

39 - [HORS SÉRIE] La vérité sur le podcast qui doute de tout
On fait le bilan calmement.
Comment survivre à la fabrication d’un podcast à la première personne ? Faut-il enregistrer ses enfants en micro caché pour remonter dans le classement Spotify ? Combien de thèses de sociologie doit on ingurgiter pour pondre 30 minutes d’épisode ? Le podcast de vulgarisation scientifique peut-il sauver la planète ? Un épisode spécial pour fêter la cinquième saison de « Vivons heureux avant la fin du monde » et découvrir les joies, les galères et les coulisses du studio. Avec : - Anis Rhali, auteur, réalisateur, youtubeur, podcasteur, et invité de choix de Vivons heureux avant la fin du monde - Delphine Saltel, autrice et podcasteuse torturée d’ARTE Radio Remerciements : - L'équipe de la Gaîté Lyrique : Caroline Baldeyrou, Valentine Sanquer, Margot Renoux, Madeleine Varin et David Suchesto
Enregistrements Décembre 2025 Entretien Anis Rhali Réalisation, mixage, montage et musiques originales Arnaud Forest Prise de son Étienne Bottini Accompagnement éditorial Mina Souchon Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio


37 - Ouvrir les yeux sur l’ignorance blanche
<p>Naïveté ? Indifférence crasse ? Mauvaise foi ? Dissonance cognitive ? Déni ? Hallucination totale ? Dans son livre, Vivre, libre, l’autrice française noire Amandine Gay interroge la prodigieuse faculté des personnes blanches de son entourage à s’aveugler. <br><br>Comment peuvent-elles ignorer si royalement les situations pourtant innombrables où se niche le racisme ? Où ont-elles appris à faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes possibles ? Et comment vivre avec cette sensation permanente de décalage, l’impression d’être entouré de gens qui disent vous aimer sincèrement mais passent complètement à côté de ce que vous vivez tous les jours ? Dans cet épisode, Amandine Gay raconte sa découverte du philosophe Charles Mills (1951-2021) qui a décortiqué ce qu’il appelle « l’ignorance blanche », les différents mécanismes cognitifs qui permettent aux blancs de ne pas voir la domination raciale dont ils bénéficient. Au côté de la chercheuse Maboula Soumahoro, Amandine Gay éclaire le côté obscur de la blanchité.<br><br><strong>Avec :</strong><br>- Amandine Gay<br>- Maboula Soumahoro<br><br><strong>Bibliographie : </strong><br>- <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://www.editionsladecouverte.fr/vivre_libre-9782348082702"><em><u>Vivre, libre</u></em></a> d'Amandine Gay, Ed. La Découverte, 2025<br>- <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://www.editionsladecouverte.fr/le_triangle_et_l_hexagone-9782348041952"><em><u>Le Triangle et l'Hexagone</u></em></a> de Maboula Soumahoro, Ed. La Découverte, 2020<br>- <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://memoiredencrier.com/catalogue/le-contrat-racial/"><em><u>Le contrat racial</u></em></a> de Charles Wade Mills, (trad. de l’anglais par Aly Ndya), Ed. Mémoire d’Encrier, 2023 (publication originale 1997).<br><br><strong>Archives ou extraits : </strong><br>- Sketch de Djamil Le Shlag, <em>Le racisme anti blanc</em>, 2019<br>- Sketch de Muriel Robin, <em>Le noir</em>, 1988<br>- Concert hommage des 70 ans de Nelson Mandela <em>(Nelson Mandela 70th Birthday Tribute), </em>11 juin 1988, Stade de Wembley, Londres<br>- Film <em>La Révolution française</em>, Robert Enrico et Richard T. Heffron, 1989<br>- Film <em>La controverse de Valladolid</em>, réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, 1992<br>- Extrait de <em>Du Contrat social</em> de Jean-Jacques Rousseau, lu par Denis Podalydès<br><br><strong>Pour aller plus loin : </strong><br>- <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://www.seuil.com/ouvrage/l-oppose-de-la-blancheur-leonora-miano/9782021540710"><em><u>L’opposé de la blancheur</u></em></a> de Léonora Miano,Ed. du Seuil, 2023<br>- .<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="http://www.editions-verticales.com/fiche_ouvrage.php?id=492&rubrique=3"><em><u>À bout portant. Versailles 1972</u></em></a> de Philippe Artières, Ed. Verticales, 2024<br>- <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://www.seuil.com/ouvrage/un-monde-en-negre-et-blanc-aurelia-michel/9782021432336"><em><u>Un monde en nègre et blanc</u></em></a> de Aurélia Michel, Ed. Points, 2020<br>-<em> </em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://hal.science/hal-04330089v1/file/11-SBRUN%20CCOSQUER_Marronnages_L%27ignorance%20blanche.pdf"><em><u>L'ignorance blanche</u></em></a>, de Charles Mills, Solène Brun, Claire Cosquer, <em>Marronnages</em>, vol. 1, num. 1, 2022<br><br>Merci à Amandine Gay, Maboula Soumahoro et Laurie.</p>
Enregistrements septembre - octobre 2025 Entretiens, prise de son et narration Delphine Saltel Réalisation et montage Delphine Saltel, Gary Salin Accompagnement éditorial Mina Souchon Mixage Gary Salin Musiques originales Acoustic Bass Lisa, Charlie Marcelet Fin du Monde_Poubelle1, Arnaud Forest Notes de Marseillaise, Gary Salin FMD2 – Etheree, Arnaud Forest Nico Papa2-1, Arnaud Forest Algeria, Samuel Hirsch GTR lime, Charlie Marcelet Comme des oiseaux, Charlie Marcelet FSC key jumping, Charlie Marcelet Celestat, Samuel Hirsch Musiques préexistantes Set them Free, Sting Asimbonanga , Johnny Clegg Ebony and Ivory ,Paul McCartney et Stevie Wonder Original Sin, INXS (00:16) White and Black Blues, Joelle Ursull La Marseillaise, Jessy Norman Sonate pour Clavecin en ré mineur K 1 L 366, Scarlatti Ebony & Ivory, Am Roots feat. Nomsa Mazwai (Filipe Narciso Dub Underground Remix) Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio


1 - Chacun son beauf : à quoi sert le mépris de classe ?
À quoi sert le mépris de classe ?
<p>Faut-il quitter ostensiblement le dance floor quand le DJ met du Sardou ? Que cherchons-nous à dire aux autres quand nous exhibons nos vinyles de David Bowie ? Pourquoi faut-il attendre la reprise de Juliette Armanet pour pouvoir danser sur “Partir un jour” des 2be3 sans avoir peur de passer pour un gros beauf ? Est-ce vraiment si cool de porter un T-shirt Johnny Hallyday au “second degré” ? En quoi aimer Dalida serait-il un plaisir coupable ? Pour l’autrice Rose Lamy toutes ces questions de goûts musicaux sont aussi des questions politiques. Dans son livre, Ascendant beauf, elle évoque son enfance en zone pavillonnaire à Bourges, où elle a grandi avec les tubes du Top 50 et les soirées en salle des fêtes. Tiraillée entre son goût pour les chansons populaires et la culture scolaire, elle réfléchit aux rouages de la distinction sociale et s’attaque au mythe du beauf. Car, pour Rose Lamy, le mépris culturel qui s’exerce envers les « beaufs » ou ses avatars contemporains comme le téléspectateur de Cyril Hanouna n’a rien d’anodin. Il s’inscrit dans un continuum de violences de classe, que chacun.e entretient ou subit tour à tour, sans toujours en mesurer les implications. Les effets que ça peut avoir sur nos trajectoires sociales, les relations avec notre milieu d’origine, mais aussi, de loin en loin, sur notre bulletin de vote. Dans cet épisode, Delphine Saltel mêle le récit de Rose Lamy et le travail du sociologue Félicien Faury qui a mené une grande enquête de terrain auprès des électeurs du RN en région PACA. Une réflexion musicale et politique pour remettre en question nos petits snobismes et la manière dont ils alimentent les clivages électoraux et la montée des extrêmes.<br><br><strong>Bibliographie : </strong><br>Pierre Bourdieu, "La distinction"<br><br><strong>Archives ou extraits : </strong><br>- <em>Le goût des autres</em>, Agnèes Jaoui et Jean-Pierre Bacri <br>- Gérard Mauger sur France Culture dans 50 ans après Cabu : <em>où sont passés ses beaufs</em> ? émission de Géraldine Mosna Savoye, "<em>Sans oser le demander</em>" Vendredi 2 juin 2023 <br>- Extrait de Aymeric Lompret sur Radio Nova<br><br><strong>Pour aller plus loin : </strong><br>- Félicien Faury, <em>Vote FN et implantation partisane dans le Sud-Est de la France : racisme, rapports de classe et politisation</em>, thèse de doctorat en science politique, sous la direction d’Éric Agrikoliansky, Université Paris Sciences et Lettres, École doctorale SDOSE, Paris, 2021.<br>- Gérard Mauger, « De “l'homme de marbre” au “beauf” Les sociologues et “la cause des classes populaires” », <em>Savoir/Agir</em>, 2013. <br>- Gérard Mauger, « Sociogenèse et usages de la figure du “beauf” », <em>Sens-Dessous</em>, 2019.<br>- Philippe Coulangeon, Julien Duval (dir.), <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://www.editionsladecouverte.fr/trente_ans_apres_la_distinction_de_pierre_bourdieu-9782707176677"><em>Trente ans après La Distinction, de Pierre Bourdieu</em></a>, Ed. La Découverte, 2013.<br>- Xavier de La Porte, « <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://www.nouvelobs.com/politique/20240616.OBS89835/pourquoi-mepriser-les-electeurs-rn-est-un-vilain-defaut.html">Pourquoi mépriser les électeurs RN est un vilain défaut</a> », <em>Le Nouvel Obs</em>, 2024. <br>- Benoît Coquard, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://www.editionsladecouverte.fr/ceux_qui_restent-9782348044472"><em>Ceux qui restent</em></a>, Ed. La Découverte, 2019.<br>- France Culture : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/d-ou-vient-la-figure-du-beauf-8793538">D'où vient la figure du beauf ?</a><br>- France Culture : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="notion-link-token notion-focusable-token notion-enable-hover" href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sans-oser-le-demander/50-ans-apres-cabu-ou-sont-passes-ses-beaufs-8980012">50 ans après Cabu : où sont passés ses beaufs ?</a></p>
Enregistrements mai - juin 2025 Entretiens, prise de son et montage Delphine Saltel Musiques préexistantes Larusso tu m'oublieras / Juliette Armanet Joe Dassin, De ton côté du lit Vivaldi Réalisation Arnaud Forest Mixage Arnaud Forest Accompagnement éditorial Mina Souchon Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio


1 - Où se poser quand tout s’effondre ?
Trouver un refuge en pleine crise écologique
<p>Vu le niveau d’urgence écologique et géopolitique, continuer à vivre en ville comme si de rien n’était, peut sembler de plus en plus absurde et irresponsable. Mais où aller habiter ? Où se sentir à sa place quand la planète va dans le mur? Faut-il préparer un plan B, se former à la permaculture, acheter des stocks de farine ? Dégoter une vieille grange abandonnée? L’autrice et journaliste Marie Kock, a écrit <em>Après le virage, c’est chez moi</em>, où elle raconte comment, après avoir toujours vécu en ville, de Saint-Etienne à Marseille en passant par Lille et Paris, elle est aujourd’hui tentée de partir vivre à la montagne, dans sa région d’origine, un coin perdu d’Auvergne qu’elle connaît depuis l’enfance. <br><br>Est-ce une lubie d’urbaine privilégiée ? Un phantasme survivaliste ? Du repli identitaire? La pire idée de sa vie ? Ou sa planche de salut? C’est ce qu’elle essaie de tirer au clair dans cet épisode qui déplie nos anxiétés et nos espoirs de terriens en crise. <br><br><strong>Avec :</strong><br>Marie Kock, journaliste et autrice <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.editionsladecouverte.fr/apres_le_virage_c_est_chez_moi-9782348081729"><em>Après le virage, c'est chez moi</em></a>, Éditions La Découverte, 2025.<br><br><strong>Bibliographie : </strong><br>- Marie Kock,<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.editionsladecouverte.fr/apres_le_virage_c_est_chez_moi-9782348081729"> <em>Après le virage, c'est chez moi</em></a>, Ed. La Découverte, 2025 et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.editionsladecouverte.fr/vieille_fille-9782348072772"><em>Vieille fille</em></a>, Éditions La Découverte, 2022 ;<br>- Hadrien Bels, <em>Cinq dans tes yeux</em>, Ed. L’Iconoclaste, 2020 ;<br>- Se tenir quelque part sur Terre Joëlle Zask, Ed Premier Parallèle, 2023 ;<br>- Benoit Coquard, Ceux qui restent, La Découverte, 2019.</p>
Enregistrements avril 2025 Entretiens, prise de son et montage Delphine Saltel Réalisation Annabelle Brouard Lecture Marie Constant Accompagnement éditorial Mina Souchon Extrait "Beau comme un tracteur", film de Clara Beaudoux, ARTE, 2024 Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio


31 - L'amour Wouf
<p>D’où vient le pet parenting ? Cette lubie de transformer les animaux domestiques en membre de la famille, de leur parler comme à des bébés, de fêter leur anniversaire, de les habiller pour l'hiver. Est-ce réellement une histoire d’amour inter-espèce ? Ou un malentendu ? Les bichons maltais sont-ils des doudous vivants, des produits trafiqués génétiquement pour combler nos besoins affectifs ? Les chihuahuas sont-ils heureux de descendre en doudoune au caniparc ? Confrontée à sa fille cadette qui rêve d’adopter un caniche, Delphine Saltel mène l’enquête dans une animalerie et les consultations de la vétérinaire comportementaliste Emmanuelle Titeux. Elle rencontre l’anthropologue Charles Stépanoff, qui replace dans l’histoire longue l’étrange propension de l’espèce humaine à materner des individus d’une autre espèce. Il éclaire la complexité des relations que les humains ont développées au fil des millénaires avec les loups puis les chiens. Une histoire où se mêlent prédation et empathie, et qui nous oblige à regarder un peu plus loin que le bout de nos laisses. <strong>Avec : </strong>- Charles Stépanoff, directeur d'études à l’École des hautes études en sciences sociales, cofondateur de l'École paysanne de Lignerolles, auteur d’<a data-auth="NotApplicable" href="https://www.editionsladecouverte.fr/attachements-9782348081132">Attachements</a> et <a data-auth="NotApplicable" href="https://www.editionsladecouverte.fr/l_animal_et_la_mort-9782348084751">L’animal et la mort</a>, Éditions La Découverte, 2024.- Emmanuelle Titeux, vétérinaire, spécialiste en médecine du comportement. <strong>Bibliographie complémentaire : </strong>- Donna Haraway « Quand les espèces se rencontrent », La découverte, 2021« Manifeste des espèces compagnes », Climats, 2019Valérie Chansigaud, « Histoire de la domestication animale », Delachaux et Niestlé, 2020 Merci à Emmanuelle Titeux et à ses patients. </p>
Mise en ligne : Décembre 2024 - Enregistrements : octobre, novembre 24 - Réalisation : Samuel Hirsch - Accompagnement éditorial : Mina Souchon - Illustration : Yasmine Gateau - Production : ARTE Radio


4 - Vivons heureux avant la fin de l’été
S'épanouir sur le transat ou le canap
<p>Pour cet épisode allégé spécial pause estivale, Delphine Saltel retrouve certains des intervenants qu’elle a enregistrés cette année pour qu’ils partagent un conseil, une idée, des pistes de réflexion ou d’activité à pratiquer, quelque chose que l’on puisse expérimenter ou laisser tranquillement infuser avant de redémarrer la vie normale à la rentrée.<br /><br />Anis Rhali est réalisateur et scénariste. Sa <a href="https://www.youtube.com/@AaramAnis" target="_blank">chaîne YouTube</a> a des milliers d'abonnés et pour ARTE Radio il a réalisé <a href="https://www.arteradio.com/serie/l_ecole_c_est_de_la_merde/2660" target="_blank"><em>L’école c’est de la merde</em></a>. On a aussi pu l'entendre dans l’épisode de <em><a href="https://www.arteradio.com/son/61683293/tu_t_es_vu_quand_t_as_pas_bu" target="_blank">Tu t’es vu quand t’as pas bu ?</a></em> Il raconte comment son enfance de fils unique lui a appris à kiffer la solitude, même en vacances.<br /><br />Julie Neveux est linguiste, maîtresse de conférences à La Sorbonne en linguistique. Elle est l’autrice du <em><a href="https://www.grasset.fr/livre/le-langage-de-lamour-9782246826965/" target="_blank">Langage de l’amour </a></em>auquel a été consacré l'épisode <em><a href="https://www.arteradio.com/son/61675708/comment_parler_d_amour" target="_blank">Comment parler d'amour. </a></em>Elle trouve que l’été est une saison idéale pour l’endophasie. Quèsaco l’endophasie ? C’est notre faculté à se parler en silence, dans notre tête. Que disent nos voix intérieures ? Comment se brancher sur sa fréquence mentale ?<br /><br />Zineb Fahsi est professeure de Yoga et autrice d’un essai abrasif sur sa propre discipline <a href="https://www.editionstextuel.com/livre/le_yoga_nouvel_esprit_du_capitalisme" target="_blank"><em>Le Yoga, nouvel esprit du capitalisme</em></a>. Elle est intervenue dans l’épisode <a href="https://www.arteradio.com/son/61681084/le_yoga_c_est_de_droite" target="_blank">Le yoga, c’est de droite ?</a> Elle nous recommande une position que chacun.e peut tenter à son petit niveau, n’importe où. C’est tout simple et avec Zineb Fahsi, ça peut même devenir politique. Alors, fermez les yeux, ouvrez les oreilles, et vivez heureux avant la fin de l’été.</p>
Enregistrements juin-juillet 2024 Texte, voix, prises de son et montage Delphine Saltel Réalisation et mixage Arnaud Forest Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio


11 - Paye ta séparation
La séparation (2/3) : L'argent dans le couple est tabou et source d'injustices
Le deuxième volet de notre petit "guide de survie en cas de séparation" est consacré à une question sonnante : la guerre économique qui se déclenche à l’heure d’une rupture. Quand on vit en couple, l’argent reste souvent un sujet tabou que l’on a tendance à laisser sous le tapis. On perpétue un idéal romantique où les préoccupations bassement matérielles entacheraient la pureté des sentiments. Mais au moment d’une séparation, on a plus tellement les moyens de la jouer grand prince : on doit sauver sa peau et quelques billes pour pouvoir retomber sur ses pieds. Alors, le désamour vire au conflit armé, et les porte-monnaies en prennent un coup.
Pour décrypter la violence des négociations économiques entre ex-amoureux, nous retrouvons la grande sociologue Irène Théry ("la Sociologue et l'ourson") qui nous livre quelques munitions. Tout d’abord, elle nous invite à débusquer les injonctions contradictoires cachées derrière le principe de co-parentalité : quel est le prix du lien que l’on souhaite absolument maintenir avec son ex pour élever les enfants dans une atmosphère à peu près respirable? Si on ne veut pas y laisser trop de plumes, il est urgent de comprendre comment la conjugalité creuse les inégalités, au sein du couple hétérosexuel en tout cas. Toute une série de mécanismes insidieux planqués dans la vie de tous les jours que décrit magistralement la sociologue Céline Bessière dans "Au Tribunal des couples" et "Le genre du capital", deux ouvrages du collectif Onze. A travers les séances de médiation conjugale où des couples en instance de séparation négocient leur arrangement financier, les conseils avisés d’une gestionnaire de patrimoine ou le récit cash et poignant de Béatrice, une quadragénaire fraîchement divorcée, se dessinent peu à peu nos illusions romantiques et quelques pistes pour conquérir l’équité économique de notre nouvel idéal amoureux.
Avec- Irène Théry, sociologue- Céline Bessière, sociologue - Héloïse Bolle, gestionnaire de patrimoine - Béatrice M., divorcée - Reportage dans un centre de médiation conjugale
Bibliographie : - Le démariage, Justice et Vie privée, Irène Théry, Editions Odile Jacob - Le genre du Capital, Céline Bessière et Sibylle Gollac, Editions La découverte - Au tribunal des couples, Enquête sur les affaires familiales, Collectif Onze, Editions Odile Jacob - Les bons comptes font les bons amants , Héloïse Bolle, Editions Le Cherche Midi
Merci aux équipes des centres de médiation Olga Spitzer ; à Julien Simonnot, avocat de la famille ; à Delphine Dhilly.
Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.
Enregistrements : septembre, novembre 21 - Texte, voix, entretiens et montage : Delphine Saltel - Réalisation et mix : Karen Beun - Musique originale : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio
- Musique originale : Arnaud Forest


7 - Comment renoncer à être un parent parfait (2/2)
L'éducation positive passée au crible
Avant, quand ça chauffait à la maison, les parents nous envoyaient parfois réfléchir dans notre chambre. On claquait la porte bien fort et eux, dans leur sagesse ancestrale, levaient les yeux au ciel en disant : « De toute façon, quoi qu’on fasse, ça sera raté… » Aujourd’hui on vise plus haut. On veut faire mieux qu’être juste le parent “suffisamment bon” loué par le pédiatre américain Donald Winnicot dans les années 60. Quand on fait des enfants, c’est qu’on l’a désiré : comme un projet personnel, une promesse de bonheur et de réussite. C’est normal, c’est l’idéal qui flotte dans l’air du temps. Celui que véhiculent notamment les manuels d’éducation positive au rayon « développement personnel » de la FNAC : une relation fondée sur le respect des besoins et des émotions de l’enfant , la bienveillance, la démocratie familiale. Alors on fait tout pour être les parents qu’on aurait rêvé d’avoir : zen, souriant, à l’écoute, 100% formidables. On achète plein de livres, on consulte “mamanbienveillante.com” , on essaye plein d’astuces et de méthodes. Et évidemment… ça ne marche pas, ou pas toujours, loin de là. Pourquoi ?Dans cet épisode, le second consacré aux mirages de la parentalité, on passe l’éducation positive à la loupe : pourquoi on aspire tous plus ou moins à cet idéal alors qu’il est si difficile à mettre en pratique, en vrai, dans la vie de tous les jours? Est-ce que c'est juste une mode, une arnaque marketing ? Qui sont les experts qui nous abreuvent de discours scientifiques sur le cerveau des bébés et la manière dont on doit leur parler ? Est-ce qu’il faut faire des stages, lire des livres, se « mettre en respiration ventrale » pour devenir ce parent parfait qui ne crie jamais ? Est-ce un horizon ou un mirage destiné à nous culpabiliser sans fin, et à pourrir tous les moments imparfaits qu’on passe avec nos enfants ?
Avec :- Isabelle Roskam, psychologue clinicienne- Béatrice Kammerer, journaliste spécialiste d’éducation- Claude Martin, sociologue- Clara H. et Emilie S.Merci à Mathilde Bernos et Karine Le Loët
Références :- Béatrice Kammerer, L’éducation vraiment positive, Editions Larousse- Isabelle Roskam, Moïra Mikolajczak, "Le burn-out parental", De Boeck Supérieur- Claude Martin, « Être un bon parent » : une injonction contemporaine, Presses de l’EHESP- Frank Furedi, Parents paranos: laissez tomber votre culpabilité, vous êtes très bien !, Aliasetc- Sharon Hays, The Cultural Contradictions of Motherhood, Yale University Press- Claude Martin, Collectiviser la question parentale : les apports des parenting cultures studies, Revue Lien social et politiques, Erudit- Ellie Lee et Jan Macvarish, Le « parent hélicoptère » et le paradoxe de la parentalité intensive au XXIe siècle, Revue Lien social et politiques, Erudit
Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.
Enregistrements : janvier 21 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio


6 - Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie (1/2)
Etre un bon parent, une injonction impossible
Vous connaissez les soirées 4D après le travail : devoirs, douche, dîner, dodo ? Rien de tel pour se faire un petit burn-out, et se demander ce qui nous a pris de faire des enfants. Pourquoi personne ne nous prévient du niveau d’épuisement que l'on va atteindre en se reproduisant ? Personnellement, je n'ai rien vu venir. Peut-être que je ne voulais pas entendre… Tellement rivée à mon envie de jouer au papa et à la maman, de rentrer dans le grand cycle de la vie. On est censés s'épanouir dans son rôle de mère ou de père, le jouer à fond, mais on ne questionne pas vraiment la pression que cela nous met. Ce qui se cache derrière l’idéal de l'enfant choisi, désiré, et de son parent hyper-investi, sur-informé, bienveillant, toujours à l’écoute… Ce que cela réclame de chacun de nous et que la société toute entière nous demande.Pour ce premier épisode consacré à la parentalité, je suis allée voir une psychologue clinicienne spécialiste du burn-out, des mères et des pères plus ou moins surmenés. J’ai discuté avec mes filles, enregistré nos disputes, glané deux ou trois concepts éclairants chez des sociologues. Je n'ai pas trouvé la formule pour shampouiner de la lotion anti-poux dans la joie mais j'ai mieux compris les modes de parentalités auxquels je m’accroche : d'où ils viennent, quels groupes sociaux les diffusent. Pourquoi ils ne nous font pas tant de bien que ça. Une manière de débusquer l’hypocrisie du modèle que l’on s’impose collectivement, et de déblayer quelques pistes pour re-politiser nos vies de parents.
Avec :- Isabelle Roskam, psychologue clinicienne- Claude Martin, sociologue- Charlotte Debest, sociologue- Samuel Bonvoisin, L’oasis de Serendip- Emilie S.
Références :- Isabelle Roskam, Moïra Mikolajczak, "Le burn-out parental", De Boeck Supérieur- Claude Martin, « Être un bon parent » : une injonction contemporaine, Presses de l’EHESP- Charlotte Debest, Le choix d'une vie sans enfant, Presses universitaires de Rennes- Frank Furedi, Parents paranos: laissez tomber votre culpabilité, vous êtes très bien !, Aliasetc- Sharon Hays, The Cultural Contradictions of Motherhood, Yale University Press- Claude Martin et, Xavier Leloup, Le déterminisme parental en question : la « parentalisation » du social, Revue Erudit
Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.
Enregistrements : décembre 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio


5 - Peut-on cuisiner des animaux morts ?
Vivons heureux (4) : Cadavres exquis dans nos assiettes
Mettre quelques merguez à griller sur le barbecue pour ses amis, ou des brochettes marinées, c’est un peu le sens de la vie, un truc simple qui rend tout le monde heureux. Sauf que dans la merguez, il y a de l’agneau. Et dans les brochettes, du bœuf, ou du poulet. On n’y pense pas vraiment. Ça gâcherait notre plaisir de se dire qu’on va planter notre fourchette dans des morceaux de cadavre. Tout est bien organisé pour oublier les animaux, comment ils ont vécu et comment ils sont morts. Pourtant de plus en plus de militants, vegan ou antispécistes nous le remettent sous les yeux. Peut-on encore continuer à manger tranquillement nos saucisses sans les entendre ? Juste parce qu’on aime le goût du grillé ? Pourquoi la chair animale reste au centre de tous nos plats, de nos menus à la cantine, au restaurant ? D’où ça nous vient ? Et comment s’organise t'on individuellement et collectivement pour soulager nos mauvaises consciences carnivores ? Les arguments pour arrêter la viande tiennent-ils debout ? Pour essayer de dépiauter ce qui se passe dans notre assiette et dans nos têtes avec la viande, Delphine Saltel questionne ses habitudes, rencontre une philosophe et une nutritionniste, des experts en climatologie, en agronomie et en steak de soja.
Avec- Florence Burgat, Philosophe de la condition animale ("L’humanité carnivore", Seuil)- Erik Birlouez, Ingénieur agronome (AgroParisTech) et sociologue (agriculture et alimentation)- Pierre Alexandre Maiziere de l’Association des végétariens de France- Marie Antoinette Sejean, Nutritionniste- Nicolas Treich, Economiste à l’INRA- Patrice Dumas, Ingénieur au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)- Florent Quellier, Historien de l'alimentation- Marie Pavlenko
Références : - Florence Burgat, L’humanité carnivore, Edition du Seuil, 2017- Jonathan Safran Foer, Faut il manger les animaux ? et L’avenir de la planète commence dans notre assiette, Editions de l’Olivier- Fabrice Nicolino, Bidoche, Edition Les liens qui libèrent- Geoffroy le guilcher, Steak Machine, Editions Goutte d’Or- Marcela Iacub Fayard, Confessions d’une mangeuse de viande, Edition Fayard- Peter singer, Animal liberation, 1975
Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.
Enregistrements : octobre, novembre 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio


4 - Comment dresser son smartphone
Vivons heureux (3) : Ce que le smartphone fait à nos vies, à la planète, à nos cerveaux
Une armée de zombies qui vit tête baissée, les yeux scotchés à la lumière bleue : voilà ce que le smartphone a fait de nous. Levez le nez, regardez un peu autour de vous, dans le métro, dans la rue, à la maison, partout : c’est nous. Une bande de crétins numériques, frénétiques du clic, intolérants à l’ennui et au silence. Une armée qui swipe, scrolle, poste et like.On est 5,28 milliards à avoir un smartphone. On passe notre vie à caresser sa vitre : 85 fois par jour en moyenne, 4 à 6 heures par jour en tout. Il est de bon ton de dire qu’il nous pourrit la vie, mais qui arrive à s’en passer ?Alors, si on se regardait en face, si on se tirait le selfie ? Pour essayer de comprendre, aller voir d’un peu plus près ce qui se cache derrière l’écran tactile de ce petit objet noir inoffensif en apparence. Se demander ce que le smartphone fait à nos vies, à la planète, à nos enfants, à nos cerveaux ? Sans technophobie primaire, parce qu’on n’a pas prévu de relancer la mode du pigeon voyageur non plus. Mais ce serait quand même pas mal d’essayer de garder le contrôle, de briser les chaînes de notre servitude volontaire. Un petit sursaut de dignité, d’intégrité pour apprendre à domestiquer cette merveilleuse saloperie. Deuxième cerveau ? Baguette magique ? Doudou ? Remède ou poison, c’est encore nous qui décidons.
Avec :- Frédéric Bordage, Spécialiste français du numérique responsable- Francoise Berthoud, Ingénieure de recherche en informatique- Philippe Bihouix, Ingénieur spécialiste de l’épuisement des ressources minérales- Nicolas Nova, Professeur associé à la Haute École d'art et de design à Genève- Sebastien Bohler, Rédacteur en chef de la revue Cerveau & Psycho, auteur de "Le bug humain"- Anne-Sophie Jacques, Journaliste, co-auteure de "Déclic"- Maxime Guedj, Ingénieur, co-auteur de "Déclic"
Références :- Frédéric Bordage "Sobriété numérique, les clés pour agir", préface d'Isabelle Autissier, présidente du WWF France, Buchet Chastel, 2019- Philippe Bihouix, "L'Âge des low-tech : Vers une civilisation techniquement soutenable" Seuil, coll. « Anthropocène », 2014- Nicolas Nova, "Smartphones : Une enquête anthropologique", Genève, Mētis presses, 2020- Maxime Guedj, Anne-Sophie Jacques, "Déclic", Les arènes, 2020
Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.
Enregistrements : août, septembre 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio


3 - Qu'est-ce qui pourrait sauver le couple ?
Vivons heureux... à deux ?
Avant, c'était simple : on se mariait une bonne fois pour toutes, et si on était malheureux, on attendait que l’autre meure. Au moins, c'était clair, transactionnel et bien fichu. Aujourd'hui, on se met en couple par libre choix. L'unique condition préalable, c'est l'amour. Rien que ça. Une entité sociale avec l'amour pour unique condition ? Sans rire ? Qui a eu cette idée folle ? Et comment s’est-on retrouvé à reproduire massivement le même modèle : stable, monogame, cohabitant ? On est beaucoup, en tout cas chez les hétéros, à courir après un idéal en kit et prêt à l’emploi : toi, moi, l’amour, une maison, éventuellement du cake au chocolat pour les enfants. Souvent, de plus en plus, on n’y arrive pas, alors on se quitte. Et puis on recommence. Au lieu d’amener notre vieux modèle de couple au garage, de lui ouvrir le capot et d’en dévisser les normes : les notions d’exclusivité, de fidélité, de liberté par exemple. Heureusement, il existe des gens très intelligents qui réfléchissent à tout ça. Je suis allée les voir. Dans cet épisode, une historienne, une grande sociologue, une juriste, et même un philosophe nous aident à réinventer l’amour, la vie commune, et le sexe aussi.Avec :- Bibia Pavard, historienne, maîtresse de conférences à l’université Paris II Panthéon Assas- Eva Illouz, sociologue, directrice d'études à l'EHESS- Marcela Iacub, juriste et essayiste- Pierre Zaoui, philosophe- Lisa
Références : - Bibia Pavard, Ne nous libérez pas, on s’en charge, Une histoire des féminismes de 1789 à nos jours avec Florence Rochefort, et Michelle zancarini-Fournel, Editions de la découverte, 2020- Eva Illouz, Pourquoi l’amour fait mal, Seuil, 2012- Eva Illouz, La fin de l’amour, Seuil, 2018- Marcela Iacub, La fin du couple, Stock, 2016- Marcela Iacub, En couple avec moi-même, Léo Scheer, 2020- Pierre Zaoui, Théorie du couple, Revue du crieur numéro 16, 2020- Pierre Zaoui, La traversée des catastrophes, Seuil, 2010- Jüne Pla, Jouissance Club, Marabout, 2020- Alain de Botton, Aussi longtemps que dure l’amour, Flammarion, 2016- Stéphane Rose, En finir avec le couple, La Musardine, 2020- Le film "Scènes de la vie conjugale" d'Ingmar Bergman, 1973- Le film "Marriage Story" de Noah Baumbach, 2019
Remerciements : Nicolas Champeaux
Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.
Enregistrements : juin, juillet 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio


2 - Fast-fashion ou coton bio, peut-on s’habiller sans polluer ?
Vivons heureux... (1) : Malaise dans la penderie
L'industrie du textile et de la mode crée de faux besoins pour qu'on achète sans cesse des habits. Notre cerveau est conditionné pour vouloir du nouveau, à n'importe quel prix. Y compris celui de la destruction des ressources, de la pollution et du gaspillage. Mais il faut savoir qu'une robe en coton bio n'est souvent pas plus écolo qu'une chemise en synthétique. Alors, que faire contre la fast-fashion ? Doit-on fabriquer soi-même ses vêtements avec des épluchures ? Des gens réfléchissent, d'autres (ou les mêmes) agissent. Delphine Saltel explore sa penderie, notre cerveau et les alternatives possibles. Premier épisode d'un nouveau podcast pour se bricoler une morale minimale par temps de crise.
Avec :- Majdouline Sbai (sociologue spécialisée en environnement, membre du collectif Ethique sur l’étiquette)- Julia Faure (ingénieure en agronomie, co-fondatrice de la marque de vêtements LOOM)- Sébastien Bohler (docteur en neurobiologie moléculaire, rédacteur en chef de la revue Cerveau et Psycho)- Jean-Baptiste Fressoz (historien des sciences, des techniques et de l’environnement)
Remerciements : Clémence Mignot - Elsa Monségur (La textilerie) - Nayla Aljtouni
Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.
Livres : - « Une mode éthique est-elle possible ? » de Majdouline Sbai- « Le bug humain : Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher ? » de Sébastien Bohler- « L’apocalypse joyeuse, une histoire du risque technologique » et « L’événement Anthropocène, La Terre, l’Histoire et nous » de Jean-Baptiste Fressoz
Enregistrements : décembre 19, janvier 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio
1 - Bande-annonce Vivons heureux avant la fin du monde
Don't worry, be happy
Comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.
Enregistrements : 2019, 2020 - Réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustrations : Mathilde Rives