmanuel Macron se sent pris à la gorge parce que l’élection présidentielle s’est faite sans enthousiasme […] il patine alors que la présidentielle aurait dû lui donner de la dynamique pour les législatives » assène François Ruffin, invité des 4 vérités mercredi 15 juin 2022. Emmanuel Macron est-il en danger face à la progression de la nouvelle union des gauches ? « La réalité c’est que le projet que porte Emmanuel Macron est aujourd’hui minoritaire dans le pays. Il ne pourra pas passer en force contre la société » constate le député sortant qui alerte sur le « tapis de bombes » posé par le gouvernement en place. Alors qu’Olivier Faure, quelques jours plus tôt, avait affirmé sur le plateau des 4 vérités que le camp LREM préparait un vaste plan d’augmentation de la TVA pour compenser la baisse des impôts, François Ruffin pointe du doigt lui aussi le « programme caché » d’Emmanuel Macron : « pour avoir 70 milliards de réduction des dépenses publiques, ça ne se fait pas comme ça ». Une stratégie totalement réfutée par Bruno Le Maire, invité des 4 vérités hier. Hausse des emprunts d’État : et la dette publique ?  La crise inflationniste se poursuit et la Banque centrale européenne va être amenée à augmenter ses taux en juillet. Du côté de la Réserve fédérale américaine, c’est une question de jours. Cette hausse des taux d’emprunt va incontestablement creuser la dette de la France, déjà sévèrement affaiblie. Comment s’extraire de cette contrainte internationale ? « Il faut peser sur la Banque centrale européenne pour qu’elle ne relève pas ses taux » explique le candidat NUPES de la 1ère circonscription de la Somme avant de souligner que « l’inflation peut ne pas être une catastrophe ».  Et de poursuivre « Il faut que les retraites, les salaires et les minimas sociaux suivent l’inflation comme ça s’est produit en France en 1982 ». François Ruffin appelle le président de la République à faire pression sur la BCE en refusant de revenir à cette politique d’austérité : « on doit pouvoir peser là-dessus ».  Si la NUPES de Jean-Luc Mélenchon ne cesse de tacler le projet macroniste, à l’inverse, le chef de file LREM dénonce les propositions « utopiques » de son adversaire à commencer par la retraite à 60 ans. Ce sujet a ouvert les hostilités entre les deux camps qui se sont engagés dans un bras de fer acharné depuis la présidentielle. « La moitié des Français ne travaille plus à 60 ans […] la question ce n’est pas qu’est qu’on fait à 60 ans mais comment on fait pour ne pas passer à une phase de RSA », a fustigé le réalisateur de Merci Patron !  Parmi les finalistes toujours dans la course des législatives, Marine Le Pen a réclamé « un discours de vérité » sur le plateau de France 2. La cheffe de file du Rassemblement national dénonce la stratégie de la NUPES qui a appelé à voter contre elle. François Ruffin dénonce l’absence de cette dernière qui a déserté selon lui l’Assemblée nationale. Et de poursuivre « Sur le fond, regardez le programme de Marine Le Pen : où est ce qu’il a le mot firme ? Le mot multinational ? Le mot actionnaire ? Au fond, il y a un accord entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur le fait que les grandes entreprises doivent pouvoir profiter ».

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101 - Bruno Le Maire - 14 juin 2022

Au lendemain du premier tour des élections législatives, la majorité présidentielle est au coude à coude avec la NUPES de Jean-Luc Mélenchon. Bruno Le Maire s’est exprimé pour la première fois concernant ce résultat « solide mais qui doit être confirmé […] nous devons arracher la majorité politique dimanche prochain » déclare sans équivoque le Ministre de l’Économie et des Finances. Si on a reproché au camp LREM de ne pas s’être engagé fermement dans la bataille électorale, le premier tour de la législative pourrait avoir changer la donne pour obtenir la majorité absolue. « C’est ce qui va éviter que l’Assemblée Nationale ne devienne une véritable guerre de tranchée et de poursuivre l’action que le président de la République a engagée depuis cinq ans et qui donne des résultats » explique notre invité qui se dresse contre la majorité relative. Emmanuel Macron ne devrait-il pas composer avec ses opposants politiques et faire preuve d’équité ? « La majorité absolue va nous amener à composer, à dialoguer et à essayer de trouver les meilleures solutions avec les autres forces politiques à l’Assemblée nationale mais au bout du compte, nous pourrons décider » poursuit le ministre réaffecté à son ministère. Pour Jean-Luc Mélenchon, ce premier tour des législatives est à l’image de sa rafle sur la gauche : un véritable coup de maître qui concurrence de très près la majorité présidentielle. Lundi 13 juin au soir, le chef d’orchestre de la NUPES était l’invité d’Anne-Sophie Lapix sur France 2, l’occasion pour lui de discréditer le camp Macron en affirmant que Gérald Darmanin « bidouille les chiffres ». « Ce qui va compter, c’est ce qui va se passer dimanche » défend Bruno Le Maire au micro de Caroline Roux. Il en profite pour tacler son principal adversaire qu’il estime « décevant » en rassemblant « des gens qui ne sont d'accord sur rien ». S’il concède de son côté que la campagne législative a souffert d’une perte de vitesse, l’ancien député rappelle que la politique mise en œuvre a permis « de nous rapprocher du plein emploi, de créer des centaines de postes d’apprentis, d’ouvrir des usines, de baisser massivement les impôts comme ça n’a pas été fait depuis 20 ans […] je voudrais que les téléspectateurs fassent la différence entre un programme à 100 milliards d’euros supplémentaires et un bilan d’Emmanuel Macron à 52 milliards de baisse d’impôts ».  TVA : la hausse cachée ?  Concernant la stratégie budgétaire, Olivier Faure a affirmé hier sur le plateau des 4 vérités que le gouvernement Macron préparait un vaste plan d’augmentation de la TVA pour pouvoir équilibrer le tir. Bruno Le Maire crie à la « fake news » avec des informations tout droit sorties de « l’imagination délirante des NUPES qui jouent avec les peurs des Français ». Pour ce second tour qui s’avère très serré entre les deux camps concurrents, le ministre de l’Économie et des Finances souhaite poursuivre la dynamique présidentielle en faveur du plein emploi, de la baisse des impôts, de la compétitivité et du soutien aux entrepreneurs. Si l’ancien Conseiller régional de Haute-Normandie descend en flèche le programme économique de la NUPES qu'il qualifie de rétrograde, pas moins de 160 économistes, enseignants et chercheurs ont décidé d'apporter leur soutien au meneur de la nouvelle union des gauches. Ils ont pointé du doigt les marges historiques des entreprises qu’ils souhaitent utiliser pour financer la hausse des salaires grâce un système d’équilibrage et de partage des richesses. « Aujourd’hui, on augmente la prime d’activité, on augmente les possibilités d’heures supplémentaires, nous faisons tout pour que les salariés soient mieux rémunérés » argue Bruno Le Maire contre le « projet très daté » de Jean-Luc Mélenchon.    Les emprunts d’État continuent de flamber pour atteindre 2%, du jamais vu depuis 2014. L’écart entre les pays se creuse avec un risque que la réserve fédérale américaine augmente dans les prochains jours ses taux d’intérêts. Quelles conséquences sur notre économie ? « Nous devons lutter contre l’inflation qui est un drame pour des millions de nos compatriotes. Le prix à payer, c’était donc une remontée des taux » conclut Bruno Le Maire.

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101 - Olivier Faure - 13 juin 2022

Il a sauvé le Parti socialiste pour certains, l'a achevé en le jetant dans les bras de Jean-Luc Mélenchon pour les autres, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure est l’invité des 4 vérités. Dimanche 12 juin 2022, 48,7 millions d'électeurs inscrits étaient invités à voter. Cependant, plus d’un Français sur deux, soit 52,49 % des inscrits, ne s’est pas déplacé à son bureau de vote, selon le ministère de l’Intérieur. Pourcentage le plus élevé dans la Vème République pour une élection législative. Pour le candidat Nupes de Seine-et-Marne, ces chiffres montrent une défiance démocratique. « Le problème réside dans le fait que l’alliance de gauche a été la seule à faire campagne pour ces élections » et d'ajouter « Vous avez un président de la République, des ministres, des élus macronistes qui ne disent pas leur projet, ils ont cherché à avancer en diabolisant tous les autres. Ce n’est pas la meilleure façon de mobiliser. Si nous voulons avoir un grand débat démocratique, il faut que nous fassions de cet enjeu, un grand enjeu. C’est la raison pour laquelle, nous continuons de chercher à avoir ce débat avec la majorité présidentielle. » Deuxième tour : quelle campagne ? Le 1er tour a placé la Nupes et LREM dans un mouchoir de poche, avec un peu plus de 25% des suffrages, 25,75% des voix pour LREM, contre 25,66% pour la Nupes selon les résultats complets du ministère de l'Intérieur. Le parti de Marine Le Pen, le Rassemblement national arrive 3ème avec un peu moins de 19%, Les Républicains dépassent la barre des 10%. « Nous sommes dans une situation ou la gauche peut l’emporter » s’enthousiasme Olivier Faure mais souhaite mobiliser les abstentionnistes « si les jeunes, qui étaient venus très nombreux à l’élection présidentielle, reviennent dimanche prochain, si les quartiers populaires qui se sont moins mobilisés que précédemment reviennent, alors il y a une possibilité évidente que la gauche et les écologistes l’emportent la semaine prochaine. » L’élu PS souhaite rassembler les Français qui veulent le smic à 1500 euros, ceux qui veulent prendre le problème à bras-le-corps sur la question climatique. Le Premier secrétaire du Parti socialiste met en avant la victoire de la gauche dans ces élections législatives. « C’est une gauche plurielle, une nouvelle union populaire écologique et sociale qui a fait la démonstration de sa capacité à créer une forme d’engouement à gauche. La vérité c’est que nous n’avions pas réussi à être ensemble depuis 25 ans. » Durant ces élections législatives, le Parti socialiste peut espérer en 14 et 29 sièges à l’Assemblée nationale. Une alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon qui a servi le PS pour le Premier secrétaire. « L’objectif maintenant est de conquérir le pouvoir ensemble. »

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100 - Jean-François Copé - 13 juin 2022

Jean-François Copé, maire Les Républicains de Maux veut croire qu’une droite raisonnable et non macroniste existe encore dans le pays. Dimanche 12 juin 2022, 48,7 millions d'électeurs inscrits étaient invités à voter. Cependant, plus d’un Français sur deux, soit 52,49 % des inscrits, ne s’est pas déplacé à son bureau de vote, selon le ministère de l’Intérieur. Pourcentage le plus élevé dans la Vème République pour une élection législative. L’élu LR tente d’expliquer ces chiffres en constante augmentation depuis 20 ans. « Tous les sujets majeurs ont été systématiquement évités par celui qui devait être le meneur de cette campagne, Emmanuel Macron. Lorsque vous avez un président sortant qui ne veut à aucun moment débattre des sujets ou ne veut dire ce qu’il veut faire pour les 5 ans qui viennent et qui gagne par défaut un jour ou l’autre on en paye le prix. » L’ancien ministre délégué au Budget pense que ces élections vont rendre le pays difficilement gérable. « Je suis inquiet lorsque je vois le nombre de votes pour l’extrême droite ou gauche, vous vous dites qu’il y a quelque chose qui va très très mal dans notre pays. » LR : quel avenir pour la droite ? Ce 1er tour a placé la Nupes et LREM dans un mouchoir de poche, avec un peu plus de 25% des suffrages, 25,75% des voix pour LREM, contre 25,66% pour la Nupes selon les résultats complets du ministère de l'Intérieur. Le parti de Marine Le Pen, le Rassemblement National arrive 3ème avec un peu moins de 19%, Les Républicains dépassent la barre des 10%. « Ma famille politique ne va pas bien » admet Jean-François Copé et d’ajouter « elle est en proie au doute après toutes ces élections perdues depuis la présidentielle de 2012 et pour autant, on peut avoir besoin des Républicains. » L’élu LR avait même plaidé pour un pacte de rassemblement avec la majorité présidentielle. « Si le président n’a pas la majorité absolue, il va bien falloir qu’il trouve de quoi former une majorité. Comme je pense que ça ne peut pas être avec des débauchages individuels, parce que c’est la pire des choses en démocratie, la question se posera y compris pour les Républicains au moment venu, d’avoir un débat. Au nom de l’intérêt supérieur de la France, on doit exiger qu’un certain nombre de réformes soient mises en œuvre, et dans ce contexte-là voir peut-être, éventuellement, à y participer dans des conditions que nous fixerons. » Un duel sur deux verra s’affronter la Nupes avec le nouveau parti rassemblé Ensemble ! du chef de l’État. Jean-François Copé considère qu’entre l’extrême gauche ou l’extrême droite et un parti de gouvernement il faut « pour l’intérêt de la France » voter pour un parti de gouvernement. Le maire de Maux invite également le président de la République à faire de même dans les situations où un candidat LR est en ballottage avec un parti extrémiste.

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101 - Rachida Dati - 10 juin 2022

Rachida Dati est l’une des voix qui porte les Républicains pour les élections législatives ce dimanche 12 juin 2022. Après le tollé de la droite républicaine lors des élections présidentielles sous la barre des 5% des suffrages, quelle est la stratégie établie pour redresser le tir ? La centaine de députés présents à l’Assemblée risque de baisser considérablement face à la crise que traverse la droite. « Il est important qu’on soit représenté à l'Assemblée nationale pour faire contrepoids et mener des réformes importantes dans l’intérêt du pays et dans l’intérêt des Français » affirme Rachida Dati, invitée des 4 vérités ce vendredi 10 juin 2022. La maire LR du 7e arrondissement de Paris défend l’ancrage local des Républicains qui peut peser dans le débat électoral. Selon la dernière enquête Ipsos, la NUPES de Jean-Luc Mélenchon apparaît en tête des suffrages devant la majorité présidentielle. Si ce schéma se confirme au 1er tour, les Républicains seront-ils prêts à s’allier au Président de la République pour constituer une majorité contre la gauche de J-L Mélenchon ? « Nous sommes un parti responsable, nous serons un bloc décisif dans l’intérêt de notre pays. Nous ferons des propositions et si les réformes vont dans le bon sens, nous le soutiendrons » explique l’ancienne ministre de la Justice qui n’exclut pas une alliance partielle avec LREM pour lui laisser une marche de manœuvre. Parmi les alliés de Rachida Dati, Nicolas Sarkozy l’accompagne depuis des années sur sa carrière politique. Pourtant, l’ancien Président de la République est aujourd’hui sous le feu des critiques, notamment jugé sur sa mansuétude à l’égard d’Emmanuel Macron qui sème le trouble dans la tête des Républicains. Est-il toujours un membre effectif des troupes LR ? « C’est un homme de droite. C’est quand même le dernier grand Président de notre famille politique […] aujourd’hui il n’est pas dans une tambouille partisane ou politicienne mais il a une vision pour la France » défend fermement notre invitée qui continue de voir Nicolas Sarkozy comme « une incarnation et une figure importante » de la droite.   Rachida Dati : sa bataille pour Paris  Rachida Dati est la première opposante d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Si les élections municipales n’auront lieu que dans quatre ans, la conseillère de Paris a déjà dans son viseur le titre de mairesse de la capitale. Au dernier Conseil de Paris, la maire du 7e arrondissement n’a pas manqué de tacler la gouvernance d’Anne Hidalgo allant même jusqu’à nier sa légitimité à la tête de la Mairie de Paris, après n'avoir réuni que 1,7% des électeurs lors de la présidentielle. « Quand vous êtes à ce point désavoué par les électeurs de votre ville, il y a un problème de légitimité » soutient Rachida Dati et de poursuivre « elle n’a pu être maire que grâce à une alliance et un attelage avec d’autres formations politiques ».  L’ancienne magistrate nous alerte sur la « dégradation » de la capitale sous la coupe d’Anne Hidalgo et remet en cause là passage en force des mesures prises par cette dernière : « on ne peut pas imposer des projets de manière autoritaire aux Parisiens. On doit revenir à une concertation et à une consultation des Parisiens sur les projets à venir ».

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101 - Florian Philippot - 10 juin 2022

Dernière ligne droite pour les législatives qui se dérouleront ce dimanche 12 juin 2022. Florian Philippot est dans les starting-blocks avec 400 candidats sous la bannière des Patriotes, parti dont il est le président. L’ancien député européen a signé une alliance avec Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan pour faire « peser des idées qui ne sont pas présentes et vues nulle part ailleurs » à commencer par la « liberté individuelle » et la souveraineté nationale. Le camp d’extrême-droite semble saturé, largement dominé par le Rassemblement nationale de Marine Le Pen et plus récemment investi par Éric Zemmour et son parti Reconquête!. Comment Florian Philippot se distingue-t-il de ses adversaires dans cette campagne législative ? Invité des 4 vérités ce vendredi 10 juin, le président des Patriotes se bat depuis deux ans « contre les folies liées au Covid, les restrictions de libertés,  les suspensions d’infirmiers et de pompiers qui ne sont pas terminées ». Tandis que la crise inflationniste creuse le débat autour du pouvoir d’achat et de la refonte de l’économie, l’ancien lieutenant de Marine Le Pen se dit pour l’augmentation réelle des salaires et des retraites. « Il faut être un pays qui contrôle son destin. Aujourd’hui, la Commission européenne négocie notre commerce […] ce n’est pas une compétence française » explique notre invité qui dénonce le poids prédominant de l’Union Européenne sur l’économie française. Faut-il s’aligner sur le modèle britannique et opérer un remaniement stratégique à l’instar du Brexit ? C’est en tout cas ce que laisse entendre l’extrême-droite de Florian Philippot. « C’est une politique contraire à nos intérêts. Le libre échange et l’euros n’est pas adapté à la France. Il faudrait faire de la protection, de la réindustrialisation, il faut sortir de l’Union Européenne comme l’ont fait les britanniques » affirme l’ex conseiller régional du Grand-Est. Une prise de position jugée risquée par l’opposition en raison du conflit russo-ukrainien. En effet, l’union des 27 fait pression sur Vladimir Poutine pour diminuer les chances d'une guerre d'expansion. Pour Florian Philippot, cette stratégie diplomatique vise uniquement à mettre de « l’huile sur le feu » et se dit pour la sortie de la France de l’OTAN « pour avoir une vraie politique de paix et une politique de négociation de la neutralité ukrainienne ».  Covid, Frexit : les combats de Florian Philippot  Après l’union des gauches derrière la NUPES qui souhaite faire front contre la majorité présidentielle, Florian Philippot s’engage avec Nicolas Dupont-Aignan contre « l’obligation vaccinale ». Depuis deux ans, l’ancien vice-président du Front national s’oppose fermement à la stratégie sanitaire mise en place par le gouvernement : « on se bat pour la réintégration des infirmières qui sont aujourd’hui suspendues ». Le président des Patriotes souhaite travailler sur la « prévention » alors que la lutte contre l’épidémie est toujours au cœur des campagnes électorales. Sur son compte Twitter, Florian Philippot a relayé la tape d’une internaute qui aurait perdu son mari suite à la troisième dose. L’outsider de la politique n’a pas manqué d’égratigner l’ancien gouvernement Macron qu’il qualifie de « monstruosité ».  Pour conclure, Florian Philippot invite les électeurs à voter pour leurs convictions et à rejoindre son bord « si l’on veut la liberté, la liberté, la justice sociale contre la corruption et les conflits d’intérêt ».

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101 - Jordan Bardella - 09 juin 2022

Un vote historique a eu lieu au Parlement européen en faveur du climat. En effet, les députés européens se sont réunis mercredi 8 juin et ont pris position sur les textes majeurs qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030. Ce vote s’est soldé par l’abrogation des voitures thermiques neuves à partir de 2035. Le Rassemblement national s’est opposé à la loi estimant que les délais étaient trop courts. « Je pense que le délai est beaucoup trop précoce et que cette décision va être perçue comme une angoisse pour des millions d’automobilistes » a déclaré Jordan Bardella, qui explique qu’il faudra doubler les bornes électriques encore trop faibles sur le territoire. « On est là dans une écologie punitive, coercitive alors qu’on devrait miser sur l’innovation et l’accompagnement » à surenchéri le président par intérim du Rassemblement national. Cette décision sera-t-elle suffisante pour atteindre les objectifs ambitieux face à l’urgence climatique ? « Le Haut Conseil pour le Climat nous dit que la moitié de nos émissions de gaz à effet de serre vient de notre modèle économique et notamment de nos importations. Tant que l’Union Européenne continuera de négocier des accords de libre échange avec la Nouvelle-Zélande, la Chine, le Brésil, on continuera de faire circuler des supertankers sur toute la planète » défend le député européen qui souhaite relocaliser les productions, valoriser le patriotisme économique et développer les circuits courts. Alors que le coût de la transition énergétique a été estimé à 50 milliards d’euros par an, cela nécessiterait d’investir massivement selon les économistes. L’État va-t-il assumer le choc que représente la transition écologique ? « La solution de l’écologie pour sauver la planète se trouve dans le localisme. Il faut détaxer la proximité pour qu’on puisse se fournir au plus près des lieux de consommation » continue de marteler notre invité pour limiter les coûts liés au défi environnemental.  Inflation : comment soutenir les Français ?  La crise inflationniste est le premier cheval de bataille du gouvernement en place. À l’approche des législatives ce dimanche 12 juin, chacun y va de son commentaire pour peser dans le débat public et obtenir la majorité. Le consommer local a également été évoqué par Bruno Le Maire pour faire face à l’inflation. Le ministre de l’Économie et des Finances a déclaré que ce dispositif d’aide alimentaire devrait profiter aux producteurs Français.  « Je suis d’accord sur le principe, je suis en désaccord sur la méthode […] la solution pérenne c’est de baisser les taxes sur un certain nombre de produits et notamment sur l’énergie, l’électricité, le fioul en baissant la TVA de 20% […] et en créant un panier de produits de première nécessité (riz, pâtes, protections hygiéniques) exemptés de TVA » explique Jordan Bardella qui souhaite faire passer cette mesure en priorité si le RN venait à remporter la majorité aux législatives.  Parmi les nombreuses crises qui paralysent le pays, la crise des hôpitaux en situation d’asphyxie interroge sur la prise en charge des patients. La nouvelle ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, a annoncé le doublement de la rémunération des heures supplémentaires pour les soignants, sans attendre la conclusion de la mission flash. Cela répond-il favorablement à l’urgence ? « C’est du sparadrap, ils ont cassé l’hôpital public depuis cinq ans et maintenant ils viennent mettre des rustines sur le mal », fustige Jordan Bardella qui dénonce la suppression de 27 000 lits depuis 2013, conséquence, selon lui, de la politique Macron. Côté RN, l’extrême-droite défend un « grand plan santé de 20 milliards  d’euros » dont 10 milliards investis dans les infrastructures et 10 milliards dans les augmentations de salaires. « Les soignants ont été maltraités depuis cinq ans, il faut les revaloriser […] il faut rendre l’hôpital aux soignants » poursuit notre invité qui dénonce fermement la logique de rentabilité dans le secteur de la santé.

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101 - Sandrine Rousseau - 8 juin 2022

Suite à un refus d’obtempérer, samedi 4 juin 2022, des policiers ont ouvert le feu sur un véhicule. La passagère a été tuée. Dans un tweet publié lundi 6 juin, Jean-Luc Mélenchon a dit « La police tue et le groupe factieux Alliance justifie les tirs et la mort pour "refus d'obtempérer". La honte c'est quand ? ». La justice s’est saisie de l’affaire, les trois policiers incriminés ont été placés en garde à vue et relâchés. Ils n’ont pas été mis en examen pour l’instant, une information judiciaire a été ouverte. La polémique continue d’enfler après les propos du chef de fil de La France insoumise. Le mot ‘tuer’ est maintenu par Sandrine Rousseau, l'élue Vert, candidate Nupes aux législatives dans la 9ème circonscription de Paris. « Des policiers ont tué une femme de 21 ans, et ce n’est pas la première fois. Il y a eu Cédric Chouviat, il y en a d’autres et l’enjeu est qu’elle ne tue plus. Il faut revoir la loi et faire en sorte que la légitime défense soit au cœur de l’action des policiers. (…) On a aujourd’hui une doctrine du maintien de l’ordre qui ne va pas du tout. » Accusé de viol par deux femmes, Damien Abad est toujours sous le feu des critiques des oppositions politiques. Selon les informations de Mediapart, dévoilées samedi 21 mai 2022, le nouveau ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes est visé par des faits présumés de violences sexuelles, qui se seraient déroulés en 2010 et en 2011. Sandrine Rousseau a tenu des propos très durs contre le ministre mais s’en défend. « Lorsque l’on maintient une personne dans un gouvernement qui a été accusé par deux femmes pour des faits de viols, on donne le symbole que la parole d’un homme vaut plus que la parole de deux femmes. » Pouvoir d’achat : que faire pour aider les Français ? Le gouvernement, s’il obtient une majorité aux élections législatives qui se dérouleront les 12 et 19 juin 2022, veut faire voter une loi sur le pouvoir d’achat. Une revalorisation des retraites de 4% dès le mois de juillet a même été annoncée. « On sent la panique dans le gouvernement » assure l’élu EELV et d’ajouter « ils proposent des choses comme ça, rapidement, à la va vite, pour essayer de maintenir leur majorité au parlement. C’est bon signe pour nous, cette panique révèle le fait qu’ils ne sont pas certains d’avoir une majorité et que nous, nous pouvons la gagner. Je le dis aux Françaises et aux Français, là il y a quand même un enjeu d’imposer la cohabitation. Ça serait la première fois dans cette Vème République que, dès l’élection du président de la République, il y ait tout de suite un vote de défiance qui lui impose une cohabitation. C’est très important car dans ce cas-là, la retraite n'augmentera pas à 4% mais serait garantie à 60 ans, elle serait augmentée avec un minimum vieillesse jusqu’à 1500 euros, il nous faut donc progresser dans les droits sociaux et à la retraite. » L’inflation ne fait que s'accroître depuis le début de la guerre en Ukraine. Dans un souci de trouver une solution à ce conflit, Emmanuel Macron a déclaré ne pas « vouloir humilier la Russie ». La candidate Nupes aux législatives dans la 9ème circonscription de Paris pense qu’il faut aller plus loin dans les sanctions contre la Russie. « On ne peut pas attaquer l’Europe comme le fait la Russie, et si on le fait, alors il faudra alors en payer les conséquences. Aujourd’hui les conséquences économiques sont trop faibles ». 

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101 - Bruno Retailleau - 7 juin 2022

C’est une nouvelle journée de manifestation dans les hôpitaux de France. Neuf  syndicats et collectifs (dont Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences) appellent à une mobilisation générale pour dénoncer un « hôpital désespérément maltraité ». Malgré le Ségur de la santé ainsi que « la mission flash » (cette mission doit expliquer ‘où sont les manques, pouvoir les chiffrer’ et donner des premières pistes pour répondre à ce problème) diligentée par le président de la République, la crise et le mal-être s’installent dans les services hospitaliers. Pour Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, la seule solution est de réformer. « La solution est de faire en sorte qu’il y ait plus de médecins généralistes. (…) Au lieu de trois années d’étude, il y aurait une quatrième année pour les étudiants en médecine. Cette quatrième année de professionnalisation, de consolidation devra être réalisée dans les déserts médicaux. Cela va permettre de désengorger les urgences. Le deuxième point est de débureaucratiser l’hôpital. (…) Il faut re-médicaliser la gouvernance de l’hôpital. Il faut que les grandes décisions soient prises par les médecins. » Cette ‘méthode Macron’, selon lui, entraîne seulement une hausse des dépenses publiques avec peu de réformes. Suite à un refus d’obtempérer, samedi 4 juin 2022, des policiers ont ouvert le feu sur un véhicule. La passagère a été tuée. Dans un tweet publié lundi 6 juin, Jean-Luc Mélenchon a dit « La police tue et le groupe factieux Alliance justifie les tirs et la mort pour "refus d'obtempérer". La honte c'est quand ? ». La justice s’est saisie de l’affaire, les trois policiers incriminés ont été placés en garde à vue. « Les propos de Jean-Luc Mélenchon sont intolérables (…) il doit des excuses aux policiers » dénonce l’élu LR et d’ajouter « ne nous trompons pas de responsable mais il faut aussi arrêter une forme de laxisme judiciaire. (…) Il faut qu’il y ait des sanctions qui soient prises et appliquées.» Tenues islamiques à l’école : une ‘épidémie’ ? Une autre polémique monte, celle de ‘la tenue islamique dans les écoles’, propos tenus par le journal l’Opinion le jeudi 2 juin 2022. Emmanuel Macron a réagi et a indiqué vouloir « de la clarté sur tous les chiffres » et « que la loi de la République s'applique ». « Nous faisons face à une poussée islamiste, à une offensive. Les chefs d’établissement savent ce qu’il se passe dans leurs établissements et on les laisse aux prises avec cette nouvelle offensive. Nous avons fermé la porte au voile en 2004 (…), il faut évidemment faire respecter la loi, elle ne s’applique pas seulement au voile mais à tous les signes religieux ostentatoires. L’école de la République doit être un sanctuaire ». Le président du groupe LR au Sénat serait pour le retour d’une tenue commune à tous les élèves. « Il y aurait un double avantage : mettre un frein aux marquages des corps et un autre frein à la dictature des marques. » Les Français voteront les 12 et 19 juin pour élire leurs représentants à l’Assemblée nationale dans 577 circonscriptions. Une élection qui ne passionne pas, selon un sondage BVA, seuls 38% des Français suivent régulièrement la campagne des législatives. Bruno Retailleau s’adresse aux électeurs de droite qui pourraient être démobilisées : « comme le disait Jean d’Ormesson, entre un électeur de droite et de gauche qui votent Emmanuel Macron, il y a un cocu, le cocu aujourd’hui, c’est celui de droite. Il faut voter selon ses convictions. »

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101 - Christophe Castaner - 6 juin 2022

Emmanuel Macron s’est exprimé dans la presse quotidienne, une première prise de parole dans les médias depuis sa réélection à l’Élysée durant laquelle il a balayé les sujets de préoccupation de ce début de quinquennat. Durant ces entrevues avec plusieurs quotidiens régionaux, le Président de la République a annoncé la création d’un « Conseil national de la refondation », référence directe au Conseil national de la résistance d’après-guerre. Avons-nous atteint un seuil critique ostensiblement similaire à celui de 1945 pour en arriver à la création d’un tel conseil ? « Je crois qu’il nous reste une semaine pour convaincre les Français que le scrutin de dimanche prochain est un scrutin important. On est au lendemain d’une grande crise sanitaire internationale avec toutes les conséquences qu’elle nous a fait vivre, on est en plein dans une guerre aux portes de l’Europe. Il faut évidemment qu’on reconstruise ce pays » affirme Patrick Mignola, président du groupe Modem à l’Assemblée Nationale, qui se dit en faveur de cette initiative de rassemblement des politiques et des acteurs publics. Invité sur le plateau des 4 vérités ce samedi 4 juin 2022, le député souhaite réintégrer les corps intermédiaires dans le débat pour créer de l’unité et de la cohésion entre les territoires et surtout donner une nouvelle impulsion à « une démocratie malade », fragilisée depuis ces 30 dernières années. Comment consolider les bases de cet État démocratique estropié par les crises successives ? « Ça passe par des méthodes techniques et des modes de scrutin nouveau […] mais ça passe aussi par une capacité à associer, à concerter, à retrouver un débat apaisé » défend notre invité qui souhaite ouvrir le dialogue avec tous les courants de pensées après avoir constaté une réelle « violence » dans le débat public : « on admet plus que l’autre puisse avoir un avis différent de soi ». Après cette annonce du Président de la République, les mouvements syndicales et l’opposition n’ont pas tardé à réagir avec une première critique liée à la référence de la résistance. En effet, certains syndicats dénoncent l’instrumentalisation de ce conseil pour faire passer la fameuse réforme des retraites par un passage en force, loin des convictions politiques défendues par le conseil de la résistance dans une dynamique progressiste. « Comment on protège le modèle social français ? Le modèle social français c’est le système des retraites par répartition qui nous faut effectivement sauver » et ce au prix du report de l’âge de départ à la retraite, concède l’ancien maire de la Ravoire.  Législatives : Jean-Luc Mélenchon progresse Parmi les détracteurs de la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon et ses alliés de la gauche proposent la restauration de la retraite à 60 ans, un argument massue qui pèse sur les sondages en faveur de la NUPES. Pour Patrick Mignola, il faut « repenser la manière de travailler » pour réorganiser la société du plein emploi et de l’inflation avec des progrès sociaux. Dans cet interview accordée aux quotidiens régionaux, Emmanuel Macron a attaqué ses adversaires qu’il accuse de « désordre et de soumission » en préparant des alliances stratégiques notamment avec la Russie. Tandis que le chef de file de la NUPES se rapproche de Matignon, le Président réfute cette hypothèse et refuse de cohabiter avec l’extrême-gauche de Mélenchon. « Quand on perd une élection, je pense qu’il ne faut pas organiser une démocratie parallèle » argue notre invité. Si Jean-Luc Mélenchon parvient à obtenir la majorité, quelle alternative est offerte à Emmanuel Macron, accusé d’abuser de la Constitution ? « Si je suis ici, c’est précisément pour qu’Emmanuel Macron ait le choix de ne  pas choisir J-L Mélenchon, roi auto-couronné de cette gauche parallèle », fustige l’ancien conseiller général de la Savoie.  Le gouvernement Borne a réduit son casting ministériel. Sur les cinq ministres du Modem, il n’en reste aujourd’hui plus que deux pour représenter les couleurs du parti de François Bayrou. « Nous avons sagement évité une sur représentation excessive » commente notre invité qui y voit une opportunité de mieux discuter entre gouvernement et parlement.

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101 - Patrick Mignola - 04 juin 2022

Emmanuel Macron s’est exprimé dans la presse quotidienne, une première prise de parole dans les médias depuis sa réélection à l’Élysée durant laquelle il a balayé les sujets de préoccupation de ce début de quinquennat. Durant ces entrevues avec plusieurs quotidiens régionaux, le Président de la République a annoncé la création d’un « conseil national de la refondation », référence directe au conseil national de la résistance d’après-guerre. Avons-nous atteint un seuil critique ostensiblement similaire à celui de 1945 pour en arriver à la création d’un tel conseil ? « Je crois qu’il nous reste une semaine pour convaincre les Français que le scrutin de dimanche prochain est un scrutin important. On est au lendemain d’une grande crise sanitaire internationale avec toutes les conséquences qu’elle nous a fait vivre, on est en plein dans une guerre aux portes de l’Europe. Il faut évidemment qu’on reconstruise ce pays » affirme Patrick Mignola, président du groupe Modem à l’Assemblée Nationale, qui se dit en faveur de cette initiative de rassemblement des politiques et des acteurs publics. Invité sur le plateau des 4 vérités ce samedi 4 juin 2022, le député souhaite réintégrer les corps intermédiaires dans le débat pour créer de l’unité et de la cohésion entre les territoires et surtout donner une nouvelle impulsion à « une démocratie malade », fragilisée depuis ces 30 dernières années. Comment consolider les bases de cet État démocratique estropié par les crises successives ? « Ça passe par des méthodes techniques et des modes de scrutin nouveau […] mais ça passe aussi par une capacité à associer, à concerter, à retrouver un débat apaisé » défend notre invité qui souhaite ouvrir le dialogue avec tous les courants de pensées après avoir constaté une réelle « violence » dans le débat public : « on admet plus que l’autre puisse avoir un avis différent de soi ». Après cette annonce du Président de la République, les mouvements syndicales et l’opposition n’ont pas tardé à réagir avec une première critique liée à la référence de la résistance. En effet, certains syndicats dénoncent l’instrumentalisation de ce conseil pour faire passer la fameuse réforme des retraites par un passage en force, loin des convictions politiques défendues par le conseil de la résistance dans une dynamique progressiste. « Comment on protège le modèle social français ? Le modèle social français c’est le système des retraites par répartition qui nous faut effectivement sauver » et ce au prix du report de l’âge de départ à la retraite, concède l’ancien maire de la Ravoire.  Législatives : Jean-Luc Mélenchon progresse  Parmi les détracteurs de la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon et ses alliés de la gauche proposent la restauration de la retraite à 60 ans, un argument massue qui pèse sur les sondages en faveur de la NUPES. Pour Patrick Mignola, il faut « repenser la manière de travailler » pour réorganiser la société du plein emploi et de l’inflation avec des progrès sociaux. Dans cet interview accordée aux quotidiens régionaux, Emmanuel Macron a attaqué ses adversaires qu’il accuse de « désordre et de soumission » en préparant des alliances stratégiques notamment avec la Russie. Tandis que le chef de file de la NUPES se rapproche de Matignon, le Président réfute cette hypothèse et refuse de cohabiter avec l’extrême-gauche de Mélenchon. « Quand on perd une élection, je pense qu’il ne faut pas organiser une démocratie parallèle » argue notre invité. Si Jean-Luc Mélenchon parvient à obtenir la majorité, quelle alternative est offerte à Emmanuel Macron, accusé d’abuser de la Constitution ? « Si je suis ici, c’est précisément pour qu’Emmanuel Macron ait le choix de ne  pas choisir J-L Mélenchon, roi auto-couronné de cette gauche parallèle » fustige l’ancien conseiller général de la Savoie.  Le gouvernement Borne a réduit son casting ministériel. Sur les 5 ministres du Modem, il n’en reste aujourd’hui plus que deux pour représenter les couleurs du parti de François Bayrou. « Nous avons sagement évité une sur représentation excessive » commente notre invité qui y voit une opportunité de mieux discuter entre gouvernement et parlement.

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101 - Amélie de Montchalin - 03 juin 2022

Parmi les grands combats de ce  quinquennat, la transition écologique fait partie des priorités d’Emmanuel Macron sous la coupe d’Amélie de Montchalin. Les décrets d’attribution qui sont parus hier au journal officiel confient à la ministre bien plus de responsabilités, avec le logement, les transports, la biodiversité, la ruralité, la ville… Du temps du gouvernement Castex, tous ces secteurs avaient leur propre ministre. N’est-ce pas trop demander à une seule et même élue ? « J’ai pas le don d’ubiquité, l’équipe gouvernementale sera complétée après les législatives mais ce ministère a une cohérence » explique Amélie de Montchalin qui souhaite établir de nouvelles connexions entre les ministères. « Mon rôle, c’est de m’assurer que dans chaque territoire, le développement, la cohésion et les inégalités territoriales soient résorbés avec une politique du logement adaptée et des transports modernisés et qu’on le fasse en respectant l’écologie » poursuit notre invitée au micro de Jeff Wittenberg. Alors que la planification écologique est devenue le cheval de bataille du président de la République depuis l’entre-deux tours, Emmanuel Macron a réorganisé son gouvernement avec un objectif commun à chaque ministère : ne plus émettre de Co2 en 2050 pour atteindre la neutralité carbone et protéger la biodiversité. Pour rendre cet objectif atteignable, l’ancienne ministre de la Transformation dévoile la stratégie pensée par ce nouveau gouvernement réduit : « il y a une transition énergétique à faire pour sortir des énergies fossiles et puis il y a une mission de cette écologie dans le logement, dans le transport, dans notre environnement, dans les déchets… Tout ça concerne la vie quotidienne, ça concerne les territoires et c’est ma responsabilité et on a mis en place une administration pour que ça fonctionne ». Raillées par leur manque d’expérience sur le terrain en faveur de l’action écologique, Amélie de Montchalin et sa consœur Agnès Pannier-Runacher nommée à la Transition Énergétique, sont sous le feu des critiques. En effet, les associations s’interrogent sur leur capacité à préserver l’environnement. « Si je suis dans ce ministère, c’est que j’ai une conviction qui s’est forgée au moment où j’étais ministre des Affaires Européennes. Pendant neuf mois, j’ai bâti l’unanimité en Europe pour que les 27 pays de l’UE s’alignent sur notre objectif c’est à dire d’être neutre en carbone et d’arrêter le réchauffement climatique. Ça a été un très très long travail mais on y est arrivé » se défend l’ex conseillère régionale d’Île-de-France. Et de poursuivre « Je ne pense pas comme certains membres de la NUPES, que l’écologie serait le monopole de ceux qui envoient des signaux ».  Écologie : et les pesticides ?  Parmi les détracteurs de la nouvelle ministre de la Transition Écologique, l’association « Agir pour l’environnement » a récemment évoqué cette dernière comme « l’une des pires députées » après avoir voté contre toutes les propositions de lois sur le glyphosate, l’indemnisation des victimes de pesticides… Une inaction en faveur de la pollution des sols et de la santé publique qui interroge les électeurs et indigne l’opposition. Cette nomination est-elle légitime pour diriger aujourd’hui le ministère de l’Écologie ? « Ce sont pas des amendements qui règlent le problème » tente de justifier notre invitée. Elle souhaite défendre une « écologie qui ne va pas contre l’économie » et unir les Français autour de cet enjeu prioritaire. Alors que l’inflation atteint des niveaux records, comment concilier l’action sur le pouvoir d’achat, premier projet de loi instigué par Élisabeth Borne, et l’ambition écologique ? Comment faire baisser le litre d’essence tout en incitant les Français à laisser de côté leur voiture ? « Écologie, pouvoir d’achat : c’est le même combat. Si on veut vivre mieux, on doit vivre mieux avec notre environnement et en dépensant moins. Si on veut que les Français fassent des économies demain […] on les aide à changer de voitures. Ça a un coût aujourd’hui mais très rentable dans plusieurs années. On met la prime à la conversion et la voiture électrique à 100€ » propose la ministre de la Transition écologique qui prépare également un projet de loi pour faire baisser le prix du carburant.  De l’affaire Damien Abad aux récentes déclarations de Gérald Darmanin, le gouvernement Borne est encore loin d’atteindre la majorité aux législatives. Emmanuel Macron peut-il encore faire barrage à la montée des extrêmes et surtout à la coalition de la gauche ? « Les législatives c’est quoi ? C’est de se présenter devant les Français, et de leur parler de sujets à la fois d’aujourd’hui et d’avenir » argue notre invitée malgré la crise médiatique que traverse son gouvernement sous le feu des critiques. Amélie de Montchalin reste optimiste pour les prochaines élections les 12 et 19 juin prochains : « on est dans leur vie quotidienne, sur leurs sujets de préoccupation » conclut notre invitée.

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101 - Aurore Bergé - 2 juin 2022

C’est une polémique qui n’en finit plus. Gérald Darmanin a été auditionné mercredi 1er juin 2022 au Sénat après la soirée chaotique samedi 28 mai 2022 au stade de France lors de la finale de Ligue des Champions entre le club anglais de Liverpool et le club espagnol du Real Madrid. Le ministre de l'Intérieur a accusé 30 à 40 000 supporters anglais d'être venus au stade de France avec des faux billets.  Il a reconnu que l'événement aurait pu être mieux organisé ». Il a cependant maintenu sa version sur les faux billets. Dans une enquête, RMC Sport, confirmée par l'AFP, la Fédération Française de Football et l’UEFA, a évalué à 2 800 le nombre de faux billets scannés lors du match Liverpool/Real Madrid. Outre-Manche, la colère ne retombe pas, de nombreux Anglais estiment que la responsabilité porte avant tout sur la désorganisation côté français et UEFA ainsi que sur le comportement « agressif » des forces de l’ordre.  Pour Aurore Bergé, députée La République en Marche des Yvelines, il était nécessaire d’expliquer précisément la conjoncture des événements. « Nous ne mettons pas la poussière sous le tapis. Il y a eu des dysfonctionnements c'est une réalité, personne ne peut le nier. » Gérald Darmanin a reconnu l’usage disproportionné de gaz lacrymogène. L’élue de la majorité l’affirme : « s’il n’y avait pas eu les forces de l’ordre, avec leur professionnalisme, alors nous aurions eu un drame. » Le ministre de l’Intérieur a demandé l’ouverture de deux enquêtes IGPN, pour déterminer les responsabilités et savoir si la stratégie employée était la bonne. Selon la députée, Gérald Darmanin n'est en aucun cas devenu le maillon faible du gouvernement. Réforme des retraites : début des négociations « à partir de septembre-octobre » Le 12 mars 2022, le président de la République déclarait qu’il fallait faire « la réforme des retraites rapidement », que le « chantier était prioritaire ». Depuis, les discours ont changé. La nouvelle Première ministre Elisabeth Borne a affirmé qu’il ne fallait pas faire de cette loi « un totem ». Aurore Bergé l’assure, cette réforme doit avoir lieu. « Est-ce que cette réforme doit être reconduite ? Oui, est-ce qu’il va falloir travailler plus longtemps ? Oui, est-ce que c’est une nécessité pour la soutenabilité de notre régime des retraites, la capacité que l’on a à payer les pensions de retraites et à augmenter la retraite minimale à 1100 euros ? La réponse est oui, est-ce que cette réforme doit être faite durant ce quinquennat ? C’est encore oui. (…) « La négociation avec les partenaires sociaux à propos de la réforme des retraites débutera à partir de septembre-octobre »£. Enfin, concernant les législatives, Aurore Bergé a signé une tribune dans Libération contre Jean-Luc Mélenchon. L’élue LREM estime que son alliance NUPES comporte des risques pour la France. « Le seul aujourd'hui qui existe, à part la majorité présidentielle, c'est Jean-Luc Mélenchon. Il n’y a aucune autre proposition aujourd’hui qui ait une existence politique forte et crédible. Donc cela veut dire que sur ces élections législatives, les Français devront faire, un choix politique très clair : est-ce qu’ils veulent une majorité pour le chef de l’État ou pour Jean-Luc Mélenchon ? Il y a deux projets politiques, de société, institutionnels et sur les enjeux économiques qui sont radicalement différents. »

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101 - Marine Le Pen - 1er juin 2022

Après avoir été finaliste à l’élection présidentielle, Marine Le Pen remet le collier pour les législatives. Certains membres de son parti, le Rassemblement national, lui reproche de ne pas « avoir repris la tête du RN ». Elle est l’invitée des 4 vérités. L’inflation a atteint un nouveau record. En France elle atteint 5,2%, en Europe le constat est plus alarmant : 8,1%, le chiffre le plus élevé enregistré par l'Office européen des statistiques depuis le début de la publication de l'indicateur en janvier 1997. La consommation marque le pas, les taux d’intérêt remontent… Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a déclaré que la France « sortira du pic de l’inflation en 2023 ». Pour Marine Le Pen, « il ne faut pas croire un mot de ce que dit Bruno Le Maire et l’ensemble du gouvernement ». La candidate RN à l’élection présidentielle de 2022 l’affirme « nous allons probablement entrer en récession, c’est la réalité, c’est la conséquence des choix fait par le gouvernement ». L’élue du Nord-Pas-de-Calais se dit également étonnée de ne pas avoir été invitée à l’Assemblée nationale à voter le plus rapidement possible une loi sur le pouvoir d’achat. « Les prix ont augmenté de 45% sur le gaz, de 40% sur le gazole, de 28% sur l’essence, c’est ce que vivent les Français tous les jours et ils n’ont pas encore une fois, des réponses appropriées. » Marine Le Pen souhaite qu’il y ait une baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur les produits de l’énergie : électricité, gaz, carburant. « La solution c’est un panier de 100 produits de premières nécessités avec une TVA à 0%. » La députée Rassemblement national rappelle son engagement de campagne : « rendre le pouvoir d’achat aux Français, mais de façon pérenne pas uniquement sur quelques mois. » Les Européens ont voté mardi 30 juin 2022, un sixième paquet de sanctions contre la Russie dont la fin programmée de 90% d’importation de pétrole russe. Pour Marine Le Pen, cette décision va avoir des conséquences cataclysmiques sur le pouvoir d’achat des Français. « Nous allons assister à une aggravation des prix du pétrole et accessoirement du gaz et de l’électricité.» Les revenus de ces matières premières rapportent à Vladimir Poutine 800 millions d’euros par jour. « Si nous ne l’achetons pas nous, d’autres le feront. Il y avait d'autres mesures à mettre en œuvre. (…) Ce choix-là c’est le sacrifice du pouvoir d’achat du peuple français. » Urgences : alerte dans les hôpitaux Le manque de personnels dans les hôpitaux devient critique. 120 services sont menacés de fermeture. Le président de la République en visite à Cherbourg (Normandie) a lancé une « mission flash » sur un mois sur les soins non programmés. Marine Le Pen, de son côté, fustige la politique d’Emmanuel Macron. « Il n’a rien fait pour la santé en cinq ans, il a contribué à aggraver la situation. Le gouvernement a décidé la fermeture de dizaines de milliers de lits y compris en période Covid, ils ont expulsé 15 000 soignants de l’hôpital et aujourd’hui, on constate que la situation est telle, qu’elle met en danger la santé de nos compatriotes. » Pour la députée Rassemblement national la priorité est de réintégrer les 15 000 soignants non vaccinés et changer la manière dont l’hôpital est dirigé. « Il faut réintégrer les médecins au côté des administrateurs dans la direction de l’hôpital, il faut réformer profondément les urgences. J’ai moi-même fait une proposition de plan pour les urgences françaises et il faut arrêter l’immigration massive. (…) Cette incohérence dans les choix qui ont été fait entraîne une situation difficile. »

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101 - Éric Ciotti - 31 mai 2022

Caroline Roux reçoit Éric Ciotti, député LR et candidat aux élections législatives, dans Les 4 vérités. Face aux incidents aux abords du Stade de France, Éric Ciotti dénonce des défaillances dans le dispositif de sécurité. Samedi 28 mai 2022, la finale de la Ligue des Champions s’est avérée particulièrement mouvementée. Aux alentours de 21h, l’heure à laquelle devait débuter le match entre Liverpool et le Real Madrid, des personnes munies de faux billets ont tenté de pénétrer dans l’enceinte du stade. Des scènes de chaos ont fait plusieurs blessés légers, et des dizaines d’individus ont été interpellés. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a rejeté la faute sur les supporters anglais, pointant du doigt 40.000 billets falsifiés. Une explication que rejette notre invité des 4 vérités. « Ça relève plutôt d’une fable. Tout le monde sait que la version du ministre de l’Intérieur est totalement fausse et mensongère. Ce qu’il s’est passé est humiliant pour notre pays », déplore Éric Ciotti. Pour le député LR, il n’y a pas pu avoir autant de supporters anglais munis de faux billets. « Je me demande pourquoi on veut occulter qu’il y a eu des agressions, des vols venant de ressortissants étrangers. Il y a une forme de banalisation », a insisté le candidat aux élections législatives dans les Alpes-Maritimes. Le 25 mai, une note de la direction nationale de la lutte contre le hooliganisme (DNLH) avait anticipé ces incidents en alertant sur les risques de violences provoquées par des supporters de Liverpool sans billet. Éric Ciotti estime qu’il aurait fallu davantage de moyens et réclame une commission d’enquête parlementaire. « Il faut une action judiciaire et traquer ces bandes, ces racailles, ces voyous qui pourrissent la vie de leurs concitoyens au quotidien », déclare le finaliste de la primaire LR pour la présidentielle. Et de demander des « expulsions des ressortissants étrangers » ainsi que des « interdictions de territoire français ».  Après ces violences, un autre défi sécuritaire s’impose au gouvernement : celui de l’organisation des Jeux olympiques 2024. « Tout doit être fait naturellement pour que cette manifestation se déroule au mieux, déclare Éric Ciotti. C’est le rôle des organisateurs. Il y a encore un peu de temps mais j’ose espérer qu’on tirera les conséquences du fiasco qui s’est passé au Stade de France ».  Embargo sur le pétrole russe : une stratégie efficace ? Dans la nuit de lundi à mardi à Bruxelles, les Européens ont décidé de couper 90% du pétrole russe dès le début de 2023. Éric Ciotti s’est interrogé sur l’efficacité de cette stratégie de rapport de force. « Est-ce que cela va pénaliser d’abord la Russie ou l’Europe ? Nous verrons bien. Moi, ce que je souhaite, c’est que le chemin vers la paix ne soit pas complètement barré », a-t-il souligné. Éric Ciotti plaide pour un « chemin diplomatique ». Concernant le dialogue avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, le député LR estime qu’« il faut aller plus loin ». Quant au bouclier tarifaire, qui devrait être maintenu durant toute l’année 2022 selon les annonces de Bruno Le Maire, notre invité des 4 vérités pense qu’il faut agir différemment : « Nous demandons une baisse des taxes sur le carburant. »

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101 - Clément Beaune - 30 mai 2022

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101 - Nathalie Arthaud - 28 mai 2022

Un mois et demi après l’élection présidentielle, où elle avait récolté 0,6% des voix, le parti Lutte Ouvrière souhaite présenter des candidats aux élections législatives « dans toutes les circonscriptions en métropole mais aussi en Guadeloupe, Martinique et à La Réunion », a annoncé sa porte-parole Nathalie Arthaud. Elle l’assure : tous sont issus du monde du travail. « Je suis convaincue que notre présence, nos idées, notre combat, aident les salariés dans leur combat ». Pour elle, « nous n’avons rien à attendre d’en haut et il faut renouer avec les luttes ». Alors que les principaux partis de gauche - Parti socialiste, Europe Écologie Les Verts et le Parti communiste - se sont rassemblés autour de Jean-Luc Mélenchon et de l’alliance Nupes, en vue de former un gouvernement d’opposition à Emmanuel Macron, le parti Lutte Ouvrière a décliné l’offre. « Ils se raccrochent à l’idée qu’il pourrait y avoir une opposition à l’Assemblée nationale, mais je pense que ce sont des illusions », a-t-elle affirmé, en fustigeant notamment l’alliance de Jean-Luc Mélenchon avec le PS. « Je ne suis pas d’accord avec Jean-Luc Mélenchon s’il s’agit de dire que quelques députés vont protéger le monde du travail. Les travailleurs doivent prendre conscience de la force qu’ils ont eux-mêmes », ajoute-t-elle. En pleine campagne pour les élections législatives, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations. Le gouvernement planche actuellement, sous réserve d’obtenir la majorité, sur un plan Pouvoir d’achat, afin d’aider les ménages à faire face à la flambée des prix. « Il faut aller plus loin », estime Nathalie Arthaud qui plaide pour l'indexation des salaires sur l’inflation. « Il va falloir se battre pour les imposer », ajoute-t-elle. Et de renchérir : « Tout le système économique est en train de se détraquer. Il faut remettre en cause ceux qui les dominent, ceux qui spéculent et nous acculent ». Ukraine : « Joe Biden veut pousser ses pions dans cette région » Après trois mois de guerre en Ukraine, l’armée russe conquiert des territoires à l’est du pays, au prix d’une guerre totale et la vie de nombreux civils. « Cette guerre est un seul et même ensemble. Joe Biden veut pousser ses pions dans cette région, et la France emboîte le pas », explique l’enseignante. « Si on se bat pour nos intérêts, on peut remettre la société sur ses pieds », ajoute-t-elle.

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101 - David Lisnard - 27 mai 2022

Quelques jours après avoir été adopté par le Conseil municipal de Grenoble, le texte permettant le port du burkini dans les piscines municipales de la ville dirigée par l’écologiste Éric Piolle, a finalement été retoqué, mercredi 25 mai, par le tribunal administratif. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a salué « une victoire de la République, de la laïcité et du droit ». Le Conseil d’État doit également se prononcer sur le sujet. « Le burkini est un outil de séparatisme. Ce n’est pas neutre. La décision du tribunal administratif est très intéressante. Il conviendra d’être très vigilant avec la jurisprudence du Conseil d’État. car le burkini, même porté volontairement, est un outil de soumission », a réagi David Lisnard, le maire Les Républicains de Cannes, invité des 4 vérités, vendredi 27 mai, sur France 2. L’élu LR estime que cette revendication du burkini « résulte d’associations qui sont des outils de propagande ». À propos de la nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’Éducation, le président de l’association des maires de France se préoccupe de « l’unité civilisationnelle du pays » et sur la « réalité du contenu de l’Éducation nationale ». « Le fait que Pap Ndiaye ait formulé des convictions, à l’opposé de celle de Jean-Michel Blanquer, interroge sur la politique éducative de la France », a-t-il commenté, s’adressant au président de la République, Emmanuel Macron. Pour lui, le « wokisme et le séparatisme » sont des « régressions civilisationnelles ». Pouvoir d’achat : « en finir avec le chéquier ouvert » À quelques semaines des élections législatives, qui se tiendront les 12 et 19 juin prochains, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des Français. Le gouvernement d’Élisabeth Borne prévoit, sous réserve d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale, de lancer un plan Pouvoir d’achat, pour aider les Français à lutter contre l’inflation. Parmi les mesures évoquées ? La réindexation des retraites et des minimas sociaux sur l’inflation, la distribution de chèques alimentaires, une aide sur les carburants ou encore l'augmentation de la prime Macron pour les entreprises. « Les dispositions sont d’un conformisme dépensier absolu. C’est la continuité du chéquier ouvert », estime David Lisnard. « En continuant à ajouter de la dépense publique, on alimente les mécanismes inflationnistes », précise-t-il, proposant une rupture avec cette politique qui selon lui, « porte atteinte à la dignité humaine ». Après l’échec de Valérie Pécresse à l’élection présidentielle et alors que la droite traverse une crise profonde, l’édile veut « apporter une alternative crédible à l’exécutif sans tomber dans les extrêmes ».

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101 - Jordan Bardella - 26 mai 2022

Coup dur pour Éric Piolle. Le 16 mai dernier, le Conseil municipal de Grenoble adoptait un texte permettant le port du burkini dans les piscines publiques mais aussi la baignade seins nus pour les femmes ainsi que les maillots anti-UV pour tous. Mais le mercredi 25 mai, et alors que cette mesure faisait l’objet d’une vive polémique au sein de la classe politique, le tribunal administratif de Grenoble a finalement décidé de suspendre cette disposition. « Les islamistes veulent nous conquérir. La gauche en est complice aujourd’hui. Le burkini n’a rien à faire en France, c’est une provocation politico-religieuse contraire à l’image que nous nous faisons de la femme en France », a réagi le président du Rassemblement national (RN) par intérim, Jordan Bardella, souhaitant qu’une loi soit établie sur le sujet. Selon lui, l’islamisme « se nourrit de l’anarchie migratoire en vigueur dans notre pays ». À quelques semaines des élections législatives, qui se tiendront les 12 et 19 juin prochains, Jordan Bardella estime que le RN est la première force d’opposition en France. Si le gouvernement obtient la majorité à l’Assemblée nationale, il promet de lancer en priorité le projet de loi Pouvoir d’achat, pour aider les Français à lutter contre l’inflation. « Nous voterons tout ce qui va dans le bon sens », assure le porte-parole du Rassemblement national. Il estime que le gouvernement a « tout fait pour effondrer le pouvoir d’achat des Français » en augmentant la taxe sur les carburants. Le RN souhaite baisser les taxes de 20% à 5,5% sur les énergies comme le carburant, le gaz ou l’électricité. Rassemblement national : qui est le patron ? Autre sujet brûlant de ce début de quinquennat : la réforme des retraites. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a annoncé, mardi 24 mai, vouloir réindexer les pensions de retraite sur l'inflation. La mesure pourrait être mise en place d’ici l'été prochain, sous réserve que la majorité présidentielle soit majoritaire à l’Assemblée nationale. « C’est très bien de refaire aujourd’hui ce qu’on a défait hier », a commenté Jordan Bardella, assurant que le RN voterait en faveur de cette mesure. Il souhaite également la suppression de la TVA sur un panier de produits de première nécessité. Jordan Bardella est actuellement en poste par intérim jusqu’au 10 septembre prochain. Si Marine Le Pen décidait de ne pas reprendre sa place, souhaiterait-il reprendre les rênes du parti ? « Bien sûr que j’y pense. On y réfléchira cet été », a-t-il répondu.

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101 - Amélie Oudéa-Castéra - 25 mai 2022

Le premier Conseil des ministres du gouvernement d’Élisabeth Borne s’est tenu lundi 23 mai, soit une semaine après la nomination de la nouvelle Première ministre. Parmi les nouvelles recrues, l’historien Pap Ndiaye à l’Éducation ou encore Amélie Oudéa-Castéra nommée ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques. A deux ans de la tenue des Jeux olympiques à Paris, l’ancienne directrice générale de la Fédération Française de Tennis espère fédérer autour d’un des événements « les plus importants et heureux » du quinquennat. « Le but est d’arriver à organiser des Jeux impeccables sur le plan sportif, mais aussi de laisser une trace, que ces jeux nous aident à renforcer la place du sport en France », assure la nouvelle ministre, le 25 mai, sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2. Un an après les Jeux Olympiques de Tokyo, l’ambition du gouvernement sur le plan sportif est claire : atteindre le Top 5 des nations les plus médaillées. Alors qu’il vient de signer sa prolongation au Paris Saint-Germain, Kylian Mbappé a manifesté son envie de participer aux Jeux olympiques de 2024. Doit-on obliger les clubs à libérer les joueurs professionnels ? « Ils le feront. Je suis sûre que tout le monde sera heureux que Kylian Mbappé disputent ces jeux », estime l’ancienne joueuse de tennis. Si le champion du monde 2018 assure que ses motivations sont avant tout sportives, les sommes avancées par le PSG pour pouvoir éloigner sa jeune pépite du Real Madrid font beaucoup parler. Alors que la presse espagnole évoque un montant de 100 millions d’euros par an avec une prime à la signature de 300 millions d’euros, l’information a immédiatement été démentie par le club de la capitale. « Je ne vais pas m’immiscer dans le modèle économique du PSG. Kylian Mbappé est une très grande star, il y a une valeur de marché. S’agissant de ces grands sportifs, ce n’est pas uniquement la question de combien ils gagnent, mais ce qu’ils font de cet argent. Kylian Mbappé est très investi dans un certain nombre de causes. Il fait beaucoup de choses pour la ville de Bondy, pour l’inclusion par le sport, c’est une personne généreuse », a réagi Amélie Oudéa-Castéra. La rémunération des sportifs dans le milieu du football est au cœur des débats. Aux Etats-Unis, les footballeuses ont obtenu la parité des rémunérations entre les hommes et les femmes. « C’est une initiative qui est assez frappante. Il y a véritablement un mouvement à enclencher », assure-t-elle. L’ancienne sportive souhaite mettre plus en avant le football féminin, tout en étant « lucide et raisonnable ». Wimbledon : une décision injuste ? Les joueuses et joueurs de tennis russes seront privés du prestigieux tournoi de Wimbledon en raison de la guerre en Ukraine, alors qu’ils sont autorisés à participer à Roland-Garros, sous une bannière neutre. Pour Amélie Oudéa-Castéra, il est « difficile de leur demander de prendre position politiquement ». La décision prise par le grand chelem britannique est-elle injuste ? « C’est une décision un peu isolée. A Roland-Garros, nous avons fait un choix différent. Celui de la neutralité. Pas de drapeau, pas d’hymne. Je comprends que certains joueurs soient un peu frustrés », a conclu la ministre.  

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101 - Olivia Grégoire - 24 mai 2022

Caroline Roux reçoit Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, dans Les 4 vérités. Accusé de viol par deux femmes, Damien Abad est sorti du silence. Selon les informations de Mediapart, dévoilées samedi 21 mai 2022, le nouveau ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées est visé par des faits présumés de violences sexuelles, qui se seraient déroulés en 2010 et en 2011. « Un homme innocent doit-il démissionner ? Je ne crois pas », s’est défendu l’ancien patron des députés LR hier. Face à ces déclarations, Olivia Grégoire, la nouvelle porte-parole du gouvernement s’est ainsi exprimée, sur le plateau des 4 vérités de France 2 : « Le président de la République, la Première ministre Élisabeth Borne, ont refait de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles une véritable priorité de ce quinquennat ». Et d’ajouter : « Cette tolérance est zéro. Dans ces situations, il y a l’enjeu de l’établissement de la vérité, qui est le rôle de la justice. [...] C’est le pilier de notre démocratie ». À ce sujet, Olivia Grégoire a rappelé que la première affaire avait été classée deux fois sans suite. En réponse aux féministes qui dénoncent la nomination de Damien Abad au gouvernement, Olivia Grégoire déclare : « S’il existait d’autres femmes victimes présumées, si le parquet était saisi et se prononçait à la suite du signalement, alors je viendrais vous le commenter. Je ne vais pas commenter des hypothèses ». Mis en examen pour prise illégale d’intérêts, Éric Dupond-Moretti conserve, quant à lui, son poste à la tête du ministère de la Justice. Le garde des Sceaux est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour régler des comptes avec certains magistrats. « Ce sont des situations différentes, des objets différents. Les raisons pour lesquelles la justice a été saisie sont différentes. Il n’y a pas une seule règle du jeu. Qui plus est, ce n’est pas un jeu ». Pouvoir d’achat et retraites : quel calendrier ? Le gouvernement d’Élisabeth Borne s’est réuni à l’occasion de son premier Conseil des ministres lundi 23 mai. Avec le pouvoir d’achat en ligne de mire. Une question est sur toutes les lèvres : les mesures d’aide seront-elles adoptées avant les élections législatives, qui se dérouleront les 12 et 19 juin prochains ? « La Première ministre et le président de la République, avec les ministres, vont s’exprimer sur les contours, sur ce qu’il y aurait dans ce texte, avant le second tour. Mais ce texte sera présenté en Conseil des ministres juste après les élections législatives », a indiqué Olivia Grégoire. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a reçu hier les organisations patronales à Bercy pour les appeler à augmenter les salaires, face à une inflation qui s’accélère. « Ce n’est pas l’État qui augmente les salaires, a souligné la porte-parole du gouvernement. Il faut bien qu’on concerte avec les dirigeants d’entreprises. On les associe à ce qu’on va essayer de faire, nous du côté de l’État, sur le pouvoir d’achat. Et qu’on voie quelles sont leurs marges de manœuvre ». Selon notre invitée des 4 vérités, l’inflation pourrait encore durer quelques mois. Quid de la réforme des retraites, qui semble être reléguée au second plan depuis le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron, réélu président de la République le 24 avril ? « Le calendrier, il est probablement dans les prochains mois, mais sans brutalité et en tenant compte des acteurs sociaux ».

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101 - Guillaume Peltier - 23 mai 2022

Premier coup dur pour le gouvernement d’Élisabeth Borne ? Selon les informations de Mediapart, dans un article paru samedi 21 mai, Damien Abad, l'ancien président du groupe Les Républicains à l'Assemblée qui vient d'être nommé ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, est accusé de viol par deux femmes pour des faits présumés datant de 2010 et 2011. D’après le site Franceinfo, l'Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique affirme avoir envoyé un « signalement par mail », lundi 16 mai, à La République en marche et aux Républicains à ce sujet mais serait resté sans réponse, malgré un rappel quelques jours après. Pour l’heure, Damien Abad réfute ces accusations. « Je suis très gêné par cette société de délation et de l’arbitraire. Il y a un principe sacré en France, c’est la présomption d’innocence et le secret de l’instruction », a réagi, lundi 23 mai, Guillaume Peltier, sur le plateau des 4 vérités, sur France 2. « Tant qu’on est pas condamné, on est innocent », ajoute le vice-président exécutif du groupe Reconquête, qui ne souhaite pas « tomber dans une société à l’américaine ». Selon lui « le seul juge, c’est la justice ». Depuis qu’il a été nommé au ministère de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye est déjà sévèrement critiqué par la classe politique, notamment l’extrême droite. « Emmanuel Macron avait dit qu’il fallait déconstruire l’Histoire de France. Pap Ndiaye va s’en charger », a notamment écrit Éric Zemmour, le fondateur de Reconquête, sur Twitter. Pour Guillaume Peltier, l’ancien directeur du musée national de l’immigration a une « vision racialiste, décolonialiste et indigéniste du monde ». « On en a marre », s’insurge-t-il, au micro de Caroline Roux. « Avec Éric Zemmour, on s’est engagé pour défendre nos principes de civilisation et l’idée universaliste de communauté nationale », affirme-t-il, en attendant des « excuses, pour ses propos tenus depuis 15 ans ». Selon lui, cette nomination est une stratégie politique d’Emmanuel Macron, « qui est un président élastique et cynique », pour espérer « adresser un signal à l’ultra gauche ». Retraites, la réforme au cœur des débats Alors que l’Allemagne ouvre le débat sur un départ à la retraite à l’âge de 70 ans, en France, à l’aube du second quinquennat Macron, la réforme d’un départ à 65 ans est dans tous les esprits. Sur le sujet, la nouvelle Première ministre Élisabeth Borne, « ne veut pas mentir aux Français », a-t-elle assuré dans un entretien accordé au JDD, dimanche 22 mai. Sur le sujet, le candidat aux élections législatives, des 12 et 19 juin prochains, le parti Reconquête, souhaite « supprimer la retraite donnée à tous les étrangers de plus de 65 ans qui n’ont jamais travaillé en France », mais aussi augmenter les « petites retraites » et « penser à la pénibilité ».

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101 - Alexis Corbière - 21 mai 2022

L’attente a été longue, mais la composition du nouveau gouvernement a finalement été annoncée ce vendredi 20 mai. Une équipe paritaire, puisqu’elle compte 14 hommes et 13 femmes, en y ajoutant, Élisabeth Borne à Matignon. Parmi eux, 14 ministres faisaient déjà partie de l’ancien gouvernement. Bruno Le Maire a été maintenu à Bercy, tout comme Gérald Darmanin à l’Intérieur ou Éric Dupont-Moretti à la Justice. Certains ont été promus comme l’ancien porte-parole du gouvernement Gabriel Attal qui devient ministre délégué au Budget, Amélie de Montchalin,, ancienne ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, s’empare du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires, tandis qu'Agnès Pannier-Runacher, ex-ministre déléguée chargée de l'Industrie, prend la la Transition énergétique. « Qu’ils ne défassent pas les cartons parce que dans un mois, ils s’en vont », avertit Alexis Corbière, député La France Insoumise en Seine Saint-Denis, invité sur le plateau des 4 vérités, samedi 21 mai, sur France 2. « Fondamentalement, sur les gros ministères, ce sont les mêmes. La maltraitance va continuer », renchérit-il. Le remaniement a été également marqué par l’arrivée de Pap Ndiaye, historien et directeur du Musée de l'histoire de l'immigration à Paris, au ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse. Sa nomination a été notamment saluée par Jean-Luc Mélenchon, qui, en vue des élections législatives, s’érige comme la principale figure d’opposition à Emmanuel Macron. « Papa Ndiaye est un bel intellectuel, un homme sérieux. Mais sa nomination manifeste une forme de cynisme total », a réagi de son côté l’élu LFI. Pour lui, c’est uniquement une « opération liée aux législatives ». Élections législatives : « Avec Jean-Luc Mélenchon Premier ministre » Le ministère de l’Intérieur a récemment sorti une circulaire, datée du 13 mai, ne reconnaissant pas l’étiquette Nupes pour les élections législatives des 12 et 19 juin prochain. Les responsables de gauche ne décolèrent pas. Les ténors de la gauche accusent la place Beauvau de vouloir diluer leur alliance. « Par cette manœuvre, ils veulent désamorcer la dynamique de premier tour », a fustigé Alexis Corbière assurant que le Conseil d’État avait été saisi. « C’est petit, mais c’est à l’image de monsieur Darmanin », ajoute-t-il. Alexis Corbière l’assure : le souhaite qu’il y ait partout « des candidats uniques de la Nupes pour être majoritaires à l’Assemblée nationale avec Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ».

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101 - Jean-Christophe Lagarde - 20 mai 2022

C’est officiel, la composition du nouveau gouvernement sera dévoilée ce vendredi 20 mai dans l’après-midi, a annoncé l’Élysée. Depuis sa nomination, le 16 mai dernier, la nouvelle Première ministre, Élisabeth Borne a affirmé sa volonté de former « la meilleure équipe possible » pour gouverner. Toujours selon la présidence, le premier Conseil des ministres se tiendra lundi 23 mai prochain, soit près d’un mois après la réélection d’Emmanuel Macron. « Il serait temps », a réagi le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, sur le plateau des 4 vérités, vendredi 20 mai, sur France 2. « J’attends de savoir si les ministres qui seront présents ont le profil qui peut inspirer le sentiment de la compétence », ajoute celui qui se considère comme un « opposant » à Emmanuel Macron. À quelques semaines des élections législatives, qui se tiendront les 12 et 19 juin prochains, l’élu fustige notamment la gestion « jupitérienne » du chef de l’État et espère que ce dernier construira sa majorité « en tenant compte de l’avis des autres », afin de « trouver un équilibre dans les textes ». À l’aube de ce nouveau quinquennat, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des Français. Alors que l’inflation est attendue au-dessus de 5 % en juin, Bercy étudie à présent la possibilité d’un dispositif de blocage des loyers. « Je ne crois pas qu’il y ait de spéculation sur les loyers. En revanche, il y en a sur l’alimentaire. C’est sur ces objets qu’il faut bloquer les prix. Bloquer les loyers n’augmentera pas les logements, mais cela continuera à augmenter les prix », estime l’ancien maire de Drancy. Guerre en Ukraine : les forces politiques doivent être consultées Dans un entretien téléphonique, mardi 17 mai, avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron a affirmé que la France allait intensifier ses livraisons d'armes à l'Ukraine « dans les jours et semaines qui viennent ». « Je n’ai aucune sympathie pour Vladimir Poutine et il faut défendre l’Ukraine. Mais vaincre la Russie, qui est une puissance nucléaire, c’est franchir un cap et la rendre dangereuse », commente Jean-Christophe Lagarde qui souhaite que le président de la République consulte l’ensemble de la classe politique. Selon lui, la stratégie américaine « met en danger notre sécurité ». Les discussions avec Vladimir Poutine sont-elles toujours efficaces ? « Il faut continuer à discuter avec lui et sur ce point là, Emmanuel Macron a raison. C’est un criminel, un agresseur, mais si on le met dos au mur, il n’aura plus d’autre choix que de faire la guerre jusque chez nous », a-t-il affirmé, tout en alertant le gouvernement à ne pas attiser la provocation à l’égard de la Russie.

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101 - Michel-Edouard Leclerc - 19 mai 2022

Après la nomination d’Élisabeth Borne au poste de Première ministre, lundi 16 mai, on attend l’annonce de la composition du gouvernement dans les jours qui viennent. Depuis, l’ancienne ministre du travail planche pour trouver le juste équilibre. Le Conseil des ministres prévu le mercredi 18 mai a d’ailleurs été reporté. Invité sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2, jeudi 19 mai, Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E Leclerc, estime qu’il y a « un déficit de représentation sociale dans la politique ». « Il y a beaucoup de techniciens, mais il manque de relais avec l’opinion, les consommateurs, les salariés », a-t-il confié au micro de Caroline Roux. Il plaide pour la mise en place d’un ministère de la consommation. Néanmoins, l’homme d’affaires a salué la désignation d’une femme aux plus hautes responsabilités de l’Etat et s’est insurgé contre la « violence et la méchanceté » des réactions qui ont suivi. « On n’est pas dans une société macho, on est dans une société misogyne », a-t-il lâché. A Bercy, Michel-Édouard Leclerc a affiché un soutien clair à l’action de Bruno Lemaire. Sur le pouvoir d’achat, le gouvernement prévoit notamment la mise en place d’un chèque inflation, autour des 50 euros, pour permettre aux ménages de faire face à la hausse des prix. « Je préfère qu’il y ait moins de personnes ciblées, mais que le package soit plus gros », estime Michel-Édouard Leclerc, estimant qu’il faut « travailler à l’accessibilité de la nouvelle alimentation ». Depuis le 4 mai 2022, le groupe Leclerc a annoncé le blocage des prix sur environ 120 produits de première nécessité. « Il faut que chacun joue son rôle », affirme le chef d’entreprise, estimant que les grandes enseignes doivent « faire moins de marge ». Sur le sujet, il propose la levée des 10% de marge imposée aux distributeurs les moins chers, sur les biens de consommation courante. Il l’assure : la liste des produits concernés par le bouclier tarifaire pourra évoluer au cours du temps. L’idée ? « Garantir des îlots de stabilité aux consommateurs, de les accompagner », déclare-t-il. Essence : « On ne peut pas faire tout en même temps » À partir de cet été, les opérations à prix coûtant sur le carburant seront interdites, dans le cadre de la loi climat. « Ce n'était pas idiot. L’idée est d’arrêter de promouvoir les énergies fossiles. Mais là, ce n’est pas le moment. On ne peut pas tout faire en même temps. Chaque chose en son temps. Même s’il y a l’urgence écologique, il faut laisser les distributeurs vendre l’essence moins chère », assure Michel-Édouard Leclerc, qui se dit favorable à la révision de la « panoplie des priorités de production ».

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101 - Laurence Rossignol - 18 mai 2022

Après des semaines de mystère et de rumeurs, lundi 16 mai, Élisabeth Borne a finalement été nommée Première ministre. C’est la première fois, depuis 30 ans avec la désignation d’Edith Cresson en 1991, qu’une femme accède à ce poste. Si cette nomination a été saluée par de nombreuses personnalités de la classe politique, de son côté, Roselyne Bachelot estime que cela « devrait être un non-événement ». « Cela corrige une anomalie spécifique à la France et à nos institutions très verticales et patriarcales. Pour autant, cela ne règle pas la condition sociale de toutes les femmes », nuance Laurence Rossignol, vice-présidente socialiste du Sénat, invitée des 4 Vérités, mercredi 18 mai, sur France 2. La nouvelle cheffe de l'exécutif est notamment attendue sur la question des droits des femmes. « On attend qu’elle soit investie sur ce sujet, qu’elle porte une série de revendications qui viennent de la société civile et qu’elle corrige les injustices dont les femmes sont victimes », déclare l’ancienne ministre de la Santé. Pour elle, cela passe notamment par l’augmentation du SMIC. « Pas moins de  62% des smicards sont des femmes. Son augmentation, c’est augmenter le salaire des femmes qui ont les moindres rémunérations. Ce serait une belle mesure pour réduire les inégalités », estime-t-elle. Malgré les différentes étiquettes politiques, Laurence Rossignol l’assure : elle soutiendra la nouvelle première ministre si cette dernière est victime de sexisme. « Nous serons à ses côtés. Quand une femme est victime de sexisme, on la soutient. Il y a mille raisons de critiquer la politique d'Emmanuel Macron, mais sur Élisabeth Borne, il faudra que ces critiques restent politiques ». L’L'ancienne ministre du Travail doit annoncer la composition de son gouvernement dans les jours qui viennent. Eric Piolle : « quel crétin » Depuis lundi 16 mai, la mairie de Grenoble autorise le port du burkini dans les piscines municipales. Depuis, cette mesure crée la polémique au sein de la classe politique. A droite comme à gauche, les oppositions sont nombreuses. « Quel crétin ! », a lâché Laurence Rossignol. « Il a tort et il pollue toute la campagne de la gauche », renchérit-elle. « La république protège la liberté de culte, mais doit résister aux revendications religieuses qui sont sans fin », estime-t-elle, s’insurgeant contre ce qu’elle considère comme du prosélytisme. De son côté, le maire de Grenoble, Eric Piolle a qualifié cette mesure de féministe. « Il est à côté de la plaque », commente l’élue, estimant que l’édile est tombé dans le « piège » de certaines « associations politiques ». Favorable à une gauche unie, elle déplore néanmoins un « déni de ce qu’est l’offensive religieuse dans le pays », dans une partie de la gauche.

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101 - Manuel Bompard - 17 mais 2022

Le nouveau Premier ministre est une femme. Elisabeth Borne, ancienne ministre du Travail, de l'Emploi et de l’Insertion de France est devenue lundi 16 mai 2022, cheffe du gouvernement. Lors de la prise de fonction, la nouvelle « bras droit » d’Emmanuel Macron, polytechnicienne, boursière, Pupille de la Nation a dédié sa nomination à « toutes les petites filles », les encourageant au fond, à aller au bout de leurs rêves. Manuel Bompard, candidat de la nouvelle union populaire, investi dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône est l’invité des 4 vérités. Il affirme que la nomination d’une femme à Matignon est la seule bonne nouvelle. « Le chef de l’État reste dans la continuité alors qu’il avait annoncé un changement total dans sa deuxième mandature, c’est un message clair : de la maltraitance sociale, écologique. Elisabeth Borne est la ministre qui a mis en place la réforme de l’assurance chômage, qui a réduit de près de 20% l’indemnisation d’un million de personnes dans ce pays. Je crois que le message montre la politique que va mettre en place le président de la République. » Les 12 et 19 juin prochain se tiennent les élections législatives. Dans un tweet du 16 mai 2022, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la feuille de route de sa nouvelle Première ministre. « Écologie, santé, plein emploi, éducation, renaissance démocratique, Europe, sécurité », des mots pour Manuel Bompard qui rappelle que « C’est important que les Françaises et les Français choisissent s’ils veulent qu’Elisabeth Borne continue son mandat en votant pour les candidats de LREM ou pour changer de Premier ministre en mettant en place une politique différente en envoyant Jean-Luc Mélenchon à Matignon en votant pour les candidats de la nouvelle union populaire que nous avons constitué ensemble. » Guerre en Ukraine et Otan  La situation du pouvoir d’achat est impactée par la situation internationale et plus précisément avec la guerre en Ukraine. La Suède et la Finlande veulent entrer dans l’Otan. « C’est un jour historique », a déclaré dimanche 15 mai 2022 le président finlandais, Sauli Niinistö. Le gouvernement social-démocrate suédois a également emboîté le pas en se prononçant de la même façon, « le mieux pour la Suède et sa sécurité », a affirmé la première ministre, Magdalena Andersson. Vladimir Poutine, président de la Russie a d’ores et déjà annoncé qu’il allait « réagir ». Pour l’élu LFI comprend que dans la situation internationale, certains pays se disent qu’ils seront protégés mais fustige ces décisions : « à mon avis ce n’est pas une bonne solution » et d’ajouter : « personnellement dans le programme que je porte, nous défendons l’idée qu’il faut sortir de manière progressive de l’Otan. La question de la stabilité, de la sécurité aux frontières est une question sérieuse c’est pour cela que nous avons proposé de convoquer une conférence sur les frontières sous l’égide de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) pour faire en sorte que l’on pose la question des conflits territoriaux pour ramener la paix.»

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101 - Laurent Berger - 16 mai 2022

Trois semaines après la réélection d’Emmanuel Macron, le nouveau gouvernement n’est pas encore connu. La démission de Jean Castex devrait intervenir d’ici ce début de semaine. Dans un entretien accordé au journal Le Parisien, l’actuel Premier ministre a déclaré que sa lettre de démission « très classique » était déjà prête. « J’ai essayé de prendre les meilleures décisions possibles, sans jamais mentir » , a-t-il confié sur son bilan. « Il a été Premier ministre pendant la pire période, celle de la pandémie. C’est une personne avec qui j’ai eu des désaccords, mais qui écoutait et avec qui on pouvait construire. Il a apaisé dans un moment qui était compliqué », réagit Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, sur le plateau des 4 vérités, lundi 16 mai, sur France 2. Connaîtra-t-on bientôt le prochain locataire de Matignon ? Le chef de l’État laisse planer le doute jusqu’au bout. Néanmoins, d’après les rumeurs, une femme est pressentie pour ce poste. « Je crois que naturellement, il faudrait qu’il y ait plus de femmes aux postes de responsabilité », a assuré le porte-parole du syndicat, estimant que « les femmes devraient exercer les responsabilités à parité avec les hommes ». Néanmoins, une chose est sûre : « l’entre-deux a un peu duré », a affirmé Laurent Berger. « Il est temps de passer à l’action », ajoute-t-il. Si Jean-Luc Mélenchon accédait aux responsabilités, en cas de victoire de la Nupes, Nouvelle Union populaire écologique et sociale, aux élections législatives, des 12 et 19 juin, il propose de revaloriser le SMIC à 1500 euros contre 1300 euros aujourd’hui. « Le vrai sujet c’est de contraindre les branches professionnelles et l’employeur public à avoir le niveau minimal au SMIC et très rapidement une perspective d’augmentation », assure Laurent Berger. Sur l’augmentation des salaires, un « certain nombre d’entreprises ne jouent pas le jeu ». « La patronat ne va pas pouvoir s’exonérer », affirme-t-il. Réforme des retraites : « il faut regarder les choses autrement » A l'aube du second mandat d’Emmanuel Macron, la réforme des retraites devrait être le dossier brûlant de la rentrée. Sur le sujet, Laurent Berger lance un avertissement au prochain locataire de Matignon. « La CFDT est opposée au report de l’âge de départ à la retraite. Il faut regarder les choses autrement, améliorer la justice au sein du système par répartition et ce n’est pas avec les 65 ans que cela se fera », affirme le responsable syndical.

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101 - Jean-François Copé - 14 mai 2022

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101 - Stanislas Guerini - 13 mai 2022

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101 - Eric Piolle - 12 mai 2022

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101 - Etienne de Poncins - 11 mai 2022

Les portes de l’ambassade de France à Kiev ont rouvert leurs portes le 15 avril dernier. Depuis le 28 février dernier, elles avaient été infiltrées à Lviv en raison de l’invasion russe. Quelques semaines après sa libération, la vie reprend son cours dans la capitale ukrainienne. « Kiev reprend progressivement vie grâce à la résistance des Ukrainiens qui ont réussi à repousser les troupes russes », commente Etienne de Poncins, ambassadeur de France en Ukraine, invité des 4 Vérités sur France 2. Selon la maire de la ville, deux tiers des habitants seraient revenus dans la capitale. Néanmoins, l’ambassadeur déconseille les ressortissants Français d’aller en Ukraine, qui reste en zone rouge. Selon les autorités ukrainiennes, les soldats russes reculent dans la région de Kharkiv, à l’est du pays. « La ville de Kharkiv ne sera peut-être plus sous la menace de l’artillerie russe », estime le diplomate, saluant l’incroyable résistance mais aussi le courage «  de la nation ukrainienne ». Le rapport de force est-il en train de s’inverser ? « C’est difficile à dire, mais il est clair que chaque jour qui passe à tendance à renforcer les Ukrainiens », explique-t-il. Néanmoins, les Russes avancent dans le Donbass. Jusqu’où ira Vladimir Poutine ? D’après le renseignement américain, le dirigeant russe souhaiterait étendre son champ d’action à la Transnistrie, une région de Moldavie déjà sous contrôle russe. « Il a déjà des plans c’est sûr, la question c’est la réalisation », tempère Etienne de Poncins.  Pour soutenir la résistance ukrainienne, l’Occident continue de fournir des aides et assure notamment la livraison d’armes. « L’aide que nous apportons répond exactement aux demandes ukrainiennes dans un délai très court. Elles ont évolué avec le temps », explique-t-il. L’ambassadeur l’assure : la France n’est pas en guerre contre la Russie. « La guerre est entre la Russie et l’Ukraine. Elle a été déclenchée par la Russie. L’Ukraine en est la victime. Nous aidons l’agressé », précise Etienne de Poncins.  « Une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'UE prendrait « des décennies » » De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, martèle la volonté de Kiev d'intégrer l’Union européenne. Pourtant, Emmanuel Macron a prévenu lundi 9 mai 2022, lors de son discours devant le Parlement européen : une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'UE prendrait « des décennies ». En attendant, le chef de l’État français propose la construction d’une « communauté politique européenne », à laquelle l’Ukraine pourrait être intégrée. « Un processus a été lancé. Le Conseil européen qui se tiendra en juin prochain se prononcera sur le sujet », a expliqué le diplomate. Après Jill Biden, la première dame américaine et Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, Emmanuel Macron se rendra-t-il à Kiev ? Très impliqué dans le conflit, le président de la République est très attendu. « Il a prévu d’y aller mais la date n’a pas été fixée », a conclu le représentant français en Ukraine. 

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101 - Alexis Corbière - 10 mai 2022

Le président de la République Emmanuel Macron s’est exprimé hier à Strasbourg, pour son premier discours sur l’Europe depuis sa réélection. À l’occasion de la journée de l’Europe, le chef de l’État s’est dit favorable à une révision des traités pour rendre l’Union européenne « plus efficace et indépendante ». Invité sur le plateau des 4 vérités sur France 2, Alexis Corbière estime que la parole du président « valide l’idée que les traités actuels ne vont pas ». Le député de La France Insoumise de la Seine-Saint-Denis s’appuie sur le programme de la Nouvelle Union populaire. « Nous disons que les objectifs sociaux et écologiques que nous nous fixons ne peuvent être bridés par des traités européens qui, hélas, en fonction des politiques qui ont été menées ces 20 dernières années, ont amené à ce que l’Europe actuelle soit une Europe libérale, marquée par des traités de libre-échange qui, parfois, affaiblissent des politiques publiques de relance et affaiblissent nos services publics. Ce que nous n’accepterons pas si nous sommes élus ». Alors, Emmanuel Macron est-il bousculé sur la question européenne par les propositions de La France Insoumise ? « La seule fois où on a donné la parole aux Français, ils ont dit ‘non’ au traité constitutionnel européen. Moi et Jean-Luc Mélenchon, nous sommes les enfants de ce ‘non’ », a déclaré Alexis Corbière. Alors que les élections législatives se dérouleront les 12 et 19 juin prochains, le leader de LFI espère être nommé Premier ministre. Ce scénario permettrait-il au parti de prôner la désobéissance tout en exerçant le pouvoir ? Pour répondre à ce paradoxe, Alexis Corbière prend l’exemple de l’Allemagne qui, « plusieurs fois, a désobéi ». Et de poursuivre : « À l’occasion même du traité de la récente crise du Covid-19, nombre de mesures ont été prises au niveau européen, qui ne respectent pas les traités. Il y a eu des politiques publiques d’investissements dans des secteurs tels que ça n’était pas prévu ». La France Insoumise réclame une VIe République, pour une refonte des institutions politiques publiques. « La Ve République arrive à bout de souffle », insiste le député LFI. Et de conclure : « S’il faut désobéir, nous désobéirons, quand c’est utile ». Alexis Corbière réagit au retrait de Taha Bouhafs Fabien Roussel a demandé hier à LFI de « revoir » la candidature de Taha Bouhafs aux élections législatives. Condamné pour injures raciales, le journaliste militant a annoncé dans la nuit de lundi à mardi sur Twitter, son intention de renoncer, « face à des attaques sans précédent » . « C’est un grand constat d’échec. [...] Je prends acte de cette décision et je demande à ce qu’elle soit respectée », concède Alexis Corbière, qui dément toute « pression » de la part du parti. Et d’ajouter : « Il y aura un candidat de La France Insoumise. Nous voulons que l’Assemblée nationale soit à l’image de toute la richesse de notre peuple ». En réponse aux propos de Fabien Roussel, notre invité déclare : « Moi je serai unitaire. [...] Utilisons ces cinq semaines pour valoriser la belle Union populaire que nous avons mise en place ». Avec pour objectif la mise en place du SMIC à 1400 euros, la retraite à 60 ans ainsi que des politiques écologiques.

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101 - Guillaume Peltier - 07 mai 2022

Deux semaines après sa réélection, Emmanuel Macron assurera officiellement la succession de son mandat lors de la cérémonie d’investiture ce 7 mai 2022. Sa reconduite à l’Élysée est vivement commentée par l’opposition qui critique ouvertement la « fragilité et l’état de disgrâce » du président de la République. « Il a refusé lui-même de faire campagne, il a refusé les débats, il n’a jamais voulu parler de son bilan et on ne connaît quasiment rien de son projet à part son obsession de gouverner à gauche » lâche Guillaume Peltier, invité des 4 vérités. Le vice-président exécutif de Reconquête! souhaite alerter les Français sur les questions d’immigration, d’insécurité et de la fiscalité, leitmotiv de la campagne menée par son candidat, Éric Zemmour. « Les taxes brident la France du travail […] tous ces sujets là sont mis de côté au service de jours qui se suivent et qui se ressemblent avec Emmanuel Macron » poursuit notre invité qui dénonce « la présidence élastique et le cynisme au sommet de l’État ». Et à Matignon, qui pour succéder Jean Castex ? Alors que le chef d’État n’a pas encore nommé son Premier ministre, la classe politique s’interroge même si les pronostics table sur une personnalité de gauche. « Ce qui compte pour nous, c’est de rebâtir une droite forte, assumée capable demain de reprendre le pouvoir » déclare Guillaume Peltier tandis que ce pan de l’échiquier politique est aux abois notamment après l’effondrement du groupe LR suite à la défaite de Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle. Pour clore cette cérémonie d’investiture, Emmanuel Macron marquera une étape à Berlin pour consolider une nouvelle fois l’importance de l’alliance franco-allemande. « Je suis estomaqué de voir ces élites françaises tournées où vers les Américains ou vers l’Allemagne […] si on pense Europe de demain, il va bien falloir tendre la main à l’Europe du sud et de l’est, si on peut retrouver une Europe capable de peser, il faut réconcilier les peuples européens » fustige le conseiller départemental du Loir-et-Cher.  Législatives : quel rôle pour Reconquête! ?  Le parti Reconquête! porté par Éric Zemmour lance aujourd’hui sa campagne pour les législatives. Avec 500 candidatures dans toute la France, un bloc de gauche unit et une majorité qui s’est rassemblée, quelle place pour le projet du polémiste ? Guillaume Peltier déplore l’absence de cohésion dans le camps de droite et pousse un cri de colère à destination de Valérie Pécresse et de Marine Le Pen « nous sommes les seuls à proposer depuis plusieurs semaines aux Républicains et au Rassemblement national, une union des droites et des patriotes pour porter nos convictions, pour conquérir une majorité ». « J’invite tous les électeurs du RN et des Républicains à ne pas perdre leurs voix et à voter pour le seul parti qui propose l’union des droites » poursuit l’ancien porte-parole LR. Il affirme que des négociations ont été menées avec des parlementaires LR, RN et également avec Nicolas Dupont-Aignan, des discussions qui ne semblent avoir abouti sur aucun accord de principe pour établir une union des droites derrière la candidature d’Éric Zemmour. Même stratégie du côté du Rassemblement national qui appelait hier « les patriotes sincères » à rejoindre le camp de Marine Le Pen.

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101 - Fabien Roussel - 09 mai 2022

Comme chaque année, les Russes fêtent, lundi 9 mai, l’anniversaire du « jour de la victoire » contre le nazisme. Plus de deux mois après l’invasion russe en Ukraine, Vladimir Poutine entend, à cette occasion, réaffirmer son ambition guerrière. Plusieurs cérémonies militaires seront organisées en grande pompe partout dans le pays. La plus importante ? Celle de la place Rouge, à Moscou, en présence du chef d'État russe. « Vladimir Poutine menace la paix en Europe. Plus que jamais la paix est une nécessité, urgente pour tous les peuples d’Europe », a réagi, lundi 9 mai 2022, Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste, invité des 4 vérités sur France 2. De son côté, Emmanuel Macron, tout juste investi, prononcera le premier discours de son second mandat, devant le Parlement européen à Strasbourg, dans le cadre de la cérémonie de clôture de la conférence sur l'avenir de l'Europe. Le chef de l’État, qui est encore président de l’Union européenne, fera l’éloge du modèle européen et affichera ses ambitions pour l’UE dans les prochaines années. « La réponse, c’est d’exiger plus que tout le cessez-le-feu. Les États-Unis font comme une guerre par procuration contre Poutine. Mais cette guerre, elle a lieu chez nous, en Europe. Elle est lourde de menaces pour les peuples d’Europe, pour notre pouvoir d’achat », a commenté le responsable. Il estime que l’Europe et la France, doivent poursuivre les sanctions économiques et maintenir la pression diplomatique à l’encontre de la Russie, pour « obtenir un cessez-le-feu » et ne pas s’installer dans « un conflit long ». Il en appelle à « l’unité des nations pour peser sur la Russie ». Selon lui, le président français « doit s’engager beaucoup plus fortement pour un cessez-le-feu et protéger le pouvoir d’achat des Français ». Élections législatives : quelle union à gauche ? La gauche semble bel et bien lancée dans la course aux législatives, qui se tiendront les 12 et 18 juin prochains. La semaine dernière, le parti Europe Écologie Les Verts, le Parti communiste (PCF) ainsi que le Parti socialiste (PS) ont finalement conclu une alliance autour de Jean-Luc Mélenchon en vue de former un gouvernement d’opposition à Emmanuel Macron. « C’est une coalition qui nous permet de rassembler dans le respect de notre diversité, de nos différences. C’est la raison pour laquelle j’ai accepté d’y participer. Nous nous sommes mis d’accord sur un programme », a assuré Fabien Roussel. Néanmoins, le leader du PCF l’assure : « Le groupe communiste à l’Assemblée nationale gardera toujours son autonomie, sa liberté de parole et de ton ». Tout en en conservant leurs différences, Fabien Roussel assure qu’à travers la « Nouvelle Union populaire écologique et sociale », (Nupes) les partis se sont « mis d’accord sur des mesures d’urgences que les Français attendent ».

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101 - Manon Aubry - 06 mai 2022

C’est officiel, le Parti Socialiste a rejoint la la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale portée par Jean-Luc Mélenchon en vue des élections législatives. Cette nuit, le conseil national du PS a formellement entériné l’accord avec La France Insoumise, approuvé avec 62,4% des suffrages. Un triomphe pour celui qui a obtenu 20% des voix à la présidentielle. Manon Aubry, invitée des 4 vérités, se réjouit de ce résultat qui rapproche son candidat de plus en plus de la maison Matignon. La députée européenne LFI compte bien mener de front la « bataille pour la retraite à 60 ans ». « C’est l’heure de lancer ce troisième tour et de l’emporter au mois de juin pour avoir une majorité et pour changer la vie de millions de gens » poursuit-elle. La militante associative observe une mutation du Parti socialiste qui est en train de procéder à une « opération de clarification ». Elle appelle les électeurs de gauche à se rendre aux urnes le 12 juin prochain pour tenter de remporter 470 circonscriptions. Sur le terrain, cet accord est loin de faire l’unanimité. Que faire si un dissident d’un des partis signataires décide de se présenter ? « Chaque formation politique exclura toute personne qui voudra se présenter sous les couleurs politiques alors qu’il n’a pas été investi par le NUPES » explique Manon Aubry.  NUPES : Union Européenne et désillusions   Jean-Luc Mélenchon a été très clair sur sa vision de la politique européenne. Il se dit prêt à désobéir certaines règles imposées par l’UE notamment en matière de finances, de budget et d’économie. Pourtant, si le leader LFI rejoint Matignon, il devra se soustraire à la politique du chef d’État. Le camp LFI sous le nouveau patronyme NUPES n’envoie-t-il pas de la poudre aux yeux à ses électeurs ? « La création d’une cantine biologique et locale, la renationalisation du fret et d’EDF pour intervenir sur les prix de l’énergie, le grand plan d’investissement écologique, tout ça c’est contraire aux règles européennes que ce soit le droit de la concurrence ou des règles budgétaires » explique Manon Aubry qui souhaite réformer  la politique étrangère pour réaliser ce programme et leur ambition écologique. Demain , Emmanuel Macron sera à Strasbourg pour placer à nouveau la question européenne au cœur de son second mandat. À noter que le chef d’État est toujours président de l’UE. Quel bilan La France Insoumise tire-t-elle de l'exercice du Président ? « Cela a été une parodie de démocratie », fustige la députée européenne  qui affirme que la politique de l’UE d’Emmanuel Macron est éloignée des citoyens. Et de poursuivre, « Il a préféré pactiser avec le MEDEF pour torpiller une mesure de lutte contre l’évasion fiscale, cela illustre assez bien son bilan européen ».    Parmi les détracteurs de NUPES, François Bayrou a décliné la proposition du parti lancé par Jean-Luc Mélenchon pour lancer en marge du mouvement une grande confédération avec Stanislas Guerini et Édouard Philippe qui représente la majorité. Manon Aubry raille ce groupe qui selon elle exclut l’égalité homme/femme. « Cela en dit long sur la cause de la lutte contre les violences faites aux femmes et de l’égalité, c’est sûrement une indication de ce que fera Emmanuel Macron au prochain quinquennat » ajoute notre invitée.

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101 - Éric Woerth - 05 mai 2022

Apparue plus désunie que jamais et complètement morcelée lors de la campagne présidentielle, la gauche reprend du service. Jean-Luc Mélenchon a réalisé un exploit politique en rassemblant socialistes écologistes et communistes derrière sa candidature. Un accord historique qui menace néanmoins le PS. Dans le camp LFI, c’est une victoire qui rapproche son leader de Matignon. La gauche est-elle devenue la première opposante à Emmanuel Macron ? « C’est une alliance si elle est validée, contre-nature. C’est la prise de pouvoir idéologique de Jean-Luc Mélenchon et donc de l’extrême de gauche sur la gauche tout entière ce qui est problématique » constate Éric Woerth, invité des 4 vérités ce jeudi 5 mai. Pour le député et président de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, cette proposition politique est totalement incohérente : « Je ne vois pas les socialistes aujourd’hui défendre la retraite à 60 ans parce que c’est la fin du modèle par répartition » poursuit-il en listant les points de divergences entre la gauche démocrate et la gauche radicale notamment sur les questions européennes et militaires. Ce ralliement du PS derrière le chef de file LFI a fait grincer des dents certains militants du parti qui n’ont pas hésité à claquer la porte comme Bernard Cazeneuve. Les opposants socialistes de cet accord de principe dénoncent la confusion idéologique qui risque de faire imploser le parti, déjà en grande fragilité depuis la présidentielle. Éric Woerth soutient qu’il y a plus de socialistes enclins à rejoindre Emmanuel Macron. « On peut gouverner ensemble car nous avons une vision de progrès du pays » explique cet ancien membre LR qui appelle les socialistes à rejoindre sa grande famille politique car « La France a besoin d’une politique de transformation et d’investissement considérable ». Alors que tous les pronostics sont permis quant au futur prédécesseur de Jean Castex, la rumeur selon laquelle Emmanuel Macron aurait proposé la maison Matignon à deux femmes de gauche interroge, voire inquiète. « La finalité c’est de donner une visibilité, une durabilité, de faire que le régime par répartition des retraités, que la justice entre les générations et entre les actifs soit conservée sur le long terme » affirme Éric Woerth.  Emmanuel Macron : le premier budget  Cet été, un collectif budgétaire va discuter de la revalorisation des retraites, des minimas sociaux, des chèques alimentaires, de l’aide sur les carburants et du gel des prix du gaz. Une rencontre au sommet qui va poser sur la table un plan d’action à plusieurs milliards. « Il va y avoir obligatoirement un rectificatif budgétaire parce que la crise augmente, les prix augmentent, que l’inflation est évidemment beaucoup trop élevée pour les Français, il faut assumer cela » concède notre invité qui souhaite mettre en place des action à court terme qui vont « coûter chères », au risque de creuser à un peu plus la dette publique. Celui qui a longtemps défendu la prudence s’aligne aujourd’hui sur la stratégie du quoi qu’il en coûte pour faire face à la crise. « La seule solution c’est de réformer notre pays dans la justice, dans l’efficacité économique. C’est là qu’on retrouvera une souveraineté financière » affirme Éric Woerth, sans oublier la mutualisation européenne. Ce début de quinquennat s’annonce particulièrement compliqué avec des voyants pratiquement tous au rouge côté finance et un risque d’inflation qui atteindrait les 10%.

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101 - Stéphane Le Foll - 04 mai 2022

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101 - Jordan Bardella - 03 mai 2022

Depuis la reconduction d’Emmanuel Macron à l’Élysée, le 24 avril dernier, la campagne pour les élections législatives est bel et bien lancée. Néanmoins, la finaliste vaincue Marine Le Pen se fait très discrète. Une semaine après sa défaite au second tour, la candidate du Rassemblement national est sortie du silence à travers une courte vidéo dans laquelle elle appelle les électeurs à porter des candidats RN, lors des scrutins des 12 et 19 juin prochains. « Elle a pris quelques jours de repos avec cette campagne présidentielle que nous avons commencé très tôt. Elle va évidemment mener cette bataille législative, car c’est la dernière étape pour limiter les pouvoirs d’Emmanuel Macron », a commenté le président du Rassemblement national par intérim, Jordan Bardella, invité des 4 vérités, mardi 3 mai, sur France 2. Alors que la gauche se mobilise pour faire « élire Jean-Luc Mélenchon Premier ministre », l’extrême droite préfère temporiser. « Notre rêve n’est pas de participer à un gouvernement d’Emmanuel Macron ni d’être son Premier ministre. Ce qui se joue lors des prochaines législatives, ce n’est pas tant un blocage des institutions mais la capacité du Parlement à avoir une opposition et ne pas laisser les pleins pouvoirs au président », a réagi l’élu, qualifiant Jean-Luc Mélenchon comme « la béquille du système ». Son objectif ? « Protéger de la brutalité sociale » du président réélu. Législatives : une alliance avec Éric Zemmour ? De son côté, Éric Zemmour est également sorti du silence. Dans un entretien accordé à BFM TV, lundi 2 mai, son premier depuis sa défaite au premier tour de l’élection présidentielle (7%), l’ex candidat de Reconquête ! se dit « très tenté » par une candidature aux élections législatives de juin. Il rendra sa décision dans « quelques jours », a-t-il déclaré. Au cours de cette interview, il a également appelé à faire un accord avec Marine Le Pen qui est, selon lui, le seul moyen de « résister à l’Assemblée ». « Éric Zemmour a tout fait pour faire perdre Marine Le Pen et aujourd’hui il vient lui demander de l’aider à se faire élire. C’est très contradictoire », a estimé Jordan Bardella qui lance néanmoins un appel aux électeurs d’Éric Zemmour mais aussi aux déçus des Républicains à rejoindre le RN pour « construire l’opposition à Emmanuel Macron. « Avec 7% à l’élection présidentielle, Reconquête ! n’est en mesure de se qualifier dans aucune circonscription. C’est du pragmatisme », ajoute-t-il. Pour Jordan Bardella, l’union ne peut se faire qu’autour de Marine Le Pen, « la première force d’opposition » au chef de l’État. « Des candidats de Reconquête ! peuvent nous rejoindre, mais cela se fera évidemment sur la base du projet de Marine Le Pen, notamment en ce qui concerne la réforme des retraites », a-t-il précisé. À l’approche de l’été, la polémique sur le burkini fait, de nouveau, surface. Jordan Bardella a clarifié les positions du RN sur le sujet. « Le burkini doit être interdit dans l’espace public. Il est la manifestation de l’idéologie islamiste contre laquelle Emmanuel Macron a eu la main molle depuis cinq ans », a-t-il déclaré appelant à plus de fermeté sur les questions régaliennes.

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101 - Philippe Juvain - 02 mai 2022

Une semaine après l’élection présidentielle qui a reconduit Emmanuel Macron à l’Élysée pour un second mandat, les manifestations du 1er mai ont été marquées par de nombreuses dégradations, et faits de violence, notamment dans la capitale. Un sapeur-pompier a été agressé par une manifestante en marge du cortège parisien, alors qu’il tentait d’éteindre un incendie à palettes. « La société est fracturée. Il y a actuellement deux France. Une France de gens raisonnables, une France de gens qui le sont moins », a réagi, ce lundi 2 mai, le maire de La Garenne-Colombes (Les Républicains) Philippe Juvain, invité des 4 vérités sur France 2. Suite à ces débordements, Jean-Luc Mélenchon a condamné l’action du préfet de police de Paris, Didier Lallement, « incapable de garantir le droit de manifester en paix », a écrit le leader de la France Insoumise (LFI) dans un tweet. « Il est fou », lâche ainsi Philippe Juvain. « Les pompiers de Paris sont dévoués, dont toute l’énergie est tournée vers le service des autres. Il faut les protéger. Il faut être absolument sans ambiguïté », a-t-il renchéri. Appelant à « l’apaisement », l’édile estime que l’ex-candidat à la présidentielle doit condamner fermement les actions des casseurs. Au cœur des sujets de contestation ? La réforme des retraites portée par le président réélu. « La France est bloquée. Il faut réformer le pays pour le rendre plus fluide. Il y a une question de discussion démocratique », affirme Philippe Juvain. « Il faut faire marcher la démocratie parlementaire », ajoute-t-il. Élections législatives : « Il faut que les partis de gouvernement travaillent ensemble » Après l’échec de la présidentielle, la gauche se mobilise désormais pour les élections législatives des 12 et 18 juin prochains, pour espérer former un gouvernement d’opposition à Emmanuel Macron. Dans la nuit de dimanche 1er à lundi 2 mai, les partis LFI et Europe Écologie les Verts ont fini par conclure un accord historique afin de rebâtir une gauche unie. Les discussions se poursuivent actuellement avec le Parti socialiste et le Parti communiste. « C’est normal d’avoir des accords électoraux. La question, c’est à quel prix ? On est un peu surpris de voir le parti EELV passer un accord politique avec LFI. Un militant écolo aura du mal à se reconnaître dans les positions de M. Mélenchon », commente Philippe Juvain, au micro de Caroline Roux. À droite, l’élu appelle à un accord « à l’allemande » entre les « partis de gouvernement ». Selon lui, le parti Les Républicains ne « tire pas les leçons » de ses échecs aux dernières élections locales et nationales. Conscient qu’il n’est pas majoritaire au sein de sa famille politique, Philippe Juvain estime qu’il est à présent nécessaire de s’allier avec la majorité présidentielle sur les sujets importants, notamment celui des retraites. « Le bilan des Républicains, c’est 4,7% aux dernières élections. Cela va être difficile de peser dans le débat politique et défendre nos idées si on ne se pose pas de nouvelles questions. Il est temps que les partis de gouvernement travaillent ensemble », martèle-t-il.

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101 - Julien Bayou - 29 avril 2022

Jeff Wittenberg reçoit Julien Bayou, secrétaire national EELV, dans les 4 vérités.

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101 - Ian Brossat - 30 avril 2022

Le 1er mai, la fête du Travail s’organise avec les défilés annuels des syndicats qui ont comme principale revendication, le pouvoir d’achat. Une semaine après sa réélection, Emmanuel Macron s’est engagé à augmenter le SMIC, le poids d’indice pour les fonctionnaires accompagné d’une nouvelle mesure pour faire face à la flambée des prix de l’énergie. Pour Ian Brossat, cela reste « insuffisant ». Le porte-parole du Parti communiste français dénonce à fortiori un problème de salaires qui se heurtent à l’inflation évaluée aujourd’hui à 5%. « Les Français n'arrivent pas à vivre dignement de leur travail » fustige notre invité au micro de Valérie Astruc avant d’appeler le gouvernement à aller « au-delà de ce qui est prévu pour le SMIC ». « Ce que nous réclamons avec Fabien Roussel, c’est un SMIC à 1500€ net soit 1900€ brut ce qui donnera de l’air au pouvoir d’achat et aux Français qui n’arrivent pas à boucler leur fin de mois […] nous sommes devenus un pays de bas salaire » explique le militant qui souhaite rediscuter du partage des richesses à commencer par la réformation des aides aux entreprises conditionnées à l’augmentation des salaires. Parmi les propositions mises sur la table par Emmanuel Macron, l’automatisation du versement de l’intéressement de participation quand les entreprises versent des profits. « C’est une manière de ne pas aborder la question des salaires » lance notre invité. Tout au long de sa campagne, le chef de file LREM n’aura de cesse de jouer la carte du plein emploi pour résoudre la crise du pouvoir d’achat. Pourtant, la baisse du chômage n’a pas réglé la question, ce à quoi le PCF souhaite remédier en redistribuant les richesses.  Plan retraite : le bras de fer entre Emmanuel Macron et la gauche communiste  Parmi les mesures polémiques abordées au cours de la campagne du Président sortant, le report de l’âge de départ à la retraite aurait pu coûter la réélection du candidat LREM. En effet, le sujet épineux des retraites n’a pas manqué d’indigner la gauche dont le PCF représenté par Fabien Roussel. Depuis, Emmanuel Macron a redessiné les contours de sa réforme. « Je n’y crois pas […] son ministre de l’Économie n’a pas exclut le recours au 49-3, tout cela traduit qu’il y a beaucoup d’hypocrisie en matière de méthode à l’approche des élections législatives » argue Ian Brossat qui s’oppose fermement à la réforme des retraites à 65 ans. Si le porte-parole du Parti communiste français promeut le rétablissement des départs à la retraite à 60 ans, la CFDT s’interroge sur la faisabilité du projet porté par Fabien Roussel et d’autres candidats.   Élections législatives : une coalition de la gauche derrière Jean-Luc Mélenchon ?  Alors que le PCF a entamé des négociations avec la France Insoumise dont le chef de file a obtenu 21,7% des suffrages à la présidentielle, peut-on espérer une photo de famille en marge du 1er mai ? « Avec Fabien Roussel, nous sommes déterminés à ce qu’il y ait un accord de l’ensemble des forces de gauche pour ces élections législatives » défend Ian Brossat qui souhaite rafistoler la gauche pourtant morcelée durant les campagnes présidentielles. Pour ou contre l’affiche Jean-Luc Mélenchon à Matignon ? « Oui, il est arrivé en tête de la gauche à l’élection présidentielle donc la logique c’est qu’il soit Premier ministre » concède notre invité qui ne perd pas pour autant ses convictions communistes en tant qu’élu PCF. Parmi les lignes rouges à ne pas franchir, la question du nucléaire divise les partis à gauche. « Nous sommes favorables au nucléaire dans le cadre d’un mix énergétique et cela ne doit pas nous empêcher de nous rassembler » explique Ian Brossat qui refuse de renoncer à son identité au prix de l’unité.

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101 - Jean-Yves Le Drian - 28 avril 2022

Au 63eme jour de guerre en Ukraine, la Russie vise désormais le contrôle total du sud ukrainien et notamment de la région du Donbass. Le « risque d’une troisième guerre mondiale est réel », a mis en garde le ministre des Affaires étrangères russe Sergeï Lavrov, lundi 25 avril, dans un long entretien accordé à la télévision publique russe. « On est toujours dans la rhétorique de l’intimidation. Ce n’est pas nouveau. Ce sont des propos exagérés, injustifiés qui ne correspondent pas du tout à la réalité et qui visent à nous dissuader », dénonce, ce jeudi 28 avril, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, sur le plateau des 4 vérités, sur France 2. « Il ne faut pas céder », affirme le ministre, appelant « au calme ». « Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie. Nous ne sommes pas cobelligérants », ajoute-t-il. « L’Ukraine est une démocratie que nous soutenons par la fourniture d’équipements pour aboutir à une négociation ». Mardi 26 avril, les États-Unis ont réuni une quarantaine de pays en Allemagne afin de renforcer la défense ukrainienne avec notamment la livraison d’armes lourdes. « Nous nous coordonnons avec nos alliés pour fournir aux Ukrainiens les équipements dont ils ont besoin », a précisé Jean-Yves Le Drian. Selon lui, la logique des combats a changé depuis l’échec du siège de Kiev mais « les objectifs russes restent les mêmes. « On s’attendait à une offensive rapide et une victoire de forces russe. Force est de reconnaître que ce n’est pas cette situation qui est au rendez-vous et que l’Ukraine tient. La Russie est à la peine concernant ses objectifs », indique-t-il, assurant que la France et l’Europe poursuivait la fourniture d’équipements à l’Ukraine, pour que « l’Ukraine tienne ». L’objectif ? « Aboutir à une négociation entre l’Ukraine et la Russie ». Gaz : préparer un embargo ? Suites aux explosions qui ont éclaté en Transnistrie, un territoire dominé par les séparatistes pro-russe, enclavé dans une Moldavie, Jean-Yves Le Drian a rappelé le « soutien politique mais aussi à l’égard des réfugiés » des autorités françaises auprès de ce pays qui craint d’être également pris dans le conflit. Appelant à « vigilance », l’élu a indiqué qu’il fallait « envoyer de l’aide pour faire en sorte que ce pays puisse s’approvisionner de manière autonome en électricité et en gaz ». Et l’escalade ne cesse de grimper. Mercredi 27 avril, le groupe russe Gazprom a stoppé les livraisons de gaz vers la Pologne et la Bulgarie qui ont refusé de payer leur contrat en roubles comme l’exige Moscou. Sur le sujet, le ministre l’assure : « l’Europe sera solidaire ». Une réunion des ministres de l’énergie se réunira à Bruxelles, lundi 2 mai. Pour préparer un éventuel embargo, les Européens doivent « mener des initiatives indispensables afin d’acquérir l’autonomie énergétique vis-à-vis de la Russie », a-t-il affirmé.

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101 - Clémentine Autain - 27 avril 2022

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101 - François Bayrou - 26 avril 2022

Dimanche 24 avril 2022, Emmanuel Macron a été élu président de la République face à la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen avec 58,5% des voix. Après sa réélection, les prises de paroles ont commencé pour annoncer « un troisième tour » de l’élection présidentielle à l’instar de Jean-Luc Mélenchon qui s’est classé troisième de obtenant 22% des voix lors du premier tour. Les élections législatives des 12 et 19 juin détermineront les représentants qui siègent au Parlement. Pour François Bayrou, président du Modem et allié d’Emmanuel Macron « cette nouvelle ère est le défi le plus important avec des exigences plus hautes. » « Nous devons identifier les problèmes les plus importants, cette rupture que l’on ressent entre une grande partie de la population plus généralement ceux qui travaillent, qui ont des revenus plus faibles, ceux qui habitent en province ont le sentiment, que la société française comme elle est organisée avec ses pouvoirs, ses puissants (…), que tout ce monde-là ne reconnaît pas la société française comme elle est ainsi que les femmes et les hommes de la manière dont ils vivent. » L’ancien ministre de l’Éducation nationale en 1993 souhaite « ressouder » ces différentes France qui ont voté Emmanuel Macron, qui se sont abstenues et qui ont mis un bulletin de vote Marine Le Pen dans l’urne. « Il faudra un message social et civique. L’idée est que nous ne vivons pas dans des mondes séparés. » et d’ajouter « pendant très longtemps, nous avons cru que la politique se résumait à un passage en force y compris de ce qui été annoncé (…) je crois que ce temps est derrière nous », l’ancien candidat du centre à l’élection présidentielle de 2007 revient sur les propos du ministre de l’Économie Bruno Le Maire affirmant que le gouvernement n’excluait pas de recourir à l’article 49.3 pour la réforme des retraites. François Bayrou : « Il n’y a pas urgence à faire passer cette réforme » Dans son programme, une proposition a cristallisé les désaccords, celle de la réforme des retraites et le report de l’âge de départ à 65 ans. Pour le président du Modem, il n’y a pas urgence à faire passer cette réforme « il faut prendre les quelques mois nécessaires pour que chacun des Français a sa place fasse son choix, mesure ce qu’il en est. SI nous ne faisons pas la réforme des retraites il y a deux options : augmenter les cotisations et donc baisser les salaires ou alors on baisse les pensions et donc on baisse les retraites. Est-ce un choix que les Français souhaitent ou acceptent ? Je suis persuadé que non » termine Français Bayrou.

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101 - Adrien Quatennens - 25 avril 2022

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101 - Christophe Castaner - 25 avril 2022

Dimanche 24 avril, Emmanuel Macron a été réélu à la présidence française pour cinq ans avec 17 points d’avances (58,5%) sur sa rivale Marine Le Pen (41,5%). C’est la première fois depuis vingt ans qu’un président sortant est réélu, depuis Jacques Chirac en 2002, face à Jean-Marie Le Pen.  Néanmoins, le taux d’abstention est au plus haut depuis 50 ans, s’élevant à 28,01%, selon le ministère de l’Intérieur, soit presque 2,6 points de plus qu’en 2017. De surcroît, le score record de la candidate d’extrême droite et les ambitions de Jean-Luc Mélenchon présagent une reconstruction politique. Le président réélu est conscient qu’il devra composer avec cette nouvelle donne et entendre les colères qui se sont exprimées lors de ce scrutin. « Je sais que nombre de nos compatriotes ont voté pour moi non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l'extrême droite. Et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblige pour les années à venir », a-t-il déclaré dans son discours en marge de sa victoire, dimanche 24 avril dans la soirée, depuis le Champs-de-Mars, à Paris. « Dès à présent, je ne suis plus le candidat d'un camp, mais le président de tous », a-t-il poursuivi, promettant que « nul ne sera laissé au bord du chemin ». « Nous savons dans quel contexte il a été élu. Ceux qui ont voté pour lui, ne sont pas forcément des gens qui ont adhéré à son projet », a commenté Christophe Castaner, invité des 4 Vérités, au lendemain de la victoire, lundi 25 avril 2022, sur France 2.  Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale a également fustigé la posture de Jean-Luc Mélenchon pendant le second tour. « Il est en campagne permanente. C’est un jeu dangereux », a-t-il estimé au micro de Caroline Roux. Législatives : assurer la majorité présidentielle Le président réélu a donc jusqu’au 13 mai pour nommer un nouveau Premier ministre, jusqu’aux élections législatives, les 12 et 18 juin prochains. « Le dépassement politique est dans l’ADN même d’Emmanuel Macron. Nous voulons poursuivre l’élargissement politique. Nous l’avons fait sans cesse et nous le poursuivrons », a assuré Christophe Castaner, ouvrant la porte « à tous les Républicains qui veulent travailler » avec le chef de l’État. Prochain objectif ? Obtenir la majorité à l’Assemblée nationale. Le responsable LREM se veut confiant. « Les Français sont cohérents. Nous devons apporter des réponses territorialement », a déclaré Christophe Castaner. Il assure vouloir travailler avec les élus issus de différents bords politiques. L’étiquette LREM existera-t-elle encore aux prochaines législatives ? « On a fait campagne sur la majorité présidentielle. Ce qui compte, c’est d’apporter une majorité présidentielle pour l’emporter », a-t-il précisé.

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101 - Sébastien Chenu - 22 avril 2022

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101 - Julien Denormandie - 22 avril 2022

Deux jours après le débat de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron semble creuser son avance sur son adversaire Marine Le Pen. Alors que les Français devront se rendre aux urnes, dimanche 24 avril, le président-candidat est désormais crédité de 57,5% des intentions de vote au second tour, contre 42,5% pour la candidate du Rassemblement national, rapporte un sondage Ipsos-Sopra Steria pour Franceinfo et Le Parisien-Aujourd'hui en France, publié jeudi 21 avril. Néanmoins, dans le clan de LREM, on ne crie pas victoire. « Rien n’est fait, rien n’est joué. Il faut cette mobilisation forte dimanche », a déclaré Julien Denormandie, appelant « à l’humilité », le 22 avril, sur le plateau des 4 vérités, sur France 2. Au lendemain du débat, les sympathisants de Marine Le Pen, qui n’a, une nouvelle fois, pas réussi à véritablement s’imposer, ont jugé l’attitude d’Emmanuel Macron arrogante. « C’est le langage du Front national. Pour éviter de parler du fond, on parle de la forme. Emmanuel Macron a mis de la clarté. C’était très important. Sur le pouvoir d’achat, les échanges ont montré que la mesure de la candidate d’extrême droite était inefficace et que celle qui marchait était celle du bouclier que nous avons mis en place. Mesure que la candidate elle-même n’a pas voté à l’Assemblée », réagit le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, au micro de Jeff Wittenberg. L’enjeu pour les finalistes est aujourd’hui d’attirer les indécis et notamment les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui a récolté 22% du scrutin lors du premier tour. Beaucoup disent aujourd’hui ne pas vouloir choisir entre les deux. Parmi les principaux sujets en jeu ? L’écologie. « Il faut mettre le paquet dès maintenant, en allant deux fois plus vite que ce qu’on a fait aujourd’hui. Contrairement à ce que disent certains, nous avons agi en faveur de l’écologie pendant ce quinquennat », a expliqué Julien Denormandie. L’objectif du prochain ? Aller encore plus loin, assure-t-il en précisant que l’ambition écologique doit être « suivie d’une politique sociale ». Pour cela, le président sortant propose la mise en place d’un système de leasing (location longue durée NDLR), pour permettre aux ménages de se procurer des véhicules électriques. Sur le logement, il s’engage à rénover plus de 700 000 logements. Le responsable LREM se défend cependant d’imposer une quelconque « injonction » aux Français. « L’écologie ne marche pas en obligeant. Cela marche en accompagnant. Notre responsabilité est de donner la capacité à chacun de pouvoir le faire », déclare-t-il. Peut-il prétendre au poste de Premier ministre ? Pour l’heure, le ministre ne préfère ne « pas penser à l’après », affirme-t-il. « Je n’ai qu’une seule préoccupation, c’est que le président soit réélu », renchérit-il.

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101 - Bruno Le Maire - 21 avril 2022

Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés, mercredi 20 avril, lors du traditionnel débat de l’entre-deux tours. Pouvoir d'achat, politique étrangère, retraites, écologie, immigration, Constitution… Les deux candidats ont exposé, durant près de trois heures, leur vision pour l’avenir de la France. Cinq ans après le débat raté de 2017, Marine Le Pen espérait ainsi prendre sa revanche lors du match retour et gommer ses erreurs passées. En vain. La candidate du Rassemblement national n’a pas réussi à s’imposer face au président sortant. Selon un sondage Elabe pour BFMTV, L'Express et SFR, Emmanuel Macron a été jugé le plus convaincant par 59% des téléspectateurs interrogés, contre 39% pour Marine Le Pen. « Deux visions de la France se sont affrontées. Une qui me convainc, une autre qui me convainc beaucoup moins », a réagi Bruno Le Maire, sur le plateau des 4 vérités, jeudi 21 avril, sur France 2. « Son projet ne m’a pas convaincu. On voit beaucoup d’hésitation et de l’autre beaucoup de clarté de la part d’Emmanuel Macron ». Sur l’écologie, le locataire de Bercy estime que la candidate RN « met des bâtons dans les roues à la transformation énergétique et veut démonter des éoliennes ». L’actuel ministre de l'Économie a pointé du doigt les « approximations » de la candidate d’extrême droite. « Il y a des réalités, des chiffres, avec lesquels, visiblement Marine Le Pen n’est pas à l’aise du tout. Quand on est en démocratie, il vaut mieux faire reposer le débat sur la vérité et les chiffres, plutôt que sur des approximations ». Marine Le Pen a par ailleurs ciblé le bilan économique du président-candidat, n’hésitant pas à moquer « le Mozart de la finance ». « Les Français voient bien la réalité face à ses approximations. Ils voient que l’on est sur la bonne direction sur la politique industrielle, que l’on soutient les PME et que l’on est en train de gagner la bataille pour le plein-emploi. Un million d’emplois ont été créés, c’est un chiffre réel », a détaillé Bruno Le Maire au micro de Caroline Roux. La candidate RN a vivement épinglé le gouvernement sur l’état des finances publiques et notamment la « dette Covid », taclant ainsi la politique sanitaire et le « quoi qu’il en coûte » du gouvernement. « Cette dette a effectivement gonflé, car on a protégé les salariés, les entreprises et qu’il y a eu moins de recettes et versements au trésor public. Qu’aurait fait Marine Le Pen ? », a fustigé Bruno Le Maire, et de préciser : « C’est une dette ponctuelle, utile et responsable. Contrairement à ce que Marine Le Pen propose ». Sur la réforme des retraites, Bruno Le Maire estime que Marine Le Pen « vend des illusions et des salades aux Français ».

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101 - Jordan Bardella - 20 avril 2022

Quatre jours avant le second-tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se préparent pour le célèbre débat de l’entre-deux tours, qui se tiendra mercredi 20 avril, en direct à 21 heures, sur TF1 et France 2. Cinq ans après leur première confrontation, en 2017, ce nouveau face-à-face s’annonce sous haute tension. « Cela fait cinq ans que nous travaillons ardemment pour apporter des réponses aux Français. Aujourd’hui, nous sommes prêts », a commenté Jordan Bardella, invité des 4 Vérités, ce mercredi 20 avril, sur France 2, précisant que « deux visions » vont s’affronter ce soir. « Il est temps aujourd’hui de porter une femme à la présidence de la République française », a ajouté le président du Rassemblement national (RN), au micro de Caroline Roux. Le tirage au sort a désigné Marine Le Pen pour ouvrir le débat. Elle entamera cette confrontation sur le thème phare de son programme : le pouvoir d’achat. « Marine Le Pen est très sûre d’elle. Elle a les compétences nécessaires pour être la prochaine présidente de la République. Mais surtout : elle parle du quotidien des Français. Marine Le Pen est candidate pour servir la France et les Français », décrypte le responsable d’extrême droite. Cinq ans après ce qu’elle considère comme son « plus gros échec politique », Marine Le Pen entend bien tirer des leçons de ses erreurs passées. De son côté, le président sortant devra défendre et assumer son quinquennat. « Ce soir, c’est un moment de vérité, chacun livrera la sienne. Je veux dire aux Français : 'N’écoutez pas les marchands de peur, ne vous fiez pas aux caricatures. Écoutez ce que Marine Le Pen a à vous dire ce soir' », a-t-il précisé, appelant à la « sérénité et l’apaisement ». Autre mesure phare du programme de Marine Le Pen ? Le port du voile. Sur ce point, la candidate semble, ces derniers jours, avoir rétropédalé. « On cherche à nous faire un faux procès depuis 10 jours. Je pense que le voile n’est pas souhaitable dans notre société. Mais nous n’en faisons pas notre priorité », a expliqué Jordan Bardella. L'âge pourrait-il rentrer en compte ? « Il n’est pas question d’âge. Le voile est devenu aujourd’hui un instrument militant pour les islamistes », a-t-il ajouté, assurant que personne ne serait « pointé du doigt » et que ce sujet sera débattu à l’Assemblée nationale, si Marine Le Pen est élue. Arrivé en troisième position au premier tour, Jean-Luc Mélenchon, a demandé aux Français, mardi 19 avril sur BFM TV, de « l’élire Premier ministre ». Pour Jordan Bardella, le représentant de la France insoumise entretient une « ambiguïté vis-à-vis d’Emmanuel Macron ». « Notre sujet est l’élection présidentielle. Laissez-nous montrer que l’on peut faire mieux pour améliorer le quotidien des Français », a-t-il conclu.

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101 - Philippe Olivier - 16 avril 2022

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101 - Louis Aliot - 19 avril 2022

Après avoir échoué à prendre la capitale Kiev, l’armée de Vladimir Poutine s’est lancée dans une nouvelle offensive majeure, en partant à l’assaut de l’est de l’Ukraine, notamment au Donbass, une région en partie contrôlée par des forces séparatistes pro-russes depuis 2014. « Nous pouvons maintenant affirmer que les troupes russes ont commencé la bataille pour le Donbass, à laquelle elles se préparent depuis longtemps », a déclaré, lundi 18 avril 2022, dans la soirée, Volodymyr Zelensky, dans un discours retransmis sur Telegram. Le chef de l’État ukrainien a également réaffirmé toute sa détermination pour sauver son pays. « L’Ukraine donne des leçons de patriotisme au monde entier et mène une résistance particulièrement efficace » a réagi Louis Aliot, maire RN de Perpignan (Pyrénées orientales), condamnant « sans réserve cette agression ». « On a une responsabilité d’aider les populations qui souffrent, mais aussi de tout faire pour obtenir un cessez-le-feu et protéger les populations civiles », a-t-il renchéri. Pourtant, la candidate du Rassemblement national a évoqué la possibilité d’un rapprochement entre l’Otan et Vladimir Poutine si elle est élue présidente de la République, le 24 avril prochain. « La Russie ne disparaîtra pas de la carte du monde et il va falloir discuter avec. Il ne faut pas rejeter la Russie dans les bras de la Chine », a réagi l’élu. Dernière ligne droite avant le second tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’affronteront lors du traditionnel débat du second tour mercredi 20 avril 2022, à 21 heures, sur TF1 et France 2. Cinq ans après leur dernière confrontation, le match retour s’annonce très rude. La candidate d'extrême droite entend bien tirer des leçons de son échec en 2017. « Marine Le Pen doit montrer qu’elle incarne la fonction, ce que n’a pas réussi à faire Emmanuel Macron depuis cinq ans », décrypte Louis Aliot. « Les Français méritent une explication sur le bilan de M. Macron et sur le projet de Marine Le Pen et de M. Macron pour les années à venir », a-t-il ajouté, précisant qu’il fallait se battre « jusqu’au coup de sifflet final ». Il l’assure : cet événement sera « très important » pour la « victoire de dimanche ». Port du voile : il y aura un débat parlementaire Alors que c’était une mesure phare de son programme, Marine Le Pen semble rétrograder sur l’interdiction du port du voile dans l’espace public. En déplacement en Eure-et-Loir, samedi 16 avril, la candidate du Rassemblement national a affirmé qu’elle n’était « pas obtuse » à propos du port du voile. « Cette mesure faisait partie d’un package dans le cadre de la lutte contre l’islamisme. Ce sera l’objet de discussions. Il y aura un débat parlementaire », assure l’édile d’extrême droite.

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101 - Gabriel Attal - 18 avril 2022

Plus que 6 jours avant de connaître celle ou celui qui siégera pendant 5 ans dans le fauteuil présidentiel de l’Élysée. Si rien n’est gagné d’avance, Emmanuel Macron apparaît comme le favori de cette élection à en croire les sondages. Après avoir observé une montée des extrêmes au premier tour, le président-candidat reste prudent sur cette dernière ligne droite. « Ce qui compte, c’est le vote des Français […] la France joue la sortie éventuelle de l’Union Européenne, un éventuel défaut de paiement de notre pays, ruiner nos petits épargnants, nos retraités  » alerte Gabriel Attal qui invite les Français à se rendre aux urnes dimanche 24 avril 2022 pour bloquer l’extrême-droite. En effet, le porte-parole du gouvernement se dit extrêmement préoccupé par l’avenir de la France si celle-ci tombait aux mains de Marine Le Pen, distancée de seulement quelques points. La candidate du Rassemblement National bénéficie et de la vague anti-Macron et de la mise en place d’un front républicain. Tandis que le président sortant a perçu la semaine dernière le soutien de dizaines de personnalités publiques et de sympathisants, Emmanuel Macron serait-il le Président des élites à l'instar de ce qui lui est reproché par l’opposition ? France d’en haut contre France d’en bas, le duel présidentiel confronte deux visions aux antipodes. L’un défend l’unité européenne, l’autre « la suppression de l'éducation prioritaire ». Gabriel Attal dénonce vivement le programme de leur adversaire, selon lui la potentielle conséquence d’une « nation paria ». En effet, notre invité observe une double lecture entre les lignes de la politique étrangère de Marine Le Pen qui tend, selon lui, à exclure la France de l’Union Européenne : «  Arrêter de payer la contribution de la France à l’UE… Vous connaissez une association où vous ne payez pas votre cotisation et vous pouvez rester membre ? » accuse-t-il. Derrière le terme évocateur du gouvernement Le Pen défini par Gabriel Attal, c’est avant tout la liaison dangereuse entretenue par l’héritière du FN à Vladimir Poutine. Dans un contexte de guerre, « elle veut nous mettre dans la roue de la Russie » en proposant une alliance militaire avec l’armée russe explique le secrétaire d’État. « J’alerte les Français, on constate depuis le début du conflit que Marine Le Pen est endettée auprès de la Russie » précise le défenseur de l'Union Européenne en référence au prêt qui a été accordé à la candidate RN et « propagandiste du Kremlin ». Si jusqu’ici la France a joué la carte de la prudence pour ne pas s’attirer les foudres du Président russe, Marine Le Pen, elle, prendrait part au conflit en tant qu’alliée des envahisseurs et en « fournissant des armes à la Russie pour attaquer l’Ukraine », déclare notre invité. Pointé du doigt sur sa gestion de la crise ukrainienne par Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron souhaite quant à lui maintenir le dialogue avec son homologue et ancien partenaire commercial.  Électeurs de Mélenchon : le doute  Les quartiers populaires se sont rassemblés massivement autour du candidat LFI. Avec 20,4% des suffrages, les candidats en lice pour le second tour se disputent l’électorat de Jean-Luc Mélenchon. Après une consultation des sympathisants de la France Insoumise, 1/3 envisage le vote Macron contre 2/3 prêts à voter blanc. Gabriel Attal invite la gauche de l’union populaire à se rallier à son candidat pour éviter la sortie fracassante de l’UE, pour continuer à lutter contre le réchauffement climatique, pour s’opposer au démantèlement des énergies renouvelables  ainsi que pour freiner l’importation du gaz russe. Pour séduire les électeurs de gauche, Emmanuel Macron a recentré son programme en mettant le cap du l’écologie, en témoigne son meeting à Marseille dans lequel il a osé emprunter une expression au chef de file LFI en parlant de « planification écologique ». Gabriel Attal nie ce revirement  stratégique et défend une même ligne politique : « Depuis 5 ans, on agit. On a réduit de 12% les émissions de CO2, c’est deux fois plus que dans le quinquennat précédent », a fustigé notre invité. Devenu le « géant vert » de ce deuxième round des campagnes, Emmanuel Macron souhaite « aller plus loin, plus fort et plus vite pour accompagner les Français à changer de véhicule, pour adapter les logements, pour continuer à réduire nos émissions de gaz ». Pourtant, les résultats de la convention citoyenne initiée par le président sortant sont peu probants et alimentent le « tout sauf Macron ». Dans deux jours, le débat présidentiel  diffusé sur France 2 risque d’être décisif pour le candidat LREM, une intervention susceptible de gommer l’image d’arrogance qu’on lui attribue souvent. «  Il y a une volonté de convaincre les Français » déclare notre invité qui défend un « projet ».

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101 - Jean-Michel Blanquer - 15 avril 2022

A neuf jours du scrutin, Emmanuel Macron et Marine Le Pen poursuivent leur campagne en vue du second tour de l’élection présidentielle, le 24 avril prochain, qui s’annonce plus serré que jamais. Après Nicolas Sarkozy, c’est François Hollande qui a apporté, jeudi 14 avril, son soutien au président candidat, sur le plateau du JT de 20 heures de TF1. « L'essentiel, c'est la France et sa cohésion » et « son avenir européen », a déclaré l’ancien chef d’Etat. « Rien n'est jamais gagné d’avance », a tenu à souligner, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, invité des 4 Vérités, sur France 2, vendredi 15 avril. Comme les anciens présidents, de nombreuses personnalités de classe politique ont ouvertement pris position pour le candidat LREM, afin de faire barrage à Marine Le Pen. « Ce qui est certain, c'est qu'il y a une convergence de tous ceux qui souhaitent que la République aille dans la bonne direction. On voit que ça transcende le clivage gauche-droite », constate le ministre. Il estime que si Marine Le Pen accède au pouvoir, ce serait « l'aventure dans le pire sens du terme » pour le « futur de la France », car, selon lui, la candidate RN présente un « programme pas cohérent » et « des mesures (...) pas financées ». « Ce sont des additions de démagogie, Marine Le Pen a toujours été contre ce que fait le gouvernement, quoiqu'il arrive. À la fin, ça ne crée pas de la cohérence », a-t-il expliqué, au micro de Jeff Wittenberg. Entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, il y a aussi ceux qui ne veulent pas choisir. C’est notamment le cas de certains étudiants, qui ont majoritairement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Mercredi 13 avril, de nombreux étudiants ont organisé des blocus devant leur université pour faire entendre leur voix. C’était notamment le cas à la Sorbonne qui est restée occupée pendant plus de 30 heures. « C’est un jeu dangereux de dire que Macron ou Le Pen, ce serait la même chose. Une grande partie de la jeunesse à des aspirations positives, notamment sur l’écologie. Ce qui m’importe, c’est qu'on lui donne un avenir », a déclaré le ministre de l’Education nationale. Éducation : « On peut aller plus loin » Sur le projet éducatif porté pendant cinq ans, le ministre se félicite du bilan, même s’il reconnaît que « beaucoup de choses restent à faire ». « En français et en mathématiques, les élèves qui sortent de l’école primaire ont un meilleur niveau que les mêmes il y a cinq ans », déclare-t-il. Néanmoins, les enseignants sont nombreux à ne pas reconnaître un tel bilan. « Tous les enseignants ne pensent pas la même chose », explique notre invité, admettant néanmoins que le gouvernement peut aller plus loin, notamment sur le pouvoir d’achat des professeurs ou le taux d’encadrement dans l’enseignement secondaire. « Ce sont des sujets de longue durée. J’ai dû prendre des décisions sur des sujets qui m’ont rendu impopulaire sur le court terme. Mais le but est d'agir pour l’intérêt général », assure-t-il.

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101 - Marine Le Pen - 14 avril 2022

À moins de deux semaines du second tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron multiplient les sujets de débat. Mercredi 13 avril, la candidate du Rassemblement national a donné une conférence de presse aux Salons Hoche, à Paris, pour dessiner les contours de sa politique étrangère et diplomatique, en cas d’élection, le 24 avril prochain. La représente RN n'a pas fait l'impasse sur le dossier russe et a notamment prôné la possibilité d’un rapprochement entre l’OTAN et la Russie. « L’Occident aurait beaucoup à perdre à ce que la Russie s’associe avec la Chine sur le long terme. Cela représenterait un danger majeur pour l’Europe. La raison veut que l’on cherche, à l’avenir, à éviter cette association », a-t-elle expliqué, invitée sur le plateau des 4 vérités, jeudi 14 avril, sur France 2. Elle l’assure : ce rapprochement ne pourra se faire uniquement sur le long terme, « après la guerre et lorsqu’un traité de paix aura été signé ». Elle plaide pour une « politique réaliste » et propose un « élargissement des membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU ». Invité sur le même plateau la veille, le président-candidat, Emmanuel Macron a parlé de la « dérive autoritaire » de l’extrême droite. « Emmanuel Macron est l’homme de la répression brutale, de toutes les manifestations. C’est la réalité », a réagi Marine Le Pen. « Je ne suis pas sûre qu’il ait des leçons à donner dans ce domaine ». Pouvoir d’achat : « Rendre l’argent aux Français » Si elle est élue, Marine Le Pen souhaite également soumettre une révision de la constitution à un référendum. « Je veux rendre le pouvoir au peuple. Les Français voteront et décideront », déclare-t-elle. « Je respecterais la volonté qui est exprimée », assure-t-elle. La candidate veut faire du référendum une pratique « classique de fonctionnement ». « Je ne veux pas que le référendum serve à dire oui ou non à quelqu’un. Je veux qu’il permette de dire oui ou non à quelque chose », explique-t-elle. Sur le pouvoir d’achat, Marine Le Pen propose la TVA à 0% sur un panier de cent produits de première nécessité. Elle souhaite également faire passer la TVA de 20% à 5,5% sur les prix de l’énergie (carburant, gaz et électricité). « C’est de l’argent que l’on rend aux Français. C’est leur argent. Cela permet aussi de juguler l’inflation, car les chèques proposés par le gouvernement aggravent l’inflation », estime-t-elle, au micro de Caroline Roux. Pourquoi ne pas envisager des mesures ciblées pour les personnes qui en ont le plus besoin ? « Les classes moyennes ne bénéficient jamais de rien. Au fur et à mesure, elles s’appauvrissent », conclut la candidate.

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101 - Emmanuel Macron - 13 avril 2022

A dix jours du second tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen repartent sur le terrain. Mardi 12 avril, un nouveau sujet s’est invité dans les débats : faut-il revenir au septennat ? Les deux candidats y sont plutôt favorables, mais pas selon les mêmes modalités. La candidate RN se dit favorable à l’utilisation du référendum. De son côté, le président-candidat se dit favorable à la création d’une « commission transpartisane, avec toutes les sensibilités politiques, qui puisse soumettre aux deux assemblées une proposition de réforme de notre constitution. Ce n’est pas une proposition, c’est une réflexion instruite par l’expérience. On ne peut pas changer notre Constitution par référendum direct », explique Emmanuel Macron, invité des 4 Vérités, mercredi 13 avril, sur France 2. « Quand on a une constitution, on en respecte les règles. Malgré tous les efforts, le vrai visage de l’extrême-droite revient. Un visage qui ne respecte pas les libertés, le cadre constitutionnel, l’indépendance de la presse et les droits fondamentaux », a-t-il précisé, au micro de Caroline Roux. Mardi 12 avril, le président sortant a reçu le soutien de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Néanmoins, aucun « accord » n’a été passé. « Je me félicite du soutien de Nicolas Sarkozy qui a été très clair et marque un soutien d’adhésion, tout comme Lionel Jospin, Bertrand Delanoé ou Bernard Cazeneuve le même jour. Pour avancer, il faudra prendre en compte toutes ces sensibilités », affirme le candidat LREM. En vue des prochaines élections législatives, Emmanuel Macron se dit prêt à composer avec d’autres forces politiques et ouvre la porte à ceux qui « veulent travailler avec lui ». « Le fait majoritaire ne suffira pas. Je suis très lucide. Les fractures du pays font que je serai conduit à devoir, non pas uniquement chercher à avoir la majorité à l’Assemblée, mais à bâtir une capacité à rassembler des forces politiques qui ne pensent pas totalement comme moi sur tous les sujets, mais qui seraient prêtes, sur une série de réformes, à travailler avec moi ». Sur l'écologie, son objectif est clair : « sortir de la dépendance aux énergies fossiles venant de Russie ou de pays avec lesquels nous pouvons avoir des risques géopolitiques ». Pour cela, l’actuel locataire de l’Élysée propose notamment, un programme de sobriété, de déploiement des énergies renouvelables, mais aussi le développement d’un programme nucléaire pour favoriser l'électricité. « Le projet d’extrême droite de Marine Le Pen est une absurdité à la fois budgétaire et énergétique », a-t-il déclaré. S’il assure « croire au socle de son projet » sur ces questions, le candidat LREM se dit ouvert à l’amender avec ce que proposent d’autres candidats. « Tout ce que je peux faire pour aller plus vite et pour intensifier les choses, je le prendrai ». Départ à la retraite : pour un recul de quatre mois chaque année S’il se dit prêt à réformer le pays, sur les retraites, le président sortant ne rabat « aucun millimètre d’ambition ». « Je veux des progrès sociaux pour notre pays », assure-t-il. Il dit aussi vouloir poursuivre la baisse des impôts. Or, selon lui, un tel programme est faisable « en continuant d’aller vers le travail et le plein emploi » mais aussi en « travaillant plus longtemps ». Pour cela, il se dit favorable à « décaler l’âge du départ à la retraite de quatre mois chaque année ». « On arrivera à 64 ans autour de 2027 et 2028. J’ai entendu l’angoisse des gens », assure-t-il. Sur le pouvoir d’achat, alors que Marine Le Pen se dit favorable à une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, Emmanuel Macron veut baisser les coûts pour les agriculteurs et mettre en place un dispositif de chèque alimentaire pour accompagner les ménages qui en ont besoin. Enfin, Emmanuel Macron a condamné l’action russe en Ukraine, mais a cependant refusé de qualifier cela de « génocide », comme l’a fait Joe Biden. « Une chose que l’on peut dire de manière sûre, c’est que la situation est insupportable, que ce sont des crimes de guerre inédits, d’une brutalité inouïe. Néanmoins, je veux encore essayer de pouvoir arrêter cette guerre. Je ne suis pas sûr que l’escalade des mots soit une bonne chose », a-t-il conclu.

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101 - Jordan Bardella - 12 avril 2022

Alors qu’Emmanuel Macron relance sa campagne après avoir été qualifié au premier tour, le président sortant aborde cet entre-deux avec prudence. Il a d’ailleurs expliqué rester ouvert sur la question des retraites à 65 ans et s’est dit prêt à ouvrir le dialogue avec un référendum. Pourtant, cette mesure avait été posée dès le début de son entrée en campagne comme la proposition phare qui conduirait son second mandat. Le chef de file LREM aurait-il changé drastiquement de stratégie face à la menace de l’extrême droite au pouvoir ? « Quel est le projet d’Emmanuel Macron ? » s’exclame Jordan Bardella en réaction à la « seule mesure concrète » révisée par son adversaire. Pour le président par intérim du Rassemblement national, invité sur le plateau des 4 vérités ce mardi 12 avril 2022, il ne s’agit que d’une tactique pour gagner les voix à gauche : « C’est tout et l’inverse de tout, je pense qu’il fera cette retraite à 65 ans ». Hier Olivier Véran a déclaré entendre ces inquiétudes à l’origine de la montée des extrêmes. Pour remédier à cette dynamique en faveur de Marine Le Pen, Emmanuel Macron s’est dit prêt à revoir ces mesures polémiques qui ont été « mal comprises » par les citoyens. « Son rôle de candidat c’est de proposer un projet pour le pays, un président n’est pas là pour se faire réélire à tout prix mais pour proposer un horizon. Nous, on sait où on veut aller », fustige notre invité qui promeut la retraite à 60 ans pour toute personne qui rentre sur le marché du travail entre 17 et 20 ans. Marine Le Pen : où sont les réserves de voix ? Après son éviction au premier tour, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé et a donné ses consignes de vote. Le leader de La France Insoumise a appelé ses électeurs à ne donner « aucune voix » à Marine Le Pen. Face aux déclarations du chef de file, comment gagner les voix des électeurs LFI ? « Je leur dit qu’ils vont voter pour un candidat qui va accélérer la casse sociale, qui a mis à pied 15 000 soignants avec un salaire de 0 à la clé, qui a balayé d’un revers de la main les initiatives citoyennes… Je veux juste leur dire qu’avec Marine Le Pen, il n’y aura pas de faux » déclare Jordan Bardella qui vend un « programme clé en main avec des lois prêtes à être votées ».   Parmi les premières mesures adoptées si Marine Le Pen est élue à la tête de l’Élysée, le référendum sur l’immigration, l’interdiction du voile dans les espaces publics … Ces propositions phares du mouvement d’extrême droite ne menacent-elles pas la progression de la candidate RN notamment auprès de la gauche de Jean-Luc Mélenchon ? « Je pense qu’il a beaucoup de Français à gauche qui sont attachés à la laïcité et qui voient bien que la théorie dans laquelle était tombé J-L.Mélenchon était une dérive communautariste que nous combattons » estime le député européen qui s’oppose drastiquement à l’immigration à l’origine selon lui d’une baisse des salaires des travailleurs français.   Le MEDEF a alerté le public sur les conséquences de la victoire potentielle de Marine Le Pen. Selon eux, le programme soumis par le Rassemblement national conduirait le pays à décrocher par rapport à ses voisins en le mettant en marge de l’Union européenne. Pour certains acteurs économiques, une crainte s’installe. Ils dénoncent l’impact économique que pourrait avoir l’entrée en application des mesures Le Pen. « Notre projet a pour vocation de créer de la concorde, à créer du lien […] nos mesures sont orientées en priorité vers les TPE-PME avec la suppression totale des impôts sur le coût de production » défend Jordan Bardella avant de préciser que toutes ces mesures ont vocation à répondre à l’urgence du pouvoir d’achat et à alléger les normes sur la fiscalité.  Pour conclure, l’élu RN appelle tous les Français qui ne veulent pas de la réélection d’Emmanuel Macron synonyme selon lui de « 5 ans de désordre, de tension, de violence y compris sociale » à voter pour Marine Le Pen et concrétiser ce « grand rassemblement ».

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101 - Guillaume Peltier - 11 avril 2022

Dimanche 10 avril 2022, les Français se sont rendus aux urnes pour le premier tour des élections. Le président sortant et Marine Le Pen se sont qualifiés pour accéder au titre de la présidence de l’Élysée. Si pour Emmanuel Macron, cette première victoire résonne en demi-teinte, pour l’héritière du RN c’est une petite revanche sur les scores de 2017. La cheffe de file du Rassemblement national semble bénéficier des voix anti-Macron, à quelques bulletins  derrière son adversaire. Coup dur pour Éric Zemmour de ce côté de l’échiquier politique, stoppé net dans sa course à l’Élysée avec 7,2% des suffrages. Guillaume Peltier, invité des 4 vérités continue de défendre « l’Union des droites » et se félicite du score de son candidat « parti de rien, à la tête d’un parti politique neuf » qui comptabilise 2 millions et demi de militants. En 4ème position, Reconquête ! apparaît comme le « grand parti de droite » selon son porte-parole. Si au départ, l’annonce de la candidature du polémiste avait fait de l’ombre à sa principale concurrente, Éric Zemmour a vu sa cote baisser au fil de la campagne. Quelles leçons tirées de ce premier échec électoral ? « La fin du mois comme la fin de la France sont des préoccupations à égalité » estime Guillaume Peltier qui défend coûte que coûte la question identitaire, cœur de sa génération. Avec beaucoup d’enthousiasme et d’espérance malgré cette sortie de route de l’élection, le porte-parole de Reconquête ! admire « la campagne de courage et les mots posés dans le débat public, ceux du grand remplacement, de l’immigration, de la crise, colère et identitaire ». L'ancien élu LR souligne que Marine Le Pen a d’ailleurs repris la sémantique de la civilisation à l’instar d’Éric Zemmour, dès l’annonce des résultats du premier tour. Guillaume Peltier tient à dresser le bilan de cette première campagne qui a conduit « à briser le cordon sanitaire » et à « rassembler les électeurs de droite sur le temps long ».  É.Zemmour : l’appel à voter Le Pen  Pour cet entre-deux tours, quelles sont les consignes d’Éric Zemmour ? « Notre position est très claire, nous ne marchanderons rien et restons ouverts » précise l’invité des 4 vérités qui n’écarte pas l’hypothèse d’une coalition entre son candidat et le camp RN. De son côté, Guillaume Peltier se dit prêt à rejoindre la campagne de Marine Le Pen et faire front contre la réélection d’Emmanuel Macron avant d’appeler ce matin les Français de droite « à rejoindre M.Le Pen parce qu’il faut qu’elle soit présidente de la République ». Tour à tour numéro 2 des Républicains et porte-parole de Nicolas Sarkozy, le militant Reconquête ! souhaite rallier les figures politiques de droite autour de la candidate du RN à commencer par Éric Ciotti qui se désolidarise d’Emmanuel Macron. Il dénonce le soutien de Valérie Pécresse au président-sortant qu’elle a pourtant combattu tout au long de sa campagne. Et de poursuivre : « Les électeurs Républicains sont orphelins […] F-X.Bellamy, Nadine Morano, venez nous rejoindre pour bâtir autour d’Éric Zemmour cette grande formation politique de l’Union des droites, pour cette élection politique d’entre deux tours et pour les élections législatives ».  Si jusqu’ici, Éric Zemmour affirmait que Marine Le Pen était incapable de gagner cette élection, le candidat évincé, a changé radicalement de ton. Pour Guillaume Peltier, tout est encore possible pour la cheffe de file du RN. Il observe un rejet très vif d’Emmanuel dans les zones rurales et périphériques pouvant éconduire le président-candidat. Le porte-parole de Reconquête ! est unanime et appelle tous les électeurs de droite « qui veulent une politique différente » à se rassembler autour de Marine Le Pen.

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101 - Olivier Véran - 11 avril 2022

Hier, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le second tour. Un scénario quasi identique à l’élection de 2017, si ce n’est que l’héritière du Rassemblement national est parvenue à gagner quelques voix dans le suffrage, au coude à coude avec le président sortant. Pour le chef de file LREM, cette première victoire résonne en demi-teinte. Olivier Véran, invité des 4 vérités ce lundi 11 avril 2022 constate « qu’il y a un vote important qui s’est tourné vers les partis d’extrême » pour exprimer une inquiétude dans un contexte de crise absolue. Le mouvement des Gilets jaunes, la crise Covid et plus récemment la guerre aux frontières de l’Europe ont alimenté la défiance à l’égard de la « macronie » en tête des suffrages au premier tour. « Nous nous attaquons aux racines de cette peur, d’abord celle du déclassement du pays en travaillant sur la souveraineté industrielle, militaire et culturelle, en augmentant le pouvoir d’achat des Français et en augmentant le niveau des retraites indexé sur l’inflation dès cet été » explique le ministre de la Santé et des Solidarités qui promeut un nouveau modèle fondé sur la transition énergétique. Le camp de la colère redistribue les cartes de cette élection et invite à choisir entre le front républicain ou le front anti-Macron. Le débat d’entre deux tours va définitivement asseoir la position des deux candidats qualifiés. Pour Olivier Véran ce sera l’affrontement idéologique de « L’Europe qui protège » contre l’isolement de la France. Notre invité dit défendre la « justice et l’égalité sociale » tandis que Marine Le Pen tente de « prospérer sur la notion de division et de séparation des Français ».  E.Macron : où sont les réserves de voix ? Hier soir, les candidats sortants se sont exprimés et ont donné leurs consignes de vote à leurs électeurs. Du côté du groupe LFI porté par Jean-Luc Mélenchon, il faut faire barrage contre l’extrême droite en ne donnant aucune voix à la cheffe du file du RN. De droite comme de gauche, une grande majorité appelle à se rallier au président sortant. Une prise de position encore inaudible pour l’électorat radical qui entend « retraite à 65 ans et conditionnement du RSA à une activité ». Comment les convaincre ? « Je leur dit de regarder l’ensemble du programme […] la première des solidarités, c’est l’emploi. Nous avons réduit le nombre de chômeurs, multiplié par deux le nombre d’apprentis et mené la transformation de l’école pour trouver le chemin vers l’emploi demain » souligne Olivier Véran qui dresse un bilan positif du quinquennat. Parmi les propositions et les mesures susceptibles de parler aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, notre invité défend « l’idée de solidarité à la source pour mettre fin aux petits scandales sociales ». Pour cela, Emmanuel Macron souhaite simplifier les démarches des prestations sociales (allocation logement, familiale, prime d’activité…) qui concernent 20 millions de Français.  Avec un taux d’abstention record, le gouvernement Macron doit-il changer son fusil d’épaule et modifier sa façon de présider ? « C’est l’enjeu d’entre deux tours pour motiver les Français à aller voter le 24 avril » et leur donner envie de soutenir le chef de file LREM au-delà du vote sauvetage contre Marine Le Pen. Face à ce détournement des Français de la politique gouvernementale, Emmanuel Macron a annoncé engager plus de concertations démocratiques avec des conventions citoyennes notamment sur la fin de vie. A l’annonce des résultats du premier tour, le président-candidat a déclaré vouloir « inventer quelque chose de nouveau afin de bâtir une action commune », mais de quoi s’agit-il ? « C’est considérer que le dépassement en politique peut se réaliser sous la forme d’un seul groupement politique qui rassemblerait les différentes composantes d’une majorité plurielle qui a montré qu’elles savaient fonctionner ensemble » explique le ministre de la Santé et des solidarités qui n’écarte pas la fin d’En Marche.

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101 - Fabien Roussel - 08 avril 2022

Fabien Roussel qui se présente comme le « candidat des jours heureux » entrevoit une embellie à deux jours du premier scrutin. En meeting à Lille hier, le député du Nord a rassemblé 5 000 militants autour de sa candidature. Parmi les réformes « heureuses » proposées par le candidat communiste, des salaires et des retraites revues à la hausse. Pourtant, la gauche souffre du vote utile instigué par Ségolène Royal en faveur du candidat LFI, Jean-Luc Mélenchon. « Les idées que je porte sont uniques sur le mixte énergétique, le renouvelable, le nucléaire, sur les questions de sécurité et de la souveraineté alimentaire, j’ai toujours dit que je voulais conquérir de nouveaux électeurs, ceux qui doutent et qui ne votent plus » défend l’élu PCF qui souhaite additionner le nombre de voix. Il dénonce ce fameux « tiercé non-gagnant » composé d’Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qu’ils considèrent comme des solutions de repli, des votes par dépit sans aucune conviction. Pour balayer ce phénomène de vote utile à gauche, Fabien Roussel comptabilise des syndicalistes et des élus de tout bord pour élargir ce « rassemblement des jours heureux ».  Présidentielle 2022 : le programme des « jours heureux » Sur le pouvoir d’achat redevenu l’un des sujets principaux des campagnes, Fabien Roussel propose l'augmentation du SMIC et la suppression de la CSG pour les revenus inférieurs à 2000€. « Il faut trouver des solutions pour améliorer le pouvoir d’achat des retraités et des salariés qui voient leur pension baisser » explique notre invité qui supprimerait immédiatement les deux taux de CSG instaurés par le gouvernement Macron, soit dix milliards d‘euros qu’il réinjecterait aux retraités dans une logique de « justice sociale ». Alors que le candidat NPA, Philippe Poutou souhaite également augmenter le SMIC à 1500 euros net et baisser de 30% la taxe sur les factures d’énergies, comment financer ces mesures généreuses ? Le député prévoit de tripler l’ISF et de ponctionner les multinationales à la source. « Ces mesures vont permettre de faire rentrer tout de suite dans les caisses de l’État 40 à 50 milliards d’euros » estime notre invité qui s’oppose fermement à l’évasion et la fraude fiscale, en référence à l’affaire « McKinsey ».  Alors que les sondages tablent fortement sur un second tour Macron / Le Pen, quelles seront les consignes de vote du militant communiste face à ce cas de figure de plus en plus probable ? « Nous ne laisserons jamais l’extrême droite mettre la main sur le pouvoir et nous ferons tout pour l’empêcher », fustige Fabien Roussel qui induit clairement l’idée d’un vote sauvetage en faveur du président sortant. Pour conclure, il appelle les électeurs à deux jours du premier scrutin à se rassembler autour de sa candidature « pour mener ces combats et faire reculer l’extrême droite, faire gagner votre porte-monnaie et lutter contre la fraude fiscale ».

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100 - Jean Lassalle - 08 avril 2020

À 48 heures du premier tour, Jean Lassalle, invité des 4 vérités s’est-il réconcilié avec cette campagne qu’il considérait jusqu’à présent comme « pourrie » ne respectant pas les règles du débat démocratique et l’égalité du temps de parole. Écarté du débat sur TF1, le candidat à la présidentielle avait vivement réprimé la complaisance des chaînes de télévision à l’égard des grosses têtes de l’élection, avantagées selon lui par les médias. Depuis deux jours, le député des Pyrénées-Atlantiques est dans la ligne de mire des journalistes après avoir traité Renaud Dely, chroniqueur chez FranceInfo, de « chien » en réaction à un édito à son propos. « Il a parlé de complotiste des champs, s’agissant des Gilets Jaunes comparés à la vermine […] des hommes de cette envergure n’ont rien à faire à la tête de FranceInfo » défend notre invité qui ne regrette pas son coup d'éclat.  Élection présidentielle 2022 : le programme Résistons !  Parmi les propositions de Jean Lassalle, le candidat prévoit entre autres un certain nombre de réformes pour le pouvoir d’achat, le SMIC à 1400€, la baisse de la TVA sur les hydrocarbures à 5,5%. Pour concrétiser ces mesures ambitieuses, quelle serait la principale source de financement ? « Baisser les taxes pour relancer la consommation », voilà le plan d’attaque de notre invité qui souhaite établir un état des lieux en faveur des salariés. Concernant le bilan Macron, Jean Lassalle constate qu’il y a tout « à refaire » à commencer par le secteur des énergies qu’il souhaite reformater. « Nous avons la chance d’être le deuxième pays maritime du monde, et nous n’en faisons rien » déclare le candidat Résistons ! en faveur d’une politique énergétique tournée sur la mer et le solaire.   Alors que l’on se dirige vers un scénario identique à celui de 2017 qui opposait au deuxième tour Emmanuel Macron à Marine Le Pen, quelle serait la position de Jean Lassalle dans ce cas de figure ? Celui qui dénonce le système avec ferveur et « la dictature féroce » refuse de se prononcer pour le moment préférant continuer à lutter pour « rassembler le pays ». 

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101 - Anne Hidalgo - 07 avril 2022

Dernière ligne pour les candidats à la présidentielle qui abattent leurs dernières cartes pour tenter gagner des points auprès des électeurs. Côté En Marche, Emmanuel Macron a dévoilé ses propositions pour valoriser le pouvoir d’achat, principale préoccupation des Français par temps de crise. Il a annoncé vouloir indexer immédiatement les retraites sur l’inflation à l’heure où la hausse des prix affiche des taux records. Pour Anne Hidalgo, invitée des 4 vérités, ces propositions sont plus que tardives :« Dommage qu’il perçoive à deux jours du vote la nécessité de revaloriser les pensions […] Nous sommes à un moment où nos concitoyens sont en train de souffrir des 5 années qui ont creusé beaucoup d’injustices et d’inégalités liées à Emmanuel Macron et de cette guerre en Ukraine ». L’opposition semble unanime sur le bilan du président-candidat, responsable selon eux de la crise drastique des prix. De son côté, Anne Hidalgo propose de baisser la TVA sur l’essence et de bloquer les prix sur les énergies, gravement impactés par le conflit russo-ukrainien. La candidate du PS dénonce ce qu’elle considère comme un gouvernement des riches avec notamment la suppression de l’ISF. Une mesure jugée paradoxale par notre invitée alors que l’actuel président avait en même temps baissé les APL, sans aucune revalorisation des salaires et de coup de pouce au SMIC. Si elle est élue, la mairesse de Paris souhaite rétablir l’impôt sur la fortune pour financer certaines mesures sociales « ce sont toujours les classes moyennes et les catégories populaires qui payent la facture » argue notre invitée au micro de Caroline Roux. Élection présidentielle 2022 : la dernière ligne droite  Parmi les dernières propositions jetées à la hâte dans la campagne, Jean-Luc Mélenchon a annoncé vouloir réquisitionner les stocks de céréales dont la production est menacée par la guerre en Ukraine, pour garantir l’approvisionnement de la France mais aussi pour éviter que cette denrée ne serve de spéculation sur les marchés financiers. En ce qui concerne le conflit aux portes de l’Europe, Anne Hidalgo a pris position et s’aligne du côté de la stratégie déployée par la Lituanie en stoppant net les importations de gaz russe. « Si on veut que cette guerre s’arrête, il faut arrêter cette complaisance qu’il y a […] il faut arrêter de tergiverser » poursuit la candidate à la présidentielle. Une étude du Conseil économique a récemment levé le voile sur les conséquences de l’arrêt des importations et le constat est plutôt positif puisque l’embargo sur le gaz russe ne pèserait que marginalement sur la France et l’Europe.  Dans les prochains jours, le risque d’abstention est bel et bien présent. Depuis le début de la campagne, on observe très clairement un désintérêt record pour la présidentielle. L’urgence politique du moment est de créer du lien avec les Français et de remettre « de la souveraineté populaire » a déclaré Emmanuel Macron dans une interview accordée au Figaro. De son côté, Marine Le Pen a émis l’idée d’un référendum d’initiative citoyenne à l’instar d’Anne Hidalgo. « Je propose de donner plus de pouvoirs au Parlement qui a été tant affaibli par E.Macron et aux citoyens avec une possibilité d’amendement pour les lois qui sont votées au Parlement » explique notre invitée qui promeut la décentralisation pour accorder plus de prérogatives aux pouvoirs locaux. Malgré sa distance à l’égard des idées d’Emmanuel Macron, la candidate du PS devra très probablement appeler ses électeurs à se rallier au camps LREM en tête des sondages « J’appellerai de toute façon à faire barrage contre l’extrême droite, c’est ma boussole » confirme notre invitée qui ne s’avoue pas vaincue à quelques jours du premier scrutin. « Pour les Français de gauche […] Emmanuel Macron n’est plus une option », fustige Anne Hidalgo qui se dit seule capable à incarner ce pan de l’échiquier politique « même Jean-Luc Mélenchon ne représente pas les convictions » de cette gauche pondérée. Pour contrecarrer le vote utile en faveur du candidat LFI lancé par Ségolène Royal, Anne Hidalgo défend sa position qu'elle veut « européenne, républicaine, laïque, écologique et sociale ».  

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101 - Philippe Poutou - 06 avril 2022

Mardi 5 avril 2022, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est exprimé par visioconférence devant le Conseil de sécurité de l'ONU, après la découverte de massacres qui auraient été commis par les soldats russes, notamment à Boutcha, une ville au Nord Ouest de Kiev. Le chef d’Etat a appelé l’ONU à réagir face aux « crimes de guerre » commis selon lui par la Russie, sans quoi les Nations unies n’auraient qu’à « simplement fermer ». Il a également demandé l’exclusion de la Russie du Conseil de sécurité de l'ONU ainsi qu’une réforme du système des Nations unies, afin que « le droit de veto ne signifie pas le droit de tuer ». « On a envie de tout faire pour que Poutine soit fragilisé pour arrêter cette guerre. Il faut une campagne de dénonciation, mais il y a beaucoup d’hypocrisie », a réagi le candidat à l’élection présidentielle Philippe Poutou, invité des 4 Vérités, mercredi 6 avril, sur France 2. Pour accroître la pression sur Moscou, certains responsables européens veulent imposer un embargo de grande ampleur sur le gaz russe, mais aussi le pétrole et le charbon. « Il faut aussi faire attention à ce que ce ne soit pas les populations qui trinquent », a estimé le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), appelant à une « solidarité internationale des peuples », pour lutter « par en bas contre les dictatures ». Pour lui, «on ne peut pas faire confiance aux dirigeants du monde », qui « font des affaires sur le dos des peuples ». Mardi 5 avril, Emmanuel Macron a épinglé Marine Le Pen sur ses liens avec la Russie. Sans la nommer, il s’est défendu de toute « complaisance » à l’égard de Vladimir Poutine. « C’est pas chez moi qu’il faut chercher des financements du côté de la Russie. C’est chez d’autres candidats", a-t-il martelé. « On ne peut pas applaudir Macron quand il tacle Le Pen sur ces questions-là parce que lui-même est ambigu avec les liens de l’Etat et Total avec l’oligarchie russe », a réagi Philippe Poutou. Une élection un peu perdue Invité sur le plateau de l’émission Elysée 2022, mardi 5 avril, sur France 2, Philippe Poutou n’a pas mâché ses mots à l’égard d’Eric Zemmour, le qualifiant de « raciste, fasciste accusé d’agression sexuelle ». « Le combat contre l’extrême droite, c’est dans la rue », a insisté le candidat qui veut « amorcer une lutte unitaire antifasciste contre les idées réactionnaires ». « Nous sommes dans une société de plus en plus autoritaire, de plus en plus répressive, des lois dépressives. On est dans une urgence démocratique. La population doit s’organiser et se battre », a-t-il plaidé, souhaitant mener une « bataille contre les ultra-riches » et se battre « contre la propriété privée capitaliste ». Placé en troisième position dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon appelle au vote utile à gauche, pour accéder au second tour. « Au vu des sondages, cela paraît difficile. Ce qui est probable, c’est que ce soit Emmanuel Macron ou l’extrême droite qui gagne. L’élection paraît un peu perdue. Il faut voter NPA pour reconstruire une gauche radicale et anticapitaliste », a-t-il conclu.

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101 - Eric Zemmour - 5 avril 2022

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101 - Yannick Jadot - 04 avril 2022

Le retrait des soldats russes de la région de Kiev laisse place à une Ukraine dévastée et la découverte des nombreuses exactions commises par Moscou. Plus de 350 civils ont été retrouvés morts à Boutcha, une ville du nord-ouest de Kiev. L’Ukraine dénonce un « massacre délibéré » de la part de la Russie. La découverte de ces cadavres a suscité l’indignation internationale et européenne. « Les autorités russes devront répondre de ces crimes », s’est indigné Emmanuel Macron, dimanche 2 avril, sur son compte Twitter. « Il n’a qu’un moyen de forcer Vladimir Poutine au cessez-le-feu et à la fin de ces atrocités, c’est d’arrêter d’importer du gaz et du pétrole russes. On ne peut pas s’indigner et donne 800 millions de dollars par jour à Vladimir Poutine », a réagi le candidat Europe Écologie Les Verts à l’élection présidentielle, Yannick Jadot, invité des 4 vérités, lundi 4 avril, sur France 2, qualifiant le dirigeant russe de « criminel de guerre ». « Lui et son oligarchie auront à répondre de leurs crimes devant la cour pénale internationale », a-t-il estimé. Sur le plan de l’énergie, la situation est également tendue, ce lundi 4 avril. Alors qu’un pic de consommation est à prévoir face à la vague de froid, le gestionnaire du réseau électrique RTE a appelé entreprises et particuliers à freiner leur consommation en ce début de semaine. Cette situation tendue est notamment liée à la faible disponibilité du parc nucléaire, due à un calendrier de maintenance chargé. « Nous sommes dépendants d’un nucléaire vieillissant. Avec un parc défaillant, on dépend de nos importations, des prix du gaz liés à la géopolitique. Et voit que les factures des Français explosent. Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, n’ont pas réagi », a déclaré le candidat écologiste, qui estime que l’on n’a pas assez « développé les énergies renouvelables ». Selon lui, le vote écologiste est « le seul vote efficace », et celui qui permettra de « lutter contre les dictatures ». Élection présidentielle : être la surprise de dimanche prochain Yannick Jadot espère être « la surprise » du premier tour, dimanche 10 avril prochain. À une semaine du scrutin, Jean-Luc Mélenchon est nettement devant les autres candidats de gauche. Actuellement situé en troisième position, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le candidat de La France insoumise veut rallier l'ensemble de cet électorat pour espérer obtenir une place au second tour. « Pour l’heure, il n’y a pas de second tour pour Jean-Luc Mélenchon, il n’y a pas de victoire. Il faut voter écologiste », a expliqué Yannick Jadot, appelant les Français « à ne pas se laisser confisquer le premier tour ».

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101 - Nicolas Dupont-Aignan - 02 avril 2022

 Huit jours avant la tenue du premier tour de l'élection présidentielle, le 10 avril 2022, les instituts de sondage prévoient une abstention record, qui pourrait dépasser celui enregistré le 21 avril 2002 (28,4%). Selon une enquête BVA/RTL/Orange publiée le 21 mars, seulement 71 % des personnes interrogées déclarent être sûres d’aller voter les 10 et 24 avril prochains. Soit une abstention de 29 %. « Il n’y a pas eu de campagne, et ensuite, on fait croire aux citoyens que c’est joué d’avance », a déploré le candidat de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, invité sur le plateau des 4 vérités, samedi 2 avril 2022, sur France 2. Actuellement crédité de 1,5% dans les sondages, il appelle les citoyens indécis à se déplacer dans les urnes. « Je dis aux Français qu’ils ont la possibilité d’exister dans huit jours, qu'ils peuvent choisir de sortir Emmanuel Macron dès le premier tour », a-t-il précisé. Éclipsée par la crise sanitaire, puis la guerre en Ukraine, la campagne électorale semble avoir été ravivée par l’affaire McKinsey, révélée par la publication, le 16 mars dernier, d’un rapport sénatorial qui pointe du doigt la « dépendance » de l’État aux cabinets de conseils privés mais aussi l’optimisation fiscale pratiquée par la prestigieuse entreprise américaine. Depuis, certains opposants à Emmanuel Macron parlent même de « collusion » d’Emmanuel Macron avec les cabinets de conseil, notamment Éric Zemmour, jeudi 31 mars, sur RTL. « Je veux arrêter avec les cabinets de conseil. On a une administration capable de gouverner la France. C’est un scandale d’État », a affirmé Nicolas Dupont-Aignan, se disant favorable à l’intervention du parquet financier pour régler « ce conflit d’intérêt ». Pouvoir d’achat : plafonner le prix de l’essence et augmenter les salaires Sur l’Europe, le candidat veut présenter un « traité alternatif aux partenaires européens » pour redéfinir les conditions d’adhésion à l’Union européenne. « Actuellement, l’UE nous coûte une fortune, vole nos emplois et ne contrôle pas nos frontières », estime-t-il, souhaitant plus de « contrôle aux frontières nationales » et revendiquant « l’indépendance de la France ». Avec la flambée des prix, notamment de l’énergie, le pouvoir d’achat s’est imposé comme le principal sujet de préoccupation des Français durant cette campagne. Sur le sujet Nicolas Dupont-Aignan milite pour une indexation des pensions de retraite, l’instauration d’un panier de produits exonérés de TVA mais aussi la mise en place d'un plafonnement du prix de l’essence à 1,70 euros et une augmentation des salaires nets de 8% « non payée par les entreprises ».

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101 - Alexis Corbière - 1er avril 2022

A neuf jours du premier tour de l’élection présidentielle, l’étau se resserre. Si Emmanuel Macron apparaît toujours en tête dans les sondages, l’écart se réduit entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon pour une place au second tour. Crédité de 15% d’intentions de vote, le candidat de la France Insoumise poursuit sa dynamique mais reste encore distancé par la candidate du Rassemblement national. « A ce stade, rien n’est écrit, mais nous pouvons battre l’extrême droite dès le premier tour, à condition que les citoyens se mobilisent. Nous nous battons pour ça », a estimé Alexis Corbière, invité sur le plateau des 4 Vérités, vendredi 1er avril, sur France 2. Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon souhaite en finir avec « la monarchie présidentielle ». Il appelle également les autres candidats de gauche comme Anne Hidalgo et Yannick Jadot à se rallier derrière la France Insoumise.  Alexis Corbière a également épinglé l’actuel locataire de l’Élysée sur la polémique qui a ravivé la campagne électorale : l’affaire McKinsey. Publié le 17 mars dernier, un rapport du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil dans les politiques publiques, pointait du doigt la « dépendance » de l’Etat aux cabinets de conseil privés. Ce rapport dénonce aussi l’optimisation fiscale de la société américaine. Entre 2011 et 2020, une étude démontre que la prestigieuse maison n’a payé aucun impôt sur les sociétés en France, alors qu’elle y a réalisé un chiffre d’affaires de plusieurs centaines de millions d’euros (329 millions en 2020). Les membres de la commission d’enquête ont dénoncé le manquement de l’administration fiscale pour avoir tardé à contrôler l’entreprise. « Ces cabinets de conseil démantèlent l’Etat », a martelé Le député LFI de Seine-Saint-Denis, au micro de Jeff Wittenberg. Il ajoute: « On gaspille l’argent public dans des cabinets privés pour des conseils qui ne servent à rien ». Il se dit favorable à l’ouverture d’une enquête pour vérifier « ce qui est légal ou pas ». « Il y a une proximité entre ce cabinet et M. Macron et En Marche qui est vraiment très forte ». Guerre en Ukraine : la position de La France Insoumise Sur la situation en Ukraine, Alexis Corbière estime qu’il faut prendre des décisions « fortes », notamment en poursuivant le gel des biens appartenant aux oligarques russes en France. « On peut faire mieux et plus fort », a-t-il estimé. 

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101 - Nathalie Arthaud - 31 mars 2022

Les chèques énergies ont été envoyés aux Français, 5,8 millions de foyers sont concernés par ces aides pour faire face à la hausse des prix de l’énergie. L’inflation en France a nettement franchi 4 % sur un an en mars, selon une première estimation publiée jeudi 31 mars par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Le gouvernement a également annoncé un effort de 18 centimes sur le prix de l’essence à compter du 1er avril. Pour Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle pour Lutte Ouvrière (LO), ces mesures font du bien pour les ménages mais ne résolvent en rien les problèmes. « Tous les prix ont augmenté de l’énergie, mais aussi de l’alimentaire. Nous sommes confrontés depuis de nombreuses années à des salaires qui sont bloqués, à des pensions de retraite qui sont bloquées à un niveau trop bas, la situation est devenue invivable pour des millions de femmes et d’hommes. Je pense qu’il faut débloquer les salaires, les augmenter mais nous ne voulons pas des miettes » et d’ajouter « 300, 400, 500 euros d’augmentation, il faut également augmenter le smic, ce n’est pas possible de vivre avec 1270 euros par mois. » Un autre candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon de la France insoumise affirme qu’il souhaite augmenter le smic à 1400 euros. Nathalie Arthaud renchérit et affirme que le smic devrait être à 2000 euros « pour vivre décemment ». Les prix à la pompe sont indexés sur la situation internationale. En un an, les prix ont augmenté de plus de 50% pour l’essence. La représentante FO n’est quant à elle pas d’accord concernant l’indexation des prix au vue de la situation dans le monde. « Nous avons l’impression que personne ne décide, personne n’est responsable mais il y a des profiteurs de guerre en ce moment, il y a des spéculateurs, il faut quand même demander des comptes ! » Dans son programme, Jean-Luc Mélenchon propose le blocage du prix des biens et produits de première nécessité. Une mesure qui permettrait d’améliorer le pouvoir d’achat des Français, sujet majeur de la présidentielle. « Ce sont tous les prix qu'il faudrait bloquer » défend Nathalie Arthaud et d’ajouter. « Il faudrait que l'on prenne le contrôle de l'ensemble des marchés, de la société. La société devrait même être organisée, dirigée, par ceux qui font le travail, qui la font vivre et la porte. » Affaire McKinsey : « un monde qui parasite le budget de l’État » C’est une affaire qui fait grand bruit durant cette campagne présidentielle, celle du cabinet de conseil Mckinsey qui aurait joué un rôle important dans la campagne de vaccination mais sur d’autres sujets comme la baisse des APL ou encore la gestion des lits dans les hôpitaux. 900 millions d'euros d’argent public ont été dépensés en 2021. « Ceux qui sont au pouvoir n'en ont rien à faire de ce que pensent les salariés, les travailleurs, la population (…) c’est un monde qui parasite le budget de » conclut la candidate.

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101 - Bruno Retailleau - 30 mars 2022

Le week-end dernier, les meetings politiques des candidats de tout bord sonnaient la prétendue fin des campagnes à J-10 du premier scrutin. Après avoir contracté le virus Covid et vu sa cote dans les sondages en berne, c’est au tour de Valérie Pécresse de mener son grand oral de front. Le Parisien a précisé que ce rassemblement se fera sans Nicolas Sarkosy, malgré la main tendue par la candidate LR. Certains affirment que l’ancien président de la République attendrait la qualification d’Emmanuel Macron au second tour pour rejoindre le camp LREM. Bruno Retailleau, invité des 4 vérités, n’écarte pas cette hypothèse. Pour les électeurs de droite, c’est un symbole qui s’effondre. Est-ce l’ultime coup de grâce pour la campagne de Valérie Pécresse qui risque de perdre les faveurs de l’ancien chef d’État de droite ? « C’était un membre éminent de notre famille politique » regrette le sénateur qui continue à « se battre aux côtés de Valérie Pécresse qui a montré beaucoup de combativité » malgré le traitement de « défaveur médiatique ». « Elle a un vrai projet en rupture, elle propose de mettre fin au laxisme judiciaire et à l’insécurité […] elle souhaite stopper l’immigration illégale » poursuit le président du groupe LR au Sénat qui dresse les grandes lignes du programme Pécresse. Alors que seulement 40% des électeurs de François Fillon vont se rassembler autour de la candidate LR, Bruno Retailleau invite les électeurs de droite à « voter V. Pécresse, car son projet est le plus proche » de celui de l’ancien candidat écarté au premier tour en 2017. « Elle veut remettre de l’ordre dans la rue, de l’ordre dans les comptes parce que la dette et le déficit ont explosé et elle veut redonner de la liberté aux Français avec une vaste campagne de décentralisation » affirme notre invité pour rassurer l’électorat de droite, actuellement en absorbé par « la guerre en Ukraine ». En effet, il constate que la campagne de sa candidate comme beaucoup d’autres sont inaudibles dans ce contexte de crise diplomatique qui touche principalement les électeurs de droite « beaucoup plus sensibles aux réflexes légitimistes ». Valérie Pécresse : et le pouvoir d’achat ? Le week-end dernier, Emmanuel Macron s’est autorisé un bain de foule à Dijon en pleine gestion de crise, l’occasion d’aller à la rencontre des Français pour asseoir sa campagne et convaincre les électeurs. Pourtant, sur la question épineuse du pouvoir d’achat, l’actuel président n’a pas fait l’unanimité. Depuis, la polémique enfle et les candidats en lice pour l'Élysée en profitent pour essayer de contrecarrer le candidat en tête des sondages en s’appropriant le sujet du pouvoir d’achat, principale préoccupation des Français. Du côté LR, on opte pour « la sobriété avec un service public de l’effacement de l’électricité et la stratégie » qui soulève l’enjeu de la souveraineté énergétique pour limiter l’inflation. En réaction à la flambée des prix des carburants, le gouvernement a baissé de 18 centimes le prix à la pompe, un geste jugé « électoraliste » par notre invité avant d’interpeller le pouvoir en place « Nous demandons avec Valérie Pécresse de restituer l’ensemble des sommes qu’il a touché autour de 25 centimes ». Sur les dépenses du président-candidat, Bruno Retailleau dénonce fermement les dizaines de milliards d’euros gaspillés pour « une campagne qui n’aura jamais été aussi courte, aussi escamotée et aussi chère ». 

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101 - Christian Estrosi - 29 mars 2022

À 12 jours du scrutin présidentiel, Christian Estrosi s’est enfin prononcé et a décidé de porter son choix sur Emmanuel Macron. Hier, son candidat a été interpellé sur la question du pouvoir d’achat, principale préoccupation des Français depuis la flambée des prix. Alors en déplacement diplomatique à Dijon, le Président en campagne est-il enfin descendu dans l’arène électorale pour rentrer officieusement dans la campagne ? « Vous connaissez beaucoup de campagnes présidentielles où se sont superposées deux crises, une crise sanitaire avec ses conséquences économiques et maintenant la guerre à nos frontières », fustige le maire de Nice qui justifie la désertion du candidat LREM de ces débuts de campagne. L’heure est venue pour Emmanuel Macron d’aller au contact des Français pour faire ses preuves et convaincre les citoyens et abstentionnistes de se rendre aux urnes. Pourtant, sa première visite n’a pas été concluante pour le président en lice à sa propre succession. Sur la question sinueuse du pouvoir d’achat qui lui a été posé par un habitant en difficulté depuis la crise des prix, Emmanuel Macron lui a rétorqué « Il n’y a pas de recette magique ». Une réponse jugée risible par l’opposition. « Il apporte des solutions pragmatiques […] sur le problème de l’essence, si chacun arrête de polémiquer et joue le jeu lorsque l’État décide de baisser de 15 centimes, c’est un effort très conséquent sur les finances publiques » réagit vivement Christian Estrosi qui appelle les municipalités à participer à cet effort général. Concernant la ville de Nice, le maire se félicite de la gestion de la municipalité qui est en « croissance sans augmentation de la fiscalité, car nous avons su nous inscrire dans le plan de relance de l’État au lendemain de la crise sanitaire ». Pour sortir de l’inflation et limiter la crise énergétique décuplée depuis le début du conflit ukraino-russe, Marine Le Pen propose de baisser de 5,5 % le prix des carburants, du gaz et de l’électricité. Une proposition jugée irréaliste par notre invité : « Où va-t-elle trouver l’argent ? », interroge-t-il. Pour rétablir le pouvoir d’achat des Français, Emmanuel Macron a supprimé la taxe d’habitation durant son quinquennat qu’il veut aujourd’hui coupler à la suppression de la redevance télé « pour financer son projet ». Emmanuel Macron : pourquoi un quinquennat de plus ? Durant son mandat, Emmanuel Macron a dû faire face à un certains nombres de crises, à commencer par la levée du mouvement protestataire des Gilets Jaunes, la manifestation antivax en réponse à la gestion de la crise sanitaire et plus récemment les Convois de la liberté. Face à ce bilan, certains s’interrogent : pourquoi un quinquennat de plus ? « Il a répondu en parlant des grandes réformes dont nous avions besoin avec le code du travail, la suppression des régimes spéciaux, l’ouverture de la concurrence à la SNCF […] il s’est montré comme un chef qui a parfaitement su gérer la crise sanitaire et la sortie économique » défend Christian Estrosi avant d’ajouter qu’Emmanuel Macron est le seul à avoir fait baisser de 500 000 le nombre de chômeurs dans le pays. Fort de cette expérience, le plus jeune président de la Vème République « doit » prolonger cette ligne politique qui valorise le domaine industriel, soutient la souveraineté énergétique et militaire, explique notre invité. « Le plan France 2030 d’Emmanuel Macron est celui qui apporte de l'optimisme et de l’espoir pour trouver des parts de croissance et mieux rémunérer l’emploi » conclut Christian Estrosi, fervent défenseur de la Macronie qu’il considère comme un prolongement du « Gaullisme ».

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101 - Louis Aliot - 28 mars 2022

De passage aux Antilles, Marine Le Pen a dû être exfiltrée illico de son hôtel, menacée par des militants nationalistes. Celle qui pensait avoir achevé sa normalisation, a dû écourter son séjour diplomatique en Guadeloupe et annuler toutes ses interventions médiatiques sur l’île. Quelques vidéos diffusées par les manifestants sur les réseaux sociaux ont montré la candidate du RN vivement houspillée quittant précipitamment la salle avec son garde du corps, sous une pluie d’invectives en créole. Échec du Rassemblement national en Outre-mer ? Louis Aliot, vice-président du parti dénonce cette agression qui a empêché la cheffe de file de s’exprimer dans le cadre de la campagne présidentielle. « Où étaient les gendarmes pour protéger l’hôtel ? Il n’y avait personne », fustige notre invité qui dénonce « une complicité » du gouvernement actuel. Suite à cette altercation, Emmanuel Macron avait pourtant déploré « une scène totalement inacceptable » condamnant fermement la violence dont Marine Le Pen a été victime. Le maire de Perpignan va plus loin dans sa théorie du complot contre le RN. Il laisse entendre que le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin à laissé faire et même investigué cette sortie de route : « À partir du moment où vous ne mettez pas les moyens de protection, c’est que vous laissez faire. Or, on sait très bien qu’en Guadeloupe il y a des groupes extrémistes et indépendantistes et qu’ils allaient un moment ou un autre agir ». Marine Le Pen : vers le second tour ? À moins de deux semaines du premier tour, il ne reste que 15 jours à Marine Le Pen pour faire ses preuves. Alors que les instituts de sondage penchent pour le même scénario qu’en 2017, quelles vont être les dernières cartes de la candidate RN pour plier cette élection ? « Démontrer que nous sommes en capacité de gérer le pays et faire le bilan de Monsieur Macron » déclare notre invité qui dénonce la posture passive de l’actuel président en campagne, ce dernier ayant  réussi à « échapper aux débats ». Pour le maire de Perpignan, le quinquennat Macron est un échec dans lequel il liste les crises à commencer par le mouvement des Gilets Jaunes et la « mauvaise gestion de la crise sanitaire ». Si la campagne présidentielle ne rassemble pas les foules et s’apprête à connaître un taux d’abstention record, Louis Aliot perçoit en revanche une vraie dynamique en faveur de sa candidate « Il y a une possibilité d’accrocher E.Macron grâce à Marine Le Pen ». Tandis qu’Eric Zemmour a rassemblé ses soutiens lors d’un meeting à Paris, le candidat qui s’est présenté comme l’homme du « vote de vérité » contre le phénomène de vote utile a laissé ses soupirants chanter « Macron Assassin ». Le chef de file de Reconquête! s’en défend et condamne ce geste qui porte atteinte au Président. « Il faut lui laisser le bénéfice du doute dans cette affaire » concède Louis Aliot qui n’approuve guère ce slogan. « Nous sommes les seuls à être à droite dans cette élection, Marine Le Pen est rangée dans la catégorie socialiste en économie » a clamé le polémiste qui rêve de mettre la main sur la droite. Le soutien de Marine Le Pen n’accorde aucun crédit à ses propos qui n’ont « aucune réalité » avant d’ajouter que celui qui devait « rassembler les droites » et être largement en tête « n’a ressemblé pratiquement personne et reste 10 points derrière Marine Le Pen dans les intentions de vote ». Pour l’ex député européen, il est exclu qu’Éric Zemmour se qualifie au dernier round de cette élection présidentielle. « J’appelle ses électeurs au vote utile, on a la capacité d’aller d’accrocher Monsieur Macron au second tour, et c’est valable aussi pour les électeurs de Madame Pécresse qui elle ne décolle pas » argue Louis Alliot qui invite au rassemblement autour de Marine Le Pen pour centraliser les voix de droite. Et de poursuivre « Ces 15 derniers jours, il faut se mobiliser pour aller bousculer Monsieur Macron et pour pouvoir l’emporter au deuxième tour ». Pourtant, Éric Zemmour qui a remporté le suffrage de Marion Maréchal et d'autres partisans RN à l’origine d’une fragmentation au sein du parti, n’a pas perdu de vue « l’union des droites ». Il appelle toutes les grandes figures militantes de droite comme Éric Ciotti, François-Xavier Bellamy, Laurent Wauquiez, Nadine Morano ou encore Jordan Bardella à rejoindre le clan Reconquête!. Cette initiative sonne faux pour Louis Aliot qui souligne que « personne n’en veut » et favorise la « désunion ».

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100 - Stanislas Rigault - 26 mars 2022

À 15 jours du premier tour, la campagne d’Éric Zemmour va prendre un tournant décisif avec un meeting prévu aujourd’hui au Trocadéro à Paris, lieu symbolique déjà emprunté par ses prédécesseurs comme François Fillon ou Nicolas Sarkosy. Le chef de file compte rassembler 100 000 supporters au pied de la Tour Eiffel afin d’appeler à « l’Union des droites ». En effet, le polémiste candidat à l’élection compte prendre la main sur ce pan de l’échiquier politique. Stanislas Rigault, porte-parole du mouvement Reconquête! se prépare à une mobilisation historique. Ce meeting politique va-t-il redresser la campagne d’Eric Zemmour, ralentit dans les sondages depuis quelques semaines ? « Ce sera la preuve que notre mobilisation est intacte et que notre volonté de gagner cette élection l’est aussi » souligne notre invité au micro de Jeff Wittenberg qui reconnaît avoir traversé une période en berne. Le phénomène de vote utile déjà observé à gauche en faveur de Jean-Luc Mélenchon entache la campagne du candidat Reconquête!, encore loin derrière Marine Le Pen qui progresse dans l’opinion publique. En mettant la thématique du pouvoir d’achat au centre de son programme, la cheffe de file du RN creuse le fossé et enterre le parti instigué par Éric Zemmour qui met l’accent sur l’identité. Notre invité mise sur les 50% de Français qui ne savent pas encore sur qui va porter leur choix au premier tour. Sur cette dernière ligne droite, Éric Zemmour doit-il rafistoler sa ligne politique pour revenir dans la course ? Alors que le conflit ukraino-russe a remis sur la table le pouvoir d’achat, aujourd’hui principale préoccupation des Français, le militant Reconquête s’en défend et explique que son candidat a lui aussi un plan d’action pour remédier à l’inflation « Il va proposer sur l’essence, de créer une sorte de pass navigo où l’employeur prend en charge 50% du pass ce qui permet de se déplacer ». Lors de ce rassemblement au Trocadéro, le candidat en lice pour l’Élysée évoquera dans les grandes lignes ses propositions axées sur le « Grand remplacement avec l’insécurité et l’identité et le grand déclassement avec des mesures sur le pouvoir d’achat », précise notre invité. Pour le porte-parole de Reconquête, ces deux sujets sont intimement liés « l’immigration peut aggraver beaucoup ces questions […] dans les transports en commun, 63% des agressions sexuelles sont commises par des étrangers ». Un raccourci qui dérange à gauche comme à droite. Élection 2022 : Éric Zemmour peut-il rassembler la droite ? Pour justifier son entrée sur la scène politique, Éric Zemmour avait pointé du doigt la crédibilité de sa principale concurrente qui ne pourra jamais selon lui prétendre au siège de l’Élysée. Pourtant, certains sondages concèdent à Marine Le Pen 46,5% des intentions de vote face à Emmanuel au second tour. Peut-on envisager un ralliement du camp Reconquête au RN en cas de défaite au premier tour ? Stanislas Rigault n’écarte aucune hypothèse pour évincer Emmanuel Macron. Depuis le début de la campagne, les candidats n’ont cessé d’être la cible de violentes agressions. Notre invité qui en a lui-même été victime, condamne ces débordements qui ne doivent pas pour autant limiter le champ d’action de la campagne. Une nouvelle fois pris pour cible à la « colline du crack », le candidat nationaliste a-t-il dépassé la ligne rouge ? « Il a raison d’aller au contact pour montrer aux Français ce qu’il se passe » défend notre invité. Éric Zemmour poursuit sa conquête de la droite et entend rassembler les électeurs lors d'une manifestation politique décisive.

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101 - Clémentine Autain - 26 mars 2022

À deux semaines du premier scrutin, les instituts de sondages accordent à Jean-Luc Mélenchon une montée fulgurante mais encore insuffisante pour se qualifier au second tour. Que faudrait-il pour que le candidat LFI rejoigne le cercle très restreint des admis au tour suprême ? Clémentine Autain, députée de La France Insoumise, se félicite d’avoir « enclenché une dynamique voire une proposition nouvelle qui s’inscrit dans cette tradition de la gauche ». Le vote utile à gauche lancé par Ségolène Royal joue en faveur de Jean-Luc Mélenchon qui rassemble autour du « progrès humain », seule alternative pour contrecarrer le « Président des riches toujours plus sûr de lui-même » et « L’extrême droite ». Sur ce pan de l’échiquier politique, le député ne fait pas l’unanimité notamment sur la question du nucléaire, point de discorde avec son adversaire Fabien Roussel, candidat PCF. « Nous avons une opportunité historique de changer l’ambiance dans le pays » clame notre invitée qui invite les électeurs communistes à rejoindre le camp LFI. Parmi les propositions évoquées par Jean-Luc s’il parvenait à remporter ce premier scrutin, on retrouve le partage des richesses de service public, la retraite à 60 ans… « Ce sont tous ces sujets là que nous voulons mettre sur le devant de la scène » déclare Clémentine Autain qui appelle non pas au vote utile mais au « vote vital ». Alors que l’on assiste à une flambée des prix de l’énergie record aggravée par la montée en puissance du conflit russo-ukrainien, quelles seraient les mesures prises par Jean-Luc Mélenchon, pour limiter l’inflation ? À partir du 1er avril, le gouvernement a annoncé baisser les prix à la pompe de 15 à 18 centimes. Le député des Bouches-du-Rhône lui, propose de bloquer les prix de l’énergie et de réinstaurer le carburant à 1.40€. Réalité ou pure utopie ? Pour Clémentine Autain, il suffirait de rédiger un décret permettant de baisser les prix et de taxer les grands groupes comme Total qui font des « profits indécents ». Cette proposition aurait pour effet de rehausser le SMIC à 1400€ ainsi que les minimas sociaux. « Nous voulons que celles et ceux qui travaillent puissent gagner correctement et dignement leur vie et que ceux qui ne sont pas dans l’emploi profitent du partage que nous allons opérer » poursuit notre invitée en réaction à la proposition de réforme du RSA mise sur la table par Emmanuel Macron. Sommes-nous prêts à basculer dans un système de gauche radicale ? « Ce qui va tout changer, c’est la mobilisation populaire qui va enclencher un mouvement pour qu'enfin, la marche de l’égalité soit reprise dans notre pays » argue la conseillère régionale d’Île-de-France qui dénonce le libéralisme confondu à tort avec la liberté. Guerre en Ukraine : la gauche résiste à J.L Mélenchon La défiance vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon chez certains électeurs de gauche réside dans la position ambiguë du candidat LFI sur le sujet sinueux de la Guerre en Ukraine. Jugé trop complaisant à l’égard de Vladimir Poutine, cela freine-t-il son ascension ? « Le mouvement de La France Insoumise veut entraîner le camp de la paix » tempère Clémentine Autain. Alors que le président Zelensky s’est adressé aux députés du Parlement par visio-conférence, le chef de fil du LFI a salué cette initiative tout en rejetant la demande du chef d’État ukrainien qui appelait l’Europe à lui fournir des armes. « La logique de guerre n’amène pas la paix […] il faut mener le rapport de force avec Poutine qui est un tyran extrêmement dangereux mais pour éviter d’être confronté à des guerres aux portes de l’Europe, il faut une vision stratégique qui renforce l’ONU et permette à la France de sortir de l’OTAN » explique la députée qui justifie le parti-pris de son candidat, très commenté au sein même du parti. À gauche, les candidats assènent Jean-Luc Mélenchon qu’ils considèrent comme « un ami des dictateurs ». Clémentine Autain se dit révoltée par ses interventions intempestives et caricaturales en défaveur de son candidat : « Il n’y a pas d’ambiguïté […] il faut arrêter d’expliquer que Jean-Luc Mélenchon renverrait dos à dos l’Ukraine et la Russie ».

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101 - Jean Lassalle - 25 mars 2022

À deux semaines du premier tour, les instituts de sondages revendiquent un frémissement des intentions de vote en faveur de Jean Lassalle, invité des 4 vérités. En effet, ils prédisent un score supérieur au 1% anticipé en 2017, aujourd’hui crédité à 3%. Le candidat Résistons ! n’accorde aucun crédit aux chiffres de l’IFOP et de la SOFRES : « Je pense qu’un certain nombre de nos compatriotes a apprécié que j’assume les choses quitte à en payer le prix cher » explique notre invité pour justifier ce regain de popularité. Comment expliquer l’image fringante du candidat du « terroir » ? Celui qui défend « la France authentique » et qui a menacé de renverser la table il y a quelques jours, bénéficie de 45 ans « d’engagement absolu et total ». Jean Lassalle dénonce ce qu’il considère comme la « campagne la plus dévoyée de son histoire » où tout est faux, à commencer par les sondages d’opinion et les débats qui peinent à être exécutés. Alors que l’élection présidentielle s’apprête à souffrir d’un taux d’abstention record estimé à 68%, le maire de Lourdios-Ichère souhaite reconnaître le vote blanc, seule manière selon lui de « redonner le pouvoir aux Français » à l’instar de l’initiative citoyenne que défendaient les Gilets Jaunes. Le vote blanc permet de contester les candidatures illégitimes. Pour soutenir cette idée, il propose de créer un gouvernement d’unité nationale qu’il pourrait présider en attendant de trouver une solution : « Je suis le seul capable à parler à l’ensemble de l’échiquier politique ».  La guerre en Ukraine a amplifié le phénomène de la vie chère et donné du poids à l’inflation. Quelles seraient les mesures prises par Jean Lassalle s’il était aux manettes de l’Élysée pour endiguer cette crise des prix ? « Il n’y a pas 36 manières […] comme on a trouvé de l’argent pour le quoi qu’il en coûte, il faut trouver de l’argent pour pouvoir acheter les denrées » explique notre invité au micro de Jeff Wittenberg qui dénonce ce système importateur. Valorisation du SMIC, refonte du RSA, aide financière des jeunes et suppression des services publics… Voici les priorités et premières dispositions du candidat Résistons ! pour créer un État qui ait « la confiance des Français » très méfiants vis-à-vis du pouvoir en place.  Yvan Colonna : la montée de la révolte corse  Aujourd’hui vont avoir lieu les obsèques d’Yvan Colonna, figure emblématique du mouvement indépendantiste corse. Rappelons que ce dernier avait été reconnu coupable devant la justice du meurtre de Claude Érignac le 6 février 1998. Alors que les drapeaux des collectivités corses ont été mis en berne, la famille du préfet Érignac ainsi que le gouvernement se sont dit choqués de cette initiative. « Cette affaire est tragique […] mais en même temps comment peut-on ne pas rapprocher les prisonniers et les surveiller lorsqu’ils sont dans cet état là ? », fustige Jean Lassalle qui pointe du doigt les défaillances du système pénitencier. Et de poursuivre « Je suis favorable à l’initiative qu’ils ont prise de trouver un statut d’autonomie ».  À un mois pile du début des hostilités russes contre l’Ukraine, Jean Lassalle a une perception bien singulière du conflit. En effet, il appelle la France à quitter l’OTAN qui s’est réuni hier. Pourquoi l’Hexagone devrait quitter le commandement suprême ? « Parce qu’il est uniquement atlantiste, nous sommes entièrement alignés sur les Américains qui n’arrêtent pas de nous trahir ! », argue notre invité contre le gouvernement de Joe Biden. Depuis quelques semaines, la menace nucléaire exercée par Vladimir Poutine inquiète les occidentaux : faut-il intervenir ? Quelle est la ligne rouge à ne pas franchir ? Pour le député, il faut « une délégation de chefs d’État des principaux pays du monde pour pouvoir se mettre d’accord et discuter calmement avec lui, arrêter ce dialogue complètement hystérique entre Macron et lui pour sauver la paix » conclut Jean Lassalle.

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101 - Nathalie Arthaud - 25 mars 2022

Pour la troisième fois consécutive, Nathalie Arthaud, candidate de France Ouvrière, se lance dans l’arène présidentielle. À trois semaines du scrutin, la militante d’extrême gauche ne se fait aucune illusion et se prépare à céder sa place au siège de l’Élysée. Alors, quel est le leitmotiv de ce nouveau combat électoral ? « Tous ceux qui sont convaincus que cette société capitaliste nous mène de catastrophe en catastrophe doivent le dire et le contester et pourront se rassembler derrière ma candidature » explique notre invitée qui y voit une stratégie de mobilisation sur le long terme. L’héritière d’Arlette Laguiller poursuit sa lutte anticapitaliste : « Je me présente pour dire que c’est cette société là qu’il faut renverser ». La thèse défendue par la porte parole de Lutte Ouvrière avait séduit 0,56% en 2012 contre 0,64% en 2017. Les Français ont-ils vraiment envie de renverser le système ? « Nous avons, les petites gens, les travailleurs, la capacité de faire les choses et de nous battre » défend Nathalie Arthaud qui propose la refonte radicale de notre modèle sociétal basé sur « la transparence de l’argent public ». Depuis 1974, la FO participe à la course à l’Élysée, l’occasion de porter la voix de la classe ouvrière et tous ceux en première ligne que l’on peine à entendre. Celle qui n’a aucun espoir de siéger au second tour, appelle au rassemblement au lendemain du premier scrutin. Elle alerte les électeurs sur les réformes à venir : « la guerre en Ukraine va servir de prétexte supplémentaire pour nous faire avaler le recul de l’âge de la retraite, cette flambée des prix incroyable […] ils vont s’en servir pour nous imposer de nouveaux sacrifices ». Et de poursuivre : « le vote pour ma candidature c’est clairement un appel au rassemblement et à la mobilisation ».  Élection présidentielle 2022 : anticapitaliste, même combat  Nathalie Arthaud souhaite abattre le système capitaliste qui a une assise bien solide. Quelles seraient les mesures d’urgence préconisées par la candidate FO pour lutter contre l’inflation galopante à laquelle nous assistons ? La professeur d’économie a une idée bien précise en tête pour endiguer cette crise du pouvoir d’achat avec « l’augmentation générale des salaires qui sont beaucoup trop bas, pareil pour les pensions de retraite et pour les allocations handicapés » couplée à une indexation sur l’inflation. À gauche, de nombreux électeurs comptent rassembler les voix autour du vote utile incarné par le candidat PCF, Jean-Luc Mélenchon. Cette militante d’extrême gauche s’oppose au discours tenu par son homologue « Il véhicule des illusions graves sur la période qui va arriver où au contraire il va falloir se battre ».  À un mois jour pour jour de la guerre en Ukraine, Nathalie Arthaud a un regard singulier sur ce conflit . Elle dénonce l’impérialisme de l’OTAN « aussi condamnable que le la Russie ». Pointé du doigt pour avoir mis dos à dos Vladimir Poutine et Volodymir Zelensky, notre invitée s’explique « C’est un bras de fer où le camp occidental (OTAN et les États-Unis ont une responsabilité écrasante […] ils font partie des fauteurs de guerre ». « Les sauveurs de l’Ukraine sont ceux qui sont responsables » conclut Nathalie Arthaud.

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101 - Anne Hidalgo - 24 mars 2022

Après TotalEnergie, c’est au tour de Renault de retirer ses activités en Russie en réaction à l’appel de détresse de Volodymir Zelensky qui a demandé à l’Union Européenne de « cesser tout commerce » avec le chef de fil du Kremlin. Anne Hidalgo, candidate du PS, invite toutes les entreprises à rejoindre le mouvement de résistance « Il faut absolument que toutes les entreprises françaises s’engagent car c’est une façon d’arrêter Vladimir Poutine ». Alors que la France est le premier investisseur privé en Russie, certains groupes s’interrogent et hésitent encore à quitter le pays, indécision que Yannick Jadot a condamné fermement en les accusant d'être « complices de crime de guerre ». Si notre invitée est plus pondérée, elle dit soutenir cet embargo qui doit être prononcé à l’échelle européenne : « Si on veut que cette guerre puisse s’arrêter rapidement, il faut que ces mesures très très fortes soient prises aujourd’hui ». Pourtant, les conséquences de ce retrait vont être lourdes sur l’économie et le pouvoir d’achat des français a prévenu le directeur du géant pétrolier. Comment limiter les répercussions de ce geste symbolique ? La mairesse de Paris propose de « baisser la TVA sur l’essence et sur l’énergie » et d’accélérer la souveraineté énergétique « grâce aux énergies renouvelables ». Parmi les entreprises qui résistent à la pression et maintiennent leurs activités en Russie, certaines alertent sur la casse sociale qui plane au-dessus de l’Europe. Anne Hidalgo refuse de céder aux menaces proférées par Vladimir Poutine qui a finalement décidé de poursuivre son offensive au-delà des frontières du Donbass et de la Crimée. « Il faut être fort au niveau européen à la fois sur le plan économique avec des sanctions exemplaires […] il faut aller très vite » ajoute notre invitée qui souhaite taper plus fort pour faire plier Poutine.  Mercredi 23 mars, le président Zelensky s’est exprimé au Parlement dans une courte vidéo dans laquelle il appelle le monde à se mobiliser. Anne Hidalgo encourage ce mouvement protestataire en soutien à l’Ukraine « Tous les samedi, il y a une marche pour l’Ukraine place de la République » et déplore le peu de manifestants dans la capitale parisienne.  Présidentielle : la réforme polémique du RSA  La semaine dernière, Emmanuel Macron déployait son programme avec une mesure relative au RSA qui vise à exiger 15 à 20 heures de travail aux bénéficiaires rémunérés au SMIC. Si cette proposition a bien été accueillie à droite, elle a révolté l’opposition qui y voit une provocation de la part du Président en campagne. « C’est très mal connaître ce qu’est le RSA et comment ça fonctionne » argue notre invitée qui félicite les résultats de réinsertion encadrée par les conseils départementaux. La candidate du PS défend « des territoires zéro chômeur » dans lesquels elle propose d’accompagner toutes les personnes au RSA vers une activité professionnelle. Elle dénonce la stigmatisation des bénéficiaires  commise par Emmanuel Macron « On a des réussites exceptionnelles  […] il ferait mieux de prendre conscience de la réalité sociale du pays et de cette souffrance ».   À 17 jours de la présidentielle, François Hollande a accordé son soutien à Anne Hidalgo sans penser à la victoire. En effet, il appelle à une reconstruction de la gauche dès la fin du premier scrutin, signe d’une défaite annoncée. « Je suis très heureuse qu’il apporte son soutien » répond timidement la candidate du PS qui se dit favorable aux propos tenus par l’ancien Président « il faut se projeter dans la reconstruction d’une gauche de gouvernement ». Déterminée à aller au bout de cette élection, elle tente d’incarner cette gauche républicaine en « portant les idées, les valeurs  et en essayant aussi de redonner le sens de ce qu’est l’engagement à la famille sociale démocrate ».

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101 - Fabien Roussel - 23 mars 2022

Ce mardi, TotalEnergies a annoncé stopper l’achat de pétrole russe, prise entre deux feux depuis le début de la guerre en Ukraine. Sous pression avec la prise de position des grandes entreprises françaises, le géant pétrolier a décidé d’envoyer un signal fort après les déclarations de Volodymyr Zelensky qui pointait du doigt ces acteurs économiques qui « financent la guerre ». Pour Fabien Roussel, candidat du Parti Communiste Français, il faut à présent « baisser les prix à la pompe pour les Français […] il faut pouvoir graduer les sanctions économiques et les exercer contre Poutine ». Notre invité défend le pouvoir d’achat des Français lourdement impacté par le conflit russo-ukrainien : « l’urgence c’est de bloquer les prix et de pomper les profits pour baisser les prix à la pompe ». Et la gestion de la crise ukrainienne ? Le député appelle à des sanctions qui n’auront pas de conséquences sur les européens mais qui visent à « isoler Poutine ».  Le président Zelensky va s’exprimer devant le Parlement français aujourd’hui pour demander de cesser toute activité commerciale avec la Russie. Fabien Roussel salue le courage du dirigeant ukrainien avant de lui signer son soutien en se mobilisant pour l’accueil des réfugiés. « Il faut accueillir tous ces réfugiés qui fuient la guerre » déclare notre invité. Tandis que l’armée russe progresse dans les grandes villes, les civils sont les nouvelles cibles des offensives. Pour déployer sa stratégie de terreur, Vladimir Poutine n’épargne personne dans sa course meurtrière. Jusqu’ici l’Europe a tenté de maintenir le dialogue avec son homologue russe, des discussions vaines qui n’ont mené à aucun compromis pour le moment. Le candidat PCF insiste, « il faut réussir à isoler Poutine et l’emmener à la table des négociations et un cessez-le-feu ». Depuis les récentes déclarations de Joe Biden qui a alerté l’Europe sur la menace du recours à l’arme chimique et biologique, l’Union Européenne s’interroge. Quelle est la ligne rouge à ne pas franchir sous peine de sombrer dans la guerre ? « Nous sommes face à la troisième puissance militaire au monde et la première par ses ogives nucléaires » concède notre invité qui évalue le risque d’une troisième guerre mondiale avant d’intervenir. Et de poursuivre« Il faut tout faire pour éviter l’embrasement du conflit […] on ne peut pas être va-t-en guerre ».  François Hollande : construire l’après ?  Mardi 22 mars dernier, François Hollande a apporté son soutien à la candidate du PS, Anne Hidalgo. L’ancien président a annoncé la défaite programmée de la gauche et appelle à la reconstruire au lendemain du scrutin. « Moi je veux reconstruire la France […] je m’adresse à tout le monde, je ne leur demande pas leur étiquette politique » se targue Fabien Roussel en réponse aux propos polémiques de François Hollande. Son programme des jours heureux et le soutien des forces politiques de gauche placent la candidature de Fabien Roussel de ce côté de l’échiquier politique avec des propositions centrées sur la « justice sociale et fiscale sans sectarisme ». Avec un taux record de désintérêt de la campagne présidentielle estimé à 68% d’abstentionnisme, le candidat PCF a lancé les « Apé’Roussel » qui vise à créer des lieux de rencontre pour lutter contre l’abstention. « Je gagne à être connu » conclut notre invité qui se lance pour la première fois dans l’arène présidentielle.

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101 - Jordan Bardella - 22 mars 2022

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101 - Christian Jacob - 21 mars 2022

 Dans une interview accordée au Parisien, Olivier Véran a évoqué la menace nucléaire induite par la guerre en Ukraine. Selon le ministre des Solidarités et de la Santé, la France aurait suffisamment d’iode pour couvrir tous les besoins de la population. Face au scénario catastrophe qui plane au-dessus de l’Europe, faut-il se préparer au pire ? « Les pastilles d’iode ne sont malheureusement pas la réponse à une attaque nucléaire » explique Christian Jacob qui appelle le gouvernement à organiser des « réunions d’informations ».   Alors que conflit russo-ukrainien se juxtapose au scrutin, il fait émerger  un double risque sur la présidentielle à commencer par celui d’une cyberattaque en pleine période de campagne. Pour endiguer la menace d’une « ingérence numérique étrangère », l’État a développé Viginum, son nouvel outil de détection. En tant que chef de parti, notre invité est en alerte pour protéger sa candidate en lice, même s’il admet ne pas avoir pris de mesures particulières durant cette période électorale.  Valérie Pécresse : Des sondages … et des doutes !  Au commencement des campagnes, Valérie Pécresse était présentée dans les sondages comme la seule à pouvoir évincer Emmanuel Macron. Aujourd’hui, la candidate LR n’a plus jamais été qualifiée au second tour. Qui est le vote utile pour les électeurs de droite ? Pour Christian Jacob, elle est la seule alternative pour la droite républicaine et reste optimiste à seulement quelques semaines du scrutin « Le seul rendez-vous qui compte c’est celui du premier tour, nous sommes dans un moment où tout est possible ». Face à un bilan Macron qualifié de « zéro », le député soutient Valérie Pécresse qui est allée au bout de son mandat régional, à la tête de la plus grosse collectivité européenne « les engagements qu’a pris Valérie Pécresse il y a 6 ans ont tous été tenus […] Macron aucun n’a été tenu ». Et de poursuivre « Elle a l’avantage de la crédibilité, de l’expérience, de la compétence et de la ténacité ». Prise entre deux feux, la présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, peine à s’extirper du pouvoir macronien en tête des sondages et de l’extrême droite radicale. Alors qu’Emmanuel a été vivement critiqué pour sa campagne passive, le président des Républicains y voit une stratégie bien rodée qui vise à « faire monter les extrêmes de gauche comme de droite ».  Jusqu’au 19 avril, Valérie Pécresse devra incarner « un vrai changement avec des réformes nécessaires » pour faire changer les tendances électorales et s’émanciper à droite.

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101 - Nicolas Dupont-Aignan - 19 mars 2022

Depuis quelques jours, un nouveau sujet d’actualité a fait irruption dans la campagne présidentielle. En effet, les mouvements protestataires d’une extrême violence en Corse ont fait émerger l’idée de l’indépendance de l’île de Beauté. Nicolas Dupont-Aignan s'y est rendu, au moment même où Gérald Darmanin et Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif de Corse, ont  signé un document qui acte leurs échanges et qui pourrait déboucher à terme sur une possible autonomie de l’île. « Ce qui se passe est incroyable […] c’est une honte absolue », fustige le candidat Debout La France qui condamne cet accord signé secrètement. « La campagne électorale ne doit pas conduire à faire n’importe quoi et à jouer avec les institutions » poursuit-il en réaction aux propos du ministre de l’Intérieur qui n’a pas écarté l’idée d’accorder le statut d’autonomie à la Polynésie. Pour dissiper la révolte corse soulevée par l’agression d’Yvan Colonna en prison, l’ancien maire d’Yerres a proposé « des états généraux pour mettre tout sur la table durant 6 mois de travail ».  Élection présidentielle : décryptage des programmes de la droite avec Nicolas Dupont Aignan   À trois semaines du premier tour, les différents sondages publiés par France Télévisions et Ipsos accordent à Nicolas Dupont-Aignan entre 1.5% et 2.5% des voix, loin de la dynamique de 2019 qui lui avait valu 2 millions d’électeurs. « L’élection n’est pas jouée du tout » argue Nicolas Dupont-Aignan qui défend un projet sur « la liberté et l’indépendance de la France pour pour retrouver les leviers et résoudre nos problèmes ». Contrôle des frontières, fin de la délocalisation des entreprises, augmentation du pouvoir d’achat … Le candidat Debout la France dresse les grandes lignes de son programme au micro de Jeff Wittenberg, des mesures qui résonnent en triplon dans l’opinion publique. Alors qu’Emmanuel Macron a dévoilé son programme dans une conférence de presse jeudi dernier, le député en campagne réagit aux propositions du président en lice pour sa propre succession : « Augmenter la retraite à 65 ans, ça veut dire qu’ils auront des retraites de misère ». Sur le terrain glissant des retraites, Nicolas Dupont- Aignan propose « d’augmenter le pouvoir d’achat des retraités par l’indexation de l’inflation et de la maintenir à 62 ans ». Au programme du candidat Debout la France !, on retrouve des propositions tirées de son livre « Où va le pognon ? », dans lequel il dénonce le gaspillage et notamment les fraudes à la carte vitale estimées à 20 milliards d’euros : « Je veux redistribuer cet argent vers les retraités et ceux qui travaillent ».  Accusé de jouer à droite, certaines mesures évoquées par Emmanuel Macron avaient déjà été soumises par ses adversaires, à commencer par l’activité des bénéficiaires du RSA qui devront réaliser quelques travaux pour la collectivité. Une mesure également mise sur la table par Nicolas Dupont-Aignan qui souhaite imposer un jour de travail aux bénéficiaires.  Alors que l’on assiste à un regain des contaminations Covid, notre invité promet « d’abolir tous les passes et de réintégrer les soignants exclus ». Cette gestion de la crise sanitaire est partagée par Florian Philippot, l’ancien lieutenant de Marine Le Pen, qui a annoncé cette semaine soutenir le président Debout la France!. Le principal intéressé s’en félicite et considère son allié comme un « défenseur de la liberté » sur le plan sanitaire. Pourtant, la main tendue du président des Patriotes reste risquée pour les suffrages à venir en vertu de son parti-pris sur la guerre en Ukraine. Au commencement de l’invasion russe, Florian Philippot a déclaré « refuser d’idolâtrer le président ukrainien et les nazis d’Ukraine ». Nicolas Dupont-Aignan réagit aux propos de son homologue. 

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101 - Philipe Poutou - 18 mars 2022

Pour la troisième fois consécutive, Philippe Poutou, chef de fil du Nouveau Parti Anticapitaliste concourt au titre suprême à la présidence de l’Élysée. Avec l'obtention de 1,5% des suffrages à la dernière élection, l’adjoint à la Mairie de Bordeaux ne perd pas de vue son combat pour faire tomber la société capitaliste et faire entendre la voix des « antiracistes, féministes, anti-militaristes et anti-colonialistes ». Il explique au micro de Jeff Wittenberg défendre un « monde solidaire sans frontière » où il serait possible d’accueillir tous les migrants quel qu’ils soient. Ce militant de la première heure souhaite réorganiser le mouvement social, un terrain sur lequel se rejoignent les candidats d’extrême gauche comme Nathalie Arthaud. Pour Philippe Poutou, il s’agit de deux familles bien distinctes de la gauche radicale qui promeut des « pratiques militantes différentes » à l’instar des doublons ou triplons observés à droite. Il y a quelques semaines, Ségolène Royal avait tagué Jean-Luc Mélenchon de vote utile en invitant ce côté de l’échiquier politique à se rassembler autour du candidat PCF. « Ça se discute » s’exclame notre invité qui veut faire entendre ces « idées de la révolte et de la bataille sociale comme ce qui se passe en Corse ». Alors que la gauche souffre cruellement d’un manque d'unité, est-il encore possible de rafistoler la gauche ? Pour le candidat NPA, le vote utile doit servir à cette gauche radicale qui peine encore à se faire entendre.  Le 12 mars, le fondateur de la ligue communiste révolutionnaire, Alain Krivine, est décédé. Pour le précurseur de la NPA, « le pouvoir n’est pas pas dans les urnes », un adage et une vision des élections que Philippe Poutou partagent. Pour justifier sa candidature, il se refuse à voir une élection jouée entre « candidats des riches […] l’enjeu n’est pas que de changer de Président mais aussi de discuter de la société ».  Présidentielle : des programmes en demi-teinte  Hier, Emmanuel Macron dévoilait les grandes lignes de son programme dans lequel il a mis l’accent sur l’éducation et la santé avant de promettre le plein emploi en 2027. Ces propositions prêtent à sourire pour notre invité qui lit entre les lignes « une attaque antisociale avec la retraite à 65 ans, faire travailler les chômeurs en ne les payant pas plus ». Aux antipodes de la droite capitaliste, Philippe Poutou propose « le partage des richesses, la retraite à 60 ans, un revenu minimum à 1800€ et la diminution du temps de travail » en réponse à l’urgence sociale et écologique.

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1 - Christophe Castaner - 8 avril 2021

Caroline Roux reçoit Christophe Castaner, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, pour débattre sur la proposition de loi d’Olivier Falorni sur la fin de vie libre et choisie mais aussi les futures élections régionales.   Fin de vie : débats et obstruction   Cette proposition de loi est un sujet qui touche à l’intime, à chacun. Olivier Falorni du groupe Libertés et territoires propose un texte de loi sur la fin de vie libre et choisie. Celui-ci arrive à l’Assemblée, ce jeudi 8 avril 2021, mais le sujet fait polémique. Plus de 3 000 amendements ont été déposés.  « Je pense qu’il est profondément humain, lorsque la maladie nous gagne, de choisir le moment où lorsque la maladie semble plus forte, on doit regarder la mort en face » déclare sur le plateau des 4 vérités l’ancien ministre de l’Intérieur. « C’est un moment de débat national qui doit se poursuivre avec tous les Français. Toutes les grandes mesures sur des sujets plutôt sensibles ont souvent été portées par des candidats à la présidence de la République comme la peine de mort par François Mitterrand. La campagne présidentielle sera un moment de rencontre sur ce sujet-là pour ne pas opposer certains individus. Il faut profiter de la situation pour parler de ces sujets sociétaux. » Cette proposition de l’élu du groupe Libertés et territoires vise à aller encore plus loin que les deux textes précédents (Leonetti de 2005 instaurant un droit au ‘laisser mourir’, puis la loi Claeys-Leonetti de 2016 qui autorise une ‘sédation profonde et continue jusqu'au décès’), cette nouvelle loi veut créer un droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant d'une pathologie incurable. Moins de 10% des femmes et hommes confrontés à cet entretien avec la mort n’ont/ont donné des directives sur cela, « il faut profiter de ce débat pour faire la promotion d’un texte, il n’y a pas de tabou mais sans s'y opposer. »   Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale explique que ce débat doit être posé malgré le calendrier parlementaire serré car celui-ci traverse la société française. « Il faut faire des choix ».   Régionales c’est pour quand ?   Avec la troisième vague de Covid-19 qui touche la France métropolitaine, les élections régionales semblent de plus en plus compromises. Cependant, Christophe Castaner espère que les élections régionales « auront bien lieu ». « Je souhaite surtout que l’on prenne aussi l’écho et l’écoute des maires de France pour voir s’ils se sentent en capacité d’organiser les élections dans des conditions sanitaires qui protègent les Français ».    Cinq ans après le lancement par qu’Emmanuel Macron d’En Marche ! pour conquérir la présidentielle, le parti LREM a su s'imposer dans le paysage politique et se réinventer d'après l'ancien ministre de l'Intérieur « C’est un parti politique jeune et il faut du temps pour se construire, (...) Les premières priorités pour l’exécutif régional sont les sujets de l’environnement, la gestion de la crise sanitaire ne fait pas partie des premières raisons ».