Podcast| Tomate Mozza | Sybel

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Tomate Mozza, ce sont des rencontres avec ces Français qui ont un bout d’Italie au fond d’eux. Ils nous racontent leurs racines, leurs parents, leur rapport à l’Italie et comment cela a défini ce qu’ils sont aujourd’hui....voir plus

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12 - Alessandra Serra : "Grandir avec deux langues a été une chance"

Alessandra est la fille d'un Italien venu en France dans les années 70 pour assurer la direction marketing d'un géant transalpin du chocolat que tout le monde connaît : Ferrero. Elle nous raconte ses premières années à Rouen (où Ferrero y avait une usine), son enfance sous les friandises, entre langues française et italienne, ses années à Nice, où ses parents ont déménagé par la suite. Alessandra nous raconte aussi comment le prénom de son petit frère Rafael a inspiré au président du groupe le nom d'une célèbre gourmandise enrobée de noix de coco. Une storia vera. Alessandra partage avec nous son quotidien d'artiste bercée par cette double culture qu'elle affectionne, ses deux pays et ses deux langues. Elle a d'ailleurs mis une bonne partie de son vécu dans son spectacle "Je suis Catherine Deneuve", un voyage à travers le temps, à travers les mots italien et français, à travers les vers d'un poème qui s'écrit de chaque côté des Alpes. Pourquoi Catherine Deneuve ? Etrangement, les Italiens comprendront la référence bien mieux que les Français, puisque cette phrase est devenue pour eux une expression courante depuis que la célèbre actrice française l'a prononcée avec tout le chic qu'on lui connait dans une publicité pour la Lancia Delta. Avec Alessandra, nous évoquons quelques idées reçues sur les italiens, son plat de prédilection, et ses deux contributions à la playlist Tomate Mozza :  - Maracaibo, de Lu Colombo - Roberta, de Peppino di Capri Ses adresses favorites :  - Il Covo, 104 rue Saint-Maur 75011 Paris - Isola, 15 rue Ternaux 75011 Paris Bonne écoute à tous !

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11 - Stefania Baldi : "Quand j'étais en Italie, je ne voulais qu'une chose, partir"

Originaire de la région des Marches, Stefania Baldi est arrivée en France en 2007 après des études à Bologne et une escale à Montréal. Elle y a appris la langue française, elle qui rêvait du Parlement Européen à Bruxelles. Après un passage dans la banque, chez Vente Privée et Playstation, elle a définitivement adopté la tech et le digital au sein de Twitter, où elle travaille depuis quelques années. Un réseau social, une suite finalement logique lorsqu’on sait à quel point Stefania est tournée vers les autres.  Lorsqu’elle était en Italie, plus jeune, elle rêvait d’ailleurs, et n’imaginait pas y finir sa vie. Mais loin de son pays d’origine, elle se rend compte à quel point l’Italie lui manque, même si elle ne souhaite pas faire le chemin inverse.  Stefania nous raconte ses origines, son attachement à l’Italie, mais aussi à l’Europe, et partage quelques anecdotes qui soulignent “le choc” des cultures qu’elle a observé et expérimenté. Une tendance des Français à l’individualisme, notamment, qu’elle n’avait jamais vraiment connu jusqu’à son arrivée en France.  Un épisode vivant avec une invitée pleine de joie et de bonne humeur. D’Italie, finalement.  Les références :  Pour la retrouver sur les réseaux sociaux, ici Staffolo, sa région d'origine, ici Ses morceaux favoris : 50 Special, Lùnapop (écouter) Kobra, Donatella Rettore (écouter)

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11 - Stefania Baldi : "Quand j'étais en Italie, je ne voulais qu'une chose, partir"

Originaire de la région des Marches, Stefania Baldi est arrivée en France en 2007 après des études à Bologne et une escale à Montréal. Elle y a appris la langue française, elle qui rêvait du Parlement Européen à Bruxelles. Après un passage dans la banque, chez Vente Privée et Playstation, elle a définitivement adopté la tech et le digital au sein de Twitter, où elle travaille depuis quelques années. Un réseau social, une suite finalement logique lorsqu’on sait à quel point Stefania est tournée vers les autres.  Lorsqu’elle était en Italie, plus jeune, elle rêvait d’ailleurs, et n’imaginait pas y finir sa vie. Mais loin de son pays d’origine, elle se rend compte à quel point l’Italie lui manque, même si elle ne souhaite pas faire le chemin inverse.  Stefania nous raconte ses origines, son attachement à l’Italie, mais aussi à l’Europe, et partage quelques anecdotes qui soulignent “le choc” des cultures qu’elle a observé et expérimenté. Une tendance des Français à l’individualisme, notamment, qu’elle n’avait jamais vraiment connu jusqu’à son arrivée en France.  Un épisode vivant avec une invitée pleine de joie et de bonne humeur. D’Italie, finalement.  Les références :  Pour la retrouver sur les réseaux sociaux, ici Staffolo, sa région d'origine, ici Ses morceaux favoris : 50 Special, Lùnapop (écouter) Kobra, Donatella Rettore (écouter)

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10 - Roberta Cecchin : "Il est plus facile d’avoir un équilibre pro-perso ici en France"

Roberta Cecchin est arrivée en France il y a 7 ans pour raisons professionnelles. Il s'agissait de rejoindre le siège du grand groupe français pour lequel elle travaillait déjà en Italie. C'était en juin, dans un Paris estival rêvé qui a rapidement engendré un véritable coup de foudre, puis une redescente et le mal du pays, avant de retomber amoureuse de cette ville, et de la France. A tel point qu'aujourd'hui Roberta a entrepris les démarches pour être naturalisée et aller au bout de sa grande histoire d'amour.  A Paris, Roberta s'est aussi découverte une autre passion, la comédie. Elle a écrit un spectacle, "Une Roberta a Parigi", qu'elle a commencé à joué dans quelques petites salles avant d'obtenir enfin une résidence au théâtre Le Bout, dans le 9e arrondissement. Elle y sera tous les premiers et troisièmes samedis de chaque mois à partir du 5 février 2022 (réservation ici). Dans son spectacle, Roberta s'amuse des petites différences entre les deux pays, culinaires, culturelles, sans oublier les faux amis cocasses. Mais point de moquerie de la part de Roberta, qui a surtout créé ce spectacle pour rapprocher Italiens et Français qui s'apprécient beaucoup, mais ne se connaissent finalement que très peu.  Les références :  Pour la retrouver sur les réseaux sociaux, ici Pour réserver son spectacle, c'est par ici Ses restaurants favoris :  Shardana, Paris 15 Come a casa, Paris 20 La Norma, Paris 3 Via Emilia, Paris 9 Cucina mutualité, Paris 5 Pizzeria I fratelli castelano, Paris 15 Ses morceaux favoris :  Parole Parole, de Mina (écouter) Gente di mare, d'Umberto Tozzi (écouter)

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9 - Alessandra Pierini (épicerie RAP): "Je suis arrivée en France avec une mission"

Alessandra est arrivée en France en 1987, il y a 34 ans. Elle ne parlait pas un mot de Français, et dans ses valises, aucun vêtement ou presque, mais des produits italiens à foison. Il faut dire qu’elle est arrivée en France avec une mission, comme elle le dit si bien : “parler de tous les produits italiens et faire connaître nos recettes”. Ce n’est pas étonnant si, malgré des études de lettres, elle se met à la fabrication de fromages italiens dans son village provençal d’adoption. Succès immédiat, y compris pour les nombreux produits qu’elle rapporte d’Italie pour les accompagner : des olives, une bonne huile d’olive, de la sauce tomate... En 1992, elle décide d’aller plus loin et ouvre son premier établissement italien à Marseille, avant de “monter à Paris” en 2010 et d’ouvrir à la fois un restaurant, et une épicerie. Si le restaurant ferme en 2013 au grand regret des nombreux habitués (et des critiques culinaires), elle se concentre depuis sur l’épicerie dont elle ouvre même une extension à deux pas entièrement consacrée aux vins italiens.  Avec Alessandra, nous parlons de cuisine, de culture italienne, de foot, de cuisine encore, de la déprime ambiante des grandes villes françaises, de musique, encore de cuisine… Bref, vous l’aurez compris, vous allez sortir de cet épisode affamé comme un italien. Les références :  Le sublime ouvrage On va déguster l’Italie, mix de de recettes et culture gastronomique italienne, le tout illustré avec goût et talent. (livre) La Pasta Allegra, l’art de vivre à l’italienne Le site de l’épicerie RAP : http://www.rapparis.fr/ L’adresse de l’épicerie RAP : https://g.page/RAPepicerieItalienne L’adresse de la cave à vins de RAP : https://g.page/rap-cave-italienne Ses restaurants favoris :  Osteria Ferrara, 7 Rue du Dahomey, 75011 Paris : https://g.page/osteriaferrara?share Passerini, Rue Traversière, Paris : https://goo.gl/maps/W7o1jiZDyXdhnLsr8 Tempilenti, Rue Gerbier, Paris : https://goo.gl/maps/oKzAiUb75iUgVEAn7 Amici Miei, Rue Saint Sabin, Paris : https://g.page/Amicimieiparis?share Caffè Stern, Passage des Panoramas, Paris : https://goo.gl/maps/THqqE7jKkT1QYSeG7

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8 - Daisy Boscolo Marchi : "Je râle beaucoup plus depuis que je suis en France !"

Le récit de la relation qu'entretient Daisy avec la France est surtout celui d'une histoire d'amour. D'abord avec le pays, qu'elle découvre à son arrivée à Strasbourg en 2017 dans le cadre du programme Erasmus. Et une seconde avec son compagnon, qu'elle rencontre un mois seulement avec la fin de ses études. Alors qu'elle était retournée en Italie une fois son diplôme en poche, c'est très logiquement qu'elle refait ses bagages pour refaire le trajet inverse. Désormais installée à Paris, Daisy nous raconte son quotidien dans la capitale, comment elle devenue très Française dans sa faculté à râler contre tout, et comment elle entretient sa relation avec l'Italie en contribuant activement à la revue du Club Italie-France. Avec Daisy, nous parlons aussi du manque de perspectives de la jeunesse italienne, de foot (un peu), et de l'arrogance supposée des Français. Ses morceaux : Com'é triste Venezia - Charles Aznavour (écouter - acheter) Le Mille Bolle Blu - Mina (écouter - acheter) Abonnez-vous à la playlist des invités de Tomate Mozza sur Spotify ! Son restaurant favori à Paris : Iovine's, Paris Bonne écoute à tous ! Ecouter Tomate Mozza sur Spotify (ici">ici), Apple Podcasts (ici">ici) ou Deezer (ici">ici)

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7 - Méryl Bisagni : « J'ai grandi dans le respect des anciens. »

Passer son enfance sous le même toit que sa grand-mère italienne, et vivre chaque année deux mois entiers dans le village d'origine de sa famille, en Calabre... Il n'en faut pas plus pour expliquer l'amour immodéré de Méryl pour l'Italie. Dans cet épisode, celle qui pilote une bonne partie des réseaux sociaux du quotidien Les Échos nous raconte son enfance, un bout de l'histoire de sa famille, et comment ses origines s'expriment aujourd'hui. 

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6 - Serena Giuliano : « J'ai très mal vécu mon arrivée en France »

Serena est arrivée en France à l'âge de 12 ans, dans le Nord-Est de la France. Un parcours atypique puisqu'elle a rejoint ses grands-parents qui ont fait le même chemin une trentaine d'années auparavant, durant la principale vague d'immigration italienne dans la région. 

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5 - Carlo Molinari : « À l'âge de 15 ans, j'ai décrété que je n'irai plus à l'école »

Quand on m’a confié son numéro de téléphone, je l’ai enregistré avec précaution dans mon répertoire, cherchant le bon moment pour lancer l’appel. Pas aujourd’hui, pas demain, je voulais attendre le bon moment. Ce jour-là, malgré ce numéro inconnu affiché sur son smartphone, Carlo Molinari décroche, et je me lance. Je lui explique Tomate Mozza, ma démarche, pourquoi j’aimerais l’y convier. Il est intrigué, il me demande d’où je viens en Italie, je lui raconte, et lui dis mon attachement à la région, à cette ville. Je crois bien que c’est ce détail qui a fini de le convaincre. Donner des coups de pouces aux gens du coin, c’est toute sa vie. Le descriptif complet sur le site de Tomate Mozza

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4 - Rocco Femia : « Fut un temps où être rital était un problème »

Rocco Femia est arrivé en France il y a près de 30 ans. C'était il y a longtemps... mais c'était hier, au regard de la très longue histoire de l'immigration italienne en France. Cap au Nord-Est, dans un premier temps, où il a commencé comme attaché de presse au Tribunal de l'Europe à Strasbourg, puis direction Toulouse, où Rocco a "rencontré l'amour", comme il nous le raconte. C'est décidé, Rocco s'installe alors en France. Cette décision a-t-elle été douloureuse ? Non, Rocco se définit lui-même comme un citoyen européen avant tout, ce qui n'est pas contradictoire avec cette profonde volonté de cultiver son appartenance à l'Italie. Mieux, son histoire a forgé une vocation qui le conduira à créer le bimestriel bilingue Radici. Créée il y a près de 20 ans, cette revue s'adresse à tous les amoureux de l'Italie, et pas uniquement ceux issus de l'immigration italienne. Radici, ce sont aussi des ouvrages de tout premier plan, comme "Italiens : 150 ans d'émigration", ré-édité à quatre reprises, ainsi que des spectacles vivants, dont une adaptation saluée des Ritals de Cavanna. Dans cet épisode, Rocco nous partage les valeurs qui ont forgé son parcours, et nous livre une savoureuse anecdote au sujet d'un faux ami franco-italien. Fou rire garanti !

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3 - Paolo Del Vecchio : « on m'a lancé un seau d'eau après la victoire de l'Italie en 2006 »

Le nom et le prénom de Paolo ne laissent planer aucun doute sur ses origines italiennes, mais ce n'est pas uniquement pour cette raison que j'ai voulu l'inviter dans Tomate Mozza. En 2015, Paolo a initié Squadra Diaspora, une oeuvre qui prend la forme d'un maillot inspiré des tenues de football de l'après-guerre. Sur ce maillot, un "motif prend la forme d'une trame circulaire, une onde plus ou moins dense en fonction de la présence italienne dans chaque pays du Monde". Squadra Diaspora prend le football comme prétexte pour documenter et surtout montrer comment et par qui ces mouvements migratoires ont pris forme au fil des dernières décennies. 

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2 - Floriana : « mon grand-père devait émigrer au Venezuela… il a raté le bateau »

J’ai pris contact avec Floriana sur les conseils de deux proches, qui non seulement ne se connaissent pas l’un et l’autre, mais qui plus est évoluent dans des univers totalement différents. C’est dire si Floriana fait l’unanimité. En parcourant son compte Twitter, j’ai rapidement saisi la portée de ce phénomène aux 8500 followers : des prises de position bien tranchées, du caractère et une certaine intransigeance en matière de cuisine italienne. Sa bio est en la parfaite illustration : « Ma seule religion, c’est la pasta al dente (carbonara is not an opinion) ». Si j’ai voulu inviter très tôt Floriana dans Tomate Mozza, c’est aussi pour en savoir plus sur son parcours. Comme finalement assez peu de Français d’origine italienne, elle a fait le choix de retourner en Italie il y a une dizaine d’années, après une enfance passée à Lyon. Un choix difficile, qui a suscité beaucoup d’interrogations chez ses parents qui eux avaient fait le sacrifice du chemin inverse vers la fin des années 50. Floriana nous raconte aussi comment l’histoire de sa famille aurait pu s’écrire au Vénézuela si son grand-père n’avait pas raté le bateau pour l’Amérique du Sud, quelques années plus tôt. Au fil de notre discussion, nous évoquons aussi quelques idées reçues sur les Italiens : leur conduite « créative », leur indiscipline, et surtout leur machisme. Un problème bien réel, qui progresse certes, mais nous sommes encore loin du compte, comme vous le découvrirez. Bonne écoute ! Adriano Celentano, Il ragazzo della Villa Gluck (écouter) Eros Ramazotti, Se bastasse une canzone (écouter) Bonus : Prisencolinensinainciusol, le yahourt d’Adriano Celentano (écouter) Retrouvez son resto favori sur le site de Tomate Mozza

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1 - Fabrice Marsella : « cette envie de construire est fortement liée au métier de mon père »

Fabrice Marsella dirige le Village by CA Paris, l'incubateur de start-up du Crédit Agricole, une structure avec laquelle j'ai eu plusieurs fois l'occasion de collaborer via 01net.com et BFM Business. Cela fait donc plusieurs années que nous nous côtoyons, mais c'est au détour d'une récente conversation que j'ai découvert son  attachement pour l'Italie et la région de Cassino, dont ses parents sont originaires. Une conversation loin d'être anodine, puisqu'elle a réveillé cette vieille idée de podcast que je lance enfin, et forcément, avec lui. Dans ce tout premier épisode, Fabrice nous raconte ses racines italiennes, les raisons qui ont poussé ses parents à émigrer en France, et comment le métier de son père l'a forcément influencé dans ce qui l'anime aujourd'hui : aider les entrepreneurs à aller au bout de leur projet et de leur vision. On y parle aussi de Toto Cutugno, des pizzas de sa maman, et de cette tragique pratique qui consiste à mettre de l'emmental râpé sur les lasagnes. Bonne écoute à tous ! Ses morceaux : Toto Cutugno, L’italiano (écouter) Eros Ramazotti, Une storia Importante (écouter) Son resto favori :  Ristorante Napoletano (Paris 8) : https://goo.gl/maps/JNWnZTxW7NgUbYYx8