Podcast| Les 4 Vérités | Sybel

share sybel series logo

Partager

Tous les matins, la journaliste Caroline Roux, du lundi au jeudi, et ses confrères, Jeff Wittenberg ou Guillaume Daret, le vendredi, interviewent en direct pendant dix minutes une personnalité de la vie politique, sociale, économique ou culturelle, s...voir plus

episode sybel imglogo play

101 - Stanislas Guérini - 21 janvier 2022

episode sybel imglogo play

101 - Nicolas Bay - 20 janvier 2022

episode sybel imglogo play

101 - Éric Ciotti - 19 janvier 2022

episode sybel imglogo play

101 - Yannick Jadot - 18 janvier 2022

episode sybel imglogo play

101 - Fabien Roussel - 17 janvier 2022

episode sybel imglogo play

101 - Élisabeth Borne - 14 janvier 2022

Dans la nuit de mercredi 12 à jeudi 13 janvier, les sénateurs ont adopté en première lecture le projet de loi sur la mise en place du pass vaccinal. Un texte qui a été sensiblement modifié. Parmi les modifications ? L’instauration d’une clause d’extinction permettant de ne pas maintenir le pass vaccinal en dessous du seuil de 10 000 hospitalisations liées au Covid-19 sur le plan national, les mineurs de 12 à 17 ans y seraient exclus, la vérification d’identité, lors des contrôles, pourrait être supprimée ou encore les sanctions administratives seraient écartées en cas de non-respect du télétravail. Mais nouveau coup de théâtre, jeudi 13 janvier, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver un accord sur la version définitive de ce pass vaccinal. La navette parlementaire va donc devoir repartir avec une nouvelle présentation du texte à l’Assemblée, puis de nouveau au Sénat, en vue d’une adoption définitive. Parmi les points de désaccords, la question du télétravail. Le gouvernement l’assure : il veut maintenir une sanction contre les employeurs récalcitrants. « On ne peut pas transiger avec la santé des salariés. Il y a une forme d’iniquité quand certaines entreprises jouent le jeu et d’autres non », a expliqué la ministre du Travail Élisabeth Borne, sur le plateau des 4 vérités, vendredi 14 janvier, sur France 2. Elle souhaite introduire une sanction administrative, « plus rapide et plus dissuasive pour les entreprises qui ne respectent pas les règles ». Lors de nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, le principe de sanction financière devrait être rétabli. Néanmoins, le montant de cette sanction a été ramené à 500 euros par salarié, contre les 1 000 euros prévus initialement, a annoncé la ministre qui appelle à une mobilisation générale pour lutter contre le virus. Malgré la vague du variant Omicron, l’économie française semble résister. Selon la dernière enquête de conjoncture de la Banque de France publiée ce mardi 11 janvier, l'activité a continué de progresser en décembre et s'est stabilisée en janvier, malgré un ralentissement perceptible dans le secteur de l’hébergement-restauration. « On est un des rares pays dont le niveau d‘activité au troisième trimestre était revenu à son niveau d’avant-crise et où le taux d’emploi est plus important qu’avant la crise », constate Élisabeth Borne, qui reconnaît toutefois une hausse des arrêts de travail depuis la fin 2021, mais pas de quoi créer des déséquilibres. Selon elle, le résultat s’explique en partie par la stratégie du « quoi qu’il en coûte » mise en place par le gouvernement, tout en assurant « rester attentive à l’évolution de la situation ». « On protège les entreprises qui ont des restrictions d’activité, on accompagne aussi celles qui ont besoin de recruter », précise-t-elle. Vaccination : « Emmanuel Macron a traduit ce que pensent beaucoup de Français » Concernant la récente polémique provoquée par les propos du président concernant les personnes non-vaccinées. « Il y a beaucoup d'agacements. Il a traduit de façon très claire ce que pensent beaucoup de Français. Ceux qui ne se font pas vacciner mettent la pression sur les services de réanimation. C’est important que l’on prenne tous nos responsabilités pour que la crise dure le moins longtemps possible », a affirmé la ministre. Sur l’éventuelle candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, Elisabeth Borne appelle à garder la « garder la tête froide » et rester « concentré au travail ».

episode sybel imglogo play

100 - Eric Zemmour - 13 janvier 2022

Jeudi 13 janvier 2022, les enseignants se mobilisent en masse pour protester contre le protocole sanitaire mis en place par le gouvernement dans les écoles, en vue d’endiguer la propagation du virus. Ils dénoncent « une pagaille indescriptible » dans les établissements scolaires, où les mesures ne cessent d’être modifiées. Cette mobilisation « illustre le ras-le-bol grandissant dans les écoles », a affirmé le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire. Ce mouvement est soutenu par les parents puisque la FCPE, première organisation de parents d'élèves, a signé l'appel à la grève et invité les parents à se joindre aux protestations. Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer est plus que jamais sous le feu des critiques, certains appelant même à sa démission.  « Le gouvernement fait n’importe quoi. Il pourrit la vie des enfants qui n’en peuvent plus d’aller à l’école à cause des masques, des tests à répétition. Et les professeurs qui ne peuvent plus travailler dans des conditions correctes », a commenté le candidat à l’élection présidentielle Éric Zemmour, sur le plateau des 4 Vérités, jeudi 13 janvier, sur France 2. Il souhaite que des « mesures pérennes » soient prises. A savoir : « plus de masques pour les enfants, plus de passe vaccinal. Laisser circuler le virus. Et de l’autre côté, convaincre les personnes à risque de se faire vacciner ». Sur la question de l’école, Éric Zemmour souhaite rebaptiser l’Éducation nationale par « L’Instruction publique ». Sur les contenus pédagogiques, souhaite « chasser l’islamo-gauchisme et l’idéologie LGBT » des écoles qui selon lui ont « détruit l’école ». Il souhaite revenir à la « source de l’école républicaine qui est la transmission, le savoir, le mérite et l’excellence ». « Je veux d’abord les interdire de l’école. Madame Assa Traoré, SOS Homophobie, SOS Racisme n’ont rien à faire dans les écoles. Ensuite, il faut changer les programmes et que les éditeurs soient obligés de suivre », a précisé Éric Zemmour, qui souhaite également un retour de l’apprentissage du latin et du grec dès la sixième. L’ancien éditorialiste « ne veut pas réformer le pays », il veut « le sauver ». « Le peuple français est en danger de mort. Il est menacé de grand remplacement », estime-t-il. Dans un climat d’extrême tension, certains députés et élus de la majorité ont été la cible de violences, injures et dégradations de leur domicile. « Je condamne toute forme de violence. (…) Nous vivons dans un grand ensauvagement qui a été causé par l’immigration et laxisme de la justice », affirme le candidat qui souhaite donc « arrêter l’immigration et réformer la justice pour la rendre plus dure, impérieuse et efficace ». Présidentielle : la bataille des droites A trois mois du scrutin, la campagne est lancée. Dans les sondages, les candidats de droites sont au coude-à-coude, mais selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio diffusé lundi 10 janvier, c’est Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national qui est donnée au second tour (17,5%), loin derrière Emmanuel Macron, crédité de 27% d'intentions de vote. Elle est suivie de Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains (15,5%), puis d’Éric Zemmour (12,5%). « Marine Le Pen ne peut pas gagner l'élection présidentielle car les électeurs LR ne veulent pas voter pour elle. Valérie Pécresse refuse les électeurs du RN. Je suis le seul à faire l’union des droites », a conclu Éric Zemmour, qui n’exclut pas de s'associer avec Marion Maréchal Le Pen.

episode sybel imglogo play

99 - Valérie Pécresse - 12 janvier 2022

 Les syndicats des enseignants appellent à la grève, jeudi 13 janvier 2022, dans l'Éducation nationale, pour dénoncer « une pagaille indescriptible » dans les écoles. En cause ? Le protocole sanitaire pour limiter la propagation du Covid-19 mis en place dans les établissements. Il aurait instauré « un sentiment fort d'abandon et de colère parmi le personnel ». Cette politique s’inscrit dans la volonté du gouvernement de laisser les écoles ouvertes. « Il y a des problèmes, je suis le premier à le reconnaître, c'est difficile, mais c'est difficile dans tous les pays », a expliqué le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. « Ce n'est pas une grève qui résout les problèmes, on ne fait pas une grève contre un virus », a-t-il indiqué. Pour Valérie Pécresse, candidate LR à la présidentielle, cette ouverture est « une fiction ». « Il fallait repousser d’une semaine la rentrée scolaire », a-t-elle estimé, sur le plateau des 4 Vérités, mercredi 12 janvier, sur France 2. La candidate dénonce la politique qu’elle estime « solitaire et autoritaire » du président de la République et appelle à réunir les maires. « Moi, j’aurais pris le temps de l’écoute. Différer la rentrée d’une semaine, pouvait se rattraper en juin », explique-t-elle. Alors que le projet de loi sur la mise en place du passe vaccinal est débattu au Sénat, depuis mardi 11 janvier et doit se poursuivre ce mercredi, Valérie Pécresse y est favorable, mais souhaite une disposition permettant d’y mettre fin « dès que la pandémie décroît ». « Le passe vaccinal nous protège mais doit nous protéger dans la stricte nécessité de nos libertés ». Depuis le début des débats, un climat de violence s’est installé dans tout le pays. Des députés et des maires ont été la cible d’insultes, à la dégradation de leur domicile. « Il faut apaiser la société. Il ne faut pas opposer les uns et les autres, mais plutôt convaincre. Quand Emmanuel Macron dit qu’il va ‘emmerder les Français’, il crispe. Cela provoque cette crispation », commente Valérie Pécresse qui estime que la politique sanitaire devrait être « régionalisés, départementalisée et localisée dans les mairies ». « C’est part en bas que l’on convainc, pas par en haut », argue-t-elle. Campagne présidentielle : Christian Jacob saisit Commission nationale des comptes de campagne Si Emmanuel Macron ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat à l’élection présidentielle, son déplacement à Nice, lundi 10 janvier, irrite l’opposition, qui estime que l’actuel locataire de l’Élysée profite de son étiquette de président-candidat pour se déplacer dans toute la France et prendre le pouls de la population, sans que ces dépenses soient répertoriées comme des frais de campagne. C’est la raison pour laquelle Christian Jacob, le président des Républicains a saisi, mardi 11 janvier, la Commission nationale des comptes de campagne et l’Arcom (ex-CSA), afin de mettre au clair les dépenses liées aux déplacements du chef de l’État. « Emmanuel Macron, qui est en réalité candidat, est allé à Nice avec les moyens de l’État et du contribuable, pour annoncer un programme présidentiel à horizon 2030. C’est scandaleux », a-t-elle affirmé.

episode sybel imglogo play

98 - Gaspard Koenig - 11 janvier 2022

Alors que la campagne présidentielle s’installe de plus en plus, un nouveau prétendant au poste suprême vient s’inviter dans les débats. Après avoir lancé son parti politique baptisé « Simple », le philosophe, essayiste et romancier, Gaspard Koenig, invité sur le plateau des 4 vérités, mardi 11 janvier 2022, a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. Après avoir sillonné le pays pendant deux ans, il est revenu avec une conviction : les Français vivent dans une « prison bureaucratique ». Dans l’espoir de « redonner de la liberté, de la responsabilité et de l’autonomie », il décide donc de passer à l’action. « J’ai décidé d’aller au bout de cette démarche et de me présenter à l’élection présidentielle (…) C'est le moment où peuvent émerger des forces politiques nouvelles en France », a annoncé Gaspard Koenig, au micro de Caroline Roux. Luttant contre ce qu’il appelle une « folie normative », le candidat milite pour une « simplification» du fonctionnement du pays et de sa bureaucratie. « Ça fait dix ans que je suis dans le débat public et je suis lassé de parler à des oreilles bouchées. Ce que je propose depuis longtemps, je ne le retrouve pas », a-t-il expliqué. Gaspard Koenig, se considère comme appartenant à la famille « du centre » mais estime qu'Emmanuel Macron, pour qui il a voté en 2017, « a pris une attitude extrêmement autoritaire ». «Il a gouverné d'en haut, il a recentralisé et il a représidentialisé les institutions », lui reproche-t-il. Selon lui, « il faut faire tout l’inverse » et « prôner la liberté par le bas, donner de la responsabilité aux communes, aux individus », a-t-il précisé. C’est parti ! Sur la gestion de la crise sanitaire, Gaspard Koenig se dit favorable à la vaccination, mais défavorable au pass vaccinal. « Les méthodes que l’on a déployées sont fondées sur la contrainte et non sur la conviction. On a multiplié les petites mesures technocratiques qui n’ont aucun sens », pense-t-il, déplorant une démarche « infantilisante » du gouvernement. Gaspard Koenig veut aujourd’hui « refonder notre droit » en revenant « à des grands principes clairs et simples, un droit intelligible ». Il veut aussi « réhumaniser » le travail, et « en finir avec les bullshit jobs ». « En étant libéral, on peut aussi être un peu plus frugal », affirme-t-il. À trois mois du scrutin, la marche paraît haute. Il doit à présent réussir à récolter les 500 parrainages. « Il faut se dépêcher », a-t-il reconnu, tout en se déclarant « confiant ».

episode sybel imglogo play

97 - Jean-Michel Blanquer - 10 janvier 2022

Dans les écoles, le protocole sanitaire fait face à des difficultés. Selon les dernières instructions gouvernementales, le 6 janvier 2022, il prévoit néanmoins trois tests en l’espace de cinq jours pour les élèves cas contact. Le premier jour, les parents doivent avoir recours à un test antigénique ou PCR pour leurs enfants, puis un autotest à J+2 et à un autre J+4. Si aucun test n'est réalisé, ou si l’enfant est testé positif, il doit alors rester en isolement sept jours. Face à l’important nombre de fermetures de classes, le protocole a été allégé depuis le 7 janvier : plus besoin de recommencer ce parcours de trois tests si un nouveau cas positif était détecté en classe dans les sept jours qui suivent. Néanmoins, les parents, mais aussi les professeurs semblent exaspérés par de telles mesures qu’ils estiment insoutenables. « La semaine dernière a été très dure, mais notre objectif est toujours d’avoir les écoles ouvertes et d’assurer la sécurité sanitaire maximale », a expliqué, le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, invité sur le plateau des 4 vérités, lundi 10 janvier, sur France 2. Il reconnaît la pénibilité, « sur le plan humain », de cette stratégie basée sur les tests. « Je regrette qu’il y ait ce changement permanent mais c’est aussi lié aux caractéristiques de ce virus ».  Beaucoup de parents déplorent également le manque d’autotests disponibles. Ainsi, le ministre a annoncé la mise à disposition de 11 millions d’autotests supplémentaires, assurant également que le ministère mettre en place un dispositif d’aide pour les directeurs d’écoles, département par département, pour régler les problèmes administratifs. « Je suis conscient de la difficulté de leur travail. Rien n’est facile, mais nous n’avons jamais choisi la facilité », affirme l’élu qui se réjouit que la France soit le « seul pays d’Europe à ne pas avoir fermé les écoles avec 95% des classes encore ouvertes ». Les syndicats des professeurs d’école appellent de leur côté à une journée de grève, jeudi 13 janvier prochain. Ils réclament un retour à l’ancien protocole - un cas, une classe fermée -, des capteurs de CO2, plus de masques FFP2, mais aussi le recrutement de remplaçants. « Le dialogue social est total. Nous leur avons expliqué ce que l’on voulait faire », a commenté Jean-Michel Blanquer, rappelant qu’il était à l’écoute des syndicats. Il appelle à la sérénité. Baccalauréat : pas de report prévu des épreuves de spécialité Se pose également la question du déroulement des épreuves de spécialité du Baccalauréat, qui doivent se tenir au mois de mars. Certains préconisent leur report de mars à juin. « Pour l’instant, l’enseignement secondaire est moins affecté que le primaire, notamment parce que les élèves sont vaccinés. Il y a des troubles, mais on espère un retour à la normale aussi vite qu’il se doit », a nuancé le ministre qui souhaite rassurer les familles.

episode sybel imglogo play

96 - Alexis Corbière - 08 janvier 2022

episode sybel imglogo play

95 - Julien Denormandie - 07 décembre 2022

Selon les derniers chiffres recensés, la France enregistre encore un nombre très élevé de cas de nouvelles contaminations au Covid-19, avec plus de 260.000 cas positifs, au lendemain du record à plus de 330.000 cas. Ainsi, l’ensemble des acteurs sociaux économiques doivent se réorganiser pour faire face à la vague d’absentéisme. Le gouvernement a récemment annoncé une réduction du temps d’isolement pour les personnes contaminées, passant de 10 à 7 jours, voir 5, en cas de test négatif. Les cas contact, eux, ne devront plus s’isoler. Dans le secteur agroalimentaire, « la situation tient », assure le ministre de l'Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, invité sur le plateau des 4 Vérités, vendredi 7 janvier 2022, sur France 2. « Nous suivons de près, pour assurer à chacun des Français cet approvisionnement alimentaire », a-t-il affirmé, saluant « l’engagement » de l’ensemble des acteurs du secteur. Lundi prochain, une réunion avec les acteurs de la chaîne alimentaire doit se tenir au ministère, avec Bercy. Le prochain salon de l’agriculture doit se tenir le 26 février prochain, mais au vu de la situation sanitaire, pourra-t-il se tenir comme prévu ? « On fait tout pour que le salon puisse se tenir », assure le ministre. « Cela dépendra de l’évolution de la situation sanitaire. On voit à quel point les choses peuvent évoluer en un mois et demi », a-t-il ajouté. Alors que la France entame sa présidence de l'Union européenne, le gouvernement entend imposer de nouvelles normes dans le domaine agricole. « La priorité de la France, c’est de se protéger contre l’importation de produits qui ne respectent pas nos propres normes, c’est le cas notamment dans le domaine de la viande », a expliqué Julien Denormandie. Passe vaccinal : « Nos oppositions n’assument pas leurs responsabilités » A l’heure de débat autour du projet de loi sur la mise en place du passe vaccinal, la tension est montée d’un cran depuis les récents propos décriés du président de la République, Emmanuel Macron, affirmant « emmerder les non-vaccinés ». « C’est du parler vrai et cela fait du bien d’avoir en politique, des personnes qui disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Tout le monde sur le fond tout le monde est d’accord. Sur la forme, ça fait du bien d’avoir du parler vrai. C’est cohérent avec la politique du gouvernement depuis le début de la crise », a commenté l’élu. Et d’ajouter : « C’est absolument normal de faire peser plus de contraintes sur les non-vaccinés ». Jeudi 6 janvier, le texte sur l’adoption du passe vaccinal a finalement été adopté en première lecture à l’Assemblée et devrait être examiné par le Sénat en début de semaine prochaine. Mais les débats ne se sont pas vraiment passé comme prévu. « Nos oppositions n’ont pas assumé leurs responsabilités, là où les Français et le gouvernement les assument. Deux tiers des députés Les Républicains ont voté contre le passe vaccinal, ils n’assument pas leurs responsabilités et c’est très grave » a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

94 - Laurent Berger - 06 janvier 2022

Le projet de loi sur la mise en place du pass vaccinal a finalement été voté par l’Assemblée, jeudi 6 janvier, au petit matin, après trois jours de débats houleux et plusieurs interruptions. Le texte a été adopté par 214 voix, contre 93 et 27 abstentions. Il doit à présent être examiné par le Sénat en début de semaine prochaine. Depuis quelques jours, les polémiques autour de la vaccination s’enchaînent. Lundi soir, la tension est montée d’un cran après la parution d’une interview d’Emmanuel Macron dans le journal Le Parisien. « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », a déclaré le chef de l’État dans les colonnes du quotidien. Ces propos ont provoqué un véritable tollé sur les réseaux sociaux et enflammé l’opposition. « Les non-vaccinés qui font peser sur le système de santé et le personnel soignant une charge insupportable, doivent avoir des obligations et contraintes supplémentaires. Il faut l’assumer, mais cela ne veut pas dire que l’on doit cliver et diviser la société d’avantage », a commenté Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, invité sur le plateau des 4 vérités, jeudi 6 janvier, sur France 2. « Il y a un sentiment d’exaspération légitime. La vaccination est la solution à cette crise sanitaire, pour autant, attention de ne pas fracturer la société », a-t-il ajouté. Face à un climat tendu, le responsable appelle à l’apaisement. Au cours de ce même entretien, le locataire de l’Élysée aborde également d’autres sujets comme l’Europe, l’écologie ou encore la revalorisation des métiers du soin et de l’éducation. « Il faut revaloriser les salaires », a affirmé Laurent Berger. Depuis le 3 janvier, les entreprises sont également contraintes d'appliquer du télétravail au moins trois jours par semaine. Elles seront sanctionnées en cas de non-application. Sur le sujet, le responsable souhaite soutenir les « travailleurs de deuxième ligne », qui ont été en « présentiel depuis le début de la crise épidémique » et « n’ont reçu aucune revalorisation ». « Le sujet, c’est la négociation salariale. Dans les transports, l’agroalimentaire… Si le patronat ne répond pas, il y aura des conflits », a-t-il déclaré, au micro de Caroline Roux. Il assure : les syndicats ont joué leur rôle. « On a fait en sorte qu’il y ait une continuité de l’activité, une protection des travailleurs, des protocoles sanitaires et géré les difficultés d’emploi ». Nicolas Hulot : « C’est bien qu’il se soit retiré » Proche de Nicolas Hulot, avec qui il a créé « Le pacte du pouvoir de vivre », Laurent Berger a également réagi aux récentes accusations d’agressions sexuelles à l’encontre de l’ancien ministre. « J’ai été choqué. Il faut respecter la parole des victimes. C’est bien qu’il se soit retiré », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

93 - Édouard Philippe - 05 janvier 2022

Les débats autour du projet de loi sur la mise en place du pass vaccinal ne se sont pas passés comme prévu. Lundi 03 janvier, dans la nuit, les débats ont été suspendus après le refus des députés de l’opposition de poursuivre les débats après minuit. Mardi, les débats ont repris avant d’être de nouveau suspendus, vers deux heures du matin, après la parution d’une interview du président de la République, Emmanuel Macron, dans le journal Le Parisien - Aujourd’hui en France. « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », a déclaré le chef de l’Etat dans l’entretien. Cette phrase a immédiatement enflammé la toile et entraîné l’indignation de l’opposition, notamment de Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains. « Le président de la République veut avant tout sortir de la crise. Il veut également que les personnes qui ont un schéma vaccinal complet ne subissent pas les contraintes et le contre coup dû au fait qu’entre 8 et 10% de la population ne veuille pas se faire vacciner. Et je partage cette idée », a commenté l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, sur le plateau des 4 Vérités, mercredi 5 janvier, sur France 2. Et de préciser : « Il dira s’il regrette ou s’il ne regrette pas. Mais on a compris ce qu’il voulait dire ». Mais derrière cette polémique, se pose la question de la vaccination obligatoire. Le maire du Havre s’y est dit favorable. « On a le droit d’avoir un débat public de qualité sur le sujet, mais, ma conviction, c’est qu’au moment où en est, sur la maîtrise des vaccins, du développement de l’épidémie, j’y suis plutôt favorable », a-t-il affirmé. A quatre mois du scrutin, le climat social est extrêmement tendu. Horizons : des candidats pour les législatives Edouard Philippe a lancé il y a quelques mois son parti Horizons, qui vient d’installer son siège parisien au 30 avenue d’Iéna, dans le XVIe arrondissement de la capitale. Cette adresse n’est autre que l'ancien QG de campagne de Jacques Chirac, lors de l'élection présidentielle de 1995. « Avez Horizons, j’essaye de ne pas me placer dans l’immédiateté, l’acidité de l’ensemble des polémiques que l’on voit tous les jours », a-t-il estimé. Il veut notamment s’engager dans la révolution technologique, la transformation du travail ou encore les financements publics. Il veut placer la France comme « constructeur du futur » notamment en formant aux métiers de demain. Pour porter ces idées-là, il l’assure : son parti présentera des candidats à l’élection législative, et s’est dit favorable à l’idée de former une coalition avec le parti présidentiel.

episode sybel imglogo play

92 - Anne Hidalgo - 04 janvier 2022

Depuis qu’elle s’est déclarée candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo peine à décoller dans les sondages. Le 8 décembre 2021, la candidate socialiste à l’élection présidentielle a proposé l'organisation d'une primaire à gauche, afin de désigner un candidat unique. Mais l’appel est resté lettre morte, notamment de la part du candidat écologiste Yannick Jadot et de Jean-Luc Mélenchon, qui a réitéré son refus. Pourtant, les sympathisants de gauche y sont largement favorables. Selon un sondage Ispos pour France 2, 73% d'entre eux se prononcent pour. « C’est la voix pour rassembler, avoir une candidature unique de celles et ceux qui veulent gouverner à gauche. Je suis prête à m’y engager, mais cette primaire n’a de sens que si Yannick Jadot y participe, pour avoir un candidat commun », a déclaré la maire de Paris, invitée sur le plateau des 4 vérités, mardi 04 janvier 2022, sur France 2. Elle lance un appel à l’unité de toute la gauche. « Si nous voulons gouverner il faut se rassembler », a-t-elle renchéri. Si cette primaire n’aboutit pas, Anne Hidalgo se dit prête à « porter les valeurs de la gauche qui veut transformer le réel ». À quatre mois du scrutin, rien n’est joué, d’autant plus que l’ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, s’est dit, elle aussi, prête à s’engager dans cette campagne. Les discussions autour du projet de loi sur l’application du pass vaccinal ont été suspendues, dans la nuit de lundi à mardi, à l’Assemblée nationale. « Ce gouvernement ne respecte personne. Je suis pour la vaccination et pour le pass vaccinal même s’il est privatif de liberté et qu’il faut prendre le temps de la discussion », a commenté Anne Hidalgo. Présidente du Conseil de surveillance de l’AP-HP, elle déplore aujourd’hui la situation de la santé publique en France. Si elle est élue, elle entend revoir l’ensemble du système de financement de l’hôpital public. « On le financera à partir des besoins de santé. Chaque année, au mois de mars, il y aura une discussion engagée avec les parlementaires pour définir les besoins de santé dans le pays », a-t-elle expliqué, souhaitant en finir avec une gestion qu’elle estime « comptable et budgétaire, qui est mortifère, qui a mis l’hôpital par terre et les soignants dans une situation de maltraitance ». Anne Hidalgo souhaite « grandement » faire évoluer le salaire du personnel soignant, afin de rendre de nouveau ces métiers « attractifs », et veut augmenter les effectifs. "Mettre fin à l’austérité" Se pose également la question de l’endettement et du rétablissement des comptes publics. « Je veux sortir de l’austérité, elle est mortifère. Elle a contribué à démanteler l’hôpital public et à affaiblir tous nos services publics. Or, ils jouent un rôle fondamental dans la vie de nos concitoyens », a-t-elle conclu.

episode sybel imglogo play

91 - Sébastien Chenu - 31 décembre 2021

Cyril Graziani reçoit Sébastien Chenu, député Rassemblement National du Nord et porte-parole de Marine Le Pen dans les 4 vérités.  À 100 jours du premier tour de la présidentielle, les hostilités semblent bel et bien ralenties par l’actualité Covid qui accapare largement le débat public. Pour Sébastien Chenu, porte-parole de Marine le Pen, ce contexte est particulièrement préoccupant pour la candidate en lice pour l’Elysée. Il lance un appel aux français face aux résultats peu probants de ces débuts de campagne « Ne vous laissez pas voler cette élection présidentielle, n’acceptez pas de vous faire dicter les résultats avant». Tandis que la crise sanitaire prend un virage favorable à la réélection du Président de la République, notre invité souhaite orienter le débat sur des questions sociales pour « préserver notre société des attaques et idéologies en ism comme l’islamisme qui rentre dans le pays comme dans du beurre […] et tout ce qui déconstruit notre pays ». Dans les prochaines semaines, les meetings qui se sont pas soumis aux jauges vont pouvoir se tenir. Si certains candidats ont exprimé leur volonté de se conformer à des règles sanitaires pour limiter l’épidémie, le Rassemblement National va-t-il se soustraire à ces nouvelles mesures individuelles ? Le 15 janvier, 3500 personnes sont attendus à Reims pour le premier meeting de Marine le Pen, un nombre qui dépasse largement les restrictions prévues pour les espaces culturels. Le député RN n’écarte pas l’hypothèse d’augmenter les « gestes barrières ». Conformément à la Constitution, il refuse d’imposer des mesures trop coercitives, au détriment de l’impact sanitaire.  Pass vaccinal : une mesure « inefficace » de trop ?  Alors que la cinquième vague déferle littéralement sur tout le pays, un vote décisif relatif au pass vaccinal doit se tenir la semaine prochaine. Une nouvelle mesure pointée du doigt par Sébastien Chenu qui déplore son « inefficacité ». « Il ne faut pas compter sur nous pour demander qu’on réduise davantage la liberté des français » explique notre invité au micro de Cyril Graziani. Pour le conseiller régional des Hauts-de-France, il faut « cibler les gens qui sont en danger et qui ont une santé défaillante » avant d’affirmer qu’il faut déployer « une grande campagne d’auto-test » et de s’insurger contre l’ingérence des contrôles aux frontières. Un amendement sera déposé pour la gratuité des auto-test mais également pour facturer les soins aux français non-vaccinés qui seraient hospitalisés.  Violence contre les élus : une condamnation unanime ?  Des élus de la majorité ont été la cible de menaces et d’agressions, une limite franchie en réaction à certaines mesures sanitaires. « Je condamne toutes les formes de violence » déclare Sébastien Chenu qui apporte ton soutien aux forces de l’ordre touchées dans l’incident. « J’aimerais que la France soit entre de bonnes mains » conclut-il.

episode sybel imglogo play

90 - Jean Rottner - 03 janvier 2022

La flambée du variant Omicron se poursuit sur l’ensemble du territoire. À l’heure de la rentrée des classes, lundi 03 janvier, le ministre de l’Éducation nationale, Jean Michel Blanquer, a dévoilé, dans le journal « Le Parisien », un nouveau protocole sanitaire afin de contenir la transmission du virus dans les écoles. Ainsi, lorsqu’un élève sera déclaré positif, tous les enfants de sa classe devront désormais réaliser un test PCR ou antigénique et ne pourront revenir à l'école que sur présentation d'un résultat négatif. De plus, la famille recevra également deux autotests gratuits afin d’effectuer deux autres tests à la maison à J+2 et J+4. « Si on ne veut pas paralyser le pays, cette ouverture scolaire peut être nécessaire, mais doit être extrêmement contrôlée, fiable et suivie », a expliqué Jean Rottner, président de la région Grand Est et médecin urgentiste de formation. Selon lui, la tâche s’annonce « compliquée ». Face à l’important nombre de nouveaux cas positifs chaque jour, l’objectif du gouvernement est à présent d’éviter la désorganisation du pays. Ce lundi 03 janvier, le Premier ministre Jean Castex doit annoncer un allègement de la durée d’isolement pour les personnes contaminées et les cas contacts ayant un schéma vaccinal complet. Elle devrait ainsi passer de 10 à 7 jours, a annoncé le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, dans le JDD, le 02 janvier, et pourra être levé au bout de cinq jours en cas de test antigénique ou PCR négatif. Par ailleurs, il n'y aura plus de quarantaine pour les personnes cas contacts également vaccinés, qui devront cependant respecter strictement les gestes barrières et « faire des tests réguliers ». « Nous essayons d’anticiper pour que la vie quotidienne des Français, dont nous avons la responsabilité, soit le moins perturbée possible », a assuré l’élu Les Républicains, qui souligne par ailleurs « l’usure » du personnel soignant. Revaloriser l’hôpital et la médecine libérale Le gouvernement s’apprête également à mettre en place le pass vaccinal, qui remplacera le pass sanitaire. Ainsi, les tests antigéniques et PCR ne seront plus suffisants pour pouvoir se rendre dans les restaurants, bars et lieux publics. Du côté de l’opposition les avis sont divisés. À droite, ils sont nombreux à s’y opposer. « J’y suis favorable. C’est une certaine forme d’obligation vaccinale. La liberté de chacun se construit dans le respect de réglementation responsable », affirme l’ancien maire de Mulhouse. Le gouvernement a récemment annoncé une prime de 100 euros pour les infirmiers des services de soins critiques. Cette mesure vient s’ajouter à celles prises dans le cadre du Ségur de la Santé qui prévoit notamment la revalorisation des salaires du personnel soignant. À quelques mois du scrutin, Jean Rottner estime que le « système de santé doit être entièrement revu ». « La revalorisation doit se faire sur l’ensemble de la carrière. L’hôpital et la médecine libérale doivent être reconsidérés », a affirmé le responsable qui se dit néanmoins favorable à « simplifier » certains postes de la fonction publique, comme l’appelle la candidate Valérie Pécresse.

episode sybel imglogo play

89 - Mélanie Vogel - 30 décembre 2021

La France enregistre un nouveau record de contamination, mercredi 29 décembre avec plus de 208.000 nouveaux cas de Covid-19 recensés en 24 heures. Pour endiguer la flambée de la cinquième vague épidémique, et notamment freiner la propagation du variant Omicron, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un pass vaccinal, qui viendra remplacer le pass sanitaire. Après avoir été examiné cette semaine par la commission des Lois à l'Assemblée nationale, il sera étudié par le Sénat, en vue d'une entrée en vigueur prévue le 15 janvier. Du côté de l’opposition, on grince des dents. Certains partis, notamment l’extrême droite et l’extrême gauche s’y sont montrés hostiles. « L’inquiétude que j’ai est que c’est une mesure qui n’est pas reconnue par les scientifiques et qui a plutôt tendance à diviser et à radicaliser », a estimé, Mélanie Vogel, sénatrice des Français de l’étranger et porte-parole du candidat écologiste, Yannick Jadot, sur le plateau des 4 vérités, jeudi 30 décembre, sur France 2. La responsable écologiste appelle avant tout à « lever les brevets » pour permettre une vaccination massive « dans le monde entier ». « C’est une question de responsabilité et de logique ». Élection présidentielle : une possible alliance avec Christiane Taubira ? À quatre mois du scrutin, Christiane Taubira fait irruption dans la campagne présidentielle, souhaitant se porter garante de l’unité de la gauche. Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, mercredi 29 décembre, l’ex-ministre de la Justice appelle les candidats de gauche à l'Élysée à joindre leurs forces et a annoncé qu’elle rendrait, d’ici à la mi-janvier, sa décision sur son éventuelle candidature. Selon elles, les « convergences » idéologiques des candidats de gauche sont « suffisantes pour nous permettre de gouverner ensemble cinq ans ». Elle y aborde notamment certaines pistes de rassemblement et rappelle que les forces de gauche sont « liées par un destin collectif qui transcende les péripéties personnelles ». Pour l’heure, cet appel semble rester lettre morte de la part des autres partis. « Nous voulons le rassemblement, mais nous pensons que c’est à l’écologie politique de repenser le projet du XXIe siècle », a rétorqué Mélanie Vogel. Pourtant, selon un sondage réalisé par Viavoice pour Libération, paru le 29 décembre, les sympathisants de gauche semblent favorables à la tenue d’une primaire à gauche. « Nous sommes aussi favorables à un rassemblement. La question, c’est la méthode. En 2017, nous nous sommes retirés pour un candidat. On s’est rendu compte que ça n’a pas marché. Beaucoup de personnes au sein du Parti socialiste sont parties pour soutenir Yannick Jadot », a-t-elle expliqué.

episode sybel imglogo play

88 - Aurore Bergé - 29 décembre 2021

Face à la flambée de la cinquième vague épidémique, et notamment de la propagation du variant Omicron, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un pass vaccinal, qui viendra remplacer le pass sanitaire. Le projet de loi doit être examiné dès ce mercredi 29 janvier par la commission des Lois à l'Assemblée nationale, en vue d'une entrée en vigueur prévue le 15 janvier. Il prévoit aussi d'autres mesures comme un renforcement des contrôles et des sanctions en cas de fraude. Du côté de l’opposition, certains partis ont déjà annoncé qu’ils voteraient contre, notamment à l’extrême droite et l’extrême gauche. « Le pass vaccinal est une nécessité absolue pour continuer à convaincre du bien-fondé de la vaccination en faisant porter plus de contraintes sur ceux qui ne sont pas vaccinés », a expliqué Aurore Bergé, députée LREM des Yvelines, invitée sur le plateau des 4 vérités, mercredi 29 décembre. Le député communiste André Chassaigne, a déjà annoncé qu’il voterait contre le texte à l’Assemblée nationale, car selon lui, il exclut « un certain nombre de citoyens et citoyennes » et « comporte des atteintes aux libertés ». Sur les réseaux sociaux, certains fervents opposants ont même comparé le pass vaccinal au « statut des juifs » pendant la Seconde Guerre mondiale. « On est en train de volontairement tout mélanger, d’utiliser des termes indignes pour faire peser une pression sur les parlementaires qui voteraient pour le pass vaccinal », a rétorqué Aurore Bergé, annonçant qu’elle comptait porter plainte contre ses destructeurs. « Oser comparer la mise en place du pass vaccinal, la possibilité de mieux protéger les Français, avec un statut discriminatoire basé sur la religion qui a envoyé des dizaines de milliers de juifs à la mort, c’est profondément indigne. J’en ai marre de me faire traiter de nazie ou de collabo uniquement parce que l’on a mis en disposition un vaccin à l’ensemble des Français et que l’on demande aux Français de se protéger et de faire preuve de solidarité vis-à-vis de celles et ceux qui sont fragiles. On a tous besoin de cette immunité collective », a-t-elle lâché. Pour le moment, l’amendement du pass sanitaire en entreprise semble être exclu. « Je ne crois pas à l’obligation de la mise en place de ce pass, car les situations en fonction des entreprises sont très différentes. En revanche, on pourrait laisser la possibilité aux entreprises de le mettre en place », a estimé la députée, encourageant également le télétravail. École, un double test demandé Si la rentrée scolaire n’a pas été reportée, le ministre de l’Éducation, Jean Michel Blanquer a indiqué que les élèves de classe de primaire où un cas positif au Covid-19 a été diagnostiqué, devraient présenter au moins deux tests négatifs à plusieurs jours d’intervalle, avant de rétropédaler. « Je préfère avoir un double test pour que les élèves reviennent à l’école plutôt que des classes fermées », a-t-elle précisé sur le sujet. Le monde de la culture a également vivement réagi au retour des jauges : 2000 personnes en intérieur, 5000 en extérieur. Une mesure qui exclut les meetings politiques. « Aucun lieu de culture n’est fermé, car nous avons massivement soutenu le monde de la culture. Après, il y a un point d’incompréhension sur le fait que les rassemblements politiques peuvent continuer à exister, pour des raisons qui sont constitutionnelles, qui protègent la vie démocratique », a affirmé Aurore Bergé, qui a déjà annoncé que La République en marche allait mettre en place une jauge. Elle appelle également tous les candidats à l’élection présidentielle de s’engager également sur cette voie.

episode sybel imglogo play

87 - Prisca Thévenot - 28 décembre 2021

Pour tenter d’endiguer la cinquième vague épidémique qui poursuit sa flambée, le gouvernement a annoncé, lundi 27 janvier 2021, des nouvelles mesures restrictives. Il mise tout sur la vaccination.  En France, environ 5,6 millions de personnes n’auraient pas encore reçu de dose de vaccin, même si les injections progressent lentement. Néanmoins, elles progressent beaucoup moins chez les personnes isolées et donc éloignées d'un médecin : difficulté à se déplacer ou encore manque d'intérêt de se faire vacciner parce qu'ils ne croisent personne. Comment les convaincre ? « Cela fait du chemin. De nombreuses personnes commencent à faire leur première dose. Il n’est jamais trop tard pour commencer son schéma vaccinal. Le temps presse et la vaccination nous permettra d’arriver au bout », a expliqué Prisca Thévenot, porte-parole LREM, invitée sur le plateau des 4 Vérités, mardi 28 décembre, sur France 2. Elle invite les indécis à dialoguer avec les élus locaux et les médecins. Pour encourager la vaccination, le gouvernement prévoit également de transformer, d’ici le 15 janvier, le passe sanitaire en passe vaccinal. Cette mesure a vivement été fustigée par Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle. « Le Rassemblement national dans son ensemble n’empêche absolument pas de lutter contre cette Covid-19. Depuis le début de la crise sanitaire, ils n’ont eu de cesse de s’opposer à tout et contre tous, allant même jusqu’à être complètement incohérents », a rétorqué la porte-parole. D’ici la fin de la semaine, le gouvernement devrait également préciser des nouvelles modalités pour l’isolement, notamment pour les cas contact au variant Omicron, afin d’alléger les nombreux arrêts maladie. « Le nombre de cas positifs et de cas contacts peut littéralement tout faire basculer dans l’organisation de l’économie. Élisabeth Borne doit réunir les partenaires sociaux pour mettre en place un plan de continuité de l’économie, mais aussi le télétravail, trois ou quatre jours par semaine », a précisé Prisca Thévenot. Jauges : des règles communes à appliquer pour les meetings politiques Pour l’heure, un couvre-feu pour la Saint-Sylvestre, une fermeture des bars ou encore le report de la rentrée scolaire ne sont pas envisagés. En revanche, à partir du 3 janvier, dans les restaurants ou dans les bars, toute consommation devra se faire assise, uniquement. Autre modalité annoncée : l’interdiction de manger ou boire dans les transports, « y compris sur de longues distances », a précisé le Premier ministre, Jean Castex. « Il y a des endroits où nous devons être d’autant plus vigilants, car ce sont des lieux où il y a du brassage de population et donc à haut risque de contamination. Nous ne devons plus rien tolérer qui pourrait mettre à mal l’ensemble des efforts qui ont été faits », a alerté Prisca Thévenot, qui appelle au pragmatisme à la mesure. Autre mesure annoncée, le retour des jauges. Dans les grands rassemblements culturels ou sportifs, 2 000 personnes seront autorisées en intérieur, 5 000 en extérieur. Seule catégorie d’événements exemptée : les meetings politiques. Cette annonce a vivement été ironisée sur les réseaux sociaux, notamment par les artistes Julien Dorée ou Eddy de Pretto. « Le Conseil constitutionnel empêche la mise en place de jauges pour les réunions politiques. Pour autant, les politiques peuvent mettre en place des jauges pour leurs propres événements. C’est ce que va faire La République en marche, qui va s’imposer des jauges. Le ministre de l'Intérieur est en train de réfléchir à des règles communes à appliquer », a-t-elle conclu.

episode sybel imglogo play

86 - Benjamin Rossi - 27 décembre 2021

Samedi 25 décembre, plus de 100 000 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés. Un record depuis le début de l’épidémie. Dimanche 26 décembre, 3 299 patients Covid étaient actuellement en soins critiques. Ce chiffre est plus bas que lors des trois premières vagues, mais on ignore encore comment il va évoluer. En effet, le variant Omicron est plus contagieux mais moins dangereux. Si les chiffres de patients admis en soins intensifs restent relativement stables, les hôpitaux se préparent à faire face à la vague épidémique. En France, de nombreuses régions, notamment l’Île-de-France, ont déjà activé le plan Blanc, afin de pouvoir faciliter l’accueil des malades graves du Covid-19. Entre déprogrammations des opérations moins urgentes, transferts vers d’autres centres hospitaliers et appel aux volontaires… l’hôpital doit s’adapter, dans un contexte de pénurie de soignants et de manque de moyens. « Cela nécessite des transferts dans d’autres hôpitaux et cela commence à être très difficile », déplore Benjamin Rossi, médecin infectiologue à l'hôpital Robert Ballanger (93), invité sur le plateau des 4 Vérités sur France 2. « En Île-de-France, il y a une collaboration entre les différents hôpitaux pour transférer des patients. Dès qu’un lit se libère quelque part, il y a des transferts qui sont mis en place », a-t-il expliqué. Le gouvernement doit tenir, lundi 27 décembre, un conseil de défense sanitaire, afin de réfléchir à de nouvelles mesures pour contenir la propagation du virus. Parmi les sujets débattus : le télétravail ou l'allègement des arrêts de travail concernant les cas contact au variant Omicron. A l’heure actuelle, un cas contact au variant Omicron doit être isolé sept jours et dix-sept jours s’il s’agit d’un même foyer. « Cela pourrait aider à retrouver un peu plus de personnel, si les gens sont négatifs », estime Benjamin Rossi, qui espère avant tout que les « problématiques de l’hôpital » soient enfin mises sur la table. « Sur la gestion, nous n’avons jamais été aussi peu nombreux et dépossédés de nos moyens. On ferme des lits car nous ne sommes pas capables de faire plus. Il faut remettre le sujet des soignants au cœur du débat. C’est un bien commun qu’il faut préserver tous ensemble », appelle Benjamin Rossi. Il y a quelques jours, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé la multiplication par deux de la rémunération des heures supplémentaires. Au-delà d’une refonte de l’hôpital, Benjamin Rossi appelle à une refonte de « tout le financement de la santé ». « Cela peut améliorer les choses mais c’est une gestion par à-coups, ce n’est pas ça qui permet de recréer un système de soins. Il faut tout revoir à l’origine », ajoute-t-il. Revaloriser les hôpitaux  Le gouvernement a également annoncé la mise en place d’un passe vaccinal, pour remplacer le passe sanitaire. Il devrait entrer en vigueur à compter de mi-janvier. « Tout ce qui peut pousser les gens à se faire vacciner peut être intéressant. Mais je ne sais pas si cette mesure changera énormément », estime le médecin. Dans son livre intitulé « En première ligne - Une plongée captivante au cœur de la médecine », (Prisma Eds), Benjamin Rossi livre son expérience au cœur de l’univers hospitalier pendant la crise du Covid et y suggère des propositions sur l'avenir des hôpitaux. « Ce n'est pas qu’une histoire de salaires, c’est aussi une histoire de conditions de travail et de pouvoir bien s’occuper des gens », estime-il. « Le personnel soignant est épuisé de devoir faire de l’abattage », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

85 - MGR Matthieu Rougé - 24 décembre 2021

À la veille de Noël, le réveillon va une nouvelle fois se passer dans l’ombre du Covid-19. En France, le nombre de contaminations a atteint des nouveaux records. Selon les chiffres donnés par Santé publique France, vendredi 24 décembre 2021, 91 608 personnes ont été testées positives ces dernières 24 heures. Ce sont « les pires chiffres depuis le début de la pandémie », a déclaré Olivier Véran. Si pour le moment des restrictions supplémentaires n’ont pas été annoncées, le gouvernement surveille la situation « heure par heure ». Alors que les grands rassemblements sont plutôt déconseillés, les célébrations et messes de Noël pourront-elles se tenir normalement ? « Cette année, il n’y a pas de jauge. En revanche, les catholiques ont pris l’habitude des gestes à adopter. Le plus important, c’est la joie de pouvoir nous réunir pour célébrer Noël », a expliqué MGR Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, sur le plateau des 4 Vérités, vendredi 24 décembre 2021, sur France 2. Les tests de dépistage au Covid-19 ne sont pas imposés. Une chose est sûre : l’épidémie et la multiplication des mesures pèsent sur le moral des Français. Se pose également la question de la sécurité. Mercredi 8 décembre, une trentaine de fidèles en procession à Nanterre (Hauts-de-Seine) ont été pris à partie par un groupe de personnes « inspiré par l’islamisme radical ». Le gouvernement a notamment mis en place un dispositif particulier autour des lieux de culte chrétien. « Cette procession manifeste qu’il y a des tensions, des fractures dans notre société. Il est important de les dire et en même temps de travailler à les dépasser », a estimé MGR Matthieu Rougé.  En pleine campagne présidentielle, la question de l’islamisme et de l’antagonisme religieux est au cœur des débats, particulièrement brandie par certains candidats. « Il va y avoir beaucoup de sujets brûlants. Il faut les aborder avec sérieux et sérénité sans parasiter, par des polémiques surjouées, les sujets de fond », a-t-il affirmé. Violences sexuelles dans l’Église : vers un « travail de vérité » L’année 2021 a notamment été marquée par la publication du rapport Sauvé, pointant du doigt les violences sexuelles au sein de l’Église catholique. L’enquête estime à environ 330 000, le nombre de victimes d’abus sexuels par des prêtres. « Ce rapport a mis la lumière sur les dysfonctionnements institutionnels réels. Nous sommes très engagés pour avancer. Nous avons pris un certain nombre de décisions et mis en place des groupes de travail. Une commission s’est également créée sous la houlette d’une magistrate, pour répondre aux demandes de justice réparatrice », a commenté MGR Matthieu Rougé, se disant engagé dans un « travail de vérité ».

episode sybel imglogo play

84 - Clément Beaune - 23 décembre 2021

Jeff Wittenberg reçoit Clémence Beaune, secrétaire d’État chargé des affaires européennes dans les 4 vérités.  Face à la progression du virus Covid, l’Europe a décidé de jouer la carte de la stratégie dispersée avec des mesures individuelles propres à chaque pays. Tandis que le variant Omicron progresse, les Pays-Bas re-confinent, la Belgique ferme ses espaces culturels à partir de dimanche, l’Espagne et la Catalogne rétablissent un couvre-feu, et la France ? Restrictions à la carte contre une politique unique, chaque pays s’adapte à la circulation de l'épidémie, explique Clément Beaune au micro de Jeff Wittenberg. Pourtant, le secrétaire d’État chargé des Affaires Européennes affirme qu’une politique commune est déjà opérée quant à la gestion des frontières extérieures : « nous avons pris, pour la première fois, ensemble entre pays européens, des mesures de suspension de vols et un protocole de mesures sanitaires renforcé », souligne notre invité. Le pass sanitaire semble généralisé pour pouvoir circuler en Europe en complément des mesures coercitives au bon vouloir des États respectifs. Alors que la France s’apprête à recenser 100 000 nouveaux cas au 31 décembre selon les dernières annonces d’Olivier Véran, le « laxisme français » interroge. Pour Clément Beaune, deux axes prioritaires dominent la stratégie européenne contre la propagation du virus : « l’accélération de la vaccination avec le rappel vaccinal  et l’élargissement à un certain public, les enfants notamment, et des mesures de prudence ». À quelques jours des fêtes de fin d’année, la France table sur des recommandations et la responsabilité de chacun pour éviter les mesures coercitives qui ont conduit à une « fatigue » générale.      Certains pays ont durci les conditions d’entrée sur leur territoire pour tenter d’endiguer la prolifération du variant, une stratégie qu’Emmanuel Macron a décidé d’écarter. Pour franchir les frontières, la France n’impose pas de test, exemptée au nom du pass sanitaire européen. « Ce n’est pas la recommandation européenne et scientifique parce que le variant est partout » déclare Clément Beaune avant de poursuivre qu’Il faut « des contrôles renforcés et systématiques pour que le pass sanitaire de chacun soit vérifié ».  Présidence française de l’Union Européenne : les défis du continent    Le 1er janvier va débuter la présidence française de l’Union Européenne. Un coup d’envoi qui prévoit plus de 400 événements au cours des six mois de présidence. La déferlante Covid peut-elle avoir une incidence sur le déroulement de ces événements ? « Nous y sommes préparés » affirme notre invité qui précise avoir prévu un protocole en fonction de l’évolution de l’épidémie. Concrètement, les premières manifestations prévues en janvier se tiendront en distanciel par le biais du numérique sauf exception pour « quelques réunions diplomatiques absolument prioritaires, des réunions ministérielles ».  À la frontière russo-ukrainienne, la tension monte d’un cran. Tandis que le Président russe, Vladimir Poutine, sort l’artillerie lourde et menace les occidentaux s' ils ne mettent pas fin à ce qu’il considère comme « une agression sur le dossier ukrainien », quelle réponse va donner l’UE ? « Nous devons réagir avec fermeté, unité européenne et sang-froid car nous sommes habitués aux provocations lancées par la Russie », fustige Clément Beaune qui entend bien soutenir « l’intégrité et la souveraineté de l’Ukraine ». Reçu sur le plateau de Télématin au début de la crise des pêcheurs qui divise la France et le Royaume-Unis, Clément Beaune avait clairement exprimé son soutien auprès des pêcheurs français. Au 1er janvier, des sanctions risquent de tomber sur les Britanniques s’ils se refusent à honorer leur part du contrat encadré par les accords du Brexit. Que risque le gouvernement britannique ? Véritable bras de fer pour résoudre un contentieux « européen », Clément Beaune n’exclut pas des mesures de rétorsion avec la mise en place d’un tarif douanier.

episode sybel imglogo play

83 - Yannick Jadot - 22 décembre 2021

Environ 20% des cas positifs au Covid-19 au niveau national relèvent désormais du variant très contagieux Omicron, a annoncé, mardi 21 décembre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Face à la propagation du variant Omicron, la riposte s’organise. Vendredi 17 décembre, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un pass vaccinal, dès le début du mois de janvier, venant ainsi remplacer le pass sanitaire. Un Conseil des ministres extraordinaire doit se tenir lundi 27 décembre pour adopter rapidement le pass vaccinal et ainsi augmenter le nombre de doses de vaccin injectées. Le gouvernement vise une adoption du texte « dès la première quinzaine du mois de janvier ». « Il faut absolument vacciner, vacciner, vacciner, c’est le levier le plus efficace contre l’épidémie. Mais pour le moment, les scientifiques estiment aujourd’hui que le pass vaccinal peut être contre-productif », a déclaré Yannick Jadot, invité sur le plateau des 4 vérités, 22 décembre, sur France 2. Le candidat d’Europe Écologie les Verts à l’élection présidentielle appelle le gouvernement à organiser « des brigades de services civiques pour aller vers les populations les plus éloignées de la santé ». L’enjeu ? « Aller à leur rencontre pour lever les doutes », a-t-il expliqué. Les députés écologistes, voteront-ils contre le projet de loi voulu par l’exécutif ? Le représentant reste vague. « Les parlementaires « écologistes regarderont le texte et comme d’habitude, nous suivrons la science ». Le mercredi 22 décembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué que la vaccination était désormais ouverte aux 5-11 ans. De son côté, Yannick Jadot se dit favorable à l’installation de capteurs de CO2 dans les classes. En pleine campagne présidentielle, Yannick Jadot plaide pour une revalorisation des bas salaires, notamment d’augmenter le SMIC de 125 euros. Il s’engage également pour améliorer la santé au travail, en restaurant le compte pénibilité du travail, institué sous François Hollande. Il s’oppose de fait à l’allongement de l’âge du départ à la retraite, souhaité par le gouvernement. « Ce gouvernement Macron a remis en cause tous les programmes mis en place pour traiter la santé au travail. C’est profondément injuste. Nous ferons de cette inégalité d’espérance de vie, un marqueur très fort de notre programme et du prochain quiquennat », a-t-il affirmé. Élection présidentielle : l’écologie et la gauche incompatibles ? À quatre mois du scrutin, la gauche peine à faire émerger son leader. Selon un sondage réalisé par Ipsos pour Franceinfo et Le Parisien, mercredi 8 décembre, aucun candidat ne dépasserait 10% des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle. La candidate socialiste Anne Hidalgo a proposé d’organiser une primaire avec tous les candidats, mais son appel est resté lettre morte. Mais l’entrée en scène de Christiane Taubira dans la course à l’Élysée pourrait changer la donne. Vendredi 17 décembre, l’ancienne Garde-des-sceaux a déclaré dans une vidéo sur les réseaux sociaux qu’elle pourrait se présenter à l’élection présidentielle. « L’écologie n’est pas soluble dans la gauche. Il y a une vieille gauche qui ne sait plus où elle habite. Mon but n’est pas de sauver la vieille gauche mais d’imposer l’écologie dans cette campagne », a fustigé Yannick Jadot, qui ne souhaite pas prendre part à la primaire des socialistes.

episode sybel imglogo play

82 - Gabriel Attal - 21 décembre 2021

À quatre jours des fêtes, le nouveau variant Omicron continue de se propager en France. Selon le ministre de la Santé, Olivier Véran, il représente actuellement 7 à 12% des cas détectés mais pourrait devenir majoritaire d’ici une quinzaine de jours en France. L’inquiétude monte. Le 18 décembre dernier, le conseil scientifique a renforcé ses indications pour réduire les risques de contamination, lors des célébrations de Noël. Parmi elles :  limiter le nombre d'invités, se faire tester avant de se rassembler, aérer la pièce au moins dix minutes par heure, « s'assurer que les personnes fragiles ont bien reçu leur dose de rappel », ou encore de leur faire porter un masque, tout comme les non vaccinées. « Ce variant est nettement plus contagieux que ce que l’on a connu avant », a expliqué Gabriel Attal, invité sur le plateau des 4 vérités, mardi 21 décembre, sur France 2. Néanmoins, le porte-parole du gouvernement a aussi affirmé que le rappel de vaccination était compatible face au variant Omicron, rappelant la nécessité de faire son rappel, en particulier pour « les personnes les plus fragiles et le personnel de santé ». Qu’en sera-t-il du 31 décembre ? Sur le sujet, le gouvernement préconise d'éviter les grands rassemblements. « Le variant Omicron rabat les cartes. Si on constate qu’il y a une reprise très forte de l’épidémie, évidemment que l’on ira au-delà », a assuré Gabriel Attal. L’objectif ? « Protéger notre hôpital et faire en sorte que la charge soit la moins importante possible », affirme-t-il, appelant à la vigilance de tous. En Europe, certains pays ont d'ores et déjà décidé de se reconfiner, comme les Pays-Bas ou le Danemark. En France, le scénario du reconfinement n’est pas encore envisagé, même si rien n’est exclu. « Cette épidémie continue à surprendre dans le monde entier. Mais quand on fait des efforts et que l’on est responsable, ça paye. Il n’y a pas de fatalité vis-à-vis de ce virus », a-t-il renchéri. Le gouvernement veut à tout prix éviter un report de la rentrée scolaire. « Ce n’est pas du tout l’hypothèse privilégiée. C’est très important que les enfants puissent aller à l’école. On a fait ce choix-là, en France, depuis le début ». Il l’assure : « On fera toujours le choix de l’école ». Ainsi, la fermeture des écoles apparaît comme « un ultime recours », s’il n’y a pas « d’autres choix pour protéger la santé des Français ». Le pass vaccinal, « une obligation vaccinale déguisée » Face à la flambée du variant Omicron, le gouvernement entend aujourd’hui accentuer la pression sur les personnes non-vaccinées. Courant janvier, l’actuel pass sanitaire devrait être transformé en pass vaccinal, une sorte « d’obligation vaccinale déguisée », a assumé Olivier Véran, lors d’une interview accordée à Brut. « Il n'est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays », a déclaré le Premier ministre Jean Castex, vendredi 18 décembre. Le projet de loi doit être présenté le 5 janvier en Conseil des ministres. « Les concertations ont démarré pour avancer aussi vite que possible », a précisé Gabriel Attal, assurant également que la campagne de vaccination des enfants pourrait débuter dans la foulée. Se pose également la question du pass sanitaire dans les entreprises. Si les syndicats y sont hostiles, les patrons cherchent aujourd’hui à la faire appliquer. Pour l’heure, aucun consensus ne semble avoir été trouvé. « L’objectif est d’inciter le plus possible à la vaccination car c’est notre meilleur outil face à la progression de l’épidémie », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

81 - Les 4 vérités - Jordan Bardella

Caroline Roux reçoit Jordan Bardella, député européen du Rassemblement National dans les 4 vérités.  Tandis que les Pays-Bas re confinent, l’Europe se barricade contre omicron avec des mesures de restrictions strictes. Face à la propagation massive du nouveau variant qui affiche des taux records, la France en fait-elle assez pour endiguer la course folle du virus ? Selon notre invité, Jordan Bardella « La France ne fait pas l’essentiel » et ce, seulement à quelques jours de Noël. Le député européen du RN préconise une vaste « campagne de tests massifs dans tout le pays pour permettre aux français de se faire tester gratuitement à la veille des fêtes ». Malgré la campagne du tout vaccin et 90% de vaccinés éligibles, la cinquième vague se poursuit et continue de circuler massivement dans les foyers. « Il faut apprendre à vivre avec ce virus » explique le Président par intérim du Rassemblement National qui rappelle que si le vaccin prévient des formes graves, il n’a aucune incidence sur le taux de contagion. A l’instar de nos voisins européens, la France devrait-elle envisager de nouvelles mesures restrictives ? Le conseiller régional d’Île-de-France se pose la question de la pertinence de la 3 ème dose de rappel et remet en cause l’efficacité des vaccins face à une éventuelle 4ème dose soulevée par le président du Conseil scientifique. Sans campagne vaccinale, quelle solution nous reste-t-il ? Pour Jordan Bardella, il faut adapter la communication gouvernementale auprès de la cible à risque calquée sur le modèle espagnol qui affiche aujourd’hui les taux d’incidence les plus bas d’Europe.   Pass vaccinal : vers de nouvelles mesures restrictives ?   Tandis qu’un pass vaccinal pour aller travailler est envisagé, comment protéger les salariés ? Pour notre invité, il s’agit d’une « discrimination disproportionnée » qui entache le libre arbitre des citoyens.  Une population écartée de la campagne vaccinale représente un facteur de contagion et de propagation du virus : les enfants. Le comité consultatif national d’éthique a validé l’extension  de la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans, une mesure à laquelle s’oppose fermement le Rassemblement National : « nous sommes résolument opposés à la vaccination des enfants » à l’exception des enfants présentant des comorbidités. Présidentielle : une campagne sous omicron  Par temps de Covid, les débuts de campagne tentent de concilier militantisme et respect des consignes sanitaires. Une ambiance électorale inédite influencée par omicron qui s’impose dans les règles du jeu démocratique. Jordan Bardella dénonce l’attitude gouvernementale qui « utilise la crise sanitaire pour anesthésier le débat démocratique ». Il se refuse d’écarter du discours politique les questions sociales, évincées par certains candidats au nom de la crise sanitaire.  Marine Le Pen lancera sa campagne à Reims le 15 janvier. À l’heure où certains meetings ont été le théâtre de débordements sans aucun respect des consignes sanitaires, l’ancien directeur de Génération-Nation s’engage à respecter les gestes barrières et à adapter les jauges pour préserver « le débat démocratique ».

episode sybel imglogo play

80 - Stéphane Séjourné - 17 décembre 2021

À la sortie d’un nouveau sommet européen, jeudi 16 décembre, où le Covid était, une nouvelle fois, au cœur du programme, l’Europe semble dispersée. Face à la propagation rapide du variant Omicron, les États membres peinent à se coordonner. L’Italie a récemment durci ses conditions d'entrée dans le pays, en exigeant depuis jeudi 16 décembre, un test PCR négatif à tous les visiteurs à leur arrivée, y compris ceux de l'Union européenne (UE) entièrement vaccinés. Jusqu’alors, ces derniers en étaient exemptés avec la création du « pass sanitaire européen ». Cette annonce a eu un effet surprise au sein des membres de l’UE. En effet, si les restrictions aux frontières relèvent de compétences nationales, il y a un an, les États membres s’étaient mis d’accord sur le fait d'informer « dans la mesure du possible » 48 heures à l'avance les autres États et la Commission de tout changement de protocole. La veille, la Grèce avait également annoncé la nécessité d'un test de dépistage à tous les visiteurs, rejoignant ainsi le Portugal et l’Irlande, qui exigent un test PCR négatif pour tous, depuis déjà plusieurs semaines. « L’Europe a été exemplaire depuis le début de la crise. Nous sommes les premiers producteurs et exportateurs de vaccins, nous avons le pass Covid européen, l’enjeu, maintenant, c’est la coordination européenne », a commenté le député européen Stéphane Séjourné, sur le plateau des 4 vérités, vendredi 17 décembre, sur France 2. Le président du groupe Renew Europe estime qu’il ne faudrait pas ajouter d’éléments qui « perturberaient la libre circulation » sur le continent.  En France, un nouveau conseil de défense doit se tenir ce vendredi. Les responsables politiques se basent en particulier sur la pression hospitalière, dans l’attente des résultats scientifiques sur le sujet. « S’il y a des protections à prendre pour la population, on les prendra », a poursuivi Stéphane Séjourné. Autre sujet brûlant en Europe, le conflit sur les licences de pêche post-Brexit, entre la France et le Royaume-Uni. Les représentants des pêcheurs français qui en ont été victimes doivent être reçus vendredi par Emmanuel Macron à l’Élysée. « La pression a fonctionné. Sur 1100 licences demandées, la France en a obtenu presque 1000. Personne ne sera laissé sur le carreau. Il y aura du cas par cas si nécessaire. Il faudra aller plus loin », a assuré l'eurodéputé, affirmant que la pression et les négociations devaient être maintenues. Élection présidentielle : "on aura un candidat" Mercredi 15 décembre, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est exprimé face aux Français dans un entretien de deux heures diffusé en prime time sur TF1. Il a notamment fait le bilan de son quinquennat, fait son mea culpa sur certains sujets et a abordé l’avenir. Néanmoins, le chef d’État laisse toujours planer le doute concernant sa candidature à l’élection présidentielle. « Je souhaite qu’il soit candidat et je ferai tout pour qu’il soit réélu. Mais il y a des décisions compliquées à prendre et il faut que le président soit à sa tâche », a-t-il conclu. Une chose est sûre : « On aura un candidat, un projet ». 

episode sybel imglogo play

79 - Gérald Darmanin - 16 décembre 2021

Mercredi 15 décembre, Emmanuel Macron a répondu aux questions des journalistes Darius Rochebin et Audrey Crespo-Mara, dans un entretien de deux heures diffusé en prime time sur TF1. Sans se déclarer officiellement candidat à l’élection présidentielle, le président de la République est longuement revenu sur son quinquennat, défendant son bilan, mais se projetant aussi vers un éventuel second mandat. Crise sanitaire, réformes des retraites, affaire Nicolas Hulot… De nombreux sujets ont été abordés, y compris sur sa personnalité et le style qu’il a imprimé pendant cinq ans à l’Élysée. Les candidats de l’opposition critiquent, de leur côté, l’hypocrisie du président de la République et le manque d’équité du temps de parole. « À chaque élection présidentielle, c’est toujours la même chose. Le président de la République prend des décisions qui ne sont pas très populaires, il est en responsabilités, il n’est pas dans une posture de candidat », a commenté Gérald Darmanin, invité sur le plateau des 4 vérités, jeudi 16 décembre, sur France 2. Et de renchérir : « Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, Emmanuel Macron a sauvé le pays pendant la crise sanitaire. En faisant cela, il n’est pas en campagne, il fait son travail de président de la République ». Tout en assurant toujours être un homme de réformes, Emmanuel Macron a également fait son mea culpa sur certains sujets. À droite, la candidate Valérie Pécresse pointe du doigt son bilan en termes de sécurité. Elle souhaite une troisième force obligatoire et armée dans toutes les villes de plus de 300 000 habitants. « Le travail contre la délinquance est avant tout le travail de l’État. De ce point de vue, je remarque qu’il y a beaucoup de changements idéologiques. Madame Pécresse propose une suppression de 200 000 postes de fonctionnaires, donc des policiers et des gendarmes en moins. Cela m’inquiète », a répondu le ministre de l’Intérieur, se félicitant de l’augmentation des effectifs et de la diminution de la délinquance sous son mandat. Néanmoins, il déplore l’augmentation des violences conjugales et les prises à partie des personnes dépositaires de l’autorité publique. Noël, sous haute sécurité À l’approche des fêtes de fin d’année, Gérald Darmanin a fait passer une note aux préfets pour renforcer la sécurité. La sécurité dans les centres commerciaux sera renforcée, mais aussi autour des lieux de culte chrétiens, le soir de la messe de Noël. « Nous mettrons les moyens, à la demande du président de la République, pour protéger les lieux chrétiens », a-t-il ajouté. Sur les 400 enquêtes ouvertes concernant les réseaux de faux pass sanitaires, le ministre a assuré que plus d’une centaine d’interpellations avaient été faites. Sur le sujet, le ministre a réaffirmé la fermeté à l’égard des sanctions prises. « On a déjà découvert 11 000 faux pass, c’est cinq ans de prison. Il y a déjà des condamnations qui ont été prononcées », a-t-il déclaré tout en se disant favorable à l’indulgence pour les personnes qui souhaitent se mettre en règle.

episode sybel imglogo play

78 - Bruno Retailleau - 15 décembre 2021

Emmanuel Macron s’exprimera sur TF1, mercredi 15 décembre, dans un entretien de près de deux heures, diffusé en prime time. L’émission, baptisée « Où va la France ? », enregistrée dimanche 12 décembre dernier, dans l’après-midi, sera l’occasion de faire un état des lieux du pays et de dresser le bilan de son mandat. Dans l’opposition, on grince des dents. À droite comme à gauche, on dénonce un manque d’équité dans la répartition du temps de parole. Valérie Pécresse et Yannick Jadot ont déjà dit vouloir saisir le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour contester le décompte du temps de parole du chef de l’Etat, qui n’est pas encore candidat. « Qui peut croire qu’un bilan n’est pas un acte de campagne ? », s’interroge Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, invité des 4 vérités, mercredi 15 décembre, sur France 2, qui demande un décompte du temps de parole du locataire de l’Élysée. Selon lui, le gouvernement fait campagne à travers ses diverses annonces, qu’il considère comme des « chèques en bois ». Bruno Retailleau a vivement taclé la politique du « en même temps », exercée par Emmanuel Macron. Selon lui, elle affaiblit « la crédibilité de la parole publique ». Depuis sa victoire à la primaire des Républicains, Valérie Pécresse enregistre une forte hausse de popularité. La candidate LR à l'élection présidentielle est la deuxième personnalité préférée des Français, selon le baromètre Odoxa-Mascaret pour LCP-Assemblée nationale, Public Sénat et la presse régionale. Certains la considèrent aujourd’hui comme la principale rivale d’Emmanuel Macron, qui n’est pas encore déclaré candidat. « Il faut qu’elle tienne le cap qu’elle a eu pendant sa campagne de la primaire », estime Bruno Retailleau. « Je lui fais confiance. Elle sera la carte maîtresse de ceux qui veulent tourner la page Macron ». Divergence de valeurs à droite ?  Néanmoins, certaines divergences pourraient se faire voir, notamment sur les valeurs. À droite, une vingtaine de sénateurs, dont Bruno Retailleau, se sont opposés à une loi pénalisant les thérapies de conversion - qui consiste à convertir les personnes LGBT à l’hétérosexualité NDLR-. « Je suis contre les thérapies de conversion. Mais je veux protéger, d’abord les mineurs contre les dérives et l’identité de genre, qui vise à tout mélanger. Il s’agit de prévenir », a-t-il précisé. Éric Zemmour souhaite, lui, « chasser les lobbies LGBT des écoles ». « L’école est un sanctuaire qui doit exclure tout militantisme de quelque nature qu’elle soit », a affirmé Bruno Retailleau. Face à la recrudescence de cas de Covid-19, un collectif de médecins azuréens a signé une tribune dans laquelle ils réclament la vaccination obligatoire pour les adultes. « Je suis contre, car cela diviserait encore plus la société française. Mais j’appelle tous nos compatriotes à se faire vacciner », a-t-il conclu, alertant sur la situation critique des hôpitaux.

episode sybel imglogo play

77 - Christophe Castaner - 14 décembre 2021

Dans une émission baptisée « Où va la France ? », qui sera diffusé mercredi 15 décembre 2021, en prime time, sur TF1, Emmanuel Macron reviendra sur son bilan et évoquera « sa vision de l’avenir ». L’entretien qui doit durer deux heures, conduit par les animateurs Darius Rochebin et Audrey Crespo-Mara, a été enregistré dimanche, le même jour que l’allocution du chef de l’État sur la Nouvelle-Calédonie, également enregistrée.  À quatre mois du scrutin et alors que le président de la République ne s’est pas encore déclaré candidat, cette allocution relance la question du temps de parole. Valérie Pécresse a saisi le CSA, estimant que le président « fait ouvrir les chaînes de télévision à sa demande et, pendant des heures, fait sa campagne ». La candidate des Républicains à l’élection présidentielle devait, de son côté, être interrogée au même moment sur BFM-TV, mais l’émission a été annulée. « Emmanuel Macron est président de la République et communique avec les Français », a ainsi commenté Christophe Castaner, au micro de Caroline Roux, dans les 4 Vérités, mardi 14 décembre, sur France 2. « Valérie Pécresse est marquée d’amnésie. Elle veut effacer son propre passé. Mais en politique il est bon d’avoir un peu de mémoire », a-t-il ensuite taclé. Pour le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, les priorités d’Emmanuel Macron sont d’abord la gestion de la crise sanitaire et la présidence française de l’Union européenne. « Il lui appartiendra de décider s’il est candidat ou pas et de décider le moment de sa candidature », a-t-il renchéri. Au cours de cet entretien, Emmanuel Macron entend revenir sur son quinquennat, mais aussi lier le voile sur sa personnalité. Alors que l’adoption définitive du budget 2022 aura lieu mercredi 15 décembre, la droite accuse la majorité présidentielle d’avoir « cramé les caisses de l’État ». « La maîtrise des finances publiques a été notre priorité jusqu’à la crise sanitaire du Covid-19, ou nous avons pris la décision de préserver l’économie française. Nous avons tiré des leçons de 2008. On a investi massivement pour que personne ne perde son salaire, y compris pendant le confinement. C’est ce qui nous permet aujourd’hui d’avoir une croissance en perspective parmi les plus élevées d’Europe pour l’année prochaine », a affirmé Christophe Castaner. Crise sanitaire : lucidité et vaccination A dix jours de Noel, le Conseil scientifique a fait part de ses recommandations pour les fêtes de fin d’année : limitation du nombre de convives, auto-dépistage, aération… « On est dans une période de tension extrêmement forte, qui implique de vacciner massivement, mais aussi chacun d’entre nous à prendre ses responsabilités », a-t-il estimé. De nombreux personnels soignants déplorent les conditions de travail, le manque de moyens et personnels à l’hôpital. Depuis deux ans, ils sont d’ailleurs nombreux à avoir abandonné leur blouse. « Nous avons investi massivement dans les salaires, dans les infrastructures hospitalières. Une partie du chemin seulement a été faite. Nous devons aller plus loin. Les revendications sont justes », a assuré le chef de file de LREM. En réanimation, la majorité des admis ne sont pas vaccinés, et présentent même un faux passe sanitaire, mettant ainsi leur santé en danger. Sur le sujet, Christophe Castaner appelle à « la lucidité » et surtout : la vaccination.

episode sybel imglogo play

76 - Thierry Breton - 13 décembre 2021

Lors d'une allocution diffusée dimanche 12 décembre 2021 dans la soirée à la télévision britannique, Boris Johnson a tiré la sonnette d’alarme, considérant que le variant Omicron, arrivait tel un véritable « un raz-de-marée » sur le pays. Outre-Manche, le niveau d’alerte a été relevé le même jour. Selon le Premier ministre britannique, les deux doses de vaccin ne suffisent pas. C’est la raison pour laquelle il a indiqué que la dose de rappel sera ouverte à tous les plus de 18 ans, à partir de fin décembre. « En ce qui concerne la gestion de la pandémie, en Europe, on ne prend plus la parole de M. Johnson comme l’Alpha et l’Omega. On a vu le résultat en Grande-Bretagne qui a été plutôt éradique », a affirmé Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur, invité dans les 4 Vérités, lundi 13 décembre, sur France 2. Il estime que le chef du gouvernement britannique « n’est pas crédible » sur le sujet. Sur la progression épidémique, dans les pays européens très vaccinés comme la France, le commissaire européen se veut rassurant. « On est plutôt au sommet du pic et peut-être même qu’il commence à décroître », a-t-il assuré. « On va espérer pour les Britanniques que cela se passe bien ». Sur le variant Omicron, Thierry Breton estime que l’Europe est « bien préparée », à condition de poursuivre la vaccination. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a récemment mis sur la table la possibilité d’un débat autour de l’obligation vaccinale en Europe. Cette mesure est notamment envisagée en Allemagne et déjà prévue en Autriche. « Je trouve que ce que l’on a fait en France et en Italie, avec le passe vaccinal, me semble la bonne formule », estime Thierry Breton. La cinquième vague épidémique, scénario imprévu de cet hiver, sera-t-elle un frein à la reprise économique ? « Tant que la planète entière ne sera pas vaccinée, il y aura des foyers et il faudra se préparer à ce qu’il y ait d’autres variants. Mais désormais nous sommes bien préparés. Ceux qui ont dû refermer, sont ceux qui n’ont pas assez vacciné, notamment en Europe de l’Est », a-t-il affirmé. « L’Europe est le continent le plus vacciné au monde. On apprend à vivre avec ». Inflation : l'heure du durcissement  Partout dans le monde, l’inflation ne cesse de peser sur le pouvoir d’achat des ménages. Jeudi 16 décembre 2021, les vingt-quatre membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) doivent se réunir pour donner les orientations de la politique monétaire en zone euro. « Il est possible que les mesures d’assouplissement soient durcies. Il faudra commencer à sortir en douceur de cette situation », a commenté le commissaire européen. Est-ce la fin du « quoi qu’il en coûte » ? « Il va falloir commencer à le lisser. Il y aura sûrement un allègement de la dette », a-t-il conclu. Plutôt partisan de la rigueur budgétaire, le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz est, ce lundi 13 décembre, à Paris, pour rencontrer le ministre de l'Économie français Bruno Lemaire.

episode sybel imglogo play

75 - Frédéric Valletoux - 11 décembre 2021

La cinquième vague épidémique continue de sévir. Plus de 55 000 nouvelles contaminations ont été enregistrées les dernières 24 heures. Dans les hôpitaux, la tension monte. Sept régions ont déjà déclenché le plan blanc, pour permettre de reprogrammer les opérations considérées comme non-urgentes pour faire de la place aux patients atteints du Covid-19, qui sont majoritairement des non-vaccinés.  Selon le ministre de la Santé, Olivier Véran, le plan blanc devrait bientôt passer à l’échelle nationale. « Cela fait deux ans que les hospitaliers sont mobilisés. Les forces s’essoufflent. On fera face, mais la question, c’est à quel prix », affirme Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France. Dans un contexte de forte tension d’effectifs, les déprogrammations d’opérations et les réajustements de services vont reprendre. « On sait que la période hivernale va être difficile pour l’hôpital. Il faut que l’ensemble des professionnels de santé, notamment dans le privé, se mobilisent au côté des hospitaliers, comme lors de la première vague, pour retrouver une sorte d’union sacrée sanitaire. L’hôpital ne peut pas être le seul rempart contre l’épidémie », a-t-il alerté, au micro de Guillaume Daret. Pour faciliter la prise en charge de patients et soulager l’hôpital autant que possible, en cette fin d’année, Frédéric Valletoux plaide pour une « permanence des soins », sur l’ensemble du territoire. L’idée ? « Veiller à ce que tous les cabinets de libéraux ne ferment pas en même temps ». Mais la priorité reste : la vaccination. Faut-il la rendre obligatoire ? « Je suis partisan de la vaccination obligatoire. Cela permettrait de préserver l’hôpital car cela préserve des formes graves. Dans les services de réanimation, 90% des patients pris en charge ne sont pas vaccinés », estime le responsable, qui déplore un système médical en crise et un manque de personnel. « Ces tensions existaient déjà avant le Covid. Après deux ans de crise, cela ne peut pas aller mieux », précise-t-il. L’objectif selon lui : reconstruire le système de santé, à l’hôpital et en ville, dans les prochaines années. La santé : sujet présidentiel ? Mais à six mois du scrutin, le sujet de la santé semble être absent des débats. Frédéric Valletoux convie l’ensemble des candidats déclarés à se réunir, le 17 mars prochain, afin de développer leur vision de la santé devant le personnel soignant, mais aussi de mettre quelques propositions sur la table. « La santé ne doit pas être l’oubliée de l’élection présidentielle. C’est tout le système qui est à revoir. Cela prendra plusieurs années », renchérit-il.

episode sybel imglogo play

74 - Barbara Pompili - 10 décembre 2021

Emmanuel Macron a détaillé, jeudi 09 décembre 2021, lors d'une conférence de presse à l'Élysée, sa vision et ses projets pour la présidence française au Conseil de l'Union européenne qui démarre le 1er janvier, pour une durée de six mois. Il a notamment plaidé pour l’instauration d’une taxe carbone, aux frontières de l’UE. Le principe ? « Concilier compétitivité et ambition industrielle avec l'ambition climatique », a ainsi déclaré le chef de l’État dans son discours. « L’objectif de la présidence de l’UE, c’est de rendre l’Europe souveraine, notamment sur le plan climatique », a renchéri Barbara Pompili, invitée sur le plateau des 4 vérités, sur France 2. Cette proposition a été pointée du doigt, notamment par les pays émergents, qui reprochent son caractère discriminatoire. « Tout le monde doit respecter les mêmes règles. Nous allons travailler sur sa mise en œuvre avec nos partenaires. L’idée est que les normes qui s’appliquent chez nous, soient des normes qui s’imposent aux autres », a assuré la ministre. Au rang des priorités, Emmanuel Macron a également émis le souhait de réfléchir à un instrument européen pour lutter contre la déforestation importée. L’idée ? « Interdire l’importation dans l’Union européenne de soja, de bœuf, d'huile de palme, bois, cacao, café, quand ils contribuent à la déforestation » dans leur pays de production, a précisé jeudi le locataire de l’Élysée. « Sur un certain nombre de produits, nous aurons des cahiers des charges bien précis qui feront que les entreprises devront indiquer d’où viennent leurs produits et n’auront plus le droit d’importer d’endroits où il y a eu de la déforestation », a indiqué Barbara Pompili. La difficulté sera donc de convaincre et de diffuser cette idée dans les 27 pays membres. Les Verts : « Pris dans une tentation groupusculaire » À six mois du scrutin, la gauche peine à décoller dans les sondages et à s’unir autour d’un candidat. « Si j’ai quitté les Verts c’est parce que justement ils sont toujours dans cette tentation groupusculaire et n’arrivent pas à sortir de leur petites bisbilles. Ils ne se mettent pas à la hauteur des débats que l’on a besoin d’avoir », a déploré cette ancienne membre d’Europe Écologie Les Verts (EELV). Et de poursuivre : « Malheureusement, ils ne sont pas efficaces, à cause de cette stratégie. Je trouve ça dommage, car on a besoin de retrouver un débat de haut niveau à gauche ». À l’heure actuelle, Emmanuel ne s’est pas encore déclaré candidat à l’élection présidentielle, mais il n’hésite pas à tacler ses opposants, notamment Éric Zemmour, en creux. « Éric Zemmour est fragile sur le fond et sur la forme, il ne sait pas se maîtriser. C’est normal de combattre ce genre d’idées et de personnes », a-t-elle conclu.

episode sybel imglogo play

73 - Olivier Véran - 09 décembre 2021

Près de 60 000 nouveaux cas de Covid ont été enregistrés en 24 heures, en France, mercredi 8 décembre, et 172 nouveaux décès ont été déplorés en l'espace d'une journée. Face à la flambée de l’épidémie, certaines régions ont d’ores et déjà activé le plan blanc dans leurs hôpitaux, afin d'éviter un engorgement. « Le Plan blanc sera probablement national dans les prochains jours. Cela permet de mobiliser toutes nos forces vers un objectif : soigner contre le Covid et sauver des vies », a commenté le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, invité sur le plateau des 4 Vérités, jeudi 9 décembre, sur France 2. Tous les territoires sont touchés. « Désormais, il y a un malade qui entre en réanimation toutes les 6 minutes », alerte-t-il, rappelant la nécessité de la vaccination. À la veille des fêtes de fin d’année, le gouvernement a annoncé lundi 6 décembre certaines restrictions sanitaires comme la fermeture des discothèques, le port du masque obligatoire en intérieur et vivement recommandé le télétravail. À ce stade, de nouvelles mesures sanitaires sont-elles à prévoir ? « Nous n’avons pas besoin d’imposer des restrictions, les Français savent comment se prémunir du virus. C’est une prise de conscience collective », a-t-il affirmé, appelant également au respect de gestes barrière. La campagne de vaccination se poursuit. Première dose ou de rappel, les Français sont vivement encouragés à franchir le cap. À partir du 15 décembre, les enfants de 5 à 11 ans, les plus fragiles, pourront également se faire vacciner. Néanmoins, ils sont nombreux à ne pas trouver de rendez-vous. « La France est un des pays au monde où l’on vaccine le plus. Il faut aller plus vite, plus fort. Il y a urgence », a martelé le ministre. Plus de 4 millions de doses de vaccin à ARN messager vont ainsi être déployées pour la vaccination en ville. « Je vais signer un arrêté pour autoriser et inciter les pharmaciens qui le souhaitent, à ouvrir tous les dimanches sans limitation, sur les mois de décembre et de janvier », a annoncé Olivier Véran. Sur BFM TV, mercredi 8 décembre, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a évoqué la possibilité d’une quatrième dose. « Ce Coronavirus nous a appris à réinterroger toutes nos certitudes. La priorité, c’est le respect des gestes barrière et de distanciation sociale », a-t-il assuré. Sur la quatrième dose ? « Il y a trop d’incertitudes. Cette réponse n’existe pas. C’est une hypothèse et peut-être que ça arrivera ». La variant Omicron continue de sévir Sur la compatibilité du vaccin avec le nouveau variant Omicron, les dernières données semblent rassurantes. « Le variant Omicron est bien plus contagieux que le Delta. En revanche, selon les premières données scientifiques, il semblerait moins dangereux. Mais il faut rester prudent. Nous faisons tout pour limiter la diffusion du variant Omicron. Tant que nous n’avons pas la certitude de ce que disent les premières données scientifiques internationales, toutes les mesures de précautions et de préventions sont mises en œuvre », a-t-il conclu. À l’échelle européenne, l’idée de la vaccination obligatoire fait son chemin. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que l'UE devrait avoir une "discussion" sur le sujet. « Nous faisons tout pour être prêts, sans perdre une seule journée », a conclu Olivier Véran.

episode sybel imglogo play

72 - Anne Hidalgo - 08 décembre 2021

Face à la flambée de l’épidémie, le gouvernement a annoncé la fermeture des discothèques, le haussement du protocole sanitaire dans les écoles et encouragé le recours au télétravail. L’objectif de ces mesures ? Éviter l’engorgement des hôpitaux. Face à cette forte tension, certaines villes comme Lyon ou Strasbourg ont d’ores et déjà déclenché le plan Blanc, qui permet de reprogrammer des activités afin de répondre aux besoins prioritaires. Dans le département du Rhône, le taux d’incidence a dépassé la barre des 600 pour 100 000 habitants, lundi 6 décembre. À Paris, la situation est aussi préoccupante. Un conseil de surveillance avec l’AP-HP doit se tenir cette semaine. « Cela m’inquiète beaucoup pour la suite. Il y a des choses que l’on apprend sur ce Covid, qui bouleversent un peu la donne », a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo, invitée sur le plateau des 4 Vérités, mercredi 8 décembre, sur France 2.  Selon une enquête Elabe pour L'Express et BFMTV, Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains à l’élection présidentielle, est donnée, pour la première fois, gagnante face à Emmanuel Macron au second tour avec 52% des suffrages. De son côté, la gauche semble inaudible. Aucun candidat de ce côté de l'échiquier politique ne dépasse les 10%, et la candidate du Parti socialiste ne cumule, à elle seule, que 3% des intentions de vote. Du jamais-vu. « Nous sommes au rendez-vous, mais il faut nous donner la parole sur les grands thèmes, plutôt que nous demander en permanence comment va Eric Zemmour. La gauche est à l’origine de toutes les grandes réformes françaises », affirme-t-elle au micro de Caroline Roux. Elle milite avec ferveur pour réconcilier la France avec la justice sociale et réduire les inégalités. « C’est ce que porte la gauche », assure-t-elle. Face à la montée de l’extrême droite française, Arnaud Montebourg a appelé, mercredi 8 décembre, dans le journal Libération, à l’unification des candidatures et des projets de gauche. « Ce qu’il faut c’est pouvoir porter notre vision. Mais vous savez très bien qu’une union, qui serait perçue comme artificielle, ne fonctionnerait pas. La question de fond, c’est avant tout de savoir quel projet nous proposons aux Français », affirme Anne Hidalgo. « Nous sommes minés par les inégalités. C’est cela qui fracture profondément notre pays et qui fait que les Français ont perdu confiance », renchérit la candidate, déterminée à porter ces valeurs jusqu’au bout. « J’ai des réponses. Je suis au rendez-vous pour combattre cette extrême droite et apporter des solutions de justice sociale. Je suis très heureuse d’être engagée dans cette campagne. La gauche peut réconcilier la France », a-t-elle conclu.

episode sybel imglogo play

71 - Didier Reynders - 07 décembre 2021

Regain de tensions entre l’Ukraine et la Russie. Lundi 6 décembre, les dirigeants de l’Allemagne, des États-Unis, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni ont d’ores et déjà « exprimé leur détermination à ce que la souveraineté » de l’Ukraine « soit respectée », a indiqué l’Élysée. Mardi, le président américain Joe Biden doit s’entretenir avec Vladimir Poutine par visioconférence. Il n’exclut pas la menace de sanctions économiques. « Il est important d’avoir une très grande fermeté », a exprimé Didier Reynders, commissaire européen à la Justice, invité sur le plateau des 4 Vvérités sur France 2, mardi 7 décembre. Et d’ajouter : « Il faut rappeler la souveraineté de l’Ukraine, mais aussi les capacités de réaction, qui vont vers des sanctions économiques. Et les sanctions ont un effet. La fermeté est de rigueur, mais il faut ouvrir le dialogue et organiser une désescalade ». Face à la flambée de la cinquième vague épidémique, la Commission européenne a élaboré les conditions du pass sanitaire européen pour permettre de circuler entre les pays de l’Union. Sa validité s’étendra sur une durée de neuf mois. « Près de 750 millions de certificats émis et plus d’une cinquantaine de pays sont connectés », a annoncé Didier Reynders, rappelant la nécessité de la vaccination. Sur ce point, la Commission européenne encourage les États membres à conditionner la validité du pass sanitaire à la troisième dose. Europe au cœur de l’enjeu migratoire À cinq mois du scrutin, les questions migratoires européennes sont un des enjeux majeurs de la campagne. De passage à Lesbos, en Grèce, le pape François a décrit une Europe « déchirée par ses égoïsmes ». « Nous n’arrivons pas encore à tomber sur un accord entre les États membres. J’espère que lors de la présidence française qui va s’ouvrir au premier janvier prochain, on va pouvoir progresser », a expliqué le commissaire européen. En France, de nombreux candidats à l’élection présidentielle, notamment à droite, souhaitent durcir les conditions de droit d’asile. « Si chaque pays veut reprendre une certaine liberté dans le domaine migratoire, on court à la catastrophe. Un pays seul ne va pas s’en sortir », précise-t-il, appelant à trouver une « nouvelle politique à l’échelon européen ». Alors que des partis radicaux d’extrême droite s’imposent de plus en plus en Europe, l’enjeu migratoire est de taille. « Cela complique très fortement la recherche d’un accord à l’échelle européenne. Plus les positions sont radicales, plus il est difficile de mettre les 27 d’accord. C’est inquiétant », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

70 - Sébastien Chenu - 06 décembre 2021

La cinquième vague de Covid-19 continue de sévir sur la France. Pour tenter d’endiguer ce nouvel épisode, un nouveau conseil de défense sanitaire doit se tenir, lundi 6 décembre 2021, dans la matinée. Ces dernières 24 heures, 42 252 nouveaux cas de coronavirus ont été détectés, 11 526 personnes sont hospitalisées, dont 2 066 en réanimation. Ainsi, le gouvernement réfléchit aux dernières mesures pour freiner la propagation du virus, faute de quoi, il faudrait avoir recours à des restrictions plus fortes. « Le gouvernement ne prend pas de mesures de fond », estime Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national, invité des 4 Vérité, lundi 06 décembre, sur France 2. « On voit bien que la vaccination n’est pas la réponse à tout ».  Le gouvernement réfléchit notamment à la vaccination des enfants. « J’y suis très réservé. Les enfants font moins de formes graves. La balance bénéfice-risque n’est pas suffisamment claire », précise le responsable, qui appelle le gouvernement à mettre en place une « stratégie à longue échéance ». Dimanche 5 décembre, Éric Zemmour, qui vient officiellement de se déclarer candidat à l’élection présidentielle, a tenu son premier meeting de campagne au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), près de Paris. Le premier grand rassemblement a été marqué par de nombreux incidents : des journalistes ont été pris à partie, des militants de SOS Racisme tabassés… « Je condamne toutes les formes de violence. Il faut être très ferme. Cependant, il y a aussi un côté provocation, destiné à perturber le meeting. Quand on est un militant très hostile à un candidat ce n’est pas responsable de venir avec le risque de se prendre des altercations », a expliqué Sébastien Chenu au micro de Jeff Wittenberg.  Malgré une baisse dans les sondages, Éric Zemmour continue de susciter un véritable engouement. Selon Marion Maréchal, Éric Zemmour comble « un besoin des électeurs ». « Je ne vois pas de valeur ajoutée à la candidature d’Éric Zemmour. Il n’apporte pas de solution. Sa radicalité ne peut pas mener au second tour. Je ne suis pas sûr que cela aille très loin », a assuré le responsable d’extrême droite, invitant l’éditorialiste à rejoindre la « dynamique d’opposition à Emmanuel Macron », avec Marine Le Pen. Le débat s'ouvre à droite  Dans le camp des Républicains, c’est finalement Valérie Pécresse qui a été investie comme candidate officielle de la droite pour l’élection présidentielle. Pour Sébastien Chenu, la candidate vise avant tout un poste de « premier ministre » avec Emmanuel Macron. Il invite également Éric Ciotti à rejoindre les rangs du Rassemblement national. « Marine Le Pen a un projet politique et une carrure présidentielle, reconnue à l’international. Elle répond exactement à ce dont on a besoin : de la cohérence, de la solidité et une certaine forme de réassurance », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

69 - Antoine Diers - 04 décembre 2021

Quelques jours après avoir officiellement déclaré sa candidature à la prochaine élection présidentielle, Éric Zemmour fera son premier meeting officiel, dimanche 5 décembre 2021, au Parc des Expositions de Villepinte en Seine-Saint-Denis. Un événement auquel s’oppose formellement le président PS du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, qui a lancé, jeudi soir, une pétition ainsi qu’un site pour tenter d’empêcher sa tenue. « C’est une raison de plus pour venir très nombreux à Villepinte, dimanche », estime Antoine Diers, un membre de la campagne d’Éric Zemmour, sur le plateau des 4 Vérités, samedi 4 décembre, sur France 2. « On va montrer par la masse de la mobilisation dimanche, que les Français soutiennent largement Éric Zemmour », a-t-il ajouté. Alors que la cinquième vague épidémique poursuit sa flambée, partout en Europe et au-delà, la tenue d’un tel événement interroge sur sa faisabilité. « Il y a un sujet sanitaire, mais il ne doit pas masquer les grandes difficultés auxquelles notre pays est confronté », a assuré Antoine Diers. « Il faut rassurer ceux qui veulent venir et leur dire que ce sera sécurisé », a-t-il ajouté. Selon lui, la crise sanitaire ne doit pas servir de « paravent » pour « l’ensemble des problèmes de la France ». « Il y a de nombreux autres sujets ». Éric Zemmour espère ainsi attirer les abstentionnistes et rassembler les déçus de l’extrême droite. Jeudi 2 décembre, Éric Ciotti a créé la surprise en se qualifiant pour le second tour de la primaire des militants Les Républicains, avec Valérie Pécresse, éliminant notamment le favori Xavier Bertrand, mais aussi Michel Barnier et Philippe Juvin. « Cela démontre qu’une droite courageuse, sans tabou, a le vent en poupe. Elle est incarnée par Éric Ciotti », a commenté Antoine Diers, adhérent au parti Les Républicains. Il l’assure : « Les électeurs Les Républicains attendent quelqu’un de courageux et Éric Zemmour incarne précisément l’attente de tous ses adhérents. Éric Zemmour est le candidat naturel d’une droite normale, type les Républicains ». Économie : « La solidarité nationale doit rester nationale » Certains observateurs pointent néanmoins du doigt le manque de programme et les lacunes de certaines de ses mesures économiques. « Le programme d’Éric Zemmour est extrêmement bien documenté. Au-delà des chiffres, nous sommes le seul pays à permettre aux étrangers d'accéder aussi facilement à nos aides sociales. La France peut choisir qui elle aide. Et cette solidarité nationale n’a de sens que si elle reste nationale », a conclu Antoine Diers.

episode sybel imglogo play

68 - Jean-Baptiste Lemoyne - 03 décembre 2021

La cinquième vague épidémique poursuit sa flambée. A l’aube des fêtes de Noël, une question rôde dans tous les esprits :  le Covid-19 peut-il empêcher les déplacements lors des vacances de fin d’année ? « Nous pourrons partir, dès lors que nous redoublons de responsabilités », a assuré Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie, qui encourage néanmoins un tourisme « bleu blanc rouge ». « Ce va nous permettre de souffler et de se retrouver. Faisons-le, en toute sécurité sanitaire ». Les Français qui résident à l’étranger pourront, eux, revenir en France, s’ils le souhaitent, en convertissant leur certificat de vaccination étranger en passe sanitaire. Les périodes de fêtes de fin d’années représentent une manne importante pour les acteurs du tourisme. Alors que de nombreuses stations de ski ouvrent ce week-end, les professionnels du secteur s’inquiètent. Le responsable l’assure : le tourisme est une des priorités nationales. « Effectivement, il y a un petit coup de frein depuis une dizaine de jours. Notamment dans l’événementiel, car la mobilité est un peu plus complexe. Naturellement, nous allons travailler avec eux et voir s’il y a besoin de les accompagner. On ne les lâchera pas », a-t-il ajouté. Un nouveau Conseil de défense sanitaire aura lieu lundi 6 décembre 2021, afin de voir s’il faut envisager « des mesures complémentaires », a déclaré le Premier ministre, Jean Castex. « Si on fait tous les efforts, oui, on peut s’en sortir et faire face à cette nouvelle vague en évitant un trop grand nombre d’hospitalisations », a affirmé Jean-Baptiste Lemoyne, en invitant toutes les personnes éligibles à se faire vacciner. Les Républicains : « une droite sans leader ni projet » Surprise dans le camp de droite. Après un mois de campagne en interne, les militants Les Républicains ont fait leur choix. À l’issue du premier tour, jeudi 2 décembre 2021, c’est finalement Éric Ciotti (25,59%) et Valérie Pécresse (25%) qui se sont qualifiés pour le second tour, éliminant ainsi Michel Barnier (23,93%), le favori Xavier Bertrand (22,36%) et Philippe Juvin (3,13%). « C’est une droite sans leader, sans projet. (…) Aujourd’hui lorsque l’on porte des valeurs de droite, on peut se reconnaître dans le projet porté par le président de la République », a commenté Jean-Baptiste Lemoyne. « Valérie Pécresse, derrière le sourire, c’est la hache. Lorsqu’elle s’en prend au pouvoir d’achat ou aux effectifs de la fonction publique, elle n’y pas de mains mortes. Toutes ses réalisations et leur brutalité vont faire ouvrir les yeux sur ce qu’elle est », a-t-il conclu.v

episode sybel imglogo play

67 - Hervé Morin - 02 décembre 2021

L’épidémie de Covid-19 continue sa flambée. En France, près de 50 000 nouvelles contaminations sont recensées quotidiennement. Depuis le 28 novembre 2021, la troisième dose de vaccination est ouverte à tous les majeurs de plus de 18 ans. Elle est vivement recommandée par le gouvernement. Or, le boom de la demande ces derniers jours a entraîné une saturation des centres de vaccination. Il faut parfois attendre plusieurs semaines pour obtenir un rendez-vous. Pour le moment, la vaccination obligatoire a été écartée par le ministre de la Santé, Olivier Véran, néanmoins, cette question s’impose de plus en plus dans les débats.  En Allemagne, le futur chancelier, Olaf Scholz s’est déclaré personnellement favorable à l’obligation vaccinale pour tous les Allemands d’ici le mois de février. Une proposition de loi en ce sens devrait être soumise au parlement avant la fin de l’année. « Je considère que le mieux serait la vaccination obligatoire » a estimé Hervé Morin, président du Conseil régional de Normandie, invité sur le plateau des 4 Vérités, jeudi 2 décembre 2021, sur France 2. Il précise : « La non-vaccination obligatoire amène à une autre atteinte à la liberté qui est l’existence du passe sanitaire, une police permanente dans nos déplacements ». A cinq mois de l’élection présidentielle, l’agenda ne semble néanmoins pas propice à une telle mesure. Depuis mercredi 1er décembre, les militants Les Républicains ont commencé à voter pour élire leur représentant à la prochaine élection. Ce jeudi, les deux finalistes devraient être connus. « Je suis convaincu de la capacité des électeurs LR de choisir un candidat qui soit acceptable pour une grande majorité des Français », a commencé Hervé Morin, réaffirmant pleinement son soutien à Valérie Pécresse. Éric Zemmour : « Tout ce que je déteste » Les pronostics de la droite sont vivement perturbés par la candidature d’Éric Zemmour, qui a officialisé sa candidature il y a deux jours. L'ancien éditorialiste suscite beaucoup de critiques, mais aussi beaucoup d’engouement. Initialement prévu au Zénith, à Paris, dimanche 5 décembre, son premier meeting a finalement été déplacé au Parc des expositions de Villepinte, pour pouvoir accueillir plus de monde. « Éric Zemmour incarne tout ce que je déteste en politique. Sa candidature relève presque de la psychiatrie », a jugé Hervé Morin. « On ne peut pas avoir à la tête du pays, quelqu’un qui porte un message de division et de haine », a-t-il renchéri, appelant au rassemblement du pays. « En partant sur un tel discours, vous êtes par avance, en échec absolu », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

66 - Stanislas Guerini - 01 décembre 2021

La situation sanitaire est « en train de s’aggraver », a souligné, mardi 30 novembre 2021, le ministre de la Santé, Olivier Véran. Ces dernières 24 heures, 47 000 nouvelles contaminations ont été comptabilisées, soit un seuil qui pourrait bientôt dépasser celui du pic de la troisième vague de l’épidémie de Covid-19, il y a quelques mois. La semaine dernière, le ministre de la Santé a annoncé de nouvelles mesures pour contenir l’épidémie : le renforcement des gestes barrière, le retour du masque à l’intérieur, mais aussi la généralisation de la troisième dose de vaccination. « La vaccination reste la protection absolue. On a huit ou neuf fois moins de chances d’être hospitalisé quand on est vacciné. Cela reste la clé absolue », a réaffirmé Stanislas Guerini, invité sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, mercredi 1er décembre 2021. En Europe, beaucoup de pays doivent faire face à une flambée de l’épidémie. Au Pays-Bas, où 84 % de la population est vaccinée, les mesures sanitaires ont été durcies. Depuis le dimanche 28 novembre, les cafés et restaurants sont ainsi contraints de fermer à 17 heures. « Il faut tout faire pour ne pas avoir à reconfiner le pays. Il ne faut pas se tromper de responsabilités. Il y a des contraintes, assumées, qui pèsent sur les personnes qui ne sont pas vaccinées, pour les inciter à tout prix à se faire vacciner », a ensuite rappelé le délégué général de LREM. Alors qu’un nouveau Conseil de défense sanitaire doit se tenir ce mercredi 1er décembre, il assure : « Le confinement n’est pas à l’ordre du jour ». Cependant : « Il ne faut rien exclure ». Élection présidentielle : combattre l’extrême droite Mardi 30 novembre, Éric Zemmour s’est officiellement déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle. À cinq mois du scrutin, la campagne présidentielle est bel et bien lancée. « La France est plus belle qu’un petit personnage qui a une petite vision du pays », a commenté Stanislas Guerini. Si Éric Zemmour accuse une légère baisse dans les sondages, Marine Le Pen, elle, progresse. A eux deux, ils comptabilisent un tiers des intentions de vote. « L’extrême droite est bel et bien là, dans notre pays, et elle doit être combattue de toutes nos forces », a affirmé le responsable, appelant au rassemblement et l’union des « forces progressistes ». « Le nouveau clivage, c’est ceux qui croient au progrès et ceux qui ne proposent que le déclin ». Stanislas Guerini l’assure : si Emmanuel Macron se représente, il sera « derrière lui ». Richard Ferrand, Édouard Philippe, François Bayrou... Lundi 29 novembre, les chefs de file de la ‘Macronie’ se sont rassemblés à La Maison de la Mutualité (Paris Ve), pour lancer le mouvement « Ensemble citoyens ! », une association politique qui a pour but de promouvoir l’action du président de la République, et soutenir sa réélection. Cependant, le manque de représentation féminine a été vivement remarqué par les observateurs. « Les femmes seront bien présentes dans nos instances dirigeantes qui seront paritaires », a assuré Stanislas Guerini.

episode sybel imglogo play

65 - Fabien Roussel - 30 novembre 2021

 Jeff Wittenberg reçoit Fabien Roussel, candidat du Parti communiste à la présidentielle dans les 4 vérités.  Voilà plusieurs jours que la mobilisation contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants en Guadeloupe a viré au règlement de compte. Les protestations conduites par le durcissement des règles sanitaires ont soulevé des revendications sociales, conséquences d’un état d’Outre-mer en proie à une crise économique sans précédent. Avec 34,5% de la population vivant sous le seuil de pauvreté national et un taux de chômage touchant près de 19% de la population active et 35% des jeunes, la Guadeloupe pousse un ultime cri de détresse sous fond de violences urbaines. Tandis que la question sous-jacente de l’indépendance n’est pas écartée par le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, Fabien Roussel entend la colère de ces territoires et dénonce cette mesure « contre-feu » qui n’aura aucune incidence sur la résolution de la crise des prix. Le secrétaire national du Parti communiste condamne l'ultimatum posé en réponse au déferlement de violence au cœur des manifestations et l’absence de réponses du gouvernement métropolitain : « Ils attendent des réponses à leurs urgences qu’ils portent depuis des mois pacifiquement ».  Pour le député candidat à l’élection présidentielle 2022, la hausse des prix pratiqués en Outre-mer ainsi que la négligence totalement assumée des élus après l’affaire des pesticides dans les plantations de bananes sont des échecs du principe même de République. Quant à la gestion de la crise sanitaire, le membre du PCF appelle à une appréciation de la situation pour chaque territoire afin « d’adapter » le protocole avant d’affirmer solennellement qu’il faut « faire une exception » concernant la vaccination du personnel soignant.  Covid : le retour du « quoi qu’il en coûte » ?  Sur le banc des invités des 4 vérités, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, affirmait le 20 novembre 2021 « nous serons toujours là pour protéger en toutes circonstances les salariés et les entreprises ». Face à l’arrivée massive de la cinquième vague et notamment du nouveau variant Omicron qui inquiète, la politique du ‘quoi qu’il en coûte’ semble plus que jamais d’actualité. Face à ces nouvelles mesures qui se profilent à l’horizon, Fabien Roussel s’insurge et pousse un « cri de colère » : « Dans notre pays en ce moment, plus de 1000 emplois sont menacés dans la métallurgie ». Coup de Trafalgar de la part de l’État et de l’entreprise Renault ? Pour cet ancien élu local, les géants industriels n’honorent pas leurs engagements et le plan de reprise n’est pas viable. Pour « réindustrialiser » la France, il préconise de « mettre sous cloche chacune des entreprises pour leur permettre de se moderniser ». Fermement engagé dans la course à l'Élysée, Fabien Roussel annonce avoir des « propositions pour maintenir ces emplois, ces usines et ces compétences ».  Tandis que les candidats sont sur les starting-blocks et s’acheminent progressivement sur les routes de France pour faire campagne, un présumé candidat manque toujours à l’appel n’ayant pas officialisé sa candidature. Alors que le polémiste Éric Zemmour devrait enfin se prononcer, Fabien Roussel s’est présenté devant l’assemblée dans le but de « rendre inéligible toute personne condamnée pour incitation à la haine ». Serait-ce une tentative pour l’écarter du jeu politique ? Le conseiller municipal de Saint-Amand-les-Eaux souhaite bannir « les propos racistes et antisémites du débat public ». « La loi rien que la loi », c’est l’unique volonté du militant communiste qui érige la loi Gayssot de 1990.  Pour conclure, Fabien Roussel écarte toute alliance avec Jean-Luc Mélenchon et fera campagne seul pour défendre et porter « Une gauche républicaine, sociale, laïque et écologiste ».

episode sybel imglogo play

64 - Bruno Le Maire - 29 novembre 2021

Jour après jour, la cinquième vague de Covid-19 progresse, d’autant plus avec l’irruption du variant sud-africain Omicron. Huit cas « possibles » de contaminations au variant Omicron ont été détectés en France, a annoncé le ministère de la Santé, dimanche 28 novembre. Jeudi 25 novembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran a annoncé de nouvelles mesures sanitaires comme la généralisation de la troisième dose et le retour du masque à l’intérieur… Sont-elles suffisantes pour contenir la nouvelle flambée de l'épidémie ? « Elles sont nécessaires. Elles permettront d'avoir la vie la plus normale possible et à l’économie de tourner correctement », a estimé le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, invité sur le plateau des 4 Vérités, lundi 29 novembre 2021, sur France 2. Le ministre se dit serein concernant la croissance française. « Elle repose sur des bons fondamentaux », a-t-il précisé, appelant à garder son « sang-froid ».  Les points de préoccupation ? Les difficultés d’approvisionnement, notamment dans le secteur du bâtiment ou l’industrie automobile, mais aussi celles du recrutement, dans l’hôtellerie ou la restauration, et l’inflation. À l’aube de la période des fêtes de Noël, une des périodes les plus fastes pour les commerçants, faut-il s’attendre à de nouvelles mesures restrictives ? « Nous devons tout faire pour les éviter. Cela dépend de notre comportement et de nos choix individuels », a rétorqué le responsable. Il l’assure : « Nous serons toujours là, pour protéger les salariés et les entreprises ». Dans ce cadre, Bruno Le Maire a annoncé le prolongement du contrôle renforcé des investissements étrangers d’une année supplémentaire. Bruno Le Maire a demandé, la semaine dernière, le déréférencement du site Wish des moteurs de recherche et des magasins d’applications, en raison de la non-conformité des produits vendus. Or, pour le moment, les plateformes ne semblent pas avoir réagi. « Je leur laisse encore quelques jours, le bénéfice du doute. Ensuite, je porterai l’affaire devant la justice et ils seront condamnés », a assuré le ministre. Sur le sujet, il se montre extrêmement ferme : « Les géants du numérique ne sont pas au-dessus des lois ». Quant au site Wish : « Soit il obéit aux règles de protection des consommateurs, soit non seulement, je demanderai son déréférencement, mais j’interdirai aussi la présence de Wish sur le territoire français ». Crise aux Antilles : vers un retour au calme ? En pleine crise aux Antilles, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, est arrivé en Guadeloupe, dimanche 28 novembre. Quelques jours auparavant, il avait affirmé que le gouvernement était « prêt » à évoquer la question de l'autonomie si cela pouvait permettre de « résoudre les vrais problèmes du quotidien des Guadeloupéens ». Des propos qui ont suscité une vive polémique. Bruno Le Maire a d’abord soutenu son homologue et défendu son action. « Rien n’est possible sans le rétablissement de l’ordre et le retour au calme. Il faut ensuite répondre aux inquiétudes économiques et sociales. Enfin, sur certains sujets spécifiques, il faut peut-être donner plus de responsabilités aux acteurs locaux », a-t-il rappelé, ne souhaitant pas raviver la polémique. A quelques jours du congrès Les Républicains, qui investira le candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle, Bruno Le Maire a déploré un certain nombre « d’angles morts » dans les débats, comme le numérique ou la question environnementale.

episode sybel imglogo play

63 - Alain Bauer - 27 novembre 2021

La cinquième vague continue de sévir partout en Europe. Plus contagieux que le Delta, plus résistant aux vaccins, le variant Omicron, détecté en Afrique du Sud, est déjà présent dans de nombreux pays et inquiète. La pandémie contribue-t-elle à la montée de la violence ? « Fin 2020, Le niveau "d’homicilité", la violence ultime, était à son plus haut niveau historique et en 2021, cela ne devrait pas être mieux », analyse Alain Bauer, professeur de criminologie, invité sur le plateau des 4 vérités, samedi 27 novembre, sur France 2. Face à la généralisation du pass sanitaire et de la vaccination, certains opposants se montrent très virulents. « Je vois une montée de la ragosphère, des gens enragés de tout et contre tout. (…) Il y a aussi une disparition de la confiance à l’égard du gouvernement, des médias mais aussi de la science », ajoute-t-il, au micro de Jeff Wittenberg. « La "toutologie" des chaînes d’information en continue a entraîné la disparition de LA vérité, pour des tas de vérités alternatives. Et les réseaux sociaux ne font qu’accentuer les choses ». Alain Bauer vient de sortir un livre baptisé « L'encyclopédie des Espionnes et des Espions - Dans l'ombre des légendes » (Grund), dans lequel il retrace plus de 3 200 ans de renseignement, de l'Antiquité aux dernières avancées technologiques de l'espionnage 2.0. Alors que le procès du 12 novembre se poursuit à Paris, faut-il s’interroger sur certaines failles du système de renseignements français ? « Au Bataclan, c’était un dispositif très organisé, venant d’un pays étranger, sur lequel la capacité des renseignements français était très limitée. En revanche, on aurait pu faire beaucoup mieux dans l’affaire de Charlie Hebdo et de l’hyper casher », estime le professeur. Sur un autre sujet, Alain Bauer est également un ancien inspecteur de guide gastronomique. À ce titre, il publie également un ouvrage intitulé « Confession gastronomiques », (Fayard), dans lequel il dialogue avec 59 grands chefs gastonomiques. Yannick Alléno, Anne-Sophie Pic, Marc Veyrat… Ils évoquent leur parcours, leur avenir. « Il y a une ancienne génération qui veut préserver sa maison, une nouvelle génération qui veut entrer dans le paysage. Il y a aussi beaucoup de cheffes qui sont en train de s’implanter. Chacun ont eu l'inquiétude d’être arrêtés en plein vol, de sauver leur métier. Il y a une crise sociale considérable dans le milieu de l’hôtellerie-restauration », décrypte le spécialiste. Et de conclure : « C’est aussi une gastronomie qui doit revenir aux fondamentaux, de ce que sont la culture et les traditions nationales ».

episode sybel imglogo play

62 - Roselyne Bachelot - 26 novembre 2021

Théâtre, cinéma, musées : retour du masque partout Olivier Véran, ministre de la Santé a fait des annonces pour tenter d’endiguer la recrudescence des cas de contamination au Covid-19. Lors d’un point presse, l’élu a notamment mis en avant la nécessité d’une troisième dose pour conserver son pass sanitaire mais prône aussi un retour des masques dans les lieux publics fermés ce qui est le cas des théâtres, des cinémas et des musées. Cependant, d’après une étude rendue publique par l’Institut Pasteur, ces lieux ne sont pas les endroits où la contamination est la plus élevée. Roselyne Bachelot, ministre de la Culture est l’invitée des 4 vérités et répond aux questions de Jeff Wittenberg. « C’est une étude intéressante mais elle date un peu, elle a été faite du mois de mai au mois d’août 2021. Nous sommes face à une vraie flambée de l’épidémie, ce que nous avons appelé une cinquième vague. Il faut donc prendre des mesures qui préservent les lieux de culture : donc pas de fermeture, pas de couvre-feu, pas de mesure de jauge. » Le pass sanitaire est toujours demandé pour accéder à ces lieux de culture. Il prouve la totale vaccination ou un test PCR avec un résultat négatif réalisé dans les 48 heures. Selon la ministre de la Culture, le masque est un faisceau de mesures de protection avec la vaccination, le pass sanitaire et les gestes barrières. D’après Roselyne Bachelot, la fréquentation des lieux de culture remonte mais ‘mollement’. Cependant, l’ancienne élue UMP ne pense pas que les dernières mesures annoncées vont freiner cette reprise d’activité. « Je pense qu’au contraire, les Français vont pouvoir se dire qu’ils vont se divertir mais en sécurité grâce au masque, au pass sanitaire. » Concernant les cinémas, la ministre confirme qu’il y a bien eu une diminution du public mais que les aides aideront ce secteur touché par la crise du coronavirus. « Je suis allée annoncer à la Fédération nationale du cinéma français une aide de 34 millions d’euros pour accompagner tous les secteurs du cinéma » et d’ajouter « les aides du ‘quoi qu’il en coûte’ ont été modulées selon la crise car elles ont été créées au départ sur un secteur du spectacle fermé. Il y a une aide à des coûts fixes pour permettre au monde de la culture d’enjamber la crise. » Agressions sexuelles : le temps des paroles Roselyne Bachelot a annoncé jeudi 25 novembre que le théâtre, comme le monde du cinéma, doit se mettre à lutter plus efficacement contre le harcèlement sexuel et sexiste. Le mouvement #MeToo ne doit pas être seulement sur les plateaux de cinéma mais aussi sur les planches des théâtres. La ministre l’affirme, elle continue la lutte ardente contre les violences sexuelles et sexistes ainsi que le harcèlement. « Il y a avait le monde du cinéma, celui de la musique et du spectacle vivant. Je conditionne les aides que nous versons dans les lieux de spectacles vivants. 1 249 structures sont concernées et 272 millions d’aides sont allouées pour développer une stratégie qui vise à respecter le code du travail dans le domaine, créer des structures de recueil du signalement de la parole, de traiter tous les cas signalés, faire une formation sur les équipes de direction mais aussi sur l’ensemble des salariés des entreprises du spectacle vivant et aussi faire un diagnostic global des actions qui sont menées année par année » termine Roselyne Bachelot.

episode sybel imglogo play

61 - Éric Coquerel - 25 novembre 2021

Au moins 27 migrants, qui tentaient de gagner le Royaume-Uni, mercredi 24 novembre, sont morts dans le naufrage de leur embarcation dans la Manche, au large de Calais (Pas-de-Calais). «  La France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière », a réagi, mercredi soir, le chef de l'État, Emmanuel Macron. Une réunion d'urgence interministérielle se tiendra jeudi 25 novembre autour du Premier ministre. Un drame inédit qui a provoqué une véritable onde de choc et pose aujourd’hui la question de la responsabilité. En quelques heures, cinq passeurs suspectés ont été arrêtés. « Si on veut éviter le chaos dans notre pays, il faut des centres d’accueil digne de ce nom, pour faire les premiers travaux administratifs d’hébergement. Il faut aussi mettre des moyens dans l’Ofpra et régulariser ceux qui travaillent en France depuis des années », a estimé Éric Coquerel, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis, qui souhaite également revoir les accords du Touquet. « Il faut arrêter d’avoir le cœur endurci. Des personnes meurent sur nos littoraux. Nous avons les moyens de l’empêcher, nous ne le faisons pas. Il faut revenir à cette question, d’abord et avant tout », a martelé l'élu.  En 2020, la France a accordé plus de 220 000 titres de séjour et 25 000 demandes d’asile. La France doit-elle en accueillir davantage ? Pour Éric Coquerel, il faut argumenter et convaincre. « La question, c’est déjà d’accueillir dignement ceux qui sont là. Nous créons les conditions qui font que cela se termine par des noyés dans la Manche ou la Méditerranée ou encore des situations marginalisées ». Selon le député, il faut appréhender les choses concrètement, « de manière humaine et réaliste.  L’inverse de ce que fait le gouvernement aujourd’hui », a-t-il fustigé. « On n’a pas aujourd’hui de vague migratoire telle que cela déstabiliserait notre pays ». Covid-19, contre une « société du contrôle » Face à la cinquième vague et la recrudescence du nombre de cas de Covid-19, le ministre de la Santé, Olivier Véran, donnera une conférence de presse, jeudi 25 novembre, à la mi-journée, pour préciser les prochaines mesures. Il pourrait annoncer la généralisation de la troisième dose de vaccin, recommandée voire nécessaire, pour obtenir un pass sanitaire. « On est en train d’entrer dans un pass sanitaire permanent. Il vaut mieux convaincre que contraindre », a estimé Eric Coquerel, qui se dit défavorable à cette mesure. Il s’oppose à « une société du contrôle généralisé » et plaide pour « remettre la gratuité des tests ». Pour inciter la population à se faire vacciner, la validité du test PCR pourrait également passer de 72 heures à 24 heures. « Le pass sanitaire est problématique pour les libertés et est une fausse sécurité, car on a tendance à alléger ses gestes barrières », a affirmé Éric Coquerel, qui milite pour un moratoire sur la fermeture des lits d’hôpitaux. 

episode sybel imglogo play

60 - Christian Estrosi - 24 novembre 2021

L’épidémie reprend de manière fulgurante, et ce, malgré la vaccination. Plus de 30 000 nouveaux cas ont été recensés, mardi 23 novembre, une première depuis avril 2021. Ce mercredi 24 novembre, Emmanuel Macron doit tenir un Conseil de défense sanitaire pour réfléchir aux nouvelles mesures. Doit-on s’attendre à un nouveau confinement ? « C’est un scénario catastrophe qui signerait un échec et auquel je ne veux pas croire. L’heure est à la mobilisation générale », alerte le maire de Nice, Christian Estrosi, qui a annoncé avoir déjà commencé à administrer une troisième dose « pour tous ». « Il ne faut pas perdre une seconde. Lorsqu’à 17 heures, les personnes qui se trouvent dans les tranches d’âges permises ne se sont pas présentées, et qu’il reste des doses, je propose aux personnes qui ne sont pas dans les tranches d’âges de s’inscrire et venir se faire vacciner », a expliqué l’ancien ministre. À Nice, le port du masque est obligatoire dans les grandes artères depuis cet été. L’élu entend renforcer les contrôles, mais pas question de « mettre sous cloche l’activité économique, le commerce, la restauration… ». Sur la vaccination, Christian Estrosi est très ferme. « Je demande des restrictions à l’égard de ceux qui refusent de s’engager dans le parcours vaccinal », a-t-il affirmé. Et de renchérir : « Il n’y a pas de raison que les vaccinés payent pour les non vaccinés ». Jusqu’où ? « Pas d’accès aux activités culturelles, aux zones commerciales… Un pass vaccinal ». Ces derniers jours, le taux d’incidence sur les 6-12 ans a augmenté à 148%. Faut-il se poser la question de la vaccination pour les enfants ? « Il faut accélérer », martèle Christian Estrosi. Aux Antilles, particulièrement en Guadeloupe et en Martinique, la colère ne retombe pas. Le mouvement de mobilisation contre l’obligation vaccinale des soignants a muté en véritable contestation sociale, en marge de laquelle de nombreuses violences ont été commises. « Toutes les formes de dialogue doivent s’instaurer. Et le premier à conduire ce dialogue est le ministre des Outre-mer »,  estime Christian Estrosi, qui a occupé, ce poste, en 2007, sous Nicolas Sarkosy. Il appelle à sanctionner les auteurs de violences avec « la plus grande fermeté ». Une prochaine alliance avec Édouard Philippe ? Depuis lundi 22 novembre, les adhésions au parti politique créé par Édouard Philippe, « Horizons », sont ouvertes. Dans un entretien accordé au Figaro, l’ancien Premier ministre appelle au rassemblement de la droite et du centre qui « veulent dépasser les vieux appareils ». Christian Estrosi recevra l'ancien bras droit d'Emmanuel Macron le 1er décembre prochain, à Nice. « J’ai une grande proximité avec Édouard Philippe et nous avons la même affiliation politique. Naturellement, nous avons à défendre cet héritage, aux côtés d’Emmanuel Macron. Nous allons réfléchir à la forme, mais naturellement nous nous parlons beaucoup », a conclu Christian Estrosi.

episode sybel imglogo play

59 - Sébastien Lecornu - 23 novembre 2021

La colère ne retombe pas en Guadeloupe. En marge du mouvement social contre l’obligation vaccinale du personnel soignant, les violences continuent de sévir. La nuit dernière, les forces de l’ordre ont été visées par des tirs à Pointe-à-Pitre. Lundi 22 novembre, l’exécutif a vivement condamné les violences en marge de cette contestation sociale. À l'issue d'une réunion en visioconférence avec les élus de l'île antillaise, le Premier ministre Jean Castex a « condamné avec la plus extrême fermeté » les violences et a annoncé la création d'une « instance de dialogue » afin de « convaincre et d'accompagner individuellement, humainement » les professionnels concernés par l'obligation vaccinale. « Chaque nuit, malheureusement, il y a des violences importantes en Guadeloupe. Ce sont des personnes déjà défavorablement connues des services de police et de la Justice qui se servent de cette crise pour s’exprimer dans la violence. La réponse du gouvernement est implacable et ferme », a estimé Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mer, qui a annoncé qu’il se rendrait sur place sans en préciser la date. « Je conteste cette politique spectacle qui consiste à s’agiter devant les caméras. Évidemment, nous irons en Guadeloupe », a-t-il affirmé. Le ministre est ferme :  il n’y aura pas d’aménagement sur l’obligation vaccinale du personnel soignant et des pompiers. Cependant, le gouvernement et les élus locaux réfléchissent à des solutions sociales pour aménager la reconversion des 1400 personnes suspendues suite à leur refus de se faire vacciner. En Guadeloupe, 30 % de la population vit avec moins de 1000 euros par mois et un tiers des jeunes de l’île est sans emploi. Le président de la région Guadeloupe, demande, ce mardi 23 novembre, un « plan Marshall », à l’image de ce qui a été fait à Marseille, en septembre dernier. « On est en train de faire un rattrapage, mais cela prend du temps », a plaidé Sébastien Lecornu, rappelant son engagement. Faut-il craindre une généralisation des contestations sociales dans les Antilles ? « Le malaise est profond, ancien et il faut y répondre avec beaucoup de force », a assuré l’élu. Nouvelle-Calédonie : le référendum maintenu  Autre sujet brûlant : le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie qui doit se tenir le 12 décembre prochain, et ce, malgré le souhait des indépendantistes de reporter le scrutin en raison de la crise du Covid-19. Les groupes indépendantistes ont déjà annoncé qu’ils ne participeront pas au vote. « Il faudra regarder les résultats des deux premières consultations qui montrent le clivage de la société calédonienne », a conclu le ministre qui se rendra également en Nouvelle-Calédonie.

episode sybel imglogo play

58 - Aurore Bergé - 22 novembre 2021

Après sept jours de mouvement de grève en Guadeloupe, la colère ne retombe pas en Guadeloupe. Soixante-sept personnes ont été interpellées et des barrages bloquent toujours plusieurs routes de l’île. La Martinique vient également de lancer un appel à la grève générale. Au cœur de la mobilisation ? L’obligation vaccinale pour les soignants, mais aussi la généralisation du pass sanitaire. Comment faire baisser la tension ? En Guadeloupe, des renforts armés ont dû être déployés sur place pour rétablir l’ordre. « La Guadeloupe n’est pas extérieure à la France. La même loi doit s’appliquer à savoir l’obligation vaccinale pour les soignants qui est maintenant massivement respectée. Mais la dynamique vaccinale est encore trop peu présente dans la population générale », a estimé Aurore Bergé, la présidente déléguée du groupe LREM à l'Assemblée nationale, invitée sur plateau des 4 vérités sur France 2, ce lundi 22 novembre. « On ne peut pas prendre le risque que les Français soient mis en danger - physiquement et sanitairement - par le comportement d’une minorité », a-t-elle ajouté. En Outre-mer, la contestation contre les restrictions sanitaires est devenue l’expression d’un profond malaise social. Mais le gouvernement appelle à la fermeté. « En aucun cas, les violences ne peuvent être justifiées », a rappelé Aurore Bergé. « La négociation ne peut pas exister dans le chaos », a-t-elle ajouté. Face à la cinquième vague de l’épidémie, faut-il accélérer la troisième dose pour tous ? Invité du Grand rendez-vous, diffusé sur Europe 1, Cnews et Les Échos, dimanche 21 novembre, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a alerté l’opinion en déclarant : « La cinquième vague démarre de façon fulgurante ». À partir du 1er décembre, la troisième dose de vaccin sera ouverte aux personnes de plus de cinquante ans. « On est prêts. Il faut continuer à convaincre », a appelé Aurore Bergé au micro de Caroline Roux. Doit-on s’attendre à de nouvelles restrictions dans le quotidien ? « Si on veut tout faire pour éviter ces nouvelles règles, on doit faire respecter le pass sanitaire et continuer la campagne de vaccination ». Peng Shuai : « On ne la voit pas libre » Autre sujet brûlant. Dimanche 21 novembre, la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai est réapparue dans plusieurs vidéos, après plusieurs jours de disparition, suite à ses accusations de viol de la part d’un ancien ministre du régime chinois. Néanmoins, ces apparitions ne suffisent pas à rassurer. Depuis plusieurs jours, de nombreux sportifs se sont mobilisés pour avoir des nouvelles rassurantes. « On a des images envoyées par des dignitaires chinois. On ne la voit pas s’exprimer, on ne la voit pas libre. Je souhaiterais qu’elle soit face à des journalistes qui pourraient démontrer qu’elle va bien et qu’elle est dans des conditions libres de faire valoir ses droits en tant qu’être humain », a conclu Aurore Bergé.

episode sybel imglogo play

57 - Adrien Taquet - 20 novembre 2021

 En France, près de 300 000 enfants sont placés par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Samedi 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, le secrétaire d'État en charge de l'enfance et des familles, Adrien Taquet, doit recevoir Gautier Arnaud-Melchiorre, un étudiant de 26 ans, lui-même ancien enfant placé, qui a réalisé une enquête dans laquelle il recueille le témoignage de plusieurs centaines de mineurs dans cette situation. Comment contrer la stigmatisation dont ces mineurs sont victimes, en particulier à l’école ? « On leur doit d’être des enfants comme les autres, cela passe par l’attitude des professionnels. On va travailler sur les formations, en particulier sur les questions de la nuit », a estimé Adrien Taquet, invité sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, le samedi 20 novembre 2021. En France, beaucoup d’enfants placés sont encore victimes de violences, dans le cadre de l’ASE, mais pas que. Pour lutter contre ces violences, un projet de loi relatif à la protection des enfants est actuellement en cours d’étude au Sénat. Il prévoit notamment la question de la formation des professionnels, mais aussi l’élaboration d’un parcours de soins dédié aux victimes, en mettant en place des unités d’accueil à l’hôpital. « Il ne faut plus que le couvercle du déni ne se referme, c’est un des axes prioritaires de mon action », a-t-il affirmé. Et de préciser : « Depuis cette rentrée, il y a un repérage systématique lors des visites médicales. (…) Dans le moindre doute, il faut appeler le 119, le numéro de l’enfance en danger. C’est ça, aussi, le début du parcours ». Prostitutions de mineurs : entre 7 000 et 10 000 jeunes encore touchés Le gouvernement s’attaque également à un autre sujet : la prostitution des mineurs. Un fléau qui, selon les derniers chiffres, touche encore entre 7 000 et 10 000 jeunes en France, en majorité des jeunes filles. Lundi 15 novembre, Adrien Taquet a présenté un plan interministériel, de « lutte contre la prostitution des mineurs », doté d’un budget de 14 millions d’euros, qui sera déployé fin 2021 et en 2022. Il prévoit notamment d’agir sur le numérique, « un facilitateur de mise en relation entre clients et victimes », a estimé le secrétaire d’État. L’idée ? Renforcer la répression par la mise en place de cyber patrouilles et l’implication des plateformes hôtelières, mais aussi faire des maraudes numériques et créer un dispositif d’accompagnement. Sur la pornographie ? « Il faut actionner tous les leviers qui sont en notre possession », a assuré le responsable. Actuellement, une proposition de loi, soutenue par le député LREM Bruno Studer, prévoit d’installer par défaut le contrôle parental sur l’ensemble des outils numériques. « On va avancer avec les différents acteurs pour que cela soit fait. Cela ne va pas résoudre tous les problèmes, mais il faut mettre autant de barrières que possible pour éloigner les enfants de la pornographie », a-t-il conclu, ajoutant qu’il voulait « accompagner les parents ».

episode sybel imglogo play

56 - Benjamin Cauchy - 19 novembre 2021

Jeff Wittenberg reçoit Benjamin Cauchy, ex figure des Gilets jaunes dans Les 4 vérités. De Gilet jaune à membre du comité de soutien à la candidature d’Éric Zemmour Il y a trois ans, la révolte des « Gilets jaunes » naissait contre l’escalade des prix du carburant. Figure emblématique du mouvement, Benjamin Cauchy change de bord et soutient aujourd’hui la candidature d’Éric Zemmour à la présidentielle de 2022. Après une lutte acharnée pour sauver le pouvoir d’achat, son combat politique se tient désormais au côté du polémiste. De la révolution Gilets jaunes au soutien d’un candidat controversé concentré sur la question identitaire, c’est une rupture radicale. Pourtant, l’ancien commanditaire du mouvement perçoit une continuité étroite entre ses revendications militantes de l’époque et les propositions du potentiel candidat : « Les problèmes de logement, le pouvoir d’achat, la mobilité, Éric Zemmour parle de choses extrêmement concrètes » explique notre invité au micro de Jeff Wittenberg. Si Éric Zemmour aborde des sujets ostensiblement similaires à ceux des manifestants, la racine du problème détonne. Pour l’ancien journaliste Cnews, le mal français réside dans le poids grandissant de l’Islam justifiant sa volonté de renvoyer deux millions d’étrangers dans leur pays, des doléances bien loin de celles portées par Benjamin Cauchy il y a trois ans. Le toulousain affirme que ces mouvements « sont complémentaires » et motivés par un « sentiment de déclassement » commun. Selon notre invité, « il faut savoir dire stop » à l’immigration pour résoudre la crise des logements au nom de la « préférence nationale ». Basculé dans la radicalité, serait-ce la conséquence d’un bilan des Gilets jaunes en demi-teinte ? Depuis septembre 2018, l’ex-porte-parole des Gilets jaunes déplore le manque d’investissement du gouvernement pour honorer ses promesses : « rien n’a été abouti » s’exclame-t-il. Tombé dans une profonde « lassitude », ce mouvement populaire pâtit de sa perte de vitesse et « ne conduit plus à une adhésion de l’opinion publique ». Pour contester et achever ce bras de fer entre militants et gouvernement, « il faut passer des ronds-points aux urnes, passer de cette contestation à chasubles aux bulletins de vote » clame le militant Debout la France.  Zemmour 2022 : une officialisation tardive qui questionne  Une question reste suspendue sur toutes les lèvres : à quand l’officialisation de la candidature d’Éric Zemmour ? Un vrai-faux suspens qui tend l’électorat. Si le polémiste se soustrait à toutes les représentations publiques comme les candidats en lice pour l’Élysée, rappelons qu’il n’a toujours pas officialisé sa candidature. De Londres à Genève, le potentiel candidat peine à faire entendre sa voix auprès des élus qui se refusent pour certains à prêter des salles publiques. Désaveu ou désamour ? Pour Benjamin Cauchy, cela ne freine en rien la popularité grandissante du principal concerné.  Tandis que l’on assiste progressivement à une reprise épidémique malgré la campagne de vaccination, Éric Zemmour se mure dans le silence sur la question sanitaire. Loin de ses compatriotes Gilets jaunes qui ont pour certains rejoint le mouvement anti-vax, Benjamin Cauchy soutient la poursuite de la campagne vaccinale pour les personnes à risque et affirme que « la vaccination est utile ». En revanche, il dénonce « le contrôle aux frontières », selon lui, responsable du regain de la pandémie au détriment des 75% de vaccinés.

episode sybel imglogo play

55 - Sophie Cluzel - 18 novembre 2021

Mercredi 17 novembre, le maire LR de Cannes, David Lisnard, a été élu, à 62% des suffrages, pour succéder à François Baroin à la tête de l’Association des maires de France. Face à lui, Philippe Laurent, maire de Sceaux (UDI) et secrétaire général sortant de l’AMF, dont on le disait soutenu par la majorité présidentielle, due à la présence, à ses côtés, de nombreux élus Macron-compatibles. Dans la soirée, le président de la République, Emmanuel Macron, a réuni 1 000 élus à l’Élysée, à l’occasion du 103e congrès des maires. « On a besoin de travailler avec les maires, c’est indéniable », a commenté Sophie Cluzel, invitée sur le plateau des 4 vérités, sur France 2, jeudi 18 novembre, tenant à saluer la victoire du maire de Cannes. L’heure est-elle à la réconciliation avec les élus de terrain ? « Il y a eu les gilets jaunes, le grand débat, une interaction en direct avec Emmanuel Macron pendant des mois, la crise sanitaire et une solidarité qui s’est nouée sur le terrain entre les maires et les préfets », a ajouté, la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, appelant à l’action. L’objectif ? Engager « une coopération réelle entre les services de l’État et les maires. Un travail en commun sur les territoires », a rappelé l’élue. À moins de six mois du scrutin, la campagne électorale semble bel et bien lancée. Que reste-t-il du souffle de la campagne de 2017 ? « Les Français veulent aller plus vite, plus fort, nous disent les personnes sur le terrain. Il y a aussi des inquiétudes sur le pouvoir d’achat notamment. Il faut faire de la pédagogie sur ce que l’on a fait », a affirmé Sophie Cluzel. « Duoday » : briser les tabous sur le handicap En pleine semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées, le gouvernement organise, jeudi 18 novembre, le « duoday », qui vise à changer les mentalités et à encourager l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Huit ministres doivent y participer, dont le Premier ministre, Jean Castex. L’idée ? Ils passeront la journée avec des demandeurs d'emploi en situation de handicap. En France, 12 millions de personnes sont concernées par le handicap, parfois invisibles. « Il y a un vrai engouement, ce n’est pas que de la communication. C’est aussi pour faire tomber les préjugés, libérer la parole. L’année dernière sur les 10 000 duos, 10 % ont conduit à une insertion professionnelle », a assuré la secrétaire d’État. « Aujourd’hui, les employeurs s’engagent pour des ressources humaines inclusives. Beaucoup d’employeurs sont démunis face aux personnes handicapées. Cette journée vise aussi à faire de la pédagogie sur le sujet », a-t-elle conclu.

episode sybel imglogo play

54 - Thierry Mariani - 17 novembre 2021

episode sybel imglogo play

53 - Clément Beaune - 16 novembre 2021

Alors que l’Europe connaît actuellement une reprise importante de l’épidémie de Covid-19, plusieurs pays ont pris des mesures exceptionnelles. Lundi 15 novembre 2021, l’Autriche a annoncé le confinement des personnes non-vaccinées à partir de 12 ans. Un nouveau confinement est-il envisageable ? « Nous n’en sommes pas dans une phase de reconfinement généralisé en Europe », a assuré Clément Beaune, secrétaire d’État aux affaires européennes. Sur le sujet, la France mise avant tout sur le vaccin et l’utilisation du passe sanitaire. « Nous avons gardé les deux. Beaucoup de pays européens vont dans cette voie pour maîtriser l’épidémie », a-t-il ajouté. Pas de restriction de circulation entre les pays cependant, pour les pays les plus touchés, un test plus récent, de moins de 24 heures sera demandé. « Il y a une vigilance, une inquiétude. On voit que le virus circule de nouveau. Ce sont ceux qui ne sont pas vaccinés qui sont les plus touchés, cela veut dire qu’il faut accélérer le rappel. C’est notre meilleure arme ». Lundi 15 novembre 2021, les 27 membres de l'Union européenne se sont entendus sur un nouveau train de sanctions à l’encontre de la Biélorussie, accusée d’organiser une crise migratoire au sein de l’Europe. De son côté, le chef d’État biélorusse, Alexandre Loukachenko, a affirmé que son pays travaillait « activement » au rapatriement des milliers de migrants bloqués à la frontière avec la Pologne. « C’est une crise montée de toutes pièces par M. Loukachenko. Il organise un trafic d’êtres humains à nos frontières pour faire pression », a affirmé Clément Beaune. Quelles sanctions vont donc être appliquées ? « On parle d’une trentaine de sanctions supplémentaires. Elles viseront des responsables du régime biélorusse », a-t-il ajouté. En plus des sanctions économiques, l’Europe prévoit également de sanctionner les « entreprises et acteurs qui participent à ce trafic comme les compagnies ou agences de voyages ». Peut-on parler d’un début de désescalade ? « Nous avons tenu bon.  L’Europe soutient-elle le projet de mur à la frontière polonaise ? La Pologne a annoncé, lundi 15 novembre, commencer la construction d’un mur à sa frontière avec la Biélorussie. « Il y a ce débat entre Européens. Il faut éviter le piège de la naïveté et de la désunion et celui qui consiste à renoncer à nos valeurs », a expliqué le responsable, tout en appelant à néanmoins à une fermeté.

episode sybel imglogo play

52 - Christophe Castaner - 15 novembre 2021

Suite à la reprise de l’épidémie de Covid-19 en Europe, certains pays innovent. Depuis le lundi 5 novembre 2021, l’Autriche a décidé de confiner les citoyens non-vaccinés. La France n’est pas à l’abri d’une nouvelle vague, mais préfère aujourd’hui miser sur la vaccination. Cependant aucune mesure n’est encore écartée, pas même celle d’un confinement. « Nous sommes face à un virus qui peut toujours nous surprendre. Nous devons maintenir notre capacité de vaccination. Nous avons un des meilleurs taux d’Europe et puis faire en sorte que le rappel puisse être développé », a rappelé Christophe Castaner, au micro des 4 Vérités sur France 2, lundi 15 novembre 2021. Sur le sujet, le porte-parole du gouvernement appelle à l’unité de la classe politique. L’Europe est également au pied du mur concernant la crise migratoire en Biélorussie. Lundi 15 novembre, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE doit « donner le feu vert à un élargissement du cadre juridique » des sanctions contre la Biélorussie, menée par Alexandre Loukachenko, a annoncé le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, au Journal du dimanche. L’objectif ? Mettre fin à la crise des migrants à la frontière avec la Pologne, où des milliers de personnes campent actuellement, alors que les températures chutent. L’Europe doit-elle faire preuve d’humanité ou de fermeté ? « D’un point de vue diplomatique, l’Europe ne cédera pas à la politique d'Alexandre Loukachenko. Il faut à la fois une réponse de fermeté, et en même temps, une réponse d’humanité en envoyant des moyens à ces personnes, qui sont les otages d’une attaque politique et militaire menée contre l’Europe », a affirmé l’élu LREM. « La France prendra ses responsabilités », a-t-il ensuite ajouté, n’excluant pas une politique d’accueil. « Nous le faisons depuis plusieurs années et nous continuerons ». Investiture Les Républicains : « une extrême droitisation » Dimanche 14 novembre, les cinq candidats à l'investiture Les Républicains ont débattu sur BFMTV et RMC. Tous ont vivement critiqué la politique d’Emmanuel Macron. « Il y a manifestement une droitisation, un effet Zemmour, chez les responsables de droite. La France mérite mieux », a estimé Christophe Castaner. A six mois du scrutin, La République en Marche ne veut pas « abandonner son ambition réformatrice », a assuré l’ancien ministre de l’Intérieur. Et surtout : « ne pas se recroqueviller comme nous avons entendu hier, lors du débat LR ». Une maison commune entre LREM et le MoDem verra-t-elle le jour avant Noël ? « Nous y travaillons. Et au-delà de François Bayrou et de La République en marche, il y a une majorité présidentielle qui se renforce, s’élargie. Le dépassement, c’est notre ADN », a conclu l’élu.

episode sybel imglogo play

51 - Arthur Dénouveaux - 13 novembre 2021

Jeff Wittenberg reçoit Arthur Dénouveaux, président de l’association « Life of Paris », consacrée aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Il y a 6 ans, une capitale à feu et à sang dans la ligne de mire Daech qui « voulait punir la France pour ce qu’elle est ». Des tueries perpétrées dans Paris faisant 130 morts, des centaines de blessés, endeuillées des familles et brisées la France par des actes d’une cruauté sans précédent. Rescapé du Bataclan, Arthur Dénouveaux préside aujourd’hui l’association « Life for Paris » dans l’espoir d’apporter son soutien et de venir en aide aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Traversé par un sentiment étrange chaque année à la même date centré sur la mémoire, il concentre toute son énergie auprès des victimes et de leur famille, aujourd’hui devenues des amis, unis et liés dans une expérience tragique. Avec plus de 700 membres à son actif, l’association a plusieurs vocations : « se retrouver pour trouver un chemin collectif, se nourrir les uns les autres de nos expériences pour comprendre où aller […] et travailler sur l’indemnisation, la mémoire, la justice et la préparation du procès ».  13-Novembre : les débuts hors-normes d'un procès historique   Deux mois se sont écoulés depuis le début des procès du 13-Novembre, le premier pas vers la libération et la reconstruction entre les mains de la justice. Dans le box des accusés, ceux qui ont commandité, participé, collaboré aux attentats face à des victimes à vif. Après des dizaines de témoignages, quel sentiment les anime ? « Vous n’aurez pas ma haine » : au lendemain des attentats, les mots d’Antoine Leiris, victime endeuillée, résonnent encore dans les esprits. Un ligne de conduite et une force de caractère qui dominent l’ambiance générale des procès même si cela reste « un objectif inatteignable » pour certaines victimes. Arthur Dénouveaux nous rappelle avec beaucoup de sagesse que « La haine n’est pas constructive ».  Alors que le principal accusé, Salah Abdeslam n’hésite pas à se plaindre des conditions de détention sans une once de remords pour les victimes, la stupéfaction laisse place à l’indignation et l’amertume bien qu’il « accepte le processus judiciaire ».  Ce procès est aussi la mise en cause des dysfonctionnements de l’État et des services de renseignement qui n’ont pas su prévoir cette tragédie. François Hollande alors Président de la République au moment des faits s’est exprimé le 10 novembre à la barre des témoins. Son audition a-t-elle été éclairante ? Notre invité constate simplement que « l’on ne pouvait pas faire mieux à l’époque mais qu’on savait faire mieux en dotant nos services de plus de moyens ». Victime malencontreuse d’un « trou dans la raquette », ce survivant du Bataclan réalise ce coup de malchance aux prix de centaines de victimes. Mécontentement des anomalies gouvernementales et mécontentement de la gestion post-attentat contre la froideur administrative et la mise en place du fond d’indemnisation : Arthur Dénouveaux essaie de pallier les carences étatiques « Les associations sont là pour ça ». Plus qu’une oreille attentive et une écoute salvatrice, le président de Life of Paris accompagne les victimes à toutes les étapes du deuil, à commencer par les soulager de la charge administrative. Quel avenir pour l’association Life of Paris ? La fin du procès va-t-elle sonner le glas pour ouvrir une nouvelle page vierge sur laquelle réécrire l’histoire ? « À la fin des procès, il sera temps pour nous de donner un horizon assez proche pour nous dissoudre ». Pour Arthur Dénouveaux, on peut conjuguer le fait d’être une victime au passé et continuer à mener sa vie sur une base moins tourmentée. Pour l’heure, place à la commémoration et aux hommages aux victimes disparues qui laissent une empreinte indélébile. Une cérémonie aura lieu à 9h en présence du Premier ministre, Jean Castex, au Stade de France.

episode sybel imglogo play

50 - Yaël Braun-Pivet - 12 novembre 2021

La remontée des contaminations de Covid-19 se confirme en France. Le 11 novembre 2021, 12 603 nouveaux cas ont été recensées en France d’après Santé Publique France. Emmanuel Macron, lors de son allocution présidentielle du 9 novembre 2021 a annoncé que la troisième dose serait obligatoire pour les plus de 65 ans pour obtenir un passe sanitaire valable.  De son côté, le Conseil constitutionnel a validé la possibilité de prolonger l’effet du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022. Pour Yaël Braun-Pivet, présidente de la Commission des lois à l'Assemblée nationale, il était important de donner au gouvernement les outils pour pouvoir lutter contre cette épidémie. « Nous avons conditionné des outils par rapport à la situation sanitaire, nous avons mis dans la loi des conditions, nous avons exigé du gouvernement qu’il informe régulièrement le parlement en nous remettant des rapports. Enfin nous avons inscrit noir sur blanc dans la loi qu’il pourrait être auditionné devant ma commission et en séance publique pour qu’il y ait un débat » et d’ajouter « il faut de la loi et du contrôle, ce n’est pas ou l’un ou l’autre, c’est complémentaire et le contrôle se fait au parlement au quotidien. » Emmanuel Macron déjà en campagne ? Le reste de l’intervention d’Emmanuel Macron ressemblait selon de nombreux experts et leader d’opposition à un programme pour l’élection présidentielle de 2022. Avec un fort parfum de libéralisme économique pour certains, les annonces sur le contrôle des chômeurs, le repoussement de l’âge de la retraite, le choix du nucléaire font penser à un programme de droite, une tentative de « hold-up » des idées pour Valérie Pécresse, candidate à la primaire Les Républicains. « C’est une politique pour tenter de protéger les plus faibles, les accompagner, les soutenir pour qu’ils reprennent le cours de leur vie par l’emploi, la formation, les compétences donc ce n’est absolument pas libéral » défend Yaël Braun-Pivet, ancienne élue de gauche et d’ajouter : « je crois vraiment que le président de la République incarne aujourd’hui la ‘social democracy’ dans laquelle je crois. Libérer et protéger c’est ce que nous avons fait depuis quatre ans et demi que nous sommes aux manettes du pays. Maintenant nous avons une reprise économique qui est là, le chômage baisse, certaines offres de travail ne sont pas pourvues donc notre boulot maintenant c’est que ça match entre ces offres et les personnes qui sont trop éloignés de ces emplois. » La présidente de la Commission des lois à l'Assemblée nationale a reçu Frances Haugen, une ancienne cadre de Facebook qui est devenue lanceuse d’alerte. Elle affirme que Facebook affaiblit les démocraties. « J’ai été convaincue par ces arguments, du fait que la situation est préoccupante. Il est impératif d’avoir un contrôle sur ces entreprises qui, grâce aux nouvelles technologies, aux intelligences artificielles, aux algorithmes peuvent, diriger, influencer les contenus auxquels nous avons accès. Il est impératif que nous puissions avoir un droit de regard sur ces influences. » D’après Yaël Braun-Pivet, la lanceuse d’alerte américaine a exprimé que les opinions mis en avant sur Facebook ont été sélectionnées.

episode sybel imglogo play

49 - Nicolas Dupont-Aignan - 11 novembre 2021

Le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan rejoint la course à l’Élysée pour la troisième fois. Celui qui avait appelé au rassemblement derrière Marine Le Pen après son échec au premier tour des élections de 2017 souhaite faire « cesser la politique de l’autruche ». Aujourd’hui, il est l’invité de Caroline Roux dans les 4 vérités.  Tandis que le gouvernement n’écarte pas une potentielle cinquième vague, suite à la reprise épidémique, Emmanuel Macron s’est exprimé pour sonner le rappel vaccinal. Une troisième dose sera donc administrée aux plus de 65 ans, aux personnes en situation de comorbidité et au personnel soignant sous peine de se voir retirer leur passe sanitaire. S'il ne conteste pas les décisions, le fondateur de Debout la France déplore les allocutions contradictoires émises par les membres du gouvernement. Quant à la précarité des services d’urgence, il dénonce la politique gouvernementale du chef d’État, Emmanuel Macron avec véhémence : « son gouvernement a fermé définitivement 5700 lits, c’est 20% de lits fermés car il n’y a pas de personnel ».  Bilan du quinquennat macroniste : la « politique de l’autruche » ?  Celui qui se dit « ulcéré » par les « mensonges » répétés du pouvoir étatique en place, ne se laissera pas convaincre par le bilan économique d’après-crise : « On ne fait que compenser la baisse ». Une croissance économique qui a un prix, rappelle l’ancien maire d’Yerres (Essonne), dubitatif quant à la politique du « quoi qu’il en coûte » qui creuse le déficit français. « Je demande d’urgence qu’on fasse des économies sur les gaspillages pour pouvoir redéployer l’argent sur les hôpitaux ». C’est justement le sujet qu’aborde notre invité dans un livre polémique « Où va le pognon ? » qui dénonce la politique monétaire et budgétaire du gouvernement à l’origine du trou béant dans les caisses de l’État. Fraude à la carte vitale, escroquerie à la TVA, racket des sociétés autoroutières… Il démantèle les scandales cachés pour rétablir la pérennité économique du pays.   Élysée 2022 : la chasse aux maires  Pour sa troisième tentative, Nicolas Dupont-Aignan est rodé. Si les signatures des maires pour faciliter son éligibilité semblent timides, il n’en reste pas moins déterminé à évincer son « principal adversaire » :  Emmanuel Macron. Alors qu’une partie de son électorat s’est ralliée à la candidate Marine Le Pen, une nouvelle ombre au tableau peut ternir sa campagne, celle de la candidature potentielle du polémiste Éric Zemmour dans le sillage des électeurs de Debout la France. Au micro de Caroline Roux, Nicolas Dupont-Aignan conclura cette entrevue sur ces mots : « Je suis Gaulliste, je veux l’indépendance mais je veux le rassemblement des Français ».

episode sybel imglogo play

48 - Gérard Larcher - 10 novembre 2021

   Caroline Roux reçoit Gérard Larcher, président du Sénat, dans les 4 vérités.  La décision est tombée durant l’allocution du président de la République, il y aura bel et bien une troisième dose de vaccin pour les plus de 65 ans. Tandis que le virus de Covid-19 gagne du terrain en Europe, Emmanuel Macron souhaite enrayer l’épidémie grâce à une troisième dose de rappel pour protéger les plus fragiles. Pour Gérard Larcher, cette décision sonne comme un coup de com post-campagne : « J’ai entendu un candidat à la présidence de la République » et dit partager cette volonté de « protéger les Français ».  Finances publiques : une situation hors de contrôle ? En reconquête pour la course à l’Élysée 2022, Emmanuel Macron dresse le bilan d’un quinquennat, amèrement achevé sur une crise sanitaire presque hors de contrôle. De gauche comme de droite, la classe politique déplore sa gestion des finances publiques en situation de déficit quasi inextricable avec 3000 milliards d’euros de dettes. Sommes-nous dans une impasse budgétaire ? « Le programme de la réduction de la dépense publique est un vrai défi » auquel le parti des Républicains souhaite répondre favorablement, explique le président du Sénat au micro de Caroline Roux. De « quoi qu’il en coûte » à « quoi qu’il advienne », advienne que pourra !  Celle qui a fait grincer des dents les Français et révolté la gauche ne rentrera pas en vigueur : la réforme des retraites est repoussée une énième fois. « C’est un modeste réformateur » déplore l’adhérent républicain, pourtant favorable au « repoussement de l’âge légal pour préserver le niveau des retraites et éviter des situations insupportables ».  Alors que l’on assiste à une reprise économique après la tornade Covid, Emmanuel Macron réagit au manque de main d’œuvre. Il a annoncé la suppression des allocations chômage pour tous ceux qui ne rechercheraient pas activement un emploi, un dispositif encouragé l’ancien sénateur qui souhaite « inciter au retour au travail avec un travail d’accompagnement et de formation ». Est-ce la solution pour faire face à la pénurie de main- d’œuvre ? Selon Gérard Larcher, nous sommes en proie à un « chômage structurel beaucoup plus important que dans d’autres pays », une plaie ouverte qu’il considère comme « un échec partagé ». Puisque l’on parle de « président réformateur », il faut se recentrer sur « la formation initiale et l’orientation professionnelle » explique l’ancien ministre délégué à l’Emploi.  Les Républicains : 5 candidats et 1 gagnant ? Le 4 décembre 2021 aura lieu la primaire de droite qui départagera les 5 candidats en lice pour l’élection présidentielle. Un événement décisif qui pourrait conduire la droite républicaine dans le cercle restreint des admis au second tour. Pour Gérard Larcher, fervent défenseur du parti, chaque candidat a « la capacité de créer une dynamique ». Si sa préférence va à Valérie Pécresse, il encourage l’ensemble des adhérents à s’exprimer lors de la prochaine réunion et sera « derrière celui ou celle qui sera choisi ».

episode sybel imglogo play

47 - Boris Vallaud - 09 novembre 2021

À moins d'un mois du Congrès Les Républicains, qui se tiendra le 4 décembre 2021, les cinq candidats à l'investiture de la droite pour la présidentielle de 2022 ont échangé durant plus de trois heures, lundi 8 novembre lors du débat télévisé diffusé par LCI, RTL et Le Figaro. Autour de la table ? Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti et Philippe Juvin. A gauche, Anne Hidalgo, l’actuelle maire de Paris, qui a été déclarée candidate du Parti socialiste il y a quelques semaines. Depuis l’annonce de sa candidature, sa campagne peine à décoller. Selon les derniers sondages, la candidate est créditée de 5% d’intention de vote. « Ce qui manque à beaucoup de candidats, c’est l’intérêt que les médias posent aux idées que les candidats veulent déployer. Ce qui est intéressant, ce n’est pas de parler de nous-même, mais de parler des sujets du quotidien », a commenté Boris Vallaud, député PS des Landes. Selon une enquête réalisée par l’Ifop et le Figaro, 2% des personnes en dessous du seuil de pauvreté sont prêts à voter pour Anne Hidalgo. « On a une candidate qui vient d’un milieu populaire, issue de l’immigration économique. Et par l’école de la République, elle a réussi ce parcours incroyable, qui doit pouvoir être dans notre pays celui de beaucoup de Françaises et de Français », a estimé le porte-parole du PS. Et de préciser : « Elle a mis la question des salaires et de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes au cœur de sa campagne. Il faut un juste partage de la valeur ajoutée dans les entreprises ». Il n’est pas encore candidat, mais bouleverse déjà la campagne présidentielle. Dans l’émission BFM Politique de dimanche 7 novembre, Éric Zemmour a balayé la question des inégalités salariales. Pour lui, ce « problème social » n’existe pas. « On est sur l’autoroute du mensonge », a rétorqué Boris Vallaud. « On ne peut plus attendre, c’est injuste. Il faut une action publique vigoureuse », a estimé le député, qui veut aller « au-delà » de l’indice égalité. Une troisième dose pour le passe sanitaire ? Mardi 9 novembre 2021, Emmanuel Macron s’exprimera face aux Français à 20 heures. « C’est un moment qui est assez grave. J’espère qu’il a des choses importantes à dire aux Françaises et aux Français », a affirmé Boris Vallaud. Selon lui, « la vaccination est la seule façon de s’en sortir ». En revanche, conditionner le passe sanitaire à une troisième dose ? « Cela ne me paraît ni nécessaire, ni utile. Il faut arrêter d’infantiliser les Français », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

46 - Jean-Pierre Raffarin - 08 novembre 2021

Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti, Philippe Juvin… Les cinq candidats au leadership des Républicains, en vue de représenter leur parti à l’élection présidentielle, vont, pour la première fois, s’affronter, le lundi 8 novembre 2021, dans un débat télévisé diffusé sur LCI, avec RTL et Le Figaro. Ils auront deux heures pour convaincre les militants autour de quatre thèmes, qui seront orchestrés par les journalistes Ruth Elkrief et David Pujadas. Leur objectif ? Choisir le candidat officiel de la droite à l’élection présidentielle de 2022. Et de surcroît : convaincre les Français de porter le vainqueur au poste suprême. « Ils ont tous des atouts, mais il aurait fallu faire ce congrès il y a six mois. Maintenant, il faut parler de projets qui concernent les Français », a martelé Jean-Pierre Raffarin, lundi 8 novembre 2021, au micro de Caroline Roux, sur le plateau des 4 Vérités de France 2. « Objectivement, Xavier Bertrand est le mieux placé dans les sondages », a commenté l'ancien Premier ministre. Figure tutélaire de la droite française, Jean-Pierre Raffarin, qui vient de signer un livre intitulé « Choisir un chef - Les secrets du leadership à travers l’histoire », (Éditions Michel Lafon), a quitté le parti des Républicains en 2019 estimant que la politique d’Emmanuel Macron était la « meilleure pour le pays ». Il n’a néanmoins pas rejoint la majorité présidentielle incarnée par LREM. L’ancien ministre se dit contre « cette logique de primaire ». « On parle aux Français, pas au parti », a-t-il affirmé. Alors qu’il n’est pas officiellement candidat, Éric Zemmour bouleverse les pronostics. Certains sondages le donnent au second tour face à Emmanuel Macron. « Zemmour est un leader de circonstances, liées à l’effondrement de Marine Le Pen. Est-ce que cela va durer ? C’est incertain », a estimé Jean-Pierre Raffarin. Il estime aussi que globalement « il y a déjà une part de la droite qui est avec Emmanuel Macron ». Gouvernement : « Faire preuve d’indulgence » Mardi 9 novembre 2021, le président de la République s’exprimera face aux Français, à 20 heures, sur la situation sanitaire. Faut-il conditionner le passe sanitaire à une troisième dose ? « Si les médecins le disent, il faut le faire », a indiqué Jean-Pierre Raffarin, appelant à faire preuve de « discipline ». L’ancien élu reconnaît la difficulté de la tâche qui incombe au pouvoir actuel. Selon lui, il faut aussi savoir « être indulgent ». « Il y a des choses qu’on peut reprocher à Emmanuel Macron, mais sur l’ensemble de cette crise, il a été à la hauteur ».

episode sybel imglogo play

45 - Julien Bayou - 6 novembre 2021

Mardi 9 novembre 2021, Emmanuel Macron s’exprimera, à 20 heures, sur la situation sanitaire, lors d’une allocution télévisée. Le projet de loi de « vigilance sanitaire », prévoyant notamment la prolongation du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, a définitivement été adopté par l’Assemblée nationale vendredi 5 novembre 2021, alors même que le Sénat l’avait rejeté en bloc, en signe de contestation. « Le passe sanitaire est un bon outil pour endiguer la maladie, mais on doit considérer que c’est une restriction des libertés qui doit être débattue. Je regrette que le gouvernement ait choisi de marcher sur le Sénat », a estimé Julien Bayou, le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts, samedi 6 novembre, sur le plateau des 4 Vérités, sur France. 2. Parmi les autres sujets qui seront abordés : les réformes sociales et économiques, notamment celle des retraites. Paris, Sydney, Londres, Nairobi, Mexico… Une semaine après le lancement de la COP26, qui se tient à Glasgow (Écosse), des centaines de manifestations pour le climat sont prévues, samedi 6 novembre 2021, partout dans le monde. Vendredi 5 novembre, en marge d’une manifestation à Glasgow, l’activiste suédoise Greta Thunberg a estimé que la conférence pour le climat était « un échec », la comparant à un « festival du green washing ». « Il y a eu des beaux discours, mais l’enjeu concret de cette COP26 aurait été l’arrêt des financements des projets fossiles, à l’image du traité de non-prolifération que propose Yannick Jadot », a affirmé Julien Bayou, qui se rendra à la marche pour le climat à Paris. « Le président E. Macron a décidé de torpiller le projet de loi climat, un ensemble de mesures pourtant très fortes pour le climat et la justice sociale », a-t-il précisé. Élection présidentielle : Yannick Jadot peut-il percer ? S’il est élu, Yannick Jadot veut interdire la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires. « C’est de la surenchère sans limite », a fustigé la fédération nationale de chasse et d’ajouter : « L’accès à la nature est essentiel, il doit être partagé. » De son côté, Julien Bayou défend son point de vue. « La chasse est une atteinte à la biodiversité. Je ne comprends pas ce loisir morbide de vouloir abolir une vie, celle d’un être sensible, qui, pour la plupart, sont élevés que pour ça ». Et de poursuivre : « Cela n’a rien à voir avec la tradition française, ce n’est plus le cas ». Plus d'un mois après sa victoire à la primaire écologique, Yannick Jadot est crédité de 9% à 11% des intentions de vote dans les sondages. « Quelle planète voulons-nous léguer à nos enfants ? Avec Yannick Jadot et son équipe, nous nous préparons à y répondre dans les mois qui viennent », a conclu le responsable écologique.

episode sybel imglogo play

44 - Jean-Baptiste Lemoyne - 5 octobre 2021

Guillaume Daret reçoit Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État au tourisme dans les 4 vérités.  Protéger le droit des pêcheurs français : le bras de fer se poursuit entre le gouvernement français et les britanniques qui restent inflexibles aux injections soumises par Emmanuel Macron. Des discussions qui risquent de mener fatalement à des mesures de rétorsion pour obliger le Royaume Uni à respecter les accords post-Brexit menés par Michel Barnier. Déjà une semaine écoulée, et aucune main tendue de la part du premier Ministre Boris Johnson. Pour Jean-Baptiste Lemoyne, ce n’est pas une défaite et explique que les « menaces » ont permis d’ouvrir le « dialogue avec la partie britannique ». Une question reste en suspens, que peut-on attendre du Royaume Uni qui ferme petit à petit ses portes à l’Europe ? Pour le secrétaire d’État chargé du Tourisme, il s’agit de « s’assurer que la parole britannique signée avec le Brexit puisse être respectée et que les modalités de mise en œuvre ne viennent pas vider de sa substance les engagements qu’ils ont pris ».   Tandis que les relations entre la France et nos alliés historiques restent plus que jamais tendues, faut-il appeler les touristes français à boycotter le Royaume-Uni ? « Le tourisme ne doit pas être influencé par la géopolitique » affirme l’ancien sénateur qui souhaite continuer de cultiver « l’industrie du bonheur » grâce aux voyages.  Tourisme : quel bilan pour la Toussaint ?  Lourdement impacté par la crise Covid, le tourisme peut-il renaître de ses cendres face à l’amélioration progressive des conditions sanitaires ? Les vacances de la Toussaint sèment des indices sur les tendances du tourisme. « Les chiffres sont là, les vacances de la Toussaint ont très bien fonctionné » affirme Jean-Baptiste Lemoyne au micro de Guillaume Daret. Avec un secteur de l’hôtellerie en pleine croissance avec +15% sur les dernières semaines, l’ancien maire de Vallery se veut encourageant et précise que « les locations de meublés ont fait plus 50% et les campings plus 37% ».  Avec le retour de l’hiver, le bilan est tombé : on assiste à une reprise épidémique partout en Europe, une annonce qui pèse dans la balance quant aux prochaines vacances de Noël. Pour Jean-Baptiste Lemoyne, cela n’aura pas d’incidence, les familles pourront célébrer le Réveillon ensemble. Il préconise même aux Français « d’organiser leur séjour et de faire leur réservation » grâce à la campagne vaccinale qui concerne 90% de la population française. Le pass sanitaire reste la condition sinequanone pour poursuivre les festivités et de maintenir ouvertes les activités saisonnières : « c’est un sésame qui permet de vivre avec le virus sans qu’il y ait un impact sanitaire trop grave » poursuit notre invité. Hiver de la reconquête ? Quel que soit le niveau de la situation épidémique, Jean-Baptiste Lemoyne assure que « les stations de sports d’hiver seront ouvertes » grâce à ces nouvelles modalités. Pass sanitaire oblige ? Il est fort probable de devoir s’en munir pour « retrouver les joies de la glisse » explique le membre des Républicains qui déclare apporter « de la visibilité très vite » quant aux conditions d’accès aux montagnes françaises.  

episode sybel imglogo play

43 - Jordan Bardella - 04 novembre 2021

Selon les derniers sondages, Éric Zemmour, qui n’est pas encore officiellement candidat, est donné au second tour avec Emmanuel Macron, contrairement à Marine Le Pen. Ces dernières semaines, l’éditorialiste multiplie les invectives à l’égard de la candidate d’extrême droite. Dans une interview accordée à BFM TV, Éric Zemmour a récemment déclaré que « les prénoms comme Jordan ou Kevin constituent des symptômes de la défrancisation dans les classes populaires ». « Je n’ai pas de leçon de francité à recevoir d’Éric Zemmour », a répondu Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, jeudi 4 novembre. « J’ai un prénom qui a été beaucoup donné dans les classes populaires dans les années 1990 et qui subit aujourd’hui un mépris », a ajouté l’élu. Selon Jordan Bardella, Éric Zemmour fait preuve « d’une brutalité qui n’est pas nécessaire », notamment sur les sujets de l’immigration. « Marine Le Pen est la mieux placée pour remporter l’élection présidentielle, elle a le programme le plus rassembleur », a-t-il estimé au micro de Thomas Sotto. Mardi 2 novembre 2021, une vidéo célébrant la diversité et la « liberté dans le hijab », publiée sur les réseaux sociaux, dans le cadre d’une campagne lancée par le Conseil de l’Europe, a déclenché une vive polémique entraînant la suppression de la vidéo le soir même, à la demande du gouvernement. « C’est la moindre des choses. Cette campagne reçoit des subventions. Nous sommes la seule civilisation au monde à encourager sa propre disparition. Cela en dit long sur l’infiltration de l’idéologie islamiste dans notre société », a estimé Jordan Bardella, comparant le port du voile à « un bout de charia ». Si Marine Le Pen est élue, elle interdira les signes religieux ostentatoires dans l’espace public et entend donner aux chefs d’entreprises la « possibilité juridique de pouvoir mettre de côté la religion », a annoncé le responsable d’extrême droite. « Marine Le Pen, la candidate du pouvoir d’achat » Avec la flambée des prix et en particulier ceux de l’énergie, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations de Français, à six mois du scrutin. Sur le sujet, le Rassemblement national vise l’État et dénonce le « braquage fiscal ». « Si Marine Le Pen est élue, elle rendra 200 euros de pouvoir d’achat aux Français. Notamment en baissant la TVA à 5,5% », a également annoncé Jordan Bardella qui compte prochainement présenter une mesure sur l’augmentation des salaires et plaide pour un abaissement de l’âge à la retraite. « Il y a des dizaines de mesures à prendre, mais nous ne pouvons plus continuer comme ça. Nos concitoyens ne peuvent plus faire face », a conclu Jordan Bardella.

episode sybel imglogo play

42 - Élisabeth Borne - 03 novembre 2021

Emmanuel Macron a dévoilé mardi 2 novembre 2021, sur Facebook, les détails du nouveau « Contrat d’engagement jeune », qui sera lancé d’ici le 1er mars 2022. L’idée ? Proposer aux moins de 26 ans, sans formation ni emploi depuis plusieurs mois, une allocation pour suivre une formation ou un accompagnement de 15 à 20 heures par semaine. Cette somme pourra aller jusqu’à 500 euros par mois. Selon le gouvernement, près de 400 000 jeunes pourraient en bénéficier en 2022. Ce dispositif, qui a vocation à durer, doit encourager le retour à l’emploi des jeunes « sans ressources ni perspectives », a expliqué le chef de l’État sur le réseau social. « C’est un nouvel accompagnement vers l’emploi », a estimé Élisabeth Borne, au micro de Thomas Sotto, sur le plateau des 4 Vérités, mercredi 3 novembre, sur France 2. Annoncé le 12 juillet dernier, le « contrat d’engagement jeune » s’inspire en partie de la « Garantie jeunes », un parcours intensif d'accompagnement qui a prouvé son efficacité. « On veut garder cette intensité, tout au long du parcours, les accompagner vers l’emploi, et proposer aux jeunes de découvrir des métiers notamment à travers l’immersion en entreprise ou l’apprentissage », a détaillé la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Et de poursuivre : « C’est un suivi beaucoup plus dynamique, assuré par un conseiller qui va suivre le jeune de bout en bout, avec l’objectif de trouver le plus vite possible un emploi ». Selon la ministre, le système sera aussi proposé par Pôle emploi, par les missions locales, par les associations qui accompagnent les plus éloignés de l’emploi. « Notre objectif est de ne laisser personne sur le bout de la route alors que l’économie reprend ». Apprentissage : vers un nouveau record d’inscrits ? Depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron a encouragé les filières en apprentissage, une « voie d’excellence », avait-il déclaré, lors de l’ouverture des états généraux de la mobilité des apprentis, jeudi 16 septembre 2021 au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris. En 2020, le nombre d’apprentis a atteint un record avec plus 500 000 apprentis recrutés. Ces chiffres sont le résultat notamment de la réforme de 2018 qui a libéralisé l’apprentissage à la fois sur les conditions d'entrée et sur l'offre de formation. « Ça cartonne. Il y avait moins de 300 000 apprentis au début du quinquennat. Cette année, on est déjà a plus de 500 000 inscrits, alors que la rentrée des apprentissages n’est pas terminée. Nous sommes bien partis pour battre, de nouveau, les records. C’est une très bonne nouvelle, car c’est une excellente voie pour trouver un emploi », a conclu Élisabeth Borne, qui a également exclu tout retour au 'tout télétravail' concernant la situation sanitaire. À partir de 9 h 22, mercredi 3 novembre, les femmes travailleront gratuitement. En 2018, le gouvernement a mis en place un index d’égalité professionnelle qui oblige les entreprises à régler les écarts de rémunération. « A partir de l’an prochain, celles qui auront moins de 75% devront payer les pénalités qui vont jusqu’à 1% de la masse salariale », a annoncé la ministre.

episode sybel imglogo play

41 - Xavier Bertrand - 02 novembre 2021

À l’approche du congrès du 4 décembre 2021, qui investira le candidat estampillé Les Républicains à l’élection présidentielle, les candidats continuent de rencontrer leurs militants et sympathisants à travers la France. En tête dans les sondages à droite, Xavier Bertrand a finalement décidé de rallier les rangs des LR alors qu’il avait claqué la porte en 2017 et s’était déclaré candidat à la présidentielle sans en passer par un départage interne. Il est notamment opposé à d’autres prétendants au poste suprême comme Valérie Pécresse, qui a elle aussi récupéré sa carte LR, Éric Ciotti ou encore Michel Barnier. Le président des Hauts-de-France appelle à l’unité. « Je veux rassembler les Français, mais avant, je souhaite rassembler ma famille politique », a-t-il affirmé au micro de Thomas Sotto sur le plateau des 4 vérités mardi 2 novembre sur France 2. Il l’assure : il soutiendra le vainqueur de cette « primaire qui ne dit pas son nom ». « Quel que soit le candidat qui sera retenu, nous serons tous avec lui. Si je suis celui-ci, j’ai bien l’intention de faire campagne, de redresser le pays, de gouverner avec les uns et avec les autres », a-t-il affirmé, ne souhaitant pas commenter le cas Zemmour, tant que celui-ci n’est pas candidat. » Depuis plusieurs mois, dans le sillage du Brexit, le bras de fer entre la France et Royaume-Uni autour des licences de pêche s’est intensifié. Lundi 1er novembre, le chef d’État français, Emmanuel Macron a finalement annoncé un report de 48 heures des sanctions à l’égard des Britanniques, souhaitant « donner une chance » aux discussions. Ainsi, rien ne sera décidé avec la réunion ministérielle, prévue jeudi 4 novembre à Paris, à laquelle David Frost, le ministre des Affaires européennes britannique, chargé du Brexit, est convié. Pour Xavier Bertrand, la France doit se montrer ferme. « Je veux bien les 48 heures de plus, mais il va falloir être dur avec les Britanniques. Si vous n’êtes pas prêts à faire un bras de fer très dur avec eux, vous perdez à coup sûr », a expliqué Xavier Bertrand. Pour l’élu du Nord, le gouvernement « se réveille un peu tard ». Il se dit favorable à l’isolement des Anglais. « Je ne veux pas rentrer en guerre commerciale mais je ne veux pas non plus que les pêcheurs français disparaissent », a-t-il indiqué, avant d’ajouter : « Derrière nos pêcheurs, c’est toute la filière de la pêche qui est pour nous très importante ». Il plaide également pour une augmentation massive des prix de l’électricité sur les îles britanniques de Jersey et Guernesey (qui sont fournies en électricité par le France NDLR). L’objectif : « Que le gouvernement britannique comprenne et change d’attitude ». Valoriser une société du travail S’il est élu, Xavier Bertrand veut instaurer une prime pour qu’aucun travailleur ne gagne moins de 1500 euros nets par mois. Sur le sujet, il compte bien s’appuyer sur son bilan dans sa région. Une mesure qu’il estime compatible avec la maîtrise des déficits et le remboursement de la dette. Le candidat veut valoriser le travail et souhaite briser le « plafond de verre » qui empêchent le franchissement des classes. « Je crois à une société du travail. Mais si nous ne permettons pas de retrouver de l’espoir à ceux qui travaillent, notre pays ira dans le mur. Il faut casser ce système figé de la société française ». Mardi 2 novembre, Emmanuel Macron a présenté, sur le réseau social Facebook, les détails du « contrat engagement jeune », une aide financière pour les 16-25 ans qui sont sans formation ni emploi. « Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles. Les jeunes veulent un emploi. Le président ne se soucie pas du long terme. Il fait campagne avec le chéquier de la France, c’est insupportable », estime Xavier Bertrand, qui propose de son côté : « Un premier travail, un premier logement pour assurer l’autonomie et de la mobilité pour ceux qui n’habitent pas dans le cœur des métropoles », sur le même modèle que sa politique régionale.

episode sybel imglogo play

40 - Philippe Poutou - 01 novembre 2021

Les deux prochaines semaines seront décisives dans la lutte contre le réchauffement climatique. La 26e conférence des parties (COP) s’est ouverte, dimanche 31 octobre, à Glasgow (Ecosse). Chaque année, ce sommet réunit les 196 pays signataires de la Convention pour le climat de l’ONU. Six ans après la signature historique de l'accord de Paris, lors de la COP21, ce rendez-vous s’annonce crucial et doit permettre de dresser un premier bilan de ce texte fondateur, mais aussi de poursuivre les efforts. Lors de la première journée, les dirigeants se sont entendus sur un objectif de limitation du réchauffement climatique à 1,5 degré au-dessus des niveaux préindustriels, comme le prévoyait l’accord de Paris en 2015, en y ajoutant la nécessité d’actions efficaces et engagements significatifs. « On a l’impression d’assister à un cirque. Cela ne débouchera sur rien du tout », estime de son côté Philippe Poutou. Le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, à la prochaine élection présidentielle, est l'invité des 4 Vérités lundi 1er novembre sur France 2. La seule solution pour lui : « rompre avec le capitalisme ». Or, selon lui, « les pouvoirs en place sont au service des plus riches et des multinationales ». Juste avant le début de la COP26, le G20, qui se tenait à Rome, s’est aussi accordé sur une taxe à 15% minimum des plus grandes multinationales et plateformes numériques. « C’est du foutage de gueule. On est même plus sur l’idée de taxe. Il faut aller au-delà et notamment se tourner vers l’expropriation », estime le conseiller municipal d’opposition à Bordeaux, désireux de « s’en prendre à la propriété privée ». Autre point chaud de l’actualité ? Le litige entre la France et le Royaume-Uni concernant les licences de pêche que les Britanniques ne souhaitent plus délivrer aux pêcheurs français. Ces derniers jours, les tensions sont montées d’un cran. « Ce sujet révèle une Europe complètement ratée, une Europe qui met en concurrence les travailleurs les uns contre les autres », affirme Philippe Poutou, appelant les pêcheurs français à se mobiliser contre « ceux d’en haut » pour créer « une forme d’uniformisation et de solidarité ». Salaires : un SMIC à 1800 euros nets Face à la flambée des prix, en particulier de l’énergie, le gouvernement a mis en place un « chèque inflation » de 100 euros pour les ménages qui en ont le plus besoin. « En réalité, c’est ridicule. On nous fait accepter les 100 euros, mais à côté, il y a des milliards de bénéfices, les dividendes augmentent, il y a des grosses fortunes », a-t-il affirmé. La priorité selon lui : « Discuter de la répartition des richesses ». Il plaide notamment pour un SMIC à 1800 euros nets par mois minimum, y compris pour les personnes qui ne travaillent pas, en recherche d’emploi ou les retraités. « C’est le seuil pour pouvoir vivre correctement. Il faut une augmentation massive des salaires », a-t-il conclu. Philippe Poutou se présente pour la troisième fois consécutive à l’élection présidentielle. Il comptabilise actuellement 150 parrainages. Il lui reste donc trois mois pour obtenir les 500 signatures nécessaires pour prétendre aux plus hautes fonctions de l’État.

episode sybel imglogo play

39 - François de Rugy - 30 octobre 2021

Chroniqueur : Jeff Wittenberg  Jeff Wittenberg reçoit François de Rugy, député de Loire-Atlantique et ancien ministre de la Transition écologique, dans les 4 vérités.  « L’affaire du homard » l’avait contraint à quitter son poste de ministre de la Transition écologique en juillet 2019. Trois ans après avoir été photographié attablé face à une assiette de homard lors d’une réception à l’hôtel de Lassay, François de Rugby publie un livre, audacieusement intitulé « Du pouvoir, des homards… mais surtout de l’écologie ! » chez Plon. Alors que l’on pourrait penser que le député de Loire-Atlantique souhaiterait faire oublier cet épisode qui lui a coûté son mandat, ce dernier « veut avec ce livre rétablir un certain nombre de faits, notamment sur ces accusations » et ajoute : « Je pense que si je n’en avais pas parlé, on aurait trouvé que c’était un manque de lucidité. Je suis pour affronter les réalités, y compris quand elles me concernent directement ». L’homme politique souhaite également la vérité sur « son parcours et son engagement pour l’écologie qui ne date pas de sa nomination au ministère de l’Écologie ».  D’après un rapport commandé par l’Assemblée nationale, les dîners que François de Rugy organisait « n’enfreignent aucune règle. Ils ont été tous justifiés et ce qui devait être remboursé l’a été ». Selon l’ancien ministre, cette image de lui durant cette réception « ne correspond pas à la réalité ». « C’est ce que je dis dans ce livre. Par exemple, lorsque j’ai été président de l’Assemblée nationale, j’ai réduit les frais de réception. J’ai eu une gestion rigoureuse. Je suis le seul, d’ailleurs, depuis quatre ans et demi, a avoir conduit une réforme de suppression d’un régime spécial des retraites. Le régime spécial des retraites des députés a été supprimé ».  « L’écologie, surtout l’écologie » À quelques mois de la présidentielle, l’écologie est au centre des discussions de tous les candidats, mais pas que. En effet, depuis vendredi 29 octobre se tient le G20 à Rome et, à partir de dimanche 31 octobre, débutera la COP26. Beaucoup de militants écologistes estiment que cet énième rassemblement est voué à l’échec car c’est déjà trop tard et que  les engagements des Accords de Paris il y a six ans n’ont pas été tenus. Pour François de Rugy, « il faut passer du discours à l’action. (…) En Europe, nous sommes à la pointe de l’action par rapport au reste du monde, notamment par rapport aux États-Unis, le Canada ou l’Australie qui utilisent encore beaucoup de charbon pour produire de l’électricité. Alors qu’en France, nous fermons les quatre dernières centrales à charbon qui existaient. Cela sera une réalité d’ici 2022 ».  Contrairement à une très grande majorité des écologistes, le député de Loire-Atlantique est pour le nucléaire. « La question que je pose c’est : comment relever le défis du climat en se passant du nucléaire, notamment dans un pays comme la France, qui en a beaucoup, et qui lui permet d’avoir un très bon bilan carbone sur la production d’électricité », explique-t-il. « Le nucléaire est un atout pour relever le défi du climat en plus des énergies renouvelables. (…) Je pense que beaucoup de Français veulent une écologie basée sur la science, et je veux développer cette vision de l’écologie qui est aussi ancrée sur l’innovation technologique et le développement économique » déclare François de Rugy. 

episode sybel imglogo play

38 - Julien Denormandie - 29 octobre 2021

Jeff Wittenberg reçoit Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation dans les 4 vérités.  Alors que le Royaume-Uni bafoue les accords post Brexit, la France a sévi et a tranché en faveur d’un « renforcement des contrôles » et d’une « interdiction de débarquement des produits de la mer » si nécessaire. Entre le gouvernement britannique et l’État Français, le ton est donné suite au retard des licences accordées aux pêcheurs français outre-Manche. Après les premières mesures de rétorsions pour défendre le droit des pêcheurs français sur les eaux britanniques, Londres a convoqué l’ambassadrice française. Pour Julien Denormandie, la marche à suivre se précise : « il faut être ferme pour nos pêcheurs parce que les Britanniques se sont engagés », explique t-il. Tandis que certains craignent une détérioration de nos rapports avec le Royaume-Unis face aux dernières annonces prononcées par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, jusqu’où faut-il aller dans l’escalade ? Le gouvernement restera aux côtés des pêcheurs français « pour faire valoir leurs droits et faire en sorte que les britanniques honorent leur engagement » affirme le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.   Changement climatique : l’agriculture victime ou coupable ?  À quelques mois de l'élection présidentielle, les candidats en lice pour l’Élysée ont dévoilé les grandes lignes de leur programme. De droite comme de gauche, le défi de la transition écologique est sur toutes les lèvres. Un sujet sensible qui frappe de plein fouet l’agriculture, touché par des calamités agricoles qui se multiplient : inondation, grêle, pluies diluviennes… Il y a quelques mois, la France a enregistré la plus grande catastrophe agronomique du début du XXI ème siècle avec un épisode de gel sans précédent. Face aux intempéries qui mettent en péril le secteur de l’agriculture, le gouvernement travaille sur « la mise en place d’une couverture contre ces risques » déclare Julien Denormandie au micro de Jeff Wittenberg, avant de poursuivre : « Je présenterai dès le 1er décembre, un projet de loi en Conseil des ministres pour refondre ce système de couverture des risques, des assurances récoltes pour se prémunir contre ses risques ». Une mesure encourageante qui pourrait voir le jour avant la fin de la mandature si validée par le Parlement. Une question reste en suspens, l’agriculture est-elle victime ou coupable du dérèglement climatique ? La mécanisation et l’agrochimie supplante le marché contre 10% d’exploitations bio, encore largement minoritaires. L’ancien ministre chargé de la Ville et du Logement rappelle que depuis 2017, la France a doublé la superficie du bio dans le pays, aujourd’hui premier pays d’Europe avec la plus grande surface bio. Au delà du bio, cet ingénieur des ponts, des eaux et des forêts souhaite promouvoir la « haute valeur environnementale », un label qui a triplé sur le territoire en trois ans avant d’ajouter que l’agriculture doit pouvoir s’adapter en « diminuant les émissions de méthane et travaillant sur les méthodes d’engrais ». Pour répondre au défi qui pèse sur l’agriculture, l’ex secrétaire général d’adjoint En Marche compte « investir », notamment grâce « au plan 2030 » qui consacre deux milliards d’euros pour développer de nouvelles solutions en faveur d’une agriculture responsable et durable.  Au cœur de l’actualité, l’association L214 a dénoncé à nouveau des pratiques dans un abattoir de Saône-et-Loire qui appartient à la marque Bigard. Au ministère de l’Agriculture, l’enquête se poursuit. Julien Denormandie est clair : « je suis toujours très ferme sur ces sujets. Je ne veux en aucun cas jeter l’eau propre sur toute une profession ou sur nos services vétérinaires ». Au cours du mandat, le ministre de l’Agriculture a agit avec une main de fer : « c’est sept abattoirs suspendus » en à peine un an.

episode sybel imglogo play

37 - Olivia Grégoire - 28 octobre 2021

episode sybel imglogo play

36 - François Hollande - 27 octobre 2021

Dans son essai « Affronter » (Editions Stock), paru le 20 octobre 2021, François Hollande dresse un certain nombre de portraits des figures politiques françaises et liste les défis majeurs qui attendent les Français, à commencer par la transition écologique. L’ancien chef d’État n’hésite pas à étriller le président de la République ou encore certains partenaires de gauche. À six mois de la prochaine élection présidentielle, il semblerait que l'ancien président de la République veuille peser dans le débat public. « Je ne veux pas inquiéter nos compatriotes, mais c’est vrai que nous avons un certain nombre d’épreuves qui nous attendent comme le réchauffement climatique et cette grande mutation qui va se faire dans nos modes de vie », a-t-il affirmé au micro de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2, mercredi 27 octobre 2021. Pour lui, la prochaine élection présidentielle est la « plus importante » de la Ve République. Appelant au « rassemblement » plutôt qu’à la « division », François Hollande n’hésite pas à s’en prendre à Éric Zemmour. « Il est dans un processus de scission. Soyons clairs, il ne peut pas être élu sur ce programme et cette personnalité. Mais le danger, c’est d’inoculer du poison, c’est-à-dire de la haine et de la division », a-t-il estimé. Dans son ouvrage, François Hollande fait également des propositions politiques. Sur l’immigration, il suggère la mise en place d'un plafond de logements sociaux pour les villes qui en ont trop construit. Sur le sujet, « la gauche peine à reconnaître la réalité », peut-on lire. « Si on veut éviter le ghetto, il faut qu’il y ait des logements sociaux mais aussi des logements locatifs privés et des logements en accès privés sur la propriété. Quand vous vivez avec des semblables, vous ne voyez pas la diversité de la France », a-t-il commenté, sans occulter ses responsabilités. Présidentielle 2022 : cohésion et unité Anne Hidalgo s’est officiellement déclarée candidate à l’élection présidentielle il y a plus d’un mois. Elle représente le Parti socialiste, or, sa campagne peine à décoller. Dans les sondages, la candidate socialiste ne dépasse pas les 6 ou 7 % d’intention de vote. « Ce n’est pas en multipliant les propositions, les promesses, que l’on se fait entendre. C’est en donnant une vision de son pays », a répondu François Hollande. « Je souhaite que nous soyons dans un pays réconcilié et capable de franchir la grande mutation (…) Il faut proposer un projet global aux Français », a-t-il conclu. Prépare-t-il un retour dans la bataille à la présidentielle ? « J’ai déjà été président. Il faut laisser la place à d’autres. Mais je suis toujours aussi engagé », a-t-il indiqué, appelant à la cohésion et à l'unité.

episode sybel imglogo play

35 - Bruno Retailleau - 26 octobre 2021

Dans son dernier livre intitulé "Aurons-nous encore de la lumière en hiver ?" (Éditions de l’Observatoire, 140 pages, 9,99 €), le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, partage ses réflexions sur l’écologie, un thème qu’il estime, a été « volée par la gauche radicale ». « Le gauchisme est la maladie infantile de l’écologie. On ne fait plus de l’écologie, mais de l’idéologie », a-t-il affirmé au micro de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, mardi 26 octobre 2021. Il l’assure : la droite a des valeurs écologiques, soucieuses d’un certain rapport durable à la nature. Il souhaite rompre avec « l’idéologie de classe » et de « culpabilisation » prônée par la gauche radicale. Selon lui, cette vision de l’écologie est contre-productive. Sa cible ? « Les bobos des grandes métropoles » et notamment la candidate socialiste Anne Hidalgo qui propose un Impôt sur la fortune (ISF) climatique pour faire payer ceux qui polluent le plus. Changer les comportements ? « On doit le faire loyalement et non pas au nom d’un agenda qui n’a rien à voir avec l’environnement », a-t-il affirmé. Lundi 25 octobre, le gestionnaire du Réseau de transport électrique (RTE) français a dévoilé six scénarios pour atteindre la neutralité carbone dans la production d'électricité d'ici à trente ans. Le document, intitulé « Futurs énergétiques 2050 », doit servir de feuille de route au gouvernement. Que dit ce rapport ? Les énergies renouvelables doivent être significativement développées, mais le nucléaire reste indispensable, dans cinq scénarios sur six. Pour Bruno Retailleau, il faut arrêter de voir le nucléaire comme « le grand Satan ». Pour lui, le nucléaire est indispensable pour « décarbonner l'énergie ». Présidentielle : une droite assumée En août dernier, Bruno Retailleau s’est finalement retiré de la course à l’Élysée. Néanmoins, le député vendéen compte encore faire passer ses idées. Il s’oppose notamment à la prolongation du pass sanitaire ainsi qu’au partage des données vaccinales des élèves aux directeurs d’établissements scolaires. A six mois du scrutin présidentiel, l’élu, qui se revendique d’une droite « assumée », a dénoncé la violence politique et médiatique de ce début de campagne. « La France a besoin d’apaisement. On a besoin d’un collectif qui nous porte vers l’avenir et non pas sur les rancœurs. (…) Les Français veulent de la sincérité », a-t-il assumé. Pour le moment, Bruno Retailleau n’a soutenu aucun candidat de sa famille politique.

episode sybel imglogo play

34 - Nicolas Bay - 25 octobre 2021

Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national est l’invité de Caroline Roux. Après la visite d’Éric Zemmour en septembre, le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orbán prévoit de s’entretenir avec Marine Le Pen et son entourage mardi 26 octobre 2021. La Hongrie d'Orbán est-elle un modèle pour les leaders de l’extrême droite ? « Oui, il nous inspire en ce qu’il défend l’identité de son peuple et qu’il refuse les diktats de Bruxelles », affirme Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national, invité sur le plateau des 4 Vérités lundi 25 octobre 2021. L’élu sera également présent lors du déplacement vers la capitale hongroise. En juillet 2021, Viktor Orbán a annoncé la tenue d’un référendum sur une loi interdisant « de montrer l’homosexualité et le changement de genre » aux mineurs. Ce texte très controversé assimilant l’homosexualité à la pédophilie, a suscité de vives critiques de la part de la Commission européenne, qui a entamé dès le 15 juillet une procédure de sanction contre Budapest. « Cette loi vise à protéger les enfants contre la pédophilie et elle inclue un volet contre la propagande LGBT dans les écoles. Cela me semble tout à fait raisonnable », estime le conseiller régional de Normandie, qui pense que « l’on devrait s’en inspirer ». Éric Zemmour revendique sa lutte politique contre ce qu’il appelle le « lobby gay ». « Ce sont des propos qui lui appartiennent, mais il y a un activisme LGBT bien réel, qui vise par exemple à promouvoir la transidentité dans les écoles, à imposer à GPA… Ce sont des sujets extrêmement graves. Il faut les combattre », a rétorqué Nicolas Bay. Marine Le Pen rencontrera-t-elle Vladimir Poutine lors de ce déplacement ? « Nous devons être des non-alignés, être capable de parler avec tout le monde », a assuré le député européen appelant à cesser les sanctions contre la Russie, appelant la France à « défendre ses intérêts ». E. Zemmour : toujours un allié potentiel ? À six mois du scrutin présidentiel, le journal Ouest-France, le plus grand groupe de presse régionale en France, a fait le choix de ne plus publier le moindre sondage politique durant la durée de la campagne présidentielle. « La profusion des sondages empêche un peu le débat de fond et on sait très bien qu’ils n’ont pas vraiment de valeur prédictive ». S’il ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat à l’élection présidentielle, Éric Zemmour a considérablement grimpé dans les sondages. Certains l’annoncent même au second tour devant Marine Le Pen. Sur le plateau de RTL, l’éditorialiste a estimé que la candidate RN a enfermé ses électeurs dans un « ghetto politique ». « C’est le jeu électoral. Nous n’avons pas peur de la concurrence », a conclu Nicolas Bay, se disant favorable à une alliance au second tour.

episode sybel imglogo play

33 - Claire Hédon - 23 octobre 2021

Le projet de loi prévoyant la prolongation de l’utilisation du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022 a été adopté dans la nuit de mercredi à jeudi 21 octobre 2021 par les députés de l’Assemblée nationale. Le texte sera examiné au Sénat dès le 28 octobre. « Je suis inquiète, car nous sommes en train de transformer une mesure d’urgence en mesure durable », a estimé la défenseure des droits Claire Hédon, invitée des 4 Vérités sur France 2. Nommée en 2020 par le président de la République, cette ancienne journaliste est à la tête d’une autorité indépendante qui veille au respect des droits et des libertés en France. « Il n’y a pas d’obligation vaccinale à l’heure actuelle. Dans un État de droit, quand des mesures restreignent les libertés, elles doivent être adaptées, nécessaires et temporaires. Nous allons être en état d’urgence sanitaire pendant neuf mois sans revenir devant le Parlement. C’est énorme », a-t-elle précisé. Depuis le 15 octobre, les tests de dépistage au Covid-19 ne sont désormais plus remboursés par l’État pour les personnes non-vaccinées. Pour bénéficier d’un remboursement par l’Assurance maladie, ces personnes devront être munies d’une prescription médicale. Pour Claire Hédon, cette mesure est « inégalitaire » et « discriminatoire », en particulier à l’égard des personnes précaires ou isolées. « Il y a encore un écart de taux de vaccination entre les communes riches et les communes pauvres », a-t-elle expliqué, estimant que cette mesure pourrait être « contre-productive ». La proposition de loi sur l'extension du pass sanitaire, votée mercredi 20 octobre au Parlement, prévoit également que les chefs d'établissements scolaires peuvent avoir accès au statut vaccinal des élèves. Claire Hédon estime que cette mesure porte atteinte aux libertés et aux droits des enfants. « Cela va lever le secret médical, cela porte atteinte à la vie privée des enfants et il y a un risque de stigmatisation », a-t-elle indiqué. Dématérialisation des démarches : les usagers en détresse Autre chantier sur lequel la défenseure des droits intervient régulièrement : la dématérialisation des démarches administratives, entraînant la détresse d’un grand nombre d’usagers. « Les enquêtes montrent qu’il y a environ 13 millions de personnes qui sont en difficulté avec Internet. C’est inquiétant. C’est une atteinte à notre démocratie. La dématérialisation est une chance, mais il faut maintenir une présence physique », a-t-elle indiqué. Pourtant, le gouvernement a déployé la mise en place de maisons France services afin de recréer de la proximité et d’accompagner les citoyens dans leurs démarches administratives au quotidien. « Pour l’instant, nous ne voyons pas encore d’amélioration. Il faut remettre de l’humain », a conclu la responsable.

episode sybel imglogo play

32 - Gabriel Attal - 22 octobre 2021

Jeff Wittenberg reçoit le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, dans les 4 vérités.  Alors que l'on assiste à une flambée historique des prix des énergies impactant fortement le pouvoir d’achat, le Premier ministre a évoqué hier pour la première fois, une indemnité inédite de 100 euros adressée à 38 millions de Français. Salariés du privé, fonctionnaires, retraités et indépendants pourront prétendre à cette indemnité, et les étudiants ? « Les étudiants seront accompagnés par l’indemnité inflation conformément à notre ligne depuis le début de cette crise » affirme Gabriel Attal. Les étudiants boursiers et les fiscalement autonomes sont concernés ce qui représente 2/3 des étudiants Français. Avec cette indemnité inflation, le gouvernement a tranché : pas de de baisse des taxes ni de la TVA au détriment du reste de la population. Une décision qui fait grincer des dents que le porte-parole du gouvernement défend fermement « c’est une solution simple, lisible et efficace » explique t-il. Selon le militant En Marche, la baisse des taxes n’aurait pas eu d’influence sur le prix des carburants au vu des cours du pétrole. Le budget carburant reste un coup de massue pour le portefeuille des revenus moyens, pourtant exclu de la réforme gouvernementale. Pour Gabriel Attal, la priorité est d’accompagner les français « pour qu’ils puissent vivre de leur travail » avant de rappeler que le gouvernement « a augmenté la prime d’activité, baissé les charges, supprimé la taxe d’habitation pour 80% des français et baissé l’impôt sur le revenu ». Lors des annonces d’hier, Jean Castex affirme que le pouvoir d’achat va augmenter en 2022. Entre réalité du marché et ressenti général, difficile pour les français de se projeter quant à une évolution significative du pouvoir d’achat.  Pouvoir d’achat : un coup dans les finances publiques Pour soutenir les Français face à la crise énergie, Jean Castex a évoqué un investissement de 3,8 milliards d’euros consacrés à la prime inflation. Les finances publiques peuvent-elles endosser cette responsabilité ou sera-t-elle mise en place au détriment d’autres ministères ? Pour Gabriel Attal, la mise en ordre des finances depuis le début du quinquennat plaide en faveur du « quoi qu’il en coûte ». Sorti du déficit excessif, l’ancien député défend le plan d’investissement de sortie de crise pour parvenir « à un niveau de croissance supérieur en 2021 à ce qui avait été anticipé (6%) ». Une discussion budgétaire est en cours pour redistribuer les priorités.  Point covid : et la situation sanitaire en France ?  Gabriel Attal a constaté l’augmentation des cas covid en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Ce constat peut-il nuire à la levée du pass sanitaire envisagée le 15 novembre ? Selon l'ex-secrétaire d'État, l'épidémie gagne du terrain partout en Europe. Tandis que certains de nos voisins européens ont pris la décision difficile de reconfiner, en France ce n’est pas d’actualité « il y a eu un très léger rebond avec un taux d’incidence de 10%, il faut continuer à être prudent ». Pour conclure, la levée du pass sanitaire semble « peu probable » au 15 novembre. Le membre LREM invite à la « prudence » pour stabiliser l’épidémie et incite « les personnes de plus de 65 ans à faire leur rappel vaccinal, c’est très important ».

episode sybel imglogo play

31 - Christian Jacob - 21 octobre 2021

Il n’y aura finalement qu’un seul candidat de droite. Les militants Les Républicains (LR) investiront leur représentant à la prochaine élection présidentielle, lors du congrès du 4 décembre prochain. Mardi 19 octobre 2021, Christian Jacob, le président Les Républicains, s’est félicité d’avoir réuni les prétendants autour d’un petit-déjeuner. Autour de la table : Michel Barnier, Éric Ciotti, Philippe Juvin, Denis Payre, mais aussi Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. Cette réunion marque le retour de ces deux derniers dans les rangs du parti qu'ils avaient décidé de quitter. Déclaré candidat à la présidentielle depuis mars dernier, le président de Haut-de-France a finalement renoncé à se présenter comme candidat dissident et accepté de se plier à la mécanique du congrès. De son côté, la présidente d’Île-de-France a annoncé, jeudi 14 octobre, qu’elle allait de nouveau adhérer au parti, après avoir claqué la porte en 2019. « Je suis ravi. C’est une très bonne chose que la famille soit rassemblée. C’est la famille de droite au complet », se réjouit Christian Jacob, invité sur le plateau des 4 Vérités sur France 2. Les candidats vont maintenant devoir faire campagne auprès de leurs militants pour se départager. Ils s’affronteront notamment lors de quatre débats télévisés dont le dernier se tiendra le 30 novembre sur France 2 et France Inter. « Nous avons fait un travail de fond avec un projet qui est aujourd’hui sur la table et dans lequel tous les candidats se retrouvent », a expliqué le député de Seine-et-Marne, appelant la droite à « tenir sa ligne ». À six mois du scrutin, la droite traditionnelle semble débordée sur sa droite par Éric Zemmour. S’il n’est pas encore officiellement candidat, l’éditorialiste déjoue tous les pronostics. Certains sondages l’annoncent même au second tour, derrière Emmanuel Macron et devant Marine Le Pen. Sur le sujet, Christian Jacob se dit serein. « Nous sommes dans notre couloir. Éric Zemmour est un polémiste, il est dans l’incantation. On ne va pas se préoccuper tous les jours de sa provocation ». Procès dit des sondages de l’Élysée : Nicolas Sarkozy sera finalement entendu S’il n’est pas poursuivi dans le procès dit des « sondages de l’Élysée », Nicolas Sarkozy sera cependant obligé d’être entendu en tant que témoin. L’ex-chef de l’État avait fait part de son refus de témoigner, au motif de l’immunité présidentielle, mais le tribunal a ordonné « que ce témoin soit amené devant lui par la force publique pour qu’il soit entendu le 2 novembre ». Dans cette affaire, Christian Jacob s’est dit extrêmement choqué. Il estime que c’est de « l’acharnement ». « Je trouve ça mesquin et je ne suis pas convaincu que cela donne une belle image de la justice », a-t-il indiqué au micro de Caroline Roux.

episode sybel imglogo play

30 - François Ruffin - 20 octobre 2021

Le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des Français. Face à la flambée des prix de l’énergie, le gouvernement réfléchit aujourd’hui à aider ceux qui en ont le plus besoin. Il semblerait que, pour le moment, une aide ciblée, comme le chèque carburant, sur le modèle du chèque énergie, soit privilégiée à la baisse des taxes. Invité sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, le mercredi 20 octobre 2021, le député La France Insoumise de la Somme François Ruffin se dit favorable à un double blocage : « le blocage des prix à la pompe et le blocage des dividendes ». L’élu plaide également pour une revalorisation des salaires des métiers « indispensables de la deuxième ligne », comme les agriculteurs, les camionneurs, agents de la grande distribution. François Ruffin a récemment signé un film « Debout les femmes », avec Gilles Perret, sorti le 13 octobre dernier, dans lequel il part à la rencontre d’auxiliaires de vie, ces femmes qui s’occupent d’enfants, de malades, de personnes âgées. « Elles sont peu visibles. Pour moi, ce sont des grands boulots. Elles s’occupent de l’essentiel de nos vies », estime le député. Mardi 19 octobre, de nombreuses accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) se sont mobilisées partout en France pour réclamer une revalorisation de leur métier. En effet, beaucoup d’entre elles se voient cumuler « les petits bouts des contrats » et ne peuvent pas bénéficier de salaires complets. « Elles ont des journées à trou et se retrouvent avec des faux temps partiels. Dans la réalité, elles travaillent longtemps, mais ont un vrai salaire partiel. On leur dit qu’elles sont essentielles, mais beaucoup d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté », analyse celui qui est aussi réalisateur au micro de Caroline Roux. La solution selon lui ? Le travail en tournée. Vers un projet transpartisan ? Sans vouloir nourrir d’illusion, il se dit favorable à un travail transpartisan. « Ce qui se passe à l’échelle d’un individu, ne fonctionne plus dans l’hémicycle », a-t-il regretté. Il se dit sceptique sur la politique du gouvernement sur le sujet. « Elles se sentent peu représentées dans le paysage politique. Elles veulent sentir qu’une voix parle pour elles », a-t-il conclu refusant de s’exprimer sur ses rapports actuels avec Jean-Luc Mélenchon.

episode sybel imglogo play

29 - Marine Le Pen - 19 octobre 2021

Débordée dans certains sondages par Éric Zemmour en vue de la prochaine élection présidentielle, Marine Le Pen est invitée sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, mardi 19 octobre 2021. La candidate du Rassemblement nationale a vivement critiqué la politique sanitaire du gouvernement. Alors que le nombre de contaminations au Covid-19 est en légère hausse dans certains départements, à partir du 19 octobre 2021, les députés doivent débattre du projet de loi « vigilance sanitaire » à l’Assemblée nationale qui prévoit notamment l’allongement de l’utilisation du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022. Les débats s’annoncent houleux. « On ne peut pas vivre avec une loi d’exemption telle que celle-là. Il est temps de retrouver une vie normale », a affirmé Marine Le Pen au micro de Caroline Roux. L’élue du Nord-Pas-de-Calais estime que le pass sanitaire porte lourdement atteinte aux « libertés publiques des Français ». Sur le terrain de l’énergie, dont le prix ne cesse de grimper, le gouvernement envisage la mise en place d’un chèque carburant. L’objectif ? Aider ceux qui en ont le plus besoin. « Je pense que c’est une mauvaise méthode », a affirmé Marine Le Pen, estimant que cette mesure est pénalisante pour les classes moyennes. La solution selon elle ? « Il faut baisser la TVA sur le carburant, le gaz, l’électricité, le fioul, de 20 à 5,5%, car ce sont des biens de première nécessité », a-t-elle plaidé avant d’ajouter : « Se chauffer, circuler représente une obligation pour les Français. Ce n’est pas normal que l’État perçoive 60% du prix à la pompe. C’est absolument déraisonnable ». Sur le long terme, Marine Le Pen se dit favorable au développement du nucléaire. Face à la flambée des prix et de certaines taxes, va-t-on atteindre un stade de non-retour ? « Je le crains. Emmanuel Macron passe de crise en crise sans apporter de solution aux Français. (…) Tout augmente », a-t-elle déploré. Éric Zemmour : principal ennemi ou futur allié ? À six mois du scrutin présidentiel, Marine Le Pen est vivement mise sous pression par Éric Zemmour. S’il ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat, l’éditorialiste grignote du terrain à droite et bouleverse les pronostics. Certains sondages l’annoncent au second tour derrière Emmanuel Macron et devant Marine Le Pen. La candidate veut imposer sa différence. « Son programme est marqué d’un ultra-libéralisme, c’est une très grande différence avec moi », a-t-elle déclaré, se disant attachée à la préservation « du système de protection sociale ». Soucieuse de conserver sa place sur l’échiquier politique, Marine Le Pen place Éric Zemmour « entre Emmanuel Macron et François Fillon ». Face au libéralisme, la députée veut être celle qui défend « les classes moyennes, les Français modestes ».

episode sybel imglogo play

28 - Barbara Pompili - 18 octobre 2021

Alors que les prix de l’énergie, et notamment de l’essence, ne cesse de grimper, lundi 18 octobre 2021, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili est l’invitée des 4 Vérités sur France 2. L’élue a assuré que l’État allait intervenir « dès que possible » pour limiter cette hausse et a appelé à « l’effort de tous ». « On est en train de travailler pour trouver la solution la plus efficace pour aider ceux qui en ont vraiment besoin », a-t-elle affirmé au micro de Thomas Sotto. L’objectif ? « Aider les personnes qui sont obligées de faire leur plein », a-t-elle déclaré. A partir de lundi 18 octobre, le groupe Leclerc s’est engagé, suite à un appel de la ministre à l’Assemblée nationale il y a quelques jours, à couper ses marges sur le carburant. Si la forme de cette aide n’est pas encore définie, le gouvernement réfléchit à une solution ciblée, sur le modèle du chèque énergie, pour les personnes qui en ont le plus besoin. « Il faut faire en sorte de pouvoir répondre à ce problème pour que les Français puissent subir cette hausse sans dégât, que l’on puisse la compenser », a indiqué Barbara Pompili, qui plaide pour « une transition écologique solidaire ». Mardi 12 octobre, le président de la République Emmanuel Macron a présenté le plan « France 2030 », qui vise à définir les filières de demain. Le chef de l’État considère le nucléaire comme une technologie d’avenir. Ce plan prévoit notamment le développement de mini-centrales nucléaires appelées SMR, moins chères et moins puissantes que des réacteurs conventionnels. « Je suis favorable à ce qu’on ouvre toutes les possibilités », a déclaré l’écologiste avant d’ajouter : « Le plan France 2030 va permettre d’ouvrir la recherche sur d’autres types de nucléaire que les EPR, mais aussi toute la recherche sur les déchets et sur la fermeture du cycle du combustible ». Éoliennes : quelle est la position du gouvernement ? Mais d’ici-là, pour couvrir le besoin croissant en électricité et stopper la dépendance au pétrole et au gaz, Barbara Pompili appelle au développement massif des énergies renouvelables. Parmi elles : les éoliennes, qui seront un sujet clé de la campagne présidentielle.  Véritable alternative aux énergies fossiles, les éoliennes enflamment les débats. À droite, ses détracteurs notoires souhaitent arrêter tout nouveau chantier. À gauche, on veut accélérer leur développement. Sur le sujet, le gouvernement reste encore assez flou et défend le pragmatisme. Sur le plateau de France 2, Barbara Pompili a assuré que l’État ne reculerait pas, ni sur les éoliennes ni sur les éoliennes off-shore (parc éolien en mer NDLR), actuel point de crispation. « Il faut développer toutes les énergies renouvelables », a-t-elle insisté tout en précisant : « Il faut le faire intelligemment et éviter les erreurs du passé ». L’objectif du gouvernement : doubler le nombre d’éoliennes sur terre d’ici 2030 et atteindre les 40% d’énergies renouvelables. « On est trop dépendants vis-à-vis du pétrole et du gaz. On doit électrifier nos usages et évidemment réduire notre consommation d’énergie », a-t-elle conclu en appelant à un travail sur le long terme.

episode sybel imglogo play

27 - Jean-Michel Blanquer - 16 octobre 2021

Un an, jour pour jour, après l’assassinat de Samuel Paty, le professeur d’Histoire-Géographie décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, de nombreuses commémorations vont être rendues partout en France. Samedi 16 octobre 2021, une plaque commémorative sera inaugurée au ministère de l’Éducation. Un square près de la Sorbonne, à Paris, où un vibrant hommage lui avait été rendu l’année dernière, portera également le nom du professeur. « Désormais, Samuel Paty est un emblème de la liberté, et donc de la République. Pour cela, il faut montrer une forme de force et de sérénité », a estimé Jean-Michel Blanquer, samedi 16 octobre, sur le plateau des 4 Vérités sur France 2. En cette journée commémorative, le ministre de l'Éducation nationale participera à plusieurs cérémonies, en particulier avec la famille. Dans l’après midi, les enseignants du collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où exerçait le professeur, lui rendront également hommage. Jean-Michel Blanquer a également annoncé que de plus en plus d’établissements scolaires porteraient le nom de Samuel Paty. Vendredi 15 octobre, partout en France, l’ensemble des collèges et lycées étaient invités à honorer sa mémoire. « Ce qui s’est passé nous oblige à être dignes et à faire face aux menaces terroristes et à tous ceux qui veulent porter atteinte à nos libertés », a assuré le ministre au micro de Jeff Wittenberg. Selon lui, 98 incidents ont été recensés lors de ces hommages, dont sept graves. Dans ce cadre, Jean-Michel Blanquer a également annoncé la reprise effective l'Observatoire de la laïcité, mise en place en 2018 par le ministre afin d’évaluer les incidents liés à la laïcité. Laïcité : quel bilan tirer ? Un an après ce drame, quel bilan tirer de l’action du gouvernement sur le terrain de la laïcité ? Le ministère de l'Education nationale a organisé une vaste campagne d’affichage. Quel impact a-t-elle eu auprès des élèves ? « La laïcité est le socle de nos valeurs, ce qui fait le trésor de nos libertés. Je crois que ce message passe bien quand il est bien expliqué », a expliqué le ministre.  Pourtant, ce sujet est de plus en plus débattu chez les jeunes générations. Selon une étude réalisée par l’Ifop au mois de mars 2021, une majorité de lycéens se déclarent aujourd’hui défavorables au fait de critiquer une croyance, un symbole ou un dogme religieux. Une tendance qui se vérifie également chez les professeurs. Selon une étude réalisée par la Fondation Jean Jaurès, les plus jeunes enseignants, de moins de 30 ans, sont moins attachés à la laïcité que leurs aînés. « Nous avons été beaucoup trop silencieux et implicites sur la laïcité. C’était une évidence sous la Troisième et Quatrième République, cela ne l’est plus. Ces hommages participent de cette logique », a affirmé Jean-Michel Blanquer. Et d’ajouter : « Si on ne fait rien, la tendance pourrait s’accentuer et ce serait très mauvais », a conclu l'élu qui se dit volontariste pour « changer la donne » et « remonter la pente ». 

episode sybel imglogo play

26 - Benoît Payan - 15 octobre 2021

Jeff Wittenberg reçoit Benoît Payan, maire de Marseille en duplex dans les 4 vérités. Alors qu’Emmanuel Macron était de passage à Marseille du 1er au 3 septembre pour soutenir et proposer son plan d’investissements dans les écoles, les transports et la rénovation urbaine, Le président de la République revient 5 semaines après sa visite très médiatisée. Une visite éclair pour « faire le service après-vente » de ce qu’il avait annoncé mais également pour « valider le plan définitif » consacré aux nouveaux aménagements estimés à plus d’un milliard d’euros. « On attend la décision de l’État, le montant et le mode de fonctionnement » explique Benoît Payan, maire PS. Lors de sa première visite, Emmanuel Macron n’avait pas caché son attachement à la cité phocéenne qu’il veut élever au rang de « deuxième ville de France ». Si Benoît Payan reste flou quant à ses attentes face aux prochaines déclarations du président, il affirme qu’il partage ses positions pour « fabriquer un vrai partenariat en créant une société dédiée chargée de reconstruire 175 écoles, de rénover 300 écoles ».  Début septembre, Emmanuel Macron évoquait des problèmes de gouvernance et déclarait que « l’État ne mettra plus d’essence dans un système qui garde ses freins ». À Marseille, les tensions sont toujours palpables entre le pouvoir municipal en place et les instances métropolitaines. « La ville est dans une situation assez difficile pour ne pas qu’on rajoute une question de politique politicienne » se défend le membre du Parti socialiste qui explique fermement n’avoir « aucune leçon à recevoir » avant de poursuivre que « les Marseillais et Marseillaises ne méritent pas un débat de politique politicienne ».  Une Marseille à gauche : pour les élections présidentielles aussi ?  À moins de 200 jours des élections présidentielles, alors que les têtes d’affiches en lice pour l’Élysée commencent doucement à se dessiner, à qui le maire de Marseille va-t-il donner son soutien ? Membre actif du PS, son choix devrait naturellement se tourner vers la candidate de gauche Anne Hidalgo mais le conseiller départemental des Bouches-du-Rhône refuse « de dealer un soutien à qui que ce soit ». Celui qui participe à la création du Printemps marseillais, une alliance de partis et de mouvements de gauche, souhaite célébrer une gauche unie aux prochaines élections présidentielles : « j’espère que la gauche et les progressistes seront capables de s’unir dans une élection présidentielle difficile ». En effet, il fustige les débuts de campagnes gouvernés par « des idées nauséabondes diffusées à longueur d’antenne ».

episode sybel imglogo play

25 - Marlène Schiappa - 14 octobre 2021

Un an pile après l’assassinat de Samuel Paty - le professeur d’Histoire-Géographie décapité près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet - une série d’hommages sont prévus dans les collèges et lycées de France vendredi 15 octobre. « Les écoles et établissements pourront organiser une minute de silence et consacrer une heure de cours à un temps d’hommage et d’échanges, dont le contenu sera laissé au choix des équipes », a annoncé le ministère de l’Éducation nationale, qui n’a néanmoins pas voulu rendre cela obligatoire. « C’est fondamental de rappeler les messages auxquels le professeur Samuel Paty était attaché c’est-àdire le dialogue », a estimé Marlène Schiappa, invitée des 4 vérités sur France 2 le jeudi 14 octobre. Sur l’enseignement de la laïcité, la ministre déléguée à la Citoyenneté ne souhaite pas « donner des injonctions aux professeurs ». « Je ne suis pas enseignante. Je sais à quel point c’est difficile », a-t-elle affirmé. À Ollioules, dans le sud-est de la France, le maire de la commune souhaitait renommer l'actuel collège des Eucalyptus en « Samuel Paty ». Mais face au refus des enseignants, élèves et parents, le projet a finalement été avorté. « Je comprends les gens qui ont peur. La menace est toujours là, elle est vivace. Mon travail au sein du ministère de l’Intérieur est de faire en sorte que les gens aient de moins en moins peur. C’est un travail difficile, de longues haleines. On dissout les collectifs, on a fermé plus de 670 lieux de radicalisation. Il y a une action résolue de l’État. Le ministre de l’Intérieur a demandé au préfet d’être vigilant à l’approche des commémorations », a expliqué la ministre. Selon elle, la menace islamiste est « une des priorités de l’action de notre pays ». La majorité s’élargit ? À six mois du scrutin présidentiel, Édouard Philippe a lancé dimanche 10 octobre, au Havre son propre parti politique baptisé « Horizons ». Son objectif ? Créer une « nouvelle offre politique ». L’ancien Premier ministre a toutefois annoncé qu’il soutiendrait Emmanuel Macron pour la prochaine élection présidentielle. Lors de cette annonce, étaient notamment présents des représentants de la majorité. « La majorité présidentielle doit rester unie et toujours s’élargir », estime Marlène Schiappa et de poursuivre : « Si des organisations ou des personnalités veulent rejoindre la majorité, que ce soit par d’autres biais, c’est toujours positif ».

episode sybel imglogo play

24 - Yannick Jadot - 13 octobre 2021

Mardi 12 octobre, Emmanuel Macron a présenté son plan « France 2030 », un investissement de plus de 30 milliards d’euros destiné à investir dans les filières d’avenir comme le numérique, l'industrie verte, la biotechnologie, l'espace ou la santé. Invité sur le plateau des 4 Vérités, le mercredi 13 octobre 2021, Yannick Jadot, candidat écologiste à l’élection présidentielle estime que c’est un « plan de saupoudrage ». « C’est un plan de technocrates qui va donner beaucoup d’argent aux lobbies mais qui n’avance en rien notre pays dans les grandes transitions nécessaires », a-t-il estimé au micro de Caroline Roux. Près d’un milliard d’euros sera consacré au nucléaire afin de décarboner l’énergie et baisser les factures. Le plan prévoit notamment la mise en place de mini-centrales nucléaires, moins chères et qui émettent moins de déchets. « Si on veut réduire le prix de l’énergie aujourd’hui, ce n’est pas sur le nucléaire qu’il faut investir mais sur des énergies renouvelables qui sont de moins en moins chères », a réagi le représentant d’Europe Écologie les Verts à la présidentielle. Yannick Jadot prône une sortie du nucléaire d’ici vingt ans. « Au fur et à mesure que l’on va économiser l’énergie et que l’on va avoir l’électricité issue des énergies renouvelables, on fermera les réacteurs nucléaires. Cela pourra prendre vingt ou vingt-cinq ans », a-t-il affirmé, ne souhaitant pas « mettre en danger l’économie ». Nucléaire : énergie verte ? Alors que les prix de l’énergie continuent de flamber, certains pays plaident pour que le nucléaire soit ajouté à la taxonomie européenne, c’est-à-dire, la liste des énergies considérées comme vertueuses pour le climat et l’environnement, que la Commission doit proposer dans les prochains mois. Dans une tribune publiée lundi 11 octobre, une dizaine d’États signataires - dont la France - estiment que le nucléaire a un rôle à jouer dans la transition écologique en contribuant « à l'indépendance de nos sources de production d'énergie et d’électricité » et en protégeant les consommateurs de la « volatilité des prix ». « Le nucléaire n’est pas une énergie propre », a vivement rétorqué le député européen. « On est en train de reporter pour les générations futures notre responsabilité en matière de pollution », a-t-il ajouté en appelant à un « sursaut ». S’il est élu, le candidat souhaite lancer une convention citoyenne sur le temps de travail, un des sujets récemment remis au cœur du débat par Anne Hidalgo, afin d’allier « temps de travail et santé au travail », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

23 - Arnaud Montebourg - 12 octobre 2021

Le candidat à l’élection présidentielle Arnaud Montebourg est l’invité des 4 Vérités sur France 2, mardi 12 octobre 2021.  Emmanuel Macron doit présenter sa stratégie « France 2030 » mardi 12 octobre 2021, un plan d’investissement qui prévoit d’allouer entre 30 et 50 milliards d'euros dans les filières d’avenir sur les cinq prochaines années. L’objectif est, pour le président de la République, « de faire émerger en France, en Europe, les champions de demain dans les domaines du numérique, de l'industrie verte, des biotechnologies ou encore dans l'agriculture ».  L’ancien ministre du Redressement productif sous François Hollande, Arnaud Montebourg regrette que ces investissements arrivent trop tard dans le quinquennat du chef de l’État. « On peut se demander pourquoi ces investissements n’ont pas été engagés il y a cinq ans. J’ai laissé à Emmanuel Macron, qui m’a succédé, 34 plans industriels qui ont été abandonnés. Entre temps, le ‘Made in France’ en a pris un sacré coup ». Ce plan d’investissement prévoit notamment la mise en place de mini-centrales nucléaires, appelées SMR (small modular reactors). L’ambition est claire : rattraper le retard pris dans ce domaine sur d’autres pays comme les États-Unis, la Chine, mais aussi la Russie. La mise en service de la première centrale SMR française est prévue avant 2035. Solution d’avenir ? « Il faut réinvestir le nucléaire », a assuré l’ancien député de Saône-et-Loire. Selon lui, la fermeture de Fessenheim était « une erreur, rétrospectivement ». « Si on veut décarbonater l’économie, nous n’avons pas d’autre choix que d’avoir le nucléaire. La question des émissions de gaz à effet-de-serre c’est l’urgence planétaire. Le nucléaire n’est pas une énergie propre, mais elle est décarbonée », a-t-il affirmé avant d’ajouter : « C’est une énergie que nous maîtrisons et dans laquelle nous pouvons avoir des prix compétitifs ». Face à la flambée des prix du gaz et de l’électricité, Arnaud Montebourg estime que l’action du gouvernement n’est pas suffisante. Pour lui, la solution est avant tout de réduire les taxes. « Les décisions du Premier ministre n’ont absolument pas annulé cette hausse, elle les a réparties dans le temps ». Pouvoir d’achat : augmenter le SMIC de 10% Le candidat propose également une renégociation de la répartition des revenus dans les entreprises et dans la fonction publique ainsi qu’une augmentation du SMIC de 10%. « Il y a une crise du pouvoir d’achat dans notre pays. Il y a un appauvrissement des Français qui ne peuvent plus vivre de leur travail. La répartition des salaires doit évoluer », a-t-il affirmé. Dans l’émission Dimanche en politique sur France 3 dimanche 10 octobre, Anne Hidalgo a proposé de remettre la question du temps de travail au cœur du débat public. « Je considère que gagner sa vie en travaillant, c’est la priorité. Donc je préfère aujourd’hui que l’on se concentre sur les salaires. Il y a un effort à faire sur la rémunération du travail », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

22 - Jean-François Copé - 11 octobre 2021

 Caroline Roux reçoit Jean-François Copé, maire de Meaux dans les 4 vérités. L’ancien Premier ministre, Édouard Philippe, a lancé son parti Horizons pour constituer une nouvelle offre politique. Va-t-il faire de l’ombre à Emmanuel Macron ? Pour Jean-François Copé « c’est une démarche très intéressante qui vient s’ajouter à la recomposition générale à laquelle on assiste » mais qui n’en reste pas moins « un baiser de la mort » contre le Président en campagne. En effet, lors de son discours, le maire du Havre a pointé du doigt les deux grands échecs du quinquennat : l’insécurité et les déficits publics. Au programme du parti Horizons : « rétablir l’ordre dans les comptes et dans la rue avec un nouveau plan de retraite à 67 ans et une priorité budgétaire ». L’ancien président de l’UMP semble conquis par les propositions d’Édouard Philippe qu’il considère comme « des préoccupations numéro un » et se dit « étonné de voir que c’est un sujet absent du message présidentiel et insuffisamment présent à droite aussi ». Avec des niveaux de déficit très élevés, il souligne la gravité de la situation qui va impacter des générations entières pour rattraper le poids de la dette et des déficits. Si pour l’ancien ministre délégué des Budgets, Emmanuel Macron « n’est pas une âme réformatrice », il salue tout de même la gestion de la crise sanitaire d’un point de vue économique.  Finances publiques : des limites atteintes ? La fin du quinquennat Macron fait l’objet de toutes les attentions avec un plan d’investissement proposé demain pour la France en 2030 dans lequel il souhaite développer les technologies d’avenir à l’instar du remboursement de la dette. Si Jean-François Copé évalue également les enjeux à venir, c’est à la condition qu’on réduise les dépenses de fonctionnement : « on ne peut pas investir suffisamment parce que les dépenses de fonctionnement de l’État sont énormes et qu'on n'imagine jamais dans la bouche d’Emmanuel Macron de les réduire ».   La fin du quinquennat annonce le moment de vérité sur les finances publiques. Celui qui a été chargé de la Fonction publique sous le gouvernement Chirac déplore les dépenses de fonctionnement pharaoniques qui vont selon lui « étranger le pouvoir d’achat des Français ».   Naufrage des Républicains ? Zemmour à droite toute Dans les sondages, la bulle Zemmour continue d’enfler à vitesse grand V se classant provisoirement dans le cercle restreint des admis au second tour. Celui qui revendique être « La droite de Pasqua, celle de l’ancien RPR », est une « imposture intellectuelle » au regard de Jean-François Copé qui a longtemps porté les couleurs du RPR. Pour lui, c’est une tentative classique de l’extrême droite pour s’accaparer le camp de droite avant de poursuivre que Zemmour « se nourrit d’une droite qu’on entend plus » au grand dam de ce dernier. Alors que le phénomène prend de l’ampleur, quelle serait le moyen de s’opposer au potentiel candidat ? « Refuser toute compromission et toute alliance avec lui » explique l’ancien député. Malgré la tentation pour certains candidats de droite de s’aligner au polémiste, il faut avoir « une digue étanche » en faveur d’une « droite décomplexée » s’exclame-t-il.  Blanchi dans l’affaire Bygmalion dite aussi l'affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé s’autorise donc un retour progressif dans la vie politique. Face à la montée de l’extrême droite, il explique vouloir « participer au débat public » avant de conclure que « ce que dit Éric Zemmour ne peut pas être pris à la légère et doit être contredit ».

episode sybel imglogo play

21 - Patrick Mignola - 9 octobre 2021

Le président du groupe Modem à l’Assemblée nationale, Patrick Mignola est l’invité des 4 Vérités sur France 2 samedi 9 octobre 2021. Il fait partie de la délégation de la majorité qui se rendra au Havre dans la journée, pour assister au lancement du parti d’Édouard Philippe. Il sera accompagné de deux autres patrons des groupes de la majorité à l’Assemblée : Christophe Castaner (LaREM) et Olivier Becht (Agir). Une trentaine de députés devraient également répondre présent. « On va voir Édouard Philippe en ami », a affirmé Patrick Mignola, favorable à la formation d’une « grande famille du centre ». L’ambition est claire : « permettre d’élargir la majorité, certes pour gagner la prochaine élection présidentielle mais parce que demain, il y a de grands enjeux pour le pays. Plus la majorité sera large, plus nous pourrons convaincre les Français », a estimé le responsable au micro de Guillaume Daret.  Partenaire ou rival de la majorité présidentielle menée par Emmanuel Macron ? En septembre dernier, l’ancien Premier ministre a annoncé qu’il apporterait son soutien « complet » à Emmanuel Macron lorsqu’il annoncera officiellement sa candidature pour l’élection présidentielle de 2022. Néanmoins, le lancement de son parti « plus à droite » que la LREM crispe certains proches du président de la République au sein de la majorité.  Entre méfiance et soutien, cette initiative sera scrutée de prêt. L’enjeu pour l’actuel maire du Havre ? Peser aux prochaines législatives et constituer un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale ainsi qu’un groupe solide d’élus locaux. Objectif : 2027. « La majorité a pu faire des erreurs mais elle a su rester unie, même dans les moments difficiles que nous avons traversés », a rétorqué l’élu. Cependant, il s’est dit défavorable à une double appartenance à des partis de la majorité. « Il faut que les choses soient claires et que les partis politiques soient posés sur des courants de pensée », a-t-il assumé. Zemmour perturbe les pronostics Autre élément perturbateur de la campagne présidentielle : la montée en flèche d’Éric Zemmour dans les intentions de votes. Certains sondages le donnent même au second tour devant Marine Le Pen alors que le polémiste ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat. « Il vaut mieux un président qui rassemble qu’un candidat qui essaye de monter les Français les uns contre les autres en faisant des querelles sur le passé pour les empêcher de regarder l’avenir », a assuré Patrick Mignola. Mardi 12 octobre, Emmanuel Macron présentera son plan « France 2030 ». Quelles sont les priorités de ce vaste chantier ? « La première sera l’écologie avec des énergies nouvelles. La deuxième est l’industrie. Il faut réindustrialiser la France », a conclu Patrick Mignola.

episode sybel imglogo play

20 - Aurélien Pradié - 8 octobre 2021

Jeff Wittenberg reçoit Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général du parti Les Républicains dans les 4 vérités.  Au cœur de l’actualité, Aurélien Pradié a défendu hier un texte visant à individualiser l’allocation adulte handicapé que perçoive plus d’un million de français. Pour les personnes en couple, cette allocution est actuellement baissée voire non perçue. Malgré ses efforts en faveur des personnes en situation de handicap, le gouvernement s’oppose à cette réforme, contraire à la tradition sociale française qui est familiale. Une décision que déplore le secrétaire général LR qui explique que « en réalité, dans notre pays aujourd’hui, on verse une allocation adulte handicapé pour celles et ceux qui ne peuvent pas travailler. Ce n’est pas un choix d’être au RSA ». Pour celui qui considère cette défaillance du système français comme « une injustice » s’est exprimé pour la quatrième fois à l’Assemblée nationale sur le sujet : « J’étais fier de porter cette proposition de loi et j’ai eu honte de la position du gouvernement qui était une position sectaire et froide » s’insurge t-il. À partir du 1er janvier 2022, un nouveau système de calcul permettra à 100 000 personnes handicapées de toucher plus que ce qu’elles ne percevaient aujourd’hui, est-ce suffisant ? Pour Aurélien Pradié « la dignité ne s’achète pas, c’est une question d’indépendance financière », une réforme bien en dessous de ses attentes sur le plan humain. Si la question du handicap semble faire tomber les clivages politiques, seul le parti En Marche s’est opposé à la nouvelle proposition de loi portée par conseiller régional d’Occitanie.  Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier : quel candidat pour la droite ?  Malgré cet échec, l’ancien maire de Cœur-de-Causse a eu un soutien particulièrement remarqué : celui de Xavier Bertrand, l’un des candidats en lice chez les Républicains. Si le président de la région Hauts-de-France excluait une élection aux primaires pour départager les candidats de droite, il envisage aujourd’hui de se présenter devant un congrès d'adhérents LR le 13 octobre. Avec 13% d’intention de vote devant Valérie Pécresse et Michel Barnier, à quel candidat le secrétaire général du parti LR va-t-il accorder son soutien ? Pour le conseiller général du Lot, une seule responsabilité incombe aux candidats potentiels : « celle de rassembler, ils n’ont pas le droit à la division » explique t-il prudemment. Le 5 décembre, ce sont les adhérents LR qui vont trancher en faveur du candidat unique pour porter les valeurs républicaines durant la course à l’Élysée.  Pendant que le camp républicain peine à se mettre d’accord, le phénomène Zemmour prend de l’ampleur de jour en jour sans être officiellement candidat. Des sondages récents ont même tablé sur un passage au second tour. Pour Aurélien Pradié, le polémiste est « un fantasme » et déplore la banalisation de ses propos qui vont à l’encontre des valeurs de la République française avant de poursuivre que « la droite française ne doit pas être celle qui incarne une France triste, nous devons être une France d’espérance ». « Les français ont besoin que la politique retrouve le sens des convictions, des valeurs » affirme l’ancien membre de l’UMP avant de conclure que « ce qui fera reprendre des couleurs à la droite française c'est de ne pas se vendre aux uns et aux autres ».

episode sybel imglogo play

19 - Jean-Luc Mélenchon - 7 octobre 2021

Candidat à l’élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon est l’invité des 4 Vérités jeudi 7 octobre 2021. Vendredi 23 septembre, le chef de file de La France insoumise a débattu face au polémiste Éric Zemmour. S’il ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat, ce dernier est, dans certains sondages, donné au second tour. Une grande première. Deux semaines plus tard, quelles leçons tirer de cette confrontation ? « Il est totalement fanatisé. Il n’a qu’un point de vue et qu’une réponse sur tous les sujets. Cela ne fait ni un programme du gouvernement, ni une réalité », a estimé Jean-Luc Mélenchon. « Il faut dire des choses pourries et fausses pour gagner des voix ? (…) Il joue le rôle de diviseur. La guerre civile ne nous mènera nulle part », a-t-il renchéri appelant à rassembler nos « besoins communs quelle que soit l’origine de son prénom ou sa religion ». Attendu à 7,6 % d'ici à la fin de l’année, le taux de chômage est sur le point d’atteindre son plus bas niveau depuis 2008. Sur la question du pouvoir d’achat, le gouvernement avance qu’il a augmenté de 1,9%, d’après des chiffres de l’Insee. Des chiffres auxquels ne croit pas le président de La France insoumise. « Le gouvernement n’a pas raison. Il a dévasté ce pays. Je conteste ces chiffres, je conteste le gain de pouvoir d’achat. Il y a dix millions de pauvres et huit millions qui relèvent de l’aide alimentaire. Je n’y crois pas, la situation des Français ne s’améliore pas. Elle empire. Il y a toujours plus de pauvres. C’est insupportable dans un pays qui est aussi riche », a rétorqué le député des Bouches-du-Rhône. Politique étrangère : J.L Mélenchon écrit à E. Macron Après Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon souhaite à présent débattre avec le président de la République Emmanuel Macron sur la question de la politique étrangère. Il estime en effet que la France fait les mauvais choix. « Progressivement, le président de la République nous a emmenés dans des choses qui ne correspondent pas à ce qu’on avait fait jusque-là. Cela mérite qu’on en débatte. Sur la scène européenne, Emmanuel Macron souhaite bâtir une « autonomie stratégique européenne », notamment face aux États-Unis et la Chine. Le 12 juillet 2021, l'Union européenne a décidé de prolonger ses mesures restrictives à l’égard de la Russie en réaction à la crise en Ukraine. Jean-Luc Mélenchon souhaite lever ces sanctions qui selon lui n’ont « aucun sens et qui ne mènent à rien », estime-t-il. « Nous sommes embarqués dans une confrontation avec les Russes qui est absurde », a-t-il conclu sur le sujet.

episode sybel imglogo play

18 - Anne Hidalgo - 6 octobre 2021

La maire de Paris Anne Hidalgo est l’invitée des 4 Vérités sur France 2 mercredi 6 octobre 2021. Candidate à l’élection présidentielle depuis le 12 septembre dernier, Anne Hidalgo se dit « solide et déterminée à faire passer des valeurs et des propositions pour les Français ». Dans ce cadre, elle sort un livre intitulé « Une femme française » (Editions de l’Observatoire) dans lequel elle revient sur son parcours et ses engagements. « Je suis là, je suis quelqu’un de solide », a-t-elle répété, reprenant un slogan de Olaf Scholz, le récent vainqueur des élections législatives allemandes. Et d’ajouter : « L’expérience que j’ai m’aide à être solide ». À six mois du scrutin, la récente irruption du polémiste Éric Zemmour dans la campagne électorale vient perturber tous les pronostics. Dans les récents sondages, l'éditorialiste est crédité de 15% des intentions de vote, soit à un point de Marine Le Pen créditée de 16%. « Je suis absolument dégoûtée, jusqu’à la nausée, de la montée d’un tel personnage dans la vie politique française. Tout le monde fait comme si c’était normal que quelqu’un vienne sur toutes les chaînes pour faire du révisionnisme sans que cela ne pose aucun problème. Cela raconte que l’on ne va pas très bien », a-t-elle affirmé. Face à la montée en puissance de l’éditorialiste, Anne Hidalgo veut « poser une parole, avec des propositions qui concernent la vie des Françaises et des Français ».  Dans un contexte de montée des extrêmes, l’ensemble de la classe politique se positionne sur le terrain de l’immigration. Mardi 5 octobre, Valérie Pécresse, candidate à l’investiture de la droite à la présidentielle, a dévoilé un projet de révision de la Constitution mettant en place des quotas pour "stopper l'immigration incontrôlée ». Déplorant une « course aux solutions les plus outrancières » de la part de l’aile droite et extrême droite, Anne Hidalgo souhaite préserver la tradition française de l’asile et « concrètement régler l’accueil » et l’intégration des personnes étrangères. Une écologie sans taxe carbone Mardi 28 septembre, Yannick Jadot est sorti vainqueur de la primaire écologiste. Il sera ainsi le représentant d’Europe Écologie les Verts à la prochaine élection présidentielle. Reconnue comme engagée sur les questions écologiques, dans un entretien accordé au journal Libération mercredi 6 octobre, Anne Hidalgo s’est néanmoins prononcée contre la taxe carbone, prônée par le candidat écologiste. « La transition écologique ne peut se faire contre des femmes et des hommes qui sont obligés de prendre leur voiture tous les matins pour aller travailler. Ils voient monter le prix des carburants et l’impact que cela a sur leur budget. Ils considèrent aujourd’hui que l’écologie se fait contre eux. Cette question doit se faire avec un accompagnement social de celles et ceux qui, aujourd'hui, sont les laissés pour compte », a-t-elle estimé après avoir salué la victoire de Yannick Jadot. Si elle est élue, Anne Hidalgo veut se faire représentante des femmes françaises. « Le moment est aussi venu que les femmes occupent les places de premier rang », a-t-elle conclu.

episode sybel imglogo play

17 - Philippe Martinez - 5 septembre 2021

Philippe Martinez est l’invité des 4 Vérités sur France 2 le mardi 5 octobre 2021. Le secrétaire général de la CGT, appelle les travailleurs et les chômeurs à se mobiliser mardi 5 octobre, en particulier contre la réforme de l'assurance chômage, qu’il estime « injuste ». « Le gouvernement tente de nous faire croire qu’on est chômeur par désir. Il y a 3 millions de chômeurs qui ne touchent pas d’indemnité. Le gouvernement pense qu’en baissant leurs indemnités, ils trouveront plus facilement du boulot. Le problème ce n’est pas le chômeur, c’est le manque d’emplois », a-t-il affirmé au micro de Caroline Roux. Sur la question de la réforme des retraites, Philippe Martinez appelle à rester mobilisé. Sur le sujet, l’Exécutif reste flou. En effet, Emmanuel Macron n’a pas exclu la possibilité de faire passer une partie de sa réforme avant la fin du quinquennat, tout en affirmant que « les conditions ne sont pas encore réunies » pour rouvrir ce dossier très sensible. À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, certains candidats évoquent un départ à la retraite à 67 ans. « C’est ne pas avoir les pieds dans la vraie vie que de proposer de travailler jusqu’à 67 ans », estime le responsable.  Le pouvoir d’achat est aussi un des objets de la mobilisation. Selon le rapport économique social et financier de la Direction générale du Trésor publié lundi 4 octobre, le pouvoir d’achat des plus modestes a augmenté. « C’est une question de ressenti. Il y a des tas d’enquêtes sérieuses qui montrent que les inégalités s’accroissent et que la pauvreté a augmenté », a-t-il fustigé. Avant d’ajouter : « Ils manipulent des chiffres. Il y a une déconnexion totale entre le vécu des Français et de ce que pensent nos ministres et notre président de la République ». Transition écologique : quel coût social ? Toujours sur le pouvoir d’achat, se pose la question de l’inflation des prix de l’énergie notamment du gaz et de l’électricité. Pour tenter de contenir cette flambée, le Premier ministre a annoncé jeudi 30 septembre la mise en place d’un « bouclier tarifaire ». Ainsi, le tarif réglementé du gaz serait bloqué jusqu'en avril prochain et la hausse de l'électricité serait, elle, limitée à 4%. « Pourquoi ne l’a-t-il pas fait avant ? », lâche-t-il. Pour lui, ce n’est pas suffisant. Dénonçant aussi les bénéfices d’Engie, Philippe Martinez plaide pour « agir sur la TVA ». La transition écologique aura-t-elle un coup social ? « Il y a des solutions pour conjuguer développement de l’industrie, développement de l’emploi et préservation de la planète », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

16 - Laurent Fabius - 4 octobre 2021

Laurent Fabius est l’invité des 4 Vérités sur France 2 lundi 4 octobre 2021. Dimanche 3 octobre, Bernard Tapie est mort à l’âge de 78 ans des suites d’un double cancer de l’estomac et l’œsophage. Depuis, les réactions et les messages d’hommage se sont multipliés. « C’était un battant exceptionnel. De son vivant il a fait l’objet de controverses invraisemblables maintenant, je crois que l’hommage est unanime », a estimé le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius au micro de Caroline Roux. Chanteur, directeur de l’Olympique de Marseille et surtout : hommes d’affaires… L’homme sulfureux, a fait une entrée fracassante dans la vie politique en 1992, lorsque François Mitterrand le nomme ministre de la Ville. « Bernard Tapie était un homme très intelligent, qui avait un charisme, une force, une grâce. François Mitterrand était sensible à cela », a affirmé Laurent Fabius qui était alors Premier secrétaire du Parti socialiste à l’époque. Ovni pour la classe politique de l’époque, Bernard Tapie n’a pas hésité à batailler contre l’extrême droite de Jean-Marie Le Pen. « Il y avait une affinité entre François Mitterrand et lui », a commenté Laurent Fabius.  Le 4 octobre célèbre l'anniversaire de la Constitution de 1958. À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, l’institution fait l’objet de nombreuses critiques. À droite comme à gauche. Quand certains l’estiment trop liberticide sur la question du pass sanitaire, d’autres critiquent son laxisme sur les sujets de terrorisme. « Nous sommes garant de l’État de droit. Cela ne plaît pas à tout le monde. Il y a un certain nombre de critiques. En général, elles sont contradictoires. Notre rôle n’est pas de juger en opportunité politique. C’est de regarder si les lois dont nous sommes saisies sont conformes à l’État de Droit », a indiqué l’ancien Premier ministre sans vouloir « entrer dans la campagne électorale ». L’ancien ministre n’a pas hésité à balayer les plus vives critiques, notamment de ceux comparant la France à une dictature. « Cela n’a pas de sens. La France est un pays de libertés », a-t-il affirmé.  Environnement : les engagements n’ont pas été tenus À un mois de la 26e Conférence des Parties des Nations unies (Cop 26) qui se tiendra au Royaume-Uni, l’ONU constate que les engagements déposés par les 191 États mènent vers un réchauffement de 2,7°C à la fin du siècle, soit très loin de l’objectif des 1,5°C espérés lors des accords de Paris, en 2015, dont Laurent Fabius était le président. « Il y a eu des bonnes choses de faites, mais pas mal de gouvernements n’ont pas respecté les accords qu’ils avaient signés à Paris. Tout l’objet de la Cop 26 sera d’établir un plan d’action pour appliquer les accords de Paris, de définir les financements nécessaires et garder le cap des 1,5°C. À condition qu’il y ait une volonté commune d’avancer. Ça se présente très difficilement », a-t-il regretté. Faut-il s’employer à une plus grande radicalité sur le réchauffement climatique ? « Il faut certainement être plus efficace et plus exigeant que l’on ne l’a été jusqu’ici », a-t-il conclu.

episode sybel imglogo play

15 - Nicolas Dupont-Aignan - 2 octobre 2021

Jeff Wittenberg reçoit Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle dans les 4 vérités.  Tandis que Zemmour n’a pas toujours officialisé sa candidature, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan lance véritablement sa campagne présidentielle. Crédité de 1,5% des voix dans les sondages, le candidat de droite ne semble pas faire l’unanimité face au phénomène Zemmour. « Les sondages ne prennent en compte que la moitié des électeurs » explique le député. « 20 millions de Français ne sont pas encore positionnés sur un candidat pour les prochaines élections. Lorsque l’on voit l’état du pays, les problèmes des Français sont d’une telle importance que j’aimerais qu’on ne soit pas sur les polémiques et qu’on présente chacun nos projets » poursuit-il. Celui qui souhaite défendre « un Gaullisme de rassemblement » comme chemin de fer pour sa campagne, souhaite créer la différence avec les candidats de droite comme Xavier Bertrand ou encore Marine Le Pen. L’élu d’Essonne (91) dit vouloir instaurer l’indépendance de la France en « rétablissant nos frontières, que l’on relocalise les emplois » et ce, sans « exclure une partie des Français ». L’énarque se dit au-dessus des polémiques qui alimentent le crédit des candidats en tête des sondages pour s’intéresser davantage aux enjeux sociétaux de notre siècle « par exemple, comment on va augmenter le pouvoir d’achat, comment on va rouvrir des lits d’hôpitaux, comment on va permettre aux Français de léguer leur patrimoine à leurs enfants ».  « Où va le pognon ? » : l’argent des Français gaspillé ?  L’auteur de « Où va le pognon » nous explique dans un ouvrage publié aux éditions l’Archipel « Comment récupérer 100 milliards d’euros par an de fraude et de gaspillage pour rétablir la France ». Interrogé sur son essai controversé, Nicolas Dupont-Aignan égratigne l’immigration qu’il considère comme une population de « remplacement ». Dans sa liste des gaspillages qui freinent l’économie française : l’immigration, les délocalisations en Pologne, l’aide de l’UE en Turquie, les fausses cartes vitales, le scandale des autoroutes, des éoliennes… « Pour éviter de serrer la ceinture aux Français, aux retraités et ceux qui travaillent, sans augmenter la dette et en la réduisant, on peut faire cesser les gaspillages et redistribuer l’argent sur les priorités » explique l’ancien membre du RPR.  Pour amortir le prix de l’énergie qui atteint des niveaux records, le gouvernement a mis en place de nouvelles mesures « un bouclier tarifaire » pour tenter de restituer le pouvoir d’achat. Pour Nicolas Dupont-Aignan c’est une manœuvre électorale qui « s’arrêtera au mois d’avril ». Et de poursuivre « on n’a jamais vu un gouvernement à ce point démagogue ». Pour résoudre la crise des prix de l'énergie, le président du DLF dit vouloir « lisser le prix du gaz et rétablir une entreprise électrique unique car c’est de cette manière que nous avions le prix de l’électricité le moins cher d’Europe ». Dans son programme, le candidat propose de nationaliser les entreprises énergétiques. Selon lui, « il faut un fournisseur unique qui investit dans le nucléaire ».  Sur la situation sanitaire de la France, le député ne s’en cache pas et reste plutôt circonspect face à la gestion de crise déployée par le gouvernement. « Je suis contre le fichage numérique des Français » nuance notre invité qui ne se montre pas défavorable à la campagne de vaccination.

episode sybel imglogo play

14 - Yves Veyrier - 1 octobre 2021

Jeff Wittenberg reçoit Yves Veyrier, secrétaire général de la Confédération générale du travail - Force ouvrière dans les 4 vérités.  Alors que la hausse des prix de l’énergie atteint des records avec une augmentation de 12,6%, Jean Castex a annoncé la mise en place d’un « bouclier tarifaire » visant à réduire la flambée des tarifs à partir de novembre. Pour Yves Veyrier, cette mesure est insuffisante et la considère comme « une mesure de tour de passe-passe ». Même le chèque énergie ne devrait pas pouvoir compenser cette hausse des tarifs chez les ménages les plus précaires. Le Premier ministre n’a alors pas écarté l’idée de valoriser une nouvelle fois ce dispositif pour soutenir les Français en difficulté. Même si le secrétaire général de la FO perçoit « une volonté de freiner l’impact de la hausse », il déplore le manque d’investissement pour ceux et celles à peine au-dessus du seuil de pauvreté, ignorés par le gouvernement face à cette crise des prix de l’énergie.  « Bouclier tarifaire » des prix de l’énergie, augmentation du SMIC : des mesures suffisantes ?  Aujourd’hui vendredi 1er octobre, le SMIC augmente de 35€. Depuis 2012, le SMIC a toujours augmenté selon l’inflation sans coup de pouce supplémentaire. Pour l’ancien membre du Conseil économique, social et environnemental, cela reste nettement insuffisant et affirme que « Ce n’est que le rattrapage des inflations passées, cet hiver la hausse du coût de l’énergie, l’alimentation, les transports vont taper dans les portes-monnaies » avant de poursuivre que « augmenter le SMIC c’est un moyen de dynamiser les négociations de branche sur les salaires ».  Sur le sort des entreprises, Yves Veyrier est catégorique : « Ils ont du mal à trouver des candidats sur les postes et cela est lié à la faiblesse des salaires, des conditions de travail et de la qualité des emplois » freinant ainsi la compétitivité de ces dernières. Pour alerter les patrons, il appelle à une mobilisation le 5 octobre qui portera sur « la retraite, le chômage mais également sur les salaires tournée vers les organisations patronales ». Pour le vice-président du Comité de la liberté syndicale, la question des salaires est une affaire de « double responsabilité, l’État peut agir sur le SMIC et sur la rémunération de base des fonctionnaires et les entreprises négocier dans les branches […] le salaire n’est pas l’ennemi de l’emploi au contraire ».   Assurance-chômage : entrée en vigueur d’une réforme controversée  Le 1er octobre marque le début de l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage. Un peu plus d’un million de demandeurs d’emploi vont percevoir moins qu’habituellement malgré la lutte des syndicats qui avaient mené un recours devant le Conseil d’État. Face à cet échec, Yves Veyrier ne renonce pas et annonce qu’un nouveau recours devant le Conseil d’État va se tenir : « il est prêt, le gouvernement a joué la montre mais on espère que le Conseil d’État va nous donner raison ». « On fait subir la réforme de l’assurance chômage aux demandeurs d’emploi » explique t-il. Peut-on craindre une nouvelle révolte comme celle des Gilets Jaunes ? Le syndicaliste appelle les salariés à se rassembler le 5 octobre contre la réforme des retraites à laquelle il est fermement opposé. Face à la surenchère pendant la période électorale, la mobilisation syndicale en sommeil depuis plusieurs mois avec l’épidémie de covid, devrait se réveiller le 5 octobre avec des arrêts de travail, des manifestations. « Tous nos syndicats sont mobilisés sur la question des retraites, sur la question des salaires, sur la question du service public […] il faut vraiment que les salariés se mobilisent en ce moment » conclut notre invité.

episode sybel imglogo play

13 - Stanislas Guerini - 30 septembre 2021

Stanislas Guérini est l’invité des 4 Vérités sur France 2 jeudi 30 septembre 2021. Le Premier ministre Jean Castex sera l’invité du journal télévisé de 20 heures jeudi 30 septembre, afin d’évoquer « les mesures du gouvernement pour faire face à l’augmentation des prix de l’énergie », a fait savoir TF1. À quelques mois de la prochaine élection, l’objectif du gouvernement est de désamorcer les risques d'un mouvement de protestation rappelant celui des Gilets jaunes. Il y a quelques semaines, le gouvernement avait déjà annoncé une extension de 100 euros du chèque énergie pour les six millions de bénéficiaires. « On a tiré des enseignements de ce quinquennat. Lorsque les ménages sont touchés, il faut les aider. A la fois, pouvoir changer de modèle de consommation mais aussi passer les pics de hausse, qui ne dépendent pas de nous », a déclaré Stanislas Guérini, délégué général de LREM et député de Paris. Plus globalement cela pose la question de l’indépendance énergétique française. Quelle solution ? « Il faut investir à la fois sur le nucléaire pour continuer à bénéficier d'une énergie décarbonnée et en même temps il faut que notre mix énergétique soit plus équilibré et notamment développer les énergies renouvelables. Nous le faisons massivement », a estimé le responsable en insistant particulièrement sur la nécessité de développer l’éolien off-shore. « Il ne faut pas reculer. Cette crise nous a permis d’investir et je souhaite que nous continuions à le faire dans le prochain quinquennat », a martelé Stanislas Guérini.  LREM : la maison commune ? L’ancien Premier ministre Édouard Philippe a été reçu à l’Elysée par Emmanuel Macron mercredi 29 septembre. Étaient également présents : certains ministres comme Gérard Darmanin ou Sébastien Lecornu, les présidents des groupes parlementaires de LaRem Christophe Castaner et du Modem Patrick Mignola, mais aussi François Bayrou. Alors que le maire du Havre doit lancer son propre parti le 9 octobre prochain, l’objectif est de rebâtir cette fameuse « maison commune » en vue de la campagne présidentielle. « Des forces politiques veulent se mettre ensemble pour définir un socle de valeurs, de pensées communes qui va nous permettre de nous projeter dans le prochain quinquennat », a assuré l’élu. « Il faut que les différents partis de la majorité puissent travailler sous une bannière commune ». Face à la montée des extrêmes, la volonté est claire : créer une unité derrière le président de la République. « Nous serons derrière lui, s’il souhaite se représenter », a-t-il affirmé en précisant vouloir aller à la rencontre des Français.

episode sybel imglogo play

12 - Adrien Quatennens - 29 septembre 2021

Adrien Quatennens est l’invité des 4 Vérités sur France 2 mercredi 29 septembre 2021. La primaire écologiste vient de s’achever par la victoire de Yannick Jadot qui devance avec 51,03 % des voix, devant sa concurrente Sandrine Rousseau mardi 28 septembre 2021. Le député européen représentera le parti Europe Écologie Les Verts à la prochaine élection présidentielle. Ces primaires ont marqué l’affrontement de deux visions de l’écologie. Une ligne modérée incarnée par le vainqueur Yannick Jadot et une ligne plus radicale représentée par sa concurrente Sandrine Rousseau. S’il a félicité Yannick Jadot pour cette victoire, Adrien Quatennens, député du Nord et coordinateur de la France n’a pas caché ses divergences avec le candidat écologiste. « Nos différences sont connues sur notre conception de l’écologie, sur les questions sociales », a-t-il estimé au micro de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités. L’élu se dit favorable à une « écologie de rupture ». « Jean-Luc Mélenchon porte la planification écologique, c’est-à-dire faire bifurquer l’économie pour relever ce grand début », a-t-il déclaré appelant à un rassemblement massif autour de Jean-Luc Mélenchon. Adrien Quatennens a également réagi à la flambée des prix de l’énergie. « Il y a une certaine urgence sociale. C’est surtout lié au fait que l’on s’en tienne intégralement aux marchés. C’est insoutenable », a-t-il assuré. Comment s’en extraire ? « Premièrement, il faut bloquer le prix des produits de première nécessité. Ensuite, on pourrait imaginer une forme de gratuité des premières quantités. C’est le cas pour l’électricité, le gaz ou encore l’eau comme le propose Jean-Luc Mélenchon ». Lors de sa campagne, Sandrine Rousseau prônait notamment l’augmentation du prix du carburant. « Cela ne peut se faire qu’à la condition qu’il y ait d’autres alternatives qui soient proposées au Français pour se déplacer. Et surtout : que la question des revenus soit solutionnée », a-t-il estimé.  Zemmour : une confrontation d’idées Jeudi 23 septembre 2021, Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour se sont livrés à un débat politique en direct sur BFM TV. Alors que l’éditorialiste fait toujours planer le doute autour de sa candidature à l’élection présidentielle 2022, les discussions ont largement tourné autour de l’immigration et de la fracture sociale. Selon une étude Harris Interactive pour Challenges publiée mardi 28 septembre, Éric Zemmour serait crédité de 13% d'intentions de votes. Prenant quelques pourcents, le polémiste est donné au coude-à-coude avec l'ex-LR Xavier Bertrand (14%), et avec Marine Le Pen (16%). Alors que le débat avait pour but pour La France Insoumise de stopper sa dynamique, il semblerait qu’il ait assis la posture d’Éric Zemmour. « Il fallait une confrontation nette sur les idées pour faire en sorte que tout le monde comprenne que c’est une intoxication », a estimé Adrien Quatennens déplorant le buzz autour du polémiste. 

episode sybel imglogo play

11 - Ségolène Royal - 28 septembre 2021

Caroline Roux reçoit Ségolène Royal, ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique dans les 4 vérités.  Ce week-end, Ségolène Royal n’a pas réussi à convaincre les expatriés : la finaliste de la présidentielle en 2007 n’a pas réussi à devenir sénatrice des Français de l’étranger. Une défaite fracassante avec 11 voix sur 533. Même si l’ancienne ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer n’en est pas à son premier échec politique, celui-ci est particulièrement difficile à encaisser : « Elle est plus amère parce que je n’aime pas le sectarisme » déplore-t-elle. Une défaite probablement instiguée par son propre parti, le PS, qui a positionné un candidat sans même l’en avoir informé explique l’ex-députée avant de poursuivre que « C’est n’est pas la première fois que l’appareil du Parti Socialiste se comporte comme ça […] ma liberté les dérange, il faut des paroles qui rassemblent, ce n’est pas une secte la politique ». Malgré les défaites successives, Ségolène Royal déclare ne « pas pouvoir renoncer » à la vie politique. Elle déclare « s’accrocher » au soutien « des jeunes ». « Ma génération a une responsabilité dans la transmission et je veux qu’une nouvelle génération politique se lève » s'exclame-t-elle. Tandis que le PS lui rend malgré elle sa liberté, Ségolène Royal n'exclut pas une potentielle candidature aux élections présidentielles 2022 face à Anne Hidalgo. Celle qui se sent trahie par sa famille politique ne compte pas pour autant délaisser le Parti socialiste auquel elle s’accroche.  Primaire écolo : l’heure du choix  Les Verts vont départager ce soir Yannick Jadot et Sandrine Rousseau pour désigner leur candidat à la présidentielle. Très investie dans l’écologie, que pense l’ancienne présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes des deux candidats en lice ? Pour elle, deux options dans l’écologie : l’écologie radicale et l’écologie de la transition. Celle qui a porté les couleurs du ministère de l’Environnement pendant quatre ans aurait souhaité « la synthèse entre les deux avec l’écologie qui veut sécuriser les transitions ». Et de poursuivre « Je suis pour l’écologie intégrale c'est-à-dire très ambitieuse sur des objectifs qui soient intégrés dans tous les aspects de la vie économique, sociale et culturelle » contre la radicalité du parti. Elle explique d’ailleurs avoir mis en place une loi de transition énergétique avec des avantages fiscaux pour les Français qui souhaitaient faire des travaux de rénovation énergétique, une loi bafouée par les gouvernements qui se sont succédés. Ségolène Royal déplore ce système au détriment de l’écologie et pense qu’il devrait y avoir « des systèmes au sein des parlements qui évaluent lorsqu’un gouvernement change de politique ».  Avec la flambée des prix du gaz, des carburants et de l’électricité de plus de 12,6 %, dispose-t-on de solutions ? demande Caroline Roux. En son temps, l’ancienne conseillère générale avait bloqué le prix de l’énergie et estime qu'aujourd'hui, il serait encore possible de l’appliquer. « La hausse des prix de l’énergie est une bombe sociale à retardement comme les Gilets jaunes […] il faut baisser les taxes (60% sur l’essence), limiter les marges des distributeurs et rétablir le tarif social de l’énergie ».

episode sybel imglogo play

10 - Clément Beaune - 27 septembre 2021

Clément Beaune est l’invité de Caroline Roux dans les 4 Vérités sur France 2 lundi 27 septembre 2021. Les Allemands étaient appelés à voter pour élire les députés qui formeront le Bundestag, qui seront eux-mêmes amenés à former un nouveau gouvernement dimanche 26 septembre. Avec 25,7 % des voix, les socio-démocrate (SPD) arrivent en tête des élections en Allemagne. De leur côté, les conservateurs, le parti de la chancelière sortante Angela Merkel a subi un des plus gros revers de son histoire. Pour Olaf Scholz, le chef de file du SPD, les électeurs ont dit qu’ils voulaient un changement. Arrivent en suite : les chrétiens-démocrates (CDU) d’Armin Laschet, le dauphin d’Angela Merkel (24,1 %), suivis par les Verts d’Annalena Baerbock (14,8 %). Avec un score aussi serré, les partis doivent maintenant s’entendre pour former le prochain gouvernement de coalition. En France, le gouvernement ne redoute pas de changement de ligne mais se dit prêt à s’adapter. « Les trois partis qui arrivent en tête sont pro européens, engagés et assumés. Il y aura sûrement des différences, des difficultés parfois dans les discussions avec la France dans les prochains mois », a déclaré Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes au micro de Caroline Roux. « Les discussions doivent commencer dès maintenant », a-t-il estimé. Ouvert à la discussion, le gouvernement français « travaillera de manière européenne avec tout le monde », a assuré le responsable. Parmi les sujets en jeu : la question du nucléaire mais aussi la flambée des prix de l’énergie. Bruno Le Maire a récemment estimé qu’il fallait revoir la manière dont sont établis les prix de l’énergie et notamment l’indexation du prix du gaz sur celui de l’électricité. « La principale cause de cette flambée est la reprise économique à l’échelle mondiale. En France, notre bouquet énergétique est très décarbonée grâce au nucléaire notamment, et il y a un alignement sur certains prix notamment celui du gaz. C’est un point que nous allons essayer d’ajuster », a affirmé Clément Beaune. « Grâce à l’énergie nucléaire, nous avons des prix de l’énergie qui, comparé à nos voisins, même avec l’augmentation, restent beaucoup plus bas. Les règles européennes doivent mieux refléter cet avantage français qui a été notre investissement dans le nucléaire », a-t-il précisé. La France, leader de l’Europe ? Le 1er janvier 2022, la France prendra la présidence tournante de l'Union européenne. Avec le départ d’Angela Merkel, Emmanuel Macron devient-il l’homme fort de l’Europe ? « Cela nous aide à assumer une responsabilité supplémentaire », a reconnu le responsable politique avant de tempérer. « En Europe si vous êtes fort tout seul cela ne sert pas à grand chose, car vous ne faites pas de réformes. Il y a un intérêt français à avoir vite un gouvernement allemand fort en place ». Durant sa présidence, le gouvernement français espère faire passer plusieurs priorités. Parmi elles : un salaire minimum européen, la régulation des GAFA ou encore l’unification du prix du carbone.

episode sybel imglogo play

9 - Amélie de Montchalin - 25 septembre 2021

Samedi 25 septembre 2021, Amelie de Montchalin était l’invité des 4 vérités sur France 2. Depuis le début des opérations au Sahel, 52 soldats ont perdu la vie. À l’heure actuelle près de 5000 soldats sont toujours engagés dans l’opération Barkhane. D’ici 2023, les troupes devraient être réduites de moitié. Faut-il accélérer cet allègement ? « Le but n’est pas d’en partir mais d’adapter notre présence et de travailler avec un certain nombre d’alliés, notamment européens. C’est dans ce cadre que nous prévoyons l’avenir », a affirmé Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique. Mercredi 22 septembre, le projet de loi finances pour 2022 a été présentée par le gouvernement. Faut-il, dans ce cadre, toujours prévoir la réduction du nombre de fonctionnaires, comme le président de la République Emmanuel Macron avait envisagé lors de la campagne présidentielle en 2017. « En 2022, nous annonçons dans le budget de façon totalement assumée que nous cherchons l’efficacité. On n’augmente pas le nombre de fonctionnaires, on le baisse dans les ministères à Paris et on en remet à proximité des Français. C’est donc la stabilité que nous assumons parce que nous avons tiré des leçons de cette crise », a déclaré la ministre, avant de préciser : « La gauche et la droite ont toujours les mêmes rengaines, ils ne s’ajustent pas, elles ont des dogmes. Ce n’est pas notre vision ». Anne Hidalgo bientôt devant le Tribunal administratif ? À partir du 1er janvier 2022, tous les fonctionnaires territoriaux devront passer aux 35 heures. À Paris, cette réforme ne passe pas. Considérant que ce n’était pas « une loi de progrès », Anne Hidalgo, la maire de Paris a récemment proposé un nouveau plan pour ne pas augmenter (ou peu) ce temps de travail. Le plan a été retoqué par la préfecture d’Ile-de-France le jugeant « illégal ». « Je ne tolérerai pas qu’il y ait un régime d’exception pour les fonctionnaires de Paris vis-à-vis des autres », a assurée Amélie de Montchalin, appelant Anne Hidalgo, qui a récemment annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle, à « prendre ses responsabilités ». L’État ne transigera pas. « Nous attendons la fin du mois. Si à la fin du mois, elle ne nous a pas expliqué comment elle allait appliquer les 35 heures, en respectant le droit social et avec du dialogue social, elle ira s’expliquer devant le Tribunal administratif de Paris, comme à chaque fois où, dans un pays, la loi n’est pas respectée », a-t-elle conclu.

episode sybel imglogo play

8 - Sébastien Chenu - 24 septembre 2021

Jeff Wittenberg reçoit Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national dans les 4 vérités.  Alors que Zemmour laisse planer le doute quant à sa candidature à l'élection présidentielle de 2022, Marine Le Pen connaît une période compliquée en cette rentrée politique. Jusqu’ici en tête du premier tour dans les sondages au coude à coude avec Emmanuel Macron, la députée perd chaque jour un peu plus de son électorat au profit du polémiste. Pour Sébastien Chenu, cela n’est pas préoccupant « Ça fait dix fois que les médias et la classe politique enterrent Marine Le Pen, elle remonte à cheval et effectue des scores bien supérieurs à ceux qui lui sont pronostiqués ». Avec des idées beaucoup plus radicales sur l’immigration, Zemmour peut-il faire de l’ombre à la tôlière du RN ? « C’est la division dont on peut pâtir » explique le porte-parole du parti. Pour évincer Emmanuel Macron, Marine Le Pen compte rassembler les têtes fortes du parti et peut s’appuyer également sur « une expérience pour affronter une campagne électorale, une équipe et un programme applicable vu l’état du pays » explique Sébastien Chenu avant de poursuivre qu’il va falloir « un programme et des réformes tenables ». Des perspectives qui ne semblent pas convaincre leurs électeurs, prêts à rejoindre le camp Zemmour. Avec des idées proches du centre, non sortie de la zone Euro, favorable au remboursement de la dette, le Rassemblement national de Marine Le Pen a perdu sa radicalité qui faisait jusqu’alors sa force.  Campagne présidentielle du Rassemblement national : ce qui va changer par rapport à 2017  À sept mois de l'élection présidentielle, les candidats ne sont plus qu'à quelques semaines du début de la campagne officielle. Du côté RN, Marine Le Pen a choisi un préfet, Christophe Bay, comme directeur de cette dernière. « C’est un homme qui a une bonne connaissance de l’appareil d’État pour appliquer le programme de Marine Le Pen » affirme Sébastien Chenu. Le nouvel entrant dans l’équipe fait déjà parler de lui avec des enquêtes administratives au sujet de son train de vie et des dépôts de plaintes pour harcèlement. Une personnalité controversée qui ne semble pas mettre en péril la campagne, soutenue par la cheffe de file et son porte-parole. Cette semaine a été marquée par la présentation du budget 2022, une annonce qui a fait grincer des dents l’ensemble de la classe politique. Augmentation des dépenses publiques avec le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice : est-ce le bon moment ? « Nous assistons à un saupoudrage, c’est Noël tous les jours ! » déclare le conseiller régional des Hauts-de-France pour qualifier les nouvelles mesures prises par Emmanuel Macron avant la fin du quinquennat. « Ce qui est important c’est d’avoir une vision globale, savoir où on veut orienter les Français, quels sont les grands projets » explique Sébastien Chenu. Bien déterminé à écarter le régime Macron aux prochaines élections, le porte-parole du RN conclut sur ces mots : « Nous ne croyons pas à la stratégie globale du président de la République. Il fait des coups politiques. Il fait n’importe quoi avec l’économie française ».

episode sybel imglogo play

7 - Franck Riester - 23 septembre 2021

Franck Riester est l’invité des 4 Vérité sur France 2 jeudi 23 septembre 2021. Mercredi 22 septembre, dans l’après-midi, Emmanuel Macron et Joe Biden ont enfin échangé, une semaine après le début de l’affaire ‘des sous-marins’ qui a débuté le 15 septembre, déclenchant la plus grave crise diplomatique entre les États-Unis et la France depuis l’intervention en Irak en 2003. Suite à ce coup de fil, les deux présidents ont alors publié un communiqué commun promettant de restaurer « la confiance » entre les deux pays. « Le coup de fil était important pour s’expliquer, pour ouvrir un processus qui va permettre de définir les conditions du retour à la confiance », a estimé Franck Riester au micro de Caroline Roux. Mais le ministre délégué en charge du Commerce extérieur et de l’Attractivité, l’événement « n’est pas clos ». Le responsable évoque une « confiance abîmée ». « Nous sommes alliés, nous avons des enjeux communs, nous devons travailler ensemble », a-t-il expliqué. Samedi 18 septembre, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a dénoncé une « duplicité » de la part des États-Unis et de l’Australie, suite au torpillage d’un énorme contrat militaire comprenant 12 sous-marins français. Selon lui, cette « crise grave » a même justifié le rappel des ambassadeurs français à Canberra et Washington. Une première dans l'histoire des relations entre Paris et Washington. « Il y a eu mensonge, il y a eu duplicité, il y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris donc ça ne va pas entre nous ». Mais n’y a-t-il pas eu un défaut de la part des renseignements français ? « Ce qui compte dans cette affaire, c’est la décision de l’Australie de rompre unilatéralement un contrat de plus 50 ans de partenariat sans nous prévenir des discussions qui étaient en cours les États-Unis, un ami, un allié, dans le dos de la France », a indiqué Franck Riester. Confiance retrouvée ? Quelle leçon tirer de cette crise ? « On doit s’assurer, à l’avenir, d’avoir des relations de confiance renouvelée », a assuré l’ancien ministre de la Culture. Il le reconnaît : cela va prendre du temps. « Cela ne va pas être facile. Il va falloir des preuves en matière militaire, en matière de commerce… », a-t-il précisé. Parmi les preuves : la suppression des taxes sur l’acier européen, instituées par l’administration Trump. « Nous sommes en discussion avec les Américains pour les faire lever. Cela peut être un signal comme un autre de la confiance retrouvée », a confié Franck Riester, qui plaide avant tout pour une complémentarité entre l’OTAN et « une souveraineté européenne forte ». 

episode sybel imglogo play

1 - Christophe Castaner - 8 avril 2021

Caroline Roux reçoit Christophe Castaner, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, pour débattre sur la proposition de loi d’Olivier Falorni sur la fin de vie libre et choisie mais aussi les futures élections régionales.   Fin de vie : débats et obstruction   Cette proposition de loi est un sujet qui touche à l’intime, à chacun. Olivier Falorni du groupe Libertés et territoires propose un texte de loi sur la fin de vie libre et choisie. Celui-ci arrive à l’Assemblée, ce jeudi 8 avril 2021, mais le sujet fait polémique. Plus de 3 000 amendements ont été déposés.  « Je pense qu’il est profondément humain, lorsque la maladie nous gagne, de choisir le moment où lorsque la maladie semble plus forte, on doit regarder la mort en face » déclare sur le plateau des 4 vérités l’ancien ministre de l’Intérieur. « C’est un moment de débat national qui doit se poursuivre avec tous les Français. Toutes les grandes mesures sur des sujets plutôt sensibles ont souvent été portées par des candidats à la présidence de la République comme la peine de mort par François Mitterrand. La campagne présidentielle sera un moment de rencontre sur ce sujet-là pour ne pas opposer certains individus. Il faut profiter de la situation pour parler de ces sujets sociétaux. » Cette proposition de l’élu du groupe Libertés et territoires vise à aller encore plus loin que les deux textes précédents (Leonetti de 2005 instaurant un droit au ‘laisser mourir’, puis la loi Claeys-Leonetti de 2016 qui autorise une ‘sédation profonde et continue jusqu'au décès’), cette nouvelle loi veut créer un droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant d'une pathologie incurable. Moins de 10% des femmes et hommes confrontés à cet entretien avec la mort n’ont/ont donné des directives sur cela, « il faut profiter de ce débat pour faire la promotion d’un texte, il n’y a pas de tabou mais sans s'y opposer. »   Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale explique que ce débat doit être posé malgré le calendrier parlementaire serré car celui-ci traverse la société française. « Il faut faire des choix ».   Régionales c’est pour quand ?   Avec la troisième vague de Covid-19 qui touche la France métropolitaine, les élections régionales semblent de plus en plus compromises. Cependant, Christophe Castaner espère que les élections régionales « auront bien lieu ». « Je souhaite surtout que l’on prenne aussi l’écho et l’écoute des maires de France pour voir s’ils se sentent en capacité d’organiser les élections dans des conditions sanitaires qui protègent les Français ».    Cinq ans après le lancement par qu’Emmanuel Macron d’En Marche ! pour conquérir la présidentielle, le parti LREM a su s'imposer dans le paysage politique et se réinventer d'après l'ancien ministre de l'Intérieur « C’est un parti politique jeune et il faut du temps pour se construire, (...) Les premières priorités pour l’exécutif régional sont les sujets de l’environnement, la gestion de la crise sanitaire ne fait pas partie des premières raisons ».