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"Viens petite fille dans mon Comic strip" chantait Gainsbourg avec autant de fausse innocence que quand il faisait chanter "Annie aime les sucettes" à France Gall.
En guise de clin d’œil, Comics Street vous invitera, vous les fans de rock, à partage
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4 - Comics Street - ''Toutes les princesses meurent après minuit'' par Quentin Zuttion, Le Lombard

Comment le destin d’une famille bascule au gré d’une journée d’été de 1997. Le livre se déroule le 31 août 1997, pour être précis. Pourquoi ce jour-là ? Parce que cela permet à l’auteur, Quentin Zuttion, d’ancrer sa fiction au cœur des événements de l’époque, leur donnant une couleur particulière. Le 31 août 1997, c’est le jour où l’on apprend la mort de Lady Di. Mais qu’il s’agisse de cet événement ou de la bande-son, très présente, cela n’a pas une grande importance dans l’histoire elle-même. Ce qui compte, ce sont les interactions des membres d’une famille à la fois singulière et banale. Une maman attendant son mari qui a découché la nuit précédente. Un fils de huit ans qui se met du rouge à lèvres en cachette dans la salle de bains et rêve d’embrasser l’un de ses voisins. Une grande sœur adolescente qui, après avoir passé la nuit avec son amoureux le cache dans sa chambre, avant de le laisser s’enfuir par la fenêtre. Une famille, avec ses fragilités et ses petites fissures, donc. Une famille à laquelle Quentin Zuttion va nous attacher en quelques pages d’une sensibilité magistrale. Une BD cinématographique, on peut dire que les cadrages, le découpage, les séquences ont quelque chose de cinématographique. Mais c’est surtout une grande bande dessinée, en ce sens que l’unité de lieu et de temps est parfaitement adaptée à un récit en BD. L’approche de Quentin Zuttion est toute en finesse, il utilise des crayons de couleur gras, comme des pastels qui laissent voir le grain du papier et rendent ce livre très joyeux en dépit des thèmes parfois graves qui y sont abordés, ça éclabousse de couleur ! --- Thierry Bellefroid évoque le 9éme art, la Bande Dessinée, avec les sorties et les rééditions. Passezdu bon temps, un album à la main, le mercredi à 13h45 dans Lunch Around The Clock.

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4 - Comics Street - ''A Prix d’Or, Tomes 1 et 2'', par Nathalie Sergeef et Bernard Khattou, chez Glénat

Je vous propose pas une, mais deux BD, pour mon coup de cœur hebdomadaire et je vous emmène en Australie. ''À Prix d’or'' est une histoire en deux volumes, mais les deux sont sortis simultanément. On ne peut que s’en réjouir, car l’histoire imaginée par la scénariste bruxelloise Nathalie Sergeef est un thriller mené tambour battant et on aurait regretté devoir patienter une bonne année au beau milieu pour en connaître le dénouement. Nous partons donc pour l’Australie, dans les terres ancestrales des bushmen, désormais transformées en mine à ciel ouvert. L’histoire commence de manière anodine, lorsqu’une serveuse de bar au caractère bien trempé refuse de se plier aux caprices de son patron et décide de rentrer chez elle en stop au beau milieu de la nuit. Pas de scène d’agression à la clé, mais plutôt une rencontre avec une descendante d’aborigènes qui va la véhiculer sur quelques kilomètres. De là, va naître la véritable intrigue qui ne dénoue ses fils que peu à peu. Et qui va réserver son lot de surprises... --- Thierry Bellefroid évoque le 9éme art, la Bande Dessinée, avec les sorties et les rééditions. Passezdu bon temps, un album à la main, le mercredi à 13h45 dans Lunch Around The Clock.

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5 - Comics Street - ''Colorado Train'', par Alex W. Inker, paru chez Sarbacane

Partons pour une Amérique en noir et blanc. Mais surtout, en noir ! Nous sommes dans les années skateboard et walkman, quelque part au fin fond des USA, dans un trou perdu parcouru de terrains vagues, de baraquements minables, de jeunes à la dérive et d’anciennes mines abandonnées… Le dessin très charbonneux d’Alex W. Inker laisse plus de place au noir qu’au blanc dans ses images. C’est sombre, très sombre, il y a des ombres partout et la nuit n’est jamais loin. Le genre d’univers qui vous flingue définitivement le moral si vous démarrez la lecture un jour d’automne où la lumière peine à se frayer un chemin à travers le rideau de pluie. On y suit une bande d’adolescents dont la route va croiser le Mal incarné. Ce pourrait être un roman à la Maxime Chattam. Mais la différence, c’est précisément qu’il s’agit au départ d’un roman centré sur le rôle des adolescents. Ce n’est donc pas l’incarnation du Mal qui intéresse l’auteur du roman d’origine, le Français Thibault Vermot, mais le petit groupe d’adultes en devenir plongé dans des situations particulières. Alex Inker, qui avait déjà collaboré avec cet auteur, a bien saisi qu’il tenait là un sujet magnifique. Sa bande de grands gamins rebelles mais solidaires est à la fois touchante et terriblement vraie. --- Thierry Bellefroid évoque le 9éme art, la Bande Dessinée, avec les sorties et les rééditions. Passezdu bon temps, un album à la main, le mercredi à 13h45 dans Lunch Around The Clock.

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6 - Comics Street - ''Adabana'' Tomes 1 à 3, par Non, chez Big Kana

On vous emmène au Japon avec un manga très noir intitulé ''Adabana''. On le doit à une autrice d’une trentaine d’années encore peu connue chez nous. Elle s’appelle Non. Elle a 35 ans. Et sur une idée de Dai Tezuka, elle a imaginé une trilogie qui vous prend très vite aux tripes, ''Adabana''. Si vous vous demandez ce que signifie ce titre, il vous suffit de lire la définition écrite en très petit sous le titre en couverture : " Adabana, une fleur qui ne donne pas de fruit. Par extension, une réalité sans fondement ". Et de fait, le titre de cette trilogie qui vient de s’achever chez Kana est très bien choisi. L’histoire commence dans une petite ville enneigée du Japon, lorsque le corps en partie démembré d’une adolescente est découvert au bord d’un lac. Une autre jeune fille, Mizuki, 17 ans, une mère autoritaire et un avenir plus qu’incertain, entre en scène. Elle décide de se rendre à la police pour avouer le meurtre de Mako, qui n’était autre que sa meilleure amie. Très vite commencent les interrogatoires. Et à travers eux, la vie de Mizuki va se dérouler, avec ses mystères, ses cicatrices mal refermées, ses plaies béantes. On est ferré. On ne s’arrêtera que près de 600 pages plus tard. --- Thierry Bellefroid évoque le 9éme art, la Bande Dessinée, avec les sorties et les rééditions. Passezdu bon temps, un album à la main, le mercredi à 13h45 dans Lunch Around The Clock.