Podcast| L'info s'éclaire | Sybel

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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des analyses de la rédaction. Ce débat, réalisé en direct su...voir plus

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100 - Porno, no limit sur internet - 30 septembre 2022

Invités : Laurence Rossignol, sénatrice PS de l’Oise, ancienne ministre de l’Enfance et des droits des femmes Rola Tarsissi, journaliste reporter, documentaire « Le porno sera-t-il bientôt interdit ? » Justine Atlan, directrice de l’association de l’e-Enfance Faut-il interdire les films X ? Dans un épisode de « Complément d’enquête », diffusé jeudi 29 septembre 2022, sur France 2, des actrices de film porno ont accepté de raconter les humiliations et les violences qu’elles ont subi, dans le cadre de certains tournages. Durant des mois, les enquêteurs ont épluché des centaines d’auditions et les dizaines de plaintes pour viols qui ont été déposées. Les principaux acteurs du marché, dont les plus connus sont Marc Dorcel ou Jacquie et Michel, sont dans le viseur de la Justice. « Dans cette affaire, il y a au moins cinq personnes qui ont essayé de porter plainte notamment pour viol. Et au commissariat, ont leur a dit ce n’est pas une affaire de viol, c’est un litige commercial. La justice n’était pas forcément prête à entendre ces témoignages », précise Rola Tarsissi. « On a l’impression que le consentement se monnaye, mais ce n’est pas aussi simple ». Un rapport sénatorial a été réalisé sur cette enquête. « On n’imagine pas la pression qu’elles ont vécue. Elles étaient quasiment prises en otage », précise Rola Tarsissi. Ce phénomène est amplifié par la généralisation du porno sur la toile, mais aussi la duplication à l’infini des vidéos. « La marchandisation du corps est véhiculée notamment sur les réseaux sociaux. Les jeunes banalisent ces comportements. Il y a le côté de glamourisation de la marchandisation du corps. Tout cela arrive dans une société qui permet toutes ces pratiques » décrypte Justine Atlan. D’autant plus que ces affaires entraînent aussi une véritable mort sociale pour ces jeunes filles. 

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100 - Iran, les femmes font vaciller le pouvoir ? - 28 septembre 2022

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100 - Poutine, le début de la fin ? - 27 septembre 2022

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100 - L’Italie bascule à l’extrême droite - 26 septembre 2022

Invités : Marc Lazar, professeur émérite à Sciences-Po, président de la School of Governement de l’université Luiss à Rome   Alban Mikoczy, journaliste, ancien correspondant en Italie   Chloé Ridel, directrice adjointe de l’Institut Rousseau   Emmené par sa leader, Giorgia Meloni, le parti d’extrême droite italien, Fratelli d’Italia, sort vainqueur des élections législatives en Italie, dont les résultats partiels sont dévoilés ce lundi 26 septembre 2022.   Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, un parti post-facsiste arrive au pouvoir. Le pays choisit ainsi son dirigeant le plus à droite depuis Mussolini. « Nous gouvernerons pour tous », a simplement déclaré la candidate lors de l’annonce des résultats partiels. Au centre des préoccupations ? La question de l’immigration, mais aussi celle du pouvoir d’achat. Cette victoire est le résultat d’une alliance des droites qui a attiré 44% des suffrages. Ainsi, le gouvernement de Giorgia Meloni devra notamment composer avec un autre parti d’extrême droite, La Ligue, porté par Matteo Salvini. « C’est un choc considérable, c’est un fait historique inédit. L’année 2022 figurera dans les manuels d’histoire », commente Marc Lazar. « C’est une femme qui a été facsiste dans un pays dont la constitution est anti-facsiste, c’est un élément très important à souligner ». Ces élections sont également marquées par 36% de taux d’abstention. Un record.   Sur la scène européenne, Giorgia Meloni est très proche du dirigeant hongrois Viktor Orbán, lui aussi d’extrême droite. « Elle se reconnaît dans toutes ses propositions, sauf sur la guerre en Ukraine », décrypte Marc Lazar. Une chose est sûre : après l’arrivée de l’extrême droite en Suède, il y a quelques semaines, cette élection en Italie ouvre une nouvelle ère en Europe.

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100 - Football, agent, gloire et… délinquance - 23 septembre 2022

Invités : Manuel Tissier, grand reporter au service des sports  Pierre Rondeau, co-directeur de l’Observatoire Sport et Société à la Fondation Jean-Jaurès , spécialiste de l’économie du football Brendan Kemmet, journaliste C’est l’affaire qui a fait du bruit depuis ces derniers jours, dans le cercle extra-sportif mais pas que. Soupçonnée d’être la commanditaire de graves violences à la barre de fer, à l’encontre d’une de ses coéquipières du PSG, Kheira Hamraoui, contre laquelle elle aurait nourrit une rivalité sportive extrême, Aminata Diallo, a été mise en examen, le 16 septembre 2022, pour violences aggravées par trois circonstances et association de malfaiteurs. Après cinq jours de détention provisoire, elle a obtenu sa remise en liberté sous contrôle judiciaire qui lui interdit notamment de quitter le territoire et d'entrer en contact avec les protagonistes et témoins de l’affaire. Le 10 novembre 2021, elle avait déjà été placée en garde à vue, soit une semaine après les faits, mais avait été relâchée sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elle. « J'ai confiance en la justice, mais ce soir, j'ai peur », a déclaré la joueuse du PSG, quelques heures après l’annonce. « Il semblerait qu’avec d’autres suspects, ils aient organisé une conspiration pour écarter Kheira Hamraoui, mais aussi l’ancien entraîneur du PSG et la sélectionneuse de l'équipe de France. On est dans une affaire tentaculaire qui n’a pas encore donné toutes ses vérités, mais dont les premiers éléments donnent la dimension vertigineuse », analyse Manuel Tissier. « Dans le football, on sait qu’il y a des individualités qui jouent ensemble, mais qui ne s’entendent pas », précise Pierre Rondeau. Autre affaire extra-sportive qui fait la une des médias ces dernières semaines : l’affaire Paul Pogba. Le footballeur aurait été victime de chantage, pendant plusieurs mois, par un groupe de racketteurs, impliquant notamment son frère aîné Mathias. Samedi 17 septembre, Mathias Pogba a été mis en examen et incarcéré dans la foulée. Il est accusé d'avoir participé à plusieurs tentatives d'extorsion pour des sommes allant jusqu’à 13 millions d’euros. Quatre autres hommes ont également été mis en examen. « La somme d’argent générée par le foot, les enjeux d’image créent d’énormes jalousies. Cela crée une perméabilité entre le milieu du sport et celui du banditisme, qui ont été en contact dans ces quartiers prioritaires et défavorisés », précise Manuel Tissier. Les footballeurs issus de quartiers sensibles peuvent-ils s’émanciper de leur entourage d’enfance ? Pendant des années, l’affaire dite de la sextape, impliquant Karim Benzema et Mathieu Valbuena souligne la complexité de cette question. « Il y a de plus en plus d’argent dans le football, forcément cela attire des personnes malintentionnées par la perspective de bénéficier de l’engouement économique des joueurs et des stars », décrypte Pierre Rondeau.

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100 - Poutine menace de représailles nucléaires - 21 septembre 2022

La tension monte d’un cran. Alors que les forces ukrainiennes mènent une vaste contre-offensive depuis plusieurs semaines, Vladimir Poutine a pris la parole dans une allocution télévisée, mercredi 21 septembre 2022. Le dirigeant russe se dit prêt à « défendre l’intégrité territoriale de la Russie ». Pour cela, il n’exclut pas le recours à l’arme nucléaire. « Ce n’est pas du bluff. Ceux qui essaient de nous faire chanter avec des armes nucléaires doivent savoir que le vent peut tourner dans leur direction », a-t-il affirmé. Le président russe a également annoncé la mobilisation de 300 000 citoyens réservistes russes. « Ce qui est inquiétant c’est qu’il emploie cette terminologie du chantage », explique Armelle Charrier. La veille, Vladimir Poutine avait soutenu l'organisation de référendums dans quatre régions ukrainiennes pour les annexer à la Russie. « C’est le signe qu’il est en difficulté à la fois militaire et politique. Lorsque l’on triomphe, on n’a pas besoin d’être si menaçant », explique Pascal Boniface. Interrogé sur cette éventualité du recours au nucléaire par la Russie, Joe Biden a répondu, dimanche 18 septembre. « Cela changerait le cours de la guerre comme jamais depuis la Seconde Guerre mondiale », a affirmé le président américain. « Vladimir Poutine ne peut pas se permettre de reculer », explique Yves Bourdillon. Pour pallier les morts sur le front et à la désaffection de la jeune génération, Vladimir Poutine multiplie les efforts pour attirer les Russes vers la guerre. « Cette guerre a montré les carences de l'armée russe qui ne peut conduire qu'à l'échec. Les jeunes ne veulent pas se battre, en particulier dans les grands centres urbains plus riches. Il faudrait les persuader qu'il s'agit d'un enjeu existentiel », précise le spécialiste. Une chose est sûre : les soutiens à Vladimir Poutine s’amenuisent, même au sein de son propre camp. 

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100 - Nupes, gifle, retraites et crise de nerfs - 20 septembre 2022

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100 - Royaume-Uni : la fin d’un règne - 19 septembre 2022

Invités : Esther Leneman, journaliste, ancienne correspondante à Londres Guillaume Picon, historien Frédéric de Natal, rédacteur en chef de la revue « Dynastie » Onze jours après sa mort, la reine Elizabeth II sera inhumée, ce lundi 19 septembre, lors de funérailles d'Etat qui s'annoncent grandioses. Des milliers de personnes et des dignitaires venus du monde entier sont attendus. À dix heures, l’Abbaye de Westminster accueillera les 2000 invités triés sur le volet, parmi lesquels figurent près de 500 très hauts dignitaires et chefs d’État, mais aussi des grandes familles royales. C’est le dispositif de sécurité le plus impressionnant jamais mis en place au Royaume-Uni. Le trafic aérien sera également suspendu tout au long de la cérémonie. Dans un contexte de guerre en Ukraine, depuis l’invasion russe, Vladimir Poutine n’a pas été convié à la cérémonie. Une décision que le dirigeant a qualifié de blasphématoire et immorale. « La Russie qui est une grande puissance se retrouve ravalée au rang de la Birmanie, l’Afghanistan et la Syrie. Il est terriblement vexé d’avoir été écarté », commente Guillaume Picon. Les Britanniques semblent en communion. Au sein de la classe politique britannique, conservateurs et travaillistes paraissent unis dans l’hommage à la reine. Lors des séances au Parlement qui ont suivi la mort de la souveraine, chacun y est allé de son anecdote. « C’est un hommage à la fois à la souveraine, mais aussi à la femme qu’elle était », analyse Esther Leneman. « Les Britanniques enterrent quelqu’un qui les a accompagnés toute leur vie, qui a su ne pas faire de faux pas et avoir une certaine influence », précise-t-elle. Une chose est sûre : tout est millimétré pour les obsèques du siècle. Après 70 ans de règne, c’est une page d’histoire qui se tourne. 

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100 - Poutine - Xi Jinping, le front anti-occidental - 16 septembre 2022

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100 - Énergie, une facture explosive ? - 15 septembre 2022

Invités : Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction de l’Usine Nouvelle Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de Challenges Maud Descamps, journaliste au service économie Mercredi 14 octobre 2022, la Première ministre Élisabeth Borne a annoncé une prolongation du dispositif du bouclier tarifaire en 2023 pour les ménages. Moins généreux que le plafonnement actuel, la hausse passera ainsi à 15 % pour le gaz en janvier, puis l'électricité en février. En parallèle, le dispositif du chèque énergie sera également élargi afin de cibler les ménages les plus modestes. Ainsi, ce dispositif devrait profiter à douze millions de ménages, contre six jusqu’à présent. « On n’arrive pas à sortir des ordres de grandeur du quoi qu’il en coûte du Covid-19, mais cela concerne tous les pays européens », analyse Gaëlle Macke. Face à la flambée des prix, le gouvernement appelle à faire des économies, notamment en multipliant les « éco-gestes » citoyens. « C’est la fin de l’abondance », a déclaré Emmanuel Macron, début septembre. « Même en cas d’hiver très rude, baisser de 1° le chauffage général permettrait de maintenir le cap. Mais il faudrait que cela soit respecté par tout le monde », explique Gaëlle Macke. Selon elle, il faudra une vaste campagne de communication pour encourager à plus sobriété. Une chose est sûre : tout le monde semble prêt à jouer le jeu. « Il faudra aussi que les entreprises montrent l’exemple. Cela pourrait être un déclencheur », ajoute Maud Descamps. Néanmoins, toutes n’ont pas la même capacité à réduire leur consommation. Pour certaines, la facture énergie va plus que doubler, risquant même la faillite.« La plupart des entreprises n’ont pas le bouclier tarifaire. Elles voient déjà les prix augmenter. C’est très difficile pour les petites entreprises qui ont des marges très peu élevées », précise Emmanuel Duteil.

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100 - Energie, Ukraine… le sursaut de l’Europe ? - 14 septembre 2022

Invités : Sébastien Maillard, directeur de l’Institut Jacques Delors François Beaudonnet, éducateur en chef de la rédaction européenne Valérie Drezet-Humez, cheffe de la Représentation de la Commission européenne en France Phuc-Vinh Nguyen, chercheur en politique énergétique à l’Institut Jacques Delors Mercredi 14 octobre, la présidente de la Commission européenne, Ursula Van der Leyen a prononcé son discours « sur l'état de l’Union ». L’objectif ? Prévoir des mesures d'urgence pour répondre à la crise énergétique qui touche l’Europe de plein fouet, alors que la guerre en Ukraine se poursuit. Parmi les annonces majeures : un plafonnement des super-profits, qui rapporterait 140 milliards d'euros aux Etats membres de l’UE. « La crise sanitaire et la guerre en Ukraine ont révélé l’Union, sa capacité et son agilité à réagir », commente Valérie Drezet-Humez. Dans le sillage des sanctions économiques annoncées contre la Russie et Vladimir Poutine, la présidente de la Commission européenne a également abordé la question de l’indépendance énergétique de l’Europe. « Cela s’inscrit dans la droite ligne de la crise du Covid-19. On identifie nos dépendances. C’est une ligne de force que l’on retrouve en Europe ces dernières années, qui consiste à dire : 'peut-on décider nous-mêmes de notre avenir' », ajoute Valérie Drezet-Humez. Dans ce cadre, Ursula Van der Leyen, a notamment annoncé que l’UE allait constituer « des réserves stratégiques » des matières premières « critiques » pour son industrie, comme les terres rares et le lithium, dont l'offre mondiale est actuellement contrôlée par la Chine, afin d’éviter les ruptures d’approvisionnement. « Pour pouvoir réindustrialiser l’Europe, cela prend du temps. C’est très important que l’UE puisse se pencher sur ces questions-là. La transition énergétique ne pourra pas se réaliser si elle ne les a pas anticipées », affirme Phuc-Vinh Nguyen.

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100 - Poutine fragilisé après la débâcle en Ukraine - 13 septembre 2021

Invités : Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale Maryse Burgot, grand reporter à France Télévisions Elena Volochine, grand reporter franco-russe, ancienne correspondante en Russie pour France 24 Face à des troupes russes en fuite, l’armée ukrainienne a reconquis une vingtaine de villes. Kiev affirme avoir repris plus de 6000 kilomètres carrés. Face aux succès de l’armée ukrainienne, tous témoignent d’une retraite à la hâte des soldats russes, laissant derrière eux, des chars, mais aussi du matériel de communication et des stocks de munitions. Depuis plusieurs jours, les combats se multiplient mais le drapeau bleu et jaune flotte à nouveau dans nombreuses de ces villes. Les habitants accueillent avec joie leurs soldats. « Ce qui a été très bien fait, c’est la communication autour de ces contre-offensives. La presse a été interdite sur le front pendant plusieurs jours. Ils ont très bien mené cette opération de communication. On ne savait pas vraiment ce qu’il se passait », raconte Maryse Burgot. Un tournant de la guerre ? « C’est un deuxième repli essuyé par l’armée russe dans cette guerre. La propagande russe parle d’un regroupement stratégique », commente Elena Volochine. Selon des informations des renseignements américains, révélées par le New York Times, l’armée russe serait à bout de souffle. Elle se serait même tournée vers un des rares pays alliés pour pallier le manque de munitions, la Corée du Nord. « Les soldats ukrainiens décrivent des soldats russes qui ne veulent plus se battre et qui laissent tout sur les champs de bataille », précise Maryse Burgot.

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100 - Charles III… les premiers sifflets - 12 septembre 2022

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100 - Elizabeth II, le Royaume-Uni se réveille orphelin - 09 septembre 2022

La reine Elizabeth II s’est éteinte ce jeudi 8 septembre, à l’âge de 96 ans. Ce vendredi 9 septembre, le Royaume-Uni pleure sa monarque. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, des milliers de personnes se sont rendus devant le palais de Buckingham. À Londres, les drapeaux ont été mis en berne. Dans le monde entier, les hommages se multiplient. Les fleurs et les bougies s’accumulent devant les ambassades britanniques. À Paris, la Tour Eiffel s’est éteinte à minuit. « On la considérait comme éternelle. Quand c’est arrivé, cela a été un choc. Un bouleversement au Royaume-Uni et dans le monde entier », commente Georgina Wright. Une figure du XXe siècle disparaît. « C’était le dernier grand personnage du XXe siècle. On enterre le XXe siècle avec elle. Elle a traversé le siècle », précise Anthony Bellanger. En début de semaine, elle avait pourtant intronisé la nouvelle Première ministre, Liz Truss. « Depuis un an, Buckingham Palace répétait assez souvent, qu’elle était fatiguée, qu’elle avait des problèmes de mobilité. Pendant l’été, sa santé s’est dégradée davantage. Pour la démission de Boris Johnson et la nomination de son successeur, tout le monde s’est rendu à Balmoral alors qu’en temps normal cela se passe à Londres. Ce protocole des institutions a été bouleversé. C’était un signe qu’elle ne pouvait pas se déplacer facilement. Elle aura nommé son quinzième Premier ministre », analyse Florentin Colomp. Les obsèques de la souveraine auront lieu à l'abbaye de Westminster, neuf jours après sa mort. Plus de 2 000 invités sont attendus.

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100 - Macron, une nouvelle façon de gouverner ? - 08 septembre 2022

Emmanuel Macron ouvre, ce jeudi 08 septembre, la première édition du Conseil de refondation (CNR), à Marcoussis (Essonne). L’objectif ? Réunir les associations, les syndicats et les différents partis politiques, afin de définir une nouvelle méthode de concertation, dans le cadre des prochaines grandes réformes. Cette première édition devrait se tenir à huis-clos. « L’objectif du CNR selon Emmanuel Macron est de rassembler les forces vives du pays », commente Jeff Wittenberg. Néanmoins, tout le monde n’est pas séduit. Alors qu’il avait pour objectif de dépasser les clivages partisans, une grande partie des oppositions ont décidé de boycotter ce rendez-vous. Cette nouvelle gouvernance, animée par François Bayrou, est marquée par l’absence des figures majeures de l’opposition, ainsi que des dirigeants syndicaux comme le patron de la CGT et de FO. Seuls trois syndicats seront présents : la CFDT, la CFTC et l’Unsa. Sur plan politique, beaucoup de dirigeants politiques, de gauche à l’extrême droite, ont également décidé de décliner l’offre : Alexis Corbière (LFI), le président du Sénat, dominé par la droite, Gérard Larcher (LR), mais aussi Marine Le Pen (RN) et Olivier Faure (PS). De son côté, l’Elysée semble toujours convaincue de ce projet, refusant de se plier à la « politique de la chaise vide ». « Il y a eu un traumatisme dans le premier quinquennat, celui des Gilets Jaunes. L’Elysée veut absolument montrer qu’il écoute », analyse Jeff Wittenberg.

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100 - Insécurité, Macron au défi de la fermeté - 06 septembre 2022

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100 - École, une rentrée sous tension - 01 septembre 2022

Invités : Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique Louise Tourret, journaliste Éducation à France Culture Hadrien Brachet, journaliste Éducation à Marianne Inquiétude des parents, pénurie d’enseignants… Alors que 12 millions d’écoliers effectuent leur rentrée des classes, ce jeudi 1er septembre, cette reprise scolaire s’effectue sur un fond de tensions. Près de 4 000 postes sont actuellement non pourvus, ce qui amène à un recours massif aux contractuels très peu formés à l’exercice. « C’est un métier difficile, il ne s’improvise pas. Le problème se pose pour les contractuels mais aussi pour les titulaires. Savoir tenir une classe va au-delà de la théorie et de la connaissance d’une discipline », explique Hadrien Brachet. Selon un récent sondage réalisé par Challenges, 67% des Français estiment que l’école ne fonctionne plus. Face à cette perte de confiance, Emmanuel Macron fait de l’éducation une des priorités de son second mandat. Un chantier de grande ampleur attend le nouveau ministre de l’Education, Pap Niaye. « Beaucoup d’enseignants sont dans une position d’attente vis-à-vis de Pap Niaye. Mais même s’il n’y a pas d’hostilité déclarée, peu d’entre eux ont vraiment l’espoir qu’il rebâtisse l’école du jour au lendemain », ajoute Hadrien Brachet. « Il ne faut pas s’attendre à un changement idéologique », précise-t-il. 

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100 - Royaume-Uni, une nouvelle dame de fer à Londres - 05 septembre 2022

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100 - Tourisme, l’été de tous les records ! - 31 août 2022

Invités :  Valérie Boned, secrétaire générale des Entreprises du Voyage Josette Sicsic, journaliste, directrice de « Futuroscopie » sur le site TourMag.com Mathilde Visseyrias, journaliste au Figaro Économie Alors que le mois d’août s’achève et que les écoliers s’apprêtent à réinvestir les bancs des établissements scolaires, les professionnels du tourisme concluent cette saison sur une excellente note. Ils signent un bilan plus que positif avec une fréquentation record dans de nombreuses stations balnéaires. Hôtels, campings, restaurants ont fait le plein cet été et n’ont pas encore totalement désemplit avec des touristes étrangers venus en nombre. Seul grain de sable au bilan : une pénurie de personnels qui n’a néanmoins pas empêché les établissements de baigner dans le succès. À commencer par les campings avec 130 millions de nuitées bientôt dépassées. C’est un million de plus qu’avant le Covid. Depuis près de deux ans, ces complexes n’avaient pas affiché complet. C’est aussi l’année de tous les records pour les hôtels avec une augmentation d’occupation de 90% sur les trois premières semaines d’août. La pandémie semble loin notamment dans les transports avec 23 millions de voyageurs dans les trains de la SNCF : du jamais vu. Au total, 34 millions de Français sont partis en vacances, soit deux millions de plus qu’avant la crise sanitaire.  Comment expliquer ce regain d’activité dans le secteur du tourisme malgré une inflation en hausse et une baisse très nette du pouvoir d’achat ?

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100 - Coupures de gaz et d’électricité cet hiver ? - 30 août 2022

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100 - E.Macron, la rentrée des « sacrifices » - 29 août 2022

Invités :  Nathalie Mauret, journaliste politique chez EBRA Guillaume Daret, grand reporter au service politique  Gilles Bornstein, éditorialiste politique  Des prix de l’énergie qui explosent, des caisses de l’État vides… Cette rentrée s’annonce particulièrement complexe pour la majorité. Après un été sous haute tension, c’est un Emmanuel Macron plutôt sombre qui s’apprête à regagner l’Elysée. Mercredi, le Président n’a pas caché ses inquiétudes lors du premier Conseil des ministres. Il a employé des expressions particulièrement significatives et graves en invoquant la « fin de l’abondance et de l’insouciance ». « Je crois pour ma part que ce que nous sommes en train de vivre est plutôt de l’ordre d’une grande bascule ou d’un grand bouleversement » a-t-il déclaré. Un cataclysme énergétique et climatique, conséquence directe de la guerre en Ukraine. Un ton volontairement martial adopté par le chef d’État pour appeler les Français à faire des efforts et à réduire leur consommation face aux pénuries à venir. Comment appréhender cette rentrée ? A quoi faut-il s’attendre ? Le gouvernement tire la sonnette d’alarme face à la menace russe qui pèse sur l’inflation et la sécurité de l’Europe.

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100 - Assemblée, première victoire des Insoumis - 01 juillet 2022

Invités :  Rachel Binhas, journaliste à Marianne  Gaël Sliman, président cofondateur d’Odoxa Daïc Audouit, éditorialiste politique  Un Insoumis hérite du commandement de la prestigieuse Commission des Finances à l’Assemblée. Éric Coquerel a évincé le Rassemblement national au titre de président de l'une des huit commissions parlementaires, l’un des postes les plus convoités de l’Assemblée nationale. Ce député LFI élu sur le fil signe une première victoire pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. « Je compte faire la différence avec les quinquennats passés et des présidents qui étaient compatibles avec les visions de la majorité » a déclaré l’ancien coordinateur du Parti de gauche. Le siège de président traditionnellement réservé à l’opposition est un des plus puissants du Parlement, presque un contre-pouvoir puisque la Commission des Finances contrôle le budget de l’État et son application et peut aussi ouvrir des commissions d’enquête. À ce titre, le président peut demander au ministère de l’Économie les déclarations fiscales de n’importe quelle entreprise ou particulier. Ce pouvoir dans les mains d’un Insoumis inquiète celui qui était le candidat du Rassemblement national à ce poste. « C’est des magouilles d’appareil » fustige Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. Avec un endettement de l’État record et un déficit public au plus haut, le poste sera stratégique durant ce quinquennat alors que les propositions de La France Insoumise sont aux antipodes de la politique d’Emmanuel Macron.   Le président de la République va-t-il réussir son pari de gouverner sans majorité ? La majorité présidentielle doit plus jamais remanier son plan d’action pour parvenir à une politique de compromis et éviter une situation de blocage institutionnel qui paralyserait le pays.

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100 - IVG, armes à feu… L’Amérique fracturée - 27 juin 2022

Invités :  Marie-Cécile Naves, directeur de recherches à l’IRIS  Gallagher Fenwick, grand reporter franco-américain  Lauric Henneton, maître de Conférence à l’université de Versailles-Saint-Quentin, spécialiste des États-Unis Vendredi 24 juin, la Cour Suprême a annulé l’arrêt Roe vs Wade relatif au droit à l’avortement au niveau fédéral. Un bon en arrière qui fragilise un droit acquis depuis plusieurs décennies. Déjà huit États américains ont décidé d’interdir l’avortement, un droit qui remonte pourtant à 1973. L’Amérique ultra conservatrice entend imposer son agenda aux États-Unis. Cette décision a provoqué un séisme qui continue de diviser l’Amérique. Pour une troisième journée consécutive, les manifestants en faveur de l’avortement crient leur colère. Partout dans le pays, les mêmes discours et craintes… celles d’un recul des droits de l’homme. Au Texas, l’abrogation de la loi IVG réjouit les conservateurs, souvent issus de la droite religieuse. Les autres assistent impuissants à la remise en cause d’une jurisprudence. C’est la première fois que la Cour Suprême revient sur une de ses anciennes décisions quand il s’agit de supprimer un droit. « C’est la porte ouverte à l’élimination d’autres droits » alerte Marie-Cécile Naves. C’est une contestation du 14e amendement qui légifère entre autres sur le mariage homosexuel et sur la contraception. En l’espace de 48 heures, le droit à l’avortement s’est volatilisé tandis que les démocrates se heurtent depuis plusieurs années à la régularisation du port d’armes. Comment protéger les droits de l’homme aux États-Unis ? Cette décision doit-elle nous alerter sur le poids et la montée en puissance généralisée de la droite conservatrice ? La réponse avec nos invités. 

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100 - Grêlons, canicule… une nature hostile ? - 24 juin 2022

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100 - E.Macron, gouverner ensemble ? - 23 juin 2022

Invités :  Bérengère Bonte, journaliste  Saveria Rojek, journaliste et éditorialiste politique  Gilles Bornstein, éditorialiste politique   Trois jours après sa défaite aux législatives, Emmanuel Macron propose de gouverner en associant les partis d’opposition. Mais la France est-elle prête à cette culture politique du compromis ? Tout porte à croire que l’on va vers un blocage des institutions face à ce casting qui semble irréconciliable. Hier soir, Emmanuel Macron a enfin pris la parole dans une courte allocution durant laquelle il tire les conclusions du vote de dimanche soir. Face à ce résultat éclectique, le chef de l'État a soumis aux chefs de parti une nouvelle façon de gouverner. Le leader de Renaissance a reconnu qu’il allait devoir agir autrement : « Pour agir dans votre intérêt et celui de la nation, nous devons collectivement apprendre à gouverner et à légiférer différemment ». Privé de majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis le second tour des législatives, Emmanuel Macron se retrouve confronté à un casse-tête politique. Après avoir bouclé ses consultations avec les meneurs des partis d’opposition, le président de la République rejette finalement l’idée d’un gouvernement d’union nationale. Deux hypothèses s’ouvrent au gouvernant : soit celle d’une coalition soit celle d’une majorité au cas par cas. « Pour avancer utilement, il revient aux groupes politiques de dire en toute transparence jusqu’où ils sont prêts à aller » a déclaré le chef d’État qui renvoie la balle dans le camp de ses adversaires. Au pied du mur mais toujours maître des horloges, Emmanuel Macron donne quelques jours aux formations politiques pour se prononcer. La semaine prochaine, Élisabeth Borne, toujours Première ministre, recevra les présidents de groupe à l’Assemblée nationale. Ce méli-mélo politique va-t-il trouver un compromis et une zone d’entente pour gouverner ensemble ? Une nouvelle ère de l’histoire politique s’ouvre sur cette Assemblée fragmentée.

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100 - Soldes, l'arme anti-inflation - 22 juin 2022

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100 - Emmanuel Macron, que prépare-t-il ? - 21 juin 2022

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100 - La France ingouvernable ? - 20 juin 2022

Invités :  Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service politique de l’Obs  Claude Weill, chroniqueur politique Guillaume Daret, grand reporter au service politique de Frances Télévisions  Les résultats des législatives sont tombés et sont accablants pour la majorité présidentielle. C’est une défaite cinglante pour Emmanuel Macron qui assiste impuissant à une percée des extrêmes et à une opposition de droite qui refuse de jouer les supplétifs. Face à une Assemblée morcelée, la France est-elle devenue ingouvernable ? 131 députés pour la NUPES, 22 divers-gauche, 245 Ensemble loin de la majorité absolue atteinte à 289, 74 Républicains et 89 RN, premier parti d’opposition devant La France Insoumise. Ce scénario de majorité relative est une première sous la Ve République. Un cas de figure inédit qui assène le coup de grâce au gouvernement Macron. Si plus de 2/3 des électeurs ont exprimé leur refus d’une majorité absolue en faveur du Président de la République, ils se sont aussi opposés à la nomination de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen à Matignon, conséquence d’une cohabitation multiple inédite. Ni majorité présidentielle parlementaire, ni cohabitation avec une majorité d’opposition. Comment réconcilier ce melting-pot politique ? Comment diriger une Assemblée dominée par les extrêmes

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100 - L'Ukraine dans la grande famille européenne - 17 juin 2022

Invités :  Bernard Guetta, journaliste spécialiste géopolitique et député européen du groupe Renew Europe  Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe de RFI Jean-Dominique Giuliani, directeur de la Fondation Robert Schuman Hier, Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le chef d’État italien Mario Drahi, se sont rendus à Kiev. L'État en guerre serait-il devenu la nouvelle capitale de l’Europe ? Cette visite a marqué le coup d’envoi de l’entrée du pays dans l’Union Européenne. Devenu le médiateur du conflit russo-ukrainien, Emmanuel Macron s’impose comme le « patron » de ces pays fondateurs, réunis pour soutenir l’unification de l’Europe contre le risque d’une guerre d’expansion. Ces trois chefs d’État sur le front à Kiev incarnent le cœur de l’économie européenne.   Macron est-il devenu le leader de l’Europe ? Taxé de complaisance à l’égard de Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky avait à plusieurs reprises dénoncé la position ambiguë de la France, prise entre deux fois pour ne pas alimenter le conflit. Aujourd’hui, le Président ukrainien a accueilli Emmanuel Macron les bras ouverts, émus de pouvoir enfin accéder au statut des pays candidats pour intégrer l’Union Européenne à défaut de n’avoir pu rejoindre l’OTAN. Véritable réunion historique, cette décision européenne va-t-elle marquer un tournant décisif dans la guerre en Ukraine et accélérer le retrait des troupes russes ?

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100 - Emmanuel Macron / Jean-Luc Mélenchon, le duel - 15 juin 2022

Invités :  Bérengère Bonte, journaliste et auteur de la biographie sur Édouard Philippe « Le sioux »  Anne Bourse, grand reporter au service politique de France Télévisions  Nicolas Prissette, directeur du média en ligne Fondamental.fr J-4 avant le second tour des législatives. Alors qu’Emmanuel Macron est au coude à coude avec la NUPES de Jean-Luc Mélenchon, le chef de l’État appelle au « sursaut républicain » face au risque de désordre. Une allocution qui n’a pas manqué de faire réagir le chef de file de la nouvelle union des gauches. « Ni abstention, ni confusion mais clarification » : c’est la devise d’Emmanuel Macron sur cette dernière ligne de la campagne législative pour obtenir la majorité présidentielle. Sur la forme, cette prise de parole visant à mobiliser les électeurs quelques minutes seulement avant d’embarquer dans l’avion présidentiel en direction de la Roumanie, divise. Accusé de surjouer son rôle de médiateur international et d’instrumentaliser sa posture de chef de guerre pour gagner des voix à seulement quatre jours du second tour, Emmanuel Macron aurait-il mal calculé son coup de force pour inverser les tendances électorales tandis que la majorité ne cherche pas à promouvoir son bilan mais à agiter le chiffon rouge de la NUPES ?  Depuis son meeting à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon a commenté cette intervention qu’il qualifie de « mode à la Trump ». Le premier adversaire de la majorité présidentielle n’a pas tardé à réagir au tacle lancé par le président de la République. Depuis la présidentielle qui s’est jouée dans un mouchoir de poche, le chef d’orchestre de La France Insoumise s’est engagé dans un bras de fer contre la surreprésentation du camp LREM. Sur le front des campagnes législatives contre un Emmanuel Macron sur le front de guerre en Roumanie, qui gagnera la bataille électorale ?

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100 - Hausse des salaires, les patrons n’ont plus le choix ! - 14 juin 2022

Invités :  Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction de l’Usine Nouvelle Jean-François Robin, directeur de la recherche chez Natixis Sandra Hoibian, directrice générale du Crédoc  C’est le moment d’aller voir son patron pour lui demander une augmentation ! Le rapport de force est en faveur des salariés selon une récente déclaration de Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF. Face à la pénurie de main-d'œuvre, les chefs d’entreprises devront redoubler d’efforts pour attirer les candidats en offrant un meilleur salaire ou de meilleures conditions de travail. C’est notamment le défi qui attend le secteur de la restauration. Travailler quatre jours par semaine pour le même salaire ? Cela semblait impensable il y a encore quelques années en arrière. Pourtant, ce modèle devra être envisagé pour dynamiser l’activité et parvenir à séduire les demandeurs d’emploi. Cette formule a largement fait ses preuves. Si au départ, cette démarche a été adoptée pour améliorer le bien-être des collaborateurs, elle est aussi bénéfique pour l’entreprise. Résultat ? Des restaurants qui font salle comble et qui arrivent enfin à embaucher !  Certains ont tranché en faveur de la hausse des salaires avec un augmentation de 143€ nette par mois selon la durée du contrat de travail. Les employeurs tentent d’accompagner leurs salariés face à la l’inflation, malgré le coût des opérations pour l’entreprise. Ces manœuvres posent cependant problème aux entreprises en difficulté. Comment augmenter les salaires ? Comment dynamiser l’activité économique et valoriser l’emploi ?  

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100 - Législatives, Emmanuel Macron en difficulté - 13 juin 2022

Gilles Bornstein, éditorialiste politique Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Étienne Girard, rédacteur en chef à l'Express Dimanche 12 juin 2022, 48,7 millions d'électeurs inscrits étaient invités à voter. Cependant, plus d’un Français sur deux, soit 52,49 % des inscrits, ne s’est pas déplacé à son bureau de vote, selon le ministère de l’Intérieur. Pourcentage le plus élevé dans la Vème République pour une élection législative.  Les résultats sont très serrés, la Nupes, le mouvement de gauche mené par le chef de fil LFI Jean-Luc Mélenchon est au coude à coude avec le parti de la majorité présidentielle. Ensemble ! n'est pas assuré d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale.  LREM obtient 25,75% des voix contre 25,66% pour la Nupes selon les résultats complets du ministère de l'Intérieur. Le parti de Marine Le Pen, le Rassemblement national arrive 3ème avec un peu moins de 19%, Les Républicains dépassent la barre des 10%. Avec qui Emmanuel Macron va-t-il devoir gouverner ?  Dans les projections des 577 sièges que compte l'Assemblée nationale, le camp de la majorité garderait donc l'avantage avec une fourchette de 255 à 295 sièges. La Nupes serait entre 150 à 190 suivi en troisième position du Rassemblement national en progression entre 20 et 45 sièges. La droite républicaine quant à elle résiste, son groupe pourrait comprendre entre 50 et 80 députés. C'est la douche froide pour le parti reconquête, l'ancien candidat à la présidentielle Éric Zemmour est éliminé dès le premier tour à dans le Var. 

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100 - La voiture est-elle un luxe ? - 10 juin 2022

Invités :  Maud Descamps, économiste et spécialiste des questions d’énergie à Europe 1  Jean-Rémy Macchia, journaliste spécialisé dans l’automobile   David Delos, journaliste économie à France Info TV  Jean Viard, sociologue et directeur de recherches au Cevipof CNRS  Le Parlement a voté une loi historique en faveur du climat. C’est officiel, la fin programmée des voitures thermiques sera effective à partir de 2035. En effet, jamais rouler n’a coûté aussi cher avec une essence qui dépasse largement les 2€ le litre et des voitures hors de prix. Alors que la crise inflationniste frappe l’Europe de plein fouet et que le pouvoir d’achat des ménages baisse considérablement, la voiture électrique est encore loin d’être accessible à tous. L’automobile est-elle en passe de devenir un luxe ? La fin des voitures essences, diesels et hybrides est un petit pas pour l’environnement mais un grand saut dans le vide pour les automobilistes.  Le 100% électrique est à nos portes. Après des semaines de bataille, les députés européens ont tranché en faveur de l’abrogation des voitures thermiques neuves à partir de 2035. Cette mesure signe une révolution dans le parc automobile en réponse à l’urgence climatique. Mais les Français sont-ils prêts à sauter le pas ? En zone rurale, cela inquiète. Les États membres doivent encore donner leur feu vert pour passer au 100% électrique mais les 27 devraient suivre sans surprise l’avis du Parlement Européen. Cela implique nécessairement l’augmentation des bornes de chargement, encore loin d’être effectives sur le territoire avec une borne pour 15 voitures. Pour parvenir à atteindre cet objectif ambitieux, il faudra multiplier par sept le rythme d’installation des bornes électriques en Europe. Comment accompagner ce changement drastique vers l’électrique ?

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100 - Législatives, J-L Mélenchon en tête au 1er tour !

Invités :  Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof dont il coordonne le baromètre de la confiance politique, enseignant à Sciences-Po  Alix Bouillaguet, éditorialiste politique  Rachel Binhas, journaliste indépendante  Dimanche 12 juin, les Français vont faire parler les urnes lors du premier tour des élections législatives. Selon la dernière enquête Ipsos, la NUPES portée par Jean-Luc Mélenchon arrive en tête des sondages avec 28% des intentions de vote, devant la majorité présidentielle et loin devant le Rassemblement National.  Le chef de file de la France Insoumise semble obtenir tous les suffrages après avoir clairement démontré sa volonté de redistribuer les cartes après son échec à la présidentielle. En pleine campagne législative, il a dénoncé les méthodes des policiers qui ont fait feu sur une voiture en fuite, le week-end dernier. A grand coup de tweets, le député a provoqué un véritable raz-de-marée sur les réseaux sociaux après avoir affirmé que « la police tue ». Ses propos polémiques ne mettent-ils pas en péril ses chances de gagner Matignon ? Le chef d’orchestre de NUPES campe sur ses positions pour « changer la doctrine d’usage de la force de police » dans notre pays.   Mélenchon, Premier ministre : c’est le leitmotiv très clair que s’est fixé Jean-Luc Mélenchon depuis son hold-up sur la gauche. Le vote de dimanche résonne comme une revanche à la présidentielle pour celui qui affirmé vouloir organiser un « troisième tour » lors des législatives. Cette coalition de la NUPES autour du 3eme sortant de l’élection présidentielle, occupe le terrain et prédomine la scène politique. Cette réunification des gauches morcelées va-t-elle payer dimanche ? Une cohabitation Macron / Mélenchon est-elle envisageable ? Dans le camp LREM, la tension monte d’un cran. Le président de la République a d’ailleurs précisé qu’il était le seul à pouvoir nommer son Premier ministre, en réponse à la tentative de passage en force de Jean-Luc Mélenchon. L’étau se resserre pour la majorité présidentielle qui a engagé un véritable bras de fer avec la gauche.

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100 - Ukraine, guerre et "ouragan de famines" - 8 juin 2022

Pascal Boniface, directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) Elena Volochine, grand reporter, spécialiste de la Russie à France 24 François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne Les soldats russes continuent d'avancer sur le territoire ukrainien. Depuis plusieurs jours, Russes et Ukrainiens continuent de se battre pour le contrôle de la ville de Sievierodonetsk, théâtre principal de la guerre. Moscou a décidé d'aggraver la situation en bloquant toutes les exportations de céréales sur la mer Noire.  L'ONU quant à elle sur les risques de famine. Au moins cinq pays risquent de souffrir directement de la pénurie de blé : l'Érythrée, à l'est de l'Afrique, qui dépend à 100% des exportations de blé de Russie et d'Ukraine, l'Arménie et la Mongolie (plus de 99%), enfin l'Azerbaïdjan et la Biélorussie, sont dépendantes à plus de 95%.

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100 - Hôpital, école... des services publics à l'abandon ? - 7 juin 2022

Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France enseignante à Paris I, Panthéon-Sorbonne Jean-Marc Daniel, économiste, professeur émérite à l'ESCP Business school - Auteur de « Il était une fois ... L'argent manque -  Conte et mécomptes pour adulte » publié aux éditions du Cherche Midi Emmanuel Cugny, journaliste économique à Franceinfo, président de l'AJEF (président des journalistes économiques et financiers) C’est une nouvelle journée de manifestation dans les hôpitaux de France. Neuf syndicats et collectifs (dont Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences) appellent à une mobilisation générale pour dénoncer un « hôpital désespérément maltraité ». Malgré le Ségur de la santé ainsi que « la mission flash » (cette mission doit expliquer ‘où sont les manques, pouvoir les chiffrer’ et donner des premières pistes pour répondre à ce problème) diligentée par le président de la République, la crise et le mal-être s’installent dans les services hospitaliers.Alors que de plus en plus de services d'urgences ferment leurs portes faute de personnels... Les services publics en général semblent de plus en plus dégradés. 

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100 - Des vacances à tout prix ! - 6 juin 2022

Sandra Hoibian, directrice générale du CRÉDOC Valérie Boned, secrétaire générale des Entreprises du Voyage Eric Balian, directeur général de Terres d'aventure C'est la dernière ligne droite avant les grandes vacances ! Après deux années de Covid, il y a une envie comme jamais de se poser, de déconnecter et d'en profiter. Près de 60% des Français partent en vacances durant la saison estivale. Valérie Boned, secrétaire générale des Entreprises du Voyage l'affirme "il y a une envie de se faire plaisir. On sent un côté revanchard dans la prise de commandes, l'été s'annonce bien (...) Il y a un sentiment de liberté. » Une étude de PAP Vacances dévoile les tendances des demandes de réservations pour cet été : la tendance se rapproche du Sud-Est et plus particulièrement de la mer. De son côté, Eric Balian, directeur général de Terres d'aventure « pense qu’il y a qu’après cette période Covid, il y a une envie d’isolement un petit peu plus fort. On a un retour dans les campagnes et les montagnes. »  

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100 - Pénurie de moutarde… et il y en aura d’autres ! - 03 juin 2022

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100 - Elizabeth II, le ciment du Royaume - 02 juin 2022

Invités :  Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily Telegraph Philippe Delorme, historien et auteur de « Elisabeth II, les jeunes années d'une reine » aux éditions Sutton Stephen Clarke, écrivain britannique vivant à Paris auteur de « Elisabeth II ou l'humour souverain » aux éditions Albin Michel 70 ans de règne et une popularité au firmament, la reine Elizabeth II fait vivre la monarchie et fait vibrer tout un peuple depuis son accession au pouvoir en 1952. Jeudi 2 juin 2022 et ce pendant quatre jours, les Britanniques ainsi que tous les pays du Commonwealth fêtent le jubilé de platine.Pour Philippe Delorme, « Victoria a été la reine du XIXème siècle anglais, nous avons une reine qui transcende les générations. Il faut se souvenir qu'elle a porté l'uniforme pendant la Seconde guerre mondiale, c'est la dernière cheffe d'État en exercice qui y a participé. C'est un monument historique, c'est une référence pour les Britanniques. »Stephen Clarke, écrivain britannique vivant à Paris relate le parcours de cette reine extraordinaire. « Elle a passé énormément de temps en dehors de l'Angleterre, en faisant des visites d'État. (...) Elle a toujours été une formidable diplomate en dehors de son pays ».Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily Telegraph se dit tout de même surprise d’une telle côte de popularité. Dans un sondage YouGov et British Future publié dans le Figaro 26% des Britanniques et 37% des jeunes sont favorables à une République en Grande-Bretagne. 

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100 - Carton jaune pour Gérald Darmanin - 1er juin 2022

- Bérengère Bonte, journaliste et auteure du livre « Le Sioux » publié aux éditions de l'Archipel - Driss Aït Youssef, directeur en droit public, spécialiste des questions de sécurité - Manuel Tissier, rédacteur en chef de Temps additionnel - Mathieu Boisseau, correspondant France Télévisions à Londres Gérald Darmanin est auditionné mercredi 1er juin 2022 au Sénat après la soirée chaotique samedi 28 mai 2022 au stade de France lors de la finale de Ligue des Champions entre le club anglais de Liverpool et le club espagnol du Real Madrid. Le ministre de l'Intérieur a accusé 30 à 40 000 supporters anglais d'être venus au stade de France avec des faux billets. Dans une enquête de nos confrères de RMC Sport, confirmée par l'AFP, la Fédération Française de Football et l’UEFA, ont évalué à 2 800 le nombre de faux billets scannés lors du match Liverpool/Real Madrid. La ministre des sports Amélie Oudéa-Castera sera également auditionnée pour faire la lumière sur ce qu'il s'est passé et pourquoi la finale a dû être retardée de 36 minutes. Outre-Manche, la colère ne retombe pas, de nombreux Anglais estiment que la responsabilité porte avant tout sur la désorganisation côté français et UEFA ainsi que sur le comportement « agressif » des forces de l’ordre. Pour Manuel Tissier, rédacteur en chef de Temps additionnel, les Anglais se sont comportés d’une manière exemplaire et c’est grâce à leurs comportement qu’un drame a été évité. »

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100 - Vladimir Poutine et la guerre totale - 31 mai 2022

- Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro et auteure de Macron, le disrupteur : la politique étrangère d’un président antisystème (éd. L’Observatoire) - Sylvie Matelly, économiste ; directrice adjointe de l’IRIS et auteure de Géopolitique de l’économie (éd. Eyrolles) - François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne de France Télévisions  Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste pour BFMTV, est mort en Ukraine. Ce journaliste reporter d’images âgé de 32 ans a été touché par un éclat d’obus, alors qu’il suivait un convoi d’évacuation de civils dans la région de Louhansk, dans l’est du pays, a annoncé le président de la République Emmanuel Macron lundi 30 mai 2022. Il s’agit du 8e journaliste tué depuis le début de l’invasion russe. Son collègue Maxime Brandstaetter, a quant à lui été légèrement blessé à la jambe. Une enquête pour crime de guerre a été ouverte par le parquet antiterroriste. « Ces journalistes ne sont pas des têtes brûlées, ils y vont en minimisant au maximum les risques, indique François Beaudonnet. [...] Sur place, les confrères de Frédéric Leclerc-Imhoff  vivent des moments extrêmement dangereux mais avec beaucoup de précautions. Ils ont une formation commando avec des militaires pour éviter ce qu’il s’est malheureusement passé ». Un accord sur l’embargo pétrolier a été trouvé à Bruxelles dans la nuit de lundi à mardi. L’Europe a décidé de bloquer 90% du pétrole russe à compter de début 2023. Dans le même temps, le pétrole accélère sa hausse puisque le prix du baril s’élève désormais à plus de 120 dollars. « C’est un cercle vicieux : on essaie de réduire nos importations mais comme les prix continuent à augmenter sur les marchés, les recettes qu’en tirent les autorités et les entreprises russes n’ont pas diminué »,  souligne Sylvie Matelly.  Quant aux troupes russes, elles progressent dans le Donbass et l’espoir de paix semble très fragile. « Malheureusement, on n'en prend pas le chemin », déplore Isabelle Lasserre, qui précise que les négociations sont entre les mains de Vladimir Poutine et des Ukrainiens.

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100 - Roland Garros, un parfum de vacances - 27 mai 2022

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100 - Pouvoir d’achat, le plus dur est devant nous - 26 mai 2022

Invités : Éric Champarnaud, co-fondateur de la société de conseil C-Way Jade Grandin de l’Eprevier, journaliste économie à l’Opinion Jean-Marc Daniel, économiste, professeur émérite à l’ESCP Business School À l’aube du second quinquennat d’Emmanuel Macron, et en pleine campagne des élections législatives, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations. Certains produits de première nécessité ont augmenté de près de 20%. Face à la hausse des prix, les ménages ont changé leurs habitudes de consommation. « En France, les prix alimentaires augmentent et ce sont les marques leS moins chères qui augmentent le plus. Pour les distributeurs, c’est un véritable casse-tête », analyse Jade Grandin de l’Eprevier. Pour aider leurs employés, Bercy demande aux entreprises - qui le peuvent - d’augmenter les salaires. La rentrée sociale s’annonce sous haute tension. « Il y a aussi cette crainte d’indexation généralisée des salaires », ajoute Jade Grandin de l’Eprevier. Face à cette inflation qui paupérise les classes moyennes, le gouvernement promet un projet de loi Pouvoir d’achat, pour aider les Français à lutter contre l’inflation, sous réserve de remporter les élections législatives des 12 et 19 juin prochains. Parmi les mesures évoquées ? La réindexation des retraites et des minimas sociaux sur l’inflation, la distribution de chèques alimentaires, un coup de pousse sur les carburants ou encore le triplement de la prime Macron pour les entreprises. Alors que l’inflation s’apprête à s’installer dans le temps et avec les contraintes climatiques, « il faut faire preuve de créativité et d’innovation. On doit tous trouver des façons nouvelles de se comporter et de consommer pour résister à cette inflation », assure Éric Champarnaud.

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100 - Premier Conseil des ministres du gouvernement E. Borne - 23 mai 2022

Invités : Alexandra Schwarzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Nicolas Prissette, directeur du média en ligne fondamental.fr Gilles Bornstein, éditorialiste politique Le premier Conseil des ministres du gouvernement d’Élisabeth Borne doit se tenir lundi 23 mai, trois jours après l’annonce officielle de sa composition. Mais alors que de nombreux chantiers attendent la nouvelle Première ministre, comme le pouvoir d’achat, la guerre en Ukraine ou la réforme des retraites, ce nouveau quinquennat traverse déjà son premier scandale. En effet, son nouveau ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad, ex-président du groupe LR à l'Assemblée nationale et député de l’Ain, est accusé de viol par deux femmes, comme le révélait Médiapart, le 21 mai dernier. Les faits auraient par ailleurs été signalés auprès de La République en marche, mais aussi des Républicains. Pour l’heure, le principal intéressé réfute les faits qui lui sont reprochés.  « Je n’étais pas au courant », a réagi dans la foulée Élisabeth Borne, en déplacement dans le Calvados, dimanche 22 mai. Sur le sujet, l’ancienne ministre du Travail veut se montrer ferme. « Sur tous les sujets d’agression sexuelle, il ne peut y avoir aucune impunité », a-t-elle déclaré. « Ce qui est sidérant, c’est que personne n’ait vu qu’il y avait des soupçons sur Damien Abad. Cela paraît insensé que la Première ministre ne soit pas au courant. Manifestement, beaucoup de gens savaient qu’il y avait un souci », commente Alexandra Schwarzbrod. Damien Abad peut-il tenir ? La question se pose. Il était bel et bien présent à l’Élysée pour l’ouverture du premier Conseil des ministres. Une chose est sûre : cet épisode risque d’être coûteux pour ce premier gouvernement. 

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100 - Violences sexuelles… un problème avec les hommes ? - 24 mai 2022

Invitées :  Audrey Goutard, cheffe du service adjointe enquête et reportage à France Télévisions Virginie Girod, historienne spécialiste des femmes et de la sexualité, autrice des Ambitieuses, 40 femmes qui ont marqué l’Histoire par leur volonté d’exister (M6 éditions) Marilyne Baranes, docteure en psychologie clinique et psychopathologie, spécialiste des traumatismes et experte à la Cour d’appel de Paris Le nouveau gouvernement se retrouve fragilisé par les accusations de viols à l’encontre de Damien Abad. Après le premier Conseil des ministres qui s’est tenu lundi, Olivia Grégoire a pris la parole lors d’un point presse. « La justice est la seule à devoir et à pouvoir trancher », a martelé la porte-parole du gouvernement. Quant au nouveau ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, il s’est exprimé dans une interview accordée au Figaro, après s’être dit « innocent » et avoir renoncé à sa démission. « Cette plainte ressurgit à chaque moment politique clef de ma vie », a déclaré l’ancien patron des députés LR. Si ces affaires sont dévoilées au grand public à l’occasion de sa nomination au gouvernement, Damien Abad est l’objet de plaintes pour viols depuis 2012 et 2017. « Son entourage était au courant. [...] C’est vrai qu’à chaque étape où Damien Abad est apparu publiquement, ces affaires sont ressorties. Ça a été évoqué, mais jusque-là, on n’en a pas fait grand chose, ça n’a pas été saisi par les politiques », souligne la journaliste Audrey Goutard. Pourtant, s’il n’y a pas eu de condamnation judiciaire, cette latence est compliquée à tenir dans les affaires d’accusations de viols. « On a envie d’une classe politique qui donne l’exemple, qui n’a pas de casserole, et surtout qui ne s’attaque pas aux femmes, parce que le premier quinquennat d’Emmanuel Macron était quand même tourné vers la cause féminine. Donc là, c’est une sorte de camouflet qui est envoyé aux femmes », signale l’historienne Virginie Girod. Dans son témoignage auprès de Mediapart, l’une des plaignantes évoque des SMS « très insistants » reçus de la part de Damien Abad. « C’est aussi aux pouvoirs publics et à la justice d’entendre qu’il ne faut pas attendre d’aller jusqu’à l’agression sexuelle ou physique. Avoir ce genre de petit texto, c’est déjà une agression, et elle doit être condamnable à ce titre », revendique la psychologue Marilyne Baranes. Une chose est sûre : la parole des femmes se libère. Encore faut-il que les victimes présumées soient écoutées.

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100 - Gouvernement, le noms circulent - 20 mai 2022

Invités :  Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique Eve Roger, directrice adjointe des rédactions du Parisien / Aujourd’hui en France Rachel Binhas, journaliste indépendante Fin du suspense. La composition du gouvernement porté par Élisabeth Borne, devrait être connue ce vendredi 20 mai dans l’après-midi, a annoncé l’Élysée tôt dans la matinée. Déjà, des listes de noms circulent. Casting, parité, équilibre politique… Depuis sa nomination au poste de Première ministre, lundi 16 mai, l’ancienne ministre du travail planche pour former « la meilleure équipe possible ». « Il faut que tout le monde soit servi. Il faut aussi de nouvelles têtes. C’est très difficile. C’est un jeu subtil d’équilibre. C’est aussi compliqué de définir les périmètres entre les ministères », explique Eve Roger. Après plusieurs mois de tensions avec son propre parti, ce jeudi 19 mai, le député LR, Damien Abad, a annoncé quitter la présidence des députés Républicains à l’Assemblée nationale. Il a également déclaré se mettre en congé du parti. Peut-il faire partie du prochain gouvernement ? Pour l’heure, le principal intéressé réfute. Une chose est sûre : des listes de gouvernement potentiel circulent. Parmi les actuels ministres, certains sont pressentis pour être maintenus. Parmi eux ? Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin. D’autres comme Jean-Michel Blanquer ou Éric Dupont-Moretti. Encore faut-il que le président bénéficie d’une majorité à l’Assemblée nationale. Selon les derniers sondages, l'alliance conclue à gauche entre La France insoumise (LFI), le Parti socialiste, EELV, et le PCF, Nupes, et Ensemble, l'alliance conclue entre La République en Marche, le MoDem, Horizons et Agir, sont donné au coude-à-coude. À la tête de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon qui s’impose comme la principale figure d’opposition à Emmanuel Macron. 

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100 - gouvernement, E. Borne, les recalés, les repêchés - 20 mai 2022

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100 - Cannes, le cinéma menacé par Netflix ? - 18 mai 2022

Invités : Bruno Cras, journaliste et critique Cinéma à Radio Classique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa François Saltiel, journaliste et producteur à France Culture Après deux années de crise sanitaire, la 75ème édition du Festival de Cannes s’est ouverte mardi 17 mai 2022 en grande pompe sur le tapis rouge de la Croisette. Mais alors que les plateformes de streaming prennent de plus en plus de place dans nos vies, la sélection officielle est exclusivement dédiée aux longs-métrages qui sortent dans les cinémas français. Très attendu, le nouveau film d’Andrew Dominik, « Blonde », qui retrace la vie de Marilyn Monroe, produit par Netflix, ne sera donc pas présenté à Cannes.  En 2017, deux films issus de cette célèbre plateforme avaient été présentés en compétition. Cela avait créé une vive polémique notamment avec les exploitants de salles. Depuis, le règlement stipule qu’un film doit sortir en salle pour concourir à la Palme d’Or. Néanmoins, les lignes devraient bouger d’ici les prochaines années.  Une chose est sûre : ces dernières années ont considérablement bouleversé nos habitudes en matière de films. « La nouvelle génération a découvert le cinéma autrement, moins cher, de manière individualisée, sur tous les écrans, de façon maîtrisée. (...) La crise sanitaire a accéléré le processus de la consommation des plateformes », décrypte François Saltiel. Au sortir de la crise, reste à savoir comment vont évoluer ces nouveaux modes de consommation.

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100 - Élisabeth Borne, madame la Première ministre – 17 mai 2022

Invités :  Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Bérengère Bonte, journaliste politique Bruno Cautrès, politologue, chercheur au CRNS et membre du CEVIPOF Élisabeth Borne a succédé lundi 16 mai 2022 à Jean Castex. Lors de la passation de pouvoir, la nouvelle Première ministre a dédié sa nomination à « toutes les petites filles », les encourageant au fond, à aller au bout de leurs rêves, 31 ans après l’arrivée à la tête de Matignon d’Édith Cresson. La nouvelle locataire du 57, rue de Varenne a déjà une feuille de route annoncée par le président de la République dans un tweet : écologie, santé, plein emploi, éducation, renaissance démocratique, Europe, sécurité mais aussi la bataille des législatives qui se tiendront les 12 et 19 juin prochain. L’ancienne ministre du Travail aura aussi entre les mains des dossiers explosifs et de défis de taille comme assurer la majorité ‘confortable’ à l 'Assemblée nationale en proposant des réformes pour améliorer le pouvoir d’achat, première préoccupation des Français en période de guerre en Ukraine et d’inflation sur le territoire national. Autre sujet sensible : la réforme des retraites. Emmanuel Macron entend repousser l’âge de départ à 65 ans, Élisabeth Borne a l’avantage de connaître les négociations difficiles. Enfin, elle sera très attendue sur l’écologie, priorité affichée pour ce nouveau quinquennat.  Dans l’immédiat, la première mission de la nouvelle Première ministre sera de former son gouvernement… 

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100 - Otan, Kharkiv, Vladimir Poutine mis en échec - 16 mai 2022

Invités : Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, professeur de stratégie à Sciences Po et HEC Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne L’Ukraine « peut gagner » la guerre contre la Russie, qui « ne se déroule pas » comme Vladimir Poutine l’avait prévu, a déclaré le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, dimanche 15 mai 2022. Sur le terrain, l’armée russe connaît des revers. Après avoir évacué Kiev, elle a dû quitter Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, située au nord-est du pays. Les habitants sortent des abris pour réparer ce qui peut encore l’être. La guerre est-elle en train de basculer ? La communauté internationale est de plus en plus optimiste. « La Russie ne s’était pas préparée à cette guerre, elle n’a pas compris qui était son adversaire. Le temps joue pour l’Ukraine. On est à un point de bascule. Même si les choses semblent aujourd’hui être du côté ukrainien, Vladimir Poutine n’a pas dit son dernier mot », analyse Vincent Desportes. Sur le plan militaire, mais aussi sur le plan diplomatique, le Kremlin semble plus isolé que jamais. Dimanche 15 mai 2022, la Finlande a officialisé sa demande d’adhésion à l’Otan, après plus d’un demi-siècle de neutralité entre Moscou et Washington. « Une nouvelle ère s’ouvre », a déclaré le président finlandais Sauli Niinistö. « Avec la Finlande, ce seront 1200 kilomètres supplémentaires de frontières avec la Russie que l’Otan va avoir. C’est une catastrophe pour Vladimir Poutine. Il va devoir se justifier face à l’histoire. Le prix stratégique et géopolitique de cette guerre, moralement scandaleuse et illégale, est très lourd pour la Russie », décrypte Pascal Boniface.

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100 - Pouvoir d’achat, dette… l’équation de Challenges - 13 mai 2022

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100 - Chine, le virus qui fait vaciller le régime - 12 mai 2022

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100 - Chaleur, sècheresse, comment vivre avec ? - 11 mai 2022

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100 - Ukraine, quelle issue pour V. Poutine ? - 10 mai 2022

Invités : - Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale, spécialiste des questions de défense à France 24. - Anthony Bellanger, éditorialiste à France Inter, spécialiste des affaires internationales. - Olivier Weber, écrivain et grand reporter. Des commémorations tout en retenue. La Russie a célébré le « jour de la Victoire » lundi 9 mai 2022. À l’occasion du 77e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie, Vladimir Poutine a observé la traditionnelle parade militaire sur la place Rouge à Moscou, et prononcé son discours annuel. Alors que l’invasion russe se poursuit, cet événement avait une saveur particulière. Néanmoins, si l’on redoutait que le président de la fédération de Russie déclare officiellement la guerre à l’Ukraine, il ne l’a pas fait. « On attendait quelque chose de frémissant. On avait la possibilité aussi qu’il ne se passe pas grand chose et qu’on soit dans un continuum », souligne Armelle Charrier, qui décrit une prise de parole « placide ». Et de développer : « Il continue l’axe qu’il s’est donné : cette guerre en Ukraine qu’il ne nomme pas, puisqu’il dit que c’est la guerre sur le Donbass » . La parade aérienne a été annulée en raison des conditions météorologiques, selon les autorités russes. Vladimir Poutine a quant à lui donné l’image d’un dirigeant solitaire. « Il prend d’une façon évidente le contre-pied de ce qu’on imaginait de lui en Occident », analyse Anthony Bellanger. « Je trouve qu’il y a une déception un peu malsaine », estime le journaliste et historien, avant de nuancer : « Il dit aux Russes ‘je maintiendrai’, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les ukrainiens ». Vladimir Poutine a, par ailleurs, réaffirmé qu’il n’est pas l’agresseur, et que son armée combat pour défendre « la patrie » face à « la menace inacceptable » de l’Ukraine, soutenue par l’Occident. Un discours « victimaire » selon Olivier Weber. Dans ce contexte d’offensive russe, tandis que les États-Unis souhaitent renforcer leur aide militaire à l’Ukraine, l’Union européenne, elle, mise tant bien que mal sur des négociations. Emmanuel Macron, qui s’est exprimé lors d’une conférence de presse à Strasbourg lundi, prône un scénario de sortie de crise.

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100 - Défilé du 9 mai, démonstration de force de V. Poutine - 09 mai 2022

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100 - Macron II, pour quoi faire et avec qui ? - 25 avril 2022

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100 - Un(e) président(e)… et quelle majorité ?

Invités :  Jean-Michel Salvator, directeur des rédactions du Parisien - Aujourd’hui en France Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service politique à l’Obs Etienne Girard, rédacteur en chef société à L’Express A deux jours du second-tour de l’élection présidentielle, l’écart entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen semble se creuser. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien-Aujourd'hui en France, publié jeudi 21 avril, au lendemain du débat de l’entre-deux tours, Emmanuel Macron (57,5%) distance désormais Marine Le Pen (42,5%) de 15 points d’intentions de vote. Néanmoins dans le clan LREM, on refuse de crier victoire. L’enjeu ? Convaincre les indécis et notamment les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui a obtenu 22% des suffrages au premier tour. Jeudi 21 avril, le président candidat était en déplacement en Seine Saint-Denis, où le candidat de la France insoumise a recueilli 61% des voix, dimanche 10 avril dernier. De son côté, Marine Le Pen ne s’avoue pas vaincue. Si beaucoup de commentateurs ont jugé la posture de la candidate du Rassemblement national trop défensive, lors du débat du second-tour, mercredi 20 avril dernier, cette dernière n’a pas hésité, le lendemain à railler son adversaire, lors d’un déplacement dans la Somme. « Un second mandat d’Emmanuel Macron serait un saccage social », a-t-elle lâché devant les journalistes présents sur place. « L’enjeu du débat pour Marine Le Pen était de rattraper 2017 et de ne pas dégrader son image. Elle ne voulait pas faire de dérapage », commente Caroline Michel-Aguirre. Trop souvent jugée imprécise sur les sujets phares de sa campagne, notamment celui du pouvoir d’achat, Marine Le Pen veut se rattraper dans la dernière ligne droite. « Sur la compétence, le pari n’est pas réussi. Les difficultés à être précise en matière d’économie que l’on avait vu en 2017 sont toujours présentes. Elle a perdu face à Emmanuel Macron », précise Etienne Girard. Suivi par un peu plus de 15 millions de téléspectateurs, le débat de l’entre-deux tours a également été très commenté sur les réseaux sociaux, qui jouent un rôle déterminant dans l’opinion. « La séquence sur Poutine a été dévastatrice pour Marine Le Pen », commente Jean-Michel Salvator.

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100 - Débat, qui a gagné ? - 21 avril 2022

Invités : Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone Consulting, spécialiste de l’opinion en ligne Guillaume Daret, Grand reporter au service politique Pouvoir d'achat, politique étrangère, retraites, écologie, immigration, Constitution… Pendant près de trois heures, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont confronté leur projet pour la France, en vue du second tour de l’élection présidentielle, le 24 avril prochain. Le débat a été suivi par plus de 15,6 millions de téléspectateurs. Cinq ans après le rendez-vous raté de 2017, Marine Le Pen espérait ainsi gommer ses erreurs passées et prendre sa revanche lors de ce match retour. Néanmoins, la candidate du Rassemblement nationale est apparue trop balbutiante, notamment sur les questions économiques. « On sentait que Marine Le Pen ne maîtrisait pas ses dossiers. Pourtant, le débat a commencé sur sa mesure phare : le pouvoir d’achat. Emmanuel Macron l’a un peu noyée sur les chiffres », explique Alexandra Schwartzbrod. Au lendemain du face-à-face, les spécialistes pointent du doigt la posture trop souvent défensive de Marine Le Pen vis-à-vis de son adversaire. « Elle avait l’intention d’apparaître la moins agressive possible par rapport à 2017, si bien qu’elle ne s'est pas saisie des opportunités de s’en prendre au bilan du président sortant, et à certains de ses échecs. On a senti qu’elle ne voulait pas faire de sortie de route », précise Guillaume Daret. « On sentait qu’elle avait peur. Le débat d’il y a cinq ans a dû être traumatisant. Il y avait le fantôme de ce débat. Même si elle se prépare depuis cinq ans, on a senti sa peur viscérale de se retrouver face à cet homme qui a la maîtrise des chiffres et des sujets », précise Alexandra Schwartzbrod. De leur côté, les sympathisants de Marine Le Pen ont dénoncé l’attitude du président-candidat, jugée trop arrogante. « Plus que les mots qu’il a employés, c’est l’attitude qu’il a eu face à elle qui a été relevée. Néanmoins, cela ne fera pas changer beaucoup de voix », explique Guillaume Daret. Sur la politique étrangère, Emmanuel Macron n'a pas hésité à tacler la « dépendance » de Marine Le Pen au pouvoir russe. « En 2015, Marine Le Pen s’est endettée auprès des Russes et elle est toujours en train de rembourser. Si elle est élue, il y aura, en France, un leader qui devra de l’argent à Vladimir Poutine. Dans le contexte actuel, cela paraît inimaginable », explique Alexandra Schwartzbrod. Sur les réseaux sociaux, le débat a été très commenté.

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100 - Vladimir Poutine, la victoire à tout prix - 20 avril 2022

Depuis lundi 18 avril, la Russie a lancé sa grande offensive dans l’est de l’Ukraine et notamment dans le Donbass, une région contrôlée, depuis 2014, par les séparatistes pro-russes. De son côté, Kiev a reçu des avions militaires de la part de ses partenaires occidentaux afin de renforcer son armée de l’air. L’annonce a été faite mardi 19 avril, par le porte-parole du Pentagone, John Kirby qui a néanmoins refusé de préciser leur nombre ni les pays ayant fourni les appareils. « Peu importe combien de soldats russes sont amenés jusqu’ici, nous combattrons. Nous nous défendrons », a déclaré, lundi 18 avril, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un discours retransmis sur Telegram. « L’armée russe est dans une guerre qu’elle maîtrise. Ils vont tirer 24 H sur 24 pendant des jours, pour épuiser son adversaire », explique Armelle Charrier. « De leur côté, les soldats ukrainiens connaissent le terrain, ils sont là depuis 2014. Ils sont fatigués, mais encouragés par leur président », précise-t-elle.  Le conflit se complexifie d’autant plus que le chef d’Etat ukrainien a fustigé la position européenne vis-à-vis de la Russie, après qu’Emmanuel Macron ait refusé de qualifier cette guerre de « génocide », contrairement à son homologue américain Joe Biden. « Les chancelleries comprennent la position de Volodymyr Zelensky. Elles exigent toujours que la Russie quitte l’Ukraine, y compris dans la région du Donbass », commente François Beaudonnet.  De part et d’autre du front, les deux camps sont déterminés. A l'image de la résistance opérée par l'armée ukrainienne à Marioupol, l'Ukraine résiste jusqu'au bout. « Le but est désormais de montrer qu'il sera impossible de prendre une ville en Ukraine », explique Anthony Bellanger. 

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100 - présidentielle, J-1 avant le duel décisif - 19 avril 2022

Invités : Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe de presse régionale Ebra Jeff Wittenberg, journaliste au service politique Bruno Cautrès, politologue, chercheur au CNRS et au Cevipof Mercredi 20 avril 2022, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront lors du traditionnel débat de l’entre-deux tours. Cinq ans après leur premier face-à-face, et alors que les sondages sont extrêmement serrés, le match retour s’annonce déterminant pour le résultat du scrutin, dimanche 24 avril. Traumatisée par son échec en 2017, la candidate du Rassemblement national entend bien tirer des leçons de ses erreurs passées. « Marine Le Pen a un regard très lucide, voire politique de son échec en 2017. Elle s’en sert pour montrer qu’elle a changé et qu’à présent, elle a un vrai projet. Elle a compris que ce débat était raté, cela a été très douloureux pour elle. Mais elle a aussi compris que le seul moyen pour elle de s’en sortir, c’était qu’elle l’admette, pour en faire une force », analyse Nathalie Mauret. De son côté, Emmanuel Macron doit défendre et assumer son bilan. Crise des Gilets jaunes, écologie, réforme institutionnelle… Son adversaire compte bien l’attaquer sur des sujets sensibles, mais aussi sur le front « anti-Macron ». Le débat pourra-t-il changer le cours de l’élection ? « Sur tous les abstentionnistes et l’électorat des indécis, cela peut faire bouger les lignes à la marge. Peut-être que le rendez-vous de demain sera plus important que ceux des années précédentes », ajoute Nathalie Mauret. L’enjeu ? Attirer les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui a obtenu 22% des suffrages au premier tour. Ces derniers jours, Emmanuel Macron a multiplié les clins d’œil aux partisans de gauche. Il doit maintenant prouver sa sincérité. Une chose est sûre, Marine Le Pen a entrepris un grand travail pour se préparer à ce face-à-face. Pour rassurer, elle a opéré une véritable rupture sur son image et a mis en valeur des sujets de proximité comme celui du pouvoir d’achat. « En 2017, elle parlait de la sortie de l’Euro, elle ne maîtrisait pas du tout, cela a effrayé les gens. Dans cette campagne, elle parle de sujets qui parlent à tout le monde. Elle est davantage créditée comme de s’occuper des préoccupations directes des Français », décrypte Bruno Cautrès.

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100 - M.Le Pen, à quitte au double - 18 avril 2022

Invités : Claude Weill, chroniqueur politique  Alix Bouilhaguet, journaliste politique  Aurore Gorius, journaliste politique pour les jours.fr  Dernière ligne droite pour Marine Le Pen qui est très clairement passée à l’offensive en déclarant « Je veux vraiment gagner cette fois-ci ». Contrairement au scénario d’échec de 2017, la candidate du Rassemblement National bénéficie de plusieurs paramètres qui jouent en sa faveur à commencer par la montée du camp anti-Macron et la création d’un front républicain militant. Distancée de seulement quelques points, l’héritière du FN compte bien évincer son adversaire en rassemblant les les quelques millions d’électeurs indécis de Jean-Luc Mélenchon. De son côté, Emmanuel Macron tente lui aussi de s’accaparer l’électorat de gauche en témoigne son meeting en terre LFI à Marseille. Ce bain de boule au cœur de ses détracteurs vise à conquérir les partisans de Yannick Jadot et de Jean-Luc Mélenchon en reprenant l’un des thèmes clés du chef de file des Insoumis : la planification écologique. Accusé de malversation politique et de grappiller des électeurs en jouant la carte écologique, Marine Le Pen dénonce vivement le revirement stratégique du président sortant.   Pour convaincre la gauche de rejoindre sans camp, Marine Le Pen a mis l’accent sur les retraites, après l’envolée des critiques du programme d’Emmanuel Macron qui souhaitait retarder l'âge de départ. En déplacement dans le Vaucluse ce week-end, la candidate RN a été interpellée sur ses sujets de prédilections, l’occasion de rappeler sa position sans équivoque sur le port du voile. Cet échange houleux hué par les activistes antifascistes rappelle à la candidate son handicap pour fédérer l’électorat mélenchonniste sur cette question. Selon une enquête publiée par le journal La Croix, 69% des électeurs de confessions musulmanes se seraient orientés vers le leader de La France Insoumise au premier tour. Comment réconcilier deux familles politiques aux opposés de l’échiquier politique ? Marine Le Pen peut-elle rassembler les mouvements des extrêmes ?

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100 - La présidentielle française vue de l’étranger

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99 - Ukraine, réédition, viols et « génocide » - 14 avril 2022

Invités : Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro Amiral Michel Olhagaray, expert sur les questions de défense Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24 Au 50e jour de combat, Vladimir Poutine est en passe de remporter sa première vraie victoire militaire par la prise de la ville de Marioupol. Détruit à 90%, ce port stratégique résiste. « C’est serait la première véritable grosse ville symbolique, à la fois au niveau symbolique et stratégique qui pourrait être prise. La question est de savoir comment la conserver », analyse Isabelle Lasserre, qui alerte sur le risque de guérilla dans la région. C’est la première fois que l’armée de Vladimir Poutine n’essuie pas un revers en Ukraine, résultat d’une complète réorganisation des troupes. Il faut dire qu'en intervenant sur le territoire ukrainien, la Russie ne s’entendait pas à une telle résistance. « Tout le monde est mobilisé. Des hommes partis en Pologne sont revenus pour combattre. Marioupol est le symbole de la dévastation et de cette résistance ukrainienne ». Mardi 12 avril 2022, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé des centaines de viols sur des femmes et des enfants qui auraient été commis par des soldats russes dans les zones occupées. Les témoignages affluent dans les villes libérées par l’armée ukrainienne. L’ONU réclame aujourd’hui des enquêtes indépendantes sur ces violences commises par les forces russes et leurs alliés. La question est de savoir jusqu’où ira Vladimir Poutine, d’autant que l’élection française pourrait changer la donne des alliances en Europe, notamment si Marine Le Pen est élue. « La candidate RN n’a jamais caché son admiration pour Vladimir Poutine qui lui a prêté de l’argent pour financer sa campagne. Cela va changer beaucoup de choses si elle est élue », estime Mariam Pirzadeh. Mais la guerre se vit au jour le jour. D’ici le second tour, le 24 avril prochain, les choses auront peut-être déjà évolué sur le front…

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100 - Présidentielle, un référendum sur la retraite ?

Invités : Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique Eve Roger, directrice adjointe de la rédaction du Parisien / Aujourd’hui en France Rachel Binhas, journaliste indépendante La réforme des retraites fait partie des principaux enjeux de cette campagne présidentielle. Ce mercredi 13 avril, sur le plateau des 4 Vérités, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de reculer l’âge de départ à la retraite de quatre mois par an. De son côté, Marine Le Pen l’a qualifié de « candidat girouette ». Selon les sondages, la population est majoritairement contre un allongement de l’âge légal du départ à la retraite. Comme le pouvoir d’achat, ce thème sera au cœur de toutes les batailles pour tenter de convaincre les sept millions d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon. « Emmanuel Macron s’est mis dans une situation délicate. Pourquoi avoir fait de cette réforme épineuse sa mesure phare avant même le premier tour ? Cela ne fait pas du tout consensus. Il y a une forme d’incompréhension et aujourd’hui il essaye de se rattraper, car la réserve de voix se trouve plutôt du côté de Jean-Luc Mélenchon », analyse Rachel Binhas. Néanmoins vigilance, car son aile droite risquerait de se désolidariser… « Il pourrait donner l’impression de va-et-vient », précise Nathalie Saint-Cricq. Mardi 12 avril, Emmanuel Macron était en déplacement dans le Grand-Est, là où Marine Le Pen a obtenu des scores records. Au même moment, la candidate RN était en conférence de presse dans un hôtel dans l’Eure. Les deux n’ont pas manqué de s’échanger quelques passes d’armes. Marine Le Pen accuse le chef de l’Etat « d’avoir peur du peuple ». De son côté, le président sortant n’a pas hésité à tacler l'attitude de la candidate d’extrême droite lors de la crise sanitaire du Covid-19. Une chose est sûre : le match retour est bel est bien lancé.

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100 - Emmanuel Macron peut-il perdre ? - 12 avril 2022

Invités :  Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération  Bérengère Bonte, journaliste, auteure et réalisatrice  Julien Nény, journaliste à France Télévisions chargé du suivi de la droite  A peine qualifié au second tour, Emmanuel Macron aurait-il entendu les doutes et les craintes des Français face à la montée massive des extrêmes ? Le président sortant s’est dit prêt à édulcorer la mesure phare de son programme centré sur les retraites à 65 ans. Plus que 12 jours avant le second tour dans une élection où chacun des deux candidats animent les passions. Au coude à coude avec Marine Le Pen, le leader LREM veut « enrichir son programme » en réaction à la réforme la plus controversée du Président-candidat. Dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est la proposition qui suscite le plus d’incompréhensions des habitants. Alors que la mesure divise, Emmanuel Macron lâche du lest pour contrecarrer la progression de la cheffe de file du RN et envisage dès à présent un départ en retraite à 64 ans. Face aux électeurs, il insiste sur une réforme progressive retardée de 4 mois par an à partir de 2023. Le Président sortant n’exclut pas un référendum sur la question épineuse des retraites s’il est élu.    Si l’opposition raille ce revirement stratégique d’Emmanuel Macron, les électeurs de gauche seront-ils sensibles au recul de la mesure polémique ? Les deux candidats abattent leurs dernières cartes pour gagner l’électorat de gauche : retraite à 60 ans pour Marine Le Pen contre un départ à 64 ans chez Emmanuel Macron. Cette réforme équivoque à seulement quelques jours du scrutin peut-elle conduire le président en campagne à sa perte ? L’extrême droite portée par le Rassemblement National de Marine Le Pen peut-il l’emporter ? Analyse d’un entre-deux décisif à la faveur des extrêmes.

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100 - E.Macron - M.Le Pen : le match retour - 11 avril 2022

Invités :  Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service politique à l’Obs  Claude Weill, chroniqueur politique  Etienne Girard, rédacteur en chef société à l’Express  Dimanche 10 avril 2022, le premier tour des élections a tranché en faveur du président sortant Emmanuel Macron suivi de près par la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen. Le deuxième scrutin risque d’être particulièrement serré pour le chef de file LREM face à Marine Le Pen qui gagne des voix grâce au camp de la colère. Constat de ce premier tour ? Les partis traditionnels de gauche et de droite ressortent visiblement effacés et sont en train de disparaître progressivement. Quels enseignements tirer de ce premier résultat électoral ? « Les électeurs ont été très logiques […] ils ont concentré les votes utiles » observe Caroline Michel-Aguirre avec 3 candidats d’expérience des campagnes présidentielles sur le podium.  Le pouvoir d’achat sort grand vainqueur de ce premier scrutin, principale préoccupation des Français devant la question identitaire et le climat. Les candidats qui ont su manier cette question majeure ont recueilli le suffrage des électeurs, notamment Jean-Luc Mélenchon qui affiche un score bien au-delà de ses résultats aux élections intermédiaires. C’est également le cas de Marine Le Pen, parvenue à distancer son principal concurrent, Éric Zemmour grâce à un programme concentré sur le pouvoir d’achat. La candidate du Rassemblement national a appelé les Français de tout bord à rejoindre son camp pour faire barrage à Emmanuel Macron. Tandis que le journal Libération alerte sur la montée massive de l’extrême droite capable de remporter cette élection, un sondage donne le président sortant vainqueur à 54%. Les dynamiques fluctuantes peuvent changer la donne à la faveur du RN. Quelle est la stratégie déployée par les deux derniers candidats en lice pour l'Elysée ? Lecture entre les lignes d’un scrutin au coude à coude.

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100 - Présidentielle J-2, tout peut basculer ? - 08 avril 2022

Invités :  Daïc Audouit, éditorialiste politique chez France Inter  Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone consulting, spécialiste de l’opinion en ligne  Yasmina Jaafar, éditorialiste politique chez LCI À J-2 des élections présidentielles, la tension monte chez les candidats. Alors que les instituts de sondage misent sur un scénario identique à celui de 2017 avec un second tour qui se jouerait entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, l’incertitude et la faible participation peuvent encore tout faire basculer. Aucune hypothèse n’est écartée pour ce premier tour qui risque de souffrir d’un taux d’abstention historique pesant sur la marge d’erreur. Si l’on se fie aux courbes, on peut observer une montée des intentions de vote en faveur de la candidate RN et de l’autre, une baisse nette du président sortant qui perd 1,5 points dans les sondages. La dynamique fluctuante peut-elle entraîner une inversion des courbes dimanche soir ? Un autre scénario dans lequel Emmanuel Macron serait évincé au premier tour n’est pas exclu par Nicolas Dupont-Aignan. L’intuition du candidat Debout la France pourrait-elle se révéler exacte ? « Il a raison s’il y a moins d’abstention qui concerne en particulier les classes populaires […] l’électorat de Marine Le Pen » explique Daïc Audouit.  Jean-Luc Mélenchon qui a bénéficié d’une ascension fulgurante lors de cette campagne notamment grâce au phénomène de vote utile imputé à Ségolène Royal, souffre de la fragmentation de la gauche en six partis incisifs. À deux jours du premier scrutin, chaque candidat maintient son rang et tente de balayer le vote utile. Ultimes tentatives des candidats pour se faire entendre dans ce brouhaha électoral, l’élection peut-elle encore basculer ? Tour d’horizon de la classe politique sur la dernière ligne droite.

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100 - Kinder, Buitoni, fromages… Danger dans nos assiettes ! - 07 avril 2022

Invités :  Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprise du CREDOC  Faïza Bossy, médecin généraliste nutritionniste  Frédéric Denhez, journaliste spécialité de l’alimentation et de l’environnement   À l’approche de Pâques, les chocolats seront-ils toujours au programme de la chasse aux œufs tant prisée des enfants ? Le géant italien Ferrero a dû retirer de la vente des tonnes de friandises soupçonnées d’être contaminées à la salmonelle. Buitoni, Kinder mais aussi des fromages ont été rappelés après une forte suspicion de contamination à la listériose. Les intoxications alimentaires se multiplient et déplorent des dizaines d’hospitalisation et deux décès infantiles. Parmi les produits dans la ligne de mire des consommateurs : le célèbre Kinder surprise, les schokobons et d’autres dérivés de la filiale Ferrero. Sur 21 malades signalés, 8 ont été hospitalisés. Il s'agit principalement de jeunes enfants qui avaient consommé des sucreries Kinder, tous fabriqués dans l’usine d’Arlon en Belgique. Coup dur pour la célèbre enseigne de chocolat à seulement 10 jours de la fête de Pâques qui voit ses ventes tomber en flèche.  Quels sont les symptômes qui doivent nous alerter ? La salmonellose va être à l’origine de diarrhées hydriques accompagnées de douleurs abdominales nous explique Faïza Bossy, médecin généraliste. Chez l’enfant, sa propagation est rapide avec le risque d’une déshydratation sévère. Elle alerte les patients à risque sur la forme ultra-digestive qui attaque la vésicule.  Le secteur de l’agro-industriel doit-il réviser ses contrôles ? La crise du Covid a fait émerger un nouveau mode de consommation plus local et responsable. L'industriel tente de résister à cette onde de choc du fait-maison et du manger sain. Les assiettes des Français sont passées au crible par nos invités qui tentent de comprendre les nouvelles tendances alimentaires par temps de crise. 

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100 - V. Poutine et l’armée russe, la honte et l’infamie

Invités : Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe de RFI Pascal Boniface, directeur de l’Institut des Relation internationales et stratégiques (IRIS) François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne de France Télévisions Plusieurs centaines de civils ont été retrouvés morts à Boutcha, une ville du nord-ouest de Kiev, suite au retrait des troupes russes. Les journalistes présents sur place rapportent des témoignages horrifiants sur les exactions commises par les soldats russes : assassinats, pillage, viols en réunion… S’agit-il de l’indicible réalité de la guerre ou bien d’une violence propre à l’armée russe ? « Le niveau de violence de l’armée russe est incomparable avec ce que l’on connaît dans une armée française où le droit de la guerre est enseigné. Dans la doctrine militaire russe, il n’y a pas de conception humanitaire et une grande violence s’exerce au sein de l’armée, explique Elsa Vidal. Ce que l’on voit, c’est aussi le résultat d’une politique de retrait, avec des soldats qui viennent des couches les plus basses de la population, qui ont eu une formation minimale et qui sont habitués à une certaine forme de violence. Ils ont probablement dû être laissés sans instruction. Au fur et à mesure que l’on découvrira d’autres cas éventuels, on pourra tirer des conclusions s’il y avait ou non une intention politique derrière ces crimes ». La découverte de ces cadavres a suscité l’indignation internationale et européenne, ce qui complique fortement les médiations françaises à l’égard de Moscou. « Malgré le grand nombre d’appels depuis le début de cette guerre, la Russie va toujours plus loin », explique François Beaudonnet. En plus des nombreux témoignages et enquêtes internationales, les images satellites pourraient aussi la responsabilité de l'armée russe. « Cela semble bien montrer que ce ne sont pas des exactions isolées de soldats qui auraient trop bu, mais bien quelque chose de prévu et ordonné », précise-t-il. En Russie, certains groupes au sein de la population, bien qu’encore minoritaires, essayent de debunker la propagande du Kremlin. Au sein de l’armée, le moral des militaires est en berne. « Pour ces soldats, rien de ce qu’on leur a dit ne se réalise. Ils sont pris au piège. Dans leur chair, ils voient la limite de la propagande », explique Pascal Boniface. Si aucune opposition ne se manifeste au sein des États Majors russes, certaines dissensions commencent à naître.

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99 - Essence, électricité, gaz… Flambée à tous les étages ! - 05 avril 2022

Invités : Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprise du CREDOC  Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de Challenge  Erwan Benezet, journaliste au service économie du Parisien - Aujourd’hui en France  Alors que le massacre de Boutcha fait émerger une nouvelle vague de sanctions massives contre la Russie, une réunion des 27 au sommet est prévue demain à Bruxelles. Emmanuel Macron a évoqué de nouvelles mesures portant sur le charbon et les hydrocarbures. L’hypothèse d’un nouvel embargo sur le pétrole, l’électricité voire le gaz russe n’est pas écartée et même fortement envisagée. Cette décision va-t-elle asséner le coup de grâce sur le pouvoir d’achat, déjà lourdement impacté ? Le chancelier allemand Olaf Scholz ou encore le directeur le Président du Conseil Européen Charles Michel ont tous appelé à prendre de nouvelles sanctions contre Vladimir Poutine après la diffusion d’images chocs de civils ukrainiens gisant sur le sol.  La question d’un embargo revient au centre des discussions pour tenter de faire une nouvelle fois pression sur le dirigeant russe. Cette fois-ci, l’Allemagne n’exclut pas cette alternative malgré sa dépendance massive au gaz russe qui représente plus de 66% de ses importations. « Nous devons rehausser notre réponse en matière de sanctions et il faut échanger très rapidement au niveau européen sur ce qui est encore possible. Les livraisons d’énergies feront partie des discussions » a déclaré la ministre de la Défense allemande. Dépendants à 95% et 43%, la Hongrie et l’Italie s’opposent à cet embargo. L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont quant à elles franchi le pas. Aujourd’hui, ces trois pays frontaliers n’importent plus de gaz russe en puisant dans leur réserve et en diversifiant leur approvisionnement. « C’est dans notre intérêt stratégique de réduire notre dépendance car sinon la Russie l’utilisera contre nous comme un outil géopolitique et économique » a souligné à juste titre le président de la Lituanie qui appelle les pays européens à s’aligner sur ce modèle. Deux autres secteurs stratégiques sont dans la ligne de mire de l’Europe : le pétrole et surtout le charbon russe, bien plus facile à remplacer que le gaz. Les discussions risquent de s’intensifier à Bruxelles avec un nouveau train de sanctions qui vont être actées mercredi ou jeudi. À quoi s’attendre ? Jusqu’où ira la flambée des prix ?

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100 - Marine Le Pen peut-elle gagner ? - 04 avril 2022

Invités : Guillaume Daret, grand reporter au service politique de France Télévision Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe de presse régionale Ebra Emilie Zapalski, communicante politique A six jours du premier tour de l’élection présidentielle, le duel Emmanuel Macron contre Marine Le Pen se précise pour le second tour. Dans le dernier baromètre Elabe pour Les Echos et Radio classique, publié jeudi 31 mars, la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle s’est hissée au second rang des personnalités politiques préférées des Français. La stratégie de « dédiabolisation » de Marine Le Pen, après l’échec de 2017, semble porter ses fruits. « Il y a une véritable métamorphose sur l’image de Marine Le Pen », explique Emilie Zapalski. Elle a montré une image beaucoup plus douce, plus chaleureuse. Elle s’est montrée aussi assez solide face aux différents ralliements vers Eric Zemmour. Elle est restée stable », précise-t-elle. D’autre part, Marine Le Pen semble également avoir revu ses thèmes de campagne. En priorité : celui du pouvoir d’achat. Et ça paye. Le pouvoir d’achat fait partie des principaux sujets de préoccupation des Français. « Marine Le Pen est extrêmement résiliante. Elle a tiré des leçons de tout ce qui s’est mal passé en 2017. Elle ne fait plus peur. Elle rassure », analyse Nathalie Mauret. Pourrait-elle remporter l’élection présidentielle ? Les soutiens à Emmanuel Macron pointe du doigt les incohérences du programme de Marine Le Pen et mettent en avant le front républicain pour faire face à l’extrême droite. Dans le clan du président sortant, on parle du « tandem Zemmour Le Pen ». De son côté, Eric Zemmour s’est imposé sur la scène politique part sa radicalité et en faisant campagne sur le grand remplacement. Son électorat pourrait aussi être un réservoir important pour Marine Le Pen si elle arrive au second tour. 

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100 - Covid, ça repart ! - 30 mars 2022

Invités : · Richard Handschuh, médecin généraliste à Paris et membre du syndicat MG France  · Christine Rouzioux, professeur de virologie à l’Université Paris Descartes et membre des Académies de médecine et de pharmacie · Caroline Tourbe, journaliste sciences santé au magazine Le Point Alors que la France venait d’alléger son protocole sanitaire, l’épidémie de Covid-19 gagne du terrain et poursuit sa course folle avec un nouveau pic de contaminations estimé à 217 000 mardi 29 mars. Ces cas Covid ont quadruplé en un mois au moment même où la Chine et la Corée du Sud sont submergées par le virus avec des taux de mortalité record. Sur l’Hexagone, les chiffres ne cessent d’augmenter depuis la dernière vague et enregistrent plus 20 % d’une semaine sur l’autre. Les laboratoires sont à nouveau victimes de l’effervescence provoquée par le virus qui est à l'origine d'un nuage de cas positifs de plus en plus dense. Est-ce Omicron dans sa version la plus récente ou simplement la grippe ? Le médecin généraliste Richard Handschuh est confronté à ce dilemme de diagnostic dans son cabinet. En cas de symptômes, il invite les Français à respecter scrupuleusement les gestes barrières et à s’isoler pour désengorger les centres de dépistage même si les tests ont un intérêt épidémiologique certain. « Sur le plan individuel, il faut que les gens s’isolent » poursuit notre invité pour éviter la propagation du virus. Avons-nous tombé le masque trop tôt ? C’est la question que soulève cette reprise massive de l’épidémie. Malgré la conservation des gestes barrières indispensables pour endiguer la propagation du virus, les précautions et consignes sanitaires mises sous cloche pourraient bien être rétablies. Si l’obligation du port du masque dans les lieux publics a été supprimée, la population française conserve globalement ce réflexe quasiment adopté dans les mœurs.  Emmanuel Macron s’est dit prêt à rendre le masque à nouveau éligible, si la situation sanitaire l’exige. Pourtant, selon certains épidémiologistes, il ne faut plus attendre. Doit-on craindre une énième vague Covid ?

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100 - Vladimir Poutine, le début de la fin - 29 mars 2022

Invités : Général Vincent Desportes, professeur de stratégie à Science Po et HEC, ancien commandant de l’Ecole de Guerre Benjamin Haddad, chercheur en relations internationales et directeur du Centre Europe du think tank l’Atlantic Council Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro À plus d’un mois de l’offensive commanditée par le Kremlin, l’armée russe recule face aux forces ukrainiennes qui préservent et ont réussi à reprendre le contrôle de la ville d’Irpin aux portes de Kiev. L’état-major des envahisseurs on crée la surprise en annonçant vouloir se concentrer désormais sur l’Est du pays. Plus au sud, on observe la même dynamique avec un recul net des forces militaires russes. Les villages tout autour ont été reconquis par les résistants qui ont fièrement replanté le drapeau ukrainien sur ces terres. La menace s’éloigne progressivement et les villes encore sous le feu des bombes il y a quelques jours retrouvent un peu de calme. La vie est-elle revenue à la normale ? Mykolaïv, dernier verrou avant Odessa a résisté et les chars russes frappés du Z qui ont osé s’y aventurer ont été défaits. Alors feinte ou réel compromis de la Russie pour ramener la paix ? Arrivés à un point culminant, les Russes paient aujourd’hui le prix d’un certain nombre d’erreurs majeures, à commencer par le défaut d’appréciation de la résistance ukrainienne. Le général Desportes constate que la frappe russe est arrivée « à bout de ses capacités d’offensive » et est en train de se rétablir. Mais pour quel motif ? Le doute plane au-dessus du président Zelensky qui hésite entre une pause opérationnelle ou stratégique dans une logique de guerre. Pour atteindre les grandes villes, l’armée russe n’était peut-être pas assez bien préparée. Des dizaines de transmissions radio non cryptées ont été passées au peigne fin et dévoilées par le New-York Times en début de semaine. Ces captations révèlent une armée russe en proie à des problèmes logistiques et des défaillances de communication interceptées par les forces ukrainiennes. Sans aucune prudence, même les plans d’attaques des offensives adverses ont pu être interceptés. Vladimir Poutine, aurait-il sous-estimé la résistance ukrainienne qui le mène fatalement à une guerre d’usure ?

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100 - E.Macron « Faites gaffe à Le Pen » - 28 mars 2022

Invités : Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Nicolas Prissette, journaliste politique et directeur du média en ligne Fondamental.fr Gilles Bornstein, éditorialiste politique à France Info Dernière ligne droite avant le premier tour de la présidentielle qui ouvrira ses bureaux de vote dans 13 jours. Les instituts de sondages tablent sur le même scénario qu’il y a 5 ans, dans lequel s'étaient affrontés Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur le round final. La candidate du Rassemblement national perçoit un regain de popularité qui se ressent dans les intentions de vote, motivées par un programme centralisé sur le pouvoir d’achat. Au vu de ce revirement de situation dans l’opinion publique, Emmanuel Macron jusqu’ici candidat passif aurait lâché à ses troupes « Faites gaffe à Le Pen ». La cheffe de file du RN, peut-elle menacer la réélection du Président Macron ? Ce week-end, Marine Le Pen était de passage en Guadeloupe pour participer à une émission télé, interrompue en plein direct par des manifestants indépendantistes. Suite à cette altercation, la candidate du RN a été exfiltrée de l’hôtel protégée par son garde du corps sous la huée et les invectives des protestataires créoles. Cette séquence rappelle la venue avortée de son père qui n’avait même pas pu poser un pied sur le tarmac envahi par des milliers de manifestants, il y a 35 ans. Si à son arrivée, Marine Le Pen avait bénéficié d’un accueil chaleureux de ses militants locaux à l’aéroport de Pointe-à-Pitre, l’engouement autour de la candidate a été de courte durée. Annulée puis finalement reportée, sa visite sur le marché de Sainte-Anne fut mouvementée malgré sa volonté de faire campagne dans ce lieu symbolique. Quelles sont les limites de la dédiabolisation de Marine Le Pen soulevées par l’incident en Guadeloupe ? Cette question fait monter l'inquiétude au lendemain de la présidentielle si elle devait remporter les suffrages.

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100 - Guerre en Ukraine, l’Occident fait bloc - 25 mars 2022

Invités : Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe de RFI Étienne Leenhardt, responsable du service politique étrangère de France Télévisions Dimitri Minic, docteur en histoire des relations internationales et chercheur au centre Russie nouveaux indépendants à l’IFRI Sonia Dridi, correspondante aux Etats-Unis pour France 24 Jeudi 24 mars, l’OTAN a réuni les occidentaux au grand complet à Bruxelles pour un triple sommet avec le G7 et les membres de l’Union Européenne. Américains et Européens font front commun et s’unissent face à un Vladimir Poutine qui s’enlise en terrain milliaire. Les dirigeants tentent d’afficher une unité pour faire plier le président russe après un mois de conflit en Ukraine. Le marathon diplomatique se poursuit avec la tournée de Joe Biden en Europe qui va se rendre à la frontière ukrainienne ce vendredi, symbole de l’engagement occidental contre l’invasion lancée par Moscou. Qu’est-il ressorti de cette triple réunion au sommet ? « L’OTAN n’a jamais été aussi unie » a déclaré Joe Biden lors de l’ouverture de son discours à Bruxelles. Les pays de l’alliance atlantique se sont mis d’accord pour renforcer leur position sur le flanc Est de l’Europe avec la fourniture d’équipements contre d’éventuelles attaques nucléaires et chimiques. Dans le cas échéant, l’OTAN promet une riposte, une décision que le président Zelensky juge insuffisante. Le dirigeant ukrainien demande une aide militaire sans restriction et ajoute que « La pire chose dans la guerre est de ne pas avoir de réponses claires » en réaction à l’absence d’intervention armée. Les pays du G7 quant à eux vont prendre de nouvelles sanctions à l’encontre de Moscou allant même jusqu’à la demande de l’exclusion de la Russie du G20 par Washington. Sur le volet énergétique, les Européens réfléchissent encore à plusieurs pistes pour réduire leur dépendance aux hydrocarbures russes. Analyse d'une décision collégiale pour freiner la guerre et contraindre Vladimir Poutine à un cessez-le-feu. 

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100 - Un mois de guerre, l’armée russe enlisée - 24 mars 2022

Invités : Elena Volochine, journaliste franco-russe et ancienne correspondante en Russie pour France 24 Général Vincent Desportes, ancien commandant de l’école de guerre, professeur de stratégies à Sciences Po et HEC  Antoine Vitkine, journaliste et réalisateur, auteur du documentaire « La vengeance de Poutine » À un mois de guerre jour pour jour, l’armée russe semble bloquée. Si Vladimir Poutine pensait plier le conflit et rafler les territoires du Donbass et de la Crimée en quelques jours, il n’avait pas anticipé les mouvements de résistance qui persistent depuis le début de l’invasion. Alors que l’armée russe a décimé Marioupol, les autorités de cette ville détruite à 90% refusent de capituler. Quelle issue pour le président russe qui semble décider à aller au bout de cette guerre, au-delà des frontières des territoires convoités ?  Marioupol est devenu le symbole de la résistance. Prise à partie dans ce conflit cinglant, elle a été le théâtre de multiples bombardements qui ont visé la maternité, une école et plus récemment le centre commercial où s'étaient réfugiés des dizaines de civils. Depuis quelques jours, les tirs se poursuivent au beau milieu des rues quasi désertes, ravagées par l’armée russe. Encore 100 000 habitants sont toujours bloqués dans la ville assiégée, pris au piège du conflit. Pourtant, la ville martyr résiste tant bien que mal et la mobilisation s’organise. Iryna Venediktova dénonce ce qu’elle considère comme un « génocide », Poutine s’astreignant de toutes règles conformes sur le champ de guerre. Familles, enfants et personnes âgées sont directement pris pour cible. Est-ce le signe de l’impuissance de la Russie dans ce conflit qui s’éternise ? Le chef de fil du Kremlin et ses troupes s’enlisent.  Les villes annexées refusent de se soumettre à la dictature Poutine. Le 3 mars dernier, Kherson était la première grande ville à tomber aux mains des russes. Depuis, pas un jour ne s’est écoulé sans manifestations pacifiques durant lesquelles les habitants défient les occupants. La place de la Liberté est devenue un lien de contestation quotidien où des milliers d’ukrainien se réunissent pour faire entendre leur voix. Mercredi 23 mars dernier, ces mêmes résistants sont parvenus à faire reculer un char russe. Cette mobilisation met considérablement en difficulté l’armée russe qui ouvre à présent le feu sur des personnes sans arme. Celui qui voulait à l’origine dénazifier l’Ukraine est en train de commettre ce que le monde considère comme un crime de guerre. Comment faire reculer Poutine ?

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100 - Total, Auchan en Russie … La fin de la mondialisation ? - 23 mars 2022

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100 - 22 mars 2022

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100 - Vladimir Poutine peut-il raser Kiev ? - 21 mars 2022

Invités : Bernard Guetta, député européen, membre du groupe Renew Europe et ancien correspondant à Moscou pour le Monde  Général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d'état-major de l'Armée de l'air et commandant allié Transformation au sein de l'OTAN Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro  Un mois s’est écoulé depuis le début de la Guerre en Ukraine. L’offensive russe se poursuit et progresse pour atteindre la ville de Marioupol, assiégée depuis 3 semaines depuis le bombardement de la maternité et de l’hôpital des enfants. Cette ville qui comptait 400 000 habitants est aujourd’hui détruite à 80%. Aujourd’hui, l’armée russe a pris d’assaut la capitale. Que va-t-il rester de Kiev ?  Au moins 8 morts sont à déplorer après le bombardement d’un centre commercial à Kiev. L’attaque de ce quartier résidentiel dans le nord-ouest de la capitale a surpris des dizaines d’habitants qui ne pensaient pas être pris pour cible. Après les attaques sordide visant des établissements hospitaliers et des écoles, les troupes russes n’épargnent aucun lieu de vie de la ville. Vladimir Poutine a outrepassé ses objectifs militaires et alimente chaque jour un peu plus le crime de guerre qu’il est en train de commettre. « On est dans un acte purement terroriste » souligne le Général Jean-Paul Paloméros qui y voit une stratégie de terreur pour faire fuir les populations. Jusqu’où ira le Président dans sa folie guerrière ? Comment sauver la capitale ukrainienne des attaques délibérées commises par l’armée russe ?   Depuis le début de l’invasion, les commandos russes ont été pris de cours par la résistance militaire ukrainienne qui fait front et ne recule devant rien. David contre Goliath, Vladimir Poutine souhaite obtenir une victoire sans condition face à des ukrainiens qui assurent la défense de leur pays jusqu’à la mort. Sous la coupe du président Zelensky, Marioupol refuse de capituler malgré l’ultimatum posé par l’armée russe. Une retraite ukrainienne est-elle encore possible pour mettre fin aux combats ? 

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100 - E.Macron … dans un fauteuil ? - 18 mars 2022

Invités :  Jean-Baptiste Marteau, journaliste au service politique de France Télévisions Rachel Binhas, journaliste indépendante  Yasmina Jaafar, président de la Ruche Média et journaliste à Franc-Tireur    Jeudi 17 mars, Emmanuel Macron dévoilait les grandes lignes de son programme dans une conférence de presse particulièrement attendue. Le candidat sur le tard qui refuse encore de débattre avec ses adversaires, a défendu son projet pour un nouveau quinquennat. Ce programme est-il le prolongement de son mandat ? Le président sortant a exprimé sa volonté de construire une nouvelle société à horizon 2027 avec une trentaine de mesures qui font grincer des dents l’opposition.  Largement en tête dans les sondages, Emmanuel Macron affiche des objectifs dès plus ambitieux avec entre autres, le plein emploi dans cinq ans, une France plus indépendante face au « retour des crises et de la guerre » pour être « plus heureux et plus forts tous ensemble ». Dans l’éventail de propositions soumises par le candidat à sa propre succession,  la retraite à 65 ans s’accompagne côté recette d’une baisse d’impôts de 15 milliards en cinq ans, côté dépenses, de 50 000 recrutements dans les Ehpad. Parmi les propositions qui tendent ses adversaires à gauche, celle de l’obligation pour les bénéficiaires du RSA d’avoir une activité de 15 à 20 heures par semaine. Armée, frontières, réformes sociétales … sur ce pan, le président n’ambitionne pas de changements et se cantonne à sa politique actuelle qui se résume à la généralisation du Service National Universel, le durcissement des titres de séjour avec le passage d’un examen de français ou encore l’organisation citoyenne sur la fin de vie. Alors, programme de droite ou de gauche ? « Je m’en fiche présidentiellement » argue le candidat LREM tandis que ces adversaires y ont vu une tendance à droite.

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100 - Corse, la violence … et l’autonomie ! - 17 mars 2022

Invités :  Cyril Graziani, chef du service politique de France Télévisions Fabrice d'Almeida, historien et vice président de l’université Panthéon-Assas Jacques Follorou, journaliste d’investigation au Monde  Sur la péninsule corse, les revendications indépendantistes se poursuivent. Après deux semaines marquées par la violence, la jeunesse réclame l'autonomie de l'île. Alors que Gérald Darmanin devait s'y rendre le mercredi 16 mars, il n'a pas écarté l'hypothèse de l'indépendance corse dans une interview accordée à Corse Matin. Une déclaration vivement critiquée par l’opposition qui accuse le ministre de l’Intérieur de céder à la violence. Jusqu’où ira ce regain de nationalisme ?  Le ministre de l’Intérieur prolonge sa visite en Corse pour tenter d’apaiser les tensions après deux semaines de violences et de protestations suite à l’agression d’Yvan Colonna en prison. Ce militant nationaliste est devenu un symbole de patriotisme pour une partie de la jeunesse corse qui bloque l’accès de l’université de Corte. Paralysée par les mouvements protestataires, l’université a suspendu ses cours. Les étudiants mobilisés dans cette révolte patriotique réclament l’autonomie de l’île voire l’indépendance pour que l’État français reconnaisse enfin la double identité des citoyens corses. Depuis une semaine, l'île s’est véritablement embrasée et déplore de nombreuses incivilités avec un tribunal incendié et un centre des impôts détruit et des forces de l’ordre prises pour cible. Aux revendications indépendantistes se sont ajoutées la délocalisation de prisonniers corses, accordée par le gouvernement qui a rapatrié deux membres du commando Erignac. Les militants nationalistes plus anciens tentent de canaliser le rassemblement des jeunes manifestants. Comment apaiser la colère des jeunes générations ?  Progressivement, le gouvernement lâche du lest et tente de trouver un terrain d’entente à commencer par le transfert d’Yvan Colonna en Corse et l’ouverture des discussions sur l’autonomie de l’île. La violence est-elle l’unique levier à actionner pour retenir l’attention du gouvernement ?  L’offensive de la jeunesse soutient cette hypothèse. À un mois du premier scrutin, les adversaires politiques d’Emmanuel Macron accusent le Président de céder au chantage et à la violence comme un argument politique en sa faveur. Le candidat à sa propre succession présentera cet après-midi son programme  et devra justifier ce parti-pris politique qui divise.

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100 - V. Poutine, une propagande efficace ? - 16 mars 2022

Invités : Benjamin Haddad, directeur du Centre Europe du groupe de réflexion « Atlantic Council » Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe de RFI Anthony Bellanger, éditorialiste lance Inter, spécialiste des affaires internationales L’image a fait le tour du monde. Lundi 14 mars, la journaliste russe, Marina Ovsyannikova a fait irruption sur le plateau du journal télévisé le plus regardé de Russie, sur une chaîne de propagande officielle, pour dénoncer la guerre en Ukraine. « Arrêtez la guerre. Ne croyez pas à la propagande. On vous ment, ici. Les Russes sont contre la guerre », pouvait-on lire. La séquence n'a duré que quelques secondes et a immédiatement été coupée par la diffusion d'un reportage, mais s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux. La veille, la journaliste avait publié une vidéo pour dénoncer la propagande du Kremlin. « Tout ce qui se passe actuellement en Ukraine est un crime. La Russie est l'agresseur, la responsabilité de cette agression repose sur la conscience d'une seule personne, Vladimir Poutine. Ces dernières années, malheureusement, j’ai travaillé sur cette chaîne de télévision, en relayant la propagande du Kremlin. J’ai honte d’avoir diffusé de tels mensonges, d’avoir permis à la zombification du peuple russe ». Transférée au commissariat, la journaliste a écopé d’une amende de 250 euros et reste libre pour l’instant. En revanche, elle attend son jugement pénal, où elle encourt jusqu’à 15 ans de prison, pour son geste. L’opinion russe est-elle en train de se retourner contre le Kremlin ? « Le régime se sent menacé, il a besoin de contrôler un peu plus sa population et peut-être de masquer les exactions qui sont commises en Ukraine. L’opération patine et les images des violences sont rapportées par les réseaux sociaux et les reporters. Cela devient plus compliqué pour le Kremlin de justifier. Il est difficile d’évaluer l’ampleur de ce mouvement. Mais c’est sans précédent sur les années de règne de Vladimir Poutine », analyse Benjamin Haddad. Cette intrusion a entraîné de nombreux départs de présentateurs et présentatrices de cette chaîne de télévision qui ont été suivis dans d’autres chaînes affiliées au pouvoir. « Il y a un crash test de la société russe », décrypte Elsa Vidal. Face à l’éveil de l’opinion, le régime verrouille encore plus les médias. « Il y a des poches de résistance qui sont très compliquées. Vladimir Poutine a compris que Marina Ovsyannikova était devenue une icône internationale et qu’il fallait la libérer pour l’instant. Quand les médias auront oublié l’affaire, ils sauront lui réserver le sort qu’on réserve aux opposants », explique Anthony Bellanger.

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100 - Guerre en Ukraine, un nouvel ordre mondial ? - 15 mars 2022

Invités : Marie-Cécile Naves, directrice de recherché à l’Institut de Relations internationales et Stratégiques (IRIS) Jean-Marc Daniel, économiste, professeur émérite à l’ESCP Business School Paris Céline Antonin, économiste sénior à l’OFCE Stéphanie Villers, économiste Après vingt jours de guerre, la Russie semble plus isolée que jamais. Le pays fait l’objet d’un boycott d’une ampleur inédite. L’Europe multiplie ses sanctions et les grandes entreprises mondiales se retirent, les unes après les autres du territoire russe. Mardi 8 mars 2022, la célèbre chaîne de restauration McDonald’s a annoncé la fermeture de tous ses points de vente en Russie. Cette décision à forte charge symbolique rappelle l’ouverture du premier restaurant du pays, à Moscou en 1990. Un moment historique qui était devenu le symbole de l’ouverture du monde. « C’était la promesse que l’ouverture économique allait apporter la paix et la concorde entre les peuples. On voit bien que cette promesse ne peut pas être tenue », commente Marie-Cécile Naves. S’agit-il d’un départ sans retour ? « Cette entreprise a bien mesuré les pertes et le manque à gagner que ces fermetures allaient engendrer. Elle maîtrise parfaitement l’art du marketing et de la communication. McDonald’s se retire et on ne parle que de ça à travers le monde. Cela permet de redorer son blason à moindre coût, car les occidentaux vont se sentir galvanisés par cette prise de position » analyse Stéphanie Villers. Quelles conséquences ?  Après le double traumatisme de la crise sanitaire mondiale puis de la guerre en Ukraine, la mondialisation heureuse promise dans les années 1990 est-elle encore possible ? « Il y a une vraie réflexion qui est à l’œuvre. On s’est rendu compte que dans certains domaines stratégiques, on avait des dépendances qui étaient, sans doute, trop fortes. Mais on ne peut pas revenir sur la mondialisation du jour au lendemain », analyse Céline Antonin. Une chose est sûre : le monde sera différent à l'issue de cette guerre. « Les grandes crises montrent le côté délétère de nos interdépendances mondiales et de nos dépendances aux énergies fossiles », précise Marie-Cécile Naves. En France, cette guerre a entraîné la flambée des prix, en particulier de l’énergie. Pour y faire face, le gouvernement a annoncé une réduction de 15 centimes par litre sur le carburant à partir du 1er avril. Selon un cabinet d’expert, la guerre en Ukraine risque d’amputer la croissance française d’un point. « Les Français se sont habitués au quoi qu’il en coûte. Au sortir de cette guerre en Ukraine, on verra les dégâts sur les comptes publics », décrypte Stéphanie Villers.

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100 - Poutine l’acharné et le martyr ukrainien - 14 mars 2022

Invités: Marion Van Renterghem, grand reporter, chroniqueuse à l’Express Pascal Boniface, directeur de l’IRIS Sergeï Jirnov, ancien officier supérieur du KGB Au moins 35 personnes ont été tuées, dans la nuit de samedi 12 à dimanche 13 mars, dans un bombardement par l'armée russe de la base de Yavoriv, également connue sous le nom de « Centre international de maintien de la paix et de sécurité », située à moins de 20km de la frontière polonaise. Avant le début de la crise ukrainienne le 24 février dernier, l’établissement accueillait des exercices militaires conjoints entre les forces de Kiev et celles de l’Otan. De son côté, le peuple ukrainien résiste à cette guerre d’usure. « Vladimir Poutine pensait rentrer en Ukraine beaucoup plus facilement. Il s’imaginait aussi qu’il serait accueilli comme un libérateur, notamment dans les villes à forte majorité russophone. Cela n’a pas du tout été le cas, comme il l’espérait. Cette guerre ne se passe pas du tout comme il l’avait prévu. Il se heurte à une véritable résistance qu’il n’attendait pas. L’Ukraine n’est plus le pays qu’il pensait connaître dans les années 1990. C’est une nation qui s’est réveillée et qui est prête à se battre », analyse Marion Van Renterghem. Guidé par sa frustration, Vladimir Poutine s’emploie donc à des bombardements massifs. Dans certaines villes comme celle de Marioupol, les habitants sont privés d’eau, de nourriture et d’électricité. « Vladimir Poutine veut terroriser les populations pour qu’il y ait une édition générale. Il veut tout faire pour rendre les villes invivables pour les gens n’aient pas d’autres options que de se rendre ou de fuir », commente Pascal Boniface. Loin de faire fléchir les opinions internationales, il les ligue contre lui. « Poutine a unifié le peuple ukrainien, mais aussi les 27 pays européens », précise le spécialiste. « Poutine ne reculera pas » Plongée dans une logique, jusqu’au-boutiste, Vladimir Poutine semble imprévisible. « La guerre va être longue », a répété à plusieurs reprises le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dimanche 13 mars sur France Inter. « Le pire est devant nous », a-t-il ajouté, se disant « pessimiste » sur la situation. Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz se sont entretenus avec Vladimir Poutine ce samedi 12 mars. Une discussion « très franche et difficile » a fait savoir l’Elysée. « Vladimir ne reculera pas », a ajouté Jean-Yves Le Drian dans la foulée. « On a compris que dans ces pourparlers, V. Poutine manipule. Il veut juste prendre le pouls de l’Europe. Il est borné et obstiné. Il ne reculera pas, sauf si on applique encore plus de sanctions. De toute façon, cette guerre, il l’a perdue et ne pourra jamais la gagner. Il peut détruire les villes, les bases militaires et les infrastructures, il n’aura jamais le peuple ukrainien. De plus, il a poussé l’Europe et l’opinion internationale à s’unir contre lui », explique Sergeï Jirnov. 

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100 - Kiev, l’assaut imminent ? - 11 mars 2022

Invités : Sara Daniel, grand reporter, éditorialiste à l’Obs Alexandre Jubelin, historien et producteur du Collimateur, podcast de l’INSERM Pierre Haski, chroniqueur géopolitique sur France Inter, président de RSF François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne Au quinzième jour de guerre en Ukraine, les chars russes sont aux portes de Kiev. Mais ils sont pris pour cible par la résistance ukrainienne, équipée de redoutables missiles anti-chars. Cette opération est-elle en train de montrer les limites de la manœuvre de Vladimir Poutine ? « On voit une armée russe qui a des difficultés internes à se maintenir et à soutenir son avant. C’est la raison pour laquelle ils font des pauses périodiquement. C’est difficile, car les Ukrainiens les harcèlent et font des contre-attaques », commente Alexandre Jubelin. Kiev, s’apprête-t-elle à être entièrement détruite ? « C’est extrêmement ambigu et complexe. Mais il n’y aura pas de gant pour prendre Kiev si on en arrive à ce stade-là », précise Pierre Haski. En Ukraine, la crainte d’une attaque nucléaire augmente d’heure en heure. « Vladimir Poutine joue énormément de cela », explique Sara Daniel. Derrière le front, se joue une véritable guerre de l’information. Tous les jours, le doute et la confusion sont mêlés aux informations du terrain, de part et d’autre.  La guerre dure, Vladimir Poutine s’énerve... Conséquence de la violence russe ? Le renforcement du sentiment anti-russe en Ukraine et la naissance d’une identité européenne. L’Ukraine a officiellement déposé sa candidature à l’intégration de l’Union européenne. Néanmoins, pour l’heure, les dirigeants européens, qui sont actuellement réunis, ce jeudi et vendredi 11 mars, à Versailles, s’opposent à une adhésion immédiate de l’Ukraine. « Ce n’est pas un non définitif, mais on ne peut pas faire entrer un pays en guerre », analyse François Beaudonnet. Ce sujet épineux pourrait effriter l’unité européenne affichée depuis le début de ce conflit. Pour l’heure, les sanctions occidentales se multiplient à l’égard de la Russie, notamment sur la plan économique, entraînant la chute du Rouble. Des entreprises comme Coca-Cola ou McDonald's ont également décidé de suspendre leur activité en Russie. Se pose aussi la question des soldats russes conscrits en Ukraine. Un sujet qui pourrait bel-et-bien faire basculer l'opinion russe…  À mesure que la guerre dure, Vladimir Poutine s’énerve. De con côté, Emmanuel Macron s’estime pessimiste sur les solutions diplomatiques envisageables à court terme. 

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100 - Ukraine, le sursaut de l’Europe ? - 10 mars 2022

Invités :  Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS  Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale et spécialiste des questions de défense à France 24  Patrick Martin-Genier, professeur à Sciences Po, spécialiste des questions européennes  Après le bombardement de la maternité de Marioupol, les 27 chefs d’État se réunissent aujourd’hui à Versailles pour discuter stratégie européenne. Ce sommet à l’initiative d’Emmanuel Macron signe une « unité historique de l’Europe » saluée par le président français. Quelle sera la réponse des vingt-sept face à un Volodymyr Zelensky démuni implorant l’occident d’intervenir et un Vladimir Poutine hors de contrôle ?  Après avoir pris pour cible les civils, l’armée russe a franchi une nouvelle limite malgré la promesse d’un cessez-le-feu pour évacuer les villes par des couloirs humanitaires. L’hôpital des enfants de Marioupol à été victime d’un bombardement faisant des dizaines de blessés et 3 morts dont une fillette. Sous l’effet de l’explosion, tout a été soufflé obligeant le personnel soignant et les militaires à évacuer femmes enceintes et petits patients sur des brancards de fortune. Volodymyr Zelensky dénonce ce qu’il considère comme un « crime de guerre » tandis que les États-Unis pointent du doigt une « attaque barbare » à ajouter au palmarès de Vladimir Poutine, aujourd’hui considéré comme une figure de terreur. L’offensive orchestrée par Vladimir Poutine a conditionné la fracture entre la Russie et le reste du monde. En signe de soutien à l’Ukraine, de plus en plus d’entreprises se mobilisent et se retirent progressivement de l’État « agresseur ». Quelques géants présents depuis l’URSS comme McDonald’s ou Coca-Cola tapent fort avec la suspension de leur activité commerciale en Russie. Le symbole du capitalisme prend la tangente, un moment historique en réaction à l’opération russe en Ukraine. Quelles conséquences pour l’économie mondiale ?  Si les États-Unis ont pris des mesures drastiques avec l’interdiction de l’importation de gaz et de pétrole russe, l’Europe, elle, se montre plus prudente. La guerre en Ukraine a mis en exergue une crise énergétique massive qui fragilise certains pays comme l’Allemagne, extrêmement dépendante du gaz russe. Encore loin de la souveraineté énergétique, quelle sera la marche à suivre à l'issue de cette réunion au sommet ?

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100 - Qui pour arrêter Poutine ? - 9 mars 2022

Les invités :  Mariam Pirzadeh, journaliste chez France 24 Frédéric Encel, docteur en géopolitique et maître de conférence à Sciences Po Fabrice d'Almeida, historien  Au 14ème jour du conflit en Ukraine, plus de 2 millions de réfugiés ont déjà franchi les frontières face à un Vladimir Poutine en proie à une folie guerrière. Le directeur de la CIA a dénoncé le président russe devenu « plus dangereux que jamais ». Alors que, ni le dialogue diplomatique, ni les sanctions à l’encontre de la Russie ne semblent faire flancher le chef d’État au commande de l’offensive, les États-Unis ont annoncé serrer la vis en interdisant l’importation de pétrole et de gaz russe. Est-ce le bon levier à actionner sans s’attirer les foudres du président russe ? Qui pour arrêter Vladimir Poutine ?  À la frontière moldave, la solidarité s’organise pour venir en aide aux centaines de milliers de réfugiés qui se ruent vers les portes du pays tandis que les forces russes gagnent du terrain et bombardent tout sur leur chemin. Des images qui dépassent la fiction, loin de du scénario de paix que l’Europe pensait jusqu’ici acquis. Face à cette guerre territoriale, quel recours à l’Europe pour désarmer Poutine ?  Sur le devant de la scène internationale, Vladimir Poutine illustre la terreur pour une grande majorité des pays qui ont exprimé leur soutien à l’Ukraine. Qui se cache derrière ce chef d’État impassible à la soif de territoire intarissable depuis son accession au pouvoir en 2000 ? Le dauphin d’Elstine a conservé la raideur de vigueur de son passé d’officier du KBG.

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100 - Poutine, la stratégie de la terreur - 8 mars 2022

Invités :  Anthony Bellanger, éditorialiste et spécialiste des affaires internationales sur France Inter Général Vincent Desportes, ancien commandant de l’école de guerre et professeur de stratégie à Science Po et HEC  François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne de France Télévisions  Civils persécutés, centrales nucléaires prisent d’assaut : au 13 ème jour de l’invasion russe, la guerre en Ukraine se poursuit avec un Vladimir Poutine plus menaçant que jamais. Après avoir brandi à plusieurs reprises la carte de la menace nucléaire, le président russe continue d’instaurer une stratégie de la terreur que ni le dialogue diplomatique, ni les sanctions proclamées à son encontre ne semblent faire décliner. A quelques kilomètres de Kiev à Irpin, les habitants ont été contraints de fuir la ville, assaillis par les bombes et les tirs de soldats. Malgré la promesse du président russe de ne pas s’attaquer à la population et d'avoir nié en bloc que les forces armées s’en prennent aux civils, des images retentissantes ont fait trembler le monde. La dernière ville stratégique à l’ouest de la capitale est pilonnée sans relâche par les forces militaires russes. Personne n’avait anticipé une guerre de cette intensité, explique Anthony Bellanger qui rappelle que l’Europe vivait jusqu’ici sur « les dividendes de la paix ». Faut-il continuer à parlementer avec Poutine ? Jugée trop complaisante avec l’auteur des invasions successives en Ukraine, l’Europe se prépare aujourd’hui au « pire » pour déjouer les plans d’un Vladimir Poutine qui semble, selon nos invités, avoir planifié cette attaque depuis des années.  La stratégie de la terreur mise en place par le président Russe a atteint son paroxysme avec l’attaque des centrales nucléaires, pourtant écartées des ripostes militaires selon Vladimir Poutine. Le bombardement des centrales ont nourri la psychose en Europe, en témoigne les pharmacies prisent d’assaut pour se procurer des comprimés d’iode destinés à prévenir les conséquences d’une irradiation. La terreur nucléaire est à nos portes alerte le Général Desportes qui distingue la production d’énergie nucléaire touchée et le nucléaire stratégique et tactique avec l'usage de l’arme suprême.   Depuis le début de l’offensive russe, le Président Volodymyr Zelensky appelle l’Europe à se mobiliser aux côtés de l’Ukraine. Dans une énième allocution, il demande aux puissances européennes de lui fournir des avions, ce à quoi la France et d’autres pays qui soutiennent l’Ukraine ont répondu par la négative. « Nous voulons stopper cette guerre sans devenir nous-mêmes des belligérants" a affirmé  Emmanuel Macron qui refuse de faire la police dans le ciel ukrainien. Alors que la Pologne envisage de livrer des avions de chasse à l’Ukraine, Moscou a immédiatement réagi avec la même ligne de conduite, celle de la menace et d’une action immédiate contre la riposte étrangère sur le sol ukrainien. La Pologne va-t-elle monter au front et déclarer la guerre à la Russie ? Les négociations s’intensifient sous la coupe des Etats-Unis qui ont donné le feu vert à la Pologne. Anthony Blinken, secrétaire d’Etat américain a déjà entamé les discussions et a confirmé apporter des compensations si la Pologne décidait de transférer ces avions en Ukraine. De nouveaux avions de combat sont en jeu, promesse d’un énorme atout des ukrainiens face au russe, assumé par Washington.

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100 - Poutine, la victoire ou le chaos - 07 mars 2022

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100 - JO, rugby, foot… Pourquoi tant de passion ? - 18 février 2022

Invités : Manuel Tissier, rédacteur en chef de Temps additionnel Armand de Rendinger, consultant international pour le sport et l’olympisme Carole Gomez, directrice de recherche en géopolitique du sport àl’IRIS Les Jeux olympiques de Pékin se clôturent ce dimanche 20 février 2022. Ils sont marqués par d'excellentes audiences, portées par les belles performances des athlètes français. Dans un contexte géopolitique et sanitaire particulier, la France est actuellement classée dixième au classement des nations, et cumule cinq médailles d’or. Parmi les plus belles victoires ? La médaille d'or du couple formé par Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron en danse sur glace, celle de Clément Noël, en slalom ou encore les nombreuses médailles du biathlon français, mené par Quentin Fillon Maillet, qui a remporté cinq médailles, dont deux en or. À eux deux, les patineurs français devraient obtenir la somme de 65 000 euros par leur Fédération (Forbes). « Ils ont vécu avec des bourses et des partenariats. Ce n’est pas cette somme qui va leur permettre de vivre, mais ils pourront, grâce à leur victoire, décrocher des contrats de sponsoring », analyse Armand de Rendinger. Dans l’olympisme, de nombreux sportifs doivent cumuler les activités, car leur sport ne leur permet pas de vivre. « Le sport contribue au développement d’un pays et à son image. C’est intimement lié à la volonté politique. En France, 30 millions de gens pratiquent le sport, 15 millions sont licenciés et pourtant, le sport représente moins de 1% du budget de la nation », ajoute Armand de Rendinger. Prochaines olympiades ? Paris 2024. Pour cela, la capitale voit les choses en grand. Pour la cérémonie d’ouverture : un défilé de 6 km sur la Seine entre le Pont d’Austerlitz et celui d’Iena devrait accueillir 10 000 athlètes à bord de 160 embarcations. Près de 600 000 personnes pourront y assister, mais le monde entier aura les yeux braqués sur Paris. « Paris doit démontrer sa promesse : des JO spectaculaires, inédits et responsables », décrypte Armand de Rendinger. Pour cela, la France mise sur un « quoi qu’il en coûte olympique », une mobilisation complète et atteindre l’objectif de médailles.

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100 - Retrait "coordonné" du Mali - 17 février 2022

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100 - Espace, mission Mars pour Macron ? - 16 février 2022

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100 - Ukraine, guerre imminente ou poker menteur ? - 15 février 2022

Ukraine, guerre imminente ou poker menteur ? - 15 février 2022 Marie-Cécile Naves, directrice de recherche de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) Anthony Bellanger, éditorialiste à France Inter, spécialiste des affaires internationales Georgina Wright, directrice du programme Europe à l’Institut Montaigne Les jours passent et la situation s’enlise en Ukraine, pouvant, à tout instant, dégénérer en conflit armé. Dans ce contexte tendu, les États-Unis évoquent une intervention russe imminente. Les autorités américaines rapatrient le personnel de leur ambassade et appellent tous les ressortissants américains présents sur place à quitter l’Ukraine. Les Américains ont d’ailleurs fermé leur ambassade à Kiev. Cette déclaration a été interprétée comme une provocation par le Kremlin. Invité sur le plateau de l’émission C à vous, lundi 14 février, sur France 5, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a estimé que « tous les éléments étaient réunis pour qu'un conflit éclate rapidement » en Ukraine, tout en précisant que « rien n'indique aujourd’hui » que le président russe, Vladimir Poutine, ait pris la décision de lancer une offensive. En plein Jeux olympiques à Pékin, le contexte international est tendu. « L’un, Vladimir Poutine, joue à la conspiration du silence et ne communique quasiment pas. Et à l’inverse, les Américains essayent de publiciser le plus possible sur ce qu’il se passe », analyse Anthony Bellanger. L’incertitude est à son comble. « Les Américains et les Britanniques considèrent la position russe menaçante. Même si la Russie n’envahit pas, il y a un risque de menace hybride majeure et qu’il faut être en mesure d’y répondre », explique Georgina Wright. Pour cela, les État-Unis jouent plus que jamais sur la dissuasion, notamment en renforçant les troupes de l’OTAN et en menaçant de sanctions... 

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100 - V. Pécresse, un meeting… et des doutes ? - 14 février 2022

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100 - « Convoi de la liberté », le retour des Gilets jaunes ? - 11 février 2022

Invités : Sandra Hoibian, directrice du pôle Société au CREDOC Mathieu Souquière, expert associé à la Fondation Jean Jaurès Jean Garrigues, historien, président du Comité d’Histoire Parlementaire et Politique Inspiré du mouvement social canadien, qui paralyse depuis plusieurs jours la capitale Ottawa, le Convoi de la liberté appelle, les 12 et 13 février, à bloquer Paris et « prendre d’assaut Bruxelles », pour protester contre les mesures sanitaires et la baisse du pouvoir d’achat. Un mouvement qui fait largement penser à celui des Gilets jaunes, en 2018. Sur Facebook, l’un des groupes qui rassemblent les partisans de ce mouvement, est passé de 50 000 à 350 000 membres en deux semaines. Bordeaux, Brest ou Montpellier… Ce jeudi 10 février, plusieurs convois se sont donnés rendez-vous un peu partout en France afin de prendre la route pour emprunter ce qu’ils appellent le « Convoi de la liberté ». Ils sont antivax et anciens Gilets jaunes et n’ont qu’un mot d’ordre : « Liberté ». A Paris, le préfet à interdit la manifestation. Une décision qui ne passe pas. Pour l’heure, le mouvement n’est pas soutenu par les syndicats. « Ce type de mouvement spontané est fondé sur une perception irrationnelle du réel », explique Jean Garrigues. A moins de deux mois de l’élection présidentielle, le pouvoir d’achat est le principal centre de préoccupation. « Il y a eu une certaine pause, où tout le monde s’est focalisé sur la question sanitaire. Mais aujourd’hui ce n’est pas un hasard si le débat resurgit », analyse Sandra Hoibian. Pour beaucoup, ce sentiment se traduit par le vote contestataire, notamment à l’extrême droite. « Il y a la crainte du déclassement pour la classe moyenne », analyse Mathieu Souquière.

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100 - CAC 40, superprofits… et les salaires ? - 10 février 2022

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100 - Océan, la poubelle de l’humanité ? - 09 février 2022

Invités : Émilie Torgemen, reporter environnement au Parisien/Aujourd’hui en France Frédéric Denhez, journaliste spécialiste des questions environnementales Françoise Vimeux, climatologue à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) C’est une première mondiale. Le One Ocean Summit débute ce mercredi 9 février 2022, à Brest (Finistère) et se tiendra jusqu’au 11 février 2022. Initié par le chef de l’État Emmanuel Macron, ce sommet est dédié à la protection des océans et fera intervenir 500 experts sur le sujet. L’ambition ? Initier des engagements signés par 35 pays. Parmi les thèmes abordés : la surpêche, le plastique et le réchauffement climatique… « Tout cela n'est que les stigmates de nos vies sur terre. Et cela se répercute comme un boomerang dans nos assiettes », explique Maud Fontenoy, navigatrice et ambassadrice auprès de l’Éducation nationale, qui sera en charge du volet ‘Éducation’ de ce sommet. Si les océans occupent près de trois-quarts de la planète, 60% des hautes mers sont aujourd’hui sans juridiction. Comment créer des solutions à l’échelle mondiale ? « On attend beaucoup de ce sommet, car c’est la première fois que l’on va aborder les questions de fond. Il y a une véritable question de gouvernance. Il est temps de reconnaître les océans comme un bien commun de l’humanité. Il faut que les États se mettent d’accord pour réglementer. En tant que deuxième puissance maritime mondiale, la France a un rôle de leader à jouer », ajoute Maud Fontenoy. L’océan semble avoir longtemps été la grande oublié des programmes politiques. Néanmoins, sous l’impulsion de la jeune génération, les prémices d’une prise de conscience générale semblent voir le jour. Suite à la levée de la grève des éboueurs à Marseille, le 3 février dernier, de nombreux habitants et associations se sont mobilisés bénévolement pour ramasser les déchets de leur ville. Une plus grande sensibilisation est nécessaire afin de faire changer les comportements de chacun. 

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100 - Macron, Poutine, guerre… et paix ? - 08 février 2022

Invités : Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du centre Russie à l’IFRI Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférence à Sciences-Po Andreï Vaitovich, journaliste indépendant, spécialiste de l’Europe de l’Est et des Pays Baltes Leur tête-à-tête aura duré plus de cinq heures. Lundi 7 février, le président Emmanuel Macron s’est rendu à Moscou afin de s’entretenir avec Vladimir Poutine, afin de trouver une solution diplomatique à la crise ukrainienne. Si aucune garantie réciproque n’a été donnée, le dirigeant russe a néanmoins affirmé, dans leur conférence de presse commune, être prêt à trouver certains compromis et à étudier les propositions du président français, en vue de désamorcer cette crise. « Emmanuel Macron ne mâche pas ses mots. Il a fait part à Vladimir Poutine des positions fermes des pays occidentaux et de ce qu’ils reprochent à la Russie. C’est un canal de dialogue franc qui n’a pas été inutile », estime Tatiana Kastouéva-Jean. Emmanuel Macron veut avant tout privilégier la voie diplomatique pour assurer la sécurité collective en Europe. Il n’hésite pas à se présenter comme le chef d’État français, mais aussi celui du président de Conseil de l'Europe. « À ce titre-là, cela l’obligeait à prendre ses responsabilités. S’il ne l’avait pas fait, on aurait dit, à juste titre, que la France était définitivement déclassée. L’important, c’est de négocier, négocier entre grands », explique Frédéric Encel. À trois mois du scrutin présidentiel, et alors qu’Emmanuel Macron ne s’est pas encore officiellement annoncé candidat, la gestion de cette crise pourrait également lui être favorable, sur le plan intérieur. Toujours dans cette démarche de négociation, le président français est désormais attendu à Kiev, ce mardi 8 février, pour s’entretenir avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Pour l’heure, la présence militaire au bord de la frontière ukrainienne est encore extrêmement préoccupante.

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100 - Zemmour - Le Pen, le duel - 07 février 2022

Invités :  Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences Po Etienne Girard, rédacteur en chef Société à l’Express Yasmina Jaafar, présidente de la Ruche Média, journaliste à Franc Tireur  Ils sont au coude-à-coude. Selon le dernier sondage Ipsos pour France Info, Marine Le Pen et Éric Zemmour sont tous les deux donnés à 14% d’intention de vote, au premier tour de l’élection présidentielle. Ce samedi 5 février, la candidate du Rassemblement national était en meeting à Reims, pour le lancement officiel de sa troisième élection présidentielle. En même temps, l’ancien polémiste était, lui, à Lille, pour le deuxième grand meeting de sa campagne. Entre pouvoir d’achat et immigration… Les deux candidats ont abordé les mêmes thématiques. Entre les deux camps, un véritable combat à distance se joue en toile de fond.  Ces dernières semaines, le camp du Rassemblent national a essuyé plusieurs départs, notamment Gilbert Collard, qui a décidé de rallier le camp d’Éric Zemmour ou encore de Marion Maréchal Le Pen qui a affirmé apporter son soutien à l’ancien polémiste. « Pour le moment la campagne de fait dans les médias. Mais cela ne dit rien de ce qu’il va se passer au premier tour », analyse Yasmina Jaafar. 

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100 - JO de Pékin, la Chine à l’épreuve - 04 février 2022