Podcast| L'info s'éclaire | Sybel

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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des analyses de la rédaction. Ce débat, réalisé en direct su...voir plus

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100 - Gouvernement, le noms circulent - 20 mai 2022

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100 - gouvernement, E. Borne, les recalés, les repêchés - 20 mai 2022

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100 - Cannes, le cinéma menacé par Netflix ? - 18 mai 2022

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100 - Élisabeth Borne, madame la Première ministre – 17 mai 2022

Invités :  Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Bérengère Bonte, journaliste politique Bruno Cautrès, politologue, chercheur au CRNS et membre du CEVIPOF Élisabeth Borne a succédé lundi 16 mai 2022 à Jean Castex. Lors de la passation de pouvoir, la nouvelle Première ministre a dédié sa nomination à « toutes les petites filles », les encourageant au fond, à aller au bout de leurs rêves, 31 ans après l’arrivée à la tête de Matignon d’Édith Cresson. La nouvelle locataire du 57, rue de Varenne a déjà une feuille de route annoncée par le président de la République dans un tweet : écologie, santé, plein emploi, éducation, renaissance démocratique, Europe, sécurité mais aussi la bataille des législatives qui se tiendront les 12 et 19 juin prochain. L’ancienne ministre du Travail aura aussi entre les mains des dossiers explosifs et de défis de taille comme assurer la majorité ‘confortable’ à l 'Assemblée nationale en proposant des réformes pour améliorer le pouvoir d’achat, première préoccupation des Français en période de guerre en Ukraine et d’inflation sur le territoire national. Autre sujet sensible : la réforme des retraites. Emmanuel Macron entend repousser l’âge de départ à 65 ans, Élisabeth Borne a l’avantage de connaître les négociations difficiles. Enfin, elle sera très attendue sur l’écologie, priorité affichée pour ce nouveau quinquennat.  Dans l’immédiat, la première mission de la nouvelle Première ministre sera de former son gouvernement… 

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100 - Otan, Kharkiv, Vladimir Poutine mis en échec - 16 mai 2022

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100 - Pouvoir d’achat, dette… l’équation de Challenges - 13 mai 2022

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100 - Chine, le virus qui fait vaciller le régime - 12 mai 2022

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100 - Chaleur, sècheresse, comment vivre avec ? - 11 mai 2022

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100 - Ukraine, quelle issue pour V. Poutine ? - 10 mai 2022

Invités : - Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale, spécialiste des questions de défense à France 24. - Anthony Bellanger, éditorialiste à France Inter, spécialiste des affaires internationales. - Olivier Weber, écrivain et grand reporter. Des commémorations tout en retenue. La Russie a célébré le « jour de la Victoire » lundi 9 mai 2022. À l’occasion du 77e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie, Vladimir Poutine a observé la traditionnelle parade militaire sur la place Rouge à Moscou, et prononcé son discours annuel. Alors que l’invasion russe se poursuit, cet événement avait une saveur particulière. Néanmoins, si l’on redoutait que le président de la fédération de Russie déclare officiellement la guerre à l’Ukraine, il ne l’a pas fait. « On attendait quelque chose de frémissant. On avait la possibilité aussi qu’il ne se passe pas grand chose et qu’on soit dans un continuum », souligne Armelle Charrier, qui décrit une prise de parole « placide ». Et de développer : « Il continue l’axe qu’il s’est donné : cette guerre en Ukraine qu’il ne nomme pas, puisqu’il dit que c’est la guerre sur le Donbass » . La parade aérienne a été annulée en raison des conditions météorologiques, selon les autorités russes. Vladimir Poutine a quant à lui donné l’image d’un dirigeant solitaire. « Il prend d’une façon évidente le contre-pied de ce qu’on imaginait de lui en Occident », analyse Anthony Bellanger. « Je trouve qu’il y a une déception un peu malsaine », estime le journaliste et historien, avant de nuancer : « Il dit aux Russes ‘je maintiendrai’, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les ukrainiens ». Vladimir Poutine a, par ailleurs, réaffirmé qu’il n’est pas l’agresseur, et que son armée combat pour défendre « la patrie » face à « la menace inacceptable » de l’Ukraine, soutenue par l’Occident. Un discours « victimaire » selon Olivier Weber. Dans ce contexte d’offensive russe, tandis que les États-Unis souhaitent renforcer leur aide militaire à l’Ukraine, l’Union européenne, elle, mise tant bien que mal sur des négociations. Emmanuel Macron, qui s’est exprimé lors d’une conférence de presse à Strasbourg lundi, prône un scénario de sortie de crise.

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100 - Défilé du 9 mai, démonstration de force de V. Poutine - 09 mai 2022

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100 - Macron II, pour quoi faire et avec qui ? - 25 avril 2022

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100 - Un(e) président(e)… et quelle majorité ?

Invités :  Jean-Michel Salvator, directeur des rédactions du Parisien - Aujourd’hui en France Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service politique à l’Obs Etienne Girard, rédacteur en chef société à L’Express A deux jours du second-tour de l’élection présidentielle, l’écart entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen semble se creuser. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien-Aujourd'hui en France, publié jeudi 21 avril, au lendemain du débat de l’entre-deux tours, Emmanuel Macron (57,5%) distance désormais Marine Le Pen (42,5%) de 15 points d’intentions de vote. Néanmoins dans le clan LREM, on refuse de crier victoire. L’enjeu ? Convaincre les indécis et notamment les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui a obtenu 22% des suffrages au premier tour. Jeudi 21 avril, le président candidat était en déplacement en Seine Saint-Denis, où le candidat de la France insoumise a recueilli 61% des voix, dimanche 10 avril dernier. De son côté, Marine Le Pen ne s’avoue pas vaincue. Si beaucoup de commentateurs ont jugé la posture de la candidate du Rassemblement national trop défensive, lors du débat du second-tour, mercredi 20 avril dernier, cette dernière n’a pas hésité, le lendemain à railler son adversaire, lors d’un déplacement dans la Somme. « Un second mandat d’Emmanuel Macron serait un saccage social », a-t-elle lâché devant les journalistes présents sur place. « L’enjeu du débat pour Marine Le Pen était de rattraper 2017 et de ne pas dégrader son image. Elle ne voulait pas faire de dérapage », commente Caroline Michel-Aguirre. Trop souvent jugée imprécise sur les sujets phares de sa campagne, notamment celui du pouvoir d’achat, Marine Le Pen veut se rattraper dans la dernière ligne droite. « Sur la compétence, le pari n’est pas réussi. Les difficultés à être précise en matière d’économie que l’on avait vu en 2017 sont toujours présentes. Elle a perdu face à Emmanuel Macron », précise Etienne Girard. Suivi par un peu plus de 15 millions de téléspectateurs, le débat de l’entre-deux tours a également été très commenté sur les réseaux sociaux, qui jouent un rôle déterminant dans l’opinion. « La séquence sur Poutine a été dévastatrice pour Marine Le Pen », commente Jean-Michel Salvator.

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100 - Débat, qui a gagné ? - 21 avril 2022

Invités : Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Véronique Reille-Soult, présidente de Backbone Consulting, spécialiste de l’opinion en ligne Guillaume Daret, Grand reporter au service politique Pouvoir d'achat, politique étrangère, retraites, écologie, immigration, Constitution… Pendant près de trois heures, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont confronté leur projet pour la France, en vue du second tour de l’élection présidentielle, le 24 avril prochain. Le débat a été suivi par plus de 15,6 millions de téléspectateurs. Cinq ans après le rendez-vous raté de 2017, Marine Le Pen espérait ainsi gommer ses erreurs passées et prendre sa revanche lors de ce match retour. Néanmoins, la candidate du Rassemblement nationale est apparue trop balbutiante, notamment sur les questions économiques. « On sentait que Marine Le Pen ne maîtrisait pas ses dossiers. Pourtant, le débat a commencé sur sa mesure phare : le pouvoir d’achat. Emmanuel Macron l’a un peu noyée sur les chiffres », explique Alexandra Schwartzbrod. Au lendemain du face-à-face, les spécialistes pointent du doigt la posture trop souvent défensive de Marine Le Pen vis-à-vis de son adversaire. « Elle avait l’intention d’apparaître la moins agressive possible par rapport à 2017, si bien qu’elle ne s'est pas saisie des opportunités de s’en prendre au bilan du président sortant, et à certains de ses échecs. On a senti qu’elle ne voulait pas faire de sortie de route », précise Guillaume Daret. « On sentait qu’elle avait peur. Le débat d’il y a cinq ans a dû être traumatisant. Il y avait le fantôme de ce débat. Même si elle se prépare depuis cinq ans, on a senti sa peur viscérale de se retrouver face à cet homme qui a la maîtrise des chiffres et des sujets », précise Alexandra Schwartzbrod. De leur côté, les sympathisants de Marine Le Pen ont dénoncé l’attitude du président-candidat, jugée trop arrogante. « Plus que les mots qu’il a employés, c’est l’attitude qu’il a eu face à elle qui a été relevée. Néanmoins, cela ne fera pas changer beaucoup de voix », explique Guillaume Daret. Sur la politique étrangère, Emmanuel Macron n'a pas hésité à tacler la « dépendance » de Marine Le Pen au pouvoir russe. « En 2015, Marine Le Pen s’est endettée auprès des Russes et elle est toujours en train de rembourser. Si elle est élue, il y aura, en France, un leader qui devra de l’argent à Vladimir Poutine. Dans le contexte actuel, cela paraît inimaginable », explique Alexandra Schwartzbrod. Sur les réseaux sociaux, le débat a été très commenté.

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100 - Vladimir Poutine, la victoire à tout prix - 20 avril 2022

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100 - présidentielle, J-1 avant le duel décisif - 19 avril 2022

Invités : Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe de presse régionale Ebra Jeff Wittenberg, journaliste au service politique Bruno Cautrès, politologue, chercheur au CNRS et au Cevipof Mercredi 20 avril 2022, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront lors du traditionnel débat de l’entre-deux tours. Cinq ans après leur premier face-à-face, et alors que les sondages sont extrêmement serrés, le match retour s’annonce déterminant pour le résultat du scrutin, dimanche 24 avril. Traumatisée par son échec en 2017, la candidate du Rassemblement national entend bien tirer des leçons de ses erreurs passées. « Marine Le Pen a un regard très lucide, voire politique de son échec en 2017. Elle s’en sert pour montrer qu’elle a changé et qu’à présent, elle a un vrai projet. Elle a compris que ce débat était raté, cela a été très douloureux pour elle. Mais elle a aussi compris que le seul moyen pour elle de s’en sortir, c’était qu’elle l’admette, pour en faire une force », analyse Nathalie Mauret. De son côté, Emmanuel Macron doit défendre et assumer son bilan. Crise des Gilets jaunes, écologie, réforme institutionnelle… Son adversaire compte bien l’attaquer sur des sujets sensibles, mais aussi sur le front « anti-Macron ». Le débat pourra-t-il changer le cours de l’élection ? « Sur tous les abstentionnistes et l’électorat des indécis, cela peut faire bouger les lignes à la marge. Peut-être que le rendez-vous de demain sera plus important que ceux des années précédentes », ajoute Nathalie Mauret. L’enjeu ? Attirer les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui a obtenu 22% des suffrages au premier tour. Ces derniers jours, Emmanuel Macron a multiplié les clins d’œil aux partisans de gauche. Il doit maintenant prouver sa sincérité. Une chose est sûre, Marine Le Pen a entrepris un grand travail pour se préparer à ce face-à-face. Pour rassurer, elle a opéré une véritable rupture sur son image et a mis en valeur des sujets de proximité comme celui du pouvoir d’achat. « En 2017, elle parlait de la sortie de l’Euro, elle ne maîtrisait pas du tout, cela a effrayé les gens. Dans cette campagne, elle parle de sujets qui parlent à tout le monde. Elle est davantage créditée comme de s’occuper des préoccupations directes des Français », décrypte Bruno Cautrès.

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100 - M.Le Pen, à quitte au double - 18 avril 2022

Invités : Claude Weill, chroniqueur politique  Alix Bouilhaguet, journaliste politique  Aurore Gorius, journaliste politique pour les jours.fr  Dernière ligne droite pour Marine Le Pen qui est très clairement passée à l’offensive en déclarant « Je veux vraiment gagner cette fois-ci ». Contrairement au scénario d’échec de 2017, la candidate du Rassemblement National bénéficie de plusieurs paramètres qui jouent en sa faveur à commencer par la montée du camp anti-Macron et la création d’un front républicain militant. Distancée de seulement quelques points, l’héritière du FN compte bien évincer son adversaire en rassemblant les les quelques millions d’électeurs indécis de Jean-Luc Mélenchon. De son côté, Emmanuel Macron tente lui aussi de s’accaparer l’électorat de gauche en témoigne son meeting en terre LFI à Marseille. Ce bain de boule au cœur de ses détracteurs vise à conquérir les partisans de Yannick Jadot et de Jean-Luc Mélenchon en reprenant l’un des thèmes clés du chef de file des Insoumis : la planification écologique. Accusé de malversation politique et de grappiller des électeurs en jouant la carte écologique, Marine Le Pen dénonce vivement le revirement stratégique du président sortant.   Pour convaincre la gauche de rejoindre sans camp, Marine Le Pen a mis l’accent sur les retraites, après l’envolée des critiques du programme d’Emmanuel Macron qui souhaitait retarder l'âge de départ. En déplacement dans le Vaucluse ce week-end, la candidate RN a été interpellée sur ses sujets de prédilections, l’occasion de rappeler sa position sans équivoque sur le port du voile. Cet échange houleux hué par les activistes antifascistes rappelle à la candidate son handicap pour fédérer l’électorat mélenchonniste sur cette question. Selon une enquête publiée par le journal La Croix, 69% des électeurs de confessions musulmanes se seraient orientés vers le leader de La France Insoumise au premier tour. Comment réconcilier deux familles politiques aux opposés de l’échiquier politique ? Marine Le Pen peut-elle rassembler les mouvements des extrêmes ?

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100 - La présidentielle française vue de l’étranger

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99 - Ukraine, réédition, viols et « génocide » - 14 avril 2022

Invités : Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro Amiral Michel Olhagaray, expert sur les questions de défense Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24 Au 50e jour de combat, Vladimir Poutine est en passe de remporter sa première vraie victoire militaire par la prise de la ville de Marioupol. Détruit à 90%, ce port stratégique résiste. « C’est serait la première véritable grosse ville symbolique, à la fois au niveau symbolique et stratégique qui pourrait être prise. La question est de savoir comment la conserver », analyse Isabelle Lasserre, qui alerte sur le risque de guérilla dans la région. C’est la première fois que l’armée de Vladimir Poutine n’essuie pas un revers en Ukraine, résultat d’une complète réorganisation des troupes. Il faut dire qu'en intervenant sur le territoire ukrainien, la Russie ne s’entendait pas à une telle résistance. « Tout le monde est mobilisé. Des hommes partis en Pologne sont revenus pour combattre. Marioupol est le symbole de la dévastation et de cette résistance ukrainienne ». Mardi 12 avril 2022, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé des centaines de viols sur des femmes et des enfants qui auraient été commis par des soldats russes dans les zones occupées. Les témoignages affluent dans les villes libérées par l’armée ukrainienne. L’ONU réclame aujourd’hui des enquêtes indépendantes sur ces violences commises par les forces russes et leurs alliés. La question est de savoir jusqu’où ira Vladimir Poutine, d’autant que l’élection française pourrait changer la donne des alliances en Europe, notamment si Marine Le Pen est élue. « La candidate RN n’a jamais caché son admiration pour Vladimir Poutine qui lui a prêté de l’argent pour financer sa campagne. Cela va changer beaucoup de choses si elle est élue », estime Mariam Pirzadeh. Mais la guerre se vit au jour le jour. D’ici le second tour, le 24 avril prochain, les choses auront peut-être déjà évolué sur le front…

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100 - Présidentielle, un référendum sur la retraite ?

Invités : Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique Eve Roger, directrice adjointe de la rédaction du Parisien / Aujourd’hui en France Rachel Binhas, journaliste indépendante La réforme des retraites fait partie des principaux enjeux de cette campagne présidentielle. Ce mercredi 13 avril, sur le plateau des 4 Vérités, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de reculer l’âge de départ à la retraite de quatre mois par an. De son côté, Marine Le Pen l’a qualifié de « candidat girouette ». Selon les sondages, la population est majoritairement contre un allongement de l’âge légal du départ à la retraite. Comme le pouvoir d’achat, ce thème sera au cœur de toutes les batailles pour tenter de convaincre les sept millions d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon. « Emmanuel Macron s’est mis dans une situation délicate. Pourquoi avoir fait de cette réforme épineuse sa mesure phare avant même le premier tour ? Cela ne fait pas du tout consensus. Il y a une forme d’incompréhension et aujourd’hui il essaye de se rattraper, car la réserve de voix se trouve plutôt du côté de Jean-Luc Mélenchon », analyse Rachel Binhas. Néanmoins vigilance, car son aile droite risquerait de se désolidariser… « Il pourrait donner l’impression de va-et-vient », précise Nathalie Saint-Cricq. Mardi 12 avril, Emmanuel Macron était en déplacement dans le Grand-Est, là où Marine Le Pen a obtenu des scores records. Au même moment, la candidate RN était en conférence de presse dans un hôtel dans l’Eure. Les deux n’ont pas manqué de s’échanger quelques passes d’armes. Marine Le Pen accuse le chef de l’Etat « d’avoir peur du peuple ». De son côté, le président sortant n’a pas hésité à tacler l'attitude de la candidate d’extrême droite lors de la crise sanitaire du Covid-19. Une chose est sûre : le match retour est bel est bien lancé.

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100 - Emmanuel Macron peut-il perdre ? - 12 avril 2022

Invités :  Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération  Bérengère Bonte, journaliste, auteure et réalisatrice  Julien Nény, journaliste à France Télévisions chargé du suivi de la droite  A peine qualifié au second tour, Emmanuel Macron aurait-il entendu les doutes et les craintes des Français face à la montée massive des extrêmes ? Le président sortant s’est dit prêt à édulcorer la mesure phare de son programme centré sur les retraites à 65 ans. Plus que 12 jours avant le second tour dans une élection où chacun des deux candidats animent les passions. Au coude à coude avec Marine Le Pen, le leader LREM veut « enrichir son programme » en réaction à la réforme la plus controversée du Président-candidat. Dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est la proposition qui suscite le plus d’incompréhensions des habitants. Alors que la mesure divise, Emmanuel Macron lâche du lest pour contrecarrer la progression de la cheffe de file du RN et envisage dès à présent un départ en retraite à 64 ans. Face aux électeurs, il insiste sur une réforme progressive retardée de 4 mois par an à partir de 2023. Le Président sortant n’exclut pas un référendum sur la question épineuse des retraites s’il est élu.    Si l’opposition raille ce revirement stratégique d’Emmanuel Macron, les électeurs de gauche seront-ils sensibles au recul de la mesure polémique ? Les deux candidats abattent leurs dernières cartes pour gagner l’électorat de gauche : retraite à 60 ans pour Marine Le Pen contre un départ à 64 ans chez Emmanuel Macron. Cette réforme équivoque à seulement quelques jours du scrutin peut-elle conduire le président en campagne à sa perte ? L’extrême droite portée par le Rassemblement National de Marine Le Pen peut-il l’emporter ? Analyse d’un entre-deux décisif à la faveur des extrêmes.

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100 - E.Macron - M.Le Pen : le match retour - 11 avril 2022

Invités :  Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service politique à l’Obs  Claude Weill, chroniqueur politique  Etienne Girard, rédacteur en chef société à l’Express  Dimanche 10 avril 2022, le premier tour des élections a tranché en faveur du président sortant Emmanuel Macron suivi de près par la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen. Le deuxième scrutin risque d’être particulièrement serré pour le chef de file LREM face à Marine Le Pen qui gagne des voix grâce au camp de la colère. Constat de ce premier tour ? Les partis traditionnels de gauche et de droite ressortent visiblement effacés et sont en train de disparaître progressivement. Quels enseignements tirer de ce premier résultat électoral ? « Les électeurs ont été très logiques […] ils ont concentré les votes utiles » observe Caroline Michel-Aguirre avec 3 candidats d’expérience des campagnes présidentielles sur le podium.  Le pouvoir d’achat sort grand vainqueur de ce premier scrutin, principale préoccupation des Français devant la question identitaire et le climat. Les candidats qui ont su manier cette question majeure ont recueilli le suffrage des électeurs, notamment Jean-Luc Mélenchon qui affiche un score bien au-delà de ses résultats aux élections intermédiaires. C’est également le cas de Marine Le Pen, parvenue à distancer son principal concurrent, Éric Zemmour grâce à un programme concentré sur le pouvoir d’achat. La candidate du Rassemblement national a appelé les Français de tout bord à rejoindre son camp pour faire barrage à Emmanuel Macron. Tandis que le journal Libération alerte sur la montée massive de l’extrême droite capable de remporter cette élection, un sondage donne le président sortant vainqueur à 54%. Les dynamiques fluctuantes peuvent changer la donne à la faveur du RN. Quelle est la stratégie déployée par les deux derniers candidats en lice pour l'Elysée ? Lecture entre les lignes d’un scrutin au coude à coude.

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100 - Présidentielle J-2, tout peut basculer ? - 08 avril 2022

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100 - Kinder, Buitoni, fromages… Danger dans nos assiettes ! - 07 avril 2022

Invités :  Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprise du CREDOC  Faïza Bossy, médecin généraliste nutritionniste  Frédéric Denhez, journaliste spécialité de l’alimentation et de l’environnement   À l’approche de Pâques, les chocolats seront-ils toujours au programme de la chasse aux œufs tant prisée des enfants ? Le géant italien Ferrero a dû retirer de la vente des tonnes de friandises soupçonnées d’être contaminées à la salmonelle. Buitoni, Kinder mais aussi des fromages ont été rappelés après une forte suspicion de contamination à la listériose. Les intoxications alimentaires se multiplient et déplorent des dizaines d’hospitalisation et deux décès infantiles. Parmi les produits dans la ligne de mire des consommateurs : le célèbre Kinder surprise, les schokobons et d’autres dérivés de la filiale Ferrero. Sur 21 malades signalés, 8 ont été hospitalisés. Il s'agit principalement de jeunes enfants qui avaient consommé des sucreries Kinder, tous fabriqués dans l’usine d’Arlon en Belgique. Coup dur pour la célèbre enseigne de chocolat à seulement 10 jours de la fête de Pâques qui voit ses ventes tomber en flèche.  Quels sont les symptômes qui doivent nous alerter ? La salmonellose va être à l’origine de diarrhées hydriques accompagnées de douleurs abdominales nous explique Faïza Bossy, médecin généraliste. Chez l’enfant, sa propagation est rapide avec le risque d’une déshydratation sévère. Elle alerte les patients à risque sur la forme ultra-digestive qui attaque la vésicule.  Le secteur de l’agro-industriel doit-il réviser ses contrôles ? La crise du Covid a fait émerger un nouveau mode de consommation plus local et responsable. L'industriel tente de résister à cette onde de choc du fait-maison et du manger sain. Les assiettes des Français sont passées au crible par nos invités qui tentent de comprendre les nouvelles tendances alimentaires par temps de crise. 

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100 - V. Poutine et l’armée russe, la honte et l’infamie

Invités : Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe de RFI Pascal Boniface, directeur de l’Institut des Relation internationales et stratégiques (IRIS) François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne de France Télévisions Plusieurs centaines de civils ont été retrouvés morts à Boutcha, une ville du nord-ouest de Kiev, suite au retrait des troupes russes. Les journalistes présents sur place rapportent des témoignages horrifiants sur les exactions commises par les soldats russes : assassinats, pillage, viols en réunion… S’agit-il de l’indicible réalité de la guerre ou bien d’une violence propre à l’armée russe ? « Le niveau de violence de l’armée russe est incomparable avec ce que l’on connaît dans une armée française où le droit de la guerre est enseigné. Dans la doctrine militaire russe, il n’y a pas de conception humanitaire et une grande violence s’exerce au sein de l’armée, explique Elsa Vidal. Ce que l’on voit, c’est aussi le résultat d’une politique de retrait, avec des soldats qui viennent des couches les plus basses de la population, qui ont eu une formation minimale et qui sont habitués à une certaine forme de violence. Ils ont probablement dû être laissés sans instruction. Au fur et à mesure que l’on découvrira d’autres cas éventuels, on pourra tirer des conclusions s’il y avait ou non une intention politique derrière ces crimes ». La découverte de ces cadavres a suscité l’indignation internationale et européenne, ce qui complique fortement les médiations françaises à l’égard de Moscou. « Malgré le grand nombre d’appels depuis le début de cette guerre, la Russie va toujours plus loin », explique François Beaudonnet. En plus des nombreux témoignages et enquêtes internationales, les images satellites pourraient aussi la responsabilité de l'armée russe. « Cela semble bien montrer que ce ne sont pas des exactions isolées de soldats qui auraient trop bu, mais bien quelque chose de prévu et ordonné », précise-t-il. En Russie, certains groupes au sein de la population, bien qu’encore minoritaires, essayent de debunker la propagande du Kremlin. Au sein de l’armée, le moral des militaires est en berne. « Pour ces soldats, rien de ce qu’on leur a dit ne se réalise. Ils sont pris au piège. Dans leur chair, ils voient la limite de la propagande », explique Pascal Boniface. Si aucune opposition ne se manifeste au sein des États Majors russes, certaines dissensions commencent à naître.

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99 - Essence, électricité, gaz… Flambée à tous les étages ! - 05 avril 2022

Invités : Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprise du CREDOC  Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de Challenge  Erwan Benezet, journaliste au service économie du Parisien - Aujourd’hui en France  Alors que le massacre de Boutcha fait émerger une nouvelle vague de sanctions massives contre la Russie, une réunion des 27 au sommet est prévue demain à Bruxelles. Emmanuel Macron a évoqué de nouvelles mesures portant sur le charbon et les hydrocarbures. L’hypothèse d’un nouvel embargo sur le pétrole, l’électricité voire le gaz russe n’est pas écartée et même fortement envisagée. Cette décision va-t-elle asséner le coup de grâce sur le pouvoir d’achat, déjà lourdement impacté ? Le chancelier allemand Olaf Scholz ou encore le directeur le Président du Conseil Européen Charles Michel ont tous appelé à prendre de nouvelles sanctions contre Vladimir Poutine après la diffusion d’images chocs de civils ukrainiens gisant sur le sol.  La question d’un embargo revient au centre des discussions pour tenter de faire une nouvelle fois pression sur le dirigeant russe. Cette fois-ci, l’Allemagne n’exclut pas cette alternative malgré sa dépendance massive au gaz russe qui représente plus de 66% de ses importations. « Nous devons rehausser notre réponse en matière de sanctions et il faut échanger très rapidement au niveau européen sur ce qui est encore possible. Les livraisons d’énergies feront partie des discussions » a déclaré la ministre de la Défense allemande. Dépendants à 95% et 43%, la Hongrie et l’Italie s’opposent à cet embargo. L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont quant à elles franchi le pas. Aujourd’hui, ces trois pays frontaliers n’importent plus de gaz russe en puisant dans leur réserve et en diversifiant leur approvisionnement. « C’est dans notre intérêt stratégique de réduire notre dépendance car sinon la Russie l’utilisera contre nous comme un outil géopolitique et économique » a souligné à juste titre le président de la Lituanie qui appelle les pays européens à s’aligner sur ce modèle. Deux autres secteurs stratégiques sont dans la ligne de mire de l’Europe : le pétrole et surtout le charbon russe, bien plus facile à remplacer que le gaz. Les discussions risquent de s’intensifier à Bruxelles avec un nouveau train de sanctions qui vont être actées mercredi ou jeudi. À quoi s’attendre ? Jusqu’où ira la flambée des prix ?

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100 - Marine Le Pen peut-elle gagner ? - 04 avril 2022

Invités : Guillaume Daret, grand reporter au service politique de France Télévision Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe de presse régionale Ebra Emilie Zapalski, communicante politique A six jours du premier tour de l’élection présidentielle, le duel Emmanuel Macron contre Marine Le Pen se précise pour le second tour. Dans le dernier baromètre Elabe pour Les Echos et Radio classique, publié jeudi 31 mars, la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle s’est hissée au second rang des personnalités politiques préférées des Français. La stratégie de « dédiabolisation » de Marine Le Pen, après l’échec de 2017, semble porter ses fruits. « Il y a une véritable métamorphose sur l’image de Marine Le Pen », explique Emilie Zapalski. Elle a montré une image beaucoup plus douce, plus chaleureuse. Elle s’est montrée aussi assez solide face aux différents ralliements vers Eric Zemmour. Elle est restée stable », précise-t-elle. D’autre part, Marine Le Pen semble également avoir revu ses thèmes de campagne. En priorité : celui du pouvoir d’achat. Et ça paye. Le pouvoir d’achat fait partie des principaux sujets de préoccupation des Français. « Marine Le Pen est extrêmement résiliante. Elle a tiré des leçons de tout ce qui s’est mal passé en 2017. Elle ne fait plus peur. Elle rassure », analyse Nathalie Mauret. Pourrait-elle remporter l’élection présidentielle ? Les soutiens à Emmanuel Macron pointe du doigt les incohérences du programme de Marine Le Pen et mettent en avant le front républicain pour faire face à l’extrême droite. Dans le clan du président sortant, on parle du « tandem Zemmour Le Pen ». De son côté, Eric Zemmour s’est imposé sur la scène politique part sa radicalité et en faisant campagne sur le grand remplacement. Son électorat pourrait aussi être un réservoir important pour Marine Le Pen si elle arrive au second tour. 

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100 - Covid, ça repart ! - 30 mars 2022

Invités : · Richard Handschuh, médecin généraliste à Paris et membre du syndicat MG France  · Christine Rouzioux, professeur de virologie à l’Université Paris Descartes et membre des Académies de médecine et de pharmacie · Caroline Tourbe, journaliste sciences santé au magazine Le Point Alors que la France venait d’alléger son protocole sanitaire, l’épidémie de Covid-19 gagne du terrain et poursuit sa course folle avec un nouveau pic de contaminations estimé à 217 000 mardi 29 mars. Ces cas Covid ont quadruplé en un mois au moment même où la Chine et la Corée du Sud sont submergées par le virus avec des taux de mortalité record. Sur l’Hexagone, les chiffres ne cessent d’augmenter depuis la dernière vague et enregistrent plus 20 % d’une semaine sur l’autre. Les laboratoires sont à nouveau victimes de l’effervescence provoquée par le virus qui est à l'origine d'un nuage de cas positifs de plus en plus dense. Est-ce Omicron dans sa version la plus récente ou simplement la grippe ? Le médecin généraliste Richard Handschuh est confronté à ce dilemme de diagnostic dans son cabinet. En cas de symptômes, il invite les Français à respecter scrupuleusement les gestes barrières et à s’isoler pour désengorger les centres de dépistage même si les tests ont un intérêt épidémiologique certain. « Sur le plan individuel, il faut que les gens s’isolent » poursuit notre invité pour éviter la propagation du virus. Avons-nous tombé le masque trop tôt ? C’est la question que soulève cette reprise massive de l’épidémie. Malgré la conservation des gestes barrières indispensables pour endiguer la propagation du virus, les précautions et consignes sanitaires mises sous cloche pourraient bien être rétablies. Si l’obligation du port du masque dans les lieux publics a été supprimée, la population française conserve globalement ce réflexe quasiment adopté dans les mœurs.  Emmanuel Macron s’est dit prêt à rendre le masque à nouveau éligible, si la situation sanitaire l’exige. Pourtant, selon certains épidémiologistes, il ne faut plus attendre. Doit-on craindre une énième vague Covid ?

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100 - Vladimir Poutine, le début de la fin - 29 mars 2022

Invités : Général Vincent Desportes, professeur de stratégie à Science Po et HEC, ancien commandant de l’Ecole de Guerre Benjamin Haddad, chercheur en relations internationales et directeur du Centre Europe du think tank l’Atlantic Council Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro À plus d’un mois de l’offensive commanditée par le Kremlin, l’armée russe recule face aux forces ukrainiennes qui préservent et ont réussi à reprendre le contrôle de la ville d’Irpin aux portes de Kiev. L’état-major des envahisseurs on crée la surprise en annonçant vouloir se concentrer désormais sur l’Est du pays. Plus au sud, on observe la même dynamique avec un recul net des forces militaires russes. Les villages tout autour ont été reconquis par les résistants qui ont fièrement replanté le drapeau ukrainien sur ces terres. La menace s’éloigne progressivement et les villes encore sous le feu des bombes il y a quelques jours retrouvent un peu de calme. La vie est-elle revenue à la normale ? Mykolaïv, dernier verrou avant Odessa a résisté et les chars russes frappés du Z qui ont osé s’y aventurer ont été défaits. Alors feinte ou réel compromis de la Russie pour ramener la paix ? Arrivés à un point culminant, les Russes paient aujourd’hui le prix d’un certain nombre d’erreurs majeures, à commencer par le défaut d’appréciation de la résistance ukrainienne. Le général Desportes constate que la frappe russe est arrivée « à bout de ses capacités d’offensive » et est en train de se rétablir. Mais pour quel motif ? Le doute plane au-dessus du président Zelensky qui hésite entre une pause opérationnelle ou stratégique dans une logique de guerre. Pour atteindre les grandes villes, l’armée russe n’était peut-être pas assez bien préparée. Des dizaines de transmissions radio non cryptées ont été passées au peigne fin et dévoilées par le New-York Times en début de semaine. Ces captations révèlent une armée russe en proie à des problèmes logistiques et des défaillances de communication interceptées par les forces ukrainiennes. Sans aucune prudence, même les plans d’attaques des offensives adverses ont pu être interceptés. Vladimir Poutine, aurait-il sous-estimé la résistance ukrainienne qui le mène fatalement à une guerre d’usure ?

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100 - E.Macron « Faites gaffe à Le Pen » - 28 mars 2022

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100 - Guerre en Ukraine, l’Occident fait bloc - 25 mars 2022

Invités : Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe de RFI Étienne Leenhardt, responsable du service politique étrangère de France Télévisions Dimitri Minic, docteur en histoire des relations internationales et chercheur au centre Russie nouveaux indépendants à l’IFRI Sonia Dridi, correspondante aux Etats-Unis pour France 24 Jeudi 24 mars, l’OTAN a réuni les occidentaux au grand complet à Bruxelles pour un triple sommet avec le G7 et les membres de l’Union Européenne. Américains et Européens font front commun et s’unissent face à un Vladimir Poutine qui s’enlise en terrain milliaire. Les dirigeants tentent d’afficher une unité pour faire plier le président russe après un mois de conflit en Ukraine. Le marathon diplomatique se poursuit avec la tournée de Joe Biden en Europe qui va se rendre à la frontière ukrainienne ce vendredi, symbole de l’engagement occidental contre l’invasion lancée par Moscou. Qu’est-il ressorti de cette triple réunion au sommet ? « L’OTAN n’a jamais été aussi unie » a déclaré Joe Biden lors de l’ouverture de son discours à Bruxelles. Les pays de l’alliance atlantique se sont mis d’accord pour renforcer leur position sur le flanc Est de l’Europe avec la fourniture d’équipements contre d’éventuelles attaques nucléaires et chimiques. Dans le cas échéant, l’OTAN promet une riposte, une décision que le président Zelensky juge insuffisante. Le dirigeant ukrainien demande une aide militaire sans restriction et ajoute que « La pire chose dans la guerre est de ne pas avoir de réponses claires » en réaction à l’absence d’intervention armée. Les pays du G7 quant à eux vont prendre de nouvelles sanctions à l’encontre de Moscou allant même jusqu’à la demande de l’exclusion de la Russie du G20 par Washington. Sur le volet énergétique, les Européens réfléchissent encore à plusieurs pistes pour réduire leur dépendance aux hydrocarbures russes. Analyse d'une décision collégiale pour freiner la guerre et contraindre Vladimir Poutine à un cessez-le-feu. 

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100 - Un mois de guerre, l’armée russe enlisée - 24 mars 2022

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100 - Total, Auchan en Russie … La fin de la mondialisation ? - 23 mars 2022

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100 - 22 mars 2022

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100 - Vladimir Poutine peut-il raser Kiev ? - 21 mars 2022

Invités : Bernard Guetta, député européen, membre du groupe Renew Europe et ancien correspondant à Moscou pour le Monde  Général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d'état-major de l'Armée de l'air et commandant allié Transformation au sein de l'OTAN Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro  Un mois s’est écoulé depuis le début de la Guerre en Ukraine. L’offensive russe se poursuit et progresse pour atteindre la ville de Marioupol, assiégée depuis 3 semaines depuis le bombardement de la maternité et de l’hôpital des enfants. Cette ville qui comptait 400 000 habitants est aujourd’hui détruite à 80%. Aujourd’hui, l’armée russe a pris d’assaut la capitale. Que va-t-il rester de Kiev ?  Au moins 8 morts sont à déplorer après le bombardement d’un centre commercial à Kiev. L’attaque de ce quartier résidentiel dans le nord-ouest de la capitale a surpris des dizaines d’habitants qui ne pensaient pas être pris pour cible. Après les attaques sordide visant des établissements hospitaliers et des écoles, les troupes russes n’épargnent aucun lieu de vie de la ville. Vladimir Poutine a outrepassé ses objectifs militaires et alimente chaque jour un peu plus le crime de guerre qu’il est en train de commettre. « On est dans un acte purement terroriste » souligne le Général Jean-Paul Paloméros qui y voit une stratégie de terreur pour faire fuir les populations. Jusqu’où ira le Président dans sa folie guerrière ? Comment sauver la capitale ukrainienne des attaques délibérées commises par l’armée russe ?   Depuis le début de l’invasion, les commandos russes ont été pris de cours par la résistance militaire ukrainienne qui fait front et ne recule devant rien. David contre Goliath, Vladimir Poutine souhaite obtenir une victoire sans condition face à des ukrainiens qui assurent la défense de leur pays jusqu’à la mort. Sous la coupe du président Zelensky, Marioupol refuse de capituler malgré l’ultimatum posé par l’armée russe. Une retraite ukrainienne est-elle encore possible pour mettre fin aux combats ? 

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100 - E.Macron … dans un fauteuil ? - 18 mars 2022

Invités :  Jean-Baptiste Marteau, journaliste au service politique de France Télévisions Rachel Binhas, journaliste indépendante  Yasmina Jaafar, président de la Ruche Média et journaliste à Franc-Tireur    Jeudi 17 mars, Emmanuel Macron dévoilait les grandes lignes de son programme dans une conférence de presse particulièrement attendue. Le candidat sur le tard qui refuse encore de débattre avec ses adversaires, a défendu son projet pour un nouveau quinquennat. Ce programme est-il le prolongement de son mandat ? Le président sortant a exprimé sa volonté de construire une nouvelle société à horizon 2027 avec une trentaine de mesures qui font grincer des dents l’opposition.  Largement en tête dans les sondages, Emmanuel Macron affiche des objectifs dès plus ambitieux avec entre autres, le plein emploi dans cinq ans, une France plus indépendante face au « retour des crises et de la guerre » pour être « plus heureux et plus forts tous ensemble ». Dans l’éventail de propositions soumises par le candidat à sa propre succession,  la retraite à 65 ans s’accompagne côté recette d’une baisse d’impôts de 15 milliards en cinq ans, côté dépenses, de 50 000 recrutements dans les Ehpad. Parmi les propositions qui tendent ses adversaires à gauche, celle de l’obligation pour les bénéficiaires du RSA d’avoir une activité de 15 à 20 heures par semaine. Armée, frontières, réformes sociétales … sur ce pan, le président n’ambitionne pas de changements et se cantonne à sa politique actuelle qui se résume à la généralisation du Service National Universel, le durcissement des titres de séjour avec le passage d’un examen de français ou encore l’organisation citoyenne sur la fin de vie. Alors, programme de droite ou de gauche ? « Je m’en fiche présidentiellement » argue le candidat LREM tandis que ces adversaires y ont vu une tendance à droite.

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100 - Corse, la violence … et l’autonomie ! - 17 mars 2022

Invités :  Cyril Graziani, chef du service politique de France Télévisions Fabrice d'Almeida, historien et vice président de l’université Panthéon-Assas Jacques Follorou, journaliste d’investigation au Monde  Sur la péninsule corse, les revendications indépendantistes se poursuivent. Après deux semaines marquées par la violence, la jeunesse réclame l'autonomie de l'île. Alors que Gérald Darmanin devait s'y rendre le mercredi 16 mars, il n'a pas écarté l'hypothèse de l'indépendance corse dans une interview accordée à Corse Matin. Une déclaration vivement critiquée par l’opposition qui accuse le ministre de l’Intérieur de céder à la violence. Jusqu’où ira ce regain de nationalisme ?  Le ministre de l’Intérieur prolonge sa visite en Corse pour tenter d’apaiser les tensions après deux semaines de violences et de protestations suite à l’agression d’Yvan Colonna en prison. Ce militant nationaliste est devenu un symbole de patriotisme pour une partie de la jeunesse corse qui bloque l’accès de l’université de Corte. Paralysée par les mouvements protestataires, l’université a suspendu ses cours. Les étudiants mobilisés dans cette révolte patriotique réclament l’autonomie de l’île voire l’indépendance pour que l’État français reconnaisse enfin la double identité des citoyens corses. Depuis une semaine, l'île s’est véritablement embrasée et déplore de nombreuses incivilités avec un tribunal incendié et un centre des impôts détruit et des forces de l’ordre prises pour cible. Aux revendications indépendantistes se sont ajoutées la délocalisation de prisonniers corses, accordée par le gouvernement qui a rapatrié deux membres du commando Erignac. Les militants nationalistes plus anciens tentent de canaliser le rassemblement des jeunes manifestants. Comment apaiser la colère des jeunes générations ?  Progressivement, le gouvernement lâche du lest et tente de trouver un terrain d’entente à commencer par le transfert d’Yvan Colonna en Corse et l’ouverture des discussions sur l’autonomie de l’île. La violence est-elle l’unique levier à actionner pour retenir l’attention du gouvernement ?  L’offensive de la jeunesse soutient cette hypothèse. À un mois du premier scrutin, les adversaires politiques d’Emmanuel Macron accusent le Président de céder au chantage et à la violence comme un argument politique en sa faveur. Le candidat à sa propre succession présentera cet après-midi son programme  et devra justifier ce parti-pris politique qui divise.

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100 - V. Poutine, une propagande efficace ? - 16 mars 2022

Invités : Benjamin Haddad, directeur du Centre Europe du groupe de réflexion « Atlantic Council » Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe de RFI Anthony Bellanger, éditorialiste lance Inter, spécialiste des affaires internationales L’image a fait le tour du monde. Lundi 14 mars, la journaliste russe, Marina Ovsyannikova a fait irruption sur le plateau du journal télévisé le plus regardé de Russie, sur une chaîne de propagande officielle, pour dénoncer la guerre en Ukraine. « Arrêtez la guerre. Ne croyez pas à la propagande. On vous ment, ici. Les Russes sont contre la guerre », pouvait-on lire. La séquence n'a duré que quelques secondes et a immédiatement été coupée par la diffusion d'un reportage, mais s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux. La veille, la journaliste avait publié une vidéo pour dénoncer la propagande du Kremlin. « Tout ce qui se passe actuellement en Ukraine est un crime. La Russie est l'agresseur, la responsabilité de cette agression repose sur la conscience d'une seule personne, Vladimir Poutine. Ces dernières années, malheureusement, j’ai travaillé sur cette chaîne de télévision, en relayant la propagande du Kremlin. J’ai honte d’avoir diffusé de tels mensonges, d’avoir permis à la zombification du peuple russe ». Transférée au commissariat, la journaliste a écopé d’une amende de 250 euros et reste libre pour l’instant. En revanche, elle attend son jugement pénal, où elle encourt jusqu’à 15 ans de prison, pour son geste. L’opinion russe est-elle en train de se retourner contre le Kremlin ? « Le régime se sent menacé, il a besoin de contrôler un peu plus sa population et peut-être de masquer les exactions qui sont commises en Ukraine. L’opération patine et les images des violences sont rapportées par les réseaux sociaux et les reporters. Cela devient plus compliqué pour le Kremlin de justifier. Il est difficile d’évaluer l’ampleur de ce mouvement. Mais c’est sans précédent sur les années de règne de Vladimir Poutine », analyse Benjamin Haddad. Cette intrusion a entraîné de nombreux départs de présentateurs et présentatrices de cette chaîne de télévision qui ont été suivis dans d’autres chaînes affiliées au pouvoir. « Il y a un crash test de la société russe », décrypte Elsa Vidal. Face à l’éveil de l’opinion, le régime verrouille encore plus les médias. « Il y a des poches de résistance qui sont très compliquées. Vladimir Poutine a compris que Marina Ovsyannikova était devenue une icône internationale et qu’il fallait la libérer pour l’instant. Quand les médias auront oublié l’affaire, ils sauront lui réserver le sort qu’on réserve aux opposants », explique Anthony Bellanger.

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100 - Guerre en Ukraine, un nouvel ordre mondial ? - 15 mars 2022

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100 - Poutine l’acharné et le martyr ukrainien - 14 mars 2022

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100 - Kiev, l’assaut imminent ? - 11 mars 2022

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100 - Ukraine, le sursaut de l’Europe ? - 10 mars 2022

Invités :  Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS  Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale et spécialiste des questions de défense à France 24  Patrick Martin-Genier, professeur à Sciences Po, spécialiste des questions européennes  Après le bombardement de la maternité de Marioupol, les 27 chefs d’État se réunissent aujourd’hui à Versailles pour discuter stratégie européenne. Ce sommet à l’initiative d’Emmanuel Macron signe une « unité historique de l’Europe » saluée par le président français. Quelle sera la réponse des vingt-sept face à un Volodymyr Zelensky démuni implorant l’occident d’intervenir et un Vladimir Poutine hors de contrôle ?  Après avoir pris pour cible les civils, l’armée russe a franchi une nouvelle limite malgré la promesse d’un cessez-le-feu pour évacuer les villes par des couloirs humanitaires. L’hôpital des enfants de Marioupol à été victime d’un bombardement faisant des dizaines de blessés et 3 morts dont une fillette. Sous l’effet de l’explosion, tout a été soufflé obligeant le personnel soignant et les militaires à évacuer femmes enceintes et petits patients sur des brancards de fortune. Volodymyr Zelensky dénonce ce qu’il considère comme un « crime de guerre » tandis que les États-Unis pointent du doigt une « attaque barbare » à ajouter au palmarès de Vladimir Poutine, aujourd’hui considéré comme une figure de terreur. L’offensive orchestrée par Vladimir Poutine a conditionné la fracture entre la Russie et le reste du monde. En signe de soutien à l’Ukraine, de plus en plus d’entreprises se mobilisent et se retirent progressivement de l’État « agresseur ». Quelques géants présents depuis l’URSS comme McDonald’s ou Coca-Cola tapent fort avec la suspension de leur activité commerciale en Russie. Le symbole du capitalisme prend la tangente, un moment historique en réaction à l’opération russe en Ukraine. Quelles conséquences pour l’économie mondiale ?  Si les États-Unis ont pris des mesures drastiques avec l’interdiction de l’importation de gaz et de pétrole russe, l’Europe, elle, se montre plus prudente. La guerre en Ukraine a mis en exergue une crise énergétique massive qui fragilise certains pays comme l’Allemagne, extrêmement dépendante du gaz russe. Encore loin de la souveraineté énergétique, quelle sera la marche à suivre à l'issue de cette réunion au sommet ?

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100 - Qui pour arrêter Poutine ? - 9 mars 2022

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100 - Poutine, la stratégie de la terreur - 8 mars 2022

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100 - Poutine, la victoire ou le chaos - 07 mars 2022

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100 - JO, rugby, foot… Pourquoi tant de passion ? - 18 février 2022

Invités : Manuel Tissier, rédacteur en chef de Temps additionnel Armand de Rendinger, consultant international pour le sport et l’olympisme Carole Gomez, directrice de recherche en géopolitique du sport àl’IRIS Les Jeux olympiques de Pékin se clôturent ce dimanche 20 février 2022. Ils sont marqués par d'excellentes audiences, portées par les belles performances des athlètes français. Dans un contexte géopolitique et sanitaire particulier, la France est actuellement classée dixième au classement des nations, et cumule cinq médailles d’or. Parmi les plus belles victoires ? La médaille d'or du couple formé par Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron en danse sur glace, celle de Clément Noël, en slalom ou encore les nombreuses médailles du biathlon français, mené par Quentin Fillon Maillet, qui a remporté cinq médailles, dont deux en or. À eux deux, les patineurs français devraient obtenir la somme de 65 000 euros par leur Fédération (Forbes). « Ils ont vécu avec des bourses et des partenariats. Ce n’est pas cette somme qui va leur permettre de vivre, mais ils pourront, grâce à leur victoire, décrocher des contrats de sponsoring », analyse Armand de Rendinger. Dans l’olympisme, de nombreux sportifs doivent cumuler les activités, car leur sport ne leur permet pas de vivre. « Le sport contribue au développement d’un pays et à son image. C’est intimement lié à la volonté politique. En France, 30 millions de gens pratiquent le sport, 15 millions sont licenciés et pourtant, le sport représente moins de 1% du budget de la nation », ajoute Armand de Rendinger. Prochaines olympiades ? Paris 2024. Pour cela, la capitale voit les choses en grand. Pour la cérémonie d’ouverture : un défilé de 6 km sur la Seine entre le Pont d’Austerlitz et celui d’Iena devrait accueillir 10 000 athlètes à bord de 160 embarcations. Près de 600 000 personnes pourront y assister, mais le monde entier aura les yeux braqués sur Paris. « Paris doit démontrer sa promesse : des JO spectaculaires, inédits et responsables », décrypte Armand de Rendinger. Pour cela, la France mise sur un « quoi qu’il en coûte olympique », une mobilisation complète et atteindre l’objectif de médailles.

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100 - Retrait "coordonné" du Mali - 17 février 2022

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100 - Espace, mission Mars pour Macron ? - 16 février 2022

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100 - Ukraine, guerre imminente ou poker menteur ? - 15 février 2022

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100 - V. Pécresse, un meeting… et des doutes ? - 14 février 2022

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100 - « Convoi de la liberté », le retour des Gilets jaunes ? - 11 février 2022

Invités : Sandra Hoibian, directrice du pôle Société au CREDOC Mathieu Souquière, expert associé à la Fondation Jean Jaurès Jean Garrigues, historien, président du Comité d’Histoire Parlementaire et Politique Inspiré du mouvement social canadien, qui paralyse depuis plusieurs jours la capitale Ottawa, le Convoi de la liberté appelle, les 12 et 13 février, à bloquer Paris et « prendre d’assaut Bruxelles », pour protester contre les mesures sanitaires et la baisse du pouvoir d’achat. Un mouvement qui fait largement penser à celui des Gilets jaunes, en 2018. Sur Facebook, l’un des groupes qui rassemblent les partisans de ce mouvement, est passé de 50 000 à 350 000 membres en deux semaines. Bordeaux, Brest ou Montpellier… Ce jeudi 10 février, plusieurs convois se sont donnés rendez-vous un peu partout en France afin de prendre la route pour emprunter ce qu’ils appellent le « Convoi de la liberté ». Ils sont antivax et anciens Gilets jaunes et n’ont qu’un mot d’ordre : « Liberté ». A Paris, le préfet à interdit la manifestation. Une décision qui ne passe pas. Pour l’heure, le mouvement n’est pas soutenu par les syndicats. « Ce type de mouvement spontané est fondé sur une perception irrationnelle du réel », explique Jean Garrigues. A moins de deux mois de l’élection présidentielle, le pouvoir d’achat est le principal centre de préoccupation. « Il y a eu une certaine pause, où tout le monde s’est focalisé sur la question sanitaire. Mais aujourd’hui ce n’est pas un hasard si le débat resurgit », analyse Sandra Hoibian. Pour beaucoup, ce sentiment se traduit par le vote contestataire, notamment à l’extrême droite. « Il y a la crainte du déclassement pour la classe moyenne », analyse Mathieu Souquière.

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100 - CAC 40, superprofits… et les salaires ? - 10 février 2022

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100 - Océan, la poubelle de l’humanité ? - 09 février 2022

Invités : Émilie Torgemen, reporter environnement au Parisien/Aujourd’hui en France Frédéric Denhez, journaliste spécialiste des questions environnementales Françoise Vimeux, climatologue à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) C’est une première mondiale. Le One Ocean Summit débute ce mercredi 9 février 2022, à Brest (Finistère) et se tiendra jusqu’au 11 février 2022. Initié par le chef de l’État Emmanuel Macron, ce sommet est dédié à la protection des océans et fera intervenir 500 experts sur le sujet. L’ambition ? Initier des engagements signés par 35 pays. Parmi les thèmes abordés : la surpêche, le plastique et le réchauffement climatique… « Tout cela n'est que les stigmates de nos vies sur terre. Et cela se répercute comme un boomerang dans nos assiettes », explique Maud Fontenoy, navigatrice et ambassadrice auprès de l’Éducation nationale, qui sera en charge du volet ‘Éducation’ de ce sommet. Si les océans occupent près de trois-quarts de la planète, 60% des hautes mers sont aujourd’hui sans juridiction. Comment créer des solutions à l’échelle mondiale ? « On attend beaucoup de ce sommet, car c’est la première fois que l’on va aborder les questions de fond. Il y a une véritable question de gouvernance. Il est temps de reconnaître les océans comme un bien commun de l’humanité. Il faut que les États se mettent d’accord pour réglementer. En tant que deuxième puissance maritime mondiale, la France a un rôle de leader à jouer », ajoute Maud Fontenoy. L’océan semble avoir longtemps été la grande oublié des programmes politiques. Néanmoins, sous l’impulsion de la jeune génération, les prémices d’une prise de conscience générale semblent voir le jour. Suite à la levée de la grève des éboueurs à Marseille, le 3 février dernier, de nombreux habitants et associations se sont mobilisés bénévolement pour ramasser les déchets de leur ville. Une plus grande sensibilisation est nécessaire afin de faire changer les comportements de chacun. 

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100 - Macron, Poutine, guerre… et paix ? - 08 février 2022

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100 - Zemmour - Le Pen, le duel - 07 février 2022

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100 - JO de Pékin, la Chine à l’épreuve - 04 février 2022

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100 - Ehpad, autoroute, EDF… L’Etat reprend la main ? - 02 février 2022

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100 - Christiane Taubira et Marion Maréchal chamboulent tout - 01 février 2022

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100 - Nordahl Lelandais, un prédateur s'invite au mariage

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100 - Chauffage, carburant… Vivre à l’euro près - 28 janvier 2022

Invités : Claude Weill, chroniqueur politique Sandra Hoibian, directrice du pôle Société au CREDOC Erwan Benezet, reporter au service économie au Parisien / Aujourd’hui en France Chauffage, carburant, mais aussi les fruits et légumes… Les prix n’ont jamais été aussi élevés. Certains Français vivent aujourd’hui à l’euro près. Cette crise énergétique est, selon le ministre, est « comparable au choc pétrolier de 1973 ». Les plus touchés sont majoritairement les personnes au plus petit revenu et qui ont le plus souvent besoin de se déplacer professionnellement. Pour contenir cette hausse, l’État multiplie les initiatives. Après la mise en place de l’indemnité inflation et du gel du prix du gaz pour l’année 2022, annoncés fin 2021, le gouvernement a également pris des nouvelles mesures sur l’électricité et le carburant en janvier 2022. L’objectif ? Éviter un nouveau mouvement comme les Gilets jaunes, il y a trois ans. Quelles solutions pour l’avenir, en particulier pour combiner avec la transition énergétique ? « Il va falloir penser à long terme, rénover les logements, changer la structure de la facturation des prix… », estime Erwan Benezet. La société française est minée par un certain pessimisme et un manque de perspective. Depuis les années 2000, les inégalités ont tendance a repartir à la hausse. « Nous sommes un pays avec des exigences d’égalité beaucoup plus hautes qu’ailleurs. Il y a un standard d’égalité qui est culturel en France », analyse Claude Weill. « L’écart entre le réel et l’objectif est insupportable », ajoute-t-il. À moins de trois mois du scrutin présidentiel, la question de patrimoine et de l’héritage s’invite au cœur des débats. Sur le sujet, chaque candidat, à gauche comme à droite, y va de sa proposition.

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100 - EHPAD, maisons de retraite… Le livre qui dérange - 27 janvier 2022

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100 - Zemmour - Le Pen, trahisons et ralliements - 24 janvier 2022

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100 - Réseaux sociaux, tous accros, tous dingos ! - 21 janvier 2022

Invités : Véronique Reille-Soult, président de Backbone Consulting, spécialiste des réseau sociaux Jérôme Chapuis, directeur de la rédaction de La Croix François Saltiel, journaliste médias, producteur de l’émission « Le meilleur des mondes » sur France Culture À moins de trois mois du scrutin, les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant dans l’opinion. À l’image du mouvement des gilets jaunes, les antivax sont très présents sur la toile. Ils s’alimentent, s’informent et se regroupent. Mais parfois se font avoir par les fake news, montées de toutes pièces. Il faut dire que les réseaux sociaux deviennent le théâtre d’une guerre de l’image et de manipulation de l’information. « Il y a un manque d’éducation. On ne leur a pas appris comment vérifier une information et quels sont les outils disponibles pour remonter à la source d’une vidéo, d’une image… », analyse Véronique Reille-Soult. Pourtant, aujourd’hui, Internet, et les réseaux sociaux en particulier, constituent la deuxième source d’information après la télévision. « Les gens sont en attente de journalisme de qualité, ils nous attendent dans notre rôle de tiers de confiance », décrypte Jérôme Chapuis. S’ils ne sont pas la cause des colères, les réseaux sociaux jouent un rôle d’amplificateur au sein de la société. La raison ? Les algorithmes qui créent des bulles et rassemblent les personnes qui se ressemblent entre elles. « Les réseaux sociaux peuvent faire le bien et le pire. Mais ils ne sont jamais vraiment neutres. Ils entretiennent une information souvent spectaculaire, émotionnelle », estime François Saltiel. Un an après l’invasion du Capitole, se pose la question de la modération qui ne semble pas encore à la hauteur de l’enjeu. De surcroît, face à l'aspect spectaculaire, voire outrancier, des réseaux sociaux, les jeunes semblent plus désintéressés que jamais de l’actualité. Selon le Baromètre médias Kantar Public–Onepoint pour La Croix, seuls 38% des 18-24 ans portent un intérêt à l’actualité. Dans la bataille de l’attention, l’économie de la presse traditionnelle souffre beaucoup et ne parvient plus à faire entendre sa voix. Pour s'adapter, des médias investissent les réseaux sociaux pour répondre à une certaine demande d'information de qualité. En témoigne, le succès de Brut ou Néo. 

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100 - Essence, électricité… Le choc énergétique - 20 janvier 2022

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100 - Jean-Michel Blanquer, doit-il démissionner ? - 19 janvier 2022

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100 - Omicron et... Retour à la vie normale ? - 18 janvier 2022

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100 - Taubira, Mélenchon, Hidalgo... Embouteillage à gauche ! - 17 janvier 2022

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100 - Successions, épargne et arnaques - 14 janvier 2022

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99 - école, le grand malaise - 13 janvier 2022

Invités Sophie Mazet, professeur d’anglais à Saint-Ouen Denis Peiron, journaliste à La Croix, spécialiste de l’éducation et l’enseignement supérieur Hadrien Brachet, journaliste à Marianne Avec plus de la moitié des écoles fermées dans le primaire, jeudi 13 janvier 2022, l’Éducation nationale connaît une de ses plus grandes grèves depuis 20 ans. Ils dénoncent « une pagaille indescriptible » dans les établissements scolaires, où les mesures de lutte contre le Covid-19 ne cessent de se succéder. Cette mobilisation « illustre le ras-le-bol grandissant dans les écoles », a affirmé le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire. En deux semaines, depuis la rentrée scolaire, le 3 janvier 2022, le protocole a déjà été modifié deux fois depuis son annonce à la veille du retour des vacances de Noël, sans néanmoins calmer les critiques des parents et des professeurs. Au contraire, ces ajustements n’ont fait qu’attiser la leur colère. « Avec la vague Omicron, l’Éducation nationale s’est retrouvée submergée. Il y a eu des changements de protocoles incessants. Ce n’est pas simplement du fait de Jean-Michel Blanquer. Il y a un sentiment de désorganisation », analyse Hadrien Brachet. Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer est plus que jamais sous le feu des critiques. Surtout depuis ses dernières déclarations : « On ne fait pas une grève contre un virus », qui n'ont pas permis d'apaiser les tensions. « Il y a un sentiment de ne pas être considéré, de ne pas être suffisamment respecté qui va bien au-delà de la crise sanitaire », précise Hadrien Brachet. Cette forte mobilisation exprime en réalité le malaise profond qui s’étend aussi à l’ensemble du service public. « La pandémie a mis entre parenthèses la protestation sociale. On se retrouve aujourd'hui avec l’ensemble des mécontents et des rancœurs concentrées en une seule journée. C’est pour cela que c’est une mobilisation historique », décrypte Denis Peiron. Derrière tout ça ? Un véritable enjeu politique notamment entre l’aile droite et l’aile gauche du gouvernement, qui existe bien avant la crise sanitaire.

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98 - 500 signatures, Mélenchon et Zemmour empêchés ? - 12 janvier 2022

 · Claude Weill, chroniqueur politique · François Miquet-Marty, président de Viavoice · Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique A trois mois du scrutin pour la fonction suprême, la campagne électorale s’intensifie. En ligne de mire pour les candidats ? Obtenir les fameuses 500 signatures d’élus obligatoires pour valider leur candidature. Simple formalité pour certains, mais véritable parcours du combattant pour les autres. Notamment depuis une loi datant de 2016 qui a tout changé. Avant 2016, seuls 500 parrains tirés au sort étaient rendus publics. A présent, tous les noms sont dévoilés. Ce qui met en difficulté certains candidats, comme Jean-Luc Mélenchon, qui réclame un retour à l’anonymisation des parrainages. Une proposition approuvée par le candidat Éric Zemmour et Marine Le Pen, mais récusée par les partis Républicains et Communistes, assurés d’obtenir leur parrainage. Ces parrainages peuvent être obtenus auprès de 42.000 élus, entre les maires, les conseillers régionaux, les parlementaires et conseillers départementaux. Autre critère, les signatures doivent provenir d’au moins 30 départements. Or, la fin de l’anonyme freine les parrainages, car certains élus craignent que leurs choix soient mal interprétés. Certains candidats estiment même que ce parrainage est un frein démocratique. « D’un point de vue démocratique, personne ne serait satisfait qu’un des trois candidats qui sont tous au-delà de 10 % ne pourraient pas se présenter. Cela poserait un gros problème », analyse Claude Weill. Et de préciser : « Dans les communes, les décisions du maire sont toujours interprétées ». 

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97 - Soldes, prix cassés, promos… La braderie permanente ! - 11 janvier 2022

Invités : Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprise du CREDOC Maud Descamps, journaliste économie, chargée des questions énergétiques à Europe 1 Béatrice Mathieu, rédactrice en chef à l’Express, en charge du service économie Les soldes d’hiver commencent ce mercredi 12 janvier. En réalité, de nombreuses enseignes ont déjà entamé les promotions avec leurs traditionnelles ventes privées qui multiplient les offres alléchantes. Autrefois considéré comme un véritable rendez-vous de la consommation, les soldes semblent beaucoup moins attractives. Ceci est notamment lié à la loi de modernisation économique de 2008, qui a permis d’autoriser les promotions sur des biens comme les vêtements ou la décoration. « Il y a tellement de promotions tout au long de l’année, que vendre un article à son prix normal devient presque impossible pour les commerçants. On refuse aujourd’hui d'acheter des articles plein pot. On le voit également avec l’essor des vêtements de seconde-main », commente Maud Descamps. Ces multiples promotions participent à la fidélisation des consommateurs. Si les soldes paraissent moins attractives, c’est aussi dû à une certaine prise de conscience des dégâts sur l’environnement que provoquent la consommation, parfois frénétique, de vêtements. Pour répondre à cette attente d’une partie de la société, de nombreuses règles voient le jour. Les lois changent. « C’est qu’une partie des consommateurs qui ont cette conscience. Souvent les plus jeunes et très diplômés, qui ont déjà tout », explique Pascale Ebel. Jeune génération schizophrène ? Malgré la prise de conscience, la fast-fashion est toujours aussi plébiscitée. Il faut dire que la jeune génération a adopté un tout autre mode de consommation, notamment via les réseaux sociaux comme Tik Tok et des plateformes « d’ultra fast-fashion », souvent en provenance de Chine, qui proposent des vêtements à des prix cassés. « Le consommateur est presque schizophrène, avec à la fois une certaine prise de conscience, mais on a vu à la fin du confinement, des dizaines de mètres de queue devant les enseignes de fast-fashion. Ils veulent les deux », explique Béatrice Mathieu. Le développement du e-commerce ne date pas d'hier, mais a pris une toute autre ampleur depuis le début de la crise sanitaire et la généralisation du télétravail. Cela vise particulièrement les jeunes. Selon les dernières enquêtes, parmi les consommateurs qui ont prévu de faire les soldes, 68% opteront pour des achats sur internet plutôt qu'en boutique.  Cette recherche des prix cassés et d’autant plus accentuée par la contrainte du pouvoir d’achat, malmené en raison de la hausse de prix, depuis la reprise économique, qui s’invite dans tous les domaines comme le gaz, l’électricité ou l’essence mais aussi l’alimentaire. Baromètre de cette augmentation des prix ? La fameuse baguette de pain. 

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96 - Omicron, tous contaminés ? - 10 janvier 2022

Invités : Édouard Obadia, médecin réanimateur à l’hôpital privé Claude Galien (Quincy-sous-Sénart) Philippe Amouyel, professeur de Santé Publique au CHU de Lille Margot Brunet, journaliste sciences et santé à Marianne Alors que le variant Omicron poursuit sa flambée, les Français se font tester en masse. Face à l’avalanche de contaminations et de cas contact, les pharmacies et les centres d’analyses sont prises d’assaut. Pendant la première semaine de janvier, pas moins de 10 millions de tests ont été réalisés sur l’ensemble du territoire. Les files d’attente ne cessent de s’allonger si bien que certains pharmaciens sont obligés de devoir recruter pour assurer la cadence. Du jamais-vu depuis le début de la pandémie, d’autant qu’il faut aussi vacciner et assurer les autres missions. « On arrive forcément à un point de saturation, autant dans les pharmacies que dans les laboratoires », explique Margot Brunet. Ce lundi 10 janvier, « Le Parisien - Aujourd’hui en France », s’interrogeait en Une, sur l’utilité de continuer à se faire tester. Cela fait-il toujours sens ? Fait-on trop de tests ? « Certains tests sont inutiles. L’assurance maladie est un peu débordée. Cela reste utile, mais tout l’enjeu est maintenant de savoir l’organiser avec un variant aussi transmissible, que ce soit en ville, à l’hôpital ou à l’école ». Depuis la rentrée scolaire du 3 janvier 2022, les élèves de l’école primaire sont soumis à un protocole très strict, bien qu’allégé depuis le 7 janvier. Si un enfant est cas contact, il doit, en effet, être soumis à trois tests en l’espace de cinq jours : le premier avec un test antigénique ou PCR pour leurs enfants, puis un autotest à J+2 et à un autre J+4. Si aucun test n'est réalisé, ou si l’enfant est testé positif, il doit alors rester en isolement sept jours. Face aux nombreux changements de règles, les parents semblent perdus et estiment qu’une telle procédure est intenable. La Fédération des parents d’élèves demande la mise en place de tests salivaires. Pour l’heure, ces tests n’ont pas encore été approuvés par les autorités de Santé.

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95 - Les prix augmentent… Et les salaires ? - 07 janvier 2021

Invités : Sylvie Matelly, économiste, directrice adjointe de l’IRIS Gaëlle Macke, grand reporter, directrice déléguée de la rédaction de Challenges Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS En Europe, l’inflation n’a jamais été aussi élevée depuis 30 ans. A l’heure de l’épiphanie, le prix du beurre a augmenté de 30%. Et cette hausse va se répercuter sur le prix des galettes… Et l’agro-alimentaire n’est pas le seul secteur concerné. L’inflation s’est durablement invitée dans les foyers. Réputé pour ses prix bas, IKEA a par exemple annoncé une augmentation de 9% sur l’ensemble de ses magasins du monde. Une augmentation qui s’explique en particulier par l’augmentation du prix du bois et un engorgement de la chaîne logistique. « L’inflation est encore très éparse. Elle s’observe de manière inégale dans le panier de la ménagère », explique Gaëlle Macke. Cette hausse des prix aiguise les réclamations d’augmentation de salaire. Après les agents de la SNCF, c’est le secteur routier qui se mobilise. Mais les patrons peuvent-ils vraiment payer plus ? « C’est un secteur qui va devoir s’adapter à beaucoup plus de normes écologiques, s’obliger à changer. Il est possible qu’à l’avenir le secteur du transport coûte lui aussi plus cher », analyse Gaëlle Macke. Dans un contexte de consommation dynamique, en 2021, il y a également un risque de spirale inflationniste. « Le risque, c’est d’entretenir cette inflation voire de conduire à son augmentation et un dérapage incontrôlé qui de fait pèserait sur le pouvoir d’achat malgré les augmentations de salaires », explique Sylvie Matelly. Une chose est sûre : les pénuries sectorielles vont entraîner une révision structurelle des salaires.

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94 - Pass vaccinal voté, ça change quoi ? - 06 janvier 2022

Invités : Pr Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’Institut de santé globale à l’Université de Genève Solveig Godeluck, journaliste aux Échos en charge de la Santé Pr Jean-Louis Teboul, chef de service en médecine intensive et réanimation à l’hôpital Bicêtre (AP-HP) Avec plus de 300 000 cas de nouvelle contamination sur la seule journée de mercredi 5 janvier, le variant Omicron continue de sévir sur le territoire français. Après trois jours de débats houleux, le pass vaccinal a finalement été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, jeudi 6 janvier, au petit matin. Ainsi, les plus de 12 ans devront présenter un pass vaccinal pour accéder aux activités de loisirs, aux restaurants et bars ou encore dans les transports et dans les foires. Les sanctions encourues en cas de fraudes ont également été endurcies : 1 000 euros d’amende pour la première infraction contre 135 euros jusqu’ici. Le texte doit à présent être examiné par le Sénat, en début de semaine prochaine, pour une mise en vigueur dès le 15 janvier prochain. Ce pass vaccinal est une quasi-obligation vaccinale, a concédé le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran. Le gouvernement choisit la manière forte de convaincre les derniers réfractaires à la vaccination. « C’est une décision politique de choisir la manière pour mettre en œuvre une des recommandations des scientifiques : que le maximum de personnes soit vacciné et que la couverture vaccinale soit quasi universelle », explique Pr. Antoine Flahault. En France, 5,1 millions de personnes éligibles ne sont pas encore vaccinées. Mercredi 5 janvier, la tension est montée d’un cran, après la parution d’un entretien du président de la République Emmanuel Macron, dans Le Parisien, qui déclarait « emmerder les non-vaccinés ». Ces propos ont enflammé les réseaux sociaux et l’opposition, mais certains estiment que le chef de l’État a dit « tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ». Dans les services de réanimation, la majorité des admis sont des non-vaccinés. De nombreux faux pass sanitaires ont également été décelés.

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93 - Alcool, tabac, addictions… un mal français - 05 janvier 2022

Invités : Pr Michel Lejoyeux, psychiatre et addictologue à l’hôpital Bichat de Paris Dr Serge Hefez, psychanalyste et psychiatre à l’hôpital de La Pitié - Salpêtrière de Paris Pr Laurent Karila, psychiatre et addictologue à l’AP-HP, porte-parole de l’Association SOS Addiction Cela fait maintenant plusieurs années que de nombreux Français se prêtent à l’opération « Dry January », autrement dit : un mois sans alcool. Importée de la Grande-Bretagne, ce défi a des retombées positives sur le porte-monnaie, mais aussi sur la santé. D’après une étude publiée par l’Université du Sussex, en 2018, 58% des participants observent une perte de poids, 67%, un regain d’énergie et 80% retrouvent un contrôle de leur consommation. En France, l’alcool est la deuxième cause de mortalité évitable, après le tabac. Un Français sur quatre boit trop et cela s’observe notamment chez les jeunes. « Les jeunes n’ont pas une consommation quotidienne d’alcool, notamment au repas comme dans les précédentes générations, en revanche, il y a des consommations festives d’alcool qui sont beaucoup plus importantes. Ils cherchent à aller jusqu’au bout de la défonce », analyse Dr Serge Hefez. Autre addiction mortifère : le tabac. Face à ce fléau, la Nouvelle-Zélande a décidé d’interdire le tabac pour les nouvelles générations. Une petite révolution qui pourrait inspirer d’autres pays. En France, c’est le souhait des associations de lutte contre le tabac. Malgré l’augmentation du paquet à 10 euros, un Français sur 4 est fumeur. Le tabac provoque chaque année 75 000 décès. Interdira-t-on la cigarette en France ? Les débats sont ouverts. A l’heure du débat sur la légalisation du cannabis, les alternatives se multiplient, notamment celle de la cigarette électronique.

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92 - Omicron, bientôt tous contaminés ? - 03 janvier 2022

Invités : Pr Christian Bréchot, virologue, président de Global Virus Network Dr Richard Handschuh, médecin généraliste, membre du syndicat MG France Frédéric Adnet, chef de service des urgences de l’hôpital Avicenne de Bobigny, directeur du SAMU 93 Sandra Hoibian, directrice du pôle Société du Crédoc La flambée du variant Omicron se poursuit. Plus de 200 000 nouvelles contaminations sont comptabilisées chaque jour en France. Ce variant au Covid-19 est beaucoup plus contagieux que les précédent. Une personne contaminée, en contamine en moyenne au moins dix autres. Le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, parle d’un véritable « raz-de-marée ». Dans les pharmacies, les files d’attente pour se faire tester ne désemplissent pas. En parallèle, on peut également se procurer des autotests, désormais disponibles dans les supermarchés. Pour faire face à cette cinquième vague épidémique, le gouvernement mise avant tout sur la vaccination. L’objectif ? Éviter la désorganisation du pays ainsi qu’un confinement. « Ce variant, d’une contagiosité extrêmement forte, est en train de submerger la planète. En revanche, la maladie elle-même semble réellement beaucoup moins sévère », estime Pr Christian Bréchot. Le nombre de contaminations pose des questions majeures comme l’organisation du pays et la pression hospitalière. Dans les services de soins critiques, on observe une grande majorité de personnes non-vaccinées. Si le variant Omicron est beaucoup plus contagieux, il semble néanmoins beaucoup moins grave. Selon le ministre de la Santé, les données anglaises confirment qu’il y a trois fois moins de formes graves que lors des précédents variants. Beaucoup de personnes contaminées ne présentent aucun symptôme, pour d’autres, ils se caractérisent par de légers maux de tête ou des rhumes. « On a l’espoir que cela devienne un rhume assez classique et peut-être que les mesures restrictives soient aménagées. On peut espérer qu’avec la normalisation des virus, la vie puisse, petit à petit, reprendre son cours plus classique », estime Sandra Hoibian. Selon les virologues, c’est une évolution assez logique bien qu’il faille rester prudent. « Un virus qui devient très contagieux n’a généralement pas une sévérité très importante », explique Pr Christian Bréchot. « Mais il va falloir régler le problème, non pas uniquement pays par pays, mais réellement dans le monde entier. C’est très difficile et implique des questions de logistique et stratégie », conclut l’expert.  En Afrique du Sud, où le variant Omicron est apparu pour la première fois, le pic de contamination semble désormais derrière. Selon la présidence, les hospitalisations ont été moins nombreuses que lors des vagues précédentes. En France, le pic est attendu d’ici mi-janvier.

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91 - Présidentielle, la bataille du second tour - 04 janvier 2021

Invités : Guillaume Daret, grand reporter au service politique Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe de presse régionale Ebra Emmanuel Rivière, directeur international pour les études politiques Kantar Public Claude Weill, journaliste politique Première polémique de l’année 2022 : celle du drapeau sous l’Arc de Triomphe. Pour marquer la présidence française de l’Union européenne, le gouvernement a décidé d'installer le drapeau européen sous l'édifice. Mais l’absence du drapeau français à côté a créé une vive polémique à droite et à l’extrême droite. « Présider l'Europe oui, effacer l'identité française non ! Je demande solennellement à Emmanuel Macron de rétablir notre drapeau tricolore à côté de celui de l'Europe sous l'arc de Triomphe », a notamment tweeté Valérie Pécresse. Selon la candidate LR à l'élection présidentielle, ce débat a été « révélateur de la ligne politique » du président de la République, dont l'Europe est « l'horizon (...) au risque d'y gommer l'identité nationale », a-t-elle déclaré sur RTL, lundi 3 janvier 2022. Dans la nuit de samedi 1 à dimanche 2 janvier, le drapeau européen a finalement été retiré. Le secrétaire d’État aux Affaires européennes, s’est néanmoins défendu de tout rétropédalage. « Le fait que Valérie Pécresse embraye le pas derrière l’extrême droite dit beaucoup sur le problème de ligne politique de la droite traditionnelle », explique Nathalie Mauret. Selon les derniers sondages, Valérie Pécresse et Marine Le Pen sont données au coude-à-coude pour accéder au deuxième tour de l’élection présidentielle, derrière Emmanuel Macron. A moins de 100 jours de l’élection, rien n’est joué, d’autant plus que la cinquième vague épidémique caractérisée par la flambée du variant Omicron monopolise l’attention de l’opinion publique.

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90 - Noël, trains, Covid… et famille ! - 17 décembre 2021

Invités : Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, spécialiste des mouvements sociaux Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et entreprise du CREDOC Stéphane Floccari, professeur de philosophie à la Sorbonne et à l’INSEP Dr Richard Handschuh, médecin généraliste, membre du syndicat MG France In extremis ! Jeudi 16 décembre, la CGT-Cheminots et SUD-Rail ont levé à la dernière minute leurs appels à la mobilisation sur l'axe Sud-Est, qui relie notamment Lyon et Marseille à Paris. Néanmoins, ce vendredi 17 décembre, jour des vacances scolaires, le trafic restera « très perturbé » avec 50 % de TGV en circulation, a fait savoir la direction de la SNCF. « La SNCF doit aujourd’hui faire face à la concurrence. Cela bouscule les statuts et l’organisation », analyse, Bernard Vivier. « La logique d’action syndicale cède peu à peu le pas à la négociation. En ce sens, c’est quelque chose de positif », ajoute-t-il. Cette concurrence devait également se voir sur le TER. Cette concurrence aura des conséquences pour les consommateurs puisque sur les mêmes lignes, ils auront le choix. À l’approche des fêtes, les ménages veulent profiter de ce moment en famille. Mais doit-on s’attendre à de nouvelles restrictions sanitaires ? Ce vendredi 17 décembre, un nouveau conseil de défense doit se tenir afin de fixer le cap. Les spécialistes recommandent le respect des gestes barrière, le port du masque, l’aération régulière, mais aussi la limitation des convives… Chez les enfants, le taux d’incidence s’élève à plus de double de la moyenne nationale, faisant d’eux les principaux vecteurs de transmission du virus. Face à cela, les médecins préconisent d’avoir recours à un test dans les 24 heures qui précèdent la réunion de famille.

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89 - Emmanuel Macron, bilan et sentiments - 16 décembre 2021

Invités : Nathalie Saint Cricq, éditorialiste politique Jean-Michel Salvator, directeur des rédactions Le Parisien / Aujourd’hui en France Etienne Girard, rédacteur en chef société à l’Express Véronique Reille-Soult, présidente de BackBone Consulting, spécialiste des réseaux sociaux Dans un entretien de deux heures, diffusé mercredi 15 décembre, en prime time sur TF1, Emmanuel Macron a répondu aux questions des journalistes Darius Rochebin et Audrey Crespo-Mara. Sans se déclarer officiellement candidat à l’élection présidentielle, le président de la République est longuement revenu sur son quinquennat, défendant son bilan, mais se projetant aussi vers un éventuel second mandat. Crise sanitaire, réformes des retraites, affaire Nicolas Hulot… De nombreux sujets ont été abordés, mais aussi une approche plus sentimentale à l’égard de son rapport aux Français. Le chef d'Etat a notamment fait son mea culpa, d’un point de vue plus personnel, en partie sur la crise des gilets jaunes. « Il a fait son opération déminage sur les sujets sur lesquels il a pu être piquant, désobligeant, vis à vis des Français », analyse Nathalie Saint Cricq. « L’exercice du mea culpa est nécessaire pour se représenter », ajoute-t-elle. Il ne fait nul doute que l’actuel locataire de l’Elysée prépare le terrain de sa candidature à l’élection présidentielle. L’objectif ? Dissiper les malentendus, maladresses et tout ce qui a pu heurter pendant son mandat. « Il avait besoin de s’expliquer aux Français », commente Jean-Michel Salvator. Apparaissant plus humble et modeste, notamment lorsqu'il a abordé la crise sanitaire, la personnalité du président de la République contraste avec sa fougue de 2017. « On a redécouvert un Emmanuel Macron, redescendu sur terre, plus humble, un peu ébranlé par les difficultés de son quinquennat. Mais il n'a pas abandonné son envie réformatrice », décrypte Etienne Girard. Cette prise de parole est beaucoup comparée au discours de Nicolas Sarkozy, en 2012, à Villepinte. Principale ombre au tableau : l’absence des questions écologiques dans les sujets abordés.

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88 - Contaminations record, hôpital en danger - 15 décembre 2021

Invités : Pr Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’Institut de santé globale de Genève Dr Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, président d’honneur de la Fédération des médecins de France Margot Brunet, journaliste Sciences et Santé à Marianne Pr Jean-François Timsit, chef de service de réanimation médicale et infectieuse à l’hôpital Bichat (Paris) Plus de 63 000 contaminations ont été enregistrées ces dernière 24 heures. Un record depuis le début de la cinquième vague. Pourtant, mardi 14 décembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, annonçait devant les députés que l’on avait atteint le pic de l’épidémie. À l’hôpital, près de 2800 patients Covid sont désormais en réanimation, pour la plupart, il s’agit de malades non-vaccinés. Néanmoins les épidémiologistes se montrent rassurants. « En France, on arrive à un pic de contaminations. Le taux de reproduction est en train de s’aplatir. Cela continue à monter, mais on devrait atteindre le pic dans les prochains jours. Néanmoins, on ne sait pas encore si ce sera un pic ou un plateau », analyse le Professeur Antoine Flahault. De nombreuses personnes, ayant reçu deux injections de vaccin, sont pourtant contaminées. La campagne pour les doses de rappel se poursuit. « C’est l’arme anti-Covid », plaide Jean-Paul Hamon. Selon l’OMS, le variant Omicron « se propage à un rythme que nous n’avons jamais vu avec aucun variant ». En Angleterre, il représente déjà plus de 40% des cas. En France, le plan blanc, qui permet de reprogrammer des opérations non-urgentes pour optimiser l’accueil des patients Covid, a déjà été activé dans plusieurs départements. Entre la fatigue extrême du personnel soignants, le nombre croissant de burn-out... La tension se fait de plus en plus sentir.  À dix jours des fêtes de Noël, les traditionnelles réunions familiales sont-elles compromises ? Le conseil scientifique appelle à la vigilance, en préconisant une série de recommandations comme : la limitation du nombre de convives, le port du masque, l’aération régulière des intérieurs ou encore le recours à un test la veille ou le jour de l’événement.

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87 - 2022, où est passée la gauche ? - 14 décembre 2021

Invités : Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po Gaël Sliman, président, co-fondateur d’Odoxa Christiane Taubira peut-elle sauver la gauche ? Selon un dernier sondage IPSOS pour France 2, l’ancienne garde de sceaux a les faveurs des sympathisants et serait donnée au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon dans les intentions de vote. Le 12 décembre dernier, la candidate socialiste Anne Hidalgo a appelé à organiser une primaire de la gauche avec tous les candidats déclarés, afin d’investir un leader pour l’élection présidentielle. Si cette proposition est pour le moment restée lettre morte, les Français y seraient majoritairement favorables, puisque, toujours selon l’étude, 53% des sondés estiment que cela serait une bonne chose. Face à l’impopularité d’Anne Hidalgo et la division des candidats, Christiane Taubira apparaît comme la seule personnalité capable de réconcilier les gauches. « Son nom revient régulièrement dès qu’il y a un petit flottement à gauche. Christiane Taubira a une grande force : elle plaît beaucoup aux jeunes. Elle a une parole qui tranche, qui imprime », analyse Alexandra Schwartzbrod. La popularité de Christiane Taubira est réelle, autant auprès des sympathisants de gauche, que dans la population française. Mais à quatre mois du scrutin, rien n’est fait. « On va chercher Christiane Taubira, car c’est la seule dont on se rappelle positivement à gauche, qui s’est battue courageusement pour faire passer le Mariage pour tous. Mais cela ne fait pas une campagne à l’élection présidentielle », commente Philippe Moreau-Chevrolet. À l’heure actuelle, une union de la gauche paraît peu crédible. S’il avait pourtant accepté de se ranger derrière Benoît Hamon, lors de l’élection présidentielle de 2017, le candidat écologiste, Yannick Jadot refuse, cette fois-ci, de repasser par la case primaire. Pourtant, une alliance du PS avec les écologistes serait soutenue par plus de 80% des sympathisants de gauche…

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86 - tornades, inondations… la nature se déchaîne - 13 décembre 2021

Invités : Émilie Torgemen, journaliste Environnement au Parisien / Aujourd’hui en France Françoise Vimeux, climatologue, directrice à l’Institut de Recherche pour le Développement Frédéric Denhez, journaliste et spécialiste des questions environnementales Emma Haziza, hydrologue, entrepreneuse et chercheuse sur l’adaptation climatique Au moins 94 personnes ont perdu la vie, dans la nuit de vendredi 10 et samedi 11 décembre, suite à des tornades qui ont dévasté le centre et le sud des États-Unis, en particulier l’État du Kentucky, qui cumule, à lui seul, 80 victimes. L’État a été balayé sur plus de 320 kilomètres. « Ce nombre va dépasser la centaine », a même affirmé le gouverneur Andy Beshear, sur CNN, considérant cette série de tornades comme « la plus mortelle » de l’histoire du Kentucky. La petite ville de Mayfield a littéralement été rayée de la carte. Une déclaration d’état d’urgence y a déjà été proclamée. « Il y a un phénomène qui est réellement exceptionnel, dans un pays qui y est pourtant habitué. C’est d’ailleurs pour cela que la population a été correctement alertée. Sinon le bilan aurait pu être encore pire », analyse Frédéric Denhez. Cette tornade met également en lumière la vulnérabilité des habitations, majoritairement en bois, dans ces plaines, en cas de vent violent. Le président américain Joe Biden a déploré « l’une des pires séries de tornades » de l’histoire des États-Unis. « C’est une tragédie. Et nous ne savons toujours pas combien de vies ont été perdues ni l’étendue complète des dégâts », a-t-il déclaré, mettant notamment en cause le réchauffement climatique. « Il y a toujours eu des tornades aux E1tats-Unis. C’est assez compliqué de connecter cette catastrophe directement au réchauffement climatique. On se pose la question », décrypte Émilie Torgement. En France, le sud-ouest a été dévasté par des inondations et d’importantes crues. Aucune victime n’est à déplorer, mais d’importants dégâts ont été causés, ainsi que la stupéfaction des habitants face à une telle intensité des torrents.

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85 - Présidentielle, le chamboule tout - 10 décembre 2021

Invités : Guillaume Daret, grand reporter au service politique Rachel Binhas, journaliste indépendante Bérengère Bonte, journaliste C'était son premier grand débat télévisé en tant que candidat à l’élection présidentielle. Jeudi 9 décembre 2021, Éric Zemmour a fait face à Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, dans l'émission de France 2 "Élysée 2022".  Durant une heure de débats, les questions économiques mais aussi sociales et migratoires ont été abordées, entraînant des débats houleux. Selon un sondage Ifop pour France 2, 41% des téléspectateurs ont trouvé l’ancien éditorialiste convaincant. Plus significatif, selon une étude Ipsos, 62% des électeurs LR et 84%. Des électeurs RN ont été séduits par son discours. « Il touche exactement sa cible. Il existe dans le paysage », analysé Bérengère Bonte. À gauche, les candidats peinent à se faire entendre. Aucun d’entre eux ne dépasse les 8% dans les sondages. Du jamais-vu. Mercredi 8 décembre, Anne Hidalgo la maire de Paris et candidate à socialiste à l’élection présidentielle a émis l’idée d’organiser une primaire populaire à gauche, pour investir un leader de gauche. « Ce qui est certain, c’est que la gauche court à la catastrophe si elle ne se rassemble pas. Elle a voulu mettre un coup de pied dans la fourmilière, mais le problème, c’est que c’est déjà trop tard. Tous les candidats sont déjà engagés », décrypte Guillaume Daret. Suite à cette proposition, la majorité des candidats de gauche ont fait part de leur refus. L'union entre ces gauches qui semblent irréconciliables paraît difficile, voire impossible. Au milieu de cette cacophonie, un nom circule en sous-marin, celui de Christiane Taubira…

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84 - Nouvelle Calédonie, vote pour l’indépendance dimanche - 09 décembre 2021

Invités : Anthony Bellanger, éditorialiste à France Inter, spécialiste des relations internationales Samuel Ribot, correspondant au journal Les Nouvelles Calédoniennes, rédacteur en chef d’ALP Benoit Trépied, anthropologue, chercheur au CNRS, spécialiste de la Nouvelle Calédonie Anne Bourse, grand reporter au service politique Dimanche 12 décembre, doit se tenir le dernier référendum qui déterminera si, oui ou non, la Nouvelle-Calédonie restera un territoire français. À la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? », le « non », l’a emporté à deux reprises, lors des deux première consultations. Néanmoins, la dernière, effectuée en 2020, a été marquée par une poussée des indépendantistes, qui étaient arrivés proches de la majorité. Selon un sondage de l’institut Harris, commandé par le ministère des Outre-mer et relayé par « Le Figaro », en mai 2021, 66% des Français se disaient favorables à l’indépendance de l’archipel. « Ces référendums permanents sont faits pour aboutir, à terme, à une indépendance », analyse Anthony Bellanger. Pour ce dernier vote, les indépendantistes souhaitaient un report de la date, en raison de la crise sanitaire, mais le gouvernement français ayant décidé de maintenir le scrutin, le parti indépendantiste FLNKS a ainsi appelé à la non-participation. « Cela ressemble à un refus d’obstacle. La crise sanitaire a montré l’importance du partenaire français, qui a envoyé du personnel médical et des vaccins. Et la crise des sous-marins a aussi rappelé la dimension très importante du conflit sino-australien dans cette zone », décrypte Samuel Ribot. Cette absence pourrait rendre le vote délégitimé, voire conduire à une impasse. « Le gros problème est d’un point de vue culturel et coutumier, lié au deuil kanak. De plus, la crise sanitaire n’a pas permis d’organiser une campagne de proximité, le moyen que les indépendantistes privilégient en politique. Ils ont donc estimé que la campagne n’était pas équitable », estime Benoit Trépied.

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83 - Scholz - Macron, un nouveau couple franco-allemand - 08 décembre 2021

Invités : Marion Van Renterghem, grand reporter Chloé Ridel, directrice adjointe à l’Institut Rousseau Jean-Baptiste François, journaliste « Europe » à La Croix Paul Maurice, chercheur au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’IFRI Deux mois et demi après les élections législatives en Allemagne, le social-démocrate Olaf Scholz a officiellement été élu chancelier allemand, mercredi 8 décembre, par les députés. Son Parti de centre gauche (SPD) dispose d’une confortable majorité (206 sièges), avec deux nouveaux partenaires de coalition, les Verts (118 sièges) et les libéraux du FDP (92). Cette élection clôt définitivement les 16 années de l’ère Angela Merkel, qui a enchaîné quatre mandats. Néanmoins, Olaf Scholz s’inscrit dans la continuité de la chancelière sortante, pourtant conservatrice. Il en a été son Vice-chancelier ainsi que son ministre des finances. Il ne propose pas de grands bouleversements, mais quelques mesures fortes comme l’augmentation du salaire minimum, à 12 euros brut de l’heure. Sur son compte Twitter, le chef d’Etat français Emmanuel Macron a chaleureusement rendu hommage à Angela Merkel. Une nouvelle ère s’ouvre ainsi dans l’histoire franco-allemande. Quel duo Olaf Scholz formera-t-il avec Emmanuel Macron ? Et pour quelle politique ? Comme le veut la tradition, Olaf Scholz réservera sa première visite au président français Emmanuel Macron, qui devrait le recevoir vendredi 10 décembre. « Il a été ministre des relations franco-allemandes, il connait bien la France. Il a été un des artisans du plan de relance européen, avec Bruno Lemaire, pendant la crise sanitaire. Il est l’homme qui rassure la France », explique Jean-Baptiste François. A l’aube de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, la relation franco-allemande est fondamentale, en particulier face aux enjeux majeurs que traverse aujourd’hui le continent. 

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82 - Covid, tenir jusqu’à Noel ! - 07 décembre 2021

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81 - Valérie Pécresse et les deux Eric, en embuscade - 06 décembre 2021

Invités : Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service politique de l’Os Gilles Bornstein, éditorialiste politique Marie Gariazzo, directrice adjointe du pôle Opinion à l’IFOP Laurent de Boissieu, journaliste politique à La Croix « Mon projet ne sera pas édulcoré. Il peut être enrichi, mais il ne sera pas dénaturé », a déclaré Valérie Pécresse, invitée sur France inter ce lundi 6 décembre 2021. La candidate investie par les militants Les Républicains pour l’élection présidentielle répondait en effet à Éric Ciotti, son concurrent au second tour de la primaire, qui a demandé à ce que ses idées « soient représentées avec force ». Dimanche 5 décembre, devant ses soutiens niçois, Éric Ciotti a annoncé la création de son propre mouvement au sein des Républicains, baptisé « A Droite ! ». « C’est un petit bras de fer de la part d’Éric Ciotti qui veut capitaliser sur son émergence surprise pendant cette primaire, pour savoir quelle place Valérie Pécresse lui laissera », analyse Caroline Michel-Aguirre. Ce premier couac contraste avec l’unité affichée du parti, samedi 4 décembre, lors de l’investiture de Valérie Pécresse. La candidate de droite va devoir séduire les électeurs d’Emmanuel Macron et les électeurs tentés par Éric Zemmour. De son côté, Éric Zemmour a prononcé son premier meeting de campagne au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis). L’ancien éditorialiste appelle Éric Ciotti et ses électeurs à rejoindre son rang. Ce meeting lui a aussi permis de prendre un second souffle dans cette campagne. « Il arrive à prendre un électorat très conservateur, entre le RN et les LR. Il regarde avec gourmandise les 39% d’Éric Ciotti », décrypte Laurent de Boissieu. La question se pose maintenant sur la crédibilité de ses propositions. « Il compense sa faiblesse de fond par son volontarisme. Mais pour le moment, c’est un homme seul », analyse Caroline Michel-Aguirre. 

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80 - E. Ciotti, V. Pécresse, le duel qui rabat les cartes - 03 décembre 2021

Invités : Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences Po Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Qui d’Éric Ciotti ou Valérie Pécresse sera le candidat officiel des Républicains à la prochaine élection présidentielle ? Depuis vendredi 3 décembre 2021, les militants sont invités à voter pour leur favori. Hier, le résultat du premier tour a créé la surprise avec notamment la percée d’Éric Ciotti, qui a comptabilisé 25,59% des votes et l’élimination de Xavier Bertrand, celui que tout le monde qualifiait de favori. « Éric Ciotti a eu la ligne droite, radicale. C’est la ligne qui l’emporte au sein des Républicains. C’est véritablement un choix idéologique », analyse Nathalie Saint-Cricq. Le candidat officiel sera investi samedi 4 décembre à 14 heures. Ce résultat met aussi en lumière la radicalisation de l’électorat LR. « Éric Ciotti avait la ligne la plus claire et la plus détachée des autres. Il incarne aussi la nouveauté », analyse Philippe Moreau-Chevrolet. Cette élection n’a néanmoins pas entraîné l’engouement escompté. Aucun leader ne s’est démarqué et le prétendu favori a chuté. « Xavier Bertrand avait un atout, mais il s’est laissé entraîner vers le bas pour s’adapter au climat insufflé par Éric Zemmour », précise Alexandra Schwartzbrod. Dès l’annonce du résultat, Xavier Bertrand a immédiatement affiché son soutien à Valérie Pécresse. Également soutenue par les deux autres sortants, Michel Barnier et Philippe Juvin, la candidate apparaît désormais comme la grande favorite. Et cette hypothèse inquiète la Macronie… « Un candidat modéré et acceptable pourrait rafler la mise, y compris au premier tour », analyse Philippe Moreau-Chevrolet.

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79 - 5ème vague de Covid, la déferlante ? - 02 décembre 2021

Invités : Vincent Maréchal, professeur de virologie à l’université de la Sorbonne Margot Brunet, journaliste Sciences et Santé à Marianne Dr Agnès Ricard-Hibon, cheffe du SAMU du Val-d’Oise La cinquième vague de l’épidémie ne cesse de gonfler. Près de 50 000 nouvelles contaminations au Covid-19 ont été recensées, mercredi 1er décembre 2021, en France. Le premier cas du variant Omicron a été confirmé en Ile-de-France. « La violence de cette reprise s’explique en particulier par le réservoir de personnes non-vaccinées. En réanimation, on voit surtout des personnes non-vaccinées. Le virus circule toujours et les gestes barrière sont en recul. Enfin, le variant Delta est également très contagieux », analyse Vincent Maréchal. Les enfants de moins de 12 ans, qui ne sont pas encore vaccinés, sont également contaminés. A l’école, les règles sanitaires ont été assouplies. « Le taux d’incidence remonte énormément, parmi les tranches d’âge les plus jeunes », commente Margot Brunet. La question de la vaccination des enfants de moins de 12 ans a été recommandée par la Haute autorité de Santé pour les plus à risque. A l’hôpital, le nombre d’admissions a augmenté de 40% en une semaine. « Ce sont majoritairement des non-vaccinés, aussi bien de jeunes et moins jeunes. Il y a aussi des vaccinés, moins jeunes », affirme Dr Agnès Ricard-Hibon. En Allemagne, les hôpitaux sont submergés. Les patients Covid affluent dans les hôpitaux, ce qui provoque la stupeur dans l’opinion. En Bavière, les hôpitaux sont même contraints d'organiser des transferts de patients. Le futur chancelier Olaf Scholz s’est déclaré personnellement favorable à l’obligation vaccinale pour tous les Allemands d’ici le mois de février. Un revirement spectaculaire puisqu'il s’y opposait jusqu’à présent. Au sein de la classe politique, la majorité des partis semble y être favorable. Une proposition de loi en ce sens devrait être soumise au parlement avant la fin de l’année. Quant à l’opinion, elle semble aussi plutôt favorable puisque, selon les derniers sondages, deux tiers des Allemands y seraient favorables. En France, certains responsables se sont montrés favorables à la vaccination obligatoire comme François Bayrou ou Hervé Morin. A cinq mois du scrutin, cette mesure est pour le moment écartée par le gouvernement. « Il y a encore un noyau dur qui résiste », conclut Vincent Maréchal.

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78 - LR le moment de vérité, Zemmour candidat - 01 décembre 2021

Invités : Nathalie Mauret, journaliste politique au groupe de presse régional Ebra Julien Nény, journaliste politique Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po Eddy Vautrin-Dumaine, directeur d’études au cabinet de conseils Kantar Public France Depuis mercredi 1er décembre, 8 heures, les militants LR peuvent commencer à aller voter pour investir leur candidat officiel à l’élection présidentielle. Mardi 30 novembre, les cinq candidats de la droite se sont affrontés dans un dernier débat télévisé, diffusé sur France 2 et France Inter. Les militants ont jusqu’au jeudi 2 décembre pour élire les deux finalistes.  Le vainqueur sera connu le 4 décembre prochain, à l’issue du grand Congrès. Depuis l’annonce de cette primaire qui ne dit pas son nom, le nombre d’encartés Les Républicains a presque doublé. Ce qui rend l’issue du scrutin très incertaine. « C’est le grand brouillard, analyse Julien Nény. Sur les 60 000 nouveaux adhérents, il est impossible de savoir quel sera le ressort de leur vote et quel sera leur profil ». Seul argument avancé : cela risque de faire baisser l’argument « fidélité ». Le parti traditionnel de la droite peine à faire émerger son leader. L’objectif pour les militants de droite ? « Créer du rassemblement et une nouvelle dynamique, potentiellement capable de parler à tout le monde », décrypte Eddy Vautrin-Dumaine. Ce débat est intervenu quelques heures après l’annonce de la candidature officielle d’Éric Zemmour. Éric Ciotti n’a pas caché sa proximité avec l’ancien éditorialiste, du moins sur le constat. « Il est très proche du noyau dur des LR. Il représente cette droite identitaire, partisante d’une fermeté vis-à-vis de l’immigration. Il a toujours défendu, au sein de son parti, cette aile très droitière. Et il se retrouve avec une position de force dans ce congrès », analyse Nathalie Mauret. Pour annoncer sa candidature, Éric Zemmour a publié un clip qui a suscité de nombreuses réactions. « La vidéo s’inscrit dans le même registre. C’est le monde d’Éric Zemmour tel que lui le pense. Sauf que ce monde n’existe qu’en partie », commente Bruno Cautrès. Pour le moment de nombreux Français ne sont pas séduits. Selon un sondage Ipsos, 70% des Français estiment qu’Éric Zemmour n’a pas l’étoffe d’un président de la République et 71% disent qu’il ne donne pas une belle image de France à l’international. Mais force est de constater que sa vidéo a fait beaucoup parler. Mission réussie pour le désormais candidat. Éric Zemmour doit s’exprimer dimanche 5 décembre prochain, pour son premier meeting, qui se tiendra au Zénith, porte de La Villette, à Paris.

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77 - E. Macron/ B. Johnson, la détestation cordiale - 30 novembre 2021

Invités :  Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes  Florentin Collomp, journaliste au Figaro en charge du suivi des questions européennes  Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale chez France 24 Georgina Wright, directrice du programme Europe à l’institut Montaigne  Les relations entre Londres et Paris sont mises à rude épreuve, que ce soit sur la question des migrants, de la pêche ou du Brexit. Pointé du doigt pour ne pas honorer ses engagements post-Brexit conclus avec Michel Barnier, la Grande-Bretagne semble camper sur ses positions malgré les menaces profanées par le gouvernement français. Comment notre entente jusqu’alors au beau fixe avec le Royaume-Uni s’est-elle dégradée ? Jusqu’où les tensions avec ce territoire d'outre-Manche vont-elles aller ?  Depuis plusieurs mois, la France et la Grande-Bretagne accumulent les sujets de discorde. Tandis que la relation est au plus bas, le ton monte entre Emmanuel Macron et Boris Johnson. Un face à face qui chaque jour se durcit un peu plus. Dernier épisode en date, une lettre du Premier ministre britannique adressée au chef d’État français dans laquelle il demande à la France de reprendre les migrants : « Je propose que nous mettions en place un accord bilatéral de réadmission pour permettre le retour de tous les migrants illégaux qui traversent la Manche » marque de sa plume Boris Johnson. Une lettre rendue publique sur Twitter alors même que le destinataire du courrier n’en ait été informé. En marge de son déplacement en Italie, Emmanuel Macron lui a répondu : « Je suis surpris des méthodes quand elles ne sont pas sérieuses, on ne communique pas sur ces questions-là par tweet […] Nous ne sommes pas des lanceurs d’alerte » a déclaré le Président de la République. La confiance semble définitivement rompue et les hostilités bel et bien lancées alors que Gérald Darmanin a tout bonnement décidé d’annuler la venue de la ministre de l’Intérieur britannique à la réunion prévue dimanche à Calais sur le dossier des migrants.  Volonté de cajoler son électorat, Boris Johnson utilise le sujet de la lutte contre l’immigration comme l’un des arguments de vente majeur du Brexit. 31 500 migrants ont entrepris la traversée de la Manche au grand dam des autorités qui ne parviennent pas à endiguer ce phénomène. France vs Royaume-Uni, qui aura le dernier mot ? Comment se sortir de cette impasse qui ternit sérieusement notre relation avec nos alliées historiques ?

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76 - Omicron va-t-il gâcher Noël ? - 29 novembre 2021

Invités : ·  Pr Philippe Amouyel, épidémiologiste, professeur de santé publique au CHU de Lille ·  Pr Djillali Annane, chef du service réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré à Garches ·  Yasmina Jaafar, présidente de La Ruche Média Productions, journaliste au Franc-Tireur ·  Dr Richard Handschuh, médecin généraliste, membre du syndicat MG France Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Danemark… La propagation du nouveau variant Omicron, identifié pour la première fois en Afrique du sud, progresse à grand pas. À l’aube des fêtes de Noël, de nombreux pays européens renforcent leurs mesures de restrictions sanitaires. Si toutes ses caractéristiques n’ont pas encore été identifiées par les scientifiques, ce variant est classé comme préoccupant par l’OMS. Face à la panique mondiale, les bourses chutent. « Il a un nombre de mutations parmi le plus important des variants que l’on ait connu », analyse Pr Philippe Amouyel. « Il semble être plus transmissible et avoir plus de mutations que le variant Delta et cela pourrait affecter la réponse au vaccin. (…) Mais il va falloir vérifier les analyses ». Face au nouveau variant qui affole la planète, plusieurs pays ont déjà décidé de fermer leurs frontières aux voyageurs en provenance d’Afrique australe mais pas que. Tour à tour, les pays durcissent leurs conditions d’entrée sur leur territoire. Au Royaume-Uni, à partir du mardi 30 novembre, tout passager devra être soumis à un test PCR et devra s’isoler pendant deux jours, dans l’attente du résultat. De son côté, le Maroc a annoncé suspendre les vols commerciaux avec tous les pays pour au moins deux semaines. Enfin, Israël a également fermé ses frontières aux ressortissants étrangers, pour la même durée. En France, la détection du variant n'est plus « qu'une question d'heures », selon le ministre de la Santé, Olivier Véran. Certains appellent à temporairement revenir à la gratuité du test PCR, pour détecter plus rapidement les cas et donc plus rapidement les isoler. 

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75 - Ruée sur la 3ème dose ! - 26 novembre 2021

Invités :  Guillaume Daret, grand reporter au service politique de France Télévisions Marie-Laure Alby, médecin généraliste à Paris  Agnès Ricard-Hibon, membre de la société française de médecine d’urgence, cheffe du service SAMU 95 dans le Val d’Oise  Sandra Hoibian, directrice du pôle société du CREDOC  Alors que la 5ème vague a largement pénétré le sol français à l’instar de ses voisins frontaliers, la ruée vers la 3ème dose semble déjà amorcée. La plateforme Doctolib annonce une flambée de rendez-vous qui se chiffre à plus d’un million depuis les annonces du gouvernement. Le rappel vaccinal va conditionner le passe sanitaire et dresser le bilan de la pandémie en route pour 2022.  Le gouvernement serre la vis et table sur le durcissement du passe sanitaire pour inciter les citoyens à se faire vacciner. Fini les limites d’âge, dès ce week-end, « tous les Français de plus de 18 ans auront le droit à une dose de rappel 5 mois après leur dernière injection », déclare Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé. Au-delà de 7 mois écoulés entre les doses de rappel, le passe sanitaire sera désactivé. Ces nouvelles règles ont-elles été bien comprises par les Français ? Pour éviter de louper le coche, le gouvernement a prévu une notification sur l’application #TousAntiCovid, activée quelques jours avant l’arrêt de validité du passé sanitaire.  Avec 6 millions d’adultes non vaccinés et 9 millions d’enfants non concernés par la prise en charge vaccinale, l’école est un terrain neutre, écarté du discours du politique. Alors que 8 500 classes sont fermées pour cause de Covid, le gouvernement modifie le protocole sanitaire. À partir de lundi prochain, si un élève contracte le virus, l’ensemble de la classe sera testé. Les élèves positives devront rester confinés chez eux une semaine tandis que les autres resteront en classe. Avant d’être généralisée, cette nouvelle marche à suivre a été expérimentée dans 10 départements. Dans le Rhône, selon le rectorat, 67 fermetures de classes ont été évitées la semaine dernière grâce à cette stratégie. Pour les parents, l’isolement individuel semble être la bonne solution pour honorer leurs obligations professionnelles, le télétravail n’étant pas encore à l’ordre du jour. En pratique, le protocole présente déjà certaines limites : quelques laboratoires sont débordés et ne peuvent répondre favorablement à la demande des établissements. Autre faille soulevée par les syndicats : le temps d’incubation de la maladie ne serait pas pris en compte.  Assouplissement des règles sanitaires à l’école, laboratoires et hôpitaux saturés, comment enrayer la 5ème vague en marche ?

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74 - Nicolas Hulot, accusation de viol et politique - 25 novembre 2021

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73 - Guadeloupe, Martinique, les raisons de la colère - 24 novembre 2021

Invités : Claudy Siar, journaliste à RFI Célia Cléry, rédactrice en chef adjointe de la radio Outre-mer la 1ere David Delos, journaliste Economie Aux Antilles, la situation est explosive. La mobilisation contre l’obligation de la vaccination pour le personnel soignant s’est transformée en véritable mouvement de contestation sociale. Vaccination mais aussi coût de la vie et accès à l'eau potable… La crise sanitaire vire à une crise sociale. En marge du mouvement, la violence sévit entraînant de véritables émeutes. Face à la situation explosive, le gouvernement a déployé les troupes du RAID et du GIGN. À Fort-de-France, des policiers ont été visés par des tirs à balles réelles. La Justice a ouvert une enquête pour tentative de meurtre. Dans les rues de Pointe-à-Pitre, malgré une nuit plus calme, le dispositif policier est toujours aussi important. « Les Antilles sont gangrenées par la pauvreté. Il faut néanmoins condamner l’utilisation des armes pour exprimer une colère légitime », estime Claudy Siar. Aux Antilles, seuls 42% de la population est vaccinée. « Il y a une défiance vis-à-vis de la parole officielle, mais aussi vis-à-vis des médias, en particulier de la jeunesse », décrypte Célia Cléry. Autre point de crispation ? La vie chère. En Guadeloupe, les prix sont 16,2% plus élevés qu’en métropole, selon l’INSEE. « Il faut vraiment prendre conscience que là-bas tout est plus cher. Il faut tout acheminer, il n’y a pas de blé. Les frais de transports coûtent cher. De la production à l’acheminement, chaque intermédiaire prend sa marge. Cela crée un effet ciseaux avec la pauvreté », commente David Delos. Et cette situation économique de ces territoires s’explique aussi par des résidus historiques. « Ce passé ne passe pas. Il y a encore la lourdeur du passé », analyse Claudy Siar. Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu a affirmé qu’il se rendrait sur place, mais n’a pas annoncé de date. Le dernier membre du gouvernement à s’être rendu aux Antilles, c’était Bernard Cazeneuve, en 2016. « En termes de message, c’est terrible. On envoie les camions alors que celui qui est en charge de cette région reste à Paris », décrypte David Delos. La population, elle, vit cela avec désolation. « Une majorité d’Antillais comprend cette colère légitime, pour qu’enfin, la France respecte ces populations-là », conclut Claudy Siar.

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72 - Chasse, pêche… et élections ! - 23 novembre 2021

Invités : Frédéric Denhez, journaliste spécialiste des questions environnementales Marc Giraud, naturaliste, porte-parole de l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe de presse régionale Ebra Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique À six mois du scrutin présidentiel, la chasse s’invite dans les sujets majeurs dans les débats. Dans son programme de campagne, le candidat écologique, Yannick Jadot, veut interdire la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires. Du côté des chasseurs, on dénonce une vision parisienne de la campagne et de la ruralité. Samedi 20 novembre, un chasseur a été grièvement blessé par un ours dans l’Ariège. Cette affaire relance, la question sans fin, de la cohabitation entre l’Homme et l’animal. « La majorité des Pyrénéens sont pour la présence de l’ours. Le problème, c’est plutôt la présence des chasseurs », estime Marc Giraud. Ce sujet met en lumière un conflit latent entre la France des villes et la France rurale. « La lutte entre Paris et la province est un cliché. Tout ne vient pas d’en haut aujourd’hui. Les choses sont cogérées », décrypte Nathalie Mauret. Sur le terrain politique, les partis sont divisés. « Il y a très peu d’homogénéité entre les partis concernant cette question », analyse Alix Bouilhaguet. Faut-il interdire la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires ? Selon un sondage Ifop pour le JDD, paru le 4 novembre dernier, 69% des Français y sont favorables. « Avec cette proposition, qui a été très entendue, Yannick Jadot se singularise », analyse Nathalie Mauret. En France, ils sont plus d’un million à pratiquer la chasse. C’est le troisième sport le plus pratiqué dans l’Hexagone, derrière le football et la pêche. L’aspect symbolique est très fort. « La chasse est liée à la Révolution, à l’abolition des privilèges, adossée au droit de propriété. C’est ancré dans notre psyché et les chasseurs s’en sont emparé », commente Frédéric Denhrez. Cependant, certaines pratiques choquent, en particulier la chasse à courre. Et les clichés, de part et d’autres participent à la cristallisation des débats. Une des raisons pour laquelle la classe politique peine à se positionner, tiraillée, entre la tentation de courtiser cette manne électorale, et, en même temps, avoir une approche plus humaine sur la défense des animaux. De surcroît, l’adhésion à la chasse est en train de changer avec la modification démographique et l’arrivée des nouveaux ruraux, qui ne veulent plus chasser. 

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71 - Chine, une championne de tennis en liberté surveillée - 22 novembre 2021

Invités : Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour Recherche Stratégique (FRS) Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS Éric Chol, directeur de la rédaction de l’Express, spécialiste de la Chine Disparue depuis le 2 novembre dernier, suite à ses accusations de viols contre un ancien haut dignitaire du régime chinois, la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai est réapparue à travers deux vidéos publiées les 20 et 21 novembre 2021par les médias de l’État chinois. On peut la voir notamment lors d’un dîner samedi soir et lors d’un tournoi de tennis junior dimanche. Cette apparition fait suite à une mobilisation internationale de grande ampleur, notamment du monde du tennis, mais aussi de sportifs du monde entier. Néanmoins, ces images sont une preuve de vie, pas de liberté et n’ont pas suffi à rassurer le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui a appelé le gouvernement chinois à plus de clarté, faute de quoi il pourrait y avoir des conséquences diplomatiques. « Si le gouvernement chinois veut faire la clarté, il faut permettre à madame Peng Shuai de parler », a-t-il déclaré sur le plateau du Grand Jury. Lundi 22 novembre dans l’après-midi, la sportive s'est entretenue avec le président du Comité international olympique. Elle aurait expliqué qu’elle se porte bien, qu’elle est chez elle à Pékin. « Le cas de Peng Shuai n’est pas du tout isolé. Le régime chinois ne respecte aucune règle de droit, il n’y a pas de système judiciaire indépendant. Lorsque quelqu’un gêne, il disparaît pendant quelques mois, le temps de prendre des meilleures dispositions vis-à-vis du régime », commente Valérie Niquet.  Depuis la pandémie du Covid-19, il semblerait que le régime chinois se durcisse. Ainsi de nombreux blogueurs et acteurs ont disparu et ne sont plus jamais réapparus. Néanmoins, le cas de Peng Shuai a considérablement porté atteinte à l'image internationale des dirigeants chinois. « Ils ne s’attendaient pas à ce qu’il y ait autant de réactions. On a vu réagir l’ensemble de la communauté tennistique, les chancelleries, la Maison Blanche, le Quai d’Orsay… », analyse Éric Chol. Certains ont même appelé au boycott des Jeux Olympiques d’hiver, prévus en février prochain à Pékin, ce qui pourrait-être plus embarrassant pour la diplomatie chinoise…

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70 - Covid, situation « hautement dramatique » en Allemagne - 19 novembre 202&

Invités :  Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes de France  Anne Bourse, grand reporter à France Télévisions  Cécile Thibert, journaliste au service sciences et médecine du Figaro Bertrand Guidet, professeur et membre de l’académie nationale de Médecine   Après le départ difficile d’Angela Merkel, l’Allemagne se retrouve à nouveau dans la tourmente avec une situation épidémique « hautement dramatique » selon l’ancienne chancelière. Tandis que l’épidémie de Covid-19 progresse partout en Europe devenue l’épicentre du virus, la France, Emmanuel Macron se refuse de confiner les non-vaccinés. L’hiver sonne-t-il une reprise épidémique en grande pompe avec l’arrivée d’une 5ème vague massive ?  Avec 65 000 cas covid recensés en Allemagne en l’espace de 24 heures, Angela Merkel tire la sonnette d’alarme quant à la reprise épidémique dans le pays. Pour la première fois en Bavière, un hôpital se retrouve submergé, l’obligeant même à transférer ses malades dans un établissement en Italie. A quelques jours de son départ du pouvoir, la chancelière annonce des restrictions drastiques pour les non-vaccinés, forcée de constater que l’Allemagne n’avait jamais été aussi durement touchée depuis le début de l’épidémie. Les non-vaccinés non d’ors et déjà plus accès aux espaces publics comme les restaurants où les salles de concert, et ce, même en présentant un test négatif à l’entrée des établissements. La vaccination devient obligatoire pour les soignants bien que ces mesures arrivent trop tard pour éviter la saturation des hôpitaux.  Choisir les patients qui pourront-être intubés ? Une situation inédite que l’Allemagne n’avait pas anticipée jusqu’alors. Une grande première pour ce pays de l’Union européenne qui délivre des images préoccupantes face aux hôpitaux saturés. Si la situation continue d’empirer, les autorités préviennent qu’elles n’excluent pas de nouvelles restrictions qui pourraient cette fois concerner tout le monde, y compris les vaccinés.  En France, alors que la situation épidémique progresse doucement mais sûrement, l’on exclut pas une campagne de vaccination pour les enfants ainsi qu’une généralisation de la 3ème dose. Doit-on faire vacciner les enfants à l’instar  des États-Unis et d'Israël ? La question se pose sérieusement pour espérer enrayer l’épidémie avec succès.

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69 - Harcèlement scolaire et réseaux sociaux, le fléau

Invités : Eric Verdier, psychologue communautaire Justine Atlan, directrice d’e-Enfance, association de protection de l’enfance sur Internet Véronique Reille-Soult, président de BackBone Consulting, spécialiste des réseaux sociaux Denis Peiron, journaliste à La Croix, spécialiste de l’éducation Le harcèlement scolaire qui se perpétue aussi sur les réseaux sociaux, continue de sévir, allant même jusqu’à provoquer le suicide de certains jeunes. À Marseille, Marie, une jeune fille de 15 ans, s’est donné la mort suite au harcèlement à l’école. En cause ? Un acharnement dirigé par un groupe d’adolescents contre elle, à l’école, mais aussi prolongé à la maison, via Snapchat, Tiktok ou Instagram. Malgré le fait qu’ils soient avertis, les parents se sentent souvent démunis face à une telle situation. Y a-t-il des signaux faibles à détecter en amont ? « Ils sont parfois masqués par les enfants eux-mêmes. Tout signe qui indique un changement de comportement et n’est pas expliqué devrait pouvoir alerter sur le fait qu’il se passe quelque chose. Cela n’interpelle pas uniquement les parents, mais de tout un collectif », analyse Éric Verdier, psychologue communautaire. En France, un enfant sur dix est harcelé à l’école, selon les chiffres officiels de l’Éducation nationale. « C’est un phénomène massif », commente Justine Atlan, directrice d’e-Enfance, association de protection de l’enfance sur Internet. « Avec les réseaux sociaux, il n’y a pas plus de victimes, mais plus d’auteurs. Cela embarque beaucoup plus de personnes car les réseaux désinhibent ». Liker, c’est déjà harceler, participer à une action malveillante. Le harcèlement sur les réseaux sociaux est aussi encouragé par une certaine impunité à l’égard des auteurs. « Cela ne s’arrête jamais. Avec les réseaux sociaux, il n’y a plus de répit. Le but est d’humilier », analyse Véronique Reille-Soult, président de BackBone Consulting, spécialiste des réseaux sociaux. Que faire en tant que parent ? Ils doivent souvent faire face à un sentiment d’impuissance. Malgré une prise de conscience ces dernières années, les drames liés au harcèlement existent encore. Depuis le début de l’année 2021, 19 jeunes se sont suicidés après avoir été victime de harcèlement. « La caisse de résonance est de plus en plus jeune, à cause des réseaux sociaux, et il y a aussi un manque de formation de la part du personnel éducatif », analyse Denis Peiron, journaliste à La Croix, spécialiste de l’éducation.

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68 - Croissance, emploi, bourse… une euphorie passagère ? - 17 novembre 2021

Invités : Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS Etienne Lefebvre, rédacteur en chef au journal Les Échos Thierry Fabre, rédacteur en chef au magazine Challenges Au salon de l’aéronautique de Dubaï, Airbus multiplie les commandes. En deux jours, le constructeur a enregistré 366 commandes. À Toulouse, siège de l’entreprise, c’est un soulagement. Une reprise éclair pour le moins inattendue dans la filière la plus touchée par la crise sanitaire. « L’aéronautique a été extrêmement soutenue », commente Thierry Fabre, rédacteur en chef au journal Les Échos. En Europe, la France a su tirer son épingle du jeu, notamment grâce à la politique du « quoi qu’il en coûte », appliquée par le gouvernement, qui semble avoir porté ses fruits. « Le gouvernement a accompagné Airbus dans la difficulté, il a mis beaucoup d’argent sur la table et ça a payé », décrypte Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS. Néanmoins, ce secteur comme beaucoup d’autres - restauration, saisonniers de station de ski, tourisme - est confronté à une pénurie de main d’œuvre. Pour pallier à cette pénurie, certains plaident pour augmenter les salaires. Mais cette hausse des salaires pourrait entraîner une hausse des prix de la consommation. « Un certain nombre de gens se sont posés des questions existentielles entre l’intérêt du travail et la rémunération, et cela a entraîné des démissions massives », commente Elie Cohen. « L’ampleur de ce mouvement ? Personne ne la connaît véritablement », précise-t-il.  Face à la reprise économique, l’inflation sévit aux États-Unis. Les prix de la consommation et de l’énergie augmentent massivement. Cette envolée s’explique en particulier par la pandémie qui a bouleversé les chaînes d’approvisionnement. Ce phénomène touchera-t-il la France ? « On en reste très loin. On table sur une inflation assez élevée dans l’année qui vient entre 2 % et 3 %. En revanche sur l’alimentaire, on pourrait voir des hausses plus significatives », commente Etienne Lefebvre, rédacteur en chef au magazine Challenges.

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67 - Biélorussie, migrants… Quelle réponse européenne ? - 16 novembre 2021

Invités : Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale à France 24 Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférence à Sciences Po Anne Nivat, grand reporter, spécialiste de la Russie Lundi 15 novembre 2021, les 27 membres de l’Union européenne se sont réunis à Bruxelles pour décider des nouvelles sanctions contre le régime biélorusse d’Alexandre Loukachenko, accusé d’orchestrer un trafic de migrants à sa frontière avec la Pologne. Dans la foulée, le chef d’État biélorusse s’est dit favorable au rapatriement de ces milliers de migrants actuellement bloqués. « C’est une instrumentalisation à outrance. Elle est à double usage. Il s’agit de jouer le défenseur du sol national et de diviser les Européens », analyse Frédéric Encel. Comment les Polonais voient l’arrivée de ces migrants à la frontière ? La Pologne a annoncé, lundi 15 novembre, la construction d’un mur pour protéger sa frontière. Elle a également sollicité l’OTAN. « Cette crise nous permet de vous rendre compte, une fois de plus, qu’au sein des 27 nous n’avons pas du tout les mêmes valeurs », commente Anne Nivat. Ainsi, comment l’Europe peut-elle faire face à une telle crise ? « Le régime polonais ne respecte en réalité plus rien de l’esprit de l’Union européenne », estime Frédéric Encel. La question migratoire pose avant tout la question de l’unité de l’Europe dans sa globalité. Elle en est aussi le tendon d’Achille car elle montre le point de vue des uns et des autres. « Si nous n’arrivons pas à avoir un élan commun, l’Europe se retrouvera de plus en plus faible », a alerté Armelle Charrier. À six mois du scrutin, ces images choc des migrants s’invitent pleinement dans le débat de la campagne présidentielle.