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Chaque jour de la semaine à 13.25, PARLONS BUSINESS sur LA PREM1ÈRE se penche sur le monde des professions libérales, des indépendants, et des entreprises. L’épargne-pension et le transfert de patrimoine, les starters féminins, les baux commerciaux, ...voir plus

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60 - Parlons Business - Première embauche et secrétariat social

Quand les affaires tournent bien pour une jeune entreprise, la question d’un premier engagement peut se poser rapidement. Cette étape importante doit être franchie avec méthode car elle a plusieurs implications. Certaines démarches doivent être effectuées en matière de sécurité sociale. Il faut notamment introduire des déclarations à l’ONSS, l’Office national de sécurité sociale. Il faut aussi satisfaire à plusieurs obligations fiscales, comme la retenue d’un précompte professionnel sur les revenus payés au travailleur. Pour se faciliter la tâche dans ces multiples démarches administratives, les entreprises peuvent recourir aux services d’un secrétariat social. Les secrétariats sociaux fournissent des services de gestion administrative dans les relations entre employeurs et travailleurs. Ils peuvent notamment agir comme mandataire de l’entreprise pour remplir les formalités prescrites par la législation sociale. S’affilier à un secrétariat social a un coût mais cela offre à l’employeur l’assurance d’être parfaitement en règle sur le plan social. En cas de problème, les secrétariats sociaux sont aussi de précieux conseillers pour les entreprises. Cela s’est vu durant la crise sanitaire, où ces secrétariats ont été submergés de demandes de la part des employeurs. Les informations pratiques sur un premier engagement peuvent être obtenues facilement sur les sites internet des différents secrétariats sociaux.

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59 - Parlons Business - Les incitants fiscaux au financement des entreprises débutantes

Les entreprises débutantes, encore qualifiées de starters, sont celles qui présentent le plus de risque pendant les cinq premières années de leur existence. C’est pourquoi elles peinent souvent à convaincre les investisseurs et les prêteurs de les financer. Ces jeunes entreprises accueillent donc à bras ouverts les apports provenant de particuliers désireux de diversifier leur portefeuille d’investissement. Les pouvoirs publics encouragent les citoyens à investir dans les jeunes entreprises. Au niveau fédéral, le tax shelter pour start-up permet d’obtenir une réduction d’impôt allant jusqu’à quarante-cinq pour-cent d’un apport dans une entreprise débutante. Le montant investi par un contribuable ne peut pas dépasser cent mille euros par an. La crise sanitaire a conduit le gouvernement fédéral à étendre cette mesure au financement des petites et moyennes entreprises affectées par les mesures de confinement. Il existe aussi des incitants régionaux. En Flandre, le prêt win-win permet à un particulier d’apporter jusqu’à septante-cinq mille euros à l’entreprise. Il bénéficiera d’un crédit d’impôt et d’une garantie partielle sur le prêt. À Bruxelles, le prêt Proxy est basé sur le même principe. Et en Wallonie, le prêt coup de pouce adopte une philosophie comparable mais avec des avantages revus à la hausse pour stimuler encore l’investissement pour faire face à la crise sanitaire.

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58 - Parlons Business - Les sources de financement des starters

Pour lever les fonds nécessaires à la création d’une entreprise, mieux vaut procéder avec méthode. Pour commencer, le fondateur de l’entreprise a tout intérêt à apporter lui-même une partie du capital. Ainsi, en étant l’un des principaux actionnaires de l’entreprise, il pourra en garder le contrôle. Cet engagement personnel rassurera aussi d’autres pourvoyeurs de fonds potentiels. Une deuxième source de financement peut être trouvée dans la famille, les amis et les connaissances. Il faudra toutefois bien les informer du risque encouru pour éviter des querelles d’argent ultérieures. Attention aussi au risque d’ingérence : il faut que les règles de gestion de l’entreprise soient bien claires. Troisièmement, le candidat entrepreneur devra faire le tour des acteurs traditionnels du financement d’entreprises : il s’agit des pouvoirs publics, des investisseurs en capital à risque, tels que les Business Angels, et bien sûr des banques. Tous ces bailleurs de fonds peuvent être convaincus par un projet innovant. Quatrièmement, des moyens financiers peuvent aussi être obtenus par le biais du crowdfunding et du crowdlending. Ces financements participatifs permettent à l’entreprise de solliciter le public via une plateforme sur internet. Les candidats entrepreneurs ont donc de nombreux leviers à actionner pour financer leur projet. Et bien souvent, les fonds nécessaires ne pourront être obtenus qu’en combinant ces différentes sources de financement.

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57 - Parlons Business - Le financement de l’entreprise débutante : équilibre entre fonds propres et endettement

Pour créer une entreprise, disposer de moyens financiers suffisants est un prérequis indispensable. Ce sera d’ailleurs le cas durant toute la durée de vie de l’entreprise. L’impact économique de la crise sanitaire le démontre : les sociétés les moins bien capitalisées sont celles qui ont le plus de risques de devoir mettre la clé sous le paillasson. Même si la loi permet désormais de constituer une société sans capital de départ, il est important de la doter rapidement de fonds propres suffisants. La présence d’un apport en capital raisonnable est indispensable pour pouvoir compléter le financement de l’entreprise. Pour convaincre les prêteurs, l’entreprise doit montrer qu’elle a les reins suffisamment solides pour pouvoir face face à l’adversité. Idéalement, le capital de départ devra couvrir les besoins financiers des deux ou trois premières années d’activité. Cela lui permettra de partir sur une base saine qui lui permettra d’obtenir davantage de moyens ensuite. L’entreprise pourra en effet solliciter des crédits. Grâce à un effet de levier, ces prêts devraient lui permettre d’augmenter la rentabilité de ses investissements. Une combinaison équilibrée de fonds propres et d’endettement sera garante de la réussite de l’entreprise. Nous verrons demain quelles sont les différentes manières de réunir ces indispensables moyens financiers.

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56 - Parlons Business - Pas de capital de départ mais un bon plan financier

Depuis plus de deux ans, il n’est plus nécessaire de disposer d’un capital de départ pour constituer une société. L’ancienne société privée à responsabilité limitée, ou SPRL, a été remplacée par la société à responsabilité limitée. La SRL est une société sans capital alors que la SPRL nécessitait un apport de plus de dix-huit mille euros, dont six mille euros à libérer dès le départ. Grâce à la suppression de cette exigence, la nouvelle SRL a eu un succès immédiat. Les notaires ont constaté une forte hausse du nombre de nouvelles sociétés constituées en Belgique. Plus de nonante-cinq pour-cent de ces nouvelles entreprises sont des SRL. Mais attention : ce n’est pas parce que cette forme de société ne nécessite pas de capital qu’on peut se permettre de négliger les aspects financiers. La loi prévoit que le fondateur de la SRL doit prévoir un apport suffisant pour lancer son activité. Autrement dit, le candidat entrepreneur doit détailler son plan financier de manière convaincante. Il s’agit pour lui de pouvoir prouver que l’entreprise débutera bien avec suffisamment de moyens financiers. Dans les prochains jours, nous évoquerons justement les différentes manières de lever les fonds nécessaires au lancement d’une entreprise.

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55 - Parlons Business - L’assurance revenu garanti pour les indépendants

Beaucoup d’entrepreneurs débutent leurs activités en tant qu’indépendant. Ce statut a l’avantage d’être souple : contrairement aux salariés, l’indépendant organise son travail comme bon lui semble et en perçoit directement les bénéfices. Mais au point de vue de la sécurité sociale, malgré quelques améliorations récentes, les indépendants restent moins bien protégés. Ainsi, en cas d’incapacité de travail due à un accident ou une maladie, un travailleur indépendant percevra seulement une indemnité forfaitaire plafonnée. Dans la plupart des cas, l’indemnité sera nettement inférieure aux revenus perçus habituellement. D’où l’intérêt, pour les indépendants, de souscrire une assurance revenu garanti. Cette couverture permet à l’indépendant en incapacité de travail de recevoir jusqu’à quatre-vingt pour-cent de ses revenus habituels. Ce montant s’ajoute à l’indemnité perçue via la mutuelle. En général, le montant de la prime de l’assurance revenu garanti dépend de l’âge de l’indépendant et de son état de santé. La prime peut aussi varier selon le montant que l’assureur devra verser ou encore en fonction du délai de carence avant le premier versement. Mais les primes payées par les indépendants pour leur assurance revenu garanti sont considérées comme des frais professionnels. Ces primes sont donc déductibles, ce qui rend cette couverture intéressante sur le plan financier.

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54 - Parlons Business - D’indépendant complémentaire à entrepreneur à part entière

Malgré la crise sanitaire, le nombre d’indépendants a augmenté de plus de trois pour-cent l’année dernière en Belgique. Parmi les causes de cette évolution, des salariés ont choisi de lancer leur propre entreprise. Les périodes de confinement et le télétravail ont fait réfléchir certains employés. D’autres se sont retrouvés en chômage temporaire, ce qui les a incités à changer d’orientation professionnelle. Bon nombre de ces nouveaux entrepreneurs ont choisi de débuter sous statut d’indépendant à titre complémentaire. De cette manière, ils ont pu goûter à l’aventure de l’entreprise en gardant la sécurité de leur emploi salarié. Mais ça implique évidemment de consacrer une bonne partie du temps libre à l’activité complémentaire. Si l’expérience est concluante, l’indépendant complémentaire pourra envisager de se consacrer à temps plein à son entreprise. Mais attention, il devra d’abord bien vérifier la pertinence de ce choix sur le plan financier. Il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre. Il s’agit donc de prendre en considération les revenus de salarié, en tenant compte de tous les avantages, comme le pécule de vacances ou la prime de fin d’année. Et il faut comparer ces revenus avec les recettes qu’on est susceptible d’obtenir en tant qu’indépendant à titre principal. Ensuite, passer d’un statut à l’autre nécessitera encore quelques démarches administratives. Un tel changement de cap doit donc être mûrement réfléchi.

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53 - Parlons Business - Indépendant ou société

Pour lancer officiellement son activité, le candidat entrepreneur doit d’abord s’interroger sur la forme juridique que prendra son entreprise. Il doit opérer un choix important : soit il exerce son activité en personne physique, c’est-à-dire sous statut d’indépendant, soit il constitue une société. Cette décision aura des conséquences. En logeant son activité dans une société, l’entrepreneur protège son patrimoine personnel en cas de faillite. L’indépendant qui travaille en personne physique expose quant à lui son patrimoine aux risques financiers de l’entreprise. Il y a une exception : son domicile peut être déclaré insaisissable. Le choix de la forme juridique de l’entreprise dépendra donc généralement du niveau de risque de l’activité exercée. Si l’entrepreneur opte pour le statut d’indépendant en personne physique, il peut lancer son activité via un guichet d’entreprise. Il en existe huit et ils ont tous une plateforme internet qui permet de créer son entreprise en ligne. Si, par contre, on veut exercer son activité en société, il faudra rédiger et enregistrer un acte constitutif de cette société, ce qui nécessitera un passage chez le notaire. Depuis cette année, c’est également possible intégralement en ligne, via la plateforme Startmybusiness.be développé par le notariat belge. Ces nouveaux outils numériques devraient faciliter grandement la création d’entreprise.

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52 - Parlons Business - Avant de débuter comme entrepreneur

Lancer une entreprise, ça ne s’improvise pas. Il faut d’abord mettre sur pied un projet crédible. Pour cela, il faut circonscrire le marché de l’entreprise, en fonction des biens ou services qu’elle peut offrir. Il faut aussi identifier les concurrents potentiels. Il s’agira aussi de placer l’accent sur les atouts qui permettront à l’entreprise de se démarquer et d’engranger un avantage compétitif. Une évaluation de la rentabilité du projet sera bien sûr indispensable. Cette analyse doit être réalisée suffisamment tôt pour éviter de gaspiller de l’énergie sur un projet qui n’en vaudrait finalement pas la peine. Ça implique notamment de définir une politique de prix ainsi que les investissements et les financements nécessaires. Attention aussi aux évolutions futures du marché : le candidat entrepreneur doit pouvoir anticiper les changements potentiels de son secteur d’activités. Ça permettra d’éviter de mauvaises surprises durant les premières années. Un autre préalable indispensable à la création d’entreprise est de solliciter l’avis de tiers. Être bien conseillé permettra d’augmenter les chances de réussite. Ce n’est qu’après toutes ces démarches préalables que l’on pourra formaliser la création de l’entreprise, une étape que nous évoquerons dès demain.

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51 - Parlons Business - La création d’entreprises a résisté à la crise sanitaire

La crise sanitaire ne semble pas avoir altéré l’esprit d’entreprise en Belgique. L’an dernier, environ cent mille entreprises ont été créées dans notre pays. Ce nombre est quasiment stable par rapport à l’année précédente. C’est un assez bon résultat, compte tenu des périodes de confinement qui ont pesé sur la création de starters. Seul bémol : le nombre d’entreprises débutantes constituées l’an dernier a subi une nette diminution à Bruxelles. C’est peut-être dû à une surreprésentation de l’horeca dans la capitale. Ce secteur a été touché de plein fouet par la crise. Mais dans l’ensemble, les statistiques confirment que les Belges ont continué à entreprendre malgré les difficultés. Les secteurs où on a enregistré le plus de créations d’entreprises sont la consultance et le commerce électronique. C’est n’est pas une surprise puisque la crise sanitaire a accéléré la transformation numérique des entreprises. Parmi les grandes tendances observées l’an dernier, on remarque aussi qu’une grande proportion d’entreprises ont été démarrées en tant qu’activité complémentaire. Le statut d’indépendant à titre complémentaire permet de se lancer en tant qu’entrepreneur sans prendre trop de risques et sans devoir trouver des capitaux de départ très élevés. En période de crise, ces avantages ont apparemment séduit les candidats entrepreneurs.

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50 - Parlons Business - L’avantage fiscal sur les dons des particuliers

Les entreprises ne sont pas les seules à se montrer généreuses. Les particuliers peuvent aussi, à titre individuel, soutenir de bonnes causes. Pour encourager cette générosité, l’État fédéral a prévu un avantage fiscal pour les dons consentis à des organismes agréés. Une réduction d’impôt est accordée aux contribuables qui effectuent une libéralité en faveur d’organisations caritatives. Cette ristourne fiscale s’élève à quarante-cinq pour-cent du montant donné à condition qu’il soit d’au moins quarante euros. Cet avantage fiscal a aussi une limite supérieure mais plutôt élevée : pour bénéficier de la réduction d’impôt, on tient compte d’un montant de dons ne dépassant pas dix pour-cent des revenus nets ni un plafond absolu de 392.200 euros. Les Belges disposent donc d’une marge confortable pour exprimer leur générosité dans ce cadre fiscal. Cette mesure de soutien au secteur caritatif porte ses fruits. Chaque année, les Belges versent plusieurs centaines de milliers d’euros aux organisations caritatives. L’année dernière, pour soutenir ce secteur face à la crise économique due à la pandémie, le gouvernement avait augmenté l’avantage fiscal. Cette mesure a eu un effet puisque les particuliers ont augmenté leurs dons de quatre-vingt millions d’euros en tout. Le secteur caritatif espère que malgré le retour au tarif fiscal normal, les donateurs seront encore aussi généreux cette année.

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49 - Parlons Business - Le mécénat environnemental a le vent en poupe

Le mécénat des entreprises est en phase avec les grands défis de la société. Sans surprise, on voit donc se développer de plus en plus un mécénat environnemental, compte tenu des préoccupations de plus en plus vives pour l’avenir de la planète. Les entreprises belges sont nombreuses à vouloir agir en tant que mécènes en faveur de l’environnement. Dans ce cadre, certaines d’entre elles contribuent financièrement à la plantation d’arbres. Il est notamment possible de financer la reforestation dans des pays qui ont été frappés par des incendies, principalement dans les pays du sud de l’Europe. L’année dernière, une société belge de consultance spécialisée dans la reforestation a pu financer la plantation de plus d’un million et demi d’arbres en Europe grâce aux contributions des entreprises. Le mécénat environnemental séduit aussi les citoyens belges les plus fortunés. Leurs dons permettent de préserver et de développer des écosystèmes ou encore d’organiser une meilleure gestion des zones naturelles. Pour les entrepreneurs, s’investir dans un projet vert permet aussi de retrouver un contact avec la nature. Cela permet de se soustraire à la pression du monde des affaires. Le mécénat environnemental pourrait donc bien devenir la formule gagnant-gagnant des prochaines années.

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48 - Parlons Business - Les avantages du mécénat de compétences

Le mécénat de compétences constitue une opportunité importante de partage d’expérience entre les entreprises et les secteurs de l’art et de la culture. Ce type de mécénat consiste, pour une entreprise, à mettre des heures de travail de son personnel à disposition de projets d’intérêt général. Grâce à cette forme originale de générosité, l’entreprise peut améliorer son image auprès du public. Le mécénat de compétences favorise aussi un dialogue entre les différentes générations, ce qui développe la cohésion et stimule la transmission du savoir-faire. Le mécénat de compétences s’exerce généralement dans une zone géographique proche de l’entreprise. Il contribue ainsi à un meilleur ancrage local de l’entreprise. Un autre avantage du mécénat de compétences est de véhiculer des valeurs positives dans l’entreprise, ce qui peut faire écho aux valeurs personnelles des travailleurs. Cela peut aussi être un atout pour attirer des talents. Les jeunes qui se retrouvent sur le marché de l’emploi ont tendance à s’interroger sur le sens de leur travail. D’après une enquête récente du consultant Robert Walters, les valeurs sociales de l’employeur sont importantes pour les travailleurs. Sept Belges sur dix considèrent qu’il est important que les valeurs de leur entreprise correspondent aux leurs. Le mécénat de compétences peut aussi répondre à cette attente.

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47 - Parlons Business - Mécénat de compétences en Belgique : 5.000 heures disponibles pour les acteurs culturels

En Belgique, le mécénat de compétences prend de plus en plus de place dans les bonnes actions des entreprises. Cette forme de philanthropie diffère des dons financiers classiques : il s’agit ici d’inviter des collaborateurs de l’entreprise à consacrer une partie de leur temps de travail à des projets d’intérêt général. Pour soutenir le secteur de la culture ou encore protéger l’environnement. Près de quinze pour cent des entreprises mécènes recourent à cette forme de générosité. En mettant ses compétences internes à disposition d’associations ou d’organisations caritatives, une entreprise mobilise son personnel pour une bonne cause. Cela augmente l’adhésion des collaborateurs aux valeurs qu’elle véhicule. En plus, de telles opérations ont tendance à améliorer la productivité du personnel, ce qui contribue à la performance de l’entreprise. Les travailleurs, eux, se sentent davantage valorisés. En Belgique, les entreprises proposent environ cinq mille heures de mécénat de compétences par an au monde culturel. Le grand avantage de ce type de mécénat est évidemment qu’il allège le budget consacré aux projets socio-culturels que l’entreprise souhaite soutenir. Mais nous verrons dès demain que le mécénat de compétences a encore d’autres atouts.

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46 - Parlons Business - Les alternatives au mécénat financier se développent

Dans quatre-vingt pour cent des cas, le mécénat des entreprises passe par un soutien financier. Mais ce n’est pas la seule manière de procéder. L’engagement sociétal peut aussi s’exprimer par la mise à disposition de ressources, de services ou de produits. On parle alors de mécénat en nature. Ce type de philanthropie des entreprises se développe de plus en plus. Aujourd’hui, trois entreprises sur dix recourent à cette forme de mécénat. Concrètement, une entreprise peut, par exemple, mettre gratuitement à disposition un bien matériel qui lui appartient, comme des outils informatiques, un véhicule ou encore un immeuble. L’entreprise peut aussi faire don d’un élément de ses stocks de marchandises. Le mécénat en nature peut aussi prendre la forme d’un prêt. Cette formule convient particulièrement à la mise à disposition temporaire des locaux de l’entreprise, par exemple. Grâce à ces alternatives au mécénat financier, les entreprises qui veulent donner mais ne disposent pas de la trésorerie adéquate peuvent aussi faire preuve de générosité. Enfin, il faut encore préciser que le mécénat en nature peut aussi passer par la mise à disposition d’heures de travail du personnel. Il s’agit du mécénat de compétence, qui est de plus en plus prisé en Belgique, comme nous le verrons demain.

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45 - Parlons Business - Un accompagnement pour la philanthropie des entreprises

Beaucoup d’entreprises belges ont manifesté leur souhait d’apporter leur aide pour remédier aux conséquences de la pandémie ou encore des inondations. Mais cet élan philanthropique doit être canalisé pour être efficace. C’est pourquoi la Fondation Roi Baudouin propose l’expertise de son centre de philanthropie pour faciliter la tâche aux entreprises désireuses de développer des activités philanthropiques. Des spécialistes peuvent épauler ces entreprises pour régler tous les aspects administratifs et les questions relatives à la fiscalité du mécénat. Ils peuvent aussi gérer les ressources financières de l’action philanthropique choisie. Et pour les entreprises, généralement de taille plus importante, qui veulent structurer encore davantage leur démarche philanthropique, la Fondation Roi Baudouin conseille la constitution d’un fonds d’entreprise. Ce fonds est accompagné d’un comité de gestion, chargé de l’utilisation des ressources financières et de l’administration du fonds. Dans ce cadre plus institutionnalisé, il est plus facile de prendre des décisions conformes à l’objectif philanthropique poursuivi. Grâce à ces structures hébergées par la Fondations Roi Baudouin, les entreprises peuvent déployer leur générosité de manière professionnelle. C’est une bonne manière de garantir à ces entreprises une efficacité de leur mécénat.

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44 - Parlons Business - Le mécénat via des groupements d’entreprises de plus en plus prisé

Le mécénat est parfois considéré comme un domaine réservé aux grandes entreprises. Ce préjugé vient peut-être de la nécessité de disposer d’un budget suffisamment élevé pour pouvoir soutenir de manière efficace des activités d’intérêt général. Mais les entreprises de taille plus modeste sont de plus en plus nombreuses à faire preuve de générosité. Cette évolution du mécénat est favorisée par le regroupement d’entreprises au sein de collectifs dédiés au financement de projets culturels, sociaux, artistiques ou autres. Grâce à la mutualisation des apports des différentes entreprises, le mécénat collectif dégage des moyens financiers plus élevés. Cette formule permet aussi de créer de nouveaux réseaux, que ce soit au sein des entreprises ou avec les acteurs du milieu associatif et culturel. Cela donne aussi une meilleure visibilité aux entreprises mécènes. Et enfin, ces entreprises peuvent également partager leur savoir-faire hors de leurs activités habituelles. Le mécénat collectif leur permet ainsi de s’enrichir mutuellement de leurs expériences. Pour citer une application concrète, le projet Story-me, soutenu par un consortium de philanthropes, permet à des jeunes de la Région bruxelloise de développer des compétences entrepreneuriales. C’est un bon exemple d’activité d’intérêt général soutenue par plusieurs entreprises.

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43 - Parlons Business - Hausse temporaire de l’avantage fiscal sur les dons des entreprises

En Belgique, la fiscalité encourage les entreprises à se montrer généreuses. Le montants dépensés dans le cadre du mécénat peuvent intégrer les dépenses déductibles. Une entreprise mécène peut donc déduire ses dons en tant que libéralité. Mais la loi fixe certaines limites. En principe, les montants concernés ne peuvent pas dépasser 5 % du résultat fiscal, avec un plafond absolu de cinq cent mille euros. Mais récemment, le ministre fédéral des Finances, Vincent Van Peteghem, a annoncé un assouplissement de ces conditions. Pour l’année 2021, le plafond des dons déductibles des sociétés est porté à deux millions et demi d’euros. L’objectif de cette mesure est de permettre aux entreprises d’effectuer des dons plus élevés pour soutenir les victimes des inondations de l’été dernier. L’élan de solidarité qui a suivi cette catastrophe naturelle a aussi concerné le monde de l’entreprise. Beaucoup d’entrepreneurs ont voulu soutenir des organisations impliquées dans l’aide aux victimes. L’augmentation de l’incitant fiscal doit favoriser le financement de la reconstruction dans les régions sinistrées. Attention : cette mesure n’est valable que durant l’année civile en cours. Pour bénéficier du plafond augmenté, les entreprises doivent donc finaliser leurs libéralités avant la fin du mois de décembre.

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42 - Parlons Business - Le mécénat d’entreprise en progression en Belgique

En Belgique, le nombre d’entreprises actives dans le mécénat connaît une croissance régulière depuis plusieurs années. En huit ans, le nombre d’entreprises mécènes a connu une augmentation de vingt-cinq pour-cent. On observe aussi une forte hausse du nombre d’organisations culturelles soutenues via le mécénat d’entreprise. De plus, on constate un succès croissant des collectifs d’entreprises mécènes. Ces groupements qui donnent aux plus petites entreprises un accès au mécénat sont deux fois plus nombreux qu’il y a huit ans et ils continuent à attirer des entreprises. Cette montée en puissance du mécénat au fil des années est particulièrement bienvenue en cette période de crise sanitaire : le secteur culturel a été durement frappé en étant privé de public pendant de longs mois. Les spécialistes du mécénat d’entreprises remarquent aussi que le secteur se structure de plus en plus. Des formations sont accessibles pour les acteurs du monde culturel à la recherche de financement. Régulièrement, des rencontres entre les entreprises mécènes et les acteurs culturels sont également organisées. Ce développement mieux structuré du mécénat d’entreprise est synonyme d’une plus grande efficacité. Une bonne nouvelle pour les activités d’intérêt général fortement impactées par la crise sanitaire.

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41 - Parlons Business - Le mécénat d’entreprise a résisté à la crise

La crise sanitaire n’a pas arrêté le mécénat des entreprises. Malgré les difficultés économiques rencontrées depuis l’année dernière, beaucoup d’entreprises belges ont continué à jouer leur rôle essentiel de soutien au monde de la culture et au secteur social. La Fondation Roi Baudouin a constaté que des dons ont rapidement afflué, notamment en faveur des institutions de soins de santé. De son côté, Prométhéa, qui a pour mission de développer le mécénat d’entreprise, a aussi constaté que la solidarité était toujours bien présente en organisant récemment ses traditionnels prix Caïus qui récompensent les meilleures entreprises belges en matière de mécénat. Une dizaine de candidatures d’entreprises ont été enregistrées, soit quasiment autant qu’avant la pandémie. Les prix Caïus ont été décernés le mois dernier. Le Caïus de l’entreprise mécène de l’année a été remis aux Ateliers Melens et Dejardin. Cette entreprise spécialisée dans la ferronnerie a apporté son soutien à différents artistes. Elle a notamment réalisé gracieusement la structure métallique d’une scène itinérante sur laquelle une soixantaine de spectacles culturels se sont déroulés. Le succès de cette édition des prix Caïus montre que malgré une conjoncture économique compliquée, les entreprises belges sont restées des partenaires importants de la culture grâce à leur générosité.

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40 - Parlons Business - Vendre l’entreprise familiale au lieu de la transmettre ?

Quand on parle de la transmission d’une entreprise familiale, le schéma classique est celui de la transmission aux descendants, typiquement les enfants. Les entrepreneurs ont, en effet, une préférence à vouloir maintenir l’entreprise au sein de la famille en la transmettant à la génération suivante. C’est d’autant plus le cas quand ils l’ont eux aussi reçue de leurs parents. Parfois, les parents vont se limiter à transmettre les parts à leurs enfants et vont confier la gestion à des externes. Il peut s’agir d’une situation temporaire, quand les enfants sont encore trop jeunes. Mais cette structure peut aussi être durable, siles enfants ne veulent pas s’investir de façon active dans l’entreprise ou s’ils n’ont pas les compétences requises. Une troisième option est la vente à des externes. La structure patrimoniale de la famille devient parfois trop déséquilibrée. L’entreprise, qui ne peut pas être cédée en un clin d’oeil, représente bien souvent la plus grande partie du patrimoine. Les besoins d’investissements de l’entreprise sont parfois trop lourd à porter pour la famille. La vente permettra toujours à la famille de les soutenir dans de nouveaux projets. Cette option ne doit donc jamais être considérée comme un échec.

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39 - Parlons Business - La délicate transmission d’une entreprise familiale

Chaque année, environ trente mille entreprises belges font l’objet d’une transmission. C’est une conséquence du vieillissement de la population. Quinze pour cent des entrepreneurs belges ont plus de soixante ans. Mais transmettre une entreprise familiale, ce n’est pas si évident... Plusieurs étapes doivent être respectées. Il faut d’abord préparer la transmission. Ensuite, il faut prendre des décisions et opérer des choix pas toujours faciles. Et enfin, il faut mettre en œuvre ce qui aura été décidé. Tout cela doit s’étaler sur plusieurs années pour que tout se passe bien. Les spécialistes considèrent qu’il faut entre cinq et dix ans pour assurer une bonne transmission de l’entreprise familiale. Il faut donc s’y prendre suffisamment tôt pour préparer cette étape cruciale. Plusieurs difficultés sont susceptibles de se présenter. Par exemple, le ou les détenteurs de l’entreprise peuvent avoir du mal à se résoudre à quitter le navire. Si l’affaire est censée être reprise par la génération suivante au sein de la famille, il arrive aussi que les successeurs ne soient pas intéressés. De même, il n’est pas rare que les cadres de l’entreprise soient réticents à travailler avec le futur repreneur. Pour réussir la transmission, mieux vaut prévoir un plan qui répondra à ces difficultés potentielles. Les chefs d’entreprises familiales, qui sont souvent accaparés par la gestion quotidienne, ont tout intérêt à y réfléchir suffisamment tôt.

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38 - Parlons Business - La transparence des rémunérations dans les entreprises familiales

La transparence des rémunérations des dirigeants dans les entreprises sont des domaines où des progrès doivent encore être réalisés. C’est notamment le cas dans les entreprises familiales. En effet, l’enquête de Deminor que nous avons évoquée hier montre que moins d’une petite ou moyenne entreprise familiale sur trois s’est dotée d’une politique de dividende détaillée. Paradoxalement, les dirigeants des entreprises familiales estiment qu’ils sont suffisamment transparents à cet égard : dans 80 % des entreprises familiales, les actionnaires familiaux estiment faire preuve de transparence au sujet de leur politique de rémunération. Mieux vaut que ce soit bien le cas car un manque de transparence comporte un risque de conflit entre les membres de la famille qui détient l’entreprise. Heureusement, Deminor constate que ce type de conflit est en régression. Les problèmes surviennent davantage quand un des membres de la famille veut se retirer du capital de l’entreprise. Dans ce cas, les autres actionnaires familiaux ne disposent pas nécessairement des liquidités pour reprendre les parts de celui qui veut s’en aller. La société familiale elle-même n’est pas toujours en mesure de racheter ces parts. Cette situation peut engendrer des tensions entre les dirigeants de l’entreprise familiale, ce qui risque d’affecter son business. D’où l’importance, pour les actionnaires familiaux, de bien définir, à l’avance, les rôles et les souhaits de chacun pour l’entreprise. Dans la gestion d’une entreprise familiale comme ailleurs, prévenir vaut bien mieux que guérir...

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37 - Parlons Business - La stratégie dans les entreprises familiales

Les petites entreprises familiales manqueraient-elles de vision stratégique ? Alors que ces entreprises obtiennent généralement de très bons résultats dans d’autres domaines, comme par exemple dans l’innovation, une étude du cabinet de conseil Deminor constate que les entreprises familiales sont moins nombreuses que les autres à se fixer des objectifs bien déterminés. De plus, ces objectifs sont rarement formalisés dans des business plans et des budgets de fonctionnement. L’enquête fait également état d’un manque de transparence au sujet de ces objectifs : ils sont surtout communiqués en interne ; seules quatre entreprises familiales sur dix communiquent leur stratégie vers l’extérieur. La gestion financière des entreprises familiales semble aussi laisser à désirer. L’enquête montre que seulement un tiers d’entre elles anticipe le budget de l’année à venir et recours à un business plan pour les années suivantes. Dans les entreprises non familiales, cette proportion monte à 60 %. Pourtant, ça ne veut pas dire que les dirigeants des entreprises familiales manquent de vision stratégique. Souvent, ils ont des objectifs en tête. Mais comme ces objectifs ne sont pas couchés sur papier ni assortis d’un plan financier, ils se concrétisent malheureusement rarement. De meilleures pratiques en matière de gestion pourraient donc s’avérer particulièrement bénéfiques pour beaucoup d’entreprises familiales. Une recommandation à garder en tête… mais aussi à coucher sur papier.

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36 - Parlons Business - De nouvelles opportunités pour organiser une entreprise familiale

Actuellement, les entreprises familiales belges pourraient avoir intérêt à réexaminer de près leurs statuts. En effet, depuis l’année dernière, de nouvelles règles sont applicables aux sociétés. Le code des sociétés et associations offre de nouvelles opportunités. Les nouvelles normes permettent notamment de répartir plus facilement les pouvoirs entre les actionnaires. Cela peut s’avérer très intéressant quand l’actionnariat familial est très fragmenté. Auparavant, chaque action donnait droit à un vote. Désormais, les statuts peuvent déroger à ce principe. On peut prévoir des actions avec droits de vote multiples, des actions sans droit de vote ou encore des actions avec droits de vote dans certaines conditions. Ces outils juridiques extrêmement flexibles permettent de construire la solution qui correspond le mieux à l’entreprise familiale. Grâce à cette nouvelle flexibilité, il existe de nombreuses possibilités pour répartir les pouvoirs entre plusieurs branches familiales ou entre les actionnaires familiaux actifs et non actifs. De la sorte, on peut définir la structure actionnariale qui correspondra le mieux à l’avenir souhaité pour l’entreprise familiale. Outre cet exemple, le code des sociétés et associations contient d’autres nouveautés qui marquent un tournant en matière de modernité, de flexibilité et de simplicité. Les entreprises ont jusqu’en 2024 pour mettre leurs statuts à jour.

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35 - Parlons Business - Le pouvoir de la finance durable

La crise sanitaire a donné un coup d’accélérateur à la finance durable. Dans un rapport publié le mois dernier, le Fonds monétaire international constate que la pandémie a davantage sensibilisé les investisseurs aux événements catastrophiques et inattendus. Résultat : depuis le début de l’année dernière, les flux de capitaux orientés vers les fonds durables sont en plein essor. C’est particulièrement le cas pour les fonds d’investissement orientés vers les questions climatiques. Mais, avec 3,5% du marché mondial des fonds, le FMI constate que le secteur durable reste encore modeste à ce stade et dispose encored’une belle marge de progression. Les fonds durables ont néanmoins de plus en plus de poids. Des gestionnaires de ces fonds se sont coalisés pour mener ce qu’on appelle des initiatives en matière climatique. Ces initiatives rassemblent des fonds qui gèrent des dizaines de milliards de dollars d’actifs. Quand ces gestionnaires engagent un dialogue avec une entreprise qu’ils ont dans leur portefeuille, ils sont écoutés attentivement. Et depuis quelques années, ce qu’ils disent aux dirigeants des entreprises, c’est qu’il faut adopter des modèles d’affaires plus responsables, qui tiennent davantage compte des questions climatiques mais aussi des problèmes d’inégalités ou d’éthique de management. Ces pressions conduisent à des résultats tangibles, comme une réduction des émissions de CO2 des cimentiers ou l’adaptation de plans de neutralité carbone dans le secteur pétrolier. Investir dans des fonds durables peut donc bel et bien avoir des impacts très concrets.

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34 - Parlons Business - L’avenir de la finance durable

Ces derniers temps, des critiques, parfois vives, ont été émises à l’encontre de la finance durable. Les investissements qualifiés de socialement responsables sont parfois considérés comme étant encore trop impliqués dans l’ancienne économie. Certains considèrent que les gestionnaires d’actifs financiers durables devraient exclure davantage les entreprises qui ont encore des activités dans des secteurs controversés. D’autres estiment qu’il faut y aller pas à pas et accompagner la transition des entreprises vers des modèles plus durables. Entre ces deux approches, la réglementation européenne doit prochainement trancher en précisant quelles activités sont durables ou pas. Mais même quand cette future réglementation sera disponible, des critiques seront toujours possibles. Car le degré d’exigence des nouvelles règles ne correspondra pas nécessairement aux attentes de certains investisseurs très engagés. Au contraire, pour d’autres, elles représenteront un véritable frein à une transition socialement acceptable. Dans ce cas, que faire ? La solution est double : d’une part, il faut davantage de transparence des entreprises sur leurs activités, ce qui passe par une communication extra-financière plus standardisée ; et d’autre part, c’est aux investisseurs de choisir en conscience les placements qui correspondent à leurs valeurs. On peut même imaginer qu’à l’avenir, sur base de ces paramètres, des applications permettront de trouver le placement durable adéquat. La finance durable a donc encore de beaux jours devant elle.

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33 - Parlons Business - Les critères ESG ne doivent pas éclipser les critères financiers

Depuis quelques années, l’investissement durable a le vent en poupe. Les investisseurs sont davantage sensibilisés à l’impact que leurs placements peuvent avoir sur l’environnement et la société. La demande pour des placements socialement responsables a donc fortement augmenté. L’offre de placements durables a, elle aussi, enregistré une forte hausse. Selon le dernier rapport de la Banque des règlements internationaux, la valeur totale des actifs financiers labellisés durables a augmenté d’un tiers en cinq ans pour atteindre trente-cinq mille milliards de dollars. Ce montant représente plus du tiers du total des actifs gérés par des professionnels de la finance. La Banque des règlements internationaux y voit un risque de bulle spéculative. Selon elle, il existe des signes selon lesquels les valorisations des actifs financiers durables pourraient être exagérées. La Banque des règlements internationaux constate notamment que, dans le secteur des énergies vertes, les prix des actions sont élevés par rapport aux bénéfices espérés. Cela dit, les critères financiers qui permettent de vérifier si un placement est bon marché ou exagérément cher caractérisent aussi les investissements socialement responsables. Ce qui permet aux investisseurs et à leurs conseillers financiers de garder ce principe à l’esprit au moment d’investir ou de recommander un placement. Sans quoi ils s’exposent à des pertes potentiellement élevées.

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32 - Parlons Business - Vers des règles plus strictes sur l’information extra-financière

L’investissement durable nécessite des informations extra-financières fiables. Par exemple, pour pouvoir investir dans le respect de critères environnementaux, il faut que les entreprises communiquent des chiffres vérifiés sur leurs émissions polluantes. Les règles applicables en matière de publication d’informations non financières sont assez récentes. Une directive européenne de 2014 impose à certaines grandes entreprises de communiquer au sujet de leur politique en matière environnementale, sociale et de lutte contre la corruption. Mais ce système est encore embryonnaire. Compte tenu des délais de transposition en droit national, ces règles n’ont commencé à s’appliquer qu’en 2017. De plus, le nombre de sociétés visées est limité à environ 11.700 grandes entreprises. Mais la Commission européenne veut aller plus loin. Dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe, elle a préparé une nouvelle directive plus contraignante. Ce projet de nouvelle réglementation concerne quatre fois plus d’entreprises. Le but est d’harmoniser les publications non financières de ces grandes sociétés. Ainsi, les gestionnaires de fonds et les investisseurs disposeront d’informations comparables et fiables. Ces nouvelles règles s’appliqueront à partir de 2024. Pour investir de manière durable sur base d’informations extra-financières mieux encadrées, il faudra donc encore du temps. Mais le processus est en marche.

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31 - Parlons Business - Certaines entreprises belges doivent améliorer leur reporting extra-financier

Le reporting extra-financier des entreprises est un prérequis indispensable pour permettre à chacun d’y investir durablement Autrement dit, il faut que les entreprises soient transparentes au sujet de l’effet de leurs activités sur l’environnement et la société. Sans cela, les investisseurs seraient incapables d’appliquer des critères environnementaux, sociaux et de bonne gestion pour sélectionner les entreprises dans lesquelles investir. En Belgique, plusieurs grandes entreprises sont censées appliquer les règles européennes en matière de reporting extra-financier. Mais une étude récente de l’agence de communication Finn révèle qu’un tiers d’entre elles ne respectent pas encore ces obligations. Par exemple, trois grandes entreprises belges sur dix ne publient pas d’indicateurs de leurs émissions de gaz carbonique. Et moins de deux tiers des entreprises concernées dévoilent un bilan vraiment représentatif de leurs émissions de CO2. La bonne nouvelle est que ces chiffres sont meilleurs que ceux de l’an dernier. Il y a donc du progrès : les entreprises prennent de plus en plus conscience de l’importance de réduire leurs émissions polluantes et d’être transparentes à ce sujet. Elles ont tout intérêt à s’y atteler car, comme nous le verrons demain, les règles en la matière devraient devenir plus contraignantes dans les années à venir.

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30 - Parlons Business - Le rendement de la finance durable

Les investissements durables rapportent-ils plus que les autres ? La question fait débat. Selon plusieurs études, les fonds de placement durables obtiennent de meilleures performances financières que les fonds traditionnels. Mais certains économistes sont très critiques à ce sujet. Ils considèrent que les critères de durabilité interviennent en réalité très peu dans la performance des fonds labellisés durables. Une étude récente va même plus loin. Elle porte sur l’investissement à impact. Cette forme d’investissement durable consiste à sélectionner exclusivement des entreprises qui veulent avoir un impact positif sur la société et l’environnement. L’étude conclut que cet investissement à impact peut très bien dégager un rendement financier négatif. Mais beaucoup d’économistes insistent sur la rentabilité à long terme des investissements durables. Selon eux, les entreprises les mieux classées sur base de critères de durabilité, celles qu’on appelle les actions Best in Class, résistent déjà mieux aux chocs externes et sont mieux préparées pour absorber ceux à venir. Il s’agit du réchauffement climatique, des réglementations environnementales de plus en plus strictes, ou encore de pratiques de bonne gestion de plus en plus exigeantes. À terme, ces entreprises devraient tirer un avantage concurrentiel de leurs bonnes pratiques. La finance durable pourrait donc bien délivrer des rendements plus élevés mais dans la durée. Comme son nom l’indique…

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29 - Parlons Business - Un label belge pour mieux cerner l’investissement durable

Les réglementations en matière de finance durable n’en sont encore qu’à leurs débuts. On attend toujours l’aboutissement de la taxonomie européenne. Il s’agit du classement des activités économiques dans la catégorie durable ou non. En attendant son entrée en vigueur, le secteur financier belge s’est associé à des organisations publiques et indépendantes pour créer un label de durabilité. Il s’appelle Towards Sustainability. Récemment, les critères qu’un produit financier doit respecter pour obtenir ce label ont été durcis. L’objectif est d’inciter les entreprises à rendre leurs activités de plus en plus durables au fil du temps. La révision du label Towards Sustainability a aussi permis d’aligner ses critères sur les nouvelles règles européennes applicables aux fonds d’investissement durables. Petit à petit, des normes se mettent donc en place, ce qui donne davantage de visibilité aux investisseurs en matière de durabilité des placements. Cette évolution peut sembler lente mais comme on part de zéro, cela représente beaucoup de travail pour les acteurs de la finance et le monde des entreprises. Les investisseurs doivent donc encore faire preuve de patience.

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28 - Parlons Business - L’Europe mise sur la finance durable

Pour relancer l’économie après la crise sanitaire, l’Union européenne a décidé de miser sur la croissance verte. Autrement dit, l’Europe soutient les projets qui contribuent à remédier au réchauffement climatique. Un des leviers pour y parvenir est la finance durable. La Commission européenne veut encourager les investisseurs à placer leur argent dans des placements durables. Ces produits financiers doivent investir dans des entreprises actives dans des projets qui sont bons pour l’environnement et la société. Pour renforcer la confiance à l’égard de ces placements, l’Europe a décidé de clarifier ce qu’est un investissement durable. Mais pour cela, il faut d’abord définir quelles activités peuvent être considérées comme durables. Ça pose beaucoup de questions. Par exemple, l’énergie nucléaire n’émet pas de CO2 mais certains considèrent que les déchets qu’elle produit sont bien pires pour l’avenir de la planète. L’Union européenne doit donc trancher des débats complexes de ce type pour définir ce qu’elle appelle la taxonomie. Il s’agit d’un classement des différentes activités dans la catégorie durable ou non. À terme, ces règles européennes devraient orienter l’argent des investisseurs vers des projets jugés vraiment durables. Cela permettrait à chaque investisseur d’aligner son portefeuille sur son objectif d’impact, quel qu’il soit.

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27 - Parlons Business - L’essor de la finance durable

La finance durable se développe depuis un peu plus de trente ans. L’idée de départ est simple : faire en sorte que l’argent qu’on épargne ou qu’on investit finance des activités, secteurs ou entreprises aux pratiques acceptables moralement. L’objectif était de mettre le portefeuille de l’investisseur ou de l’épargnant en adéquation avec sa conscience et de lui permettre de financer un modèle économique plus pérenne. Au départ, on parlait d’ailleurs de placements éthiques. Le concept a ensuite été élargi : on a qualifié cette manière de placer son argent d’investissement socialement responsable. De nos jours, on parle aussi de finance durable. Ce segment de la finance a démarré de manière modeste et l’évolution a longtemps été très lente. Il y a vingt ans, l’argent consacré à des produits financiers durables représentait à peine un pour-cent de l’ensemble des investissements en Belgique. Ces dernières années, la prise de conscience de l’importance des enjeux climatiques et sociétaux a dopé cet univers. Si bien qu’aujourd’hui, la part de marché des produits financiers durables dépasse largement dix pour-cent. Si on se focalise sur les fonds durables, on atteint même trente pour-cent du marché. La finance durable connaît donc une croissance exponentielle. Le problème est que la réglementation n’a pas suivi. Il n’existe pas encore de règles qui définissent ce qui peut être qualifié de durable ou pas. En cause, une important diversité des approches mais aussi des acteurs concernés. Mais cette lacune devrait être comblée prochainement, comme nous le verrons demain.

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26 - Parlons Business - Les critiques récentes à l’égard de la finance durable

Ces derniers mois, plusieurs critiques virulentes ont été émises à l’encontre de la finance durable. La finance durable consiste à investir en appliquant des critères ESG, c’est-à-dire respectueux de l’environnement, des droits sociaux et des règles de bonne gestion. Les critiques récentes pointent le manque de résultats de cette façon d’investir. Globalement, on reproche aux institutions financières d’accorder encore trop peu d’importance à ces critères ESG et de rester focalisées principalement sur la performance financière. Certaines stratégies d’investissement sont remises en cause, comme l’exclusion d’entreprises actives dans des secteurs controversés tels que la production de pétrole, très polluante. Les critiques soulignent qu’éviter d’investir dans ces entreprises ne les empêche pas de se financer auprès d’autres investisseurs, moins scrupuleux. Cette stratégie dite durable n’aurait donc aucun impact. Mais il faut souligner que toutes ces critiques ne visent pas à abandonner l’investissement durable. Au contraire, elles épinglent une homogénéité encore trop faible et une tendance, y compris chez les investisseurs, à intégrer ces objectifs de manière trop périphérique. Or, comme nous le verrons prochainement, l’Union européenne a récemment décidé d’appuyer sur l’accélérateur dans cette matière. Il y a donc du changement dans l’air. Et l’investissement durable pourrait bien mettre tout le monde d’accord dans les années à venir.

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25 - Parlons Business - Des fonds d’investissement misent sur la diversité

Les entreprises qui se préoccupent de la diversité et de l’inclusion dans leur personnel ont tendance à dégager de meilleurs résultats financiers à terme. Depuis plusieurs années, ce phénomène retient l’attention des gestionnaires de fonds de placement. En effet, plusieurs fonds ont décidé d’appliquer des critères de diversité pour sélectionner les entreprises dans lesquelles ils investissent. En pratique, ces fonds d’investissement préfèrent placer leur argent dans les sociétés qui accueillent suffisamment de femmes dans leur conseil d’administration. Certains gestionnaires de fonds ont constaté que les entreprises qui ont au moins vingt pour-cent de femmes dans leurs fonctions dirigeantes affichent une rentabilité plus élevée. Cette tendance des fonds à s’intéresser à la diversité devrait encore s’amplifier à l’avenir. En effet, les gestionnaires de fonds intègrent de plus en plus de critères extra-financiers pour sélectionner les entreprises dans lesquelles investir. Parmi les critères de bonne gestion, on trouve notamment la diversité. Certains fonds activistes font même pression sur des entreprises pour les inciter à améliorer la diversité en leur sein. Ces pratiques des investisseurs sont un des nombreux aspects de la finance durable, un thème que nous développerons plus en détail dès la semaine prochaine.

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24 - Parlons Business - Des entreprises qui reflètent la société

Pour les entreprises, atteindre un niveau de diversité plus élevé est devenu un enjeu majeur. En effet, pour être performante, une entreprise a intérêt à refléter la société actuelle. Et ce n’est pas qu’une question d’image ou de réputation. Les entreprises diversifiées sont surtout capables de mieux comprendre les besoins de leurs marchés. L’importance de la diversité a encore augmenté ces dernières années, compte tenu de l’évolution démographique en Belgique. Il y a dix ans, une personne sur quatre n’était pas née de parents belges. Aujourd’hui, c’est une personne sur trois qui n’est pas Belge de souche. L’inclusion de ces profils dans les entreprises est donc indispensable, sauf à se couper d’une grande partie du marché du travail. Les statistiques montrent d’ailleurs que la population d’origine étrangère est plus jeune. On y trouve une bonne part de personnes en âge de travailler. Mais la diversité et l’inclusion ne concernent pas seulement l’origine. Elles portent également sur le genre, les compétences, la formation, le handicap ou encore l’orientation sexuelle. Les entreprises ont intérêt à progresser dans ces domaines, sans quoi elles risquent de devoir le faire plus tard sous la contrainte. Par exemple, dans le secteur bancaire, la Banque centrale européenne veut que les banques qu’elle supervise arrivent à quarante pour-cent de femmes dans leur conseil d’administration d’ici quatre ans. Et des sanctions sont envisagées si les objectifs ne sont pas atteints.

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23 - Parlons Business - Les nouvelles technologies, l’avenir de la diversité en entreprise ?

Pour une entreprise, tenir compte d’un objectif de diversité lors du recrutement n’est pas toujours évident. Nous l’avons évoqué hier : il existe, chez tout recruteur, un biais inconscient qui consiste à favoriser des personnes qui lui ressemblent. Même en pensant, de bonne foi, prendre une décision en toute objectivité, une personne chargée du recrutement peut être influencée par un préjugé. D’où l’importance de constituer des comités de recrutement eux-mêmes diversifiés. À l’avenir, les nouvelles technologies fourniront peut-être d’autres solutions pour éviter les discriminations à l’embauche. L’analyse de données et l’intelligence artificielle permettraient de corriger les biais inconscients qui peuvent affecter le recrutement. Mais pour cela, il faudrait éviter que les algorithmes eux-mêmes reproduisent les biais humains. Ce serait possible en assurant le développement de ces programmes sous la supervision d’équipes diversifiées. Ces nouveaux outils informatiques pourraient ensuite être utilisés comme des lanceurs d’alertes lors de processus de recrutement en entreprise. Mais il faudra encore patienter pour que ceci devienne réalité. Le cadre légal actuel en matière de protection des données personnelles ne permettrait pas d’utiliser ces technologies de manière optimale. Mais qui sait ? On n’en est peut-être pas si loin…

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22 - Parlons Business - Comment améliorer la diversité au sein d’une entreprise ?

En matière de diversité et d’inclusion, les entreprises peuvent mieux faire. Par exemple, dans les conseils d’administration des sociétés belges, on trouve seulement 4 % de personnes de couleur. Parmi les salariés, la diversité n’est pas encore optimale non plus. Le taux d’emploi des personnes d’origine étrangère reste largement inférieur à celui des travailleurs d’origine belge. Les employeurs sont pourtant ouverts à davantage de diversité. Sept entreprises sur dix se disent très attachées à l’égalité, la diversité et l’inclusion. Mais comment passer des bonnes intentions à la pratique ? Les entreprises doivent tout d’abord ouvrir un débat sur l’intégration de la diversité dans leur culture d’entreprise. Il faut ensuite établir un plan et se fixer des objectifs précis. Concrètement, les entreprises doivent agir dès le stade du recrutement. Les annonces pour les postes à pourvoir doivent utiliser un langage neutre voire inclusif. Mieux vaut avoir un comité de recrutement diversifié lui aussi. Ça permet de contrer le biais inconscient qui nous pousse à engager des gens qui nous ressemblent. Une mise en valeur de la politique de diversité et d’inclusion de l’entreprise est également bénéfique. En attirant des candidats d’origines diverses, l’entreprise augmente ses chances de recruter des talents malgré un marché du travail en pénurie. La voie est donc tracée pour davantage de diversité en entreprise.

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21 - Parlons Business - La diversité, un atout pour les entreprises

La diversité et l’inclusion au sein du personnel d’une entreprise sont des facteurs de succès. Les entreprises qui cherchent à atteindre notamment un équilibre des genres et à inclure des personnes d’origines diverses obtiennent généralement de meilleurs résultats financiers. C’est ce que montre une étude du bureau de consultance McKinsey. On observe un lien entre la diversité dans l’entreprise et la capacité d’innover. Quand le personnel est diversifié, les discussions sont plus approfondies et plus ouvertes. Grâce à ces interactions plus fertiles, les entreprises deviennent plus créatives. Selon McKinsey, les équipes diversifiées parviennent aussi à mieux anticiper les changements dans les habitudes des consommateurs. Les entreprises diversifiées marquent également des points en matière d’image. Le public s’identifie davantage aux entreprises soucieuses de la diversité au sein de leur personnel. Toujours d’après cette étude, la prise de risque est moins grande dans les entreprises qui se préoccupent de l’équilibre des genres et de l’inclusion des différentes cultures. La stabilité de ces entreprises s’en trouve renforcée. Pour toutes ces raisons, l’intégration de la diversité devrait retenir davantage l’attention des entrepreneurs. Car, comme nous le verrons demain, il reste encore beaucoup de progrès à réaliser dans ce domaine.

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20 - Parlons Business - Lien entre problèmes climatiques et perte de biodiversité

De nos jours, les mesures destinées à contrer le réchauffement climatique sont très populaires, alors que la lutte pour la biodiversité est plus méconnue. Pourtant, la biodiversité et le climat sont étroitement liés. Des scientifiques ont récemment lancé l’alerte sur les risques croisés qui pourraient accélérer la dégradation de l’environnement à la fois à cause du climat et en raison de la perte de biodiversité. En effet, quand l’activité humaine appauvrit la biodiversité, elle réduit la captation naturelle du CO2, ce qui aggrave le réchauffement climatique. Et quand nos émissions polluantes accélèrent la hausse des températures, les conséquences pour les écosystèmes sont évidentes. Les scientifiques soulignent donc qu’on ne peut pas lutter contre le réchauffement climatique sans agir en parallèle pour restaurer davantage de biodiversité. Selon ces spécialistes, alors qu’actuellement, une crise alimente l’autre, il est possible d’inverser cette spirale négative. En agissant en même temps sur la biodiversité et sur le climat, on pourrait accélérer le rétablissement de l’environnement. Ces préoccupations devraient figurer en bonne position dans l’agenda de la prochaine conférence sur le changement climatique, à Glasgow. Cette conférence retiendra l’attention de nombreux décideurs et de responsables du monde économique : ce sera donc un sujet à suivre de près.

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19 - Parlons Business - L’agriculture régénérative

Parmi les différentes manières de restaurer davantage de biodiversité, l’agriculture régénérative mérite une attention particulière. En effet, la transition vers des pratiques agricoles plus écologiques est bénéfique à la fois pour l’environnement, pour la santé et pour l’économie. Alors que l’exploitation intensive provoque un appauvrissement des terres, l’agriculture régénérative renforce la qualité des sols. Cette technique implique de diminuer fortement le recours aux produits phytosanitaires. Les agriculteurs qui la pratiquent vont aussi éviter de labourer leurs champs en profondeur. Ils associent également plusieurs variétés de végétaux au lieu d’avoir des cultures uniformes. Tout cela contribue à ramener de la matière organique dans la terre. Les réseaux de racines sont plus denses, ce qui permet de limiter l’érosion. On constate aussi une vie bien plus foisonnante, avec notamment des champignons, des insectes et des bactéries. La présence de micro-organismes contribue à la fertilité des sols. Ceux-ci captent davantage de CO2, ce qui contribue aux objectifs climatiques actuels. Cerise sur le gâteau : les rendements sont au moins équivalents à ceux du passé, et les agriculteurs sont moins dépendants de produits coûteux. On le voit, l’agriculture régénérative est intéressante à plus d’un titre et offre une palette de solutions indispensables pour la biodiversité.

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18 - Parlons Business - Les associations belges qui veillent à la biodiversité

Il existe, en Belgique, deux grandes associations spécialement dédiées à la protection de la biodiversité. En Flandre, Natuurpunt regroupe plus de 120.000 membres et gère 25.000 hectares de zones naturelles. Le vaste réseau de bénévoles de Natuurpunt sensibilise à la protection de la biodiversité via des promenades guidées, des ateliers ou des conférences. Cette association organise aussi un recensement des espèces animales grâce au site waarnemingen.be, ce qui sert de base scientifique à la politique environnementale flamande. En Wallonie et à Bruxelles, l’association Natagora s’appuie sur plus de 20.000 membres pour protéger la nature au niveau local. L’objectif est de favoriser la biodiversité à travers la protection des espèces végétales et animales. Natagora crée et gère des réserves naturelles. Ses groupes locaux sensibilisent le public à l’importance de la biodiversité via des balades naturalistes ou encore l’organisation d’événements et de conférences. Cette association réalise aussi des études de terrain qui viennent à l’appui de ses revendications à l’égard des autorités. Natuurpunt et Natagora sont toujours désireuses d’accueillir de nouveaux membres. Moyennant une petite contribution financière, toute personne intéressée peut s’impliquer davantage dans la protection de la biodiversité en intégrant ces associations.

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17 - Parlons Business - Les particuliers peuvent aussi contribuer à la biodiversité

Les grandes stratégies en faveur de la biodiversité se décident aux niveaux européen et national, comme nous l’avons évoqué dernièrement. Les entreprises sont invitées à intégrer des mesures en ce sens. Mais les particuliers ont eux aussi un rôle à jouer. En effet, en matière de biodiversité, chaque petite action peut contribuer à faire la différence. Il existe de nombreux gestes qui peuvent contribuer à la protection des écosystèmes, comme privilégier les circuits courts, utiliser des produits non polluants ou encore aménager des espaces verts. De précieux conseils à ce sujet peuvent être obtenus sur le site bebiodiversity.be. Les mesures en faveur de la biodiversité ne sont pas difficiles à mettre en œuvre. Par exemple, ceux qui disposent d’un jardin peuvent conserver une zone à l’état sauvage. Ça contribuera au développement d’insectes qui régulent naturellement les écosystèmes. On conseille aussi aux particuliers de privilégier les plantes indigènes, qui sont mieux adaptées à notre climat et seront plus résistantes. Ces espèces nécessiteront donc moins d’engrais et d’arrosage. Cerise sur le gâteau : ces plantes se ressèment d’année en année. Tous ces petits conseils peuvent aider chacun et chacune d’entre nous à apporter sa pierre à l’édifice de la biodiversité.

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16 - Parlons Business - Les autorités belges partenaires des entreprises en matière de biodiversité

Augmenter la biodiversité est devenu une priorité à l’échelon européen. En effet, les enjeux environnementaux mais aussi économiques liés à la santé des écosystèmes sont importants, comme nous l’avons vu la semaine dernière. En Belgique, le combat pour la biodiversité ne date pas d’hier. L’État fédéral coordonne des politiques en faveur de la biodiversité depuis une quinzaine d’années. Une nouvelle stratégie nationale pour la diversité biologique a été mise sur pied il y a huit ans. Dans ce cadre, on a créé des zones vertes protégées et on a cartographié des écosystèmes. On a également identifié les voies d’introduction d’espèces exotiques envahissantes. Au niveau régional aussi, des mesures ont déjà été prises. En Flandre, le projet 2B Connect a permis à des entreprises de réaliser des aménagements qui favorisent la biodiversité. À Bruxelles, une méthodologie appelée Resilience Coaching a été mise à disposition des petites et moyennes entreprises. Cet outil doit les aider à intégrer, dans leurs activités, des processus favorables à la biodiversité. En Wallonie, des chartes ont été conclues entre les autorités et des entreprises pour mettre en œuvre des mesures concrètes en faveur de la diversité biologique. Prendre contact avec les autorités régionales est un bon point de départ pour les entreprises qui veulent s’engager en faveur d’une plus grande biodiversité.

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15 - Parlons Business - Ce que les entreprises peuvent faire pour la biodiversitéCe que les entreprises peuvent faire pour la biodiversité

Pour préserver et restaurer la biodiversité, il faudra des investissements très élevés dans les prochaines années. Les pouvoirs publics ne seront pas les seuls à devoir mettre la main au portefeuille. Tous les acteurs économiques sont invités à agir à leur propre échelle. C’est notamment le cas des entreprises, qui peuvent apporter une contribution significative à l’effort de plusieurs manières. Les entreprises peuvent agir sur leurs achats de biens et services en les sélectionnant sur base de critères de durabilité. Elles peuvent aussi adapter leurs infrastructures pour favoriser la biodiversité. Ça va de l’aménagement des abords des locaux de l’entreprise à la réutilisation de l’eau de pluie, en passant par l’intégration de principes de l’économie circulaire, entre autres. Les entreprises sont aussi invitées à revoir leurs processus dans l’optique d’une plus grande biodiversité. Dans ce cadre, elles peuvent notamment nouer un partenariat avec des autorités ou des organisations environnementales. Pour tous ces engagements en faveur de la biodiversité, les entreprises peuvent obtenir des informations utiles sur le site biodiversitree.be. Cette plateforme développée par les pouvoirs publics est une mine d’idées et de données pratiques.

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14 - Parlons Business - Pourquoi il faut restaurer les écosystèmes

L’Union européenne est prête à soutenir d’importants investissements pour restaurer la biodiversité, comme nous l’avons évoqué ces derniers jours. Certains se demandent pourquoi cette régénération des écosystèmes focalise autant l’attention. . L’équation est simple : en améliorant la biodiversité, on rend les sols et les eaux plus fertiles, ce qui augmente les rendements en bois et en poisson. Cet environnement plus sain capturera aussi davantage de gaz à effet de serre. Au bout du compte, rétablir l’état des milieux terrestres et aquatiques permettra d’éviter de lourdes pertes économiques. Selon les Nations Unies, investir dans la restauration des écosystèmes procure un avantage économique neuf fois supérieur à l’investissement de départ. A contrario, si rien n’est fait dans les dix années qui viennent, le coût économique sera trois fois plus élevé. Il y a donc une urgence à rétablir une plus grande biodiversité. Plus de la moitié de la richesse produite à l’échelle mondiale est étroitement liée à la nature. Mais actuellement, les calculs des Nations Unies montrent que la perte de biodiversité coûte à l’économie mondiale dix pour-cent de sa production chaque année. Pour contrer cette tendance, il faudra multiplier par trois les investissements dans la nature dans les dix années qui viennent. C’est un fameux défi mais aussi une belle opportunité pour ceux qui prendront ce train en marche suffisamment tôt.

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13 - Parlons Business - Restaurer les écosystèmes terrestres et marins en Europe

Relancer la biodiversité en Europe : c’est un des objectifs de la Commission européenne pour les dix prochaines années. Pour retrouver suffisamment de variété dans l’environnement, l’exécutif européen a récemment défini un plan de restauration de la nature. Il prévoit notamment de limiter l’imperméabilisation des sols. Autrement dit, stop au bétonnage des surfaces, qui contribue d’ailleurs beaucoup aux inondations. Le plan européen veut aussi limiter l’étalement urbain : les zones bâties ne pourront plus prendre le pas sur les surfaces naturelles. L’Europe compte aussi lutter contre la pollution et les espèces exotiques envahissantes. La Commission va également encourager la transition vers des pratiques agricoles complètement durables. L’objectif est de réduire de moitié l’utilisation des pesticides chimiques en dix ans. L’agriculture biologique sera favorisée. Ce secteur crée dix à vingt pour-cent d’emplois supplémentaires par rapport à l’agriculture conventionnelle. Tout cela devrait enrayer le déclin des insectes pollinisateurs, indispensable à la biodiversité. La Commission européenne va aussi agir pour préserver les écosystèmes marins. Entre autres, les engins de pêche qui touchent les fonds marins sont dans le viseur. Le programme européen pour relancer la biodiversité est donc copieux. Et il aura des implications pour de nombreux secteurs d’activité dans les dix années qui viennent.

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12 - Parlons Business - La stratégie européenne pour la biodiversité

Préserver la biodiversité est essentiel pour la planète mais aussi pour notre économie, comme nous l’avons évoqué hier. Pour protéger les écosystèmes, il faut agir rapidement. À l’échelon européen, une nouvelle stratégie en faveur de la biodiversité a été définie l’an dernier. Elle prévoit plusieurs mesures qui doivent placer la biodiversité en Europe sur la voie du rétablissement d’ici 2030. Dans ce cadre, il est prévu de créer de zones naturelles protégées et d’étendre les zones existantes. . Selon la Commission européenne, en investissant dans le réseau de zones classées Natura 2000, on pourrait créer cinq cent mille emplois supplémentaires. L’exécutif européen veut que trente pour-cent des surfaces terrestres et marines de l’Union européenne soient protégées. Et au moins un tiers de ces zones devra faire l’objet d’une protection stricte. Il s’agit notamment de préserver les forêts primaires qui ont échappé à l’activité humaine. Pour assurer une gestion efficace de ces zones protégées, l’Europe compte définir des objectifs de conservation précis. Elle prévoit aussi un suivi de ces mesures de protection de la nature. Mais tout cela ne suffira pas pour relancer la biodiversité. Nous verrons demain que l’Europe a aussi l’ambition de restaurer les écosystèmes terrestres et marins.

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11 - Parlons Business - L’importance de la biodiversité pour l’économie

Préserver la biodiversité est important, non seulement pour l’environnement mais aussi pour l’économie. Selon un rapport du Forum économique mondial, parmi l’ensemble des risques qui pèsent sur l’économie, ce sont les risques environnementaux qui conduisent le monde à la catastrophe. La perte de biodiversité menace directement les ressources de base comme les céréales, le café ou encore le coton. Ces matières premières naturelles sont dépendantes d’écosystèmes en bonne santé et d’un niveau suffisant de biodiversité. Si la qualité de l’environnement continue à se dégrader, ça peut conduire à des conflits pour la maîtrise des ressources naturelles ou encore à des migrations forcées. Tout cela peut provoquer des perturbations des échanges commerciaux. La bonne nouvelle, c’est que les autorités et les dirigeants d’entreprises ont à présent bien conscience de ces enjeux. Dans le classement de leurs principales préoccupations, la perte de biodiversité figure parmi les principaux risques. Comme nous le verrons dans les prochains jours, des actions sont menées à plusieurs niveaux en faveur de la biodiversité. C’est indispensable car selon une étude récente, il faudrait investir sept mille milliards de dollars à l’échelle mondiale pour préserver la biodiversité ; mais si on agit avec dix ans de retard, ce coût sera multiplié par deux, ou même par trois selon une autre estimation émanant des Nations Unies. Nous verrons bientôt que nous pouvons, chacun à notre niveau, agir en faveur de la biodiversité.

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10 - Parlons Business - L’assurance assistance juridique spécifique pour les entrepreneurs

Plus une entreprise développe ses activités, plus elle risque d’être confrontée, un jour, au risque d’un litige judiciaire. Un conflit peut survenir avec de nombreux intervenants, qu’il s’agisse d’un client, d’un fournisseur, d’un travailleur ou même des autorités fiscales ou sociales. Si ce risque n’a pas été suffisamment anticipé, ça peut être problématique pour l’entreprise. Si les frais liés à un éventuel litige doivent être provisionnés, ça peut peser sur les comptes de l’entreprise. De plus, l’entrepreneur n’a généralement pas le temps d’organiser correctement sa défense en justice. Pour éviter ces problèmes, il existe des assurances assistance juridique spécifiquement dédiées aux entreprises et aux indépendants. L’avantage est que la prime versée pour ce type d’assurance s’intègre aux frais professionnels qui peuvent être déduits des bénéfices. Ce volet d’assurance peut être annexé à une police principale, par exemple l’assurance incendie obligatoire pour certaines entreprises. Mais l’entrepreneur doit être attentif aux limites d’intervention de l’assurance assistance juridique. S’il le juge utile, il pourra souscrire une couverture juridique distincte pour avoir une garantie plus large. Quoi qu’il en soit, l’assurance assistance juridique permettra à l’entrepreneur de mener à bien ses activités à l’abri des aléas judiciaires.

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9 - Parlons Business - L’assurance de la responsabilité des fondateurs et administrateurs

Dans les entreprises qui exercent leur activité en société, la responsabilité des dirigeants peut être engagée en cas de faute. En cas d’erreur de gestion, les administrateurs de la société peuvent être amenés à en assumer les conséquences financières. Prenons le cas de dirigeants qui investissent la trésorerie de l’entreprise dans un placement hasardeux. Ce produit financier perd une grande partie de sa valeur, ce qui place l’entreprise en difficulté financière. On considérera que ces administrateurs ont commis une faute et ils seront tenus d’en réparer les conséquences financières. Cette responsabilité des dirigeants peut être très problématique si leur patrimoine personnel est exposé. Mais il existe des assurance spécifiques pour couvrir cette responsabilité. Ce type de police couvre les erreurs de gestion dans l’exercice du mandat d’administrateur. Ce genre d’assurance peut aussi s’étendre à la défense de leurs intérêts en justice ou encore à des frais de communication pour limiter l’atteinte à la réputation. Pour le dirigeant d’entreprise, ces polices d’assurance permettent d’abriter le patrimoine familial en cas de problème, ce qui est évidemment le but de l’exercice d’une activité sous la forme d’une société.

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8 - Parlons Business - Les assurances facultatives mais recommandées pour les entrepreneurs

Ces derniers jours, nous avons évoqué les assurances que les entrepreneurs sont obligés de souscrire en fonction de l’activité qu’ils exercent. Pour les entrepreneurs qui exercent leur activité en tant qu’indépendant, il existe aussi des assurances qui sont facultatives mais aussi fortement recommandées. Ainsi, il peut être prudent de souscrire une assurance hospitalisation, qui couvrira les frais excédant ce qui est pris en charge par la mutuelle. Dans la même optique, l’assurance revenu garanti permet aux indépendants de pallier la faiblesse des indemnités accordées par la mutuelle en cas d’incapacité de travail. Par ailleurs, comme la pension des travailleurs indépendants reste plus faible que celle des salariés, il est aussi conseillé de cotiser à une pension libre complémentaire. Il est même possible d’ajouter un volet social à cette pension complémentaire des indépendants. Grâce à ce complément, les primes de ce plan de pension complémentaire seront considérées comme versées même en cas d’incapacité de travail. Les entrepreneurs indépendants peuvent aussi envisager la souscription d’une assurance vie pour garantir une protection financière à leur famille en cas de décès. Enfin, selon le type d’entreprise, certaines polices peuvent être utiles, comme l’assurance perte d’exploitation ou encore l’assurance bris de machines. Tout cela est à réfléchir au cas par cas.

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7 - Parlons Business - Focus sur l’assurance obligatoire dans la construction

Les entrepreneurs doivent souscrire obligatoirement certaines assurances, comme nous l’avons vu hier. Parmi ces couvertures de risque, il y en a une qui est relativement récente. Il s’agit de l’assurance de la responsabilité décennale dans la construction. Auparavant, cette obligation concernait seulement les architectes. Mais depuis trois ans, elle s’applique aussi à tous les entrepreneurs qui interviennent sur un chantier de construction ou de rénovation résidentiel avec permis d’urbanisme. Cette nouvelle assurance obligatoire permet de mieux couvrir la très célèbre responsabilité décennale. Cette garantie prévoit qu’en cas de défaut qui menace la stabilité de l’immeuble dans les dix ans qui suivent la construction, les entrepreneurs sont tenus pour responsables vis-à-vis du maître d’ouvrage, c’est-à-dire le propriétaire qui a fait construire. Dans les cas, heureusement rares, où cette situation se présentait, il arrivait souvent qu’un entrepreneur n’ait pas les moyens d’indemniser le maître d’ouvrage. Grâce à l’assurance obligatoire de la responsabilité décennale, celui qui fait construire un immeuble est désormais mieux protégé. Mais pour les entreprises du secteur, ça implique évidemment une contrainte administrative et financière supplémentaire. C’est un aspect à ne pas négliger pour les entrepreneurs qui se lancent dans le secteur de la construction.

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6 - Parlons Business - Les assurances obligatoires pour les entrepreneurs

Pour les entrepreneurs qui débutent leur activité, les démarches à effectuer sont nombreuses. Qu’on soit indépendant ou en société, un parcours administratif un peu contraignant doit être accompli. Parmi les nombreuses formalités à remplir, il faudra notamment souscrire des assurances pour couvrir des risques liés à l’activité économique envisagée. Certaines de ces polices d’assurance sont obligatoires. Les titulaires de professions libérales, comme les médecins ou les avocats, par exemple, doivent souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle. Cette police couvrira des dommages découlant d’éventuelles fautes commises dans l’exercice de leur profession. Les entreprises qui engagent du personnel sont quant à elles obligées de cotiser pour une assurance accidents du travail. Cette couverture permettra de garantir les revenus et les frais médicaux des travailleurs en cas d’accident. Par ailleurs, si des véhicules sont affectés à l’activité d’une entreprise, une assurance responsabilité civile automobile sera indispensable. Certaines activités nécessitent aussi la souscription d’une assurance contre le risque d’incendie ou d’explosion. C’est par exemple le cas pour les restaurants et débits de boissons d’une superficie d’au moins cinquante mètres carrés. Ces contraintes sont à respecter à la lettre car en cas de défaut, les autorités peuvent faire cesser l’activité.

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5 - Parlons Business - Une réglementation en préparation sur les marchés numériques

Le commerce électronique remporte un succès croissant mais il souffre d’un déficit de réglementation. Résultat : dans l’e-commerce, c’est un peu la loi de la jungle. Quelques grands groupes en ont profité pour acquérir des positions dominantes. Par exemple, le site de vente en ligne Amazon est devenu quasiment incontournable. Les autorités européennes veulent changer la donne et remettre de l’ordre dans le commerce sur internet. L’objectif est d’empêcher que les grandes sociétés abusent de leur position. L’Europe veut permettre à des entreprises de plus petite taille et à de nouveaux acteurs d’entrer sur le marché. Ces ambitions sont matérialisées dans une réglementation en préparation au sein des institutions européennes. Il s’agit du Digital Market Act. Grâce à ces nouvelles normes, l’internet ne profitera pas seulement à une poignée de compagnies mais aussi à de nombreuses petites et moyennes entreprises. C’est ce qu’a déclaré le commissaire européen Thierry Breton, chargé du Marché intérieur. L’arrivée prochaine de cette réglementation devrait créer de nouvelles opportunités pour les entreprises prêtes à accélérer leur digitalisation. Même si elles sont de taille modeste.

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4 - Parlons Business - Des solutions technologiques payantes

Les développements technologiques des dernières années permettent aux entreprises d’améliorer l’expérience de leurs clients, comme nous l’avons vu ces derniers jours. Mais ces avancées sont également synonymes de gains financiers. De nouveaux business models se sont répandus, comme le modèle « as a service », qui implique de proposer un service complet au lieu de simplement vendre un produit. Dans ce cadre, de nouveaux services de maintenance, d’entretien, de renouvellement ou encore de réparation sont source de nouveaux revenus réguliers. En matière de réduction de coûts, on peut recourir à de nouveaux types de terminaux de paiement qui sont meilleur marché parce qu’ils sont reliés à des bases de données à distance, ce qui permet de réduire leur capacité de stockage interne. Cela laisse aussi entrevoir de nouvelles solutions de paiement où un terminal physique ne sera plus nécessaire. Les nouvelles technologies permettent aussi aux entreprises de disposer d’une caisse 2.0. Cette solution permet de gérer tous les aspects du commerce de manière intégrée. Ça va des paiements à la comptabilité, en passant par la gestion de la relation client, la réconciliation entre les transactions et les factures ou encore les solutions de livraison. Pour les entreprises, la digitalisation est donc de plus en plus un choix payant.

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3 - Parlons Business - Avancées technologiques pour les commerces physiques

La crise a dopé le commerce sur internet, comme nous l’avons évoqué hier. Mais les entreprises ne doivent pas pour autant négliger le commerce physique. Là aussi, les récentes avancées technologiques permettent d’améliorer l’expérience offerte aux clients. Grâce aux objets connectés, le réassortiment d’un magasin peut devenir plus efficace. La gestion des flux de clients peut aussi être optimisée, par exemple grâce à des détecteurs qui enregistrent le nombre de personnes présentes dans le magasin. Des capteurs qui mesurent la qualité de l’air peuvent aussi être utilisés. Tout comme dans le commerce en ligne, une bonne diversité de solutions de paiement devient aussi indispensable. De plus en plus, les entreprises devront permettre à leurs clients de régler leur achat de la manière la plus appropriée pour eux. Le paiement par carte via un terminal n’est plus la seule option. Le paiement sans contact a pris son envol. Les paiements via des applications comme Payconic, Apple Pay ou Google Pay sont de plus en plus populaires. On voit aussi se multiplier les possibilités de paiement par le biais d’un simple lien internet. De nos jours, le client veut avoir le choix. La digitalisation doit donc être une préoccupation pour toutes les entreprises, pas uniquement pour celles qui ont une présence sur internet.

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2 - Parlons Business - Proposer les bonnes options de paiement

L’année dernière, la crise sanitaire a provoqué une explosion du nombre de sites d’e-commerce en Belgique. En un an, vingt mille sites de vente en ligne ont été ouverts dans notre pays. Pour la plupart des entreprises, miser sur le commerce électronique est devenu indispensable. Mais pour que ce canal de vente supplémentaire soit un succès, il ne faut pas négliger certains détails. L’entrepreneur devra être attentif aux coûts liés à son offre de biens ou services en ligne. Recourir à une plateforme généraliste comme Amazon, Uber ou encore Deliveroo offre l’avantage de la facilité d’utilisation et l’accès à un large public. Mais les commissions prélevées par ce genre de grand marché numérique pèsent lourdement sur la marge bénéficiaire. Beaucoup optent donc pour un webshop clé sur porte ou même la construction de leur propre e-shop sur mesure. Dans ce cas, il faudra encore veiller à offrir un confort d’utilisation suffisant à la clientèle en ligne. Il faudra notamment offrir des possibilités de paiement variées tout en garantissant la sécurité de ces transactions. Une série de services annexes peuvent également être proposés, comme des possibilités de financement ou encore la faculté de souscrire une assurance applicable au produit dès son achat. Grâce aux derniers développements technologiques, les entreprises peuvent enrichir leur offre en ligne de nombreuses manières.

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1 - Parlons Business - La digitalisation accélère

Depuis la crise sanitaire, le recours aux solutions digitales est devenu indispensable. Les entreprises se sont adaptées à cette nouvelle donne en accélérant leurs plans de transformation numérique. Mais cette transition est loin d’être terminée. La reprise économique qui s’annonce passera par une nouvelle vague de digitalisation. Les pouvoirs publics ont décidé de soutenir les innovations technologiques et l’économie verte, ce qui va encore doper le recours aux solutions numériques. À peine onze pour cent des entreprises considèrent que leur modèle d’affaires peut rester inchangé dans ce contexte de digitalisation accrue. C’est ce que montre une enquête récente du bureau d’études Mc Kinsey. Depuis le début de la crise sanitaire, beaucoup d’entreprises ont adopté, dans l’urgence, des solutions d’e-commerce, de télétravail ou encore de facturation électronique. À présent, c’est au niveau de leur business model lui-même que la réflexion sur la digitalisation doit être menée. Neuf entreprises sur dix en sont conscientes, selon l’étude de Mc Kinsey. Les entrepreneurs doivent donc rapidement se lancer dans ce nouveau cycle de digitalisation.