Podcast| L'info s'éclaire | Sybel

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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des analyses de la rédaction. Ce débat, réalisé en direct su...voir plus

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100 - Matignon : un gouvernement sous le sapin - L'info s'éclaire du vendredi 20 décembre 2024

<p>Nos invités : </p><p>- Emilie Zapalski, communicante politique </p><p>- Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique Opinion d'Ipsos </p><p>- Serge Cimino, journaliste au service politique de <a href="http://franceinfo.TV" rel="nofollow">franceinfo.TV</a></p><p>- Valérie Lecasble, éditorialiste politique chez <a href="http://Lejournal.info" rel="nofollow">Lejournal.info</a></p><p> </p><p>François Bayrou a promis de dévoiler son nouveau gouvernement avant noël, quelle sera la composition de ce dernier ? Selon Valérie Lecasble, "les socialistes ne participeront pas" mais on pourrait voir des forces centrales ainsi que des républicains. Un avis partagé par Serge Cimino, les socialistes ne devraient vraisemblablement pas participer à ce nouveau gouvernement "sauf aventure individuelle". Pour Stéphane Zumsteeg, ce qui frappe "c'est le ton employé par le Premier ministre" qui a posé un "ultimatum" aux partis, un ton qui explique en partie la crispation du parti socialiste. Une semaine après, nous voilà revenu "au point de départ" et on se dirige vers "un gouvernement Barnier bis" ce qui est assez décevant. Pour Emilie Zapalski c'est la "chronique d'un échec annoncé", le discours de l'homme politique n'a pas convaincu. Le Premier ministre semble avoir tenté de "gagner du temps" mais est resté très flou et n'a pas donné les gages attendus notamment par la Gauche. Comment expliquer la situation actuelle ? Pourquoi la fenêtre d'ouverture semble-t-elle s'être refermée ? "Pour moi la faute intrinsèque initiale historique c'est celle d'Emmanuel Macron" affirme Valérie Lecasble qui ajoute "qu'il fallait qu'il nomme un Premier ministre de Gauche" comme "Bernard Cazeneuve". Au-delà des personnes, "sur la volonté qu'aurait pu avoir le président de la République" de nommer une personnalité de Gauche comme Bernard Cazeneuve, il ne l'a pas fait car "il ne veut pas de cette politique là" affirme Serge Cimino. </p>

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100 - Procès Mazan : un tournant pour la société 

Nos invitées : Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société à franceinfo TVMe Isabelle Steyer, avocate spécialisée en droit pénal et en droit de la famille Aurore Malet-Karas, docteur en neuroscience et sexologue Noémie de Lattre, comédienne, autrice et metteuse en scèneTrois mois après son début, le procès très médiatisé de l'affaire Mazan prend fin ce vendredi 19 décembre 2024. Une affaire hors-norme qui a bousculé les Français, mettant en cause Dominique Pelicot pour avoir drogué sa femme Giselle et l'avoir fait violer par plus de quatre-vingt hommes pendant une décennie. Sept ans après la vague #MeToo, cette affaire criminelle relance les débats sur le viol et la soumission chimique. Les auditions montrent aussi la solidarité entre les accusés, qui, pour la plupart d'entre eux, refusent de reconnaître les faits face aux preuves qui les accablent, et ne veulent pas qualifier de « viol » leurs actions envers la victime, pourtant inconsciente pendant les relations sexuelles. À quel point l'affaire Mazan prouve un manque encore cruel d'éducation au consentement chez les hommes? À quel point révèle-t-elle qu'il n'y a pas de profil type de violeur ? À quoi les accusés vont-ils être condamnés ? Quelle sera l'issue de ce procès pour le reste de la société et les débats féministes, en France et dans le monde ? Comment Giselle Pelicot pourra-t-elle se reconstruire après la trahison de son ancien mari et la médiatisation de son procès ? Nos invitées en débattent sur le plateau de l'Info s'éclaire. 

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100 - François Bayrou déjà sous pression - L'info s'éclaire du mercredi 18 décembre 2024

Nos invités : - Valérie Gas, Cheffe du service politique de RFI - Richard Werly, Journaliste, correspondant France/Europe pour Blick.fr- Frédéric Micheau, Directeur général adjoint d'Opinion way - Nicolas Barré, Ancien directeur éditorial du journal Les Echos  François Bayrou est sous le feu des critiques depuis son déplacement à Pau ce lundi 16 décembre 2024. De retour à l'Assemblée après douze années d'absence, il a répondu aux questions des députés ce mardi 17 décembre et a dû s'expliquer sur son choix d'avoir présidé le Conseil municipal de Pau. Un baptême du feu plutôt compliqué pour le Premier ministre « c'était un moment difficile » commente Valérie Gas. L'homme politique a tenu à affirmer une position tournée vers la province qui n'a pas porté ses fruits. Pour Richard Werly, « dans un autre pays on aurait compris qu'il ne se rende pas sur place », ce qui est plus inquiétant c'est que « dans ses déclarations il n'est pas affirmatif ». C'est « ce flottement-là qui pose question », était-il préparé à faire ce travail de Premier ministre ? Est ce que les Français sont choqués par sa présence au conseil municipal ? « Le sentiment général c'est une vraie difficulté dans la prise de fonction (...) comme si François Bayrou était resté un peu dans l'ancien monde » déclare Frédéric Micheau. Lorsqu'on est Premier ministre « on est soumis à l'urgence de l'événement, ce sont les événements qui doivent dicter votre conduite », si on perçoit la volonté de communiquer de l'homme politique sur son attachement local, cette stratégie est entrée « en contradiction flagrante avec une situation politique dramatique ». Ce qui est surprenant, c'est la « maladresse » venant de la part de quelqu'un qui a l'habitude de la vie politique, ajoute Nicolas Barré. Ce début de mandat sera-t-il sanctionné par les Français ? Quel gouvernement est à même de proposer François Bayrou ? Qui seront les « poids lourds » qui rejoindront son gouvernement ? On en débat avec nos invités. 

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100 - François Bayrou à Matignon : 4 jours et une polémique 

 Nos invités : - Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique à France télévisions - Jean-Michel Salvator, Chroniqueur à L'Opinion- Laurent De Boissieu, journaliste politique à La croix - Gael Sliman, Président et cofondateur de l'institut Odoxa  Que faisait François Bayrou à Pau ce lundi 16 décembre 2024 alors que la France entière pleure les malheurs de Mayotte ? Le Premier ministre était en déplacement pour présider un Conseil municipal et n'était donc pas présent physiquement à la réunion du centre interministériel sur la crise de Mayotte, suscitant ainsi de vives critiques y compris dans son propre camp. La polémique est-elle justifiée ? Pour Nathalie Saint-Cricq, il y a manifestement « une erreur de communication » car les réunions en pc de crises ne changent pas les choses. « Le chef de l'Etat va à Mayotte » et c'est un signal important. Ce qui interpelle c'est qu'en allant à Pau « on a quand même l'impression qu'il essaie de ménager ses intérêts particuliers », « c'est une faute psychologique » explique Jean-Michel Salvator. Ce déplacement est problématique sur le plan « symbolique » ajoute Laurent De Boissieu. Pourtant, cet ancrage territorial n'est-il pas la marque de fabrique de François Bayrou ? Selon un sondage Odoxa « 69% [des Français] sont d’accord avec les critiques de François Bayrou sur le parisianisme et les ruptures de ces élites avec la base » pour autant, nos concitoyens ne songeaient pas à l’homme politique pour remplir le rôle de Premier ministre. « On part très mal et après quelques jours de nomination à Matignon, la première erreur de communication fait très mal » ajoute Gael Sliman.

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100 - Matignon, E. Macron prépare-t-il une surprise ? - L'info s'éclaire du jeudi 12 décembre 2024

<p>Matignon, E. Macron prépare-t-il une surprise ? </p><p> </p><p>Nos invités : </p><p>- Tâm Tran Huy, directrice adjointe de Public Sénat</p><p>- Mathieu Souquière, essayiste, expert associé à la fondation Jean Jaurès</p><p>- Jean Garrigues, historien, président de la commission internationale d'histoire des assemblées </p><p>- Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d'IPSOS</p><p> </p><p>La nomination du prochain Premier ministre avait été annoncée pour jeudi 12 décembre 2024 par Emmanuel Macron. Alors que ce dernier est en déplacement en Pologne, l'Élysée devrait annoncer le nom du prochain locataire de Matignon dans la soirée. "Hier, [ mercredi 11 décembre 2024 ndlr] Emmanuel Macron aurait eu un entretien avec certains sénateurs" durant lequel il aurait "évoqué quatre noms qui lui trottaient dans la tête" annonce Tâm Tran Huy. Parmi les patronymes qui circulent, on entend parler de François Bayrou, Sébastien Lecornu ou encore Bernard Cazeneuve, pour autant aucun ne semblerait satisfaire les différents partis. Que pensent les Français de cette situation ? "Depuis quelques mois la séquence politique quotidiennement réalimentée peut finir par saturer dans l'opinion" affirme Mathieu Souquière. Pour cela, le président de la République souhaite aller plus vite pour nommer le prochain Premier ministre. C'est à son retour de Varsovie qu'il devrait dévoiler son choix, témoignant sa volonté de rester le "maître des horloges".</p><p> Une situation paradoxale pour Jean Garrigues, avec "un président extrêmement affaibli, rejeté par une grande partie des Français, par une grande partie de la classe politique et qui se retrouve dans cette situation en position de choisir". "Dans cette tripartition de l'Assemblée, on ne peut plus se comporter comme on se comporte traditionnellement sous la Vème République" ce qui explique qu'on soit dans "l'hésitation permanente, un manque d'innovation, de créativité, de sens de l'intérêt collectif" qui "écœure" les Français. </p><p>Une expression revient régulièrement ces derniers jours, celle d'un "pacte de non censure", au-delà de la nomination d'un nouveau Premier ministre "il ne s'agit pas de travailler ensemble, il s'agit d'une certaine neutralité" explique Stéphane Zumsteeg. Il ajoute, "sur le principe tout ça a l'air d'une bonne idée, mais dans les faits comment imaginer (...) qu'un groupe ne voit pas au bout de quelques semaines (...) son intérêt électoral de censurer ?". On en débat avec nos invités.</p>

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100 - Matignon, une nomination imminente ? - L'info s'éclaire du mercredi 11 décembre 2024

<p>Nos invités : </p><p>- Alix Bouilhaguet, éditorialiste à <a href="http://Franceinfo.tv" rel="nofollow">Franceinfo.tv</a></p><p>- Jean-Michel Salvator, chroniqueur au journal L'Opinion </p><p>- Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien <a href="http://LeJournal.info" rel="nofollow">LeJournal.info</a> </p><p>- Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d'IPSOS </p><p> </p><p>Emmanuel Macron a annoncé la nomination d'un nouveau Premier ministre d'ici jeudi 12 décembre 2024. L'objectif de cette nomination est clair, ne plus dépendre du Rassemblement national en associant le Parti socialiste au nouveau gouvernement. Cette promesse de nomination sera-t-elle tenue dans les délais annoncés ? Pour Alix Bouilhaguet, les consultations qui ont eu lieu avec les forces politiques ont permis de « prendre le pouls des équilibres ». Le président devrait tenter de désolidariser le Parti socialiste de La France insoumise afin de « parvenir à une certaine neutralité du Parti socialiste en échanges de certaines concessions » déclare Jean-Michel Salvator. En effet, « ce qui divise le plus en ce moment le Parti socialiste et LFI c'est une stratégie politique à l'opposé, c'est à dire que Mélenchon cherche à faire tomber les gouvernements pour acculer le chef de l'Etat à la démission parce qu'il veut sa présidentielle anticipée le plus rapidement possible » tandis que la Gauche n'est pas prête à une telle situation, explique Valérie Lecasble. Les Français ont il besoin d’une nomination rapide ? Une chose est sure, les Français « ne veulent pas de l’épisode auquel on a assisté au début de l’été (…) 51 jours pour trouver un Premier ministre » mais le président doit « aller vite » affirme Stéphane Zumsteeg. Quant à l’éventuelle démission du président de la République, « ce n’est pas un sujet » et quelque chose que les Français attendent, même si le président affiche une « impopularité record ». Si le nom de François Bayrou circule, il ne semble pas faire l’unanimité. Qui sera finalement nommé à Matignon ? On en débat avec nos invités.</p>

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100 - Matignon, un Premier ministre de Gauche ? - L'info s'éclaire du mardi 10 décembre 2024

<p>Nos invités : </p><p>- Elsa Aurange, journaliste politique au Bulletin Quotidien</p><p>- Gael Sliman, président et co-fondateur de l'Institut Odoxa </p><p>- Gilles Bornstein, éditorialiste politique franceinfo TV</p><p>- Loup Besmond de Senneville, rédacteur en chef adjoint de La Croix</p><p><br></p>

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100 - Recherche Premier ministre désespérément 

Nos invités : Jeff Wittenberg, journaliste au service politique de France Télévisions Émilie Zapalski, communicante politique Nicolas Barré, directeur de la rédaction de Politico FranceStéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d'Ipsos  L'onde de choc est énorme. De la dissolution de l'Assemblée nationale à la démission de Michel Barnier, tout est à recommencer. Trois mois à peine après son arrivée à Matignon, le Premier ministre est contraint de poser sa démission suite la motion de censure votée à l'Assemblée nationale par les députés du Nouveau Front populaire et du Rassemblement national. Le président de la République n'a toujours pas nommé son successeur. Lucie Castets, Bernard Cazeneuve, Thierry Breton, Jean-Noël Barrot, Bruno Retailleau, Sébastien Lecornu sont les personnalités les plus pressenties pour remplacer Michel Barnier… À moins que le Président décide de surprendre une fois de plus les Français ? Emmanuel Macron va-t-il respecter les votes des électeurs et gouverner avec la coalition de gauche, majoritaire dans l'hémicycle ? Ou va-t-il tenter de court-circuiter la France Insoumise une seconde fois en préférant s'allier avec des représentants du centre-droit comme François Bayrou ? Ce qui est sûr, c'est que la situation politique est plus instable que jamais depuis la dissolution de l'Assemblée en juillet 2024 et que la position du Président n'est pas claire. Quelles seront les conséquences pour les Français alors qu'un budget n'a toujours pas été établi ? À quoi ressemblera le prochain gouvernement d'Emmanuel Macron ? Quelles sont les solutions qui restent à celui qui refuse de quitter son poste à la tête de l'État ? Nos experts en débattent sur le plateau de l'Info s'éclaire. 

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100 - Urgence Matignon... Macron sous pression 

Nos invités : - Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info- Richard Werly, journaliste correspondant en France/Europe pour Blick.fr - Benjamin Morel, politologue, maitre de conférence en droit public à l'université Paris II Panthéon Assas- Antoine Comte, éditorialiste politique à Franceinfo.tv Qui peut remplacer Michel Barnier à Matignon ? Le chef de l'Etat promet une réponse rapide, il s'exprimera ce jeudi 5 décembre à 20h dans une allocution très attendue. La motion de censure a été adoptée malgré les avertissements du Premier ministre sur le budget. Valérie Lecasble évoque la violence de cette journée avec les discours de Marine Le Pen, Mathilde Panot ou encore la présence d'un Jean-Luc Mélenchon qui n'est pas député à l'Assemblée. Désormais, place à l'inquiétude pour une France « en situation d'extrême fragilité » en témoigne le visage « déconfit de Michel Barnier ». « La classe politique devrait se poser des questions » car les Français ne souhaitent pas le chaos déclare Richard Werly. Emmanuel Macron qui ne voulait pas croire au vote de cette motion devra désormais nommer un nouveau Premier Ministre. Dans le même temps, des voix s'élèvent pour demander la démission du président de la République à l'instar de Mathilde Panot ou Jean-François Copé. La censure d'hier était-elle la première d'une série ? La France est-elle devenue ingouvernable ? Pour Benjamin Morel, la France est « en partie ingouvernable », « la situation de blocage de la fin de la IVème on la retrouve en pire ». On avait « un gouvernement qui tenait grâce à son adversaire politique » cela ne pouvait pas être stable. Pour autant, on peut avoir des points de stabilité car Marine Le Pen n'a pas forcément intérêt à « être le facteur de chaos » si elle est dans une stratégie présidentielle. 

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100 - M. Barnier, la sentence... et après ? 

Nos invités : - Jean-Michel Salvatore, chroniqueur à l'Opinion - Hadrien Brachet, journaliste politique pour Le Point, contributeur à la fondation Jean Jaurès- Laure Salvaing, directrice générale de Verian France - Léonard Zerbib, avocat, chargé d'enseignement en droit constitutionnel à l'université Paris I Panthéon Sorbonne Ce mercredi 4 décembre se tient le vote de la censure, le sort de Michel Barnier sera scellé à partir de 16h. Les députés vont-ils faire chuter le gouvernement ? Le locataire de Matignon devra-t-il quitter son poste ou a-t-il réussi à convaincre les députés ? Malgré une allocution combative, « il sait très bien que c'est fichu, sauf miracle » explique Jean-Michel Salvatore. Le Premier ministre a tenté de montrer qu'il a essayé « jusqu'au bout » bien qu'il ait été victime d'une forme de « naïveté » et de son « propre camp » qui ne l'a pas aidé à solidifier son bloc ajoute Hadrien Brachet. Comment interpréter la décision de Marine Le Pen ? Pour Laure Salvaing, si Marine Le Pen semblait avoir élargi « son socle de soutien » avec le rattachement de sympathisants de Droite, on a le sentiment qu'elle se recentre désormais sur « le noyau dur de son électorat » afin de le rassurer. Auprès de son électorat, le RN a perdu des points car elle semblait moins incarner une figure d'opposition. A Gauche, les députés pourraient permettre à Michel Barnier de rester en place, en effet, il lui manque 45 députés pour se maintenir. Pour autant, les socialistes semblent divisés sur cette question. En effet, si Stéphane Le Foll appelait à ne pas voter la censure, Boris Vallaud lui semble déterminé à le faire en vue de reconquérir le pouvoir. La vraie cible de cette séquence n'est-elle pas en réalité Emmanuel Macron ? « On est quand même dans une logique (...) où on conteste de plus en plus la légitimité du président à se maintenir » avec des « appels à la démission qui viennent de gens raisonnables » explique Jean-Michel Salvatore. 

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100 - Michel Barnier, la chute et l'inconnu - L'info s'éclaire du mardi 3 décembre 2024

<p>Nos invités : </p><p>- Tâm Tran Huy, directrice adjointe de Public Sénat, présentatrice de l'émission « Questions au gouvernement »</p><p>- Blanche Leridon, directrice éditoriale de l'institut Montaigne, spécialiste des questions démocratiques et institutionnelles </p><p>-  Gaël Sliman, président co-fondateur de l'institut Odoxa </p><p> </p><p>Alors que le gouvernement de Michel Barnier et son budget devraient chuter demain avec le vote de la censure, les ministres alertent contre les conséquences de son renversement. Cette motion de censure était-elle prévisible ? « On a eu l'impression que le gouvernement ne croyait pas à cette motion de censure » déclare Tâm Tran Huy, mais « cette stratégie n'aura fait qu'envenimer les choses ». Malgré les concessions effectuées par Michel Barnier, la présidente du RN n'a cessé d'allonger la liste des doléances afin de faire tomber le gouvernement. Ce « scénario était écrit » selon Gaël Sliman pour qui choisir un Premier ministre « issu du parti le plus faible, le plus affaibli aux législatives et prolonger avec lui un gouvernement de type Macron (...) en le droitisant un petit peu et avec le soutien du Rassemblement national » était une « aberration ». Cette motion de censure est un « saut dans l'inconnu », « autant la dissolution était quelque chose de courant » pour Blanche Leridon mais cette fois, nous nous trouvons dans une situation inédite. Le Rassemblement national va voter une motion de censure déposée par la Gauche qui accuse le gouvernement Barnier d'avoir « cédé aux viles tentations du Rassemblement national » notamment sur l'immigration. A la vue de l'ironie de la situation, peut-on reprocher à Marine Le Pen de faire partie des « artisans du chaos » ? Les affaires judiciaires de cette dernière ont-elles joué un rôle de détonateur quant à sa volonté de faire tomber le gouvernement ? Que penser de ce changement de stratégie? On en débat avec nos invités. </p><p><br></p>

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100 - Michel Barnier, censuré « sans miracle » - 02 décembre 2024

Michel Barnier, censuré « sans miracle » - 02 décembre 2024  Invités : Stéphanie Dépierre, journaliste pour La Chaîne parlementaire Stéphane Vernay, rédacteur en chef délégué de Ouest-France à Paris Baptiste Fournier, consultant en communication, président de l’agence Virtus  Est-on à l’aube d’une crise politique et financière ? Lundi 2 décembre 2024 s’annonce en tout cas crucial. « Sauf miracle », le Rassemblement national devrait lui aussi voter la censure contre le gouvernement. Ce lundi 2 décembre dans la matinée, son chef de file, Jordan Bardella, a annoncé que le RN voterait la motion de censure en cas de 49.3 sur l’adoption du budget de la Sécurité sociale. En effet, les députés s’apprêtent à débattre l’adoption du budget sur la Sécurité sociale. Or, faute de majorité, le gouvernement pourrait avoir recours au 49.3. « Le Rassemblement national a fait monter les enchères très haut », explique Stéphane Vernay. « S’il changeait d’avis à l’arrivée, il faudrait qu’il puisse le faire sans perdre la face. Cela va être très compliqué », précise-t-il. De son côté, Marine Le Pen ne cesse d'allonger la liste du cahier des charges. Michel Barnier parviendra-t-il à trouver un compromis ? « C’est la première fois que le RN, anciennement le FN, peut bouleverser le champ politique national. Il va exercer son nouveau pouvoir qui lui permettra potentiellement de démettre un Premier ministre, ce qui serait historique », souligne Baptiste Fournier.   En cas de chute du Michel Barnier, quelles seraient les conséquences de la non-adoption du budget ? La France pourrait bien se retrouver sans gouvernement. Selon un sondage Ifop Fiducial / Sud Radio, 53% des Français se disent favorables à la censure du gouvernement Barnier. Ils sont 62% parmi les sympathisants RN mais seulement 25% chez les sympathisants LR. « On voit bien qu'il y a un mouvement très clair de Marine Le Pen depuis environ une semaine (…) Elle a commencé à préparer l’esprit de son électorat. Et c’est monté crescendo », souligne Stéphane Vernay. Le sort de Michel Barnier est-il désormais scellé ? Moins de 90 jours après leur installation, Michel Barnier et ses ministres pourraient bien tomber dans les prochaines heures, ce qui ferait de ce gouvernement le plus court de la Ve république. Michel Barnier ne semble pas avoir réussi à fédérer autour de lui. « Il était dans une équation assez impossible avec trois blocs assez serrés à l’Assemblée nationale. Et il n’a pas aidé avec son propre socle », explique Stéphanie Dépierre. 

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100 - Censure, licenciements… La France KO ? 

Nos invités : Serge Cimino, journaliste au service politique de France Télévisions Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IPSOS Pascale Tournier, rédactrice en cheffe adjointe de l’hebdomadaire « La Vie » Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint du département « Analyse et prévision » de l’OFCEDe vives tensions ont secoué l’Assemblée nationale ce jeudi 28 novembre 2024. Dans une vidéo filmée par des élus de gauche, on peut voir un député MoDem, Nicolas Turquois, menacer un de ses collègues socialistes, avant de s’en prendre à l’Insoumis Antoine Léaument. Dans le cadre de la niche parlementaire de la France Insoumise, des débats houleux et une atmosphère tendue se sont fait ressentir au sujet de l’abrogation de la réforme des retraites. L’objectif des Insoumis ? Faire reculer l’âge de départ à la retraite de 64 à 62 ans. Un texte qui a n’a pas pu être voté en raison de centaines d’amendements déposés par la coalition gouvernementale : les Insoumis dénoncent un manque de compromis de la part du gouvernement. Des tensions à l’Assemblée nationale qui annoncent peut-être la chute prochaine du gouvernement visé par une motion de censure par le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national. La seule solution qui reste au gouvernement Barnier pour tenir : se plier aux exigences de l’extrême droite. Pendant ce temps, les licenciements et la crise économique s'accentuent. Seule lumière dans ce chaos, la réouverture imminente de Notre-Dame de Paris, presque six ans après l’incendie qui l’a dévastée.

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100 - Abrogation de la réforme des retraites, et après ? - 28 novembre 2024

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100 - M. Barnier, « le moment est très grave »

<p>Nos invités : </p><p>- Alix Bouillaguet, éditorialiste politique à Franceinfo.tv</p><p>- Valérie Gas, chef du service politique de RFI</p><p>- Laure Salvin, directrice générale de Verian France </p><p>- Benjamin Morel, politologue, Maître de conférences en Droit Public à l'Université Paris II Panthéon Assas </p><p> </p><p>Invité du 20h sur TF1 ce mardi 26 novembre 2024 Michel Barnier a mis en garde contre une censure qui empêcherait le vote du budget. Un budget qui selon lui conditionne la vie des communes, de l'Etat et des hôpitaux, dont la censure serait désastreuse et provoquerait une « tempête » sur les marchés financiers. Pour Alix Bouillaguet, le Premier ministre prend à témoin les Français, c'est une technique de « dramatisation de l'enjeu » pour essayer « d'avoir derrière lui l'opinion publique ». Michel Barnier a également adopté une posture dans laquelle il s'extrait du « microcosme parisien » pour se positionner auprès des Français. Le risque d'une crise financière avec l'absence d'adoption du budget pour la nouvelle année est-il bien réel ? Pour Benjamin Morel, cette situation s'est déjà produite il y a plus de 60 ans et en 1980 mais dans les deux cas il existait une majorité, le problème ici c'est qu'il « n'y aura pas de shutdown ». Si on n’a pas de budget, il existe deux voies: « utiliser les ordonnances de l'article 47 » ou « faire un copier-coller du budget précédent mois par mois » mais pour ce cas, « sur les recettes pour prélever les impôts il faut une habilitation du Parlement ». Pour autant, il faudra voter un budget en début d'année, ces mesures d'urgence « ne peuvent être que temporaires » ajoute-t-il. Comment les Français voient ils cette séquence politique que nous vivons ? Michel Barnier « met sur la table la question de la responsabilité » déclare Laure Salvin. Les investisseurs financiers, les entreprises ont besoin d'un minimum de « stabilité » et là « ce n'est pas le cas ». La stratégie du Premier ministre n’est-elle pas démagogique ? On en débat avec nos invités. </p>

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100 - Ukraine, une coalition franco-britannique ? - 26 novembre 2024

Invités :Patricia Allémonière, spécialiste des questions internationales, ancienne grand reporterVice-amiral Michel Olhagaray, ancien directeur du Cetnre des hautes études militairesNicolas Tenzer, spécialiste des questions stratégiques  Alors que le conflit en Ukraine, déclenchée le 24 février 2022 par l'invasion russe en Ukraine, connaît un nouvel épisode  d’escalade et dans la perspective d’un éventuel désengagement américain à Kiev après la prise de fonctions de Donald Trump, Paris et Londres n’excluent pas de prendre la tête d’une coalition en Ukraine, a fait savoir le journal Le Monde, ce mardi 26 novembre. « La donne a changé. Les Européens doivent se préparer au retour de Donald Trump au pouvoir, et on ne sait pas grand-chose du plan du président américain. Pour l’Ukraine, l’Europe risque de devoir s’investir davantage du côté de Kiev. Les Européens ne veulent pas être hors du jeu », décrypte Thibault Maillet, correspondant France Télévisions.Une chose est sûre : l’implication au sol des deux plus grosses armées d’Europe serait un message fort envoyé à Moscou. Concrètement que peut-il se passer ? « Deux options sont sur la table : des instructeurs envoyés par les armées dans des bases à définir, ou bien, envoyer des sociétés privées constituées d’anciens militaires », souligne Patricia Allémonière. « Pour l’instant, le président français laisse l'ambiguïté. C’est un message envoyé à Donald Trump, si on a pris des options sur le terrain avant les rencontres et la gestion qui va se faire de la crise entre Donald Trump et Vladimir Poutine, on se réinsère dans cette question de l’avenir de l’Ukraine », souligne-t-elle.

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100 - Marine Le Pen, Michel Barnier une rencontre décisive – L’info s’éclaire du lundi 25 novembre 2024

<p>Nos invités : </p><p>- Stéphanie Depierre, journaliste politique à LCP </p><p>- Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire </p><p>- Eddy Vautrin-Dumaine, directeur de clientèle au sein de Verian France, spécialiste de l'Opinion </p><p>- Nathalie Saint-Criq, éditorialiste politique France télévisions</p><p> </p><p>Lundi 25 novembre se tient une rencontre cruciale entre Marine Le Pen et Michel Barnier alors que le Rassemblement national envisage de voter la censure avec à la clé la chute du gouvernement d'ici Noel. Comment expliquer cette menace de censure ? Pour Nathalie Saint-Criq plusieurs éléments expliquent cette situation : son électorat est désormais en faveur d'une censure, sa situation judiciaire incertaine et le fait que certains partis aient obtenus des concessions auprès du Premier ministre. La dirigeante du Rassemblement national est-elle réellement prête à faire tomber le gouvernement ? La menace d'inéligibilité réclamée par le ministère public dans l'affaire des assistants parlementaires est-elle à l'origine de ce durcissement ? Pour Arnaud Benedetti, aujourd'hui, les élus du parti de Marine Le Pen sont favorables à la censure, la surprise serait qu'ils ne la votent pas. Pour autant, c'est un « chaos financier » que la France risquerait de subir ce qui pourrait « handicaper cette stratégie de responsabilisation » amorcée par le RN. Eddy Vautrin-Dumaine, à l’origine d’une étude sur l’image du Rassemblement national publiée ce lundi 25 novembre 2024 revient sur ce durcissement observé ces dernières semaines au sein du parti. « Aujourd’hui le Rassemblement national peine finalement à incarner l’opposition franche et massive vis-à-vis du gouvernement », le dilemme du parti n’est plus tenable, il y a un besoin de clarification pour montrer que le RN s’installe dans l’opposition déclare-t-il. </p>

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100 - De la neige, mais pour combien de temps ? - L'info s'éclaire du vendredi 22 novembre 2024

<p>Nos invités : </p><p> </p><p>- Françoise Vimeux, climatologue directrice de recherche à l'IRD</p><p>- Laurent Romejko, présentateur de l'émission météo à la carte sur France 3</p><p>- Gael Musquet, météorologue spécialiste de l'anticipation des catastrophes naturelles </p><p>- Sandy Plas, journaliste indépendante spécialiste des enjeux liés à la montagne </p><p> </p><p>Une partie de la France est toujours paralysée par la neige ce vendredi 22 novembre 2024, même si cette neige tombée à gros flocons est une source de ravissement pour beaucoup d'entre nous. Pour autant, une inquiétude demeure: la neige va-t-elle se faire de plus en plus rare dans nos contrées ? Faut-il s'étonner d'avoir de la neige un 21 novembre ? Gael Musquet rappelle qu'un tel épisode n'était pas arrivé depuis 2010, cet événement précoce, soulève comme problématique la difficulté de prévoir son intensité. Pour Françoise Vimeux, la situation météorologique est assez classique, la question c'est de savoir si le changement climatique c'est "la même météo qu'avant mais un peu plus chaude" ou "est ce qu'on va voir se dessiner de nouvelles situations météorologiques comme des descentes d'air polaire plus fréquentes". La neige est attendue en montagne chaque année, de quoi se réjouir car "ces premières neiges sont importantes pour la saison" et permettent de faire durer la neige plus longtemps, explique Sandy Plas. Elles permettent également de limiter le risque d'instabilité et d'avalanches ajoute Laurent Romejko. Dans le futur, ce qui se profile c’est l’apparition d’une montagne à deux vitesses et un phénomène de report des skieurs des domaines de moyenne montagne vers les grands domaines. Dans les territoires de moyenne altitude, le ski est déjà en train de disparaître, en effet sur les 50 dernières années "on a déjà perdu un mois d’enneigement" rappelle Françoise Vimeux. </p>

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100 - Colère agricole, censure… Michel Barnier en sursis ? 

Nos invités : Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien LeJournal.info Patrice Moyon, chroniqueur économique et sociale à Ouest France Roland Cayrol, politologue et directeur conseil de Régions Magazine Frédéric Micheau, directeur général adjoint d’Opinion Way La mobilisation agricole se poursuit dans le sud ouest. Mercredi 20 novembre 2024, après des opérations escargot, les agriculteurs de la coordination rurale ont décidé d’investir une partie du port de Bordeaux. Même modus operandi que ces derniers jours : du fumier et des déchets déversés pour bloquer les entrées. Le choix de ce port est hautement stratégique. À Poitiers, c’est un entrepôt de Leclerc qui est bloqué par les manifestants au bonnet jaune. Le syndicat radical de la coordination rurale maintient toujours son objectif : provoquer le chaos et une pénurie alimentaire pour se faire entendre. Une situation provoquée par l’accord de libre échange négocié entre l’Union Européenne et le Mercosur, qui pénaliserait, selon ses opposants, les agriculteurs français dans la concurrence internationale. Quels sont les liens entre le syndicat et le Rassemblement national ? Peut-on entendre leurs revendications s’ils sont des partisans d’un parti d’extrême-droite ? Comment Marine Le Pen entend-elle défendre la cause des agriculteurs, elle qui menace le gouvernement d’une censure avant Noël, mais qui s’est pour l’instant fait discrète dans l’hémicycle, sans opposition frontale avec les ministres ? La trêve entre le Rassemblement national et le gouvernement de Michel Barnier touche-t-elle à sa fin, alors que le Premier ministre semble plus fragile que jamais ? Les agriculteurs français peuvent-ils se battre contre une décision prise à l'échelle européenne ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Insécurité, budget… Le casse-tête des maires - 20 novembre 2024

Nos invités : Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique à Franceinfo TV Martial Foucault, professeur à Sciences Po et chercheur au CEVIPOFStéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IPSOSDes maires au bord de la crise de nerf alors que leurs missions et leurs charges ne cessent d’augmenter… La coupe est pleine ! Le gouvernement leur impose cinq milliards d’euros d’économies. Pris à la gorge, les élus alertent sur les conséquences d’une telle coupe budgétaire. « L’État ampute le budget municipal de la ville de Tours de 7 milliards d’euros. On les prend où ? » peut-on lire dans une rue commerçante d’Indre-et-Loire. C’est le dilemme qu’a décidé de placarder la mairie sur ses murs pour alerter les contribuables sur cette impasse budgétaire qui menace les associations, privées de subventions, mais également la police municipale. Tours n’est pas la seule ville qui se mobilise pour sauver ses finances. À Troyes (10) ou à Bordeaux (33), les maires ont également décidé de donner de la voix pour se hisser contre les coupes budgétaires à hauteur de 3% prévus par le gouvernement. Ces réductions, annoncées dans le cadre du plan de redressement des finances publiques, affectent directement les capacités des mairies à répondre aux besoins croissants de leurs administrés. Les maires, en première ligne face aux enjeux sociaux, économiques et climatiques, dénoncent une diminution de leurs marges de manœuvre financières. Ces coupes touchent des domaines essentiels tels que la rénovation des infrastructures, les services publics de proximité et les investissements pour la transition écologique. « On nous demande de faire plus avec moins, mais ce n’est plus tenable. Nos communes risquent l’asphyxie » déclare un maire d’une petite commune rurale lors d’un récent rassemblement à Paris. Le gouvernement justifie ces mesures par la nécessité de réduire le déficit public et de respecter les engagements européens. Le Premier ministre Michel Barnier a néanmoins promis d’ouvrir un dialogue avec les élus locaux pour examiner les moyens de compenser ces réductions, notamment par une meilleure redistribution des recettes fiscales. Les maires espèrent que les Assises des territoires prévues prochainement permettront d’aboutir à des solutions concrètes. La crise qui s’installe entre le gouvernement et les collectivités territoriales illustre une fracture croissante entre l’État central et les territoires, dans un contexte de défiance générale envers les institutions.Malgré une coupe drastique dans les caisses des municipalités, les maires promettent de ne pas augmenter les impôts pour compenser ces économies. Ils espèrent surtout que le gouvernement allégera la facture d’ici la fin de l’année. Réunis à Versailles pour le congrès des Maires, certains élus arborent une écharpe noire en signe de protestation. Alors, comment contenir la grogne des élus au bord de l’asphyxie ? Le débat est ouvert avec nos invités. 

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100 - Ukraine, missile longue protée… et engrenage ?

<p>Invités : </p><ul><li>Pascal Boniface, géopolitologue, directeur de l’IRIS, auteur de la BD Géostratégix ‘Dunographic)</li><li>François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne de France Télévision</li><li>Patricia Allémonière, spécialiste des questions internationales, ancienne grande reporter à TF1 et autrice du livre “Au cœur du chaos”</li></ul><p></p><p>Depuis la réélection de Donald Trump à la Maison-Blanche, les cartes de la géopolitique internationale sont rebattues. Alors que les troupes nord-coréennes sont désormais engagées aux côtés de la Russie, Volodymyr Zelensky, lui, s’est rendu sur deux points de la ligne de défense russo-ukrainienne le lundi 18 novembre 2024. L’occasion de décorer et remercier les soldats après plus de deux ans de conflit. Le même jour, le président sortant Joe Biden a donné son accord à l’Ukraine pour l’utilisation de missiles longue portée après plusieurs mois d’attente. Serait-ce un nouveau tournant dans cette guerre ? Pour le Kremlin, cette autorisation impliquerait une escalade. “La réponse de la Russie dans un tel cas sera appropriée et se fera sentir”, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe. De son côté, le président Macron salue cette décision, motivée par l’arrivée de l’armée nord-coréenne “sur ce qui est le sol européen”. Toutefois, l’Allemagne, premier fournisseur d’armes à l’Ukraine, refuse toujours de livrer ses missiles longue portée. </p><p></p><p>Après plus de 100 jours de combat, Pascal Boniface regrette que cette décision arrive trop tard. “Ça ne va pas changer le cours de la guerre”, explique-t-il. Donald Trump qui se dit anti-guerre aurait été au courant de cette décision et aurait même pu en parler avec l’actuel président des États-Unis. En effet, comme l’indique Patricia Allémonière, l’intérêt des États-Unis n’est pas dans une Ukraine détruite face à la Chine et la Corée du Nord qui pourraient décider de déclencher une guerre en Corée du Sud ou à Taïwan par exemple. “Il faut regarder ce qu’il se passe sur l’extrême-est et dans le pacifique”, déclare l’ancienne grande reporter.</p><p><br></p>

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100 - Budget, plans sociaux, grèves… Michel Barnier à la peine - 15 novembre 2025

<p><strong><u>Nos invités</u></strong> : </p><p></p><ul><li>Jonathan Marie, professeur d’économie à l’Université Sorbonne Nouvelle </li><li>Laure Salvaing, directrice générale de Verian France </li><li>Serge Climino, journaliste politique à France Télévisions </li><li>Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire    </li></ul><p></p><p>Michel Barnier, à la rencontre des représentants des départements… Ces derniers sont furax depuis l’annonce des coupes budgétaires drastiques annoncées par le Premier ministre. Ces restrictions financières touchent des secteurs clés, tels que les aides sociales, l'entretien des infrastructures ou encore les services d'urgence. Les élus locaux dénoncent une réduction de leurs moyens d’action, rendant de plus en plus difficile l'accompagnement des populations vulnérables. Ils soulignent que ces décisions accentuent les inégalités territoriales et mettent en péril l'équilibre des collectivités, appelant le gouvernement à reconsidérer ses priorités pour préserver les services publics essentiels.</p><p></p><p>Depuis sa remise en service, l’ancien négociateur, déjà rompu à l’exercice, n’a pas l’air de faire campagne. Certains lui reprochent son positionnement politique jugé opportuniste, oscillant entre les sensibilités centristes et conservatrices, depuis sa candidature à la primaire des Républicains. D'autres dénoncent son discours parfois perçu comme trop technocratique et éloigné des préoccupations des citoyens. Par ailleurs, ses propositions sur des sujets tels que la souveraineté nationale ou l'immigration ont suscité des débats, alimentant des tensions au sein de son propre camp politique.</p><p></p><p>Alors que les appels à la grève et les plans sociaux se multiplient, le gouvernement est de nouveau dans le viseur des paysans. Les tensions aussi bien économiques que sociales sont palpables. Et les agriculteurs s’apprêtent à durcir le ton. Ce lundi 18 novembre 2024, ces derniers ont prévenu : la grève s’organise. La FNSEA des jeunes agriculteurs a lancé un appel à une mobilisation nationale pour interpeller les pouvoirs publics. Comment expliquer ce regain de colère après les grandes manifestations de l’hiver dernier ? Visiblement les agriculteurs ont le sentiment qu’ils ne sont toujours pas entendus et que leur métier leur échappe. En signe de protestation, des pneus usagés ont été déversés devant une entreprise accusée d’importer du vin de l’étranger. Une nouvelle démonstration de la grogne agricole qui réaffirme un malaise grandissant. Cette gronde prend de l’ampleur un peu partout en France, dans un contexte difficile. </p><p></p><p>Alors, comment Michel Barnier se sortira de l’impasse ? Le débat est ouvert avec nos invités. </p>

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100 - France-Israël, un match sous haute tension 

Nos invités : Rachel Binhas, journaliste au service société de Marianne Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société pour Franceinfo TV Gaël Sliman, président et cofondateur de l’institut Odoxa Toute l’équipe du stade de France est aux aguets pour s’assurer que le match de football entre la France et Israël, qui se déroulera ce jeudi 14 novembre 2024, se passe en toute sérénité. C’est plus de 2500 agents de sécurité qui sont mobilisés pour l’occasion, ainsi que des jauges mises en place dans les gradins : seuls quelque 15 000 spectateurs pourront assister au match, alors que le stade possède une capacité de 80 000 places. Tout est fait pour ne pas reproduire les émeutes qui se sont produites à Amsterdam le jeudi 7 novembre dernier, suite au match entre l’Ajax et le Maccabi Tel-Aviv. Des supporters israéliens ont en effet été poursuivis et frappés dans différents endroits de la capitale néerlandaise, des attaques antisémites rapidement qualifiées de pogrom par Benyamin Netanyahu. Un débordement lié au contexte de la guerre à Gaza, qui a amené le débat entre les pro-Palestiniens et les pro-Israéliens au sein du monde des supporters de football. Est-ce que le match France-Israël va se dérouler sans encombre dans un contexte de crise internationale tendu ? Que signifie être Juif aujourd’hui, en France ? Comment protéger les Juifs français et continuer la lutte contre l’antisémitisme ? La politique a-t-elle sa place dans le sport ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Retraites, le bon coup de Laurent Wauquiez - 13 novembre 2024

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100 - Industrie, économie… Pourquoi l’Europe décroche ? 

Nos invités : Élie Cohen, économiste, directeur de recherche émérite au CNRS Véronique Riches-Flores, économiste, fondatrice de RichesFlores ResearchIsabelle Raymond, cheffe du service économie et social à franceinfo L’horizon s’assombrit dans le ciel économique français. Les plans sociaux et les menaces de suppressions de postes se multiplient. 2400 emplois chez Auchan, deux sites industriels fermés, et 1250 postes en moins chez le géant du pneu Michelin, ou encore 450 menacés chez Vencorex, fabricant de peintures près de Grenoble en redressement judiciaire. De nombreuses menaces sur l’emploi que confirme le gouvernement : doit-on s’attendre à une série noire économique dans les mois à venir ? Certains indicateurs sont petit à petit en train de virer au rouge. Il y a par exemple plus de 66 000 défaillances d’entreprises dans tout le pays, un record. Les chiffres du chômage, descendus à 7%, pourraient flamber à nouveau, et grimper à 8% l’année prochaine. Une nouvelle hausse du chômage qui pénaliserait politiquement Emmanuel Macron, lui qui a fait du retour au plein emploi sa priorité depuis 7 ans. Comment expliquer ce brutal retournement économique de la France, mais aussi en Allemagne ? Comment endiguer le phénomène ? Quel est l’impact de l’inflation sur la globalité de l’économie du pays ? Est-ce qu’une réduction de la fiscalité sur les entreprises pourrait aider l’emploi ? Quels sont les secteurs les plus à risque ? À quel point les travailleurs français sont-ils pénalisés par la concurrence internationale ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Marseille, l'échec des politiques ? - Vendredi 8 novembre 2024 

Invités : - Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match - Gilles Leclair, ancien préfet de police de Marseille, préfet honoraire et ancien directeur adjoint de la police judiciaire- Driss Ait Youssef, docteur en droit public spécialisé dans les questions de sécurité- Virginie Le Guay, éditorialiste politique à France info tv  Bruno Retailleau et Didier Migaud sont en déplacement à Marseille ce vendredi 8 novembre 2024 afin d'annoncer un nouveau plan anti-drogue alors que la deuxième ville de France peine à sortir de la spirale de la violence et de la pauvreté. Si les deux ministres ne semblent a priori pas s'entendre, l'un ayant une vision plus sécuritaire que l'autre, ces dissonances entre l'Intérieur et la Justice ont toujours existé rappelle Lou Fritel. Pour Virginie Le Guay on peut tout de même s'interroger sur « cette fausse bonne idée qui consiste à nommer inlassablement un ministre de l'Intérieur plutôt à droite et un ministre de la justice plutôt à gauche ». Est ce qu'il ne faudrait pas y avoir une majorité absolue entre ce qui est décidé dans les deux ministères ?  Cette mésentente entre l'Intérieur et la Justice a-t-elle un impact sur le terrain ? Gilles Leclair rappelle que ce n'est pas un problème de droite ou de gauche, ce sujet « dépasse les clivages » et impacte tous les usagers. Un avis partagé par Driss Ait Youssef. Ce dernier ajoute que cette difficulté de « cohabitation » existe aussi sur le terrain entre « policiers et magistrats », en témoignent les propos tenus par une organisation syndicale de policiers. Driss Ait Youssef explique qu’il existe plusieurs niveaux de problématiques, le deuxième étant « ministériel » avec la passe d’arme entre les deux ministres et le troisième « la perspective », le « projet politique » de ce gouvernement qui « n’existe pas ». Que pouvons nous attendre de cet énième plan pour Marseille ? On en débat avec nos invités. 

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100 - Trump président, un saut dans l’inconnu 

Nos invités : Anthony Bellanger, éditorialiste franceinfo TV, spécialiste des questions internationalesPatricia Allémonière, grand reporter, spécialiste des questions internationales Lauric Henneton, maître de conférence, spécialiste de l’histoire et de la civilisation américaines Anne-Élisabeth Moutet, journaliste franco-américaine, éditorialiste pour « The Daily Telegraph »Donald Trump a revendiqué la victoire. Pour lui, comme pour les analystes sur place, bien que le décompte n’est pas fini, c’est bien le célèbre entrepreneur qui va établir une nouvelle fois ses quartiers à la Maison Blanche. Si les résultats officiels n’ont pas été annoncés, Donald Trump est pour l’instant en tête des votes, et a fait son meilleur score, déjouant tous les pronostics. Il a remporté la majorité des votes à la fois populaires, et ceux des grands électeurs. « Il faut que notre pays redevienne le plus grand pays du monde » déclare-t-il, alors qu’il reçoit une pluie de félicitations de la part des dirigeants du monde entier pour sa victoire. Donald Trump, 47e président des États-Unis : ce retour des Républicains à la gouvernance de la première puissance mondiale marque-t-il la victoire idéologique des conservateurs contre les progressistes ? Quel impact aura le nouveau mandat de l’homme d’affaires dans la politique mondiale, notamment sur les conflits en Ukraine et au Proche-Orient ? Risque-t-on une escalade des tensions entre la Chine et Taïwan ? Avec une majorité républicaine au Parlement, quelles seront les limites du pouvoir octroyé à Trump ? Qui sont ces hommes qui le soutiennent et ont voté massivement pour son retour en politique ? Est-ce que cette victoire signifie un coup de boost pour l’extrême droite qui continue de progresser en France ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Présidentielle US : campagne électrique, choix crucial - 05 novembre 2024

Nos invités : Marc Semo, journaliste spécialiste des questions internationales Joséphine Staron, directrice des études et des relations internationales du think tank SynopiaMaxime Chervaux, professeur à l’Institut français de géopolitique, spécialiste de politique américaine  It’s the big day… Le match K.Harris / D.Trump arrive à son terme. Place au résultat des votes qui devra être clair et net sous peine de plonger le pays dans le chaos. De son côté, l’ancien résident de la Maison Blanche a donné le ton : il ne reconnaîtra aucune défaite, fil rouge d’une campagne sous haute-tension aux allures de ring de boxe ! Et effet, ce scrutin américain s'est révélé plus électrique que jamais. Un véritable feuilleton où les rebondissements et les clashs ont pris le pas sur les débats d’idées. Des candidats enchaînant les apparitions, des slogans savamment testés en laboratoire, et surtout une avalanche de publicités chocs, le tout pour un électorat de plus en plus blasé mais toujours accro aux scandales. D’un côté, les débats se sont souvent transformés en joutes verbales dignes de la téléréalité, chaque candidat cherchant le bon mot pour faire le buzz. De l’autre, les réseaux sociaux ont eu leur lot de théories du complot, de fake news et de petites phrases destinées à attiser les colères. La frontière entre politique et spectacle n’a jamais semblé aussi mince, avec des stratégies marketing plus proches de celles des influenceurs que de celles d’hommes et de femmes d'État.À mesure que le scrutin approchait, les accusations de fraude, de corruption, et d’incompétence ont monté en intensité, laissant l’Amérique divisée et méfiante. Finalement, cette campagne n’aura pas seulement mis en lumière les fractures du pays, mais aussi un nouveau genre de politique, "où la quête de popularité passe avant les grands projets pour le futur". Dans ce grand théâtre électoral, le vrai perdant semble être la dignité même de la fonction présidentielle, sacrifiée au profit du buzz et du clash.Le premier épisode de ce feuilleton politique s’écrit le 31 mai 2024 à New-York avec une image qui restera à jamais dans l’histoire : Donald Trump, la mâchoire serrée, sortant du tribunal après avoir été condamné pour fraude. Une première pour un ancien président américain. Inculpé dans trois autres dossiers notamment pour avoir tenté d’avoir inversé le résultat des précédentes élections, l’homme d’affaires est cerné par les affaires. Pourtant, rien ne semble l’arrêter pour regagner la Maison Blanche. Ses déboires judiciaires n’entament pas sa popularité car son rival démocrate est lui aussi fragilisé. Contre toute attente et à seulement quelques mois de la présidentielle, Joe Biden renonce à la Maison Blanche après un débat qui tournera au cauchemar pour l’actuel président. Si la santé du démocrate inquiète, c’est finalement la vie de son principal adversaire qui sera menacée le 13 juillet 2024. Lors d’un meeting à Butler, Donald Trump est pris pour cible par un tireur qui ouvre le feu sur le milliardaire. La photo de la balle effleurant son visage fait le tour du monde. Dans un réflexe de show man, Donald Trump n’hésitera pas à servir de cette tentative d’assassinat pour creuser l’écart… Du moins jusqu’à l’officialisation de l’entrée en poste de Kamala Harris le 22 août 2024 à Chicago. La vice-présidente monte sur le ring pour recevoir l’investiture de son parti. Les espoirs de victoire renaissent chez les démocrates et les sondages s’inversent. La Kamala mania s’empare de la campagne électorale. S’engage depuis un duel sans merci où tous les coups sont permis dans l’attente des résultats. Alors quelles conséquences pour les Américains ? Et en Europe ? Le débat est ouvert avec nos invités.

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100 - Séminaire gouvernemental, la boîte à idées est ouverte 

Nos invités : Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique franceinfo TV Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien LeJournal.infoStéphanie Dépierre, journaliste politique pour La Chaîne parlementaire Eddy Vautrin-Dumaine, directeur clientèle chez Vérian France, spécialiste de l’opinion C’est le conseil de classe du gouvernement ce lundi 4 novembre 2024. Michel Barnier a eu l’idée, assez inattendue, sûrement pas très efficace, de réunir ses quelque quarante ministres dans la même pièce pour espérer qu’ils arrivent à sortir de nouvelles idées pour établir une politique à long terme. L’idée ? Que l’exécutif sorte la tête du budget, sujet numéro 1 depuis le Discours de Politique Général du Premier Ministre, qui a du mal à trouver ses défenseurs et à convaincre. Le Savoyard cherche son plan d’action pour les trois prochaines années, et compte sur ses ministres pour l’aider à le trouver. Mais n’est-ce pas un peu trop tard pour que le gouvernement se décide enfin à donner des objectifs clairs aux Français ? Est-ce un aveu d’échec de la part du Premier ministre de convoquer ainsi le gouvernement ? Les ministres, malgré leurs disparités politiques, arriveront-ils à brainstormer tous ensemble ? Michel Barnier peut-il espérer un regain de popularité ? Quelle sera l’orientation politique de ce gouvernement ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Médecins, patients, la santé au régime sec 

Nos invités : Dr Emmanuel Ricard, directeur de la prévention et de la promotion des dépistages (Ligue contre le cancer) Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat des Professionnels infirmiers Géraldine Zamansky, journaliste pour le Magazine de la Santé Véronique Reille Soult, présidente de Backbone consulting, spécialiste de la gestion de crise et de l’analyse d’opinion Le Premier ministre l’a affirmé lors de son Discours de Politique Générale du 1er octobre 2024 : le gouvernement cherche 60 milliards d’économies pour pallier le niveau record de la dette publique, qui a atteint cette année plus de 3000 milliards d’euros. S’il a annoncé une légère augmentation temporaire de l’imposition sur les plus fortunés, il semble bien que ce soit le service public qui trinque. L’hôpital, pourtant déjà à bout de souffle et dont les manques d’effectifs et de moyens ont été soulignés pendant la crise du COVID, est en première ligne de ces coupes budgétaires.Ce jeudi 1er novembre, on apprend que ce sont 1500 postes d’internes qui ont été supprimés. Fermetures de lits, personnel surmené, maltraitances, déserts médicaux… Tous les signaux de la santé sont au rouge. Faut-il continuer de pénaliser l’accès à la santé en cette période de restriction budgétaire ? Ce choix peut-il être audible pour les Français qui manquent déjà de médecins ? Quelles sont les conséquences pour les patients ? Comment améliorer les conditions de travail du personnel soignant ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Assemblée nationale, RN… c’est qui le patron ? 

Nos invités : Gilles Bornstein, éditorialiste politique franceinfo TVArnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire Nicolas Barré, directeur éditorial du journal Les Échos  Roland Cayrol, politologue et directeur conseil de « Régions Magazine »C’est le Rassemblement national qui prend les rênes de l’Assemblée ce jeudi 31 octobre 2024. Une journée exceptionnelle qui s'organise dans le cadre de leur niche parlementaire, accordée une fois par mois à chaque parti. Le groupe mené par Marine Le Pen a tout misé sur son abrogation de la loi des retraites, qui propose entre autres un âge de départ à 64 ans. Cette dernière a été rejetée en bloc par Yaël Braun-Pivet, à la tête de l’hémicycle, invoquant l’article 40 de la Constitution, qui dispose que les députés n’ont pas le droit de faire des propositions qui auraient pour conséquence d’alourdir les finances publiques. Le Rassemblement national n'a donc pas su faire mouche avec sa réforme des retraites. Qu'à cela ne tienne, les députés d’extrême droite vont quand même pouvoir mettre à l’ordre du jour les thématiques qui leur sont chères, comme l’immigration et l’insécurité. Pas sûr que ces discussions soient du goût de tous, notamment de la gauche. La journée s’annonce donc houleuse au Palais Bourbon mais va permettre de clarifier la situation : qui sont les alliés du Rassemblement national à l’Assemblée ? Sont-ils réellement dans l’opposition ? Quel est leur poids politique ? Nos invités en discutent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Bruno Retailleau, le casse-tête de l’immigration 

Nos invités : Guillaume Daret, chef adjoint au service politique de France Télévisions Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match, chargée du suivi des droites Rachel Binhas, journaliste au service société de MarianneGaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa « Il y a un sujet qui rassemble les trois quarts des Français, c’est le sujet de l’immigration », affirmait le ministre de l’Intérieur sur le plateau des 4 vérités, le 15 octobre 2024. Si Bruno Retailleau a insisté lors de cet interview sur le fait que sa boussole a toujours été la lutte contre l’immigration irrégulière, et qu’il n’a pas attendu le Rassemblement national pour commencer le combat, des propositions concrètes de sa part à ce sujet sont encore attendues par ses électeurs. En pleine visite diplomatique au Maroc depuis le mardi 29 octobre 2024, le gouvernement peine à montrer les muscles alors qu’il est reçu en grandes pompes à Rabat. Le ministre de l’Immigration, s’il a évoqué le sujet de l’immigration lors de son voyage, reviendra-t-il en métropole avec des accords concrets entre nos deux pays ? Bruno Retailleau va-t-il réussir à durcir le ton dans sa lutte contre l’immigration ? Fait-il le jeu de l’extrême droite ? En quoi la nouvelle loi immigration, prévue pour début 2025, sera-t-elle différente de la précédente ? Quels sont les leviers à disposition de l’opposition pour éviter des mesures trop répressives de la part du gouvernement ? Le sujet de l’immigration doit-il être une priorité ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Trump/Harris, une semaine pour l'emporter – Mardi 29 octobre 2024

<p>Invités : </p><p> </p><p>- Anne Deysine, juriste et américaniste </p><p>- Alban Mikoczy, grand reporter spécialiste des questions internationales, rédacteur en chef de l'heure américaine</p><p>- Alexis Pichard, enseignant, chercheur en civilisation américaine à l'université Paris Nanterre, spécialiste de la politique des médias américain </p><p>- Jérôme Viala-Godefroy, docteur en civilisation américaine, spécialiste des présidents américains </p><p> </p><p>Le mardi 5 novembre 2024 sera élu le prochain président américain, en attendant les deux candidats attaquent la dernière ligne droite dans une violence verbale que nous ne connaissons pas en France. Cette outrance est elle un atout à une semaine du vote ? Avec Donald Trump on est passé dans un type de confrontation « brutale » assumée par le candidat déclare Alban Mikoczy. Effectivement, on voit beaucoup plus « d'insultes qu'en 2016 » ce qui est souvent le cas quand le candidat se « trouve en difficulté » ajoute Jérôme Viala-Godefroy. Pour Anne Deysine cette violence s'inscrit dans une stratégie de radicalisation de la droite que les gens sont « prêts à recevoir ». Pour les démocrates la situation est difficile, « s'ils se mettent au même niveau ils perdent en hauteur morale » et les blocs ne communiquent plus entre eux. Ce discours outrancier est aujourd'hui accepté par des républicains plus modérés, ce qui n'était pas forcément le cas en 2016 rappelle Alexis Pichard. La stratégie du parti démocrate va être de tenter de récupérer les voix des républicains qui portaient leur choix sur Nikki Haley et celles des « indécis », ces électeurs qu'on évalue à environ 6% de la population selon Alban Mikoczy. Ces indécis sont également courtisés par le parti républicain, mais pour les plus "radicalisés" qui ne vont habituellement pas voter. </p>

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100 - Assemblée nationale, le budget prend racine - Lundi 28 octobre 2024

Invités :- Lisa Thomas-Darbois, directrice adjointe des études France de l'Institut Montaigne - Stéphanie Dépierre, journaliste politique pour La Chaine Parlementaire- Mathieu Souquière, essayiste, expert associé à la Fondation Jean Jaurès - Nicolas Barré, directeur du journal Les Echos  L'examen en séance publique de la première partie du budget consacré aux recettes n'a pas pu aller à son terme après six jours d'échanges parfois houleux. Ce sont 1508 amendements qu'il reste à étudier alors que l'examen du texte s'arrête et ne reprendra qu'en novembre 2024. On assiste à une « situation inédite », déclare Stéphanie Dépierre, dans laquelle « le Premier ministre a tenu à ouvrir le dialogue au lieu de recourir à un 49-3. Une chose est certaine, ce budget est le plus difficile à faire adopter depuis le début de la Vème République » affirme Mathieu Souquière. « Non seulement le Premier ministre n'a pas la base politique suffisante mais nous n'avons jamais connu un tel niveau d'effort demandé ». Sur la partie recette, Nicolas Barré averti qu'il n'y a « aucune réflexion » sur l'impact que pourraient avoir les amendements votés sur l'économie. Il rappelle qu'une « ponction de 40 milliards d'impôts supplémentaires effondrerait la croissance ». Pour Lisa Thomas-Darbois la situation est compliquée, « on voit qu'au sein même du bloc central la plupart des amendements ne sont pas soutenus ». Comment expliquer ce manque de soutien à Michel Barnier ? La ligne politique proposée par ce dernier est trop éloignée de celle défendue par les macronistes depuis 2017 selon Stéphanie Dépierre. Pour Mathieu Souquière personne ne souhaite soutenir un effort qui n'est pas tenable car derrière l'austérité il y a l'impopularité. 

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100 - Chants homophobes, Mbappé, mauvaise passe pour le foot - 25 octobre 2024

Nos invités : Émilie Ros, consultante TV en communication en football Romain Bizzini, avocat en droit du sport et des affaires Arnaud Tulipier, rédacteur en chef du média 90 FootballCaroline Angelini, agent d’image d’athlètesChants homophobes, insultes racistes, violences dans les stades, débordements après match… C’est un véritable carton rouge pour les instances du foot. Alors que des supporters ont une nouvelle fois franchi la ligne après avoir scandé des chants anti-gays lors du match PSG-Strasbourg le 19 octobre 2024, la FFF et la LFP sont sommées de s’expliquer au ministère de l’Intérieur. Loin d’être un incident isolé, ce triste spectacle offert par des centaines de supporters illustre une facette inquiétante du sport : l’intolérance et la haine qui prennent parfois le dessus sur le jeu. Malgré les efforts pour promouvoir un football inclusif, des chants et insultes ciblant des joueurs rappellent combien le chemin vers le respect est encore long. Ces comportements ne sont plus de simples « dérapages » : ils ternissent l'image du sport et posent la question de la responsabilité des clubs et des ligues dans la lutte contre ces violences verbales. En parallèle, la commission paritaire d’appel de la LFP devrait enfin trancher l’affaire Mbappé qui oppose l’attaquant du Real Madrid au PSG dans un litige financier. Ce dernier est également visé par une enquête suite à un dépôt de plainte pour viol en Suède, une nouvelle tâche d’huile sur le maillot du ballon rond. Alors, comment sortir le football de cette mauvaise passe ? Le débat est ouvert avec nos invités. 

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100 - Budget, 49.3… Et les Français dans tout ça ?

<p>Invités : </p><ul><li>Elizabeth Pineau, correspondante à l’Élysée et Matignon pour Reuters</li><li>Roland Cayrol, politologue et directeur conseil de “Régions magazine”</li><li>Émile Leclerc, directeur d’études chez Odoxa</li></ul><p></p><p>Les discussions se poursuivent à l’Assemblée nationale à propos du budget. Tandis que Michel Barnier a fait la demande d’une autorisation au Conseil des ministres à utiliser le 49.3, les Français s’indignent face à cette méthode. Une tension de plus dans le pays. Émile Leclerc indique de 65% des Français considèrent que l’utilisation du 49.3 dans ce vote du budget n’est pas justifié selon un sondage Odoxa. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a tout de même précisé que ce n’était pas la volonté du Premier ministre de l’utiliser. Le jeudi 24 octobre 2024, Elizabeth Pineau est convaincue de la sincérité du chef du gouvernement : “je serais très étonnée qu’il dégaine le 49.3 demain ou même lundi.” </p><p></p><p>Des fractures apparaissent dans le socle gouvernemental. Le Modem et la gauche ont voté ensemble l’amendement qui pérennise la taxe sur les hauts revenus contre l’avis du gouvernement…  La coalition gouvernementale, composé du Modem, de Renaissance, d’Horizon et des Républicains, n’a jamais semblé si fragile. D’ailleurs, l’alliance a perdu un poste important cette semaine : celui de la vice-présidence de l’Assemblée. C’est finalement un écologiste, Jérémie Iordanoff, qui a été élu le mardi 22 octobre 2024, en battant la députée LR Virginie Duby-Muller. De leurs côtés, Gabriel Attal et Laurent Wauquiez, qui se livrent une guerre sans merci et briguent tous deux la présidence pour 2027, doivent désormais collaborer au sein de ce “socle commun”. “Dans une Assemblée ingouvernable, ils sont bien forcés de travailler ensemble”, analyse Roland Cayrol qui rappelle que l’essentiel des amendements sont présentés par la majorité théorique et affirme qu’ils ne seront pas adoptés. “C’est un petit théâtre politique”, affirme le politologue.</p><p><br></p>

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100 - Viols de Mazan, Giselle Pelicot livre sa vérité 

Nos invitées : Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne Me Florence Rouas, avocate pénaliste au barreau de Paris Laura Slimani, directrice du pôle projets de la Fondation des femmes Le procès dans l’affaire des viols de Mazan, commencé le 2 septembre 2024 à Avignon, se poursuit. Ce mercredi 23 octobre 2024, pour la première fois, Giselle Pelicot prend la parole. Après avoir entendu les accusés pendant près de deux mois, la défense prend pour la première fois la parole. Elle devra notamment expliquer comment elle n’a rien pu sentir pendant des années, n’avoir jamais vu, ne rien avoir soupçonné. Giselle Pelicot est devenue malgré elle le symbole de la violence faite aux femmes pour tout un pays. Pendant 10 ans, elle a été droguée à son insu par son mari et violée dans son sommeil par 83 hommes contactés sur Internet par son mari, Dominique Pelicot. Refusant le huis clos pour son procès, elle milite pour que la « honte change de camp », selon les termes de son avocat. Sur les 49 hommes qui se tiennent à la barre depuis septembre, les seuls ayant été identifiés par la police, âgés de 26 à 73 ans et de professions différentes, certains considèrent être les victimes de l’emprise de Dominique Pelicot tandis que d’autres ont exprimé certains remords. Alors que Giselle Pelicot va être entendue pour la première fois par le juge depuis son audition et devoir répondre aux questions des avocats, on peut se demander si ce n’est pas un énième violence qui est faite à cette femme ? Quels seront les angles d’attaque de l’accusation ? Que peut-on espérer de l’issue de ce procès ? La justice va-t-elle être laxiste ou sévère dans ses condamnations ? Quel impact aura l’affaire des viols de Mazan dans la lutte contre la violence faite aux femmes et contre la soumission chimique ? Nos invitées en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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200 - Budget, des discussions pour rien ? - 22 octobre 2024

<p>Invités : </p><p>- Cyril Graziani, chef du service politique de France Télévisions</p><p>- Nicolas Barré, directeur éditorial du journal Les Echos</p><p>- Gaël Sliman, président et cofondateur de l'institut Odoxa</p><p></p><p>Lundi 21 octobre 2024 Michel Barnier a défendu son budget et les économies à 60 milliards d'euros. Une tâche peu aisée car la Gauche veut en profiter pour faire aboutir une motion de censure et l'extrême droite a le sort du gouvernement entre ses mains. Durant plusieurs jours, les parlementaires vont donc discuter jusqu'à ce qu'une décision soit prise quant à l'utilisation d'un 49-3 ou pas. </p><p>Cyril Graziani revient sur les coulisses de cette première soirée, "la tension va monter progressivement" dans l'attente d'un 49-3. La difficulté pour le Premier ministre c'est qu'il dispose d'une difficulté de taille, une opposition féroce mais des détracteurs au sein même de sa majorité. Nicolas Barré rappelle que ce "cirque" peut durer jusqu'à 40 jours d'après. Nous sommes actuellement dans une situation économique "flageolante" avec des députés qui sont prêts à infliger un choc fiscal monstrueux sur une économie fragile, ce qui serait une catastrophe absolue. Cette situation c'est du "bluff", ces propositions "ne peuvent pas être retenues" et sont inacceptables pour le gouvernement.  </p><p>Pouvait on s'attendre à une telle situation ? Pour Gaël Sliman, les Français s'attendaient à ce blocage, ils ne "veulent pas de ce budget" qui est "désastreux pour l'économie française" et s'inquiètent pour leur épargne. Selon Odoxa, "75% des Français pensent qu'il augmentera leurs propres impôts" et non pas uniquement ceux des plus riches. </p><p><br></p>

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100 - Budget, des discussions pour rien ? - 22 octobre 2024

<p>Invités : </p><p>- Cyril Graziani, chef du service politique de France Télévisions</p><p>- Nicolas Barré, directeur éditorial du journal Les Echos</p><p>- Gaël Sliman, président et cofondateur de l'institut Odoxa</p><p></p><p>Lundi 21 octobre 2024 Michel Barnier a défendu son budget et les économies à 60 milliards d'euros. Une tâche peu aisée car la Gauche veut en profiter pour faire aboutir une motion de censure et l'extrême droite a le sort du gouvernement entre ses mains. Durant plusieurs jours, les parlementaires vont donc discuter jusqu'à ce qu'une décision soit prise quant à l'utilisation d'un 49-3 ou pas. </p><p>Cyril Graziani revient sur les coulisses de cette première soirée, "la tension va monter progressivement" dans l'attente d'un 49-3. La difficulté pour le Premier ministre c'est qu'il dispose d'une difficulté de taille, une opposition féroce mais des détracteurs au sein même de sa majorité. Nicolas Barré rappelle que ce "cirque" peut durer jusqu'à 40 jours d'après. Nous sommes actuellement dans une situation économique "flageolante" avec des députés qui sont prêts à infliger un choc fiscal monstrueux sur une économie fragile, ce qui serait une catastrophe absolue. Cette situation c'est du "bluff", ces propositions "ne peuvent pas être retenues" et sont inacceptables pour le gouvernement.  </p><p>Pouvait on s'attendre à une telle situation ? Pour Gaël Sliman, les Français s'attendaient à ce blocage, ils ne "veulent pas de ce budget" qui est "désastreux pour l'économie française" et s'inquiètent pour leur épargne. Selon Odoxa, "75% des Français pensent qu'il augmentera leurs propres impôts" et non pas uniquement ceux des plus riches. </p><p><br></p>

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100 - Gouvernement, budget... chacun fait ce qui lui plait 

Invités : - Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique à France télévisions - Elsa Mondin-Gava, journaliste politique à la chaine parlementaire, présentatrice des questions au gouvernement - Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire- Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique Opinion, à l’institut Ipsos Lundi 21 octobre 2024, un nouveau round se tiendra sur le ring de l'Assemblée nationale où Michel Barnier devra défendre son budget devant les parlementaires dans une ambiance électrique. Qui soutient quoi ? Quel destin connaîtra ce budget ?  Pour Nathalie Saint-Cricq, la difficulté résulte du fait que la coalition est composée d'élus qui ne sont d'accord sur rien. À la suite de la Commission des finances, le texte s'est même alourdi de 50 milliards de prélèvements supplémentaires. Elle affirme que le budget devra être adopté par un 49-3, un avis partagé par Arnaud Benedetti qui martèle "il n'y a aucune possibilité pour que le budget soit adopté autrement". La situation est incompréhensible pour les Français, pour Stéphane Zumsteeg si les premières annonces avaient été bien perçues cette communication du gouvernement a échoué et dilué un sentiment de manque de sincérité. Si le Rassemblement national semblait ne pas vouloir censurer le texte a priori, rien n’est plus sûr. Chacun « montre les dents » et décide en fonction de « son agenda » rappelle Nathalie Saint-Cricq. Pour la première fois depuis la cinquième république on a une coalition minoritaire ce qui rend l’exercice difficile. « Ce qui va être déterminant pour le Rassemblement national c’est d’essayer de voir s’il est en mesure d’influer sur ce budget » ajoute Arnaud Benedetti.

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100 - Intempéries... "On a jamais vu ça" - Vendredi 18 octobre 2024

<p>Invités : </p><p> </p><p>- Fanny Petitbon, responsable France chez 350.org</p><p>- Laurent Romejko, présentateur de "Météo à la carte"</p><p>- Frédéric Denhez, journaliste chroniqueur à Marianne</p><p>- Lieutenant-colonel David Annotel, représentant de la fédération nationale des sapeurs pompiers de France </p><p> </p><p>Tous les superlatifs sont utilisés pour décrire les intempéries qui se sont abattues sur une partie de la France ce jeudi 17 octobre 2024. En effet, l'eau est montée de plus d'un mètre dans les départements touchés, entraînant de nombreux dégâts et des inondations. Comment l'expliquer ? Pour Laurent Romejko ce phénomène est exceptionnel et s'explique en partie par la mise en place des épisodes cévenols. Des épisodes brefs mais durant lesquels se déversent l'équivalent de deux mois de précipitations en une journée. Fanny Petitbon ajoute quant à elle que chaque degré de réchauffement supplémentaire entraîne 7% d'humidité de plus dans l'atmosphère, ce qui se traduit par des précipitations de grande ampleur.  Elle déclare qu'il "est urgent de se mobiliser pour que les gens sachent quoi faire et que les politiques publiques puissent les aider".</p><p>Lors de la survenue de tels phénomènes, quels sont les défis à relever pour les pompiers ? La difficulté résulte du nombre de départements simultanément touchés par ces vigilances orange, explique le Lieutenant-colonel David Annotel. Plusieurs milliers de pompiers ont été mobilisés cette nuit pour évacuer et mettre en sécurité les citoyens, un seul décès est à déplorer. Une efficacité permise par une alerte précoce et la bonne prise en compte des consignes de sécurité par les habitants. "Pour gagner cette guerre, il faudra aller plus loin dans l'anticipation" , affirme-t-il. </p><p>La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher semble contredire nos invités en pointant du doigt nos systèmes. Une remarque qui entraîne la « consternation » chez Frédéric Denhez qui rappelle que la modélisation est difficile mais que nous savons prévoir les phénomènes météorologiques. Pour autant lors de ces crues « éclairs » qui diffèrent des crues de plaines  « on ne peut strictement rien faire ». </p>

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100 - Lina, dénouement tragique - 17 octobre 2024

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100 - Immigration, budget… le gouvernement en danger - 16 octobre 2024

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100 - Doliprane, dette, industrie… Une France affaiblie 

Nos invités : Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France, spécialiste des prévisions économistes, professeure d’économie à la Sorbonne Élie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS Nicolas Barré, directeur éditorial du journal Les Échos Va-t-on manquer de Doliprane ? Alors que Sanofi est en pleine négociation pour vendre sa filiale qui produit son célèbre Doliprane, le médicament le plus consommé de France, à un fonds financier américain, les salariés de l’usine de Lisieux, dans le Calvados, se sont mis en grève. Leur revendication : que le Doliprane reste français. La décision de ce géant de l’industrie pharmaceutique de vendre à des investisseurs étrangers interroge alors que la France entend retrouver sa souveraineté en matière de santé. Le gouvernement peut-il intervenir dans ces transactions financières et sauver le Doliprane du rachat ? Au-delà de la santé, c’est aussi du sujet économique dont il est question : alors que le pays est endetté à hauteur de 3000 milliards d’euros et que le gouvernement insiste sur l’importance de faire des économies, à quel point délocaliser l’activité à l’étranger peut-il être un frein à la croissance ? La France n’est-elle pas assez concurrente dans l’économie mondiale ? Comment encourager l’embauche et limiter le chômage quand des entreprises françaises sont rachetées par des firmes étrangères ? Doit-on recréer du made-in-France et réindustrialiser le pays ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Un salon automobile… en pleine crise

<p>Invités : </p><ul><li>Jean-Rémy Macchia, journaliste spécialisé dans l’automobile</li><li>Matthieu Pelloli, journaliste au service économie du Parisien-Aujourd’hui en France en charge de l’automobile</li><li>Danielle Attias, économiste, professeur à Centrale-Supélec, Université Paris-Saclay, et spécialiste du marché de l’électromobilité</li></ul><p></p><p>Aujourd’hui, à la Porte de Versailles, s’ouvre le salon de l’automobile 2024, alors que le secteur est en pleine crise. Les ventes sont au plus bas depuis 20 ans et la voiture électrique rebat les cartes par des constructeurs chinois, bien décidés à conquérir l’Europe. Les marques françaises reviennent en force cette année, avec notamment des véhicules nouveaux qui misent sur le rétro.  Après la Coccinelle et la Fiat 500, c’est maintenant la 4L qui renaît dans une nouvelle version électrique. Elle sera dévoilée aujourd’hui lors du salon. Une stratégie mise en place par Volkswagen à la fin des années 1990 et que Renault exploite désormais à fond. Matthieu Pelloli évoque une “newstalgie”.</p><p></p><p>En effet, la résurrection de la R5 lui a valu 50 000 précommandes. La cible : les soixantenaires qui ont aujourd'hui le plus de pouvoir d’achat. Jean-Rémy Macchia explique les raisons de cet engouement : “Une voiture, ça évoque plein de souvenirs”.  Selon une étude YouGov BandIndex de septembre 2024, Peugeot est la marque préférée des Français, suivis par Audi et Mercedes. En revanche, dans le classement des voitures qu’ils veulent acheter, c’est Peugeot et Renault qui arrivent en tête. Matthieu Pelloli remarque : “Renault est à un moment charnière de son histoire : il présente beaucoup de nouveaux modèles avec un fort capital sympathie. Il y a la R5, la 4L…”<br></p><p>Actuellement, la voiture constitue un objet qui est aujourd’hui le symbole de l’émission de CO2. D’ailleurs, les salons automobiles sont régulièrement pris pour cibles par les associations écologistes. Danielle Attias considère que le véhicule électrique implique d’autres comportements que celui à l’essence : “quand on a une voiture électrique, il faut anticiper nos déplacements, il faut s’organiser.”</p><p><br></p>

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100 - Budget… Notre compte est bon ?

Invités : Caroline Michel-Aguirre, journaliste-reporter au magazine Le Nouvel ObsLisa Thomas d’Arbois, directrice adjointe des Études France à l’Institut MontaigneHenri Sterdyniak, économiste et fondateur des Économistes AtterréesStéphane Vernay, directeur de la rédaction parisienne de Ouest-FranceLa France est désormais l’un des pays d’Europe les plus endettés avec une dette publique s’élevant à plus de 3 000 milliards d’euros. Un défi pour le gouvernement Barnier qui a présenté son projet de loi finances 2025 le jeudi 10 octobre 2024 en Conseil des ministres. L’objectif du gouvernement : 60 milliards d’économies. Le plan de redressement du budget prévoit des coupes dans France Travail et l’Éducation nationale : 2 200 postes de fonctionnaires seront supprimés au total. La Sécurité sociale devra aussi réduire les dépenses, tout comme les collectivités locales qui hériteront de 5 milliards d’euros en moins. La baisse du taux de remboursement des consultations médicales “fait partie des options” selon Antoine Arnaud, ministre de l'Economie et des Finances. En parallèle, les 400 entreprises les plus riches vont devoir payer plus d’impôts durant deux ans. La même mesure concerne les ménages les plus aisés : les couples gagnant plus de 500 000 euros par an devront reverser 20% de leur revenu.  Un “budget perfectible” a déclaré Michel Barnier qui précise : “j’ai dû le construire en 15 jours. Ce n’est pas possible de tout faire bien en aussi peu de temps”. Pour Henri Sterdyniak, “c’est un tournant par rapport à la période de Macron triomphant si on peut dire”, qui pointe les mesures prises par les divers gouvernements macronistes ne se préoccupant pas du déficit. “Ce tournant est un peu minable parce qu’il n’y a pas de plan à moyen/long terme.”, affirme le fondateur des Économistes Atterrées. Le budget 2025, envisagé comme “de responsabilité” par le gouvernement, sera discuté la semaine du 14 octobre à l’Assemblée, dans une ambiance qui promet d’être agitée. 

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100 - Hôpital, médecins… la grande pénurie 

Nos invités : Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société à franceinfo TV Nathalie Coutinet, économiste de la santé Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, Président d’honneur de la Fédération des Médecins de France Margot Brunet, journaliste santé à MarianneMichel Barnier est en déplacement dans un hôpital à Poitiers ce jeudi 10 octobre, à l’occasion de la journée mondiale pour la santé mentale. À l’hôpital public comme dans les établissements spécialisés en psychiatrie, il y a un manque cruel de praticiens et de structures d’accueil. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 13 millions de Français seraient touchés par des maladies mentales et troubles psychiques. Le suicide reste la première cause de mortalité chez les jeunes. Le Premier ministre a déclaré dans son discours de politique générale vouloir faire de la santé mentale la grande cause nationale. Le gouvernement va présenter son projet de budget pour 2025 ce jeudi 10 octobre 2024. Dans un pays endetté à hauteur de 3000 milliards d’euros, où le terme « économies » est devenu le mot d’ordre, Michel Barnier va-t-il prendre la juste mesure des besoins en matière d’accès à la santé ? À quel point les économies préconisées par l’exécutif vont-elles affecter la qualité du service public ? Comment lutter contre la maltraitance dans les hôpitaux publics liées à des coupes budgétaires et aux fermetures de lits ? Quelles seront les mesures adoptées par le Premier ministre pour améliorer la santé mentale des Français ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Censure rejetée, Michel Barnier renforcé ? 

Nos invités : Jean Garrigues, historien, président de la Commission internationale d’histoire des assemblées Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire Laure Salvaing, directrice générale de Verian FranceC’est Olivier Faure qui est parti au front. Le député du Parti socialiste a porté haut et fort la motion de censure promise par la coalition de gauche du Nouveau Front Populaire. Une volonté avec cette motion de censure de mettre fin au court règne de Michel Barnier en tant que Premier ministre qui a échoué : seuls 197 députés ont voté la motion de censure, soit une quinzaine de voix de plus que l’intégralité du NFP. Isolés à l’Assemblée, les élus de gauche n’ont pas pu compter sur les autres partis d’opposition comme le Rassemblement national, qui n’ont pas soutenu cette motion de censure. Au total, il aurait fallu 289 voix pour qu’elle soit acceptée. Un échec que François Hollande impute directement à son confrère du Parti socialiste Olivier Faure. L’ancien président de la République insiste, « Il faut une nouvelle figure pour diriger le Parti socialiste, pour permettre ce rassemblement et cette ouverture. » Pour lui, il faudrait tenter un rapprochement avec les proches de Raphaël Glucksmann. Des propos qui lui ont valu beaucoup de critiques parmi ses alliés socialistes, qui ont dénoncé une attitude traître, résumée par la réponse du premier intéressé ce mercredi 9 octobre : « François Hollande divise là où je rassemble », conclut Olivier Faure dans les colonnes du Parisien. Le gouvernement Barnier va-t-il tenir jusqu’à une prochaine dissolution, voire jusqu’à la prochaine présidentielle de 2027 ? Est-ce un signe que le nouveau Premier ministre commence à se faire accepter du Parlement grâce à son bagout, ou bien que des alliances commencent à se former ? Quel est le pouvoir du Rassemblement national, premier parti à l’Assemblée, dans les choix opérés par le gouvernement Barnier ? Marine Le Pen gouverne-t-elle dans l’ombre ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Impôts, retraites, fonctionnaires... ça va faire mal ? - Mardi 8 octobre 2024

Invités : - Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint du département Analyse et prévision de l'OFCE - Jean-Paul Chapel, éditorialiste économique - Lisa Thomas-Darbois, directrice adjointe des études France de l'Institut Montaigne - Elizabeth Pineau, correspondante à l'Elysée et Matignon pour Reuters Gel des pensions, hausse des impôts, coupes franches dans la fonction publique, Michel Barnier a dévoilé son plan pour éviter une crise financière en France. Ce sont 40 milliards d'économie qui sont visés par le gouvernement, parmi les pistes évoquées : la réduction du nombre de fonctionnaires. Pour Mathieu Plane, si l'emploi est soutenu par l'emploi public on ne voit pas les résultats sur le terrain. Lisa Thomas-Darbois rappelle qu'il faut distinguer la fonction publique d'Etat, la territoriale et l'hospitalière. Si la fonction publique territoriale a augmenté de 50%, la fonction publique hospitalière quant à elle compte 10 points de moins. Le problème se situe plus au niveau de l'efficacité que du nombre de fonctionnaires. Les mesures mises en avant sont certes "correctrices" mais nous ne sommes pas encore dans le "choc budgétaire", il y a un double discours de la part du Premier ministre affirme Mathieu Plane. Ces 40 milliards sont "de fausses économies" déclare Jean-Paul Chapel. Il rappelle que le vrai problème ce sont les intérêts d'emprunt mais que nous ne sommes pas dans une situation à la "grecque". Doit on toucher aux retraites ? Le gouvernement vient d'annoncer le report de l'indexation des retraites à juillet 2025. Ces dernières années ils ont été plus préservés de l'inflation que les salariés grâce à l'indexation. Comment mettre à contribution les retraités ? La solution d'une indexation partielle permet des économies assez importantes, mais toucher aux retraites fait encore parti des mesures les plus impopulaires. Comment le gouvernement n'a-t-il pas pu voir venir la crise actuelle ? De l'extérieur, la France semble avoir un problème de gestion financière et politique, ce qui a entrainé une perte de confiance du côté des marchés financiers. 

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100 - 7 octobre, la guerre est déclarée - Lundi 7 octobre 2024

Nos invités : - Patricia Allémonière, spécialiste des questions internationales, ancienne grand reporter pour TF1 - Guillaume Lagane, spécialiste des questions de défense et des relations internationales, maître de conférence à Sciences Po - Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste du Moyen-Orient et de l'Afrique - Général Jean-Paul Palomeros, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air, ancien commandant suprême de la transformation de   Le 7 octobre une déflagration mondiale a ramené la guerre au Proche Orient, d'abord à Gaza, maintenant au Liban et peut-être demain en Iran. Le massacre du 7 octobre, avec plusieurs attaques simultanées sur le territoire visant des infrastructures militaires, le festival Tribe of Nova et plusieurs kibboutz a mis en lumière les failles des services de renseignements israélien. La réponse israélienne ne s’est pas fait attendre avec la multiplication des bombardements à Gaza afin d'affaiblir le Hamas. L'Etat hébreu cible désormais le Hezbollah au Liban après une série d’explosions de bipeurs, talkies-walkies et plusieurs bombardements aériens. De son côté, l'Iran qui se tient historiquement derrière le Hezbollah a lancé près de deux cents missiles en direction d'Israël ce mardi 1er octobre, faisant craindre l'expansion du conflit dans la région.  Pour Patricia Allémonière, il y a eu un « choix politique » de ne pas tirer les conséquences par rapport au « document qui prévoyait ce type d’attaque ». Les autorités politiques étaient concentrées sur « la Cisjordanie et l’armée quant à elle, avait centré son intérêt sur le Liban et le Hezbollah.Est-ce que la violence de la réaction israélienne est une réponse à la hauteur du choc subi par Israël ce jour-là ? « Il est difficile de faire un rapport purement mathématique entre les pertes qu’on subi et celles qu’on doit faire subir à l’adversaire » affirme Guillaume Lagane. Ce qui est certain c’est que « jamais un tel phénomène ne s’était produit » « 1200 morts en une journée sur le territoire d’Israël ». Pour Meriem Amellal, ce n’est plus une guerre « habituelle », les Israéliens sont dans une optique de « survie ».Si le Premier ministre Benyamin Netanyahu est toujours critiqué, face à une société qui se sent menacée, comment les Israéliens voient-ils l’armée ? Pour le général Jean-Paul Palomeros, il y a eu un choc car « Tsahal n’a pas protégé les citoyens ». « Le pouvoir politique n’a pas voulu accepter l’idée même qu’il puisse se passer quelque chose à cet endroit ».Le 7 octobre a eu une résonance dans le monde entier, y compris en France ou en Tunisie avec une résurgence de l’antisémitisme. Aujourd’hui, la communauté juive « a peur », et Benyamin Netanyahu a fait monter « ce rejet » du peuple israélien désormais vu comme un peuple « d’oppresseurs ».Pour Général Jean-Paul Palomeros, en Israël ce qui est frappant aujourd’hui c’est qu’il n’y a plus d’hommes et de femmes de paix. On assiste à une « omniprésence de la violence dans les relations internationales » et « on a laissé les extrémistes prendre une place qui ne pouvait conduire qu’à ce qui se passe aujourd’hui ». 

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100 - Barnier et les agriculteurs, l’amour dans le pré ? - Vendredi 4 octobre 2024

<p>Nos invités : </p><ul><li>Antoine Comte, journaliste politique franceinfo TV</li><li>Frédéric Denhez, journaliste, chroniqueur au magazine Marianne </li><li>Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa </li><li>Sandra Hoibian, directrice du Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de vie. </li></ul><p>Les choses s’accélèrent pour le Premier ministre en ce mois d’octobre 2024. Depuis sa nomination le 5 septembre dernier, Michel Barnier s’était fait discret, potassant dans l’ombre son programme  jusqu’à la prononciation de son discours de politique générale, ce mardi 1er octobre 2024. Le nouveau bras droit du Président, loin d’être populaire malgré une longue carrière politique, doit se faire connaître et apprécier des Français, alors que le choix d’Emmanuel Macron d’élire un représentant d’une des forces politiques les plus minoritaires de l’Assemblée nationale à Matignon a alimenté beaucoup de débats concernant sa légitimité au poste. </p><p></p><p>Pour la première fois dans sa nouvelle fonction, le Républicain va sur le terrain se mêler aux citoyens. Il est ce vendredi 4 octobre 2024 en déplacement en Auvergne à la rencontre des éleveurs. Ces derniers attendent beaucoup de leur Premier ministre. Depuis les manifestations du monde agricole qui ont remué l’opinion publique au début de l’année 2024, les crises traversées par les artisans de la terre sont connues et attendent des réponses claires de la part de l'exécutif. Michel Barnier peut-il éviter la tourmente qu’a connue son prédécesseur, Gabriel Attal ? Quelles réponses va-t-il apporter pour améliorer les conditions de travail des éleveurs ? Le Savoyard peut-il convaincre les Français en incarnant une politique « à l’ancienne » ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.</p>

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100 - Michel Barnier, le RN son seul soutien ? 03 octobre 2024

Nos invités : Thomas Guénolé, politologue Anne Bourse, journaliste au service politique de France Télévisions Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IpsosValérie Gas, cheffe du service politique de RFI   Michel Barnier et son gouvernement sont enfin entrés dans l’arène. Ils ont affronté l’Assemblée nationale ce mercredi 2 octobre avec une gauche très remontée, une ex majorité perplexe et un tout tempéré par un Rassemblement National plutôt conciliant. Lors du traditionnel discours de politique générale, le nouveau Premier ministre a présenté sa feuille de route dans l’hémicycle. L'ancien négociateur en chef du Brexit a dévoilé un programme axé sur des réformes économiques ambitieuses et un engagement ferme en faveur de la rigueur budgétaire, dans un contexte économique tendu."Nous devons retrouver le chemin de la compétitivité et de l’équilibre des comptes publics," a martelé Michel Barnier dans un discours de près d'une heure, salué par les élus de droite mais accueilli avec scepticisme par une opposition déjà mobilisée. "Notre mission est claire : remettre la France au travail, restaurer la confiance et protéger les Français."Le Premier ministre a rapidement détaillé les principales mesures de son programme, parmi lesquelles une série de réformes structurelles, dont la réduction des dépenses publiques, à commencer par une économie de 4 milliards d’euros sur les pensions de retraite, qui vise à garantir la viabilité du système à long terme. Il a également annoncé des mesures en faveur de l’emploi, avec notamment une baisse des charges pour les entreprises, ainsi que la volonté de réformer le marché du travail pour le rendre plus flexible.Sur le plan fiscal, Michel Barnier a réaffirmé son engagement à alléger la pression fiscale sur les classes moyennes, tout en écartant l’idée d’un rétablissement de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). "Nous devons alléger le fardeau fiscal qui pèse sur les forces vives de notre pays, tout en veillant à une juste répartition de l'effort," a-t-il déclaré. L’immigration et la sécurité, deux sujets chers à l’ancien négociateur, ont également été au centre de ses priorités. Le Premier ministre a annoncé un renforcement des contrôles aux frontières et un durcissement des conditions d’accueil des immigrés, tout en soulignant l’importance de "l’intégration dans le respect des valeurs républicaines".Malgré ces annonces, le gouvernement Barnier devra faire face à de nombreux défis, avec une opposition déterminée à bloquer plusieurs réformes et une contestation sociale en cours sur certaines mesures sensibles. La réponse de l'Assemblée nationale sera un premier test pour ce nouveau gouvernement, qui s'annonce résolument réformateur, mais dont l’équilibre reste fragile. "Nous avons les moyens de réussir, mais il nous faudra du courage," a conclu Michel Barnier avant de quitter la tribune, sous les applaudissements de ses soutiens.

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100 - Michel Barnier, un discours... chahuté ! - 02 octobre 2024

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100 - Israël… un coup fatal au Hezbollah ? 30 septembre 2024

<p>Invités : </p><ul><li>Etienne Leenhardt, chef du service politique étrangère de France Télévisions</li><li>Guillaume Lagane, spécialiste des questions de défense et de relation internationales, maître de conférences à Sciences Po</li><li>Sofia Amara, grand reporter spécialiste du Proche-Orient et co réalisatrice de la série documentaire “Hezbollah, l’enquête interdite” sur France 5</li></ul><p>Israël a frappé un grand coup en éliminant le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le vendredi 27 septembre. Après des mois de conflit larvé, en 12 jours, l'État hébreu a peut-être changé le cours de la guerre. D’abord, ce sont des bipeurs des membres du Hezbollah qui ont explosé au Liban, des centaines en simultané, le 17 septembre. Puis, le lendemain, des talkie walkies sautent à leur tour. En deux jours, 37 morts et plus de 300 blessés. Cette opération provoque un grave affaiblissement des moyens de communication du Hezbollah, qui doit se rencontrer en physique afin de s’organiser pour la suite des combats. Désormais exposés, plusieurs hauts dirigeants tombent.</p><p>Israël continue de bombarder le Liban et le 23 septembre est la journée la plus meurtrière depuis les années 1990 pour le pays. Le 27 septembre, Hassan Nasrallah se réunit dans un bunker avec une vingtaine de cadres de la milice. Depuis New York, Benyamin Netanyahu donne son feu vert pour larguer 85 bombes spéciales - capable de traverser 6 mètres de béton - sur le chef du Hezbollah. Celui-ci est assassiné, et avec lui, plus d’une centaine de personnes, dont des dizaines d’enfants. </p><p>Pour Etienne Leenhardt, les membres encore en vie de l’organisation vont certainement “avoir beaucoup de mal à s’en remettre”. Surveillés sur leurs téléphones, ils se méfient maintenant des bipeurs et des talkiewalkies… L’organisation qu’on croyait impénétrable s’effondre finalement. “C’est peut-être une taupe Iranienne - le parrain du Hezbollah - qui est à l’origine de cette fuite d’informations qui permet l’élimination du plus puissant secrétaire général”, nous apprend Sofia Amara. Depuis 30 ans, Hassan Nasrallah était le visage de ce mouvement, pour les libanais mais aussi à l’international. “En frappant à sa tête ce mouvement, Israël a, de fait, remporté une victoire au-delà de l’aspect opérationnel, une victoire symbolique.”, analyse Guillaume Lagane.</p>

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100 - Zizanie au sommet, et les Français dans tout ça ?

Nos invités :  Antoine Comte, journaliste politique à Franceinfo TV Catherine Tricot, journaliste, directrice de la revue Regard  Elsa Aurange, journaliste politique au Bulletin Quotidien  Adrien Broche, responsable des études politiques chez Viavoice Le gouvernement se met au travail dans une ambiance tendue. Pendant ce temps, les Français veulent des résultats. À les entendre, ils ne parieraient pas un kopeck sur Michel Barnier ! Alors, comment les convaincre du contraire ? Quels sont leurs attentes ?Des repères, de l’horizon… C’est ce qu’a prôné Ségolène Royale dans une interview donnée le 27 septembre. Pour Elsa Aurange, il y a du boulot ! Mais, pour la spécialiste, la politique de Michel Barnier sera peut-être l’occasion de clarifier la ligne politique d’Emmanuel Macron, qui, pour l’instant, est légèrement fluctuante…Dans ce « casse-tête monumental quasi historique et inédit », Antoine Comte juge que le premier Ministre a beaucoup à faire, puisqu’il doit s’adresser à la fois au Rassemblement national, qui peut mettre le doigt sur le bouton de la censure, à la gauche, qui risque de le censurer dans tous les cas, à sa famille politique, les LR, mais également au bloc central, lui-même constitué de plusieurs blocs politiques… « Ça va être extrêmement compliqué ! » jugent nos experts.Ne serions-nous pas en train de payer l’absence de vision lors de l’élection présidentielle de 2022 ? C’est en tout cas l’avis de Catherine Tricot.

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100 - Israël, une possible entrée au Liban ? - 26 septembre 2024

<p>Invités : </p><p>Dominique Moïsi, géopolitologue, conseiller spécial de l’avenue Montaigne</p><p>Patricia Allémonière, spécialiste des questions internationales, ancienne grand reporter pour TF1</p><p>Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste du Moyen Orient</p><p></p><p>Les frappes israéliennes se poursuivent au Liban, poussant ainsi des centaines de milliers de civils à fuir le sud du pays. Plus de 550 personnes ont été tuées par l'armée israélienne en moins de 48 heures. Israël menace à présent de faire entrer des troupes au sol. « L’idée c’est d’affaiblir considérablement le Hezbollah. Israël a le sentiment, à tort ou à raison, que le moment est venu de le faire, en vue des élections américaines », souligne Dominique Moïsi. </p><p>Ce mercredi 25 septembre, lors du Conseil de sécurité de l’ONU, à New York, Emmanuel Macron a appelé au cessez-le-feu afin d’éviter une « explosion régionale ». « Il y a un sentiment de bis répétita. Depuis les attaques du 7 octobre, on va le revivre au Liban. (…) Le discours d’Emmanuel Macron est beau dans les mots, mais où sont les faits ? La guerre est déjà là ». </p><p>C’est dans ce cadre que la France a également demandé l’élargissement du Conseil de Sécurité notamment à l’Allemagne, le Japon ou le Brésil. « La composition du Conseil de sécurité de l’ONU représente l’ancien monde. (…) Il y a un décalage complet entre la composition du Conseil de sécurité et le monde d’aujourd’hui (...) ».</p>

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100 - Immigration : Bruno Retailleau, au défi des OQTF

<p>Invités : </p><ul><li>Valérie Lacasble, éditorialiste politique au quotidien <a href="http://LeJournal.info" rel="nofollow">LeJournal.info</a></li><li>Audrey Goutard, journaliste spécialisée dans les faits de société pour franceinfo TV</li><li>James Wittenberg, journaliste au service politique de France Télévisions</li><li>Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’Ipsos</li></ul><p></p><p>Philippine étudiante retrouvée morte dans le bois de Boulogne à Paris samedi dernier, enterrée. Elle n'avait plus donné de nouvelles à ses proches depuis vendredi après-midi, après avoir déjeuné au Crous de son université, Paris-Dauphine. Le suspect, un marocain de 22 ans déjà condamné pour viol en 2021 et sous obligation de quitter le territoire, a été interpellé ce mardi 24 septembre à Genève. Il a été identifié grâce aux vidéos de surveillance. Il était sorti de prison au mois de juin, après cinq ans de détention. Il y a, en France, près de 20% d’auteurs de faits criminels et délictuels qui sont de nationalité étrangère. Un chiffre à nuancer. « En termes de viol, c’est une majorité de Français », rappelle Audrey Goutard. Un constat partagé par Jeff Wittenberg. En revanche, concernant les OQTF « ce qui allonge les délais, c’est le nombre de records qu’il est possible - pour la personne qui en est l’objet - de déposer », explique Valérie Lacasble</p><p></p><p>Un macabre féminicide qui a été commenté par de nombreuses personnalités politiques dont Valérie Pécresse et Marion Maréchal. Bruno Retailleau, le nouveau ministre de l’Intérieur, se fait fort de mettre en pratique ces obligations de quitter le territoire. Lors de son intervention du mardi 24 septembre 2024, le nouvel occupant de la place Beauvau avait déclaré vouloir « réunir les dix préfets des dix départements où il y a le plus de désordre migratoire pour leur demander d’expulser plus et de régulariser moins. » Il a également annoncé son désir de « restaurer le délit de séjour irrégulier en France ». Des déclarations qui montrent un ministre de l’Intérieur décidé à « marquer son territoire de façon extrêmement ferme », selon Jeff Wittenberg. Le journaliste déplore « cette terrible affaire qui lui donne objectivement du carburant et du grain à moudre dans sa démonstration qu’il y a un véritable problème qu’il faut régler.»</p>

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100 - Michel Barnier, le plus dur commence - 24 septembre 2024

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100 - Gouvernement : des noms mais rien d’officiel… 20 septembre 2024

Nos invités :Anne Bourse, grand reporter, journaliste politique à France TVStéphanie Dépierre, journaliste pour La Chaîne parlementaire Mathieu Gallard, directeur de recherche chez IPSOSAntoine Comte, journaliste politique à Franceinfo TV Promis, dimanche ! La liste officielle des nouveaux ministres doit être dévoilée. Dans cette attente, quelques noms circulent déjà, laissant planer le doute sur cette formation politique transpartisane, sorte de cocktail amer composé d’une majorité Renaissance, de MoDem et de LR. Pour la gauche comme pour les électeurs qui ont donné l’avantage au Nouveau Front Populaire, cette proposition risque d’être difficile à digérer. Tout s’est joué ce jeudi 19 septembre 2024 à Matignon lors d’une réunion autour de Michel Barnier. Des annonces non-officielles ont été distillées par les participants eux-mêmes avant que le nouveau Premier ministre ne soumette sa liste à Emmanuel Macron. Une liste qui se composerait de 38 ministres dont 16 gros ministères attribués à sept macronistes, trois républicains, deux MoDem, un Horizons, un UDI, un DVD et un DVG. Après d’intenses consultations depuis deux semaines, c’est la réunion de la dernière chance avec un mot d’ordre : de la bonne volonté pour avancer vers un gouvernement qui respecte la parité et le poids politique de chaque formation à l’Assemblée, l’une des causes du blocage ces derniers jours. Le Premier ministre affiche lui aussi ses priorités : améliorer le niveau de vie des Français, garantir la sécurité, maîtriser l’immigration et favoriser l’intégration, maîtriser nos finances publiques. Autre précision de Michel Barnier, cette fois concernant les impôts : ils ne devraient pas augmenter pour les classes moyennes. Ce dernier détaillera son programme lors de sa déclaration de politique générale ce mardi 1er octobre 2024 à l’Assemblée nationale. Alors, comment les Français accueilleront ce nouveau gouvernement, « très à droite » selon les macronistes ? Le débat est ouvert avec nos invités.  

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100 - M. Barnier, des hausses d’impôt inévitables ? - 17 septembre 2024

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100 - Viols de Mazan, le procès des hommes ? - 18 septembre 2024

<p>Invitées : </p><p>Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société</p><p>Isabelle Steyer, avocate spécialiste des violences faites aux femmes</p><p>Laura Slimani, directrice du pôle projets de la Fondation des femmes</p><p>Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologique </p><p></p><p>« Je suis un violeur comme ceux qui sont dans cette salle. Ils savaient tous ». Cela faisait six jours que Dominique Pélicot n’était pas apparu devant la cour criminelle du Vaucluse pour des raisons de santé. Le principal accusé de l’affaire Mazan a été entendu pour la première fois le mardi 17 septembre. Gisèle Pélicot, celle qui a refusé le huis clos dans le but de faire changer la honte de camp, a affronté les révélations de son mari toute la journée. Une affaire hors normes qui intéresse le monde entier. L’homme de 71 ans comparait pour soumission chimique sur sa femme durant neuf ans afin de la violer et la faire violer par d’autres hommes, recrutés sur internet. Dominique Pélicot a reconnu l’entièreté des faits avant d’incriminer ses coaccusés. Parmi les cinquante hommes : des infirmiers, ingénieurs, pompiers ou militaires, âgés de 26 à 73 ans. Pendant son audition, Dominique a évoqué les abus sexuels qu’il a subis enfant et la violence de son père avant de demander pardon à son ex-femme.</p><p><br></p><p>Audrey Goutard, qui a eu accès aux documents de la garde-à-vu, affirme que son discours n’a pas changé. « Le ‘je m’excuse’, ça n’est pas nouveau », indique-t-elle. La journaliste rappelle qu’il faut prendre ses déclarations avec du recul puisque c’est un manipulateur : « Il ne reconnaît rien de plus que ce qu’on lui a mis sous le nez. » En effet, face aux photos de la fille du couple, Caroline Darian, nue, retrouvées dans l’ordinateur de l’accusé, celui-ci ne reconnaît rien. Le récit de l’enfance de Dominique Pélicot, marqué par la violence et les abus, pourrait-il expliquer ses actes ? Face à cet argument, la psychiatre Muriel Salmona répond : « L’immense majorité des victimes ne vont pas reproduire : il y a un choix. » Un positionnement partagé par Laura Slimani : « Toutes les victimes ne reproduisent pas, et notamment les femmes ». La directrice du pôle projets de la Fondation des femmes mentionne la culture du viol masculine, « cette éducation à exercer cette violence sur les femmes et de manière sexuelle ». L’avocate Isabelle Steyer, confrontée chaque jour aux violences faites aux femmes, fait le même constat : « On a constamment cette récurrence-là : le contrôle de sa femme, de ce qu’elle fait, de sa sexualité ».<br></p>

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100 - La droite au pouvoir, la gauche se déchire - 16 septembre 2024

<p><strong><u>Nos invités</u></strong> : </p><p></p><ul><li><p>Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique chez France TV </p></li><li><p>Bruno Cautrès, politologue, chercheur au CEVIPOF et enseignant à Sciences Po</p></li><li><p>Jean Garrigues, historien et président de la commission internationale de l’Histoire des assemblées  </p></li></ul><p></p><p>C’est une semaine politique sous haute-tension. En effet, après presque deux mois en pilotage automatique, Michel Barnier devrait délivrer la composition du futur gouvernement. Et ce dernier devrait fortement pencher… à droite, sans surprise ! De ce côté de l’échiquier politique, ça se bouscule au portillon de Matignon ! Tandis qu’à gauche, les candidatures se font plus rares. Aux côtés de son ancien Premier ministre qui aimerait lui succéder, Emmanuel Macron prend un bain de foule lorsqu’un électeur de gauche l’interpelle sur le chaos politique : « Le résultat des élections, il faut le respecter. C’est la moindre des choses » fustige un citoyen qui se fait la voix d’un bon nombre de Français. Pendant ce temps, Michel Barnier promet toujours un gouvernement élargi. À droite, certains s’y voient déjà comme Laurent Wauquiez ou Bruno Retailleau. Mais alors qui pour incarner la jambe gauche ? D’autres socialistes tels que Carole Delga ou Karim Bouamrane ont déjà écarté cette perspective. Reçu à Annecy par les parlementaires LR, le Premier ministre leur glisse en aparté : « Matignon sera votre maison ». Formule qui fait bondir l’aile gauche de feu la majorité macroniste redoutant un virage à droite toute. Quelle que soit la composition de l’équipe finale, Michel Barnier est toujours à la manœuvre pour éviter la censure. </p><p></p><p>En attendant, la gauche, quant à elle, se divise sur la stratégie à adopter vis-à-vis de La France Insoumise et plus particulièrement de son leader, Jean-Luc Mélenchon. De plus en plus contesté y compris par les siens, le chef de file LFI est dans le viseur de son ancien compagnon de route, François Ruffin. Ce dernier a dénoncé dans un livre l’approche communatiste de Jean-Luc Mélenchon dans sa façon de faire de la politique. Rien ne va plus au sein du NFP. Oublié les rires complices et les élans de solidarité. François Ruffin a décidé de s’émanciper une bonne fois pour <u>toutes</u>. Après avoir quitté il y a maintenant deux mois La France Insoumise, il ne cesse d’accabler le leader LFI dont il ne comprend plus les choix politiques. Cette rupture est-elle définitive ? À la fête de l’Humanité, le déserteur LFI a été reçu par des huées, des prises à parti et finalement des applaudissements quand il critique la stratégie électorale de La France Insoumise. Par tribune interposée, Jean-Luc Mélenchon réaffirme son choix : « Nous nous occupons de la jeunesse, des quartiers populaires, de la population qui travaille ». C’est tout l’objet de leur désaccord. Dans son dernier livre, « Itinéraire - Ma France en entier, pas à moitié » , le député picard accuse le leader insoumis de s’adresser uniquement aux quartiers populaires et aux jeunes, au détriment de la classe ouvrière. Et il avoue avoir lui-même mené une campagne au faciès dans sa circonscription. La démarche de François Ruffin est adoubée par certains à gauche. À l’avenir, quelle stratégie électorale la gauche devra-t-elle adopter pour gagner des voix ? Le débat est posé avec nos invités. </p>

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100 - Flirt à droite, ball trap à gauche - 13 septembre 2024

<p>Invités :</p><p>Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IPSOS</p><p>Antoine Comte, éditorialiste politique Frnceinfo TV</p><p>Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien <a href="http://LeJournal.info" rel="nofollow">LeJournal.info</a></p><p>Catherine Tricot, directrice de la revue Regards</p><p></p><p></p><p>Une semaine après sa nomination à Matignon, Michel Barnier a été accueilli comme un roi par sa famille politique. Le nouveau Premier ministre s’est rendu jeudi 12 septembre à la rentrée des Républicains, à Annecy (Haute-Savoie). « Vous êtes maintenant les bienvenus à Matignon » et « Matignon sera votre maison », a-t-il confié aux parlementaires LR. Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, David Lisnard, François Xavier Bellamy… Alors que Michel Barnier réfléchit encore à la composition de son gouvernement, les noms circulent et les barons de la droite ne dissimulent pas leurs ambitions. « Dans cette période d’instabilité politique que l’on connaît, Michel Barnier et ses troupes LR peuvent être des personnalités d’expérience qui rassurent, qui peuvent ramener le calme », analyse Antoine Comte. « Les Républicains sont bénéficiaires d’une opération qu’ils n’ont pas souhaitée au début », précise Stéphane Zumsteeg.</p><p>L’enjeu pour Michel Barnier ? Montrer une politique radicalement différente de ces sept dernières années. Avec une Assemblée nationale aussi divisée et avec seulement 47 députés dans l'hémicycle, la tâche s’annonce rude. Il faudra ainsi qu’il puisse élargir ce noyau, notamment vers le Modem, la gauche ou encore les élus locaux. Après les nombreuses défaites essuyées lors des dernières élections nationales, ce scénario était inespéré pour la droite. Entre ambitions personnelles et instabilité parlementaire... La fin du mandat d’Emmanuel Macron s’annonce sous haute tension. </p>

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100 - M. Barnier, la droite de retour au pouvoir - 12 septembre 2024

<p>Nos invités :</p><ul><li><p>Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique Franceinfo TV</p></li><li><p>Guillaume Daret, chef adjoint du service politique France TV</p></li><li><p>Baptiste Fournier, président de Virtus, spécialiste en communication</p></li></ul><p></p><p>La droite est de retour au pouvoir avec un premier ministre issu des Républicains. Très attendue, l’annonce d’un gouvernement sera finalement pour la semaine prochaine. Michel Barnier a rencontré hier les élus d’Horizon, le parti d’Edouard Philippe ainsi que ceux du Modem, le parti de François Bayrou. Les Républicains, au début réfractaires, ont finalement accepté de participer aux discussions. Au point qu’un LR pourrait se retrouver place Beauvau. Parmi les pressentis pour succéder à Gérald Darmanin à l’Intérieur : Laurent Waquiez, Bruno Retailleau ou David Lisnard.<br></p><p>Pour les ministères de la Défense et des Affaires étrangères, Emmanuel Macron souhaite que ce soit ces proches qui soient aux manettes. Stéphane Séjourné se verrait bien rester au Quai d’Orsay, mais il est en concurrence avec Gérald Darmanin, qui a déjà commencé sa campagne en interne. Prisca Thevenot est, elle aussi, prête à collaborer avec la droite, sous certaines conditions cependant : “Nous n’irons pas remettre en cause notre aspect européen ou l’importance de libérer le travail pour être un facteur de financement pour nos services publics.” Tandis que la droite se bouscule au portillon, à gauche, personne ne s’est positionné malgré la main tendue. Pas question de siéger au sein d’un gouvernement étiqueté à droite. Olivier Faure l’a annoncé : il n’y aura pas un socialiste dans ce gouvernement. </p><p></p><p>Comme l’analyse Alix Bouilhaguet, “les alliés de Michel Barnier, c’est clairement le pôle droite”. Pour équilibrer les forces, l’éditorialiste de franceinfo TV pense que Michel Barnier pourrait aller chercher des figures de gauche n’appartenant pas au PS. Pour le camp de la droite, la nomination de Michel Barnier est la promesse de pouvoir mener une politique qui leur correspond sans trop d’entrave. Une opportunité qu’ils ne peuvent laisser passer selon Guillaume Daret.</p>

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100 - Débat : Trump déstabilisé par K. Harris - 11 septembre 2024

<p>Invités : </p><p>Elisa Chelle, professeure de sciences politiques, spécialiste des Etats-Unis </p><p>Louric Henneton, maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin, spécialiste de l’histoire et de la civilisation anglo-américaine </p><p>Alban Mikoczy, redacteur en chef de l’Heure américaine sur Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales</p><p></p><p></p><p>C’était leur première rencontre.  À   deux mois des élections présidentielles américaines, Kamala Harris et Donald Trump se sont affrontés dans un débat, dans la nuit de mardi 10 à mercredi 11 septembre 2024. Pendant plus de 90 minutes, les attaques de l’ancien président américain ont été rudes, ponctuées d’invectives personnelles et parfois argumentées de fausses informations, mais la candidate démocrate n’a pas hésité à le recadrer et à dénoncer son programme « anti-social ». « Trump a fait du Donald Trump », souligne Elisa Chelle. « Il a occupé plus de temps de parole que Kamala Harris. Mais il s’est plus exposé qu’elle, ce qui est une bonne chose pour elle. Néanmoins, elle a su aussi montrer son côté offensif, livrer un certain nombre d’attaques sans sortir de ses gonds, ni rentrer dans le jeu des provocations de son adversaire ». </p><p></p><p>Une chose est sûre : ce débat était très attendu. « Kamala Harris a été à la hauteur. Elle était formidablement préparée. (…) Elle a appliqué remarquablement cette communication étudiée », souligne Alban Mikoczy. À l’image de la poignée de main en début de rencontre à son initiative. « C’est un geste disruptif très fort. Il ne peut pas, ne pas lui serrer la main, elle prend tout de suite le lead. (…) Kamala Harris est un animal politique », explique-t-il. </p><p></p><p>Dans les sondages, les téléspectateurs estiment à 63% que l’héritière de Joe Biden a dominé le débat (CNN, Among Debate Watchers). Néanmoins, ils ne reflètent pas l’entièreté des Américains, en particulier les jeunes électeurs républicains, plus actifs sur les réseaux sociaux, où les petites phrases chocs circulent à flot. Ce que Donald Trump maîtrise parfaitement. </p>

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100 - Barnier et l’immigation… à droite toute ? - 10 septembre 2024

<p>Invités : </p><p>Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique France Télévisions </p><p>Richard Werly, journaliste correspondant France / Europe pour le média <a href="http://blick.fr" rel="nofollow">blick.fr</a></p><p>Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa </p><p></p><p>Quelques jours après sa nomination, Michel Barnier envisagerait un retour d’un ministère de l’Immigration, comme l’a fait savoir France info lundi 09 septembre. À Matignon, on temporise, même si on ne dément pas. En réalité cette mesure n’est pas nouvelle, 2007, un portefeuille similaire avait été créé par le gouvernement Fillon, lors de l’élection de Nicolas Sarkozy. Il avait finalement été supprimé trois ans plus tard. « C’est une référence directe », commente Nathalie Saint-Cricq. « Il y a un contexte qui est propice à des initiatives dures sur l’immigration », souligne Richard Werly. </p><p></p><p>Faut-il y voir une volonté de répondre une préoccupation des Français ou bien un clin d'œil aux députés du Rassemblement National ? « L’explication du choix de Michel Barnier comme Premier ministre tient à ce que pour le moment Marine Le Pen ne le fasse pas tomber », souligne Gaël Sliman. « C’est un gage envoyé au Rassemblement national ».</p><p>Une chose est sûre : cette annonce alimente les débats médiatiques depuis 24 heures. À gauche, on dénonce une alliance entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. « Rien ne peut se faire sans nous », a déclaré Jordan Bardella le 07 septembre 2024. « Le Rassemblement national joue sa partition et la joue plutôt bien », précise Richard Werly. « Il est logique dans leur itinéraire qu’il parle de cette manière là ». </p>

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100 - M. Barnier… Et maintenant, quel gouvernement ?

<p>Nos invités :</p><ul><li><p>  Jean Garrigues, historien, président de la commission internationale pour l’Histoire des assemblées</p></li><li><p> Caroline Motte, journaliste au service politique, chargée du suivi du RN</p></li><li><p>Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques, président-fondateur de Cluster 17</p></li><li><p>  Daïc Auduit, éditorialiste politique Franceinfo TV</p></li></ul><p> </p><p>Après la nomination du Premier ministre, survenue le mercredi 4 septembre, après deux longs mois d'attente, on attend maintenant de connaître la composition du futur gouvernement Barnier. Un gouvernement que le Premier ministre a dit souhaiter être « ouvert à la gauche ». Indéniablement, son style tranche, et est en tout cas à distinguer de celui du président de la République et de son esprit « start-up nation ». Michel Barnier est aussi le plus vieux Premier ministre de la 5ème République. Un âge qui pourrait être un avantage, si l’on prend en compte ses qualités d’écoute et de négociation, juge Caroline Motte. « Peut-être que c’est quelqu’un qui peut rassurer les Français, qui avance en force tranquille, et qui n’est pas dans la précipitation », suppose notre invitée.</p><p> </p><p>Pour l’instant, dans ce nouveau système, le Rassemblement national a un rôle de « faiseur de roi ». Est-ce amené à évoluer ? Daïc Audruit précise qu’une « épée de Damoclès » est en tout cas agitée sous forme de motion de censure par la présidente de Rassemblement national, Marine le Pen. Michel Barnier, quant à lui, s’adresse principalement à un électorat d’extrême droite dans ses prises de parole. Mais d’un autre côté, si le locataire de Matignon vire trop dans cet extrême, l’aile gauche du Gouvernement aura aussi un « droit de vie ou de mort » sur lui. Il s’agira donc de naviguer sans dépasser certaines limites. </p>

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100 - Michel Barnier, Premier ministre sous surveillance - 06 septembre 2024

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100 - Matignon, le RN faiseur de roi - 05 septembre 2024

<p>Invités : </p><p>Roland Cayrol, politologue et directeur conseil de Régions Magazine</p><p>Oriane Mancini, journaliste politique à Public Sénat et présentatrice de “Bonjour chez vous !”</p><p>Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique Franceinfo TV</p><p>Jeff Wittenberg, journaliste au service politique de France Télévisions</p><p><br></p><p>C’est une problématique inédite de toute l’Histoire de la République française. Et la situation semble inextricable pour le président Emmanuel Macron. Après avoir dissout l’Assemblée nationale, les votes des Français ont composé trois groupes, hermétiques les uns aux autres Depuis sept semaines, le chef de l’État tente de trouver un successeur pour Matignon et cette dernière semaine, plusieurs noms ont émergé sans qu’aucun ne soit finalement confirmé par l’Élysée. Toujours aucune nomination ce jeudi 5 septembre. Le feuilleton est interminable. Après Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve, c’est Michel Barnier, ancien ministre des Affaires étrangères, qui est avancé comme premier ministre potentiel. Mais un nouveau nom pourrait encore surgir aujourd’hui.<br></p><p>Un contretemps qui « commence à porter préjudices au président de la République », indique Alix Bouilhaguet. Le problème vient d’abord du fait qu’Emmanuel Macron ne parait pas prêt à faire de compromis. S’il est d’accord pour une alternance, il veut tout de même quelqu’un qui pourra continuer la politique qu’il a menée, qui a pourtant été désavouée par les Français lors des élections législatives. Mais la situation est aussi bloquée par les menaces de censures des différents camps. Jeff Wittenberg évoque le concept de « l’incensurabilité : la possibilité pour un premier ministre de ne pas être automatiquement censuré par l’Assemblée nationale. » Une situation qui paralyse toute décision présidentielle. </p><p>Et plus le temps passe, plus les partis réalisent qu’ils peuvent négocier avec leurs propres conditions, explique Oriane Mancini, pour qui le constat est clair : « Emmanuel Macron n’a plus de stratégie. » Un point de vue partagé par Roland Cayrol qui pointe le plaisir visible du président à être le décisionnaire au centre de l’attention.</p>

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100 - E. Philippe se lance pour 2027… et enterre Macron ? - 04 septembre 2024

<p>Invités :</p><p>Clément Pétreault, directeur adjoint du magazine Le Point</p><p>Tam Tran Huyn, journaliste politique à Public Sénat, présentatrice des « Questions au gouvernement »</p><p>Hadrien Brachet, journaliste politique à Marianne</p><p>Laure Salvaing, directrice générale de Verian France</p><p></p><p></p><p>Dans une interview accordée au journal Le Point, Edouard Philippe a annoncé qu’il serait candidat à la prochaine élection présidentielle. Un sens du timing qui interroge alors qu’Emmanuel Macron peine à nommer un nouveau Premier ministre. Dans son entretien, l’ancien Premier ministre évoque également la possibilité d’une élection anticipée. « C’est une manière aussi d’enterrer Emmanuel Macron », commente Clément Pétreault. « Il considère que rien de bon ne pourra sortir de cette cohabitation et que tout cela n’a pas d’issue heureuse ». Une chose est sûre : cette annonce libère la parole. Invité sur le plateau des 4 Vérités, Eric Ciotti a notamment appelé au départ du président.  « Il y a une certaine surenchère. Néanmoins, le risque pour Emmanuel Macron est de liguer les oppositions contre lui », souligne Hadrien Brachet. « En ne voulant pas révéler tout de suite le Premier ministre, Emmanuel Macron se met lui-même dans la difficulté ».</p><p></p><p>« Ce que je proposerai sera massif », a affirmé l’ancien locataire de Matignon dans ce même entretien. « C’est un discours traditionnel d’une droite qui se veut gestionnaire et qui sait tenir les finances publiques. On sait qu’Edouard Philippe n’a pas besoin de faire ses preuves sur le plan de la rigueur budgétaire et cela peut rassurer les gens », commente Clément Pétreault. « Il compte capitaliser sur cette image d’homme de rigueur ».</p><p></p><p>Dans l'opinion, Edouard Philippe apparaît comme un des favoris pour prétendre à l’Elysée, devant Jordan Bardella et Marine Le Pen. « L’enjeu politique pour lui est d’installer un match avec Marine Le Pen. Sa conviction est que Marine Le Pen ne sera pas battue sur les questions morales mais sur les questions du sérieux et du programme. (…) La difficulté pour Edouard Philippe est à la fois d’aller récupérer cet électorat de droite dont il a besoin pour décoller, tout en sachant se montrer assez centriste pour pouvoir aller chercher les électeurs de centre gauche, dans le cas d’un second tour », décrypte Hadrien Brachet.</p>

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100 - Matignon, qui va sortir du chapeau ? - 03 septembre 2024

<p>Invités :</p><p></p><p>Elizabeth Pineau, correspondante à l’Elysée et Matignon pour l’agence Reuters</p><p>Gaël Slimane, président et cofondateur d’Odoxa</p><p>Catherine Tricot, directrice de la Revue Regards</p><p>Richard Werly, journaliste correspondant France / Europe pour <a href="http://blick.fr" rel="nofollow">blick.fr</a></p><p></p><p>Près de deux mois après les élections législatives, toujours pas de nouveau Premier ministre nommé par Emmanuel Macron. Alors que l’Elysée a annoncé qu’un nom serait dévoilé d’ici la fin de la semaine, les rumeurs sur les pressentis vont bon train. Après Bernard Cazeneuve et Xavier Bertrand, c’est désormais Thierry Beaudet, un nom beaucoup moins connu du grand public issu de la société civile, qui apparaît comme une option sérieuse, actuel président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et qui ne se relève d’aucun parti.</p><p>Avec aucune expérience politique, cet ancien instituteur aura-t-il les épaules pour faire face à une Assemblée nationale aussi divisée ? Survivra-t-il à une motion de censure ? « C’est le signe d’une situation impossible. Qu’on l’adore ou qu’on le déteste, la situation dans laquelle est le président est forcément une mauvaise décision. Il tergiverse car aucune solution n’est la bonne ».</p><p><br>Côté opinion, la majorité des Français souhaitent qu’un Premier ministre soit rapidement nommé, estimant que le chef de l’Etat est le responsable de cette absence de gouvernement. De surcroît, 72% des Français jugent la situation politique inquiétante pour l’avenir économique du pays, rapporte un baromètre Odoxa-Agipi pour BFM Business.</p><p>D’autant que la suite s’annonce d'ores-et-déjà très compliquée, à l’image de la politique du budget. D’après des documents de Bercy transmis au parlementaires, le déficit risque d’atteindre les 5,6% du PIB, bien loin des 5,1% visés initialement. Le prochain Premier ministre devra trouver environ 15 milliards d'économies ou de recettes fiscales pour tenir cet objectif.</p>

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100 - Matignon, suspense… et surprise ? - 2 septembre 2024

<p><strong><u>Nos invités</u></strong> : </p><p></p><ul><li><p>Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match</p></li><li><p>Jean Garrigues, historien, président de la commission internationale d’histoire des assemblées </p></li><li><p>Roland Cayrol, politologue et directeur conseil de « Régions Magazine » </p></li><li><p>Emmanuel Rivière, politologue, enseignant à Sciences Po et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne </p></li></ul><p></p><p>Après 48 jours sans gouvernement, ça se précise, enfin ! En cette journée de rentrée des classes, Emmanuel Macron reçoit Bernard Cazeneuve au palais de l’Elysée ce lundi 2 septembre 2024. Dans la foulée, le président de la République, visiblement en proie au doute, devrait également consulter Xavier Bertrand, le président LR des Hauts-de-France, et sonder l’avis de ses deux prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ultimes tractations et derniers réglages avant la nomination tant attendue, Emmanuel Macron devrait enfin mettre fin à ce suspense insoutenable. Alors, Bernard Cazeneuve, qui fut Premier ministre sous le quinquennat de François Hollande, va-t-il réintégrer Matignon et embarquer dans les hautes sphères de l’État ? Si ce dernier n’est pas demandeur a-t-il fait préciser, il a expliqué qu’il agirait par devoir pour éviter des difficultés supplémentaires au pays. Pour le camp macroniste, le scénario Cazeneuve est privilégié tandis que Nicolas Sarkozy devrait défendre les positions de Xavier Bertrand. « Bernard Cazeneuve fait partie de la short liste de profils qui me semble être à même de rassembler au-delà de son camp » défend Yaël Braun-Pivet. Membre du PS depuis 1987, il est parachuté moins de 10 ans plus tard en Normandie avant de devenir maire d’Octeville et de Cherbourg entre 1995 et 2012. En parallèle, il est élu député de la Manche de 1997 à 2007. Au cours de sa carrière politique, il tisse des liens étroits avec François Hollande pour qui il devient porte-parole durant sa campagne présidentielle en 2012. Hollande au pouvoir, Jean-Marc Ayrault alors Premier ministre, fait entrer le socialiste au gouvernement. Un an plus tard, Bernard Cazeneuve remplace Jérôme Cahuzac au poste de ministre du Budget. Son leitmotiv ? La réduction du déficit public. Nommé ministre de l’Intérieur par Manuel Valls en 2014, l’homme politique est fréquemment pointé du doigt pour son manque de souplesse notamment lors des affrontements d’octobre 2014 à Sivens qui aboutiront à la mort de Rémi Fraisse, un militant de 21 ans. Il devient un visage connu du grand public suite à la vague d’attentats inédite qui a lieu à Paris en 2015 et à Nice en juillet 2016. Sur le devant de la scène politique, François Hollande le nomme Premier ministre en remplacement de Manuel Valls. S’il n’a occupé Matignon que pendant cinq mois et neuf jours, record battu du plus bref passage à l’hôtel, il n’en reste pas moins le présumé favori des macronistes. Figure de gauche farouchement opposée à toute alliance avec La France Insoumise, homme de terrain et d’expérience susceptible de recueillir les voix ou, au moins, la neutralité des bancs de la droite, des indépendants et de quelques socialistes… Tout cela ne suffit pas à constituer une majorité. À gauche, les dirigeants du Nouveau Front Populaire ont donné la couleur : motion de censure. En effet, le camp LFI a déjà averti qu’il s’opposerait à Bernard Cazeneuve. Alors, peut-on espérer voir apparaître une fumée blanche ou doit-on se préparer à un blocage ferme ? La réponse avec nos invités. </p><p><br></p>

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100 - Assemblée nationale - Tout change , rien ne change ? - 19 juillet 2024

<p>Invités : </p> <p>Tâm Tran Huy, journaliste politique à Public Sénat</p> <p>Jean-Christophe Gallien, politologue et communicant politique</p> <p>Antoine Comte, éditorialiste politique franceinfo tv </p> <p>Tout change, mais rien ne change. Yaël Braun-Pivet conserve son perchoir. Après les trois tours de scrutin hier, la candidate sortante a été réélue à la présidence de l’Assemblée nationale. Il semble qu’elle ait bénéficié des voix Les Républicains. La gauche et son candidat André Chassaigne (NFP) crient au scandale mais la caravane macroniste passe. Quelle influence ce vote peut-il avoir sur le profil de celui ou de celle que, le moment venu, Emmanuel Macron appellera pour occuper le poste de Premier ministre, et surtout, former un gouvernement ? Pour Tâm Tran Huy, journaliste politique à Public Sénat, cette élection a été un moment éclairant expliquant qu’ « après le scrutin des législatives, on avait l’impression que la seule chose qui était claire était que le camp présidentiel avait perdu, et là on découvre que peut-être que non ». Elle pointe ainsi du doigt les difficultés que va avoir le NFP pour s’imposer à Matignon. De son côté, Antoine Comte qualifie le moment d'historique et aborde une alliance « bloc central et LR qui peut peut-être fonctionner », même s’il se questionne sur l’avis des Français par rapport à cette nomination, eux qui avaient placé le NFP en tête. Quant à Jean-Christophe Gallien, il voit la réélection de Yaël Braun-Pivet comme une pause de régime à l’intérieur de la Vème République avec un nouvel équilibre politique temporaire et historique. À propos de l’entente entre les LR et le camp présidentiel, elle dépasse largement une simple alliance législative et s’inscrit dans un pacte politique plus global.</p>

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100 - Qui pour tenir l’Assemblée nationale ? - 18 juillet 2024

<p>Invités : </p> <p>Gilles Bornstein, éditorialiste politique franceinfo tv </p> <p>Antoine Comte, éditorialiste politique franceinfo tv </p> <p>Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique francetv </p> <p>Gaël Sliman, président et co-fondateur de l’institut de sondage Odoxa</p> <p>En un rien de temps cette fois, chaque groupe politique a su nommer le nom de son candidat pour le perchoir de l’Assemblée nationale. Il n’y aura qu’un seul élu et celui-ci aura un poids important dans le nouvel équilibre politique. Nos politiques sentent-ils peut-être que les Français en ont marre ? Les députés devront élire leur président cet après-midi à bulletin secret. Au premier et au second tour, il faut obtenir la majorité absolue des 577 voix pour être élu. Mais un troisième tour sera sûrement nécessaire compte tenu de la situation actuelle de l’Assemblée nationale. Parmi les candidats, André Chassaigne (NFP), Yael Braun-Pivet (Renaissance), Sébastien Chenut (RN), Naïma Moutchou (Horizons), Philippe Juvin (LR) et Charles de Courson (Liot). Gilles Bornstein parle d’un calcul mathématique afin de faire élire son candidat. Du côté du NFP, qui pèse 193 voix, il y a peu de chance de faire plus. Pour le battre, il faut donc présenter un candidat susceptible de faire plus de 200 voix. Il faudra donc essayer de bâtir des accords pour qu’un candidat consensuel remporte plus de voix. Il faut donc que des blocs se mettent d’accord pour arriver à ce total. « Personne ne peut avoir cette majorité absolue aujourd’hui, donc il faut à tout prix négocier », explique à son tour Antoine Comte. Parmi les alliances possibles, il y a notamment Philippe Juvin (LR) et Yaël Braun-Pivet, tous deux « macron compatibles ». Sans parler des non-candidats qui pourraient apparaître au troisième tour afin de faire consensus, comme Valérie Létard. Dans une situation si complexe, Gaël Sliman rappelle qu’il n’y a pas de sondage sur la présidence de l’Assemblée pour plusieurs raisons. Tout d’abord, car cela n’intéresse pas particulièrement les Français. « On leur parle de gens totalement inconnus qui font de la tambouille politique. […] Ce spectacle là est catastrophique ». </p>

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100 - Matignon, y a t-il encore un pilote dans l’avion ? - 17 juillet 2024

Invités :  Jeff Wittenberg, journaliste politique à France TV Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférence en Droit public Paul Barcelonne, journaliste politique à Franceinfo Comment vont s’organiser les prochaines semaines du gouvernement ? La France vit actuellement une situation politique inédite. Mardi 16 juillet, à l’occasion du premier conseil des ministres post élections législatives, Gabriel Attal a, une nouvelle fois, présenté sa démission au président de la République, qui l’a cette fois-ci acceptée. Néanmoins, le gouvernement reste en place afin d’expédier les affaires courantes et assurer la continuité de l’État. Les ministres, dont 17 ont été élus députés, pourront également continuer à siéger à l’Assemblée nationale et pourront élire demain, celui ou celle qui remplacera Yaël Braun Pivet à la présidence de l’hémicycle. Faute de majorité claire pour choisir un Premier ministre, le gouvernement démissionnaire devrait rester en place plus longtemps qu’en temps normal. « Aujourd’hui, il n’y a pas d’autre solution. Il n’y a pas de majorité. Il faut que les services de l’État soient tenus. Il y a besoin d’un gouvernement. Il y a aussi une sécurité à tenir, surtout en vue des Jeux Olympiques. Faute de mieux, le gouvernement reste en place », explique Jeff Wittenberg.  De son côté, Gérald Darmanin, même s’il continue d’assurer ses fonctions au ministère de l’Intérieur, entend lui aussi se positionner. « Il joue déjà le coup d’après. (…) Il joue aussi sa direction politique. Il ne compte pas laisser passer le train », explique Paul Barcelonne. À gauche, le Nouveau Front populaire est au bord de la rupture et les négociations pour proposer un Premier ministre sont au point mort. 

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100 - Fumée blanche à Matignon ? - 16 juillet 2024

Invités :  Antoine Comte, éditorialiste politique franceinfo tv  Charlotte Urien-Tomaka, journaliste au service politique de RFI Baptiste Fournier, président de Virtus, spécialiste de la communication  Le premier Conseil des ministres post-législatives se réunit ce mardi 16 juillet 2024 dans la matinée. Gabriel Attal devrait présenter une nouvelle fois sa démission. Cette fois-ci, elle devrait être acceptée par le chef de l’État mais le Premier ministre démissionnaire devrait continuer à gérer « les affaires courantes » en attendant de former un nouveau gouvernement. « C’est important pour le président d’assurer la continuité de l’État. Dans 10 jours vont se tenir les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, vous ne pouvez pas avoir un gouvernement qui n’est pas à la tâche. Certains ministres ont travaillé des mois sur cet événement », commente Antoine Comte. Un cas inédit qui laisse la classe politique dans le flou.  De son côté, la gauche ne parvient toujours pas à s’entendre sur le nom d’un potentiel Premier Ministre. Le Nouveau Front Populaire semble au bord de la crise. Lundi 15 juillet, le Parti socialiste (PS), le Parti communiste français (PCF) et les Écologistes ont proposé le nom de Laurence Tubiana pour briguer Matignon mais ce nom a été rejeté par la France Insoumise quelques heures après. Les Insoumis estiment que la candidate est trop « Macron compatible » et lui reprochent de vouloir former un gouvernement de coalition avec la camp de la Majorité. La gauche réussira-t-elle à sortir de l’impasse ? Rien n’est moins sûr d’autant que LFI a suspendu les négociations sur Matignon jusqu’à nouvel ordre. « Le temps joue contre eux », souligne Antoine Comte. 

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100 - Jeux Olympiques, Paris déclare sa flamme - 15 juillet 2024

Nos invités :  Lucas Jakubowicz, rédacteur en chef de Décideurs Magazine  Corinne Boulloud, rédactrice en cheffe à Francetv sport  Anthony Berthelier, journaliste politique au Huffpost  La flamme olympique accueillie en majesté au défilé du 14 juillet poursuit sa traversée de Paris. Et c’est Yannick Noah, dernier vainqueur français de Roland Garros, qui a allumé le chaudron olympique sur le parvis de l’hôtel de ville. Plus tôt dans la soirée, le précieux flambeau a parcouru les monuments les plus épiques de la capitale à l’instar du Louvre où le passage de relais s’est effectué sous les yeux de la Joconde. La culture à l’honneur aussi lors du traditionnel concert du 14 juillet qui a réuni des milliers de personnes venu écouter les frères Capuçon, de l’opéra, ou encore un duo de guitare emmené par Matthieu Chedid. La soirée s’est terminée en apothéose avec un spectacle inédit, le déploiement d’un millier de drones pour un feu d’artifice aux couleurs des Jeux Olympiques. Alors, cet événement sportif historique va-t-il ressouder les Français dans ce climat politique particulièrement hostile ? La réponse avec nos invités. 

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100 - La droite au pouvoir, pur fantasme ou réalité ? - 12 juillet 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Tam Tran Huy, journaliste politique à Public Sénat</li> <li>Jean-Christophe Gallien, politologue </li> <li>Antoine Comte, éditorialiste politique Franceinfo TV </li> <li>Stewart Chau, politologue et directeur d’études chez Verian Group   </li> </ul> <p><br></p> <p>Depuis le début des Européennes, la France va de surprise en surprise… Rien de ce qui semble évident ne se produit. Surprise de la dissolution, surprise d’une gauche qui semble se fédérer autour du Nouveau Front Populaire, surprise d’un front républicain qui fonctionne au deuxième tour, surprise des résultats des législatives et d’une frange qui rêve de pouvoir, et enfin surprise d’une émergence d’une droite qui caresse l’espoir de passer les portes de Matignon…  Dans l’attente du nom de celui pourrait prendre la succession de Gabriel Attal et de ceux qui pourraient former ce nouveau gouvernement NFP, la droite semble revenir dans le jeu de cette bataille politique pour accéder au pouvoir. Avec 66 députés élus, les Républicains ont résisté à la tempête des législatives. Alors qu’aucune force n’a réuni plus de 200 sièges dans l’hémicycle, certains au sein du camp présidentiel, commencent à courtiser les parlementaires LR pour faire émerger une coalition. Mais aussi des Républicains, l’idée est loin de faire l’unanimité. Laurent Wauquiez, qui pourrait prendre la présidence du groupe au Palais Bourbon, a fait savoir qu’il n’était pas favorable à une coalition. Dans ce contexte, quelle stratégie peut adopter la droite ? Même si les députés LR arrivent à réunir une majorité absolue, ils vivraient sous la menace d’une motion de censure qui pourrait être déposée par le Nouveau Front Populaire. Alors la droite peut-elle prendre le pouvoir ? La réponse avec nos invités. </p>

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100 - Emmanuel Macron, de la-bas je vous écris - 11 juillet 2024

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100 - Assemblée nationale, le RN arrive en nombre - 10 juillet 2024

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100 - Dissolution, l’inconnu de Matignon - 09 juillet 2024

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100 - Tensions : il est temps que cela s’arrête - 5 juillet 2024

<p>Nos invités :</p> <ul> <li>Audrey Vuetaz, journaliste à Public Sénat</li> <li>Laure Salvaing, directrice générale de Verian (ex-Kantar Public)</li> <li>Sabine Callegari, psychanalyste, spécialisée dans le conseil aux dirigeants</li> <li>Aurélien Devernoix, journaliste politique à RFI</li> </ul> <p>À minuit ce soir, la campagne électorale pour le second tour des législatives sera close. « Ouf ! », serait-on tenté de dire. Une campagne éclair, tonique, marquée par d’innombrables prises de bec, et des violences physiques et verbales.</p> <p>Une violence, qui, selon Audrey Vuetaz, était déjà tapie mais qui s’est accentuée pendant cette courte campagne, et définitivement exacerbée lors de cette dernière ligne droite. Citant différents sondages, Laure Salvaing confirme que les émotions des Français ont été amplifiées, et que, depuis la dissolution, ils indiquent se sentir beaucoup plus angoissés.  À la veille de ce basculement historique, Sabine Callegari juge qu’il est important de réfléchir à comment agir pour « préserver un espace commun ».</p> <p> De quel pays héritera le nouveau gouvernement, dont on a encore un peu de mal à cerner les contours ? Mystère ! Aurélien Devernoix cite en tout cas des sentiments mêlés : peur, colère, et exaltation chez certains. Des sentiments qui accentuent les risques de manifestation de violence. Tensions sociales, tensions sociétales, sentiment de déclassement... D’où proviennent ces violences ? S’arrêteront-elles le soir du second tour ? En tout cas, une chose est sûre : on a connu notre France en bien meilleure forme !</p>

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100 - Et après ? Qui fera marcher le pays ? - 4 juillet 2024

<p> Nos invités : </p> <ul> <li>Gilles Bornstein, éditorialiste politique chez France Info </li> <li>Kira Mitrofanoff, rédactrice en cheffe, responsable du service Entreprises à Challenges </li> <li>Clément Pétreault, directeur-adjoint de la rédaction du Point </li> <li>Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales </li> </ul> <p>Le Rassemblement National est-il toujours en position de force ? Suite à leurs résultats majoritaires obtenus lors du premier tour des législatives ce dimanche 30 juin, ils visaient la majorité absolue. Mais la stratégie de désistements en cas de triangulaire opérée par ses adversaires, notamment du Nouveau Front Populaire, met en difficulté cet objectif. De son côté, le camp présidentiel va-t-il limiter les dégâts ? Arrivé en troisième position, avec 20,04% des voix, il semble en perte de vitesse. Jusqu’ici, Renaissance comptait 250 élus dans l’hémicycle : ce chiffre pourrait diminuer de moitié à l’issue des élections. Mais Gabriel Attal n’a pas perdu ses espoirs et entend bien jouer un rôle central si un gouvernement de coalition était élu, bien qu’il garde ses réticences vis-à-vis de la France Insoumise. Enfin, au sein de la gauche, faut-il s’attendre à un rééquilibrage des forces  Les Insoumis étaient les plus nombreux à l’Assemblée avant la dissolution, mais aujourd’hui, le Parti Socialiste espère faire jeu égal. Dimanche 7 juillet, pour le deuxième tour des législatives, le taux de participation sera déterminant et pourra contribuer à faire bouger les lignes d’un nouveau paysage politique. </p> <p>L’équipe qui s’installera à Matignon dès lundi 8 juillet devra rapidement remettre le pays en route et imprimer sa marque, après 7 ans de macronisme. Quelles seront ses priorités économiques, politiques, sociales ? Quelle sera sa marge de manœuvre pour répondre aux attentes des Français exprimées dans les urnes ? Peut-on s’attendre à une véritable refonte de la politique française ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. </p>

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100 - Législatives… l’heure des choix

Nos invités :  Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique  Simon Barbarit, journaliste politique à Public Sénat  Bruno Cautrès, politologue, chercheur au CEVIPOF et enseignant à Sciences Po  Anthony Berthelier, journaliste politique au Huffpost  210 désistements. Sur 306 triangulaires à l’issue du premier tour des élections législatives organisé ce dimanche 30 juin, les quasi deux tiers se sont résolus par un désistement du candidat arrivé en troisième position, pour assurer un barrage contre le Rassemblement National. De son côté, le parti d’extrême droite, fier d’avoir remporté la majorité des suffrages au premier tour, vise la majorité absolue pour pouvoir gouverner sans entraves. Une possible majorité absolue de l’extrême droite au pouvoir serait une situation inédite dans l’histoire de la Cinquième République, et menacerait sérieusement la démocratie, selon les opposants politiques du Rassemblement National. Alors qu’il ne reste que trois jours seulement à l’opposition pour s’organiser et faire front commun contre le parti mené par Jordan Bardella, les politiques seront-ils capables d’aller au-delà des différends pour contrer l’extrême droite ? Quel avenir pour le pays si le Rassemblement National obtenait la majorité absolue ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Législatives, tractations et alliances en coulisses

Nos invités :  Clément Pétreault, directeur adjoint de la rédaction au Point  Elsa Aurange, journaliste politique au Bulletin Quotidien, chargée de l’actualité parlementaire  Lucas Jakubowicz, rédacteur en chef de Décideurs magazine  Baptiste Fournier, président de Virtus France, spécialiste en communication  Les chiffres ont parlé. Le Rassemblement National obtient la majorité des votes lors du premier tour des élections législatives, soit 33,5% des voix. Face à une extrême droite qui pourrait bien parvenir au pouvoir d’ici la fin de la semaine et le second tour de ce dimanche 7 juillet, l’opposition s’organise. D’un côté, le Nouveau Front Populaire a donné des consignes claires : le désistement systématique de ses candidats en cas de triangulaire. D’un autre côté, la coalition de centre-droite Ensemble proposée par le parti présidentiel, et les Républicains non-alignés sur Éric Ciotti sont moins directs. Nombre d’entre eux ne veulent pas céder la place à la France Insoumise, cible de nombreuses critiques parmi les politiques.  Au total, 306 triangulaires ont été dénombrées, et la course au désistement et aux alliances a commencé. Dans ce spectacle étonnant, les ennemis d’hier commencent à se défendre entre eux, en tentant de faire barrage au Rassemblement National. Hypocrisie ou tactique politique ? La droite modérée, le centre et la gauche peuvent-ils vraiment s’unir contre l’extrême droite en si peu de jours ? Faut-il condamner la France Insoumise au même titre que le Rassemblement National et ne soutenir aucune de leurs candidatures ? Emmanuel Macron va-t-il donner des directives plus claires à ses électeurs ? Peut-on encore éviter d’avoir un gouvernement d’extrême droite dans quelques jours ? Nos invités en discutent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Élections législatives, la peur du chaos

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa </li> <li>Richard Werly, journaliste, correspondant pour la France et l’Europe pour Blick.fr</li> <li>Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match, en charge du suivi des droites </li> </ul> <p>C’est une consigne qui divise, même au sein des partis. Quelle consigne de vote donner aux électeurs en cas de victoire du Rassemblement National au premier tour ? Dans le Parisien, le président du Sénat Gérard Larcher s’exprimait à ce sujet : « Au second tour, nous verrons dans l’intérêt du pays. [...] À titre personnel, je ne pourrai jamais voter pour un candidat RN ou Nouveau Front Populaire. » Si certains ont choisi de ne pas choisir, d’autres sont pour l’instant restés muets. C’est le cas dans les rangs de gauche qui ne se sont pas encore exprimés sur le sujet. Du côté de la majorité présidentielle, quand certains n’ont pas fait de commentaires, beaucoup ont été vocaux sur leur politique du ni LFI ni RN. À gauche, la cheffe des Verts Marine Tondelier s’est exprimée hier mercredi 26 juin et a invité les centristes à faire barrage avec elle. Une réunion avec le chef de l’État a été organisée mardi 25 juin pour débattre de la question : pour l’heure, Emmanuel Macron n’a pas tranché. Face à la popularité de Jordan Bardella dans les sondages et la probabilité de plus en plus grande qu’il soit élu au premier tour des législatives ce dimanche 30 juin, à quelques jours seulement du scrutin, peut-on organiser un barrage républicain contre l’extrême droite ? Peut-on espérer une coalition de la gauche et du centre, voire de la droite ? Combien de membres des Républicains pourraient rallier le Rassemblement National ? Est-il trop tard pour contrer la potentielle accession au pouvoir des extrémistes ? Nos invités en discutent sur le plateau de l’Info s’éclaire. </p> <p> </p>

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100 - Débat Bardella, Attal, Bompard… et un gagnant ?

Nos invités :  Nicolas Prissette, éditorialiste politique à La Tribune Dimanche  Marie-Pierre Haddad, journaliste politique à RTL Mathieu Souquière, essayiste, expert associé à la Fondation Jean Jaurès Frédéric Micheau, directeur général adjoint Opinion Way Hier soir, mardi 25 juin, se tenait sur TF1 un débat entre l’actuel Premier ministre Gabriel Attal, et ses deux prétendants au poste, Jordan Bardella et Manuel Bompard. À un peu moins d’une semaine avant le premier tour des législatives, qui auront lieu ce dimanche 30 juin, ce triple débat inédit met en exergue la tripartition de l’échiquier politique actuel. Il y a d’un côté un parti présidentiel, représenté par le jeune Attal, qui a perdu les faveurs des électeurs et se retrouve tenu à égalité avec de l’autre côté le meneur du parti historique de l’extrême-droite, et un membre de la bien jeune coalition de gauche le Nouveau Front Populaire. Trois candidats à Matignon comptant pour les trois seuls choix que les Français sont invités à départager dans les urnes ce week-end. Aucun favori ne ressort et il semble que les électeurs soient réduits à devoir principalement voter contre plutôt que voter pour. Ce débat serait un nouvel instant télévisuel choc mais superficiel, qui ne dirait rien sur le fond de la politique menée par chaque parti ? Aura-t-il un impact sur les résultats des votes ? Le débat était-il à la hauteur du moment historique que nous traversons ? Qui, de Bardella, Attal ou Bompard s’en est sorti avec le plus de brio ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Macron et Mélanchon refusent de s’effacer - 25 juin 2024

<p>  <strong>Nos invités :</strong></p> <ul> <li>Bruno Cautrès, politologue, chercheur au CNRS et enseignant à Sciences Po</li> <li>Cyril Graziani, chef du service politique à France Télévision</li> <li>Elisabeth Pineau, correspondante à l’Elysée et Matignon pour Reuters</li> <li>Stephane Zumsteeg, directeur du département politique opinion d’Ipsos</li> </ul> <p>Après seulement trois semaines de campagne, le premier jour des législatives a lieu dans cinq jours, ce dimanche 30 juin. Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon semblent se distinguer par leur volonté d'apparaître au sein de cette campagne.</p> <p>Jean-Luc Mélenchon a affirmé dans une interview publiée dans Le Monde : “j’ai l’intention de gouverner ce pays”. Interrogé sur cette question par Caroline Roux ce lundi 24 juin, l’ancien président de LFI l’a réaffirmé : “Je ne suis candidat à rien. C'est clair ? Il y a, parmi les insoumis, des personnes qui sont capables d’être premier ministre, qui ont été préparés pour ça !”. Pour Cyril Graziani, les déclarations du chef de file des insoumis sont un calcul : “il a compris que ça crispait l’électorat de gauche”. Olivier Faure a d’ailleurs annoncé que, dans le cas où l’Union Populaire remportait la majorité lors du scrutin de dimanche, un vote serait effectué au sein des partis alliés afin de définir le nom de celui ou celle qui irait à Matignon.</p> <p>La décision du président Macron de dissoudre l’Assemblée le 9 juin 2024 pour organiser de nouvelles élections législatives se fait dans un contexte particulier avec les vacances d’été qui commencent, les JO et l’Euro de foot.  Bruno Cautrès  , analysant les résultats à propos de la santé des jeunes notamment, mentionne “une toile de fond avec un pays qui va mal”. En effet, Elisabeth Pineau déclare que “beaucoup de Français se sentent abandonnés” alors que “Macron estime que le pays raisonnable est avec lui”.</p>

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100 - L’après Macron a commencé… - 24 juin 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> :<br> </p> <ul> <li>Jean Garrigues, historien et président du Comité d’histoire parlementaire et politique<br> Laure Salvaing, directrice générale de Verian France (ex Kantar Public)<br> Daic Audouit, éditorialiste politique chez Franceinfo TV<br> Blanche Lerridon, directrice éditoriale de l’Institut Montaigne<br> </li> </ul> <p>À six jours du premier tour des législatives, Emmanuel Macron a frappé fort dans une lettre de trois pages adressée aux Français. Une opération coup de poing qui est loin de convaincre, même dans son propre camp. En effet, certains considèrent que la parole présidentielle est contre-productive et qu’elle contribue même à affaiblir la majorité sortante. Dans cette lettre à cœur ouvert, le chef de file Renaissance défend son choix de dissoudre l’Assemblée nationale en marge des Européennes. Ce dernier appelle au vote et affirme qu’il restera à l’Élysée jusqu’en 2027, quel que soit l’issue de ce scrutin. Mais une rupture se fait déjà sentir dans l’ancienne majorité… Résultat ? À moins d’une semaine du premier tour, le chef d’État se retrouve dans la ligne de mire de ses propres alliés qui ont pour ambition de construire une macronie… sans Macron ! Depuis 2017, la majorité d’Emmanuel Macron repose sur trois piliers qui semblent capables de le lâcher un par un.  Au point que dans le programme de la majorité pour ces législatives, le visage et le même nom d’Emmanuel Macron n’apparaissent pas une seule fois. « Macron c’est fini, tout le monde le sait ! La page est tournée » tanche un ténor de la majorité quand un ministre souffle « Il n’a pas compris qu’il est hors-jeu. Parce qu’il ne peut plus se représenter. Et parce qu’il est détesté à un point… ». Et cette semaine, certains électeurs l’ont bien fait comprendre au Premier ministre, Gabriel Attal. Alors ce supposément affaiblissement politique du président aiguise les appétits pour 2027. « Il faut qu’on prenne les choses en main maintenant. Et ça Attal, Darmanin, Le Maire et Bayrou l’ont bien compris aussi » assure un proche d’Edouard Philippe. Mais certains, par calcul pour par loyauté, restent fidèles au chef de l’État. Alors, est-ce suffisant pour sauver le second quinquennat Macron ? La réponse avec nos invités.<br> </p>

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100 - Élections législatives, le vertige du jour d’après - 21 juin 2024

<p>Élections législatives, le vertige du jour d’après</p> <ul> <li>Baptiste Fournier, président et fondateur de Virtus France, spécialiste en communication</li> <li>Jean-Christophe Gallien, politologue et communication</li> <li>Jeff Wittenberg, journaliste service politique France télévisions</li> </ul> <p>Dans neuf jours, nous serons fixés, ou presque. Certains parlent d’un saut dans le vide. En tout cas, nous aurons un gouvernement. Mais sous quelle forme ? Quelle sera sa marge de manœuvre ? Comment les Français réagiront, et comment nos alliés européens nous jugeront ?</p> <p>Quelle semaine ! Depuis la dissolution, les événements s’enchaînent et les scénarios se profilent. En plateau, nos invités débattent des répercussions de tous ces changements pour le pays. On sent déjà bien que l’état psychique des Français est chamboulé. Les consultations chez les psychologues ont par exemple sensiblement augmenté depuis les élections. Le temps contraint et réduit, provoqué par cette dissolution, avec, potentiellement, une reconfiguration autour du RN, ajoute à l’inquiétude de certains. Dans ce temps de bascule historique, où un retour à une forte bipolarisation est probable, les gens essayent tant bien que mal de se projeter. Mais ce qui leur fait le plus peur, expliquent avant tout nos experts, est l’instabilité qui plane comme une chape de plomb, dans un moment où ils auraient eu besoin, plutôt, d’une communion. </p>

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100 - Gabriel Attal, « le jour d’après »

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Clément Pétreault, journaliste et directeur adjoint de la rédaction du Point </li> <li>Nicolas Prissette, éditorialiste politique à la Tribune Dimanche </li> <li>Simon Barbarit, journaliste politique à Public Sénat </li> <li>Anthony Berthelier, journaliste politique au Huffpost </li> </ul> <p>Pour cette édition spéciale de l’Info s’éclaire diffusant en direct le discours de Gabriel Attal supposé énoncer le programme de Renaissance pour les législatives, notre panel d’experts discute des attentes des Français concernant le parti présidentiel. Face à la montée du Rassemblement National ainsi qu’à la coalition de la gauche sous le nom de Nouveau Front populaire, les macronistes peuvent-ils encore avoir la préférence des électeurs ? La politique extrême-centriste revendiquée par le président de la République depuis 2017 s’est-elle essoufflée ? A-t-elle engendré dans sa perte de vitesse un retour à la binarité gauche/droite, versant vers les extrêmes ? Le bilan en demie teinte d’Emmanuel Macron, marqué par une hausse démesurée de la dette, par une répression policière face aux mouvements sociaux de plus en plus sévère, et par une utilisation considérée comme abusive du 49.3, a-t-il lassé les Français ? Valérie Hayer n’obtenant que 14% des votes aux européennes, doit-on considérer que le parti de la majorité est devenu un parti de seconde zone ? Le Président peut-il espérer que sa dissolution expresse de l’Assemblée l’amène à réaffirmer sa suprématie politique ? La réponse avec nos invités, avant leur débrief du discours de Gabriel Attal.</p> <p> </p>

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100 - Macron "profondément blessé", Bardella se prépare

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100 - Jordan Bardella veut la majorité absolue - 18 juin 2024

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100 - Le Nouveau Front populaire à Matignon ? - 17 juin 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Anita Hausser, journaliste politique, éditorialiste à Atlantico </li> <li>Lucas Jakubowicz, journaliste politique </li> <li>Jeff Wittenberg, journaliste à Francetv</li> <li>Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match  </li> </ul> <p><br></p> <p>« Ce sera eux ou nous »… Le Nouveau Front populaire se pose en alternative face au Rassemblement National. Cette vaste alliance qui réunit l’ancien président de la République, François Hollande, à Philippe Poutou en passant par les Écologistes, veut croire en ses chances. À quelques semaines des législatives surprises, les forces politiques de gauche ont décidé de s'unir pour former une coalition inédite visant à faire barrage à la montée du Rassemblement National. Face à l'ascension inquiétante de l'extrême droite, les principaux partis de gauche – écologistes, socialistes, communistes, et la gauche radicale – ont mis de côté leurs divergences pour présenter un front uni.</p> <p>Cette alliance stratégique repose sur un programme commun axé sur la justice sociale, la transition écologique, et la défense des valeurs républicaines. Les leaders de ce mouvement, parmi lesquels François Hollande, reviennent sur le devant de la scène pour incarner cette unité et mobiliser un électorat progressiste. Les membres du Nouveau Front Populaire espèrent convaincre les électeurs que seule une gauche rassemblée peut offrir une alternative crédible et solide face à la menace du RN. Dans cette dynamique électorale, Jean-Luc Mélenchon serait-il en train de rétropédaler ? Lui-même semble s’être fait à l’idée de ne pas être nommé à Matignon en cas de victoire. En effet, la perspective de voir le chef de file de la France Insoumise titrer Premier ministre ne fait pas l’unanimité au sein même du Front populaire. Si Jean-Luc Mélenchon se disait capable de pouvoir tenir les rênes d’un gouvernement de gauche, le leader LFI aurait calmé ses ardeurs. Aujourd’hui, la réponse du principal intéressé se veut nettement plus nuancée. Et pour cause, ce dernier a été fortement critiqué. Des figures de son parti ont alors parlé de « purge » lorsque certains députés sortants considérés comme frondeurs, à l’image de Raquel Garrido ou Alexis Corbière, se sont vus retirer leur investiture. L’un de ses fidèles lieutenant, Adrien Quatennens, contesté depuis sa condamnation pour violences conjugales, a dû retirer également retirer sa candidature dans le Nord. Alors, Jean-Luc Mélenchon est-il un poids pour le Nouveau Front populaire ? Les électeurs centristes restent sur la réserve à son égard. Pour l’heure, aucune personnalité n’a été choisie pour incarner la coalition de gauche à Matignon en cas de victoire du Nouveau Front populaire. Cette alliance historique risque-t-elle d’effacer totalement la Macronie ? La réponse avec nos invités. </p>

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100 - Accords, désaccords : la campagne en folie

  Nos invités :  Jannick Alimi, journaliste politique  Baptiste Fournier, président-fondateur de Virtus Jean-Christophe Gallien, politologue, expert en communication politique Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’Ipsos Au troisième jour des négociations, le Front populaire ressuscite. L’union de la gauche est de retour et intègre Raphaël Glucksmann, porté disparu depuis quatre jours. François Hollande, l’ex-président de la France, applaudit. Pour le poste de Premier ministre, les choses seront décidées plus tard, bien que du monde attende sagement au portillon. Pendant ce temps, Éric Ciotti reste un chef en sursis. Le Rassemblement National, de son côté, fait campagne pour faire fructifier son capital électoral acquis dimanche dernier. On a rarement vu campagne aussi dense.  « J’avais tout prévu, sauf ça », doit se dire Emmanuel Macron au lendemain de cet accord d’union passé entre les gauches. En plateau, nos experts confirment que cet accord déjoue une grande partie des plans du président de la République. Lui qui pensait pouvoir solidifier son pôle central en vertu des législatives voit tout le contraire se produire. Après cette « défaite dans la défaite », que restera-t-il du marché électoral ? Assiste-t-on à la fin du « en même temps » ? Comment imaginer autre chose qu’un quasi-effacement de Renaissance en tant que force parlementaire ? Une chose est sûre : « les pertes présidentielles vont être effroyables », préviennent déjà nos spécialistes. 

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100 - Ciotti s’accroche, Mélenchon y croit - 13 juin 2024

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Laurence Peuron, journaliste au service politique de France Inter</li> <li>Clément Pétreault, journaliste et directeur adjoint de la rédaction du Point </li> <li>Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info</li> <li>Olivier Rouquan, politologue et chercheur associé au CERSA </li> </ul> <p>Le résultat du macronisme dans la vie politique française serait-il une simple réduction de l’échiquier à deux partis : l’extrême-droite contre la gauche unifiée ? Aux élections européennes, la coalition des partis de centre-droit menée par Valérie Hayer ne remporte que 14% des votes. La dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron face à ce score qui montre le parti présidentiel à un degré historique d’impopularité entérine-t-elle la mort annoncée, non seulement de Renaissance, mais du centre-droit dans sa globalité ? Le parti présidentiel peut-il se relever et regagner la confiance des électeurs, ou nous dirigeons-nous directement vers un duel entre les extrêmes, entre La France Insoumise et le Rassemblement National ? </p> <p>D'un côté, Éric Ciotti, pourtant destitué de ses fonctions par les barons des Républicains, se barricade dans ses bureaux et refuse de quitter ses fonctions de président de parti, et insiste pour une alliance avec l’extrême-droite. Du même avis, Marion Maréchal se dit partisane d’un rapprochement avec Jordan Bardella, ce qui l’a conduite à se faire évincer de Reconquête par son président Éric Zemmour. Une alliance des partis de la droite dure et de l’extrême-droite est-elle possible d’ici le 30 juin ? </p> <p>D’un autre côté, tous les partis de gauche et d’extrême-gauche ont répondu à l’appel de François Ruffin de s’allier sous la bannière du Front Populaire. Est-ce la fin des dissidences à gauche, qui avaient pourtant mené à la dissolution de la Nupes il y a deux ans ? Ainsi unifiée, la gauche est-elle un adversaire de taille face à l’extrême-droite de Bardella ? Peut-on espérer un second tour entre la gauche et l’extrême-droite ? Qui, de Mélenchon ou Bardella, pourrait devenir le nouveau Premier ministre ? La réponse avec nos invités.</p>

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100 - Macron s’explique, LR explose - 12 juin 2024

<p> </p> <p><strong>Nos invités :</strong></p> <ul> <li>Elsa Aurange - journaliste politique au Bulletin Quotidien</li> <li>Nicolas Prissette - éditorialiste à la Tribune Dimanche</li> <li>Fabrice Lhomme - grand reporter au monde et co-auteur du livre <em>Macron : l’enquête, Le Traître et le néant</em></li> <li>Tam Tran Huy - journaliste politique à Public Sénat</li> </ul> <p>Depuis les résultats des élections européennes, ce dimanche 10 juin, montrant le RN en tête et la dissolution de l’Assemblée Nationale par le président Emmanuel Macron, la tension ne retombe pas. Chaque camp politique est soumis à des grands bouleversements dans le but de s’organiser pour les élections législatives qui arrivent à grands pas. Tandis que lundi, les partis de gauche ont répondu à l’appel de François Ruffin en s’alliant sous la bannière du « Front populaire » , à droite, la situation se complique. Mardi 11 juin, Eric Ciotti, le président du parti des Républicains, a déclaré rejoindre le camp de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Une annonce choc qui n’a pas manqué d’indigner un bon nombre des élus de son mouvement. En parallèle, le président Macron se prépare à une campagne compliquée face à des cartes rebattues et s’exprime aujourd’hui lors d’une conférence de presse menée sur trois thèmes principaux : la sécurité, le pouvoir d’achat et les services publics. </p> <p>Nos invités analysent ces derniers événements qui ont troublé les lignes politiques ces derniers jours. Avec l’augmentation de la participation aux élections européennes,  « les rapports sont complètement inversés », explique Tam Tran Huy, « au profit du Rassemblement National ». Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à s’exprimer, Elsa Aurange est dubitative quant à l’efficacité de celle-ci : « il pense que ça va clarifier, le risque, c'est que ça mette encore plus d’embrouillamini dans cette situation dont plus personne ne comprend grand-chose ».  La prise de parole d’Emmanuel Macron sera-t-elle salvatrice ? Pas sûr pour Fabrice Lhomme. « Plus il parle, plus il dessert son camp », déclare-t-il. Beaucoup d’autres questions restent en suspens à propos des prochaines manœuvres politiques face à ces élections surprises. Analyse de ces cartes rebattues avec nos invités. </p>

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100 - Macron, dissolution… Quel est le plan ? - 11/06/2024

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100 - Dissolution… J. Bardella à Matignon ? - 10 juin 2024

Nos invités :  Jeff Wittenberg, journaliste politique  Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique  Gaël Sliman, président et co-fondateur de l’institut de sondage Odoxa  Coup de tonnerre… C’est toujours la sidération en France et en Europe après l’annonce choc d’Emmanuel Macron qui a prononcé ce dimanche 9 juin 2024 la dissolution immédiate de l’Assemblée nationale suite à la victoire éclatante du Rassemblement National aux Européennes. Le chef de l'État se place de facto en leader de son camp en vue de ses élections législatives anticipées. Face à la montée en puissance du Rassemblement National et aux tensions croissantes au sein du pays, le Président n’a pas pris cette décision au hasard. Dans un discours empreint de gravité et de détermination, ce dernier a reconnu la nécessité de redonner la parole aux Français dans un contexte de crise politique profonde. Il a évoqué l'échec des réformes entreprises et la nécessité de restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions. Appelant à l'unité nationale, il a souligné l'importance de ce moment crucial pour redéfinir l'avenir de la France. Cette allocution marque un tournant décisif, ouvrant la voie à de nouvelles élections législatives et à une possible recomposition du paysage politique français. Dans la foulée, ce dernier a publié un message sur les réseaux sociaux dans lequel il rappelle la date des prochaines échéances électorales et renouvelle sa confiance aux électeurs, capables selon lui, « à faire le meilleur choix pour les générations futures ». Et de préciser qu’il n’est ému que par un seul intérêt : celui de notre pays qu’il « aime tant ».  Du côté du Rassemblement National, c’est une toute autre ambiance. L’heure est à la célébration. Et après cette première victoire aux Européennes, Jordan Bardella vise désormais Matignon. Alors, la Jordan mania a-t-elle contribué à modifier la perception des électeurs au regard du RN ? À seulement 28 ans, le protégé de Marine Le Pen pourrait détrôner le record de Gabriel Attal en devenant à son tour Premier ministre. Militant FN dès 2015 en Seine-Saint-Denis, il grimpe progressivement les échelons du parti sous la tutelle de sa cheffe de file. Promu conseiller régional à 20 ans, il devient rapidement l’un des visages du Rassemblement National, habitué des matinales radio. Premier fait d'armes en 2019, la liste du RN arrive en tête aux élections européennes. Trois ans plus tard, soutenu par Marine Le Pen, il reprend les rênes du parti. Après une nouvelle victoire ce dimanche, les militants l’imaginent déjà à Matignon. Alors jusqu’où ira le RN ? La réponse avec nos invités. 

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100 - Ukraine, D-Day, mêmes combats ? - 07 juin

<p>Nos invités :</p> <ul> <li>Baptiste Fournier, président du cabinet Virtus  </li> <li>Guillaume Lagane, spécialiste des questions de défense et des relations internationale</li> <li>Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Moscou </li> </ul> <p>Macron par-ci, Macron par-là ! Après sa prise de parole hier, sur France 2 et TF1, au sujet des Mirages 2000-5, gros avions de chasse très performants qu’il comptait envoyer à l’Ukraine d’ici la fin de l’année, le président de la République s’exprimera aujourd’hui, à Bayeux, ville symbolique où il est né. Tout cela à 48 heures des élections européennes, et alors que Volodymyr Zelensky, président Ukrainien, doit s’exprimer ce vendredi 7 juin au palais Bourbon. C’est une véritable tranche d’histoire que nous vivons en ce moment.</p> <p>En plateau, nos invités débattent de l’omniprésence du chef de l’État à 48 heures des élections Européennes. Est-ce une bonne chose, ou ne risque-t-il pas, au contraire, un retour de boomerang ? Dans la forme de la prise de parole récente d’Emmanuel Macron, Baptiste Fournier a en tout cas été surpris par la « tonalité d’apaisement », malgré les mesures assez radicales proposées, qui supposent la belligérance de l’État français dans la guerre en Ukraine.</p> <p>Comme le soutient Guillaume Lagane, un cap de plus est ainsi franchi dans l’armement militaire. Le but de ces interviews à répétition du président ? Sans doute, aussi, de se positionner comme une arme anti-RN.</p>

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100 - 6 juin 1944, le monde libre se retrouve en Normandie - 06 juin 2024

<p>C’est le D-Day ! Le monde a les yeux rivés sur la Normandie. À l’occasion des 80 ans du Débarquement, la Normandie accueille, ce jeudi 6 juin, une célébration internationale de grande ampleur. Emmanuel Macron reçoit 25 dirigeants étrangers, sans Vladimir Poutine mais avec Volodymyr Zelensky et Joe Biden, pour honorer la mémoire des combattants alliés. Pas moins de 4500 invités sont ainsi attendus cet après-midi à Omaha Beach, une des cinq plages du débarquement américain. Dans la matinée, trois cérémonies sont également prévues séparément. La première, avec le roi Charles III et son épouse, la reine Camilla, qui seront aux côtés d’Emmanuel Macron à Ver-sur-Mer pour un traditionnel hommage au mémorial britannique de la commune du Calvados. Se tiendra ensuite l’hommage canadien avec le Premier ministre Justin Trudeau et son homologue français Gabriel Attal à Courseulles-sur-Mer. Puis, l’hommage aux nombreux soldats américains tombés lors de la bataille se fera en présence de Joe Biden et d’Emmanuel Macron au cimetière de Colleville-sur-Mer. </p> <p>Cet événement intervient à trois jours des élections européennes, alors que le Rassemblement national caracole en tête des sondages, et que la guerre frappe aux portes de l’Europe. « Le président de la République veut en faire un événement politique majeur », souligne Jannick Alimi. « Il veut également en faire un grand moment politico-pédagogique. […] C’est l’occasion de rappeler que nous sommes à un moment crucial, que l’Europe avec ses alliés peuvent jouer un rôle important et rappeler que l’esprit des Lumières a été victorieux il y a 80 ans, se retrouve aujourd’hui menacé ». </p>

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100 - Européennes, un dernier débat… et des surprises ? - 5 juin 2024

<p> </p> <p>Nos invités : </p> <ul> <li>Ben Barnier, éditorialiste politique </li> <li>Bruno Cautrès, politologue, chercheur au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po </li> <li>Laure Salvaing, directrice générale de Verian France </li> <li>Nicolas Prissette, éditorialiste à la Tribune Dimanche</li> </ul> <p>Pour les 80 ans de la commémoration du débarquement des troupes américaines sur les plages de Normandie lors de la Seconde Guerre mondiale, le Président étatsunien Joe Biden fait le déplacement jusqu’à Orly. Ce sont trois jours de commémoration en grandes pompes qui sont organisés, du 05 au 07 mai 2024, à quelques jours à peine des élections européennes, qui se tiendront ce dimanche 9 mai. Certains accusent l’exécutif de vouloir monopoliser l’attention et de tirer la couette au lieu de parler de l’Europe, quand d’autres nuancent en rappelant qu’Emmanuel Macron n’a pas choisi la date du D-Day ni celle des élections. </p> <p><em>Haters</em> ou non, il reste légitime de questionner l’implication du gouvernement dans ces élections, que ce soit lors du débat télévisé entre Jordan Bardella et Gabriel Attal ou lorsque ce dernier a interrompu un meeting de sa tête de liste Valérie Hayer. Y a-t-il de l’ingérence de la part du corps présidentiel dans ces élections européennes ? Emmanuel Macron et Gabriel Attal font-il délibérément de l’ombre à une femme ? Quelles sont les alternatives à Renaissance pour lesquelles les français pourront voter ce dimanche ? Nos invités en débattent sur le plateau de L’info s’éclaire. </p>

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100 - Ukraine - Engrenage et menace nucléaire - 4 juin 2024

 Invités :  Patricia Allémonière, grand reporter spécialiste des questions internationales et autrice de « Au coeur du chaos » (Arthaud) Guillaume Ancel, ancien officier, écrivain et auteur de « Saint Cyr, à l’école de la Grande Muette » (Flammarion) Guillaume Lagane, spécialiste des questions de défense et des relations internationales et maître de conférence à Sciences Po La France ciblée par la Russie ? La main de Moscou se cache derrière ces mystérieux cercueils déposés ce weekend au pied de la Tour Eiffel avec un drapeau français les recouvrant et une inscription « Soldat français de l’Ukraine ». D’autant que Vladimir Poutine se fait très menaçant. Suite à l’intervention des services de sécurité, des Bulgares ont été rapidement identifiés. Ils auraient reçu quelques centaines d’euros pour effectuer cette opération. Pour Patricia Allémonière, peu importe la hauteur de la paie de ces hommes, « le but est de créer de l’instabilité, de la crainte, de la peur ». Guillaume Lagane y voit une « très bonne rentabilité pour cette opération de communication de la part de la Russie ». Selon certaines rumeurs, Macron pourrait annoncer le déploiement d’instructeurs militaires en Ukraine lors de son discours du 6 juin 2024 : ce qui serait peut-être la raison de ce message menaçant. Une preuve de plus de l'implication de la France dans la guerre qui oppose l'Ukraine à la Russie. Pour Guillaume Lagane, « qu’on le veuille ou non, on est en conflit avec la Russie depuis deux ans ». Guillaume Ancel interprète cet événement comme « un avertissement morbide » et note la temporalité particulière de celui-ci : « un message, juste avant les Jeux Olympiques, qui est une menace ».

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199 - Pluie, inondation… c’est déjà l’automne ? - 30 mai 2024

<p>Invités : </p> <p>Laurent Romejko, journaliste, présentateur et rédacteur en chef de l’émission « Météo à la carte »</p> <p>Nicolas Châteauneuf, journaliste sciences et environnement</p> <p>Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’environnement, spécialiste des ressources en eau</p> <p>Mars, avril, mai… Le printemps 2024 s’annonce comme le plus pluvieux depuis au moins 15 ans. Les précipitations ont augmenté de 34% par rapport aux 30 dernières années. « Cette année, la bonne nouvelle c’est que les niveaux des nappes phréatiques sont extrêmement élevés sur l’ensemble du territoire. Mais la mauvaise est que cela a causé de nombreux orages, des inondations et de la grêle. Les dégâts ont été nombreux », explique Laurent Romejko. </p> <p>Cette modification de la pluviométrie est principalement causée par le changement climatique. Cet hiver, certaines régions ont été dévastées par les inondations. </p> <p>Une chose est sûre : ce manque de lumière et la pluie chronique jouent sur le moral des Français. « On a besoin de l’alternance des saisons. On a besoin de cette lumière qui manque cruellement », commente Laurent Romejko. </p> <p>Selon les prévisions de Météo-France, cet été sera également plus chaud que les autres. « C’est une approche probabiliste. (…) On est à 80% sur le pourtour méditerranéen, soit un cran au-dessus des années précédentes », souligne Nicolas Châteauneuf. </p>

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100 - Rafah, indignation et clash à l’Assemblée nationale -29 mai 2024

<p>Invités </p> <p>Agnès Levallois, vice-présidente de l’Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée Moyen-Orient </p> <p>David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique et chercheur associé à l’IRIS </p> <p>Ben Barnier, grand reporter, spécialiste des questions internationales </p> <p>Ambiance électrique à l’Assemblée nationale. Alors que les yeux sont rivés sur Rafah, en France, le conflit entre Israël et le Hamas s’invite de plus en plus chaque jour. Mardi 28 mai,  lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le député La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu a brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle. L’élu des Bouches-du-Rhône a écopé d'une exclusion de quinze jours du palais Bourbon, soit la plus haute sanction permise par son règlement intérieur. Pour la majorité, ce geste est une provocation. A 11 jours du scrutin des élections européennes, la droite y voit une manœuvre électoraliste. « Nos représentants ne sont pas capables d’avoir un débat serein sur cette question qui mérite d’être traitée de la façon la plus intelligente possible et pas sur ce mode de l’invective », regrette Agnès Levallois. De part et d’autre, ce sujet est hautement inflammable. « Dès qu’il s’agit de ce conflit israélo palestinien, les réactions sont très vives », souligne l’experte. </p> <p>Sur les réseaux sociaux, le mouvement #blockout2024, importé des États-Unis appelle à "bloquer les célébrités qui restent silencieuses face au génocide à Gaza". Parmi elles ? Zinédine Zidane, Thomas Pesquet ou encore la chanteuse Zazie. « C’est le name and shame. On n’est pas dans un débat, on est dans une forme de tyrannie intellectuelle et digitale », souligne Ben Barnier. </p> <p>Lundi 27 mai, un grand rassemblement contre Israël s’est tenu à Paris. « C’est un focus territorial extrêmement réduit et pourtant ce conflit a une caisse de résonance mondiale, y compris de la part d’acteurs qui ne sont pas directement concernés. C’est assez singulier », explique David Rigoulet-Roze. </p>

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100 - Macron parle d’Europe… en allemand ! - 28 mai 2024

 Nos invités :  Hervé Asquin, journaliste à l’AFP, ancien correspondant en Allemagne et à l’Élysée  Marie Krpata, chercheuse à l’IFRI au sein du comité d’études franco-allemandes  François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne  Emmanuel Macron, accompagné de sa femme Brigitte, était hier, lundi 27 mai, en voyage présidentiel en Allemagne. Le couple a notamment rendu hommage aux victimes de l’Holocauste en visitant l’imposant mémorial de la Shoah à Berlin, avant de prendre la direction de Dresde, en Saxe, dans l’est du pays. C’est ici que le président de la République a tenu un discours, en partie en allemand, sur l’Europe. Il a notamment appelé les européens à « se réveiller » face à la vague « illibérale » d’extrême droite en Europe, et invité le continent à améliorer sa défense.  Un discours qui rappelle, non sans coïncidence, celui du général de Gaulle en 1962 qui scellait l’amitié franco-allemande, et où le héros de la Seconde Guerre mondiale s’était adressé à la jeunesse allemande directement dans leur langue. Emmanuel Macron essaye-t-il de la même manière de réveiller un sentiment perdu de francophilie chez la jeunesse allemande ? Le futur de l’Union Européenne doit-il encore se construire sur l’amitié franco-allemande ? Cette dernière peut-elle être un frein à la montée en puissance des extrêmes à travers le continent ? Nos experts en discutent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Chômage, nouveau tour de vis - 27 mai 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> :<br> </p> <ul> <li>Aline Gérard, cheffe adjointe du service éco-social de Ouest-France<br> Bertrand Martinot, économiste, expert associé à l’Institut Montaigne et spécialiste du marché du travail<br> Emmanuel Kessler, éditorialiste économique et politique <br> </li> </ul> <p>Des indemnités plus courtes et des conditions d’accès plus restrictives… Gabriel Attal annonce un nouveau durcissement des règles de l’assurance chômage visant à renforcer, selon lui, l'incitation au retour à l'emploi et à assurer la pérennité du système. Parmi les principales mesures, la durée d'indemnisation sera abaissée à 15 mois maximum contre 18 mois actuellement. De plus, une dégressivité des allocations sera introduite après six mois pour les cadres et les hauts revenus. Les conditions d'accès seront également durcies, nécessitant désormais six mois de travail sur les vingt-quatre derniers mois, contre quatre mois auparavant. Ces réformes suscitent des réactions mitigées, entre ceux qui saluent une nécessaire modernisation et ceux qui craignent une précarisation accrue des demandeurs d'emploi. Pour aller vers le plein emploi, le gouvernement serre une nouvelle fois la vis et ne fixe qu’un seul seuil : 57 ans. En deçà, l’indemnisation sera réduite, laissant sur le carreau les 55 et 56 ans, qui passent de 27 à 15 mois d’allocations, soit un an de couverture en moins. En déplacement dans l’Essonne, Gabriel Attal défend cette réforme : « Il faut qu’on assume d’avoir un modèle social plus tourné vers l’activité », affirme le Premier ministre. Pour Denis Gravouil, représentant à la CGT, ces mesures visent à faire des économies sur le dos des chômeurs. Aujourd’hui en France, un chômeur sur deux n’est pas indemnisé. Alors, quel regard porter sur cette énième réforme ? Doit-on y voir un acharnement de l’exécutif à l’égard des chômeurs ? La réponse avec nos invités.<br> <br> </p> <p></p>

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100 - Attal-Bardella, y’a-t-il un vainqueur ? - 24 mai 2024

Nos invités :  Guillaume Daret, chef adjoint du service politique de France Télévisions  Jean-Christophe Gallien, politologue et communicant politique  Adrien Broche, responsable des études politiques chez Viavoice C’était l’événement à quelques jours du scrutin des Européennes… Ce jeudi 23 mai 2024, Caroline Roux a arbitré sur France 2 le débat entre le Premier ministre, Gabriel Attal, et la tête de liste du Rassemblement National, Jordan Bardella. Alors que le RN caracole à 30% dans les sondages et que le camp de la majorité peine à rentrer dans la course, les deux hommes politiques ont rivalisé de punchlines et d’accusations sur la pertinence de leur programme respectif et sur le sens qu’ils souhaitent donner à l’Europe. Un duel de plus d’une heure qui a parfois tourné à la cacophonie mettant en perspective deux visions irréconciliables notamment sur les questions économiques et climatiques. Immigration, nucléaire, géopolitique, guerre en Ukraine… La fracture est nette entre les deux formations politiques. Avec une assurance déconcertante, Jordan Bardella a défendu les couleurs de son parti, martelant les quelques thèmes clés du RN : souveraineté nationale, sécurité et contrôle de l'immigration. En face, Gabriel Attal a partagé la vision pro-européenne d’Emmanuel Macron, plaidant pour une intégration plus profonde et une Europe unie face aux défis globaux. Cependant, son discours ne semble pas avoir eu l’effet escompté aux regards des électeurs. Ce débat a surtout favorisé la montée en puissance du Rassemblement National, renforçant sa position dominante dans les sondages. Tandis que Jordan Bardella consolidait son image de défenseur des intérêts français contre une Europe perçue comme technocratique, le Premier ministre peinait à convaincre une partie de l'électorat sceptique quant aux bénéfices de l'intégration européenne. Ce face-à-face pourrait bien marquer un tournant décisif, propulsant le RN vers une victoire aux prochaines élections européennes. En tête dans les sondages devant la liste Renaissance, Jordan Bardella dispose d’un avantage considérable. À gauche, Raphaël Glucksmann qui avoisine les 15% d’intention de vote challenge la liste de la majorité représentée par Valérie Hayer. Alors, le Rassemblement National a-t-il déjà gagné dans l'opinion ? La réponse avec nos invités. 

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100 - E. Macron à Nouméa, un voyage à haut risque.

  Invitées :   Alban Mikoczy, envoyé spécial à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)  Claudine Wéry, journaliste à la Revue des deux mondes  Nathalie Saint Cricq, éditorialiste politique   Fabrice d’Almeida, historien et professeur à l’université Paris Panthéon-Assas Emmanuel Macron arrive ce mardi 22 mai en Nouvelle-Calédonie. Dans son agenda figure une « mission » qu’il compte mener à bien : celle de rencontrer l’intégralité des composantes politiques de Nouvelle-Calédonie. En plateau, nos invités détaillent précisément de quoi sera fait cette visite du chef de l’État, entre missions et prises de parole. Quelles sont les risques de ce déplacement ? Si les risques "physiques" sont bien présents, ce ne sont en tout cas pas ceux qui préoccupent le chef de l'État, ni le Gouvernement. Par ailleurs, celui-ci s'est-il "aveuglé" à la suite des trois référendums menés dans l'Archipel, dont un pendant la crise Covid, quitte à oublier qu'il était nécessaire de mener une conférence tripartiste qui inclut les indépendantistes ?   Nos experts décryptent également la situation politique très complexe de l’archipel, qui est loin de se résumer à deux camps aux appartenances bien déterminées. 

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100 - Grèves - JO, des primes… et encore des primes

 Nos invités :  Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société  Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Échos  Jean-Paul Chapel, éditorialiste politique  À presque deux mois du lancement des Jeux Olympiques de Paris, la tension est plus forte que jamais, et fait douter du bon déroulement de l’événement sportif. Après les pompiers, qui défilaient dans les rues de la capitale la semaine dernière, c’est au tour des employés de la SNCF de se battre pour obtenir des indemnités lors des Jeux. Les policiers et les gendarmes ont obtenu des primes pouvant aller jusqu’à 1900 euros brut, tandis que les employés de la RATP seront rémunérés à hauteur de 2500 euros brut pour leur travail effectué cet été. Les cheminots demandent la même indemnité que leurs homologues du réseau de transport francilien, et organisent dès aujourd’hui une grève qui pourrait durer jusqu’au 26 juillet, et pendant les JO, s’ils n’obtiennent pas leurs demandes. Des revendications qui semblent globalement bien comprises par la majorité des Français, mais qui questionnent les limites de la grève. Combien l’État doit-il encore débourser pour ces JO ? N’est-ce pas un moyen de plus de faire pression sur le contribuable ? Depuis quand les cheminots préparent-ils leurs négociations ? Paris 2024 pourra-t-il se dérouler sans encombre ? La ville est-elle prête pour accueillir un événement d’une telle envergure ? Les réponses avec nos invités. 

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100 - Sécurité, le gouvernement sous tension ! - 20 mai 2024

Nos invités :  Gilles Bornstein, éditorialiste politique  Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste des questions de sécurité  Christian Flaesch, ancien directeur de la police judiciaire de Paris  Mauvaise passe pour le gouvernement en matière de sécurité… Après la macabre des deux gendarmes retrouvés morts, la Nouvelle Calédonie s’enfonce un peu plus dans la violence alors qu’une nouvelle nuit de tension se prépare. Pendant ce temps, le commando responsable de la mort de plusieurs agents pénitenciers court toujours… Autant de débordements dans lesquels certains voient le délitement de l’État. Pourtant, l’exécutif ne semble pas prendre conscience de cet effondrement dans l’opinion publique. Dimanche 19 mai 2024, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, s’est d’ailleurs félicité sur X, allant même jusqu’à évoquer un « succès » en Nouvelle-Calédonie avec 76 barrages détruits sur la plus grande route de Nouméa, plus de 200 interpellations et la réouverture de 20 commerces alimentaires. Sur le terrain, le bilan est tout autre. 600 gendarmes et des membres du GIGN sont mobilisés pour reprendre le contrôle de cette route qui relie le centre ville de Nouméa à l’aéroport international de La Tontouta. Un axe stratégique de 60 kilomètres sur lequel sont présents pas moins de 76 barrages. La tâche s’annonce bien difficile selon Louis Le Franc, haut-commissaire de la République de Nouvelle-Calédonie. Les barrages qui résistent sont au main de bandes armées qui continuent de brûler des voitures et durcissent le ton. Après avoir sécurisé, il faudra encore rendre praticable ces axes routiers, jonchés de nombreux débris sur lesquels le bitume a fondu par endroit. Alors, comment apaiser les tensions ? Faut-il revenir sur la réforme d’élargissement de l’électorat ? La réponse avec nos invités. 

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100 - Européennes… Le RN a-t-il déjà gagné ? - 17 mai 2024

<ul> <li> Caroline Motte, journaliste politique au service de France Télévisions</li> <li> Richard Werly, journaliste correspondant France et Europe pour Bic.fr</li> <li>Jean-Christophe Gallien, politicologue, communiquant politique </li> <li> Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IPSOS</li> </ul> <p>Dans le dernier sondage produit par IPSOS, on constate que la liste du Rassemblement national conduite par Jordan Bardella aux Élections européennes arrive en tête avec 31% d’intentions de vote. Elle est suivie par Renaissance / La République en marche, qui se trouve loin derrière, avec 16% pour la tête de liste Valérie Hayer. Cependant, rappelle Stéphane Zumsteeg, les sondages ne sont jamais prédictifs. Ils ne font que mesurer un rapport de force à un moment donné. </p> <p>Dans ce contexte très particulier des élections Européennes, où les Français entrent dans la campagne le plus tardivement possible, les choses sont plus que jamais vouées à évoluer. Preuve en est, il y a cinq ans, avec la belle surprise pour les écologistes dans la liste menée par Yannick Jadot, et, au contraire, l’effondrement de la liste Bellamy au dernier moment. </p> <p>Cependant, à l’heure actuelle, une autre question, non plus celle de la victoire, mais de l’ampleur des votes pour Jordan Bardella, semble se poser. Malgré des événements endogènes tels que les violences en Nouvelle-Calédonie, ou exogènes tels que le conflit à Gaza, Jean-Christophe Gallien parle d’un rapport de force qui pourra certes s’inverser, mais plutôt du côté des partis de Raphaël Glucksmann ou de Valérie Hayer. « Chez Jordan Bardella, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de mouvement », juge-t-il. En plateau, nos invités débattent de cette affirmation. </p>

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100 - Nouvelle-Calédonie, insurrection… et « guerre civile »

 Nos invités :  Patrick Roger, ancien journaliste au Monde et spécialiste de l’Outre-Mer  Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique  Bernard Meunier, ancien membre du GIGN, ancien otage infiltré à Ouvéa (Nouvelle-Calédonie) en 1988 Jean Garrigues, historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique  « On s’engage tout droit dans une guerre-civile » avertit le Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, qui ne minimise pas les risques insurrectionnels des émeutes en train de déchirer l’archipel depuis ce mardi 14 mai 2024 suite à l’adoption par l’Assemblée nationale d’un texte de loi visant à élargir le corps électoral en Nouvelle-Calédonie. En effet, tous les habitants de ce territoire d’Outre-Mer arrivés ou nés après 1998 n’ont pas le droit le vote départemental, une mesure pensée par la communauté kanak, constituant environ 40% de la population, pour éviter leur marginalisation. Ces tensions entre les autochtones et les arrivants qui existent depuis la première révolution des kanaks en 1878 interrogent l’identité calédonienne. Pourtant, trois référendums ont été organisés ces cinq dernières années, et tous ont été en défaveur de l’indépendance.  Comment les Calédoniens peuvent-ils s’unir ? Faut-il soutenir les loyalistes ou les indépendantistes ? Comment éviter la marginalisation des kanaks ? Le président de la République aurait-il dû être plus sensible aux signaux et ne pas pousser le vote du texte de loi ?  Ce dernier doit-il être annulé ? Comment faire revenir l’ordre sur l’archipel et éviter qu’une situation semblable se reproduise ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Fourgon, la traque après l’attaque

Nos invités :  Audrey Goutard, journaliste spécialisée des faits de société  Christian Flaesch, ancien directeur de la police judiciaire de Paris  Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste des questions de sécurité  Une escalade de plus dans la violence et l’insécurité. Hier, lors d’une opération armée organisée pour libérer un fugitif de la prison d’Évreux, dans l’Eure, deux agents pénitentiaires ont été tués par balle, et deux autres grièvement blessés. Le fourgon qui transportait le détenu a été pris en sandwich au péage d’Incarville, et quatre complices armés de Kalachnikov ont tiré sur les geôliers.  Le fugitif s’appelle Mohamed Amra, surnommé « La Mouche ». Trente ans, habitué à des allers-retours en prison, condamné notamment pour vols aggravés, association de malfaiteurs, extorsion, violence avec arme… Il était en détention depuis le 11 avril dans la maison d’arrêt d’Évreux dans le but d’être auditionné pour une affaire de tentative de meurtre et d’extorsion avec arme, puis pour enlèvement et séquestration avec tentative de meutre. Un parcours, jusqu’à ces deux dernières affaires, qui classait le fugitif dans la catégorie des petits délinquants. À quel point est-il dangereux ? Pourrait-il s’échapper de nouveau de prison s’il était encore incarcéré ? Peut-il faire d’autres morts ou blessés dans sa fuite ?  Le garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti s’est exprimé sur l’affaire. « Notre pays est en deuil », « Ils n’ont aucun respect pour la vie humaine », a-t-il notamment affirmé. Comment éviter une escalade de violence dans la traque de « La Mouche » et de ses complices ? Les agents pénitentiaires étaient-ils trop peu équipés ? Comment revoir les conditions de détention pour plus de sécurité dans les prisons ? Faut-il augmenter le budget de la sécurité en France ? Nos experts répondent à toutes ces questions. 

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100 - Festival de Cannes et nouvelles accusations de viol

 Nos invités :  Alice Augustin, grand reporter pour le magazine Elle, chargée du suivi des questions de violences sexistes et sexuelles  Sophie Dulac, productrice et distributrice de films, exploitante de salles de cinéma  Bruno Cras, journaliste cinéma et auteur du podcast « L’Heure cinéma » La nouvelle édition 2024 du festival de Cannes ne s’ouvre pas sous les meilleures augures. Le célèbre rendez-vous de cinéma, déjà traversé depuis plusieurs années par des débats sur l’inégalité de représentation de femmes réalisatrices parmi les nominés, est cette fois terni par un scandale de plus : celui autour du producteur Alain Sarde. Neuf femmes l’accusent de viols et agressions sexuelles. Pourtant, ce qui apparaît comme une révélation ne devrait pas en être une. Le producteur a en effet déjà été visé par une enquête pour agression sexuelle, avant de bénéficier d’un non-lieu. C’était en 1997. Quelque 25 ans plus tard, la situation n’aurait-elle pas changé ? Le producteur aurait-il continué à sévir pendant toutes ces années ?  C’est ce que l’enquête, menée par la journaliste Alice Augustin, à paraître cette semaine dans Elle, laisse penser. Alain Sarde est-il le Harvey Weinstein français ? Cette nouvelle affaire va-t-elle permettre de dénouer encore plus de langues dans le cinéma français, déjà entaché par le scandale Gérard Depardieu, celui de Roman Polanski ou encore les récentes révélations de Judith Godrèche ? Faut-il soutenir la voix des victimes, ou au contraire tenter de calmer le tribunal médiatique pour laisser la justice faire son travail ? Quelle est la réelle ampleur des violences sexistes et sexuelles au sein du cinéma français ? Peut-on espérer le soutien de la cause par des actrices de premier plan ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Attractivité, une réussite française - 13 mai 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS </li> <li>Marc Lhermitte, associé chez EY, auteur du baromètre EY de l’attractivité de la France 2024 </li> </ul> <p><br></p> <p>Microsoft, Amazon, Pfizer… Autant de mastodontes attendus au sommet Choose France présidé par Emmanuel Macron à Versailles ce lundi 13 mai 2024. Et le succès de cette opération annuelle est toujours au rendez-vous ! L’occasion de vendre et défendre l’attractivité du territoire alors que la France se place une nouvelle fois en tête des pays européens en la matière. Transition énergétique, agroalimentaire, aéronautique… Malgré une dette publique pharaonique, la France continue d’attirer les investisseurs étrangers grâce à un savoir-faire inégalé dans de nombreux secteurs. En effet, l’Hexagone tire son épingle du jeu ce qui lui permet de conserver son titre et de rester la destination numéro un en Europe des investissements étrangers, devant l’Allemagne ou le Royaume-Uni avec plus de 1000 projets en cours. Parmi les cinq derniers en date, une raffinerie de nickel sur le futur site de batteries de Blanquefort où 300 millions d’euros ont été investis par une société suisse avec 200 emplois à la clé. Une aubaine pour ce territoire marqué par la fermeture de l’usine Ford l’année dernière. Mais ce retour de l’industrie ne doit pas se faire sans condition. Parmi les autres investissements annoncés, le financement d’une usine en Nouvelle-Aquitaine pour produire un avion électrique capable d’assurer des liaisons inter-régionales. Toujours aussi attractive en 2023 selon le baromètre EY, la France rayonne également aux yeux des touristes. En effet, c’est la première destination touristique mondiale avec des recettes toujours en hausse et une progression de 12% à hauteur de 63 milliards d’euros dans les caisses. Un record notamment tiré par l’industrie du luxe mais qui doit être nuancé au regard de l’Espagne qui enregistre des recettes à hauteur de 85 milliards d’euros. Alors quid de 2024 ? Et comment le Choose France peut-il renforcer l’attractivité de la France et accélérer la souveraineté industrielle de l’Europe ? La réponse avec nos invités. </p>

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100 - Eurovision, Taylor Swift… pouvoir et paillettes !

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100 - Poutine célèbre la Russie victorieuse

Nos invités :  Denis Strelkov, journaliste à la rédaction russe de RFI  Général Patrick Dutartre, ancien général de l’armée de l’air et de l’espace, ancien pilote de chasse Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Moscou  Le 9 mai est un jour férié en Russie. L’équivalent de notre 8 mai, il célèbre également l’Armistice de 1945, parce qu’à la date de la capitulation de l’Allemagne nazie, c’était déjà le lendemain pour les Russes. L’occasion d’un défilé militaire en grandes pompes à Moscou, pour une célébration de la « fête sacrée » qui prend des faux airs de fête nationale. L’occasion surtout pour Poutine pour rappeler la force armée de son pays et de discourir sur les héros d’hier et d’aujourd’hui.  Si son discours de 2024 est « normal » pour Alban Mikoczy, ancien correspondant à Moscou, habitué aux discours du 9 mai du président russe, force est de craindre le pouvoir symbolique des images du défilé militaire sur la Place Rouge, dans le contexte de la guerre en Ukraine. À célébrer les vétérans de la Seconde Guerre mondiale, Poutine fait-il un parallèle trop dangereux avec la situation actuelle dans le Donbass ? Pour Denis Strelkov, journaliste russe, le récit de la guerre contre les nazis appris dans les écoles russes est celui d’une attaque de la Russie par les forces de l’ouest.  Poutine essaye-t-il de réécrire l’histoire et de placer la Russie comme la seule vainqueur de 1945 ? Voit-il dans le conflit ukrainien une même attaque de l’occident contre son pays ? Faut-il redouter une escalade du conflit après ce défilé ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - JO, la flamme illumine Marseille

Nos invités :  Franz-Olivier Giesbert, éditorialiste politique pour Le Point, ancien directeur du journal La Provence  Armand de Rendinger, consultant international sport et olympisme  Corinne Boulloud, journaliste sportive et commentatrice du parcours de la flamme olympique  Aujourd’hui mercredi 8 mai 2024, le jour férié se double d’un jour de fête : il s’agit de l’arrivée de la flamme olympique en France. Un parcours qui a débuté dans le Péloponnèse et qui se terminera dans la ville-lumière pour le coup d’envoi des Jeux Olympiques, le 26 juillet prochain. Arrivée par bateau sur le Belem, la flamme foule donc le sol français à partir du sud du territoire, et plus précisément de la capitale de la Provence : Marseille.  Un choix de la deuxième cité française symbolique, puisque la ville a été fondée par les grecs, et acclamé par Franz-Olivier Giesbert, qui salue une « ville de bonheur » participant à créer un engouement populaire autour de l’événement sportif international. Une situation « extraordinaire » pour Armand de Rendinger, ainsi qu’une « prise de risque colossale » car la ville n’est pas réputée pour la voile, mais plutôt pour le football. Une « image formidable » pour Corinne Boulloud de voir le Belem, un ancien trois-mâts du dix-neuvième siècle entrer dans le vieux port de la cité phocéenne.  Est-ce que l’arrivée de la flamme en France peut permettre de créer une ambiance de fête dans le pays ? Les Jeux Olympiques vont-ils permettre de fédérer autour du sport ? Peut-on envisager une trêve des tensions internationales lors d’un événement sportif joyeux et de grande ampleur comme celui-ci ? La sécurité sera-t-elle de mise pour le bon déroulement du concours ? La France est-elle prête pour les JO ? Nos experts en discutent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Xi Jinping-Poutine, unis contre l’occident ?

 Nos invités :  Pascal Boniface, géopolitologue, directeur de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques David Baverez, essayiste, investisseur installé à Hong Kong, spécialiste de l’économie de la Chine  Xi Jinping, le président chinois, était reçu hier lundi 6 mai 2024 en grandes pompes à l’Élysée par Emmanuel Macron. Au programme des discussions, dirigées par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen : la fin des subventions aux entreprises chinoises, l’appel à la paix à Gaza, et la marche à suivre pour le conflit en Ukraine. Aujourd’hui, les deux Présidents partent en direction des Pyrénées où Emmanuel Macron avait l’habitude de passer ses vacances étant enfant : un voyage plus intime, loin de Paris… Peut-il sceller une amitié franco-chinoise plus forte que la relation qui unit le pays d’Asie avec la Russie ?  Si les autorités chinoises contestent en un tweet que le « soi-disant problème de surcapacité de la Chine n’existe pas », Pascal Boniface explique que le pays est entré à l’OMS en 2001 en tant que pays en voie de développement, et qu’il bénéficiait alors de mesures économiques avantageuses pour développer ses industries. Mais aujourd’hui, à l’heure où la Chine est la deuxième puissance économique mondiale, cette qualification est caduque pour le géopolitologue. En suivant l’exemple de l’industrie des panneaux photovoltaïques, désormais dominée à 97% par des entreprises chinoises, y a-t-il un risque que le marché automobile français et européen soit sapé par le marché chinois ? Quel est le déséquilibre réel entre l’économie occidentale et chinoise ? Faut-il développer plus de protectionnisme en Europe ?  Au-delà de la question économique, une question géopolitique est tout aussi cruciale. Vladimir Poutine a annoncé que des essais nucléaires seraient bientôt mis en place près de la frontière ukrainienne, et alors que la Chine indique chercher à « avoir un rôle positif dans la recherche de la paix » en Ukraine, quelle est la véritable relation qui noue les deux plus grands pays d’Asie ? Pour David Baverez, les européens ne réalisent pas que la guerre en Ukraine va durer très longtemps parce qu’elle fait à la fois « le jeu de la Chine et des États-Unis ». Il explique que la guerre permet à la Chine de piller les hydrocarbures russes et aux États-Unis de piller l’Europe de l’ouest avec le gaz naturel et la défense. Emmanuel Macron peut-il attendre quelque chose de Xi Jinping sur la question du conflit en Ukraine ? Les européens sont-ils aveugles face aux réels enjeux de la guerre ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Xi Jinping… une Chine coopérante ou menaçante ? - 06 mai 2024

<p>Invités : </p> <p>Valérie Niquet, spécialiste Asie à la Fondation pour la recherche stratégique </p> <p>Frédéric Lemaître, journaliste, ancien correspondant en Chine pour le journal Le Monde</p> <p>Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales </p> <p>Xi Jinping est reçu ce lundi 06 mai par Emmanuel Macron à l’Élysée afin de célébrer les 60 ans des relations diplomatiques franco-chinoises. Accompagné de son épouse, le président chinois restera deux jours en France pour parler principalement de l’Ukraine. Xi Jinping assure vouloir œuvrer à une résolution du conflit. De son côté, le président français veut s’assurer que Pékin, principal allié de la Russie, ne bascule pas dans un soutien total à Vladimir Poutine. Les deux hommes évoqueront notamment les différends commerciaux entre les deux pays. Ils seront rejoints dans la journée par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen. </p> <p>Cet après-midi, une cérémonie d’accueil officielle est prévue aux Invalides. Les deux chefs d’État s’entretiendront d’abord en tête-à-tête avant de s’exprimer devant la presse. Que peut espérer Emmanuel Macron de son homologue chinois ? « Il y a de moins en moins d’illusions, même du côté français et européen, sur ce que l’on peut obtenir de la Chine. (…) Il y a une sorte de jeu de dupes », explique Valérie Niquet. En cause notamment les questions économiques et commerciales. « La France n’a pas un poids économique très important pour la Chine. En revanche, elle a un poids diplomatique et politique plus important que son poids économique car elle est membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, et ça, ça compte pour la Chine », souligne Frédéric Lemaître. </p>

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100 - Le vote, base de note démocratie - 03 mai 2024

<p>Invités : </p> <p>Emmanuel Rivière, politologue, directeur associé de l’agence Grand Public et vice-président de la maison de l’Europe </p> <p>Jean Garrigues, historien, président du comité d’histoire parlementaire et politique. </p> <p>Théo Verdier, co-directeur de l’Observatoire Europe à la Fondation Jean Jaurès </p> <p>Le compte à rebours a commencé. Pour pouvoir voter le 9 juin prochain lors des élections européennes, les Français n’ont plus que quelques heures pour s'inscrire sur les listes électorales. En effet, 16,5% des électeurs sont « mal inscrits », souvent suite à un changement d’adresse ou pour des raisons matérielles. « On n’accorde pas assez d’importance au fait d’aller voter pour surmonter un certain nombre de contraintes », explique Emmanuel Rivière. </p> <p>Qui sont les plus concernés ? Les jeunes (18-24 ans) mais aussi les catégories socio-professionnelles plus populaires, souvent désenchantés de la politique. Ces électeurs représentent un potentiel réservoir de voix pour les partis politiques. « Beaucoup d’électeurs estiment que ces élections ne changeront rien à leur vie », décrypte Théo Verdier. </p> <p>Ce désengagement peut s’expliquer par plusieurs facteurs : la méconnaissance des institutions européennes, le manque de notoriété des candidats, l’euro-scepticisme et le manque de pédagogie. Autant d’éléments à combattre pour réconcilier les Français avec cette élection.</p> <p>Pour l’heure, le Rassemblement national, porté par Jordan Bardella, caracole loin en tête des sondages. Le leader du RN veut faire de cette élection un « référendum anti-Macron ». </p>

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100 - Européennes, la majorité peut-elle enrayer la chute ? - 02 mai 2024

Nos invités :  Guillaume Daret, chef adjoint du service politique  Hadrien Brachet, journaliste au service politique de Marianne  Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IPSOS La gauche est de retour ! À cinq semaines des Européennes, Raphaël Glucksmann se rapproche de la candidate macroniste, Valérie Hayer tandis que Jordan Bardella semble inarrêtable. En effet, la tête de liste du Rassemblement National monte à 32% dans les sondages, bien loin devant la majorité. Lors du défilé du 1er mai à Saint-Étienne, le député européen et candidat du Parti socialiste, Raphaël Glucksmann, a été pris pour cible par des militants communistes avant d’être exfiltré de la manifestation. Un événement que sanctionne fermement Louis Deffontaines, tête de liste PCF aux élections européennes. Violemment chahuté pour son positionnement trop timide sur le conflit israélo-palestinien, et contraint de quitter le cortège, Raphaël Glucksmann accuse La France Insoumise. En tête dans les sondages à gauche, la tête de liste socialiste est depuis plusieurs semaines dans le viseur des Insoumis. De son côté, Jean-Luc Mélenchon réfute ces accusations tout en condamnant l’agression de son adversaire politique. Deux gauches irréconciliables qui se tirent la couverture pendant que le RN, lui, gagne du terrain. La droite comme l’extrême droite compte bien tirer parti de cet incident. De Jordan Bardella au Premier ministre, Gabriel Attal, ce débordement dépasse les frontières de la gauche et fait réagir toute la classe politique. La cause palestinienne est-elle en train de casser et de cliver la gauche ? La majorité peut-elle faire la bascule ? La réponse avec nos invités. 

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100 - Travail, la grande fatigue ? - 1er mai 2024

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100 - La Palestine enflamme Science Po et LFI

Nos invités : Gilles Bornstein, éditorialiste politique Jannick Alimi, éditorialiste politique Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP Face aux occupations pro-palestiniennes, Valérie Pécresse suspend les financements de la région Ile-de-France à Sciences Po. De leur côté, Mathilde Panot et Rima Hassan, membres de la France insoumise, sont convoquées ce matin par la police pour « apologie du terrorisme ». En signe de contestation, la France insoumise appelle à un rassemblement porte de Clichy. En plateau, nos invités débattent : s’agit-il d’une procédure visant à criminaliser l’accusation de génocide, comme le clament Mathilde Panot et Manuel Bompart, ou d’une « simple » procédure suivant le cours normal de la justice à la suite de la plainte d’organisations juives, comme l’a jugé Rima Hassan ? S’il s’agit en premier lieu de ne pas aller trop vite et de laisser la procédure aller à son terme, Jannick Alimi clame en tout cas qu’il est « presque insensé » de parler de « procédure bâillon » comme les membres Insoumis le font, dans la mesure où Rima Hassan jouit d’un long temps de parole sur plusieurs chaînes de télévision depuis le début de cette procédure. Que pensent les Français de cette affaire ? Frédéric Dabi indique qu’à quelques semaines des élections européennes, ils attendent surtout que les clans politiques parlent d’enjeux européens. Il existe, depuis le conflit israélo-palestinien, un acteur réprouvé dans l’opinion publique : Jean-Luc Mélenchon. 81% des interrogés se déclarent mécontents des déclarations et prises de position du président des Insoumis sur le sujet. 

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100 - dette, primes JO… les économies attendront ! - 29 avril 2024

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100 - Dette, déficit, la dégradation qui menace - 26 avril 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Anne de Guigné, grand reporter au service économie du Figaro </li> <li>Béatrice Mathieu, grand reporter, spécialiste des sujets économiques </li> <li>Éric Heyer, économiste, directeur du département Analyse et prévision de l’OFCE </li> </ul> <p><br></p> <p>En attendant les délibérations des avances de notation, la France est sous tension. Et comme l’Hexagone croule sous la dette et le déficit, il n’est pas exclu que sa note soit considérablement dégradée. Évalué à 5,5% en 2023, le déficit devrait légèrement s’amenuiser en 2024 et atteindre selon les prédictions 5,1%. L’État assure que ce dérapage budgétaire est lié à une baisse de ses recettes. Moins de TVA engrangé, moins d’impôts payés par les entreprises et par les  particuliers… Des caisses moins remplies après des années de quoi qu’il en coûte à l’instar de l’indemnité carburant, du bouclier tarifaire ou encore du chèque énergie. Ce déficit alourdit donc la charge de la dette. Mais le gouvernement sur une pente glissante assure que la trajectoire va se redresser. Il anticipe une baisse du déficit dès l’année prochaine à 4,1% avant un retour espéré à 2,9% en 2027. Pour y parvenir, l’État part encore à la chasse aux économies avec 10 milliards d’euros supplémentaires à trouver cette année. Un effort va être demandé aux administrations publiques à hauteur de cinq milliards d’euros et 2,5 milliards et demi pour les collectivités territoriales. Même somme en taxant les tentes des fournisseurs d’électricité et les entreprises qui rachètent leurs propres actions. Et ce n’est que le début selon les prévisions de Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint du département Analyse de l’OFCE. Pour l’instant, le gouvernement écarte une hausse des impôts pour combler le déficit. Le 11 avril 2024, Emmanuel Macron avait dédramatisé publiquement la situation financière dans laquelle la France s’est enlisée, la faute à un « choc conjoncturel, plus brutal et plus rapide qu’attendu ». Alors comment redresser les finances publiques ? À quoi s’attendre en vue des déclarations des agences de notation ? La réponse avec nos invités.  </p>

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100 - Macron, un discours pour relancer l’Europe

Nos invités :  François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne  Béligh Nabli, professeur des Universités en droit public  Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman  Deuxième round pour Emmanuel Macron ce matin à la Sorbonne. Même lieu, même thème, le président de la République va tenir un discours sur l’Europe à 11h, sept ans après un premier discours légendaire à ce sujet. Une date qui n’est pas innocente, puisqu’il s’agit aujourd’hui de la dernière session plénière au Parlement Européen. Beaucoup de députés européens, notamment dans l’opposition, vont donc sécher le discours du Président pour honorer leurs fonctions à Strasbourg. Une manière pour Emmanuel Macron d’évincer la concurrence ?  Alors que le premier discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne, en 2017, quelques mois seulement après son élection à la tête de l’État, avait marqué pour ses mesures claires et ses ambitions pour le continent, mettant notamment en avant le principe d’une souveraineté européenne et l’importance de la défense. Sept ans et un mandat terni par de nombreuses crises plus tard, le Président est-il capable de renouveler son coup d’éclat ? Quelles vont être ses positions à propos de la défense, en plein contexte de guerre en Ukraine ? Qu’en est-il de son ancienne volonté affichée de discuter avec Vladimir Poutine ? Quelle est la réputation de la France dans le continent ? Peut-elle être encore un leader européen ? Faut-il renouer l’amitié franco-allemande ? Quel destin pour l’Europe si le Rassemblement national était élu à majorité aux européennes ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Gel, pluies et agriculteurs déboussolés

 Nos invités :  Philippe Collignon, journaliste spécialiste des questions de jardinage Frédéric Denhez, journaliste spécialiste des question d’environnement  Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’environnement, spécialiste des ressources en eau  Il n’y a plus de saison. Ce mois d’avril 2024 a été marqué tant par des chaleurs surprenantes pour un début de printemps, que par des longues retombées pluviales et un retour du froid. Les agriculteurs du Rhône-Alpes sont aux premières lignes de ce gel qui vient mettre en péril le bourgeonnement de leurs plantes. Le réchauffement climatique ne me remarque pas simplement par une hausse des températures normales de saison, mais par un dérèglement global de tout le cycle de la vie, avec des glissements entre les saisons auxquels les plantes sont les plus vulnérables.  Non, nous le rappellent nos spécialistes, cette baisse des températures n’est pas une bonne nouvelle, mais une preuve de plus de l’accélération du dérèglement climatique. Non plus que l’augmentation des réserves d’eau dans les nappes phréatiques dues à la météo diluvienne des derniers mois. Il faut agir et commencer à trouver des solutions pour s’adapter à des saisons devenant de plus en plus caduques.  Quels sont les territoires les plus à risques ? Quels impacts sur l’agriculture et le jardinage ? Comment protéger les champs des caprices météorologiques ? Quelles sont les conséquences, à grande et petite échelle, du dérèglement climatique ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - L’Ukraine, l’Amérique… et le retour de l’espoir

 Nos invités :  Alban Mikoczy, grand reporter et spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Moscou Yves Bourdillon, journaliste au service international des Échos, en charge de l’Europe de l’Est  Guillaume Ancel, ancien officier et écrivain  Après six mois de blocage, une nouvelle aide financière et militaire à l’Ukraine a été adoptée par la chambre des représentants, aux États-Unis. Volodymyr Zelensky assure de son côté que l’État nord-américain et l’Ukraine ont « commencé à travailler sur un accord de sécurité ». Une implication tardive des américains dans le conflit au Donbass qui a un arrière-goût de 6 juin 1944. La première puissance économique mondiale est-elle enfin décidée à faire une différence dans cette guerre ?  Mike Johnson, le speaker républicain, a annoncé que des risques d’invasion du reste de l’Europe par Poutine étaient à prévoir, si jamais l’Ukraine perdait son combat, justifiant ainsi l’importance de l’engagement de son pays aux côtés de Zelensky. Il a dû se battre contre d’autres représentants de son parti, qui s’alignaient jusqu’à présent sur les positions ambiguës du candidat à la présidentielle Donald Trump. Ce dernier favorisait en effet une aide apportée au Moyen-Orient depuis l’assaut du Hamas à Gaza, minimisant les risques d’un impérialisme russe, mais semble depuis avoir adouci ses réfractions.  Mike Johnson a-t-il risqué sa tête chez les Républicains en s’opposant à Trump ? Quel est le réel pouvoir de l’ancien Président américain dans la politique de son pays ? Cette aide va-t-elle faire pencher la balance et permettre de mettre fin à la guerre en Europe de l’Est ? Quelles seront les réactions de Vladimir Poutine face à ce soutien à l’Ukraine affiché par les américains ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - G. Attal face à la « violence débridée » des jeunes - 22 avril 2024

<p>Invités : </p> <p>Audrey Gouatrd, journaliste spécialiste des faits de société </p> <p>Béatrice Copper-Royer, psychologue clinicienne spécialisée dans l’enfance et l’adolescence </p> <p>Marie-Estelle Pech, rédactrice en chef de Marianne, spécialiste des sujets éducation </p> <p>Les deux mineurs, âgés de 14 et 15 ans, interpellés mardi 16 avril pour l’agression mortelle de Philippe Coopman, 22 ans, ont été mis en examen pour assassinat, ce vendredi 19 avril et placés en détention provisoire. La préméditation a été retenue dans cet homicide. « Ces enfants étaient suivis car ils avaient commis auparavant des vols avec violence, ils étaient sous le regard de la justice. Et pourtant rien n’a été fait », explique Audrey Goutard. « Ces enfants étaient aussi suivis des services sociaux car ils sont issus de famille dysfonctionnelle. (…) Il y a eu une dégradation et un passage au délit et pourtant ils étaient encore dehors ». </p> <p>Face à cette « violence débridée », le Premier ministre, Gabriel Attal, appelle à rétablir l’ordre et notamment la discipline à l’école. Ce lundi 22 avril, le locataire de Matignon est attendu à Nice, pour présenter l'expérimentation d'internats éducatifs pour les élèves perturbateurs. Il sera accompagné du garde des Sceaux, Eric Dupont Moretti, et Sarah El Hairy, ministre déléguée chargée de l'Enfance, de la Jeunesse et des Familles pour visiter le lycée du Parc Impérial. « Restaurer une forme d‘autorité entre les enseignants et les <u>élèves</u> ne se décrète pas par une loi. C’est le travail du professeur, de l’équipe éducative, de concertations avec le chef d’établissement », souligne Marie-Estelle Pech.</p>

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100 - Contre la violence des ados, un sursaut d’autorité ? - 19 avril 2024

Invités :  Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d’IPSOS  Michel Fize, sociologue, spécialiste de la jeunesse et de l’éducation  Axel Ronde, porte parole du syndicat CFTC Police Mardi 16 avril, Philippe, un jeune homme de 22 ans, a été violemment agressé par au moins trois individus à Grande-Synthe, dans le Nord. Transporté à l’hôpital dans le coma, il est décédé quelques heures plus tard. Une enquête pour meurtre en bande organisée a été ouverte. Les deux suspects sont des mineurs de 14 et 15 ans. Actuellement en garde-à-vue, ils auraient piégé la victime dans un guet-apens. Les habitants sont extrêmement choqués. Une marche blanche est organisée ce vendredi 19 avril. « C’est traumatisant. Tous les éléments sont réunis pour frapper le plus possible la population », explique Stéphane Zumsteeg. « Cela laisse des traces dans l’opinion et se traduit politiquement. Cela contribue à renforcer dans la société française, l’idée selon laquelle tout se délite ».  Ce meurtre intervient après une triste série de drames similaires, notamment la mort de Shemseddine, un adolescent de 15 ans, à Viry-Châtillon. « Il y a une imprégnation de la société française de la violence », souligne Michel Fize. Comment faire face à l’ultra violence commis par les très jeunes ? Ce sujet est devenu une urgence pour le gouvernement. En déplacement à Viry Châtillon jeudi 18 avril, le Premier ministre Gabriel Attal a évoqué plusieurs propositions pour durcir le ton et entraîner un « sursaut d’autorité ». Parmi les mesures ? Un retrait de points au Bac ou au Brevet en cas de perturbation grave, des commissions éducatives pour les élèves de primaire,  le rétablissement de l’autorité parentale avec l’instauration de travaux d’intérêt général et une réforme de la justice des mineurs. Le locataire de Matignon laisse désormais 8 semaines de débat aux acteurs concernés pour affiner ces propositions. 

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100 - Gabriel Attal, J100… Le piège de Matignon ? - 18 avril 2024

Nos invités :  Cyril Graziani, chef du service politique  Jannick Alimi, éditorialiste politique  Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa À sa nomination, sa promesse était forte… Gabriel Attal, parachuté Premier ministre succédant ainsi à Élisabeth Borne, a fait son entrée à Matignon il y a quelques mois. C’est le plus jeune titulaire à avoir accédé à ce poste en France. Véritable arme anti Bardella, cela devait être un nouveau souffle pour le quinquennat. Dès son arrivée à Matignon, l’espoir du gouvernement Macron avait frappé fort en s’adressant à « la France qui se lève tôt et qui travaille », cette classe moyenne trop souvent oubliée, selon lui. « Déverrouiller », « Désamicardiser », « Débureaucratiser »… Telle est la feuille de route synthétisée en quelques mots clés de Gabriel Attal pour tenter de dépoussiérer l’exercice du grand oral et pour dessiner un programme. D’abord, valoriser le travail pour qu’il paie mieux à commencer par les bas salaires. Le système sera réformé. Pour les fonctionnaires, le mérite sera intégré à la rémunération. Du côté du RSA, il opte pour la généralisation en 2025 des 15 jours d’activité pour toucher l’allocation. Ce qui n’a pas manqué de susciter les réactions à gauche qui considère la stratégie Attal comme rétrograde et désuète. En effet, le Premier ministre insiste sur l’autorité. Ce qui implique par exemple, la création des travaux d'intérêt éducatif pour les mineurs délinquants de moins de 16 ans. Et pour les parents de ces jeunes perturbateurs, des travaux d’intérêt général auxquels s’ajoute une lutte renforcée contre l’immigration illégale et le trafic de drogue. Alors, qu’en est-il aujourd’hui ? En déplacement à Viry-Châtillon où un jeune adolescent a été tué à quelques mètres de son collège, le Premier ministre est attendu au tournant pour parler sécurité. C’est cette ville d'Essonne, frappée par l’horreur, que Gabriel Attal a choisi pour débuter son 100e jour à Matignon avec deux mots d’ordre : autorité et laïcité. Ce dernier devrait dans la foulée faire un discours formel sur le parvis de l’hôtel de ville, allocution de la plus haute importance dans laquelle il s’apprête à faire plusieurs annonces très concrètes. En effet, l’ancien ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse devrait évoquer l’accompagnement des jeunes d’un point de vue scolaire, mais aussi soulever la responsabilisation des parents. Mais c’est surtout le volet de la sécurité qui intéresse l’opposition, à l’instar de Marion Maréchal. Face à la vague de violence qui sévit chez les jeunes, le Premier ministre devrait proposer des solutions avec notamment des sanctions plus fortes pour les mineurs qui commettent des exactions, ce qu’il avait appelé auparavant le « tu casses tu payes » dans son discours de politique générale. Tout cela pourrait prendre la forme d’une grande concertation, sorte de grenelle sur les violences des mineurs, à l’image de ce qui avait été fait en 2019 sur les violences conjugales. Bilan des 100 jours d’un Premier ministre sous le feu des projecteurs avec nos invités. 

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100 - Israël, Iran, Ukraine... Les États-Unis toujours maitres du monde ? - 17 avril 2024

<p> Nos invités :</p> <p>- Anthony Bellanger, éditorialiste, spécialiste des questions internationales </p> <p>- Martin Quencez, directeur du German Marshall Fund of the United State à Paris, spécialiste de la géopolitique et de la politique étrangère</p> <p>- Christophe Gascard, grand reporter à France Info </p> <p><br></p> <p> Malgré les exhortations des États-Unis et d'une grande partie de la communauté internationale à ne pas répondre à l'attaque iranienne, on a le sentiment que le pouvoir israélien s'affranchira de tout avis extérieur. Au cabinet de guerre, différents scénarios sont envisagés. Pour Anthony Bellanger, le scénario le plus probable serait une frappe directe en Iran, potentiellement sur des installations nucléaires. Les États-Unis ont mis en garde l'État hébreu contre une telle attaque sur le sol iranien, qui constitue un  « fil rouge »  rappelle Martin Quencez. Le franchir pourrait mener à une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Si les États-Unis restent l'allié indéfectible d'Israël, les tensions entre Joe Biden et le premier ministre israélien sont nombreuses. <br> Israël n'a aucun intérêt à se savoir isolé dans le monde, explique Anthony Bellanger, avec cette attaque iranienne, plus personne ne parle de Gaza et Netanyahu semble avoir « gagné politiquement » en réunissant autour de lui  « une union sacrée » . <br> Dans le cadre de l'attaque menée par l'Iran, les États-Unis ont prouvé l'efficacité de leur service de renseignement. L'interception des missiles et drones rappelle qu'ils sont toujours « la force stratégique principale sur place ». Ils sont de ce fait, systématiquement ramenés à leur rôle de « gendarmes du monde ».  Une chose est certaine, ce soutien à Israël suscite l'envie du président Ukrainien qui souhaiterai une aide plus importante de la part des  États-Unis. </p> <p><br></p>

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100 - Israël, Iran, l’escalade… jusqu’où ? - 15 avril 2024

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100 - Violences en série… et maintenant ? - 12 avril 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Michel Wieviorka, sociologue et directeur d’étude à l’EHESS</li> <li>Nathalie Perez, journaliste police-justice </li> <li>Maître Caty Richard, avocate pénaliste  </li> </ul> <p><br></p> <p>Ces derniers jours ont été marqués par des actes d’une extrême violence. Dans cette spirale de haine très inquiétante, des adultes se déchaînent sur d’autres gratuitement et des adolescents commettent l’irréparable. Ce vendredi 12 avril, une marche blanche est organisée à la mémoire du jeune lycéen de 15 ans, assassiné il y a quelques jours à seulement une centaine de mètres de son domicile… Et ce drame est loin d’être un cas isolé. En effet, ce genre d’épisode d’une violence inouïe se multiplie. Mercredi 10 avril 2024, c’est à Bordeaux qu’une agression sanglante s’est produite. Au cœur même de la capitale girondine, un homme armé d’un couteau à poignardé une personne et grièvement blessé une autre avant d’être abattu par les forces de l’ordre. Le maire de la ville, Pierre Hurmic, a tenu à saluer les policiers chargés de l’affaire. Une cellule d’aide médico-psychologique a été mise en place pour les habitants qui le souhaitent. Si la piste terroriste semble écartée, cette scène de chaos a provoqué la sidération des bordelais. Notre société serait-elle devenue plus violente comme certains experts le laissent entendre ? D’autres indicateurs montrent pourtant que les Français sont plus tolérants. Selon les sondages, le racisme serait en baisse. Tous seraient également plus attentifs aux violences faites aux femmes et aux enfants ou au harcèlement scolaire, banalisé et passé sous silence il y a encore quelques années. Pour autant, certains débordements font chuter ces statistiques. Comme cet homme de 23 ans, excédé du temps d’attente aux urgences, qui a passé à tabac un brancardier. Une autre affaire toute aussi stupéfiante a choqué les Français. Le 6 avril 2024, un automobiliste, pied au plancher, a délibérément foncé sur la terrasse couverte d’un restaurant situé dans le Morbihan, avant de prendre la fuite. Onze personnes ont été légèrement blessées. Mais les images continuent de hanter les témoins de l’accident qui ont filmé cette scène surréaliste. Ces derniers décrivent un homme agressif qui a menacé de foncer dans l’établissement avant de passer à l’acte. Alors, comment expliquer un tel déferlement de haine sur le territoire et comment calmer les esprits ? La réponse avec nos invités. </p>

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100 - Dette, fonctionnaires… Le gouvernement en crise ? - 11 avril 2024

Nos invités :  Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa Mathieu Souquière, essayiste, expert associé à la Fondation Jean Jaurès et ancien conseiller de là ministre du Travail, Myriam El Khomri   10 milliards d’économie à faire en plus des 10 milliards déjà annoncés par le gouvernement… C’est donc un coup de bambou pour l’exécutif qui doit réévaluer la prévision du déficit à 5,1% du PIB au lieu des 4,4% espérés. Cette explosion de la dette publique est la conséquence du fort dérapage enregistré en 2023, paraît-il, où il atteint un niveau record. Résultat? Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, donne un tour de vis et prévoit déjà des économies drastiques sur les dépenses. L’Assemblée nationale voit rouge. Dans l’hémicycle, les débats s’enflamment. Le gouvernement est accusé de malhonnêteté et d’incompétence. Devenu les cancres de l’Union Européenne, cela ne risque pas d'adoucir les relations entre la majorité et l’opposition. Les partis sont plus que jamais divisés. Pendant que le gouvernement se débat dans la tourmente et révise ses budgets, le Rassemblement National caracole en tête dans la campagne aux Européennes. Le RN a déjà dressé une liste d’économies pour redresser les finances publiques. Et c’est toujours la même rengaine… Jean-Philippe Tanguy, député RN que la Somme plaide la politique anti-immigration à hauteur de 16 millions d’euros en moins et pointe du doigt la bureaucratie française et le « mille-feuilles territorial ». La gauche quant à elle, s’oppose à de nouvelles économies et incite le gouvernement à taxer davantage les grandes entreprises à l’instar d’Éric Coquerel, député LFI-NUPES de Seine-Saint-Denis qui dénonce les profits exorbitants du CAC 40 : « Allons taxer ces dividendes, allons réduire les niches fiscales » martèle-t-il. Plus d’impôts ? Le débat existe aussi au sein du camp présidentiel. Le MODEM veut cibler les super profits. Autant de pistes qui seront largement évoquées le 29 avril prochain lors d’un débat budgétaire à l’Assemblée. Alors, à quoi s’attendre dans les prochains mois ? La réponse avec nos invités. 

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100 - Transports, interdire la grève pendant les vacances ? - 10 avril 2024

<p>Transports, interdire la grève pendant les vacances ?</p> <p>Nos invités :</p> <p>· Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique à France Télévisions</p> <p>· Bernard Vivier, directeur supérieur de travail, spécialiste du dialogue social</p> <p>· Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’Ipsos</p> <p>Pas de grèves pendant les vacances des Français lorsqu’ils prennent le train et les transports. C’est la proposition de loi qui a été votée hier soir au Sénat. Pourquoi cette proposition ? Qui est pour, qui est contre ?</p> <p>En plateau, nos experts débattent. Pour Nathalie Saint-Cricq, si certains élus de droite, mais aussi du centre, osent une telle proposition, c’est parce qu’elle peut être considérée comme « de bon sens » par une partie de l’opinion.</p> <p>Quoique historiquement solidaires, les Français témoignent en effet de leur agacement quant à ce qui a été nommé « le chantage à la grève » par certains politiques.</p> <p>Mais n’y a-t-il pas un peu de démagogie dans cette proposition ? Et est-elle constitutionnelle ? A-t-elle des chances de passer ? Est-ce une fomentation du Gouvernement, qui a envie d’éviter des grèves avant et pendant les Jeux Olympiques, qui auront lieu cet été à Paris ? Décryptage en plateau. </p>

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100 - Soldats, espions… la Russie sur tous les fronts

Nos invités : · Jean-Paul Palomeros, ancien chef d’État-major de l’armée de l’air française, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN  · Nicolas Quénel, journaliste indépendant, spécialiste des guerres informationnelles  · Alban Mikoczy, grande reporter spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Moscou  « Si vous ne nous fournissez pas des armes rapidement, nous allons perdre la guerre. » Voici les propos du président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky face à l’offensive russe. Des Russes qui mènent une guerre de déstabilisation contre l’Europe et la France à coup d’opérations clandestines.  Ils avancent progressivement, grignotant peu à peu le territoire Ukrainien, dont Kharkiv, deuxième ville du pays. Mais s’ils croyaient qu’il serait simple d’assiéger cette ville Russophone, il n’en est rien, et se retrouvent confrontés à une farouche résistance de la part des habitants depuis près d’un an.  Selon les estimations de spécialistes américains issues des Instituts d’étude de la guerre, depuis l’automne, les Russes auraient réussi à progresser de 500 kilomètres carrés. Un chiffre à relativiser tant il est modeste par rapport aux plus de 100 000 kilomètres carrés de terrain total Ukrainien.  Si la disparité des forces en présence est de plus en plus évidente, l’Ukraine montre une soif de combattre très puissante. Les Russes ont-ils vraiment les moyens d’avancer de manière significative ? L’Ukraine pourra-t-elle résister longtemps, et ce, malgré les atermoiements américains pour les aider ? En plateau, nos experts tentent de répondre à ces questions.

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100 - Violences… Plus jeunes et plus durs ? - 08 avril 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Justine Atlan, directrice générale de l’association e-Enfance </li> <li>Stéphane Clerget, pédopsychiatre </li> <li>Christian Flaesch, ancien directeur de la police judiciaire de Paris </li> </ul> <p><br></p> <p>Les adolescents sont-ils devenus la proie de jeunes prédateurs qui sévissent sans aucune impunité dans la rue ? De plus en plus de jeunes sont agressés à la sortie de l’école. C’est le cas de cet adolescent de 15 ans, passé à tabac pour ce qui semble être une simple histoire de réputation, avant d’être laissé pour mort à quelques mètres du collègue situé à Viry-Châtillon dans l'Essonne. C’est en tout cas la piste des enquêteurs qui ont interpellé cinq personnes dont quatre mineurs. Tombé dans un guet-apens et roué de coups sur le chemin de son domicile, le jeune homme aurait été gravement touché à la tête selon les policiers. Dans le quartier, les hommages se succèdent et les témoignages évoquent une victime sans histoire. Un épisode d’une rare violence qui est loin d’être un cas isolé. En effet, ce type d’agression se multiplie sur le territoire à l’instar de Samara, lynchée à la sortie de son collège à Montpellier ou encore Shannon, une collégienne de 13 ans violée puis tuée. Pour endiguer ce phénomène, faut-il encore connaître ces adolescents délinquants et savoir les identifier. Les autorités lancent l’alerte sur l’augmentation significative de la violence chez les jeunes. Et les réseaux sociaux contribuent à cette vague de haine qui poursuit les victimes bien au-delà des murs des établissements scolaires. Harcèlement, agressions, menaces… Les jeunes sont-ils devenus incontrôlables ? Comment maîtriser cette montée en puissance d’actes de violence, et parfois même de barbarie ? La réponse avec nos invités. Nos invités : </p> <p><br></p>

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100 - Vacances de Pâques, du soleil et des bons plans ? - 05 avril 2024

nvités :  Jean Viard, sociologue, directeur de recherche au Cevipof / CNRS Linda Lainé, rédactrice en chef de « L’écho touristique » Corinne Jolly, présidente de « Particulier à Particulier » (PAP)  Valérie Boned, présidente des « Entreprises du voyage »  Les vacances scolaires débutent ce vendredi soir, une semaine après le long week-end de Pâques. Une pause très attendue après des semaines de pluie. Et les réservations sont en hausse par rapport à l’année dernière. « 80% des Français partent en vacances où souhaitent partir en vacances. On est prêts à faire des sacrifices pour ce moment très important dans l’année. Le printemps, c’est important. Pas forcément pour partir une semaine mais quelques jours », explique Linda Lainé.  Et la météo a un impact sur le style de destination. Après des mois de pluie, la Côté d’Azur et la Corse enregistrent un bon de réservations, tandis que la Normandie et la Bretagne affichent un recul. « Quand on a déjà eu plusieurs mois de pluie, l’aléa, on n’en veut pas », explique Corinne Jolly.  Néanmoins, pour espérer avoir accès aux meilleurs tarifs, il faut s’y prendre très à l’avance. « En période de vacances scolaires, tout le monde part en même temps », explique Valérie Boned. « Les destinations qui recueillent la faveur des Français sont les cours et moyens courriers. Pas trop loin et pas trop chers, comme le pourtour méditerranéen, l’Espagne, la Grèce, la Tunisie et le Maroc. Il y a du soleil, pas trop d’avions et entrent dans un budget accessible. Les Français plébiscitent ce moment, qui est rentré dans un besoin vital ».  

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100 - Gabriel Attal, de la Com’… et des résultats ? - 04 avril 2024

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100 - Inondations, pluies… et hausse des tarifs d’assurance - 03 avril 2024

<p>Invités : </p> <ul> <li>Emma Haziza, hydrologue, docteur de l’Ecole des Mines de Paris </li> <li>Frédéric Denhez, journaliste spécialiste des questions d’environnement </li> <li>Olivier Moustacakis, directeur général et cofondateur d’Assurland.com</li> </ul> <p>Une partie de la France a les pieds dans l’eau. Depuis plusieurs jours, certains départements comme la Bourgogne, l’Indre et Loire ou encore l’Yonne et la Saône-et-Loire ont été placés en vigilance rouge aux crues par Météo-France, faisant suite à une brusque montée des eaux. « Des quantités d’eau hors-norme sont tombées sur la France et s’accumulent depuis des mois qui ont été assez pluvieux. On a basculé d’un état de sécheresse en décembre à un état de saturation des territoires. Les sols ne peuvent plus absorber car il y a beaucoup trop d’eau. Et cela entraîne des risques d’inondations », explique Emma Haziza. </p> <p>Ce phénomène est notamment provoqué par le réchauffement climatique. « Ce n’est pas parce qu’il fait chaud qu’il fait sec. Au contraire, quand il fait chaud, la capacité de l’air à accueillir de la vapeur d’eau augmente de 7% par degré supplémentaire », explique Frédéric Denhez. « Par ailleurs, plus un air est chaud plus il devient turbulent. Ainsi le régime des pluies est complètement perturbé », ajoute-t-il. </p> <p>Électricité coupée, logements immergés, détresse psychologique… Les dégâts sont considérables. Et les sinistrés font appel à leur compagnie d’assurance. « Il va falloir déterminer quel est le montant des dégâts. Pour cela, il faut que l’eau se soit entièrement retirée. Cela peut prendre plusieurs mois », précise Olivier Moustacakis, qui souligne l’importance de la prévention. Conséquence ? Les frais des assurances en lien avec les sinistres climatiques augmentent. Cette année les tarifs ont augmenté de 6% en moyenne par rapport à 2023. Et ils pourraient doubler d’ici 10 ans. </p>

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100 - Sénégal, la France chassée d’Afrique ? - 02 avril 2024

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100 - Émile, le mystère continue… - 1er avril 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Marie-Laure Pezant, porte-parole de la gendarmerie nationale </li> <li>Julie Rigoulet, rédactrice en chef du magazine « Le nouveau détective » </li> <li>Jacques Dallest, procureur général honoraire et ancien magistrat </li> </ul> <p><br></p> <p>Après la découverte d’ossements appartenant au petit Émile, le temps est à la stupéfaction et à l’effroi. Presque un an après la disparition du petit garçon âgé de deux ans et demi dans le hameau Vernet, une partie du mystère a été levée, aussi sordide soit-elle. Une nouvelle enquête commence pour enfin faire la lumière sur le sort réservé à ce garçonnet, sorte de Grégory bis. Souvenez-vous, le petit garçon s’était volatilisé le 8 juillet 2023 dans le village du Haut-Vernet alors qu’il passait ses vacances chez ses grands-parents. À 16h30 tapante, le petit Émile échappe à la vigilance de son grand-père qui donne aussitôt l’alerte. Quelques heures plus tard, un appel à témoin est largement diffusé pour tenter de remonter la trace du bambin. S’en est suivie une enquête qui a tenu la France en haleine pendant neuf longs mois. Les grands moyens sont déployés : équipes cynophiles, hélicoptères, gendarmes, pompiers et habitants du Haut-Vernet organisent des battues. En tout, 800 personnes sont mobilisés. Les experts passent au peigne fin la zone et multiplient les perquisitions qui ne vont rien donner. Aucune trace de l’enfant qui n’a plus donné aucun signe de vie. Cinq mois plus tard, le 7 décembre 2023, les gendarmes lancent une nouvelle opération de recherches aériennes dans un paysage dénudé où la végétation a disparu, avec l’espoir de trouver un indice. En vain. Il y a quatre jours, la mise en situation, sorte de reconstitution avec la famille et les témoins, est organisée, mais toujours aucune réponse jusqu’à ce que le hasard s’en mêle. C’est une randonneuse qui a fait cette macabre découverte ce samedi 30 mars 2024. Cette dernière est tombée nez-à-nez sur un crâne d’enfant, dans une zone pourtant quadrillée, à seulement un kilomètre en contrebas du hameau du Haut-Vernet, là même où Émile avait été porté disparu en juillet dernier. Aussitôt expertisé, les analyses sont sans appel et l’ADN est formel : il s’agit bien du petit Émile, introuvable depuis neuf mois. Impossible pour l’instant de lever le voile sur les circonstances du drame. L’émotion est palpable dans ce petit village où tous s’interrogent sur ce dénouement tragique. Les parents d’Émile qui habitent les Bouches-du-Rhône parlent d’une douleur déchirante et tant redoutée. Dans les prochaines heures, juges et enquêteurs vont relancer les fouilles de terrain afin de déterminer les causes précises de la mort de l’enfant. Aujourd’hui encore, le mystère reste intact et une question demeure : que s’est-il passé ? Mauvaise chute dans les massifs montagneux ou accident provoqué par un tiers ? Un agriculteur un temps suspecté a été mis hors de cause. Retour sur une enquête quasi inextricable avec nos invités. </p>

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100 - Chocolat, sucre… Des plaisirs… coupables ?

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100 - Laïcité et chômage… Attal sans concession

Nos invités : · Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique · Frédéric Micheau, directeur général adjoint d’OpinionWay · Richard Werly, journaliste suisse, correspondant en France-Europe pour le site Blick.fr Gabriel Attal l’a annoncé hier sur TF1 : l’État va porter plainte contre la jeune fille voilée du lycée Maurice Ravel pour « dénonciation calomnieuse ». Le premier ministre a dans le même temps annoncé vouloir durcir les règles du chômage. Il se montre définitivement sans concession. Concernant la lycéenne, Alix Bouilhaguet considère que Gabriel Attal prouve ainsi qu’il ne recule pas d’un pouce sur la question de la laïcité, qui était son « fait d’armes » depuis le début. « Il en va de sa crédibilité », juge la journaliste. Comment les Français perçoivent-ils cette question de la laïcité ? Les experts ont constaté qu'ils la considèrent comme une « valeur centrale » mais relèvent l'existence d'un « véritable clivage générationnel », avec des générations plus anciennes attachées à la tradition, et des générations plus jeunes, qui se reconnaissent moins dans ce concept de laïcité, explique Frédéric Micheau.  L’autre sujet abordé par Gabriel Attal dans sa prise de parole est le durcissement des règles du chômage. Selon Alix Bouilhaguet, cette attaque des chômeurs est un pari risqué. Un pari qui n'est cependant pas pris sans intentions. « Le procès en inactivité est populaire, tout simplement car la majorité des Français travaille ». Comme l’explique Frédéric Micheau, cette théorie a d’ailleurs un nom, celui du « chômage volontaire ». Qu’elle soit brandie à deux mois du scrutin pour les Européennes n’est bien sûr pas non plus sans signification.

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100 - Déficit à 5,5% … qui doit payer ? - 26 mars 2024

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100 - Attentat de Moscou, Poutine cible l’Ukraine - 25 mars 2024

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100 - Gaza, maxi pression américaine et cessez-le-feu ? - 22 mars 2024

Nos invités :  Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales  Général Jean-Paul Palomeros, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française Joséphine Staron, directrice des études et des relations internationales du Think tank Synopia  Les Américains peuvent-ils obtenir la fin du combat à Gaza ? Les États-Unis ont déposé un projet de résolution à l’ONU exigeant un cessez-le-feu immédiat lié à la libération des otages. Ce vendredi 22 mars 2024, Antony Blinken, vient d’atterrir à Tel-Aviv avec le fol espoir d’obtenir un accord. « Il existe un consensus clair autour d’un certain nombre de priorités partagées. En premier lieu, la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat et durable avec la libération des otages » exige le secrétaire d’État des États-Unis. En attendant, la situation à Gaza est désespérée. La faim s’est installée avec un Gazaoui sur deux confronté à des conditions alimentaires catastrophiques, proche de la famine. Ce sont les constatations des Nations Unies dont l’un de ses responsables s’est vu refuser l’entrée. À Jérusalem, devant une poignée de journalistes, Philippe Lazzarini s’en prend au gouvernement israélien. À Gaza, tous dépendent de l’aide alimentaire, nettement insuffisante. Ce qui a de quoi susciter l’indignation de nombreuses démocraties occidentales à commencer par la France où le chef de l’État a été interpellé mardi dernier par une habitante de Marseille, en larmes en évoquant la situation des Palestiniens aujourd’hui. Alors, faut-il y voir un tournant dans l’attitude des Américains vis-à-vis d’Israël pour sortir du conflit ? La réponse avec nos invités. 

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100 - Face aux déficits… austérité et hausse d’impôts ? - 21 mars 2024

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100 - Drogue à Marseille… comment chasser les dealers ?

Nos invités :  Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société  Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste des questions de société  Jérôme Pierrat, journaliste, documentariste et écrivain, spécialiste du crime organisé  Emmanuel Macron était hier mardi 19 mars en visite à Marseille, dans le quartier de la Castellane, pour promouvoir avec les forces de l’ordre locales l’opération « place nette XXL » déployée dans la cité phocéenne pour tenter de venir à bout du trafic de drogues. Quelques semaines après le nettoyage de la cité de la Paternelle, haut lieu du narcotrafic provençal, le Président se félicite dans un tweet d’un « coup d’arrêt aux trafics de drogues ». Face à ce « coup de comm’ », Jérôme Pierrat insiste sur la quasi-impossibilité de ce coup d’arrêt, et sur le déplacement des zones de vente. Audrey Goutard rappelle que ce sont 49 règlements de compte qui ont été mortels, rien qu’à Marseille, au cours de l’année précédente, et qu’il est important d’essayer d’endiguer le problème. Pour Driss Aït Youssef, ce plan d’action XXL était planifié depuis au moins 6 mois parce que « tous les indicateurs étaient au rouge », mais prévient que la lutte contre le narcotrafic est longue, compliquée et coûteuse. Quelles sont les solutions pour nettoyer les quartiers et assurer la sécurité de leurs habitants ? Quelle est la réelle ampleur du trafic marseillais qui se déploie dans toute la France ? Faut-il condamner plus lourdement la main-d'œuvre comme les consommateurs ? La légalisation est-elle une solution ? Nos invités en discutent sur le plateau de L’info s’éclaire. 

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100 - JO, faut-il boycotter les athlètes russes ?

 Nos invités :  Corinne Boulloud, journaliste sportive  Armand de Rendinger, consultant international sport et olympisme  Matthieu Boisseau, reporter au sein de la cellule Jeux Olympiques  Le comité olympique se réunit aujourd’hui mardi 19 mars à Lausanne, en Suisse, pour débattre du cas des athlètes russes aux Jeux de Paris 2024. Alors que la Russie ne prévoit d’envoyer qu’une quarantaine de sportifs, les organisateurs de l’événement doivent décider si leur présence est acceptée, ou s’ils devront concourir sous bannière neutre. Le sport doit-il se mêler de politique ?  Armand de Rendinger rappelle que ce n’est pas la France qui décide, mais bien le CIO, organisateur des Jeux, et qu’il n’en est pas à son coup d’essai avec les Russes. Lors des derniers JO à Tokyo, en 2021, ces derniers avaient été bannis pour dopage institutionnalisé, un problème qui survient fréquemment chez les athlètes russes depuis les jeux d’hiver à Sotchi, en 2014. Matthieu Boisseau explique qu’il faut prendre en compte le passif entre le CIO et la Russie pour mieux comprendre la décision qui sera prise par le Comité.  Dans l’absence de consensus de la communauté internationale sur la participation des Russes aux Jeux Olympiques, Corinne Boulloud revient sur le cas du tennis ou encore de l’escrime, où ukrainiennes et russes s’étaient déjà affrontées et avaient fait entrer la politique sur le terrain. Risque-t-on un boycott de l’Afrique, de la Chine, ou encore de l’Amérique du Sud, si les Russes sont bannis des JO de 2024 ? Le CIO est-il trop occidentalisé ? Les fédérations sportives vont-elles toutes s’aligner sur le choix du CIO ? La France a-t-elle son mot à dire ? Peut-on espérer un cessez-le-feu lors de l'événement sportif ? Nos experts en débattent sur le plateau de L’info s’éclaire.

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100 - Poutine, plus fort, plus dur… plus menaçant ? - 18 mars 2024

<p>Après 24 ans de pouvoir, Vladimir Poutine a été réélu, dimanche 17 mars, à la tête de la Fédération de Russie avec plus de 87 % des voix, rapportent les télévisions d’État russes. À 71 ans, le locataire du Kremlin entame ainsi son cinquième mandat après avoir orchestré son propre règne en se taillant une Constitution sur mesure pour pouvoir être réélu en 2012. Il aura la possibilité de rester au pouvoir jusqu’à ses 84 ans, en 2036. « Ces résultats ne doivent pas être pris à la lettre, ils résultent des 24 ans de pouvoir. Toute la machine administrative a fonctionné », commente Tatiana Kastouéva-Jean.</p> <p>Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, quel regard les Russes portent-ils sur cette élection ? « Avant l’invasion russe, il y avait une grande majorité de gens souhaitant voir un autre président que Vladimir Poutine, mais la guerre a joué en sa faveur. Comme dans chaque guerre, il y a un ralliement derrière le drapeau », décrypte Tatiana Kastouéva-Jean. Lors de sa première élection en 2000, Vladimir Poutine avait été élu avec 53 % des voix. « À l’époque, il y avait une sorte d’équilibre de la terreur entre deux entités : le pouvoir autour de Vladimir Poutine et le Parti communiste qui peu à peu a disparu », explique Alban Mikoczy. Dans son discours qui a suivi sa victoire, Vladimir a indiqué qu’il ne laisserait personne « intimider ni écraser la Russie ». Alors qu’il avait évoqué la possibilité d'envoyer des troupes en Ukraine, Emmanuel Macron a réitéré vendredi son soutien à l’Ukraine lors d’un sommet à Berlin, tout en assurant que la France ne « prendrait jamais l’initiative d'une escalade ».</p>

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100 - Macron vs Poutine, les Français angoissés - 15 mars 2024

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue Russe de RFI</li> <li>Général Vincent Desportes, ancien directeur général de l’école de guerre </li> <li>Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales et ancien correspondant à Moscou</li> </ul> <p>Les Français sont inquiets à 80% et très largement opposés à l’envoi de troupes en Ukraine, selon un sondage de l’institut BVA Xsigh pour RTL. Emmanuel Macron a tenté jeudi 14 mars de clarifier ses propos dans les 20h de France 2 et de TF1. Pour cela, il a cité Winston Churchill : « Il faut avoir le nerf de la paix ». Le président de la République est décidé par tous les moyens à empêcher une victoire de la Russie et a détaillé qu’il fallait « être crédibles » et « nous adapter  aux choix que la Russie ferait. » Mais il a avant tout cherché à rassurer les Français.</p> <p>En plateau, nos invités débattent de la légitimité des propos tenus hier par le président de la République. Si le général Vincent Desportes est convaincu que la force de dissuasion est primordiale dans la guerre, Elsa Vidal confirme qu’Emmanuel Macron a, dans son discours, changé le « positionnement historique de la France vis-à-vis de la Russie. » Le cap pris aujourd’hui contraint Moscou à « prendre la responsabilité du prochain chapitre si elle venait à nous agresser ou monter en gravité ». Alban Mikoczy livre quant à lui des impressions mitigées sur la prise de parole du président de la République, qui était selon lui « un peu sur le recul ». Il explique ce qui, selon lui, justifie ce retour en arrière. </p> <p></p>

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100 - Fast Fashion, surconsommation… Comment arrêter ?

Nos invités :  Émilie Torgemen, cheffe adjointe du service Futurs au Parisien-Aujourd’hui en France, spécialiste des questions d’environnement  Pierre Condamine, chargé de campagne surproduction pour « Les amis de la Terre » Philippe Moati, professeur d’économie à l’Université Paris Cité, cofondateur de l’Observatoire Société et Consommation (obSoCo) Nous achetons quasiment un vêtement par semaine. C’est beaucoup trop ! La fast fashion est dans le collimateur des députés. Jeudi 14 mars, ces derniers examinent un projet de loi visant à instaurer un malus sur les vêtements.  Le profil type des acheteurs qui cèdent à cette mode rapidement renouvelée et peu chère ? Il n’y en a pas ! Selon un sondage réalisé par Harris pour le ministère de la transition écologique, 95% des français s’adonnent à ce mode de consommation.  Comme le décrivent nos invités en plateau, la révolution de la Fast Fashion va poser un vrai problème aux députés. Car, comment définir les critères de sanction ? Où mettre la barre ? Quel est l’effet de seuil ? Quels sont les critères à prendre en compte ? Dans le viseur, notamment, les sites chinois Shein, Temu ou Alibaba, où l’on trouve de tout à des prix incroyablement faibles, ce qui pousse à la surconsommation. Mais Zara, H&M, ou même Décathlon, sont-ils également concernés ?  Difficile, en tout cas, de faire sanctionner ceux qui font consommer. À une exception près : si ces enseignes ne respectent pas la loi.

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100 - Ukraine, Macron divise les Français et les Européens - 13 mars 2024

<p> Nos invités :</p> <ul> <li>Bertrand Gallicher, grand reporter, ancien correspondant en Allemagne, spécialiste des questions internationales </li> <li>Anthony Bellanger, éditorialiste, spécialiste des questions internationales</li> <li>Général Jean-Louis Palomeros, ancien chef d’état major de l’armée de l’air française, ancien commandant suprême de la transformation de OTAN </li> </ul> <p>99 députés ont voté contre le soutien à l’Ukraine hier. 101 se sont abstenus. Ils dénoncent l’escalade militaire d’Emmanuel Macron. Idem en Allemagne, où le chancelier Olaf Scholz s’oppose à toute idée d’envoi de troupes au sol. </p> <p>Une question qui se pose est aussi la suivante : pour que le chef de l’État tienne ces propos, est-ce à dire que La France est devenu une cible pour la Russie ? Nos invités en débattent en plateau. Si l’on parle beaucoup de guerre hybride, le général Jean-Louis Palomeros parle de rôle « pas proprement défini » et d’une démocratie, qui, en général, « a du mal à se défendre contre ce type de guerre. » En cause ? La désinformation notamment. Deuxième problème ? La difficulté de la France de passer à l'offensive. "La meilleure défense, c'est l'attaque", souligne-t-il pourtant. </p>

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100 - Ukraine, comment Macron a piégé les députés ?

 Nos invités :  Roselyne Febvre, cheffe du service politique de France 24 Jeff Wittenberg, journaliste au service politique de France TV  Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d’IPSOS  Les députés sont invités à se prononcer sur le projet d’accord bilatéral entre la France et l’Ukraine lors d’un vote organisé cet après-midi, mardi 12 mars 2024, à l’Assemblée nationale. Alors que les mots du président de la République à propos d’un possible envoi de troupes françaises au sol avaient brossé une conséquente partie de l’opposition dans le sens contraire du poil, ce dernier, malgré les tensions, a réaffirmé ses propos plusieurs fois, excluant l’idée qu’ils soient une gaffe. En réunion avec les différents chefs de partis la semaine dernière, Emmanuel Macron a encore insisté sur sa volonté d’envisager toutes les options possibles pour aider l’Ukraine à battre la Russie.  Ce matin, Jordan Bardella, du Rassemblement national, affirmait sur France 2 le non-alignement de son parti sur cet accord, estimant le positionnement du Président « dangereux » et « irresponsable ». Jeff Wittenberg explique que le Parlement ne va pas être amené à discuter sur l’envoi de troupes au sol, seulement à choisir de soutenir ou non financièrement l’Ukraine sur les dix années à venir. Roselyne Febvre rappelle qu’il s’agit d’un vote non contraignant qui pourra être passé par le gouvernement avec ou sans l’accord de l’Assemblée, seulement mis en place pour « inciter les opposants à se dévoiler ». Pour Stéphane Zumsteeg, il s’agit d’une opposition simpliste de gentils contre méchants mise en place par le président de la République en prévision des élections européennes.  Quelle position devrait adopter la France dans la guerre en Ukraine ? Les français sont-ils encore préoccupés par le conflit ? Jusqu’à quel point doit-on soutenir financièrement les troupes de Zelensky ? Quels sont les risques d’escalade ? Les partis d’extrême gauche et extrême droite sont-ils plus pro-Poutine qu’ils ne le laissent entendre ? Quelles seront les conséquences des propos de Macron dans les élections européennes ? Nos invités en débattent sur le plateau de L’info s’éclaire. 

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100 - Pour une fin de vie en douceur ? - 11 mars 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> :<br> </p> <ul> <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix<br> Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, président d’honneur de la Fédération des Médecins de France<br> Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP<br> </li> </ul> <p>Une aide à mourir… Emmanuel Macron a donné les grandes lignes de son projet de loi sur la fin de vie dans une interview accordée à La Croix et à Libération. Et pour accompagner ces patients condamnés, ce dernier propose de mettre en place une aide à mourir. Un véritable bouleversement dont 83% des Français s’y disent favorables. Ce ne sera ni l’euthanasie, ni le suicide assisté, affirme le chef de l’État. « Le terme que nous avons retenu est celui d’aide à mourir parce qu’il est simple et humain » explique-t-il pour définir ce sujet complexe. Concrètement, Emmanuel Macron suggère des conditions très strictes pour bénéficier de cette nouvelle mesure. Peuvent être éligibles aux yeux de la loi les majeurs disposant d’un discernement plein et entier (ce qui exclut de facto les personnes atteintes de la maladie l’alzheimer) atteint d’un mal incurable avec un pronostic vital engagé à court ou moyen terme et avec des douleurs réfractaires aux traitements c’est à dire qu’on ne peut soulager avec des traitements. Nombreux sont les patients souffrant d’une maladie dégénérative et incurable qui attendent cette loi pour partir dignement. La demande d’aide à mourir telle que le conçoit Emmanuel Macron devra être acceptée et décidée par un collège de médecins. Elle pourra dans ce cas précis être pratiquée à domicile ou à l’hôpital par un geste personnel ou accompli par un tiers, un soignant ou un proche. La perspective est saluée par l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, avec toutefois des réserves. Jean-Luc Romero, président d’honneur de l’ADMD, demande au parlement de préciser les choses, dubitatif quant à la décision collégiale qui peut alourdir et complexifier le processus. De nombreux médecins, précisément, font part de leurs inquiétudes et lancent même une mise en garde : « Entrouvrir la porte sur l’aide à mourir, c’est une rupture. Nous ne savons pas où nous allons aller » affirme le docteur Jean-Marie Gomas, spécialiste de la douleur et des soins palliatifs. Un immense chantier donc, pour , « regarder la mort différemment » dixit le président de la République. Le débat est ouvert avec nos invités.</p>

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100 - Harcèlement, salaire… Le combat des femmes continue - 08 mars 2024

Nos invités :  Rebecca Amsellem, économiste, fondatrice de la newsletter « Les Glorieuses » Michelle Dayan, avocate pénaliste, spécialiste du droit de la famille et des violences faites aux femmes, président de l’association « Lawyers for women »  Dominique Carlac’h, membre du conseil exécutif du MEDEF  Ce vendredi 8 mars marque la journée internationale du droit des femmes. L’occasion de soulever quelques chiffres effarants. En effet, la bonne fée de l’égalité n’a pas encore achevé son œuvre au vu des inégalités salariales qui persistent. À poste égal, les femmes sont payées 23% de moins que les hommes. Sans compter les cas de harcèlement à connotation sexuelle dont 80% de la gent féminine déclare avoir été victime. Joutes verbales, remarques déplacées, agressions sexuelles dans les transports en commun… 9 femmes sur 10 font l’objet de ces comportements intolérables. Pour tenter d’y échapper, certaines femmes n’hésitent à partager leurs techniques sur les réseaux sociaux comme la « subway shirt » qu’on peut traduire par la chemise de métro. Cette astuce qui consiste à dissimuler une tenue légère est déjà largement adoptée malgré elle. Mais pour la plupart des femmes interrogées sur le sujet, pas question de se résigner à se cacher et à sacrifier leur féminité. Le problème ne vient pas du vêtement mais bel et bien du harceleur. Et si les femmes sont libres de disposer de leur corps, le droit au recours à l’IVG qui rentre dans la Constitution est là pour nous le rappeler. Une date historique qui signe une belle victoire pour les femmes non seulement en France mais également à travers le monde, en guise d’exemple. Néanmoins, la France a encore une belle marge de progression concernant l’égalité des sexes. En entreprise, la carrière des femmes est encore largement pénalisée par la maternité. Une minorité d’hommes accepte de renoncer à leur activité pour exercer le droit au congé paternité, qui ne fait clairement pas l’unanimité auprès des messieurs. Et même si le congé paternité gagne peu à peu du terrain, des disparités entre travailleurs subsistent. 46% des indépendants y ont recours, bien moins que la moyenne nationale estimée à 71% ou que les fonctionnaires en CDI (91%). Alors, comment faire cesser ce scandale ? La réponse avec nos invitées. 

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100 - Macron, Poutine et la guerre nucléaire - 7 mars 2024

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Claude Guibal, grand reporter à la rédaction internationale de Radio France </li> <li>Jean-Maurice Ripert, ambassadeur de France </li> <li>Alban Mikoczy, grand reporter spécialiste des questions internationales et ancien correspondant à Moscou </li> </ul> <p>Les trois quarts des Français sont opposés à l’envoi de troupes au sol en Ukraine, comme l’a évoqué la semaine dernière Emmanuel Macron. Mardi 5 mars, le président de la République était en République Tchèque. Il a totalement assumé d’avoir « haussé le ton » face à Vladimir Poutine et invité l’Europe à ne pas être « lâche ». Jeudi 7 mars, le chef de l’État reçoit les chefs de parti politique pour clarifier sa position. </p> <p>Ces déclarations du Président, jugent nos experts, sont à la fois à usage « interne » et usage Européen. Mais comme le juge Claude Guibal, elles ne sont pas aussi efficaces qu’elles auraient dû l’être. Elles ne font au contraire qu’agrandir le fossé des divisions au sein de l’Union Européenne et satisfaire davantage le Kremlin. Jean-Maurice Ripert rappelle néanmoins que le président de la République est aussi, par essence, le Chef des armées. « Il est donc parfaitement dans son rôle». « La situation est extrêmement grave », considère l’ambassadeur de France. Ainsi, le problème n’est pas l’usage de tel ou tel qualificatif mais la situation actuelle. Selon lui, quand Emmanuel Macron demande « Où les Russes vont-ils s’arrêter ? », il a raison. Pour une seule bonne raison : la guerre est en ordre. Une guerre « non seulement contre l’Ukraine, mais aussi contre la démocratie », qu’on le veuille ou non. </p>

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100 - Trump, qui pour l’arrêter ?

 Nos invités :  Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS, spécialiste des États-Unis  Ludivine Gilli, directrice de l’observatoire Amérique du Nord de la Fondation Jean-Jaurès Christophe Gascard, grand reporter et spécialiste des questions internationales  Le 5 mars 2024 a été quasi instantanément surnommé « Super Tuesday » par un Donald Trump triomphant, malgré des décomptes pas encore finalisés. Lors de ces primaires organisées dans plusieurs États en vue de l’élection présidentielle américaine à venir en novembre prochain, l’ancien Président a remporté 14 des 15 États participants. Un quasi grand-chelem qui lui est arraché de justesse par Nikki Haley, l’autre tête de liste des Républicains, tandis que l’actuel Président Joe Biden, qui se représente à la gouvernance du pays, ne fait face à aucune opposition sérieuse et remporte l’intégralité des États.  Pour Marie-Cécile Naves, face à cette victoire par K.O de Donald Trump dans le camp des Républicains, même si « tout lui sourit » pour l’instant, « le plus dur reste à venir ». Elle rappelle qu’il n’est pas le seul candidat populaire dans son parti, et que 4 procès concernant son immunité à la présidentielle restent encore à venir avant novembre. Si Trump et Biden apparaissent comme les deux mastodontes de ces primaires, Christophe Gascard rappelle que tout peut encore changer, et que les affaires judiciaires du premier et l’âge du deuxième justifient la présence de Nikki Haley et de Kamala Harris dans les scrutins. Il indique que les coups de théâtre sont permis, et qu’on pourrait bien voir deux femmes en course pour la Maison Blanche en novembre prochain. Pour Ludivine Gilli, Nikki Haley ne s’aligne pas derrière Trump pour rester « un plan B » ou se faire connaître des électeurs en vue des présidentielles de 2028.  Comment peut-on envisager l’issue des présidentielles étatsuniennes ? Quels rebondissements peuvent se passer d’ici novembre 2024 ? Donald Trump risque-t-il vraiment d’être réélu à la présidence américaine ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.

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100 - Bardella… Nouveau rival de Marine Le Pen ? - 04 mars 2024

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100 - SNCF, grèves, billets chers… et 1,3Md de profits ! - 29 février 2024

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100 - Poutine menace Macron d’une riposte nucléaire - 01 mars 2024

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100 - Les chômeurs à la diète… économies à tous les étages ?

 Nos invités :  Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS Anne de Guigné, grand reporter au service économie du Figaro  Etienne Lefebvre, rédacteur en chef au journal Les Échos Un an seulement après sa dernière réforme, le Gouvernement oriente ses souhaits vers une nouvelle diminution des indemnités chômage. Bruno Le Maire, de son côté, promet des « économies massives ». « Sinon, on va dans le mur en klaxonnant », considère-t-il.  Autre piste envisagée par Matignon : augmenter la contribution spéciale généralisée (CSG), plus basse que celle des actifs. La caractéristique française étant, rappelle Élie Cohen, d’avoir un taux de participation plus faible que ce que l’on peut constater dans certains autre pays, comme par exemple l’Allemagne. Ces mesures sont en tout cas vivement décriées par les syndicats, qui redoutent que l’État impose de nouvelles règles au printemps. Anne de Guigné indique que ce discours sur « la France qui travaille » pro classes-moyennes défendu par Gabriel Attal est choisi car il s’agit d’un récit apprécié des français.  Ce discours est aussi adressé aux classes moyennes dans la perspective des élections européennes à venir, complète Élie Cohen.  Actuellement, au sein du Gouvernement, beaucoup estiment que l’objectif de plein emploi visé à l’horizon 2027 est est en train de s’échapper. L’idée ? Aller vers cette société de plein emploi, quoi qu’il en coûte.

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100 - Un salon de l’agriculture… ou un salon politique ?

<p>Un salon de l’agriculture… ou un salon politique ?</p> <ul> <li>Audrey Goutard, journaliste, spécialiste des faits de société</li> <li>Emmanuel Kessler, journaliste économique, ancien président de Public Sénat</li> <li>Gaël Slimane, président et cofondateur de l’institut Odoxa</li> </ul> <p>Après la visite mouvementée du président de la République samedi 24 février 2024 au salon de l’agriculture, ce fut au tour, dimanche 25 février, de Jordan Bardella. Une visite très politique, où le président du Rassemblement national a chargé le chef de l’État, l’accusant notamment d’être « atteint d’une forme de schizophrénie et de dérive paranoïaque. » </p> <p>Des membres de syndicats d’agriculteurs, comme le président de la coordination rurale de la Manche, ont en tout cas semblé apprécier la présence du président du RN. Mais, indique Gaël Slimane, selon plusieurs sondages, aucune force politique n’est jugée capable de bien défendre les paysans. En revanche, si les chiffres restent catastrophiques pour tous les partis, le RN s’en sort quand même le moins mal, avec 35% des français qui pensent que le parti est susceptible de bien défendre les agriculteurs. C’est 10 points de mieux que Renaissance. </p> <p>Audrey Goutard note un fait intéressant remarqué au salon de l’agriculture : les militants qui accompagnaient Jordan Bardella n’étaient pas forcément des agriculteurs, mais parfois des représentants d’autres professions. « Quand le président du Rassemblement national annonce des intentions, il ne le fait pas vraiment pour les agriculteurs », juge la spécialiste. En vérité, il s’adresse plus globalement à une France rurale, qui vit dans les zones blanches. Voilà pourquoi cette visite était si importante pour lui. </p>

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100 - Deux ans après, l’Ukraine toujours debout - 23 février 2024

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100 - Travaille-t-on plus pour gagner moins ?

 Nos invités :  Flavien Neuvy, économiste et directeur de l’observatoire Cetelem  Sandra Hoibian, sociologue et directrice générale du CREDOC  Ombeline Jullien de Pommerol, économiste à l’OFCE   Dimanche 18 février 2024, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire annonçait sur le plateau du 20h de TF1 une révision de la prévision de la croissance de l’économie française de 1,4 à 1%. Pour maintenir son objectif, l’ancien député de l’UMP promet de ne pas augmenter les impôts, et d’aller chercher 10 milliards d’euros sur les dépenses de l’État pour éponger la dette. Des annonces qui semblent aussi optimistes que floues : où le ministre entend-il trouver ces 10 milliards ? Un simple « tour de passe-passe » pour la sociologue Sandra Hoibian, qui explique que les finances des français vont être mises à contribution d’une manière ou d’une autre pour récolter la somme.  La fin du « quoi qu’il en coûte » mis en place au moment du COVID selon Flavien Neuvy, qui a induit une augmentation de la dette et des taux d’intérêts qui ne peut plus être évitée aujourd’hui.  Ce plan d’économie constitue-t-il un nouveau plan d’austérité pour les contribuables ? Pour l’économiste Ombeline Jullien de Pommerol, le gouvernement envoie des signaux « très contradictoires » à des français qui ont déjà l’impression de se restreindre depuis deux ans. Pour Sarah Hoibian, « le salaire ne permet pas d’augmenter le niveau de vie, ce qui alimente le sentiment de déclassement des français et nourrit une nostalgie pour l’époque des Trente Glorieuses ». Une crise économique qui n’est pas uniquement française, comme le rappelle Ombeline Jullien de Pommerol, qui se voit à l’échelle européenne, mais, ce qui est typiquement français, pour Flavien Neuvy, est « le problème structurel de l’immobilier » et son poids dans les dépenses des français. Salaires, pouvoir d’achat, patrimoine, immobilier… nos experts débattent des différents secteurs économiques qui impactent le niveau de vie des français. 

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100 - Terrorisme, cyberattaque… Menaces avant les JO - 19 février 2024

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100 - Israël-Hamas... Peur sur Rafah

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100 - Crise du logement, les nouvelles pistes du gouvernement - 13 février 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Olivier Marin, journaliste spécialiste des questions de logement et d’immobilier pour Le Figaro </li> <li>Séverine Amate, spécialiste des questions de logement, fondatrice de Amate Reseaunuance et membre des Experts France </li> <li>Henry Buzy-Cazaux, président-fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers, membre du Conseil national de l’habitat </li> </ul> <p><br></p> <p>Revoir et simplifier les diagnostics de performance énergétique : telle est la directive du gouvernement qui ne parvient pas à atteindre ses objectifs en la matière. Est-ce le signe d’un abandon écologique ou au contraire, une solution de repli pour faire face à la crise du logement ? C’est en tout cas l’une des grandes annonces faites ce week-end par le gouvernement. Christophe Béchu, ministre de la Transition énergétique,  a déclaré ce lundi 12 février 2024 corriger en profondeur les DPEC. Si cette annonce peut faire grincer des dents les Écologistes, elle a cependant été bien accueillie par les propriétaires. Grâce au nouveau calcul, les biens immobiliers classés F pourraient changer de catégorie et rester en location pendant plusieurs années. Un bonus accordé aux propriétaires qui devrait pouvoir leur permettre de souffler avant d’effectuer les travaux nécessaires. Jusqu’ici, le DPE était évalué en fonction des fenêtres, de l’isolation des murs, du chauffage et de la climatisation ainsi que de la capacité du ballon d’eau chaude. Souvent  surdimensionné dans les petits appartements, c’est ce dernier critère qui sera désormais assoupli pour ne plus les pénaliser. 140 000 logements pourraient ainsi rester en location soit 15% des biens classés F ou G. Pourtant, la feuille de route ministérielle de ne prévoyait pas un tel recul,  bien au contraire. En effet, il souhaitait à partir du premier janvier en finir avec les mono gestes pour accélérer la rénovation énergétique. Une nouvelle version de MaprimRénov devait d'ailleurs entrer en vigueur au 1er janvier. Au programme ? Une aide financière plus généreuse mais surtout plus exigeante sur les performances à atteindre. Pour être financée, une rénovation devait combiner au minimum deux travaux. Pour les ménages les plus modernes, l’État devait rembourser jusqu’à 90% pour des travaux de 70 000€ maximum permettant ainsi d’évoluer de deux classés sur l’étiquette de performance énergétique. En revanche, pas de subvention pour effectuer les travaux au compte goutte. Pour les entreprises du bâti, cette réforme jugée maladroite et contraignante interrogeait déjà. Alors, ce geste du gouvernement suffira-t-il à résoudre la crise du logement ? La réponse avec nos invités. </p>

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100 - Fin du droit du sol à Mayotte, et après ? - 12 février 2024

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> :</p> <ul> <li>Jannick Alimi, éditorialiste politique</li> <li>Emmanuel Kessler, journaliste économique et ancien président de Public Sénat</li> <li>Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa<br> </li> </ul> <p>C’est l’annonce choc de ce week-end : Gérald Darmanin veut mettre fin au droit du sol à Mayotte. Soutenu par la droite, le gouvernement souhaite afficher une forme de fermeté en matière d’immigration et de sécurité. Dès son arrivée sur l’archipel, le ministre de l’Intérieur a frappé fort en annonçant sa volonté de supprimer cette règle dans ce département. Pour cela, il faudra réviser la Constitution. Mais ce dernier compte bien aller au bout de cette nouvelle réforme pour dissoudre les tensions qui grondent depuis des mois. Les Mahorais exigent des mesures fortes face à la crise qui touche le département, victime d’une insécurité croissante et d’une montée en puissance de la délinquance. Ces derniers appellent entre autres à réguler l’immigration. Pour résoudre la crise mahoraise, Gérald Darmanin propose un remède choc : changer les règles de naturalisation, fin du droit du sol. « Il ne sera plus possible de devenir Français si on n'est pas soi-même enfant de parents français » assure le ministre. Que dit le droit du sol à Mayotte ? Les enfants de parents étrangers nés sur le territoire deviennent Français à l’âge de 18 ans s’ils ont vécu au moins cinq ans ici. Le père ou la mère doit avoir résidé en France au moins trois mois au moment de la naissance de leur bébé. Cette décision majeure va-t-elle calmer les tensions sur le territoire ? Quelles conséquences sur la politique migratoire ? La réponse avec nos invités.</p>

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100 - Gabriel Attal renvoie Oudéa-Castéra… et Bayrou - 09 février 2024

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100 - Bayrou dit non à Macron… et vise 2027 - 08 février 2024

<p>Invités :</p> <p>Jeff Wittenberg, journaliste au service politique</p> <p>Nicolas Prissette, éditorialiste à La Tribune Dimanche</p> <p>Frédéric Micheau, directeur adjoint d’Opinion Way </p> <p>Mercredi 7 février, François Bayrou a annoncé qu’il n’entrerait pas au gouvernement de Gabriel Attal en l’absence «d’accord profond sur la politique à suivre» estimant qu’il y avait un « désaccord profond sur la politique à suivre ». Alors que le chef de gouvernement doit finaliser son équipe rapprochée, le nom du leader centriste, relaxé dans l’affaire des assistants parlementaires du Modem, circulait pour plusieurs portefeuilles, notamment celui de l’Education nationale. « Il voulait un ministère taillé pour lui. (…) Il y a évidemment ce qui est dit en surface mais surtout toutes les rancœurs de François Bayrou qui ont été tues pendant sept ans et sa mise en examen dans l’affaire des emplois du Modem. On sent que tout ça sort de façon extrêmement puissante depuis lundi et l’annonce de sa relaxe », commente Jeff Wittenberg. </p> <p>Le fondateur du Modem de 72 ans vise désormais la présidentielle de 2027. « Il a été blanchi par la Justice lundi 5 février, et maintenant, il peut se projeter sur l’avenir c'est-à-dire une tentative de candidature en 2027. Et pour cela, il fallait qu’il apparaisse comme étant détaché d’Emmanuel Macron. Il a l'opportunité de le faire. Le coup qu’il vient de faire vient de lui. Son point politique n’est pas tant sur le fond mais plutôt sur la façon de faire de la politique », explique Nicolas Prissette. </p> <p>En tant que poids lourd de la politique française depuis plusieurs décennies, François Bayrou a-t-il un véritable coup à jouer auprès de l’opinion ? « Il a une notoriété très large », souligne Frédéric Micheau. « Il fait partie des dernières grandes personnalités très visibles dans l’opinion publique. C’est un capital politique extrêmement fort et qui est un atout dans l’éventualité d’une campagne présidentielle, qui serait sa quatrième campagne présidentielle ». En 2017, l’ancien ministre avait apporté un soutien précieux à Emmanuel Macron, une alliance qui avait permis au candidat En Marche de remporter le scrutin suprême. </p>

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99 - Hamas-Israël, 4 mois de guerre… et l’impasse ? - 07 février 2024

<p>Invités : </p> <p>Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales</p> <p>Yves Bourdillon, journaliste au service international des Echos, en charge du Proche Orient et Moyen Orient</p> <p>David Rigoulet-Roze, chercheur à l’IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques </p> <p>Quatre mois, jour pour jour depuis l’attentat du 7 octobre, par le Hamas en Israël, les combats se poursuivent à la frontière de la bande de Gaza. Près de 30 000 morts à Gaza, des territoires ravagés, 60% des bâtiments de Gaza inhabitables, une société israélienne traumatisée par l’horreur du 7 octobre et encore 135 personnes tenues en otage par le Hamas. « Il n’y a pas, pour le moment, d’avenir civil à Gaza, c’est une sorte de camp de réfugié géant, dans une surface qui se réduit. C’est un camp de réfugiés à ciel ouvert », explique Alban Mikoczy.</p> <p>Quels sont les véritables buts de guerre du gouvernement de Benjamin Netanyahou ? « Éradiquer le Hamas semble hors de portée », souligne Yves Bourdillon. Pour l’heure, ces objectifs de guerre suscitent de nombreuses interrogations, notamment au sein même du cabinet de guerre du Premier ministre israélien. Du côté de la population, il y a une véritable ambivalence. « La population a subi des coups et va faire une grande part de la responsabilité de leur situation au Hamas. Les cadres du Hamas se cachent. Lorsqu’il y a eu la question de l’ouverture des galeries à la population civile, il y a eu un refus du Hamas », précise David Rigoulet-Roze. </p> <p>De part et d'autre, la fatigue s'intensifie. Lueur d'espoir ? Mardi 6 février, le Qatar, un des principaux médiateurs de conflit, s'est dit optimiste sur la possibilité d'une trêve humanitaire d'un mois, d'autant que le Ramadan débutera le 10 mars prochain. "Beaucoup d'observateurs estiment que cette trêve devrait débuter avant le début du ramadan", explique Alban Mikoczy. </p>

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100 - Barcelone, 6 millions d’habitants… Et plus d’eau ! - 6 février 2024

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Nicolas Chateauneuf, journaliste Science et environnement à France Télévision</li> <li>Françoise Vimeux, climatologue, directeur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD)</li> <li>Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’environnement, spécialiste des ressources en eau </li> </ul> <p>Le gouvernement catalan a annoncé jeudi 1er février l’état d’urgence sécheresse à Barcelone et dans sa périphérie. Tous les habitants sont appelés à réduire leur consommation d’eau. Il s’agit de la pire sécheresse de l’endroit depuis un siècle. De ce côté-ci, en France, lundi 5 février 2024, soit en plein hiver, des températures de 27 degrés ont été relevées, avec des sols secs comme en plein été constatés. </p> <p>La Catalogne est-elle simplement le phare avancé de la sécheresse ? Françoise Vimeux parle en tout cas d’une situation « pas si étonnante que ça », avec une sécheresse qui devrait en effet atteindre les frontières de l’Europe et notamment le pourtour méditerranéen bientôt.</p> <p>Faut-il quitter les régions qui subissent les assauts du changement climatique ? Que doivent faire les agriculteurs qui ne peuvent plus exercer dans ces zones ? Nicolas Chateauneuf cite une Espagne où 80% de l’eau douce est consommée par l’agriculture. Existe donc, dans le pays, tout un modèle qui est autant mis en cause que mis à mal. </p> <p>Le "surtourisme" serait-il une des causes du manque d’eau à Barcelone, grande ville où l’on compte 6 millions d’habitants ? Nos invités en débattent également en plateau. </p>

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100 - Une classe moyenne... smicardisée

Nos invités :  Sandra Hoibian, sociologue, directrice générale du Crédoc Lisa Thomas Darbois, directrice adjointe des études France de l’Institut Montaigne  Patrice Moyon, chroniqueur économique et social à Ouest-France  « Désmicardiser la France »  : c’est un des projets chocs qu’a annoncé Gabriel Attal lors de son discours de politique générale, mardi 30 janvier 2024.  Un projet qui s’adresse à 60% de la population, qui, sociologiquement, est considéré comme « classe moyenne ».  Pourquoi de plus en plus de Français se retrouvent-ils au smic ? Les classes moyennes sont-elles les grandes perdantes de la période inflationniste que nous venons de vivre ? Sandra Hoibian parle en tout cas d’une classe, qui, bien qu’elle travaille, a des revenus « très contraints ». En plateau, notre invitée Lisa Thomas Darbois développe le concept de « pentification des charges sociales ». Les 8 hausses de smic depuis janvier 2021, explique-t-elle, n’ont par ailleurs pas permis à cette classe d’éviter sa paupérisation. Comme l’explique Patrice Moyon, une des raisons de cette smicardisation serait notamment l’uberisation de la société. Mais les emplois à temps partiel —qui touchent beaucoup de femmes ou des familles monoparentales—, ainsi que l’augmentation très forte du logement ces dernières années participent aussi beaucoup de la précarisation générale. L’ensemble crée un « sentiment de déclassement » pour une grande partie de la population française, qui ne s’y retrouve plus. 

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100 - Grève à l'école, Oudéa-Castéra peut-elle tenir ? - 1er février 2024

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100 - Gabriel Attal a-t-il convaincu ? - 31 janvier 2024

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique</li> <li>Nicolas Prissette, éditorialiste à La Tribune Dimanche </li> <li>Gaël Sliman, président et co-fondateur d’Odoxa</li> </ul> <p>Mardi 30 janvier 2024, Gabriel Attal a prononcé son discours de politique générale devant l’hémicycle. Pendant 1h15, le Premier ministre a déployé quelques mots clefs, notamment « autorité », mais aussi « déverrouiller, débureaucratiser, désmicardiser ». A-t-il convaincu ?</p> <p>Alix Bouilhaguet a été frappée par le fait qu’il s’agissait d’un « bon discours, quoique d’un discours de début de mandat », avec un style plutôt « vif, incisif et vivant ». La manière de s’adresser aux français a quant à elle été selon elle plutôt efficace. Cependant, l’éditorialiste a aussi lu une idéologie macroniste déjà scandée il y a 6 ans. Serait-ce un aveu d’échec que de la redire comme si rien n’avait évolué ? </p> <p>Une partie de ce discours s’adressait en tout cas clairement, selon Nicolas Prissette, à une  partie de l’électorat sénior d’Emmanuel Macron. Pourquoi s’adresser à eux ? Notamment car les élections européennes arrivent à grands pas et qu’elles mettront en concurrence Jordan Bardella et Gabriel Attal, estime l’éditorialiste. </p> <p>« Dynamique, sympathique, compétent, charismatique » : telles sont les qualités qui sont attribuées à Gabriel Attal, cite en tout cas Gaël Sliman, rapportant le sondage réalisé par Odoxa mardi 30 janvier. Ces qualificatifs sont exactement « le calque inverse » de ce que les Français disaient d’Élisabeth Borne. Un Premier ministre qui n’a jamais été aussi populaire. </p>

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100 - G. Attal, une journée décisive - 30 janvier 2024

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Bruno Cautrès, chercheur au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po</li> <li>Emmanuel Kesler, journaliste économique, ancien président de Public Sénat </li> <li>Laure Salvaing, directrice générale de Verian France (ancien Katar Public)</li> </ul> <p>En ce mardi 30 janvier, la pression des agriculteurs ne faiblit pas, avec, comme depuis plus d’une semaine maintenant, des blocages dans toute la France. C’est dans ce contexte tendu, à Calais, là même où une quinzaine d’agriculteurs a passé la nuit en vue d’une mobilisation au matin, que Gabriel Attal tiendra à 15h son discours de politique générale devant les députés.</p> <p>Une journée doublement importante pour le plus jeune premier ministre de France, puisqu’elle lui permettra, selon Emmanuel Kesler, de prouver son autonomie face au président de la République, ainsi que de montrer qu’il possède sa propre tonalité et son propre tempo, « ce qu’Élisabeth Borne n’était pas arrivée à faire tout au long de son mandat ».</p> <p>Pour Bruno Cautrès, plusieurs facteurs présents depuis très longtemps s’agrègent aujourd’hui et tendent à cette explosion de colère chez ceux qui nourrissent le pays. Le Gouvernement saura-t-il juguler la plaie ? C’est l’autre défi qui se présente à Gabriel Attal. </p> <p>Il existe en tout cas, alerte Emmanuel Kesler, un important sentiment de perte de repères dans tout le pays. Cette confusion devra être « abrégée » par un ensemble de mesures symboliques, et le syndicat très important et très puissant qu’est la FNSEA sera là pour faire pression. </p>

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100 - Blindés à Rungis, Gabriel Attal face au siège de Paris - 29 janvier 2024

<p>  </p> <p>C'est une journée test pour le gouvernement. Les agriculteurs ciblent désormais Rungis et permettent "le siège de Paris". </p> <p>Dimanche 28 janvier 2024, une cellule de crise interministérielle a été créée pour faire face à la gronde des agriculteurs. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a décidé de mettre en place un dispositif XXL : 15 000 membres des forces de l'ordre seront mobilisés pour « garantir que les tracteurs ne se rendent pas à Paris et dans les grandes villes pour ne pas créer des difficultés extrêmement fortes ». Aux abords de Rungis et de l'aéroport de Roissy, des blindés de la gendarmerie ont pris place en début de soirée pour empêcher le blocage. </p>

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100 - Loi immigration, droite cocue ? - 26 janvier 2024

<p>Loi immigration, droite cocue ?</p> <p>Invités : </p> <p>Daïc Audouit, éditorialiste politique </p> <p>Rachel Binhas, journaliste au service société de Marianne</p> <p>Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion à l’institut IPSOS</p> <p>Jeudi 25 janvier, le Conseil constitutionnel a annoncé la censure partielle mais importante de la loi immigration, adoptée fin décembre dans un contexte politique très tendu. Au total 35 des 86 mesures ont ainsi été censurées par Les Sages. Parmi elles? L’article 3, sur le resserrement du regroupement familial, l'article 11, qui prévoyait une caution pour les étudiants étrangers ou encore l’article 19 qui visait à durcir l’accès à certaines aides sociales. Des mesures principalement imposées par la droite lors du débat parlementaire. « C’est un hold-up démocratique », dénonce le chef de file des Républicains Eric Ciotti. De son côté, Gérald Darmanin se félicite que la majorité des grandes mesures portées par la majorité soient maintenues comme la mesure qui facilite la régularisation des étrangers qui travaillent dans les métiers en tension ou encore la facilitation des OQTF (obligation de quitter le territoire français). « On sent bien qu’il s’agit d’une habileté politique, d’avoir piégé les LR, pour pouvoir adopter un projet de loi, sans passer par un 49.3, en sachant que les amendements de la droite allaient être révoqués par le Conseil Constitutionnel », commente Daïc Audouit. </p> <p>Alors que le projet de loi était largement soutenu par la population française, les barons de la droite sont vent debout. « Ce sont les Français qui sont cocus », a déclaré Pierre Henri Dumont, député LR du Pas-de-Calais. « Le piège s’est totalement refermé sur les LR », commente Stéphane Zumsteeg. « Les Français sont favorables à une politique migratoire plus stricte, à un renforcement d’un certain nombre de mesures. (…) La fureur des responsables LR est surprenante. Il y a une dérive populiste », précise-t-il. Ce vendredi 26 janvier, le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a rappelé les principes fondamentaux du Conseil constitutionnel, ciblant ainsi Laurent Wauquiez. </p>

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100 - Colère agricole, un ras-le-bol explosif ? - 25 janvier 2024

<p>Invités : </p> <p>Olivia Détroyat, journaliste économique au Figaro </p> <p>Ivan Logvenoff, journaliste-pigiste, spécialiste des questions agricoles </p> <p>Jean-Marc Daniel, économiste, professeur émérite à l’ESCP Business School</p> <p>Pas moins de 85 départements sont désormais en proie à la colère agricole. Cela fait maintenant huit jours que le mouvement, soutenu par la FNSEA, a débuté. Les agriculteurs multiplient les barrages sur les routes de France, pour exiger des mesures concrètes du gouvernement. Ce jeudi 25 janvier, la colère gagne l’Ile de France. Dans les Yvelines, des tracteurs ont entamé une opération escargot entre Montfort l'Amaury et Rocquencourt. Des actions sont également prévues en Essonne et en Seine-et-Marne. « Il y a un vrai sentiment de solitude, de frustration et d’incompréhension par rapport à l’accumulation de normes, de difficultés économiques. Ce n’est pas nouveau. Il y a une étincelle mais cela fait déjà plusieurs mois que cette colère agricole monte à bas bruit », commente Olivia Détroyat. L’enjeu est d’éviter l’embrasement. </p> <p>Et ce mouvement, soutenu par 9 Français sur 10 prend désormais une dimension politique. Il y a quelques jours, le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a officialisé le report de la grande loi de programmation agricole qui devait être présentée hier. De son côté, Gabriel Attal doit réunir certains ministres ce jeudi 25 janvier en vue de faire des annonces très prochainement. « Politiquement, Gabriel Attal s’est rendu compte très vite d’ouvrir un front social du côté des agriculteurs. (…) Après la réforme des retraites et de l’immigration qui ont beaucoup clivé, il y a une volonté de ne pas relancer les divisions à l’Assemblée nationale et de réfléchir en profondeur sur ce nouveau modèle agricole », explique </p>

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100 - Trump, une victoire étriquée - 24 janvier 2024

<p>Invités : </p> <p>Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales</p> <p>Anne Deysine, juriste et professeur des universités, spécialiste des Etats-Unis </p> <p>Loïc de la Mornais, grand reporter, ancien correspondant </p> <p>Donald Trump enregistre sa deuxième victoire dans la course à l’investiture. Mardi 23 janvier, lors des primaires républicaines du New Hampshire, l’ancien président américain a obtenu 54% des votes, contre 44% pour son opposante chez les Républicains Nikki Haley. Cette victoire confirme l’avance que les sondages lui donnent depuis trois mois, mais reste loin des 30% d’avance obtenus  par Donald Trump dans l’Iowa. En face, son unique rivale Nikki Haley entend bien rester dans la course. « Elle pourra tenir même si ses chances sont minces. Une partie de l’establishment républicain ne veut pas de Trump et se dit qu’il peut encore se passer des choses, malgré les sondages », explique Anne Deysine. Peut-on croire à une petite révolte dans le camp républicain ? « Donal Trump amène tout le parti avec lui. Mais, tout le monde a peur de lui. Il suffirait de peu pour que certains se désolidarisent de lui », souligne Loïc de la Mornais. </p> <p>De son côté, Nikki Haley, ancienne gouverneur de l’Etat de Caroline du Sud et ambassadrice aux Nations Unies, entend bien faire de l’ombre à Donald Trump. Ses partisans voient en elle une alternative raisonnable à Donald Trump. « Son suffrage lui permet d’aller à l’étape suivante, en Caroline du sud. Donald Trump est agacé. Elle présente une alternative. Il suffirait d’un incident dans la campagne pour que les choses puissent basculer. Elle s’offre la possibilité d’avoir du temps pour faire basculer les choses. De plus, elle vient de l’aile conservatrice, elle ne fait pas peur aux conservateurs », précise Alban Mikoszy. </p>

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100 - Drogue, violence… et impuissance ?

 Nos invités :  Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société  Frédéric Ploquin, journaliste spécialiste du grand banditisme Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste des questions de société  Corruption, addiction, décrochage scolaire et des règlements de compte toujours plus violents, la drogue ne cesse de s’enraciner dans le pays, y compris dans les villes moyennes. Alors que le Parisien titrait les « Cités de la peur » sur la couverture de son édition du 22 janvier 2024, force est de constater que le trafic de drogues est en hausse. Les bénéfices générés par le narcotrafic sont les plus élevés jamais enregistrés, les homicides également en hausse de 57%. La faute au décrochage scolaire, à la précarité, à la tentation de la délinquance pour les plus jeunes des quartiers enclavés ? Pour Frédéric Ploquin, il s’agit d’une question de recherche « d’argent facile et de la promesse d’une ascension sociale ». Quelles solutions existent pour lutter contre ce trafic ? La répression policière dans les quartiers, si elle aide les résidents à vivre plus sereinement, ne traite pas le problème à la racine. Pour Driss Aït Youssef, à chaque quartier libéré par les forces de l’ordre, le trafic ne fait que se déplacer. Audrey Goutard ajoute que « la seule solution, c’est de s’attaquer aux têtes de réseaux », qui, pour la plupart, ne vivent pas en France. Si police et gendarmerie redoublent de zèle pour lutter contre les dealers, ces derniers organisent la résistance, entraînant une mutation du marché, des modes de livraison et de consommation. 

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100 - G.Attal face à la colère des agriculteurs - 22 janvier 2024

<p> Nos invités : </p> <ul> <li>Gaël Slimane, président et cofondateur d’Odoxa</li> <li>Jannick Alimi, éditorialiste politique </li> <li>Jean-Jérôme Bertolus, éditorialiste politique</li> </ul> <p>Premier test pour Gabriel Attal. Confronté à la colère des agriculteurs, le tout sur fond de hausse de près de 10% du prix de l’électricité, et toujours la polémique Oudéa-Castéra, bref, les ennuis commencent pour le premier ministre !</p> <p>Concernant la colère des agriculteurs, elle est, selon Jannick Alimi, tout à « fait justifiée et explicable » par divers facteurs, notamment l’inflation et la concurrence d’autres pays où les mêmes normes ne sont pas respectées. La transition écologique et ses modifications structurelles auront également des « conséquences vitales » sur les agriculteurs. Cette crise est néanmoins « justifiable et anticipable » pour le gouvernement, précise la spécialiste. Va-t-il y répondre autrement que par des mots ? </p> <p>Ce mouvement de protestation pourrait-il réveiller d’autres colères ? Comme le rappelle Jean-Jérôme Bertolus, la grogne se fait voir dans d’autres pays. En Allemagne, par exemple, les agriculteurs se sont vus soutenir dans leurs manifestations par des artisans et des commerçants. Une concordance des colères : c’est justement exactement ce que craint Emmanuel Macron. Dans ce contexte, l’extrême droite et sa figure de proue Jordan Bardella ont « les deux pieds dans la boue » pour tenter de récupérer et d’instrumentaliser ce mouvement. Il s’agit donc d’un dossier plus que prioritaire pour le Gouvernement.</p>

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100 - Ukraine, le doute s’installe

Nos invités :  Pascal Boniface, géopolitologue, directeur de l’IRIS  Tatiana Kastoueva-Jean, directrice du centre Russie de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique pour Le Figaro  Et si Vladimir Poutine l’emportait dans la guerre russo-ukrainienne débutée début février 2022 ? Sans le dire, les chancelleries européennes envisagent le scénario d’une victoire Russe tant la situation s’enlise sur le terrain militaire.  Si, au début, la population Ukrainienne apte à combattre, et notamment les jeunes, était motivée par le patriotisme et l’adrénaline, l’épuisement et la lassitude, au bout de deux ans de guerre, se font désormais ressentir. « Et c’est un très grand problème pour l’armée Ukrainienne », note Tatiana Kastoueva-Jean, invoquant le manque insuffisant de rotations pour certains soldats présents dans les tranchées depuis plus d’un an. Le même problème de capital humain se pose d’ailleurs du côté de l’armée Russe, mais la possibilité de rotation est trois fois supérieure dans le pays de Vladimir Poutine. Logiquement, l’écart se creuse. D’autant que, comme le rappelle Isabelle Lasserre, au problème de manque de population pour combattre en Ukraine s’ajoute celui de l’armement, les pays Occidentaux ayant fourni au pays de Zelenski des armes en quantité nécessaire pour permettre de résister aux Russes, mais pas suffisamment pour leur permettre de gagner. La correspondante diplomatique pour Le Figaro évoque les raisons de cette limitation en plateau. 

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100 - E. Macron, la Marseillaise et l'uniforme

Nos invités :  Jean Garrigues, historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique  Gaël Slimane, président et cofondateur d’Odoxa  Richard Werly, journaliste suisse, correspondant France/ Europe pour le média blick.fr Plus de 7 millions de français ont suivi la prise de parole du président Emmanuel Macron en direct de l’Élysée mardi 16 janvier 2024. Il a notamment été question d’uniforme, de rémunération des fonctionnaires, et d’apprendre la Marseillaise aux élèves d’école primaire. À propos de ce dernier sujet, le Chef de la République a déclaré que ce chant faisait « partie de notre histoire » et que c’est en cela qu’il était « très favorable » à ce que les jeunes élèves l’apprennent. Ces propos sont-ils symptomatiques d’une certaine sémantique au sein de la présidence ? Invités à donner leur avis en plateau, nos experts ont en tout cas jugé que ce discours renvoie à des « messages appuyés sur l’ordre, l’autorité, et la droite. » La ficelle, «assez limpide », selon Gaël Slimane, serait de « récupérer des électeurs RN » après la récupération déjà importante d’électeurs LR. Cette stratégie va-t-elle fonctionner ? Interpellé, voire « stupéfait » par cette prise de parole quelque peu « anachronique », Richard Werly parle en tout cas d’une forme de « monarchie républicaine ». Jean Garrigues, lui, tempère ces réactions « extrêmement sévères » et « parfois un peu injustes » : « pourquoi lui reprocher que l’exercice ait duré plus de deux heures ? » Pour lui, cet exercice s’est avant tout inscrit dans la tradition de la Vème République. Ni plus, ni moins. 

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100 - Trump, le retour fracassant

 Nos invités :  Anne Toulouse, journaliste franco-américaine, auteure de L’Art de “trumper” : Ou comment la politique de Donald Trump a contaminé le monde (Editions du Rocher, 10/01/2024)   Etienne Leenhardt, chef du service politique étrangère à France Télévision  Ludivine Gilli, directrice de l’observatoire Amérique du Nord à la Fondation Jean Jaurès et auteure de La Révolution conservatrice aux Etats-Unis (L’Aube, 22/09/2022)  Donald Trump a remporté la victoire des Républicains hier soir dans l’Iowa. Élu à une majorité de 51% des voix, il s’agit d’une première victoire encourageante pour l’ancien Président qui laisse présager une issue ayant un goût de déjà-vu pour novembre prochain. Les estimations mènent à penser que les électeurs vont une seconde fois devoir faire un choix entre Donald Trump et l’actuel Président Joe Biden. Une seconde fois ayant plus le goût d’un barrage contre l’ancien entrepreneur que celui d’un réel engouement pour le représentant des Démocrates. Biden, le seul candidat qui semble pouvoir rivaliser avec Trump. Une fois encore, les deux vétérans risquent de s’affronter, l’un friand d’une escalade de provocations, l’autre représentant les vestiges d’une politique à l’ancienne. Un second affrontement également placé sous le signe de la gérontophilie affichée de la politique américaine, qui détonne en France, qui connaît le plus jeune Président et le plus jeune Premier ministre de son histoire. A eux deux, Macron et Attal ont presque l’âge de Biden : est-ce que la politique française est infusée d’un renouveau que la concurrence outre-Atlantique peine à connaître ? La campagne des présidentielles états-uniennes promet en tout cas un show comme les américains savent si bien les faire, plein de pirouettes et d’esbroufes, qui risque de masquer le réel enjeu politique et ses conséquences si Trump reprenait ses quartiers à la Maison Blanche. 

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100 - Gouvernement Attal, premier couac sur l’École - 15 janvier 2024

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Gilles Bornstein, éditorialiste politique </li> <li>Élizabeth Pineau, correspondante à l’Élysée et Matignon pour Reuters </li> <li>Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’Ipsos</li> </ul> <p>Première polémique du gouvernement Attal. La nouvelle ministre de l’Éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra, s’est attiré les foudres en expliquant vendredi 13 janvier 2023 au micro de BFMTV avoir retiré ses enfants de l’école publique à cause de « paquets d’heures pas sérieusement remplacées ». Suite à ces propos, les syndicats appellent à une grève le 1er février. </p> <p>Invité pour discuter de ce tollé en plateau, Gilles Bornstein a constaté un « chantier de l’Éducation nationale qui ne pouvait pas plus mal partir dans le gouvernement de Gabriel Attal » et a parlé d’une « extraordinaire erreur de communication ». Stéphane Zumsteeg corrobore mais soumet une hypothèse : les propos tenus par la ministre de l’Éducation étant préparés, ne s’agissait-il pas d’un choix délibéré, « par ces mots de maman plutôt que de ministre », de s’adresser aux parents d’élèves ? En tout cas, « quand on connaît la susceptibilité du corps enseignant sur le sujet de la concurrence entre l’école privée et l’école publique, c’est évidemment une bourde monumentale », juge-t-il aussi. Comment la nouvelle ministre de l’Éducation parviendra-t-elle à rattraper les choses ? Cela promet, en tout cas, d’être « vraiment compliqué », prévient Élizabeth Pineau. </p>

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100 - Gabriel Attal, jusqu’où ira-t-il ?

Nos invités :  Carl Meeus, rédacteur en chef du Figaro Magazine Laure Salvaing, directrice générale de Verian France (ex-Kantar public) Guillaume Daret, grand reporter au service politique  À peine 24 heures après avoir été officiellement nommé premier ministre, Gabriel Attal a déjà réalisé deux déplacements en France. Lors de celui effectué dans un commissariat du Val d’Oise, mercredi 10 janvier, il a insisté sur l’ordre et la sécurité. La veille, lors de son premier déplacement dans le Pas-de-Calais, il avait insisté sur les mérites de « la France qui se lève tôt » auprès d’une buraliste de la région. Le ton est donné. Est-ce à dire qu’à Matignon, l’ancien militant du parti socialiste va regarder sur sa droite ?  Comment juger les premiers pas de Gabriel Attal ? En plateau, nos invités ont scruté les mots du plus jeune premier ministre de l’Histoire. Selon eux, son premier objectif serait « d’occuper le terrain », lui qui est apprécié des français et qui cherche à le rester. Ces derniers mois, son baromètre de popularité avait d’ailleurs considérablement grimpé. Le sentiment d’une sympathie et d’une ouverture au dialogue, qualités pointées par les français interrogés sur Gabriel Attal, se perpétuera-t-il ? En tous cas, cette impression très positive montre une chose : sa communication a jusqu’ici été très réussie. « Mais ce n’est qu’un début ! » préviennent nos invités. Les fonctions que le premier ministre occupera maintenant à Matignon pourraient rebattre les cartes. Et faire émerger, aussi, bien sûr, des rivalités politiques au sein même du Palais de l’Élysée. 

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100 - Gabriel Attal, premier ministre à 34 ans - 10 janvier 2023

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100 - Qui pour remplacer E. Borne à Matignon ?

Nos invités :  Daïc Audouit, éditorialiste politique  Jean Garrigues, historien et président du Comité d’histoire parlementaire et politique  Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa  En visite à l’Élysée, Élisabeth Borne a remis sa démission de son poste de Première ministre au terme d’un mandat de vingt mois lundi 8 janvier 2024. Un rebondissement tiède dans les affaires politiques puisqu’attendu depuis le réveillon et les annonces présidentielles qui laissaient présager l’importance d’un remaniement en ce début d’année. Le nom de son remplaçant, qui aurait dû être annoncé dans la foulée, sera finalement révélé le lendemain en fin de matinée. Une latence qui laisse place à toutes les spéculations, notamment au sujet de Gabriel Attal, l’actuel ministre de l’Éducation, et favori des listes.  À seulement 34 ans, cela ferait de lui le plus jeune Premier ministre de la cinquième République, s’il était élu. L’histoire se répète-t-elle ? Attal serait-il le digne successeur de Laurent Fabius, de trois ans son aîné lorsqu’il était promu au rang de Premier ministre en 1984, sous la présidence de Mitterrand ? Comme lui, s’il devenait le nouveau bras droit du Président, Attal serait-il le chouchou d’Emmanuel Macron, ferait-il grincer des dents ses confrères plus âgés qui aimeraient bien avoir sa place ?  Une possible élection de Gabriel Attal comme Premier ministre qui interroge. S’il est clair que le jeune ministre est populaire, à la fois au sein de son parti, et auprès des français, les commentaires peuvent affluer sur son inexpérience, son passage trop rapide à la tête du ministère de l’Éducation, ou bien sur son aura qui pourrait ombrager celle d’Emmanuel Macron. Un Emmanuel Macron qui avait pourtant pris l’habitude de ne nommer que des Premiers ministres inconnus du grand public pour ne pas se faire voler la vedette : ce changement, si Gabriel Attal devenait le nouveau Premier ministre, indique-t-il une nouvelle stratégie de la part du Président en vue de la prochaine présidentielle de 2027 ? 

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100 - 2024, l'année Trump ?

Nos invités :  Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS et spécialiste des Etats-Unis, autrice de Trump, la revanche de l’homme blanc (Textuel, 17/01/2018)  Lauric Henneton, maître de conférence à l’Université de Saint-Quentin en Yvelines, spécialiste de l’histoire et de la civilisation américaines, auteur de L’Atlas historique des Etats-Unis (Autrement, 07/07/2021)   Anthony Bellanger, éditorialiste spécialiste des questions internationales Les élections présidentielles aux États-Unis auront lieu le 5 novembre 2024. Des élections à venir décisives marquant le deuxième affrontement entre Donald Trump et l’actuel Président Joe Biden, alors que le premier round avait signé la victoire du parti démocrate en 2021. Ce dernier l’assume, il se représente seulement parce que Trump est en liste, et espère faire barrage à l’entrepreneur aux convictions conservatrices assumées. Pourtant, deux États, le Maine et le Colorado, estiment que l’ancien Président ne serait pas éligible ni apte à être de nouveau chef de la première puissance mondiale suite à son rôle dans l’assaut du Capitole.  Avant que la Cour Suprême ne statue, le candidat a démarré sa campagne à grands coups de provocations, annonçant par exemple en décembre dernier vouloir être le dictateur d’un jour s’il était réélu à la Maison Blanche. Ses propos, ajoutés à ses remarques racistes à l’encontre des immigrés mexicains, de son refus de se positionner sur la question de l’avortement, et de ses relations douteuses avec Poutine, peuvent faire peur à l’électorat étatusien, malgré la grande popularité de l’ancien candidat de téléréalité.  Donald Trump peut-il être réélu en fin d’année ? Si oui, quelles seront les conséquences pour l’Europe et dans les conflits en Ukraine et en Israël ? Le retour en force des démocrates suite à l’élection de Joe Biden en 2021 n’aura-t-il été que l’illusion passagère d’un progressisme à l’américaine ? Nos invités débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire du programme et des répercussions d’une potentielle réélection de Donald Trump à la tête des États-Unis.  

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100 - Noël, réveillon… Se faire plaisir à petit prix ! - 22 décembre 2023

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Amandine Durr, directrice produit chez Back Market</li> <li>Samuel Dock, psychologue</li> <li>Valérie Guillard, professeure de marketing à l’Université Paris Dauphine</li> <li>Claire Sergent, journaliste Économie </li> </ul> <p>J-2 avant le réveillon ! Noël, et ses cadeaux toujours aussi nombreux malgré l’inflation… Mais cette fête est aussi l’occasion des retrouvailles joyeuses en famille, qui peuvent néanmoins parfois dégénérer en dispute !</p> <p>Complicité entre parents et enfants, ouverture de l’imaginaire, élargissement du champ des possibles… Nos invités analysent les ressorts de la magie de Noël.</p> <p>Les stimulus qui amènent à ce bonheur ne sont-ils que des constructions sociales ? Faut-il s’alarmer de ce que la société de consommation a créé ? Est-il sain de laisser croire aux enfants, à qui Noël est avant tout destiné, qu’une pyramide de cadeaux peut les rendre heureux ? Pourquoi ne pas leur faire plutôt comprendre qu’un seul cadeau aurait suffi ?  </p> <p>Pour Valérie Guillard, il faut avant tout se poser la question des quantités et des normes qu’on fait internaliser à nos enfants en leur offrant une myriade de présents. Car la question de la reproduction d’habitudes de consommation est importante. Dans un contexte de sobriété, ne doit-on pas changer nos pratiques, pour apprendre aux générations à venir à agir avec plus de mesure ?</p> <p>Les « kidultes » ne sont pas non plus en reste pour se faire plaisir à Noël. Ils sont de plus en plus nombreux à s’offrir des cadeaux régressifs… et hors de prix ! Parmi les catégories phares, on retrouve bien sûr les appareils électroniques. Mais les habitudes de consommation changent : aujourd’hui, on demande de l’argent et des voyages plus que des objets à posséder. La faute à la dématérialisation ? </p> <p>En plateau, les experts donnent des clefs pour créer l’émerveillement sans surconsommer. </p>

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100 - Macron “j’assume totalement” la loi immigration

Nos invités :  Daïc Audouit, journaliste politique  Mathieu Gallard, directeur d’étude chez IPSOS  Jannick Alimi, éditorialiste politique  Emmanuel Macron s’est exprimé hier sur France 5, sur le plateau de « C à vous » suite à l’adoption de la loi immigration par le Parlement. Si Marine Le Pen estime qu’il s’agit pour le Rassemblement National d’une « victoire idéologique », le Président réfute et considère qu’il s’agit d’une défaite pour l’extrême-droite. Une loi immigration rédigée par consensus qui ne séduit pas complètement, ni le Président de la République, ni ses ministres, à l’instar d’Aurélien Rousseau qui a démissionné en protestation, ni pour les députés. La politique du « en même temps » commence-t-elle à s'essouffler ? Plus globalement, le macronisme est-il en perte de vitesse ? Les deux heures d’intervention d’Emmanuel Macron sur France TV n'apparaissent pas complètement satisfaisantes tant il semble que le Président n’ait pas vraiment adressé les questions de fond soulevées par la loi immigration. Compte-il serrer les rangs d’En Marche ? Quel est le destin d’Élisabeth Borne ? Comment redéfinir le macronisme, notamment au vu de l’aliénation grandissante de ses élus de gauche ? La loi immigration déroule-t-elle le tapis rouge à l’extrême-droite ? Qui, d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen, ressort véritablement gagnant ? Quelles seront les conséquences de l’adoption de la loi immigration aux prochaines présidentielles ? Nous en débattons avec nos invités.

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100 - Loi immigration, la majorité implose, le RN jubile !

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100 - L'info s'éclaire, à droite toute ?

 Nos invités :  Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique chez France Télévision  Bruno Cautrès, politologue, chercheur au CEVIPOF et au CNRS  Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion à l’institut de sondage Ipsos  Les discussions entamées il y a quelques jours à la commission mixte paritaire sont officiellement mises en suspens face à l’impossibilité de statuer sur un nouveau projet de loi sur l’immigration. Un point en particulier gèle les débats : celui de l’accès aux prestations sociales pour les étrangers. Alors que le gouvernement fait la distinction entre les étrangers qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas comme condition pour obtenir des aides sociales personnalisées comme les aides au logement et les allocations familiales, la majorité, représentée par Les Républicains, préfère mettre en place une carence pour les étrangers, considérant qu’ils ne doivent pas être traités au même titre que les Français.  Nos invités s’interrogent sur la droitisation du discours politique en France. Les Républicains, qui apparaissent actuellement comme les maîtres du jeu, empruntent-ils le langage du Rassemblement National ? Ce dernier doit-il durcir encore davantage ses revendications, ou réaffirmer sa position de leader sur les questions liées à l’immigration ? Que peut faire la gauche pour éviter que le projet de loi ne sombre trop du côté de l’extrême-droite ? Quant au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, pourtant auteur du projet de loi, il semble affaibli par la situation. A quel point le parti de la présidence perd-il du terrain face à la droite et l’extrême-droite ? Le fiasco de la loi sur l’immigration va-t-il avoir un impact sur les prochaines présidentielles ? Nous en débattons sur le plateau de l’Info s’éclaire. 

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100 - Loi immigration, Élisabeth Borne en danger ?

Nos invités :  Gilles Bornstein, éditorialiste politique  Carl Meeus, rédacteur en chef du Figaro magazine Élizabeth Pineau, correspondante à l’Élysée Matignon pour l’agence Reuters  7 députés et 7 sénateurs ont rendez-vous ce lundi 18 décembre à 17 heures pour se mettre d’accord sur la loi immigration. En cas d’échec, il en sera probablement terminé de ce texte, avec, à la clef, comme un parfum de crise pour le gouvernement. Et c’est Élisabeth Borne qui porterait notamment la responsabilité de cet insuccès. Avec plusieurs conseillers ministériels, la première ministre joue donc son avenir au gouvernement.   Comment va se dérouler la commission parlementaire ? Elle peut, en tout cas, comme l’explique Élizabeth Pineau, durer plusieurs heures, avec des pauses pendant lesquelles les députés sont autorisés à discuter entre eux pour s’entendre.  Comment fera Emmanuel Macron s’il est trahi par une partie des siens, comme il en avait été le cas pour François Hollande et une partie de ses frondeurs de gauche ? Le président de la République a en tout cas exclu la dissolution, sorte de « suicide politique pour pas grand chose », juge Gilles Bornstein. Le chef de l’État tirera-t-il encore plus à droite ? Nos invités tentent en tout cas de décrypter sa phrase, « j’en tirerai toutes les conséquences », prononcée dans l’hypothèse où le texte ne passait pas. Un texte qui signe en tout cas la fin définitive du « en même temps ». 

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100 - Ukraine, l’Europe bloquée… Poutine victorieux ?

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Héléna Volochine, grand reporter à France 24, ancienne correspondante en Russie </li> <li>François Beaudonnet, rédacteur en chef de rédaction européenne </li> <li>Marc Sémo, journaliste spécialiste des questions internationales </li> </ul> <p>La mauvaise surprise de la nuit est que la Hongrie de Viktor Orbán a décidé de mettre son veto à l’adhésion du pays à l’Union européenne et au plan d’aide de 50 milliards d'euros promis à l’Ukraine. Un plan d’aide qui doit malheureusement être adopté à l’unanimité pour être mis en pratique. Vladimir Poutine jubile. Hier, il a promis la victoire à son peuple. Les 27 ont toutefois prévu de se retrouver en janvier lors d’un nouveau sommet. Malgré les réticences de la Hongrie, nombreux ont l’espoir que l’Europe soit unie. Dans L’info s’éclaire de ce jour, on décrypte ce qui s’est passé à Bruxelles pendant ces dernières 24 heures. Le blocage de la Hongrie signifie-t-il que Vladimir Poutine a le droit de veto dans l’Union Européenne ? L’Ukraine sera-t-elle abandonnée par l’Occident ? Les lignes narratrices Russes fonctionnent-elles à l’intérieur de la Hongrie, contribuant à booster la popularité du président russe ? La nouvelle est en tout cas particulièrement compliquée pour l’Ukraine, qui se trouve en grande difficulté sur le front. Quelles seront les conséquences pour le pays de Volodymyr Zelensky ? Nos invités en débattent.</p>

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100 - Beigbeder, Depardieu, Cauet… l’heure des comptes ?

Nos invitées :  Audrey Goutard, journaliste spécialisée des faits de société  Maître Valence Borgia, avocate et cofondatrice de la Fondation des Femmes  Alice Augustin, grand reporter pour le magazine Elle  Frédéric Beigbeder a été placé en garde à vue au commissariat de Pau le 12 décembre 2023 dans le cadre d’une enquête préliminaire pour viol. Gérard Depardieu est doublement accusé de viol et de multiples aggressions sexuelles depuis 2020. Sébastien Cauet est visé par trois plaintes pour viols et agressions sexuelles depuis le 22 novembre 2023. Ce sont de plus en plus de figures publiques qui sont accusées de viols et d’agressions sexuelles : un phénomène, une omerta, de l’opportunisme ? En nous basant sur ces exemples, nous débattons aujourd’hui avec nos invitées de la question du viol en France. En rappelant le fossé entre le nombre de plaintes pour viol d’environ 94 000 par an, et le nombre de condamnations de 1,2%, nous discutons la définition d’un viol dans la loi française, les réponses décomplexées des hommes mis sur le banc des accusés, les questions de domination et d’inégalité dans l’intimité, le consentement, ou encore le phénomène de sidération. 

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100 - Accord à la COP 28, un monde sans pétrole, chiche ?

Nos invités :  Erwan Benezet, journaliste Économie, en charge de l’Énergie pour Le Parisien-Aujourd’hui en France  Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction du magazine L’Usine Nouvelle  Grégoire Mialet, associé au cabinet C-Ways, spécialiste Consommation. Pas d’objection. C’est décidé. Ce mercredi 13 décembre 2023, à 8h12, un accord a été trouvé à la COP 28 de Dubaï. Le sultan al-Jaber a donné le fameux coup de marteau, alertant tout de même sur le risque d’une transition qui risquerait de nous « renvoyer à l’âge des cavernes ». Il n’est pas question, dans cet accord, de sortir du fossile, mais bien de transitionner hors de cette énergie lors des années à venir. Une décision que les pays en développement jugent hypocrite et occidentalo-centrée. Il s’agira donc de trouver un équilibre entre ceux qui cherchent simplement à sortir de la pauvreté, et les pays riches qui ne sont pas forcément prêts à renoncer à leur confort.  Des questions d’ordre économique sont également soulevées par le projet, qui exigera par ailleurs un changement de modèle. Et au regard du gigantesque défi climatique, la sortie des énergies fossiles sera-elle suffisante ? Les années à venir vont en tout cas être cruciales. Nos invités en débattent sur notre plateau. 

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100 - Darmanin, la chute d'une ambition

 Nos invités :  Jeff Wittenberg, journaliste au service politique  Frédéric Dabi, directeur général de l’Opinion de l’Institut de sondages IFOP  Rachelle Binhas, journaliste au service société de Marianne  C’est une « gifle » pour Gérald Darmanin titrent en masse les journaux. Le projet de loi sur l’immigration, annoncé depuis plus d’un an par le gouvernement, vient d’être rejeté par l’Assemblée Nationale ce matin. Un refus qui annonce une alliance étonnante entre les partis d’opposition, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite : s’il est clair que ce rejet est une claque pour le parti présidentiel, il interroge sur les réels vainqueurs. Quels sont les enjeux pour une certaine partie de la droite d’une loi sur l’immigration ? À moyen et long terme, est-ce que le rejet de ce projet de loi signifiera toujours une victoire pour la gauche ? Pour les députés En Marche, ce rejet marque-t-il la fin de leur politique du « en même temps » ? Nos invités en débattent sur le plateau de L’info s’éclaire, interrogeant dans un premier temps la place du débat dans la politique actuelle, alors que le gouvernement n’a pas eu le temps de voter un énième 49:3 et que l’opposition n’a pas eu à appliquer de motion de censure, et, dans un second temps, l’importance accordée par les français à la question de l’immigration. Réelle ou supposée, qu’ils soient de gauche ou de droite, les électeurs attendent des réponses claires de la part du gouvernement sur ce sujet, qu’ils n’ont pas pu obtenir suite au rejet du projet de loi de ce matin. 

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100 - Immigration, G.Darmanin à quitte ou double ? - 11 décembre 2023

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Jean Garrigues, historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique (CHPP) </li> <li>Guillaume Daret, grand reporter au service politique </li> <li>Gaël Sliman, président et cofondateur de l’institut de sondages Odoxa </li> </ul> <p><br></p> <p>Gérald Darmanin joue-t-il son avenir politique sur la loi immigration ? Ce set de mesures arrive ce lundi 11 décembre à l’Assemblée nationale. Si la gauche a été claire et s’oppose fermement à cette proposition de loi grâce à la motion de rejet soumise par les Écologistes, le sort de ce texte épineux repose donc sur Les Républicains. La droite républicaine va-t-elle s’aligner du côté de la majorité présidentielle ou à contrario faire tomber le ministre de l’Intérieur, anciennement LR ? C’est en tout cas la seule issue pour le gouvernement s’il ne veut pas user de l’article 49.3 pour faire passer en force sa réforme. Gérald Darmanin a mis en garde les députés LR qui promettent de voter contre. Les opposants devront par la suite assumer leur choix devant les électeurs, martèle le ministre de l’Intérieur. En effet, ce texte de loi aussi sensible que stratégique s’inscrit fortement à droite. Parmi les arguments qui devraient séduire les députés LR, il joue sur l’expulsion de 4000 étrangers délinquants par an. Ce texte de loi qui prône la « fermeté » serait soutenu par 80% des Français. </p> <p><br></p> <p>Sans surprise, la gauche, elle, dénonce une politique régressive qui persiste depuis plus de 30 ans. Manuel Bompard, coordinateur LFI, appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités en accueillant sa part de réfugiés. À contrario, l’extrême-droite souhaite sévir et simplifier les démarches pour expulser les clandestins ainsi que les délinquants qui comptent de nombreux mineurs isolés. À Lyon, la municipalité est débordée par le nombre de jeunes qui débarquent sur le sol français. En effet, les autorités locales peinent à prendre en charge ces mineurs isolés âgés entre 15 et 17 ans. Contraints de se débrouiller seuls sans aucune aide, ils attendent l’évaluation de leur statut. Alors comment gérer ce phénomène migratoire ? La loi immigration obtiendra-t-elle les suffrages des députés à l’Assemblée ? La réponse avec nos invités.</p>

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100 - Loi immigration, gouvernement cherche majorité - 7 décembre 2023

<p> Nos invités : </p> <ul> <li>Élizabeth Pineau, correspondante à l’Élysée et Matignon pour l’agence Reuters</li> <li>Bruno Cautrès, politologue, chercheur au Cevipof et au CNRS</li> <li>Thierry Curtet, journaliste au service politique de France Télévisions</li> </ul> <p>Il ne reste plus que 4 jours avant l’arrivée du projet de loi immigration à l’Assemblée nationale. Le gouvernement avance en terrain miné sur un texte qu’il veut emblématique, en jurant de ne pas vouloir utiliser le 49.3. Pourtant, LR, le RN et la Nupes prévoient déjà de voter contre. Du côté de l’exécutif, une vraie question fondamentale se pose, celle de savoir si, sur un texte aussi important, il peut s’en tirer autrement que par la motion de censure provoquée. La majorité s’annonce en tout cas bien compliquée à obtenir. Et en coulisses, à coups de coups de fil et de promesses, le gouvernement s’active pour convaincre. </p> <p>À quoi jouent Les Républicains, qui avaient toujours assuré de voter si d’aventure une nouvelle loi sur l’immigration était présentée ? Y aura-t-il des débauchages individuels ? Comme l’expliquent nos invités, cette option est très probable. </p> <p>Si, comme l’a déclaré Élisabeth Borne dans les colonnes du Figaro le 7 décembre, « ce qui importe est que [sa] majorité reste bien soudée », le débat promet en tout cas d’être long. Un certain nombre de voix manquent encore. Il n’est pas certain que tout le monde se retrouve sur la ligne d’arrivée. </p>

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100 - Vêtements, le triomphe de la seconde main - 6 décembre

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Sandra Hoibian, directrice générale du CRÉDOC et sociologue </li> <li>Emmanuelle Exilie, spécialiste du commerce des tendance de consommation pour l’Institut Enov </li> <li>Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction du magazine l’Usine Nouvelle </li> </ul> <p>Oserez-vous offrir des vêtements d’occasion à Noël ? L’achat de vêtements de seconde main est LE phénomène dans la consommation ! Pour Sandra Hoibian, plusieurs ressorts justifient ce nouveau type de dépense : le pouvoir d’achat des français qui a baissé, le désir de se différencier avec des pièces uniques, et un sentiment de bien faire pour la planète. Ce dernier fait n’est pourtant pas  forcément avéré. </p> <p>À l’heure actuelle, un français sur trois est en tous cas inscrit sur la plateforme lituanienne Vinted. Emmanuelle Exilie note qu’il existe encore quelques freins chez certains consommateurs, notamment la question de l’hygiène. Il n’empêche pas que la moitié des français a acheté au moins un vêtement d’occasion au cours de l’année passée. Alors, la seconde main est-elle l’avenir de la consommation ?</p>

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100 - Niveau scolaire, bonnet d'âne pour la France ? - 5 décembre 2023

<p> Nos invités :</p> <ul> <li>Hadrien Brachet, journaliste en charge des questions d’éducation pour Marianne </li> <li>Aude Bariéty, journaliste en charge des questions d’éducation au Figaro </li> <li>Laurent Zameczkowski, porte-parole de la fédération Parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP) </li> </ul> <p>L’OCDE dévoile aujourd’hui à 11 heures son classement PISA sur l’éducation. Remis à jour tous les trois ans, il révèle à chaque nouveau résultat que les français sont péniblement moyens. L’enquête accuse de plus les français d’être de plus en plus inégalitaires, une augmentation qui se remarque depuis 30 ans. Le niveau de français d’élèves de 4ème a été évalué en 2018 et a révélé qu’un tiers d’entre eux avaient un niveau bas, mais que ce chiffre augmentait à plus de 60% des élèves dans les établissements du réseau d’éducation prioritaire renforcée. Y a-t-il un risque d’une école à deux vitesses ? D’un autre côté, les Échos titrent ce matin « Mathématiques, l’inquiétant déclin français » : s’agit-il d’un affaiblissement d’une spécificité française, alors qu’Hugo Duminil-Copin remportait la médaille Fields, l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiques, en juin 2022 ? Face à ça, le redoublement, comme préconisé par le ministre de l’Éducation Gabriel Attal, est-il une solution ? Selon les préconisations des chercheurs, ne devrions-nous pas changer notre manière d’enseigner, et trouver des modèles pédagogiques moins rébarbatifs ? Nous en débattrons avec nos invités. </p>

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100 - Attentat, inquiétude à 8 mois des JO - 4 décembre 2023

<p> Nos invités : </p> <ul> <li>Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société </li> <li>Élise Foret, journaliste au service politique de France Inter</li> <li>Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa</li> </ul> <p>Effroi samedi 2 décembre 2023 en bas de la Tour Eiffel. Un homme fiché S de 22 ans a menacé des personnes et tué un infirmier allemand. Un profil que l’on cerne plutôt bien grâce au fait qu’il ait été suivi par la justice depuis ses 18 ans, âge de sa radicalisation. Si Gérald Darmanin reconnaît ce matin un ratage dans le suivi psychiatrique de cet homme, le protocole a été suivi, puisqu’il a été pris en main aussi bien par les services psychiatriques, administratifs, judiciaires et de renseignements tout au long de sa détention, ainsi qu’à sa sortie de prison. Pour Élise Foret, ce drame pose toutefois la question des failles d’un pouvoir politique qui « ne peut pas non plus répondre à toutes les questions ». </p> <p>Un mois après l’attentat contre Dominique Bernard, comment les français appréhendent-ils les attentats terroristes qui se répètent ? Gaël Sliman cite une majorité qui a « de plus en plus peur. » La médiatisation des attaques participerait selon lui à leur perpétuation en ce qu’elles secouent les opinions publiques et provoquent des divisions au sein de la société, ce qui est précisément le dessein des terroristes. À huit mois des Jeux Olympiques, cet attentat est-il de nature à effrayer les touristes ? Au pied de la tour Eiffel, la crainte est présente, mais il n’existe pas d’incidence sur la fréquentation. Pour l’instant. Selon les statistiques, les franciliens étaient déjà inquiets à propos des JO, notamment à propos de la sécurité. Aujourd’hui, cette tendance va sans doute s’accroître. </p>

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100 - JO de Paris : retards et inquiétudes - 01 décembre 2023

Nos invités : Anne-Claire Poignard, reporter au sein de la cellule Jeux Olympiques  Armand de Redinger, consultant international Sport et olympisme  Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société  Billets hors de prix jusqu’au ticket de métro qui sera bientôt vendu 4€ l’unité, et ce alors que nous ne serons pas prêts pour les transports, alerte la maire de Paris, Anne Hidalgo… Les Jeux Olympiques 2024 approchent et la tension monte ! Alors que l’événement sportif s’organise, les nouvelles consignes se précisent. Il faudra donc être munis d’un QR code pour circuler au cœur de la capitale pendant les JO. Une décision jugée extrême qui résonne comme un retour au confinement quand il fallait présenter une attestation pour sortir de chez soi. Et cela suscite déjà une vive polémique. Des forces de l’ordre partout autour des sites olympiques avec de nombreux contrôles et vérifications d’identité : voilà à quoi ressembleront les JO l’été prochain en matière de circulation dans la capitale et ses alentours. Un véritable parcours du combattant qui attend non pas les athlètes mais bel et bien les Parisiens et métropolitains. Les rues près du Champ de Mars où se dérouleront les épreuves de judo sont concernées par les restrictions. Pour utiliser leur véhicule, les riverains devront s’enregistrer sur internet pour obtenir ce fameux QR code qui agite les tensions. Tous s'attendent à un été mouvementé. Selon la carte des restrictions publiée par le journal Le Parisien, certaines zones en rouge sont interdites aux voitures sauf pour les riverains qui ont un parking et ceux qui travaillent dans le quartier. Et même les livreurs qui approvisionnent les restaurants seront logés à la même enseigne. Ce qui préoccupe sérieusement les restaurants et propriétaires d’établissements qui redoutent déjà les répercussions sur leur chiffre d’affaires. Avec de très nombreux sites de compétition dans la capitale, comme le tir à l’arc aux Invalides où le beach volley à la Tour Eiffel, les organisateurs projetaient des JO concentrés dans Paris, ce qui explique l’ampleur des perturbations l’été prochain. Paris 2024 laisse donc huit mois aux habitants pour s’y préparer. Ces zones de restrictions ne concernent que les véhicules motorisés, les piétons pourront y accéder librement tant qu’ils ne pénètrent pas dans les sites olympiques. Ce raffut risque-t-il de faire fuir les touristes ? Décryptage d’une organisation à risque avec nos invités.

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100 - COP 28, à quoi bon ?

Nicolas Chateauneuf, journaliste Sciences et environnement  Erwan Benezet, journaliste en charge de l’énergie et des finances publiques pour Le Parisien-Aujourd’hui en France Gaël Sliman, président co-fondateur d’Odoxa  La COP 28 commence aujourd’hui à Dubaï, royaume du pétrole et un des plus gros émetteurs de CO2 par habitant. Faut-il s’offusquer ou se réjouir que cette conférence se déroule au cœur de ce qui ne va pas, et sans les présidents chinois et américains, deux plus gros pollueurs de la planète ? En tout cas, selon un sondage, pour 80% des Français, elle ne parviendra pas à ses objectifs, explique Gaël Sliman, qui parle d’un véritable sentiment de déclin du côté des habitants de l’Hexagone. Un bilan très sévère qui correspond à des attentes fortes. Pour tirer malgré tout un aspect positif de la situation, Nicolas Chateauneuf rappelle que Ahmed al-Jaber, président désigné de cette COP 28, possède un très grand réseau dans le milieu des énergies fossiles et détient également une compagnie leader dans le secteur des énergies renouvelables. « Il faut prendre tous ces gens-là et les inclure dans le processus de négociation. » Ce qui choque les Français, complète Erwan Benezet, est la valeur de l’exemple et le poids symbolique des agissements. « Si des personnes sont réunies pendant une dizaine de jours dans l'un des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre (…) on va peut-être être moins à même de changer ses propres habitudes. » La technologie suffira-t-elle à nous sauver ? Pour l’instant, cette option reste à la marge, et la seule solution reste de sortir des énergies fossiles. 

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100 - Éric Dupond-Moretti, relaxé ou condamné ?

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100 - Faut-il réduire les indemnités chômage ? - 28 novembre 2023

<p>Nos invités :</p> <ul> <li>Élie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS</li> <li>Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Échos</li> <li>Bernard Vivier, directeur de l’Institut Supérieur du Travail, spécialiste du dialogue social</li> </ul> <p>Bruno Le Maire veut durcir davantage les règles du chômage en s’attaquant notamment aux plus de 55 ans. L’idée serait de réduire l’indemnisation des séniors à 18 mois. Une digue a-t-elle sauté ? Ce qui était encore tabou hier semble-t-il acceptable aujourd’hui ? Selon Élie Cohen, le gouvernement paraît vouloir faire feu de tout bois pour s’en prendre à tout ce qu’il perçoit comme des « incitations au non-travail qui contribuent au taux de chômage structurel anormalement élevé en France ». L’idée serait de s’attaquer, front après front, à un régime social qui serait trop favorable, et de laisser penser que le vrai ressort de la croissance serait de faire travailler plus les gens. Dominique Seux signale qu’actuellement, en France, il existe à la fois un taux de chômage élevé et une difficulté croissante à recruter. Une coexistence atypique qui explique peut-être que l’opinion publique juge rudement les chômeurs. Pour Bernard Vivier, nous assistons surtout à une nouvelle confiscation du dialogue social par la puissance administrative. Une chose est sûre : la perception du travail n'est pas la même qu'avant. Aujourd'hui, c'est tout un système, certes dysfonctionnel et ambigu, celui de la rupture conventionnelle, payé par les contribuables, qui est remis en cause. </p>

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100 - Israël - Hamas, la guerre peut-elle reprendre ? - 27 novembre 2023

<p>Invités :</p> <p>-  Bernard Guetta, journaliste député européen à Renew Europe, spécialiste en géopolitique</p> <p>-  Étienne Leenhardt, chef du service politique étrangère de France Télévisions</p> <p>-  Meriem Amellal, journaliste à France24, présentatrice d’Express Orient et du journal de l’Afrique</p> <p>14 Israéliens et trois Thaïlandais détenus par le Hamas depuis le 7 octobre dernier ont été libérés ce dimanche 26 novembre, en échange de 39 prisonniers palestiniens. Les otages ont été admis dans un hôpital israélien. Au quatrième jour de la trêve conclue entre le Hamas et l'État hébreu, c'est au total cinquante-huit otages qui ont été libérés, parmi lesquels quarante israéliens, pour certains binationaux.</p> <p>La trêve doit prendre fin ce lundi 27 novembre au soir, après la libération de 11 nouveaux otages. Et ensuite, que va-t-il se passer ? Cette nuit, dans un communiqué, le Hamas a fait savoir qu’il cherche à prolonger la trêve au-delà de ces quatre jours, dans le but, dit-il, d’augmenter le nombre de prisonniers libérés. La France et les États-Unis espèrent que celle-ci durera. Plus de 200 otages seraient encore détenus. Pour Meriem Amellal, « il se peut que cette trêve soit prolongée et que les deux partis semblent favorables à la prolongation de la trêve. Mais on sait très bien qu’Israël aimerait reprendre la guerre le plus vite possible ». Joe Biden et les États-Unis auraient un poids colossal dans cette décision selon Bernard Guetta, journaliste et eurodéputé, « mais pas forcément décisif ».</p> <p>La trêve de ces quatre jours a permis à la population palestinienne de souffler un peu, mais cela va-t-il durer ? Rien n’est moins sûr.  </p>

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100 - trêve, otages… une journée sous haute tension - 24 novembre 2023

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250 - Pays-Bas, vers une sortie de l'Union Européenne ? - 23 novembre 2023

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Pascal Boniface, géopolitologue, directeur de l’Institut des Relations Internationales et stratégiques (IRIS)</li> <li>Francois Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne  </li> <li>Alain Franco, correspondant de la Radio-Télévision Suisse aux Pays-Bas</li> </ul> <p>Tremblement de terre aux Pays-Bas, où les électeurs ont mis en tête le parti d’extrême droite de Geert Wilders, qui a obtenu 37 sièges sur 150. Bien que ce ne soit sans doute pas la raison première qui a poussé ses électeurs à voter pour lui, l’homme a promis un référendum sur une sortie de l’Europe. Après le Royaume-Uni et son Brexit, pourrait-on voir le territoire du Nord faire un Nexit ? Pour Alain Franco, l’élection de  celui qui a fait de la lutte contre l’Islam un des grands thèmes de ses campagnes n’est pas vraiment une surprise, dans le sens où les voix pour le candidat augmentaient depuis quelques semaines, la Cheffe du parti libéral ayant ouvert la porte à une collaboration. Plus surprenante en revanche est l’ampleur de cette victoire, qui aura, indéniablement, des conséquences au niveau Européen. Ce possible départ de l’UE est d’autant plus inquiétant que les Pays-Bas sont l’un de ses pays fondateurs, et qu’il n’est pas le seul à connaître des poussées anti-européennes ou eurosceptiques, la Finlande faisant par exemple également face à ce rejet. L'espace Schengen, avec notamment sa libre circulation des travailleurs, n’a jamais autant été en péril. </p>

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100 - Israël-Hamas - Libération des otages imminente ? - 21 novembre 2023

<p>Nos invités : </p> <ul> <li>Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’école de guerre</li> <li>Marc Semo, journaliste, spécialiste des questions internationales </li> <li>Yves Bourdillon, journaliste au service International des Échos, en charge du Proche et du Moyen-Orient</li> </ul> <p>240 personnes, dont 8 français, seraient toujours aux mains du Hamas. Leur libération est-elle imminente ? Ce lundi 19 novembre, le président Joe Biden a déclaré « croire » qu’un accord pour libérer les otages était proche. De même, le Hamas déclare qu’un accord de trêve est sur le point d’être conclu. De nombreux signaux incitent à l’optimisme. Du côté d’Israël comme du côté du Hamas, on affirme que les négociations avancent. Il faut cependant rester prudent. « Tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout, il n’y a d’accord sur rien », rappelle Yves Bourdillon. Le profil des otages à libérer est un enjeu. Marc Sémo précise que l’on parle de mineurs et de femmes côté Israélien comme côté Palestinien. La question des otages binationaux entre aussi en jeu. Et celle du regroupement familial fait débat. Les Israéliens souhaitent que les familles entières retenues soient libérées, tandis que le Hamas ne souhaite pas libérer les hommes. Cependant, les deux partis ont intérêt à libérer leurs otages, ce qui est un facteur d’optimisme. Cette négociation théorique est-elle la preuve que le Hamas a besoin d’une trêve ? En tout cas, selon le général Vincent Desportes, il existe peut-être un pari de la part du mouvement islamiste et nationaliste palestinien, qui fait face à la pression internationale et intérieure et considèrera peut-être qu’il est le moment de cesser. </p>

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100 - Sénateur, drogue et soumission chimique - 20 novembre 2023

Nos invités :  Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société  Jean-Pierre Couteron, addictologue et président de l’association Oppelia Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste des questions de sécurité  Histoire surréaliste que celle de ce sénateur qui a drogué une collègue députée lors d’un dîner privé. Le père conscrit plaide l’erreur de manipulation. Il lui aurait servi, dit-il, une coupe de champagne dans laquelle il avait malencontreusement vidé un sachet d’ecstasy. Joël Guerriau, sénateur de Loire-Atlantique et adhérant au parti Horizons, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire avec obligation de suivre des soins pour administration d’une substance afin de commettre un viol ou une agression sexuelle. Accusé d’avoir drogué à son insu son homologue Sandrine Josso lors d’un dîner mondain chez lui, cette affaire rocambolesque fait trembler la majorité présidentielle. Acculé de toute part, il nie en bloc les faits qui lui sont reprochés comme le confirme son avocat : « Mon client se battra pour démontrer qu’il n’a jamais voulu administrer à sa collègue de travail et amie de longue date une substance pour abuser d’elle » clame-t-il. Le sénateur ligérien a été suspendu de son groupe au Sénat « Les Indépendants » et du parti Horizons. Une décision prise à l’unanimité affirme Arnaud Péricard. Le conseiller départemental des Yvelines et membre du groupe Horizons a d’ailleurs ajouté qu’une sanction disciplinaire a été enclenchée conformément à l’article 16 de leurs statuts pouvant conduire à l’exclusion définitive. La maire de Nantes, Johanna Rolland, a quant à elle affiché son soutien à la victime sur le réseau social X et demande une peine exemplaire : « Tour mon soutien à Sandrine Josso. Les faits rapportés sont effroyables et d’une extrême gravité. La justice doit désormais faire son travail. Joël Guerriau doit en tirer toutes les conséquences ». Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. Joël Guerriau, testé positif à de nombreuses drogues, encourt cinq ans d’emprisonnement et jusqu’à 75 000 euros d’amende. Que sait-on de cette affaire qui aurait pu se solder par l’agression présumée d’une jeune femme ? Retour sur une séquence qui mêle drogue et soumission chimique.

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100 - Inondations, désolation… et cambriolage ! - 17 novembre 2023

<p> Nos invités : </p> <ul> <li>Charlène Descollonges, hydrologue </li> <li>Stéphanie Durafour, porte-parole d’<a href="http://assurland.com/" rel="nofollow">assurland.com</a></li> <li>Audrey Goutard, journaliste spécialiste des questions de société </li> </ul> <p>Dans le Pas-de-Calais, c’est le découragement : la pluie est de nouveau attendue alors qu’elle n’a même pas eu le temps de s’évacuer, des habitants ne peuvent toujours pas rentrer chez eux… Il faudra attendre quelques semaines d’observation pour savoir si l’on peut l’attribuer clairement ces phénomènes au dérèglement climatique, même si, rappelle Charlène Descollonges, on sait déjà, d’après les derniers rapports du GIEC, qu’ils seront désormais plus fréquents et plus intenses à chaque degré de réchauffement supplémentaire. Comble du malheur, les sinistrés craignent désormais en prime d’être cambriolés. C’est souvent malheureusement le cas quand il y a des évacuations de zones habitées. Résultat, police, vigiles ou sinistrés se mobilisent pour faire fuir les malfaiteurs. Stéphanie Durafour précise également que certaines assureurs peuvent prendre en charge des frais de gardiennage. Car après les inondations vient en effet le temps des assurances. Comme le sollicitait Xavier Bertrand dans les 4 vérités, une avance va-t-elle être débloquée dans les prochains jours pour les sinistrés ? Des experts de toute la France vont-ils être déployés ? Des mesures pas simples à mettre en place, selon la porte parole d’Assurland, qui précise qu’il existe en tout cas à l’heure actuelle « beaucoup d’urgence sur la question du relogement ». </p>

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100 - Après l’Ukraine et Gaza, faut-il redouter un conflit à Taïwan ? - 16 novembre 2023

Nos invités :  Valérie Niquet, spécialiste Asie à la fondation pour la recherche stratégique Sylvie Matelly, éditorialiste et directrice de l’Institut Jacques Delors Pierre-Antoine Donnet, spécialiste de l’Asie, ancien correspondant de l’AFP en Chine Éviter que la rivalité ne dégénère en conflit, tel est l’objectif affiché de la rencontre entre Joe Biden et Xi Jinping. Les deux superpuissances ont dialogué hier, mercredi 15 octobre, à San Francisco. Une entretenue qui montre à quel point la Chine est habile, juge Valérie Niquet. En donnant l’impression qu’un conflit peut éclater à tout moment à Taïwan, Xi Jinping montre ainsi à la fois son importance, le fait qu’il puisse faire pression, et met aussi en avant ses intentions. « Ce qu’il veut, c’est un retour à la division du monde entre deux grandes puissances, les États-Unis et la Chine », analyse la spécialiste. Cette rivalité n’est pas neuve. Comme le rappelle Sylvie Matelly, le territoire d’Asie de l’Est a depuis longtemps eu l’ambition de devenir la première puissance économique au monde. Une ambition qui tend aujourd’hui à être contrariée par les faits, puisque l’économie américaine se porte mieux que jamais, avec une croissance rapide et supérieure à celle de la Chine.  Après l’Ukraine et Gaza, faut-il redouter un conflit à Taïwan ? Ce que remarque en tout cas Pierre-Antoine Donnet, « c’est que le ton a profondément changé » depuis le G20 de Bali, l’année dernière, où la Chine était nettement plus agressive et n’avait que des griefs à énoncer contre les États-Unis, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. En tout cas, même si au Moyen-Orient, les tensions sont actuellement très fortes, il n’y a pas encore de « flammes », et Xi Jinping souhaite avant tout se montrer comme un être responsable et qui désire la paix. 

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100 - Inflation, immobilier… Quand les salaires ne suivent plus

Nos invités :  Sandra Hoibian, directrice générale de CREDOC et sociologue  Flavien Neuvy, économiste et directeur de l’Observatoire Cetelem  Étienne Lefebvre, rédacteur en chef des services France et International aux Échos  L’info s’éclaire aborde aujourd’hui le sujet de l’inflation. Selon les chiffres de l’Insee, le pouvoir d’achat des salariés du privé a reculé de 1% l’an dernier. Du jamais vu depuis un quart de siècle. Se nourrir ou se déplacer pèse de plus en plus dans le budget des ménages. Cette perte de pouvoir d’achat entraîne des changements de consommation chez les français, qui peuvent se tourner par exemple vers des produits à plus petit prix de marques distributeur, se détourner du bio, ou, dans le cas des ménages les plus modestes, renoncer complètement à certains achats. Des changements qui sont perçus par les concernés à la fois comme un déclassement et une forme d’économie, indique Sandra Hoibian. Mais tandis que le sentiment de restriction financière est au plus haut, l’impression d’avoir perdu en niveau de vie est tout de même celle qui prédomine. Et bien que tous les prix aient augmenté, de l’énergie au carburant, les français placent en premier l’alimentation dans celui qui les accable le plus. Les ménages modestes sont bien sûr beaucoup plus impactés par cette hausse. Ils ont l’impression que leur marge de manœuvre se restreint de plus en plus, explique Flavien Neuvy. En attendant que l’inflation ne se tasse, tout l’enjeu du dialogue de Bercy sera de trouver de faire en sorte de retrouver de la croissance, avance Étienne Lefebvre. Et, ajoute Flavien Neuvy, dans le contexte actuel, il s’agira aussi de prendre en compte les enjeux de transition écologique, autre facteur inflationniste.  

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100 - Israël-Hamas, les hôpitaux au cœur du combat - 14 novembre 2023

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Alban Mikoczy, grand reporter à France Télévisions </li> <li>Antoine Basbous, politologue et directeur de l’observatoire des pays arabes </li> <li>Guillaume Ancel, ancien officier et écrivain français </li> </ul> <p><br></p> <p>Le Hamas a-t-il perdu le contrôle à Gaza ? C’est du moins ce qu’affirme Israël, et ce alors que les combats continuent de faire rage notamment autour de l’hôpital Al Shifa que Joe Biden appelle à protéger. En effet, le président américain demande à Tsahal de mener « des actions moins intrusives » aux abords de cet établissement. L’armée israélienne assure que les hommes du Hamas se dissimulent dans les sous-sols de l’hôpital. Un scénario catastrophe qui prédit une issue tragique alors que le conflit ne cesse de s’intensifier depuis l’attaque terroriste du 7 octobre 2023. Le complexe hospitalier d’Al Shifa se retrouve donc au cœur des combats. Depuis vendredi, des milliers de Palestiniens qui y avaient trouvé refuge et sont aujourd'hui cernés par l’armée israélienne. </p> <p>Quelques images effroyables font état de la cette situation innommable au Proche-Orient où l’on peut voir des corps sans vie entassés sous des couvertures dans la cour de l’hôpital alors que la morgue est débordée et croule sous les cadavres. Les médecins qui ont accepté de rester sur place décrivent des conditions catastrophiques pour les 645 blessés, condamnés à devoir survivre sans eau ni électricité. « La situation est très grave, c’est inhumain. Des gens vont mourir dans quelques heures, faute de respirateurs artificiels qui fonctionnent » confie un chirurgien cité par Médecins sans frontières. Selon le personnel hospitalier déployé sur place, une trentaine de patients seraient déjà morts faute de soins et ont transmis une terrible photo de bébés nés prématurés en danger de mort car privés de couveuses. L’hôpital est un enjeu majeur pour l’armée israélienne qui affirme que les sous-sols abritent les généraux du Hamas. Elle précise même leur localisation : à côté de la morgue, du service de dialyse ou de la maternité entre autres. « Notre but est de démanteler toutes les infrastructures militaires du Hamas » explique l’un des soldats de guerre. Ce lundi 13 novembre, le Figaro décrivait avec beaucoup de précision la situation dans laquelle se trouve cet hôpital, « la cible de tirs directs ». Pour l’heure, « impossible de ramasser les cadavres qui pourrissent dans la cour » écrit ce média qui ajoute que « sans électricité, sans eau, sans soins, les plaies s’infectent et grouillent de vers ». Le point sur les conditions stupéfiantes de l’hôpital Al Shifa par temps de guerre avec nos invités.</p>

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100 - Marche contre l’antisémitisme, les Français au rendez-vous - 23 novembre 2023

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Nicolas Prissette, éditorialiste à La Tribune Dimanche </li> <li>Guillaume Daret, éditorialiste politique </li> <li>Gaël Sliman, président et co-fondateur de l’institut Odexa </li> </ul> <p><br></p> <p>180 000 Français ont répondu présents à l’appel d’Olivier Faure et ont marché dans les rues des grandes villes de France contre l’antisémitisme. Malgré de vives polémiques, l’initiative citoyenne instiguée par le chef du Parti Socialiste a rencontré un franc succès. Mais une question continue de diviser la classe politique concernant la participation d’un certain groupe d’extrême-droite. En effet, le Rassemblement National a défilé, ce qui n’a pas manqué de provoquer des réactions à gauche de l’échiquier politique. Certaines personnalités à l’instar de Jean-Luc Mélenchon ou Sandrine Rousseau dénoncent une manœuvre stratégique du RN pour blanchir leur rang. Le chef de file de La France Insoumise au même titre qu’Emmanuel Macron se sont abstenus et ont décliné sans ménagement l’invitation d’Olivier Faure. À l’inverse, certains membres de la majorité comme la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, ont félicité la forte mobilisation qui a donné « une belle image de la France », à l’heure ou les invectives et les actes antisémites nous rappellent les pires heures de l’Histoire. Unis derrière la banderole « Pour la République, contre l’antisémitisme », les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale ont mené cette grande marche en tête de cortège. À leurs côtés, des membres du gouvernement tels que la Première ministre, Élisabeth Borne, dont le père de confession juive a été déporté pendant la Seconde Guerre mondiale. En première ligne, les divergences politiques sont mises de côté. Les anciens chefs d’État que sont Nicolas Sarkozy et François Hollande ont donné l'exemple. </p> <p>Plus loin dans le cortège, la présence du RN a profondément choqué et a chauffé les esprits. Marine Le Pen a d’ailleurs été violemment prise à partie par des membres du collectif Golem, composé de jeunes juifs de gauche. Ils lui reprochent entre autres les propos antisémites de son parti et l’héritage de Jean-Marie Le Pen, condamné par la justice pour avoir tenu des propos négationnistes. « Nous sommes exactement là où nous devons être » affirme la présidente du RN à l’Assemblée nationale. Cette dernière appelle à l’unité et demande une trêve pour lutter ensemble contre l’antisémitisme qui a visiblement augmenté depuis le conflit au Proche-Orient. Le PS, les Verts et le Parti Communiste ont décidé de participer à la manifestation, derrière un cordon républicain, loin du Rassemblement National. Les membres de La France Insoumise ont suivi les consignes de leur mentor et n’ont pas donné suite. Ils ont néanmoins rendu un hommage devant le monument de la rafle du Vélodrome d’Hiver ce lundi 13 novembre 2023. Un rendez-vous perturbé par des manifestants. Emmanuel Macron a-t-il commis une erreur stratégique en ne se rendant pas au point de ralliement ? Bilan d’une manifestation XXL au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité avec nos invités .</p>

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100 - Inondations, faut-il quitter le bord de mer ?

Nos invités :  Nicolas Chateauneuf, journaliste sciences et environnement  Françoise Vimeux, climatologue, directrice de recherches à l’Institut de recherches pour le développement Stéphanie Duraffoud, porte-parole d’Assurland.com Les habitants du Pas-de-Calais sont anéantis après des inondations à répétition. Voilà plusieurs jours qu’ils tentent de vaincre une eau qui s’infiltre partout. À leurs côtés, des agents municipaux, des élus et des voisins sont présents. Mais malgré la solidarité, un sentiment d’impuissance s’élève face à la montée des eaux. Comment ce phénomène peut-il avoir lieu ? Une tempête entraîne une humidité et se « recharge » à mesure qu’elle s’approche des océans et côtoie un climat très humide, explique Françoise Vimeux. Depuis une vingtaine d’années, l’eau a énormément progressé dans certaines régions. Ces inondations, rappelle Stéphanie Duraffoud, sont aussi un drame dans la mesure où elles touchent à « l’intime des personnes touchées. » Mobilier, photos, objets personnels… Rien n’est épargné, et à cela s’ajoute le stress des démarches à enclencher auprès des assureurs. L’état de catastrophe naturelle devrait être déclaré sur les zones touchées, et, à titre de maigres réjouissances, les habitants concernés pourront au moins bénéficier d’un régime qui permettra, entres autres, d’accélérer les indemnisations. Maintenant, reste à estimer le montant des dommages. Sauf que les Français n’ont pas la « culture du risque », complète Françoise Vimeux, et la plupart n’avait pas imaginé qu’ils pouvaient subir ce genre de sinistres. « La culture du risque, en fonction du territoire dans lequel on vit, est quelque chose qu’il va falloir apprendre, et sur lequel il faudra se renseigner », et ce en vérifiant notamment si les cours d’eau à côté desquels se situent les habitations ne comportent pas un danger, prévient la climatologue. Un point positif ? Les nappes phréatiques sont tout doucement en train de se remplir de façon utile et efficace, elles qui étaient à plus de 70% à des niveaux bas, voire très bas. 

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100 - Urgence humanitaire à Gaza, Israël sous pression

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100 - Israël, l’impossible éradication du Hamas ? - 7 novembre

<ul> <li>Agnès Levallois, vice-présidente de l’IREMO (Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient)</li> <li>Pascal Boniface, politologue, directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques</li> <li>Yves Bourdillon, journaliste au service International des Échos, en charge du Proche et du Moyen-Orient</li> </ul> <p>Un mois jour pour jour après l’attaque terroriste du Hamas, l’armée Israélienne continue d’avancer pas-à-pas dans le Nord de Gaza. L’objectif ? Éliminer les combattants du Hamas. Selon Yves Bourdillon, une stratégie dite de cisaille est actuellement employée. Elle consiste à encercler progressivement et à coups d’incursions la zone, afin de disperser les troupes du Hamas. Pour les tunnels (il en existe actuellement 500 km sous Gaza), il suffit de les neutraliser ou d’y mettre des explosifs, ce qu’ils « font assez méthodiquement », toutefois avec une grande difficulté, puisque le tout se trouve en zone urbaine, ce qui oblige à prendre le risque de tuer un grand nombre de civils.</p> <p>Dans cette guerre asymétrique, des lance-roquettes  ont été découverts cachés dans des camps scouts, à Gaza. Israël assume aujourd’hui le risque d’aller chercher les combattants là où ils sont, mais la vraie question, juge Agnès Levallois, est aujourd’hui celle de la proportionnalité de la riposte. Cette question, posée dans tous les cas de guerre, se présente ici de plus en plus à la vue du nombre de morts, plus de 10 000 maintenant dans la bande de Gaza. Sur le plan purement technique, Israël peut-elle éradiquer toutes les installations du Hamas ? Pascal Boniface avance en tout cas qu’une destruction des infrastructures est prévue, « à un coût qui va renforcer le Hamas par la suite. » Le prix à payer ? D’autant plus de haine. </p>

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100 - Loi immigration, Israël-Hamas… Les partis fracturés ? - 06 novembre 2023

Nos invités :  Jean Garrigues, historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique  Gilles Bornstein, éditorialiste politique  Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa C’est le jour J pour la position de projet de loi sur l’immigration qui sera soumis au Sénat. La droite votera-t-elle la loi immigration pondue par le gouvernement ? Nombre de Républicains dénoncent l’article 3 qui permet de régulariser la situation des travailleurs sans papier dans les métiers en tension. C’est autour de lui que se joue ce projet de loi épineux. Celui-ci instaure un titre de séjour pour les étrangers exerçant un métier en pénurie de salariés. Pour le camp LR, pas question de voter le texte si cette mesure y figure. Pour Éric Ciotti, président du groupe et député des Alpes-Maritimes, c’est tout simplement un « appel d’air à l’immigration illégale ». Au sein de la majorité, l’aile gauche maintient la pression sur Gérald Darmanin et se dit confiante. Quel texte sortira du Sénat le 14 novembre prochain ? Avec ou sans l’article 3 qui cristallise la classe politique, un casse-tête pour le gouvernement qui devrait encore affronter un passage à l’Assemblée  nationale. Selon un sondage mené par Odoxa, 78% sont favorables à la loi immigration. Un score assez unanime qui illustre le regard que portent les Français sur ce sujet sensible.  Autre sujet de discorde qui divise les familles politiques ? La guerre que mène Israël dans la bande de Gaza depuis quelques semaines. Pour endiguer la montée de l’antisémitisme qui découle du conflit au Proche-Orient, Olivier Faure, président du Parti Socialiste a invité tous les partis politiques à participer à une grande manifestation. Et les propos de Jean-Luc Mélenchon qui s’inscrit en faux n’ont pas tardé à faire monter les tensions au sein de la gauche, y compris au sein même de son parti. Depuis quelques jours, le chef de fil des Insoumis est la bête noire d’une partie de cet échiquier politique. Mais pour ses fidèles lieutenants, hors de question de polémiquer sur leur leader, à l’instar de Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, qui a renouvelé ses vœux envers son mentor. Avec ses prises de position clivantes y compris dans son propre camp, le fondateur de LFI jusqu’ici incontesté, semble être devenu un facteur de division jusqu’au risque de l’implosion. Raquel Garrido n’est pas la seule à avoir pris ses distances avec la direction du parti. D’autres comme Clémentine Autain et François Ruffin commencent eux aussi à imaginer tout bas, un avenir sans Mélenchon… Retour sur ces sujets qui fracturent les politiques avec nos invités.

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100 - Avis de tempête au gouvernement - 03 novembre 2023

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100 - Ce matin, tempête Ciaran, premier bilan - 02 novembre 2023

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100 - Des tempêtes imprévisibles ? - 01 novembre 2023

<p><u><strong>Nos invités</strong></u> : </p> <ul> <li>Laurent Romejko, journaliste, présentateur et rédacteur en chef de l’émission « Météo à la carte » </li> <li>Gaël Musquet, météorologue, spécialiste de la prévention des catastrophes naturelles </li> <li>Chloé Nabédian, journaliste climat à TV5 Monde, présentatrice de l’émission « À la vie, à la terre »  </li> </ul> <p><br></p> <p>Elle suscite clairement l’inquiétude… On parle bien de la tempête qui s’approche du nord-ouest de la France. Une vaste dépression baptisée Ciaran par les services Météo ce week-end. Trois départements ont été placés en vigilance rouge ce mercredi 1er novembre. Cette perturbation atmosphérique qui s’annonce particulièrement violente préoccupe sérieusement les experts et à même influencé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a repoussé son déplacement à Mayotte pour coordonner les services de l’État et notamment la sécurité civile. À quoi s’attendre ? Prévu depuis quelques jours, le phénomène se forme très distinctement malgré de petites imprécisions satellites. Il devrait être accompagné de vents atteignant 150 km/h en rafale et des vagues de 8 à 10 mètres sur les côtes bretonnes et normandes. Des prévisions qui rappellent les dégâts provoqués par la tempête Alex en 2020. À partir de mercredi soir, Ciaran va frapper le nord-ouest de la France avec une menace de forts coups de vents voire de violentes tempêtes dues au Jet Stream, un courant de dépression avec des vents d’altitude allant jusqu’à 350 km/h. C’est la la répercussion de deux masses d’air, un air chaud venant des tropiques et un air froid arrivant du pôle. Les incertitudes demeurent encore sur son intensité et sa trajectoire exacte. En effet, on ne peut pas totalement exclure qu’elle se dévie un peu plus sur le nord épargnant ainsi le bassin parisien. Les prévisionnistes alertent sur le risque de chutes d’arbres comme lors de la tempête de 1999. Comment expliquer ce phénomène hors-norme ? La réponse avec nos invités.</p>

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100 - Israël-Hamas, un conflit parti pour durer - 31 octobre 2023

<p>  Invités :</p> <ul> <li> Bertrand Badie, professeur émérite à Science Po, spécialiste des relations internationales </li> <li> Maryse Burgot, grand reporter à France Télévisions</li> <li>Antoine Mariotti, journaliste à France 24, ancien correspondant de Jérusalem</li> </ul> <p>Lundi 30 octobre 2023, pour la première fois, les chars Israéliens seraient arrivés au nord de la ville de Gaza. Ils progressent dans un lieu non précisé. Le but ? Combattre et harceler les miliciens au cœur de la ville et isoler le nord, pour couper le ravitaillement des armes. Cette tactique va-t-elle fonctionner ? L’offensive de l’Israël donne à Bertrand Badie l’impression d’un « certain flou ». Passe-t-on à une évolution de la conjecture, ou existe-t-il un décalage par rapport à l’idée initiale ? Maryse Burgot considère en tout cas que si Israël est passé dans une phase de « petite » incursion, ces opérations demeurent parcellaires et ciblées, car pensées pour préserver la vie des Israéliens. « C’est impossible d’éradiquer le Hamas, et pourtant, le gouvernement Israélien s’enfonce dans ce piège », rebondit Anthony Mariotti, citant l’exemple de Benjamin Netanyahu, qui a affirmé lundi 30 octobre qu’il n’y aurait pas de cessez-le-feu tant que les otages ne seraient pas libérés. Or, exemples d’autre pays à l’appui, on connaît la difficulté de libérer des otages. </p> <p>Après avoir été sur place pendant plus de trois semaines, la grande reporter à France Télévisions se dit marquée par « notre basculement à nous », et par la barbarie des images qui ont été montrées à elle et aux autres journalistes présents sur place. « C’est insoutenable, c’est la sidération ». L’autre difficulté qui se présente est de donner à voir ce qui se passe à Gaza avec objectivité, sachant que les journalistes ne peuvent pas entrer dans la zone. Quelle place occupent les États-Unis dans ce conflit ? Ils sont en tout cas « le grand perdant » en matière d’intervention extérieure, juge Bertrand Badie. Et après ? Il n’y a pas de réflexion sur l’avenir, « c’est comme si on avançait aveuglement, avec la soif de revanche, et c’est peut-être ça le plus inquiétant », alerte Maryse Burgot.  </p>

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100 - Émeutes, une réponse à la hauteur - 27 octobre 2023

Invités :  Driss Ettazaoui, vice-président de l’association des maires Villes et Banlieues Emilie Zapalski, experte en communication politique, fondatrice de l’agence Emilie Conseil  Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion pour l’institut de sondages Ipsos  Mathieu Zagrodzki, chercheur au CESDIP, spécialiste des questions de sécurité  Quatre mois après les émeutes qui ont embrasé la France, en juillet dernier, suite à la mort de Nahel, tué par un policier après un refus d’obtempérer, la Première ministre a annoncé, jeudi 26 octobre, à La Sorbonne une première salve de mesures régalienne visant à rétablir l’ordre. Parmi les annonces phares ? Un fond de 100 millions d’euros pour la reconstruction, la multiplication par cinq des amendes pour non-respect du couvre-feu pour les mineurs mais aussi l’encadrement des délinquants par des militaires et le renforcement de la police municipale. « Il y a des mesures qui nous interpellent. Nous nous posons notamment la question des moyens, de la faisabilité, notamment sur celle des forces d’actions républicaines », réagit Driss Ettazaoui. « Certaines mesures vont dans le bon sens, sur d’autres nous sommes un peu plus réservés ».  Elisabeth Borne doit faire de nouvelles annonces, ce vendredi 27 octobre. Elles seront notamment axées sur le volet social. « Le message est clair. Le gouvernement n’a pas voulu mixer les mesures régaliennes avec les mesures sociales pour ne pas brouiller le message sécuritaire qui s’adresse en majorité à un électorat de droite. Tout laisse à penser que nous allons assister dans les mois qui suivent à une surenchère sécuritaire », commente Stéphane Zumsteeg. 

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100 - Netanyahou, l’heure des comptes - 26 octobre 2023

Invités :  Claude Guibal, grand reporter à Radio France, spécialiste du Proche-Orient  Gauthier Rybinski, éditorialiste international à France 24 François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne Vingt jours après l’attaque meurtrière du Hamas contre des civils israéliens, l’État hébreu poursuit sa riposte cinglante. Mais alors que l’armée israélienne prépare son offensive terrestre dans la bande Gaza, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, de plus en plus critiqué, a reconnu, pour la première fois, mercredi 25 octobre, qu'il devra lui aussi « rendre des comptes » sur les « défaillances » sécuritaires. « Mais tout ça se déroule après la guerre », a-t-il déclaré. « C’est très compliqué pour Benjamin Netanyahou d’avoir une position claire. Il est extrêmement critiqué pour son manque d’anticipation. Pour l'instant, il y a l’union sacrée derrière lui. L’invasion terrestre massive est retenue du bras par un certain nombre de pays, notamment les États-Unis qui jouent la montre. Benjamin Netanyahou est par ailleurs sous pression de sa propre armée qui lui dit qu’elle est prête. Il y a des dissensions politiques. Il est dans une situation de plus en plus compliquée », explique Claude Guibal. Benjamin Netanyahou compte aller jusqu’au bout de cette offensive terrestre. Ce jeudi 26 octobre, la radio publique israélienne a diffusé une première incursion armée de chars et bulldozers israéliens dans la bande de Gaza. Dans l’opinion israélienne aussi, la population demande des comptes à Benjamin Netanyahou. Pour l’heure, il travaille au sein d’un cabinet d’unité nationale, créé après les attaques du 7 octobre, notamment composé avec les oppositions. « Dans ce gouvernement, il est précisé très clairement que seules les questions en rapport avec Gaza seront traîtées », explique Gauthier Rybinski. Au-delà de cette guerre, et alors que 200 personnes sont encore prises en otage, l’avenir politique de Benjamin Netanyahou est plus que jamais incertain. 

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100 - Macron au Proche-Orient, l’impossible coalition ? - 25 octobre 2023

<p>Invités : </p> <p>Philippe Gélie, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, éditorialiste international </p> <p>Sara Daniel, grand reporter à l’Obs, spécialiste du Moyen-Orient</p> <p>Jean Paul Chagnollaud, professeur, président de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée / Moyen Orient (iReMMO) </p> <p>Après une étape à Jérusalem et à Ramallah, où il s’est entretenu avec le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, puis le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, Emmanuel Macron poursuit sa tournée au Proche-Orient. Ce mercredi 25 octobre, le chef de l’État se rend à Amman, en Jordanie, pour rencontrer le roi de Jordanie, Abdallah II, afin de défendre sa proposition de mobiliser la coalition internationale pour « lutter contre le Hamas ». Un projet qui suscite beaucoup d’interrogations. Dans la foulée, le président français pourrait également rencontrer d'autres dirigeants de la région, notamment le président égyptien al-Sissi. « C’est utile de parler à tous les partis. C’est un rendez-vous que n’a pas pu avoir le président américain, Joe Biden. Même si les discussions ne débouchent pas sur des accords très tangibles. (…) C’est un prérequis de la diplomatie française de parler à tous les partis », souligne Philippe Gélie. </p> <p>Emmanuel Macron espère ouvrir une solution à deux États. En pleine crise internationale, que peut-il attendre de cette visite ? « Sans l’Égypte et sans la Jordanie, on ne peut pas envisager de solution politique », explique Sara Daniel. De par sa place géostratégique et ses relations diplomatiques, le roi Abdallah II a un rôle majeur dans l’établissement de la paix dans la région. « La Jordanie a fait la paix avec Israël depuis 1994. Le roi est directement impliqué car il est gardien des lieux saints. Il a un rôle majeur car il a des canaux avec tout le monde, et notamment le Hamas. Il est un acteur incontournable et précieux », explique Jean Paul Chagnollaud. </p>

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100 - Emmanuel Macron en Israël, une visite périlleuse

Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique à France Info  Frédéric Charillon, professeur de sciences-politiques à l’Université Paris cité et l’ESEC, spécialiste des relations internationales Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’école de guerre, professeur de stratégie à Science-Po Emmanuel Macron est donc en Israël alors que les bombardements s’intensifient sur Gaza en vue d’une opération terrestre. S’agit-il d’une visite périlleuse ? Une large part de l’émission est aujourd’hui consacrée à ce déplacement du Chef de l’État qui a un peu tardé. Alix Bouilhaguet s’interroge. À l’Élysée, on disait attendre que ce voyage soit utile. Mais qu’est-il entendu par utile ? Attendait-on de voir des avancées sur le dossier des otages pour partir ? Est-on en capacité de limiter l’escalade ? S’agissant du processus de paix, la position de la France a peu varié. Elle prétend inciter à une « paix future » et encourager à la création de deux États, un Israélien et un Palestinien. « Cette visite ne pouvait pas ne pas se faire », juge Vincent Desporte. Par rapport au président des États-Unis Joe Bidden, Emmanuel Macron prévoit d’aller voir Mahmoud Abbas, peut-être le roi de Jordanie, peut-être le président égyptien, ce qui prouve qu’il a une volonté de « parler à tout le monde ». La France pèse-t-elle dans ces échanges ? « Non », infirme Frédéric Charillon, « mais personne ne pèse tout seul dans cet affaire », et ce qui est important sera donc aussi et surtout « le coup d’après ». Si une opération terrestre a lieu de la part d’Israël, sera-t-elle soutenue par la France ? Alix Bouilhaguet réfute en tout cas l’idée que ce soutien français soit inconditionnel. Pour garder l’approbation du pays des droits de l’homme, l’opération ne devra pas se dérouler en dépit du droit international. Par ailleurs, selon le général Vincent Desportes, la France se trouve dans un piège déjà débuté lors du commencement de la guerre en Ukraine : celui de la séparation entre les anciennes puissances dominantes.  Quels seront les critères pour juger de l’échec ou du succès du déplacement du président de la République ? Certaines politiques publiques sont faciles à évaluer grâce à des statistiques. « En politique étrangère, c’est plus difficile », juge Frédéric Charillon. Le discours d’Emmanuel Macron va-t-il être noté, va-t-il faire date, va-t-il avoir un impact ? Ce sont ces genres de réactions qui permettront notamment d’en dire plus.  

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100 - Israël-Gaza, une semaine décisive

 Invités :  Antoine Basbous, politologue, directeur de l’observatoire des pays arabes Anthony Bellanger, éditorialiste, spécialiste des questions internationales  Yves Bourdillon, journaliste au service international des Échos, en charge du Proche et du Moyen-Orient L’information de la nuit est ce voyage d’Emmanuel Macron mardi 24 octobre à Gaza. Une visite extrêmement délicate. Selon Anthony Bellanger, quoique qu’elle soit évidemment utile, elle « semble être un échec par avance » au vu de sa survenue tardive après tout un tas de dirigeants hauts placés et du peu de voix de la France au Moyen-Orient. Yves Bourdillon ne voit pas non plus très bien ce que le président pourrait apporter de plus dans les négociations. La France ne bénéficie, en plus, d’aucun levier, notamment sur les otages. Pour Antoine Basbous, il faudrait compléter cette venue « par la recherche d’une solution ». Et Emmanuel Macron doit avoir un discours clair : « quand on s’émeut de tant de morts en Israël, il faut regarder ce qui se passe à Gaza. Il faut un dirigeant occidental courageux. » Une autre nouveauté survenue ce week-end est l’entrée d’une partie de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Un flux permanent va désormais être mis en place. Carburant, vivres, la solution ne serait-elle pas d’introduire un peu de réconfort dans le territoire longiligne ? Ce passage de l’aide, précise Anthony Bellanger demeure une goutte d’eau dans un océan de besoins gazaouis : il est de seulement 4%. D’autant que malgré les besoins, aucune entrée de carburant n’est justement prévue pour pouvoir alimenter les générateurs. Or, cette guerre va durer. Comment Israël gérera cette invasion sur le front ?    Signe d’espoir, deux otages américaines ont été libérées ce week-end grâce à la négociation du Qatar, et aussi de Joe Biden, qui possède des leviers politiques et économiques. Mais les autres otages encore gardés demeurent extrêmement nombreux. Qu’a demandé le Hamas pour libérer ces deux américano-israéliennes ? « Sans doute beaucoup d’argent », envisage Anthony Bellanger. Yves Bourdillon rappelle aussi que pour le moment, la libération des otages est de l’ordre de 1%, et que le rapport de négociation reste donc « terriblement » en faveur du Hamas. 

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100 - Israël-Gaza, chacun choisit son camp - 20 octobre 2023

<p>Invités : </p> <p>Anthony Bellanger, éditorialiste, spécialiste des questions internationales </p> <p>Meriem Amellal, journaliste à France 24</p> <p>Jean-Paul Chagnollaud, professeur, président de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée/Moyen-Orient (iReMMO)</p> <p>Le conflit au Proche Orient a des conséquences en France. Depuis le meurtre de Dominique Bernard à Arras, la France est passée en alerte « urgence attentat ». Le climat social est sous haute tension. Les congés scolaires débutent ce vendredi 20 octobre dans un climat très tendu. Les départs en vacances risquent d‘être fortement perturbés. Les alertes à la bombe se multiplient dans plusieurs gares et aéroports du territoire. Jeudi 19 octobre, des gares ont dû fermer en raison d’un colis suspect. 20 aéroports ont été évacués et près de 130 vols ont été annulés. La menace terroriste est dans toutes les têtes. « Depuis la rentrée, 299 fausses alertes à la bombe ont été adressées à des établissements scolaires », a déclaré, Gabriel Attal, le ministre de l’Éducation national, dans l’émission « L’Événement », sur France 2, jeudi 19 octobre. </p> <p>Dans ce contexte, Gérald Darmanin a provoqué la polémique, lundi soir, en accusant Karim Benzema d’avoir des liens avec les Frères musulmans, un groupe islamiste né en Égypte, après que le footballeur ait apporté son soutien aux habitants de Gaza dans un post publié sur X (ex Twitter). Dans la foulée, la sénatrice (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, a même demandé, mercredi 18 octobre 2023, la déchéance de nationalité de l'ex-attaquant des Bleus. Et depuis la situation s’emballe. « C’est des tensions absurdes. Il faudrait un peu de retenue. C’est très choquant. On n'a pas élu des sénateurs ou des députés pour qu’ils aient à ce point peu de maîtrise de leur propre réflexion », souligne Jean-Paul Chagnollaud. « L’émotion est telle que la vérité n’a plus beaucoup de sens. Les opinions sont faites. C’est dramatique pour notre pays », précise-t-il. </p>

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100 - Joe Biden en Israël, une visite à haut risque - 18 octobre 2023

<p>Invités : </p> <p>David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l’IRIS, rédacteur en chef de « Orients Stratégiques »</p> <p>Antoine Mariotti, journaliste à France 24, ancien correspondant à Jérusalem </p> <p>Jean-Christophe Ploquin, éditorialiste international pour La Croix </p> <p>Une visite à haut risque. Le président américain est attendu, ce mercredi 18 octobre à Tel Aviv, où il doit s’entretenir avec Benjamin Netanyahou. Il souhaite réaffirmer son soutien à Israël, tout en voulant négocier une aide humanitaire à Gaza. Cette visite de Joe Biden intervient dans un contexte très tendu, au lendemain d’une frappe sur un hôpital à Gaza qui a fait plus de 200 morts. Chacun se renvoie la responsabilité de ce massacre. Israël accuse le djihad islamique d’avoir tiré une roquette qui aurait explosé en vol. Ce que le djihad islamique réfute. « Il arrive au cœur du réacteur. C’est une visite très importante sur tout point de vue. Il paye de sa personne en venant. C’est un marqueur fort. Il y a une prise de risque politique mais aussi physique, à titre personnel », commente David Rigoulet-Roze. Quel est le véritable but de ce déplacement ? « Il y a un double message. Le premier c’est de rassurer Israël. Et puis c’est aussi un message destiné aussi aux ennemis d’Israël. Il y a une logique de dissuasion implicite conférée par ce déplacement, pour montrer qu’il prend cela très au sérieux », précise l’expert. </p> <p>Ce voyage intervient alors que la riposte de l'État hébreux est de plus en plus critiquée par la communauté internationale. Elle pourrait aussi retarder la potentielle « contre-offensive terrestre » dans la bande de Gaza, annoncée par le premier ministre israélien. « Depuis le départ, tout le monde redoute une offensive d’une ampleur presque démesurée. Le droit d’Israël de se défendre a d’emblée été affirmé par toutes les capitales occidentales. Mais ces dernières se sont dit également : ‘pourvu que ce ne soit pas dévastateur’ », explique Jean-Christophe Ploquin. </p>

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100 - Arras, Bruxelles… l’onde de choc

  Invités : Myriam Benraad, professeure en relations internationales à l’Université Schiller  Hadrien Brachet, journaliste à « Marianne », en charge des question d’éducation Gilles Bornstein, éditoraliste politique pour France Info Marc Semo, journaliste, spécialiste des questions internationales Après Arras, Bruxelles subit à son tour une attaque terroriste. Faut-il voir une onde de choc, une attaque qui s’est perpétuée dans la continuité de la première ? La réponse est positive. Selon Myriam Benraad, « il faut absolument réinscrire ces actes terroristes qui frappent la France et la Belgique dans un contexte géopolitique proche-Oriental en pleine implosion, avec l’agression préliminaire du Hamas du 7 octobre 2023, qui est inédite, en territoire Israélien et qui a fait des nombreux morts parmi les civils, suivie de la riposte Israélienne, elle-même vengeresse. […] On est dans une surenchère de la violence qui est indissociable des actes qui ont déjà frappé l’Europe » explique la spécialiste, précisant l’actuelle « hybridation des problématiques de djihadistes. »  Marc Semo subodore et pointe la responsabilité des plateformes qui gèrent les réseaux sociaux dans ce développent de la violence. « Il n’y a pas d’autoradicalisation, mais tout un ensemble d’informations qui circulent, de prêcheurs de haine en ligne, de contacts possibles. Le loup solitaire n’existe pas, il y a toujours un facilitateur, un lien qui donne la piste », rappelle-t-il.  Par la force des choses, les élèves sont désormais sensibilisés à la question des attentats, puisque, précise Hadrien Brachet, ils font, au moins une fois par an, des exercices « attentat intrusion. » La plupart des écoles seront, à terme, sûrement équipées de portiques de sécurité, ce qui était inconcevable il y a quelques années. Aujourd’hui, 56% des enseignants affirment s’autocensurer pour « éviter des incidents. »  À propos de l’attaquant de Bruxelles, l’assaillant cochait, selon Gilles Bornstein « toutes les cases ». Son profil, après l’assassin de Dominique Bernard, pose des questions et « doit interpeller tout le monde ». 

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100 - École et terrorisme, le poison de la peur - 16 octobre 2023

<ul> <li>Pascal Boniface, géopolitologue, directeur de l’IRIS</li> <li>Audrey Goutard, journaliste, spécialiste des faits de société</li> <li>Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa</li> </ul> <p>Retour pesant aujourd’hui à l’école pour les enseignants et pour les élèves. Une minute de silence aura lieu ce 16 octobre en hommage à Dominique Bernard et Samuel Patty, les deux enseignants tués par des terroristes. Aujourd’hui, les enseignants sont en première ligne face à l’attaque Islamiste. Ce lundi 16 octobre, sur X, Emmanuel Macron a déclaré : « Le terrorisme a frappé sur ce qu’il tient, à raison, contre son plus grand adversaire : notre École ». Plus que toute autre institution, l’école est en effet une cible « parce qu’on y enseigne le savoir et le vivre ensemble, des valeurs, la citoyenneté », note Pascal Boniface, géopolitologue. Et, comme il le rappelle, « le savoir n’est pas neutre. »</p> <p>« Je vous demande de ne pas vous diviser », a demandé solennellement Emmanuel Macron dans son allocution adressée aux français le 13 octobre. Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odox, a établi que statistiquement, une plus grande acceptation de l’autre était constatée dans les sondages d’opinion. Autre constat, aujourd’hui, certains français en veulent aussi à la Justice français.  Le mécontentement de la population en matière de sécurité contre le terrorisme progresse dans les données d’opinion. Mais ces réactions fortes et cette population à ébullition est un des objectifs des terroristes. Il faut donc se montrer très vigilant. D’un point de vue politique, Audrey Goutard note que le Gouvernement s’est rendu très rapidement sur le lieu de l’attentat, occupant ainsi le terrain afin de ne pas « laisser la place à Marine Le Pen », le risque que le Front national cherche à tirer profit de ces événements tragiques étant élevé. Pourtant, selon les certitudes de Gaël Sliman, malgré son silence, c’est encore la responsable du Front National qui profitera de ces drames.</p>

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100 - Gaza, un déluge de bombes… avant l’assaut ?

Invités :  Sylvain Cypel, journaliste pour Orient Xxl et « Le 1 », spécialiste du conflit israélo Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales Antoine Basbous, politologue, directeur de l’Observatoire des pays arabes  « Tout membre du Hamas est un homme mort », assure Benjamin Netanyahu au moment où le groupe islamiste menace d'exécuter des otages. Depuis l’attaque meurtrière du Hamas en Israël, l’armée israélienne poursuit sa riposte sur la bande de Gaza et continue de bombarder les centres stratégiques du Hamas. Près de 300 000 réservistes en 48 heures ont été mobilisés par l’État hébreux, précisait lundi matin le ministère de la Défense. « Les paroles sont d’autant plus fortes que l’action a été faible. Il y a eu une faillite des services israéliens. Ils n’ont pas été à la hauteur, les politiques encore moins. (…) L’émotion en Israël est telle que, Benjamin Netanyahu est obligé par ses paroles de prendre l’air le plus martial possible et dire au peuple israélien que la vengeance sera terrible », explique Alban Alban Mikoczy. « Il surfe sur cette émotion pour se dédouaner », ajoute Antoine Basbous. « La facture sera lourde ».  Doit-on s’attendre à une offensive massive ? « Le monde retient son souffle », titre, ce jeudi 12 octobre 2023, Le Parisien. Cette nuit, Israël a bombardé des centres de commandement du Hamas à Gaza. Des quartiers entiers sont dévastés. Le bilan des morts ne cesse d’augmenter. Chaque jour les conditions de vie se détériorent. L’accès à l’eau, l’électricité et le gaz a été coupé à la demande d’Israël. Des milliers de Palestiniens migrent actuellement vers le sud de Gaza. Le président américain, Joe Biden a apporté son soutien à Israël, tout en appelant à respecter les « droits de guerre ». « Oui, il y a une crainte mais il y a un certain nombre d’équilibres géostratégiques qui doivent nous conduire à être raisonné, à agir sur le temps long. Personne ne sait vraiment ce qu’il peut se passer. L’engrenage du pire n’est pas certain », tempère Alban Alban Mikoczy. 

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100 - Israël, horreur dans les kibboutz… et contagion ? - 11 octobre 2023

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100 - Israël, vers une intervention au sol à Gaza ?

Agnès Rotivel, cheffe adjointe du service monde de « La Croix » Yves Bourdillon, journaliste au service international des Échos, en charge du proche et du Moyen Orient Renaud Girard, grand reporter, chroniquer international pour « Le Figaro »  « Israël va utiliser toute sa puissance pour détruire le Hamas », a prévenu Benjamin Netanyahu. Trois jours après l’attaque terroriste, on mesure l’ampleur du choc en Israël. Le massacre à la rave party près de la bande de Gaza a fait 260 morts, sans compter les prises d’otage. Bien que le conflit Israélo-Palestinien ait été couvert depuis des années par les journalistes, pour Agnès, ce qui surprend, cette fois-ci, est à quel point Israël est vulnérable, et comme le Hamas s’est « professionnalisé » pour avoir « réussi une opération que personne n’imaginait se produire ». Renaud Girard précise que l’on s’oriente pas à pas vers une invasion de Gaza qui risque d’être extrêmement sanglante, et, en plus, de développer un sentiment intense de colère et d’injustice. « Les gamins qui vont perdre leur mère ou leur sœur dans des bombardements ne jureront qu’une chose : les venger », prévient le journaliste. Agnès Rotivel tempère ces propos. Selon elle, les nouvelles générations d’enfants n’auront qu’une seule envie : s’en aller.  N’est-ce un piège pour les Israéliens de s’engouffrer au sein d’une population à bout, pleine de rage ? Yves Bourdillon le confirme. « Mais en même temps, que peuvent-ils faire ? […] Ils ont bien conscience qu’il va y avoir un dilemme. » Militairement, il faudra s’attendre à des pertes élevées et des civils tués. L’ensemble jouera négativement sur l’opinion publique arabe et l’occident. « Mais ils sont prêts aussi à faire passer cette réputation au deuxième plan, s’il y a un vrai enjeu. »  Pour l’instant, la riposte se poursuit avec la même intensité. Les organisations humanitaires s’alarment face au spectre d’une aggravation de la crise humanitaire à Gaza. 

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100 - Israël, la riposte… et l’embrasement ? - 9 octobre 2023

<p>  Invités : </p> <ul> <li>Agnès Levallois, vice-présidente de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient</li> <li>George Malbrunot, grand reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient</li> <li>Anthony Bellanger, éditorialiste à France Inter, spécialiste des questions internationales</li> </ul> <p>Benjamin Netanyahu, premier ministre d’Israël, promet d’exiger un prix énorme de l’ennemi pour ses attaques du 7 octobre 2023. Des propos qui sont, rappelle Agnès Levallois, à la hauteur de la violence de l’attaque menée par le Hamas en territoire Israélien. George Malbrunot parle d’un basculement, avec un bilan et des chiffres inimaginables en termes de perte humaine. On dénombre, en 24 heures, presque plus de pertes qu’en 8 mois de révolte palestinienne. Et surtout, ajoute le journaliste, la détention d’otages, 163 précisément, ce qui « change radicalement la donne au point de vue de la riposte Israélienne. » Ces otages risquent d’être utilisés comme « boucliers humains », et voilà toute la difficulté pour Benjamin Netanyahu, qui ne peut ignorer cet état de fait. </p> <p>Comment les renseignements et l’armée israélienne, qui possèdent de notoriété publique une force et une puissance importantes et efficaces, avec des brigades et des unités infiltrés parmi les Palestiniens, n’ont-ils rien vu arriver ? Il semble, selon, Agnès Levallois, que ces services de sécurité étaient beaucoup plus tournés vers la Cisjordanie que du côté de la bande de Gaza, où le blocus total donnait une impression de contrôle. </p> <p>Le Hamas a ainsi réussi à diffuser la peur au sein des Israéliens. George Malbrunot qualifie ce 7 octobre de 11 septembre israélien. Le Hamas, grâce à l’appui technologique, au Hezbollah, et au soutien iranien, a renforcé ses contre-mesures, entraînant la mise à nu d’Israël. Benjamin Netanyahu risque aujourd’hui une commission d’enquête parlementaire sur la faillite des renseignements pour ne pas avoir pu protéger Israël. </p> <p>Peut-on imaginer une intervention au sol, à Gaza, de Benjamin Netanyahu, pour récupérer les otages ? Jusqu’où peut aller la colère ? Selon Anthony Bellanger, il est plus que certain qu’une opération au sol aura lieu. L’éditorialiste rappelle que ce n’est pas la première fois qu’Israël est pris en défaut. Les méthodes employées aujourd’hui par le Hamas « ressemblent à s’y méprendre à celles de 2006 » employées par le Hezbollah.</p> <p>En attendant, les chefs d’États appellent au calme. Recep Tayyip Erdoğan suggère notamment la création de deux États, un Israélien, et un Palestinien, ce que Agnès Levallois juge impossible, vu l’état des territoires. </p>

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100 - Punaises de lit, la France moquée à l’étranger ! - 06 octobre 2023

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100 - L’info s’éclaire - NUPES, "affaire Chikirou" - 04 octobre 2023

<p>Invités : </p> <ul> <li>Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique </li> <li>Nicolas Prissette, éditorialiste pour « La Tribune Dimanche »</li> <li>Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa</li> </ul> <p>Peu connue du grand public, elle est pourtant une des pièces maîtresse du dispositif Jean-Luc Mélenchon. L’experte en communication, Sophia Chikirou, est visée par une enquête judiciaire pour escroquerie aggravée et management toxique. Comme s’apprête à le révéler un nouvel épisode de Complément d’enquête, sur France 2, jeudi 21 octobre, la député LFI est soupçonnée d’avoir profité de l’argent de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Elle est également critiquée en interne. Certains, sous couverts d’anonymat, l’accusent de verrouiller le parti. « Elle est incontournable. Elle surplombe, même les plus fidèles, en étant en totale proximité avec Jean-Luc Mélenchon. On a le sentiment qu’elle a un droit de parole que d’autres n’ont pas », explique Alix Bouilhaguet. </p> <p>En interne, Jean-Luc Mélenchon est lui très critiqué pour son management, certains parlent même de « dérive monarchique ». « Il avait un formidable potentiel, une certaine image dans l’opinion et on a vu les fondamentaux de son image se dégrader depuis ces dernières années », commente Gaël Sliman. « On est dans un parti de gauche, où, il le rejette souvent, la collégialité est capitale, contrairement à la droite où on assume de diriger de façon plus pyramidale. (…) Dans les enquêtes, ce que l’on voit c’est qu’il a une image autocratique », souligne-t-il. </p> <p>La Nupes est-elle sur le point d’imploser ? Une chose est sûre : le créateur de la France Insoumise ne cache plus son intimité pour le leader communiste Fabien Roussel. « Tous les partenaires vont y passer. Il veut la faire exploser. Fabien Roussel est une porte d’entrée. (…) Il exclut pour pouvoir lui se poser en rassembleur », explique Alix Bouilhaguet. </p>

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99 - Des températures estivales… et angoissantes ! - 03 octobre 2023

  Invités :  Chloé Nabédian, journaliste climat chez TV5 monde et présentatrice de l’émission à la vie à la Terre Marc Lomazzi, journaliste auteur de « France 2050, le scénario noir du climat »   Laurent Romejko, journaliste, présentateur et rédacteur en chef de l’émission Météo à la carte 32 degrés à Châteauroux, plus de 33 degrés à Clermont-Ferrand et près de 36 degrés dans les Landes. Ce sont les températures enregistrées ce lundi 2 octobre 2023, après un mois de septembre le plus chaud jamais enregistré. Des températures records et inquiétantes pour un début d’automne, presque 13 degrés au-dessus des normales de saison. En terrasse, les Français sont habillés léger et profitent de l’été indien, mais ne cachent pas leur inquiétude pour la planète. Les températures vont nettement baisser ce mardi 3 octobre, mais c’est un répit de courte durée. Dès ce week-end, le mercure va à nouveau s’envoler, avec plus de 25 degrés dans la moitié nord du pays et plus de 30 degrés dans la moitié sud.  Selon Marc Lomazzi, « les vagues de chaleur vont se multiplier et surtout s’étendre en durée, avec des vagues très précoces dans l’année et très tardives, donc sur six mois ». Pour Laurent Romejko, « c’est plus qu’inquiétant, c’est alarmant ». De lourdes conséquences sont visibles sur la nature, qui perd ses repères. On assiste à un bouleversement de la végétation qui reste en feuille et continue de pomper l’eau tardivement dans la saison, alors que les nappes phréatiques souffrent dans le pays. Pour Marc Lomazzi, on dépasse déjà en 2023 les 1,5 degrés, qui était pourtant l’objectif à ne pas dépasser à la fin du siècle.

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98 - Lutte contre le cancer, où on est-on vraiment ? - 02 octobre 2023

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100 - Haut-Karabakh, Ukraine, L’Europe impuissante ? - 29 septembre 2023

  Invités :  - Bernard Guetta, journaliste et député européen Renew Europe, spécialiste de géopolitique - Yves Bourdillon, journaliste au service international des Echos en charge de l’Europe de l’Est - Hugues Huet, grande reporter à Franceinfo, spécialiste des questions internationales  Le Haut-Karabakh a annoncé sa propre dissolution et se vide de sa population à une vitesse effarante. Après les Ukrainiens, le peuple arménien est victime de l’usage de la force depuis plus d'une semaine dans cette région montagneuse du Caucase. 140 000 arméniens seront obligés de fuir le Haut-Karabakh d’ici la fin du week-end, laissant tout derrière eux. L’urgence est d’aller chercher ceux qui n’ont pas de moyen de transport. A Stepanakert, la capitale, une cinquantaine de bus sont partis jeudi 28 septembre au soir, et devraient ramener 2500 personnes ce vendredi 29 septembre.  Le 19 septembre dernier, l'Azerbaïdjan a lancé une offensive militaire pour reprendre le contrôle du Haut-Karabakh. Le pays et des séparatistes soutenus par l'Arménie se disputent cette région à majorité arménienne, qui est internationalement reconnue comme faisant partie de l'Azerbaïdjan. Le Haut-Karabakh, enclavé en Azerbaïdjan, avait proclamé son indépendance en 1991, lors de la dissolution de l’URSS, mais n’a jamais été reconnu par les azéris. Aujourd’hui, les séparatistes sont obligés de capituler. L’Arménie dénonce un « nettoyage ethnique » dans cette région où les arméniens vivent depuis 3000 ans.  Pour Yves Bourdillon, « c'est un pays qui disparait sous nos yeux ». Les arméniens connaissent les risques qu'ils prendraient à rester dans ce territoire face à l'armée de Bakou, coupable de crimes sans précédent. Bernard Guetta estime que l'Azerbaïdjan pourrait maintenant aller plus loin. «L'Azerbaïdjan est aujourd'hui riche, en gaz, en pétrole, et riche du soutien militaire de la Turquie (...) l'Azerbaïdjan pourrait dans les jours à venir réclamer un corridor entre son propre territoire et l'enclave qu'il possède en territoire arménien, le Nakhitchevan, et donc vers la Turquie » a-t-il affirmé.

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99 - Porno, nos enfants face à la "torture non simulée" - 28 septembre 2023

<p>  Invités : </p> <ul> <li>Samuel Comblez, directeur des opérations pour e-enfance, psychothérapeute </li> <li>Laurence Cohen, co-auteure du rapport « Porno : l’enfer du décor », sénatrice du Val-de-Marne (PCF)</li> <li>Béatrice Copper-Royer, psychologue clinicienne spécialisée dans l’enfance et l’adolescence, membre du comité d’experts de l’Arcom</li> </ul> <p>De la torture non simulée, des femmes humiliées, objectifiées, déshumanisées, violentées, violées, torturées… Le rapport du Haut conseil pour l’égalité hommes-femme montre comment le porno hard s’invite dans le téléphone portable de nos enfants, et ce dans l’indifférence générale. Si la violence et le non-respect du consentement sont punis par la loi dans la vraie vie, le milieu du porno bénéficie d’une sorte de vide juridique qui laisse les actrices ravagées et anéanties. Pour son livre « Porno : l’enfer du décor » Laurence Cohen a enquêté sur ce milieu. Secouée par ce qu’elle y a découvert, elle souhaite que l’État vive une « prise de conscience » et fasse de la lutte contre ces actes de torture une priorité. Il faudra ainsi former le personnel de la magistrature à ces questions, de façon à ce que ceux qui recueillent la parole des actrices victimes de ces abus le fassent de façon exemplaire. Enfin, le « droit à l’oubli » doit être mis en place pour celles qui demanderaient à ne plus apparaître sur les plateformes. La sénatrice souligne par ailleurs que souvent, ces actrices « ne jouent pas ». Elles subissent de réels dégâts physiques et psychologiques. Ce que les consommateurs voient à l’écran, viols, pleurs, cris, ne sont que le reflet fidèle de la réalité. Pour Samuel Comblet, il est également très inquiétant que des jeunes soient confrontés à ces images sans avoir la possibilité de parler de ce qu’ils ont vu. De plus, les vidéos ajoutées sur les plateformes peuvent l’être très facilement, sans vérification aucune, en quelques minutes. L’accès à celles-ci est également extrêmement simple. De manière générale, la souffrance génère-t-elle de la curiosité ? Pour Béatrice Copper-Royer, il s’agit surtout de « voyeurisme ». Il existe également un engrenage incitant les consommateurs de pornographie à chercher toujours davantage, créant un mécanisme de surenchère au sein ce marché extrêmement juteux. </p>

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100 - Foot, rugby, quand le sport dérape - 27 septembre 2023

<p>Invités : </p> <ul> <li>Anne-Laure Bonnet, journaliste « Sport etc. » sur Public Sénat</li> <li>Hortense Leblanc, journaliste sport à France Info</li> <li>Jean-Philippe Leclaire, directeur adjoint de la rédaction de L’Équipe</li> </ul> <p>Après les chants homophobes de dimanche 24 septembre au parc des Princes, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra promet des sanctions disciplinaires et appelle le PSG à porter plainte. À qui revient le pouvoir de sanctionner ? Hortense Leblanc précise qu’une commission de discipline se réunit actuellement pour trancher sur cet épisode, mais que la ligue ne peut réprimer individuellement. Il reviendrait ainsi au PSG et au pouvoir public d’identifier les personnes à l’origine de ces chants.</p> <p>Si le racisme n’est pas complètement éradiqué dans le sport, Anne-Laure Bonnet considère qu’il reste un encore « plus gros travail » sur l’homophobie. Au contraire des idées reçues, les insultes ne sont pas conditionnées à la classe sociale des supporteurs. L’effet de masse, avant tout, contribue au sentiment d’impunité. La semaine dernière, dans les 4 vérités sur Télématin, Yannick Jadot a fait l’analogie entre l’équipe mondiale de football et celle de rugby. Cette comparaison serait « éternelle ». Il s’agit d’une culture différente, mais il est vrai que la « façon d’être supporteur dans le rugby » s’apparente de plus en plus à celle d’être supporteur dans le football.</p> <p>Au sujet des violences dans le monde du sport, la récente blessure à la mâchoire d’Antoine Dupont par le joueur namibien Johan Deysel a marqué. On parle de santé mentale des joueurs, mais ne faudrait-il pas aussi penser à leur complexion physique ? Les sportifs sont-ils prêts à mettre leur corps en danger pour gagner ? La violence est une véritable question dans les sports. La journaliste de « Sport etc. » parle d’une Fédération française qui s’intéresse à cette question mais de « règles qui n’ont pas évolué assez vite sur les façons de jouer. » Il serait important, aujourd’hui, de former les joueurs à une pratique moins dangereuse. Le pouvoir octroyé aux supporteurs est aussi une vraie préoccupation. Quand on voit que Marcelino García Toral quitte l’OM après les menaces de mort proférées par certains supporteurs marseillais, il est légitime de se demander : ce pouvoir donné aux supporters, notamment par Bernard Tapie dans les années 1980, est-il trop grand ? </p>

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100 - Pollution plastique, vers un traité mondial ? - 29 mai 2023

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100 - Trafic de drogues, fusillades...l'Etat impuissant ? - 24 mai 2023

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100 - Conseil constitutionnel, la réforme à quitte ou double ? - 14 avril 2023

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100 - Vacances de Pâques, se faire plaisir malgré les prix ? – 11 avril 2023

 Invités :  Sandra Hoibian, sociologue et directrice générale du CREDOC  Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France spécialiste des prévisions économiques et professeur d’économie à la Sorbonne Maude Descamps, journaliste en charge de l’économie pour Télématin Pour le week-end de Pâques et les vacances scolaires de la zone A, les professionnels du tourisme ont constaté le retour des touristes et l’envie de prendre l’air, malgré les prix en nette augmentation. Un besoin d’évasion, malgré l’inflation. Selon l’INSEE, la consommation en biens a diminué de 4%, alors que la consommation en restauration ou hébergement a augmenté de 10% par rapport à l’année dernière, et de 7% par rapport à 2019 donc avant l’inflation. Les ventes de la SNCF notamment sont au beau fixe pour l’année 2023. Nombreux sont les Français qui préfèrent renoncer à des besoins matériels pour s’offrir des moments en famille ou entre amis, pour se changer les idées, dans un contexte anxiogène.   Avec une météo clémente ce week-end de Pâques, beaucoup de Français ont fait leurs bagages pour prendre l’air et se changer les idées. Une décision parfois coûteuse et qui demande des sacrifices, avec des prix qui ne cessent d’augmenter. Force est de constater que les vacances de Pâques et les week-ends prolongés du mois de mai sont bien remplis chez les professionnels du tourisme. Les hôtels affichent par exemple un taux de réservation de 40,6% pour les vacances de Pâques, c’est 6 points de plus que l’année dernière. La demande est encore plus forte sur la Côte d’azur. Les Français n’ont donc, pour ceux qui peuvent se le permettre, pas renoncé aux vacances quitte à se serrer la ceinture pendant plusieurs mois pour faire des économies et s’offrir quelques jours de détente. 

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100 - Les Républicains, opération survie - 22 novembre 2022

Invités : Guillaume Daret, grand reporter au service politique Carl Meeus, rédacteur en chef du Figaro Magazine Gilles Bornstein, éditorialiste politique Qui de Bruno Retailleau, Eric Ciotti ou Aurélien Pradié accédera à la présidence des Républicains ? Les trois candidats ont confronté leur projet, lors d’un débat diffusé sur LCI le lundi 21 novembre. Il s’agit du seul débat télévisé organisé avant les votes des 91 100 militants, qui auront lieu les 3 et 4 décembre prochains. L’enjeu ? Relever le parti affaibli après les échecs des dernières élections nationales. « Eric Ciotti apparaît comme le favori, car il incarne une droite extrêmement ferme, dure. (…) Sa ligne est l’indépendance vis-à-vis de Marine Le Pen, mais aussi d’Emmanuel Macron », explique Guillaume Daret. Néanmoins, le futur candidat de droite à l’élection présidentielle est peut-être ailleurs. « Les principaux prétendants potentiels à la future élection présidentielle sont aujourd’hui des élus locaux comme Laurent Wauquiez ou Xavier Bertrand », précise le journaliste. L’objectif désormais est clair : reconquérir le pouvoir en 2027 après trois échecs successifs, dont la lourde défaite de Valérie Pécresse à la dernière élection présidentielle. Sur le sujet, Eric Ciotti a affirmé que son choix serait Laurent Wauquiez. Néanmoins, aucun candidat évident ne se dégage. « C’est compliqué. Laurent Wauquiez est certainement celui qui se prépare le mieux. Il a fait une dette médiatique, une dette de candidature. Il est le mieux armé, mais ce n’est pas encore plié », analyse Gilles Bornstein. Au-delà de l’incarnation, se pose également la question de l’espace politique, enclavé entre l’extrême droite et la macronie. « En 2027, Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter. Si le pôle central constitué par Emmanuel Macron survit après son mandat, les Républicains auront du mal à faire élire un candidat à la présidence de la République. Néanmoins, s’il ne survit pas, on reviendra à une logique plus classique de droite et de gauche et Les Républicains apparaîtront assez légitimement comme le parti de gouvernement de droite. Il ne faut pas les enterrer », précise Guillaume Daret. 

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100 - Mondial au Qatar, du foot malgré tout ! - 18 novembre 2022

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100 - Insécurité, Macron au défi de la fermeté - 06 septembre 2022

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100 - Roland Garros, un parfum de vacances - 27 mai 2022

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99 - Ukraine, réédition, viols et « génocide » - 14 avril 2022

Invités : Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro Amiral Michel Olhagaray, expert sur les questions de défense Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24 Au 50e jour de combat, Vladimir Poutine est en passe de remporter sa première vraie victoire militaire par la prise de la ville de Marioupol. Détruit à 90%, ce port stratégique résiste. « C’est serait la première véritable grosse ville symbolique, à la fois au niveau symbolique et stratégique qui pourrait être prise. La question est de savoir comment la conserver », analyse Isabelle Lasserre, qui alerte sur le risque de guérilla dans la région. C’est la première fois que l’armée de Vladimir Poutine n’essuie pas un revers en Ukraine, résultat d’une complète réorganisation des troupes. Il faut dire qu'en intervenant sur le territoire ukrainien, la Russie ne s’entendait pas à une telle résistance. « Tout le monde est mobilisé. Des hommes partis en Pologne sont revenus pour combattre. Marioupol est le symbole de la dévastation et de cette résistance ukrainienne ». Mardi 12 avril 2022, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé des centaines de viols sur des femmes et des enfants qui auraient été commis par des soldats russes dans les zones occupées. Les témoignages affluent dans les villes libérées par l’armée ukrainienne. L’ONU réclame aujourd’hui des enquêtes indépendantes sur ces violences commises par les forces russes et leurs alliés. La question est de savoir jusqu’où ira Vladimir Poutine, d’autant que l’élection française pourrait changer la donne des alliances en Europe, notamment si Marine Le Pen est élue. « La candidate RN n’a jamais caché son admiration pour Vladimir Poutine qui lui a prêté de l’argent pour financer sa campagne. Cela va changer beaucoup de choses si elle est élue », estime Mariam Pirzadeh. Mais la guerre se vit au jour le jour. D’ici le second tour, le 24 avril prochain, les choses auront peut-être déjà évolué sur le front…

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100 - E.Macron - M.Le Pen : le match retour - 11 avril 2022

Invités :  Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service politique à l’Obs  Claude Weill, chroniqueur politique  Etienne Girard, rédacteur en chef société à l’Express  Dimanche 10 avril 2022, le premier tour des élections a tranché en faveur du président sortant Emmanuel Macron suivi de près par la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen. Le deuxième scrutin risque d’être particulièrement serré pour le chef de file LREM face à Marine Le Pen qui gagne des voix grâce au camp de la colère. Constat de ce premier tour ? Les partis traditionnels de gauche et de droite ressortent visiblement effacés et sont en train de disparaître progressivement. Quels enseignements tirer de ce premier résultat électoral ? « Les électeurs ont été très logiques […] ils ont concentré les votes utiles » observe Caroline Michel-Aguirre avec 3 candidats d’expérience des campagnes présidentielles sur le podium.  Le pouvoir d’achat sort grand vainqueur de ce premier scrutin, principale préoccupation des Français devant la question identitaire et le climat. Les candidats qui ont su manier cette question majeure ont recueilli le suffrage des électeurs, notamment Jean-Luc Mélenchon qui affiche un score bien au-delà de ses résultats aux élections intermédiaires. C’est également le cas de Marine Le Pen, parvenue à distancer son principal concurrent, Éric Zemmour grâce à un programme concentré sur le pouvoir d’achat. La candidate du Rassemblement national a appelé les Français de tout bord à rejoindre son camp pour faire barrage à Emmanuel Macron. Tandis que le journal Libération alerte sur la montée massive de l’extrême droite capable de remporter cette élection, un sondage donne le président sortant vainqueur à 54%. Les dynamiques fluctuantes peuvent changer la donne à la faveur du RN. Quelle est la stratégie déployée par les deux derniers candidats en lice pour l'Elysée ? Lecture entre les lignes d’un scrutin au coude à coude.

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100 - Kinder, Buitoni, fromages… Danger dans nos assiettes ! - 07 avril 2022

Invités :  Pascale Hébel, directrice du pôle Consommation et Entreprise du CREDOC  Faïza Bossy, médecin généraliste nutritionniste  Frédéric Denhez, journaliste spécialité de l’alimentation et de l’environnement   À l’approche de Pâques, les chocolats seront-ils toujours au programme de la chasse aux œufs tant prisée des enfants ? Le géant italien Ferrero a dû retirer de la vente des tonnes de friandises soupçonnées d’être contaminées à la salmonelle. Buitoni, Kinder mais aussi des fromages ont été rappelés après une forte suspicion de contamination à la listériose. Les intoxications alimentaires se multiplient et déplorent des dizaines d’hospitalisation et deux décès infantiles. Parmi les produits dans la ligne de mire des consommateurs : le célèbre Kinder surprise, les schokobons et d’autres dérivés de la filiale Ferrero. Sur 21 malades signalés, 8 ont été hospitalisés. Il s'agit principalement de jeunes enfants qui avaient consommé des sucreries Kinder, tous fabriqués dans l’usine d’Arlon en Belgique. Coup dur pour la célèbre enseigne de chocolat à seulement 10 jours de la fête de Pâques qui voit ses ventes tomber en flèche.  Quels sont les symptômes qui doivent nous alerter ? La salmonellose va être à l’origine de diarrhées hydriques accompagnées de douleurs abdominales nous explique Faïza Bossy, médecin généraliste. Chez l’enfant, sa propagation est rapide avec le risque d’une déshydratation sévère. Elle alerte les patients à risque sur la forme ultra-digestive qui attaque la vésicule.  Le secteur de l’agro-industriel doit-il réviser ses contrôles ? La crise du Covid a fait émerger un nouveau mode de consommation plus local et responsable. L'industriel tente de résister à cette onde de choc du fait-maison et du manger sain. Les assiettes des Français sont passées au crible par nos invités qui tentent de comprendre les nouvelles tendances alimentaires par temps de crise. 

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100 - Vladimir Poutine, le début de la fin - 29 mars 2022

Invités : Général Vincent Desportes, professeur de stratégie à Science Po et HEC, ancien commandant de l’Ecole de Guerre Benjamin Haddad, chercheur en relations internationales et directeur du Centre Europe du think tank l’Atlantic Council Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro À plus d’un mois de l’offensive commanditée par le Kremlin, l’armée russe recule face aux forces ukrainiennes qui préservent et ont réussi à reprendre le contrôle de la ville d’Irpin aux portes de Kiev. L’état-major des envahisseurs on crée la surprise en annonçant vouloir se concentrer désormais sur l’Est du pays. Plus au sud, on observe la même dynamique avec un recul net des forces militaires russes. Les villages tout autour ont été reconquis par les résistants qui ont fièrement replanté le drapeau ukrainien sur ces terres. La menace s’éloigne progressivement et les villes encore sous le feu des bombes il y a quelques jours retrouvent un peu de calme. La vie est-elle revenue à la normale ? Mykolaïv, dernier verrou avant Odessa a résisté et les chars russes frappés du Z qui ont osé s’y aventurer ont été défaits. Alors feinte ou réel compromis de la Russie pour ramener la paix ? Arrivés à un point culminant, les Russes paient aujourd’hui le prix d’un certain nombre d’erreurs majeures, à commencer par le défaut d’appréciation de la résistance ukrainienne. Le général Desportes constate que la frappe russe est arrivée « à bout de ses capacités d’offensive » et est en train de se rétablir. Mais pour quel motif ? Le doute plane au-dessus du président Zelensky qui hésite entre une pause opérationnelle ou stratégique dans une logique de guerre. Pour atteindre les grandes villes, l’armée russe n’était peut-être pas assez bien préparée. Des dizaines de transmissions radio non cryptées ont été passées au peigne fin et dévoilées par le New-York Times en début de semaine. Ces captations révèlent une armée russe en proie à des problèmes logistiques et des défaillances de communication interceptées par les forces ukrainiennes. Sans aucune prudence, même les plans d’attaques des offensives adverses ont pu être interceptés. Vladimir Poutine, aurait-il sous-estimé la résistance ukrainienne qui le mène fatalement à une guerre d’usure ?

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100 - 22 mars 2022

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100 - Poutine l’acharné et le martyr ukrainien - 14 mars 2022

Invités: Marion Van Renterghem, grand reporter, chroniqueuse à l’Express Pascal Boniface, directeur de l’IRIS Sergeï Jirnov, ancien officier supérieur du KGB Au moins 35 personnes ont été tuées, dans la nuit de samedi 12 à dimanche 13 mars, dans un bombardement par l'armée russe de la base de Yavoriv, également connue sous le nom de « Centre international de maintien de la paix et de sécurité », située à moins de 20km de la frontière polonaise. Avant le début de la crise ukrainienne le 24 février dernier, l’établissement accueillait des exercices militaires conjoints entre les forces de Kiev et celles de l’Otan. De son côté, le peuple ukrainien résiste à cette guerre d’usure. « Vladimir Poutine pensait rentrer en Ukraine beaucoup plus facilement. Il s’imaginait aussi qu’il serait accueilli comme un libérateur, notamment dans les villes à forte majorité russophone. Cela n’a pas du tout été le cas, comme il l’espérait. Cette guerre ne se passe pas du tout comme il l’avait prévu. Il se heurte à une véritable résistance qu’il n’attendait pas. L’Ukraine n’est plus le pays qu’il pensait connaître dans les années 1990. C’est une nation qui s’est réveillée et qui est prête à se battre », analyse Marion Van Renterghem. Guidé par sa frustration, Vladimir Poutine s’emploie donc à des bombardements massifs. Dans certaines villes comme celle de Marioupol, les habitants sont privés d’eau, de nourriture et d’électricité. « Vladimir Poutine veut terroriser les populations pour qu’il y ait une édition générale. Il veut tout faire pour rendre les villes invivables pour les gens n’aient pas d’autres options que de se rendre ou de fuir », commente Pascal Boniface. Loin de faire fléchir les opinions internationales, il les ligue contre lui. « Poutine a unifié le peuple ukrainien, mais aussi les 27 pays européens », précise le spécialiste. « Poutine ne reculera pas » Plongée dans une logique, jusqu’au-boutiste, Vladimir Poutine semble imprévisible. « La guerre va être longue », a répété à plusieurs reprises le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dimanche 13 mars sur France Inter. « Le pire est devant nous », a-t-il ajouté, se disant « pessimiste » sur la situation. Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz se sont entretenus avec Vladimir Poutine ce samedi 12 mars. Une discussion « très franche et difficile » a fait savoir l’Elysée. « Vladimir ne reculera pas », a ajouté Jean-Yves Le Drian dans la foulée. « On a compris que dans ces pourparlers, V. Poutine manipule. Il veut juste prendre le pouls de l’Europe. Il est borné et obstiné. Il ne reculera pas, sauf si on applique encore plus de sanctions. De toute façon, cette guerre, il l’a perdue et ne pourra jamais la gagner. Il peut détruire les villes, les bases militaires et les infrastructures, il n’aura jamais le peuple ukrainien. De plus, il a poussé l’Europe et l’opinion internationale à s’unir contre lui », explique Sergeï Jirnov. 

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100 - Kiev, l’assaut imminent ? - 11 mars 2022

Invités : Sara Daniel, grand reporter, éditorialiste à l’Obs Alexandre Jubelin, historien et producteur du Collimateur, podcast de l’INSERM Pierre Haski, chroniqueur géopolitique sur France Inter, président de RSF François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne Au quinzième jour de guerre en Ukraine, les chars russes sont aux portes de Kiev. Mais ils sont pris pour cible par la résistance ukrainienne, équipée de redoutables missiles anti-chars. Cette opération est-elle en train de montrer les limites de la manœuvre de Vladimir Poutine ? « On voit une armée russe qui a des difficultés internes à se maintenir et à soutenir son avant. C’est la raison pour laquelle ils font des pauses périodiquement. C’est difficile, car les Ukrainiens les harcèlent et font des contre-attaques », commente Alexandre Jubelin. Kiev, s’apprête-t-elle à être entièrement détruite ? « C’est extrêmement ambigu et complexe. Mais il n’y aura pas de gant pour prendre Kiev si on en arrive à ce stade-là », précise Pierre Haski. En Ukraine, la crainte d’une attaque nucléaire augmente d’heure en heure. « Vladimir Poutine joue énormément de cela », explique Sara Daniel. Derrière le front, se joue une véritable guerre de l’information. Tous les jours, le doute et la confusion sont mêlés aux informations du terrain, de part et d’autre.  La guerre dure, Vladimir Poutine s’énerve... Conséquence de la violence russe ? Le renforcement du sentiment anti-russe en Ukraine et la naissance d’une identité européenne. L’Ukraine a officiellement déposé sa candidature à l’intégration de l’Union européenne. Néanmoins, pour l’heure, les dirigeants européens, qui sont actuellement réunis, ce jeudi et vendredi 11 mars, à Versailles, s’opposent à une adhésion immédiate de l’Ukraine. « Ce n’est pas un non définitif, mais on ne peut pas faire entrer un pays en guerre », analyse François Beaudonnet. Ce sujet épineux pourrait effriter l’unité européenne affichée depuis le début de ce conflit. Pour l’heure, les sanctions occidentales se multiplient à l’égard de la Russie, notamment sur la plan économique, entraînant la chute du Rouble. Des entreprises comme Coca-Cola ou McDonald's ont également décidé de suspendre leur activité en Russie. Se pose aussi la question des soldats russes conscrits en Ukraine. Un sujet qui pourrait bel-et-bien faire basculer l'opinion russe…  À mesure que la guerre dure, Vladimir Poutine s’énerve. De con côté, Emmanuel Macron s’estime pessimiste sur les solutions diplomatiques envisageables à court terme. 

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100 - Ukraine, le sursaut de l’Europe ? - 10 mars 2022

Invités :  Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS  Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale et spécialiste des questions de défense à France 24  Patrick Martin-Genier, professeur à Sciences Po, spécialiste des questions européennes  Après le bombardement de la maternité de Marioupol, les 27 chefs d’État se réunissent aujourd’hui à Versailles pour discuter stratégie européenne. Ce sommet à l’initiative d’Emmanuel Macron signe une « unité historique de l’Europe » saluée par le président français. Quelle sera la réponse des vingt-sept face à un Volodymyr Zelensky démuni implorant l’occident d’intervenir et un Vladimir Poutine hors de contrôle ?  Après avoir pris pour cible les civils, l’armée russe a franchi une nouvelle limite malgré la promesse d’un cessez-le-feu pour évacuer les villes par des couloirs humanitaires. L’hôpital des enfants de Marioupol à été victime d’un bombardement faisant des dizaines de blessés et 3 morts dont une fillette. Sous l’effet de l’explosion, tout a été soufflé obligeant le personnel soignant et les militaires à évacuer femmes enceintes et petits patients sur des brancards de fortune. Volodymyr Zelensky dénonce ce qu’il considère comme un « crime de guerre » tandis que les États-Unis pointent du doigt une « attaque barbare » à ajouter au palmarès de Vladimir Poutine, aujourd’hui considéré comme une figure de terreur. L’offensive orchestrée par Vladimir Poutine a conditionné la fracture entre la Russie et le reste du monde. En signe de soutien à l’Ukraine, de plus en plus d’entreprises se mobilisent et se retirent progressivement de l’État « agresseur ». Quelques géants présents depuis l’URSS comme McDonald’s ou Coca-Cola tapent fort avec la suspension de leur activité commerciale en Russie. Le symbole du capitalisme prend la tangente, un moment historique en réaction à l’opération russe en Ukraine. Quelles conséquences pour l’économie mondiale ?  Si les États-Unis ont pris des mesures drastiques avec l’interdiction de l’importation de gaz et de pétrole russe, l’Europe, elle, se montre plus prudente. La guerre en Ukraine a mis en exergue une crise énergétique massive qui fragilise certains pays comme l’Allemagne, extrêmement dépendante du gaz russe. Encore loin de la souveraineté énergétique, quelle sera la marche à suivre à l'issue de cette réunion au sommet ?

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100 - Poutine, la victoire ou le chaos - 07 mars 2022

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100 - Retrait "coordonné" du Mali - 17 février 2022

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100 - V. Pécresse, un meeting… et des doutes ? - 14 février 2022

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100 - CAC 40, superprofits… et les salaires ? - 10 février 2022

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100 - Macron, Poutine, guerre… et paix ? - 08 février 2022

Invités : Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du centre Russie à l’IFRI Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférence à Sciences-Po Andreï Vaitovich, journaliste indépendant, spécialiste de l’Europe de l’Est et des Pays Baltes Leur tête-à-tête aura duré plus de cinq heures. Lundi 7 février, le président Emmanuel Macron s’est rendu à Moscou afin de s’entretenir avec Vladimir Poutine, afin de trouver une solution diplomatique à la crise ukrainienne. Si aucune garantie réciproque n’a été donnée, le dirigeant russe a néanmoins affirmé, dans leur conférence de presse commune, être prêt à trouver certains compromis et à étudier les propositions du président français, en vue de désamorcer cette crise. « Emmanuel Macron ne mâche pas ses mots. Il a fait part à Vladimir Poutine des positions fermes des pays occidentaux et de ce qu’ils reprochent à la Russie. C’est un canal de dialogue franc qui n’a pas été inutile », estime Tatiana Kastouéva-Jean. Emmanuel Macron veut avant tout privilégier la voie diplomatique pour assurer la sécurité collective en Europe. Il n’hésite pas à se présenter comme le chef d’État français, mais aussi celui du président de Conseil de l'Europe. « À ce titre-là, cela l’obligeait à prendre ses responsabilités. S’il ne l’avait pas fait, on aurait dit, à juste titre, que la France était définitivement déclassée. L’important, c’est de négocier, négocier entre grands », explique Frédéric Encel. À trois mois du scrutin présidentiel, et alors qu’Emmanuel Macron ne s’est pas encore officiellement annoncé candidat, la gestion de cette crise pourrait également lui être favorable, sur le plan intérieur. Toujours dans cette démarche de négociation, le président français est désormais attendu à Kiev, ce mardi 8 février, pour s’entretenir avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Pour l’heure, la présence militaire au bord de la frontière ukrainienne est encore extrêmement préoccupante.

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100 - Ehpad, autoroute, EDF… L’Etat reprend la main ? - 02 février 2022

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100 - Chauffage, carburant… Vivre à l’euro près - 28 janvier 2022

Invités : Claude Weill, chroniqueur politique Sandra Hoibian, directrice du pôle Société au CREDOC Erwan Benezet, reporter au service économie au Parisien / Aujourd’hui en France Chauffage, carburant, mais aussi les fruits et légumes… Les prix n’ont jamais été aussi élevés. Certains Français vivent aujourd’hui à l’euro près. Cette crise énergétique est, selon le ministre, est « comparable au choc pétrolier de 1973 ». Les plus touchés sont majoritairement les personnes au plus petit revenu et qui ont le plus souvent besoin de se déplacer professionnellement. Pour contenir cette hausse, l’État multiplie les initiatives. Après la mise en place de l’indemnité inflation et du gel du prix du gaz pour l’année 2022, annoncés fin 2021, le gouvernement a également pris des nouvelles mesures sur l’électricité et le carburant en janvier 2022. L’objectif ? Éviter un nouveau mouvement comme les Gilets jaunes, il y a trois ans. Quelles solutions pour l’avenir, en particulier pour combiner avec la transition énergétique ? « Il va falloir penser à long terme, rénover les logements, changer la structure de la facturation des prix… », estime Erwan Benezet. La société française est minée par un certain pessimisme et un manque de perspective. Depuis les années 2000, les inégalités ont tendance a repartir à la hausse. « Nous sommes un pays avec des exigences d’égalité beaucoup plus hautes qu’ailleurs. Il y a un standard d’égalité qui est culturel en France », analyse Claude Weill. « L’écart entre le réel et l’objectif est insupportable », ajoute-t-il. À moins de trois mois du scrutin présidentiel, la question de patrimoine et de l’héritage s’invite au cœur des débats. Sur le sujet, chaque candidat, à gauche comme à droite, y va de sa proposition.

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100 - EHPAD, maisons de retraite… Le livre qui dérange - 27 janvier 2022

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100 - Zemmour - Le Pen, trahisons et ralliements - 24 janvier 2022

Invités : Jean-Michel Salvator, directeur des rédactions du Parisien et d’Aujourd’hui en France Julien Nény, journaliste au service politique Etienne Girard, rédacteur en chef Société à L’Express À l’extrême droite, la guerre de ralliement est ouverte. À moins de 100 jours du scrutin, Éric Zemmour engrange des soutiens, notamment de certains ténors du Rassemblement national. Le samedi 22 janvier, l’euro-député Gilbert Collard, soutien de longue date de Marine Le Pen, s’est affiché aux côtés d’Éric Zemmour, lors de son meeting au palais des Victoires de Cannes (Alpes-Maritimes). Il est aujourd’hui propulsé président d’honneur de Reconquête !, le parti fondé par l’ancien éditorialiste. Ce ralliement intervient quelques jours après celui de Jérôme Rivière, ex-chef de file du camp RN au Parlement européen, qui a lui été nommé vice-président du parti, mais aussi de Guillaume Peltier, ancien numéro deux de LR qui occupe le même titre au sein de Reconquête !, et de Damien Rieu, beau-frère est conseiller de Marine Le Pen. Après les nombreuses polémiques, ces ralliements arrivent à point nommé pour relancer sa campagne. « Zemmour n’a pas dit son dernier mot. Il essaye de retrouver un peu de dynamique. Ce sont de jolis coups », décrypte Jean-Michel Salvator. Y aura-t-il d’aire ralliement ? Sur le plateau des 4 vérités, sur France 2, le polémiste a récemment émis l’hypothèse d’une alliance avec Marion Maréchal Le Pen. « Elle est beaucoup plus proche d’Éric Zemmour, elle incarne une droite identitaire catholique et assez conservatrice. Ce ne sont pas les mêmes électorats », analyse Jean-Michel Salvator. Et de poursuivre : « L’idée de faire la jonction des droites, c’est essayer de marier ces deux électorats, avec l’électorat républicain, notamment celui d’Éric Ciotti ». De son côté, Marion Maréchal Le Pen ne s'est pas officiellement prononcée. « Elle préfère rester discrète, mais elle pense à l’après. Ce qui est probable, c’est qu’elle apparaisse au moment des élections législatives et qu’elle se fixe l’objectif de rassembler les droites pour 2027 », précise Etienne Girard.

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100 - Essence, électricité… Le choc énergétique - 20 janvier 2022

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100 - Omicron et... Retour à la vie normale ? - 18 janvier 2022

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93 - Alcool, tabac, addictions… un mal français - 05 janvier 2022

Invités : Pr Michel Lejoyeux, psychiatre et addictologue à l’hôpital Bichat de Paris Dr Serge Hefez, psychanalyste et psychiatre à l’hôpital de La Pitié - Salpêtrière de Paris Pr Laurent Karila, psychiatre et addictologue à l’AP-HP, porte-parole de l’Association SOS Addiction Cela fait maintenant plusieurs années que de nombreux Français se prêtent à l’opération « Dry January », autrement dit : un mois sans alcool. Importée de la Grande-Bretagne, ce défi a des retombées positives sur le porte-monnaie, mais aussi sur la santé. D’après une étude publiée par l’Université du Sussex, en 2018, 58% des participants observent une perte de poids, 67%, un regain d’énergie et 80% retrouvent un contrôle de leur consommation. En France, l’alcool est la deuxième cause de mortalité évitable, après le tabac. Un Français sur quatre boit trop et cela s’observe notamment chez les jeunes. « Les jeunes n’ont pas une consommation quotidienne d’alcool, notamment au repas comme dans les précédentes générations, en revanche, il y a des consommations festives d’alcool qui sont beaucoup plus importantes. Ils cherchent à aller jusqu’au bout de la défonce », analyse Dr Serge Hefez. Autre addiction mortifère : le tabac. Face à ce fléau, la Nouvelle-Zélande a décidé d’interdire le tabac pour les nouvelles générations. Une petite révolution qui pourrait inspirer d’autres pays. En France, c’est le souhait des associations de lutte contre le tabac. Malgré l’augmentation du paquet à 10 euros, un Français sur 4 est fumeur. Le tabac provoque chaque année 75 000 décès. Interdira-t-on la cigarette en France ? Les débats sont ouverts. A l’heure du débat sur la légalisation du cannabis, les alternatives se multiplient, notamment celle de la cigarette électronique.

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92 - Omicron, bientôt tous contaminés ? - 03 janvier 2022

Invités : Pr Christian Bréchot, virologue, président de Global Virus Network Dr Richard Handschuh, médecin généraliste, membre du syndicat MG France Frédéric Adnet, chef de service des urgences de l’hôpital Avicenne de Bobigny, directeur du SAMU 93 Sandra Hoibian, directrice du pôle Société du Crédoc La flambée du variant Omicron se poursuit. Plus de 200 000 nouvelles contaminations sont comptabilisées chaque jour en France. Ce variant au Covid-19 est beaucoup plus contagieux que les précédent. Une personne contaminée, en contamine en moyenne au moins dix autres. Le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, parle d’un véritable « raz-de-marée ». Dans les pharmacies, les files d’attente pour se faire tester ne désemplissent pas. En parallèle, on peut également se procurer des autotests, désormais disponibles dans les supermarchés. Pour faire face à cette cinquième vague épidémique, le gouvernement mise avant tout sur la vaccination. L’objectif ? Éviter la désorganisation du pays ainsi qu’un confinement. « Ce variant, d’une contagiosité extrêmement forte, est en train de submerger la planète. En revanche, la maladie elle-même semble réellement beaucoup moins sévère », estime Pr Christian Bréchot. Le nombre de contaminations pose des questions majeures comme l’organisation du pays et la pression hospitalière. Dans les services de soins critiques, on observe une grande majorité de personnes non-vaccinées. Si le variant Omicron est beaucoup plus contagieux, il semble néanmoins beaucoup moins grave. Selon le ministre de la Santé, les données anglaises confirment qu’il y a trois fois moins de formes graves que lors des précédents variants. Beaucoup de personnes contaminées ne présentent aucun symptôme, pour d’autres, ils se caractérisent par de légers maux de tête ou des rhumes. « On a l’espoir que cela devienne un rhume assez classique et peut-être que les mesures restrictives soient aménagées. On peut espérer qu’avec la normalisation des virus, la vie puisse, petit à petit, reprendre son cours plus classique », estime Sandra Hoibian. Selon les virologues, c’est une évolution assez logique bien qu’il faille rester prudent. « Un virus qui devient très contagieux n’a généralement pas une sévérité très importante », explique Pr Christian Bréchot. « Mais il va falloir régler le problème, non pas uniquement pays par pays, mais réellement dans le monde entier. C’est très difficile et implique des questions de logistique et stratégie », conclut l’expert.  En Afrique du Sud, où le variant Omicron est apparu pour la première fois, le pic de contamination semble désormais derrière. Selon la présidence, les hospitalisations ont été moins nombreuses que lors des vagues précédentes. En France, le pic est attendu d’ici mi-janvier.

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89 - Emmanuel Macron, bilan et sentiments - 16 décembre 2021

Invités : Nathalie Saint Cricq, éditorialiste politique Jean-Michel Salvator, directeur des rédactions Le Parisien / Aujourd’hui en France Etienne Girard, rédacteur en chef société à l’Express Véronique Reille-Soult, présidente de BackBone Consulting, spécialiste des réseaux sociaux Dans un entretien de deux heures, diffusé mercredi 15 décembre, en prime time sur TF1, Emmanuel Macron a répondu aux questions des journalistes Darius Rochebin et Audrey Crespo-Mara. Sans se déclarer officiellement candidat à l’élection présidentielle, le président de la République est longuement revenu sur son quinquennat, défendant son bilan, mais se projetant aussi vers un éventuel second mandat. Crise sanitaire, réformes des retraites, affaire Nicolas Hulot… De nombreux sujets ont été abordés, mais aussi une approche plus sentimentale à l’égard de son rapport aux Français. Le chef d'Etat a notamment fait son mea culpa, d’un point de vue plus personnel, en partie sur la crise des gilets jaunes. « Il a fait son opération déminage sur les sujets sur lesquels il a pu être piquant, désobligeant, vis à vis des Français », analyse Nathalie Saint Cricq. « L’exercice du mea culpa est nécessaire pour se représenter », ajoute-t-elle. Il ne fait nul doute que l’actuel locataire de l’Elysée prépare le terrain de sa candidature à l’élection présidentielle. L’objectif ? Dissiper les malentendus, maladresses et tout ce qui a pu heurter pendant son mandat. « Il avait besoin de s’expliquer aux Français », commente Jean-Michel Salvator. Apparaissant plus humble et modeste, notamment lorsqu'il a abordé la crise sanitaire, la personnalité du président de la République contraste avec sa fougue de 2017. « On a redécouvert un Emmanuel Macron, redescendu sur terre, plus humble, un peu ébranlé par les difficultés de son quinquennat. Mais il n'a pas abandonné son envie réformatrice », décrypte Etienne Girard. Cette prise de parole est beaucoup comparée au discours de Nicolas Sarkozy, en 2012, à Villepinte. Principale ombre au tableau : l’absence des questions écologiques dans les sujets abordés.

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87 - 2022, où est passée la gauche ? - 14 décembre 2021

Invités : Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po Gaël Sliman, président, co-fondateur d’Odoxa Christiane Taubira peut-elle sauver la gauche ? Selon un dernier sondage IPSOS pour France 2, l’ancienne garde de sceaux a les faveurs des sympathisants et serait donnée au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon dans les intentions de vote. Le 12 décembre dernier, la candidate socialiste Anne Hidalgo a appelé à organiser une primaire de la gauche avec tous les candidats déclarés, afin d’investir un leader pour l’élection présidentielle. Si cette proposition est pour le moment restée lettre morte, les Français y seraient majoritairement favorables, puisque, toujours selon l’étude, 53% des sondés estiment que cela serait une bonne chose. Face à l’impopularité d’Anne Hidalgo et la division des candidats, Christiane Taubira apparaît comme la seule personnalité capable de réconcilier les gauches. « Son nom revient régulièrement dès qu’il y a un petit flottement à gauche. Christiane Taubira a une grande force : elle plaît beaucoup aux jeunes. Elle a une parole qui tranche, qui imprime », analyse Alexandra Schwartzbrod. La popularité de Christiane Taubira est réelle, autant auprès des sympathisants de gauche, que dans la population française. Mais à quatre mois du scrutin, rien n’est fait. « On va chercher Christiane Taubira, car c’est la seule dont on se rappelle positivement à gauche, qui s’est battue courageusement pour faire passer le Mariage pour tous. Mais cela ne fait pas une campagne à l’élection présidentielle », commente Philippe Moreau-Chevrolet. À l’heure actuelle, une union de la gauche paraît peu crédible. S’il avait pourtant accepté de se ranger derrière Benoît Hamon, lors de l’élection présidentielle de 2017, le candidat écologiste, Yannick Jadot refuse, cette fois-ci, de repasser par la case primaire. Pourtant, une alliance du PS avec les écologistes serait soutenue par plus de 80% des sympathisants de gauche…

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86 - tornades, inondations… la nature se déchaîne - 13 décembre 2021

Invités : Émilie Torgemen, journaliste Environnement au Parisien / Aujourd’hui en France Françoise Vimeux, climatologue, directrice à l’Institut de Recherche pour le Développement Frédéric Denhez, journaliste et spécialiste des questions environnementales Emma Haziza, hydrologue, entrepreneuse et chercheuse sur l’adaptation climatique Au moins 94 personnes ont perdu la vie, dans la nuit de vendredi 10 et samedi 11 décembre, suite à des tornades qui ont dévasté le centre et le sud des États-Unis, en particulier l’État du Kentucky, qui cumule, à lui seul, 80 victimes. L’État a été balayé sur plus de 320 kilomètres. « Ce nombre va dépasser la centaine », a même affirmé le gouverneur Andy Beshear, sur CNN, considérant cette série de tornades comme « la plus mortelle » de l’histoire du Kentucky. La petite ville de Mayfield a littéralement été rayée de la carte. Une déclaration d’état d’urgence y a déjà été proclamée. « Il y a un phénomène qui est réellement exceptionnel, dans un pays qui y est pourtant habitué. C’est d’ailleurs pour cela que la population a été correctement alertée. Sinon le bilan aurait pu être encore pire », analyse Frédéric Denhez. Cette tornade met également en lumière la vulnérabilité des habitations, majoritairement en bois, dans ces plaines, en cas de vent violent. Le président américain Joe Biden a déploré « l’une des pires séries de tornades » de l’histoire des États-Unis. « C’est une tragédie. Et nous ne savons toujours pas combien de vies ont été perdues ni l’étendue complète des dégâts », a-t-il déclaré, mettant notamment en cause le réchauffement climatique. « Il y a toujours eu des tornades aux E1tats-Unis. C’est assez compliqué de connecter cette catastrophe directement au réchauffement climatique. On se pose la question », décrypte Émilie Torgement. En France, le sud-ouest a été dévasté par des inondations et d’importantes crues. Aucune victime n’est à déplorer, mais d’importants dégâts ont été causés, ainsi que la stupéfaction des habitants face à une telle intensité des torrents.

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84 - Nouvelle Calédonie, vote pour l’indépendance dimanche - 09 décembre 2021

Invités : Anthony Bellanger, éditorialiste à France Inter, spécialiste des relations internationales Samuel Ribot, correspondant au journal Les Nouvelles Calédoniennes, rédacteur en chef d’ALP Benoit Trépied, anthropologue, chercheur au CNRS, spécialiste de la Nouvelle Calédonie Anne Bourse, grand reporter au service politique Dimanche 12 décembre, doit se tenir le dernier référendum qui déterminera si, oui ou non, la Nouvelle-Calédonie restera un territoire français. À la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? », le « non », l’a emporté à deux reprises, lors des deux première consultations. Néanmoins, la dernière, effectuée en 2020, a été marquée par une poussée des indépendantistes, qui étaient arrivés proches de la majorité. Selon un sondage de l’institut Harris, commandé par le ministère des Outre-mer et relayé par « Le Figaro », en mai 2021, 66% des Français se disaient favorables à l’indépendance de l’archipel. « Ces référendums permanents sont faits pour aboutir, à terme, à une indépendance », analyse Anthony Bellanger. Pour ce dernier vote, les indépendantistes souhaitaient un report de la date, en raison de la crise sanitaire, mais le gouvernement français ayant décidé de maintenir le scrutin, le parti indépendantiste FLNKS a ainsi appelé à la non-participation. « Cela ressemble à un refus d’obstacle. La crise sanitaire a montré l’importance du partenaire français, qui a envoyé du personnel médical et des vaccins. Et la crise des sous-marins a aussi rappelé la dimension très importante du conflit sino-australien dans cette zone », décrypte Samuel Ribot. Cette absence pourrait rendre le vote délégitimé, voire conduire à une impasse. « Le gros problème est d’un point de vue culturel et coutumier, lié au deuil kanak. De plus, la crise sanitaire n’a pas permis d’organiser une campagne de proximité, le moyen que les indépendantistes privilégient en politique. Ils ont donc estimé que la campagne n’était pas équitable », estime Benoit Trépied.

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73 - Guadeloupe, Martinique, les raisons de la colère - 24 novembre 2021

Invités : Claudy Siar, journaliste à RFI Célia Cléry, rédactrice en chef adjointe de la radio Outre-mer la 1ere David Delos, journaliste Economie Aux Antilles, la situation est explosive. La mobilisation contre l’obligation de la vaccination pour le personnel soignant s’est transformée en véritable mouvement de contestation sociale. Vaccination mais aussi coût de la vie et accès à l'eau potable… La crise sanitaire vire à une crise sociale. En marge du mouvement, la violence sévit entraînant de véritables émeutes. Face à la situation explosive, le gouvernement a déployé les troupes du RAID et du GIGN. À Fort-de-France, des policiers ont été visés par des tirs à balles réelles. La Justice a ouvert une enquête pour tentative de meurtre. Dans les rues de Pointe-à-Pitre, malgré une nuit plus calme, le dispositif policier est toujours aussi important. « Les Antilles sont gangrenées par la pauvreté. Il faut néanmoins condamner l’utilisation des armes pour exprimer une colère légitime », estime Claudy Siar. Aux Antilles, seuls 42% de la population est vaccinée. « Il y a une défiance vis-à-vis de la parole officielle, mais aussi vis-à-vis des médias, en particulier de la jeunesse », décrypte Célia Cléry. Autre point de crispation ? La vie chère. En Guadeloupe, les prix sont 16,2% plus élevés qu’en métropole, selon l’INSEE. « Il faut vraiment prendre conscience que là-bas tout est plus cher. Il faut tout acheminer, il n’y a pas de blé. Les frais de transports coûtent cher. De la production à l’acheminement, chaque intermédiaire prend sa marge. Cela crée un effet ciseaux avec la pauvreté », commente David Delos. Et cette situation économique de ces territoires s’explique aussi par des résidus historiques. « Ce passé ne passe pas. Il y a encore la lourdeur du passé », analyse Claudy Siar. Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu a affirmé qu’il se rendrait sur place, mais n’a pas annoncé de date. Le dernier membre du gouvernement à s’être rendu aux Antilles, c’était Bernard Cazeneuve, en 2016. « En termes de message, c’est terrible. On envoie les camions alors que celui qui est en charge de cette région reste à Paris », décrypte David Delos. La population, elle, vit cela avec désolation. « Une majorité d’Antillais comprend cette colère légitime, pour qu’enfin, la France respecte ces populations-là », conclut Claudy Siar.

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70 - Covid, situation « hautement dramatique » en Allemagne - 19 novembre 202&

Invités :  Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes de France  Anne Bourse, grand reporter à France Télévisions  Cécile Thibert, journaliste au service sciences et médecine du Figaro Bertrand Guidet, professeur et membre de l’académie nationale de Médecine   Après le départ difficile d’Angela Merkel, l’Allemagne se retrouve à nouveau dans la tourmente avec une situation épidémique « hautement dramatique » selon l’ancienne chancelière. Tandis que l’épidémie de Covid-19 progresse partout en Europe devenue l’épicentre du virus, la France, Emmanuel Macron se refuse de confiner les non-vaccinés. L’hiver sonne-t-il une reprise épidémique en grande pompe avec l’arrivée d’une 5ème vague massive ?  Avec 65 000 cas covid recensés en Allemagne en l’espace de 24 heures, Angela Merkel tire la sonnette d’alarme quant à la reprise épidémique dans le pays. Pour la première fois en Bavière, un hôpital se retrouve submergé, l’obligeant même à transférer ses malades dans un établissement en Italie. A quelques jours de son départ du pouvoir, la chancelière annonce des restrictions drastiques pour les non-vaccinés, forcée de constater que l’Allemagne n’avait jamais été aussi durement touchée depuis le début de l’épidémie. Les non-vaccinés non d’ors et déjà plus accès aux espaces publics comme les restaurants où les salles de concert, et ce, même en présentant un test négatif à l’entrée des établissements. La vaccination devient obligatoire pour les soignants bien que ces mesures arrivent trop tard pour éviter la saturation des hôpitaux.  Choisir les patients qui pourront-être intubés ? Une situation inédite que l’Allemagne n’avait pas anticipée jusqu’alors. Une grande première pour ce pays de l’Union européenne qui délivre des images préoccupantes face aux hôpitaux saturés. Si la situation continue d’empirer, les autorités préviennent qu’elles n’excluent pas de nouvelles restrictions qui pourraient cette fois concerner tout le monde, y compris les vaccinés.  En France, alors que la situation épidémique progresse doucement mais sûrement, l’on exclut pas une campagne de vaccination pour les enfants ainsi qu’une généralisation de la 3ème dose. Doit-on faire vacciner les enfants à l’instar  des États-Unis et d'Israël ? La question se pose sérieusement pour espérer enrayer l’épidémie avec succès.

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65 - Drogue du violeur, alerte dans les soirées étudiantes - 12 novembre 2021

Invités :  - Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association « Mémoire traumatique et victimologie » et auteure de « Le livre noir des violences sexuelles » chez Dunod  - Virginie Girod, docteure en Histoire, spécialiste des femmes et de la sexualité, auteure de « Les ambitieuses » chez M6 éditions.  - Arnaud Gallais, co-fondateur du collectif « Prévenir et protéger » et membre de la commission sur « Inceste et violences sexuelles faites aux enfants »  - Ludivine Demol, chercheuse et doctorante à Paris 8 Elle fait les gros titres du Figaro : « Alerte à la drogue du violeur » c’est ce qu’on pouvait lire vendredi 12 novembre 2021 sur la Une du quotidien. Le GHB est une drogue qui est de plus en plus présente dans les soirées étudiantes, comme à l’école de Commerce de Grenoble, à la fin du mois d’octobre. Sans goût ni couleur, le GHB est presque indétectable et pourtant les effets sont bien là. Paralysie, perte de conscience, les personnes droguées sont plus vulnérables que jamais sans aucune preuve pour se défendre. Aujourd’hui se tient à Bruxelles ainsi qu’en Grande-Bretagne, une manifestation de jeunes filles qui sont fatiguées de devoir faire attention à leur verre dans une soirée. Muriel Salmona, psychiatre, déplore « l’impunité » des drogueurs. Arnaud Gallais, co-fondateur du collectif « Prévenir et protéger », soutient que « la crainte principale de ces femmes est de ne pas être prises au sérieux. C’est la clef même du problème de société que l’on vit aujourd’hui, à savoir qu’on est dans une société dans laquelle on doit impulser une véritable culture de la protection » déclare-t-il.  Face à l’impuissance de l’État, des hashtags ont été créés sur les réseaux sociaux visant à boycotter des bars, des soirées ou bien la consommation d’alcool. « Les services policiers et médicaux sont débordés. Malheureusement, il faut impulser des moyens pour mieux prendre en compte la parole des victimes », affirme Virginie Girod, docteur en histoire, spécialiste des femmes et de la sexualité.

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63 - Vaccination : Emmanuel Macron sonne le rappel - 10 novembre 2021

Invités ; ·  Bertrand Guidet, chef de service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Saint-Antoine et membre de l’académie de médecine  ·  Ève Roger, directrice adjointe du Parisien  ·  Faïza Bossy, médecin généraliste à Paris  ·  Jean-Baptiste Marteau, journaliste politique chez France Télévisions  Une 5ème vague en prévision ? Alors que l’épidémie de Covid-19 gagne du terrain en Europe de l’Est devenue l’épicentre officiel du virus, faut-il tirer la sonnette d’alarme en France ? Pour la 9ème fois depuis le début de la crise, Emmanuel Macron sonne le rappel vaccinal. La troisième dose deviendra obligatoire à partir du 15 décembre pour les plus de 65 ans sous peine de perdre le passe sanitaire, les plus de 50 ans sont invités dans les centres de vaccinations dès le 1er décembre.   « L’épidémie n’est pas encore derrière nous », Emmanuel Macron sonne le rappel pour enrayer la propagation de l’épidémie. Presque 8 millions de Français sont éligibles à cette dose de rappel mais seuls 3 millions et demi l’ont reçue. Une heure après l’intervention du chef d’État, le site Doctolib annonçait plus de 100 000 rendez-vous pris pour respecter le protocole vaccinal préconisé par le président.  En une semaine, le taux d’incidence a augmenté de 40% avec plus de 12 000 cas de de contamination, c’est 3 fois plus qu’il y a un mois. En cause ? Le relâchement des gestes barrières présumé coupable. Ce score est loin d’attendre la flambée épidémique allemande, pourtant figure de modèle quant à la gestion de la crise à ses débuts. Plus de 40 000 cas ont été recensés sur les dernières 24h. À nouveau, les hôpitaux sont au bord de la rupture avec l’arrivée massive de nouveaux patients contaminés, presque tous « non vaccinés ». L’ancienne chancelière Angela Merkel et le ministre de la santé craignent le pire avec 30% de réfractaires au vaccin. L’Europe de l’Est est-elle en péril face à la montée de l’épidémie ?

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61 - Thomas Pesquet, pourquoi l’Espace nous fascine ? - 08 novembre 2021

Invités : Nicolas Chateauneuf, journaliste scientifique et environnement Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS Guillaume Langin, journaliste scientifique pour « Ciel et Espace » Nathalie Tinjod, chargée de relations internationales et chef du projet Histoire à l’ESA Après six mois passés dans la Station spatiale internationale (ISS), Thomas Pesquet sera de retour sur Terre dans la nuit de lundi 8 à mardi 9 novembre 2021. Reporté pour des raisons météorologiques, l’amerrissage est finalement attendu pour mardi matin à l’aube, selon la NASA. « On est confiants, mais le retour est toujours un peu mouvementé, risqué », commente Nicolas Chateauneuf, journaliste scientifique et environnement. Pendant sa mission, l’astronaute français a réalisé pas moins de 200 expériences scientifiques. Durant toute cette période, il a su faire vivre son expérience en partageant son quotidien sur ses réseaux sociaux. Gravité, alimentation, hygiène… À travers des vidéos décontractées, Thomas Pesquet répond à toutes les interrogations, qui font l'objet des plus grandes fascinations, et vulgarise avec brio la vie dans l’espace. Le scientifique n’a également pas manqué de commenter l’actualité, vue du ciel. Jeux Olympiques de Tokyo, Euro de football ou encore dernier tube de Coldplay… Rien ne lui a échappé. Suivi par plusieurs millions d'abonnés, Thomas Pesquet jouit d’une véritable popularité comparable à celle d’une rockstar. « Sa sympathie naturelle est confondante. Malgré le travail incroyable qu’il a abattu », décrypte Nicolas Chateauneuf.

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60 - Roquefort contre Nutri-score, la gastronomie en danger ? - 22 octobre 2021

Invités :  Christelle Pangrazzi, rédactrice en chef du magazine Kali  Camille Dorioz, responsable de campagne chez Foodwatch France  Faïza Bossy, nutritionniste  Le roquefort en guerre contre le Nutri-score : comme tous les fromages du terroir, cette spécialité aveyronnaise est très mal notée selon le système d’étiquetage nutritionnel européen. Le « manger sain » aura-t-il raison de notre gastronomie ?  Roquefort contre Nutri-score : le ton est donné après l’obtention de la pire note de l’échiquier nutritionnel. Les producteurs de roquefort mais aussi de parmesan en Italie et d’huile d’olive en Espagne demandent l’exemption de la mention nutri-score pour préserver le patrimoine culinaire. Les trois produits phares de la gastronomie européenne se liguent contre le système Nutri-score qui note les produits de A pour les meilleurs à E pour les mauvais élèves. Pour parvenir à déterminer la qualité nutritionnelle du produit, il détermine la contenance de sucre, de sel ou de gras jugée saine ou excessive de chaque denrée alimentaire. Le roquefort obtient la pire note : E, c’est en dessous des fromages industriels ultra transformés. Chez les producteurs, on sonne la révolte contre ce système inadapté pour les produits du terroir.  L’avènement du Nutri-score pour guider les consommateurs peut-il mettre en péril notre trésor national, la gastronomie du terroir ? Faïza Bossy tire la sonnette d’alarme. La nutritionniste explique que certains produits alimentaires ne peuvent bénéficier de la note A comme l’huile d’olive bien qu’essentielle dans une alimentation équilibrée. Sur le plan nutritionnel, cet outil est loin d’être parfait : il ne prend pas en compte les additifs.       Alors que la réglementation Nutri-Score tend à se normaliser en Europe, le roquefort est en mauvaise posture avec 25% des ventes à l’export. Va-t-on assister à la chute de notre patrimoine culinaire à l’étranger, nos fromages peuvent-ils être blacklistés ?  

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56 - France - Algérie, réconciliation impossible ? - 18 octobre 2021

Invités : - Nathalie Funès, journaliste à l’Obs - Anthony Bellanger, éditorialiste France Inter, spécialiste des Affaires internationales - Armelle Charrier, éditorialiste en politique internationale à France 24 Samedi 16 octobre 2021, Emmanuel Macron était au pied du Pont de Bezons, à Colombes, pour commémorer le massacre du 17 octobre 1961, le jour où plus d’une centaine d’Algériens, partisans de l’indépendance de l’Algérie, avaient été tués par des policiers parisiens. Une première pour un président de la Vème république. Lors de la cérémonie, le chef de l’État a reconnu pour la première fois les « crimes inexcusables » commis, selon lui, par la République contre les manifestants algériens. Entre la France et l’Algérie, l’histoire commune est douloureuse et les plaies sont toujours très vives. « Il y a des mémoires familiales encore très touchées, il y a aussi eu un éclatement des mémoires qui sont très à vif. Pendant quarante ans, il y a aussi eu un incroyable déni, avec de nombreuses lois d’amnistie qui n’ont pas permis de solder ce passé », analyse Nathalie Funès. Le 18 mars prochain célèbrera les 60 ans des accords d’Évian, qui ont mis fin à la guerre d’Algérie avec le rapatriement des Français d’Algérie. « Ils ont été unifiés dans l’exil et portés par une parole très pro-Algérie Française, ce qui a d’autant plus compliqué leur arrivée en France », ajoute Nathalie Funès. À six mois du scrutin présidentiel, Emmanuel Macron se place du côté de l’apaisement et le rassemblement des Français quelque que soit leur passé et leurs origines, tout en restant prudent. « Cette histoire algérienne est dans le cœur battant de notre démocratie et de nos institutions », décrypte Anthony Bellanger. S’il n’est pas encore officiellement candidat, Éric Zemmour a remis la guerre d’Algérie au cœur du débat. Vers l’apaisement mémoriel ? Cet hommage intervient en pleine crise diplomatique entre les deux pays. En cause ? Des propos d’Emmanuel Macron rapportés par le journal Le Monde. Lors d’un dialogue avec des descendants des familles de la guerre d’Algérie, le président français a émis des jugements très durs à l’encontre du pouvoir algérien dirigé par le président Tebboune. Depuis, le gouvernement algérien a rappelé son ambassadeur et a interdit le survol de son territoire aux avions militaires français après la décision de la France de réduire de moitié le nombre de ses visas accordés aux Algériens. Un premier pas vers un apaisement mémoriel ?

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52 - Quelle France en 2030 ? - 12 octobre 2021

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50 - Gaz, électricité : la grande pénurie - 8 octobre 2021

Invités : Élie Cohen, économiste, directeur de recherches au CNRS et auteur de « La valse européenne »  Sophie Fay, journaliste au service économie de l’Obs et chroniqueuse sur France Inter  Isabelle Raymond, chef du service Économie et social à France Info radio  Maud Descamps, journaliste spécialiste des questions d’énergies à Europe 1  La transition écologique sera-t-elle brutale ? Partout en Europe, les gouvernements sont désemparés face au prix du gaz et de l’électricité. Les énergies renouvelables sont encore loin de pouvoir prendre le relai au point que l’on doit rouvrir des centrales à charbon.  Jusqu’où ira le prix du gaz qui a déjà quadruplé depuis le début de l’année. Les fluctuations tarifaires continuent d’atteindre des taux spectaculaires sur les marchés financiers, preuve de la fébrilité qui s’est emparée du système. Ce n’est plus un coup de chaud, mais un embrasement des cours du gaz. En quelques heures : + 35% sur les marchés, un record historique révélateur d’un monde déréglé. Les économies du monde tournent à plein régime et une question se pose : il y aura-t-il suffisamment de gaz pour tout le monde ?  Alors que l’hiver se profile à grand pas, pour Maud Descamps, on plonge dans l’inconnu à cause d’un « facteur sur lequel on a aucune prise » avec une question prédominante : que va faire la Russie ? La décision de Vladimir Poutine d’augmenter ou non l’approvisionnement va avoir une incidence sur le prix du gaz et de l’électricité. À l’heure où l'on parle de dépendance du gaz russe, Isabelle Raymond s’interroge sur la mise en place de stock stratégique comme il en existe dans le pétrole avec un constat révélateur : les énergies fossiles donnent le la. Une réalité contradictoire face à l’urgence climatique qui pèse sur les énergéticiens.   La crise des énergies n’est pas seulement un cas français mais fait rage partout en Europe. Chez nos voisins, la situation est alarmante comme à Barcelone où l'on ne parvient pas à enrayer la flambée historique des prix de l’électricité. Une épine dans le pied des gouvernements qui se questionnent quant à l’issue de la crise.

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48 - Présidentielle, qui face à Macron en 2022 ? – 6 octobre 2021

Invités : ·  Soazig Quéméner, rédactrice en chef du service politique à Marianne ·  Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication à Sciences Po ·  Anne Bourse, grand reporter au service politique ·  Daïc Audouit, journaliste politique Qui de Marine Le Pen, Xavier Bertrand ou même Éric Zemmour accédera au second tour de la prochaine élection présidentielle ? L’irruption du polémiste dans le paysage politique rabat totalement les cartes. Selon le dernier sondage Harris Interactive pour Challenges, Éric Zemmour est crédité de 17% des intentions de vote. En un mois, l’éditorialiste a bondi de plus de 10 points. Pour la première fois, il est placé comme étant supposé qualifié au second tour de l’élection présidentielle devant Marine Le Pen. De son côté, avec 24% des intentions de vote, dans les derniers sondages, Emmanuel Macron marche, pour le moment, en tête. Quelle stratégie adopter ? « Il n’est pas menacé. Éric Zemmour est en train de passer devant la droite traditionnelle. En revanche, il peut se retrouver avec deux ennemis à l’extrême droite ce qui rend plus incertain le deuxième tour. Mais pour le moment, ce sont des problèmes mineurs », décrypte Philippe Moreau-Chevrolet. Mais, à six mois du scrutin, tout est encore possible. D’autant plus que la réalité économique revient au galop. Mardi 5 octobre, des salariés, chômeurs, étudiants se sont mobilisés pour dénoncer le manque de pouvoir d’achat et la dégradation des conditions de travail. « On n’est pas dans une mobilisation extraordinaire qui pourrait inquiéter Emmanuel Macron. Ce qui inquiète depuis le début du quinquennat, c’est plutôt la colère souterraine. Celle que l’on ne voit pas dans les manifestations. Sur l’énergie, la réponse du gouvernement est arrivée très vite pour éviter les potentiels points de crispation », analyse Soazig Quéméner. Autre incertitude : la popularité personnelle du locataire de l’Élysée. « Il doit se faire aimer, en particulier dans les classes populaires », estime Philippe Moreau-Chevrolet. Les 2 et 3 octobre dernier, près de 4.500 personnes - élus, cadres, et militants de LREM et du Modem - se sont réunis à Avignon pour le campus d’été de la majorité, marquant ainsi le démarrage de la campagne d'Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2022. Les barons de la majorité appellent néanmoins à la prudence et mettent en garde face à l’excès de confiance. Pour le moment, Emmanuel Macron ne s’est pas officiellement déclaré candidat.

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47 - Pédophilie, un tabou français - 5 octobre 2021

Après deux ans et demi d’enquête, la Commission indépendante sur les abus sexuels et la pédocriminalité dans l'Église (Ciase) rend ses conclusions dans un rapport long de 2 500 pages publié le mardi 5 octobre. Selon ce rapport, présenté par le haut fonctionnaire Jean-Marc Sauvé, plus de 3 000 pédocriminels ont été identifiés au sein de l’Église catholique, depuis les années 1950.  Ainsi, plus de 216 000 mineurs auraient été victimes de violences sexuelles de la part de prêtres ou de religieux. Et le bilan grimpe à 330 000 victimes si on ajoute celles de « laïcs en mission d'Églises » (dans l'enseignement catholique et les organisations de jeunesse notamment).  « Le rapport montre l’aspect systémique et tout un système qui a protégé et favorisé ce genre de comportements », décrypte Isabelle de Gaulmyn. « Pour les catholiques, c’est vraiment difficile à entendre », a-t-elle précisé. Qui sont ces prêtres abuseurs ? « Dans l’Église, c’est un crime qui est non seulement physique, psychologique, mais c’est aussi un viol spirituel », analyse Éric Pailler. La cause principale ? « Une mise sous emprise », affirme Muriel Salmona. « Il y a une véritable stratégie avec tout un contexte de soumission à une autorité qui émane de Dieu. Cela ne laisse aucune chance aux enfants. Cela ressemble à ce qui peut se passer dans les emprises familiales où l’enfant ne peux pas y échapper », ajoute-t-elle. Mais la pédophilie ne touche pas que l’Église. Elle est notamment présente dans le sport, à l’école et surtout : la famille.

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37 - Sous-marins, le torchon brûle à l’ONU - 21 septembre 2021

Valérie Niquet, maître de recherche pour la FRS et auteure de « La puissance chinoise en 10 questions »  Étienne Leenhardt, chef du service étranger chez France Télévisions  Anthony Bellanger, éditorialiste chez France Inter spécialiste des affaires internationales  Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences-Po, spécialiste des questions européennes et auteur de « Vers une nouvelle gouvernance mondiale » Une rupture de confiance entre alliés : hier soir à l’ONU, Jean-Yves le Drian a de nouveau critiqué avec véhémence l’attitude américaine dans l’affaire des sous-marins. L’Europe sort du silence et prend la défense de la France en dénonçant un traitement inacceptable de la part des Américains.  Le ministre des Affaires étrangères ne décolère pas suite à la trahison américaine qu’il qualifie de « rupture de confiance, de mépris, de duplicité, de mensonge ». Pour Étienne Leenhardt, il s’agit d’une situation inédite qui va au-delà du contrat commercial et qui entache « le partenariat qu’elle [la France] avait commencé à tisser et de sa présence dans cette région ». Un accord brisé qui remet en question les relations préalablement établies entre la France et ses alliés anglophones. Face à ce retournement de situation de la part de son allié historique, Jean-Yves le Drian n’a pas hésité à associer le régime Biden à celui de son prédécesseur Donald Trump. À l’heure où le climat se tend, quelles sont les relations entre Joe Biden et Emmanuel Macron ? Pour celui qui voulait relancer le multilatéralisme avec la fin du mandat Trump, c’est la douche froide indique Patrick Martin-Genier. Cet acte est un manquement à la diplomatie qui peut laisser des traces : « une méfiance vis -à -vis de la France qui a voulu incarner une autre voie alternative pour la défense indo-pacifique ». Dans son viseur, Joe Biden n’a pas uniquement lancé les hostilités contre la France mais également contre la Chine. Xi Jiping, le président chinois a décidé d’avancer son allocution initialement programmée à l’ONU. Est-ce le début d’une instabilité politique mondiale ? Valérie Niquet souligne qu’il y a « un vrai problème chinois ». Pour la maître de recherche, la mise à mal du contrat des sous-marins est une « erreur stratégique » qui pousse la France à se replier quant à une éventuelle stratégie indo-pacifique contre la dictature chinoise aux côtés de ses alliés anglo-saxons. Et de poursuivre « il y a eu une prise de conscience sur le rôle de la Chine dans le monde de manière globale ».  Alors qu’Emmanuel Macron prend la présidence de l’Europe en 2022, que peut-on attendre des États-Unis ? Pour Anthony Bellanger, la France n’obtiendra rien de cette perte de contrat. Pour autant, le journaliste affirme que cela ne remet pas en cause le fait que la France reste « une puissance militaire et une puissance diplomatique alternative qui compte dans le monde ». Le chef du service étranger de France Télévisions préconise d’oublier le « rêve indo-pacifique » pour se recentrer sur l’Europe.

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35 - Sous-marins, départ de Merkel … l’Europe affaiblie - 17 septembre 2021

Marion Van Renterghem, grand reporter et auteure de « C’était Merkel »  Jean-Dominique Giuliani, président de la fondation Robert Schuman et auteur du « Rapport Schuman sur l’Europe, l’état de l’union 2021 » Bernard Guetta, journaliste et député européen Américains, Britanniques et Australiens forment une alliance militaire et ce au détriment de la France qui ne pourra plus vendre ses sous-marins à l’Oz. Une claque pour le pays qui résonne dans l’Europe toute entière au moment même où la chancelière allemande Angela Merkel doit remettre son titre en jeu à l’approche des élections allemandes.  C’était le contrat du siècle : l’accord de vente des sous-marins français vient d’être torpillé sous pression de Washington. Une « trahison à la Trump » de la part de son allié historique. Pour Bernard Guetta, le message envoyé est clair : la France est une victime collatérale dans un bras de fer mené par les États-Unis contre la Chine. Le député européen affirme qu’il faut d’ores et déjà « une défense autonome de l’Union européenne ».  Cette défaite française a-t-elle des répercussions sur les pays frontaliers ? Pour Marion Van Renterghem, l’Allemagne ne se sent pas particulièrement concernée mais cela « s’inscrit dans un paysage changeant qui est la relation spéciale qu’avait l’Allemagne avec les États-Unis depuis la guerre » déclare la reporter. Les relations évoluent et le climat géopolitique s’intensifie.  Dans sa croisade ‘anti-chinoise’, la France n’est plus une pièce maîtresse même si l’Europe reste importante et compte parmi ses pays le Royaume-Uni convié à la « table des grands ». Boris Johnson a été interpellé hier par les membres du Parlement qui s’inquiètent des représailles chinoises. Pour Jean-Dominique Giuliani « les hostilités entre les États-Unis et la Chine montent très fortement et il y a des risques de dérapages, les Britanniques vont être les premiers entraînés dans le débat que les Américains vont poser aux Européens ».  Une prise de position gênante pour l’Europe qui devra prendre part ou non à l’alliance contre la dictature chinoise malgré sa volonté de rester indépendante.

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17 - La police dépassée par les trafics ? - 11 mai 2021

<p>La police dépassée par les trafics ?</p> <ul> <li>Audrey Goutard, cheffe de service enquête et reportage</li> <li>Mathieu Zagrodski, chercheur associé au centre d’études sociologiques sur le droit et les institutions pénales</li> <li>Driss Aït Youssef, docteur en droit public et spécialiste de la sécurité globale</li> </ul> <p>Suite à l’annonce de la mort du policier Éric Masson à Avignon le mercredi 5 mai 2021, des suspects ont été retrouvés dont un jeune de 19 ans.</p> <p>Présumé innocent, ce jeune de 19 ans était avec un complice de 20 ans qui avait déjà été condamné pour violence, vol et port d’arme blanche. L’arme du crime n’a pas encore été retrouvée par les équipes de recherche et les deux complices nient totalement les faits. « Ce n’est pas courant qu’un petit dealer sorte une arme blanche et tire volontairement pour tuer face à la police » explique l’un des invités du plateau de l’Info s’éclaire. Un hommage à 15h est prévu pour Éric Masson ce mardi 11 mai 2021.</p> <p>« La société est beaucoup plus violente et les interventions se passent beaucoup plus mal. En effet, l’‘uniforme’ fait moins peur » En France, environ un refus d’obtempérer toutes les deux minutes est dénombré. « La peur doit changer de camp : les familles des policiers tremblent. »</p> <p>Actuellement, 820 mineurs sont en prison, 68% y retournent lorsqu’ils en sortent. « On ne lutte plus contre ce phénomène comme il y a 20 ans » explique le docteur en droit public. Des fusillades sont beaucoup plus récurrentes, environ 1700 points de deals ont été dépouillés depuis janvier et une affaire de drogue sur trois inclus des armes. « C’est une sorte de garantie de survie si les dealers possèdent une arme » déclare Audrey Goutard. </p> <p>En France, environ 5 millions d’usagers par an consomme du cannabis. Une amende de 200€ est faite pour ceux qui sont pris en possession de cette drogue. « La France est le plus grand consommateur de cannabis en Europe mais le pays ne veut pas aborder le sujet sur la légalisation ou non. La forme actuelle du cannabis est dangereuse contrairement à d’autres pays où celui-ci est légalisé. » </p>

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16 - Régionales en juin : un test pour la présidentielle ? - 13 avril 2021

<p>Présenté par Axel de Tarlé</p> <p><strong>Invités :</strong></p> <ul> <li>Maude Guillaumin, journaliste et documentariste</li> <li>Albert Zennou, rédacteur en chef du service politique du Figaro</li> <li>Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop</li> <li>Roselyne Febvre, cheffe du service politique de France 24</li> </ul> <p>Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand l’a annoncé le mardi 13 avril 2021, les élections régionales sont maintenues au moins de juin. Elles seront seulement décalées d’une semaine.</p> <p>Maude Guillaumin rapporte les propos de Dominique Perbene, maire de Chalon-sur-Saône. Il aurait déclaré que « même si les maires étaient majoritaires pour la tenue des élections en juin, ils ont besoin de temps ». En effet, les assesseurs doivent être vaccinés, des distances de sécurité encore plus importantes doivent être mises en place. </p> <p>Alors que les Américains ont élu leur président en pleine pandémie, l’idée de repousser les élections régionales a suscité beaucoup de réactions de la part de l’opposition. </p> <p>À un an de la présidentielle, « ces élections s’annoncent compliquées pour LREM. Elles seront sans doute moins catastrophiques que les élections municipales qui avaient été une véritable bérézina », explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.</p> <p>Alors que le parti vient de fêter ses cinq ans, il est possible de parler « d’échec car La REM n’a pas réussi à s’enraciner dans les territoires ». Albert Zennou confirme cette tendance. « On voit bien que c’est un mouvement qui s’est transformé en parti. (…) explique-t-il. Le rédacteur en chef du service politique du Figaro poursuit : « Souvent à droite et parfois à gauche, des élus rejoignent LREM et Macron. Mais finalement, au vu des sondages, ils préfèrent rester dans leur camp d’origine ».</p> <p>Pour Roselyne Febvre, cheffe du service politique de France 24, « La République en Marche, c’est Emmanuel Macron. C’est une aventure. (…) Ce parti a été là pour servir à Emmanuel Macron de majorité ».  </p> <p>Selon un récent sondage, 63% des Franciliens jugent le mandat de Valérie Pécresse à la tête de la région Île-de-France excellent ou bon. « Ce sondage n’est pas vraiment étonnant. Depuis cinq ans, elle est vraiment sur le terrain », déclare Maude Guillaumin. Selon Albert Zennou le fait de « vouloir repousser les élections régionales à octobre voire 2022, ça bloquait complètement Valérie Pécresse mais les autres aussi » dans l’éventuelle annonce d’une candidature à la présidentielle.</p>