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23 - Les dernières paroles

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Comment le chant du cygne, cet aria funèbre, ce mythe des derniers instants d’une vie, devient-il l’allégorie de la fin de la littérature ? Antoine Compagnon analyse l’attrait des uns pour la légende familière d’un sublime final, quand d’autres, guettent une ultime question ou un geste iconoclaste. - invités : Antoine Compagnon Professeur au Collège de France depuis 2006, titulaire de la chaire de Littérature française moderne et contemporaine

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22 - Les fins de la littérature par Antoine Compagnon 6/12 : C'est le chant du cygne

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - D’Eschyle à Lamartine, en passant par Socrate, Ovide, Ronsard, Bossuet ou bien Chateaubriand, de quelle façon le cygne est-il l’oiseau, à la fois, auteur et héros de son chant funèbre ? Antoine Compagnon analyse "les ambiguïtés de la métaphore du chant du cygne" dans la littérature du XIXe siècle. - invités : Antoine Compagnon Professeur au Collège de France depuis 2006, titulaire de la chaire de Littérature française moderne et contemporaine

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21 - Les fins de la littérature par Antoine Compagnon 5/12 : Brûlez l’Enéïde !

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Qu’est-ce qui lie le poète romain Virgile, au 1er siècle av. JC avec les romanciers Kafka et Broch, contemporains du tragique et du désenchantement du XXe siècle ? demande Antoine Compagnon. Quelle coloration essentielle, la mort donne-t-elle au style tardif des grands artistes, selon Georg Simmel ? - invités : Antoine Compagnon Professeur au Collège de France depuis 2006, titulaire de la chaire de Littérature française moderne et contemporaine

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20 - La catastrophe des oeuvres tardives

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - "J’ai écrit, j’ai vécu", déclare Sartre privé de ses yeux, comment se trouve-t-il privé de son métier, sinon du style ? Quel come-back a-t-il pu faire avant de mourir ? Antoine Compagnon analyse de quelle façon "le problème de la valeur de l’œuvre tardive se pose sur la forme d’un tout et d’un rien" - invités : Antoine Compagnon Professeur au Collège de France depuis 2006, titulaire de la chaire de Littérature française moderne et contemporaine

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19 - Les fins de la littérature par Antoine Compagnon 3/12 : Senectus et decrepitas

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Y aurait-il un mythe lié à la dernière œuvre précédant la mort de l’artiste ? Entre vieillesse sereine et décrépitude de la fin de vie, entre gérontophobie et valorisation de la notion de "sublime sénile", Antoine Compagnon analyse ce que nous révèle l’analyse des récits de vieillesse des créateurs. - invités : Antoine Compagnon Professeur au Collège de France depuis 2006, titulaire de la chaire de Littérature française moderne et contemporaine

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18 - Les fins de la littérature par Antoine Compagnon 2/12 : Si la main me voulait obéir

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Quelle est selon Pline et d’autres après lui, la supériorité paradoxale de l’oeuvre inachevée et imparfaite en fin de vie? S’interroge Antoine Compagnon. L'historien de la littérature analyse la notion de "style tardif" chez les créateurs. - invités : Antoine Compagnon Professeur au Collège de France depuis 2006, titulaire de la chaire de Littérature française moderne et contemporaine

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17 - Les fins de la littérature par Antoine Compagnon 1/12 : L’aile du Non Ecrire

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Peut-on arrêter d'écrire pour de bon? s'interroge Antoine Compagnon, dans son ultime série de cours au Collège de France. De Roland Barthes, tenté par le "non écrire" à l’écrivain américain, Philip Roth qui se demande comment interrompre le métier, exploration des dernières œuvres des artistes. - invités : Antoine Compagnon Professeur au Collège de France depuis 2006, titulaire de la chaire de Littérature française moderne et contemporaine

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16 - Homo sapiens, une espèce invasive, leçon inaugurale de Jean-Jacques Hublin

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Comment définir notre ancêtre homo Sapiens? De quelle façon cette espèce a-t-elle pu faire la différence par rapport aux Néandertaliens et aux Dénisoviens? demande Jean-Jacques Hublin. - invités : Jean-Jacques Hublin Paléoanthropologue, professeur au Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig, titulaire de la chaire Paléoanthropologie au Collège de France.

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15 - La dynamique de la biodiversité, leçon inaugurale de Tatiana Giraud

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Pourquoi y a-t-il autant d’espèces sur terre? La biologiste Tatiana Giraud analyse de quelle façon la biodiversité s'avère un équilibre dynamique et comment joue l’interdépendance dans le vivant. Pourquoi la sélection naturelle opère-t-elle à la manière d'un bricoleur plutôt que comme un ingénieur? - invités : Tatiana Giraud Directrice de recherche CNRS, directrice adjointe de l’UMR Ecologie, Systématique et Evolution, Professeur à l’Ecole Polytechnique

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14 - Causes et conditions extérieures des maladies et de la santé

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - "Les maladies chroniques, qui constituent la majeure partie des décès, même en 2020, sont-elles autant liées à l'environnement que les décès de pestilence et de famine, ont pu l’être, au XVIIIᵉ siècle"? Demande l’épidémiologiste Rémy Slama.

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13 - Symétrie et gravitation

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Quelle est l’influence d’une masse, par exemple la planète Terre, sur l’espace-temps? Le physicien Marc Henneaux explique pourquoi "trouver une formulation cohérente de la force gravitationnelle, à l’échelle microscopique, est un défi majeur de la physique de ce siècle. - invités : Marc Henneaux Physicien théoricien, professeur à l’Université libre de Bruxelles, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Champs, cordes et gravité »

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12 - Énergie solaire photovoltaïque et transition énergétique, leçon inaugurale de Daniel Lincot

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Qu’est-ce que la ressource solaire et de quelle façon peut-elle répondre aux enjeux de transition énergétique ? s’interroge le physico-chimiste Daniel Lincot. Comment la nature a-t-elle mis au point le photovoltaïque moléculaire ? - invités : Daniel Lincot Directeur de l’Institut de recherche et de développement sur l’énergie photovoltaïque, directeur de la Fédération photovoltaïque d’Ile-de-France, directeur du Laboratoire d’électrochimie et de chimie analytique

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11 - LES COURS DU COLLEGE DE FRANCE du vendredi 09 septembre 2022

Les Cours du Collège de France - Qu'est-ce qu'un canon et que pouvons-nous apprendre du moment de son officialisation? William Marx analyse de quelle façon un texte canonique, Shakespeare dans le monde anglophone, La Fontaine ou Molière en France, peut être précisément celui qui va permettre une communication entre les générations. Normalien, agrégé de lettres classiques William Marx est titulaire de la chaire de "Littératures comparées". Nous voici au terme de son enquête autour des bibliothèques invisibles, où bibliothèques matérielles et mentales sont étroitement liées.Le cours précédent s'est achevé sur "L'exclusion d'Ovide des collections des bibliothèques publiques, qui, au moins sous la fin du règne d'Auguste et sous Tibère, définit un espace exemplaire, où même ce qui reste en dehors de la bibliothèque, l'ouvre d'Ovide, sert d'exemple frappant pour tout un chacun", avait souligné William Marx. "L'en-dehors de la bibliothèque, poursuit le philologue, c'est le territoire du malheur, dévolu à la voix malheureuse du poète,  et cet en-dehors n'est pas moins signifiant que l'en-dedans. On pourrait nommer cet en-dehors de la bibliothèque la bibliothèque invisible des exclus, et l'existence de cette bibliothèque invisible est peut-être la vraie raison, fondamentale, de l'existence de bibliothèques matérielles : l'en-dedans sert à définir un en-dehors."Il analyse aujourd'hui comment la canonisation, le canon, peut être "justement ce qui permet de passer par-dessus l'épreuve de la mort et de l'oubli, qui l'accompagne irrémédiablement."En juin 2020, Lorraine Rossignol, s'est demandée pour le magazine Télérama, si La bibliothèque idéale existait. "Avec la question de la sélection, note-t-elle, se pose celle de la formation des esprits". "Quelles cohortes de livres ignorés, proscrits, jugés trop fantaisistes, trop transgressifs, ou trop 'mauvais_', au regard de certains critères d'appréciation circonstanciés, ont ainsi échappé aux radars de l'Histoire??_ » demande la journaliste. Elle note que William Marx "reste inconsolable de l'engloutissement de ces bibliothèques invisibles". Lorraine Rossignol explique que le philologue "se demande à quoi pouvaient bien ressembler les centaines de tragédies grecques qui, aux temps de l'Empire romain, furent ainsi écartées des canons officiels?: sur quatre-vingt-dix pièces d'Eschyle, sept seulement nous sont parvenues. Sur quatre-vingts d'Euripide, dix-huit. Sur cent vingt de Sophocle, sept?! Une hécatombe." Et William Marx de souligner :"Et cela en partie à cause de ce besoin d'établir un 'ordre idéal' des livres. Il s'agit sûrement d'un mal nécessaire?: il faut bien que des ouvres fassent patrimoine commun, pour la cohésion de nos sociétés. Mais mon travail de chercheur consiste à le détruire. Parce qu'il engage les générations futures. Comment savoir ce qui aurait pu leur être utile???"La contradiction de la canonisationQuelle est la faute originelle de la canonisation et la contradiction où elle se tord ? demande William Marx. Son analyse autour du canon et de l'oubli s'appuie, en ouverture de cours, sur "une lecture d'un passage du livre de Néhémie, au chapitre 8,  rapportant la lecture du livre de la Loi de Moïse par Esdras à la porte  des Eaux, à Jérusalem, en 458 ou 398 avant notre ère". "Nous pouvons nous  intéresser de plus près, souligne William Marx, à un moment qui souvent est passé sous silence  dans les traditions religieuses : le moment de la canonisation, le  moment d'inauguration et d'officialisation d'un canon."Nous gagnons le Collège de France, le 13 avril 2021 pour le cours de William Marx, aujourd'hui "Le canon et l'oubli".Pour prolonger La leçon inaugurale de William Marx, initulée « Vivre dans la  bibliothèque du monde » est publiée chez Fayard et sa première série de  cours à fait l'objet en 2021 d'un bel essai, intitulé « Des Etoiles  nouvelles. Quand la littérature découvre le monde », aux Editions de Minuit.Références du générique de fin : Reprise de Claude Debussy, "Prélude à l'après-midi d'un f

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10 - LES COURS DU COLLEGE DE FRANCE du jeudi 08 septembre 2022

Les Cours du Collège de France - Peut on reconstituer le passé ou la totalité à partir de l'archive? Quel rapport entre la bibliothèque mentale et le canon? Quel rapport entre la bibliothèque matérielle et le canon? William Marx analyse comment la bibliothèque mentale peut se former à partir de l'archive. Le canon d'aujourd'hui est il l'archive de demain? » Se demandait William Marx, titulaire de la chaire de littératures comparées, à la fin du cours précédent.  Nous voici presque au terme de sa grande enquête autour de la notion de « bibliothèques invisibles ». Aujourd'hui il s'attache à la relation des bibliothèques au pouvoir. Il s'agit également du pouvoir que peuvent avoir les bibliothèques. Dans la belle enquête que Marion Vignal a consacré à la bibliothèque, miroir de notre intimité pour le journal Le Monde fin 2020, l'architecte Aline Asmar d'Amman, d'origine libanaise a expliqué que pour elle, « la plus belle bibliothèque du monde restera celle du hall de son immeuble à Beyrouth, pendant la guerre ». A la journaliste, elle a indiqué  : « Nous y avions rassemblé les livres de chacun et on y piochait librement. C'était la seule façon, dans ce contexte, de pouvoir continuer de s'échapper et de rêver. » Dans le cours précédent, William Marx a proposé d'élaborer « une théorie de l'archive, une théorie de la bibliothèque. Il est « parti de la bibliothèque mentale, celle que chacun d'entre nous a dans la tête, à savoir l'ensemble des ouvres qui peuplent un esprit ». "Cette bibliothèque mentale , a-t-il rappelé, ne surgit pas toute seule dans l'esprit. Elle est le produit de lectures, d'enseignements, de souvenirs. Ces souvenirs et ces enseignements renvoient à des livres bien réels. À de rares exceptions près, toutes les ouvres qui existent dans un esprit existent réellement quelque part dans une bibliothèque matérielle". L'inverse n'est pas vrai, a également noté le philologue. "On peut être certain que tous les livres disposés sur les étagères des bibliothèques visibles n'ont pas leur correspondant dans une bibliothèque mentale. Pour le dire autrement, tous les livres réels conservés dans les bibliothèques visibles n'ont pas été lus. Il y a des livres qui ne sont jamais lus ou qui sont lus une seule fois". Cela posé, William Marx a proposé de "fusionner mentalement toutes ces bibliothèques visibles". "On peut ainsi considérer l'ensemble des livres figurant dans toutes les bibliothèques visibles dans le monde, a-t-il souligné. Cet ensemble de livres représente la totalité de livres ou documents qu'il est possible de lire. Nous pourrions appeler cet ensemble la bibliothèque totale, mais je préfère lui donner le nom d'Archive." Il définit alors cinq niveaux différents : "la Bibliothèque de Babel (tous les livres virtuellement imaginables, par permutation des caractères) ; le Passé, la Totalité, le Totum ( tout ce qui a été produit dans l'histoire, mais qui n'a pas été nécessairement conservé) ; l'Archive (tout ce qui a été conservé, et notamment les bibliothèques matérielles ou visibles) ; les canons (sociaux, culturels : les canons sont des bibliothèques mentales au niveau collectif) ; les bibliothèques mentales (individuelles)".  Mais avant de retrouver les question de pouvoir, quel le Mal d'archive ?  Nous gagnons le Collège de France, le 30 mars 2021 pour le cours de William Marx, aujourd'hui « Bibliothèques et pouvoir »

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9 - LES COURS DU COLLEGE DE FRANCE du mercredi 07 septembre 2022

Les Cours du Collège de France - De quelle façon le poète, critique anglo-américain T.S Eliot nous aide-t-il à comprendre qu'une bibliothèque invisible est infiniment plus complexe qu'une bibliothèque matérielle? Comment William Marx a-t-il eu accès à la bibliothèque mentale d'un critique anglais des années 1920 à Kyoto au Japon? Pourquoi dans une bibliothèque qui reprendrait un classement d'avant la naissance de la littérature moderne, Rabelais, auteur du XVIe siècle serait-il un meilleur voisin d'un corpus des inscriptions latines que Proust, auteur du XXe siècle ? S'interroge non sans humour William Marx.  Nous poursuivons la passionnante exploration de la question des "bibliothèques invisibles" en compagnie de William Marx, normalien, agrégé de lettres classiques, titulaire de la chaire de Littératures comparées."Faire refléter par le classement des livres une géographie mentale, c'est forcément présenter un point de vue parmi d'autres", a expliqué William Marx dans le cours précédent."Dès qu'on s'éloigne, culturellement et historiquement, de ce point de vue, poursuit notre philologue, le caractère limité du point de vue saute aux yeux. Dans une bibliothèque, une fois que les livres sont cotés, la recotation est difficile, en particulier dans le cas des grandes bibliothèques. Donc les bibliothèques matérielles gardent l'empreinte structurelle de la géographie mentale du temps de leur conception. Ce sont des fossiles vivants des organisations mentales d'une époque." C'est bien à une "sorte d'enquête archéologique" que William Marx nous convie aujourd'hui. Il rappelle que les bibliothèques invisibles ont des effets sur le monde. "T_oute bibliothèque matérielle reflète une bibliothèque invisible, celle de ses créateurs, nous dit-il. Il n'y a pas de bibliothèque empirique qui ne soit précédée d'une représentation mentale de l'organisation des ouvres qui la composent_". Dans le cours d'aujourd'hui, l'historien de la littérature propose d'élaborer une théorie de l'Archive, une théorie de la bibliothèque et de nous expliquer pourquoi il peut définir « l'archive », « comme l'ensemble des bibliothèques matérielles ou visibles ». Mais tout d'abord, William Marx renoue en première partie avec l'exploration de la « classe philologique » de la Bibliothèque Palatine à Parme, qui pose la question de l'organisation pré-littéraire »."Que change à la conception de la littérature le fait qu'elle comprenne la mythographie et les inscriptions et devises?" Demande-t-il.   Nous gagnons le Collège de France, le 23 mars 2021 pour le cours de William Marx, aujourd'hui « Théorie de l'archive »  Pour prolonger Sa leçon inaugurale, intitulée « Vivre dans la bibliothèque du monde » est publiée chez Fayard et sa première série de cours à fait l'objet en 2021 d'un bel essai, intitulé « Des Étoiles nouvelles. Quand la littérature découvre le monde », aux Éditions de MinuitTous les mardis à 16H30, William Marx donne ses cours en public au Collège de France. Vous pourrez y découvrir sa nouvelle série "A la Recherche des oeuvres perdues".

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8 - LES COURS DU COLLEGE DE FRANCE du mardi 06 septembre 2022

Les Cours du Collège de France - Qu'est-ce que la bibliologie de Paul Otlet, spécialiste belge de la science du livre et auteur visionnaire? De quelle façon ses travaux mêlent-ils mystique du livre et une préfiguration technique de Wikipédia et d'Internet? S'émerveille l'historien de la littérature William Marx. Enfin que nous apprend l'hypothèse de Paul Otlet « du monde réduit à un catalogue parfait »?   Combien d'hommes ont-ils pu écrire qu'ils croyaient à l'âme des livres ? William Marx, titulaire de la chaire de "Littératures comparées" explore sur dix cours ce qu'il appelle les "bibliothèques invisibles", - ces « bibliothèques mentales » qui ne sont pas sans lien avec les bibliothèques matérielles. En le suivant dans son enquête, force est de constater qu'il y a une vraie magie des bibliothèques. Depuis une semaine, nous plongeons avec délice dans un monde où se mêlent rigueur, intuition, science, imagination, réseaux et rhizomes, le limité et l'illimité, le visible et l'invisible, le stable et l'instable. "Le classement est l'acte fondateur de toute pensée", a rappelé William Marx dans le cours précédent.  "Qu'on choisisse de classer ou de ne pas classer ses livres, "Dans les deux cas, souligne-t-il, une pensée est engagée. Et c'est elle qu'il faut mettre en évidence. Nous sommes embarqués malgré nous dans des bibliothèques qui, depuis des siècles, ont voulu classer leurs ouvrages. Lorsque nous entrons dans une bibliothèque, cette pensée du classement peut s'exprimer d'une manière très concrète : à travers des fiches bristol rangées dans des casiers, dans le cas d'une bibliothèque à l'ancienne. Mais cette expérience de vie n'a plus cours depuis que les catalogues sont informatisés, depuis le début des années 2000. Aujourd'hui, ils ont basculé sur Internet." Là encore quelle que soit la formule, le philologue note :"Il y a une pensée du catalogue, une pensée plus ou moins implicite et qui n'est pas toujours une pensée du catalogueur." Enfin, William Marx nous a indiqué que "Tous les fonds des bibliothèques n'expriment pas la même intensité de pensée. Une bibliothèque de dépôt légal, une bibliothèque nationale, pense moins qu'une bibliothèque plus petite, parce que la première accueille par principe tous les livres (c'est son projet), alors que la seconde opère une action de sélection. Il y a également d'autres parties du catalogue qui expriment une pensée : le catalogue par sujet, et la cote de l'ouvrage." Aujourd'hui William Marx s'attache aux travaux de l'étonnant bibliographe Paul Otlet et nous entraîne en fin de cours à Parme du côté de la "classe philologique" de la bibliothèque Palatine. Il analyse comment "les classifications révèlent moins la structure du monde qu'elles ne révèlent les structures des représentations du monde dans une société donnée". Alors que semble se déployer un "ordre idéal qui serait devenu fantomatique", de quelle façon le pouvoir d'organiser les savoirs existe-il encore, et pourquoi les algorithmes des moteurs de recherche sont-ils cachés?  Nous gagnons le Collège de France, le 16 mars 2021 pour le cours de William Marx, aujourd'hui « Le livre universel, ou l'ordre idéal et fantomatique du monde »Pour prolonger Sa leçon inaugurale, intitulée « Vivre dans la bibliothèque du monde » est publiée chez Fayard et sa première série de cours à fait l'objet en 2021 d'un bel essai, intitulé « Des Étoiles nouvelles. Quand la littérature découvre le monde », aux Éditions de MinuitTous les mardis à 16H30, il donne ses cours en public au Collège de  France. Vous pourrez y découvrir sa nouvelle série "A la Recherche des  oeuvres perdues".

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7 - LES COURS DU COLLEGE DE FRANCE du lundi 05 septembre 2022

Les Cours du Collège de France

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6 - LES COURS DU COLLEGE DE FRANCE du vendredi 02 septembre 2022

Les Cours du Collège de France - Comment classez-vous votre bibliothèque? Quelle est la règle d'or des livres "bons voisins" dans une bibliothèque? le philologue, historien de la littérature, William Marx analyse la plus value d'une bibliothèque par rapport aux livres qu'elle contient. Pourquoi faut-il trouver le livre qu'on ne cherche pas et pourquoi la mémoire est-elle la divinité à laquelle la bibliothèque doit rendre un culte?  William Marx, titulaire de la chaire de "Littératures comparées" nous propose cette semaine et la suivante une passionnante enquête autour "bibliothèques invisibles", bibliothèques mentales qui ne sont pas sans lien, avec les bibliothèques matérielles, - qu'elles soient individuelles et subjectives - ou qu'elles soient institutionnelles, pratiquant un classement décimal, plus ou moins dérivé du fameux système américain Dewey. Nous retrouvons aujourd'hui, encore, la figure de Gabriel Naudé, érudit du XVIIe siècle, qui s'avère le "type même du bibliothécaire pragmatique", tandis que d'extraordinaires images de bibliothèques sont commentées - et je vous invite à les retrouver sur la page de William Marx au Collège de France.  Fin décembre 2020, Marion Vignal a analysé pour le journal Le Monde le grand retour des bibliothèques,  qualifiées de "miroir de notre intimité", "à l'arrière plan des réunions zoom ou des apéros whatApp", par temps d'épidémie et alors qu' "On pensait le concept de bibliothèque de salon devenu désuet à l'ère du tout-numérique". "On a beau posséder les mêmes étagères Billy d'Ikea, les mêmes rangées de Folio ou de Pléiade que le voisin, impossible de trouver deux bibliothèques identiques" note la journaliste. "Certains, écrit Marion Vignal, peuvent se sentir oppressés par des linéaires d'ouvrages et préférer la compagnie de livres errants, selon les mots de Georges Perec. D'autres, au contraire, se délectent de leur profusion. A l'exemple de Serge Ricco, directeur artistique de L'Obs, qui considère son mur de dix mètres (.) saturé de livres, comme un arbre sur lequel se reposer.""Le collectionneur, indique Marion Vignal, a fini par opter pour un classement par couleur, après être tombé sous le charme d'une photo de la bibliothèque arc-en-ciel du designer graphique Stefan Sagmeister, à New York". Serge Ricco a précisé à la journaliste :  "Je retrouve beaucoup plus facilement mes livres depuis que j'ai adopté ce principe chromatique. Cela correspond bien mieux à ma mémoire visuelle". Quant au directeur du Musée des arts décoratifs, Olivier Gabet, il met en avant une bibliothèque "officiellement mal rangée, truffée de petits objets en céramique, et qui obéit à son intuition personnelle" décrit Marion Vignal.Pour Olivier Gabet : "La bibliothèque est un lieu de rencontres. Je range un livre, je tombe sur un autre. Des histoires se tissent."  Et c'est dans cet esprit que William Marx nous initie, aujourd'hui, à une stimulante "théorie énergétique et socio-économique" de la bibliothèque. Le philologue note que "l'énergie dépensée dans le classement se transforme en ordre, et l'ordre, c'est de l'information. L'entropie étant l'état de désordre de la bibliothèque, nous savons que l'entropie augmente quand un livre sort de la bibliothèque, et encore plus quand il n'est pas remis à sa place."Dès lors, de quelle façon l'ordre d'une bibliothèque devient-il information et peut-il éclairer la mémoire? Quelles connexions suscitent les classements ?  Nous gagnons le Collège de France, le 2 mars 2021 pour le cours de William Marx, aujourd'hui "Comment classer une bibliothèque ?"

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5 - LES COURS DU COLLEGE DE FRANCE du jeudi 01 septembre 2022

Les Cours du Collège de France - Quels sont les "rêves humanistes de bibliothèques parfaites", qui parcourent les siècles ? demande l'écrivain-philologue William Marx. Quels sont les paradoxes de la bibliothèque de Babel imaginée par l'écrivain argentin Borges ? Pourquoi cette bibliothèque monstrueuse devient-elle un cauchemar ? De quelle façon la bibliothèque créée par Aby Warburg reconstitue-t-elle la totalité de l'expérience mentale et comment la forme en ellipse de sa salle de lecture rappelle-t-elle à la fois la boîte crânienne et la dimension cosmique de cette belle institution européenne?William Marx, titulaire de la chaire de "Littératures comparées" poursuit son exploration des "bibliothèques invisibles", bibliothèques mentales et pas seulement virtuelles, qui peuvent avoir des liens avec les bibliothèques matérielles.Dans le cours précédent, nous avons découvert le merveilleux Atlas Mnémosyne, du nom de la déesse grecque de la mémoire, élaboré par le grand chercheur historien de l'art Aby Warburg. William Marx nous a expliqué que "L'Atlas Mnémosyne est une carte mentale, et que c'est à ce titre qu'il intéresse depuis de nombreuses années non seulement les historiens de l'art, mais aussi les artistes et les écrivains. C'est une bibliothèque d'images organisée selon les réseaux de la mémoire. L'actuelle Warburg Institute Iconographic Database en est la prolongation numérique. Et il en va de même ou presque pour les 60 000 volumes de la bibliothèque d'Aby Warburg. Énorme bibliothèque, car il utilisa pour la constituer les fonds de l'héritage familial"."Il a pu ainsi fonder, rappelle William Marx, à Hambourg, dans les années 1910, un premier institut destiné à accueillir sa bibliothèque et à l'ouvrir aux chercheurs. Quand les nazis prirent le pouvoir, la bibliothèque fut envoyée à Londres, et l'institut y fut transféré, puis incorporé à l'université de Londres. Il y existe toujours, comme un centre de référence inégalé en histoire de l'art de la Renaissance et de la tradition classique. Le catalogue de la bibliothèque constitue une thèse à lui seul, une vision du savoir."L'analyse des "utopies bibliothécaires", comme William Marx les appelle, l'a conduit à nous présenter "celle de François Grudé La Croix du Maine, qui, en 1524, dans sa Bibliothèque française, a proposé au roi Henri III l'utopie d'une bibliothèque que l'on décrirait aujourd'hui comme panoptique." C'est cette prétention à la totalité, de savants bibliothécaires, qui doivent aussi négocier avec les puissants et les désastres des temps, qu'explore William Marx aujourd'hui. Et nous verrons que le rêve de fusion entre le cosmos et l'esprit n'est jamais loin...Nous gagnons le Collège de France, le 9 février 2021 pour le cours de William Marx, aujourd'hui "Le rêve de la bibliothèque parfaite".Pour prolonger La leçon inaugurale de William Marx, initulée « Vivre dans la  bibliothèque du monde » est publiée chez Fayard et sa première série de  cours à fait l'objet en 2021 d'un bel essai, intitulé « Des Etoiles  nouvelles. Quand la littérature découvre le monde », aux Editions de Minuit. Aby Warburg, l'Atlas Mnémosyne. Avec une présentation de Roland Recht, L'Ecarquillé (poche, 2019). Une version grand format va être ré-imprimée... Stephan Waldhoff, "Leibniz bibliothécaire", La Revue de la BNU, 10 | 2014, 22-31                 The Library of Babel by Érik Desmazières, "feuilleton" par l'artiste-designer John Coulthart. 11 estampes d'E. Desmazières, Bnf "La bibliothèque de Babel  de Borges est une bibliothèque qui contient tous les textes possibles et imaginables. Il s'inspire de La bibliothèque universelle de l'écrivain, philosophe et mathématicien, Kurd Lasswitz (1904).

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4 - LES COURS DU COLLEGE DE FRANCE du mercredi 31 août 2022

Les Cours du Collège de France

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3 - Etagères mentales

Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - D’où vient l’image mentale de Madame Bovary, personnage éponyme du roman de Gustave Flaubert? William Marx, philologue et historien de la littérature analyse "les forces qui agissent à travers les bibliothèques invisibles et qui interagissent entre bibliothèques visibles et bibliothèques invisibles" - invités : William Marx Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire "littératures comparées". Ecrivain français, essayiste, critique et historien de la littérature.

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2 - Qu'est-ce qu'une bibliothèque ?

Les Cours du Collège de France - Qu’est-ce qu’une bibliothèque invisible? Depuis sa leçon inaugurale, William Marx, philologue-écrivain, nous invite à "Vivre dans la bibliothèque du monde". A rebours d’une littérature globale, elle rassemble une myriade de bibliothèques hétérogènes, qu'elles soient matérielles ou mentales... - invités : William Marx Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire "littératures comparées". Ecrivain français, essayiste, critique et historien de la littérature.

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